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Harry Potter 2005 :: ~¤~ Londres ~¤~ :: Rues de Londres
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Au poste de police
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Mangemort 33
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Re: Au poste de police

Message par : Mangemort 33, Ven 7 Juil - 6:18




RP Ian & 87

Parfois, je me demande ce qui m'a amené ici. Pourquoi les taches noires ont-elles pris le dessus sur les couleurs. Il y a aussi ce miroir flou, que je n'arrive plus à contempler. Comment peut-on continuer à se regarder dans la glace, alors que nous sommes l'entité même de ce qu'on déteste _doutes.

Un mal-être qui nous pousse au bord de la falaise. Dois-je sauter ? Non. Et pourtant, on recule pour prendre de l'élan et sauter, le sourire aux lèvres. Un peu perdue, je regarde cette main tendue. Alors je suis, sans trop poser de questions.

Qui es-tu 33 pour moi ?

Je n'arrive pas à mettre un mot dessus. Une échappatoire. Une manière d'échapper à ma propre réalité. Qu'est-ce que c'est ? Que cette volonté de vouloir se battre pour une utopie. Alors que dans le fond, on sait très bien qu'on ne fait pas les choses de la bonne manière, mais qu'on y est obligé.

Parking

Double masque. Identité et humeur. Il faut sortir les crocs, il faut être ce que les autres attendent de nous. Prends-moi dans tes bras 87...
Je déglutis. Certains de mes collègues sont des rocs et moi je suis le petit chaperon rouge, perdue dans sa forêt qui rencontre le grand méchant loup. Un verre brisé.

T'as toujours eu mon attention, voyons.

Le chat et la souris. Spectacle que je laisse faire sans rien dire. Une froideur, une évasion vers un inconnu. Reculons vers un meilleur avenir, pouvons-nous faire marche arrière ?

Ses questions me parlent. Parce que j'ai eu les mêmes interrogations. Parce qu'il me faudrait trouver une réponse à poser sur son plateau d'argent...

En temps de paix, les fils entèrent leur père. En temps de guerre, les pères entèrent leur fils.

Les planètes avaient-elles cessé de tourner en rond ?

C'est ce que disait Hérodote. Maintenant, pose-toi la question... Que penses-tu qu'il se passe en ce moment même ? Ne voudrais-tu pas monter sur les toits de Poudlard afin de signaler au monde notre existence ? Ou préfères-tu juste errer dans le silence encore un peu ? Aucune bataille n'est gagnée sans douleur. Elle est l'essence même de l'être humain et de ses erreurs.

Ce n'était pas une réponse. Cela ne ressemblait en rien à ce qu'il attendait de nous. Peut-être qu'en vrai, je ne voulais pas le faire. Peut-être qu'avouer la vérité me faisait un peu trop mal. Que l'évidence même était sous notre nez, mais qu'il est plus facile de regarder le ciel qu'apprendre qu'une victoire sans sacrifice, n'est pas une victoire...

Mais est-ce pour autant une victoire quand même ?

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Ian Benbow
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Re: Au poste de police

Message par : Ian Benbow, Sam 8 Juil - 15:12



Je me surprends à revivre cette journée. Je me revois dans la bibliothèque, en compagnie de l'infirmière de Poudlard, Miss Shields. Nous étions deux pour quatre élèves, sachant que je n'ai que très peu de notions en médicomagie, la pauvre infirmière s'est retrouvée toute seule, se contentant de me donner des indications que j'ai essayé de suivre du mieux possible. Face à nous, Aileen. La seule élève qui ait réussie à m'attendrir. S'il n'y avait pas eu Aileen face à moi, je n'aurai peut-être pas la même question ce soir, mais la rousse s'était retrouvée au sol, blessée, presque morte.

Mes yeux passent de l'une à l'autre, j'attends la réponse, j'attends avec impatience la suite des événements. Mon objectif ici est claire, me rapprocher d'eux, ou m'en éloigner. C'est une rencontre à double-tranchant, elle peut me rapprocher de mon objectif, ou m'en détourner à jamais. S'ils sentent de l'hésitation, ils ne me jugeront peut-être plus digne de leur temps. Pourquoi passer du temps à convaincre un homme alors que ce même temps pourrait être utilisée afin d'en convertir des dizaines.

- En temps de paix, les fils entèrent leur père. En temps de guerre, les pères entèrent leur fils.

Une citation que j'ai déjà entendue. L'inconnu a plus que certainement raison, même si, sans la prononcer, j'émets une réserve. Plus tard, car l'inconnue n'a pas finit. Il reste à cette personne des mots à me faire passer.

- C'est ce que disait Hérodote. Maintenant, pose-toi la question... Que penses-tu qu'il se passe en ce moment même ? Ne voudrais-tu pas monter sur les toits de Poudlard afin de signaler au monde notre existence ? Ou préfères-tu juste errer dans le silence encore un peu ? Aucune bataille n'est gagnée sans douleur. Elle est l'essence même de l'être humaine et de ses erreurs.

Ce matricule inconnu essaie de me convaincre, mais de rester flou en même temps. La masquée ne se mouille pas, gardant la réponse demandée dans sa manche. Réponse que je compte bien faire sortir.

- Ce que je veux, c'est comprendre. Ce n'est pas du toit de Poudlard qu'il faut crier. Selon moi, vous vous êtes trompé de cible. En quoi blesser ces élèves.. mes élèves peut faire avancer les choses ? En quoi s'attaquer à une école peut faire avancer ce combat contre le secret magique ?..

Je me réduits au silence quelques secondes, le temps pour moi de récupérer un peu de salive, ma bouche étant complètement sèche après ce début de monologue, et les événements de début de nuit.

- Mais ce que je sais, c'est que vous ne faites rien pour rien. Du coup, je dois me tromper. Je dois manquer quelque chose.. J'aimerai savoir quoi. J'aimerai comprendre en quoi cette attaque a pu vous être utile.

Je m'avance encore un petit peu, quelques pas seulement, tout en achevant une dernière phrase.

- Ce n'est pas les enfants qu'il faut tuer. Ils peuvent être manipulés.. je peux les manipuler. Ce sont les parents.. C'est le ministère !

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Mangemort 87
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Re: Au poste de police

Message par : Mangemort 87, Dim 9 Juil - 22:06


Prends garde Ian, tu deviens arrogant. Nous expliquer tes doutes, c’est une chose. Vouloir tout réécrire, critiquer les décisions de mon cousin et Maître, cela en est une autre. Ne dépasse pas les frontières du réel, du possible, du tangible ; tu risquerais de m’agacer. Oh, une 87 courroucée, ce n’est pas bien dangereux sur le court-terme. Mais sur le long-terme, tu sais… Je suis loin de la plasticité intellectuelle des enfants. Chez moi, tout ce qui s’écrit est indélébile.

Il nous juge sans se satisfaire de la réponse de ma soeur d’armes. Il ne comprend pas. Il ne comprend pas qu’on ne peut pas tout lui dire, pas encore. On ne peut lui dire pour Kholov, pour nos plans plus grands que la lune, il est trop instable pour ça. J’ai beau m’intéresser à lui, je suis loin de lui faire confiance. Il me rappelle un peu Elias, ou Ariana ; des êtres en équilibre sur un fil, si près de tomber, et pourtant insuffisamment prêts.

Alors je t’ai donné une semi-vérité ; des mots qui étaient vrais pour moi, sans engager mon Seigneur des Ténèbres. Des mots qui étaient vrais pour moi, sans inculper le directeur et le plus grand bien en lequel nous avions cru. Tous ensemble. Avant de nous heurter à un mur. Une trahison. Une diversion…

Hésitante mais le regard sûr, je me suis jetée à deux pieds dans la flaque.
— L’attaque n’a rien de personnel. Ce ne sont pas tes élèves qui sont ciblés. C’est plus… l’éducation. Expiration nasale. Oh, si tu ne vois pas ce que l’éducation représente vis à vis du secret magique… Poudlard c’est l’avenir ! Et l’avenir est en pleine marche arrière. Quand j’y étais, certains enseignants manipulaient avec dextérité magie noire et nécromancie. A présent, ils sont traqués et virés au moindre soupçon. L’éducation est confiée à des pro-Secret, des pro-phénix, des pro-moldus. Tout s'effondre. Rictus méprisant, presque théâtral, sans avoir voulu l’être.

— Il nous fallait rappeler à Kholov, au Conseil d’Administration et au Ministère que nous sommes là, partout, tout le temps, et que le Futur du monde magique ne leur appartient pas. Que nous avons aussi à dire sur le matériel d’enseignement. Ils sont en train de gâcher un tel potentiel, en les formatant toujours plus, en les cadenassant loin de la vraie magie autant que de la politique. Tu parles des parents, du Ministère ; je crois que tu oublies que leur vie est écrite, presque finie ; c’est pour les enfants que tout peut encore basculer. C’est pour eux qu’on se bat. C'est à eux qu'on doit apprendre à se battre.

Certains savaient d’ailleurs ce qui les attendait. Ils nous avaient aidé à l’organiser. La mâchoire se détend, presque en un rire. Voix plus légère.
— Et puis, tu vas te calmer tout de suite ; j’ai porté la main sur aucun gosse, et je n’ai vu aucun mort, même si j’aurais aimé bouffer ces Aurors de m*rde.

Des blessés, peut-être ; je n’avais attaqué que des adultes mais je ne pouvais parler pour mes amis masqués…

Des pièges ayant mal tourné, peut-être ? Après tout, dans la violence des idées, des coups peuvent partir. J’avais failli crever dans la dernière attaque de Poudlard. Elève de sixième année, je m’étais opposée aux mages noirs, et embrochée sur un lustre. Le pire c’est qu’un piaf m’avait sauvée. Cela n’écrivait pas la suite ; cela avait peut-être même participé à mon réveil. Faut bien avouer que, naïve enfant, je me serais jamais imaginée tatouée ainsi…

La vérité, à demi-mots.
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Ian Benbow
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Re: Au poste de police

Message par : Ian Benbow, Mar 11 Juil - 9:55




Je me mue au silence, comprenant que la parole ne me revient plus, qu'il faut laisser l'un d'eux s'exprimer. Je passe de l'un à l'autre. C'est perturbant de se retrouver face à un masque. Derrière, se trouve peut-être une personne que je connais, quelqu'un de mon entourage, pas un proche, je n'en ai pas. Non, mais une personne qui sait qui je suis. Devant qui je pourrai me sentir en position de faiblesse. Je suis à découvert, déshabillé de toute protection. Je n'aime pas vraiment cette situation, mais je suis obligé de la subir. Parce que c'est comme ça que l'on devient l'un d'entre-eux.

C'est à 87 que revient la parole.

Elle commence en m'expliquant la place importante qu'ils souhaitent donner à l'éducation. Elle n'est pas dans le faux, même si je ne peux que marquer mon désaccord sur cette dernière phrase. Elle me parle d'enseignant Pro-moldus, phénix ou ministère. Elle se trompe. Nous ne sommes pas tous ce qu'elle croit, preuve en est, je me retrouve ici devant elles. Et il y en a d'autres. Alhena. Evan, qui bien que discret m'avait semblé vouloir faire preuve d'une extrême violence lors de notre voyage en Lituanie.

Je ne peux parler que pour moi, mais le ministère me répugne. Sudworth a placé notre pays dans une position des plus désastreuses, menant une politique calamiteuses, confessant son impuissance en appelant des services étrangers pour protéger nos prisons. Rien que cette action nous a fragilisé d'un point de vue international, donnant l'image d'une nation incapable de se protéger seule. À lui seul, l'homme a fait énormément de mal à l'Angleterre, aux sorciers anglais.

Je comprends aussi que quand elle parle d'éducation, elle fait allusion aux politiciens qui en sont chargés et non en nous, petit pion qui organisons les cours. Et pourtant, c'est nous qui avons ce pouvoir. Les élèves qui le méritent reçoivent des cours particuliers, en apprennent plus sur la magie que certains aiment appeler noire. Et je suis certains que d'autre collègues s'amusent à donner ce type d'enseignement également.

87 me rejoint sur un point, bien que formulé autrement, elle signale l'importance de la jeunesse, et l'inutilité de leur parent. C'est exactement là où je voulais en venir, lui dire qu'attaquer les élèves ne me semblait pas être la bonne option, car il faut se faire apprécier par cette jeunesse, et non craindre. La crainte nous force à agir, mais n'apporte pas le respect, le dévouement. Réussir à faire accepter l'idée de mangemorts œuvrant pour le bien du monde magique, et ainsi gagner le respect de ces jeunes, leur dévotion, les alder à développer l'envie de se battre pour la cause. C'est ainsi que l'on crée de bon soldat, en leur vendant un monde meilleur, et non un monde qu'ils devront craindre.

Et puis, elle termine en me parlant de ce qu'elle n'avait pas fait ce jour-là ; attaquer les gosses. Je souris et bouge la tête. Non, tu n'en as pas attaqué, mais les explosions auraient pu en tuer plus d'un, c'était un coup de chance de n'avoir aucune victime chez les étudiants. Je décide de ne pas réagir à cette dernière remarque, décidant que ça ne valait pas la peine d'argumenter, et/ou d'énerver l'une des deux intervenantes.

- Le ministère est peut-être contre vous, mais tout les enseignants ne le sont pas. J'en suis la preuve. L'aide reçue par votre Ordre pour planifier l'attaque l'est aussi.. Car, soyons franc, il est impossible que cette attaque ait été planifiée sans une aide intérieur. Nous sommes prêt à vous écouter, en tout cas je le suis. D'autres le sont aussi.

Je souhaite rajouter le mot subtilité, mais j'ai peur de paraître grossier, d'agacé un peu plus 87, qui semble déjà en tension. Je suis ici pour discuter, pour affirmer mes idées, mais aussi pour apprendre à me taire, apprendre à partager leur idée, les faire devenir miennes. Ce n'est certainement pas à moi de juger leur action.

- Et c'est justement grâce à la politique désastreuse du ministère que de plus en plus de sorcier sont prêt à vous écouter. Beaucoup commencent à voir en vous une solution. La solution à un ministère trop soft qui enlise notre pays, notre communauté, au lieu de l'élever.

Maintenant détendu, je décide de sortir une nouvelle cigarette, que j'allume rapidement à l'aide de ma baguette. Je n'en propose pas à mes interlocutrices, ces masques doivent être handicapant quand il s'agit de porter quelque chose à la bouche.

- Tu es venue à moi il y a longtemps, tu m'as fait comprendre que j'étais trop égocentrique pour faire partie de votre organisation. Et te revoilà.. Aujourd'hui , il y a une dernière chose que j'aimerai comprendre. J'ai besoin de voir ce que vous voyez, le monde que vous imaginez si, un jour, le secret magique viendrait à tomber.

Vends-moi un monde dans lequel j'adorerais vivre, et je te vendrai mon âme.



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Re: Au poste de police

Message par : Mangemort 33, Sam 22 Juil - 3:32




Quel étrange monde dans lequel nous vivons Ian. Il y a des sorts qui sifflent dans tous les sens. Il y a des pleurs recouverts par la terreur. Il y a des mélodies qui se sont arrêtées en plein milieu d'un couplet. Comment crois-tu que l'univers est fait ? Nous sommes tous à deux doigts de mourir. Il suffirait que l'on se penche trop en avant pour tomber.

Grincement de dents.  

C'est là où tu te trompes cher ami. Si tu creusais, si tu demandais, si tu cherchais par toi-même au lieu d'attendre qu'on vienne à toi... Peut-être que tu comprendrais, que tu pèseras plus tes mots. Ils ne sont pas tous prêts à nous écouter.

Il parle, il parle trop. Il ne se tait jamais. 87 t'a raconté ce qu'il a réalisé quelques heures avant. Et on dirait, qu'il n'a pas l'air de bien saisir ce qu'il fait. Il commence par utiliser une marque qui ne lui appartient pas, _comment l'a-t-il donc apprit d'ailleurs ?
Il s'amuse presque à nous faire des reproches et à nous donner des conseils. Et bien mon grand, si tu n'es pas d'accord avec nous, moi je ne vais pas te retenir. Parce qu'il me semble bien, que c'est toi qui t'accroches. Tu nous as appelés et non l'inverse...

D'une main, je lui arrache la chose pendue entre ses lèvres. Elle s'écrase sur le sol, elle s'éteint comme les espoirs du monde.

C'est pas la pause cigarette ici. Tu as cru qu'on prenait le thé accompagné de petit gâteau, ou quoi ? Reste concentré cette fois. C'est déjà assez amer comme ça, que t'utilises notre marque sans demander la permission.  

Le gentil et le méchant flic, tu crois ?
Quoi que, juste deux méchants c'est suffisant.

J'avance lentement _Dame de coeur à toi l'honneur.

Et bien mon sucre d'orge, commence déjà par imaginer un monde presque parfait. Murmure. Imagine que les barrières soient abaissées. Que les rois peuvent te courir après. Mais surtout, que la société soit changée comme tu l'espérais. Plus besoin de se cacher. Plus besoin de faire semblant, de tout. Que soit réalisé, le désir le plus profond qui règne, à quelques centimètres de tes lèvres, en toi.

Dame de pique à toi la suite.

Je pourrai presque t'embrasser afin de te faire goûter mon monde, mais je préfère le partager encore avec ma partenaire.

Sourire métallique, en plus il aurait fallu que j'enlève mon masque.
Certainement pas pour toi.

Je recule. J'aime pas répondre à ses questions. Ne pense-t-il donc pas par lui-même ? J'ai envie qu'il se brouille le cerveau. Qu'il s'enchaine à la cause sans chercher l'évidence même.
Au pire, 87 va réparer un peu les dégâts non ?
87 ?
87, me laisses pas tomber. Sinon après, je ne pourrai plus jouer.
Je serai dans l'obligation, de dire la vérité...
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Ian Benbow
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Re: Au poste de police

Message par : Ian Benbow, Ven 1 Sep - 14:29




HRP : désolé pour le retard, les vacances toussa.

Cigarette aux lèvres, j'inspire une fois, puis une deuxième fois. Je la retire, expire la fumée, la remet en place et me détend. Je sens de la tension, et ce n'est pas pour me plaire. Je n'ai pas la sensation d'être en bonne position ce soir, je veux dire, je peux sentir la distance entre elles et moi, et même s'il m'est impossible de lire leurs expressions faciales, je peux facilement la deviner, de part la tournure de leur phrases, l'exaspération qui se dégage de leur mot. Ne sachant pas laquelle des deux serait la suivante à parler, mon regard passe sur une, et puis sur l'autre.

Soudainement, alors que je m'arrête sur le masque de 87 pour en découvrir les détails, j'observe une ombre du coin de l'œil, s'approcher de moi. L'ombre d'une main. Celle de l'autre femme. N'ayant pas les réflexes nécessaires pour réagir à ce qui peut s'assimiler à une attaque, ou tout du moins une tentative de gifle, je reste là, immobile, subissant le coup que j'ai mit trop de temps à voir venir. La cigarette, jusque là coincée entre mes lèvres, finit sa course sur le sol. Légèrement surpris, je n'arrive pas à déterminer la bonne réaction. Au fond de moi, je sens ma colère s'éveiller. Qui croit-elle être, pour se permettre ce genre de geste ? Pense t-elle réellement m'être supérieur, juste parce qu'un masque lui recouvre le visage ? On ne se connaît pas et, pourtant, elle essaie de m'écraser comme je l'ai fait de nombreuses fois à mes étudiants.

À mon tour de porter un masque, celui de la colère, déformant ainsi mon visage de sa traditionnelle grimace. Je m'avance d'un pas, puis retient le second. Mon envie d'en découdre n'a d'égal que mon envie de les rejoindre, alors qu'elles sont incompatibles. Faire un choix. Et se décider à mettre sa fierté de côté. Sans pour autant cacher mon mécontentement, je décide de ne rien faire. Elle justifie son acte, m'indiquant froidement que ce n'était ni le lieu, ni l'endroit. Je me détends, décontractant mes muscles, sous tension depuis l'intervention inattendue de l'inconnue. Une fois de plus, dans ces mots résonnent l'envie d'en finir. J'ai l'impression de ne pas être à la hauteur, de ne pas répondre aux attentes.

L'échange ne se développe pas exactement comme je l'avais voulu. Au lieu de me rapprocher de l'ordre noire, comme prévu, j'ai la sensation de m'en éloigner. J'ai le sentiment de ne pas correspondre à ce qui est attendu. La colère a laissé sa place à de la détermination, me poussant à remettre sur le droit chemin ce qui vient de, peut-être, se perdre en cours de route.

- Et bien mon sucre d'orge, commence déjà par imaginer un monde presque parfait. Imagine que les barrières soient abaissées. Que les rois peuvent te courir après. Mais surtout, que la société soit changée comme tu l'espérais. Plus besoin de se cacher. Plus besoin de faire semblant, de tout. Que soit réalisé, le désir le plus profond qui règne en toi..

En moi ne vit qu'un seul désir, celui d'être au-dessus de tous, d'être le dessus de la chaîne alimentaire, d'être parmis les plus puissants, pour me renforcer encore un peu plus. Ce n'est pas ce qu'elles souhaitent entendre, j'en suis à peu près certains. Mon regard se fond dans celui de la mangemort, que je ne peux pas clairement discerner pourtant, alors qu'elle ne se retrouve qu'à quelques centimètres de moi. Je me mets à penser à ces mots, rapidement, afin de ne pas perdre le fil de ce qui se dit. Je peux comprendre cette envie de liberté, de ne plus avoir à se cacher de ceux qui ont trop peur pour nous accepter.

Pourquoi devoir se plier à une règle qui n'est pas là pour nous protéger ? Ce secret magique est absurde, c'est vrai. Quand on y réfléchit, il n'existe que pour protéger les moldus. Nous n'en avons pas besoin de cette protection, notre baguette est suffisante. Le moldu aura peur, il n'est peut-être pas prêt, mais pourtant nous ne sommes plus au moyen-âge, où sorcières finissaient au bûcher. La magie, chez les moldus, est devenu un jeu, un spectacle. Parfois même sujet à moquerie. Se moqueraient-ils de nous, s'ils assistaient à l'une de nos démonstration ? Je ne pense pas. Certains, peut-être, décideront de se rebeller. Certains n'accepteront pas de vivre parmi des êtres dotés de capacités supérieures, qu'ils ne comprendront jamais. Nous sommes capable de les forcer à comprendre, ou de les supprimer.

Elle parle de m'embrasser, mais je ne suis pas assez attentif, plongé dans mes réflexions.

- Pouvoir se montrer telle que nous sommes, sans avoir à se sentir coupable d'être différent, d'être capable de chose incroyable qu'ils sont incapable de comprendre. Je réfléchis à voix-haute. Être libre d'être ce que nous sommes où bon nous semble, parce qu'être un sorcier n'est pas une tare, mais un don que nous devons assumer avec fierté . Toujours pensif, les yeux pointés sur quelque chose que je ne vois même pas. Les forcer à nous voir, à nous accepter et à se soumettre à ceux qui leur sont supérieure..




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Lizzie Bennet
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Re: Au poste de police

Message par : Lizzie Bennet, Ven 6 Oct - 9:28


Il n’était pas convaincu par tes mots. Tu t’en fichais. Tu savais qu’il y avait des exceptions, tu n’allais pas griller l’identité de tes frères et soeurs d’armes. Lui, lui aussi avait du potentiel, si seulement il était prêt à penser pour l’équipe…Tu savais que tu n’avais attaqué aucun gosse, même quand les deux petits s’étaient retournés contre toi. Tu avais supprimé un piège trop dangereux pour les enfants. Tu avais ciblé deux aurors et un phénix. Tu n’avais rien à te reprocher, et ce n’était pas Bébé Benbow qui allait te convaincre du contraire.

Ses mots t’étonnèrent un peu. Tu avais l’impression qu’il surestimait votre emprise politique. Oh, tu l’avais cru aussi pendant longtemps ! Mais c’est l’effet bulle. Tes plus proches amis étaient passés par les rangs de l’Ordre Noir ; même ton Sang était Mangemort. On trouvait même sous les masques pas mal de tes plans c*l, les anciens d’Azkaban… bien sûr que quand on vivait dans une bulle relationnelle, on croyait que les idées mangemoresques prospéraient. Il fallait ouvrir les yeux. Se frotter à l’adversité. Toi tu savais aussi que vous aviez des ennemis aux Halles, au Heurtoir, à la Tête de Sanglier, en les personnes de ta demi-soeur ou de la marraine de tes gosses. Partout.

Oui, vous aviez toujours fasciné les enfants et les curieux, ceux qui voulaient repousser les frontières de la magie. Mais chez les plus de 23 ans, trop de sorciers décidaient de se ranger. Mener leur petite vie tranquille. Et essayaient d’embarquer les enfants avec eux. Vous aviez une meilleure position qu’il y a quelques années, mais il y avait encore du boulot à faire avant de pouvoir renverser le Ministère. Allume ta cigarette, la fumée ne suffira à maintenir l’illusion du cocon. Ah. Non. 33 aime pas que tu fumes. Quelle ironie quand on sait le nombre de clopes qu’elle peut s’enfiler en terrasse.

— J'ai besoin de voir ce que vous voyez, le monde que vous imaginez si, un jour, le secret magique viendrait à tomber.

Je sais que cette question divise beaucoup. Parmi les partisans comme parmi les Mangemorts. C’est pourquoi il est compliqué de donner une réponse unanime. Il n’en existe pas.

33 joue avec son cerveau, mais tu n’es pas sûre de la direction qu’elle emprunte. Tu t’attendais à plus lapidaire de sa part. Enfin, non, tu ne t’y attendais pas, mais j’aurais aimé. Du simple. « On ne peut rêver à ta place » ou quelque chose comme ça. T’aurais aimé aussi lui dire que si l’araignée peut courir sur des toiles symétriques, il faut se méfier du miel. Qu’elle va s’enliser dans cette substance collante, et qu’en présence de partisans, c’est dangereux. Vous en parlerez plus tard. Pour l’heure, tu prends note de son invitation. Vous avez des galoches de prévues pour ce soir, parfait.

La réponse de Ian est, pour le coup, tissée comme une toile d’araignée. Parfaitement maitrisée. Il ne peut s’empêcher de déraper dans le complexe de supériorité sur la fin, mais il l’amène avec plus de finesse que par le passé. Surtout, surtout, mais il pense au nous et non au je. C’est déjà admirable comme progression. Tu te méfies pourtant de sa réponse trop calculée. Tu ne peux t’en empêcher. Ta confiance est compliquée à obtenir.

Tu aimerais t’assurer de sa véracité.
— J’aime quand tu dis nous. 
Tu t’avances vers lui, l’examines. A-t-il cheminé ou cherche-t-il juste à faire bonne impression ? Il faut une conviction plus dure que l’acier pour être un bon Mangemort. Il faut pouvoir tout donner, sans compter. Il faut pouvoir sacrifier sa vie pour sauver l’un des siens. Est-ce compatible avec son idée de votre supériorité ?

— Prendrais-tu un véritasérum pour nous prouver de la sincérité de ton nous ?
En bonne maitresse des potions, tu fais tinter la fiole que tu avais prévu pour répondre à son appel.
— Ou alors, juste nous donner un souvenir. Un souvenir qui prouve ton honnêteté.

would you die for us? no-no. that's too easy. would you live for us?
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Re: Au poste de police

Message par : Mangemort 33, Hier à 21:51




Elle soupire. Peut-être, qu'au fond, cette discussion était en train de l'ennuyer. 33 n'était pas réellement faite pour rassurer les gens, ou alors... Elle n'en avait pas vraiment envie aujourd'hui..

Elle ne sait pas. Elle n'est pas certaine de comprendre ce qu'elle fait ici. Elle danse sur un pied, écoute vaguement, répond par des devinettes. Elle n'est pas accrochée à la terre. Son coeur fait des bonds, il cogne contre la cage thoracique à vive allure. Elle sent qu'il vaudrait mieux laisser faire 87.

Pas certaine, pas de confiance. Elle préfère tourner en rond pour semer le doute et les étoiles. Elle saupoudre les sourires d'illusions pour amener vers une autre lueur. Elle laisse faire, elle observe. Elle pense que ce serait mieux d'apprendre.

_C'est drôle, le monde tourne en rond

Elle soupire. Elle recule. Elle s'efface doucement, laissant le chat. Il était demandé après tout, il lui a juste pris la main pour parcourir un peu plus loin le monde. La masquée ne veut pas d'une mère, une famille sombre, mais différente de la précédente.
Petit rire amer qui s'échappe, un rictus invisible.

Je pense que quelqu'un d'autre m'appelle. Je te laisse finir d'embraser les doutes de monsieur.

Elle a la langue qui colle au palais. Une odeur nauséabonde qui envahit l'air. Elle fait volte-face et s'empresse d'aller ailleurs. Elle a besoin de respirer, de comprendre ce qu'elle fait vraiment.
Et sa propre vie reste toujours plus importante que celles des autres, quand on veut sauver un univers des catacombes.

Un dernier regard, elle s'envole vers les autres astres. Dans un endroit inconnu des nouveaux. Là où on ne peut voir les pensées qui s'entremêlent avec les peurs. Là où les doutes sont en sécurité.
Même les Mangemorts ne sont pas à l'abri d'un cruel manque de confiance soudain. Alors il faut faire avec ce qu'on a.

_Même si c'est la fuite.

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