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Las Vegas
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Ebenezer Lestrange
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Re: Las Vegas

Message par : Ebenezer Lestrange, Lun 31 Juil 2017 - 9:09


Vacances ! Loin de Pré-au-Lard, de Londres, des colocs, des pseudo-amis. Liberté ! Loin des études, du taf, des expérimentations qui ne marchaient jamais. Pour choisir sa destination, il aurait aimé dire qu'il avait fait tourner une mappemonde et mit un doigt dessus, au hasard. Sauf que ça aurait été trop mignon, presque poétique et hyper loin de la vérité. Non, il avait juste entendu qu'aller à Las Vegas quand on était sorcier, c'était un super plan pour se faire des thunes. D'un coup de baguette on pouvait enchanter les roulettes, les cartes, les machines à sous comme on le voulait. Il fallait juste rester discret, que le MACUSA n'ait pas vent d'une histoire de mec avec un bâton qui gagnait des millions.

Il était parti tout seul. Il avait pas capté qu'aux Etats-Unis côté moldu, il serait encore mineur alors depuis son arrivée, il avait enchaîné les difficultés. D'abord, il avait commandé une bière et on lui avait dit qu'il avait pas l'âge. A un an près. Ces amerloques, tous des c*nnards. Pareil quand il s'était approché d'un casino. Résultat, il avait enchanté un bout de papier pour qu'il ressemble à une carte d'identité d'adulte sauf qu'il était une truffe en métamorphose. Sa fausse carte ne passerait jamais une inspection poussée. Du coup, il se contentait de la passer vite fait sous les yeux des vigiles en priant sa bonne étoile et en bénissant l'existence du sort de confusion. Thuglife.

Las Vegas, ville écrasée sous le soleil où sortir deux minutes en plein jour donnait droit à un régime express. Forcément, quand l'eau comprise dans un corps de corpulence ebenezesque soit tout sec s'évaporait en un claquement de doigt, la masse corporelle en prenait un sacré coup. Ajouter à cela que la peau du sorcier ignorait le concept du bronzage. Il resterait blanc ou tournerait au rouge. Pour des raisons esthétiques évidentes, il jouerait au vampire : ça lui allait bien aux cernes. Puis qui osait dormir la nuit à Vegas ? Ce serait raté les lumières kitschissimes sur les faux monuments moches. Les moldus et leur manque de goût. De quoi se tirer une balle.

Mains dans les poches de son jean, il déambulait un peu au hasard ce soir-là, cherchant la perle rare des casinos à pigeonner. Autour de lui, les moldus se pressaient, tous à leurs histoires veines de moldues, les pauvres types et le brun se disait que ce n'était pas plus mal de temps en temps de n'être entouré que par des sans-magie. Ça faisait relativiser sur sa condition, il se sentait presque gâté par la nature à côté d'eux. Instant philosophique interrompu par une baguette qui apprit à voler. Voilà, suffisait de se penser le seul mage de la rue et une sorcière sauvage rappliquait. Pffff. Elle venait d'entrer dans un pauvre type. Ebenezer était en face d'eux et, pendant que la sorcière ramassait sa baguette, le brun empochait le porte-monnaie de l'inconnu qui était tombé suite à la collision. La soirée commençait bien. Sourire éclatant (donc un peu inquiétant) à la jeune fille.

- Tu veux gagner beaucoup d'argents ?
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Kathleen Gold
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Re: Las Vegas

Message par : Kathleen Gold, Jeu 15 Mar 2018 - 18:41


RP avec Shela Diggle



Ciel désertique et plaines nues au milieu d'un nulle part qui regorge de cachettes du monde, c'est ici la véritable maison.

A quelques kilomètres à pein sur la route goudronnée qui sillonne les sols aux petits cailloux abandonnés, qui mène à la ville des Merveilles, mais tu avoues que les Cités dorées ont perdu leur charme depuis que tu t'en es extirpée. Les rivières qui coulent autour du cou alors que les diamants tombent cascadent sur le rouge ou le noir - de Dame de Coeur au Roi des Perdants - n'ont plus aucun attraits après plus d'une nuit où tout reste entre les draps et les bras d'hôtel-inconnus aux parfums trop forts. Le musc des fleurs en flacon et en vase arrachés d'autres odeurs que tu retrouves ici.

La senteur d'un air lourd qui remplit les nuages qui ne veulent pas exploser, leur grosseur qui ne dessine plus de moutons mais seulement un soleil qui frappe sa femme la lune, pleurant sa dévotion en étoile qui n'atteindront jamais son âme
Soeur qui se mélange entre l'aube et le crépuscule.

La voiture repose quelque part par là, tu l'as laissée en plan, alors que les montagnes semblent si loin entre les ondulations des températures, les degrés se lisant entre les lignes mouvantes. Tu ne cherche pas d'oasis, juste des mirages, que tu as déjà vu ici et là-bas, entre les tables de jeux et Big Ben qui sonne encore à tes oreilles très loin.

Tu viens de passer ta première journée ici, hors de la ville et dans le Vegas qui te ressemble - pas. Les dorures sont plus rustiques ici, en rochers dont les blessures saignent encore contre le sol, des couleurs neutres en jaune et orange, terre qui craquèle sous les ongles manucurés à la française. Une terre parfois rougie comme des joues après un baiser placé trop bas, des monts qui suivent des courbes que tu ne connais pas encore assez, un sentiment de n'avoir jamais été aussi brillante qu'au milieu de la poussière et du vent.

Tes cheveux ont déjà souffert, ils ondulent puis redescendent, volume en montage russes qui sont pourtant bien éloignées. Mère Patrie de tes veines qui disparait alors que le seul drapeau est sous tes bottes. Il prend ses couleurs sous les roues de ta bagnole qui n'est pas à toi, il est enterrée alors que le no man's land sans balles qui giflent l'atmosphère se prénomme Bienvenue sans panneau clignotant à l'entrée.

L'air se refroidit alors que le bleu envahit le jaune, Blue's de la soirée qui embrase les plaines chaudes, lui rappelle que briller ne suffit pas et qu'étouffer n'est pas mieux que se les geler. Un monde entre deux, et la tranquilité se transforme peu à peu en poids. Sur la balance, cela ne t'a pas paru si lourd lorsque tu as choisi de te perdre ici. Sans petits blonds-bruns, on ne sait pas trop, sans baguette à lever ni déceptions, tu laisses ton âme reposer au milieu des cadavres de vautours que tu devines dans tes fantasmes.

Tu serres ton châle sur tes bras, et la tente a finit par être plantée. Tente moldue, peu d'espace, pas de palace magique qui se dessine en suite. Si c'était ce que tu avais souhaité, la chambre de l'Océan aurait suffit, petite douzième après les onze qui flippent sur l'horloge et la pellicule.

Se réchauffer sans compagnons d'un coup - de tête ou d'un soir - juste une couchette et des couvertures, qui pelottent la brebis noire ou égarée en attendant le retour d'un berger qui ne se pointera pas. Le soleil reviendra bien assez vite contre la terre brûlante, pour chasser sa femme qu'il ne saurait voir, trop en colère à cause de ses aventures avec les montagnes, Lune-déesse toujours couchée sur Gaïa, et tu te souviens des tiennes qui se perdent entre le Canada et le Château, lune sans majuscule en imitatrice de pacotille.

Voilà pourquoi être seule est toujours plus doux après quelques temps, tous les invités aux fêtes que tu ouvres dans ta chambre n'ont pas suffit, les enfants sont des miettes des rêves qui crient aux cauchemards-épouvantards de revenir, et le Père n'est plus le roc que tu voyais en lui, la mère est entre tes doigts ensanglantés, et tu as besoin d'air, repousser la chaleur pour mieux la laisser te suffoquer.
Se perdre en somme.

Tu es un déserteur dans son milieu naturel, depuis quelques jours et encore pour une poignée de semaines, ils se souviendront encore de toi à ton retour et le Grand-Père reviendra dans leur vie. Une famille incomplète qui n'est pas dans tes pensées pour le moment, besoin d'être égoïste en étant persuadée d'être raisonnable, ne pas encore avoir choisir l'Everest, préférant perdre la tête à coup de mirages que tes doigts sous l'effet du froid.

S'abreuver d'eau au milieu de palmiers, fontaine de jouvence qui ne donne pas de voeux,
Sans conte pour s'y baigner alors que la magie est dans le Felix Felicis qu'on ne donne pas et le barde a cessé de chanter
Tu t'es endormie au milieu de nulle part.
C'est le début du monde.

Un bruit cependant craque dans l'espace, et astronaute sans attache, tu vas devoir ouvrir les yeux.
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Re: Las Vegas

Message par : Shela Diggle, Jeu 5 Avr 2018 - 7:20


vent
et sa potentialité monstrueuse, terrifiante
le vent solitude qui hurle dans la cervelle, entre partout
le sifflement caractéristique, c'est une longue plainte
Plusieurs mois dans cette base et quelques jours de permission, s'être réfugiée dans le désert à la recherche du vide, de l'absence du monde. Dans le sac de quoi s'exiler trois jours, avoir été frappée par le désir de tout quitter de manière éphémère - ce n'est pas une fuite, promis, c'est autre chose, c'est un abandon à soi. Pas loin, la ville des joueurs tu sais cette ville dans laquelle mettre un pied revient à se perdre à jamais, il y a là-bas des pions à ne pouvoir tous les avancer, des milliards de stratégies et de manières de s'y enfoncer encore et toujours plus profondément. Une inexorable attirance s'était éprise du corps, et pour pallier, il a fallut préférer le désert, saisir les sens, les faire endurer le vent le vent le vent afin d'éviter le jeu

Cela fait longtemps que l'on n'a pas joué. L'on pourrait narrer, la nuit qui est arrivée depuis quarante sept minutes ou trente quatre, la température qui frôle quelque chose de mordant, les images lointaines des étoiles car ici le ciel est si dégagé, si ouvert au tout autour, bien trop immense, bien trop immense. L'on pourrait narrer le vent qui semble courir après sa propre queue tant il souffle, sa propre respiration qui n'est plus hachée malgré l'effort, les muscles travailleurs qui ne tremblent plus. Le corps est devenu puissant, de façon étrangère, découpée, comme un collage un peu raté, des morceaux de force suturés à la frêle silhouette d'une Shela d'avant. L'on pourrait narrer la concentration désormais pour arriver à voir quelques mètres plus loin, le vent est tempête, ce sont les lèvres du monde qui soulèvent un barrage de sable et c'est la nuit qui s'enfile autour, une robe affolante, grisante, dangereuse. Bientôt il va falloir cesser d'avancer, trouver un creux, planter sa toile ou se fondre dans le sol, attendre la fin, c'est ce qu'il faudrait, ce sont les règles à suivre pour éviter de crever. L'on pourrait narrer toutes ces choses apprises sur le désert parce qu'il ceinture toute la base, parce que la connaissance d'un environnement est nécessaire à la survie, et que c'est tout, point, rien de plus il faut apprendre sans arquer sourcils il faut suivre.

La ville des joueurs j'y serai reine un jour, y perdre toute notion, surtout celle du temps, il suffirait de continuer pour oublier le reste, c'est facile, c'est le jeu perpétuel - tout l'est, mais parfois il est difficile de forcer la mascarade dans le regard d'autrui. N'y avoir alors plus d'autre identité qu'un chiffre lierre qui grimpe ou descend, s'agrippe bien sûr, et comme compagnie d'autres chiffres avec qui partager le plateau. Ville succube à laquelle l'on ne sait résister il me faut encore, patience, un peu, quelques mois, puis quelques autres un début d'argent, se demander si là-bas il y a des plateaux à sorciers. Dans une ronde le sable gifle visage, fait tousser, une forme dans la nuit ce n'est pas la chaleur qui crée mirage, alors y croire, pourquoi pas, franchir les barrières de souffle, tenter le diable dans son propre pays.
ellipse
bientôt la tirette coure sous les doigts et l'on ouvre la tente, à l'intérieur il fait plus noir encore qu'au dehors, il faut prévenir c'est le rôle, un peu c'est dangereux quelle idée de venir se perdre dans l'antre du vide à cette période de l'année vous êtes équipé ? vous avez besoin d'aide ? c'est aussi une sorte d'appel, si tout va bien, puis-je partager ?
Dehors le vent
le vent tempête
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Re: Las Vegas

Message par : Kathleen Gold, Ven 4 Mai 2018 - 18:12


Un son,
Qui se détache des rafales, un bruissement dans le sable, une anomalie.

Tu ouvres les yeux, au milieu de la poussière et du tissu, cherchant la lumière d'une lune disparue et d'étoiles diminuées, avant de tomber nez à nez avec un
visage.
Un surseaut d'être confrontée si vite après l'ouverture des yeux et de l'esprit. De vagues paroles qui n'atteignent pas encore la raison, et trop d'informations d'un coup.

Les cheveux, les yeux, la tenue qui évoque
Un problème dans le paysage et de l'équipement auquel tu ne veux pas penser
Parce que tu ne le peux pas encore.

Tu en as assez des mirages, c'est pour cela que tu n'y penses pas encore, tu en as connu trop longtemps et souvent ces derniers temps, en trois ans, neuf mois et parfois une soirée sur deux,
Ce n'est pas un mirage, c'est juste
Tu ne saurais mettre la main dessus,
Une détonation.

Elle apparait de nulle part dans le désert,
Alors que le vent sonne à tes oreilles comme une cloche que tu pourrais secouer,
Clochette sur les lobes alors que le tambour est retentissant, une fausse perception des éléments
naturels
qui percutent l'inconnue et la plonge dans les tréfonds de ta compréhension.

c'est dangereux
vous êtes équipé ? vous avez besoin d'aide ?


Peut-être peut-elle t'en apporter, difficile à dire,
tu ouvres davantage la tente pour laisser passer un corps ou deux
Et le sable s'infiltre immédiatement
Tu peux le goûter contre ta langue et c'est une sécheresse qui manque de sel
Peut-être vient-il d'être apporté par la nouvelle venue.

Tu aurais pu sourire si tu n'étais pas mal fatiguée
Le marchand est passé
Les paupières sont lourdes,
Mais l'idée d'une compagnie miraculeuse
N'est pas pour te déplaire.

Mirage ou oasis, un peu de fraîcheur dans la brise déjà hurlante, une nouveauté qui rafraichit dans ce gel qui s'est abattu par ici, tu as envie de l'inviter, tu te connais, c'est la seule réaction qu'il y a attendre de toi. Mais les circonstances te laissent le choix de soit changer ton comportement habituel, être correcte pour une fois et dans un endroit improbable être probablement la plus courtoise possible, l'envoyer rejoindre les balots dans le vent et la voir s'éloigner, ou proposer en hurlant dans le creux de l'oreille à cause du vent unr proposition à faire rougir le sable autre que par une éclaboussure.

Mais plutôt se frotter les yeux pour commencer,
Se redresser pour se mettre en tailleur, puis mettre un pied, une main devant l'autre pour sortir la tête du
refuge.
Et se rendre compte que tes boucles ressemblent sûrement plus à une corneille perdue dans la tempête qu'à des rivières de sable.

C'est parce que c'est dangereux que j'aime cet endroit.

Un faible sourire et un signe vers le petit espace qui reste.

Vous pouvez vous joindre à moi, mais je vous garantis, je n'ai pas besoin
d'aide.


Puis clignement des yeux, pour chasser les parasites ou t'éveiller complètement, tu l'ignores, avant de la regarder et de chercher un véhicule
Un moyen,
quelque chose
Pour expliquer.

En fait, qu'est-ce que vous faîtes devant ma tente ?
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Re: Las Vegas

Message par : Shela Diggle, Ven 1 Juin 2018 - 12:11


Les paroles qui sonnent fantaisistes aux yeux du sobre du droit du chaste
savoir pourtant l'attrait qu'à le lieu dangereux - il peut l'être de bien des manières. La ville du jeu l'est, d'une certaine façon, et elle m'est plus attirante que toute autre ville. Le désert, peut être, afin d'éviter tous les quelqu'un quelconques, décevants, violents. Le désert pour se fuir soi que l'on sait trop couard pour nous suivre jusque là, dans un œil de tempête. Parce qu'alors se sont les sens primaires qui dévalent le corps, et le soi qui, choyé, pose problème, s'offre mort à l'instinct pour se faire sauver par lui.
Alors l'on bâillonne l'instinct pour ne plus écouter que le primaire en nous, sans la peur.

Deviner un geste, entrer tout à fait et faire à nouveau courir le petit carré de plastique en sens inverse. Arrivée au bout, le vent, sans cesser d'hurler au dehors, est moins dense. Elle refuse l'aide et se soustraire avec bonheur au rôle militaire, à l'image rebutante. A sa question, une réponse dénuée d'artifices j'avais besoin du désert moi aussi qui défini les raisons étale ses maux et le dessein n'est pas une espèce de thérapie improvisée, tombée dans la nuit, risible; avoir une idée, peut être, de ce que l'on cherchait  à percer en entrant ici, et hésiter hésiter à donner l'argument échappatoire de la femme d'ordre qui ne fait que son devoir.
La femme d'ordre n'aurait pas refermé la tirette derrière soi. Ni ne serait en train de se débarrasser du sac, de la veste brutale. La femme d'ordre aurait probablement dégainé la lampe de poche attachée à cet attirail, aurait décliné ses noms prénoms, aurait demandé les siens. Elle n'aurait pas laissé d'obscurité entre elle et l'autre, l'autre et elle, elle n'aurait pas permis les possibilités en découlant. La femme ici n'est pas allé chercher la lampe. En trouvant la tente j'ai voulu savoir si j'avais aussi besoin d'humain
je crois que oui

il y a beau y avoir du monde aux casernes, il n'y a pas le contact plus profond, pas autre chose que les mains serrées, les mains sur une épaule, les mains des médecins. Les mains, là-bas, ont perdu tout leur attrait, toutes les importances qu'elles ont dans le monde en dehors. Il n'y a pas non plus le contact parole, bien que l'on aurait pu le créer : il n'y a jamais eu le désir d'apprendre ces gens ou de laisser s'apprendre. L'on a été farouche pendant huit saisons et ce fut un laps de temps immense immense

dans le noir se refuser à tenter de deviner des traits chez l'autre; l'ouïe ne peut attraper le souffle de la féminine figure, les sens sont coupés, privés d'une base qui peut être cause d'arrêt. L'on n'est ni soi ni tout à fait quelqu'un d'autre, l'on est, un quelqu'un dans le désert. Il faut parler plus fort qu'à l'ordinaire. Si l'on se trompe, baisser le ton : le vent emportera les déboires. L'humain cru, pas déguisé, pas amoché par les règles, pas épris d'un idéal épuisant. Etes-vous de ceux là ? Parce qu'autant mettre au clair autant ne pas faire comme-ci; alors l'on serait devenu un humain déguisé aussi. Quelques mots sans importance arrivent aussi à trouver une faille dans la barrière des lèvres, si vous avez faim, j'ai de quoi faire
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Re: Las Vegas

Message par : Kathleen Gold, Jeu 5 Juil 2018 - 16:39


Quelques serpents qui enragent au loin, à cause des ballotements qu'ils subissent au gré des vents,
Sonnettes qui ne veulent pas retentir maintenant que le froid a été remplacé par de la compagnie.

Elle porte des vêtements étranges, des confections d'alerte, une sorte d'avertissement en
Coton ?
Besoin d'être perdue dans les déserts, qu'ils soient de glace ou de sable, ils finissent toujours pas geler jusqu'à brûler les os, des nouveaux venus qui rejoignent les allées supprimées des yeux
Des bien heureux. Qu'est-ce qu'ils peuvent bien ressentir ceux-là ?
Les aimants à catastrophe - naturelle ici - semblent concourir à l'attraction, les chercheurs
d'or au milieu de toute la crasse mondaine
Ont tendance à se retrouver, dans l'oeil ou bien au coeur du vent - rafales
De balles qu'elle cache peut-être non loin.

Nouvelle nécessité,
Humain au centre d'un univers qui n'en veut pas.
Contact, presque rencontre d'un autre type,
Une discussion qui tinte étrangement correctement, sans table ni verre,
Juste bercée par des cris
Relâchement
Repos de l'uniforme et des âmes, armes déposées dans la ville des Lumières
Qui s'éteignent à mesure que les vies vont et viennent, action des chambres plus hautes,
Ici.
Tout est réel
Tout est à sa place.

Humain.
Les machines et les billes pour perdre raison et gagner fortune ont accentué les vices
Rendant de moins en moins modèles les maîtres
Se protesterner dans la boue pour quelques pièces d'argent et d'estime
Ferme de foire et valeurs dépensée.
Humain,
Un échange, plus que quelques soupirs et des mains bien placées
Tu recommences à saisir le concept,
A redécouvrir l'idée
Auprès des écureils et autre malvoyant.

Une réponse, des questions
Un troc de bout d'âmes
Si elles existent
Pour comprendre, voir un peu
Un éclair au milieu du vide pour remplir les visions trop
Etriquée
La tente est trop petite.

Je m'y efforce, avant d'être engloutie.

Une tempête trop puissante pour être balayer, les grains s'insinuent déjà sous les portes, les ongles,
Poussière à constamment repousser.
Mais ici, à nue,
Les éclats perdus dans les cheveux,
Et la marchandise dans les yeux,
Tu ne penses pas pouvoir être plus vraie.

Ce qui est faux évidemment
Trop de couches, trop d'épaisseur lourde recouvre le tout,
Mais cela commence à être poli
Apaisé,
Guérie,
Et l'étiquette va au diable
Sans nom ni contraintes.

Je ne suis peut-être pas assez Humaine, j'en suis désolée. Pas ou plus assez.

Tu aimais les Mascarades, mais ce n'est plus le moment,
Le temps est au sablier, et aux sourires dans la pénombre froide.
Hocher la tête à l'évocation de la nourriture,
Et une nouvelle brèche à créer,
Chercher les mots sans les trouver.

J'ai besoin
de plus qu'un humain, plus qu'un semblable
Et vous, pourquoi un autre,
De quoi vous nourrissez-vous
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Re: Las Vegas

Message par : Shela Diggle, Ven 3 Aoû 2018 - 13:30


L'on avalerait bien
quelque chose de très humain
et ne passer alors que par la physique chose; le goût et le toucher à leur paroxysme, cela fait longtemps que l'on n'a pu observer quelqu'un avec ce genre d'idées aux yeux. Pendant des années, les humains s'alignaient comme diverses pièces d'un même décor, et du décor l'on finit par se lasser, et l'on oublie alors ce que le corps peut être et éveiller. Et cet éveil là non plus n'est pas familier, il a été recraché dans les entrailles de la mémoire qui préféra oublier à garder loin de la tête les beaux plaisirs désirs auxquels l'on ne pouvait plus se soumettre, auxquels l'on ne pouvait apporter de réponse. Il y a, dans le regard sur la figure très assombrie, presque invisible, une curiosité en plus du reste. La presqu'innocente curiosité qui cherche les contours dans la nuit, les quelques dérapages peut être, l'innocence qui n'est pas pleine autrement autrement
l'on aurait déjà saisi la lampe de poche.

Si elle s'y efforce, qu'elle admet l'erreur, la possible faille alors c'est qu'elle correspond, qu'elle est l'humain l'humain et toutes les inepties qui vont avec, et l'on se détend dans l'obscurité de la tente, comme exposée au vent au hurlement sans en recevoir les pires attaques. Ici, tout est calme. Je crois que le noir masque, d'une certaine façon, tous les sons et c'est une absence d'ouïe, alors. Ne reste, en plus du goût et du toucher, que l'odorat et la vue - cette dernière n'est que trop maigre pour subsister. Seuls trois sens, alors, et peut être les préférer aux autres : eux sont les bestiaux, les passionnels, les rejetés de la raison il y a, un inconfort entre eux et le cadrage que l'on aime tant se donner, la droiture.
Je crois qu'en pensant cela tu l'es plus encore, humaine parce que s'excuser de la sorte ne fait qu'aller en la direction qu'ont pris nos sens. C'est exactement l'humain recherché, le cru, le pas déguisé, le moche mais quelque part c'est joli, ce sont les contours cassés, les joues tenailles les émotions tranchantes; comme les roches des falaises brisées par l'océan. Un certain caractère dans cette image. Deviner ? un éclat, probablement ses yeux, et dans la tête les centaines de questions, que cherches-tu ? dans mes gestes mes lettres mes pensées; il y a forcément quelque chose que tu veux. Forcément quelque chose qui répondrait à ce qui démange sous ma peau, quelque chose qui apporterait, peut être
une réponse

Ses mots résonnent un peu, sans tout à fait donner satisfaction aux interrogations, sans tout à fait tout dévoiler - un jeu d'ombres et finalement ni l'une ni l'autre ne déracine assez loin pour permettre une clarté. Peut être qu'il s'agit précisément de la chose qui fait que cela démange sous la peau
sous les doigts parce qu'il y a des choses que seul un autre permet d'obtenir et dans le mouvement vers le sac, parfois, je me nourris de ces choses là c'est encore cette ronde, deux louves qui s'observent en quête d'assurance, chercher la longueur d'onde chez l'autre et n'avancer qu'un morceau de pas. Tendre une tablette de chocolat, un sachet d'amandes. Du bout des doigts, frôler les siens et toujours il y a cette curiosité de la chair
Et autant que vous m'êtes un autrui, je vous suis un aussi. Avez-vous cette faim là, parfois ? Dehors le vent hurle hurle et dévale les dunes. Dehors il n'y a personne et c'est apaisant. Mais ici il y a elle; et peut être que l'ici pourra atténuer un mal d'humain. En portant une bouteille à ses mains, se pencher peut être plus que nécessaire. Tout de suite ?
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Re: Las Vegas

Message par : Kathleen Gold, Dim 23 Sep 2018 - 8:41


Elle
Danse, rôde dans ces étendues dorées, de sable qui hurle autour du tissu, qui glisse presque contre les chairs colorées de vos murs de soie âpres. Elle s'aventure dans les recoins de l'univers dont elle a envie de s'échapper, une envie irrésistibles de
Dépassement.
Aller plus loin que les élixirs et les dés, de roulottes de couleurs
Terriblement humaines, limitées, et pourtant tellement hors du monde,
Un flottement entre les étoiles que vous ne pouvez atteindre, la tête dans les Nuages,
Aux formes imaginaires, dernier vestige de l'Histoire.

Les cœurs engoncés de corset, les esprits en branchement trop avancés
Recul de ce qui nous rend indubitablement
Imparfait,
Grain dans sa peau, sa chevelure dissimulée
Le même battement étranger,
Elle est le soleil observé du coin des dunes,
Tu veux l'entendre dire que tu as trouvé ton chemin,
Elle est la ligne des veines, les derniers instants d'humanité avant
Une apocalypse de silence.

Un autre,
La liste des Autres s'allongent dans ta mémoire mais pourtant tu les occultes, tu ne te concentres que sur les milles autres raisons qui tu pousses vers ces nouveaux épanchements.
Retenir son souffle, se mordre la langue, rester éveillée des heures si ce qui est demandé, imiter un sourire, un rire, danser sur les rythmes imposés par les marionnetistes mais vous êtes tellement plus
Humaines

Des vagues qui vous poussent vers les survivants
Un frisson dans cet atmosphère étouffante, triangle irrespirable dans l'étendue glacé
Une lueur bleutée dans vos regards vert d'eau sans une goutte à l'horizon
Des soifs impossibles à étancher.
Effleurer
Créer ces êtres, qui ressentent,
Qui se touchent malgré les courants électriques qui s'insinuent entre chaque respiration
L'autrui dont on a besoin à ce moment là.
Précision de l'horloge oublié avec le reste de la civilisation,
Retourner à ce qui prime
L'origine du monde.

Croquer le bout de chocolat, se demander si ses boucles sont de cette couleur, se rassasier de la sensation de ses ongles sous ses doigts, les imaginer ailleurs, en se sustentant
Prendre son poignet avant de se raviser et de saisir l'eau, renverser la tête pour étancher la soif qui brûle dans le ventre mais les entrailles demandent plus,
Baisser la tête.

"Constamment.

Se rapprocher et lever les mains contre le mur invisible, d'hésitation et de retenue qui vous ont été inculqués, dernier rempart d'inhumanité entre vous, qui te sépare de son cou
De ses joues,
Et rapprocher sa tête de la tienne, goûter le mirage.

Immédiatement.

Et plonger pour enfin se nourrir, la vraie substance dont tu as besoin,
Les vrais besoins enfermés dans un nouveau carcan
Une sensation de lèvres à soi,
Dont elle a la saveur.

L'humanité
Est dans une rencontre entrechoquée de membres et de peau,
Les yeux clos et l'odeur de sucre dans le sable.
Contre un autrui,
Qui peut

Nourrissez-moi.
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Re: Las Vegas

Message par : Shela Diggle, Lun 1 Oct 2018 - 5:09


Et tandis que l'on tend la chair, il y a la tentative d'attraper, des yeux, un morceau de l'étrangère; quelles sont ses couleurs, ses courbes, ses descentes du monde. Immédiatement se retenir : il faut laisser cette découverte au toucher, si il advenait que cette possibilité en soit une. Sentir, depuis sa position, l'arôme de l'amer chocolat
c'est une amertume de plomb qui ronge les doigts le cœur, mais ici ici au centre et à l'oubli du monde, il n'y a qu'elle et soi, deux humaines qui se sentent permises d'aller plus loin, au-delà de la retenue, de la douceur cordiale. La seule véritable douceur est parsemée de crocs et d'ongles vaillants dévorants, de corps à corps et d'enchevêtrements. Et pourtant elle s'appelle douceur, car ce qui l'anime est un sentiment généreux envers l'autre, c'est un partage.

Elle franchit la première barrière, m'attrape dans mon mouvement vers elle. Sa bouche a le goût du chocolat. C'est un échange de consentements, beaucoup de mots dans un langage qui ne s'encombre pas de leur verbalisation : après tout tout est si clair, lorsque l'on fait abstraction des lettres. Ces choses qui peuvent être si modelées, tordues, désenchantées, alors que les gestes eux ne trompent pas, les gestes sont universels et un pareil épanchement, parfaitement entendu par les deux partis. Dehors, peut être, le monde fait rage; ici c'est une violence admirable qui s'éprend des chairs, des tripes, quelque chose de fulgurant, d'inimitable. Un feu au creux du ventre qui grimpe dans la poitrine, qui dicte l'avancée, prudente malgré tout, d'une main au flanc de l'autre

Les derniers mots soufflés font comprendre qu'elle saisit tout comme moi les échanges; nourrir est l'action la plus nécessaire, la plus intime et vulnérabilisante. C'est l'enfant, le blessé ou le conquis, cochez le troisième, vous y êtes. Partager une vitalité qui ne peut exister sans autrui, partager autrui, se partager soi-même. C'est à la fois une injonction et une demande, et y répondre en brisant pour de bon la pudeur inhumaine qui empêche d'être soi. Bientôt les doigts se délient dans la cascade au sommet de sa tête, les lèvres s'approchent encore des siennes, avides mais sans la brusquerie barbare. C'est se mélanger, sans les sentiments, il n'y a pas besoin de l'affect. C'est un peu différent. C'est répondre à un commun désir qui n'a besoin d'autre chose que cela pour s'autoriser à être, peut être une sorte d'amitié des corps, des sens.

Un poing revient serrer son flanc, grimpe sous le futile vêtement, cherche le plus de chair possible à explorer sentir froisser. Parcourir un dos, un côté, distraitement venir vers l'avant, occupée d'un même temps à grimper de la main et avec une lenteur terrible la cuisse droite de l'inconnue. Pendant un instant, avoir le visage fendu d'un sourire; il est invisible dans le noir, il n'est que pour soi.
Et puis soudain abandonner ses prises, reculer un brin; retirer abruptement son propre haut.
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Kathleen Gold
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Re: Las Vegas

Message par : Kathleen Gold, Dim 21 Oct 2018 - 11:08


Elle a envahi l'espace, chaque pans de la tente exaltent son parfum, artifice laissé loin pour ne garder que les senteurs de peau et de sel
Une mer de sable, des vagues de boucles gonflées par le vent, qui vont et viennent contre tes joues engourdies de ses lèvres
Ses mains en voiles qui effleurent chaque contour de l'ancienne épave, cherchant à trouver
Satisfaction dans l'exploration et les tissus fins ondulant au gré de ses respirations-brises soulèvent des frissons le long du cou.

Une obscurité trop épaisse pour passer la maison de tissu
Et entendre plus que voir ses attraits se révéler
Le bruit du vêtement en explosion d'écumes contre la berge.
Attendre le temps d'un battement, essayer de retrouver le compas, de pointer vers un calcul confus de règles
Avant de fondre de nouveau contre elle, tes pensées bulles de savon entre ses mains
Et les folles aspirations de la ville, des jeux perdus dans les bas fonds des verre et des rues
Disparus contre le goût amer du désert sur ta langue.

Des mains qui s'animent et partent après les siennes, départ précipité quand elle a déjà parcouru une première course à la recherche de repère, la brûlure au creux de ses paumes ont allumé première étincelles du feu de joie
Et tes yeux clos dans le noir perçoivent des étoiles lorsque tes doigts s'emparent de ce qu'elle a dévoilé, imaginant
Les constellations de grains contre elle, et la soie dont elle se pare, qui se relève lorsque sa gorge se serre, se crispe alors que tu réclames, t'empares, prends
Saisis sans jamais brusquer, mais un instinct, irréfléchi, primaire vôtre
Un éveil des sens, dur, puissant
Qui agrippe ta gorge
Tout ce qu'il reste à faire est tenter de dévorer
De continuer de l'embrasser sans céder, sans arracher
Juste s'abreuver comme une assoiffée sans se noyer dans cette pluie du désert.

Tu continues, avide, de toucher, sentir
Ce qui t'es délivré, une intoxication rafraîchissante, la première bouffée d'air d'une condamnée après une éternité
Retrouver l'essentiel est
Ne jamais la lâcher
Et retrouver ses esprits et les minauderies factices demain.
D'une main, ne jamais cesser de reposer contre la source de ce souffle qui coupe le tien lorsqu'il s'élève entre tes lèvres
Et de l'autre, se poser contre ses cheveux, tenir le bel esprit, une philosophe des origines
Qui parcourt ton monde.

De ton simple haut qu'elle aurait perçu transparent si le soleil était venu tout gâcher, et du reste nu si ce n'est pour les dernières odes à la civilisation, tu te délestes
En quittant sa peau et la chair rosie dans une complainte insatisfaite, de faim inassouvie
Et pour une seconde, une seule,
Reprendre conscience et ralentir le temps
Avec autant de lenteur qu'elle a eu d'entrain, se révéler
Tout enlever de factice
Et ainsi retrouver l'essence de douceur que tu avais perdu, trop absorbée dans la sienne.
Savoir qu'elle ne peut voir mais ressent tout est aussi électrisant que les sifflements du vent contre les parois devenues vôtres, tente érigée en mat tant bien que mal par l'extérieur délaissé pour la seule vérité entre vous
Reposer ta main contre le puits de toutes tes envies, et l'autre contre sa nuque
Revenir avec le soulagement délicat et lent d'une attente alourdie par les secondes qui ont rapprochées la rencontre, une obligatoire torture pour rester tendre
Et se renverser en l'emmenant contre toi, retourner le sablier au milieu de nulle part,
Se perdre dans son poids sur le tien.
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