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Une nuit sur les Docks
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Re: Une nuit sur les Docks
Invité, le  Ven 12 Sep 2014 - 22:11

Bien heureusement, la Boccini écouta toutes ses informations supplémentaires, ainsi que son plan : Rurik en fut quelque peu étonné, d'habitude, les gens voulaient prouver leur supériorité en faisant passer leurs "idées" avant tout. Cela prouvait bien que tout ceci était sérieux et importait beaucoup pour cette Valentina. Par contre, il y avait un petit problème.

" Allons y. Simplement... Je tiens à me débarrasser moi même de ce Jouvok. "

Il acquiesça lentement, sans pour autant se lever.

« Je te demanderais qu'une chose... Ne pas le tuer à vue, faut le capturer vivant. Ensuite, dès que j'aurais l'information qu'il me faut... Tu pourras faire ce que tu veux. »

Son frère lui avait assuré qu'elle pouvait s'en tenir à un plan... Mais si ça se trouvait, il idéalisait sa sœur car il était aveuglé par la fierté familiale, ne se doutant pas une seconde qu'elle pourrait faire une quelconque erreur.

« Je peux avoir ta parole ? »

Peut-être était-elle folle et cela ne servait à rien d'essayer de la faire avoir un brin de retenue. Il réalisa à quel point il pouvait être dangereux lorsqu'il faisait les choses à sa manière sans se préoccuper de quoi que ce soit. Aujourd'hui, les rôles étaient inversés, il avait quelqu'un à retrouver...

« Cette ordure a probablement des informations concernant un amis qui a disparu, si ça se trouve, c'est lui qui l'a enlevé... »

Grognant légèrement d'un air menaçant, il ajouta :

« Si c'est le cas alors il crachera le morceau... Quant à lui faire payer, j'imagine que le sort que tu lui réserve suffira amplement. Marché conclu ? »

Il était bien différent ainsi : son inquiétude pouvait se ressentir, la seule chose qui lui permettait de garder son air imposant et menaçant était sa rage accumulée depuis ces derniers jours, ainsi que son apparence, bien évidemment, ça aidait toujours !

Megan K. Hayajân
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Re: Une nuit sur les Docks
Megan K. Hayajân, le  Sam 13 Sep 2014 - 17:49

Après un instant d'hésitation, Rurik finit par accepter ma proposition. En même temps, il n'avait pas le choix. Je détestais avoir à coopérer avec un sorcier ne faisant pas parti de ma famille. De plus, le tuer m'aurais sans doute apaisée. Une manière sympathique de se mettre dans l'ambiance. Avec un sourire cette fois un peu peiné, je devais reconnaître que je me leurrais. Si je prenais du plaisir à faire souffrir, je haïssais prendre une vie. Surtout celle d'un homme dont je ne connaissais rien. Je compris enfin que je faisais ça pour me rassurer : si j’éprouvais une certaine impatience à tuer Jouvok, ses collaborateurs ne m'avaient rien fait. Enfin bon. Je ferais ce que j'avais à faire, comme toujours. Comme pour cette italienne, en Mars dernier.

-Je te demanderais qu'une chose.. Ne pas le tuer à vue, faut le capturer vivant. Ensuite, dès que j'aurais l'information qu'il me faut... Tu pourras faire ce que tu veux. Je peux avoir ta parole ?


Il me demandait ma parole ? Pensait-il vraiment que lui promettre de ne pas le tuer de suite m'empêcherais de le faire dans le feu de l'action ? Il n'avait pas tord. Les mœurs de ma famille m'obligeais à tenir parole. Mais la haine, la brûlure que je ressentais au creux de mon ventre à chaque fois que je pensais à ce qu'il avait fait à ma famille, j'avais envie e lui ouvrir le ventre. De le faire souffrir. Je suis sure que je pourrais mentir. Personne ne le saurait, et en plus, c'était un cas urgentissime. Mkrovsk reprit la parole avant que je ne l'ai désillusionné.

-Cette ordure a probablement des informations concernant un ami qui a disparu, si ça se trouve, c'est lui qui l'a enlevé... Si c'est le cas, alors il crachera le morceau.. Quant à lui faire payer, j'imagine que le sort que tu lui réserve suffira amplement. Marché conclu ?

J'avais l'impression qu'il venait de me lire toutes les closes d'un contrat. Si ce Russe connaissait vraiment mon frère, il saurait que nous sommes des impulsifs. On agit au bon moment. Et pour ce que j'en savait, c'était peut être un piège ? Rurik Mkorvsk était peut être un faux nom, ou bien un allié de Jouvok. Pourtant, la haine que je lisais dans ses yeux à l'évocation de ce nom avait tendance à me faire croire le contraire. Sans pour autant baisser la garde, je hochais doucement la tête. Là, je venais d'apposer ma signature sur le contrat. Je me relevais, et sortais ma baguette, à quoi bon la cacher ? De l'autre, je tenais fermement ma dague qui luisait d'un liquide poisseux. La lune se réverbérait dessus, nuance le poison d'une teinte pâle. Comme à mon habitude, je me révélais à double tranchant. J'étais une rose. La tige solide de la famille, les pétales reluisants de mon apparences, et les épines vicieuses de mon caractère. Grisée par l'opportunité qui se présentait à moi, je pris le chemin que m'avait indiqué Rurik, sans m'assurer qu'il me suivait. 

Je n'avais pas fais deux mètres que j'entendis le crissement de la caisse en fer : j'avais ma réponse. Nous parcourûmes ainsi environ trois cents mètres, avant de tourner dans une ruelle plus sombre. Je m'éloignais quelque peu des docks, avant d'y revenir, en contournant la planque de Jouvok. L'odeur était pestilentielle et je repérais deux fois la queue longue et rose d'un rat. Drôle de quartier pour un sorcier du rang de notre ennemi. Enfin, un hangar se dressa devant nous. Tout de taule, il semblait plutôt vieux, et n'était visiblement pas entretenu. Des bidons d'essence vide jonchaient le sol, ainsi qu'une mousse sale qui recouvrait la taule. Le portail était ouvert, et on entendait des rires d'ivrognes et des bruits de bouteilles. Jouvok ne s'attendait certainement pas à notre visite. Décidant de prendre mes précautions, je tournais tout autour de la bâtisse, me penchant sous une fenêtre au carreaux brisés afin que personne ne me voit. J'avais le vigoureux sentiment d'être dans un de ces films d'action Moldu.

Revenant là où j'avais laissé le sorcier russe, je lui adressais un signe de la tête avant d'articuler silencieusement : R.A.S. Je m'approchais doucement de lui, examinant le toit. Le bâtiment était plus haut que large, il devait sûrement y avoir un étage. Je supposais un vasistas entre deux taules, mais de là, je ne pouvais pas le vérifier. Je plantais mon regard translucide dans le sien :

-Bien. Je vais rentrer par le haut. Essaie de trouver un moyen de passer par l'intérieur, qu'on les encerclent. Et après... On tue les autres, on immobilise Jouvok. Tu lui cause, je tente de trouver ma mère... puis je lui règle son compte.

Je jetais un coup d'oeil sarcastique au poison sur ma lame.

-OK ?

Sans attendre sa réponse, je me débarassais de ma cape, dévoilant un leggins qui ne me gênerais pas dans mes mouvements et un débardeur long, tout deux d'une jolie couleur noire. D'un coup de baguette, je changeais mes talons en tennis. Ce serait mieux. Mes cheveux étaient attachés en une queue de cheval, mais dans quelques instants, ça n'aurait plus d'importance. Je planquais ma cape derrière un bidon, au cas où un des tueurs dans le hangar sorte fumer sa clope. J'écartais les bras comme un oiseau... Et me muais. Ma peau se constella d'écailles duveteuses qui doublèrent de volume. Bientôt, je ne fut plus que plumes tandis que je rapetissais, mon nez et ma bouche se mêlant pour former un bec jaune. Je devins bien vite corbeau, oiseau noir nuit qui prit son envol pour se poser sur le toit. J'avais bien vu : il y avait une fenêtre. Si Rurik réussissait à rentrer, nous allions pouvoir commencer à jouer.
[Libre arbitre de Rurik accordé]
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Re: Une nuit sur les Docks
Invité, le  Dim 14 Sep 2014 - 18:23

Son ton grave n'était pas le meilleur des outils pour faire preuve d'honnêteté, il craignait que la jeune femme ne comprenne pas correctement ses intentions : retrouver Viktor était important... Vaida et lui étaient les deux seules personnes qui avaient fait en sorte qu'il ait un passé malgré son absence de parents. Rurik, le troisième de la bande, qui avait donné son prénom au sorcier, était mort pour permettre son évasion avec sa "mère" adoptive. L'imposant russe avait sacrifié une partie de sa vie pour le venger, et s'il fallait en faire autant pour Viktor, il n'hésiterait pas une second... Bien sûr, il était préférable de retrouver son ami en vie.

C'était étrange, lui... la grosse brute aussi froide et robuste qu'un bloc d'acier, sentait un tiraillement au niveau de son cœur. Ce Jouvok allait payer ! Rurik était persuadé que cette ordure possédait des informations.

Valentina acquiesça à ses paroles : allait-elle tenir parole ? Ou bien ce n'était qu'une façon de le faire taire pour se dépêcher ? Soupirant légèrement, il se redressa, la caisse qui lui avait servi de siège émit un bruit qui devait sans doute se traduire par une exclamation de soulagement, étant enfin libérée de ce poids. Haussant les épaules, il suivit l'italienne.

Observant attentivement les alentours au fur et à mesure qu'ils s'approchaient du repère de Jouvok, Rurik se fit de plus en plus discret, chose qui paraissait visiblement impossible pour lui. Ses années de cohabitation avec les pires espèces de criminels lui avaient appris des tas de choses.

Les deux alliés se séparèrent un instant, afin de pouvoir bien tourner autour du bâtiment, afin de repérer tout point stratégique, ainsi que d'éventuels gardes. La Boccini passa du côté des fenêtres, sa silhouette se camouflant plus facilement que celle du russe. Ce dernier fit le tour par l'arrière tout en pointant sa baguette sur son bras gauche, préparant un sortilège particulier qui allait sans doute servir plus tard. Il n'y avait qu'un grand portail partiellement fermé, une vingtaine de centimètres laissait apercevoir de la lumière et des ombres. Difficile de les compter... Il s'en chargerait en comptant les cadavres en temps voulu, c'était mieux.

S'adossant au mur, il se baissa, s'accroupissant pour mieux profiter de cette ouverture et écouter, comme il avait toujours fait pour estimer les lieux qu'il ne pouvait voir. L'espace devait être vaste, pour pouvoir stocker des tas de choses... Et au vu de la résonance des voix, il devait y avoir encore quelques marchandises, probablement des caisses, c'est à dire rien de bien conséquent pour les protéger de la rage des deux alliés du soir.

L'absence de gardes de ce côté-ci était cohérente, essayer d'ouvrir ce rideau d'acier prendrait du temps et causerait sans aucun doute un vacarme assourdissant, même en utilisant la magie. Il n'y avait pas besoin de surveiller l'arrière du bâtiment. Décidant de retourner voir Valentina, Rurik la retrouva à l'endroit où tous deux s'étaient quittés. Entre temps, il avait terminé d'appliquer son sortilège conditionnel sur son bras gauche (plutôt à la manche de sa veste, car appliquer un sortilège directement sur la peau, ce n'était jamais une bonne idée).


- Bien. Je vais rentrer par le haut. Essaie de trouver un moyen de passer par l'intérieur, qu'on les encerclent. Et après... On tue les autres, on immobilise Jouvok. Tu lui cause, je tente de trouver ma mère... puis je lui règle son compte... OK ?

Sans vraiment avoir eu le temps de répondre, le russe la vit se changer, retirant sa cape, transformant ses chaussures en quelque chose de beaucoup plus adapté à ce qui allait se passer. Il ne s'attendait vraiment pas à la voir se transformer en oiseau noir bien caractéristique : un corbeau. Une Animagus, voilà qui apportait du piquant à cette soirée. Avant qu'elle ne s'envole, il lui répondit :

« Pas de soucis, je sais comment m'y prendre. »

Pourquoi jouer sur la discrétion lorsque ce n'était pas nécessaire ? Face à tous ces sorciers, il n'avait que peu de chances de s'en sortir victorieux. Cependant, il n'était pas seul, il pouvait se concentrer sur le fait d'attirer leur attention pour permettre à la jeune femme de les attaquer par surprise... Une fois que la situation aurait été tournée à leur avantage, Rurik pourrait se permettre de passer à l'offensive. S'assurant que l'emplumée ne s'était pas perdue en route et s'était bien dirigée vers le toit, il s'étira lentement le cou, serrant les poings. Le sang n'allait pas tarder à couler...

« Bon, eh bien... Quand faut y aller... » grogna-t-il.

Il était impatient, il fallait à tout prix évacuer ce malaise qui s'emparait de lui. Une fois en plein combat, ses inquiétudes disparaîtront momentanément. S'avançant tranquillement, il se colla au mur, tout contre le côté au portail ouvert, du côté où Valentina avait dû passer discrètement : ces hommes n'avaient pris aucune précaution, comme un groupe de fêtards lambda... Ils allaient s'en mordre les doigts...

« Bon, moi j'vais pisser un coup, buvez pas tout, hein...  
- ...dit celui qui est déjà plein comme une barrique. Haha ! »

Souriant d'un air carnassier, Rurik attendit patiemment, rangeant sa baguette. Dès que l'homme tourna au coin, déjà occupé à défaire sa braguette, il se cogna contre l'imposant sorcier, dont une des mains s'était déjà chargée de lui couvrir la bouche. La seconde s'était glissée derrière sa nuque et l'empoigna fermement. Pris au piège, réduit au silence, l'inconnu paniqua bien vite, ses poings tentèrent de frapper pour qu'on le lâche, mais ce n'étaient pas ces faibles coups qui allaient arrêter le colosse. D'un mouvement brusque, il projeta violemment l'homme contre le mur, d'une telle force qu'il lui fit aussitôt lâcher la baguette qu'il venait de tirer de sa poche. Le russe songea que pour un criminel supposé endurci par ses expériences, celui-ci avait quand même mis un peu trop de temps à penser à son arme... Tant pis, de toute façon il n'allait pas pouvoir réitérer cette erreur : avec une facilité déconcertante et une habitude quelque peu malsaine, Rurik brisa le cou de l'homme et le laissa tomber à terre, ramassant la baguette du mort. Même chez les moldus, il n'était pas conseillé de laisser une arme traîner derrière soi.

« Ed'... C'était quoi ce bruit ?
- Juste sa sale gueule qui embrassait le mur... Mais c'est fini... »

Répondant comme si de rien n'était à la voix provenant de l'intérieur, le russe s'avança à travers l'ouverture, se dévoilant à la lumière des néons qui illuminaient l'intérieur de l'entrepôt. En un éclair, il analysa la situation : comme il l'avait songé, des caisses se trouvaient ça et là, notamment au fond. Jouvok se trouvait à sa droite, derrière ses hommes, faisant tomber sa cigarette en voyant l'imposant sorcier débarquer.

« Salaud ! Chopez-moi le !
- Stufix ! »

Réagissant rapidement, Rurik fut ravi que ces hommes ne fassent preuve d'aucune originalité : parer ce sort était tellement facile :

« Reversus Xifeputs  »

Traçant une ligne devant lui de sa baguette, les trois éclairs de stupéfixion furent aussitôt renvoyés à leurs propriétaires, qui plongèrent au sol pour éviter cette contre attaque : l'un d'entre eux ne fut pas assez rapide, et demeura immobile au sol tandis que ses collègues se relevèrent au plus vite pour trouver un abri ou tenter d'attaquer à nouveau ce grand indésirable. Se décalant brutalement sur le côté pour éviter un sort non identifié, le russe pointa sa baguette sur le plafond, juste au dessus de Jouvok :

« Deprimo »

Aussitôt, la surface s'effondra, emportant avec elle des objets qui se trouvait au sol de l'étage supérieur à l'endroit où le sort avait fait effet : cela ne risquait pas d'atteindre Valentina qui elle avait utilisée une éventuelle fenêtre sur le toit : il n'y en avait pas à cet endroit. Et puis au moins, cela faisait office de signal pour qu'elle puisse venir l'aider.

Gardant un œil sur la cible principale, prêt à l'immobiliser s'il tentait de fuir, le mafieux russe lança également un Ragnarok sur son flanc gauche. Face à lui, l'effondrement du toit le couvrait éventuel attaquants, à sa droite, le mur de l'entrepôt... Et si les malfrats tentaient de le contourner pour arriver derrière lui, il le verrait facilement derrière sa protection transparente et pourrait se charger de leur cas.

Maintenant, c'était à l'italienne d'agir, avant qu'il ne se fasse encercler et que cela ne devienne vraiment problématique.


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Re: Une nuit sur les Docks
Megan K. Hayajân, le  Mer 17 Sep 2014 - 15:20

Je jetais un coup d'oeil incertain au vasistas, cherchant le moyen de le briser sans le moindre bruit. Puis l'information monta à mon cerveau : il ne s'agissait pas de la briser, mais de la faire disparaître. Je me transformais donc à nouveau, les plumes se rétractant pour me faire croître. Je m’agrippais aux plaques de taule. Mes ailes devinrent membres, et je m'étirais un peu, courbaturée. J'étais redevenue femme. Sortant ma baguette de ma cape, je la pointais sur la fenêtre et informulais un : #Evanesco ! . La vitre disparus instantanément, envoyée dans le non-être. Je me glissais souplement par l'ouverture... pour finir sur un ponton métallique qui surplombais le hangar. Visiblement, vu l'état des cordages et des crochets présents, cette partie du bâtiment était délaissée.

En regardant en contrebas, je vérifiais avec soulagement que Mkrovsk était bel et bien rentré. Il était tapis dans un coin d'ombre. Finalement, une silhouette à la démarche incertaine s'approcha de lui. Je me demandais si il l'avait vu. Puis, quand le russe attrapa la tête de l'ivrogne pour la lui briser contre le mûr, je sus que oui, il l'avait remarqué. Il gagna le centre de la salle où les autres sorciers picolaient tranquillement. En un rien de temps, des éclairs blancs volèrent de tous les coins du hangar, et j'étais incapable de dire qui touchait qui. Je ne savais pas comment descendre. Puis je repérais un petit escalier de service de l'autre côté. Seulement, le ponton s'achevait au milieu de la bâtisse et se transformait en une poutre. J'avais un grand doute quand à ma capacité à traverser. Avais-je le choix ? De toute évidence, non. J'entendais en bas le bruit des bouteilles qui se brisent. Il fallait que j'aille aider mon allié, sous peine de me retrouver seule dans ce nid de rats. Une soudaine explosion fit s'écrouler un morceau du ponton. Cela acheva de me décider. Prenant mon courage à deux mains, je faisais face au bout de pont et à la poutre de bois qui me faisais face. Il fallait que je fonce. Je serrais les points... et me mis à courir. A l'instant où l'espace où je pouvais marcher se réduisit à une quinzaine de centimètre, j'accélérais encore : la vitesse procure l'équilibre, parait-il.

Je m'effondrais sur le palier de l'escalier, le cœur tambourinant de toute ses forces contre ma poitrine, encore chargé d'adrénaline. Je l'avais fait. A croire qu'en plus des talents de manipulation des verts et argents, j'avais hérité de la témérité des Gryffondor. Super. Je me relevais, pantelante, en m'accrochant à la barrière métallique.  D'une main, ; je fis jaillir ma dague, et de l'autre, je maintenais ma baguette. Je dévalais les marches quatre à quatre, avant de sauter par dessus les cinq dernière. J'attérissais pile devant Rurik et je lui rentrais violemment dedans, le repoussant, malgré sa stature, loin de moi. Je fis face à nos adversaires. Ils me dévisageaient, étonnés et visiblement enragés, les yeux vitreux qu'exposent les alcooliques.

-Reste derrière... je soufflais au Russe.

J'allais user là de mon sort favoris, de celui que j'aimais le plus utiliser. Certains étaient plus musclés et corpulents que d'autres et cela les sauveraient. Je devais garder des forces et ne pourrais donc pas mettre suffisamment de puissance dans mon maléfice pour les tuer tous. Mais le petit maigrelet blond, sur la gauche, et l'adolescent boutonneux, tous deux filiforme et l'air bête, allaient y passer à coup sur. On ne me résiste pas.

Aller les garçons ! Un peu de nerfs ! Je souriais avant de chuchoter comme un « je t'aime » passionné : #Hostium Halitus.

L'onde de choc fût un brin plus puissante que je l'avais prédis et je me retrouvais pliée en deux, le souffle coupé. Mais ce n'était rien comparé au délicieux spectacle qui s'offrait à mes yeux. Les orbites du jeunot se creusèrent, ses pommettes se gonflèrent sous le coup du sort ; ses iris s'injectèrent de sang et il retomba au sol, raide, sans un souffle de vie. Deux autres moururent de la m^me façon. Il en restait cinq, dont Jouvok. Je peinais à reprendre mon souffle, mais ça valait le coup, c'était jouissif. Je pointais ma baguette sur mon ennemi juré au même moment qu'il se tournait vers moi, le visage tordu par la rage. J'étais bien dans la m*rde.
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Re: Une nuit sur les Docks
Invité, le  Mer 17 Sep 2014 - 18:52

Valentina n'arrivait pas, les choses se corsaient : certes il pouvait se battre, certes il n'était pas en sucre, bien au contraire, cependant... il n'était pas sûr de pouvoir s'en sortir dans une telle situation. Seul, il aurait plutôt opté pour une approche un peu plus... avantageuse... C'est à dire faire effondrer l'entrepôt sur le crâne de ces indésirables et aller chercher la cible par la peau du cou. Pourquoi n'avaient-ils pas songé à cela avant de se jeter ainsi dans la gueule du loup ?

Ce n'était plus vraiment le moment d'hésiter ou de se dire "j'aurais dû faire ceci plutôt que cela", car il avait plus important à gérer en cet instant : les hommes qui débarquaient de tous les côtés, bien décidés à lui faire la peau. Son Ragnarok ne durerait pas éternellement, mais c'était exactement ce qu'il voulait : au moins il pourrait contre-attaquer plutôt que d'attendre derrière ce mur invisible et prendre racine.


« Allez ! Cent points pour celui qui arrive à abattre le géant ! » grogna-t-il.

Alors qu'il allait s'attaquer aux arrivants, l'italienne débarqua à ses côtés, comme tombant du ciel. Elle le repoussa sans trop de soucis : il ne voyait pas l'intérêt de la gêner si elle avait quoi que ce soit en tête, se décalant donc en suivant le mouvement de la jeune femme.

-Reste derrière...

D'accord, de toute façon il fallait bien qu'un des deux couvre leurs arrières, surtout avec le nombre d'adversaires. Tandis qu'elle s'occupait de ses cibles, l'imposant russe fit face à d'autres nuisances... qui avaient profité de l'arrivée de Valentina pour contourner la protection magique. Ce n'était pas vraiment bon signe.

« Aresto Momentum ! »

Visant les deux hommes qui s'étaient rués sur lui, il parvint à en piéger un au centre de la zone d'influence du sortilège, le second n'y restant bloqué qu'un bref instant... Eh bien s'il était pressé de mourir.

« Electrocorpus ! »

Foudroyé sur place, l'homme s'écroula. Ne perdant pas une seconde, il fonça sur celui piégé dans la bulle de ralentissement : cela ne l'avait pas empêcher de brandir sa baguette. Un sortilège fonça dans sa direction, ne lui laissant que le temps de se décaler un peu pour ne pas se le prendre de plein fouet. Le sang gicla, de profondes entailles apparurent sur son bras droit. Le responsable de cette blessure revint alors à la "vitesse normale", uniquement pour voir le criminel pointer sa baguette sur lui, visiblement très enragé.

« Duro Maxima ! »

Touché en plein buste, sa cible fut paralysée sur le coup, ses bras se soulevant sous l'impact du sortilège, qui se propagea très rapidement à tout son corps. D'un autre coup de baguette, Rurik le fit exploser, un sourire malsain sur les lèvres. Retournant vers son alliée pour l'aider et la couvrir, il vit le dénommé Jouvok la prendre pour cible.

Se plaçant devant elle, il se servit de son bras blessé comme bouclier, claquant des doigts pour activer le sortilège conditionnel qu'il avait placé auparavant, déclenchant le charme du bouclier qu'il avait préparé. Encaissant difficilement l'attaque, sa protection parvint à faire dévier le maléfice et creuser un gros trou dans le mur à côté du russe, qui ignora les débris se jetant sur lui : avec le bras en sang et tout engourdi, il n'allait pas se plaindre. Rassemblant ses forces pour réaliser un autre effort, il stupéfixa Jouvok, se retenant de le faire exploser sur place : il fallait le garder en vie.


« Boccini... Sur ta gauche... »

S'il avait bien gardé en tête ses repères temporels, son Ragnarok allait disparaître dans quelques secondes, si ce n'était pas déjà le cas... Ce qui les laissait à découvert face aux hommes restants. Il voulait bien encaisser un ou deux sorts de plus pour elle, mais la jeune femme devait mettre un peu du sien, tout de même : continuer sa folie meurtrière, par exemple, ou placer une autre protection... Bref, de quoi survivre le temps d'achever les sbires restants afin de pouvoir interroger celui pour qui ils étaient venus.  

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Re: Une nuit sur les Docks
Megan K. Hayajân, le  Lun 22 Sep 2014 - 16:52

Je tanguais dangereusement sur place. Si le sort s'était avéré particulièrement efficace, c'était tout simplement vidant. À croire que l'onde d'énergie avait puisé sa puissance dans mes forces. Rurik se débrouillait très bien de son côté. J'eu le temps de le voir stupéfixier Jouvok. Un sourire satisfait marqua mon visage, mes yeux se mirent à briller de contentement. J'allais pouvoir me venger. Mais avant, il me restait deux abrutis de sbires. Le Russe s'était chargé des autres. Je réfléchissais rapidement, esquissais un pas de côté quand un sorcier de la taille d'un boeuf me chargea. L'alcool le rendait tout simplement stupide, et je le faisait basculer en avant d'un coup de pied dans le plexus. Aussitôt, je me jetais sur son dos et me saisissant de sa tête, lui brisait la nuque.

Le craquement raisonna longuement dans ma tête. Je détestais ça. Je détestais ça mais je n'avais pas le choix, pour la simple et bonne raison que je devais tout faire pour retrouver ma mère. Me décidant à ne pas tuer le dernier, je me relevais. Nous nous tournions autour, et ses yeux fous brillaient d'ivresse. Je m'humectais la lèvre avant de brandir ma baguette : #Repulso ! L'homme fût propulser dans les causses de bois, et percuta la barre d'acier. L'escalier émit un chuintement atroce et s'effondra avec fracas sur ma victime. Et m*rde. Je me rendais compte de ce que j'étais. Une meurtrière. Tuer Georgio avait été accidentel, et cette femme en rapport avec mon travail. Mais les cinq messieurs que j'avais envoyé dans l'au-delà ce soir me hanteraient. Maman !

Baguette tendue, je surveillais les alentours. Personne en vue, si ce n'est un Rurik essoufflé et Jouvok stupéfixé. Je me laissais enfin glisser contre le mur, reprenant mon souffle, mon coeur cavalant irrégulièrement. La terre tournait et surtout, j'étais assaillie de doutes. Georgio en aurait-il fait de même pour sauver notre mère ? Je n'en savais trop rien. Je grimaçais, exaspérée. Il fallait que je bouge, j'aurais le temps de me morfondre plus tard. Je me relevais donc. Je n'étais pas sure que mes jambes me portent longtemps, aussi e m'élançais directement dans le hangar, à la recherche d'une chaise. J'évitais la zone des décombres, effrayée par l'idée de tomber nez à nez avec ma victime accidentelle. Sous une bâche, je trouvais une pile de chaise en bois abimées, mais ça ferait l'affaire. J'en récupérais une et la ramenait vers un Jouvok encore inanimé. D'un coup de baguette, je l'y installait et le ligotait solidement. J'adressais un signe à Mkorvsk.

-Vas y. Laisse le juste vivant. J'vais voir si ma mère est là.

Sans plus attendre, je me détourne, incapable de le regarder dans les yeux. Il me semble si imperturbable, comme si avoir tué des sorciers sans prévenir ne lui avait rien fait. Comme si il faisait ça tous les jours. Mais reprends toi, Tina !
Tu parles comme une Poufsouffle ! Je levais les yeux au ciel, avançant rapidement. En m'approchant d'une petit porte sur la droite, je me répétais de me calmer. Je soufflais et faisais le vide. Je me répétais la formule d'ouverture, la baguette soigneusement rangée dans ma poche. Ça n'eu pas grand effet. Mes efforts restaient vains. Je l'ouvris manuellement, forçant d'un petit coup d'épaule. À l'intérieur, il faisait noir...
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Re: Une nuit sur les Docks
Invité, le  Mar 23 Sep 2014 - 21:16

Des cris, des explosions, de la douleur, du sang, des cadavres... Ça avait beau être son quotidien, Rurik devait parfois avouer que les choses pouvaient devenir assez intenses, voire fatigantes... Son bras le faisait souffrir, mais il ne pouvait pas s'autoriser le luxe de baisser sa garde, pas avant la fin de la bataille, et encore...

Valentina s'occupa d'achever les derniers acolytes encore debout, arrachant une certaine déception au criminel russe en voyant tomber un gaillard presque aussi imposant que lui : il aurait bien aimé s'en occuper, de celui-ci, tant pis !

Leur cible principale était toujours stupéfixée dans son coin, bien sage, n'ayant pas vraiment le choix. L'italienne s'occupa de le soulever et l'installer sur une chaise, le ligotant bien en règle afin de procéder à l'incontournable interrogatoire musclé, avec Rurik en guise de muscle, vu qu'il avait "la tête de l'emploi". Les doutes de ce dernier s'estompèrent : elle n'avait pas cherché à le tuer à vue, et préparait même le terrain... C'était pas plus mal, même si l'on sentait qu'elle se retenait de le faire exploser... A moins que ce poids qui l'entravait était celui des regrets... Difficile d'y songer quand on était comme lui, mais cette jeune femme, bien qu'appartenant à une famille bien ancrée dans la mafia italienne, n'était visiblement pas habituée à tuer de ses propres mains (ou du moins de sa propre baguette...).  


-Vas y. Laisse le juste vivant. J'vais voir si ma mère est là.

De nouveau elle évitait de le regarder : maintenant il en était sûr, elle avait d'énormes regrets et ne pouvait pas supporter de croiser le regard d'un assassin endurci et agissant...fréquemment.

« Bah, on peut lui demander, non ? » grogna-t-il, l'air blasé.

Cette réaction l'énervait : oui, elle venait de tuer des gens, peut-être qu'elle avait l'habitude de déléguer cette tâche si salissante, mais elle s'attendait à quoi en venant ici ? Qu'il ferait tout ? Où étaient ces airs de femme fatale qu'elle avait avant de passer à l'action ? (non pas qu'il approuvait ou appréciait, mais cela témoignait au moins de l'assurance de la sorcière).

« Vérifie qu'il y en a pas un saoul qui dort dans un coin, on sait jamais... »

De son côté, la satisfaction l'envahissait : Jouvok était devant lui, ligoté comme un saucisson, inconscient, à sa merci, quoi. Le réveiller n'était pas nécessaire, mais Rurik n'avait pas perdu son côté malsain qui lui faisait apprécier les petites choses de la vie comme la victoire ou bien arracher des informations aux gens en leur faisant mal. L'impatience, chargé de l'inquiétude par rapport à Viktor le fit néanmoins voir les choses autrement, faisant basculer totalement son humeur.

« Enervatum »
« Qué...Qu'se... »

Le sortilège de stupéfixion se dissipait rapidement grâce au contre-sort, l'homme reprenait ses esprits et réalisa rapidement la situation.

« Pu-tain ! Qu'est-ce que vous... »
« Oh, la ferme, c'est toujours pareil... Qui êtes vous... Que me voulez-vous... Tu le sais très bien et je suis pas du genre patient, du moins pas maintenant ! Tu vas me dire où est celui que l'on appelle Viktor Pruvska »

Attrapant brusquement le col de l'homme, prêt à user de ses arguments préférés, il fut obligé de relâcher immédiatement sa prise, grognant de douleur : son bras était vraiment en sale état... Rien de bien grave, mais sur le coup c'était plutôt gênant. Jouvok laissa échapper un ricanement. Poussé à cran, Rurik lui décrocha un revers magistral de son autre poing, l'envoyant s'écraser à terre, toujours attaché à la chaise.

« Pour ça je suis ambidextre, puis c'est toi qui est dans la Mer**... »

Pointant sa baguette sur l'homme, il incanta doucement "Anatrista Allegro". Le visage de l'homme, bien que venant de s'écraser douloureusement au sol, s'étira bien vite en un sourire de satisfaction, comme s'il était allongé sur un lit extrêmement confortable, dans un lieu apaisant et agréable. Il s'approcha de l'homme et posa délicatement ses mains sur lui.

« T'en fais pas, tout va bien se passer... Je ne suis pas là pour te tuer... J'ai juste besoin d'aide. Legilimens. »

Son esprit fut alors propulsé dans celui de Jouvok, s'infiltrant avec adresse dans ses pensées et ses souvenirs. Certes, il y avait des tourbillons de couleurs, d'images et de sons, mais Rurik savait quoi faire, il avait des années et des années de pratique. Sa cible étant vaincue, fatiguée et détendue par le sortilège d'allégresse, il avait en main toutes les cartes pour aller chercher les informations qu'il voulait. Après quelques brefs instants, il parvint à se focaliser sur Viktor : l'avoir mentionné avait fait en sorte que Jouvok y pense, ce qui lui facilitait la tâche.

Une maison abandonnée, une pile de baguettes magiques dans un coin, un homme enchaîné, blessé, sa barbe aux reflets gris témoignant de ses semaines de captivité... Viktor ! D'autres flashs se succédèrent lorsque l'imposant criminel insista pour récupérer les informations qu'il souhaitait : des noms, des lieux, parfait !

Soudainement, les images défilèrent à nouveau : des événements proches. L'homme auquel il avait brisé la nuque plus tôt apportait une caisse de boissons alcoolisées sous les acclamations de ses camarades, il se dirigea ensuite dans la direction où était partie Valentina... Quelqu'un lui rappela de faire attention au sort dès qu'il s'approcherait de la "belle prise".


« Sors de ma tête fils de... »

Rurik s'était laissé emporté par le faible élan de volonté de Jouvok, retrouvant sa vue normale, remarquant qu'il s'était à moitié écroulé sur l'homme ficelé à la chaise renversée. Sa tête tournait, il avait tout ce qu'il fallait pour partir à la recherche de Viktor ! Mais il restait des choses à faire ici, et un danger persistait.

Se redressant comme une brute en prenant appui sur un Jouvok qui couina de douleur, toujours immobilisé au sol, le criminel russe se rua à la suite de son alliée du soir : pourquoi ne la laissait-il pas se débrouiller ? Elle aussi était épuisée, elle risquait de se faire tuer... Pourquoi s'en inquiétait-il ? Tant pis, il devait quand même la prévenir !

Une porte entrouverte sur la droite, c'était par ici qu'elle était passée... Elle donnait sur une salle sombre, éclairée uniquement par quelques rayons provenant de la salle principale, de quelques fissures dans le mur, et d'un truc venant de l'étage, sûrement le reflet de la lune à travers une des fenêtres du toit et qui avait réussi à filtrer jusqu'ici.

Une touffe blonde était à deux pas...


« Valentina ! »

Ce qui se trouvait dans cette salle était sûrement plus captivant pour la jeune femme, il le savait depuis le moment où il avait découvert son contenu dans l'esprit de Jouvok... Il ne restait qu'une seule chose à faire. Chose qu'il n'aurait jamais pensé faire un jour : se ruant devant lui, il repoussa violemment la sorcière au moment où le maléfice de protection se déclencha. Une puissante décharge magique le percuta de plein fouet et l'envoya avec une force inouïe contre le mur, comme s'il n'était rien, comme si sa masse ne signifiait rien. L'ampleur du sort et l'impact contre le mur le sonnèrent aisément, déjà qu'il avait été suffisamment mis à l'épreuve par la bataille et sa blessure au bras...

...Il glissa, dos contre ce mur qui venait de lui faire tellement mal...Sa vision brouillée, il voyait Valentina, ou du moins une chevelure blonde... Il dissocia également une autre personne. Il savait parfaitement qui. Malheureusement, aussi robuste et massif qu'il était, il continua de glisser contre le mur, n'ayant plus la moindre force, n'arrivant plus à réfléchir.

Rurik s'écroula, inconscient...


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Re: Une nuit sur les Docks
Megan K. Hayajân, le  Ven 26 Sep 2014 - 10:06

Alors que je m'enfonçais dans les ténèbres de la pièce, je me posais une question essentielle : si ma mère était là, dans quel état se trouvait elle ? Morte ? Agonisante ? Ces derniers temps, j'avais assez de problèmes pour avor en plus à organiser des funérailles... Je secouais la tête, accompagnant mon geste d'un soupir. J'avais l'impression de l'avoir déjà perdue. Si elle avait quitté ce monde, verserais-je seulement une larme ? Alors qu'elle n'avait pas adressé un mot depuis presque seize ans, depuis la mort de mon père ? Ce n'était pas par attachement pour Anna que je me trouvais là aujourd'hui, à souiller le sol de ce hangar de sang. Je faisais ça pour l'honneur d'une famille, pour que le corbeau argenté des Boccini puisse continuer à briller fièrement sans que d'autres familles italiennes ai l'idée de tenter de nous renverser. Nous n'étions pas beaucoup au final. Mon oncle, mon frère, deux cousins éloignés et moi comme représentants de notre sang. Nous possédions une foule de petits sorciers influencés par les gallions de Dan et par la noirceur de sa magie. C'est un bel héritage que Daniel allait faire à mon frère. Léon et moi nous étions mis d'accord. Lui le clan et le manoir, moi l'argent et tout ce que contenait la chambre de Dan...

Une forte odeur d'essence planait dans la pièce et je me demandais ce qui c'était passé avant ici. Je ne voulais pas allumer, par peur de ce que j'allais découvrir. Je fis un pas de plus... Et me fis percuter par un taureau. Je me repliais par réflexe et je roulais au sol avant que ma tête ne tape le mur avec violence. Je fermais les yeux, engourdie, et j'entendis le bruit d'une déflagration. Je voyais de la lumière. Le taureau n'était pas un taureau. C'était Rurik. Je papillonnais des paupières et portais une main à mon crâne. Ça me lançais. J'attendis un peu. Mais rien ne se passait. Visiblement, nos ennemis avaient mis un sort conditionnel pour protéger quelque chose. Je me levais en m'appuyant contre la taule du mur. Je me tournais vers la masse sombre affessée contre le sol. Que devais-je faire ? Vu la violence du choc, je n'aurais sans doute pas survécut, avec les cinquante kilos, à la déflagration qu'avait encaissé le russe. Devais-je l'aider ou tenter de trouver ma mère ? Rurik, bien sur. Je récupérais ma baguette au sol, et après avoir vérifié qu'elle n'était pas brisée, je m'agenouillais devant le colosse. Prenant son poult, je me rassurais : au moins, il était en vie. Appuyant contre son bras, je le fis se retourner sur le dos.

-#Revigor !

Pour appuyer mon sort, je plantais mes ongles dans le bras à peu près intact de Mkrovsk. La douleur éveille. Quand je vis perler de petites gouttes de sang, je cessais mon manège et me préparais à tout autre chose. J'aurais du faire Médicomage, je le savais. Heureusement, je jouais les infirmières assez fréquemment dans les affaires familiales. Ironique, quand on sait que c'était moi qui torturais nos ennemis pour obtenir des informations. Je secouais doucement la tête et déchirais le tissu de mon haut, révélant mon nombril. Je nouais le bras du géant en une attelle, pour patienter. Peut être qu'il pourrait faire plus. Il était clair qu'il ne pourrait pas aller à Ste. Mangouste sans risquer de nombreuses questions.  Coinçant ma baguette dans ma bouche, je resserrais le tout, et dégageais son bras. Je ne pouvais pas laisser mon "allié" comme cela. Je soupirais bruyamment et reprenais ma baguette en main.

--#Vulnera Sanentur !

Les entailles de son bras blessé se rétractèrent seules, ne laissant que des cicatrices. Il avait perdu du sang, et ça je n'y pouvais rien. Jouer au médicomage m'inquiétais, j'avais peur d'empirer les choses. J'allais donc faire une dernière chose, afin de lui éviter le gros de la douleur...

-#Curo as Velnus !

Comme ça, la douleur serait atténuée. Reprenant mon souffle, je m'effondrais à côté de Rurik, épuisée par tant de magie. Je n'avais pas l'habitude de me donner autant. Le métier de professeur m'engourdissais : cela faisait trop longtemps que je l'exerçais. Je perdais mon endurance, ma force. Fermant brièvement les yeux, je tachais de calmer les battements précipités de mon coeur. Ma tête me lançais. J'espérais avoir bien fait. Je sais qu'un sort de réparation des chaires aurait été plus approprié, mais étant plutôt inexpérimentée en la matière, je risquais de plus le blesser, aggraver sa situation qu'autre chose. Un grognement sourd se fit soudain entendre. Je me redressais à demi, et je la vis. Une chevelure blonde, des yeux bleus cernés... Ma mère... Enchainée...
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Re: Une nuit sur les Docks
Invité, le  Sam 27 Sep 2014 - 13:39

Plongé dans l'ombre, voilà sa punition pour avoir vécu une vie aussi cruelle... Bien sûr, ce n'était pas la première fois qu'il écopait d'un très mauvais coup, mais il avait désormais quelque chose à perdre, le choc n'en était que plus difficile. S'avouer vaincu était une chose, s'avouer vaincu et devoir laisser derrière soi quelque chose, quelqu'un en l'occurrence, était cent fois plus douloureux.

Son esprit était tout abîmé, chaque parcelle de son corps semblait s'être fait la malle, lui retirant toute sensation... Que lui arrivait-il ? Il devrait être en train de souffrir. Il ne parvenait même pas à émettre le moindre grognement. Lorsqu'il ouvrit les yeux, il ne vit rien. Peu à peu, le trouble s'estompa, lui permettant de distinguer des silhouettes, des formes.

Il avait ressenti une douleur, c'était ça qui l'avait réveillé, mais maintenant plus rien. La réponse devait être évidente, mais il n'arrivait pas vraiment à réfléchir. A moins qu'il ne soit mort... Il ne savait pas ce que cela faisait d'être un fantôme, mais comme il était incapable de bouger, cela devait signifier qu'il était encore vivant. Probablement pas dans le meilleur des états possibles.


« Сука... » ((prononcez : "Souka"))

Ah, la douce prononciation russe, que les occidentaux jugeaient de "brutale". Ses sens revenaient progressivement... un goût sublime lui chatouillait les papilles. Le sang, son sang... Portant sa main gauche à son bras droit, il sentit la présence d'un tissu inconnu : sa veste partie en lambeaux (un peu comme sa peau, d'ailleurs) avait été remplacée par une sorte de bandage improvisé. Était-ce l'œuvre de Valentina ?

La jeune femme était tout près de lui, elle se redressait, fixant quelque chose devant lui. Rurik avait encore les souvenirs de Jouvok en tête, il n'avait pas besoin de vérifier. Ne pouvant pas se lever immédiatement, il allait devoir assister à ces retrouvailles... Pitié. Autant en finir au plus vite...


« Va l'aider... J'ai besoin juste de... Souffler un peu. »

Heureusement que son ton naturellement grave lui permettait de camoufler un peu l'état dans lequel il était. Le problème était cette absence de sensations... Ou du moins, il savait qu'il ne ressentait qu'une partie de ce qui lui avait été infligé. Annuler la douleur, ce n'était pas pour lui. Cela avait toujours été sa manière de se sentir vivant, et on lui enlevait ?

À tâtons, il récupéra sa baguette, qu'il avait lâché en percutant la paroi. Ce ne fut guère compliqué : son arme s'était réfugiée à l'endroit où le mur et le sol se rencontrait. La pointant ensuite sur lui-même, il attendit quelques instants, afin de rassembler ses forces, suffisamment pour lancer le sort qu'il désirait.


« Finite »

Grognant soudainement, il fut davantage conscient de la douleur qu'endurait son corps. Soit il venait de se blesser tout seul en foirant son sortilège, soit il avait bel et bien réussi à retirer ce qui l'empêchait de sentir correctement ce qui lui était arrivé. Chaque centimètre carré de son corps le faisait désormais souffrir, mais il poussa un second grognement : de la satisfaction, il était bel et bien vivant !

Sa respiration s'était accélérée, son cœur battait sans doute un peu plus vite. Ignorant tout cela, il endurait désormais toute la douleur qui lui était destinée : c'était ça, vivre... Non pas qu'il appréciait avoir mal, il ne voulait pas devenir dépendant à un quelconque sortilège annulant les sensations, car il savait pertinemment qu'il tomberait facilement dans l'abus, et que cela lui jouerait de mauvais tours.

Tout allait s'arranger... Et Valentina retrouvait sa mère. L'orphelin ne savait pas du tout comment cela allait se dérouler, c'est donc en silence qu'il observa.


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Re: Une nuit sur les Docks
Megan K. Hayajân, le  Sam 27 Sep 2014 - 16:36

La silhouette amaigrie de ma mère fit ressortir mes vieux démons. La haine que je lui portais de nous avoir abandonnés, mes frères et moi. Quand Georgio était mort, elle n'avait rien fait, elle n'avait rien dit. Anna s'était contentée de se mûrer un peu plus dans le silence, ce mutisme qui la retenait prisonnièce depuis seize ans. J'avais huit ans quand mon pèee est décédé, et depuis que Daniel nous l'avait annoncé, aucun son n'était sorti de sa bouche. Je pointais ma baguette vers sa frêle silhouette, hésitante. Que pouvais-je faire ? La tuer de suite, en représailles ? La libérer ? Je ne la voyais pas distinctement. Je ne voyais que ses cheveux pâles emmêlés, la lumière faible creusant ses rides, son dos vouté... Après tout, ma mère approchait la cinquantaine. Cela faisait presque deux ans qu'elle avait été enlevée par Jouvok. Il était normal qu'elle soit fatiguée... Je pris ma décision d'un geste :

-#Lashlabask .

Les chaines qui l'entravait explosèrent en une nuée de petites étincelles et elle esquissa un mouvement. Ses mains se frottèrent à ses poignets que j'imaginais marqués. Elle jeta un coup d'oeil ébahi à mon ombre qui se découpait, immense et effrayante contre le mur. Son regard glissa jusqu'à moi et je vis sa bouche s'ouvrir un peu plus, un râle rauque lui échappant. Ma mère avait reprit le contrôle d'elle même. Elle se mit faibrilement à quatre pattes et je la laissait faire. Je l'avais sauvée, cela me suffisait. Ses jambes tremblaient, mais elle réussit après quelques instants d'un effort laborieux à se hisser sur ses jambes. Elle entrouvrit la bouche et pronconça quelqurs mots.

-Valentina... Ma chérie je te suis...

Avec un soupir exaspéré, je fis un gerste de la main, lui ordonnant le silence.  Qu'elle se taise, la vieille harpie. Je lui en voulais, et si aujourd'hui elle me semblait prête à revenir sur le devant de la scène, je ne lui pardonnerais pas ses années d'absences où je m'étais trouvée seule. Je jetais un regard à Rurik qui semblait reprendre peu à peu des forces. J'attrapais ma mère par l'épaule et la poussait sans ménagement dans la pièce principale, où Jouvok gisait au sol, ligoté à la chaise. Mon jeu allait commencer. J'abandonnais ma mère là. Avant d'aller torturer mon ennemi, je me tournais vers le Russe.

-Pourquoi as-tu fais ça ? .

Il y avait une pointe d'agressivité fans ma voix, et le tout sonnait en reproches amers. Maintenant, je lui étais redevable et je haïssais ça. Ce colosse me mettais mal à l'aise. Je lui tournais le dos, les sourcils froncés, et d'un geste, je tirais mon poignard encore luisant de poison. Je m'approchais lentement mais sûrement de Jouvok, comme une panthère jour avec sa victime. Après tout, c'est ce qu'il était. Je posais ma lame sur une caisse et sortis ma baguette. J'allais m'asseoir tranquillement sur une chaise, un sourire malsain au visage. C'était le moment que j'aimais. Jouvok, encore couché sous la chaise, me regardais terrifié. Je croisais les jambes et me demandais qu'elles seraient les règles du jeu d'aujourd'hui. Mon regard se posa sur le regard du géant mort... Et la solution me vint instantanément. C'était de la magie noire, mais j'étais sure ou presque que Rurik n'y verrais rien à redire. La voix ferme, le ton dur, je formulais mon maléfice.

-#Mortuis Resurgunt Oboediunt Me

Le fameux et terrifiant sortilège du Marionnettiste. Le cadavre s'anima. Ses jambes s'agitèrent et il se redressa, le regard vide, sous nos yeux à tous. Je me sentais puissante, si puissante... Un sentiment frôlant l'invincibilité. D'un coup de baguette, mon pantin se tourna vers mon jouet. J'aimais ça. Un rire cristallin m'échappa. Malgré tout, c'était fatiguant. Je ne tiendrais pas des heures. Mon seul but était de terrifier Jouvok. Avant de le tuer. La marionnette attendait mes ordres. Je lui indiquais de relever la chaise. Ma victime se retrouva assise sur son assise redressée. Le cadavre le regardait de ses yeux vides. Je parlais, et mon serviteur m'obéissais. Le principe d'un inferi, sans les contraintes. Les mains du mort se refermèrent sur le cou de Wieslaw, sans pour autant l'étrangler. Aussitôt, il éclata en sanglots. C'était le corps de son ami que je mouvais. Cette magie là était jouissive. Je laissais le jeu durer un peu. Puis sans prévenir, le corps retomba inerte, et me saisissant du couteau, je m'avançais vers Jouvok...
[Les morts sont spécifiés dans les postes précédents.]
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Re: Une nuit sur les Docks
Invité, le  Dim 28 Sep 2014 - 19:37

Bien décidé à ne pas rester à terre plus que nécessaire, Rurik tenta de se lever, poussant un léger grognement de douleur et d'exaspération : lui qui avait fait la morale à ce jeunot débile l'autre jour, il se retrouvait dans la même situation... Il se réconforta en pensant que le contexte était différent, et que si lui était dans un tel état, alors le jeune maigrelet aurait probablement éclaté en mille morceaux sanguinolents en percutant le mur.

Son cœur battait toujours aussi vite, comme s'il essayait d'accélérer la récupération de son propriétaire en alimentant tout ce corps en sang et oxygène, travaillant d'arrache-pied avec les autres organes, aussi sonnés soient-ils. Cela semblait marcher, car l'imposante masse de muscles parvint à se hisser grâce à ses bras... avant de chuter à nouveau en position assise, dos au mur.


** D'accord Rurik, encore quelques secondes... ** songea-t-il comme s'il s'adressait à son propre corps.

De son côté, Valentina s'était approchée de sa mère, la libérant sans dire un mot, ordonnant à la vieille femme de se taire lorsque celle ci reconnut sa fille et voulut se répandre en paroles... des excuses ? des remerciements ? Tout ceci était incompréhensible pour le russe. Il vit rouge : pourquoi ces deux là cessaient de parler ? Pourquoi n'agissaient elles pas en tant que mère et enfant ? Rurik n'avait jamais eu droit à de tels moments, il ne savait pas ce que cela faisait d'avoir des parents... Le maigre succédané qui lui avait été proposé fut aussitôt détruit par l'intrusion d'Aleksei dans sa vie.

-Pourquoi as-tu fais ça ?

Elle ne semblait pas heureuse, c'était incohérent... Pourquoi s'était-il interposé, donc ? Sachant qu'il survivrait probablement à l'attaque ? Il ne voulait pas se retrouver avec la vieille femme dans les bras, pleurant la mort de sa fille, qui semblait la détester. Ce n'était pas ce qu'il se faisait de l'idée de l'amour maternel.

« Je... » balbutia-t-il, décontenancé...

Sans le laisser rassembler les forces nécessaires à l'établissement d'une réponse valable, l'italienne emporta sa "mama" dans la salle principale de l'entrepôt, laissant le russe seul dans l'ombre et la douleur. Il laissa retomber sa tête, son menton heurta son buste. Deux uniques larmes de rage s'échappèrent de ses yeux, trop facilement, la douleur qui le tiraillait aidant beaucoup. Une décharge d'énergie le parcourut subitement : se passant le bras sur le visage, se servant du bandage improvisé de la sorcière pour essuyer cette marque de faiblesse, il grogna, et se hissa à nouveau, ignorant la douleur pour parvenir à se retrouver sur ses jambes.

Tenir debout n'était pas bien compliqué, même dans cet état, au vu de sa force physique, il n'avait aucun souci à se porter lui même. Comme il avait récupéré l'énergie nécessaire, il ne manquait plus que le sens de l'équilibre, car le mur n'avait pas vraiment été clément avec lui. Légèrement voûté et crispé, il s'avança pour quitter cette petite pièce.

Ses yeux mirent quelques secondes à s'habituer à la lumière, pour enfin distinguer quatre silhouettes : Valentina, sa mère, Jouvok et...l'un des sbires les plus robustes de celui-ci. Redressant sa baguette le plus vite possible, il réalisa que celui qui semblait avoir été tué plus tôt était bel et bien mort, et que c'était la jeune femme qui se servait de son cadavre comme sous-fifre macabre. Ce qui restait de l'homme se contentait d'étouffer partiellement leur cible : Valentina voulait sans doute le terrifier au plus au point, l'amener lentement à une mort atroce.

...Le regard du mafieux se détourna légèrement pour se poser sur la mère Boccini, s'étant écroulée dans un coin, n'arrivant pas à lâcher sa fille des yeux, sans voix, en larmes. Elle semblait si faible, si abattue, son âge la rendait pitoyable, mais elle ressemblait à quelqu'un que Rurik n'aurait jamais supporté voir dans un tel état... celle qui l'avait élevé...Vaida.


« Достаточно ! » ((Prononcez "dostatochno" ))

Puisqu'il avait redressé sa baguette, cela allait être plus simple. Il incanta son Expelliarmus et n'eut qu'un léger mouvement pour viser Valentina. Son sortilège fusa avec violence, mais contrairement à ses habitudes, il n'avait pas pour but d'agresser qui que ce soit, il voulait juste que la jeune femme lâche son arme. Le couteau tomba au sol dans un bruit métallique.

Le temps sembla s'immobiliser un instant... Rurik se tenait au mur, la baguette pointée sur Valentina, qui ne devait sûrement pas comprendre ce qui se passait : non, l'imposant sorcier de la trahissait pas, bien au contraire. Bon, par contre, il savait pertinemment qu'il ne pourrait plus lancer le moindre sort, même mineur... Ses blessures le rongeaient, il tenait à peine debout.

Il attaqua de la seule arme qui lui restait :


« Tu... Tu vois pas ce que t'es en train de faire ? Tu n'as pas à avoir de regrets pour tout ce que tu as fait jusqu'ici, mais...urgh... »

Ses genoux heurtèrent le sol : bon, au moins il pouvait se reposer sans gaspiller de l'énergie à rester debout... Mais il n'avait pas terminé de parler !

« ...Mais maintenant... Regarde tout simplement derrière toi...  »

Car derrière elle se trouvait une mère terrifiée, désemparée, ne pouvant pas détacher son regard malgré cette vision affreuse lui brûlant les yeux. Assister à cela était une punition pour tout ce qu'elle avait fait subir à sa fille, comme l'abandonner, probablement. Néanmoins, si Valentina allait au bout de sa vendetta de cette manière-ci, cela risquait d'être beaucoup trop pour la vieille femme.

Rurik attendit le verdict. Il ne savait pas s'il pouvait empêcher Valentina de se détruire devant les yeux de sa mère. Lui qui avait vécu avec tant de criminels, il savait faire la différence : même si la jeune femme était douée et courageuse, elle n'était pas comme lui... Elle ne devait pas le devenir.


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Re: Une nuit sur les Docks
Megan K. Hayajân, le  Dim 5 Oct 2014 - 16:07


L´heure de la vengeance à sonnée. D'une main, je joue avec le couteau. Je sais que su je me coupe, je meurs car la lame est trempée d'un poison que Jouvok connait bien. Je souris de toutes mes dents, savourant ce moment que j'attends depuis huit années. Depuis que ce chien m'a fait tuer mon frère. La lame siffle dans le silence, tandis qu'elle tournoie avant que je ne la rattrape. J'avance doucement, sure de moi, sous les yeux horrifiés de celui qui un jour m'a torturée. Ses yeux cherchent désespérément une porte de sortie. Mais il n'y en a  aucune. Il n'y a pour lui qu'un futur macabre, des douleurs aussi affreuses que celles qu'il m'a fait subir il y a deux ans, quand il a enlevé ma mère et que j'ai tenté de la sauver.

Je ne suis plus qu'à quelques mètres de lui et je me rends compte que c'est avec plaisir que je vais le tuer. Moi qui hais la mort, qui me sent mal à l'idée d'avoir tué les alliés de Wieslaw, j'ai un sourire resplendissant quand vient le moment de mettre fin aux jours de mon pire ennemi. De celui qui a détruit ma famille, brisé des vies. L'image du corps de Georgio me revint en tête et mes traits se durcirent d'avantage encore. Je levais le couteau, prête à le lancer dans la main de Jouvok. Mais mon arme vola ailleurs, s'écrasant lourdement sur le sol. Rurik.

Je brandis ma baguette. Il allait payer. Il me trahissait. Il m'avait promit que j'aurais le droit, que j'aurais le pouvoir de tuer l'être que je haïssais de chaque fibre de mon corps. Et là, quand enfin j'allais céder à ce plaisir, il m'enlevait mon arme et me tournait le dos ! Sa tête allait gicler ! Si c'était pour m'empêcher de me venger, pourquoi ne m'a-t-il pas laisser mourir sous cette décharge, me laisser crever ? Je serre les dents, et je ne sais pas comment réagir. Je m'approche de lui et lui fais fièrement face. Je le fusille des yeux, refoulant le besoin vicéral de l'étrangler. Il me semble trop faible et je me contente de froncer les sourcils. Soudain, sa voux, fêlée par la douleur, romps le silence.

« Tu... Tu vois pas ce que t'es en train de faire ? Tu n'as pas à avoir de regrets pour tout ce que tu as fait jusqu'ici, mais...urgh... »

Je regardais ma mère, un tas de tissus larmoyant qui m'arrache une grimace exaspérée. Elle ne représente plus rien pour moi. Je suis là pour la famille. Me voir ainsi lui fait du mal ? Ça la brise ? Et bien soit. Je m'en moque. Je suis la fille de mon père, la nièce de mon oncle. On m'a appris à faire du mal à ceux qui s'en prennent à ma famille, à tous les Boccini. C'est d'ailleurs pour cela que j'étais là. Pas pour elle, mais pour la mémoire de Paolo, et sur l'ordre de Daniel. Elle, je ne la connaissait plus. Rurik tomba à genoux. Je me laissais choir à côté de lui. Je soulevais son visage d'une main, qu'il finisse de parler.

« ...Mais maintenant... Regarde tout simplement derrière toi...  »

Mes mains se crispèrent sur ses joues mal rasées. Je plongeais mon regard de glace dans le sien. J'essayais de lui faire comprendre par là la douleur que m'avait causée Wieslaw Jouvok. Il m'avait détruite, du plus profond de mon âme, il m'avais griffé le coeur. Mais si Rurik était là, en face de moi, c'est qu'il avait aussi souffert de la cruauté de cet homme. Alors pourquoi, pourquoi ne voulait il pas que je nous débarrasse de ce microbe ? Soudain, prise d'un accès de colère, je répondis à Mkrovsk.

Tu sais pourquoi je veux le voir souffrir ? Parce qu'il a enlevé Anna, qu'il a fait tuer mon père et ma tante, que j'ai tué mon frère. C'est un c*nnard. Tu comprends donc pas ?

Je me relevais, le laissant basculer en arrière. Je m'approchais d'un Jouvok terrifié et lui décochais la baffe de sa vie. J'allais chercher dans le fouillis des cordes, et je me perdais dans les cartons, en criant et en pestant de toutes mes forces contre le russe.
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Re: Une nuit sur les Docks
Invité, le  Mar 7 Oct 2014 - 22:55

Face à lui s'était dressé une incarnation de haine comme il avait l'habitude de cotoyer au quotidien : son reflet dans les yeux de la blonde n'avait jamais été aussi bien situé. Néanmoins, il tenait à l'idée qu'il s'était faite de la situation... L'italienne n'était pas une tueuse... Sa mère ne devait pas la voir agir ainsi. Toutes les deux avaient la possibilité de réparer ce qui avait été brisé. Cela était une chance que le russe n'aurait probablement jamais. Valentina se rapprocha de lui, le forçant à lever les yeux vers elle d'une griffe ornée d'ongles bien trop manucurés pour être ceux d'une tueuse.

- Tu sais pourquoi je veux le voir souffrir ? Parce qu'il a enlevé Anna, qu'il a fait tuer mon père et ma tante, que j'ai tué mon frère. C'est un c*nnard. Tu comprends donc pas ?

Le relâchant en le laissant s'écraser dos contre le mur, elle retourna vers Jouvok, lui administrant une gifle monumentale, comme si c'était lui qui l'avait interrompue. Fouillant dans les décombres, elle partit à la recherche de son arme blanche... Rurik se redressa alors. Son dos ne lui faisait plus mal : à vrai dire, il ne le sentait plus, ce qui n'était pas plus mal pour l'instant. D'un air résigné malgré son état de faiblesse avancé, il s'approcha de la mère Boccini et la souleva sans grande difficulté : son séjour entre de très mauvaises mains l'avait sûrement rendue plus légère que ce qu'elle pouvait être d'habitude.

« Venez... Un peu d'air frais nous fera du bien... » grogna-t-il sans se préoccuper de la furie qui cherchait son arme.

D'un autre grognement, il fit taire la vieille femme, qui voulait sûrement protester. L'emmenant bien loin de tous ces cadavres, il la déposa sur une caisse. Vu son état, elle ne risquait pas d'aller bien loin. La fixant droit dans les yeux il lui assura :

« Attendez-ici, je vais vous ramener votre fille, faites moi confiance, je ne la laisserais pas faire ça... »

Ses talents d'Occlumens et son expérience au fil des années firent leur effet : il s'avéra être très persuasif, la vieille dame acquiesça lentement, toujours de son air suppliant. Faisant volte-face, Rurik retourna a l'intérieur de l'entrepôt...

« Valentina ! Un instant ! »

Cette fois-ci, il baissa sa baguette. Il n'en aurait pas besoin. Faisant les quelques pas restants pour être suffisamment proche sans avoir à crier, il ajouta :

« J'ai dis à ta mère que je t'empêcherais de faire ça... Mais je comprends ce que tu es venue chercher ici. Alors vaut mieux que ce soit moi qui lui mente. Dehors... il y a une chance de réparer les choses qui t'attends... Tu peux choisir de l'ignorer, mais tu risques d'avoir des regrets. »

Baissant légèrement le ton, il poursuivit :

« J'ai envie de dire que je t'envie, mais maintenant j'ai les informations qu'il me faut... Alors je compte bien aller sauver Viktor... »

Se remettant d'aplomb pour éviter de s'écrouler lamentablement au sol, il grogna : décidément, ce coup l'avait vraiment mis dans un état pas très reluisant. Il ne pouvait cependant pas se permettre de trop attendre. Gardant un œil sur Valentina, attendant qu'elle se décide à faire quoi que ce soit, il vit du coin de l'œil que Jouvok s'agitait, luttant contre ses liens : il avait compris qu'il n'allait pas voir la lumière du lendemain.

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Re: Une nuit sur les Docks
Megan K. Hayajân, le  Mer 15 Oct 2014 - 19:38


Je fouinais entre les caisses à la recherche de mon arme. Mon poignard, enduit de poison. Il avait une certaine valeur pour moi, bien que fusse incapable de dire pourquoi. Je regardais le vide tandis que mes mains partaient seules à la recherche de ce que Rurik m'avait arraché. J'avais envie de crier son acte de trahison. Je passais sous une poutre et laissait échapper un hoquet de surprise. Le bout d'une botte de cuir masculine dépassait mollement de sous un enchevêtrement de matériaux. Du fer, du bois. De la haine. Une larme perla à mes yeux. Parce que c'était à Jouvok que je voulais faire du mal, pas à cet innocent à qui j'avais pris la vie. Quelque part je regrettais. D'un autre côté... Je n'y parvenais pas. Pouvais-je seulement éprouver une once de regret à mettre en oeuvre tous les moyens possibles pour venger ma famille ? Pour sauver ma mère ? Mes raisons me semblaient valables un instant plus tôt. Je n'étais plus sure de rien.

L'éclat argenté de la lame attira mon regard, et je récupérais le poignard sans me couper. Ça aurait été mortel; William n'étant pas là pour me sauver. Je glissais l'arme dans la cape, dans une poche. Et je pris fermement ma baguette, bien décidée à en finir. Que tous ces innocents ne soient pas morts en vain, que je parvienne à mon but. Je soufflais doucement, tâchant d'étouffer un sanglot tandis que mes larmes -ces traitresses- étranglaient ma gorge et mouillaient mes joues. J'étais sur le point de pleurer. Je restais fière malgré cela et c'est droite comme un i que je sortis des décombres, m'avançant lentement vers Wieslaw qui devait pleurer lui aussi. J'ornais mon visage angélique d'un sourire factice et d'un geste de ma baguette, les cordes qui enserraient Jouvok se resserrèrent, l'étouffant lentement. Je le regardais droit dans les yeux, me punissant moi même. J'avais beau être forte, je n'étais pas insensible. Cette image risquais de me hanter longtemps. J'allais porter le coup de grâce. Je levais ma baguette...

« Valentina ! Un instant ! »

Je laissais mon geste en suspens, et me tournais, le regard haineux, vers Mkorvsk. Je lui en voulait beaucoup. C'était sa faite, si je doutais. Sa faute, si Jouvok n'était pas déjà mort. Je me sentais trahie, et je fronçais d'autant plus les sourcils qu'il s'approchait d'un pas claudiquant, souvenir du sacrifice qu'il avait fait pour moi. Depuis quand des inconnus prenaient ils les coups à votre place ? Cela me glaçais le sang, m'enrageais. Pour une fois, je me taisais et attendais la suite de ses -probables- réprimandes.

« J'ai dis à ta mère que je t'empêcherais de faire ça... Mais je comprends ce que tu es venue chercher ici. Alors vaut mieux que ce soit moi qui lui mente. Dehors... il y a une chance de réparer les choses qui t'attends... Tu peux choisir de l'ignorer, mais tu risques d'avoir des regrets. J'ai envie de dire que je t'envie, mais maintenant j'ai les informations qu'il me faut... Alors je compte bien aller sauver Viktor... »

Il allait le faire. Il allait me trahir un peu plus et tuer Wieslaw à ma place. Je laissais échapper un "Non !" blessé, et je m'avançais déterminée face à lui. Je le regardais dans les yeux, le menton relevé et sur la pointe des pieds. Il ne me faisait pas peur. Sur le moment, il était faible. Et il me faisait penser à un chaton blessé. Je me sentis soudain affreusement coupable. Si coupable que les larmes inondèrent tout à fait mes traits fins, ma peau laiteuse et mes yeux translucides. Je posais mes mains sur ses épaules et le forçais à reculer jusque sur une caisse. Fermement, je l'y poussais. Je pris la parole, sure de moi cette fois.

Si tu me laisse te soigner correctement, je ne le ferais pas. Sinon...

Je relevais son visage pour plonger mes iris transperçants dans les siens.

-... Sinon je t'assomme et je le tue.

Sans attendre sa réponse, je posais ma baguette sur son front et formulais un : #Vulnera Sanentur de circonstance. Ainsi, la blessure était définitivement cicatrisée. J'ôtais doucement mon bout de vêtement enroulé autour de son bras et usais du sort de l'attelle magique, qui lui maintient parfaitement le bras. Doucement, je posais mes mains sur ses tempes.

-Me donne tu le droit d'apaiser ta douleur ?
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Re: Une nuit sur les Docks
Invité, le  Lun 20 Oct 2014 - 14:25

A nouveau, l'italienne s'approcha de lui, menaçante, bien décidée à lui montrer qu'elle n'était pas une incapable, que ce n'était pas parce qu'elle était une "faible femme" qu'il devait forcément tout faire à sa place. Elle se trompait... Rurik ne songeait qu'à une chose : les dommages collatéraux de ses choix.

Valentina posa alors ses mains sur les épaules de l'imposant sorcier. Voulait-elle l'étrangler ? Non, même s'il était affaibli par la bataille et ses blessures, elle n'avait pas la force nécessaire. Les larmes qui ruisselaient sur ses joues blafardes le poussèrent à se laisser pousser en arrière, rencontrant bien vite une caisse: il ne s'y installa pas à contre-cœur, bien au contraire.


Si tu me laisse te soigner correctement, je ne le ferais pas. Sinon... Sinon je t'assomme et je le tue.

Un léger sourire s'étira sur le visage du russe : l'assommer ? Lui ? Bon, vu son état, elle pouvait éventuellement réussir, mais il n'était pas du genre à s'avouer vaincu aussi facilement. La jeune femme ne demandait qu'une seule chose : le soigner. Pourquoi ? Se sentait-elle coupable ?

Rurik se laissa faire en silence : elle voulait le remercier d'une façon ou d'une autre... Il n'allait pas s'en plaindre.


-Me donne tu le droit d'apaiser ta douleur ?

Grognant légèrement, il lui attrapa doucement le bras avec sa main qui n'était pas gênée par l’attelle qu'elle venait de lui apposer. Non, elle était allé trop loin...

« Tu en as déjà fait suffisamment, laisse moi la douleur, ce n'est pas un problème... »

Il jouait son dur sans s'en rendre compte, mais il était vraiment sincère : souffrir ne le dérangeait pas, il y était habitué, trop habitué. C'était également une sorte de sécurité.

« ... C'est tout ce que j'ai pour savoir que je suis toujours en vie. Ça me permet aussi de... garder le contrôle... »

Stop ! Elle n'avait pas besoin des détails, non plus ! Cette inconnue en savait déjà trop sur lui, peut-être plus que ce qu'il ne laissait transparaître habituellement. Il ne s'expliquait toujours pas le pourquoi du comment de son sauvetage in-extremis... Outre l'aspect pragmatique du "je peux encaisser le coup, pas elle".

« Merci, ça ira... Je ne veux pas t'empêcher de le tuer si c'est vraiment ce que tu désires... Mais si j'ai fait sortir ta mère, c'est pour qu'elle pense que ce soit moi qui l'ait fait. Réfléchis-y bien, tu es forte, courageuse, tu t'es bien battue pour qu'on s'en sorte. Mais maintenant que le combat est terminé, t'as plus besoin de tuer... Surtout avec ta mère qui t'attends dehors... »

Il inclina légèrement la tête pour indiquer la sortie, reprenant la parole avant qu'elle ne puisse l'interrompre.

« Je sais pas ce qu'il a pu se passer entre vous, mais au moins vous êtes à nouveau ensembles. Et elle semblait vraiment heureuse de te revoir. C'est le genre de chose qui ne se remplace pas... »

L'homme imposant parlait en connaissance de cause, cela s'entendait à sa voix. Il n'avait jamais connu ses parents et ses beaux jours aux côtés de sa "mère" adoptive avaient été tués dans l'œuf par Aleksei. Le reste de sa vie n'avait été que traque, souffrance, trahisons, meurtres, vengeance et ténèbres. Il ne souhaitait pas la même chose à Valentina, car elle était un minimum digne de confiance... Ce qui faisait d'elle quelqu'un de bien aux yeux du russe.

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Re: Une nuit sur les Docks
Megan K. Hayajân, le  Sam 25 Oct 2014 - 13:36


Voir Rurik dans cet état, ce grand gaillard calme et doux, ou presque, faisait un contraste assez détonnant au vu de ce que nous venions d'accomplir. Les cadavres autour de nous prouvaient une autre facette de nos personnalités, à l'un comme à l'autre. La culpabilité aurait pu m'assaillir, si je ne me disais pas que ces monstres avaient déjà tués des innocents. C'était aussi mon cas. Je chassai d'un geste de la tête ces pensées un peu trop négatives. Je resserrai son bandage, plaçais son attelle. Il allait être bon pour Ste-Mangouste. J'hésitais presque à l'y emmener de force. Je le regardai, plongeais mon regard couleur de l'eau dans le sien. J'essayais tant bien que mal de décrypter les émotions. Je crois que j'aurais fait une très mauvaise psychomage... Je n'arrivais à rien. Cet homme était un véritable mystère à part entière... Il se saisit de mon bras. À voir ce bras, j'eut peur que mon os craque. Mais non, il tenait bon. Rurik écartait simplement ma main.

« Tu en as déjà fait suffisamment, laisse moi la douleur, ce n'est pas un problème... C'est tout ce que j'ai pour savoir que je suis toujours en vie. Ça me permet aussi de... garder le contrôle... »

Je haussais les épaules. Comme il voulait. Je ne savais pas quoi faire. Je ne savais pas comment faire entendre raison au colosse. Après tout ce n'était pas mon problème, si il était un peu masochiste sur les bords. Je soulevais son menton. Le geste était un peu surprenant. Autoritaire, un peu trop. Mais je voulais qu'il me regarde. Je n'y arrivais pas avec les mots. Ma meilleure arme avait toujours été mes yeux. Je combinais le tout. J'essayais de faire passer dans ce regard, dans les reflets de notre oeillade, toute ma gratitude, mon agacement et ma colère. Autant dire que j'étais au bord des larmes.

« Merci, ça ira... Je ne veux pas t'empêcher de le tuer si c'est vraiment ce que tu désires... Mais si j'ai fait sortir ta mère, c'est pour qu'elle pense que ce soit moi qui l'ait fait. Réfléchis-y bien, tu es forte, courageuse, tu t'es bien battue pour qu'on s'en sorte. Mais maintenant que le combat est terminé, t'as plus besoin de tuer... Surtout avec ta mère qui t'attends dehors... »

J'eu un sourire railleur. Ma mère, hein ? Qu'est ce que j'en avais à faire ! Elle n'était pas ma mère, elle n'était rien. Rien à mes yeux. Je devais tout à mon oncle, elle, je la haïssait. Et tout ce que le russe pourrait bien y faire ou y dire n'y changerait rien. On efface pas une décenie et demi de silence, d'absence. Je n'oublie pas, je ne pardonne pas. Je suis comme ça. Cependant il a raison, je ne tuerais pas ce clébard de Jouvok ! Oh non, je vais faire bien pire.

« Je sais pas ce qu'il a pu se passer entre vous, mais au moins vous êtes à nouveau ensembles. Et elle semblait vraiment heureuse de te revoir. C'est le genre de chose qui ne se remplace pas... »

J'avais l'étrange impression qu'il parlait d'une histoire qui n'était pas la mienne. Qui ne me regardais pas. Étais-ce la sienne ? J'en étais sure. Quelque chose dans sa vie s'était produit qui l'avait poussé à devenir comme ça. Mais nous, les mafieux, les méchants, ceux que les enfants regardent avec un regard emplis de haine et de colère, nous avions tous en nous une bonne raison d'agir. Lui, avait une faiblesse quant à sa famille, à son histoire passée. J'en étais presque sure, et je pense sincèrement que s'il avait accepté de m'aider, c'était bien pour cela ! Je le lui en voulais pas. Je lui adressai un clin d'oeil. Je me dirigeais ensuite vers Wieslaw. Je plantais mes ongles dans la partie non brûlée de son visage et je lui griffais la peau. Des traces ensanglantées apparurent, inondant peu à peu son visage de rouge. J'attrapais un bout de corde qui trainait non loin et la nouait pour empêcher Jouvok de prononcer le moindre mot...

Je le relevais d'un geste. Visiblement ébahis d'être encore en vie, il me suivit sans discuter. Je serrais fort les liens pour nouer ses mains dans son dos. Après quoi je le fouillais. Il avait un opinel dans ses poches. Il se retrouva dans les miennes. Des billets d'argent moldu, bon, qu'importe. Des gallions. Ça pouvait toujours servir ! Je le fis avancer jusqu'à la porte, le tapant dans les tibias quand il ne voulait pas avancer. Je me tournais alors vers Rurik.

Au revoir, Mkorvsk. On se reverra sans doute un jour...

Puis je lui tournais le dos et sortis du hangar. Il n'y avait personne. Il faisait encore nuit, tant mieux. Je voyais au loin la silhouette tassée d'Annabella, ses cheveux blanchis par cette vie d'inquiétude et d'emprisonnement de cette dernière année. Au moins l'avaient il peut être un peu nourrie. Je lui attrapais le bras sans ménagement, une fois que je fus vers elle.

Lèves toi, Anna. On rentre à la maison.

Et sans un mot de plus, je transplanais pour Florence.
[Fin du RP pour ma part, je te laisse le terminer]
 
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