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Une nuit sur les Docks
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Megan K. Hayajân
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Re: Une nuit sur les Docks
Megan K. Hayajân, le  Sam 25 Oct 2014, 13:36


Voir Rurik dans cet état, ce grand gaillard calme et doux, ou presque, faisait un contraste assez détonnant au vu de ce que nous venions d'accomplir. Les cadavres autour de nous prouvaient une autre facette de nos personnalités, à l'un comme à l'autre. La culpabilité aurait pu m'assaillir, si je ne me disais pas que ces monstres avaient déjà tués des innocents. C'était aussi mon cas. Je chassai d'un geste de la tête ces pensées un peu trop négatives. Je resserrai son bandage, plaçais son attelle. Il allait être bon pour Ste-Mangouste. J'hésitais presque à l'y emmener de force. Je le regardai, plongeais mon regard couleur de l'eau dans le sien. J'essayais tant bien que mal de décrypter les émotions. Je crois que j'aurais fait une très mauvaise psychomage... Je n'arrivais à rien. Cet homme était un véritable mystère à part entière... Il se saisit de mon bras. À voir ce bras, j'eut peur que mon os craque. Mais non, il tenait bon. Rurik écartait simplement ma main.

« Tu en as déjà fait suffisamment, laisse moi la douleur, ce n'est pas un problème... C'est tout ce que j'ai pour savoir que je suis toujours en vie. Ça me permet aussi de... garder le contrôle... »

Je haussais les épaules. Comme il voulait. Je ne savais pas quoi faire. Je ne savais pas comment faire entendre raison au colosse. Après tout ce n'était pas mon problème, si il était un peu masochiste sur les bords. Je soulevais son menton. Le geste était un peu surprenant. Autoritaire, un peu trop. Mais je voulais qu'il me regarde. Je n'y arrivais pas avec les mots. Ma meilleure arme avait toujours été mes yeux. Je combinais le tout. J'essayais de faire passer dans ce regard, dans les reflets de notre oeillade, toute ma gratitude, mon agacement et ma colère. Autant dire que j'étais au bord des larmes.

« Merci, ça ira... Je ne veux pas t'empêcher de le tuer si c'est vraiment ce que tu désires... Mais si j'ai fait sortir ta mère, c'est pour qu'elle pense que ce soit moi qui l'ait fait. Réfléchis-y bien, tu es forte, courageuse, tu t'es bien battue pour qu'on s'en sorte. Mais maintenant que le combat est terminé, t'as plus besoin de tuer... Surtout avec ta mère qui t'attends dehors... »

J'eu un sourire railleur. Ma mère, hein ? Qu'est ce que j'en avais à faire ! Elle n'était pas ma mère, elle n'était rien. Rien à mes yeux. Je devais tout à mon oncle, elle, je la haïssait. Et tout ce que le russe pourrait bien y faire ou y dire n'y changerait rien. On efface pas une décenie et demi de silence, d'absence. Je n'oublie pas, je ne pardonne pas. Je suis comme ça. Cependant il a raison, je ne tuerais pas ce clébard de Jouvok ! Oh non, je vais faire bien pire.

« Je sais pas ce qu'il a pu se passer entre vous, mais au moins vous êtes à nouveau ensembles. Et elle semblait vraiment heureuse de te revoir. C'est le genre de chose qui ne se remplace pas... »

J'avais l'étrange impression qu'il parlait d'une histoire qui n'était pas la mienne. Qui ne me regardais pas. Étais-ce la sienne ? J'en étais sure. Quelque chose dans sa vie s'était produit qui l'avait poussé à devenir comme ça. Mais nous, les mafieux, les méchants, ceux que les enfants regardent avec un regard emplis de haine et de colère, nous avions tous en nous une bonne raison d'agir. Lui, avait une faiblesse quant à sa famille, à son histoire passée. J'en étais presque sure, et je pense sincèrement que s'il avait accepté de m'aider, c'était bien pour cela ! Je le lui en voulais pas. Je lui adressai un clin d'oeil. Je me dirigeais ensuite vers Wieslaw. Je plantais mes ongles dans la partie non brûlée de son visage et je lui griffais la peau. Des traces ensanglantées apparurent, inondant peu à peu son visage de rouge. J'attrapais un bout de corde qui trainait non loin et la nouait pour empêcher Jouvok de prononcer le moindre mot...

Je le relevais d'un geste. Visiblement ébahis d'être encore en vie, il me suivit sans discuter. Je serrais fort les liens pour nouer ses mains dans son dos. Après quoi je le fouillais. Il avait un opinel dans ses poches. Il se retrouva dans les miennes. Des billets d'argent moldu, bon, qu'importe. Des gallions. Ça pouvait toujours servir ! Je le fis avancer jusqu'à la porte, le tapant dans les tibias quand il ne voulait pas avancer. Je me tournais alors vers Rurik.

Au revoir, Mkorvsk. On se reverra sans doute un jour...

Puis je lui tournais le dos et sortis du hangar. Il n'y avait personne. Il faisait encore nuit, tant mieux. Je voyais au loin la silhouette tassée d'Annabella, ses cheveux blanchis par cette vie d'inquiétude et d'emprisonnement de cette dernière année. Au moins l'avaient il peut être un peu nourrie. Je lui attrapais le bras sans ménagement, une fois que je fus vers elle.

Lèves toi, Anna. On rentre à la maison.

Et sans un mot de plus, je transplanais pour Florence.
[Fin du RP pour ma part, je te laisse le terminer]
 
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Re: Une nuit sur les Docks
Invité, le  Lun 27 Oct 2014, 15:49

Impuissant, il assista à une chose improbable : les rouages organiques dans le crâne de la femme s'activèrent... Elle réfléchissait !  Après ce qui lui semblait être une éternité, elle se détourna de lui et alla soulever Jouvok, qui pleurait comme une fillette, s'arrêtant aussitôt sous la surprise lorsqu'il réalisa que Valentina n'allait pas le tuer... ou du moins pas encore.

Ce clin d'œil de l'italienne avait voulu dire "j'ai compris, ne t'en fais plus pour moi"... et non pas "va te faire foutre, je vais le buter quand même, t'es pas en état de m'en empêcher" comme il l'avait compris au tout début. C'était une bonne chose... Il laissa aller sa tête en arrière, soupirant de soulagement : même si elle était en plein centre d'un tourbillon de haine, de morts et d'affaires pourries dans le genre, la blonde n'était pas une tueuse, il pouvait le sentir. D'ailleurs, maintenant qu'il y songeait... Est-ce que Lilith était à mettre dans le même sac ? Non, c'était trop compliqué pour l'adolescente, il lui fallait plus d'observations...


- Au revoir, Mkorvsk. On se reverra sans doute un jour...
« Sans doute... » grogna-t-il, plus pour lui-même.

Pourquoi reprendrait-il contact avec elle, maintenant qu'il savait où se trouvait Viktor. Il n'avait plus aucun lien qui le retenait à son "alliée". Son frère avait été un bon contact, mais les histoires de famille ne l'intéressaient pas... Il préférait la vision russe des choses : drogue, argent, prostitution et violence... Toutes ces notions de famille, d'héritage, d'honneur... ça lui passait au dessus de la tête.

Se redressant avec difficulté, il songea que niveau honneur, au moins, il avait gagné quelques points. Cela lui avait sans doute coûté les prochains jours pour se remettre de ses blessures, mais il était content d'avoir sauvé la jeune femme : comment expliquer sa mort tragique à son frère ? Il ne voulait pas démarrer les hostilités avec les Boccini. Il savait bien sûr comment éradiquer une famille, l'ayant déjà fait de nombreuses fois, sorciers ou pas. Pour ces italiens, il ne voyait pas l'intérêt...

... Ce pragmatisme, est-ce que ça faisait de lui quelqu'un de "bien" ? Absolument pas.


« Rurik, tu réfléchis trop, tu sais bien que ça te fais du mal... » grogna-t-il.

Dégainant à nouveau sa baguette, il entreprit de nettoyer l'entrepôt de toute preuve : le sang, qu'il s'agisse du sien ou non et les cadavres. Que tout soit en sale état après le combat ne prouverait rien si les autorités ne trouvaient pas le moindre corps, la moindre preuve "organique".

Le dernier corps à faire disparaître le fit s'arrêter un instant : le cadavre qu'avait utilisé Valentina... celui d'un homme à la carrure presque équivalente à la sienne. Les traits de son visage lui rappelaient également quelqu'un de vaguement familier. Avec un grand sourire carnassier, Rurik l'observa un instant, sachant pertinemment qu'une grande différence subsistait entre eux : lui était encore vivant. Pointant sa baguette sur l'imposant cadavre, il incanta son sortilège favori : les vêtements disparurent en quelques instants, la peau suivant bien vite, de manière très irrégulière, les muscles et les os prirent une teinte noire avant de s'effriter en une poussière macabre, disparaissant en une fraction de seconde. Cette magie noire ne dérangeait pas le russe, c'était mieux que de les brûler : pas de cendres, pas de preuves, beaucoup plus simple, beaucoup plus satisfaisant... la méthode parfaite !

Pour clore cette soirée riche en action et émotions, le criminel transplana, en direction de la chambre de son hôtel moldu, pour une nuit bien méritée : ses blessures pouvaient attendre le lendemain matin.




[ Fin du RP ! Sujet à nouveau libre ! ]
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Re: Une nuit sur les Docks
Harradas Spinner, le  Sam 01 Nov 2014, 19:12

AFFOLÉ. Non. En PANIQUE. Pire. TERRIFIÉ. PEU IMPORTE BON SANG ! Se ruant dans la rue qui menait aux quais des docks, il n'avait pu penser à un autre endroit. Il ralentit, essoufflé, sa tenue de sorcier frôlant le goudron encore mouillé de la pluie habituelle de Londres. Il était seul. Les bâtiments sombres et humides qui le surplombaient, semblaient l'observer silencieusement. Prenant un rythme de marche lent, il scrutait les ténèbres des quais qui se dévoilaient peu à peu sous ses yeux. L'unique lampadaire de la ruelle grésillait inlassablement et n'éclairait pas à plus de quelques mètres de sa vieille lumière orangée. Ses pas marqués par les cailloux qu'il délogeait, il s'avançait d'un air méfiant sa baguette en main, quittant peu à peu la route pour se retrouver sur les quais obscurs de la capitale. Il frémit lorsqu'un vent glacé s'engouffra dans ses manches et il accéléra sa marche. L'unique lampadaire s'éteignit. Il s'arrêta net et jeta un coup d’œil derrière lui en évitant de se retourner. Il n'y avait personne. Les quais étaient noirs et seule une faible lumière de la lune qui se diffusait à travers les nuages éclairait à peine l'horizon. L'eau qui lui avait toujours semblé si paisible, n'était plus qu'une marre noire de soupçons et de secrets. C'est une lettre qui l'avait mené ici. Il ne recevait jamais de courrier si ce n'était la correspondance qu'il avait commencé à entretenir avec une ex-auror qui prétendait être sa cousine. Mais là, bien loin de liens familiaux, c'était une menace qu'il avait reçut. Il ignorait comment on l'avait retrouvé mais cet étrange personnage qui lui avait écrit semblait loin des plaisanteries. Cela ressemblait à un mauvais jeu d'échec dans lequel son prédateur cherchait à le mener à sa propre perte. Le jeune homme savait bien qu'il courrait un grand risque, mais l'autre avait déjà un tour d'avance et il ne pouvait pas le laisser gagner. "Nous détenons l'un de vos amis." il n'avait pas réfléchit deux fois avant de se lancer. Des amis il n'en avait pas trente-six et il était hors de question que quelqu'un se fasse égorger par sa faute. Si quelqu'un devait subir ce fardeau, ce serait lui et par un autre. Le rythme régulier des vagues s'écrasant contre le ciment le tira hors de ses pensées. Il effectua silencieusement un #Lumos pour éclairer devant lui mais il n'était pas convaincu de ce qu'il faisait. Qui est-ce qu'il était censé chercher ? Quelqu'un l'attendait-il ? Quelle question, évidemment. Mais qui ?

- Y a quelqu'un ? Lança-t-il bêtement avec une voix enrouée.

Il se racla la gorge le plus discrètement possible. *Pourquoi diable est-ce que tu demanderais s'il y a quelqu'un ? Bien sûr qu'il y a quelqu'un !* Il se retourna à nouveau pour s'assurer que personne n'arriverait derrière lui. Et s'il n'y avait personne ? S'il s'était trompé de location ? Il ressortit précipitamment le parchemin et le relut. Qui sait combien de temps son ami resterait en vie s'il s'avérait qu'il n'était pas au bon endroit...
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Re: Une nuit sur les Docks
Mangemort 58, le  Dim 02 Nov 2014, 16:36

| Post unique. Avec l'accord de Catherine Holmes. |

Là où les marchandises arrivent de l'horizon. Les sirènes y sont dans les eaux, mais également dans les airs. Ton ami prendra la mer ou je lui prendrai la vie.


Vers la quatrième heure de l'après-midi, mon poing s’abattit sur sa figure. Mes phalanges creusèrent suffisamment sa peau de lait pour qu'elle tombe au sol inanimée.



Le ciel pleurait ce soir. Une triste histoire. Celle d'un homme ne pouvant qu'effleurer la peau de sa femme. Il ne pouvait la mordre, la caresser, glisser ses doigts sur son corps arrondi. Il pleurait alors tout seul. Le vent se déchaînait sur nous deux. Mes cheveux mouraient vers la droite.
Un sourire était caché derrière un masque Nô.

Je crois que la pièce avait déjà débuté. (Tom Tom ?!) -------

Nous étions deux pour l'instant. Elle et moi. Je tenais toujours fermement ses cheveux roux. Elle était surement réveillée. Ma baguette était posée sur sa tempe. Par moment, je laissais s'échapper un sifflement ; on me faisait attendre.

Dear Spinner, Miss Holmes et moi vous attendons. Je pense que vous vous êtes trompé d'adresse...


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Re: Une nuit sur les Docks
Harradas Spinner, le  Dim 02 Nov 2014, 22:07

Une heure passa. Puis une autre. Entre temps il s'était assis au sol contre l'un des bâtiments de la ruelle. Il attendait. Quelque chose. Quelqu'un. N'importe quoi en réalité. Quelque chose qui lui fasse comprendre qu'il était bel et bien au bon endroit. Mais rien. Le vent glacé qui pénétrait sous ses habits l'engourdissait petit à petit mais il n'était pas prêt d'abandonner aussi rapidement. Généralement tout se produisait à minuit et s'il devait attendre jusque là, il le ferait. Mais c'est alors qu'une voix retentit dans son esprit. Il ne savait pas très bien si c'était sa conscience ou si c'était le son du vent qui lui jouait des tours, mais quelque chose résonnait. Un murmure indistinct qui lui répétait qu'il s'était trompé. Mais ce n'était pas possible comment pouvait-il se tromper ? Tout y était ! Marchandises, horizon, sirènes des eaux... Il devait trouver un autre dock ce n'était pas possible, c'était le seul point d'eau qu'il y avait à Londre. Il ne pouvait pas se tromper mais d'un autre côté le temps pressait et il n'avait pas la possibilité d'y réfléchir plus longtemps. Sans attendre il quitta les lieux et se précipita dans les ruelles de la capitale à la recherche d'un nouveau point d'eau. Next

~ Sujet Libre ~
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Re: Une nuit sur les Docks
Dwayne Maddison, le  Mar 30 Déc 2014, 18:40



Tout juste une semaine après la mort de Victoire, je m'étais remis à travailler. En revenant au ministère, j'avais vu le regard de mes collègues. J'avais l'impression d'être épié, d'être celui qui n'avais pas réussi à voir claire dans le jeu de sa petite amie. J'étais sûr que la totalité d'entre-eux me prenaient pour un idiot. J'en avais assez de me sentir regarder, j'avais décidé de faire mon tour de garde dés maintenant. Il était encore tôt, 16 heures plus ou moins. Je n'avais pas pris ma montre. Je me rendais sur les lieux à pieds, les docks n'étaient pas loin du ministère. Ces rues, je les avais arpentées toute cette semaine. En piteux état, trébuchant et titubant comme jamais. J'avais beaucoup bu, vivant comme un dépravé.

J'avais eu du mal à m'y remettre, à revenir travailler. J'avais finalement réussi à trouver la motivation pour me lever. Je me disais que mon boulot était important, que je tentais d'en découvrir d'autres. De permettre à d'autres personnes de se réveiller, de découvrir que ceux qu'ils pensaient connaître par coeur n'était en faîte que des lâches, des tueurs.

J'entrais dans chaque entrepôt, vérifiant que rien ne s'y passait. Il faisait calme ces derniers temps, les mangemorts étaient-ils au repos ? Je croisais deux - trois clochards, puis rien d'autres. Je terminais mon petit tour en 1 une environs. J'avais pris mon  temps, je n'avais pas hâte de retourner à mon bureau, pour réfléchir à de nouvelles façons de capturer un mage noir. Je soufflais un bon coup puis reprenais le chemin inverse, prêt à affronter les regards moqueurs des bureaucrates du Ministère de la Magie.

July Swann
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Re: Une nuit sur les Docks
July Swann, le  Dim 22 Mar 2015, 01:24

Cela faisait longtemps que July s’était mis en tête de passer le diplôme d’occlumencie. Lorsqu’elle avait commencé ses études de médicomagie, il lui était rapidement apparu que cette compétence était indispensable pour l’exercice de son futur métier. Le secret professionnel auquel elle était contrainte faisait qu’elle ne pouvait se permettre de laisser des informations confidentielles à la portée de la première personne mal intentionnée. Elle se devait de garantir à ses patients l’anonymat. Ce qui se passait dans les murs de St Mangouste ne devait pas en sortir.
Au début, l’Anglaise avait pensé se former seule. Elle avait donc acheté plusieurs livres, détaillant cette pratique. Elle connaissait la théorie sur le bout des doigts, malheureusement elle n’avait jamais vraiment réussi à le mettre en application.
July était une jeune fille transparente. Ses émotions se lisaient sur son visage. Sa nature lui rendait donc la pratique de l’occlumencie particulièrement ardue. En 5 ans d’études à l’hôpital, elle s’était nettement améliorée, pour cacher ses sentiments, mais pas suffisamment pour lui permettre de résister à un legimen. La deuxième difficulté était qu’il était extrêmement complexe de s’entrainer sans personne pour attaquer les barrières de l’esprit. Elle n’avait jamais eu à subir une telle attaque, fort heureusement, si bien qu’elle ne savait absolument pas ce que cela faisait.

Forcée de constater qu’elle n’arriverait jamais à rien toute seule, la rousse s’était décidée à trouver quelqu’un pour l’entrainer. Elle avait d’abord été voir au Locus Scient, si quelqu’un disposait de telles compétences, malheureusement le dernier à avoir maitrisé l’art de l’occulmence était décédé. July s’était donc rabattue sur ses amis proches. Naturellement, la première chez qui elle avait été frapper était Elenna. La jeune femme lui avait tout de suite parlé de l’un de ses collèges Auror qui possédait la double compétence occlumen/legimen. Ainsi, July s’était empressée de contacter le fameux « Matt Austin », par hibou, afin de quémander son aide. Ce qu’il avait accepté !
Après quelques échanges de courrier, les deux sorciers s’étaient mis d’accord pour se retrouver, une fois par semaine, dans un hangar désaffecté sur les docks.

Le jour de son premier entrainement, July était arrivée avec quelques minutes d’avance. Avant de commencer, elle voulait sécuriser le lieu en lançant des sortilèges anti-moldus et antibruit. D’un coup de baguette, la sang-mêlé alluma les quelques lampes encore fonctionnelles qui se trouvaient dans le bâtiment. La rousse trouva le lieu assez sinistre et elle regretta un instant de ne pas avoir proposé à son professeur de venir chez elle. Tan pis, si vraiment elle ne se sentait pas à l’aise ici, elle pourrait toujours le lui proposer pour les séances suivantes.
En attendant Austin, l’Anglaise fit quelques pas pour visiter le bâtiment, baguette en main. Elle pensait à tous les secrets que risquait de voir l’Auror. Il était un inconnu pour elle et cela la mettait assez mal à l’aise de se mettre ainsi à nu. Mais c’était un mal nécessaire, son diplôme en dépendait. D’ailleurs, la jeune femme avait veillé à supprimer les souvenirs les plus compromettants de son esprit. Bataille de Poudlard, recherches pour la guilde ou encore distribution de journaux, elle ne voulait surtout pas qu’Austin les voit. Elle les avait donc extirpé à l’aide d’un sortilège et les avait stockés dans plusieurs petites fioles.

July n’eut pas à attendre longtemps car déjà, un grand jeune homme faisait son apparition.
- Bonjour. Matt Austin ? Je suis ravie de faire votre connaissance, déclara la rousse, pleine d’enthousiasme, en tendant la main à son interlocuteur, Je vous remercie d’avoir accepté de m’entrainer. Je ne m’en sortais pas toute seule. J’ai acheté plusieurs livres et j’ai bien compris qu’il fallait arriver à compartimenter ses émotions pour ne laisser apparaître que ce que l’on veut bien montrer à la personne qui essaie de s’introduire dans nos pensées, mais je n’arrive pas à le mettre en application … Peut-être qu’il y a des techniques que je n’ai pas trouvées dans les livres ?...  Avant de commencer, j’espère que je peux compter sur votre entière discrétion concernant ce que vous pourrez voir dans mon esprit. Je suis médicomage, je suis donc tenue au secret professionnel …
Faire confiance à un inconnu, ce n’était jamais facile. Néanmoins, de par son statut d’Auror et le fait qu’il soit un collègue d’Elenna, July avait tendance à avoir une opinion favorable du jeune homme.


Dernière édition par July Swann le Mer 11 Nov 2015, 19:46, édité 1 fois
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Re: Une nuit sur les Docks
Gabin Šprajc, le  Lun 23 Mar 2015, 22:06

Les journées de Matt n'avaient rien de très extraordinaire dernièrement. L'enquête sur les Mangemorts et les membres de l'Ordre du Phénix n'avançait pas et les aurors attendaient toujours le rapport du médicomage légiste qui s'occupait du corps de la vielle Renata. Le brun bouillait intérieurement de rage. Le manque de résultat était l'une des pires choses pour un agent d'élite du Ministère, surtout pour lui qui se donnait corps et âme dans son métier. Si il n'arrivait pas à se détacher un peu de son rôle d'Auror, il allait bientôt finir par se tuer à la tache.

Et par miracle, un beau matin, un hibou se déposa sur son bureau au Ministère de la Magie. Pas l'un de ces hiboux porteurs de mauvaises nouvelles, annonçant un décès ou un kidnapping. L'un de ceux qui narguent les Aurors et leur incapacité à protéger la population. Le volatile face à lui n'était pas un habitué du Ministère, ce qui indiquait que la messine qu'il portait, était d'ordre personnel. Curieux, le brun attrapa la lettre et s'empressa de la lire. Une jeune femme du nom de July Swann lui demandait son aide pour apprendre l'occlumencie. Comment savait il que l'américain était un pratiquant de cet art noir ? La réponse était plus loin dans la lettre, lui indiquant que la jeune femme était passé par Elenna, sa collègue de bureau. Les deux femmes devaient être de bonnes amies, l'Auror n'en doutait pas.

Heureux de pouvoir sortir la tête du boulot et d'aider une personne, Matt s'empressa de répondre à la lettre de July. Après quelques échanges par courrier, les deux adultes se donnèrent rendez-vous sur les docks anglais pour commencer l'entrainement. Entrainement qui se renouvellera toutes les semaines.

Le jour venu, Matt avait prévu de partir plutôt du bureau pour avoir le temps de préparer l'entrepôt. Malheureusement, un témoin se présenta au dernier moment devant son bureau. Soupirant, le brun avait dû l'écouter parler pendant de longues minutes avant de se rendre compte que l'homme délirait complètement et racontait rien de très intéressant. Il ne se gêna pas pour l'envoyer ch*er poliment avant de prendre sa veste et de transplaner sur les docks. Le vent frais anglais ainsi que ses minutes de retards l'obligèrent à presser le pas pour se rendre rapidement au point de rendez vous. Quand il poussa la porte de l'entrepôt délabré, l'américain fit quelques pas avant d'apercevoir enfin une jeune femme aux cheveux roux, qui lui faisait face.

- Bonjour. Matt Austin ? Je suis ravie de faire votre connaissance, déclara la rousse, pleine d’enthousiasme, en tendant la main à son interlocuteur, Je vous remercie d’avoir accepté de m’entrainer. Je ne m’en sortais pas toute seule. J’ai acheté plusieurs livres et j’ai bien compris qu’il fallait arriver à compartimenter ses émotions pour ne laisser apparaître que ce que l’on veut bien montrer à la personne qui essaie de s’introduire dans nos pensées, mais je n’arrive pas à le mettre en application … Peut-être qu’il y a des techniques que je n’ai pas trouvées dans les livres ?...  Avant de commencer, j’espère que je peux compter sur votre entière discrétion concernant ce que vous pourrez voir dans mon esprit. Je suis médicomage, je suis donc tenue au secret professionnel …

Matt lui serra poliment la main tout en la détaillant du regard. La jeune femme lui ressemblait, dans le sens où tout comme lui, on ne pouvait nullement savoir qu'ils s'y connaissaient en magie noire.

" Ravi de te rencontrer July, je suis bien Matt Austin. Il marqua une petite pause avant de reprendre. C'est vrai qu'apprendre l'Occlumencie est une chose pas facile, surtout quand on a pas d'aide extérieure. Le mieux, c'est d'avoir l'aide d'une personne qui maitrise aussi la légilimencie, pour avoir une entrainement de plus réel. Et sa tombe bien, je suis polyvalent. Matt rigola brièvement. Enfin bon, tu as raison, il est important de compartimenter ses émotions pour les éloigner des attaques extérieurs, c'est la première étape. Personnellement, pour faire ça, je visualise intérieurement plusieurs boites, dans lesquelles je range mes émotions et souvenirs. Pour les visualiser, tu devrais commencer par fermer les yeux, vider ton esprit et réguler ta respiration. On va donc commencer par là. "

L'Auror enleva sa veste qu'il déposa sur une vielle caisse en bois. L'occlumencie n'était pas à proprement de la magie noire, étant donné qu'aucun sortilège n'était nécessaire pour la pratiquer, contrairement à la légilimencie. Toute la maitrise de cet art étai dans l'esprit et sa capacité à éloigner ses souvenirs et émotions, puis de créer virtuellement des protections.

" Quand tu réussira à visualiser tes émotions ainsi que tes souvenirs, on passera à l'étape suivante, qui est surement la plus dure. C'est-à-dire, construire des protections intérieurs comme des murs ou des cadenas, pour contrer les assauts, les vagues, que lance un Legilimens pour arriver à savoir ce qu'il cherche. Enfin, pour le moment, commençons par la première étape. "

Matt fit un sourire sympathique et chaleureux à la sorcière rousse pour la rassurer. L'entrainement allait être long et pas de tout repos, surtout quand il rentrera dans son esprit pour les entrainements. Enfin, bien sur, le brun comptait pas fouiller dans les souvenirs de July par respect pour elle.
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Re: Une nuit sur les Docks
July Swann, le  Mar 24 Mar 2015, 21:33

Après une courte présentation, Matt entra dans le vif du sujet :
- […] il est important de compartimenter ses émotions pour les éloigner des attaques extérieures, c'est la première étape. Personnellement, pour faire ça, je visualise intérieurement plusieurs boites, dans lesquelles je range mes émotions et souvenirs. Pour les visualiser, tu devrais commencer par fermer les yeux, vider ton esprit et réguler ta respiration. On va donc commencer par là.
July acquiesça, un air en apparence concentré sur le visage. Intérieurement elle était déjà découragée. La sang-mêlé avait toujours été nulle lorsqu’il s’agissait de visualiser les choses. Ce n’était pas impossible, puisqu’elle avait réussi à avoir ses ASPIC de métamorphose avec la mention Optimale, mais cela lui demandait énormément de travail et de concentration.
Malgré ses doutes, la rousse appliqua les conseils de son professeur et s’efforça de balayer toutes les pensées qui lui parcouraient l’esprit, pour ne garder que l’image de deux boites. Des boites en carton, tout ce qu’il y a de plus classique, avec un couvercle à rabattre pour emprisonner les souvenirs ...
July était tellement absorbée par l’exercice qu’elle ne remarqua pas que Matt avait retiré sa veste, afin d’être plus à l’aise. Elle sursauta, lorsqu’il reprit la parole pour lui fournir plus d’explications, et l’image des deux boites disparut aussitôt :
- Quand tu réussiras à visualiser tes émotions ainsi que tes souvenirs, on passera à l'étape suivante, qui est surement la plus dure. C'est-à-dire, construire des protections intérieures comme des murs ou des cadenas, pour contrer les assauts, les vagues, que lance un Legilimens pour arriver à savoir ce qu'il cherche. Enfin, pour le moment, commençons par la première étape.
Visualiser ses émotions ? Pour les mettre dans les boites ? OK …

July était tellement concentrée qu’elle ne se rendait pas compte des petites grimaces qu’elle faisait. Tantôt les sourcils froncés, tantôt la bouche pincée, selon les souvenirs qu’elle essayait d’attraper. La rousse trouvait ce premier exercice bien compliqué. Elle avait l’impression que sitôt rangé, le souvenir s’échappait pour retourner se balader au gré de ses pensées.
Dans un moment où sa concentration baissa, l’Anglaise posa les yeux sur la chaise qu’avait utilisée Matt. Elle la regarda avec envie, en se disant que l’entrainement risquait d’être long et qu’elle s’y assoirait bien. Ni une, ni deux, la jeune femme sortit  sa baguette et fit apparaitre une chaise en bois, sur laquelle elle s’installa.
- Je ne tiendrai pas une heure debout, expliqua July à l’attention du jeune homme. Bon, reprenons …
C’était comme si elle n’avait rien fait et qu’elle devait tout recommencer du début. Les boites avaient disparu et ses souvenirs étaient à nouveau éparpillés dans le labyrinthe qu’était sa matière grise. Malgré toute la bonne volonté qu’elle mettait à la réalisation de l’exercice, July ne s’en sortait pas. Régulièrement, son esprit faiblissait et laissait passer un souvenir inopportun. La rousse laissa plusieurs fois échapper des petits cris rageurs, avant de s’excuser auprès du jeune homme, confuse, en expliquant qu’elle n’y arrivait pas. Elle commençait à s’en vouloir un peu, de lui faire ainsi perdre son temps.

La sang-mêlé commençait vraiment à se décourager. C’était frustrant, d’autant plus que, lorsqu’elle était à St Mangouste, elle y arrivait très bien, à mettre ses problèmes personnels de côté pour se concentrer sur son travail. La rousse réalisa alors que l’exercice que lui demandait de faire Matt était déjà quelque chose qu’elle faisait au quotidien, sans s’en rendre compte. Elle n’utilisait simplement pas la même technique. Au lieu de se créer deux boites virtuelles, elle s’était créé deux personnalités. La July de tous les jours, celle qui est transparente, et la July de St Mangouste, celle qui doit toujours rester émotionnellement neutre devant ses patients.
- Je crois que j’ai trouvé comment compartimenter les choses, s’exclama la jeune femme, Je ne suis pas très à l’aise avec les boites, mais je me suis souvenu que c’est quelque chose que je fais, lorsque le vais travailler. Dés que j’ai ma tenue de médicomage, mes émotions et mes souvenirs sont stockés dans un coin de ma tête et je tache de ne pas y penser pour ne pas être déconcentré. Je peux peut-être essayer comme ça ? Il faut juste que j’arrive à transposer ce mécanisme à ma vie de tous les jours.
July respira profondément, pour se concentrer à nouveau. Son idée était de garder ses connaissances théoriques en médicomagie accessible et ranger le reste de ses souvenirs dans un coin de son éprit. Lorsqu’elle sentait que des relents du passé tentaient de revenir, elle se forçait à réciter ses cours pour les faire repartir. Après quelques minutes, l’Anglaise annonça fièrement :
- Je crois que j’y arrive !
Et ce n’était pas trop tôt !

Cette première séance avait duré un peu plus d’une demi-heure et July avait le cerveau en compote, à force de rester concentrée. Ce n’était pourtant pas faute de ménager son organe cérébral le reste du temps, mais cette leçon avait été particulièrement complexe.
Matt lui donna quelques petits exercices, à réaliser durant la semaine, puis les deux jeunes se quittèrent, retournant à leurs occupations respectives.
Comme la bonne élève qu’elle était, July profita de toutes les occasions qui se présentèrent à elle pour s’entrainer. Lorsqu’elle s’investissait dans quelque chose, cela virait vite à l’obsession. Mais plutôt que de le considérer comme une pathologie, la jeune femme préférait penser que c’était un moyen de parvenir à ses objectifs.
La séance suivante arriva trop lentement au gout de July, si bien qu’elle arriva à l’entrepôt avec plusieurs minutes d’avance. Finalement, elle n’avait pas jugé utile de changer de lieu de rendez-vous. L’ambiance un peu macabre qu’elle avait ressentie lors de sa première visite ne l’avait pas dérangé durant la leçon. Avec l’Auror, elle ne craignait rien.
Après avoir lancé les sortilèges de dissimulation, July fit apparaitre une chaise et s’y installa en tailleur pour retravailler les exercices donnés par Matt. Cette deuxième séance devrait être consacrée aux projections mentales. July imaginait que ce devait être un mensonge si bien ficelé que le legimen ne pourrait pas l’identifier comme telle et le prendrait pour la vérité. Elle était persuadée d’arriver à s’inventer des histoires suffisamment convaincantes pour y croire elle-même. Ce devait être ça, le secret de la réussite, être convaincu par son propre mensonge. « Non, je ne connais pas Mr Smith, il n’est jamais venu à l’hôpital … »
July avait hâte de passer à la suite !
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Re: Une nuit sur les Docks
Gabin Šprajc, le  Sam 28 Mar 2015, 18:27

Dès le début de la séance, Matt remarqua que July écoutait attentivement ses propos et la motivation de la jeune femme semblait bien réelle. Il ne savait pas ce qui pouvait pousser la sorcière à vouloir apprendre à se défendre d'attaques de légilimens, et par respect, il ne préférait pas demander. Après tout, chacun avait ses proposer motivations. Même si pour lui, l'Occlumencie avait été plus un complément à sa première maitrise de la magie noire. La curiosité du brun était tout de même éveillée par les raisons qui poussaient July à apprendre cet art et il avait bien du mal à contenir cette soif de savoir. Une chose était sur, on apprenait aussi l'Occlumencie pour cacher certaines choses.

Assis sur sa chaise, l'américain regarda avec amusement les grimaces que la sorcière rousse faisait en se concentrant. Il se demandait si, lui aussi, il avait ces drôles de mimiques quand il se concentrait. Devant lui, July rouvrit soudainement les yeux. Voyant que le brun était assit, elle fit de même avant de reprendre son travail. Pour le coup, Matt avait manqué de galanterie et il aurait pût proposer à la jeune médicomage une chaise avant de s'asseoir lui-même. Enfin, ceci était plus de la politesse que de la galanterie. La voix de July coupa l'Auror dans sa réflexion.

" Je crois que j’ai trouvé comment compartimenter les choses, s’exclama la jeune femme, Je ne suis pas très à l’aise avec les boites, mais je me suis souvenu que c’est quelque chose que je fais, lorsque le vais travailler. Dés que j’ai ma tenue de médicomage, mes émotions et mes souvenirs sont stockés dans un coin de ma tête et je tache de ne pas y penser pour ne pas être déconcentré. Je peux peut-être essayer comme ça ? Il faut juste que j’arrive à transposer ce mécanisme à ma vie de tous les jours. "

Aussitôt dit, aussitôt fait. La médicomage repartit dans sa concentration, cette fois ci en essayant d'écarter ses pensées et émotions qu'elle voulait cacher, dans un coin de sa tête. Matt la regarda faire, sans dire un mot. Chacun avait sa propre façon de gérer son esprit et l'Auror n'avait fait que donner un exemple à la sorcière rousse. D'autres personnes préféraient procéder différemment pour mettre leurs émotions, souvenirs de côtés. Mais le plus important, restait l'étape suivante. A savoir, réussir à protéger ces émotions et souvenirs cachés. Une exclamation de joie de la part de July ramena Matt à son travail. Elle se débrouillait très bien pour le moment, mais il ne fallait pas aller trop vite non plus. L'Auror mit donc fin à la séance.

" C'est très bien July ! Il est rare de réussir cet exercice en seulement une demie-heure pour la première fois. Matt sourit à la jeune femme. Je pense que nous allons arrêter la pour aujourd'hui pour ne pas te tuer à la tâche. Je te contact pour la prochaine séance ! D'ici là, continue à t'entrainer. Sur ce, à très bientôt. "Après avoir salué la jeune femme, l'américain transplana.

*** Deux semaines plus tard ***

Matt s'en voulait de ne pas avoir pût se libérer plus tôt pour la deuxième séance de July. Ces derniers temps, il avait été débordé, surtout avec la mort de Reneta. L'élite du Ministère de la Magie ne manquait pas de travail et cela devenait de plus en plus insoutenable. Pourtant, le monde magique avait besoin d'eux pour lutter et protéger la population. C'était surement la seule raison qui faisait que l'américain arrivait à enchainer les journées de boulot en dormant très peu. Il voulait assurer un avenir dans lequel les générations du futures pourraient vivre en paix et sans peur. Dans un climat où les sorciers et les moldus pourraient se promener tranquillement dans les rues.

L'Auror arriva, comme à sa mauvaise habitude, en retard pour le cours. Des cernes sous les yeux, ses cheveux non coiffés, il entra dans l'entrepôt où les deux sorciers avaient rendez-vous. July était déjà pressente et avait dût s'occuper des sortilèges de protections contre les moldus. Matt salua poliment la jeune femme, puis d'un coup de baguette, fit apparaître deux chaises face à face. Il invita July à s'asseoir, tandis que de son côte, le brun enleva sa veste et sa cravate qu'il déposa sur le dossier de sa propre chaise. Il retroussa rapidement les manches de sa chemise puis s'assit à son tour.

" Je suis désolé pour le retard July, je pensais pouvoir quitter plutôt. Enfin bon, passons tout de suite dans le vif du sujet, dit il en souriant. J'espère que tu as bien continué à t'entrainer quand tu en avais le temps, car aujourd'hui, nous allons plus nous occuper de la première étape. "

Matt ne doutait pas une seconde que July s'était entrainée durement pendant ces deux semaines. Les médicomages étaient connus pour être des bosseurs, pas des flemmards. Et la motivation sans failles que la jeune femme lui avait montré lors du premier cours, lui enlevait tous les doutes qui pouvaient rester. Ainsi, le brun se faisait pas de soucis sur la première étape.

" Aujourd'hui, reprend-t-il rapidement, tu vas devoirs visualiser des protections mentales pour m'empêcher d'accéder à la partition caché de la première étape. Attention, quand je dis protections, je ne parle pas que de mur mentale m'empêchant d'accéder à certaines zones de ton esprit. Le meilleur Occlumens ne sera pas celui qui créera le plus de protections, mais celui qui réussira à faire croire au Légilmens que son esprit et vide. Tu dois réussir à camoufler tes émotions et tes souvenirs, voir à les supprimer. Et en créer de nouveau. Matt marqua un temps d'arrêt pour laisser le temps à July d'assimiler ce qu'il disait. Tu dois contrôler le Légilimens tout en le laissant croire que c'est lui qui commande ok ? Je sais que c'est compliqué, surtout dit comme ça. Donc je te propose de passer à la pratique pour que cela soit plus clair. "

L'Occulmencie était un art bien compliqué à expliquer théoriquement. Seule la pratique permettait de comprendre relativement vite. July allait devoir être capable de le mener en bateau, de l'amener à croire qu'il la maitrise alors que c'est l'inverse. Et dans le cas extreme, de bloquer le legilimens à l'aide murs mentales. Un sourire aimable aux lèvres, Matt fixa July dans les yeux. Devant elle, l'Auror devait paraitre bien calme et sympathique, mais c'était tout l'inverse. Il maitrisait suffisamment l'art de la légilimencie pour ne pas avoir à utiliser le sortilège à voix haute. La jeune femme rousse ne devrait pas tarder à se rendre compte qu'il était déjà dans son esprit. Comment allait elle réagir ?

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Re: Une nuit sur les Docks
July Swann, le  Lun 30 Mar 2015, 21:55

Matt arriva à la deuxième séance avec une mine très fatiguée. Il avait les mêmes trais tirés que ces patients souffrant de maladies longues, celles qui vous tue par épuisement. July supposa que dans le cas du jeune homme, les cernes sous ses yeux étaient uniquement du au manque de sommeil. L’Anglaise savait que pour Elenna aussi, c’était une période difficile.
July s’en voulut un peu, de prendre son temps de repos à l’Auror. Un instant, elle faillit lui ordonner de retourner chez lui pour dormir, sa leçon pouvait bien attendre. Elle ne le connaissait cependant pas suffisamment pour se permettre de telles remarques, c’était sa vie et il la gérait bien comme il voulait.
Matt fit apparaitre deux chaises, face à face, et invita la rousse à s’y installer.
- Je suis désolé pour le retard July, je pensais pouvoir quitter plus tôt.
- Il n’y a pas de problème, répondit la jeune femme avec une expression décontractée.
- Enfin bon, passons tout de suite dans le vif du sujet, ajouta-t-il avec un sourire. J'espère que tu as bien continué à t'entrainer quand tu en avais le temps, car aujourd'hui, nous allons plus nous occuper de la première étape, poursuivit-il tandis que son interlocutrice opinait du chef.
Matt se lança dans des explications concernant l’étape suivante. Ses propos étaient très clairs ce qui donnait à l’exercice à venir une apparence de simplicité. July se doutait cependant que ce ne devait pas être le cas. Créer un mur pour empêcher le légimen de fouiller son cerveau, ce devait être abordable, mais créer un leurre qu’il prendrait pour la réalité, c’était une autre paire de manches.
- […] Tu dois contrôler le Légilimens tout en le laissant croire que c'est lui qui commande ok ?, conclut l’Auror, Je sais que c'est compliqué, surtout dit comme ça. Donc je te propose de passer à la pratique pour que cela soit plus clair.
Matt lança à July un sourire que celle-ci lui rendit en acquiesçant. Elle était prête à mettre ses conseils en application.

La sang-mêlé état en confiance, le cœur léger et pleine d’insouciance. C’était un sentiment qu’elle avait bien connu, durant son enfance, mais qui s’effaçait au fil des années. C’était bien dommage, qu’il disparaisse. Elle se souvenait des parties de Quidditch, dans le petit village de Brandybuck Town, avec une étrange clarté.
Quatre enfants étaient en train de jouer sur des balais, dans une clairière. Ils semblaient avoir fait deux équipes de deux, la première composée une petite rousse au visage poupin et d’un jeune garçon aux cheveux de jais. Dans l’équipe adverse se trouvait deux garçons, l’un avec des cheveux blonds vénitien et un nez étonnamment similaire à celui de la petite fille et l’autre avec des boucles couleur chocolat. Ils devaient avoir environ  huit ans, sauf celui aux cheveux noirs, qui semblait avoir quelques années de plus. Ils avaient l’air de bien s’amuser, jusqu’au moment deux balais entrèrent en collision.
- Nom d’une gargouille, Silvers, tu veux m’casser mon nouveau balai ?! Tu m’en as déjà cassé un, tu l’fais exprès ou quoi ? C’est parce que notre sang est pas aussi pur que le tien que tu te fiches de nos affaires ?!
- Dis pas ça, Alex ! Tu sais bien qu’il n’est pas comme sa famille, avait rétorqué la petite rousse pour éviter une bagarre. Il a pas fait exprès.
- T’mêle pas d’ça, Ju’, t’es qu’une fille, répondit le petit aux cheveux blonds vénitiens.
- Tu as voir, si j’suis qu’une fille, avait renchéri la rouquine, trois chocogrenouilles qu’on vous bat sur une partie rapide ! Viens, Silvers !
La petite avait sauté sur son balai, suivit de prés par le garçon aux cheveux d’ébène. Les quatre enfants s’étaient remis à jouer, entre éclats de rire et cris.
C’était de bons souvenirs auxquels elle pensait rarement. Maximilien et Alex ne faisaient plus partie de sa vie et c’est à peine si elle voyait encore son frère. Alors pourquoi s’en rappelait-elle maintenant, alors qu’elle était censée faire le vide dans son esprit ?... Les yeux de July s’agrandirent lorsqu’elle comprit que ce souvenir était sans nul doute l’œuvre de Matt. Il ne l’avait même pas prévenu que l’exercice avait commencé !

Un peu paniquée, July pensa alors à tous les souvenirs qu’elle n’aimerait pas qu’il voit. Lorsqu’elle avait soigné Taylor sans l’approbation des médicomages. Les fois où les cours de soins aux créatures magiques avaient viré au cauchemar ou encore sa dernière rencontre, avec Sean …
Les scènes et les émotions défilaient surement trop vite pour que Matt ait réellement le temps de tout comprendre. July sentait qu’elle perdait pied. Elle allait défaillir. Non, il fallait qu’elle se ressaisisse, qu’elle se concentre et qu’elle mette de côté ce déferlement d’émotions. Elle était July, la médicomage et les seuls souvenirs dont elle disposait étaient ceux de ses cours à New York …
Elle se revit alors dans une petite salle aux murs blancs, entourée d’autres élèves, à gratter sur un horrible papier moldu à carreau. Devant elle, un médicomage qui leur faisait un cours sur les venins.
July s’était calmée, elle avait repris le contrôle et passait maintenant en revue tous les cours dont elle se souvenait. Si elle s’était vue dans un miroir, elle se serait rendu compte qu’elle avait blêmi. Ses joues reprenaient tout juste un peu de couleurs et le rythme de sa respiration et de son cœur diminuaient. Elle se sentait épuisée, mais elle ne voulait pas faiblir pour empêcher Matt de rentrer de nouveau dans sa tête.
Lorsque la torture s’arrêta, July adressa un sourire crispé à son professeur.
- Je ne pensais pas que c’était aussi … fatigant. … Comment je m’en sors ? Je crois que je n’en suis encore qu’au stade de la barrière, je n’ai pas vraiment réussi à créer une illusion mentale.
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Re: Une nuit sur les Docks
Gabin Šprajc, le  Jeu 02 Avr 2015, 14:18

Les yeux de Matt fixèrent toujours ceux de la jeune femme face à lui. July ne semblait nullement se douter que le légilimens c'était déjà mis au travail, sans prononcer la moindre formule ou un top départ. Etait ce traitre de sa part ? Cela ne partait pas d'une mauvaise intention. Si la sorcière voulait maitriser l'Occlumancie, elle devait savoir qu'un Légilimens attaquerait toujours par surprise. Dehors, il n'y avait pas de règle. Un garçon un peu charmeur, un joli sourire, un simple contacte visuel prolongé et voilà que le légilimens était déjà dans le cerveau de sa victime sans qu'elle ne le sache. Dorénavant, et surtout depuis les attaques répétées, la rousse allait devoir être continuellement sur ses gardes si elle voulait cacher des secrets. Elle n'était pas à l'abris d'une attaque soudaine des mages noirs pour essayer de collecter des informations sur un malade de Sainte Mangouste. Toujours être sur ses gardes. Voilà une leçon essentielle pour une personne souhaitant apprendre l'Occlumancie. Leçon que le brun allait apprendre à July dès maintenant.

Il ne fallait qu'une poignée de secondes pour que l'Auror rentre dans l'esprit de la jeune femme. C'était toujours la même sensation pour le légilmens. Cette sensation de nausée, ses tripes qui se tordaient. Les premières fois avaient été les plus difficiles, mais maintenant, le brun s'y était habitué. Ses nausées se calmèrent rapidement tandis qu'il se trouvait maintenant dans une pièce complètement blanche et vide. Le subconscient de July. Petit à petit, des images défilèrent devant lui, et par respect à la jeune femme, Matt ne les regarda pas. Non. Il se contenta de se rendre plus loin, à la recherche d'un souvenir d'enfance heureux caractérisé par un filament doré. Et quand il le trouva, sa conscience fut projetée dans ce dernier:

Matt se trouvait dans une clairière inondée par les rayons du soleil. Face à lui, quatre enfants sur des balais jouaient au Quidditch. Une fille et trois garçons, approchant de la dizaine. Le Légilimens n'eut aucun mal à reconnaitre July avec sa frimousse rousse. Selon leur positionnement et leurs cris, July semblait faire équipe avec un garçon aux cheveux de jais. En face d'eux, un des deux enfants restant avait des cheveux d'un blond vénitien, mais surtout, un nez similaire à celui de la rousse. La déduction ne fut pas difficile à faire pour Matt, qui se doutait bien que ce dernier était son frère. Soudainement, une embrouille éclata entre le quatuor, à cause d'une collision de balais involontaire. Matt tendit l'oreille pour les écouter, amusé de la situation. Quelques secondes suffirent aux enfants pour reprendre leur danse dans les airs.

Soudainement, l'Auror sentit que son corps non physique était projeté en arrière et sortit rapidement du souvenir de July. La médicomage avait dût se rendre compte que le brun lui sondait l'esprit. Matt était satisfait de la rapidité qu'elle avait mis pour s'en rendre compte. Certes, la sorcière aurait put se rendre compte un peu plus tôt qu'il était dans son esprit, mais pour une première fois, ce n'était vraiment pas mal. De nouveau, le légilimens se trouva dans l'espace blanc et vide de l'esprit de July. Et quand des dizaines de visions s'écoulèrent devant lui, le brun comprit que la jeune femme perdait le contrôle de ses émotions et de ses souvenirs. L'Auror allait mettre fin à la séance, ne souhaitant pas en voir plus, quand tout se calma. Il fin sourire apparut sur son visage. July reprenait le contrôle. L'Austin ferma les yeux pour revenir au présent.

De retour à la réalité, l'américain s'aperçut que le visage de la jeune femme était devenu blême. Peut être qu'il était allait un peu trop fort ? Non. July allait devoir s'habituer à ça. Certes se n'était pas une partie de plaisir pour elle, mais plus ils allaient s'exercer, plus elle s'habituerait. De plus, le brun y allait doucement. Ce n'était pas dans sa nature de brutaliser mentalement les personnes, mais certaines légilimens, se délectaient de ça. La voix de July le ramena à la réalité.

" Je ne pensais pas que c’était aussi … fatigant. … Comment je m’en sors ? Je crois que je n’en suis encore qu’au stade de la barrière, je n’ai pas vraiment réussi à créer une illusion mentale. "
" Tu t'en sors très bien pour un premier essai, répondit le brun. Tu as percuté assez vite que j'étais dans ton esprit et tu as réussit à me sortir du souvenir que je regardais. Toutefois, fait attention à ne pas perdre les pédales, c'est le meilleur moyen de donner à un Légilimens ce qu'il veut. Mais tu verras, avec les temps et après plusieurs attaques, tu arriveras à te protéger à ta façon, en me bloquant et en créant de faux souvenirs. Ca viendra avec le temps, ne t'en fais pas. Matt marqua une pause puis se leva. Je propose qu'on s'arrête la pour aujourd'hui, la première fois est toujours la plus épuisante. On se voit le plus tôt possible pour continuer comme ça. "

Matt salua la jeune femme puis transplana. La prochaine fois, il espérait être à l'heure et ne pas faire trop attendre July. De toute manière, les attaques des mages noirs semblaient s'être calmées, il devrait avoir une petit peu plus de temps pour lui.
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Re: Une nuit sur les Docks
July Swann, le  Mar 07 Avr 2015, 20:03

Si July avait bien retenu une chose, de cette première leçon, c’était que les légimens pouvaient attaquer à n’importe quel moment. Contrairement à ce qu’elle avait imaginé, elle s’était également rendue compte que leur présence, dans l’esprit de leur victime, pouvait être très discrète. La rousse avait compris relativement vite que Matt avait infiltré ses souvenirs parce qu’elle s’attendait à ce qu’il le fasse. Si elle l’avait croisé dans la rue elle aurait surement mis beaucoup plus longtemps à comprendre ce qui se tramait. Cela avait insinué en July l’idée que, peut-être, elle avait déjà été victime d’un légimen sans s’en rendre compte. Le sentiment de malaise qui l’avait envahi avait confirmé à la jeune femme qu’il était vraiment indispensable de maitriser l’occlumencie. Elle tenait à ce que ses secrets, même les plus futiles, soient bien gardés.
Ce qui dérangeait un peu la rouquine, c’était de devoir être sur ses gardes en permanence. Comment être naturelle et spontanée lorsque l’on se méfie de tout le monde et que l’on garde son esprit compartimenté ? N’y a-t-il qu’avec Elenna et Alex qu’elle allait pouvoir se permettre le luxe d’être elle-même ?

Le cours suivant, c’est July qui arriva avec quinze petites minutes de retard, à cause d’une urgence de dernière minute. Elle avait eu la présence d’esprit de prévenir son professeur, par patronus messager, mais elle était tout de même arrivée désolée pour son manque de ponctualité.
Ils consacrèrent la séance à la construction d’images mentales. Pour que l’exercice soit plus concret, July proposa à Matt de lui donner des informations à aller chercher dans son esprit, comme son deuxième prénom ou sa ville de naissance. De son côté la sang-mêlé devait s’arrangeait pour créer des images mentales afin de donner à son professeur une mauvaise information.
Les premières fois, Matt trouva les informations que July essayait de cacher avec une facilité assez décourageante. Mais à force de persévérance, July parvint à rendre plus difficile à Matt l’accès des informations secrètes. à chaque cours, l’Anglaise comprenait un peu mieux les mécanismes de protection qu’elle devait mettre en place.

Un peu plus d’un mois plus tard, July était presque prête. Matt lui avait donné rendez-vous une dernière fois, pour s’assurer qu’elle était apte à passer son diplôme.
Ils s’étaient donc retrouvés, comme à leur habitude, chaises face à face et yeux dans les yeux.
July savait à présent que dès que le contact visuel était établi, le Legimen rentrait très rapidement dans l’esprit. Elle fit donc le tri dans ses émotions et prépara une mise en scène pour son professeur. Elle avait imaginé un souvenir particulier, qu’elle plaça volontairement en avant dans son esprit, parmi d’autres bribes de souvenirs, tous futiles et sans intérêt. Elle espérait que Matt morde à l’hameçon et aille voir ce souvenir légèrement plus brillant que les autres.

July se trouvait dans une petite chaumière en bois. Elle devait avoir une dizaine d’années et elle était appliquée à dessiné avec une petite plume et un parchemin. A côté d’elle se trouvait la photo animée d’un sorcier et d’une sorcière aux cheveux roux. L’homme avait les yeux bleus pale, comme la petite qui regardait le portrait, pensive. Ils avaient l’air heureux.
Par la fenêtre, on pouvait voir les coteaux de Loudly St Chaspoule. Un petit chemin en terre mettait à la maison de fortune. Une vieille femme marchait péniblement sur les gros galets qui composaient le chemin. Le sac de provisions, bien que d’une taille raisonnable, semblait bien lourd pour elle.
Dés que la petite fille repéra l’arrivante, elle se précipita dehors, une lettre à la main.
- Mamie, mamie, j’ai reçu ma lettre de Poudlard !!!
- Oh ma Juju, c’est formidable
, avait répondu la vieille femme en serrant sa petite fille dans ses bras. Tes parents seraient tellement fiers de toi.
July avait lancé un sourire radieux à sa grand-mère et les deux sorcières étaient rentrées dans la chaumière.


Les autres souvenirs étaient sur le même thème, On pouvait y voir July gambader à travers champs, aider sa grand-mère à préparer à manger, travailler le petit potager attenant à la maison ou encore dessiner divers animaux imaginaires sur des morceaux de parchemins.
Tout cela était faux, bien sur. July n’avait jamais vécu avec sa grand-mère. Pas plus qu’elle aimait le dessin.
L’Anglaise adressa à son professeur un sourire satisfait. Elle était contente de sa projection et elle espérait qu’il le serait aussi, afin de la déclarer prête pour l’examen. Elle avait hâte et en même temps, elle savait que les leçons lui manqueraient. Matt était un bon professeur et July avait vraiment apprécié la formation qu’il lui avait dispensée. Elle s’était montré très curieuse, et pas seulement sur l’occlumencie. Elle lui avait posé pas mal de questions sur le Legimencie. July considérait en effet que pour se défendre, elle devait bien connaitre son ennemi.
Et puis, tous ces échanges de souvenirs, même s’ils n’allaient que dans un sens, ça créait forcément des liens. Plusieurs fois, à la fin de cours, la rousse avait essayé d’en apprendre un peu plus sur le jeune homme, pour essayer de rétablir le déséquilibre.
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Re: Une nuit sur les Docks
Gabin Šprajc, le  Mer 08 Avr 2015, 18:41

Voilà maintenant un peu plus d’un mois que July et Matt s’exerçait à l’Occlumancie. Plus les cours avançaient, plus la jeune femme s’améliorait, surprenant quelques fois l’Auror. Il faut dire que la rousse comprenait vite et ne cessait de s’entrainer, même à son boulot. Matt appréciait ses efforts et cela lui permettait de passer plus rapidement que prévu sur certains points. Et finalement, ils arrivèrent à ce dernier cours. Celui où July était suffisamment alaise pour essayer de le duper mentalement lorsqu’il se trouvait dans son esprit.

Comme à leur habitude, les deux sorciers se faisaient face, assis sur des chaises. L’entrepôt n’avait pas changé, toujours aussi délabré. Le vent ne cessait de s’engouffrer dans le lieu, entre les tôles pourries, mais cela ne perturbait nullement July et Matt.  Le brun fixa la médicomage dans les yeux, un sourire bienveillant aux lèvres.

Le moment venu et comme à son habitude, Matt n’annonça pas quand il utilisa son don de légilimancie. Il se doutait que maintenant July se rendrait compte assez rapidement qu’il était dans on esprit. Très vite, les souvenirs de la jeune femme naviguaient devant lui. Un en particulier attira son attention, comme ci c’était le souvenir qui venait à lui et pas l’inverse. Matt se doutait que c’était un piège étant donné que c’était ce à quoi ils s’entrainaient depuis quelques cours. Mais un bon légilimens, au courant de rien, se laisserait surement avoir. Curieux et pour voir si le faux souvenir donné une bonne authenticité, il se rendit dedans :

Matt se trouvait dans une petite chaumière en bois, d’où par la fenetre, on apercevait le paysage bien connu de Loutry St Chaspoule . Une jeune fille, que le brun identifia comme July, était entrain de dessiner sur un vieux parchemin. Sur un cadre à ses côtés, un couple prenait la pose. Surement les parents de July. Soudainement, la petite rousse se précita dehors, Matt lui emboitant le pas. Sur le sentier qui menait à la petite chaumière, une vielle femme arrivait avec des provisions sous les bras.
" Mamie, mamie, j’ai reçu ma lettre de Poudlard !!!"S’exclama la petite.
La grand mère de July sembla ému par les dires ses dires, et la serra dans ses bras. Un sourire sur les lèvres de Matt fit son apparition. Si ce n’était pas un entrainement, il serait surement tomber dans le piège de la sorcière.


Après avoir vu plusieurs autres souvenirs, Matt décida d’arrêter son sort. Instantanément, il reprit place devant July, qui avait un sourire satisfait aux lèvres. Sourire que lui rendit le brun. La jeune femme était prête, cela ne faisait aucun doute. Tous ces cours allaient manquer à l’Auror. Ces entrevues lui permettaient d’oublier un peu son métier, l’obligeant à faire autre chose que la chasse au mage noir. De plus, July était forte sympathique et jamais il était venu ici à contre cœur. Le brun s’étira sur sa chaise en soupirant. La fin était proche et July passerait surement avec brio son examen.

«  Très bon faux souvenir July ! Si j’étais un légilimens qui t’attaquerait sans savoir que tu arrives très bien à te défendre, je serais tombé dans le panneau. Tu as fais attention aux détails, c’est important pour un faux souvenir. Fais tout de même attention à ne pas trop en faire non plus, cela fera trop lourd sinon. Matt marqua une pause avant de reprendre. Je pense que tu es prête pour ton examen. Tu me tiendras au courant si tu réussis ! »

Matt espérait sincèrement que July réussisse son examen, après tout le travail qu'elle avait fournit. De plus, le brun était content d'avoir pût rendre un service qui n'avait pas de lien direct avec son métier. Il ignorait toujours les motivations de July pour vouloir apprendre l'occlumancie, mais cela ne le gênait pas. On avait tous nos propres raisons.
July Swann
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Re: Une nuit sur les Docks
July Swann, le  Dim 12 Avr 2015, 16:51

Comme July l’avait espéré, Matt la félicita pour sa prestation. Il lui conseilla simplement de faire attention à ne pas trop en faire, pour éviter que le legimen se rende compte de la supercherie. July acquiesça, elle n’avait pas l’intention de se recréer une nouvelle vie à chaque intrusion mentale. De toute façon, les attaques étaient toujours soudaines et elle n’aurait surement pas le temps de s’y préparer.
- […] Je pense que tu es prête pour ton examen. Tu me tiendras au courant si tu réussis !
- Oui, bien sûre !, répondit la jeune femme. Merci encore pour ton aide, je pense que sans toi je n’y serais jamais arrivée. Je vais essayer de passer mon diplôme au plus vite, pour l’avoir avant mon oral de médicomagie. Encore merci.
C’est ainsi que les deux sorciers se quittèrent.

Le lendemain, July prit rendez-vous au ministère de la magie pour passer son examen. Il y avait une semaine de délais, le temps pour elle de bien finir de se préparer et de déterminer ce qu’elle devrait cacher. Le choix fut vite fait : si elle avait commencé à s’intéresser à l’occlumencie c’était, officiellement, pour garantir à ses patients le secret professionnel. Officieusement, c’était aussi pour préserver son affiliation aux Phénix. Elle s’entraina donc à mettre tous les souvenirs en rapport avec l’hôpital ou ses missions dans un coin de sa tête, fermés à double tour.

Le jour J, July se présenta à l’examen vêtu d’une robe de sorcière noire très sobre. En entrant dans la salle elle salua les membres de jury d’une poignée de main avant de s’assoir sur la chaise qu’ils lui présentaient. Ils lui expliquèrent rapidement le déroulement de l’examen puis commencèrent par deux questions théoriques. July y répondit du mieux qu’elle pouvait, en utilisant tout le vocabulaire technique que Matt lui avait appris ou qu’elle avait lu dans des livres.
Sur la théorie, elle était confiante, c’était quelque chose qu’elle maitrisait bien. En revanche, elle était nettement plus stressée par la pratique, malgré l’entrainement acharné que lui avait fait suivre Matt.

Lorsque vint le moment de passer à la pratique, l’un des membres du jury vint se placer devant July. Avant de lever les yeux vers le legimen, la rousse prit le temps de se concentrer. Elle respira profondément pour éloigner toutes  les émotions qui pourraient venir parasiter son esprit. Elle était neutre, sereine. Cette maitrise de ses émotions, elle l’avait acquis durant ses études de médicomagie. Elle avait appris à garder son sang-froid lorsque des cas difficiles se présentaient à elle ou que ses patients étaient exécrables. Elle savait mettre ses problèmes personnels de côté pour se concentrer pleinement sur son travail.
Une fois le vide fait dans sa tête, elle vérifia que les souvenirs relatifs à son travail de médicomage et à ses activités pour les Phenix étaient profondément enfouis. Sure qu’ils soient bien cachés, elle releva les yeux vers son examinateur.

July savait qu’il ne lui faudrait pas longtemps à l’homme qui lui faisait face pour rentrer dans sa tête. Au fil des entrainements, elle avait finit par percevoir la présence du legimen dans son esprit. Si elle devait décrire la sensation, elle la comparerait probablement à un serpent qui s’insinuait dans ses pensées. Souple, agile et discret. Elle sentait cette présence, sans forcément arriver à déterminer où elle se cachait. Mais ses secrets étaient bien enfouis, elle savait qu’ils étaient en sureté et que le serpent ne pourrait jamais aller aussi loin.
Pour faire diversion, elle lui donna des souvenirs anodins. Celui de sa soirée d’Halloween, au Chaudron Baveur, des soirées tranquilles, passé chez elle. Elle céda même des souvenirs plus anciens, de ses années à Poudlard. Mais lorsque le legimen tenta de regarder ce qu’elle faisait de ses journées de travail, il se heurta à un mur infranchissable.

Lorsque l’examinateur jugea qu’il avait assez tenté de percer les défenses de July, il cessa d’utiliser son dont.
Les membres du jury expliquèrent à July qu’elle recevrait les résultats par hibou, dans quelques semaines, avant de lui donner congé pour délibérer sur ses performances.
L’Anglaise sortit, plutôt satisfaite de sa prestation, sans pour autant être totalement sure de sa réussite. Se pouvait-il que l’examinateur ait descellé une faille ? Elle en aurait la réponse dans quelques semaines …


[Fin du RP]
Jude Werther
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Re: Une nuit sur les Docks
Jude Werther, le  Mar 05 Mai 2015, 00:53

[Rp libre]

Gouttelettes, finettes, baguettes, maigrichonnes, osseuses, filandreuses, toutes rapetissées.
Brume épaisse dans un tapis de cendre, comme les nuages transpercés, comme le ni-beau ni-trop-gris.

Je ressens tout et rien, le vide opalin et la fureur, le calme et la tempête violacée. Elle s'isole contre ma cage thoracique, elle veut s'échapper, sortir, enfin. Terrifiée par cet endroit, si peur de cet endroit clos, cette grande arène pleine de petits regards tous discrets, pleine de rires écarlates. Pourtant elle l'aime, cette élégante arène pleine de plumes rayonnantes. De souvenirs aussi douloureux que délivrants. Poussez-moi à le faire, poussez-moi, j'en ai trop besoin. Cris comme tu n'as jamais osé, je t'en prie, laisse aller. Je t'en prie, cesse de vouloir tout contrôler. Cesse de vouloir ces os tombants sur ta peau, cesse de te cacher derrière les poteaux fourchus. Cesse de regarder par terre.

Se bercer tranquillement. Laisser la brise te brûler l'échine, te procurer des frissons si denses. Observer ces têtes te semblant vite, pleines de couleurs. Ces âmes qui te murmurent. Ces âmes inaccessibles. Je te balance des mots et j'en veux en retour. Je veux du chocolats coulant ; je n'aime pas le chocolat, mais j'aime sa tendresse, j'aime sa douceur, son authenticité. Je veux que mon ombre continue à me protéger, qui me tissera mon autre ombre ? Un géant viendra-t-il encore me sauver ?
Du brun doré, un mi bémol mineur tiède et jaunâtre, qui coule comme l'oeuf, trop rayonnant encore.

Tête d'INFP bourdonnante, frémissantes. Des liens chauds et mielleux comme du saumon qui s'entortillent entre toi. Pourquoi ne pas me laisser entrer en toi, simplement ? Pourquoi ne pas me donner ma chance, pourquoi mon regard ? Je veux des accords parfaits et la neuvième triomphante ! Elle arrive, elle s'estompe, s’immisce, se glisse en toi. je peux te délivrer du mi bémol mineur, tu sais.
Dans le square, les arbres sont couchés.
Dans ma tête, c'est les tintamarres, tous les p'tains d'instruments comme les cors, les trompettes et le reste qui bourdonnent, tu sais ces instrus qu- hey, hey, la seine, la seine. Tellement jolie. Elle m'ensorcelle ! Des petits sourires de gosses, je veux redanser sur la piste, et tournoyer et rire. Je ne sais ne sais, ne sais pas pourquoi ! C'est ça. Viens en moi. Je te balancerai des mots sans me relire. Une petite puce qui se dandine contre mon épaule. Pourquoi refouler ?

La pluie mène sa bataille. Elle envoie valser ses brûlures assourdissantes et gelées. Tout ressentir en un instant. Le corps qui s'échappe de là. Toute la conscience qui s'accroche. Des souvenirs qui tourbillonnent. De la peur dans le sang. Trembler à s'en écorcher. Des souvenirs farouches. Repliée comme je dors, repliée comme blessée, je tremble. Pas de froid. Que lorsque l'on ne parvient plus à penser, lorsque tout nous paraît infranchissable, tout s'effondre autours de soi. Isolée et à l'abandon. M'écorcher les poignets. Me déchirer le dos. Laisser les os, laisser les commentaires, laisser les souvenirs, laisser l'avenir, qui est-on, que fait-on, que souhaite-t-on ?

petit creux au centre du corps, petite peur, toute petite
j'entends un loup arriver
j'oubliai que c'était moi qui hurlait
hurle, hurlons, à l'unisson
tout simplement.
rien de plus ou je t'écorcherai tout vivant...
un mot et je t'étranglerai, pas de mots.
je ne suis pas jude,
ni jana,
ni zepheryn,
juste une âme, une ombre qui erre,
à l'affût de quoi grignoter.
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