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Harry Potter 2005 :: ~¤~ Pré-au-Lard ~¤~ :: Rues de Pré-au-Lard :: Les Trois Balais
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L'arrière salle (Lieu sans oreilles indiscrètes !)
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Kohane Werner
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Re: L'arrière salle (Lieu sans oreilles indiscrètes !)

Message par : Kohane Werner, Sam 6 Fév 2016 - 17:59


Commande
Leister et Face


Après avoir débarrassé les quelques tables de la salle principale, et nettoyé pour faire place nette, je m'affairai pour prendre quelques autres commandes. Je jetai un rapide coup d'oeil vers la terrasse mais à priori, tout le monde était servi là-bas. Je fis donc un tour vers l'arrière-salle, le lieu de tous les secrets et rendez-vous discrets. Après tout, c'est le principe d'une petite arrière salle où l'on peut discuter sans oreille indiscrète.

L'air content, j'entrai donc et repérai deux clients qui n'avaient aucune boisson devant eux. La femme était la directrice de Poufsouffle. Je ne la connaissais absolument pas mais son rang parlait pour elle. Quant à celui qui l'accompagnait, je reconnus celui qui avait été récemment nommé prof de Défense contre les Forces du Mal. Je dois avouer qu'il me faisait plus flipper qu'autre chose. Je ne savais pas trop pourquoi... juste un sentiment comme ça. Une première impression. Pendant un court instant, je me demandai ce qu'ils faisaient ensemble. Bah, après tout, on a le droit d'être avec qui on veut, non ? J'allai donc vers eux d'un pas ferme, sourire aux lèvres.

-Bonjour à vous, commençai-je, d'un ton joyeux. Je peux vous servir quelque chose ?
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Kohane Werner
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Re: L'arrière salle (Lieu sans oreilles indiscrètes !)

Message par : Kohane Werner, Mer 10 Fév 2016 - 17:58


Commande
Leister et Face


- Bonjour, deux Bièraubeurres conviendront,
répondit la femme d'un ton froid.
Ne me formalisant pas outre-mesure de son ton, je notai la commande avec calme.
-La prochaine fois, écoutez quand on vous parle ! ajouta l'homme d'un ton des plus désagréables. Assurez-vous que la suite du service soit d’une qualité irréprochable sinon je m’occuperai personnellement de vous.
Je haussai légèrement un sourcil. Ce qu'on pouvait avoir des clients cons parfois... Mais bon, ce n'était pas le moment de ramener ma fraise si je ne voulais pas me faire virer. J'aimais bien la patronne et l'ambiance du bar en général alors partir me ferait un peu mal au coeur. Cependant, j'étais bien tentée de lui demander de calmer ses ardeurs. Keep calm, and carry on ! Bon, OK, je ne l'aurais jamais fait pour la simple et bonne raison qu'il était plus âgé et surtout qu'il était désormais mon prof. Néanmoins, cela ne changeait rien au fait que je ne l'aimais vraiment pas.
Faisant comme si de rien n'était, je repartis d'un pas tranquille chercher la commande, me demandant pendant un court instant les différents moyens que je pourrais mettre en oeuvre pour sécher les cours de Défense contre les forces du Mal.

Je reparus peu de temps après avec deux bièrraubeurres. Je ne m'encombrai pas de mon gentil : "bonne dégustation" ou "appelez-moi en cas de besoin". Je n'avais plus envie d'être gentille. Juste faire mon boulot.

Je repartis au derrière le comptoir, vaquant à mes occupations. Quand une voix tonitruante m'interrompit :
-Serveuse ! Une bouteille de Whisky pur feu !
La voix était tellement soudaine qu'elle me fit presque lâcher la vaisselle que je tenais entre mes mains. Pas la peine de demander qui venait de m'appeler comme ça, n'importe quel idiot le saurait. Je calmai rapidement les battements de mon coeur avant de lâcher un léger soupir. Cependant, je m'exécutai de bonne grâce et allai récupérer une bouteille de whisky pur feu.
Je revins ainsi dans l'arrière salle, avec la commande que je déposai sur le table ainsi que deux verres, que j'échangeai avec leurs chopes vides de bièraubeurres. Je posai ces dernières sur mon plateau et les ramenai pour qu'elles aillent se faire laver.
Sourire coincé aux lèvres, je repartis sans un mot. Ca semblait s'échauffer sévère dans le coin et deux-là ne me plaisaient pas beaucoup. Je me contentai donc du strict minimum.

Commande:
 
[/color]
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Kathleen Gold
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Re: L'arrière salle (Lieu sans oreilles indiscrètes !)

Message par : Kathleen Gold, Mar 1 Mar 2016 - 14:13


RP avec Malena Kane


Un vent frais soufflait sur Pré-au-Lard en cette fin d'après-midi. Le ciel commençait d'ailleurs à s'assombrir, quelques étoiles commençaient à apparaître ici et là. La lune, translucide, encore cachée par le peu de rayon de soleil qui passaient les nuages, semblait vouloir percer le ciel et imposer sa présence. Kathleen regardait ce ciel tout en savourant la morsure du froid sur sa peau. Ses cheveux blonds volaient dans tous les sens, et elle ne chercha pas à les discipliner pour une fois. Elle accueillit la fraîcheur à bras ouverts. Elle continua de déambuler dans ses rues qu'elle commençait à connaître par cœur. Elle ne savait pas combien de temps elle était restée dehors, ni dans combien de temps elle était censée rentrer au château, et elle n'en avait rien à faire. Elle pouvait s'autoriser quelques folies après tout.

Ce ne fut que lorsque le bout de ses doigts, mis à nu par ses mitaines noires, ne commencent à virer au bleu, qu'elle se décida à rentrer dans le premier établissement devant lequel elle passa. Elle n'avait ni faim, ni soif, comme si le froid l'avait nourri. Mais comme tous les amis en valant la peine, le froid était un ami dangereux, qu'il ne fallait pas côtoyer trop souvent. Alors elle entra dans le bar, le restaurant, dans lequel elle s'était déjà rendu de nombreuses fois. Elle ne vit pas de visages familiers, à part la serveuse, Kohane, qui l'avait servi la dernière fois qu'elle était venue. A part elle, personne n'attira son attention.

Elle se dirigea vers l'arrière-salle. Elle n'y avait jamais été, mais elle savait que c'était un coin tranquille pour ceux qui ne voulaient pas être dérangés. Ou tout simplement pas approchés par les autres membres de l'espèce humaine. C'était de le cas de Kathleen. C'était fou, combien il était difficile de croiser des gens intéressants. Cependant, en ce moment, l'espèce humaine semblait s'améliorer sensiblement, en lui présentant des êtres un peu plus dignes et avec un minimum de conversation. Elle ferma les yeux et s'enfonça dans sa chaise en enlevant son manteau, la tête légèrement renversée. Ce genre de pause était les bienvenus, surtout lorsque son esprit était trop occupé par des pensées qu'elle aurait préféré reléguer au fin fond de son crâne. Comme... ''N'y pense même pas.''

Elle se crispa lentement quand un frisson la parcourut. Comme si quelque chose, quelqu'un, était là ou allait arriver. Son corps, horloge aux rouages bien réglés, venait de se mettre en marche, et chaque mécanismes étaient sous tension. Elle n'ouvrit pas les yeux, laissant chacun de ces fameux rouages tourner et résonner en elle, essayant de trouver le bruit ou l'odeur qui avait pu provoquer une telle réaction sans qu'elle ne soit consciente de ce qui se passait. Mais rien ne venait. Alors elle ouvrit les yeux et tourna la tête, se laissant d'instinct emporter dans cet état de transe étrange qu'elle n'avait pas ressenti depuis...

Et d'un coup, elle comprit de suite ce qui se passait et elle sombra de nouveau, comme un automatisme, cherchant maintenant l'être que ses sens avait reconnu avant même que sa conscience ne le fasse. Peut-être que le froid l'avait guidé ici justement pour cette raison. Elle sentit ses lèvres rendues sèches par son nouvel ami glacé se relever un peu.
La comète de neige, la partie glacée de l'espace.
Il fallait qu'elle trouve qui avait mit le feu à cet espace gelé.
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Malena Kane
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Re: L'arrière salle (Lieu sans oreilles indiscrètes !)

Message par : Malena Kane, Mer 9 Mar 2016 - 14:39


Fin d’après-midi, du même jour. Début de soirée. Ça s’apparentait à une gueule de bois affreuse. C’tait tout comme : mal de crâne horrible, muscles endoloris et fatigués - ajoutez à cela une sensation de bien-être étrange, la sensation d’être vidé-e de toute son énergie. Une gueule de bois…non, c’tait plus une… gueule de nuit ? J’avais pas bu - là je buvais un verre pour relever le tout, mais ça avait été seulement une nuit agitée. Y avait aussi un manque de sommeil évident. Mais comment arriver à retrouver le sommeil ? Je n’y arrivais plus : pourtant, j’étais, à cet instant, 100% persuadé-e de pouvoir m’écrouler. Rêver me manquait. Je ne rêvais plus en dormant. Des bugs informatiques - pouf, des moments de la journée qui disparaissaient de ma mémoire : trous noirs.

Fin d’après-midi, du même jour. Début de soirée. Mes doigts, mes mains, criaient douleur ; douleur délicieuse. Apprécier le silence dans le bar, une salle à l’abri de la foule, du bruit, et sentir son regard arraché par l’écho lancinant - rayon de soleil emmerdant, qui surgit des quatre coins du vide. L’écho, telle une mer marée-haute qui prend et emporte tout dans une montée brusque d’énergie, libérant les tensions par à-coups, pchiiitt, telle une vapeur de cocotte-minute ; telle une mer marée-basse qui vous laisse là, sur le sable, à nu, nostalgique d’un orgasme sans fin envolé, continuellement accompagné d’un sentiment - certes fugace mais quoique bien présent, de culpabilité.

Fin d’après-midi du même jour. Début de soirée. Gueule de bois. Gueule de nuit. Et un verre d’alcool pour relever le tout. Faut que j’arrête de boire. Quelle horreur de se sentir dépendant-e. Cernes sous les yeux, expirer inspirer avec lenteur et grâce : contrôler le flux de sensations. Écouter son corps réagir aux moindre flux et reflux. Réagir à la nuit dernière - et aux images qui se plantaient devant moi avec  l’assurance d’un vieux cow-boy -gangster, prêt à dégainer et à me niquer. Odeur de poussière. Humidité. La pluie qui tombe averse. Exclamation étouffée, j’entendais le vent glacial claquer contre les fenêtres des Trois Balais.

Combat truqué. Je n’ai aucune chance. Le vieux gangster, crapule, voix rocailleuse, sortait son flingue chargé de souvenirs récents - couleur, goûts, odeurs, sons, images en rafale et appuyait sur sa cachette avant même que je ne puisse réagir. Balle dans le foie. Je me prenais dans la gueule des instants présents capturés; Ils s’invitaient en moi, prenaient possession de mon espace intérieur, et balançaient leurs films sur la toile aussi rapidement qu’on déclame un haïku. Balle dans le foie. Pas le froid de la Mort, celui qui enveloppe normalement les sens, non. Ça ressemblait plus à quelque chose de chaud - de la chaleur, et du sec, avec un arrière goût de jaune - pisse.

De la colère et de la violence : j’en avais les poids encore colorés. Je m’attardai sur les traces collées à la jointure de mes doigts, une trace de sang ici et là, des os endoloris par le contre-coup. Ça fait un mal de chien, et ça fait du bien - la douleur physique. Stone. Je suis stone. Enveloppé-e dans du papier crépon. Bug clavier - un mot qui s’impose. Crépon. J’étais comme sous drogue. La violence que j’avais libéré, m’avait rendu-e stone.

Pourquoi
alors
avais-je encore
un serrement au coeur ?

Pt’être bien que j’avais été trop loin cette nuit, avec le corps de cette jeune femme, que j’avais martelé de violence ? Non pt’être pas. Pt’être bien que l’odeur du sang qui se promenait encore dans mon crâne me faisait tressaillir de plaisir.

Please hit me.
I’m happy.
So, please hit me.

Impression d’avoir sauté au-dessus de la ligne - saute-mouton. L’interdit bafoué. Souvenir fort et puissant. Jouissance. Mettre fin à l’ordre. Déchirer la toile - d’araignée dans laquelle la ville -esclave- était embourbée. Doigt d’honneur à la famille. Un gros doigt, tu le vois ce gros doigt ? Il est pour toi, Famille Kane. Défi. C’était si bon. Le chaos dans un océan déchainé, instinctif, spontanée. Et pourtant. Y avait un truc qui clochait. C’tait pas l’horloge du bar. Quoique, y penser, c’était pas dénué de sens. Tic. Tac. Tic. Tac. Intervalle régulier. Aucune fausse note. Je me sentais foutrement bien. Et calme. Et ça, ça clochait. J’avais pas l’habitude. Dans mon moi, y avait juste les battements de mon coeur : Tic. Tac. Tic. Tac. Chaque fois qu’un fuseau horaire émotionnel s’intercalait, le vieux gangster tirait sa décharge, et je redevenais calme.

Le calme. Je n’aime pas le calme. C’est une pensée étrange : j’aime quand ça bouge, quand ça grouille. Mais depuis que je m’étais acharné-e sur elle la nuit dernière… je lui avais tout donné, je m’étais déversé-e en elle avec avidité, sans retenue. Elle avait tout pris et bien pris. Garce. Qu’est-ce qu’il me restait ? Rien, le calme. L’ordre en soit. J’associais calme et Ordre. Et l’ordre est une tranquillité violente. Garce. Et pourtant, c’était si bon… si bon… outre que l’envie primaire d’incendier le monde, j’avais trouvé un autre moyen pour exploser… avec quelles conséquences ? Ce genre de gueule de bois ? Non merci. Je t’en foutrai du calme.

Je m’essayai à l’énervement - en vain. Je poussai, je poussai rien ne sortait. Ça montait, et redescendait aussitôt. Trop calme. Tic. Tac. Tic. Tac. Faut que je me sorte de cet état fantôme. Je ne veux pas être un fantôme. J’ai alors trouvé un fil, que j’ai attrapé avec rage - mais sans rage (vous comprenez). Ç’avait été bref, rapide, mais je l’avais capté-e - ouf, j’étais pas totalement mort-e. Je m’étais jeté dessus tel un animal avec le ventre vide depuis des jours.

Une fois sur le fil, je me suis rendu compte d’un truc : il menait vers un royaume déjà connu ; c’était une rampe de lancement vers les étoiles. Frétillement entre les cuisses. Vibrations des lèvres. C’était elle. La comète. Assis-e non loin d’ici, dans la lumière, moi, dans l’obscurité. Clair-obscur. Glace-feu. Surement qu’on se trouvait aussi en tension dans l’espace, l’un et l’autre au bout du fil. La comète. J’avais qu’une envie, lui sauter aux lèvres.

Tout calme alors Roi, venait de se faire trancher la tête - Le roi est mort vive le Roi : la fusion contradictoire et profonde des sens, de la pensée et du corps reprend le contrôle. #Fibula Loquor Filatim Kat. : (Baguette à baguette, elle dans la faible lumière, moi, dans l’obscurité) « - Comète »
.

Coeur essoufflé.
J'avoue, j'ai envie d'une arrivée sublime,
Avant de m'écrouler dans ses ruines.
 
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Kathleen Gold
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Re: L'arrière salle (Lieu sans oreilles indiscrètes !)

Message par : Kathleen Gold, Mer 9 Mar 2016 - 21:22


Tu vois l'Autre non loin de toi. Il t'a suffit de tourner la tête pour te retrouver de nouveau en sa présence. Tes pas t'ont menée jusqu'ici, jusqu'à ton Obsession. Tu entends et sens ton cœur faire plusieurs embardées, s'écraser contre ta peau. Chaque battement est une explosion qui semble te rapprocher plus vite de ta mort. En moins de quelques secondes, tes yeux sont attirés par son visage et tu sens un nouveau frisson te parcourir. Tu ne peux t'en détacher, tu ne le veux pas. Pas plus maintenant que lors de votre première rencontre, ou lors du Bal des Fous.

Tu sens le doutes te saisir une fraction de seconde à ce souvenir. Les derniers mots qui t'ont été adressés étaient des mots de haine, qui te vrille le cerveau d'un faisceau de honte et de douleur. Mais tu te souviens des dragons, des hurlements, des détraqueurs et de la folie. Tu aurais pu continuer de t'interroger, quand tes yeux se posent sur ses lèvres et tu sens ton ventre se tordre de nouveau alors que tu fixes la chair pleine qui t'a envoûtée quelques jours auparavant. Les lèvres bougent, et forment ton nom. ''Comète''... Tu n'entends pas le mot, mais tu le vois s'échapper de ses lèvres, comme une buée dans l'air glacé. Tu ne respires plus.

Tu t'es levée sans t'en rendre compte, et tu commences à avancer. Chaque pas est extrêmement lent. Au ralenti, comme si le temps s'était distordu dans l'espace. La comète met du temps à arriver, mais elle continue d'avancer, inexorablement. C'est son rôle, c'est à elle d'entrer dans l'atmosphère, de provoquer la collision. De percuter le dragon. A chaque pas, tu t'exhortes au calme, à la froideur. La glace, la retenue, c'est ta mantra, ton ode de toujours. Tu ne montres aucun signe de nervosité, même si c'est l'apocalypse dans tes sens. Tu veux fermer les yeux pour te remettre les idées en place, mais tu ne peux pas, hypnotisée par ses yeux. Tu es proche, tu vas entrer en collision, et tu essaies de te contrôler. Tu calmes tes nerfs avec violence, jetant un seau de glaçons à la brûlure douloureuse dans tes veines. Tes yeux sont de nouveaux de glace, et ton visage dur, mâchoire contractée.

Mais tu arrives devant l'Autre, et un regard suffit à te rendre ce calme serein et moins dur du bal. Ta mâchoire se détend de nouveau, et tes yeux sont happés pas la beauté de la créature. Tes yeux s'écartent de la trajectoire de ses yeux et se fixent sur sa main. Sa main qui a touché ta hanche. Hanche qui te lance depuis cette soirée. Hanche glaciale brûlée au fer rouge, au feu du dragon. Tu peux encore la sentir sur toi et te remémorer l'envie mortelle qui t'avait saisi. L'envie d'avoir plus. Tu fermes les yeux irrésistiblement à ce souvenir, et tes lèvres s'entrouvrent. Tu cherches à revivre le moment.

Tu rouvres les yeux, très légèrement au début, du bout des cils. Tu regardes de nouveau ses lèvres, et tu te rappelles du frôlement de sa chaleur et de ta froideur. De cette seconde de pur envol dans les étoiles, et qui t'a laissé hors de toi alors que rien ne s'était passé. Tu avais juste envie de laisser le Dragon t'emporter et te faire découvrir des planètes que tu n'avais encore jamais vu, dont tu ne soupçonnais pas l'existence.

Tu résistes pourtant ce soir. Tu résistes et tu cèdes en même temps. Toujours cette lutte, toujours cette confusion. Qui est fort, qui est faible ? Quand l'un croit gagner, il ne fait que perdre un bout de son âme à l'autre. Et inversement. C'est une lutte, mais aussi un enchaînement de pulsions. Tu frissonnes, et tu t'arrange pour qu'il/elle le voit. Et tu vois en contrepartie, au fond de ses yeux sombres, que tu es son opposé qui l'attire aussi violemment qu'il/elle t'attire. L'Autre est mortel/le. Toi, tu es vitale. Ou l'inverse ?

Prise d'une impulsion, tu te penches légèrement, sans jamais rompre le contact avec ses yeux ou le/la toucher. Jamais. Tu es la collision, mais c'est à l'Autre de créer le voyage.

-Il n'y a que nous sur Mars.

C'est la phrase la plus longue que tu lui aies jamais dites. Peu de mots entre vous, surtout des regards. Surtout une envie. Un besoin. Tu as murmuré, encore. Ton souffle froid l'atteint de plein fouet. Tu attends juste d'être frappée à ton tour par sa voix d'une intensité parfaite.

Un trou noir parfait, dans lequel tu veux plonger.
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Re: L'arrière salle (Lieu sans oreilles indiscrètes !)

Message par : Kohane Werner, Ven 11 Mar 2016 - 17:50


Commande
Kathleen et Malena


C'était un soir bien frais. De l'intérieur des 3B, je ne subissais pas vraiment la terrible morsure de ce vent frais. Néanmoins, lorsqu'il m'avait fallu quitter Poudlard, quelques heures plus tôt, et faire, à pied, la courte distance qui me séparait de Pré-au-lard, j'avais inspiré, expiré, pris mon courage à deux mains avant de me lancer dans le froid de la soirée. J'étais arrivée au bar les joues rougies, emmitouflée dans mon manteau monté jusqu'au nez, bonnet protégeant tant bien que mal mes pauvres oreilles.

L'intérieur du bar était vraiment chaud, en comparaison. C'était ainsi, raffermie par cet air bien frais, que j'avais commencé mon service du jour.
J'allais et venais, de tables en tables, distribuant bièrraubeurres, sodas, friandises. Il n'y avait pas eu beaucoup d'étudiants. Jusqu'au moment où la porte s'ouvrit et où un visage familier apparut. Je fis un sourire à Kathleen et la vit se diriger vers l'arrière salle. Cette petite salle discrète, loin des oreilles curieuses.
J'attendis quelques minutes, histoire de lui laisser le temps de s'installer, avant d'aller jeter un coup d'oeil dans le salle et prendre sa commande.

Je la vis avec quelqu'un d'autre, que je ne connaissais pas. Un homme, ou une femme, difficile à dire. Plus âgé-e, ça c'était sûr. Quelque chose d'étrange émanait de ces deux personnages. C'était presque comme s'il n'existait plus rien autour d'eux qu'eux deux. En m'approchant, j'entendis Kathleen dire, en se penchant, très légèrement vers l'homme, la femme :
-Il n'y a que nous sur Mars.
Phrase étrange, vous en conviendrez.

Débarquer, interrompre cet étrange lien entre eux deux, elles deux, me gênait un peu. Cependant, il fallait rester commerciale et remplir les caisses des 3B ! Oui, cette idée pouvait paraître très matérialiste mais il y avait de ça.
J'arrivai donc, d'un pas silencieux, vers leur table. J'avais l'impression d'entrer dans un tout autre univers, univers dans lequel je n'avais jamais plongé. Univers mystérieux, inconnu et intriguant. Mais pas le temps de penser à ça.

-Bonsoir, commençai-je, d'une voix douce, j'espère que je ne vous dérange pas. Je peux vous servir quelque chose ?
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Malena Kane
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Re: L'arrière salle (Lieu sans oreilles indiscrètes !)

Message par : Malena Kane, Jeu 31 Mar 2016 - 10:11


2034. Un astéroïde fonce droit vers la Terre.
1 chance sur 37 qu’il percute la planète Bleue, et la réduise à néant. La planète et ses habitants échapperont néanmoins à la catastrophe. Et des décennies et des décennies plus tard, ce n’était pas un astéroïde mais bien une comète que j’allais me prendre en pleine figure. Déjà, elle s’approchait. Il ne faisait aucun doute qu’elle allait m’emporter sur son passage et me souffler comme une vulgaire petite feuille.

Mon approche discrète avait été balayée d’un simple revers des yeux. Elle se levait. Un pas. Puis un autre. Encore un. Marchait-elle ? J’en doutais. Elle planait, lévitait, transperçait l’espace aussi facilement que s’il s’agissait d’une salle des Trois Balais. J’étais tenduE. Elle avait choisi la confrontation directe. Des muscles du petit orteil jusqu’aux muscles dans mes cheveux, j’étais tenduE.

Elle avait évité la collision physique.
En face de toi, moi. En face de moi, toi. Les yeux dans les yeux.
Avec la table comme seul obstacle entre nos deux corps. God. Je n’avais qu’une envie : la toucher. D’ailleurs ma main tressaillait et commençait à donner des signes d’impatience et me jurait de prendre des initiatives…très rapidement. Ma main voulait retrouver l’onde électrique qui l’avait parcourue lorsqu’elle avait osé caresser sa hanche. La hanche d’une comète. De la comète.

Mes yeux s’arrêtaient sur ses lèvres.
C’était deux lunes en sucre dans lesquelles j’aimerai, là, maintenant, tout de suite, croquer. Effacer le souvenir du bal, et l’occasion manquée d’y goûter. Remplacer ce regret, l’oublier. Faire réalité les fantasmes qui me secouaient de haut en bas. Une question seulement : Un dragon dans une comète, une comète dans un dragon, ça donne quoi ?

TroubléE, humide de chaleur, toute chose.
Je me forçai à perdre mon regard à travers la fenêtre que je pouvais apercevoir dans la salle principale. DécidéE à ne pas trahir mes émotions, je gardais une expression neutre pour ne pas éveiller les soupçons. Cause perdue ? Inutile ? Oui. Ma fièvre sensuelle avait bien évidemment été découverte. Seulement, notre rencontre s’était faite dans le défi, dans le combat, aucunE de nous deux n’avaient voulu, et ne voulait perdre, s’abandonner à la force de l’autre. Et le jeu n’avais jamais cessé. Il continuait même aujourd’hui. Et surement continuerait-il encore longtemps.

Néanmoins, après quelques instants d’esquive, une évidence. Ne serait-ce qu’une seule et petite seconde : Je n’avais en réalité guère quitté ses yeux. J’y étais absorbéE. Totalement. Entièrement.

Je ressentis de la peur. C’était comme descendre des escaliers où il manquait toujours une marche. Je ne connaissais pas réellement cette sensation : celle de la peur qui parcourait mon corps. À cet instant, elle était sur ma main, qui tremblotait. Je. Je tentais de me reprendre… mais elle… venait de se pencher. J’imaginais ses épaules blanches et fluide comme une danse, son cou, et le haut de sa poitrine.
Comment résister ?

Je ne peux
-Il n'y a que nous sur Mars.
absolument pas. C’est contre nature. Et déjà j’avais l’impulsion prête à m’envoyer plus près encore de la créature stellaire. J’allais le faire, - je m’étais approché de quelques micro-mètres, j’allais m’abandonner quand on coupa mon élan. -Bonsoir,  j'espère que je ne vous dérange pas. Je peux vous servir quelque chose ?

Regard à la fois haineux et reconnaissant à la serveuse.
Elle venait de détruire le moment qui monte, monte, monte ; couper, baffer l’exaltation grandissante du désir-plaisir qui mène la tête dans les étoiles. Pour ça je lui en voulais. Une envie de meurtre.
Mais, elle venait de me sauver. En m’empêchant de succomber - Dieu comme j’en avais envie, et de fondre devant la comète. Pour ça, je lui en étais reconnaissantE. Et ce soupçon de gratitude m’empêcha d’être entièrement désagréable avec elle.

- Un Whisky pur feu. Dents serrées, voix sensuelle.
Regard à la serveuse : genre, maintenant, dégage pauvre humaine.
Ah, ces humains. toujours à venir s’occuper de ce qui ne les regarde pas. Toujours à vouloir attirer l’attention, être au centre du monde. Une collision entre un dragon et une comète ? Qu’importe ! Fallait s’interposer et se glisser entre les deux. Merdre quoi. Y avait déjà assez de la table comme obstacle.

J’avais très soif.
Il me fallait un rafraichissement. M’abreuver de la beauté de la comète m’assoiffait encore plus minute par minute. Et j’avais chaud, très chaud surtout. Contre-attaque. J’enlevais mon pull, laissant apparaitre ma peau sous mon tee-shirt, mes hanches, une partie de mon ventre, le début de mes côtes. Mes bras étaient à présent à découvert, bras que je venais poser sur la table. Je m’avançais, et plantais mes yeux dans ceux de la comète. Tu vas craquer, je lui dis.
- Mars me parait une destination bien trop proche.
Regard intense.
- J’ai besoin. J’ai envie d’aller encore plus loin. Bien plus loin encore. J'ai faim.

Se mordiller la lèvre discrètement, brièvement.
Presque se faire avoir par son propre jeu de séduction. J’avais envie d’elle. Terriblement. Il lui suffisait de claquer des doigts, et je m’emparerai d’elle, ici et là, dans cette salle, sur cette table. Lutte intérieure. Frustration. Le désir en était encore plus puissant.
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Kathleen Gold
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Re: L'arrière salle (Lieu sans oreilles indiscrètes !)

Message par : Kathleen Gold, Jeu 31 Mar 2016 - 21:56


Une table entre vos corps, entre vos âmes. Tu as envie de la faire voler d'un revers de main, et d'avancer, de continuer ta marche en ligne droite. Elle s'écraserait contre le mur, au moment où tu t'écraserais contre l'Autre dans une poussière d'étoile fine. Tu sens la chaleur émanant de lui/elle t'envahir, malgré la distance qui vous sépare et cette maudite table, parce que tes joues te brûlent. Tu ne le vois pas, mais elles prennent une légère couleur rouge, trop chaude pour une Verte. Tu as envie de poser tes mains froides sur elles pour les calmer, arrêter cette brûlure - tout de suite. C'est trop tôt, trop tôt pour te laisser consumer.

Le Dragon verrouille ses yeux dans les tiens, encore, comme toujours et à chaque rencontre. Un début de combat, non une reprise des hostilités, un appel aux armes entre deux frères/sœurs - amants ? - ennemis. Tu ne clignes jamais des yeux, comme toujours, et même si tu le faisais, il/elle fermerait ses paupières à la même seconde que toi, et aucun de vous ne vous en rendriez compte. Du moins, c'est ce que ta voix intérieure te dit. Autre automatisme, ton cerveau se détache de toute réalité. Plus de raison, ni de réflexions trop compliquées pour ton petit esprit naïf et froid. Non, quand il/elle est dans les parages, tu te sens devenir autre chose. Ton monde change et tu es pendue à ses yeux.

A ses lèvres.

Tes pupilles, tes iris, le bleu d'une chute d'eau vrille l'obscurité complète des siens. Tu ne veux pas les quitter. Mais par chance, ou pas, tu es assez loin pour avoir une vue d'ensemble de l'autre. Tu peux fixer plus longuement ses lèvres. Supplice. Tu as failli en découvrir le goût, la sensation sur les tiennes et entre tes dents, mais la folie vous avait saisi trop tôt pour cela. Cela te fait enrager, mais rallume ce feu que tu hais en toi, ce feu inconnu dans la glace. Il n'a rien à faire ici. Les yeux de l'Autre frémissent, légèrement vers la droite, mais ne quittent jamais les tiens. Tu sens encore la brise que le vent a laissé dans ton cou, et tu te souviens que ton vieil ami venait de la droite aussi. Il/elle a essayé de te fuir, mais a visiblement échoué. Tu joins tes mains et les serre entre elles, alors qu'un sentiment de fierté monte lentement en toi. Fierté mêlée de plein d'autres émotions inconnues que tu ne parviens pas à analyser.

Tu as réussi à ensorceler l'Autre, visiblement. Il/elle a lutté et essayé de partir loin, de cacher qu'il ne pouvait plus que suivre la traînée de lumière laissée dans le sillage de la comète. Et tu te sens donc fière, d'avoir capturé un Dragon dans les étincelles de ton chemin. Mais tu ne fais pas la fière longtemps. Non, Gold, tu ne peux pas faire la maligne, car tu es dans un état bien pire. Tu as peut-être réussi à fixer son regard sur toi, mais il/elle a réussi à te mettre au pied du mur avant même son entrée dans la pièce. Tu es à sa merci. Tu veux t'en détacher, maintenant.


Mais comment faire autrement quand il/elle semble

Te dévêtir
Des yeux ?


Tu ne peux manquer la façon dont l'Autre épie le moindre de tes gestes, ou bien comment ses yeux s'égarent parfois sur toi, et tu sens ta tête se rejeter en arrière. Touchée des yeux. Tu devines sa main sur la table s'agiter. La prendre dans la tienne et la placer de nouveau là où elle devrait être, juste là, te semble une bonne idée. Tu continues d'envelopper son noir de ton bleu, quand une voix t'arrête dans l'élan qui avait commencé à se construire en toi. Oublier la table et heurter le Dragon dans une vraie collision.

-Bonsoir,  j'espère que je ne vous dérange pas. Je peux vous servir quelque chose ?

Kohane. Tu tournes ta tête de quelques millimètres, et tu sens ta mâchoire se serrer de nouveau, et ta gorge prête à cracher un venin plus acide que jamais. Tu parviens à te reprendre juste à temps. C'était l'amie de Louis après tout. Mais elle les haïssait tous en ce moment. Louis, Kohane, et tous les autres qui osaient polluer son espace plein d'étoiles et de dragon. Mais la voix de l'Autre s'élève dans l'air, et le ton incroyable qui s'échappe des lèvres que tu as passé une éternité - ou une fraction de seconde - à contempler, te fige et te fait oublier ta colère pendant quelques secondes. Il/elle commande de l'alcool, et tu fronces les sourcils. Ne brûle-t-il/elle déjà pas assez ? Faut-il vraiment rajouter une chaleur ambrée qui parcoure le corps entier à ce champs de météores ? Tu lèves les yeux vers la serveuse, quand tu croises le regard assassin que ton Autre du moment lui lance, et tu souris. Tu n'es pas la seule à ne pas supporter cette interruption. Tu changes d'avis, finalement. Tu ne veux pas être trop dure envers la jeune femme, et peut-être qu'un verre t'aidera.

-Une tornade, s'il-te-plaît.

Ta phrase est polie, travaillée, cache parfaitement tes émotions, même si ton regard indique qu'il serait de bon ton de vous laisser seul(e)s. Genre, de suite.

Alors que vos commandes sont terminées, tu te tournes de nouveau vers le Dragon, prête à exécuter ton prochain mouvement, quand quelque chose que tu n'avais pas anticipé arriva. Un bruit de vêtement retiré résonne dans tes tympans dans le silence de votre monde, et des bouts de peau se révèlent lentement. Tu abandonnes ses yeux sans hésitation, pour savourer ce que tu vois pendant un instant d'éternité. Un retranchement un peu saillant d'une hanche, l'aperçu de chair, et un tissu plus fin que le papier vient recouvrir le mirage aussi vite qu'il était apparut. Tu laisses tes yeux remonter très lentement vers le haut. Ton souffle n'est pas coupé. Non, il est toujours là, mais difficile, comme si tu étais enfermée dans une boîte. Tu regardes les bras désormais nus, blanc tranchant avec le brun de cette fichue table, et il/elle se rapproche légèrement, toujours derrière ce meuble.

Son regard retrouve le tien, et te défis. Vous vous doutez tous les deux que tu seras la grande perdante de cette lutte... Ou non. Tu ne déclareras jamais grâce. Pas au Dragon. Tu lutteras toujours, et chercheras à gagner sa reddition par tous les moyens. Tes jambes s'agitent. Tu ne veux pas tarder à bouger.

- Mars me parait une destination bien trop proche.

Tu frissonnes et oublie ses yeux pour le moment. Tu fixes ses lèvres sans vergogne et tu suis leurs mouvements, alors qu'elles agitent dans le vide absolu de l'atmosphère.

- J’ai besoin. J’ai envie d’aller encore plus loin. Bien plus loin encore. J'ai faim.

Ses lèvres ne se referment pas de suite après avoir prononcé ton presque arrêt de mort - pauvre petit cœur va. Non, elles restent entrouvertes, et des dents blanches apparaissent pour en mordre le premier bout de peau. Tu sens tes lèvres vibrer à leur tour, et l'envie de prendre ce bout de chair entre tes propres lèvres te saisit aux tripes.

Tu souris finalement, toute retournée sans le montrer, et tu contournes la table sans le lâcher des yeux. Tu ne cherches pas à aller lentement cette fois. Il/elle a mit la comète en fusion, il fallait en assumer les conséquences. Tu t'approches, et fait le tour, trace le contour de cet obstacle ennuyeux, pour te planter en face de l'Autre. Il/elle est tellement plus grand(e) que toi, même assis tu as l'impression d'être bien petite. Mais qu'importe, tu sens son regard te dévorer, et une hallucination brûlante passe devant ton champ de vision. Tes joues continuent de brûler, alors que tu rejettes avec violence l'image, et que tu te jettes à corps perdu à la contemplation du spectacle.

Le tee-shirt est fin, tu vois vaguement... ce qu'il y a à voir. Tu soupires lentement, et retire lentement, très lentement la mitaine de ta mains droite. Tu ne souris plus, tu fixes ses yeux et pose cette main sur le tee-shirt. Au même endroit qu'au bal. Au cœur. Le tissu est encore plus fin que tu ne le croyais. Sa peau te fait presque mal tant elle est chaude, à ton opposé. Tu sens ton ventre faire des loopings. Et ton esprit se déconnecter complètement, alors que ton cœur ne répond plus de rien, comme les sens inconnus qui renaissent de leurs cendres à chaque fois qu'il/elle est là.

-Oui. Tu veux que je t'emmène en orbite...

Tu remontes lentement ta main, petite et frêle, glacée comme jamais, contre le volcan brûlant que tu touches à main nue. Tu poursuis l'itinéraire du bal en sens inverse, en prenant ton temps, pour finir sa course sur sa nuque. Ton visage est proche, mais pas trop, à bonne distance. Seule ta main vous lie désormais.

-Tu en as besoin ?... De quoi un Dragon a-t-il besoin ?...
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Kohane Werner
Modération GGryffondor
Modération G
Gryffondor
Spécialité(s) : Permis de Transplanage


Re: L'arrière salle (Lieu sans oreilles indiscrètes !)

Message par : Kohane Werner, Ven 1 Avr 2016 - 19:07


Commande
Malena et Kathleen


Je compris de suite que je n'étais pas la bienvenue. Le jeune homme/la jeune femme me lança un regard plein de haine. Je réprimai un frisson. Pas question de me laisser déstabiliser ! Fallait que je m'habitue aux clients étranges et antipathiques aux premiers abords si je voulais survivre dans cette profession. Un petit temps s'écoula. Finalement, il/elle prit la parole, d'une voix étrangement sensuelle :
- Un Whisky pur feu.
Puis il/elle m'adressa un regard à faire fuir n'importe qui. Il/elle ne semblait vraiment pas vouloir de moi ici. Cependant, je ne bougeai pas et me tournai vers Kathleen, attendant sa commande. Secrètement, je m'attendais à ce qu'elle soit moins froide. Lorsque je l'avais rencontrée la première fois, en compagnie de Louis, elle m'avait paru assez sympathique, elle m'avait fait bonne impression.
Néanmoins, à l'heure actuelle, et semblait être une toute autre personne. Comme si c'était un autre esprit qui habitait son corps.

Son visage se crispa, elle sembla ravaler quelques mots durs et blessants. Je la fixai sans ciller, attendant sa commande. Mon sourire habituel avait disparu. Pas le coeur à ça. L'ambiance ne s'y prêtait pas. Elle parut remarquer le regard noir que son ami/e me lança et cela sembla l'amuser : un sourire se dessina sur ses lèvres. Mais pas de ces sourires accueillants, gentils, joyeux. Pas le genre de sourire qu'elle avait pu avoir, lorsque je l'avais vue avec Louis. C'était autre chose. Plus blessant, plus froid.

-Une tornade, s'il-te-plaît, demanda-t-elle, d'un ton étrangement poli au vu de son attitude.
Son regard me fit comprendre qu'elle non plus, ne voulait pas de moi ici. Je notai rapidement la commande et m'éloignai. Lorsque je revins dans la salle principale, j'eus l'impression de pouvoir enfin reprendre mon souffle. C'était comme si j'étais restée en apnée pendant tout ce temps !
J'allai derrière le comptoir, préparer un whisky pur feu et une tornade. Un truc bien corsé, pensai-je en ajoutant vodka et tequila dans un verre.

Lorsque le tout fut prêt, je posai la commande sur un plateau et, après avoir inspiré et expiré, repartit direction l'arrière salle. Toujours cette même atmosphère si spéciale.
-De quoi un Dragon a-t-il besoin ?... demanda Kathleen à son ami/e alors que j'arrivais.
Décidément, ils/elles étaient vraiment bizarres ensemble. N'importe qui pourrait les prendre pour des fous/folles.
Sans prononcer un mot, je déposai les verres et repartit aussitôt. Je ne m'encombrai pas de mon habituel : s'il vous faut autre chose, n'hésitez pas à m'appeler. Je repartis dans la salle principale sans rien dire.

Commande:
 
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Malena Kane
DirectionSerdaigle
Direction
Serdaigle
Spécialité(s) : Permis de transplanage


Re: L'arrière salle (Lieu sans oreilles indiscrètes !)

Message par : Malena Kane, Ven 1 Avr 2016 - 21:27


Nos rencontres étaient comme des parenthèses sans fin. Des parenthèses qui se plantaient en plein milieu d’une phrase, même d’un mot. Temps suspendu où la vie ne défilait plus à cent à l’heure, où la vie laissait enfin son corps à la merci de celles et ceux qui se plaisaient à la goûter hardiment, audacieusement.

J’avais cette sensation extase de pouvoir caresser chaque courbe sensuelle du temps, d’y pénétrer entièrement et d’en ressentir toutes les nuances. La vie au ralentit en slow motion, mais la vie intense. Très intense. Mais ce que j’ignorais c’est qu’elle commandait au temps, qu’elle en avait la mesure, qu’elle en était la chefE d’orchestre.

Tout est alors allé très vite.
Elle a d’abord sourit, toujours en me regardant dans les yeux. Dans les deux yeux. Oeil pour oeil, oeil pour oeil. Deux courants invisibles qui se rejoignaient et me déchiraient entre l’envie de combattre et l’envie irrésistible de succomber.

Et Vlan.
Qu’elle bouge. Qu’elle approche encore plus. Les minutes ne passent plus, elles dévalent et se bousculent, une fuite en avant, une évasion éperdue, une hémorragie de secondes. Toutes happées par le corps de la comète. En un claquement de doigt.

Attraction.
Le temps ne lui résistait pas. Et moi non plus. J’avais envie de lécher sa peau, son coeur, sa gueule, pour récupérer un peu du temps qu’elle avait capturé juste en contournant une table.

Une marionnette dont elle tirait les ficelles.
Ma tête avait suivit son mouvement d’une manière très précise, et je me retrouvais la tête complètement tournée vers l’un des deux côtés - j’ignorais lequel, pour que son corps pâle puissent continuer à embraser mes yeux. Mes yeux, à défaut de mon corps entier, lui faisait l’amour sauvage.

Une envie de lui faire mal.
Une envie terrible de lui faire mal, la faire souffrir. Comment osait-elle me bousculer ainsi? sans se soucier de ma santé mentale? me bousculer de façon si violente, me faire prendre des virages à 90° sans prévenir. Comment oses-tu ? Je ne perdrais pas, je ne perdrais pas. Tu entends ? Je ne perd!!!!!!!. Le monde tourne.

Oh oui. Touche-moi.
Sa main, froide, une flèche qui avait transpercé mon tee-shirt, mon coeur. Non. L’archer avait fait en sorte que la pointe s’arrête avant de me tuer. Déjà, la main montait, montait, et plus elle montait plus elle mettait mon bas ventre sans dessus dessous. Le désir éclair en éclat d’étoile commençait à…
La comète, la table, et moi.

Put*in.
Elle était juste à côté de moi, et rien ne semblait pouvoir interrompre le fil qui se déroulait dans ma tête et qui menait vers des sentiers interdits.

- Oui. Tu veux que je t’emmène en orbite.
Qu’elle chochotte en me retournant la tête. Orbite. Quelque chose dans ce mot qui te faire croire que tu vas avoir de l’or, alors qu’en réalité, c’est le coffre d’un trésor intime dont tu as la clé qui t’es promis. J’ai rougis.

Elle avait l’éclair de Zeus entre les mains. Elle me foudroyait. J’étais toutE tendueE. Comme une corde d’un arc. Comme la Tour Eiffel. Sa main continuait de monter, monter. Exerçant une force terrible sur mon visage, une force qui m’emmenait fatalement vers ses lèvres. Ses lèvres rosées comme un coucher de soleil au goût de bonbon : cerise. Sa main était glacée, et ça me brûlait. Toute mon existence était prisonnière sous sa main. Tout le reste de mon corps avait cessé d’exister.

- Tu en as besoin ? De quoi un Dragon a-t-il besoin ?…
Sans réfléchir. Ses lèvres étaient trop proches. Et trop loin.
- D’une sucrerie glacée.
La comète gelée qui donnait trop chaud au Dragon enflammé.
Je ne voyais même pas la serveuse revenir.
J'étais aveugléE par le désir.

Désir ne suffit pas à exprimer le plein, à mesurer le vide - aussi infime était-il, effroyable et horrible qui avait pris place entre nos deux bouches. Désir. Elle était désir. Il lui faudrait un autre verbe, un verbe neuf, assorti à ses yeux, sa peau, ses cheveux, son odeur. Un verbe électrique tant elle me provoquait des coups de jus.

Un coup de jus, je venais d’en recevoir un.
Le coup de jus le plus puissant qu’on m’eut donné le droit de ressentir. Si puissant. Si fort. Que j’avais perdu tout contrôle. Si puissant. Si soudain.

Mes lèvres aimantées par les siennes s’y sont posées.
Lèvres contre lèvres.
Bientôt langue contre langue.

J’expirais une partie de mon désir, de mes pulsions, et le lui envoyais dans sa bouche, sa gorge, son corps. J’avais l’impression d’aller au plus profond. Loin. Très loin. Ma langue de Dragon roulait contre sa langue de Comète. BIG BANG. Je mordais parfois sa lèvre du bas tandis qu’une de mes mains imprimait sa paume incendie sur sa hanche, la même hanche avant de glisser, de monter vers ses côtes et d’effleurer le début de sa poitrine, et de… redescendre par sa hanche, sa hanche… et le début, le sommet des jambes…

Orgasme éveillé.
Je m’imaginais, me voyais réellement la soulever, la foutre sur mon dos de dragon pour nous écraser contre la table. Je me voyais la dévorer morceau par morceau, millimètre par millimètre. Si ma main parcourait exclusivement le haut de son corps, je léchais dans ma tête chaque partie de son être. Jusqu’à remonter vers l’origine du monde. J’allais vraiment le faire.
La comète, la table et moi.

Mais.
Je me suis détournéE. Aussi férocement que je venais de l’embrasser. Aussi férocement qu’elle m’avait attiréE à elle, en elle. J’étais à bout de souffle. J’hésitais à revenir contre sa peau, à l’embrasser, l’embrasser sur la banquette, puis sur la table… les images revenaient à l’assaut… et j’y résistais, à défaut de pouvoir les chasser.

Pourquoi ?
Pourquoi résister. Pourquoi ne pas se laisser aller. Je ne le savais pas vraiment. Était-ce seulement ce jeu ? À qui craquerait le premier ? J’avais craqué. Complètement. Mais il me restait encore…

Je fuyais.
Sans me retourner. Le désir en gouttes de sueur sur l’ensemble de mon corps. J’avais oublié mon pull, merdre. Tant pis. Il fallait fuir. Je quittais les trois balais à contrecoeur. Beaucoup de regret et une frustration grande comme une montagne.

Mais je savais que je la retrouverai très rapidement. Je le savais.
Cela ne pouvait être autrement. Le champs d’attraction était bien trop puissant.
Tandis que je tentais de me reconstruire, d’attraper tous les morceaux de moi-même qui s’étaient dispersés ici et là - et surtout encore là-bas, avec elle, je savais au fond de moi que la prochaine fois.
Je ne résisterai pas.
Ça sera elle, la table, et moi.
Et rien d’autre.


[fin du rp pour ma part]
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