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Harry Potter 2005 :: ~¤~ Académie de Poudlard ~¤~ :: Le Parc
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Balade Nocturne
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Rewynia Scoffdyssa
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Re: Balade Nocturne
Rewynia Scoffdyssa, le  Lun 7 Aoû - 14:12

La jeune fille aimait bien cette ambiance. La nuit, deux inconnus qui venait de se rencontrer. Celle-ci n'avait même pas salué le garçon, trouvant que cela n'était pas nécessaire. Parfois, on pouvait communiquer avec tout autre chose que des mots. Le regard, par exemple, en disait beaucoup. Ainsi que les sourcils. Ils peuvent parfois exprimer la colère, la tristesse, la surprise, la joie. Même si beaucoup diront que les sourcils ne sont que des sourcils, la jeune fille ne le pensait absolument pas. Peut-être était-elle bizarre, c'était une possibilité. La demoiselle observa le jeune garçon qui était en train de cueillir des fleurs. Il n'avait pas semblé déranger par sa présence dans cet endroit, et cela la rassurait. À vrai dire, elle n'avait pas envie de partir de cet endroit si agréable juste parce qu'une personne y était venue avant elle. L'adolescente continua d'écrire sur son parchemin, ne sachant quoi faire d'autre. Observer le paysage était aussi une excellente idée, ce qu'elle fit immédiatement. Une forêt lugubre et sombre, unique en son genre. Celle-ci esquissa un sourire, elle savait qu'un jour, elle irait là-bas. Pourquoi ? Parce que le nom l'obligeait à braver l'interdit. Forêt Interdite, c'était un nom bien excitant ! Rewynia adorait transgresser les règles, elle en ignorait le pourquoi du comment. C'était ainsi, dans sa nature.

Celle-ci venait de retomber sur le sol meuble, fleuri. C'était une expression qui signifiait qu'un mouvement l'avait fait revenir de ses rêves. Le jeune homme venait de déposer une "fleur" bleu foncée qui tirait sur le violet. Elle le regarda curieusement, se demandant pourquoi il venait de faire une telle chose. Elle avait essayé de lui faire peur, elle n'avait pas été très sympathique et voilà le résultat ? La demoiselle ne comprenait vraiment pas ce genre de personnes. Il n'était pas le premier comme ça qu'elle rencontrait. Être gentil avec quelqu'un de méchant n'avait aucun sens, à ses yeux. C'est pour cela qu'elle se répétait souvent que "Les personnes gentilles sont les plus dangereuses". Il suffisait d'un sourire, d'une voix claire et douce, pour que le coup marche. Aussi d'un cadeau. La Serpentard hocha vivement la tête en signe de remerciement. Comme si elle allait dire un "Merci beaucoup" pour une simple fleur. Celle-ci remarqua que c'était plutôt une grande fleur, plus grande que la majorité. Elle avait une forme originale, étant droite comme un I. Celle-ci avait plutôt pas mal de pétales. La jeune fille remarqua qu'une pétale n'était plus là.

Son regard s'était assombri. Les fleurs n'étaient pas que de simples fleurs. Elles avaient un sens. Celle-ci observa la fleur posée sur son sac et observa une nouvelle fois le garçon. L'adolescente remarqua que celui-ci avait des cheveux châtains et des yeux gris, pâles. C'était plutôt une couleur rare que tout le monde n'avait pas l'opportunité d'avoir. Spécial, rare. La même couleur que la lune. La jeune fille se demanda si ce n'était pas que le reflet de la lune dans ses yeux qui produisait cet effet. Ses yeux pouvaient être marron, on ne savait jamais.

Celle-ci se crispa quand elle entendit une voix qui ne signifiait absolument rien de bon pour la jeune fille et le jeune sorcier. Elle n'osa pas se retourner pour voir de qui il s'agissait, se doutant déjà que ce devait être un membre du personnel de Pourdlard ou un surveillant. La jeune fille rangea directement son parchemin, son encre ainsi que sa plume dans son sac. Elle n'était pas sûre d'avoir bien refermé l'encre, mais elle s'en fichait. Que son sac ainsi que ce qu'il y avait dedans soit tâché n'avait pas plus d'importance que ce qui allait se passer. Elle se releva directement, observant le garçon châtain devant elle. Il semblait comprendre que la situation n'était vraiment pas bonne. La demoiselle en avait assez de ne pas pouvoir profiter de sa liberté comme elle le voulait, il fallait toujours que quelqu'un vienne gâcher son plaisir. Surtout que sortir la nuit était interdit, et elle se demandait bien pourquoi. Encore une règle stupide pour des gens stupides. Celle-ci se retourna, faisant face au gêneur. Elle ne lui répondit même pas, n'ayant pas vraiment envie de faire réprimander sa maison pour une faute comme la sienne. L'adolescente observa le ciel, se mordant les lèvres. *Voilà que je vais me faire réprimander par cette personne et que je vais probablement faire perdre des points à ma maison pour avoir enfreint une règle. Mais, après tout, les règles sont faites pour être enfreintes ! Que ça m'énerve...*

L'adolescente se retourna pour observer de nouveau celui avait qui elle avait échangé des regards. C'était donc un membre de la maison Serdaigle ? Celle-ci explosa de rire, plaçant une de ses mains sur sa bouche en espérant être discrète. Ce qui n'était, évidemment, pas le cas. Rewynia rigolait parce que c'était une situation qui n'arrivait pas tout le temps, c'était si excitant et si amusant de se faire prendre la main dans le sac. -Et si je refuse de vous dire mon nom ainsi que ma maison, qu'allez-vous faire ? Me donner des heures de colle ? Me mettre aux cachots ? Faites donc ! Mais je ne parlerais pas, fit la demoiselle avec un sourire espiègle. Voilà qu'elle recommençait sa provocation.
Elhiya Ellis
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Re: Balade Nocturne
Elhiya Ellis, le  Mar 10 Oct - 15:58


Falling stars can feel lost too


♫♫♫
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Un reflet de lune sur le diamant porté à son poignet, scintillant faiblement, captura une seconde l’attention de prunelles ternies. Regard dans le vide, esprit ailleurs. Quelques mèches de cheveux virevoltant au grès du vent, insensible à la fraicheur naissante de la nuit. Un million d’étoiles comme partenaires silencieuses, un seul astre de nuit comme témoin à la danse de ses pieds dans le vide. La main appuyée contre le tronc d’arbre, l’appel de la solitude avait fait son œuvre. Accompagnée d’un simple bijou noué à son bras, piquée sur sa branche d’arbre, ses pensées tourbillonnaient doucement, accompagnant quelques souvenirs fanés au-delà des barrières de cette risible soirée.

Les jours avaient filé, les nuits s’étaient enchainées, toujours semblables, porteuse d’une vérité hurlante inavouable. La faible carapace s’était ébréchée lentement, fondant doucement jusqu’à mourir en quelques mots prononcés sur un balcon abandonné. Une promesse ancienne, reprenant vie par hasard, nourrissant un cristal oublié dont l’éveil était encore inconnu. Il vibrait subrepticement, accroché à sa main, vivant, s’éveillant discrètement, se nourrissant de chacune de ses douleurs enfuies. Doux soutient inconscient qu’elle caressait du regard.

Il n’avait fallu que cet échange pour que son monde bascule. Son regard se détournait aux insouciances d’enfants, ses bras s’ouvraient à ce qu’elle effleurait fébrilement. Accédant à un appel frissonnant, à une fatalité qu’elle avait voulu ignorer, à ce qu’elle était quand ses torpeurs l’enlaçaient. La chaleur de bras réconfortant lui semblait glaciale, les palabres doucereuses agaçantes, ses sourires enjoués pales comédies. Rien, depuis que ses pieds avaient foulés ces lieux ne lui avait rappelé combien elle détestait ce monde hypocrite, qu’elle n’avait rien à faire… rien jusqu’à cet aveu murmuré au creux de sa nuque…

La danse lente et morbide des étoiles paraissait si désuète face à ces tracas enfantins. Egoïsme primaire d’une adolescente impuissante. Ses doigts tremblants n’avaient rien pu faire pour éviter à celui qu’elle chérissait tant de chuter. Elle ne pouvait le rattraper ou le relever… Inutilité assenée si violement dans chacune de ses pensées… l’étourdissement de cette réalité était devenue insupportable.   Seule l’acceptation restait valable. Solution salutaire ou suicidaire, détail infime qu’elle avait embrassé pleinement. Pour lui, pour eux, pour les autres…  Reflanquer les larmes mortes dans un coin, l’accompagner, lui tenir la main et sombrer en même temps…. Seule option viable… Thermes des accords qu’ils avaient fait naitre lors d’une nuit étoilée… Sellé d’un baiser sur une joue rebondie et de 3 petits mots chuchotés…

L’astre argenté en témoin ricanait désormais devant la fatalité qui les frappait, moqueur et froid. Pourtant, tout comme cette petite lune en argent suivant chacun de ses mouvements, la blondinette savait ce qu’il lui restait à faire. Evidence naturelle, qu’elle portait en elle depuis le début, sans jamais n’avoir voulu l’écouter, il ne restait plus qu’à la laisser guider ses gestes... une fois de plus… ils seraient moins brutaux que dans les cahots, vaguement contrôlés, nourris par les obligations de la lignée et non plus par des enfantillages égoïstes. Prémices d’ombre enfin acceptés, silences et faux-semblant renoués. Suite logique à l’éveil de cet enfance abandonné…

Sourire en demi-teinte, masques et costumes abandonnés en début d’année reprendraient du service. Différents, épais, bienveillants… Comme cette lune d’argent inaccessible, accompagnées de ses morceaux de roches en combustion, insensible à leur chute, observatrice, moqueuse….

Seul échappatoire à ce nouvel univers qu’on dépeignait pour elle..
Nouvel équilibre fragile,
Nouveau pieds dans le vide,
Abandon,
Douleur,
Bâillonnement,  
Perte,
Renaissance...

Mains tendue vers cette Lune emplie d'ombres et de regrets...
Soupire échappé,
Conscience malmenée,
Qu'importait, vu que c'était pour toujours et à jamais...
Ulysse Daiklan
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Re: Balade Nocturne
Ulysse Daiklan, le  Mar 10 Oct - 23:33

Elhiya & Ulysse

LA Mutuel ♥




La balancelle dans mon corps et dans mon âme.

La douce mélodie du silence me vient jusqu’aux oreilles, seulement entrecoupé des applaudissements sarcastiques des arbres au gré du vent. Mes bras portant leur fruit humainement modifié. Des crayons et des cahiers. Dans ma sacoche les outils qui tenterons de me faire oublier quelques secondes mes noires pensées.

Mais pour l’instant je n’y suis pas. Je n’y suis plus. Y suis-je ? Je ne sais même plus. L’herbe ploie sous mes pas, mon regard baissé, mon esprit s’adonnant à une danse macabre autour des dernières semaines écoulées. Rien de grave, rien qui devrais me faire sentir concerné. Séjour en infirmerie. Aria dans les cachots. La dépression de Lully.

Mon poignet se relève de lui-même. Attaque, blessure. J’ai échappé de peu au chrysanthème. Grâce à l’intervention d’un gamin au visage et aux mains bien trop abîmées pour son âge. Je ne l’apprécie pas. Mais il a passé des épreuves. Comme Violet. Comme Elhiya. Comme Lorelaï.

Je me sens seul. Étouffé dans mon inexpérience. Ecoutez le cris mortel d’un lion hurlant qu’il a trop de bonheur. Qui aimerais avoir des épreuves aussi, pour se sentir compris. Pour savoir, vivre. Mon corps se retourne de lui-même quand mes yeux, toujours baissés regardent la terre. Le bilan m’achève. Les traces de mes pas dans l’herbe qui se plie puis se relève. Combien de temps, combien de jours subissent-elle ça ? Suis-je le seul à vivre comme si quelqu’un d’autre que moi décidais de mon histoire ? Même la plus petite des plantes a une histoire moins propre, moins blanche que moi.

Je revois ce corps tomber. Au milieu de la foule, Lully agenouillée. Un corps trop rapidement débarrassé. Bilan : Mort. Qu’aurais-je du faire ? Qu’est-ce que je pouvais changer ? C’est à ça que va se résumer ma vie ? Voir des gens tomber, sans jamais pouvoir rien faire ? Cette fois l’image d’Aria me viens en tête. L’état dans lequel je l’ai trouvé dans les cachots. Je…



Une bourrasque vient de nouveau fouetter douloureusement mon visage. J’avance. Concentré sur ma marche pour oublier mes souvenirs. Mon objectif en tête j’avance. Comme si des démons me pourchassaient, comme si un détraquer me suivait pour m’offrir un baiser. Un arbre dont j’aperçois les racines me fait relever la tête. Mon cœur fait un bond douloureux en voyant la personne semblant flotter tel une apparition fantomatique. Un esprit me joue des tours ? Non je ne pense pas. Les cheveux blonds de ma rivale ne trompent pas. Elle semble perdue dans ses pensées, admirant quelque chose que je ne vois pas, que je ne vois plus.

Par curiosité je décide de me tourner à mon tour, tête relevée, mes yeux tombant sur les étoiles. Ce sentiment d’insignifiance me reprend, mais me rassure. Après tout qu’importe ce que je fais, je ne suis rien. Personne. Nul ne pourra rien changer. Et si l’univers arrive à faire tenir les étoiles, il arrivera à faire tenir mon cœur de la même façon. Peur importe combien je cours, ce que je fais, le bien le mal. Après tout, rien n’est vrai tout est permis. Ce que je vis n’as aucune importance aucun impacte.

Et pourtant, peu importe à quel point ces points lumineux sont loin, ils m’influencent. Je ne comprends pas pourquoi ça ne marche pas dans l’autre sens. Eux ont vu ma vie, veillent sur mes nuits. Des anges gardiens de gaz qui brillent. Ils savent pour Violet, ils étaient là. Flottant dans la voie lactée. Et aujourd’hui encore ils sont là. Pourquoi ? Pour se moquer ? Ce ne sont pas des humaines et à cet instant, je me sens plus proche du ciel que de mon espèce.

Est-ce que les astres crient ? Est-ce qu’ils sont là, à tourner en rond, hurlant leur douleur dans un gémissement étouffé par la puissance du vide ? Est-ce qu’ils pleurent ? Est-ce que lorsqu’une comète les frôle pour venir s’écraser sur leur plus proche voisine, leur cœur bondis ? Est-ce que le cataclysme de leur esprit provoque une catastrophe naturelle sur leur échine ? Est-ce que nos tremblements de peur, sont leur tremblement de terre ? Et si tous ensemble, nous formions le cœur de l’univers ? Souffre-t-il ? Meurt-il ? Rigole-t-il ? Que dit-il de nous, misérables humains détruisant notre terre d’accueil pour des futilités dont même la plus petite bactérie se moquerait ?



Sans lâcher un mot je m’assois contre le tronc de l’arbre. Tombant au sol comme comprimé par le poids des questions qui m’assaillent. En dessous d’une branche où la Verte s’est logée. Je pose mes cahiers, mes crayons, ma sacoche sur le côté. Mes bras, mes épaules sont trop endolories pour le porter. J’ai l’impression d’être Atlas à aller contre la volonté du monde, comme si je pouvais changer une fatalité. Mes yeux se perdent de nouveau au-dessus de l’ombre du château, parmi ces sphères lumineuses qui régissent nos vies. Je sais ce que je vais dessiner. Mais pas tout de suite.

Quand mon esprit sera calmé.


Elhiya Ellis
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Re: Balade Nocturne
Elhiya Ellis, le  Mer 11 Oct - 16:37


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Un bruissement léger dans l’herbe mouillée, une feuille morte se laissant chuter, un tremblement sous ses pieds, une ombre qui se dessinait... Rien n’avait réussi à détourner le regard vissé sur la lune d’argent. Hypnotisante alliée de fortune. Ses reflets pales nourrissaient de miles éclats le diamant dansant dans le ciel au tour de son poignet. Vision d’optique où la toile céleste et un bout de son être ne faisaient plus qu’un. Pourtant il n’en était rien. Mensonge enfantin apaisant vaguement des pensées divergentes. Le bout de ses doigts frigorifiés rougissaient lentement, invitant un désagréablement picotement dans ses membres engourdis, simple rappel à l’ordre naturel. L’automne était déjà bien avancé, il n’était plus de bon ton de se perdre dans la voie lactée, ou dans diverses puérilités.

Les moufles  aux oreilles animales prouvaient encore toute leur utilité. Fidèles et présentes depuis le plus jeune âge. Trésor chéri de l’adolescence qui viendrait à faner. Avec précaution sa main gauche s’était recouverte du léger écrin de laine, prodiguant la douce chaleur que son corps avait chargé sur l’étoffe étouffée contre sa poche. Réconfort sommaire suffisant pour ne pas s’enfermer comme un animal apeuré dans les jupes maternelles du grand château endormi. Extirpé avec un peu de mal, la seconde enveloppe, destinée à protéger le pendentif d’argent de la gelée et son promontoire, lui échappa en un glissement de doigts risibles. L’objet précieux chuta inlassablement, victime de l’attraction terrestre, pour s’abandonner au pied de la silhouette responsable du tremblement de sa branche.

D’un sourcil arqué, les cheveux auréolés de reflets argentés pendouillaient dans le vide, partagés entre curiosité et lassitude. Dans l’immensité du parc, il fallait toujours qu’un visiteur nocturne n’en vienne à se trouver sur son trajet. Etait-ce également la fatalité qui poursuivait ces étoiles mourantes ? Leur danse morbide était-elle toujours parsemée d’obstacle, les empêchant d’évoluer à leur guise ?  La solitude et la quiétude n’étaient-ils eux aussi que de douces illusions ?

Les yeux plissés cherchaient le point d’impact du cache doigt pelucheux, mais ce qu’ils trouvèrent fit manquer un battement à son palpitant. Usuellement traite, ce cœur s’étouffait seul dans des brides de souvenirs aux effluves féreuses et aux couleurs carmines. La touffe blonde en bataille, bien trop reconnaissable, dépeignait le tableau de quelques ombres de feuillage  courant au gré du vent. Vision étonnement dérangeant. Le voir maintenant ou à son arrivée ne changeait pas grand-chose. Les remord et regrets n’étaient plus, mais à chaque fois, ils avaient fait en sorte de ne pas se retrouver seuls, s’obligeant une certaine distance. Et puis… Elle avait déjà fait preuve d’un nombre conséquent de babillages et gestes alcoolisés en sa présence  pour se permettre de ne pas en rajouter.

Surtout, pour quoi dire ? Prononcer des excuses infondées supplémentaires pour avoir cessé d’être un mouton fondu dans un troupeau ? Pour palabrer sur un monde à refaire, sur des couleurs à changer, sur une vie à composer ? Ce n’était pas dans ses attributions. Il n’évoluait pas dans son monde à elle, et ne le fera jamais. Trop longtemps l’espoir et la naïveté l’avaient aveuglée, dessinant des courbes d’un univers impossible et utopique. Trop longtemps elle avait marché sur un sentier qui n’était pas composé pour ses pieds. Ses souliers trop serrés l’avaient fait trébucher rarement, et pourtant… ce n’était que maintenant qu’ils lui proposaient le chemin qui lui était tout tracé. Une route devant laquelle elle s’était trouvée à la jonction grâce à ce Gryffon…

Un léger soupire avait pris forme alors qu’elle le regardait depuis son perchoir. Les rôles étaient inversés. Lui, au sol, rampant dans une mélancolie et une réflexion qu’elle ne lui avait jamais connu, elle, sur sa branche, l’observant en compagnie d’une lune moqueuse. La pénombre ne permettait qu’une très faible visibilité, forçant les mirettes ternies à abandonner leur exécution. A la place, la main nue avait agrippée la brindille de bois. Nul besoin de vision pour certains sortilèges amis…

En un murmure, ses lèvres pales avaient articulé un #accio moufle  inaudible en sous-sol. Le morceau de tissus retrouva sa propriétaire, se positionnant rapidement sur la chainette de la petite lune d’agent, étouffant sa présence et son influence. Impossible désormais de prétendre à l’ignorance de l’être en dessous de ses pieds ballants. S’adossant contre le tronc, nez levé vers les feuilles mourantes,  Elhiya optait pour la simplicité imposée par l’heure tardive.


« Bonsoir ‘Lysse »

Lui demander ce qu’il avait fait de sa Bleue aurait trouvé du sens en pleine journée, quand, sous sa cape de petit serpent, elle se perdait en quelques stéréotypes qui l’indifféraient. Mais l’uniforme scolaire arborait des teintes de gris communes à chaque baladeur nocturne. Plus de couleur, plus d’étiquette, plus d’obligation et de faux-semblant. Depuis toujours la nuit noire avait trouvé ses faveurs. A l’âge ou l’enfance lui faisait chuchoter un vœu inavouable, comme à l’aurore de sa vie de femme où, plus discrète, elle cherchait juste une compagne silencieuse. L’immensité du manteau scintillant remettant les être humains à leur place légitime : dans le néant.

Peu importait les actions individuelles ou collectives, dans des milliers d’années, la seule chose qui perdurerait seraient ces astres de nuits. Alors les chamailleries existantes avec le lionceau perdu sous sa branche d’arbre n’avaient plus aucune raison d’être. Etait-ce l’ébauche d’une maturité naissante ? Grandir allait forcément avec manque d’intérêt pour la frivolité, martelant à chaque instant la fragilité de la vie ? Si ce n’était pas le cas, que quelqu’un lui explique pourquoi quelques mots pouvaient tout simplement seller un destin, le faire basculer dans le vide ou l’offrir à des lumières aveuglante.

Personne, jamais, n’avait su mettre des mots sur cette question : à quoi bon ?
A quoi bon chuter s’il faut toujours se relever ?
A quoi bon s’exprimer si personne n’écoutait ?
A quoi bon tendre une main bienveillante pour qu’elle se fasse frapper ?
A quoi bon se croire utile alors que personne est indispensable ?

Ce n’était pas des lignes griffonnées à la va-vite sur un grimoire ancien qui aurait dû décidé de l’évolution de ses pas, de ses afflictions, de ses penchants. Pourtant la nature humaine avait le besoin viscérale de se raccrocher à sa  source de vie, de croire qu’ils avaient toujours un but tracé dans cette vaste comédie. Comme si coller à ce qu’on attendait d’eux les sauverait de la faiblesse de leur être… Comme si porter cette chaine d’argent à son bras l’obligeait inexorablement à refaire les mêmes erreurs que ses ancêtres… comme si la froideur de la petite pierre précieuse sur sa peau justifiait un lien grandissant et inconditionnel… Comme si laisser les autres décider pour elle était mieux…

La tête blonde appuyée sur l’arbre trimbalait bien de pensées effervescentes pour se permettre une réflexion mesquine à son comparse impromptu. D’’un très long soupir, ses longs cils dorés s’étaient rabattus sur  son champ de vision, offrant un instant de reprit à ses idées entremêlées de tout et de rien, du pire et du meilleur…

De désir d’abandon,
D’envie de perdition,
De soif de fuir,
Loin…
Ne plus revenir,
S’échapper,
Lâchement,
Les abandonner au lieu de s’abandonner…

Non, elle ne savait pas faire, elle n’avait jamais su faire. Alors à la prochaine lune montante, sous sa cape de sorcier léchant les pavés de Londres, elle irai tenter de vérifier ce qu’il se tramait... et si ce qu'elle trouvait était inacceptable elle fermerait les yeux, inspirerait profondément, et tendrait la main... maintenant et à jamais..
Ulysse Daiklan
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Re: Balade Nocturne
Ulysse Daiklan, le  Jeu 12 Oct - 8:58

Elhiya& Ulysse

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Ma tête tourné reste vers les cieux tandis qu’à mille lieux d’ici de ballade mon esprit.

Je me laisse envelopper par l’humidité nocturne. Mes habits bien vissés sur mon corps, je n’arrive pas à bouger un membre. Du moins jusqu’à ce qu’un morceau de tissu viennes se poser à côté de moi et me fasse subrepticement tourner les yeux vers lui.  Je ne relève même pas la tête vers son origine, c’est évident qu’elle l’a fait tomber. Je ne suis pas non plus l’objet du regard lorsqu’il remonte, me contentant de retourner la tête vers le ciel.

Je ramène simplement mes jambes vers moi, y posant mes bras croisés et ma tête sur le tout. Maintenant je suis sûr qu’elle m’a vue, à moins qu’elle soit devenue aveugle. Un son clair parvint à mes oreilles.

- Bonjour ‘Lysse.


Simple. Pas d’agressivité. Normal. Ca m’avait presque manqué tiens. Le presque étant principalement dû à tout ce qu’il s’était passé depuis la dernière fois où nous avons conversé correctement. Sans accrocs sans méchanceté, sans sort et dans des états normaux. Enfin normaux… Pour nous. Je me décide à laisser sortir ma voix.

- Salut Elhi’.


Toujours mieux que Yaya. Je crois. Oui, y’a pas photo. Le me risque à relever la tête mais n’aperçois que des pieds ballants et des mèches blondes devenues fantomatiques sous l’éclairage nocturne. Je remets ma tête droite. Je vois des visages défiler, comme si je ne pouvais pas fuir mes pensées plus de quelques minutes. Mort, cicatrices, pleurs, lourds passés.

Je n’arrive pas à comprendre pourquoi les dieux s’acharnent. Que me veulent-il ? Héra me fait-elle subir son ennui ? Est-ce à cela que ressemble leur vie à ces dieux ? Condamnés à ne jamais mourir, ils ne doivent pas trouver quoi que ce soit de grave. Ils doivent même nous envie, être énervés de nous pauvre mortel incapable de savourer les allés a de la vie. Peut-être qu’ils veulent me faire subir ça. Une vie sans aléas, pour faire comprendre aux autres qu’on se sent un peu mort à l’intérieur quand il n’y a rien de bien à l’extérieur. Je secoue la tête sur ces pensées. Vite autre chose.

Les étoiles sont arrivées à me tenir un moment mais il faut que je me concentre sur quelque chose qui me fais sentir joyeux. Ou juste qui ne me rend pas triste, ce sera déjà bien. Qui me calme. Heureusement j’ai apporté mes dessins. Sans plus un mot je récupère mon cahier et mes crayons, puis pointe mes yeux de ma baguette.

- Occulo Cati

Ma vision s’éclaircis.Déjà j’y voyais à peu près grâce aux étoiles mais là j’arrive parfaitement à distinguer ma feuille. Tout le reste est sombre mais c’est pas grave. Par curiosité je relève les yeux vers le ciel et remarque bien plus d’étoiles qu’auparavant. C’est étrange, j’aurais pensé au contraire en voir moins… Faut croire que seul la lumière que l’on voit déjà, est amplifiée.

Sans plus de réflexion je commence à croquer. Mes pensées s’échappent toutes seules, sans vraiment avoir une idée de pourquoi, je dessine un loup. Les premiers traits sont posés, un loup classique, hurlant au clair de lune comme j’aimerais tellement pouvoir le faire pour soulager mes pensées. Oh par tous les dieux que j’aimerais.

Je me demande pourquoi la demoiselle est là. Est-elle aussi le cœur en peine ?  Elle n’a prononcé que deux mots… C’est très différent de d’habitude. En même temps moi aussi mais… Je ne sais pas. Je dirais bien que je comprends pas, mais de toute façon je ne comprends rien. Je pourrais lui demander, mais elle m’enverra balader.

Un soupir s’échappe doucement de mes lèvres refroidies par la fraicheur de la nuit. Comme c’est compliqué de vivre. Comme c’est compliqué d’exister. J’aimerais tellement être juste… Je ne sais pas… Libre ? Ou même être capable de faire des choses. Pas êtres une immonde limace qui regarde le monde avancer sans même avoir de coquille ou se cacher. Je voudrais juste... Que tout redevienne comme avant.

Que la vie soit plus simple.

Elhiya Ellis
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Re: Balade Nocturne
Elhiya Ellis, le  Ven 13 Oct - 10:34


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Deux mots échangés, rien de plus, comme si l’acceptation commune de la futilité des palabres les avaient soudainement touchés.  La pale lueur de la lune blafarde enlaçait chacun deux discrètement, nourrissant leurs esprits de pensées divagante, les éloignant des querelles habituelles, offrant un instant hors du temps. Une pause dans l’écoulement sans fin de leur chamaillerie d’adolescent. Une de plus, si rare, et pourtant dénuée d’intérêt... Connaitre les raisons de la présence de l’intrus était inutile, le couvrir d’attention chaleureuse ou de gestes attention était exclus.

Le nez levé vers le ciel, le regard perdu dans les scintillements éternels, une pointe lancinante étreignait son cœur. La route sur laquelle elle allait évoluer désormais lui était inconnue, terrifiante. Douce angoisse réconfortante. Elle, simple gamine égoïste, voyait en ses mains reposer plus de responsabilités qu’elle ne l’avait pensé. Elle, gamine insouciante, se lèverait chaque nuit pour veiller discrètement. Elle, enfant capricieuse se mettrait en retrait discrètement pour écouter et apaiser. Elle, gosse indivualiste s’en remettrait à leur bon vouloir, souriant doucement. Elle, inconditionnelle môme, deviendrait cette image de fiabilité, noyée dans une tendre hypocrisie sociale.

Oui. Chuter, pouvait avoir plusieurs significations. De l’abandon à des ténèbres les plus sombres, à l’embrassement d’un revêtement qui n’était d’origine plus le sien, il y’avait de million de possibilités, des milliers des façons de se perdre, une variété infinie de chemin sinueux… Pourtant, cette nuit, enfin, une seule se dessinait en son esprit : tendre les bras, et patienter silencieusement.

Il y’avait plus que cette lueur ternie au fond de leurs prunelles lapis-lazulis qui seraient les responsables, il y’avait ces mots, des gestes, ces dires, ces attentions. Tout ce qui avait pris place insinueusement en elle, la modelant à leur image. Ce serait leur faute si, un jour, les genoux râpés sur le sol elle ne pourrait plus se redresser. Leurs fautes à tous, tous autant qu’ils étaient… Mais pourtant, aucune autre solution ne lui convenait. Sacrifice de soi, ou simple flemme de lutter, ils diront ce qui voudront, revenir en arrière était chose qu’elle ne savait faire.

Obstination mal placée, comme cette fascination malsaine pour un petit serpent aux travers discutable croisé dans une ruelle de nuit. Elle en avait conscience, pourtant, aucun autre moyen ne semblait s’offrir à elle. Alors elle marcherait dans les pas qui avaient été dessiné pour elle. Suivant ce sentier descendant toujours un peu plus, jusqu’à ce qu’elle s’y perdre entièrement, et qu’elle ne soit plus ce qu’on connaissait d’elle. Les doigts entremêlés à celles des ombres qu’on lui confiait, un sourire figé aux lèvres elle fondrait en ce qu’on avait fait d’elle petit à petit.

Et si ça devenait trop dur, ses opales grisées en appelleraient au réconfort de la lune solitaire, à son silence apaisant, comme toujours. Loin de tout, loin des autres, loin de la vie, loin de la réalité, juste pour tenter de respirer un peu…

Une longue inspiration emplit ses poumons d’un air frigorifiant, chassant quelques torpeurs étouffantes, la forçant à prendre conscience qu’à l’étage d’en dessous, la nuit semblait couler péniblement aussi. Se penchant doucement, son regard aperçu un bloc de dessin, quelques coups de crayons croquant un canidé, un exutoire bien connu dont elle trainait les outils dans ses poches en toute occasion. Avoir un point commun avec ce garçon était bien la dernière chose qu’Elhiya pensait découvrir en le malmenant dans les cachots. Pourtant, dans l’eau souillée, de précieux stylos avaient été retrouvés, lui offrant un éventail de ressentiments oubliés. Désagréable ironie. Depuis, la main sur sa baguette s’était faite hésitante, tremblante et traite.

Lui en vouloir aurait été si simple, mais elle était la seule responsable de ses doutes étouffants et de ses doigts faiblards qui maniait difficilement la brindille. Aussi, quelques mèches de cheveux dorés se balançant dans le vide, sans savoir pourquoi, se laissant guider par ce vague à l’âme suffoquant, le semblant de tendresse qu’elle pouvait éprouver pour le Rouge trouvait forme au creux de sa bouche


« Le loup hurlant appelle ses congénères, mais que ce passe-t-il s’y ne trouve aucun écho ? »

La question n’attendait pas de réponse précise. Ses lèvres rosées avaient juste dessiné sur son visage un sourit mélancolique alors que d’un #wingardium Leviosa chuchoté, la blonde offrait à son interlocuteur nocturne un fusain. Seul outil nécessaire pour capturé les nuances et les contrastes d’ombre et lumière en profondeur à ses yeux.

« S’en remet-il à l’immensité de la lune solitaire ou se laisse-t-il mourir dans l’herbe ondulante ? »

La branche de saule carbonisée se posa délicatement à côté du jeune homme, lui laissant libre utilisation, et libre discussion si le cœur lui disait
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Re: Balade Nocturne
Ulysse Daiklan, le  Sam 14 Oct - 21:22

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La lenteur de mes gestes en écho au calme de la nuit. Au calme de mon esprit. Apaisé en quelques minutes par trois coups de crayons. La silhouette se dessine dans le silence, machinalement. Un dessin où l’artiste n’est que spectateur. L’ombre du canidé se découpe comme celle du château sous les lumières de la voix lacté. Mes pensées sont focalisées, concentrés, mon crayon pour canaliser mes pensées devenues léthargiques. L’image qui imprègne mon esprit se transforme en une esquisse sur le papier.

Le loup hurle. Oui il hurle. Il demande au monde ce qui ne va pas, pourquoi il est seul sur le rocher. Pourquoi seul la lune viens lui tenir compagnie. Mais il sait. Ce loup, c’est le miens. Il a mon espoir, il sait. Les autres vont revenir. Il le sait. Ils sont là. Quelque part. Ils vont arriver. En bonne santé, tout ira mieux. Tout ira bien. Tout le monde sera là, la meute réunis.

- Le loup hurlant appelle ses congénères, mais que ce passe-t-il s’y ne trouve aucun écho ?

Arrête. Lèvre suspendue. Tremblement. Le fusain volant focalise le peu de pensées qu’il me reste. Le silence se fait dans ma tête. Aucun écho. Rien. Le vide ? Mon cœur se serre, mes yeux fixés sur ma main.

- S’en remet-il à l’immensité de la lune solitaire ou se laisse-t-il mourir dans l’herbe ondulante ?

Mes yeux se relèvent sur cette herbe. Seule l’herbe. Il n’y a qu’elle, et un Serpent perché trop haut. Le bois de nuit sur ma main glisse entre mes doigts salits tandis que je l’amène vers la feuille. Elle me l’a donné pour que je m’en serve. Non ? De toute façon mes doigts bougent tous seuls, mon âme déjà partie avec ce loup qui n’existe quand dans mon esprit. J’ai l’impression de me voir dedans, je ne suis pas dessiné mais j’y suis. Assis écoutant les gémissements douloureux de mon âme en écho avec ceux raisonnant dans la plaine de l’animal nocturne. Sa plaine. Car il n’y a que lui. Cet animal de papier blanc qui commence à être noircis de la couleur de son environnement. Seuls les rebords restent immaculés, simple halo de lumière, unique chose qui l’éclaire un peu.

- Aucun des deux...

Seuls mots qui s’échappent de mes lèvres. Je le sens au fond de moi, de mes tripes. Après tout, mon âme est dans ce dessin. Il ne se laissera pas mourir. Il a une meute, il doit s’y tenir. Les outenir. Ce n’est pas par l’abandon que ça marche, même si c’est lui qu’on abandonne. Il doit continuer, y aller. Je finis de noircir la feuille, épargnant seul la lune et les contours de mon coup de fusain. Ma main se tends vers mes fournitures ou je récupère une gomme en mie de pain, avant de la tamponnerd ans le ciel de mon dessin, tentant au mieux de reproduire la voie lactée.

Ma tête bascule en arrière, mes yeux rencontrant le halo d’ange déchu qui entoure les yeux de la princesse nocturne. J’arrive à croiser son regard, mais je ne sais pas si elle voit le miens, quelle importance. Dans mille ans, nul ne se souviendra de nos regards.

- Si aucun écho ne vient à lui, c’est à lui d’aller aux échos.

Pour y trouver quoi ? Telle est la question. Trouvera-t-il ses congénères en vie ? Blessés ? A l’agonie ? Que pourrait-il faire dans ce cas ?  Les soigner ? Les aider ? Rien ? Qui sait, qui a la réponse ? Dites-moi, je vous en prie. Arrêtez de jouer. Je ne sais qui choisis notre destiné mais je vous en prie, libérez-nous. De cet emprise, cette tornade. Ce monde fou qui nous capture.

- Encaustum Corpus.

Le début des mouvements de mon loup tourne dans ma tête, je laisse le reste à mon inconscient. Peut-être le ciel nous dira ce qu’il se passe vraiment ? Pas maintenant. La bête hurle, tourne en rond. La nuit avance. Il en a marre donc il s’élance. C’est pratiquement un mini-film qui se trame devant mes yeux. Le dessin se zoom dans les yeux du loup et nous fait voir l’image de son point de vue. Le vide. La plaine vide, qu’il parcours jusqu’à la forêt, toute aussi vide. Il court, les arbres défilent rapidement. Jusqu’à s’enlever pour laisser place à un rocher sur lequel il va marcher. L’image reviens, sur le loup en train d’hurler puis repart en boucle. C’est donc ça la solitude ? On constant passage par le point de départ ? Une boucle finis et infinie dans un vide similaire à celui des étoiles ? Ma mâchoire se serre en réalisant la vie d’un astre. Maintenant je sais. J’en suis sûre, certain, ce n’est plus une question. C’est une affirmation.

Seules dans le néant, les étoiles pleurent.

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Re: Balade Nocturne
Elhiya Ellis, le  Lun 16 Oct - 15:10


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Offrande abandonnée, les opales étaient retournées dans leur contemplation de la lune. Une main levée vers le ciel, jouant du scintillement de son bijoux d’argent, indifférente au monde vivant sous ses pieds. Ils pouvaient bien rire, pleurer, se battre, s’enlacer, rien de tout ceci ne l’intéressait cette nuit. Seule l’étreinte du manteau brillant apaisait ses pensées, engourdissait ses peines et ses craintes, elle lui offrait toutes celles à venir, toutes celles qu’elle cachait et celle qu’elle ne pourrait porter.

Elle, dont l’existence était si insignifiante acceptait enfin d’être ce qu’elle était réellement : une petite poussière d’étoile, abandonnée sur un sol gelé, sans but, sans intérêt. Elle danserait comme toutes les autres petites étoiles, gravitant autour d’un astre unique indifférent et méprisant. Dessinant du bout de ses lèvres un monde qui n’était pas le sien, qui ne l’avait jamais été et qui ne le serait jamais.

Hypocritement accompagnée, véritablement solitaire.
Faussement forte, terriblement faible.
Douloureusement souriante, tendrement blessée.
Mélange existentielle ironique pour évoluer dans cette quiétude illusoire.

Ce vide, celui qu’elle pourchassait, était bel et bien rempli, elle avait juste refusé de le voir, de le croire, enfant trop naïve et trop douce… et était temps d’ouvrir les yeux pleinement face à cet univers qui grandissait sans elle, d’en faire partie, ou juste essayer. Noircir les lignes frêles composées pour elle, du bout des doigts. Les tendre un peu plus haut vers ce ciel ébène, de s’y fondre, et s’oublier. De tendre une oreille, et baisser les yeux vers le loup abandonné, reposant les doigts frigorifiés sur sa branche rugueuse.

Leurs regards s’étaient croisés sans se voir. Il faisait trop sombre, trop froid. Ils étaient chacun dans leur bulle réconfortante les doigts rougies ou tachés. À mille lieux l’un de l’autre alors qu’il suffisait de descendre d’un arbre ou juste l’escalader pour rendre un échange plus vivant, plus réel, plus consistant… Mais aucun ne bougèrent, glissant les yeux sur l’image animée, triste, perdue, esseulée. Ame délaissée à la recherche désespérée de ceux qui l’avait laissé là. Triste et douloureuse vision. La recherche des échos. L’attente vaine et pénible pour tenter de les trouver… la commissure de ses lèvres s’étaient ourlées, moqueuses


« Alors il se sacrifiera pour l’infime espoir de retrouver les disparus,  tombera épuisé et seul à courir après leur echo muet… »

Dure réalité, c’était toujours les même âmes qui endossaient le rôle du désintéressement pour le bien de ceux qu’ils chérissaient tant. Toujours les même qui se retournaient sans cesse au fond de leur lit meurtri d’angoisse ou de décisions compliquer à appliquer, toujours les même qui acceptaient de se perdre et s’abandonner pour les autres… Depuis que le soleil mourrait pour laisser place à la lune ronde et belle….

L’animal d’encre exécutait sa sordide allégorie à la perte de soit conduit par un infini désir de croire, lui arrachant un soupire lourd. Le palpitant étrangement serré en était venu à reporter son attention sur le blondinet et la raison de sa venue ici. Vague à l’âme inhabituel pour le peu de lui qu’il lui avait montré. Sensibilité en plein exacerbation discrète grâce à la relique nouée à son bras, inconscience des effets pourtant déjà sur la voie de l’éveil.


 « .. Mais petit loup se relèvera, car inconscient prisonnier de son collier carmin, il fera ce que tout le monde attend de lui, n’est-ce pas ? »

Esclave de l’image que chacun renvoyait à autrui, les esprits étaient souvent bridés, conditionné stupidement, agissant uniquement dans les codes et les moules qu’on leur avait confiés. Chaines invisibles dictant leurs être, leur vie, leurs gestes et leurs mots… Le temps pour réaliser ce genre de chose s’était fait long et douloureux... D’une cicatrice encore frémissante dans le cou, la blondinette inspirait profondément devant ce simple constat

« Que t’est-il arrivé petit loup ? »

Douceur, attention, empathie, cachés dans son costume de vipère n’étaient pas régis par cette stupide image. Ils avaient  toujours été présents, depuis des années, latents, sortant le bout du nez de temps à autre pour certains, frissonnant la nuit, mis à découvert violemment quelques fois. Mais là, ils n’étaient que la suite logique de la naissance d’une étoile prête à chuter lentement et inlassablement sous le regard narquois d’un astre inaccessible. Rien de plus.. Il avait toujours vécus en elle, vibrants, bouillonnants.

Et le serait toujours, maintenant et à jamais
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Re: Balade Nocturne
Ulysse Daiklan, le  Mar 17 Oct - 15:54

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Mes yeux tournent sur la feuille, détaillant le dessin avant que je relève le regard pour revoir cette scène dans la réalité de la nuit. J’ai l’impression de pouvoir voire ce loup, vraiment dans l’herbe trempée, passer et repasser sous des astres trop éloignés pour s’en soucier.

- Alors il se sacrifiera pour l’infime espoir de retrouver les disparus, tombera épuisé et seul à courir après leur écho muet…

Cette mélodie vocale atteint mes oreilles, m’hypnotisant sans aucune réticence de mon esprit. Cette voix qui m’emporte sans même s’en rendre compte dans les tréfonds de mon âme aux blessures superficiellement abyssales. Mon esprit tourne, se demande si c’est vraiment ma destinée. Courir après un désir condamné, une conviction utopiste que quelqu’un répondra à l’appel de la lune. La quête cachée et impossible d’un simple humain perdu, noyé dans le moule, plié sous le coup du marteau qui veut le forger.

- .. Mais petit loup se relèvera, car inconscient prisonnier de son collier carmin, il fera ce que tout le monde attend de lui, n’est-ce pas ?

Son collier carmin. Est-tout ce qu’est le loup ? Un petit chien un peu sauvage ayant trouvé refuge chez les humains quand les siens l’abandonnent ? Un animal comme un autre, destiné à faire le pantin, les bras, les jambes et les mains perdues dans des fils tirés par des divinités qui aiment trop jouer pour le laisser respirer ? Le symbole de la force, de la meute. Une beauté sauvage qui en fascine, relayant tantôt le mal, tantôt le bien. Du vent. Nada, rien. Juste une spéculation, une vision biaisée des choses dont seuls les hommes ont décidé. Sa voix, plus douce, un ton que je ne connaissais pas à mon encontre, viens pourtant heurter mes oreilles comme un glas.

- Que t’est-il arrivé petit loup ?

Cette phrase, cette question. Dernière étape pour faire court-circuiter mon esprit déjà trop encombré. Alors je me lève et je hurle, je cris. Je lui explique rien ne m’arrive c’est les autres qui souffrent. Que j’en ai marre d’être un pantin du destin trop cruel pour me laisser agir, pour me laisser aider. Je lui crie ce que j’ai sur le cœur, que celui-ci veut sortir de ma poitrine à chaque heure. Ma rage à la lune, mes larmes aux étoilent, mes poings serrés l’estomac retourné. Mes pensées dévoilées, mises à nu devant cette rivale qui, même elle a trop changé. Cette rivale qui saura maintenant, que je n’y arrive pas. L’air du changement, je ne m’y fais pas, je veux rester, tout figer. Que les gens arrête se souffrir, pleurer, s’effondrer et mourir. Je lui dis que je n’en peux plus, que je comprends pas, comment le monde peut-être si vaste et que je m’y sente à l’étroit ? Pourquoi on est là, seuls et si nombreux. Condamnés à vivre parmi des semblables que l’on ne peut même pas sauver. Comment elle fait, elle ? Pour vivre, tout supporter ? J’aimerais qu’elle me dise, qu’elle me dévoile son secret. Est-ce qu’elle pourrait m’expliquer cette impression, vague illusion que je suis le seul à genoux devant un monde impossible à porter ?

Mais non, elle ne pourra pas. Pour ça il faudrait que je lui demande. Que je me sois vraiment levé. Pas que j’ai misérablement ravalé ma salive, au lieu d’exploser. Penchant ma tête en arrière, comme pour accuser le coup d’une violence que je n’ai pas porté. Juste un regard aux étoiles pendant que mon cœur se calme.

- Rien d’important…

Si elle est là, ce n’est pas pour rien n’est-ce pas ? Je ne peux pas être le seul à perdre mes espoirs dans les méandres de l’univers. Ce n’est pas possible hein ? Je ne peux pas être seul pour tout. Je ne suis pas un astre, a peine un être mort sur une planète à qui on retire la vie. Alors j’essaye, je pose cette question qui me brule les lèvres, avec beaucoup trop d’espoir pour que cela ne m’achève pas.

- Et toi ?

Je me retiens de relever la tête pour mieux comprendre ses pensées. Pour ce soir, dans la nuit presque noire, je lui accorde ma confiance. Après tout, elle n’a jamais été malhonnête avec moi, au contraire. Aucune raison qu’elle profite de la nuit pour se cacher. De toute façon, si nous sommes ici, c’est bien pour chercher un refuge ? Deux âmes perdues. Deux âmes en peine peut-être. Deux âmes qui au jour, ne font que paraître.


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Re: Balade Nocturne
Elhiya Ellis, le  Mer 18 Oct - 15:09


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Partager un bout d’arbre sous un clair de lune gelé ne faisais pas d’eux des confidants émérites. Pouvoir trouver une oreille attentive n’était pas compliquer, par contre être capable de se mettre à nu au détour d’un échange de mots n’était pas forcément donné à chacun. Notamment à ceux qui avaient opté pour le sacrificiel, pour l’abandon de leur  propre confort pour celui des autres. La ligne fine que dessinaient ses lèvres s’était rehaussée lentement, attendrie par un lionceau aux idées sombres venu se perdre au pied de son arbre. Etonnement, elle ne l’aurait jamais cru apte à taire ses ressentis, à prendre du recul, à comprendre qu’ils n’étaient que des âmes insignifiantes dans un tout ridiculement méprisant. Ses cheveux blonds et son sourire agaçant avaient toujours été synonyme d’insouciance et d’impulsivité adolescente. L’image même de l’enfance qu’on refusait de perdre. L’apercevoir autrement, était signe que la vie suivait inlassablement son cours, giflant violement la douce naïveté si durement conservée, psalmodiant d’un ton moqueur que rien n’avait d’importance.

A ces mots brulants de vérité, sa tête avait retrouvé appuis sur le tronc de son perchoir. La fatale évidence enserrait d’autant plus son cœur qu’elle sortait de la bouche d’une personne connue, et le regard visé sur l’astre blafard se perdait d’autant plus profondément. Etouffante sensation de n’avoir aucune échappatoire. Aucune réponse supplémentaire ne se trouvait dans ce scintillement éternel. Les étoiles en timides spectatrices se contentaient d’aviver leur inconsistance dans ce monde. Leurs pieds ne foulaient le sol que pour leurs propres distractions, il suffisait de l’accepter.

Un nouveau soupire la parcourrait lentement. Quitter sa branche rugueuse pour se planter à côté de lui, lui signifier que son vague à l’âme était somme toute légitime n’avancerait à rien. Ils n’étaient pas proches. L’un comme l’autre n’était que deux inconnus sans aucun réel lien, juste quelques brides de hasard les avaient fait se croiser au milieu de la vaste étendue scolaire. Ce n’était pas à elle de divulguer des mots apaisants ou rassurants, pourtant, pendant une fraction de seconde, l’empathie si jalousement cachée l’avait invitée à se rendre près de lui. A lui adresser un de ces regards concernés et empli de tant de douceur, qu’ils lui feraient presque croire que oui, tout irait mieux plus tard. Sauf que la blonde ne bougea pas. Ses yeux s’étaient fermés, maudissant ces capacités bien trop présentes à ne pouvoir supporter la peine enlacer un être qu’elle en venait à apprécier…

Elle ne descendrait pas de son arbre, pas maintenant, elle ne pourrait gérer en plus de la vague de ressentiments qui la submergeait ceux du lionceau en dessous. Et ce, même si elle aurait souhaité le soulager de ses meurtrissures du moment. Elle ne savait pas faire, pas encore.

Le jeune âge avait plusieurs faiblesses lors des périodes d’apprentissage, il fallait tomber plusieurs fois pour assimiler correctement les choses, mais des genoux écorchés n’étaient rien de méchant au final. Juste une douleur lancinante qui passerait un jour où l’autre, juste un rythme de passage… Un de plus, un de moins. Une fois que l’acceptation de n’être qu’une étoile à la faible lueur en pleine chute, il suffisait peut-être de se laisser guider… autant rejoindre le petit loup sur le plancher des vaches, tomber était inéluctable de toute façon, non ?

Mais les mains en appuis sur le support de bois s’étaient interrompues. L’élan qui lui aurait été prodigué pour atterrir sur l’herbe humide avait brutalement cessé d’être. Une question, une seule, une à laquelle un astre de nuit n’était jamais confronté. Deux petits mots entourés d’un espoir vibrant balancé dans le vide. Recherche d’un écho. Réaction touchante.

*Et moi ? *

Se répéter la question ne faisait pas fuir la surprise sur son visage. D’un regard bleuté écarquillé, Elhiya avait penché la tête sur le blondinet, sans voix, sourire en coin figé. Pourquoi cette interrogation ? Personne de son entourage ne s’étonnait de la voir disparaitre la nuit. Sa douce Eurydice, son cousin, tous deux en proie à leurs propres démons, Daemon, juste écarté de ce genre de situation, tout comme Marjorie ou Luna… Alors pourquoi lui, avec son dessin hurlant à la mélancolie devrait se soucier de ce que les autres préféraient taire ? Un sourcil froncé, passablement troublées, ses prunelles l’avaient fixé un moment dans le silence nocturne.

Puis, balançant les pieds elle avait inspiré profondément. Nécessité de se reprendre. Au final, la raison de son questionnement n’avait que peu d’importance. Elle était en l’air sur sa branche, à lui parler comme si le monde les avait abandonnés, alors qu’en fait, ils n’étaient que deux gosses en train d’apprendre à marcher. D’un dodelinement accompagné d’un léger sourire affectueux qu’il ne pouvait voir, ses lèvres s’entrouvraient pour lâcher quelques paroles, tout en douceur


« Au regard d’un enfant, le moindre grain de sable à son importance ‘Lysse…. Nous ne sommes que des enfants..  Sans quoi nous ne serions pas venus nous réfugier ici. Dans le seul endroit capable de nous rappeler que nos soucis, nos pleurs et nos craintes ne sont que des caprices immatures..»

Ils apprendraient, plus tard, comme tout le monde à ne plus se laisser déborder par les émotions, à ne plus souffrir de la douleur subit par des êtres chers, à ne plus faire semblant d’être fort. Car, un jour ou l’autre on les obligera à choisir, se sacrifier ou vivre. Et ce jour-là, l’enfance disparaitra… Nul  doute sur leur choix à tous les deux, sinon, que faisaient-ils là à se complaire dans l’immensité d’un monde qui ne leur appartenait pas

« Mais tu sais… »

Finalement, l’appel était trop fort, elle n’aimait le voir désemparé, lui, qu’elle jugeait suffisamment fort pour qu’elle s’essaye toujours un peu plus à le détester... Alors d’un bond félin, elle s’était retrouvée, légèrement ébouriffée, à lui faire face. A lui, à qui elle n’était censée que prodiguer son venin et lui souriait avec douceur

« .. parfois il est plus simple de se forcer à sourire et prétendre que rien n’a d’importance.. »

Les mains dans le dos, dans une posture enfantine, la blondinette s’était penchée au-dessus du rouge et posé un baiser sur le haut de sa tête avant de lui adresser un clin d’œil chaleureux

« Souris petit Loup, tu y verras peut être plus clair. Chaque ombre possède sa lumière, sinon, elle n’existerait pas”

Evidence même. Ombre et lumière subsistaient depuis toujours, chaque sacrifie n’étaient valable que s’il apportait sa part de clarté à quelqu’un, même si pour cela, il fallait agrandir quelques douces ténèbres. Tendre ironie.
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Re: Balade Nocturne
Ulysse Daiklan, le  Jeu 19 Oct - 22:01

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Un simple mouvement. Je regarde les étoiles et je vois, j’imagine la danse des planètes. L’attente d’une réponse, qui ne viendra peut-être jamais. Un espoir probablement brisé trop tôt. Le temps se dilate, s’effiloche. Sans m’en rendre compte je repars, la danse des astres m’absorbe. Un temps long, tempo silencieux que la blonde brise dans une douceur presque inconnue.

- Au regard d’un enfant, le moindre grain de sable à son importance ‘Lysse…. Nous ne sommes que des enfants...  Sans quoi nous ne serions pas venus nous réfugier ici. Dans le seul endroit capable de nous rappeler que nos soucis, nos pleurs et nos craintes ne sont que des caprices immatures...

Mes sourcils se plissent d’eux même, mes yeux toujours au ciel. Ses paroles mettent du temps à se faire comprendre de notre esprit. Nous sommes des enfants qui jouent, de la terre nous sommes ses grains de sables et des étoiles nous ne sommes que la poussière. Ses paroles me rassurent. Alors c’est vrai, je ne suis pas seul. Elle comprend, elle aussi. Nous espoirs sont la hauts, nos pensées fustigées d’un plaisir autodestructeur virevoltent dans l’infinité du vide auquel elles se mélangent. Des songes dansants autour d’étoiles qui se balancent dans des galaxies se mouvant au rythme d’un univers qui tangue.

- Mais tu sais…

Un bruit, léger devant mes yeux que je relève. Un regard vers ces cheveux blonds argentés où se reflètent la lumière des étoiles. J’ai l’impression d’être devant un tableau, l’un de ceux où vous vous demandez comment l’artiste a fait. Le silence, dans ma tête, dans mon corps. Silence qu’elle a réussis à imposer.

- .. parfois il est plus simple de se forcer à sourire et prétendre que rien n’a d’importance..

Une légère pression de ses lèvres sur mon front. Une obscure chaleur, un peu de réconfort, tout ce qu’un être mortel peut offrir face à des supplications spirituelles. Le rythme des étoiles dans mes oreilles reprend, doucement. Lentement.

-Souris petit Loup, tu y verras peut-être plus clair. Chaque ombre possède sa lumière, sinon, elle n’existerait pas.

Je ravale ma salive. Lentement. Les étoiles tournent lentement, conduisant à notre fatalité. Tout tourne, tout vit, tout meurt que ce soit le temps, les dieux ou les cieux. Je me relève doucement, m’approchant d’elle jusqu’à pouvoir la regarder dans les yeux. Elle sait, elle comprend, elle pourra me répondre. Elle l’a déjà fait, elle pourra le refaire. J’espère.

- Et si ce ne sont pas nos soucis, nos peurs et nos craintes ?..

Les rayons astraux pianotent sur une partition imaginaire. Les étoiles telle des notes qui s’enchaînent.  Mon cœur se calle sur ce tempo lent, trop lent. Une lenteur entrainante, qui vous donne envie de vous laisser emporter. Mes sourcils toujours froncés, je prends légèrement sa main, la laissant s’esquiver si elle en a besoin.

- Si sourire et prétendre ne suffisait pas ? S’il en fallait toujours, toujours plus. Toujours trop.

Je commence à la faire tourner au tempo silencieux que les lumières ont imposés dans mon esprit. Mes yeux sont légèrement embués, ma peau rafraichie par l’humidité. Un son invisible, des tablatures suivant ses propres mesures. Des noires et des blanches se balancent, s’enchainent. Elles sont là, elles bougent en harmonie avec les comètes. Ma voix sort de nouveau, plus bas encore qu’avant.

- Que nous ne serons jamais autre que des êtres seuls. Et si, l’unique lumière destinée à nos ombres était, est et sera toujours celle des nébuleuses ?

Car même si elles sont là, ce ne sont pas elles que nous voulons Elhiya. Personne ne veut vivre seulement aidé par la lumière d’un astre qui a l’air plus vivant que toi. Alors j’ai envie de la faire danser au rythme de cette sonorité invisible. Qu’elle comprenne, qu’elle voit, que nos ombres, même à deux, restent seules. J’aimerais qu’elle entende elle aussi, la voix des cieux. Ces octaves qui résonnent en moi, seulement accompagné par le vent sur le résonnement de nos voix. J’aimerais qu’elle comprenne, qu’on partage ce ciel parsemé de milles nuances colorées. Que la voie lactée nous envoie un signe, qu’elle rende audible toutes ces sonorités. J’ancre mon regard dans le sien, reculant d’un pas, nos mains toujours liées. Écoute-t-elle ? Ressent-elle ? Est-ce que cet univers fait vibrer son cœur comme le miens ? Est-ce que ses vibrations s’estompent dans l’air comme les miennes ? Est-ce qu’elle va me suivre sur prosodie astrale ? Juste là, quelques minutes, une petite mélopée muette. Une légère complainte, qui a défaut de soigner les maux peut au moins, les alléger.

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Re: Balade Nocturne
Elhiya Ellis, le  Ven 20 Oct - 12:08


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Un mouvement, un regard qui se croise, la faible lueur de la lune offrant des reflets étranges à ses prunelles grisées. Un reflet déstabilisant empoignant son cœur. Douleur sourde, étouffante, suffoquante. Renvoi immédiat à ses pensées dans son arbre. Là , ou ici par terre, les choses étaient toujours aussi insignifiantes. Les peurs, les craintes, les larmes des autres. Les leurs... Toujours la même nourriture pour les souffrances cachées, toujours ce besoin de dessiner sur leurs lèvres un sourire, toujours cette nécessité de leur épargner les pires peines. Toujours ce désir de les leur retirer et de les porter sur notre dos. Toujours….

Maintenant et à jamais l’esprit sacrificiel perdurait quoi qu’il advenait, accompagnant la lente danse des astres de nuit, se pliant à  ce dessin écrit depuis des millénaires... aucune échappatoire, aucune manœuvre de repli, rien... juste faire semblant et prétendre que gérer leur douleur était normal, simple et logique… Prétendre que le cœur sacrifié sur lequel on se reposait était assez fort pour tout endurer, assez solide pour ne pas se briser et s’éparpiller en de million de petits morceaux… prétendre être la lune de tant d’étoiles, savoir leur tendre la main, sourire, se taire, rendre les larmes arides et les plaies plus douces. Les leurs, les siennes…. Juste prétendre que c’était possible, à tout moment… éternellement…

Et... Sourire, faiblement, doucement, avec tendresse… même quand elle sentait des doigts supposément ennemis se glisser dans les siens… même quand elle ne feignait pas… même quand la tristesse qu’elle lisait dans ses yeux l’étouffait lentement... même quand elle ne pouvait que lui adresser qu’un regard douloureux empli de mélancolie doucereuse... A lui, le petit loup qu’elle était supposée détester… A lui avec qui il était nettement plus simple d’être désagréable, à lui dont le vague à l’aime était supposé ne pas la toucher… Lui… Pourtant... sa main s’était serrée sur la sienne, se faisant présente, malgré son sourire éteint, malgré son estomac vrillé...

Insupportable vision… lancinante douleur étouffant, alors que ce n’était que lui.. D’une nouvelle question son regard s’était fait fuyant, glissant sur son pouce qui effleurait doucement le haut de sa main... une caresse frêle et légère... Si peu de chose pour contenir ce vide qui n’était pas le sien. Mais qu’avait-elle d’autre à portée ?  Juste ce faible réconfort prodigué par un geste théoriquement non autorisé. L’effleurement de la chaleur froide de l’astre de nuit à une de ses étoiles... Insuffisante, inconsistante, inutile, juste... observatrice que l’âme étouffée tentant de se faire entendre discrètement…

Les mots ne venaient pas, pas de suite, ce n’étaient pas eux qui voulaient s’exprimer, ce n’étaient pas eux qui ferait taire cet étau comprimant son cœur, ce n’était pas eux qui effleuraient légèrement le blond en un mouvement quasi imperceptible, ce n’étaient pas eux seuls qui pourraient prétendre être utile…. Non. Le simple regard de la lune d’argent ne suffisait pas à étouffer leurs interrogations ou leurs peines illusoires... Trop lointaine, trop inaccessible, sa lumière blafarde ne se contentait que de les toiser durement. Eux infimes être destinés à mourir dans son indifférence. Eux dont les soucis risibles animaient ses soirées…. Eux qui se tournaient vers elle pour se perdre, une fois de plus, alors qu’elle restait inlassablement muette... C’était tellement risible que l’étouffement du cœur de la blondinette n’aurait pas dû se faire aussi oppressent…

Pourtant, le louveteau perdu, ses hurlements silencieux, ses gestes hésitants la renvoyait inexorablement à ce qu’elle était…  Petite fille trop sensible, incapable de supporter la douleur des autres... Le nez levé vers lui par la nécessité trop empressée d’essayer de le soulager, ses opales perdues se noyaient dans les siennes… Vides, embuées d’un liquide mort, troublées...  Le bercer de mots ne suffirait pas… détestable miroir…


« ‘Lysse… »

Son prénom écorché, malmené tant de fois, moqué si souvent, chuchoté ce soir en une supplique égarée… Tellement ridicule et pourtant nécessaire..  Ses lèvres se pincèrent, ne devenant qu’une ligne fine, trahissant son hésitation. Elle aurait voulu lui épargner la raison de sa venue ici, chasser la cause de sa douleur au loin, lui dire que tout irait mieux demain, lui mentir, comme elle le faisait avec son petit-ami, lui sourire, prétendre, lui offrir une vision où la lumière détruisait toute ténèbre, mais c’était impossible… ce n’était pas qu’une main glissée dans la sienne qu’elle partageait ce soir, c’était cette partie d’elle-même cachée à l’abri des regards qu’elle lui confiait... elle ne pouvait prétendre, pas ce soir….

Alors, sa petite lune d’argent s’était élevée, guidant sa main libre sur ton torse, glissant à l’emplacement de son cœur continuant à se perdre dans l’éclat de ses yeux étrangement luisants. Son cœur pleurait, elle le savait… Il n’y avait aucun pansement, juste un souffle élevant sa voix .


« Leurs peurs, et leur craintes justifient nos pas solitaires…. »

Les deux contacts de ses mains s’étaient évaporées doucement, pour glisser au tour de sa taille, l’étreignant d’une tendresse rarement dévoilée, conservée jalousement pour quelques rares étoiles précieuses.   Mais le costume de vipère avait disparu, la laissant elle, toute seule, sans autre défense que sa trop grande sensibilité. Même si c’était lui, ou justement car c’était lui, il était inconcevable qu’il partage les mêmes tourments. Elle voulait le voir sourire bêtement, qu’il lui donne envie à nouveau de lui jeter un sortilège stupide dessus, qu’il l’énerve, l’agace, qu’il soit détestable, qu’il lui confie ses faiblesses, qu’il redevienne lui-même, qu’il ne la laisse pas s’inquiéter pour lui encore plus. Elle ne saurait gérer... Lui, les autres... C’était trop... Elle ne pouvait pas …

Se blottissant doucement, l’enlaçant tout contre elle, ses yeux s’étaient fermés, percevant la lente musique des battements de son cœur, guidant ses mots à leur rythme trop doux. Il ne devait pas se perdre, pas lui, sinon, comment pourrait-elle faire semblant ? Comment pourrait-elle prétendre être une peste insouciance ? Comment pourrait-elle mystifier les autres si la seule image restante de ses caprices d’enfant s’effondrait aussi ? Il ne fallait pas qu’il erre ainsi, pas lui… Non, pas lui… elle ne saurait comment faire, à part être honnête…  


« .. Prétendre ne sera jamais suffisant… cela permet de gagner un peu de temps, de les laisser espérer eux, d’alléger leurs peines... C’est pour eux, uniquement... Nous, petit loup... Si on choisit d’être leur lumière, on ne peut laisser notre ombre les toucher… Alors, réellement, on restera seul… Sauf ..»

Ses yeux clairs s’étaient rouverts, scrutant le vide, détestant la suite de cette phrase, les mots bloqués dans sa gorge... Ses bras s’enroulèrent un peu plus contre le blond. Peur de chuter, peur de ce qu’elle allait dire, peur de rendre réel cet état de fait… Peur de ne pas réussir à contrer cette possibilité, peur de faillir à ses décisions… peur de voir les autres se perdre aussi sous son regard impuissant… Elle ne le permettrait pas, jamais, tant qu’elle le pourrait… Alors ces derniers mots ne devaient jamais prendre vie, ne jamais trouver une consistance, jamais… La prise s’était de nouveau resserrée… Aveu silencieux de ses faiblesses mises à nues...

« ..Sauf si on accepte de les laisser à leur tour s’inquiéter pour nous…. »

… Et perdre tout intérêt du sacrifice de soit…

Chuter avec eux,
Les abandonner,
Après s’être abandonner,
Perdre tout utilité,
A la stupide comédie qu’on les forçait à jouer.

C’était inconcevable… tout simplement, du haut de ses babillages d’enfants, le monde qu’on lui avait offert était le sien, plus complexe qu’elle ne l’aurait voulu, plus froid qu’elle ne l’avait espéré, mais rien, ne lui ferait changer la voie qu’elle s’était décidée à emprunter. Rien d’autres n’avait d’importance qu’eux, et même lui, coincé dans ses bras, elle ne lui permettrait pas de sombrer impunément devant elle… Les étoiles pouvaient bien rigoler des tourments de simples adolescents, elles ne valaient pas mieux qu’eux, abandonnées à une chute mortelle, elles disparaitraient, une à une, alors que la lune, jalouse, resterait pour composer d’autres horizon à de nouveaux grains de sable.
Ulysse Daiklan
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Re: Balade Nocturne
Ulysse Daiklan, le  Lun 23 Oct - 21:25

Elhiya & Ulysse

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Alors la danse s’arrête.

La voix de l’angelot argenté rend la musique moins forte à mes oreilles. Les sonorités rassurantes semblent trouver échos dans le vide du ciel. Les étoiles continuent de tourner, riant de mon regard suppliant envers celle que je suis supposé détester. Un écho brisé. Une main sur ma poitrine. Un bijou que je n’avais pas remarqué. Je remonte doucement mon regard, le cœur étriqué, comme compressé.

Deux saphirs en face de moi, autre bijoux que je n’avais pas remarqué. Des mots prononcés. Pas d’animosité, la terre semble s’envoler. Je l’écoute, je n’entends rien d’autre. Ni le bruit de mon dessin qui s’envole, ni celui des étoiles qui pleurent. Nos pas solitaires. Mon cœur se resserre, elle me comprend, mais cela ne me rassure pas. J’aurais préféré être seul que de la voir dans le même état que moi. Je repense à cette nuit-là tout aussi humide qu’aujourd’hui, sans les astres pour nous accompagner. Je sens mon cœur se rétracter encore un peu plus. Quand va-t-il imploser ? Ce n’est pourtant pas la pression qui me condamne. Je ne peux rien faire, encore une fois, je suis spectateur. La main fine posé sur mon cœur glisse jusqu’à m’encercler. Est-ce que la chaleur des étoiles est enfin arrivée ? Je ne sens plus ni le froid du vent qui gronde, ni l’humidité. Mes bras bougent d’eux même, entourant ses épaules, une main posée sur ses cheveux faiblement éclairés par les nébuleuses.

Je regarde au loin mais je ne vois rien. Une bulle, j’ai l’impression d’être ailleurs. Ses mots me percutaient un peu plus à chaque fois, comme une fatalité. Les étoiles brillent, les astres tournent, les humains vivent. Sauf que même les étoiles meurent. Et quand les astres s’éteignent, c’est l’ombre qui se propage, implacablement. Comment faire pour lutter, nous, simples allumettes dans l’obscurité ?

Encore quelques paroles, et mon cœur tel une supernova implose. Non. Impossible, ça ruinerais tout. Depuis quand le feu a-t-il peur de se brûler, l’eau de se noyer ou l’air de chuter ? Jamais. Et elle le sait, comme je le sais. Les étoiles le savent et c’est pour ça qu’elles hurlent. Les étoiles ne peuvent pas partager le peur de l’obscurité. Les planètes rigoleraient. Ou s’enfuiraient. Ma réponse arrive comme une fatalité.

- Et c’est hors de question… n’est-ce pas ?

Ma gorge se serre. Les Moires se sont-elles trompées ? Sont-elles là-haut, à nous regarder, éprise de culpabilité devant l’erreur des fils qu’elles ont emmêlés ? Entre Persée et Cassiopée, Atropos fait-elle son œuvre sur le tissu que Lachésis a déroulé ? Et nous, tel Clotho ou Céphée, nous restons là spectateurs de quelque chose que nous ne pouvons plus modifier. A prétendre, être impassible, à admirer le destin funeste qui est joué. Nous qui nous sommes trop vantés, condamnés à plaidoyer nos souffrances dans la pléiade étoilée. Notre lumière brillant autant que nous prétendons, la poussière se diluant autant que les sentiments que nous montrons.

- Gagner du temps... C’est tout ce que l’on peut faire ?

Le grain tombant s’est arrêté, collé aux parois qui l’enferment et qui ne font que tourner. Lentement, basculer sur le côté, vaciller, puis retomber, puis revaciller, jusqu’à ne jamais s’arrêter. Est-ce nous ? Sommes-nous ce sablier, contraint de sa balancer pour retenir notre arène d’exploser ?  Le firmament qui nous surveille, lui le sait. Il sait ce que nous devons faire, comment. Pourquoi ne nous le dit-il pas ? Nous expliquer, pourquoi dans toute la galaxie, seule la lumière de la blonde semble commencer à m’atteindre. Nous dire, comment aider, sans souffrir, agir et savoir aimer.  

-‘Lhiya…

Ma tête se pose contre les filaments argentés de demoiselle à mes côtés. Une lettre manquée, comme aspiré dans l’un les tréfonds du Styx. Sonorité miroitant le surnom qu’elle m’a donné, comme étoiles jumelles perdu dans l’immensité. Une supplique, plus qu’un murmure s’échappant de ma bouche.

-  Si nous devons être leur lumière… j’aimerais juste.. pouvoir tout éclairer, que l’ombre arrête de tout ravager.. Qu’elle arrête d’atteindre tout le monde..

Même toi.. Pensée retenue au bout des lèvres, comme si elle ne voulait pas s’échapper.  Mes bras se resserrent autour d’elle tandis que ceux de la voie lactée continuent de tourner implacablement, sans se soucier de nos tourments. Tant pis, ce soir, la chaleur de l’astre solaire je la laisse. J’y préfère celle de la Serpentaire.

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Re: Balade Nocturne
Elhiya Ellis, le  Mar 24 Oct - 17:38


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Son cœur à lui, battant, vibrant, dansant lentement sous cette étoffe de tissus parlait plus que ses propres mots. Il chantait silencieusement, assourdissant son esprit, à elle, collé contre son tambourinement, attentive à sa douleur contrite, comprenant les chaines qui l’enserraient. Prisonnier des décisions des autres, esclaves de leurs caprices, écho au sien pleurant à sa rencontre. Alors que c’était Lui…. Pourquoi fallait-il que ce soit le blond qui la croise hors de sa bulle de verre ? Pourquoi fallait-il que sa main sur sa tête donne naissance à des larmes scintillantes ? Pourquoi avait-elle levé ses yeux embués devant lui ? Pourquoi s’obstinait-il à la faire parler ? Pourquoi son cœur saignait en le regardant ? Pourquoi…

Un léger soupir, un seul, unique, comme un abattement nécessaire.  Et ce désir qui prend aux tripes de lui mentir, de le faire sourire, de la protéger lui aussi alors qu’elle ne pouvait rien faire. Le serrer un peu plus contre elle… Lui promettre qu’il ne serait pas seul s’il se perdait dans la voute stellaire… Elle ne pouvait pas… plus maintenant… Il savait, il avait lu en elle, dans ses prunelles ternies, dans ces cachots déjà, et ici. Surtout ici…  Les images brisées, les rôles abandonnés sous les ricanements muets de quelques étoiles… rien ne serait plus pareil, même s’ils faisant semblant, s’ils chahutaient, se disputaient ou se battait, il y’aurait toujours cette vision de miroir qui les poursuivrait... Alors pourquoi….

Quelques mots virevoltaient, des questions, encore et toujours, l’étouffant lentement. Les réponses étaient tellement évidentes, tellement pénibles, tellement culpabilisante qu’elles mourraient au fond de sa gorge, lui laissant un arrière-gout de dégout. Naissance d’une étreinte une peu plus douce, ses mèches blondes reposées contre son torse, vérifiant que son cœur ne tombait pas en morceau devant un espoir inconcevable. Elle l’entendait chuter, s’arrêter, et repartir péniblement. Réalité bien trop dure qu’elle aurait voulue lui épargner… Mais pourquoi…

Un surnom. Un battement de cœur raté. Son propre prénom écorché, aux doux souvenirs d’un être chéri abandonné dans ses contrées loin de la magie. Une respiration coupée. Un nom estropié avec trop de tendresse, résonnant en son esprit, caressant ses pensées esseulées... Vision obscurcie. ‘Lhiya. Le prénom donné par celle qui lui a appris à aimer la vie sur cette terre, à ne pas trop détester ses stupides habitants. Battement de cils. Précieux cadeau d’une lettre arraché à son costume de peste. Délectable totem contenant toute sa fragilité… Consonance et naissance, des reflets de celui qu’elle lui avait inconscient donné à[/i LuiPourquoi...

Un tracé humide sur une joue rebondie alors qu’une multitude de souvenirs venait l’assaillir à coup d’images de sourires chaleureux, d’éclats de rire communicatif, de tourbillon de joie. Incapacité de prétendre, pas ce soir, pas dans ses bras… L’étreinte s’était resserrée subitement… Elle savait maintenant pourquoi…

Les yeux clos ne voulaient le voir, elle s’était pelotonner un peu plus, trop attentive aux murmures qui lui échappaient, au timbre de sa voix brisée, à sa tête appuyée sur la sienne, à son enlacement dans lequel se perdre semblait si simple. Rester, ne plus bouger, le laisser parler, divaguer, souffrir...

Non.
Même pas avec lui.

Justement car il était de ceux dont l’insouciance devait lui rappeler que n’importe quel sacrifice était valable dès lors qu’il servait la cause qu’on avait embrasé. Car il était de ceux qu’elle voulait au final protéger. Car il était de ceux dont la douleur lui faisait mal. Car il partageait la même souffrance qu’elle. Car il était de ceux qui choisissait les autres plutôt que lui. Car il était un écho incongru à sa propre âme. Car ce soir, c’était contre lui qu’elle était blottie, car, elle n’aurait pas pu trouver un meilleur endroit pour être elle-même. Car c’était lui, en Rouge et Or, trainant des chaines aussi lourdes que les siennes. Car c’était lui, et lui seul qui, apercevant ce qu’elle était réellement ne lui demandait pas de mentir. Car il était comme elle…

Voilà pourquoi...

Alors, il ne restait qu’une chose à faire, chuchoter ces mots qu’il connaissait déjà, lui peindre un monde qu’il n’aimerait pas, et se dévoiler encore un peu… A lui...Perdre toute trace du costume de vipère, lui montrer ce qu’il y’avait dessous, les craintes, les peurs, la fragilité, la réalité toute nue...


« Alors demande à la terre d’arrêter de tourner, et tes souhaits seront peut-être exaucés… Soit leur lumière, autant que tu veux… Autant que tu Peux… Mais n’oublie pas que pour scintiller les étoiles crées des ombres, parfois immenses... Plus grandes que les leurs...  »

Il avait fallu du temps pour que la blondinette le comprenne. De ce bijoux d’argent accroché à son poignet pour réalité frappante, elle avait saisi les mots prononcés par ses aïeules… Les sacrifices nécessaires, pour assurer le bonheur de certains aux détriments de plusieurs… Tout fonctionnait comme ça, pas uniquement ces stupides histoires de lignées et de sang, juste absolument tout ce qui les entourait, tout ce dans quoi ils vivaient, même le ciel étoilé, la nature mourante, tout… Leur innocence d’enfant avait brouillé leur jugement… Tout simplement.

« ‘Lysse .. ? »
En as-tu conscience ? Sais-tu que c’est compliqué ? De sourire quand on veut crirr ? De rire quand on veut pleurer ? D’assurer que tout va bien alors que tu es mort de peur ? De frémir à l’idée qu’un jour ils découvrent ? Que la simple idée qu’ils puissent être blessé te fera trembler ? Que je ne veux pas ça pour toi ?

La bouche entrouverte s’étaient arrêtée de bouger. Conscience traitre, hésitante. Sa propre canine s’était abattue sur sa lèvres inferieur, s’intimant le silence avant de trop parler, avant de laisser s’exprimer son incapacité à accepter de le voir ainsi perdu. Gout de sang dans la bouche. Blessure ridicule face à ce qu’elle ressentait. Son estomac n’avait eu de cesse de se vriller, laissant l’affection et la tendresse naturelle s’exprimer. Une fraction de seconde son cœur avait désiré que ce soit Daemon à sa place, un baiser voluptueux, une déclaration et tout était réglé. Mais là… Elle ne pouvait prétendre, elle ne voulait lui faire croire en des chimères… Alors, timidement, un aveu, une promesse, une offre glissée dans un murmure ondulait sur sa langue.

« Ce jour-là… je serai là… »
A moins que je ne me sois tellement perdue que je ne sais plus qui je suis…

Lucidité cachée pour un serment des plus sensés.
Peut-être ne fallait-il pas tendre une main vers une réverbération semblable à ses propres pensées,
Peut-être ne fallait-il pas écouter le chant meurtri de son palpitant,
Peut-être ne fallait-il pas pour ne froisser personne,
Peut-être bien oui…
Peut-être ne voulait-il pas entendre ceci,
Peut-être ne désirait-il pas qu’elle lève les yeux sur lui,
Peut-être bien oui...
Pourtant,
Sans un sourire, sur la pointe des pieds, une main libérée était venue se poser avec douceur sur la joue du petit Loup, les opales sérieuses marquant leur détermination. Elle ne lui laissait pas le choix de toute façon, il était trop tard pour négocier cet intérêt qu’il avait sucité depuis que son sang avait souillé sa jupette verte & argent.
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Re: Balade Nocturne
Ulysse Daiklan, le  Jeu 26 Oct - 16:55

Elhiya & Ulysse

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Un soupire, une pause dans toute cette mélancolie.

Le silence commence à s’installer, comme celui sur lequel je me focalisais. Quand je songeais aux étoiles qui pleurent, dansent et crient. Elle se met un peu plus contre moi, et je réalise le vide qui nous entoure. Peut-être qu’elle est là ma réalité. Je ne les entendrais jamais, c’est impossible. Je ne peux pas m’occuper des étoiles flottant dans le vide et m’occuper de celles qui flottent dans ma vie. La vérité semble frapper mon esprit. Oui. Comme une fatalité. Oui. Oui, je peux les entendre et oui  les étoiles pleurent, dansent et crient. Et oui elles le font silencieusement, à moins d’être assez près pour pouvoir l’ouïr. Même faiblement.

Nous sommes d’entre elles. N’est-ce pas prétentieux ? Nous loups faussement solitaires, de s’apparenter à la beauté d’un astre solaire. Si ça l’est. Je le sais, c’est évident. Mais c’est pas grave, d’être prétentieux. Si l’univers à une mémoire nous ne serons que des fantômes. Des réminiscences, et encore le mot est fort. Rendez-vous compte qu’il y a plus de grains de sable sur terre et en mer. Nous sommes tellement ridicule à coté, comment l’univers pourrait vouloir exaucer nos souhaits ?

Si seulement Elhiya, si seulement... La Terre peut bien s’arrêter. A cet instant tout semble s’immobiliser de toute façon. Ce soir, dans le noir à la lumière des nébuleuses, nous n’éclairons rien. La pause des étoiles, n’est-ce pas ? Si l’ombre que nous créons est plus grande que la nôtre alors pourquoi s’acharner. Au final nous serons toujours impuissants, pauvres mortels accablés devant les méfaits du temps.

J’ai l’impression d’être perdu, de ne plus avoir conscience de rien. Ça fait du bien. Loin de mes pensées ma vie de journée. Loin de ma vue les murs qui nous gardent enfermés. Ce soir je ne sais plus où je suis. Et ça fait du bien, j’ai l’impression de flotter. Les mauvaises pensées, les états d’âmes. Tout ça partit en éclat, rajoutant quelques reflets à la voie lactée.  Mon surnom à peine murmuré me fait resserrer un peu mon étreinte. Lhiya… Je ne sais plus ce que je dois penser d’elle. Je la croyais comète perdue, pas lumière chancelante. Que devrais-je faire? Je ne veux pas la voir comme ça. Elle se recule, légère sensation de froid compensée par une chaleur réconfortante de ses paroles.  Des perles au bord des yeux qui retournent mon estomac lorsque je les aperçois.

-Ce jour-là… je serai là…

Des songes dansants autour d’étoiles qui se balancent dans des galaxies se mouvant au rythme d’un univers qui tangue. Et dans le cœur de cet opéra, des paroles qui tournent, quelques mots qui orchestrent la chorégraphie. La mélodie semble se jouer à l’infini, répétés par des apprentis repentis. Là où je voulais l’éclairer, c’est elle qui semble scintiller. Je fronce les sourcils. Pas ce soir. Je ne peux pas laisser devenir une étoile abandonnée. L’arrêter ? Impossible. Mais si je refuse de la voir devenir un Atlas alors je dois la soulager. Etre là, et porter ce poids avec elle. C’est non négociable, et une part de moi me chuchote à l’esprit qu’au final, les Moires doivent bien rire.

Quelques doigts fins contre ma mâchoire, et mon regard qui vient automatiquement s’ancrer dans le sien. Mon esprit se tait et mon cœur s’apaise. Ma main rugueuse rejoins la sienne, l’abaissant  tandis que je me penche poser mes lèvres contre sa joue de porcelaine. Un simple geste quand les mots refusent de sortir. Un merci silencieux. Un contact interdit. Des émotions que même les cieux ne peuvent entendre.

- Je serais là pour toi aussi…

La même promesse, légèrement modifiée. Reflet d’un miroir déformé. Étonnement je ne me sens pas rougir, je sais qu’elle sait. Du moins je l’espère. Ma main gardant toujours la sienne, je me tourne de nouveau vers les étoiles.  Je suis prêt à retomber, revenir sur Terre et reprendre conscience de la réalité. Probablement grâce à elle, je ne vais pas me le cacher. Mais pas tout de suite. Même si je dois revenir et recommencer, ce soir mes pensées naviguent et rien ne les retiens. Ce soir, je laisse mon esprit s’enfonce dans la vague.

Ce soir, je suis maître de mon destin, capitaine de mon âme.


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Re: Balade Nocturne
Elhiya Ellis, le  Ven 27 Oct - 14:51



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Un regard... Son regard, si terne, si différent, des nuances qu’elle ne lui connaissait pas, des couleurs  qu’elle n’avait jamais vus. Son regard sur lequel elle ne s’était jusqu’alors jamais penché et dont elle ne pouvait se défaire à l’instant. Miroir d’âme, reflets de pensés, le regard était si prompt à dévoiler ce qu’on ne voulait pas écouter. Son regard n’y faisait pas exception, elle aurait préféré ne pas lire en lui, ne pas amoindrir la barrière qui les séparaient, ne pas sourire faiblement, troublée par ce qu’elle comprenait.

… un battement de coeur…

De sa main retirée avec douceur, le blond était à nouveau l’écho de ses décisions. Les même choix, les mêmes fardeaux, étoiles jumelles sous une lune d’argent se délectant des grains de poussières s’apercevant des similitudes qui les berçaient.

… deux battements de coeur…

Aucune autre palabre supplémentaire n’était nécessaire. Sa main dans la sienne, la danse de son pouce contre sa peau fraiche avait repris son lent tempo. Autrefois coupable des impulsions d’une brindille de bois, désormais responsable d’un réconfort interdit prodigué. L’ironie faisait fois dans la vie des enfants apprenant à ouvrir les yeux.

… trois battements de coeur…

Avancer, le lâcher, l’abandonner, perdre la chaleur de leur lien éveillé entre leurs doigts noués. Ne pas le chérir, ne pas le conserver.  Laisser à cet instant volé à la nuit un gout d’irréel, d’exceptionnel. Retrouver sa branche et la quiétude de la nuit, le silence et l’oubli. Etre soit, entière, avec sa sensibilité usuellement cachée, avec sa tendresse débordante et son affection grandissante, même pour un petit loup rarement esseulé.

… un souffle de vie…

Un dernier sourire, si doux, trop doux, si naturel né dans l’effleurement de ses lèvres sur sa joue rebondie. Un songe de promesse, un mensonge d’acceptation. Ses ombres grandissantes, elle ne voulait les offrir à personne, et plus à lui,  il y’avait déjà gouté. Elle lui prendrait les siennes, les accepterait, les lui soulageraient, mais ne lui permettrait pas de se perdre plus à cause d’elle.

…Naissance d’existence…

Contact rompu, adieux imminents. Deux mains glissant sur son torse pour l’élever sur la pointe des pieds. Pulsion de tendresse. Comme une plume brisée tombant au sol,  un baiser léger s’était déposé, délicatement sur la joue du jeune homme. Nouvelle écho des plus logiques pour se défaire de sa présence qu’elle risquait te trouver agréable.

… sous des trais d’anges brisés..

Pas un mot, pas un regard, juste cette caresse, et le vide de la nuit. Ses pas discrets se fondant dans les ténèbres stellaires, enorgueillis d’avoir enfin compris.
Etre,
Paraitre,
Disparaitre.
Renaitre pour eux.
Etre soit,
Enfin soit,
Affublé d’une paire d’ailes noires parsemée de brisures invisibles.
Incapable de voler,
Dépendance de leur présence,
Auréolant leur être de lumière,
En laissant derrière soit quelques plumes grisâtres arrachées


[Fin du Rp pour Ulysse & moi – Merci Ulysse :kiss: j’ai adoré ces textes]
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