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Une rue tranquille
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Catherine Holmes
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Une rue tranquille

Message par : Catherine Holmes, Sam 08 Fév 2014, 11:03



PV: Violaine Corrigan

Catherine poussa la lourde porte de chêne et salua le vieillard qui déambulait dans le hall aux marbres et dorures d'époque. Des boiseries sombres et du sol de marbre se dégageait une atmosphère semblable à celle d'un lieu de culte. On imaginait mal une ribambelle d'enfants jouer ici, glissant en chaussettes sur les dalles ambre, se poursuivant sans prendre garde aux meubles vénérables.
Et pourtant, pour Kate, cet endroit avait été celui de nombreuses parties de chat perché, de colin-maillard, de chat glacé, de... Rentrer dans cette pièce signifiait pour elle revenir à la sécurité insouciante qui avait bercé son enfance; quoiqu'il se passe au-dehors, cette pièce restait la même, le sol impeccablement frotté, le bois impeccablement ciré.

Holmes se tourna un instant vers la jeune rousse qui l'accompagnait. Elle espérait de tout son cœur que l'ambiance feutrée et calme aiderait sa compagne à surmonter les moments de chagrin qu'elle traversait.

Bonjour, Miss Kate! Et bonjour Miss...

Corrigan, Violaine Corrigan. répondit la plus âgée des deux filles. Stephen, soyez gentil, prévenez mes parents que nous avons une invitée. Pour une durée indéterminée, ajouta-t-elle en réponse à l'interrogation muette du majordome aux cheveux gris fer.

La brune se saisit de ses sacs, résultat d'une matinée de shopping effrénée, et prit la main de la plus petite, résultat quand à elle d'une rencontre impromptue dans l'après-midi.

Violaine, tu viens de rencontrer Stephen McAlliwell. Il est notre majordome, et sa femme, Sally, est cuisinière.

L'ascenseur les emporta ensuite vers les étages supérieurs, où Kate comptait bien trouver quelque place pour installer son amie.


~~~~

La neige tombait en flocons serrés sur ma ville natale. Londres me tendait à nouveau ses artères commerciales, ses rues d'habitations si diverses, ses places et ses parcs, ses ruelles blanchies par l'hiver.
Je descendis du black cab qui me déposait devant la porte du 77, Buckingham Avenue et saisis mon sac hobo d'une main tremblante. Je n'avais pas eu le courage de prendre le Poudlard Express. Je n'aurais pas pu, n'aurais pas su y retourner, moins de cinq mois après l'Accident.
Du coup je ne savais pas si ma petite sœur de cœur serait déjà là. Elle me manquait tellement! J'avais lu sa lettre avec des larmes plein les yeux. Moi qui ne me croyais plus capable d'émettre une seule de ces gouttes salées, il semblait bien que je me sois encore fourvoyée...
Je poussai la porte de bois sombre de l'appartement familial et eus à peine le temps de la refermer derrière moi.

Miss Kate! Dieu soit loué, je ne croyais plus vous revoir ici! Ce que vous avez changé, par la barbe de Merlin! Vous êtes toute amaigrie, c'est Sally qui ne va pas être contente... Et votre famille qui va être contente de vous revoir! Tous, nous attendions votre retour avec tant d'impatience!

Pendant qu'il parlait, Stephen me débarrassait de mon manteau et de mon sac. Si je l'avais laissé continuer sur cette lancée, il aurait retiré mes chaussures! Lui d'habitude si économe de gestes et de paroles ne cessait de gesticuler. Pour mettre fin à tout cela, je le serrai avec ferveur dans mes bras, avec toutes les maigres forces qu'il me restait.
Lui aussi m'avait manqué réalisai-je. Ainsi que Sally, et leur chien, Anubis. Et ainsi que le reste de ma famille... Le vieux couple Cracmol s'était donc inquiété de moi... Cela me semblait presque trop beau pour être vrai. Je me jugeais profondément indigne de leur affection. Après tout, j'avais coupé les ponts plusieurs mois durant avec tant de monde...

Si j'avais été incapable de lui répondre, ce n'était cependant pas par culpabilité. Mais simplement de pratique. Je n'avais plus ouvert la bouche depuis ce fameux soir, sur le toit de la Tour d'Astronomie...

Lorsque l'ascenseur s'arrêta devant mon appartement, ma première idée fut de me mettre en quête de Hope. Je ne fus pas longue à retrouver ma petite boule de poils, laissée ici lors de mon second départ pour l'école de sorcellerie Poudlard. Le chaton que j'avais acheté sur le Chemin de Traverse un jour d'été cinq ans en arrière était devenu un superbe félin racé, au poil doux comme de la soie. Il vint immédiatement se frotter contre mes longues jambes. Peu préparée à ce petit choc, moi qui n'avais plus connu de contact sensible depuis plusieurs mois, je tombai assise sur le sol, où l'épais tapis amortit quelque peu la chute.
Hope vint se loger dans mes bras, demandant des caresses. J'avais perdu l'habitude de ces gestes autrefois machinaux, mais les réflexes revinrent vite. Le chat couleur de feu se mit à ronronner, me ramenant à des souvenirs plus heureux de soirées dans la Salle Commune.

Laissant mes pensées dériver, j'observai le living dans lequel j'avais passé tant de soirées,et dans lequel aucune poussière ne traînait. Pourtant Sally n'avait pas été prévenue de mon retour...
Soudain, j'aperçus une peluche en forme de renard, d'un blanc éclatant. Je connaissais ce doudou, c'était moi-même qui l'avais offert à ma presque-petite-sœur deux ans auparavant! Et d'après ce que je m'étais laissé dire, elle l'emportait partout avec elle! Ce qui ne pouvait signifier qu'une chose: Violaine était ici!

Je me relevai, déposant Hope sur le tapis. J'attrapai, sans trop savoir pourquoi, la peluche et me dirigeai vers la chambre d'amis, devenue celle de la petite rousse le jour de son emménagement.
Je frappai doucement à la porte, tout en appelant d'une voix enrouée;

Vi... Violaine?

Ce qui n'était pas sans rappeler certaine scène qui s'était produite quatre ans avant, jour pour jour, ou peu s'en fallait.
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Re: Une rue tranquille

Message par : Invité, Mer 12 Fév 2014, 03:38


Et c'est ainsi que les défenses de Poudlard eurent raison de l'armée du Mage noir.

Violaine clôtura son devoir d'Histoire de la Magie et posa sa plume sur le bureau. Pensive elle observa l'allée du jardin. Celle-là même où elle avait fait sa première apparition chez les Holmes... :

****

Allez viens, n'aies pas peur...

La petite suivait, tenant fermement la main de Catherine. Docile, elle s'était laissée embarquer jusqu’au domicile de celle-ci :  Une grande maison dans Buckingham Avenue.
Elle était terriblement gênée de s'imposer de la sorte, dans une famille qu'elle ne connaissait pas.  
*La rousse détailla le jardin entretenu à la perfection, et la lourde porte de chêne qu'elle avait devant les yeux. *
Qui sans doute avait des coutumes qu'elle ne connaissait pas non plus...

Mais rongée par le chagrin elle se laissa guider, faisant confiance à celle qu'elle venait de rencontrer seulement quelques heures auparavant.

Quelle élégance ! Violaine se surprit à se recroqueviller sur elle-même, intimidée par tant de faste et observa le tapis sur lequel elle venait de poser ses chaussures sales.

Stephen, soyez gentil, prévenez mes parents que nous avons une invitée. Pour une durée indéterminée. La mini-sorcière se tourna vivement vers la plus grande : que voulait-elle dire ?

Le vieillard acquiesça et la rousse leva la tête vers son guide, une lueur d'étonnement dans le regard. Sans prendre la peine de répondre, celle-ci l’emmena vers l'étage supérieur. Pour lui faire visiter ? Oh, non...la brune avait une autre idée en tête.

En lui cachant les yeux, Catherine la fit entrer dans une des pièces de l'étage...

****



Violaine observa les murs de sa chambre. Car oui, c'était devenu SA chambre. Rien n'avait changé depuis ce fameux jour où sa grande sœur de cœur l'avait amené ici. Avec le temps, elle avait appris à ne plus se considérer comme une invitée sur le long terme mais n'avait pas pour autant modifié quoique ce soit. Son regard se posa avec tendresse sur le lit au bois sombre, celui-là même où Catherine l'avait installée pour son premier jour, en disposant ses affaires et apportant le complément dont elle aurait besoin. Puis elle observa le bureau, la commode aussi. Toutes ces choses avaient désormais une histoire.
La préfète soupira.
Chaque centimètre carré était imprégné de la présence de Catherine.

Catherine...

Comme elle lui manquait ! Violaine sentit les larmes lui monter aux yeux. Non, non ! Elle avait promis qu'elle viendrait. Prenant la dernière lettre que celle-ci lui avait adressé, elle la relu encore une fois. Oui, il fallait se montrer patient, elle tiendrait sa promesse.
Que la maison semblait vide sans elle, que tout cela était triste !

Vi... Violaine?

Sursautant, elle manqua de renverser de l'encre sur son devoir. Cette voix, serait-ce vraiment celle de... Oui. Catherine, SA Catherine se tenait bien là, sans l'encadrement de la porte. Le cœur bondissant, la rousse fondit sur elle et la prit dans ses bras. Trop heureuse de la revoir malgré la perte de poids évidente et les traits tirés qu'affichait sa grande sœur. Leur étreinte dura quelques instants et la préfète la fit asseoir sur son lit. Inquiète, elle prit son visage entre ses mains pour mieux l'observer.

Regardes-toi...même un Inferi serait plus beau à regarder. Elle lui lança un sourire timide tout en lui prenant les mains.

Je suis contente que tu sois rentrée...elle ne put en dire plus, ne sachant comment aborder celle qui l'avait fuit plusieurs mois durant. La préfète avait été plutôt dure dans ses lettres et s'en voulait, maintenant qu'elle voyait son aînée aussi misérable.

Mais elle le savait, il lui faudrait trouver les mots. Car pendant ces vacances, le temps sera à la discussion...
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Re: Une rue tranquille

Message par : Catherine Holmes, Mar 18 Fév 2014, 12:56


Accord de Violaine pour le libre-arbitre

Tadaaam!

Catherine enleva ses mains, cessant de cacher les yeux de la petite rousse qui l'accompagnait.

Bienvenue dans mon appartement personnel! Premier arrêt, le salon! dit la brune avec un grand sourire.

Elle enleva le léger manteau des épaules de Violaine et le lança sans plus de cérémonie sur le fauteuil le plus proche.

L'étage que la Holmes occupait était le dernier. De celui-ci on pouvait accéder au toit, sur lequel était installée une piscine chauffante des plus agréables par tous les temps. Mais cela n'avait pas tellement d'intérêt pour le moment. Les deux sorcières allaient rester bien au chaud, dans les pièces au parquet de bois clair et aux meubles déclinés dans différentes teintes.
Dans le salon dominait le vert, du vert mousse au vert pomme en passant par l'anis et le citron. Dans la kitchenette adjacente, juste faite pour accueillir une petite table et de quoi se concocter quelques en-cas, c'était plutôt le brun qui dominait, tandis que le violet était réservé à la salle de bains et le bleu aux chambres.

En parlant de chambres... Catherine ne réfléchit qu'un bref instant avant de se diriger vers la chambre d'amis, située juste en face de la sienne. Elle déposa les sacs de plastique devant la porte et ouvrit celle-ci.

Second arrêt, la chambre de mademoiselle! fit-elle de son plus beau ton de maître d'hôtel.

Je te laisse t'installer, et je vais nous préparer un grand chocolat chaud!!

Mieux valait laisser à la plus petite le temps de s'habituer à son nouvel environnement...


~~~~

La rousse, qui restait en dépit des ans plus petite que moi, me serra dans ses bras un long moment. Submergée par l'émotion et les souvenirs accumulés dans cette pièce, je laissai tomber la peluche que j'avais amenée avec moi. Je ne pouvais plus parler et c'était à peine si je tenais debout: il me semblait que mes jambes et ma bouche étaient également faites de coton. Comme si elle l'avait aussi décelé, Violaine me fit asseoir sur le lit, qui n'avait pas changé d'un pli depuis son installation ici.

Regarde-toi...même un Inferi serait plus beau à voir.

Comme d'habitude, Violaine parlait avec tact. Ou pas. Je ne pus réprimer un sourire devant la franchise quelque peu brutale de ma sœurette, qui comme à l'accoutumée remettait les choses et les gens à leur juste place. Elle tenait mon visage en coupe entre ses deux mains, et ce contact, le premier depuis bien longtemps, me rappela à quel point j'avais maigri. En effet, Sally la cuisinière n'allait pas apprécier de me voir aussi peu remplumée...

Je suis contente que tu sois rentrée...

Les mains de Violaine tenaient à présent les miennes bien serrées, m'empêchant de me dérober au contact visuel qu'elle exigeait. Comment allais-je bien pouvoir commencer? Je ne voyais pas quoi lui dire, ne savais pas par quel bout prendre l'histoire. je me lançai, comme un nageur sautant dans une eau glaciale et infestée de requins.

Comme tu l'as dit dans tes lettres, tout le monde a entendu parler de l'Accident.

Décidément, l'eau était très froide. Trop froide. Je me mis à trembler rien qu'à l'évocation du jour funeste qui avait coûté la vie à Sierra. Ce jour où j'avais pour la première fois entendu l'incantation de mort prononcée dans le but de tuer. Le jour où j'avais pour la première fois vu un Mangemort. Ou plutôt une, puisque sa voix était clairement féminine. Cette même voix qui avait condamné à mort ma meilleure amie et détruit ma vie...

Mais bon, puisque tu sais tout cela, je ne vais pas m'y attarder.

Je m'interrompis un bref instant pour émettre une violente quinte de toux puis reprit le fil de mon récit.

Sierra est morte ce jour-là, tu le sais également. C'était ma meilleure amie. Elle me manque terriblement.

Je ne savais pas pour quelle raison je lui disais tout cela, puisqu'elle me connaissait aussi bien que moi-même. Mais elle ne faisait pas mine de m'interrompre, aussi je continuai.

Je ne sais pas vraiment t'expliquer pourquoi je me suis retranchée de tous. J'en avais un besoin féroce, et en même temps, je ne le supportais pas. Je voulais à nouveau parler, discuter, rire même. Mais je ne pouvais pas le faire sans penser à Sierra, qui elle n'avait plus droit à toutes ces choses. Toutes ces joies de la vie, le bonheur d'être avec des gens que l'on aime. Toutes ces choses qui font que l'on vit, vraiment. Et le problème, c'est que plus je m'éloignais, moins je pouvais revenir en arrière... J'étais coincée.

Au fur et à mesure que les mots s'écoulaient de ma bouche, je me sentais comme libérée d'un poids. J'avais déjà entendu parler de cette sensation, cette prétendue libération que l'on ressent lorsque l'on exprime ses sentiments, mais je l'avais toujours jugée fantaisiste. Sauf que sur l'instant, plus je parlais, mieux je respirais; je réalisais que, pendant tout ces mois, j'avais vécu en retenant ma respiration, en me retenant de vivre.

Mais bon, bref... Maintenant, il faut que je retourne vers les gens. Tant de personnes à qui je dois des excuses, soufflai-je, soudain écrasée par l'ampleur de ma tâche.
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Re: Une rue tranquille

Message par : Invité, Lun 03 Mar 2014, 22:13


Les mains de Catherine étaient gelées et le regard qu'elle lança sur sa cadette l'était encore plus. Cette absence de chaleur toucha Violaine en plein cœur, comme une lame émoussée qui chercherait à lui faire perdre toute notion d'espoir et de bonheur. C'était tellement dur de la voir dans cet état ! Sa grande sœur, d'ordinaire si enjouée, si paisible... Sa détresse emplissait la pièce, s’immisçant sournoisement en elle, l'air était lourd de souffrances informulées et en devenait presque irrespirable.

La préfète ne pu soutenir ce regard plus longtemps. Sentant ses propres prunelles se remplir de larmes, elle baissa la tête et desserra quelque peu l’étreinte qu'elle imposait et attendit.
Elle se sentait comme une privilégiée car la préfète le savait, Catherine ne s'était confiée à personne d'autre sur les durs événements qu'elle avait vécu. Comme ça devait être difficile ! Inutile de la brusquer ou de l'inciter à faire resurgir des souvenirs encore trop douloureux. Oui elle serait patiente, c'était à son tour d'être l'oreille si attentive et si compatissante qu'elle avait elle-même eu le bonheur de trouver en la personne de la jeune Holmes, quelques années auparavant :


La petite fixait ses pieds, alors que la Holmes partait chercher de quoi la réchauffer. Avait-elle bien entendu ? La chambre de Mademoiselle ? Sa chambre ? Elle était terrorisée. Tout s'enchaînait si vite ! En une même matinée, elle avait eu à subir un abandon, puis la crainte de se retrouver à la rue ou dans un orphelinat et maintenant, la possibilité de trouver un nouveau foyer, chez de parfaits inconnus qu'elle n'avait même pas rencontré encore. Prise de vertiges, elle s'assit sur le lit, essayant de retrouver un peu de bon sens dans ses réflexions.
Elle avait peur. Oui, parfaitement. C'était contraire à toutes les règles, à toute l'éducation qu'elle avait reçu de ses parents Modus.
Une larme roula sur sa joue. Ces mêmes parents qui lui avaient ordonné de quitter la maison familiale, qui l'avait laissé pour compte, livrée à elle-même.
Qu'était-elle en train de faire ? Incruster sa pauvre petite personne dans une famille de sorciers parfaitement unie. Elle ne voulait pas de la pitié des gens, cela rendait les choses encore plus difficile. La pauvre petite Violaine qu'ils disaient tous...et pourtant personne n'avait rien fait pour changer les choses.
Catherine entra, deux tasses fumantes dans les mains. Essuyant ses larmes d'un geste rapide, la rouquine respira profondément avant d'exprimer ses incertitudes.

Catherine...et si ta famille ne voulait pas d'un membre supplémentaire ?

D'un geste rassurant, la plus grande lui passa un bras sur les épaules et la serra contre elle. Le chocolat lui fit du bien, et réchauffait son cœur d'une douce sensation : l'espoir.


*****

Comme tu l'as dit dans tes lettres, tout le monde a entendu parler de l'AccidentMais bon, puisque tu sais tout cela, je ne vais pas m'y attarder.

En effet, les effroyables événements de ce jour-là se sont propagés tel une traînée de poudre dans l'école, dans les familles, dans la communauté des sorciers. Et pour certains, l'étincelle qui menaçait de tout réduire en cendre s'est allumée. La perte d'un enfant, d'un ami..une vie réduite à néant par le deuil et les blessures irréversibles que causaient la perte d'un proche.  
Et tout cela, ils le devaient à cette formation tabou que l'on nommait Mangemorts. Le terme n'était tout bonnement pas approprié, c'était loin d'être un Accident. C'était un attentat.
Ils avaient failli lui enlever son amie aussi, sa confidente, sa sœur.  Elle ne pouvait le supporter.
Alors elle comprenait ce qu'avait pu ressentir Catherine ces derniers mois : ce besoin de solitude, cette détresse enfoui au plus profond d'elle. Comment aurait-elle réagit, face à cela ? On lui avait enlevé un être cher, par plaisir....pour se divertir, pour faire souffrir délibérément. Mais quels genre de monstres étaient ces sorciers encapuchonnés ?

......Mais bon, bref... Maintenant, il faut que je retourne vers les gens. Tant de personnes à qui je dois des excuses.

Sa voix n'était plus qu'un murmure et Violaine la dévisagea, inquiète. Catherine avait pris sur elle pour lui faire ces confidences et maintenant arrivait le contre-coup.

La rousse passa alors un bras autour des épaules de la Holmes et l'enlaça, tout comme elle l'avait elle-même fait quatre ans auparavant.

Ne t'inquiètes pas, je serai là pour t'aider... Tu sais, tu ne dois pas t'en vouloir. Le plus difficile est derrière toi.

L'aider à se reconstruire, à retrouver peu à peu des brides de la vie qu'elle menait avant. Oui, Violaine serait là. Toujours.
Cessant de la bercer, la rousse se leva et ouvrit la fenêtre. L'air frais lui faisait du bien, et il en serait certainement de même pour Catherine.
Sur son bureau, elle prit un rouleau de parchemin et la plume qu'elle avait délaissé un peu plus tôt.

Tu sais, je ne suis pas la seule à m'inquiéter pour toi. Je pense qu'il y a quelqu'un en particulier qui ne cesse d'attendre de tes nouvelles. Tu vois de qui je veux parler ?

Avec un regard insistant, Violaine lui tendis le nécessaire pour qu'elle commence à écrire.
Je restais près d'elle, pour l'aider dans sa tâche si elle en ressentait le besoin. Ce n'était jamais facile de coucher sur le papier ses états d'âmes, sans doute allait-elle y aller progressivement. Ou alors se jeter furieusement dans la prose, maintenant que la blessure était ouverte. Comme pour l'encourager, Hope-le-chat vint soudain se frotter contre ses jambes.

Violaine referma sa main sur celle de sa sœur, qui au contact de la plume, s'était crispée avec une telle force qu'elle s'était mise à trembler.  Doucement, la petite approcha la pointe encrée vers le parchemin et laissa Catherine rassembler ses idées.


[Autorisation pour le libre-arbitre de Kate]
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Re: Une rue tranquille

Message par : Catherine Holmes, Dim 23 Mar 2014, 10:21


Accord de Violaine pour le libre-arbitre


Le chocolat chauffait, tournant dans le micro-ondes. Lorsqu'il fut prêt, Catherine y ajouta une pincée de cannelle (elle ajoutait toujours cet ingrédient secret, qui donnait un goût particulier a ses chocolats chauds). Elle se saisit adroitement des deux tasses et les apporta dans la chambre d'amis.

Catherine...et si ta famille ne voulait pas d'un membre supplémentaire ?

Un bref instant, Kate imagina sa mère dotée d'un troisième bras. Et si la petite Violaine n'avait pas posé sa question aussi sérieusement, la brune aurait très certainement éclaté de rire.

Eh bien, si cela devait se produire, je crains qu'ils n'aient pas le choix!dit-elle en entourant d'un bras sa cadette. Mais cela n'arrivera pas, j'en suis certaine.

Sa mère comprendrait sans doute mieux que quiconque. Fille d'une haute lignée de Sang-Purs, enfant choyée, préférée de ses parents, elle avait presque tout perdu lorsqu'elle avait épousé mon Moldu de père. Elle ne saurait donc exclure Violaine, ayant elle-même trop souffert de l'exclusion. Et Kate ne s'en faisait pas trop pour l'aspect financier du quotidien de Violaine: les salaires de ses parents permettraient bien à une personne en plus de vivre!


Je pense qu'il y a quelqu'un en particulier qui ne cesse d'attendre de tes nouvelles. Tu vois de qui je veux parler ?

Violaine avait passé un bras autour de moi, me ramenant des années en arrière, lorsque les positions étaient inversées.

Elle me plaça devant un parchemin, mit une plume dans ma main et attendit. Je savais pertinemment à qui elle voulait que j'envoie cette missive. Je crispais ma main autour de la plume, mais me détendis légèrement en sentant Hope se frotter contre mes jambes, comme il le faisait toujours lorsque j'allais mal.

Soudainement, je sus comment commencer. Et les mots semblèrent s'inscrire d'eux-mêmes sur le papier.





Luke,

Plus de quatre mois se sont écoulés depuis l'Attentat, et plus de quatre mois que je te fuis. Je ne sais pas si tu me comprendras; je ne me sentais plus le droit de vivre alors que ma meilleure amie ne l'avait plus. Plus le droit de rester avec qui que ce soit, à plus forte raison avec des gens  que j'aimais. Et je t'aimais. Je t'aime toujours, d'ailleurs.


Fin du RP
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Re: Une rue tranquille

Message par : Invité, Jeu 27 Mar 2014, 21:59


Au bout de quelques instants, sa sœur se mit à écrire. Violaine se dégagea alors, la laissant tracer les douloureux mots de sa plume. Elle n'avait pas à voir ce que celle-ci écrivait, même si elle se doutait du contenu de la lettre. C'était intime, c'était personnel.
La rousse chopa alors Hope, le chat de Catherine et se mit à la caresser machinalement, pensive. Assurément sa sœur de cœur irait bientôt mieux, elle en faisait le serment. Et sa thérapie avait déjà commencé, la missive qu'elle était actuellement en train de rédiger était la première phase. D'abord, renouer des liens, s'ouvrir aux autres. Ça n’était certes, pas la plus facile mais ça la délivrerait d'un poids certain.
Ensuite viendrait le temps des excuses et du pardon...puis enfin, la vie reprendrait peut-être doucement. En tout cas, la cadette-adoptive des Holmes serait là pour l'accompagner.
Elle sentait que c'était son devoir de le faire, qu'elle ne pouvait se résoudre à faire autrement, comme si une force irrésistible lui dictait sa conduite. Et au fond de son cœur, elle ressentait ce besoin. Celui d'aider les gens. Celui d'aider ses proches. Et Catherine était plus que ça encore.
Cette dernière mit un point final à son parchemin qu'elle enroula soigneusement. Violaine scruta son visage et cru y discerner une forme de soulagement. A l'intérieur, elle entendit une petite voix lui crier 'Victoire !' et elle esquissa un timide sourire. Elle serra affectueusement le bras de la brune. Oui, elle était fière d'elle, de ce premier pas effectué avec brio.
Déjà, elle voyait s'effacer la sombre image de ces derniers mois, comme un venin que l'on extrayait patiemment d'une personne malade. Elle désigna le papier :

-Je te laisse l'envoyer, tu connais mon "affinité" avec nos amis à plumes...


Fichue allergie handicapante !
Bon elle pouvait bien s'approcher des rapaces quelques instants, mais cette fois elle ne voulait pas s'y aventurer : Catherine devrait l'envoyer elle-même, cela faisait partie de ses projets. Ainsi, elle aurait l'impression de concrétiser ses aveux, d'éprouver ce sentiment de 'travail accompli' si singulier qui nous remplit de félicité.

La rousse déposa Hope et entraîna alors sa sœur en dehors de sa chambre. Inutile de rester enfermées alors que la joie était partout en cette période de Noel ! Les décorations et les âmes charitables qui abondaient en cette saison remonteraient surement le moral de la brune ! Et puis, marcher détendait, c'était prouvé.
Dans le hall d'entrée, Violaine enfonça un gros bonnet de laine sur la tête de Catherine et l'enroula dans une écharpe assortie. Si bien qu'on ne distinguait plus que le bout de son nez !
Gloussant elle s’emmitoufla également et elles sortirent toutes les deux après un rapide 'au revoir' au majordome.

- Viens, nous avons quelques emplettes à faire ! Et puis, n'oublie pas qu'en rentrant, on a un Epouvantard à débusquer. Ça fait un moment qu'il loge dans la remise, mais j'ai trop peur de m'y coller toute seule...tu me connais...

Oui Violaine était une personne tout à fait peureuse. Un rien l'effrayait. Alors c'est vrai, elle était ravie de la présence de sa sœur pour l'aider dans cette tâche. Et puis, ça lui changerait surement les idées, une petite chasse au fantôme !

Une après-midi bien replie, donc.

[Fin du Rp]
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Hugh Dey
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Re: Une rue tranquille

Message par : Hugh Dey, Lun 12 Mai 2014, 22:36


[RP avec Charli Proulx]

Il était tard. Il faisait nuit. J’étais dans le noir. Tout rabougri. Assis sur un vieux banc qui craquait, j’écoutais tous les bruits qui passaient. Il n’y avait rien autour de moi. J’affrontais le soir… J’étais tout seul et j’avais encore une main qui tremblait. Ce n’était pas parce qu’il faisait froid, mais plutôt parce que j’avais peur. La dernière fois que je m’étais retrouvé dans le noir, j’avais fini avec un main sectionnée. Cette fois ça ne se passerait pas comme ça.

J’avais besoin de retrouver ma liberté. J’avais besoin de me sentir vivant. J’avais besoin de sentir le vent frotter l’épiderme de cette main toujours engourdie, mais je ne le pourrais sans doute pas. Je tournais la tête de droite à gauche. J’avais l’impression d’entendre un truc mais je savais pas de quoi il s’agissait. J’avais l’impression de revoir des flash flous de la maison. Ma main coupée qui me faisait mal là où elle avait été sectionnée. Mon pied qui me lançait de nouveau. Et des voix. Trop de voix. Trop de choses. Des bruits. Oppressants. Mon souffle. Rapide.

« Aaaaaaaaaaaaaaah ! »
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Re: Une rue tranquille

Message par : Charli Proulx, Sam 17 Mai 2014, 00:57


L'air totalement à l'ouest, Charli déambulait dans les rues de Londres une bouteille à la main. Il avait passé la soirée dehors, loin de ses repères habituels et seul. Il avait rencontré du monde mais, aucune fille n'avait voulu de lui pour la nuit. En plus de ça, il n'avait plus un rond pour se payer un trajet en magicobus et allait donc devoir se trouver un banc où dormir.

Un hurlement retentit, faisant sursauter le serpentard. Un homme sur un banc, seul, était apparemment en train de péter un boulon. Fallait pas qu'il s'excite comme ça, le monde il était chouette et en plus, il tournait un peu dans tous les sens. Se rapprochant un peu, le garçon n'arrivait pas à l'identifier, peut-être ne le connaissait-il simplement pas ou n'arrivait pas à le voir à cause de l'obscurité. Mais, ce qui était certain, c'est qu'il devait être en plein bad. Prit d'un élan de pitié, Charli termina sa marche sans fin et vint s'installer à côté du type et lui tendit la bouteille.

- Tient mec, j'crois qu't'en a b'soin ! Pourquoi qu't'hurles comme ça ?

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Re: Une rue tranquille

Message par : Hugh Dey, Lun 19 Mai 2014, 00:24


Quelqu’un qui arrivait. Je le voyais. J’avais envie de partir mais mes jambes refusaient de bouger. Pourquoi je pouvais pas partir !? Est-ce qu’il me voulait encore du mal ? Non… Non je devais pas m’en aller. J’avais pas le droit d’être lâche. Je devais affronter la peur, affronter le soir, affronter le sombre, et pour ça, je devais le laisser venir.

Je respirais rapidement et bruyamment pendant que je le ou la voyais arriver. Je pouvais pas bien distinguer. Et bientôt, trop vite, il était près de moi. C’était un mec qui me tendais une bouteille en me proposant de boire. Pourquoi je criais ? Je savais pas bien… J’avais vraiment crié ? Est-ce que c’était dans ma tête seulement ?

Je prenais la bouteille sans dire un mot de plus. Et je buvais au goulot. Rien à foutre de ce qu’il avait foutu dedans. Ma vie était foutue t’façon. Je passais la bouteille dans ma main engourdie et le liquide trembla à l’intérieur. Alors je lui redonnais, sans cesser de trembler de cette foutue main.

« Un accident… ma main. Et trop de voix. T’entends pas ? Ca crie. Tout le temps. Autour de moi et dans mes oreilles. Ca fait mal. Dans le crâne. Comme quand on tire les cheveux. »

J’étais pas bien sûr qu’il comprenne, du coup je posais une main dans ses cheveux, celle qui sentait encore tout, et je tirais deux cheveux par deux cheveux. Parce que comme ça, ça piquait plus longtemps. Et il saurait.
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Re: Une rue tranquille

Message par : Charli Proulx, Mar 27 Mai 2014, 15:59


L'homme attrapa la bouteille et porta le goulot à sa bouche. Après quelques gorgées, il la redonna au garçon d'une main frêle et tremblante. Il avait l'air vraiment mal, c'était pour ça que Charli était venu le voir afin d'essayer de le soulager un peu en lui offrant à boire. Ce n'était absolument pas dans ses habitudes mais après la soirée qu'il avait passé, il avait besoin de compagnie.

« Un accident… ma main. Et trop de voix. T’entends pas ? Ca crie. Tout le temps. Autour de moi et dans mes oreilles. Ca fait mal. Dans le crâne. Comme quand on tire les cheveux. »

Dès qu'il parla, Charli comprit à qui il avait affaire. Dey. Le serveur du chaudron baveur. Il ne le connaissais pas seulement l'établissement, c'était bien plus que ça. Sa main avait été un dommage collatéral d'un transplanage foiré, une partie de son corps qui avait été bien utile afin de lui faire cracher les informations qu'il pouvait détenir. Le serpentard ne put cacher le petit sourire vicieux qui lui montait au visage. Il était fier de son oeuvre, du châtiment qu'il lui avait fait subir, surtout maintenant qu'il voyait dans quel état ça l'avait mit.

Sans vraiment comprendre ce qu'il se passait, l'anéanti passa une main sur la tête de celui qui fut son bourreau. Ce geste lui parut étrange. Il ne comprenait pas pourquoi il faisait ça, mais il le laissa faire. Une drôle de sensation s'empara de lui à ce moment, il avait besoin de contact physique, cela faisait un moment qu'il n'avait pas vu sa copine. L'acool qu'il avait ingurgité était surement la cause de ce mal-être pourtant si bon. Mais il ne dura pas. Dey attrapa quelques cheveux et tira. Une douleur aigu monta à la tête de Charli et il ne put que bondir tout en écartant sèchement le main de l'homme.

- P'tain mec ! Mais t'es totalement timbré ! C'fait mal !

Charli n'avait pas envie de se battre, pas ce soir. Il voulait simplement profiter sans que les choses ne partent en cacahuète, pour une fois. C'est pourquoi il ne prit pas la peine de sortir sa baguette mais qu'il porta plutôt le goulot de sa bouteille à sa bouche, comme pour oublier ce qu'il venait de se passer. Puis, il se réinstalla ensuite sur le banc.

- T'sais mec, j'sais pas trop c'qui t'es vraiment arrivé mais j'espère qu'tu vas les r'trouver ces batards ! Faut qu'tu t'venges, t'peux pas les laisser t'pourrir la vie ...

Charli savait parfaitement ce qu'il s'était passé mais il voulait voir si il avait des tripes ou si il était lâche. Il voulait également savoir si il était prêt à raconter ce qu'il avait subi alors qu'on lui avait bien fait comprendre qu'il ne devait rien dire à personne.
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Re: Une rue tranquille

Message par : Hugh Dey, Sam 31 Mai 2014, 23:30


[Pour les besoins d’un défi, ce RP a été écrit sans utiliser la lettre E. Néanmoins, les phrases de Charli rapportées ici n’étant pas écrites par moi-même, elles en contiennent.]

Il tirait pour qu’il ait mal. Il tirait, mais pas fort. Son but ? Avoir un compagnon, pas plus, pas moins. Puis l’inconnu bondit du banc, alors Hugh sourit. Il pouvait avoir un rictus vu qu’il avait fini par aboutir là où il souhaitait.

- P'tain mec ! Mais t'es totalement timbré ! C'fait mal !

Hugh rigolait fort. Dos droit, il avait l’air suffisant du savant. Mais il savait quoi ? Qu’il souffrait ? Qu’il y avait du bruit dans son corps, la voix qui tapait trop fort ?
Il but au goulot puis s’assit.

- T'sais mec, j'sais pas trop c'qui t'es vraiment arrivé mais j'espère qu'tu vas les r'trouver ces batards ! Faut qu'tu t'venges, t'peux pas les laisser t'pourrir la vie ...

Du poison. Il s’agissait d’un poison s’accouplant au sang du barman, s’insinuant dans son corps, mais aussi dans la voix qui lui parlait. Hugh cogitait. L’inconnu avait raison. Il frottait sa main, soupirant. Pourtant, il avait du mal à voir. Voir quoi ? Sa main, son pillard. La voix parlait trop. Il voyait tout flou, tout diminuait au fond, il voyait un laguis dont il avait du mal à partir. Il soupira.

« Laissons l’action, l’animation nous pourrir. J’ai soif d’un contact pour avoir l’impulsion. Tu vois ? »

Tout avait un goût d’ambigu, jusqu’à son discours. Il s’approchait, touchait l’inconnu, baisait son front pour nourrir son goût d’action.
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Re: Une rue tranquille

Message par : Charli Proulx, Jeu 12 Juin 2014, 01:18


Hugh avait l'air vraiment fier de son coup. Il rigolait bien trop fort. Si Charli aurait du s'énerver, ce n'en fut pas le cas. Ce n'était vraiment pas son genre mais, dans l'état dans lequel il était, la compagnie lui était nécessaire et il y trouvait quelque chose de spécial dans celle du barman.

« Laissons l’action, l’animation nous pourrir. J’ai soif d’un contact pour avoir l’impulsion. Tu vois ? »

Ses paroles étaient tout bonnement incompréhensible. Charli ne comprenait absolument rein à ce qu'il racontait. Il savait que ce type n'était pas vraiment bien dans sa tête mais il le pensait tout de même un peu plus explicite. Surtout à une heure pareille de la journée. Qui plus est, c'était légèrement ambigu. Ou voulait-il en venir ?

Puis, il se rapprocha du garçon et le toucha. Son visage se rapprochait de plus en plus du visage angélique de Charli. Mais il ne bougeait pas. Il se laissait faire, il voulait voir où cela le mènerait, surtout que la situation était vraiment drôle. Personne n'aurait pu se douter d'un truc pareil. Puis, la bouche d'Hugh se posa contre le front du serpentard, lui déposant un baiser.

Proulx aurait du lui mettre une raclée pour ce geste totalement déplacé. Mais il n'en fit rien. Au contraire, il plaça sa main sur l'une des jambes de Hugh et commença à la caresser lentement. Il avait maintenant compris les paroles de l'imbécile. A l'aide de son autre main, Charli attrapa le visage de son compagnon de banc et l'embrassa langoureusement. Mais, très vite, il revint à lui et s'écarta de Dey.

- Euuuh, t'oublies ça okay ?
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Re: Une rue tranquille

Message par : Hugh Dey, Dim 15 Juin 2014, 15:50


C’était tellement le merdier dans mes pensées que j’arrivais même plus à comprendre ce que j’avais dit. En fait j’avais parlé, j’avais assemblé des mots, mais je les avais aussitôt oubliés, eux et le sens qu’ils avaient. Je sais juste que je lui avais embrassé le front, comme à un gosse qu’on console. Pourtant je savais pas bien si c’était moi qui devait être consolé, ou lui qui avait besoin de compagnie. C’était peut-être un peu les deux au final…

Parce qu’au moment où j’avais fait ça, je me sentais rassuré par sa peau et par sa proximité. Il était tout près de moi et lui, il était pas là pour me faire de mal. Bientôt, nos lèvres se retrouvaient collées toutes les deux, et je haussai les sourcils sans comprendre ce qui m’arrivait. Sa main sur sa cuisse était une bénédiction. J’avais juste envie de me sentir aimé. Pourtant il se recula rapidement, me laissant une impression de vide insoutenable.

- Euuuh, t'oublies ça okay ?

Il s’éloignait déjà, comme si j’avais la peste et moi je voulais pas oublier. J’avais trouvé exactement de quoi j’avais besoin et je faisais non de la tête en m’approchant encore et en plaquant ma bouche sur la sienne. Il pouvait pas se barrer, pas après m’avoir offert un avant goût de ce dont il était capable de faire. A mon tour j’approchais une main sur sa cuisse, et lui caressais doucement avant de me rendre compte que c’était beaucoup trop doux, et que si j’avais besoin de contact, j’avais aussi besoin de plus que ça.

Sans prévenir je me reculais de lui, je lui choppais le col et je me barrais du banc pour le coller contre un mur sans ménagement et me coller contre lui Je plaçais une jambe entre les siennes et je lui faisais sentir à quel point j’avais besoin de proximité ce soir. Je soufflais dans son cou, ma respiration s’étant largement accélérée et je lui glissais à l’oreille :

« T’peux pas m’laisser comme ça. Pas là… Toi aussi tu l’veux, j’le sens… »
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Re: Une rue tranquille

Message par : Charli Proulx, Mar 15 Juil 2014, 17:10


Charli s'était à peine éloigné que la bouche de Dey s'écrasait à nouveau contre la sienne. Une main qu'il ne connaissait pas vint caresser sa cuisse. La sensation n'était pas désagréable, bien au contraire. Mais il ne pouvait pas continuer ce petit jeu avec Hugh qui prenait de grande proportion. Pas avec tout ce qu'il s'était passé auparavant. D'un autre côté, il n'avait pas envie de s'échapper.

Il n'en eut d'ailleurs pas le temps puisque Charli fut aussitôt agrippé par le col et plaqué contre un mur. L'une des jambes d'Hugh vint se placer entre ses jambes et le frotta comme il le fallait. Son souffle alla frapper le cou du jeune homme et quelques mots s’échappèrent lentement de sa bouche.

« T’peux pas m’laisser comme ça. Pas là… Toi aussi tu l’veux, j’le sens… »

Effectivement, il devait le sentir. L'excitation commençait à monter et c'était la même chose des deux côtés, Charli pouvait le sentir. Il ne pouvait plus reculer maintenant, c'était sûr. Il fallait qu'il expulse ses pulsions, peut-importe ce qu'il pensait du bonhomme. Alors il plaqua de nouveau ses lèvres contre celles de Dey, rendant le baiser langoureux. Ses mains passèrent sous son t-shirt et il caressa son corps. Très vite, il eut marre du bout de tissu et lui enleva. Il entreprit alors d'embrasser les différentes parties de son corps dénudé et à l'aide de ses mains, tenta de déboutonner son pantalon.
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Re: Une rue tranquille

Message par : Hugh Dey, Jeu 17 Juil 2014, 17:49


J’avais eu raison d’agir comme ça. Il avait senti qu’on était tous les deux dans le même état. Je pense que lui c’était surtout parce qu’il était beurré mais je m’en foutais un peu. J’avais pas besoin de savoir pourquoi il m’embrassait encore. Je me posais même pas la question. Je profitais juste de la sensation. Celle d’avoir quelqu’un contre moi et qui me désirait.

Je fermais les yeux, me laissant presque aller. J’entrais comme en transe, tellement ça faisait longtemps que j’avais pas eu cette sensation. J’avais des frissons d’excitation partout sur tout le corps, et je me fichais pas mal de l’endroit où on était. Dans la rue. On aurait pu être dans une cave, dans une piscine, ou même en plein milieu des couloirs de Poudlard j’en avais rien à foutre.

Et puis d’un coup, l’air frais sur mon torse me ramena à la réalité. Je n’avais plus de T-shirt, et bientôt, j’avais aussi le pantalon sur les jambes. Wahou c’est qu’il allait vite en besogne le bougre ! Peut-être un peu trop vite d’ailleurs… Alors qu’il s’échinait à embrasser mon torse, je le repoussais sans ménagement contre le mur pour reprendre la main. A mon tour de l’embrasser et de lui retirer ses vêtements superflus. Voilà. Bien fait pour lui.

Mais c’est qu’en fait je me prenais vachement bien au jeu ! Pis c’était sympa comme ça, d’avoir froid, pis d’avoir chaud tout contre lui. Je savais pas qui il était, mais c’était pas ça l’important. Il était là rien que pour moi alors j’en profitais. Pendant au moins toute la nuit…
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