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Harry Potter 2005 :: ~¤~ Londres ~¤~ :: Rues de Londres
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Une rue tranquille
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Arya Chamelet
Gryffondor
Gryffondor

Re: Une rue tranquille

Message par : Arya Chamelet, Mer 18 Jan 2017 - 18:54


Requiem
Qui résonne
Au fond de cette ruelle
Sombre et triste
Paroles de mort
Châtiments éternels

Tout s'enchaîne beaucoup trop vite. Le temps, qui passait alors à la vitesse de l'escargot, était passé à celle de la lumière. Je n'avais rien vu venir. Et je ne savais pas à qui je me confrontais. Un coup de vent balaya mes cheveux et caressa ma main qui tenait cette baguette de bois dans le cou de cette ombre. Elle me fixe, me devusage comme si ce que je faisais était quelque chose d'insencé. Sûrement. Mais ne faut-il pas prendre de risque dans la vie ? Je m'enfonce dans ma cape. Mais qu'ai-je fais ? Je commence à regretter amèrement cette sortie nocturne. Elle me fixe. Toujours. Qu'ai-je fais ? Qu'ai-je fais ? Non, non, ne pas douter. Mais c'est ce que je me répète tous les jours, et voilà où est-ce que ça m'a mener. Danse, tourne, virevolte. Tu es la reine de la soirée. Personne ne te battra. Personne tu entends. Réveille toi, méchante bête. Attaque, mord,  griffe. Tu es un lion ou pas ? Courage, courage, courage. Toujours ces mots à la bouche. Que fais-je chez les Gryffondor ? Bonne question. Courage, courage, courage. Tu en as du courage, bien caché. Mais là, au creux de ton ventre, il est là. Va le chercher. Réveille toi, réveille toi. Où es-tu ? J'ai besoin de toi.

Kyrie eleison.
Dies irae, dies illa
solvet saeclum in favilla.
Quantus tremor est futurus,
quando judex est venturus,
cuncta stricte discussurus ?


Masque de l'ombre, au milieu de la brume. Rouge sang. Fantôme de l'obscurité. Il tourne tel une panthère à l'affût de sa proie. Les flammes lui chatouillent le visage. Il se baisse, remonte, danse au tempo de la marche funèbre. Grand, puissant, force noire, lumière rouge. Il se tend et se détend, frappe au milieu, muscles bandés, tirés. Majestueux du sombre, toi du transparent. Qui es-tu, toi, le ténébreux, avec ton masque rouge écarlate ? Un éclair, une vision. Je sais, je crois. Je me dites pas que. Non. C'est impossible. Non, il ne faut pas. Il ne faut surtout pas. Silence. Il fait nuit, il fait froid. J'ai peur, un peu, presque si il n'y avait pas l'adrénaline. Silence. Le lampadaire éclair une partie de son masque. Il fait froid dans le dos, avec ses airs de ... De ... Silence. La lune n'est pas là ce soir. Dommage. Les étoiles non plus. Silence.

- Bonsoir Mesdames. Je vois que vous aviez envie d'un peu de chaleur humaine.

Silence. Ne pas bouger. Ne pas se brusquer. L'observer. Les observer. Les deux. Silence. Tout doux, bijoux.

- Arrête ce que tu fais, jeune fille. Ne crois-tu pas que discuter est une meilleure solution ?

Silence. Paraître forte, sauvage, libre. Se grandir. Brandir la baguette. Ne pas bouger.

-  Range ton arme.

Idiot. Crois-tu vraiment que je vais t'obéir malgré tes deux baguettes et ta puissance ? Crois-tu que je vais me laisser faire ? Jamais. Tu ne me connais pas. Oublie ton plan. Oublie tout. L'autre personne de l'ombre pourra peut être m'aider. Je l'espère. Ce sera peut être plus équitable du feux contre deux non ? Sursaut. Le coup est parti trop vite. Je ne l'ai pas vu arriver. Lancer vers la fille de l'autre côté. Ce sort maléfique. Et m*rde. Réagir. Vite. Trouver quelque chose. De pas prévisible. Essayer de courir vers la fille. Agir.

Agir.

Agir.

Agir.

[size=39]Agir.[/size]


On ne sent rend pas souvent compte que l'action nous fait faire des choses débiles. On veut rattraper le temps, agir avant son ombre mais ça ne donne pas souvent un bon résultat. On dit n'importe quoi. On fait n'importe quoi. Et c'est exactement ce qui m'est arrivé à ce moment là. J'aurais pu renoncer et ranger ma baguette, me soumettre à sa volonté, mais non, c'était contre moi, contre nature. Fallait que je réponde, que je ne me laisse pas faire. Grosse erreur.

Tuba mirum spargens sonum,
per sepulchra regionum,
coget omnes ante thronum.
Mors stupebit et natura,
cum resurget creatura,
judicanti responsura.


Courir
S'arrêter
Ne pas courir
Se défendre
Attaquer
Petrificus Totalus
Sur le grand, le fort
Le masqué
Puis partir
Un Bombarda dans le dos
Pour se cacher de la dame en noire
Pour que la fumée camoufle mon départ
Un autre, encore sur cette dame, pour qu'elle explose
Maintenant, courir
Le plus vite possible.

Mes pieds s'envolent, tels des oiseaux dorés. Je cours, je cours, je cours. Je ne ressens plus rien. Direction la fille perdue, peut être blessée. Je vole, je vole, je vole. Je n'ai jamais parcouru une distance pareille en si peu de temps. Mes jambes automates avancent. Je me deolace tel le guépard. Mais aucune proie ne m'attend. Je galope, comme les chevaux sauvages sur les plaines dorées du coucher du soleil. Je sprint comme si dans le stade des JO moldus, et que la ligne d'arrivée était à un peine deux mètres. Je cours, cours, cours. Prions maintenant qu'aucun sort ne m'atteigne.



Edit Lizzie : Bonjour Arya. Conformément au Règlement RPG et au Grimoire des Sortilèges, il est interdit d'utiliser des sorts ne correspondant pas au niveau/à l'âge de votre personnage. Confringo étant un sort rouge, merci de bien vouloir éditer votre message et de faire plus attention à l'avenir.
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Mangemort 67
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Re: Une rue tranquille

Message par : Mangemort 67, Mar 24 Jan 2017 - 17:55


Oh... Oh... Je vois qu'une petite personne se croit maligne à attaquer dans l'ombre plutôt que de faire face ? Plutôt que de sortir des Ténèbres, elle préfère y rester pensant y être à l'abri. C'est mal me connaître ma petite. Je sentais qu'aucun son ne sortirait de ma bouche. Ma langue avait décidé de rencontrer mon palais d'une manière... Très intense, comme lorsqu'elle devait... Non, pas de ça ici voyons.

Ainsi donc, on voulait me faire taire ? Quelle bonne blague. Cela en énervait plus d'une à ce que je voyais. Je me décalai légèrement pour laisser place au sortilège de matricule huit-sept, ce serait bête de me blesser. D'une oreille, j'entendis des coups de mâchoires. Saïca avait découvert l'emplacement de l'invisible. Était-ce grâce à l'odeur du sang qui coulait suite au sort de la Mangemort ? Où la chaleur de son cadavre qui s'échappait gentiment ? Je n'eu pas le temps de me retourner pour voir ce qu'il se passait qu'on m'attaquait, de face cette fois. Un protego rapide informulé pour empêcher que cela m'atteigne. Avec aussi peu de conviction, je ne risquais pas grand chose. La suite semblait vouloir détourner l'attention. Un bruit sourd qui m'assomma, puis un autre, comme si un ne suffisait pas. De la main qui tenait la baguette de ma cousine, je tentais de dégager la fumée.

- Crois-tu pouvoir fuir ? Pauvre idiote ! Restons poli, malgré tout. Avec une certaine volonté, et surtout un Finite Incantatem informulé, j'avais mis au sortilège de silence. Sans savoir réellement où se trouvait les deux alliés du soir, je tirai de la position opposée à 87, un Sphaera ignis. Et que la lumière soit ! Accompagnée de chaleur, évidemment. Une boule de feu fonça dans la direction de l'ennemi.

Vous croyez pouvoir jouer dans la cour des grands ?
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Alice Grant
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Re: Une rue tranquille

Message par : Alice Grant, Ven 27 Jan 2017 - 21:38


La serdaigle ignorait si le Sortilège de Bloclang avait bien atteint sa cible. Elle n'y pensait plus trop à vrai dire, parce qu'une intense douleur qui lui rappelait quelque chose venait de transpercer son corps à divers endroits. Son souffle et ses pensées se coupèrent, comme un spectateur moldu au cinéma devant une scène prenante. Elle se sentit tomber en arrière, les larmes lui montant aux yeux. Une idée traversa pourtant son esprit, qui tournait en boucle, l'instinct de survie était en marche. Lâche pas ta baguette lâche pas ta baguette lâche pas ta baguette Elle n'avait jamais serré Sky aussi fort dans sa main moite. Le temps de sa chute, elle se remémora le père légèrement colérique d'Aurore Morgane, et ses Sectumsempra. Seule sa jambe avait été touchée ce jour-là, et elle avait dû rassembler toute sa volonté pour marcher -d'accord, se traîner- loin de lui avant de se réveiller à Sainte Mangouste. La cicatrice était toujours là, empreinte de magie noire, lui rappelant que la curiosité était un vilain défaut. Cette leçon n'avait pas dû suffire. Une seconde s'était écoulée. Son dos rencontra le sol. Sa respiration reprit enfin. Pour pousser un cri qu'elle ne pouvait pas retenir.

Sa cape était toujours attachée autour de ses épaules, mais la capuche était tombée sur elles, et le reste ne la couvrait plus. De toute façon, inutile de vouloir se rendre invisible, il était déjà trop tard. Une tortue sans sa carapace, incapable de se relever, à la merci du moindre prédateur qui passerait par là. Et Salem, impuissante dans sa poche? Avait-elle été touchée? Est-ce qu'elle allait se faire tuer et que cette tête réduite allait revenir aux masqués? J'espère que tu les feras bien ch*er Salem. Un sourire nerveux. Stopper le hurlement. Arrêter de penser n'importe quoi. Jurer dans un murmure, pour tenter d'évacuer la souffrance. Qu'elle avait du mal à localiser d'ailleurs. Ces gens ne plaisantaient pas, paniquer ne mènerait à rien. Inspirer... expirer. Inspirer... expirer. Voilà. Son genoux et sa cuisse gauche semblaient avoir été transpercés par une épée, ainsi que son épaule droite. Gémir. P*tain de mages noirs de m*rde! Ils seraient bientôt là. Elle devait décamper. Et cette fille? Est-ce qu'elle allait s'en tirer? Il se passait quoi au juste?

Elle rassembla toute sa volonté, roula sur le côté droit, le moins touché. Se tenir l'épaule blessée de sa main gauche. Y'avait des explosions maintenant. Redresser son dos, pousser sur sa jambe droite. Tête qui tournait un peu. Elle était enfin debout. L'autre courait, dans sa direction. Une étoile filante en fond. La sang-mêlée soutint son bras droit pour brandir sa baguette. Viser l'espace qui séparait la boule de feu de... de son alliée? Dans tout les cas, personne ne devait mourir ce soir. Se concentrer. Hurler.
- #Montem Tractus!!
Et prier.
Pour qu'elle ait été assez rapide.
Ignorer la douleur qui parcourait sa jambe gauche et son épaule droite.
Rester debout.
Pas lâcher la baguette.
Pas lâcher la baguette.
If we die young
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Mangemort 87
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Re: Une rue tranquille

Message par : Mangemort 87, Lun 13 Mar 2017 - 3:08


Touchée ! Coulée peut-être ?
Qui sait d’ici c’était difficile à déterminer
Mais touchée ça c’était certain
Oh tu l’entendais souffrir dans son coin
Terrée comme un lapin craintif
Tu entendais sa chute et ce cri
Délicieux aux oreilles
Quand t’étais-tu mise ainsi à te régaler
Des peines des autres ? 
Tu ne te souviens plus trop
Il aurait été facile d’accuser 70
La femme t’ayant appris le plaisir du meurtre
Tu croyais pourtant que c’était venu de manière plus insidieuse

il n’y avait pas de rupture pas vraiment non il n’y avait que des souvenirs qui s’emmêlaient des gens qui souffraient des distances qui se créaient une habitude de tester la résistance à la douleur chez tes proches et toi même oui si l’on est franc c’est de toi que tu avais appris le plaisir de la souffrance c’est de sorts que tu t’infligeais des jeux mentaux et des sanctions jamais d’arrêt toujours courir s’engoufrer dans l’insomnie s’étouffer finalement c’était toujours la même chose c’était s’oublier c’était s’épuiser jusqu’à la mort suffisait de voir ta gestion de la grossesse miss « je ne prends aucun congé j’ajoute un troisième job pour leur payer de quoi manger et je bosse même quand faut pas et j’prends aucun soin de moi » à quel moment tu t’arrêtais p*tain ? quand t’accouchais chez l’ennemi quand tu avais un sacré potentiel d’y rester pourquoi tu jouais tout le temps avec cette frontière si fragile vie et mort soeurs jumelles enlacées

se reprendre
ne pas chercher à se souvenir
pourquoi
ne pas chercher à se demander
depuis quand
tu t’interdisais de tenir aux gens
qui
avaient rendu nécessaire de tout masquer

une nuance remonte tu te souviens peu à peu d’un grand blond au coeur comme une montagne qui te trouve chaque fois que ça va pas qui se jette entre le mal et toi qui immisce des doutes dans tes manichéismes tu te rappelles de ces fous voulant jouer aux héros de ces âmes voulent refaire le monde qui n’avaient que cet espoir à la bouche que cette idée qu’il n’y avait qu’une solution se battre jusqu’au succès se battre côte à côte tous ensemble oh tu les revois eux les magnanimes les héros de roman ayant deux-trois défauts juste pour les rendre réels mais ressemblant tout de mêmes à des demi-dieux avec leur langue trop blanche et toi toi à côté anti-héros lambda aussi cliché qu’on les fait toi t’étais tellement faite d’histoires lues vécues menties que finalement tu n’étais que fiction que fiction et vent

et le monstre de papier
pour se rappeler qu’il existe
ne peut s’empêcher de s’attacher
aux premières douleurs
aux premières lueurs
de ton sang sur les pavés

trop étourdie par tes plaisirs auditifs tu rates un temps un sort file vers ton Maître et déjà il l’interrompt non c’est pas qu’il l’interrompt c’est plutôt qu’il le coupe au couteau il le coupe aux ciseaux au lasso il le coupe à la hache y a sa baguette qui s’abat comme une menace même dans la défense c’est assez magnifique en vérité un sorcier de ce talent même avec les sorts les plus basiques ils vous font entrevoir cette puissance qu’est la magie et c’est là que ça percute comme appuyer sur la détente trigger trigger et les détonations tout autour c’est un bombardement où est l’alcool tu ne savais pas qu’il y avait une fête mais tu avais des pilules s’ils voulaient t’avais des pilules des petites pilules des gentilles pilules s’ils voulaient de toi tu les emmènerais dans cet autre monde

le seul monde où t’avais accès pour l’heure
c’était un pavé dans l’épaule
si le jet lumineux t’avait loupé il avait bien percuté
le bâtiment situé juste derrière toi
et maintenant retombaient à l’unisson
des bouts de murs à l’allure de pavés
l’un te toucha au dos
réveille toi 87 ne te laisse envelopper
par cette aspirante inspirante fumée

tu ne sais trop pourquoi ce soir c’est son souvenir qui reste son souvenir qui manque et son image qui blesse tu le vois partout surtout dans son silence surtout dans son absence elle teinte ce duel d’un magma lila et toi tu t’y embourbes et t’accroches au reflet d’un nuage de fumée un peu plus consistant comme d’autre prendraient la prise d’un rocher à escalader tu t’accroches au message qu’il t’avait laissé tu cibles une boîte de conserve là seule abandonnée et t’y apposes son testament : le Commutatio Loco

ça s’enroule ça virevolte et tu t’échappes
de l’éboulement encore en cours
tu vois entre les deux camps s’élever rond de flamme
mur de terre empêtrée de pavés
et toi t’hésites plus plus ce soir non
tu vises un peu en hauteur pour dépasser
le naissant soulèvement de pavés
Atshum Draconis
il suffit qu’un débri s’y appose
et en ces explosions elles fournissent les allumettes
sans doute la fuyarde est-elle la plus en danger
Terraballi Mortis
et cette fois tu t’en prends au lapin caché
n’attendant que de lui offrir
un nouveau terrain de pierre
un petit jeu de terre
un bac à sable comme elle les aime
oh si tu veux y rester ma belle
on dansera sur ta tombe


circling circles spit their flowers and BURN
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Arya Chamelet
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Re: Une rue tranquille

Message par : Arya Chamelet, Ven 7 Avr 2017 - 16:40


Courir, toujours courir, dans ce monde qui vous poursuit sans cesse. Courir, ne jamais s'arrêter, courir, avant que le temps ne vous rattrape. Courir avant la fin, après le début. Partir au bon moment. Courir et encore courir. Avant que le mal ne vous ronge, avant que les vipères sortent de leur trou. Courir, courir, courir. Essouffler au bout de la ligne, mais vivante. Ou morte, je ne sais plus. Courir, pendant que vous avez encore le temps. Courir pour échapper à ces bonhommes de pierres qui frappent le sol de leurs mains plus solides que le soleil. Courir, ne pas marcher, courir. Accélérer. Décélérer. Mais courir. Ne pas abandonner vos jambes qui avancent dans la pénombre. Courir. Courir. Courir.

Ca vous arrive de vous demander ce qu'il se passe dans vos têtes pour faire ce que vous êtes en train de faire ? Et bien c'est ce qui m'arrivais. Je courrais à la rescousse d'une fille que je ne connaissais même pas, avec deux fous furieux juste derrière moi qui n'avaient qu'une chose en tête : me tuer. Alors oui, je l'avais bien chercher. Oui, je les avais attaqué. Mais à ce moment là, je ne voulais absolument pas penser. Car penser est mal dans ces situations. Il ne faut pas réfléchir mais foncer. Foncer vers le refuge le plus près, un endroit ou pour quelques secondes vous serez en sécurité. Je n'osais même pas regarder en arrière, de peur de voir des choses qui ne me plairait pas. Pourtant je ne sentais pas la peur, ou peut-être était-elle si puissante que je ne la sentais plus. Je savais qu'on me bombardait de toutes sortes de choses mais je ne voulais pas voir quoi. Je fixais droit devant, le mur là, où était cachée la fille-alliée. Ce mur qui pourrait m'être de repos pour quelques minutes. Mais je le sentais mal. Très mal. Ce pressentiment que tout n'allait pas se passer comme prévu.

Je n'avais pas mal aux pieds. Je n'avais pas mal au ventre. Je n'avais mal nul part. Comme si l'adrénaline enlevait toute source de stress inutile. Mais il y avait ce son derrière moi, comme si la Terre se soulevait et que le Dieu se rebellait. Mais je ne pouvais pas, je ne devais pas, jeter un coup d’œil en arrière. Ma vie serait finie sinon. On se croirait dans un film où le héros courre pour échapper à ses ennemis et que le réalisateur met la scène au ralentit pour accentuer la peur du spectateur. Mais il n'y avait ni caméra, ni spectateur. C'était la vie réelle là. Et la mort rodait dans les parages à la recherche d'une nouvelle victime. Et je sentais son regard peser sur moi, attendant le moment finale pour m'attraper et m'emmener avec elle. Mais je luttais fort. Et essayais tant bien que mal de survivre.

De la gelée s'étala sur mon dos. Qu'est ce que c'était ? Pendant quelques millionièmes de secondes, je ralentis. Mais mon instinct revint bien vite au galop me forçant d'accélérer. Il ne fallait mieux pas savoir ce que j'avais sur le dos. Pour moi, mon corps et ma survie. Tout ce qui comptait, c'était ce pan de mur derrière lequel je pourrais me réfugier. Et on verra après ce qui m'était tombé dessus. Je le sentais dégouliner le long de mon corps, goutter sur le sol. Tant que je ne marchais pas dessus.

Il est tout près. Ce mur. La maison se rapproche. Plus que quelques mètres. Avancer. Toujours. Ne pas se réjouir trop tôt. Et avant que je puisse dire quelque chose, j'y étais derrière ce mur. Avec la fille blessée. Mais que faire maintenant. Partir au plus vite. La soigner. Au plus vite aussi. Vulnera Sanentur. Espérons que ça marche.

- Il faut partir au plus vite. Tu peux marcher ?

Pas de présentations, ou de blabla du genre. Agir, directement. Ne pas attendre. Dans quelque secondes au plus tard, les deux mages seront là. Et elle sait que je suis avec elle. Du moins j'espère. Un petit Promptus Nebulae pour se cacher et partir en toute discrétion. Enfin, espérons. Car c'est la seule chose qui puisse encore nous faire tenir.
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Re: Une rue tranquille

Message par : Mangemort 67, Ven 21 Avr 2017 - 8:28



La réaction de ces gamines était plutôt bonne. Face à deux masqués, elles ne se démontaient pas pour autant. Peut-être qu'il fallait les convaincre de nous rejoindre plutôt que de leur en faire baver. Il serait très probablement difficile de les faire changer d'avis après cet échange agréable. Surtout, de ce que j'avais pu voir, l'une d'entre-elles avait cru malin de s'attaquer à une masquée. La jeunesse de nos jours se pense tout permis alors qu'elle a encore tant à apprendre...

Malgré les tentatives de 87 pour les arrêter, elles arrivaient à s'en sortir. Vraiment douées... Ma douce à écailles me rejoignit. Dans un langage que peu pouvait comprendre nous échangions sur ces deux gamines qui semblaient avoir compris qu'elles n'étaient pas de taille et que ma belle Saïca désirait en faire son repas. Remplir un estomac aussi grand que la sien nécessitait plus que de simples rats.

- Oh... Vous vous sachez à présent ? Dis-je en ne voyant pas de sortilège me foncer dessus. J'étais quand même sur mes gardes, je ne souhaitais pas me faire avoir bêtement. Voyons, vous attaquez puis vous vous défilez, ce n'est pas digne de sorcières. Seuls les moldus sont aussi pleutres.

Pendant que je parlais, je remarquais qu'un léger brouillard s'installait. Pas mauvaise idée pour s'enfuir, mais cela indiquait aussi leur position. Et si on jouait ? J'informulai un Promptus Nebulae Multiplicare. De ma baguette s'échappa un grand filet de fumée qui s'ajouta à celui déjà créé et s'étendit au-delà.

- Chassons les petites souris.

Chat et serpent était de pair cette nuit. Avant de m'engouffrer dans cette mer de brouillard, j'invoquais encore des amis reptiles : Serpensortia Multiplicare. Trois autres animaux à écailles apparurent. Les premiers sifflements étaient agressifs, sauvages et prêt à en découdre. Je dus calmer leurs hardeur si je ne voulais pas les voir se bouffer entre-eux. Saïca savait qu'elle pourrait les dévorer si les gamines ne lui faisaient office de repas. J'envoyai les trois devant à la chasse pendant que ma fidèle amie restait proche de moi pour me guider dans cette marée que j'avais créée. Sans ajouter un mot, baguette en main, je m'avançais et disparu dans cette brume nocturne.

Attention, j'arrive, cachées ou pas...








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Alice Grant
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Re: Une rue tranquille

Message par : Alice Grant, Sam 20 Mai 2017 - 22:10


J'espère que je me suis pas embrouillée, si souci me MP
Musique


Par une nuit éclairée par les lumières des sortilèges, dans cette rue pas si tranquille que ça, les humains jouent aux félins. Who's in your shadows? Who's ready to play? Tu vois pas bien, tu n'entends qu'un amas de sons sourds et les battements affolés de ton cœur. Il veut sortir de ta poitrine, se barrer, parce que dans ta cage thoracique il n'est pas protégé. La musique du combat, non, de la traque, résonne en des notes sombres. La chasse au lapin est ouverte, et il s'est fait canarder. T'as encore été trop curieuse, et tu le payes une nouvelle fois. Comme ça arrivera encore, et encore, jusqu'à ce qu'on te coupe la tête ou que t'en ai assez d'avoir des cicatrices. Mais dans ce cas ce ne sera plus toi, simplement une ombre qui restera. Au moins ne peux-tu pas perdre ta santé mentale, vu que ça fait longtemps que tu ne sais plus ce que c'est. Quelque chose file vers toi. Sentiment désagréable de déjà vu, cette peur déjà présente qui pousse ton bras à se lever, tes lèvres à s'ouvrir, pour formuler un #Protego. Ça marche. Peut-être pas la prochaine fois.

Tu rassembles quelques forces pour te cacher derrière le mur que t'as créé. Il a protégé la fille. Au moins t'auras peut-être servi à quelque chose. T'as mal, tu te tortilles comme un ver en grimaçant, serrant la cape tâchée de vermeille autour de toi. Le temps a beau passer, tellement rapide cette nuit, il n'emmène pas la douleur, préférant ton sang que tu sèmes comme une proie blessée. Are we the hunters? Or are we the prey? A moins de trouver un terrier, tu commences à penser que vos chances sont réduites, surtout les tiennes. Elle te lance un Sortilège de l’Hémorrastop. Le saignement de ta jambe gauche cesse un peu. Tu murmures un remerciement, elle aurait put s'en foutre. Tu peux pas t'empêcher d'ajouter un # Ferula pour ton épaule, et tant pis pour le mal de chien. T'as plus trop de liquide dans les veines, t'as l'impression d'avoir perdu un litre. Sûrement pas loin.

- Il faut partir au plus vite. Tu peux marcher ?

Non.
Non, tu peux plus marcher.
Tu peux plus te lever.
Tu peux plus bouger.
Tu peux plus penser.
Tu peux plus te battre.
There's no surrender
And there's no escape

Peut-être peux-tu encore envoyer quelques étincelles.
Réfléchir un peu,
Malgré les sens en vrac.
Parler, crier, pleurer, saigner.
T'accrocher au moindre espoir inventé.
Mais rien de plus.
Bref,
T'es foutue.

- Oui.

Pourquoi tu mens Alice?
Parce qu'elle elle peut courir.
Tu veux pas que cette inconnue s'occupe de toi.
Elle te doit rien.
A part pour la boule de feu, mais t'es sûre de pas grand chose cette nuit.
Elle s'en ira et toi tu resteras là.
C'est tout.
Tu veux pas que quelqu'un meure.
Mais toi non plus.
Même si tu vois difficilement comment t'en tirer.
Ce sera à rajouter à la liste des choses impossibles à noter avant le petit déjeuner.
Pour ça faudrait rentrer avant l'aube.
Ta tête te fait mal.
Le type parle.

- Oh... Vous vous sachez à présent ?

Sa voix te laisse un sentiment amer
Comme les aboiements des chiens du chasseur
Traquant le lapin jusqu'à ce qu'une balle stoppe sa fuite .
Elle fait déjà apparaître un brouillard
Peut-être que ça suffira
Peut-être pas.
Mais tant que t'auras de l'espoir,
Vorpalin dans ta main,
Alors t'abandonneras pas.
This is a wild game of survival

- Voyons, vous attaquez puis vous vous défilez, ce n'est pas digne de sorcières. Seuls les moldus sont aussi pleutres.

A tes frémissements s'ajoutent des poings serrés. Une partie de toi, de ton sang-mêlé à un de ces moldus, s'agite. Même si ton père n'avait pas été l'un d'eux, t'aurais quand même eut cette valeur qui rend ton regard noir en entendant ce genre de choses. La nuit où il est resté dans la maison en flamme, sans baguette, il a donné sa vie pour ta mère, ton frère et toi. C'était du courage. De l'amour et du courage. La pire bêtise que t'ai jamais laissée faire. Celle qui hante encore ta mère, qui a donné naissance a une double personnalité dont tu t'es débarrassée, à une phobie ancrée qui refait surface à la moindre allumette. La colère s'ajoute progressivement à la peur et à la douleur, pour les dominer peu à peu. Tu t'adresses fermement à la fille, en chuchotant:

- Vas-y, je te rejoins. On peut utiliser le Sortilège de Communication Instantanée. Moi c'est Alice. C'est quoi ton nom?

Donner ton nom à une inconnue, ça t'arrive pas souvent, mais au moins vous serez toujours en contact pour vous entraider. Tu peux pas encore trop bouger, et tu veux pas la ralentir ou vous faire repérer. Tu veux rester, juste pour le temps de te soigner encore un peu, pour être sûre de pouvoir retourner à découvert. Même si tu doutes avoir ce luxe. Seules, ce serait difficile contre ces deux masqués... T'es toujours assise près de ton bouclier fait de sol. La brume s'épaissit. Ce n'est pas normal. A moins que tu ne sois plus sérieusement touchée que prévue et que tu te mettes à dramatiser la scène. T'entends même des sifflements. T'es peut-être en train de partir. Mince. Pourtant, tu ne te sens pas t'évanouir... une tête reptilienne fait son apparition sur ta gauche. Tu sursautes: #Repulso! Ça venait pas de ton imagination.
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Mangemort 87
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Re: Une rue tranquille

Message par : Mangemort 87, Lun 29 Mai 2017 - 14:48


Alice, j'crois que rien ne manque. — (Musique plus joueuse)

Plus loin s’organisent
Chuchoti et Chuchota
Clowns aux couleurs dépareillées
Peur et instinct de survie embrassés
Pour des enfants elles ont plus d’un sort dans leur sac

Un nouveau d’ailleurs jailli et vous couvre d’une purée de pois
Ça déplait à ton seigneur qui en perd ses mots
Sachez, cachez, chaussette archi-sèche
Il allait falloir réviser un peu

Il répond oeil pour oeil dent pour dent
La fumée s’étale plus loin encore
* Yo t’es au courant que ta Mangemorte est borgne ?
Tu veux pas la laisser faire son job tranquille ? *


Depuis sept ans ton âme est un cirque
Où chaque démon est cassé
Afin que de le dresser


Les clowns sont des souris que tu vas briser
Il en appelle au bon champ lexical
the dining room proudly presents -
your dinner!
be our guest!

Ça t’ouvre plus l’appétit que de l’herbe à chat
- J'aime bien les souris, venez venez mes petits.

> Pourtant je ne suis averse au changement
Je crois même que je rêverai
De faire de ce cirque une crique
Pour toute lumière le soleil
Tout vent la brise marine
Les vagues seraient mes tempêtes
S'échouant contre les galets avant de s'en retourner au large
"Homme libre toujours tu chériras la mer"

Des sifflements se mêlent aux nuages
Déroutée par tous ces suintements tu secoues ta baguette
#Occulo Cati Multiplicare
Pour rendre la vue aux deux âmes masquées
Tu distingues une silhouette plus affaiblie (Alice) que l’autre
Pour elle c’est le #Impedimenta qui accourt
Et sa comparse se fait cibler par un #Magicae Nulla Est

> Je veux être une vague
Une part du tout
Être des vôtres
Le temps d'un rêve
> C’est ce que l’Ordre Noir m’a offert
Une Mer respirable dans l’enfer de Terre
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Re: Une rue tranquille

Message par : Luia Luminos, Mar 27 Juin 2017 - 10:01


Post unique-Tour de garde Auror (si problème, MP moi)

Luia était Auror depuis un moment déjà mais elle adorait ça, vraiment. Pourtant, c'était dangereux comme métier. Mais, après tout, pas plus que Médicomage, le métier de son père et le deuxième métier qu'elle avait envisagé. Du coup, elle faisait ce métier avec passion et c'était parfait.

Ce jour-là, elle quitta le quartier des Aurors au Ministère de la Magie, en plein Londres . Elle devait aller faire son tour de garde mensuel dans Londres. Elle se baladait donc dans les rues, de manière discrète, en robe de sorcière et sa baguette dans sa poche. Elle parcourut les rues tranquillement, sans regarder les Moldus autour d'elle.

Elle finit par arriver dans une rue tranquille, avec peu de monde, Moldus ou sorciers. Elle y resta un moment, à observer les rues et les rares allées et retours des gens qui passaient ici.

Lorsqu'elle eut compris qu'il n'y avait aucun danger, elle quitta les lieux et retourna vers le QG pour faire son rapport, bien qu'il n'y ait pas grand chose à dire.

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Re: Une rue tranquille

Message par : Azénor Philaester, Jeu 20 Juil 2017 - 20:51


ft. Benbow avec son LA

Alors c'était donc ça. Un deal. Un dîner. Notre premier rendez-vous un peu officiel. Le genre de date où on doit être parfaite, ne pas décevoir. Un dîner pour sceller le nous et le faire rentrer dans notre avenir et notre histoire. C'est drôle, je me sens un peu stressée, nerveuse. Paradoxe, quand on sait que Ian et moi nous nous connaissons depuis plusieurs années déjà, avant même de remettre les pieds à Poudlard pour le boulot.
Je l'ai vu hier. Tout a commencé il y a quelques mois. Et si jamais ce moldu n'avait pas tiré sur Ian, que se serait-il passé. Que serions-nous. On serait serait sûrement allé prendre un verre et puis on aurait parlé sans s'écouter, on aurait ri parce que c'est ce que l'on fait, et on aurait même oublié. On serait rentré sans se soucier vraiment de l'autre et nos vies n'auraient pas changées.
Mais ma vie a changée
T'es rentré dedans tu y as fais ton trou un peu contre moi. Tu sais j'ai voulu t'en empêcher te repousser t'ignorer.
Pas facile quand Ian Benbow est dans tous les recoins prêt à te faire suivre par son elfe. Parce que c'est ce qu'il a fait. C'est évident. Il ne m'aurait pas trouvé tout seul, alors que je m'étais trouvé un coin tranquille dans la réserves de l'antre des livres. Alors il est venu. Et j'ai enfin
respirer



Je sors tout juste de ma douche bouillante. J'ai préparé sur mon lit ma tenue pour ce soir. Je veux faire les choses bien. Je veux qu'il me trouve jolie, mieux encore, je veux qu'il soit fier de me trouver à son bras.
Une serviette sur les cheveux, je me perds légèrement devant le miroir. Un peu de poudre sur le nez, du doré sur les paupières, et de quoi allonger mes cils. Je laisse ma chevelure former ses ondulations naturelles et j'enfile finalement une robe bleue marine pas trop courte et à dos nu. Il fait assez chaud en ce moment, ce sera parfait.
Un peu de parfum discret dans le trou de ma clavicule, et je fourre dans une pochette ma baguette et à peu près toutes ces choses inutiles que les femmes emportent avec elles. Je me perche sur de hauts talons élégants qui me feront sans doute mal aux pieds bientôt, mais enfin comme ça je me grandis de quelques centimètres, qui ne sont pas des moindres. Et puis du rouge, sur mes lèvres. Comme la fois où l'on devait fêter sa promotion de Directeur de Maison. Te fais pas tirer dessus Ian, ça serait cool.
Et puis je pars de chez moi, de mon appartement de Poudlard.

On s'est donné rendez-vous en bas des grands escaliers. J'ai pas vraiment envie de croiser des élèves vêtue de la sorte, même si je ne suis pas sûre qu'ils me reconnaîtraient de toute façon. Trêves de niaiserie, je m'avance rapidement entre les couloirs du château, d'une marche assez saccadée tout de même.
Les clic clic de mes pas s'accélèrent, pourtant en un coup d’œil, je remarque que je ne suis pas en retard. Pas le moins du monde. Mais je préfère être en avance, quitte à attendre immobile, que son regard aux yeux verts chatouille le mien bien moins clair.


Je n'aurais rien misé sur toi et encore moins sur nous. Je t'ai toujours repoussé dans tes actes ou dans ma tête, jusqu'à n'en plus pouvoir. Se rendre à l'évidence de la notre.
Et puis j'arrive dans les escaliers. Et tu es là. Moi qui pensait être en avance. Un sourire automatique qui s'installe sur mes lèvres. Mes pas te font te retourner vers moi, et mes jours devient presque rouges. La dernière fois que je t'ai vu c'était hier soir. Cette fameuse soirée à la bibliothèque où finalement j'ai décidé de lâcher prise. Et puis je ne le regrette en rien. Regarde toi, si beau, pas parfait bien sûr, mais présent déjà. Y'a des trucs à revoir, peut être même des petites règles que tu connais pas à instaurer. Mais je suis toute à toi.
Arrivée en bas des escaliers je me retrouve en face de toi, et je t'offre un léger baiser. J'ai mis du rouge à lèvres, tu ne voudrais pas tout gâcher roh. J'attrape ta main, c'est peut être nouveau pour toi, qu'en saurais-je, t'es bien mystérieux. Un regard en coin un peu moqueur.
-Tu m'emmènes où?
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Re: Une rue tranquille

Message par : Ian Benbow, Sam 19 Aoû 2017 - 11:31


LA d'Azénor.

Mes yeux se perdent dans mon reflet. Je me regarde sans me voir.  Là où devrait se trouver mon visage se dessine le sien. Cette soirée marque le début de quelque chose de spéciale. D'abord pour moi, parce qu'un Ian Benbow qui emmène sa copine dîner en ville n'est pas le Ian Benbow que l'on connaît. C'est un nouveau moi, une personne qui s'essaie au raisonnable, qui apprend des choses. Une personne qui essaie de se poser. Puis, un renouveau pour nous, Azénor et moi. Quelque chose de spéciale, peut-être. Une relation pas si évidente que ça, tout nous sépare après tout, et qui pourtant commence à s'imposer comme naturellement. Je n'ai pas encore appris à aimer, c'est trop tôt pour ça, mais je suis au bord de la falaise. Je me tiens debout, avec derrière moi toute une vie de mépris de l'autre, de rejet de toute forme d'amour. Et, au fond du trou dans lequel je m'apprête à sauter, ou pas, un lac de sentiment. Rempli de chose que je rejette depuis toujours. Oserais-je me lancer ? Rien n'est moins sûre.

Lorsque je suis seul, sans ses rires et son odeur, j'en arrive encore à avoir des doutes. Je me pose des questions, je me persuade de faire le mauvais choix. Que le mieux pour moi, c'est de rester enfermer dans mon monde, celui dans lequel je vis depuis tant d'années. Celui dans lequel je ne souffre pas, parce que personne n'a d'emprise sur moi. Personne ne peut me décevoir, me trahir, me briser le coeur. Et puis, je la croise au détour d'un couloir, et tout mes doutes sont balayer. J'ai envie d'y croire, et apparemment c'est tout ce dont j'ai besoin.

J'ajuste ma cravate, puis lisse ma chemise d'un geste de la main. Je suis prêt, il ne manque plus que la veste. J'ai décidé de m'habiller élégamment pour l'occasion. C'est pas le moment de se promener en short-t-shirt. J'ai un coeur à conquérir ce soir. Bien que l'histoire semble déjà commencer, avec plusieurs pages déjà tapées, je ne pense pas avoir déjà réussi à apaiser sa colère. Elle semble plus ouverte, elle a même acceptée un de mes baiser, mais je sais que la partie n'est pas encore gagnée. Nous avons encore un tas de choses à voir ensemble. Sûrement a t-elle quelques questions à me poser, sur mon mode de vie. Elle doit me prendre pour un ivrogne, ce que je suis, et je dois essayer de le lui faire oublier. De me montrer plus charmant, plus avenant. C'est compliqué pour moi. Être un bon petit copain s'apprend, et je ne l'ai jamais été. Mes relations les plus longues se résument à plusieurs jours de sexe, rien de plus. Je ne me suis jamais investit dans une relation profonde. L'amour, je lui ai toujours claqué la porte au nez, et maintenant que je suis prêt à le laisser entrer, je ne sais pas trop quoi lui dire.

C'est déstabilisé et en cruel manque de confiance que je me rends au lieu de rendez-vous. En avance, bien entendu. C'est à moi de l'attendre, de lui montrer que je me languis tellement de la revoir que je suis prêt à poireauter 15 minutes devant des sabliers géants. Je fais les cents pas, traversant une bonne dizaine de fois le grand hall de l'école de sorcellerie. J'ai une petite boule de stress au bas ventre. J'essaie de trouver une bonne stratégie d'approche. Dois-je l'embrasser ? Ou plutôt lui laisser le soin d'en décider ? Ouai, lui laisser l'initiative, c'est bien. Je dois éviter d'être hésitant. Je suis Ian Benbow, je n'hésite pas. Quand je veux quelque chose, je le prend.

J'ai l'impression d'être ramollis. Mon esprit fonctionne au ralenti, je me sens timide et moins sûr de moi. L'exact opposé de qui je suis. Comment puis-je espérer la charmer en agissant comme un abrutis ? Il faut que je reprenne un peu de contenance. Je continue à marcher, à en être essoufflé, tout en me faisant un speech mental digne un discours de capitaine de Quidditch avant le match le plus important de la saison.

Et puis, des talons qui claquent. Mon regard hésitant qui se lève brusquement. La bouche entre-ouverte. Pas déjà. Elle aussi est en avance. D'abord sa jambe, puis le reste de son corps, je l'observe tourner pour maintenant se dresser face à moi. Mes yeux sont fuyants, d'abord, parcourant une pièce que je connais par coeur pour éviter de se planter dans les siens. Puis, après quelques secondes, je me rends compte de mon comportement, qui est tout sauf recommandé. Alors, je plonge mon regard dans le sien. Je la regarde descendre, se tenant à la rampe des escaliers pour éviter de chuter. Et moi, je reste immobile. J'oublie un peu tout. Ce pourquoi je suis là, la stratégie d'approche évoquée plus tôt, tout.

Elle se tient face à moi, et me dépose un baiser sur les lèvres. Bien trop court à mon goût, mais je ne fais rien pour y remédier. Plus tard, on a toute la soirée pour se rattraper.

Elle me demande où je l'emmène. Curieuse.

- Manger. Je m'essaie au sourire. Un p'tit kebab, sur Oxford Street. Tu vas voir, c'est é-nor-me..

J'insiste sur le dernier mot, accentuant ma prononciation pour faire comprendre l'ironie de ma phrase. Bien entendu que je ne l'emmène pas dans un kebab. Si cette soirée n'avait pas été si spéciale, peut-être. Mais je souhaite lui en mettre plein la vue, et pour ça, rien de mieux qu'un bon restaurant du centre-ville. Ça va me coûter un bras, mais appelons ça un investissement.

Alors que nous débutions notre traversée du parc, pour sortir du château et ainsi transplanter en toute tranquilité, j'ajoute quelques mots.

- Ton boulot consiste à nous faire arriver à Londres sans le moindre soucis. Pas comme la dernière fois.. Je rigole à nouveau, posant ma main sur mon bras meurtri lors de notre dernière sortie à Londres. Après je me charge du reste.

On sort de l'enceinte du château. Je me positionne sur sa droite, ma main gauche fermement accrochée à la sienne.

Pouf. Adieu Poudlard, bonsoir Londres !

On avance quelques pas, quittant le cul de sac dans lequel nous venons d'atterrir pour rejoindre la foule de passant se bousculant sur le trottoir de l'une des artères principales de la ville de Londres. Puis, me revient une chose que je dois annoncer à ma collègue, et maintenant petite amie. Elle sera la première à le découvrir, son statut privilégiée lui offrant le scoop. Je fouille dans la poche intérieur de mon costume et en sort une lettre marquée du sceau du ministère de la magie. Sourire aux lèvres, je stop mon mouvement et nous décale légèrement sur le côté du trottoir, là où s'arrêtent généralement les passants souhaitant contempler les vitrines des nombreux magasins bordant ce côté de trottoir.

- Ho. Lis-moi ça, tu vas pas en croire tes yeux !

Un nouveau sourire, puis elle attrape l'enveloppe.
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Re: Une rue tranquille

Message par : Azénor Philaester, Sam 19 Aoû 2017 - 17:56


LA mutuels pour tout le rp hein tant qu'à faire


Dans les étoiles, là où le Ciel brille la nuit, encore plus haut, je sais pas. Est-ce-que tu nommes tout toi ? Arrives-tu à mettre un mot sur quoi que ce soit. La nouveauté serait peut-être le plus approprié. Tu m’emmènes dans notre nouveauté, c’est marrant je préfère les habitudes. Mais là j’y saute à pieds joints, bien entendu.
C’est peut-être la raison première, ton humour. Tu sais ta façon de sourire et de me regarder en attendant ma réaction, en attendant de voir si je vais être réceptive. On a pas beaucoup de points communs Ian mais en voilà quand même un. On se tord le ventre pour des blagues à deux balles mais la simplicité parfois vaut tout l’or du monde.
On marche comme ça, débutant notre soirée à deux, quittant le château presque à la hâte. Comme deux adolescents finalement impatients d’en savoir plus sur l’autre. Moi j’ai le cœur qui bat un petit peu plus vie que la normale. Je suis excitée et puis j’ai ce sourire niais coincé sur mes lèvres, tu sais celui qui fait mal aux joues. Mais ça tombe bien, parce que je me suis souvent dit, que ce que tout je voulais c’était juste, sourire.
Ton boulot consiste à nous faire arriver à Londres sans le moindre soucis. Pas comme la dernière fois…
Après je me charge du reste.


Je me pince les lèvres. J’aurais presque pu dire ‘oups’. Un large sourire remplit de plus belle mon visage pomponné, ah quelle soirée. Si j’avais transplané dans la ruelle d’à côté, que ce serait-il passé. Pas d’agression, juste un verre, peut-être deux. C’est tout. Sans doute pas de remise en question, on n’aurait pas réalisé, on serait rentré. Mais il n’aurait pas risqué sa vie pour moi, il n’aurait pas nargué la mort ni la balle qui m’était destinée. Avec des si on peut refaire le monde. Refaire le monde. Referais-tu le monde.
On va donc essayer de pas faire comme la dernière fois. Alors dans ma tête je choisis un cul de sac plutôt peu fréquenté tout de même, sans être désert, au cas où.
- Ian tu dois vraiment apprendre à transplaner. Directeur de Serpentard, Professeur de Défenses contre les Forces du Mal. C’est un peu…Gênant.

Puis en sourires complices on renforce l’étreinte de nos mains. J’effectue mon boulot de ce soir comme il le nomme. Je me concentre, j’ai envie que tout se passe bien. J’ai envie de me rappeler cette soirée avec un sourire aux lèvres. Alors c’est pas le moment de déconner.
En un souffle
pouf

On rejoint le dédale et le vacarme de Londres en un clignement des yeux. La ville est belle ce soir, peut-être plus encore que l’ordinaire. Ou ne serait-ce que mes yeux qui la voient différemment. Certainement. On marche parmi les passants, on se fond dans la masse même bien habillés, un atout de la capitale évidemment. Mais alors que je me surprends à apprécier l’air différent de la ville moldue, Ian me décale un peu à côté du trottoir bondé. Je ne comprends pas trop, puis il a ce sourire de satisfaction. Il cherche quelque chose dans sa poche. Une enveloppe qu’il me tend.
- Ho. Lis-moi ça tu vas pas en croire tes yeux !

Etonnée mais presque impatience j’attrape l’enveloppe et me dépêche de l’ouvrir, encore un sourire. Un sourire, qui s’estompe assez brutalement…
Un geste de tête en arrière. Je fixe la lettre et prétend continuer à la lire. Mais à croire que prétendre ne va plus vraiment servir à grand-chose. Il est legilimens. Et moi aussi. Mais c’est pas ça le problème. Je suis un Phénix, je fais partie de l’Ordre des oiseaux de feu. Depuis peu. Très peu. Trop peu pour qu’il le sache. Il ne doit pas savoir. Mais évidemment je dois m’enlever cette pensée de la tête parce qu’il peut la discerner, qui de mieux placé pour le savoir. Je relis encore une petite fois. Il est Legilimens, légalement. J’ai du mal à imaginer qu’il pense que je peux être contente pour lui à propos de ça. Salut Azénor je peux savoir absolument tout sur toi si ça me chante, ça va ?
Mais prétendre
C’est l’histoire de ma vie.
Alors je redresse la tête du papier, arborant un léger sourire.

Je te le dirai Ian moi aussi. Mais on doit se promettre de ne pas franchir l’impardonnable. Bien sûr que j’aurais pu te transpercer, voir au lieu de demander, comprendre au lieu d’essayer. Mais c’est bien parce que tu es toi que je n’ai jamais osé poser le pied dans l’interdit.  
- Wow, c’est sûr que je ne m’y attendais pas. Je suis fière de toi.

Je te rends ce maudit papier, je le mets moi-même dans la poche d’où il vient. Sur la pointe des pieds dans mes chaussures j’enlace ton cou de mes bras fins, les yeux dans les yeux. J’ai un peu peur que tu saches, que tu comprennes que je ne te dis pas tout, peur de te perdre sans doute. J’ai des années de Legilimancie derrière moi. Deux ans que je maîtrise cet art à la perfection. Mais t’es le seul qui me désarmes tu sais je vois pas clair chez toi. Mais d’où vient le mur, de toi ou moi. Et puis je t’embrasse, pour chasser toute pensée et puis profiter. Et puis surtout parce que c’est ce dont j’ai le plus envie.


Et puis on continue notre périple, je le laisse guider nos pas là où l’on va dîner. J’espère qu’il n’a pas trop capté ma réticence. Comment réagir à ce genre de nouvelle lorsque l’on a quelque chose à cacher. On marche quelques minutes qui passent vite, et finalement il tourne son pas vers la devanture d’un restaurant magnifique. Je regarde les murs, les vitrines, les gens qui s’y trouvent. Tous bien habillés, tout est beau, tout à l’air parfait. Woaw, c’est qu’il fait les choses bien.
Un homme charmant, sourire aux lèvres nous accompagne jusqu’à une petite table pour deux, assez excentrée des autres, sans doute à la demande de Ian, qui sait. On s’installe tranquillement l’un en face de l’autre. Et alors que je devrais je sais pas le remercier, lui commenter la salle, aller me laver les mains, je lâche mes mots comme ça, simplement parce que ne pas lui dire, c’est lui mentir plus encore.
Un air grave marqué sur le visage. Bien-sûr que l’on a chacun nos secrets inévitables.
- Moi aussi Ian. - un souffle -
Ça fait deux ans que je suis Legilimens. Illégalement.
Je veux que tu saches que, bien-sûr que j’y ai déjà pensé, mais que jamais j’aurais osé aller dans ton esprit. Je ne sais même pas si j’y arriverai…


Alors je te fais confiance.
Je me sens un peu mieux. Comme libérée du mensonge. Mentir c’est si simple
avec les autres.
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Re: Une rue tranquille

Message par : Ian Benbow, Jeu 24 Aoû 2017 - 13:40


Ne voulant pas dévisager la belle durant sa lecture, je décidais de lui laisser un peu de temps pour correctement assimiler les informations que contenaient la lettre. Je laissais mes yeux vagabonder d'une personne à l'autre. Un tas de moldus insignifiants, un nombre incalculable d'être faible et pitoyable qui se mêlaient à des sorciers, obligés de se cacher pour éviter de chambouler un monde dans lequel on ne voulait pas d'eux, de nous. Un masque de dégoût que je faisais disparaître bien assez vite, ne souhaitant pas alarmer Azénor. Je me détournais de la rue pour me concentrer sur la rouge et or, ses yeux bougent de gauche à droite, et je ne voyais aucune réaction. Pas de sourire ou de surprise. Je me demandais d'où venait ce manque de réaction, puis, finalement, un sourire élargissait ses lèvres. Quelque chose de petit, mais qui faisait plaisir à voir.

- Wow, c’est sûr que je ne m’y attendais pas. Je suis fière de toi.

Elle n'avait pas l'air si heureuse. Je pouvais essayer de comprendre pourquoi. Apprendre que son nouveau petit copain avait le pouvoir, et l'autorisation du ministère, de lire dans les esprits d'autres personnes n'avaient rien de réjouissant. Peut-être se posait-elle des questions, se demandait-elle ce que je pourrai bien découvrir en pénétrant son esprit. Avait-elle des secrets à cacher ? Ceci pourrait expliquer cela. Néanmoins, je me dois de la rassurer, de lui expliquer que je ne souhaite pas faire usage de ce nouveau pouvoir sur elle. Et en même temps, sa réaction attisait ma curiosité. Et s'il y avait quelque chose à trouver là-dedans ? Un secret plus noire encore que chacun des miens. Azénor pouvait-elle cacher de plus gros cadavres que les miens ? J'en doutais. Chassant cette pensée qvec ironie, je me concentrais sur le moment présent.

Un mouvement de la rouge et or et la lettre était de retour dans sa poche d'origine. Je la gardais précieusement sur moi, ne souhaitant pas perdre la seule preuve écrite de ma réussite de l'examen. Mes yeux s'inscrustaient dans les siens, à la recherche d'un signe. Elle m'attrapait au cou. J'observais son visage. Si la legilimancie me permettait de lire l'esprit d'autrui, elle ne m'avait pas apprise à décoder les micro-expressions du visage d'une femme.

Elle m'embrassait.

Un baiser de feu, reléguant mes réflexions sur les secrets d'Azénor à une quête inutile. Me faisant oublier l'endroit dans lequel nous étions, et pourquoi nous étions venu ici. Elle s'échappait, se retirant de l'étreinte qu'elle avait elle-même entamée. Pourquoi ? Reste ! Je voulais l'agripper à nouveau, attirée son corps près du miens, pour lui rendre la pareil. Lui faire ressentir ce qu'elle venait tout juste de créer en moi. Au lieu de ça, je l'attrapais à la main, et reprenait la route, filant droit vers ce restaurant français dont je ne lui avais pas encore parlé.

Je donnais mon nom au moldu derrière le comptoir, faisant l'effort d'une vie pour éviter le mépris et la condescendance dans ma voix. L'homme nous conduisait à notre table. Le restaurant était classe, plus que n'importe quelle brasserie dans laquelle j'avais mis les pieds jusqu'à aujourd'hui. Pas de quoi m'effrayer, mais au moins me mettre mal à l'aise. Face à moi, deux assiettes déposées l'une sur l'autre, la première ressemblait plus à un bol, l'autre était plate. Deux fourchettes à ma gauche, un couteau et une cuillère à ma droite, plus encore une autre cuillère, plus petite cette fois, au dessus. Et enfin, deux verres différents, l'un immense, l'autre plus petit. Je fronçais les sourcils, incapable de deviner ce à quoi pouvait servir autant de vaisselle. Je m'apprêtais à ironiser la situation auprès de la rouge et or, lorsque cette dernière prit la parole.

- Moi aussi, Ian.. Mes sourcils se fronçaient un peu plus encore, ne comprenant pas à quoi faisait allusion mon invitée. Ça fait deux ans que je suis Legilimens. Illégalement.
Je veux que tu saches que, bien-sûr que j’y ai déjà pensé, mais que jamais j’aurais osé aller dans ton esprit. Je ne sais même pas si j’y arriverai..


J'ouvrais de grand yeux, complètement scié par ce que venait de m'annoncer la jolie Gryffondor. Elle était legilimens, et illégalement en plus. Je n'en croyais pas mes oreilles. Bien que l'information majeure de cette réponse résidait en l'annonce faite par Azénor, ce que je retenais le plus était ici le mot illégal. Moi qui avait toujours imaginée la Gryffondor comme une amoureuse de la loi, apprendre qu'elle vivait dans l'illégalité depuis près de deux ans maintenant me sidérait. Une fois l'étape du choc passée, je laissais un immense sourire se graver sur mes lèvres.

- Hé bien hé bien.. Azénor Philaester, criminel. Alors là, je m'attendais à tout sauf à ça. Non mais vraiment. Je comprends mieux ta réaction de toute à l'heure, moi qui me demandait quelle genre de secret tu me cachais, je m'attendais pas du tout à ça..

Je rigolais doucement, essayant de rester discret dans un restaurant qui se voulaient classe et distingués. Je me mordillais la lèvre, fixant de mes yeux vert ma collègue et, bientôt, amante.

- Ouf, crois-moi, tu n'as pas envie d'aller fouiller dans mon esprit. C'est beaucoup trop crade pour une demoiselle telle que toi.

Je forçais un sourire, tant en pensant à toutes ces choses qu'Azénor pourrait découvrir en entrant dans mon esprit. Rien de très réjouissant. Elle avait beau transgressé la loi avec cette histoire de legilimancie, la directrice restait tout de même une pacifique, très certainement pro-secret et à l'opinion assez tranchée sur la place des moldus dans notre société. Disons le clairement, plutôt l'opposé de ce qu'était devenu mes croyances au fil des années. Et de mes fréquentations. Il fallait à tout pris éviter qu'elle ne s'immisce un jour en plein milieu de mes secrets.

Je comprenais soudainement sa réaction de toute à l'heure, d'ailleurs.

- French, voilà ce qu'on va manger ce soir. J'espère que ça te plaît !
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Re: Une rue tranquille

Message par : Azénor Philaester, Ven 25 Aoû 2017 - 0:46



Un secret. C’est amusant quand cela prend tout son sens. Je crois que l’on garde rarement un secret que pour soi. C’est fatiguant de mentir, de prétendre, de renier, inventer. On est tous humain n’est-ce-pas, c’est agréable d’avoir une oreille dans laquelle déposer la vérité. Souffler un coup. Parler sans se retenir, sans risquer en avoir trop dit.
J’aimerais tout déballer, parler pendant des heures ô combien je suis fière et heureuse d’avoir été recrutée dans l’Ordre du Phénix, mais il est trop tôt pour lui en parler, ça c’est sûr. Mais le jour viendra-t-il où je pourrais me libérer et être sincère à deux cents pour cent ? J’ai l’impression de pas être réglo, d’avoir effacé une partie du contrat. Mais j’ai pas le choix. J’ai peur de savoir, peur de réaliser, le fossé qui nous sépare.
Je ne veux pas connaître nos différences je veux vivre de ta présence. Pour la douceur de tes mains, pour cette façon que tu as de sourire quand je te parle, sans même t’en rendre compte je parie, et puis pour ton regard à qui je pardonnerai tout. Est-ce-que ne pas vouloir savoir c’est savoir déjà un petit peu ?
but how do you know you’re lying to yourself

-Hé bien hé bien…Azénor Philaester criminelle. Alors là, je m’attendais à tout sauf à ça. Non mais vraiment. Je comprends mieux ta réaction de tout à l’heure, moi qui me demandait quel genre de secret tu me cachais, je m’attendais pas du tout à ça...
Ouais rigole coco merci. Berce-toi d’illusions quelques années encore on verra quand tu auras -si ça se trouve- passé la bague à mon doigt. Criminelle. Quel joli mot. C’est comme une pimbêche taquine au teint de pêche. Ça a plusieurs sens.
Je préfère ne rien dire. Je le regarde juste en prenant soin de ne pas laisser s’échapper la moindre émotion sur mon visage. Mais je suis pas Occlumens. Pas facile de tromper un Legilimens. Dieu merci il n’est pas encore très expérimenté et puis je ne pense pas qu’il se doute que j’ai un vrai secret à garder.
-Ouf, crois moi tu n’as pas envie d’aller fouiller dans mon esprit. C’est beaucoup trop crade pour une demoiselle telle que toi.

Ah
Je le regarde, ébahie. Comme s’il n’avait rien à cacher. Et puis comment donner moins envie d’aller s’immiscer à l’intérieur de ses pensées. J’te jure. En un souffle un peu bruyant je chasse pour de bon cette idée de ma tête. J’ai pas envie de voir des choses qui me feraient le détester. Je préfère prendre ses dires comme compliment et abandonner tous mes songes pénibles et indiscrets. Je me concentre alors sur le moment clé. L’instant t. On oublie les secrets et on profite, ok.
Une jolie pièce luxueuse avec des tas de couverts, d’assiettes, de farfelu qui donne un effet clinquant. Je ne vais pas souvent dans des endroits prout prout comme celui-ci mais ce n’est pas pour autant que je ne m’y plais pas. Mon regard se balade ici et là et s’arrête sur une table d’un couple pas si âgé que ça. Ils ne se regardent pas, ne se parlent pas, peut-être même qu’ils s’ennuient. Ils sont là comme s’ils en avaient été obligés. Deux moldus qui ont loupé le train de l’aventure, qui sont tombés dans la banalité et l’oubli. Peut-être ont-ils perdu l’éclat et la brillance de leurs yeux. Ça me fait un peu froid dans le dos, alors je regarde Ian sourire.
- French, voilà ce qu’on va manger ce soir, j’espère que ça te plaît !
- Well that’s perfect.

Un bref regard aux moldus non loin ; comment fuir la banalité. En l’a rendant intéressante peut-être. Mais quand je te regarde Ian j’ai l’impression de redessiner ton visage tous les jours, de le redécouvrir, d’y ajouter les mots que je n’arrive pas à choisir. Des années que je te connais et tu n’as pas changé. Mais je te vois différemment je découvre des étincelles nouvelles et une chaleur oubliée.

Le serveur arrive dans une tenue soignée et en adéquation parfaite avec le restaurant donc français. Il nous donne les menus et nous demande poliment ce que nous voulons boire, en ajoutant quelques charabias dotés de soi-disant conseils. Un regard compréhensif avec Ian c’est comme s’il lisait dans mes pensées, et on choisit tout de même du bon vin français. Il s’en va en accentuant ses gestes courtois.

J’attrape ta main, et une fraction de seconde suffit à me donner une sensation étrange, un frisson désagréable et une mine presque apeurée. Je revis cette crainte de quelques mois auparavant. Une soirée que tu aurais pu sauver ; j’avais attrapé ta main aussi vite que je l’avais lâchée. J’étais faible et j’avais besoin d’une épaule sur laquelle m’appuyer. Au lieu de ça t’a commis ta véritable première erreur ; pas facile à digérer.
Mais le temps à passer, ce n’est qu’un souvenir qui bientôt prêtera à sourire.

J’attrape la carte qui m’est destinée, et je commence à lire. La traduction française est en italique en dessous de chaque écriteau. Ça me rappelle cette langue fabuleuse que j’oublie de pratiquer.
- Wow, je dirai que j'hésite entre le poisson et ça la la viande. Tu sais quoi, choisis pour moi, je reviens vite.

Mais si tout le monde connaît le test du premier rendez-vous au restaurant. Au moment de choisir hop on prétexte une envie pressante ou on va se repoudrer le nez. On reste assez longtemps aux petits coins pour laisser le temps au serveur de prendre la commande sans nous, et puis on revient et on analyse. Les femmes toutes les mêmes.


on aimerait garder le sujet si possible, merci.
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 Une rue tranquille

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