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Une rue tranquille
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Damien J. Eales
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Re: Une rue tranquille

Message par : Damien J. Eales, Sam 31 Jan 2015 - 1:24


--------L'enfant modèle. - [PV avec Trevor Le Dragon.]



Sans que je ne puisse en comprendre la raison, je semblais effrayé le jeune garçon à en juger par le regard qu'il m'avait lancé. Pourtant, je ne m'étais pas montré trop brusque à son égard et je ne lui avais donné aucune raison d'avoir peur de moi. Son comportement était très étrange en tout cas... tout d'abord je l'avais retrouvé là, dormant sur un banc dans une rue déserte et maintenant ça... est-ce qu'il était poursuivis par quelqu'un ? Je n'en avais absolument aucunes idées, mais toute cette histoire m'intriguait au plus haut point. Ma curiosité étant à présent éveiller, ce jeune n'allait pas pouvoir m'échapper. D'autant plus qu'il était de mon devoir de savoir ce qui se tramait maintenant que j'étais devenu Auror et même si je n'étais pas en service actuellement. Sa réponse à ma question me fit hausser les sourcils... il s'en allait ? En étant allongé sur un banc ? Il me prends pour une truffe celui-là ?


Cela me confortait un peu plus dans l'idée qu'il avait définitivement quelque chose à cacher et je le découvrirais bien assez tôt. Le sorcier se leva donc et dissimula quelque chose que j'eus tout de même le temps d'apercevoir : son uniforme de Poudlard. Bien essayé mon gars, mais même sans ça, j'en avais déjà fait la déduction.  Il s'éloigna ensuite de moi pour finalement me demander ce que je faisait ici. Tout en me rapprochant de lui, je pris soin de lui apporter une réponse.


D A M I E N ---E A L E S
Je me baladais simplement dans la ville et j'ai emprunté cette rue. Rien de bien intéressant en somme. Mais toi...


Me retrouvant à nouveau face à lui, je le scrutais du regard afin d'essayer de le comprendre. Depuis le début, son comportement était étrange... trop étrange... il cachait forcément quelque chose et la question était désormais de savoir s'il s'agissait de quelque chose d'important ou non. Mes traits se durcirent légèrement - je ne voulais pas paraitre menaçant - afin de lui montrer que je ne plaisantait plus et ma voix s’élevait dans cette rue des plus paisible.


D A M I E N ---E A L E S
Tu as tout intérêt à me dire réellement ce qui se passe. De toute évidence, tu veux me cacher quelque chose, mais le garder pour toi ne t'aidera pas. Tu peux me faire confiance.


DAMIEN J. EALES.--------

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Trevor Le Dragon
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Re: Une rue tranquille

Message par : Trevor Le Dragon, Sam 31 Jan 2015 - 22:43





Bien. C'était super. Maintenant que Trevor avait eut l'air de cacher qu'il avait tué quelqu'un, ce qu'il n'avait évidemment pas fait, Damien le regardait de son regard perçant, en essayant de comprendre ce qu'il se passait. Un soupir s'échappa des lèvres fines du Serpentard lorsqu'il vit son vis-à-vis se rapprocher dangereusement. Dans la même direction que son cousin, le brun reculait, jusqu'à ce qu'ils s'arrêtent, se fixant intensément. L'adulte prit ensuite la parole, répondant à la question du vert et argent.

- Je me baladais simplement dans la ville et j'ai emprunté cette rue. Rien de bien intéressant en somme. Mais toi...

Il laissa sa question en suspens, ne lâchant pas du regard son cousin. Ce dernier haussa un sourcil, soutenant le regard insistant du jeune homme devant lui.

- Tu as tout intérêt à me dire réellement ce qui se passe. De toute évidence, tu veux me cacher quelque chose, mais le garder pour toi ne t'aidera pas. Tu peux me faire confiance.

Damien semblait déterminé à trouver ce que lui cachait le vert et argent. Et Trevor était déterminé à le cacher, bien qu'il était aussi tenté de tout lui avouer. Le problème était qu'il ne savait pas si les parents de son cousin lui avaient déjà parlé de lui. Damien pourrait très bien en avoir entendu parlé, mais ne jamais l'avoir vu. Ça serait tout à fait plausible, mais il serait tout aussi possible que Trevor n'ait pas une bonne réputation à l'intérieur de sa famille. Oh et puis, mince ! Tant pis, ça se trouve il ne savait pas du tout qui il était. Ce fut sous deux yeux curieux que le brun à la longue chevelure céda. Il n'avait plus rien à perdre, à part peut-être un cousin qu'il aurait aimé avoir.

- Je m'appelle Trevor, ne voyant aucune réaction de la part de son vis-à-vis, il continua, après avoir poussé un énième soupir, Je suis ton cousin.

Il aurait rit devant la ressemblance entre se qu'il venait de dire et une réplique d'un film moldu, "Luc, je suis ton père". Sauf que tout se qu'il pouvait faire en ce moment, était de fixer ses pieds, encrés dans la neige, prêt à recevoir de la part de Damien soit du dégout, soit de l'incompréhension.



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Damien J. Eales
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Re: Une rue tranquille

Message par : Damien J. Eales, Mer 4 Fév 2015 - 2:23


--------L'enfant modèle. - [PV avec Trevor Le Dragon.]



Les yeux exorbité et la bouche entre-ouverte, je me contentais d'observer le jeune homme se tenant devant moi sans dire un seul mot. Que venait-il de dire ? Mais... mais... cela n'avait aucun sens enfin ! Comment pouvait-il être mon cousin ? A ma connaissance, mon père n'avait ni frère ni sœur et j'avais fini par rencontrer ma famille maternelle. Du coup, je ne voyais pas comment j'aurais pu passer outre le fait que j'avais un cousin qui courrait dans la nature. Non, il devait certainement se tromper de personne, c'était la seule explication rationnelle que je pouvais trouver.


D A M I E N ---E A L E S
Tu es vraiment sûr de ça ? D'après ce que je sais, je n'ai pas de cousin.


Malgré tout, une partie de moi doutait tout de même. Et si... après tout, durant ma septième année à Poudlard, je m'étais bien découvert une demi-sœur issue d'une liaison entre mon père et une sorcière peu recommandable, alors... serais-ce vraiment incroyable de découvrir que j'ai un cousin dont l'existence m'était inconnu jusque-là ? Reprenant une expression faciale tout à fait ordinaire, mon regard se posa sur le prénommé Trevor qui était toujours présent, n'ayant apparemment plus l'envie de s'enfuir loin de moi.


D A M I E N ---E A L E S
Bien... si vraiment tu ne m'as pas confondu avec quelqu'un d'autres, j'aimerais en savoir un peu plus. Comment sais-tu que je suis ton cousin ?


Nul doute que sa réponse m'aidera à y voir beaucoup plus clair, moi qui, pour le moment me trouve être totalement confus. Que devais-je penser de tout ça ? Bien entendu, s'il disait vrai, je n'allais certainement pas le renier, mais pourquoi m'avoir caché son existence ? Mon esprit de déduction me disait qu'il devait probablement faire partie de ma famille maternelle puisque du côté de mon père, tous étaient moldus - sauf mon paternel bien entendu - ce qui rendait difficile une filiation de ce côté de la famille.


D A M I E N ---E A L E S
Et plus important encore, pourquoi tes parents, que je connais si tu dis vrai, ne m'ont rien dit ? Je ne connais ma famille maternelle que depuis peu de temps, mais ils ne m'ont jamais rien caché.


DAMIEN J. EALES.--------

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Trevor Le Dragon
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Re: Une rue tranquille

Message par : Trevor Le Dragon, Mar 10 Fév 2015 - 1:50





D'après le regard plus que surprit que lui envoya son cousin, Trevor comprit qu'il n'avait jamais entendu parlé de lui... et tant mieux. Le brun lança un sourire d'excuse à l'adulte devant lui, comprenant bien comment il devait se sentir.

- Tu es vraiment sûr de ça ? D'après ce que je sais, je n'ai pas de cousin.

- Je suis extrêmement sûr, à quatre-cent pour cent que tu es mon cousin.

L'air de surprise s'effaça légèrement du visage du plus vieux, laissant place à de la curiosité, pensa Trevor.

- Bien... si vraiment tu ne m'as pas confondu avec quelqu'un d'autres, j'aimerais en savoir un peu plus. Comment sais-tu que je suis ton cousin ?

Était-il obligé de lui dire la vraie de vraie vérité ? Une part de lui semblait contre le fait de lui dévoiler, craignant de se faire juger, comme ses parents l'avaient fait. Après tout il était de la même famille ! Pourquoi ne réagirait-il pas de la même façon que ses géniteurs ?

- Mes parents m'ont parlé de toi...

Ça devrait suffire comme réponse. Ou pas. Tant pis. Il n'avait aucune envie d'en parler dans se vent froid d'hiver. Le vert et argent se rendit soudainement compte qu'il avait très froid. En frissonnant, il croisa ses bras contre sa poitrine, espérant garder un peu de chaleur. Damien ne sembla pas satisfait de sa réponse, puisqu'il ne tarda pas à lui poser une nouvelle question.

- Et plus important encore, pourquoi tes parents, que je connais si tu dis vrai, ne m'ont rien dit ? Je ne connais ma famille maternelle que depuis peu de temps, mais ils ne m'ont jamais rien caché.

Un soupir qui se transforma bien vite en nuage de fumée blanche sortit des lèvres bleuie par le froid du Serpentard. Il n'avait pas d'autre choix que de faire face à la vérité. Être honnête était une des valeur que sa grand-mère lui avait inculquée et il ne l'avait jamais très bien respectée. Peut-être était-ce le temps de se racheter ?

- J'te conseille de t'asseoir, parce que ça va être long. Le brun fit une pose, attendant que le jeune homme fasse son choix. Il reprit ensuite : Mes parents m'ont abandonnés quand j'avais cinq ans. Ils m'ont laissés chez ma grand-mère, la mère de mon père, et je ne les ait plus jamais revu de ma vie. D'ailleurs, j'espère ne jamais les revoir. Un air sombre vint teinter ses yeux turquoises. Je n'avait pas atteint le niveau de perfection qu'ils attendaient de moi. Pour me motiver, ils accrochaient partout des photos de toi, en me disant que tu étais le modèle à suivre... Le jeune homme déglutit difficilement, puis se racla la gorge avant de continuer. Je n'ai pas réussit à être comme toi, alors c'est là qu'ils ont comprit que je n'étais, et je cite, "qu'un pauvre petit minable". Il releva la tête, plongeant son regard dans celui de son vis-à-vis. On ne dit pas ça à un enfant !

Sa voix dérailla, le forçant à s'arrêter. Voilà, il avait avouer. Et il ne voulait pas s'attarder sur cette histoire. Après tout, il y avait des personnes bien plus malheureuses que lui sur la planète ! Alors pourquoi s'apitoyait-il sur son sort ? Il n'avait qu'à faire plaisir à ses parents et tout cela ne serait jamais arrivé ! D'un geste rageur, Trevor essuya les larmes qui menaçaient de couler le long de ses joues.




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Severus Storm
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Re: Une rue tranquille

Message par : Severus Storm, Lun 22 Juin 2015 - 11:02


[RP avec Alicia Wind]


Les nuages menaçaient sur la ville de Londres. L'atmosphère était sombre et froide pour le début de l'été. Dans les rues, les passants avaient ressorti leur imperméable ainsi que leur parapluie en prévision d'une précipitation. Celle-ci ne tarda pas. La pluie commença à tomber. Quelques passants se mirent à courir afin de rejoindre au plus vite leur lieu de travail ou un abris proche. L'un d'eux bascula un jeune homme au visage dissimulé sous une capuche. Ce dernier grogna et accéléra l'allure en prenant une rue sur la gauche. Ses pas résonnèrent sur les pavés. Le son qui s'en dégageait se marquait par un rythme soutenu et rapide. Si Severus était si pressé, c'était parce qu'il avait un rendez-vous important en perspective. Peut-être qu'une partie de son avenir se jouerait aujourd'hui.

La fin de la dernière année approchait à grand pas. Dans quelques jours, Severus ne serait plus un élève. Il quitterait la protection et l'atmosphère paisible de Poudlard afin de construire sa vie à l'extérieur des murs de l'école de sorcellerie. L'atmosphère paisible... Depuis l'arrivée de Sergeï, tout s'était assombri. Et l'avenir du château n'annonçait rien de bon. D'ailleurs, l'étudiant avait décidé de semer un peu la pagaille avant de partir définitivement de Poudlard.

Les mains dans les poches, il arriva au point de rendez-vous. Alicia Wind n'allait pas tarder. Il se cala contre le mur et patienta calmement. Il pensa à la jeune femme qu'il devait rencontrer. Alicia. Il ne la connaissait pas. Juste vaguement. Pendant sa scolarité, il l'avait parfois croisé dans les couloirs du château, mais sans plus. De plus, la jeune femme était son aînée. C'était particulièrement pour cette raison qu'il avait pris contact avec elle. Comment les choses s'étaient produites ? Le jeune homme était rentré chez lui lors des dernières vacances. Il 'était entretenu avec ses parents au sujet de l'animagie; à la fois par curiosité et par intérêt. Devenir un animagus pouvait toujours s'avérer utile. C'est alors que sa mère lui avait dit un nom: Wind. Via son travail, la mère de Severus fréquentait Thomas Leva, le père d'Alicia. C'est ainsi qu'il avait appris que la demoiselle pratiquait l'animagie. Aujourd'hui, le Serpentard espérait qu'elle accepte de lui enseigner quelques notions sur cette faculté magique.

Haussant les épaules, Severus se dit qu'il verrait bien ce qu'il allait advenir de cette rencontre.
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Alicia Wind
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Re: Une rue tranquille

Message par : Alicia Wind, Lun 22 Juin 2015 - 17:07



Apprentissage Animagique
Pv Severus Storm

En ce début d'après-midi d'été, le temps n'était pas particulièrement au beau fixe. Les nuages montaient dangereusement et Alicia se doutait qu'une averse n'allait certainement pas tarder. Habitant en Irlande, la jeune femme était habituée aux temps pluvieux. Toujours à Ollivander's, l'Animagus se préparait. Normalement, elle devait y travailler toute la journée mais Alicia avait averti Anthony qu'elle devrait s'absenter puisqu'un rendez-vous important l'attendait. Au pire des cas, elle rattraperait ses heures de travail un samedi ou un dimanche, à la place d'Izsa ou d'Harradas.

Saluant une dernière fois ses collègues, la Wind quitta la boutique sans plus de cérémonies. Une fois dehors, Alicia fit quelques mètres avant qu'une averse se déclare. Soupirant, l'ancienne Poufsouffle n'avait pas de parapluie et opta donc pour le transplanage. Cela lui éviterait de tout faire à pied. Arrivée à quelques rues du lieu de rendez-vous, la jeune femme mit alors sa capuche tout en pensant au jeune homme qui l'avait contacté récemment.

Severus Storm. Maintenant en dernière année à Serpentard, Alicia le connaissait des échos qu'elle avait entendu dans les couloirs de l'académie magique quelques années auparavant. D'après ce qu'elle savait, c'était un jeune homme calme, réfléchi et ne montrant guère ses sentiments. Au moins, ça leur faisait quelques points communs. Storm l'avait contacté pour sa faculté d'Animagus. Dans sa lettre, il lui expliquait avoir appris son statut via sa mère, qui travaillait avec le père de la jeune femme. Bien qu'étant assez réservée sur sa capacité, la jaune et noire avait accepté le rendez-vous du jeune homme pour qu'il lui pose quelques questions. Pour la suite, elle verrait bien.

Arrivée dans la rue du rendez-vous, Alicia commença alors à chercher le lieu que lui avait indiqué le jeune homme. La rue n'étant pas bien grande et plutôt tranquille, elle devrait le trouver plutôt rapidement. Et ce fût le cas. Souriant à la vue du jeune homme, l'Animagus arriva à sa hauteur avant de déclarer:


- Bonjour Severus. Je suis Alicia Wind. Tu vas bien ?
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Re: Une rue tranquille

Message par : Severus Storm, Lun 13 Juil 2015 - 12:05


[I'm so sorry for the late... I'm in Manchester and it's not easy to be in calm to writing...]

Afin d'accroître le peu de patience qu'il avait, Severus ferma les yeux. La patience... Il lui faudrait la travailler encore un bon bout de temps encore s'il ne voulait pas perdre son calme dans certaines situations. Les personnes qui l'entouraient savaient que le jeune homme était un poil suractif. Il ne supportait pas de s'ennuyer ou de suivre une conversation banale sans intérêt. C'est en partie pour cela qu'il cherchait souvent de quoi s'occuper. Aujourd'hui, l'étudiant de dernière année ne devrait pas s'ennuyer a priori.

Alors qu'il commençait à réfléchir au sujet de l'Animagie, Severus entendit des pas s'approcher de lui. Ses sens ne le trompèrent pas, car en ouvrant les yeux, il vit Alicia Wind. C'était une charmante femme de quelques années son aînée. Sa démarche était déterminée. Et il y avait de quoi... Autant faire bonne figure devant son futur "apprenti".

Arrivant près de lui, Alicia engagea la discussion.

- Bonjour Severus. Je suis Alicia Wind. Tu vas bien ?

Severus hocha la tête. Saluer quelqu'un de cette façon était devenu une habitude chez lui. Il se décida d'entrer dans le vif du sujet plutôt que de s'étendre sur quelques marques de cordialité.

- Sans vouloir paraître impatient, je suis plutôt excité à l'idée d'en savoir plus sur tes capacités. Donc, si nous pouvons laisser les salutations de côté pour le moment...

Tout en parlant, Severus se mit à marcher de long en large avant de s'arrêter.

- Bon... Ok. Ce n'est pas très galant de ma part... Je veux dire cette approche, ajouta-t-il avant d'ajouter: je ne sais pas trop par quoi tu veux commencer. De la théorie j'imagine. Nous pouvons rester ici ou alors nous trouver un petit café tranquille dans lequel discuter...?

Décidément, le jeune homme n'était pas doué pour les premiers contacts humains. Rien à faire, ce n'était pas son truc. Alicia l'avait vu évoluer durant quelques années à Poudlard. C'est pourquoi, Severus ne voyait pas l'intérêt de s'étendre sur des sujets sans importance.

- Tu sais, je ne suis pas du genre à être porté sur les banalités du quotidien. Mais, je peux faire un effort... Une rencontre c'est une rencontre. Après des liens se créent ou pas... Une discussion en amène une autre... Oh God... Ok, je m'enfonce et ça en devient ridicule et incompréhensible par la même occasion. Désolé, je pense plus vite que je ne parle.
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Re: Une rue tranquille

Message par : Invité, Mar 25 Aoû 2015 - 13:33


Post précédent datant de plus d'un mois ;
me contacter si problème.

PV avec Astrid N. Reckless.
❝ Adieu. ❞


Londres, dix-neuf heures quarante-cinq. Le soleil estival se couche progressivement, colorant Londres tout entier de rayons orangés et roses. Les londoniens s'activent pour être chez eux avant la tombée de la nuit, les touristes profitent d'un temps qui contredit les prévisions météo et les clichés sur les nuages anglais. Les rues se vident peu à peu, les adultes rentrent chez eux et les adolescents ne sont pas encore de sortie. Une silhouette blonde se faufile entre les passants, avec l'aisance que produit l'habitude. Elle regarde sa montre, grimace, elle va être en retard. Ses Converses blanches usées frappent le trottoir pendant qu'elle accélère le pas. Elle contourne une entrée de métro, longe un pâté de maison, tourne. Une petite rue tranquille, à l'abri des regards, qui cache des portes d'entrées et un banc, s'ouvre devant elle. C'est le genre de rue qui n'est connue que des habitants du quartier - une rue par laquelle on ne passe pas si l'on ne devine pas que c'est un raccourci, pas assez intéressante pour les objectifs des appareils photos des touristes et trop loin du réel centre de la capitale pour avoir un quelconque intérêt. C'est pour cette raison que deux adolescents dotées de pouvoirs magiques se sont donné rendez-vous ici. Pour être à l'abri des regards, pour leur avant-dernière après-midi de vacances.

Deux jours. Deux jours, et elles se retrouveront sur le quai invisible 9 3/4 de King's Cross, elles tomberont sur leurs amis qu'elles connaissent depuis plus de six ans maintenant, elles riront dans le train qui les mènera à Poudlard. La silhouette blonde sourit à cette idée, s'arrête, s'assoit sur le banc. Elle regarde sa montre, se satisfait d'être finalement la première arrivée, sort son miroir de poche pour s'assurer que son maquillage est encore impeccable. Dylan Scott, en attendant sa meilleure amie, songe à leur première rencontre. Elles étaient alors deux gamines, l'une intenable et l'autre tirée à quatre épingles, qui sont montées dans le même wagon du Poudlard Express, et qui se sont assises, par hasard, dans le même compartiment. Elles ont sympathisé rapidement, ont été réparties dans la même maison. Et c'est de là que tout est parti. Une amitié forte, basée sur leurs caractères opposés mais étrangement semblables à certains moments. Sportives toutes les deux, l'une tornade vivante et l'autre manipulatrice confirmée, le duo est encore bien connu de la salle commune des Gryffondor. La blonde sourit, attendrie. Avec Astrid, elle est différente. Moins grande gueule, moins insupportable, plus elle-même. Elle arrête de manipuler et d'analyser tout ce et ceux qu'elle voit, sauf quand elles décident de faire les quatre cents coups, ou de jouer avec quelqu'un. Ah, Astrid. Mais, la blonde ne le devine pas vraiment encore, quelque chose pointe derrière ces souvenirs et ce rendez-vous. Une ombre qui plane, un mauvais pressentiment. Scott le ressent, sans parvenir à mettre un nom, un mot dessus. Mais ça rôde, elle le sait, n'est pas encore terrifiée à cette idée - mais ça ne va pas tarder.
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Astrid N. Reckless
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Re: Une rue tranquille

Message par : Astrid N. Reckless, Mar 25 Aoû 2015 - 20:17


PV Dylan Scott.
❝ Adieu. ❞



Elle souffle, rouspète, tape du pied, boude et s'enfonce un peu plus profond dans un vieux fauteuil, sous le regard désapprobateur du vieil homme. Astrid a l'air d'une gamine, avec ses joues roses et la grimace qui lui barre le visage. Elle ferme son bouquin, joue avec une mèche de cheveux rebelle, soupire encore une fois et puis se lève d'un bond, longeant de long en large la bibliothèque de la maison londonienne qui, selon l'avis de la plus jeune, tombe en ruine. Des décennies qu'elle est debout, un jour elle finira probablement par leur tomber sur la tête, du moins c'est ce qu'elle répète sans cesse, l'emmerdeuse. Son regard d'ambre mêlé d'émeraude se pose constamment sur l'horloge, où les minutes défilent aussi longuement que des heures. Elle trépigne d'impatience, incapable de contenir sa douce joie. Et son grand-père, campé sur sa position, qui la jauge d'un air sévère, agacé de ne pas pouvoir lire son journal au calme. Dix neuf heures quarante-six. ❝ Eli ! ❞ elle s'époumone. Si Elliott Reckless est obstiné, sa petite fille l'est encore plus. A peine sa valise posé de nouveau sur le sol anglais après avoir passée les vacances sous le soleil brûlant espagnol -d'où elle était rentrée d'ailleurs aussi blanche qu'un cachet d'aspirine-, cette dernière avait voulu voir sa meilleure amie, réclamation qui s'ensuivit d'un non catégorique de son tuteur. Elle lui fait sa moue boudeuse et lui sourit avec tendresse, un sourire auquel il a dû mal à dire non et enfin, il cède. Sur la vieille moquette usée, elle improvise une danse de la joie avant de claquer un baiser bruyant sur la joue fripée de son grand-père, agacé mais néanmoins attendri. Elle s'empresse d'enfiler ses vieilles tennis, enseveli sous les conseils et remarques lourdes d'Elliott. Elle le serre dans ses bras dans une vaine tentative de le rassurer. Elle a bien remarquer qu'il s'inquiète ces temps-ci, se fait du mauvais sang, qu'il l'a surprotège et, à son grand damne, l'étouffe. Son regard est plus morne que d'habitude, plus sombre, recouvert d'un voile de tristesse. Et quand il la regarde, il y a constamment cette lueur d'inquiétude dans ses yeux. Il a cet étau qui lui enserre la poitrine et qui ne présage rien de bon. ❝ T'es parano, Eli ! Je vais au coin de la rue, qu'est ce qu'il peut bien m'arriver ? ❞ elle lance, moqueuse, en attrapant ses clés. ❝ Devrais-je te rappeler que tu as le chic pour t'attirer des ennuis ? Tu es tellement insouciante et téméraire ! Et par les temps qui court...  ❞ pressentant l'un de ses ennuyeux et long discours dont il a le secret, elle lui claque littéralement la porte au nez. Son cri exaspéré lui parvient de l'extérieur.

Elle inspire profondément l'air londonien, le cœur gonflé de joie de se sentir enfin chez elle. Elle ne peut s'empêcher de sourire, en traversant quelques pâtés de maison, elle court presque, heureuse et pressée, salue même la mégère du coin avec insolence. La période estivale attire des touristes venant de tous les coins du monde, les voir mitrailler de photo tous ce qu'ils voient l'amuse et les enfants sur les terrasses des glaciers lui rappelle une petite fille aux genoux écorché et aux yeux rieurs, la Astrid de cinq ans sans doute. Un grand sourire étire ses lèvres lorsqu'elle aperçoit une crinière blonde et des Converses blanches qui lui sont -depuis six ans- tellement familières. Dylan Scott. La princesse à grande gueule qu'elle avait rencontrée alors qu'elles étaient enfants dans un wagon du Poudlard Express, Scott et ses manières de diva, Scott et son apparence impeccable. Qui aurait crû que Astrid l'emmerdeuse, la téméraire et l'aimant à problèmes et Scott la jolie petite princesse seraient devenues inséparable ? Elles forment un duo de choc, les terreurs, entre leurs magouilles et leurs quatre cent coups devenus à présent célèbres dans la Salle Commune des rouges et ors. Elles, c'est une amitié aussi incassable que forte qui les unis, malgré leur différences. Derrière les apparences, elle sont elles-mêmes, comme sœurs. Scotty. Son âme sœur. Et qu'est elle en sait, hein, la gosse ? ❝ Si je deviens un jour une vieille fille amère avec ses chats, ça sera probablement la seule à me supporter, comme elle le fait tous les jours. ❞ qu'elle vous répondra.

Astrid se laisse tomber à côté d'elle, sur le banc. ❝ 'Lut, Scotty. ❞ elle marmonne, les yeux rieurs, en balançant ses longues jambes d'avant en arrière. C'est pas trop son fort, les contacts physiques, pourtant elle la serre fort dans ses bras, nichant son visage au creux de son cou. Elle lui a manquée pendant ces quelques semaines. Soudain, malgré la chaleur, elle a froid, comme si ne serait-ce qu'imaginer l'éventualité de la perdre l'a glacée. Comme si la paranoïa et les mauvais pressentiment d'Eli la contaminait. Mais elle chasse bien vite cette idée de sa tête, insouciante. Elle devrait sans doute pas. ❝ Raconte moi tout ! Comment étaient ces vacances ? Qu'est ce qui se passe avec Davis ? Je t'interdis de nier ! ❞ elle lance avec malice.
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Re: Une rue tranquille

Message par : Invité, Mer 26 Aoû 2015 - 14:03


Elle la devine avant de la voir ou de l'entendre. Elle sent le martèlement de ses pas, tourne la tête, juste à temps pour la voir s'asseoir brutalement à ses côtés. ❝ 'Lut, Scotty. ❞ Et là-dessus, elle la serre dans ses bras. La suédoise est décontenancée, lui rend tout de même son étreinte. Ce n'est pas le genre de la rouquine d'être aussi physique, qu'est-ce qui se passe ? Une peur irrationnelle forme une douloureuse boule dans ses tripes, elle la chasse de son esprit. Tu te fais des idées. Il ne vous arrivera rien. Elle frissonne, c'est caché par la voix enjouée de sa meilleure amie. ❝ Raconte moi tout ! Comment étaient ces vacances ? Qu'est ce qui se passe avec Davis ? Je t'interdis de nier ! ❞ Dylan sourit, se trémousse comme une enfant, un rose pâle colore ses joues, comme à chaque fois qu'elle est mi-fière, mi-gênée. ❝ Je suis partie en Italie et en Suède, comme tous les ans ❞, répond-elle en éludant volontairement la question. Elle observe un instant Astrid, mais dès qu'elle croise son regard, cette peur stupide revient lui déchirer le ventre. Quelque chose fait son chemin jusqu'à son esprit. Son instinct ne l'a jamais, jamais trompée. Pourquoi lui souffle-t-il que quelque chose se trame ? Devant le regard inquisiteur de la Lionne, elle baisse les armes, s'affale sur le dossier du banc, tête rejetée en arrière dans une intention ultime de profiter des derniers rayons, et sourit. ❝ Bon, d'accord. On s'est vu chez moi... ❞ Parler mecs, ça la détend, elle en oublie les bonnes manières. Si son instinct est en pleine panique, son cerveau la raisonne. C'est Reckless. Elle est en sécurité. Faussement rassurée, elle se tourne à nouveau vers sa compatriote, tente de changer de sujet. ❝ Et toi, alors ? Côté cœur, ça va ? ❞ Elle a l'impression que ça fait des années qu'elles ne se sont pas vues.  C'est peut-être ça, la cause de cette peur tapie au fond d'elle-même. Elle lui a manqué, c'est bientôt la rentrée, voilà tout.

Et puis, sans prévenir, un souvenir lui parvient. Elles ont quinze ans, elles rôdent dans les couloirs, mains sur la bouche pour ne pas éclater de rire. Il doit être trois heures du matin ou pas loin, elles ont des cernes énormes sous les yeux, mais l'adrénaline les garde éveillée. Astrid est devant, s'avançant avec une assurance familière, Dylan est derrière, regrettant à chaque pas d'être hors-règlement. Elle se demande comment Reckless fait, pour être aussi confiante. La réponse s'affiche devant ses yeux ciel. Elle est courageuse, elle, c'est une vraie Lionne. Pas comme la suédoise, qui frissonne dès qu'il s'agit de braver les règles. Et puis, une idée est née, sournoisement. Un jour, elle se retrouvera dans des ennuis terribles à cause de ce courage aveugle qui est la marque de fabrique des Gryffondor. Mais il n'y avait pas encore eut l'attaque du château au moment de cette pensée, qui a fini par s'évanouir d'elle-même. Pourquoi revient-elle maintenant ? Deux très longues années ont passé, elles ont dix-sept ans maintenant, rien ne peut arriver. Et la blonde s'enfonce dans cet idée d'invincibilité que seuls les adolescents alimentent.
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Astrid N. Reckless
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Re: Une rue tranquille

Message par : Astrid N. Reckless, Jeu 27 Aoû 2015 - 13:13


Elle regarde le soleil se coucher, les derniers rayons baignent les toits des bâtiments, colorent les nuages d'un rose voluptueux. Un avion se découpe sur le carré de ciel bleu qu'elle aperçoit en levant le nez. C'est calme, paisible, ici, comme coupé du monde, loin de la circulation londonienne. Pourtant, elle entend les éclats de voix et les rires, les cris aussi ; comme une ombre au tableau presque idyllique. Astrid jauge sa meilleure amie d'un air moqueur, les joues de porcelaines de Dylan virent au rose pâle et elle se trémousse sur le banc. Scott ne serait-elle pas amoureuse, par hasard ? ❝ Je suis partie en Italie et en Suède, comme tous les ans ❞ Elle hoche la tête vigoureusement, elle s'attendait à cette réponse, cette manière de changer de sujet, assez maladroitement. Elle ne peut s'empêcher d'haussée un sourcil en croisant le regard inquiet de la lionne. Et quand Dylan s'inquiète, Astrid l'ignore (en particulier lorsqu'il s'agit du règlement) ; c'est le cycle de la vie et ce depuis que la rouquine ait entraînée la blondinette dans un coup foireux lorsqu'elles étaient en première année. A sa décharge, elle avait toujours réussi à les sortir d'un mauvais pas avec brio... du moins, la plupart du temps. Reckless est une fouineuse et sa curiosité la dévore quand elle voit son amie s'affaler sur le banc, d'une manière que cette dernière qualifierait de peu élégante. Et ce petit sourire qu'elle a aux coins des lèvres... il est curieux. Elle la connait, peut-être mieux qu'elle-même. Elle a ce petit air rêveur scotché au visage. ❝ Bon, d'accord. On s'est vu chez moi... ❞ ❝ Non ?! ❞ elle s'écrit aussitôt, surprise, manquant de s'étrangler avec sa salive. Il lui faut même un petit moment avant que l'information atteigne son cerveau. Et, déjà, son imagination s'active, sa curiosité s'enflamme. Dylan. Davis. Chez elle. Il ne faut pas avoir l'esprit aussi aiguisé que celui de Merlin pour comprendre ce qu'il y a bien put se passer. Et, venant de la part de Scott, qui a cette tendance à suivre méticuleusement les règles, ça l'étonne -tendance, d'ailleurs, qui s'estompe quand la rouquine traîne dans les parages. Des questions lui brûlent les lèvres. ❝ Et toi, alors ? Côté cœur, ça va ? ❞ Astrid pousse un soupir mélo-dramatique, assez exagéré, à l'apogée du ridicule. ❝ On s'en fout ! Raconte-moi, absolument tout. Vous l'avez fais, hein ? ❞ Elle ne sait trop comment, Dylan réussi à dévier la conversation sur un sujet auquel elle est plus à l'aise et s'ensuivit un monologue sur la vie sentimentale complètement foireuse d'Astrid, qui aurait déprimée la joie de vivre personnifié si il n'était pas ponctué de touche d'humour et de comparaisons assez douteuses. ❝ Oh, j'ai rencontré un bel espagnol... vraiment canon, toussa toussa, peut-être un peu idiot, je pigeais rien de ce qu'il disait. La seule langue que nous parlions était celle des baisers. ❞ elle éclate de rire, amusée par cette mésaventure qui date d'il y a quelques jours. ❝ Je me souviens même plus de son nom... m'en fou, en fait. ❞ elle marmonne ensuite, en se couchant à moitié sur le banc, le nez levé vers les nuages. Enfant, elle s'amusait à leur trouver des formes plus étranges les unes que les autres avec son frère aîné, ce dernier qui manquait cruellement d'imagination voyait sans cesse... des nuages, du moins de la barbe à papa, il disait à sa sœur parce que cette dernière insistait toujours pour qu'il fasse un petit effort. ❝ Dans deux jours, on commencera notre dernière année à Poudlard... Il faut qu'elle soit absolument mé-mo-rable ! T'as pas intérêt de te dégonfler. ❞ elle lance malicieuse en croisant le regard ciel de sa meilleure amie. Quelque part, qui plane, au-dessus du visage insouciant d'une adolescente rebelle, la Mort ricane.  
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Re: Une rue tranquille

Message par : Invité, Ven 28 Aoû 2015 - 15:57


Chez les Scott, l'art de mener la conversation à sa guise s'apprend au berceau. C'est simple : si c'est vous qui décidez de la tournure de la conversation, vous évitez les sujets qui vous fâchent, et vous préservez votre précieuse image. Une question de survie, en quelque sorte. Mais Astrid connaît tout ça, et ne tombe pas dans le piège ridicule de la conversation des vacances. Son visage lorsque Dylan lui apprend que le Serpentard est venu chez elle fait rire cette dernière. C'est vrai que la suédoise, avec ses mimiques de diva, n'a pas vraiment l'air du genre de filles à sauter sur le premier mec venu. La rouquine s'empresse de lui poser des questions, ❝ On s'en fout ! Raconte-moi, absolument tout. Vous l'avez fais, hein ? ❞, et Dylan la relance, comme si de rien n'était. Cette fois-ci, Astrid se laisse faire.  ❝ Oh, j'ai rencontré un bel espagnol... vraiment canon, toussa toussa, peut-être un peu idiot, je pigeais rien de ce qu'il disait. La seule langue que nous parlions était celle des baisers. Je me souviens même plus de son nom... m'en fou, en fait.❞ Dylan ouvre ses grands yeux ciel. Astrid ! Et dire que, il n'y a pas si longtemps, sa compatriote rouge et or était de ces filles qui ne s'intéressent aux garçons qu'au moment de les battre dans un sport choisi au hasard. ❝ Woah, c'est génial ! ❞, s'exclame Scott, presque trop Disney. ❝ Pourquoi tu n'as pas gardé contact ? ❞ Et puis, presque sans le vouloir, elle dérive sur son sujet à elle. Enfin, plutôt, elle ne peut pas s'en empêcher, elle n'en a parlé à personne et elle meure d'envie de le faire. Elle se triture le bas du T-shirt en bavassant, les yeux rivés devant elle, un sourire plutôt fier aux lèvres. ❝ Pour te répondre, oui, on l'a fait. Il est vraiment très bien, tu sais. ❞ Elle rajoute cette dernière phrase d'un souffle, d'un murmure, comme si elle cherchait elle-même à se convaincre. Elle a beau faire semblant chaque seconde, là, assise sur un banc londonien, pendant que le soleil se couche lentement, aux côtés de la fille à laquelle elle tient le plus au monde, elle doit bien avouer qu'elle n'a pas entièrement confiance. Sa dernière vraie relation - et par là, elle entends, relation qui ne se résume pas à des baisers et des caresses volés - s'est soldée par un échec cuisant. Elle n'a jamais reparlé à Hash, ne l'a presque jamais revu. Et, inconsciemment, elle associe Justin Davis à ce type de mecs. Elle doute, la princesse, comme si elle ne contrôle rien - et elle ne contrôle rien du tout, dans cette relation, elle se laisse porter et fracasser par des vagues qu'elle ne connaît pas. Ça la terrifie.

Elle baisse les yeux, une demi-seconde, un accès de faiblesse, les redresse, écoute Astrid parler de la rentrée. ❝ Dans deux jours, on commencera notre dernière année à Poudlard... Il faut qu'elle soit absolument mé-mo-rable ! T'as pas intérêt de te dégonfler. ❞ La blonde lève les yeux au ciel en souriant. ❝ Me dégonfler, moi ? Jamais de la vie ! ❞ Comme si elle ne devient pas peureuse dès qu'il s'agit de se plonger dans l'inconnu. Contrôle, lui répétait sa mère. ❝ Après, on fera quoi ? ❞ Elle prononce le "on" avec insouciance, comme si c'est une évidence. Elle s'imagine partir en voyage en Europe avec Astrid, se voit d'ici respirer l'air surchargé de Paris, voguer dans Amsterdam, lui faire découvrir le froid magnifique du Nord. Après, elles reviendront à Londres, redeviendront un brin sérieuses. Dylan se lancera dans le journalisme, elle reverra sa meilleure amie tous les soirs après le boulot. Dans dix
ans, elles seront toujours ensembles, adultes et actives. Dans soixante, elles se balanceront sur des fauteuils de mémé en se rappelant de cet après-midi-là, où elles évoquaient l'avenir avec tant d'espoir.

Dans moins d'une semaine, Dylan Scott recevra la lettre la plus dévastatrice de son existence. Elle sanglotera pendant des jours entiers, tentera maladroitement de se relever, sera l'objet abject de la pitié de tous ceux qui la croiseront. Elle finira par reprendre le cours de la vie, mais sera changée, définitivement. Elle sera seule. Royal deviendra sa bouée de sauvetage, seul vestige de cette époque-là, où elle, son chat et sa meilleure amie se baladent comme des rois dans la salle commune. Mais tout ça, elle l'ignore. Alors, elle sourit, de ses belles dents blanches de publicité pour dentifrice, et s'étire gracieusement, pendant que leur ciel commun s'assombrit.
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Re: Une rue tranquille

Message par : Astrid N. Reckless, Dim 6 Sep 2015 - 21:54


Il y a à peine trois ans de cela, si les deux jeunes filles auraient abordées le sujet mec, la rouquine serait devenue cramoisie, en symbiose avec sa chevelure de flammes. Il y a à peine trois ans, elle s'amusait à leur casser les dents quand la gente masculine lui casser les pieds. A sa première rentrée à Poudlard, c'était une gamine d'apparence timide et discrète mais turbulente et curieuse si l'on creusait un peu. Incapable de rester calme, elle bougeait constamment, si ce n'était pas pour se ronger les ongles c'était pour taper ses pieds contre le sol. Élevée entourée d'hommes, dans une cage dorée, surprotégée, Poudlard lui a ouvert les bras, lui a ouvert les yeux, l'a aidé a déployée ses ailes. Adieu aux oubliettes la fifille sage et 'gnonne adorée de pépé, elle est devenue ce qu'elle est aujourd'hui. Une belle jeune femme, forte, téméraire et courageuse, emmerdante à souhait et chieuse à ses heures perdues. Et quand elle regarde Dylan, elle sait qu'elle lui doit beaucoup, qu'elle l'a fait grandir et lui a fait goûter les petits plaisirs de la vie. Elles sont comme deux arbres quand auraient plantés côte à côte, pas la même écorce ni le même feuillage, mais leurs racines s'entremêlent et leurs branches étroitement liés s'épanouissent au soleil. Deux arbres qui se soutiennent l'un et l'autre, tellement, que parfois on s'est plus trop qui est là pour empêcher l'autre de tomber. ❝ Woah, c'est génial ! Pourquoi tu n'as pas gardé contact ? ❞ Elle ricane, l'idée même ne lui avait à peine traverser l'esprit. Parce qu'il me faisait chier. C'était un fait, Astrid Reckless était de ces gens qui se lassent vite.

Dès sa rencontre avec la blondinette, Astrid avait pigée un truc, un truc qu'elle trouvait carrément surprenant. Mener la conversation est un art, du moins chez les Scott. En fait plus elle y pense, plus elle y pige finalement rien. Il n'empêche que Dylan avait ce talent-là, que lui enviait parfois la rouquine lorsque sa trop grande franchise lui apportait de trop grands problèmes. Si chez les Scott tout semble frôlé la perfection, si tout semble être millimétré, calculé, Astrid, elle, disait tout ce qui lui passait par la tête, agissait comme bon lui semblait, se fichant royalement des convenances ni même de ce qu'on attendait d'elle. Elle devine aisément que sa meilleure amie meurt d'envie d'en parler, autant qu'elle mourrait d'envie d'obtenir des réponses quelques minutes plus tôt. Alors, elle l'écoute avec attention en mâchant une mèche de cheveux. ❝ Pour te répondre, oui, on l'a fait. Il est vraiment très bien, tu sais. ❞ Le ton de sa voix, ses quelques mots soufflés, incertains, l'alerte. Elle se redresse, se contorsionne à moitié avachi sur le banc, pour croiser le regard envahi de doute de la lionne. Davis à l'air très bien, effectivement, le genre beau mec de serpentard qui n'a pas froid aux yeux, pas trop ennuyeux, pas trop con, l'genre de Dylan quoi. Elle le connait pas, ils n'ont jamais échangés plus que deux mots, pourtant il semble être un type bien. Elle comprend pas trop les incertitudes de Scott, du coup. Mais les affaires de cœur, c'est pas trop sa tasse de thé, c'est comme l'eau pour Royal. Un truc qui a l'air vraiment répugnant. Puis elle pense à Hash et Dylan, et leur relation catastrophique. Là, encore, elle comprend pas trop. Dylan baisse les yeux une demi-seconde, dissimulant une faiblesse derrière ses longs cils blonds. ❝ Il a l'air très bien ouais, en plus il a l'air de tenir énormément à toi. Puis il est pas Hash, hein, lui c'était un c*nnard. Et puis, j'lui pète ses co*lles si il te fait du mal. ❞ elle lance, d'un air nonchalant et plein de cconfiance, en se rongeant les ongles. Règle numéro un pour les ex-petits copains ; toujours les qualifiaient de c*nnards devant vos amies. Étrangement, ça les soulageaient. Étrange, certes, mais tellement véridique que ça devrait devenir une règle mathématiques. Puis pour l'entre-jambe de m'sieur, elle était plus que sérieuse, malgré son ton tranquille. Faut dire qu'elle ne laisse personne faire du mal à Dylan. Elle a toujours ce besoin presque vital de protéger ceux qu'elle aime.

Elle est néanmoins soulagée que la conversation dérive sur un sujet sur lequel elle est vachement plus à l'aise : la rentrée. Déjà, elle prévoit des plans, échafaude des virées, des trucs qu'il faut absolument qu'elles fassent avant leurs départ de Poudlard. Il y a encore tellement de choses qu'elle a envie de faire, de voir. Elle a des idées et des rêves pleins la tête. ❝ Me dégonfler, moi ? Jamais de la vie ! ❞ Reckless éclate de rire, les yeux brillants d'un éclat de malice. Cette année sera la meilleure année de notre vie ; elle pense, elle fera tout pour, elle y croit dur comme fer, elle s'y accroche, pleine d'espoir.  ❝ Après, on fera quoi ? ❞ Elle s'assoit en tailleur, un sourire rêveur scotché sur ses lèvres vermeilles. Elles ont en tellement parler, tellement rêver, sous la couette, blottis l'une contre l'autre avec une lampe de torche pendant les froides nuits d'hiver. Dans chacun des scénarios soit l'une d'elle devenait une joueuse de Quidditch célèbre soit une dresseuse de dragons. C'était avec insouciance et espoir, comme si elles avaient la vie devant elles, comme si leur ciel bleu ne s'assombrirait jamais, comme si jamais rien ne les sépareraient. C'était du moins une certitude, une évidence. ❝ J'te ferais chier jusqu'à la fin de ta vie et j'te collerai au c*l jusqu'à que je n'arrive plus à tenir debout, Scotty. ❞ elle s'exclame, taquine.

Elle sait que le rêve de Dylan estt de devenir journaliste, elle sait qu'elle sera brillante, elle a confiance en elle. La rouquine, par-contre, ne sait pas de quoi sera fait son avenir, ça lui fous la trouille. C'est tellement incertain, incontrôlable, le destin. Ça lui file entre les doigts et puis les jours, les semaines, les années s'envolent. Et sans rien pigés, on se retrouvera piégés dans une vie de famille ennuyante, avec un mari que vous avez longtemps cessé d'aimer qui rotera et qui pètera et des enfants monstrueux qui vous vomiront dessus. ❝ On ira à Paris, à Amsterdam, en Suède, à Florence... ❞ elle énumère, comme tant de fois. Elle en frétille déjà d'excitation. La vie est ironique, n'est-ce pas ? Elle s'imagine vieille et enterrée, pourtant son cœur arrêtera de battre avant même qu'elle ait obtenue ses Aspic's.
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Re: Une rue tranquille

Message par : Invité, Ven 11 Sep 2015 - 16:36


Et, de loin, elles sont si belles. Les cheveux de feu de Astrid sont soulevés par la brise, les mains manucurées de Dylan bougent doucement quand elle parle, comme sous l'effet d'une jolie mélodie, elles sont assises sur ce banc, si près du centre et si loin du monde extérieur, parlant de leurs avenirs comme si elles en connaissaient le moindre recoin. Elles rient, se confient, on dirait qu'elles viennent tout droit d'un film à l'américaine. Personne ne sait, pour l'instant, pas même la principale intéressée. Elles ne font que deviner le nuage noir, elles le sentent parce qu'elles sont intelligentes et que quelque chose dans leur atmosphère vient de changer. Mais, inconsciemment ou non, elles repoussent ce qu'elles croient être une illusion d’instinct, elles se convainquent qu'elles n'ont rien à craindre. Elles ont dix-sept ans, elles sont à l'aube de l'âge adulte, la vie devant elles. De loin, elles sont si belles.

Scott voit dans les yeux noisette de sa meilleure amie qu'elle imagine déjà les aventures nocturnes, quand elles se glissent hors du dortoir, l'une excitée et l'autre terrifiée, pour avoir le château à leurs pieds. Et elle se construit des futurs-souvenirs à son tour, elle se voit riant en haut de la Tour, les mains plaquées sur la bouche pour étouffer le son, leurs yeux brillent, elles sont libres, au sommet du monde, elles ouvrent leurs bras dans un souffle de vent pour se sentir portées par la brise, leurs vieux jeans sont collés à leurs jambes, leurs gros pulls font comme des ailes autour de leurs bras. Le rire de Reckless interromps la rêverie de la suédoise, elle la regarde plier ses jambes, sourire, d'un sourire doux et rassurant. ❝ Je te ferais chier jusqu'à la fin de ta vie et j'te collerai au c*l jusqu'à que je n'arrive plus à tenir debout, Scotty. ❞ Dylan sourit, elle est moins fière, plus tendre. La perspective des années à venir aux côtés de celle qu'elle considère comme son alter ego a achevé de briser sa carapace de fer. Elle se voit d'ici, et ça la tente, elle a tellement hâte, l'impatience commence déjà à faire frétiller son ventre. ❝ On ira à Paris, à Amsterdam, en Suède, à Florence... ❞ Combien de fois ont-elles eut cette conversation ? ❝ A Rome, à New-York... ❞ Les pays et les villes défilent devant ses yeux bleus. Elle s'imagine des clichés, des photos prises par un inconnu qui a trouvé ses deux touristes si joyeuses et solidaires, qu'il a interrompu sa marche pour leur offrir un souvenir. Elles sont au pied de la Tour Eiffel, sur la place du souvenir du World Trade Center, dans un casino, elles sont sous le soleil d'Italie et sous la neige de Stockholm, elles mangent des pizza sur une place en se faisant siffler par de beaux bruns et elles sont sous une couverture, après avoir retrouvé un vieux manuel de Métamorphose. ❝ Cette année, j'ai Optimal à mes ASPIC, et je reste à un seul petit-ami. ❞ Voyez ses résolutions. Sa voix est un murmure, elle est encore à des milliers de kilomètres dans un imaginaire qu'elles n'atteindront jamais. Elle ne souhaite que réussir ses examens de fin d'études et garder le même mec. Dans son esprit, elle se dit qu'elle devrait essayer de dresser Royal, qu'elle aimerait bien progresser dans une autre matière que l'Étude des Moldus, que des liserés or sur la jupe grise de son uniforme serait sympa.

De loin, elles sont si belles. Si vous vous étiez approchés, vous auriez peut-être vu la peau laiteuse de Scott, parcourue de minuscules frissons comme si elle tremblait de peur. Vous auriez deviné le doute dans ses beaux yeux, entendu son inquiétude qu'elle tente de rejeter dans les nuances de sa voix distinguée. Vous auriez vu les poils de chat gris et noirs sur son T-shirt, vous auriez été intrigué par les tics qui agitent ses mains. Mais personne ne voit ça, pas même elle. Et ça couve, ça ronfle, ça ronronne, c'est si près.
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Re: Une rue tranquille

Message par : Astrid N. Reckless, Sam 3 Oct 2015 - 20:10


❝ Un, deux... ❞ leurs mains, doigts, sont étroitement emmêlés. Ceux de la suédoise, crispés. Astrid rayonne, ses cheveux de flammes sont malmenées par le vent, elle a l'air triomphant. La blonde regarde les vagues se fracassaient contre la falaise. Sur le rocher, elles sont debout, si Dylan a protesté vivement, Astrid l'y a poussé fougueusement et à présent, main dans la main, elles ont l'air indestructibles. Un sentiment aussi doux que fugace. Insouciante, intrépide, Reckless avait c'don là, c'charme là, de pimenter la vie, d'la rendre exceptionnelle, avec des choses toutes simples. Elle entrainait son amie dans sa tornade de conneries, d'emmerdes, d'idées farfelues et burlesques. ❝ Et si... ? ❞ commence Scott. Dylan. La beauté nordique. Prudente, si complexe mais dont elle avait apprit à connaître presque  chaque mimiques, calculatrice, capable de tout obtenir avec son sourire ensorceleur, capable de les sortir de tous mauvais pas. Tellement tendre parfois, qu'elle l'aimait tellement, Astrid. Elle était toujours là, Dylan, toujours présente, quand les rires fusent, quand les larmes s'échappent, quand les doutes l'assaillent. ❝ Tais-toi, Scotty. Il ne nous arrivera rien. Promis., sa voix est vibrante de confiance, elle y croit dur, la gamine. Leurs regards se croisent, le bleu intense de la blonde se perd dans celui d'un noisette terne mais enflammé de la rousse. Sa meilleure amie se détend, un peu, légèrement. ❝ TROIS ! ❞ hurle la blondinette. Et elles sautent, sombrent. Le temps d'une poignée de secondes, entre la terre et le ciel, les pieds dans le vide, elles se sentent incroyablement vivantes, enivrées par la peur qui s'entortille en elle, extasiées ensuite par la joie et enfin, elles heurtent l'eau. Elles rient, Scott arrive pas à croire qu'elle a sautée, Reckless en a les larmes aux yeux. ❝ Aaaargh, c'est quoi ce machin ?  ❞ hurle, horrifiée, Dylan lorsqu'une algue s'enroule autour de sa jambe. ❝ BORDEL, SCOTT, BORDEL, IL Y A DU SANG SUR MON PIED ! J'PISSE LE SANG, PAR MERLIN ! ❞

❝ A Rome, à New-York... ❞ continue Dylan. ❝ A Pékin, à Marrakech, à Athènes... ❞ poursuit Astrid, le regard rêveur. Les destinations se suivent, défilent, s'entremêlent, plus exotiques les unes que les autres. Elle s'y voit déjà. Elle s'imagine les après-midis où elles fouleront les plages italiennes, les petits matins où elles se paumeront dans le métro New-yorkais suite à une trop grosse cuite, toutes les virées shoppings dans les boutiques parisiennes et la lente agonie de voir Dylan essayait une vingtaine de chaussures, infatigable. Puis, simplement, les nuits où elles seront chaudement emmitouflées autour d'un plaid, dans un hôtel pittoresque, où elles regarderont des clichés du bout du monde en se moquant de leurs grimaces débiles, le sourire aux lèvres. ❝ Dis, les suédois sont sexys ? Ou t'es un phénomène rare ? ❞ elle lance, en se rongeant les ongles. ❝ Cette année, j'ai Optimal à mes ASPIC, et je reste à un seul petit-ami. ❞ ❝ Un seul petit-ami, vraiment ? Alors qu'il y a tant de beaux mecs ? ❞ la taquine Astrid. Les pensées d'Astrid s'agitent, son avenir lui semble tout d'un coup tellement incertain. Ça lui fait peur, ça l'angoisse, ça l'agace. Elle inspire une grande goulée d'air, se rappelant qu'elle devrait respirer. Son cœur est gros, elle ignore pourquoi. Le temps de quelques secondes, elle étouffe. Pourtant tout va bien, tout va toujours bien. Dylan est là, tout près, elle l'entend presque respirer, tout comme elle entend presque son cœur battre à un rythme effréné. Les cris joyeux des gamins résonnent toujours, le temps est doux, au loin elle entend l'air d'une mélodie, les voitures vrombissent, un chien aboie, le monde tourne ; pourtant, elle, elle déraille. Elle l'sait même pas ; crétine. Elle a toujours crû que toutes ses histoires de pressentiments, de troisième œil, était la chose la plus débile jamais inventé, alors elle s'y cramponne, parce que tout ça au fond, ça la terrifie. Peut-être qu'au fond c'est qu'une gamine terrifiée, grandie trop vite. Qui frôle le danger inconsciemment, pour se sentir vivante. Mais elle chasse ses pensées noires, parce que Dylan est là, que le monde tourne et que tout va toujours bien. ❝ Moi j'apprends l'italien, j'sors avec un beau mec, j'obtiens mes Aspics et j'me mets au basket-ball. ❞ elle s'exclame. ❝ On s'partage une glace ? Comme ça on s'partage aussi les kilos en trop. -elle sait bien que ce genre d'image horrifie la suédoise, ça l'amuse. Bouge ton gros cul, Scott. ❞ elle lance, en se levant. Elles s'éloignent, ensembles. Astrid de sa démarche sautillante et Dylan le buste droit et l'air distingué.

Dans la Réserve Interdite de la Bibliothèque de Poudlard, deux silhouettes se découpent dans l'obscurité. Astrid a entraînée Dylan avec elle, à minuit tapante -paraît-il que c'est l'heure du crime-, celle-ci surtout motivée pour partir à la recherche d'un sort lui permettant d'ôter un hideux bouton de sa peau de porcelaine. Ce ne sont encore que des enfants, tout juste en première année, le château les émerveillent et elles se lient d'amitié, petit à petit. Les bouquins les dissimulent, Scott tient une bougie à la flamme vacillante et les ombres inquiétantes la fait sursauter à chaque bruits suspects, quant à Astrid, penchée sur un bouquin, elle lit entre les lignes, se consumant de curiosité. Elle lève soudain la tête et leurs regards se croisent et s'accrochent, semblent se découvrir de nouveau. ❝ Meilleures amies ? ❞ demande la blondinette, timidement, les joues rouges.

❝ A la vie, à la mort. ❞


FIN DU RP POUR MOI.


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Re: Une rue tranquille

Message par : Invité, Dim 4 Oct 2015 - 17:05


La discussion n'a pas encore dévié de sujets, mais quelque chose dans l'atmosphère s'est alourdi. Un nuage noir, qui se glisse dans le cerveau de la blonde comme un serpent, silencieusement, sûrement. Ce nuage, il la poursuivra longtemps, jusqu'à l'échéance fatale. Elle apprendra à vivre avec, difficilement, à le camoufler, à pleurer dans le pelage soyeux de son chat sans raison, au milieu de la nuit. Il lui fera mal, il la changera, elle n'en sortira pas indemne. Il disparaîtra avec Astrid, avec leur amitié et leurs rêves. Il disparaîtra avec ces années de secrets, de larmes et de fous rires, avec des souvenirs qu'elles seules couvent précieusement, il s'évaporera avec ces projets vains, ces rêves inatteignables. Elles ont la vie devant elle, elles sont jeunes, énergiques, l'union fait la force et elles font leur union. Entre elles et l'éternité d'une vie rêvée, il n'y a qu'un obstacle, une nuit où elle se réveillera brusquement, prise d'une panique sans queue ni tête, et constatera que Astrid n'est déjà plus là. C'est trop tard, la marche est enclenchée, elles n'y peuvent rien, les pauvres. Ce ne sont que deux adolescentes qui n'ont presque jamais rien fait de mal, mais il paraît que la mort n'a pas les mêmes critères que la réussite.

Elles énumèrent des villes, des lieux qui sonnent si lointains et délicieux, avec leurs voix de femmes encore enfants. Elles ont des rêves dans la gorge et dans les yeux, elles y pensent toutes les deux, le savent sans avoir besoin de se le dire. ❝ Dis, les suédois sont sexys ? Ou t'es un phénomène rare ? ❞ Scott sourit, ne relève pas le compliment. ❝ Je suis un phénomène rare. ❞ Ce n'est pas tout à fait vrai, mais elles n'en ont que faire. Elle fait semblant de ne pas entendre l'ironie dans la voix de sa meilleure amie de toujours quand elle répond à ses résolutions. Elles y croient, elles sont déjà en train de se convaincre qu'elles vont y arriver. Elles ne se projettent plus, elles pensent juste à ce qui va arriver dans quelques semaines, la rentrée, son lot de frustration, d'injustices, les retrouvailles avec les autres, une dernière année à Poudlard, à deux, avant de s'envoler vers un avenir qu'elles n'imaginent même pas l'une sans l'autre. Elle ne perçoit pas l'angoisse soudaine de Reckless, le nuage est déjà là, elle le sent et n'a pas de nom à lui coller à la figure, elle ignore ce que c'est, quelle ampleur ça a. De toutes façons, elles n'y peuvent rien. C'est déjà écrit et ce ne sont pas leurs rêves qui vont y changer quoi que ce soit. ❝ On s'partage une glace ? Comme ça on s'partage aussi les kilos en trop.  Bouge ton gros cul, Scott. ❞ ❝ Ça marche, Reckless ❞, fait-elle doucement, cette phrase qu'elles ont si souvent répétée, quand l'une était penchée sur l'autre, sanglotant dans ses draps ; quand elles se regardaient sans parler, lorsqu'elles entendaient du bruit, pendant une virée nocturne qui suivaient deux jours de négociation qui se terminaient toujours de la même façon. Elles se lèvent d'un même mouvement, chacune est le reflet changé de l'autre, elles se ressemblent et ne se ressemblent pas, c'est ce qui fait leur force.

Elles ont seize ans, elles sont penchées par-dessus la rambarde de la plus haute tour du château. Leurs voix chuchotées s'envolent dans l'air pur et nocturne, la lune rend leurs cheveux argentés, elles sont seules dans la salle commune, le feu ronfle près d'elles, elles parlent de tout et de rien, leur amitié est à son apogée. Elles ont quatorze ans, elles plongent dans le lac, s'emmitouflent dans des couvertures, dans le duplex Scott au-dessus de la boutique, se chuchotent le même genre de phrases, s'inventent des avenirs grandioses et remplis de l'autre. Elles ont douze ans, elles sont déjà inséparables, marchent d'un même pas dans les couloirs en se sentant indestructibles, ce sentiment perdurera jusqu'à la dernière seconde. Elles sont dans un village glauque pour retrouver une trace du père de Astrid, elles sont l'une chez l'autre, couvant du regard leurs animaux. Elles sont enlacées dans le hall de la Gare, savourant leurs retrouvailles. Elles sont partout et nulle part, chaque phrase reflète un souvenir, une anecdote, comme seules y parviennent les vrais amitiés, entre deux alter ego, deux âmes soeurs. Elles ont onze ans, tombent l'une sur l'autre dans le Poudlard Express.

Elles terminent la glace, la nuit tombe rapidement, c'est la fin de l'été. Elles se quittent, un sourire plus triste et déjà annonciateur de la suite aux lèvres. Brutalement, emmenée par un geste instinctif, Dylan serre Astrid dans ses bras de porcelaine. ❝ On se retrouve au château. ❞ Confiante, mais ça sonne creux, cruel, comme si c'était la dernière fois qu'elle a l'opportunité de la toucher. Reckless et Scott. Inséparables, le duo, les tours jumelles, la tornade commune.

Elle a dix-huit ans, un an est passé, elle est accroupie près d'une tombe, la pluie est typiquement anglaise, faible et continue. Ses larmes font des gouttes noirâtres sur la pierre. Elle regrette, tellement. Elle pleure ces mots qu'elle n'a jamais pensé à dire, elle pleure ces souvenirs qui ne sont plus qu'un processus de deuil, elle pleure ces avenirs qu'elles voulaient écrire. Elle pleure leur amitié, leurs disputes, leurs pleurs. Elle pleure la moitié d'elle-même, elle pleure son inutilité, elle pleure son incapacité à prévoir la situation. Elle pleure d'être la seule restante, elle pleure d'être sans elle. Elle pleure, de tout son soûl, parce qu'il n'y a plus Astrid pour essuyer ses larmes. Il n'y aura plus jamais Astrid. Elle n'existe plus, et elle a l'impression d'être morte de l'intérieur, elle aussi.
FIN.
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 Une rue tranquille

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