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Une rue tranquille
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Ellana Lyan
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Re: Une rue tranquille

Message par : Ellana Lyan, Mar 11 Oct 2016 - 20:35


Il fait nuit, seule la lune brille dans le ciel. Une lune ronde et pleine, une lune comme je les aime. Le silence. Il ne fait pas chaud, mais le vent légerment froid contribue à me maintenir les yeux ouverts et à faire circuler l'adrénaline dans mon organisme, j'adore ce piquant que seule l'obscurité sait me faire ressentir. J'avance doucement dans la ruelle, silencieuse parmi les ombres, telle… Un serpent ? Mon visage, ce tort en une grimace d'amusement. Bonheur, bonheur, bonheur…

Soudain, un bruit de verre brisé retendit à quelques mètres de moi. Je tourne instinctivement la tête et avance en direction du bruit. Une… chose sombre dont je ne distingue pas vraiment l’identité est couchée dans la ruelle. J'avance de plus en plus près puis, recule d'un bon. La chose vient de marmonner quelque chose de complètement inintelligible.

Elle se recroqueville sur elle-même et se met à pleurer. Je déteste les pleurs, pas pour le fait d'avoir devant moi une personne triste, ça je m'en contrefiche, mais le bruit, les tremblements... Aaaah, si elle ne se tait pas tout de suite, je vais l'étrangler. Soudain, un rayon de lune passe sur le visage de la créature.

C'est une jeune fille, elle pourrait être jolie, mais ses cheveux décoiffés tombant en mèches éparpillées autour de sa tête, ses yeux rouges de larmes et son haleine empestant l'alcool me donnent envie de vomir. Je recule d'un pas, exaspérée, fronce les sourcils et place une main devant ma bouche. Beurk, elle me dégoûte. Elle est faible, si faible…

Je m'accroupis près d'elle, la puanteur me saisit à la gorge, mais l'envie de m’amuser un peu est plus forte que l'odeur de cette fille. Comment peut-elle supporter son état ? Je n'abuserais jamais ainsi de la boisson !!

Je lui donnerais un peu près mon âge et quand je vois la baguette magique qui dépasse de son habit, je suis prise d'un haut-le-cœur. Cette… fille est une sorcière ?! J'ai du mal à y croire, mais pas de doute. Et vu son âge… Je ferme les yeux puis les rouvre. Elle ne serait quand même pas à Poudlard ? Moi ? Fréquenté, le même établissement qu'elle !!

Je veux être sure…

-Enchantée, murmurais-je doucereusement à la sorcière, je suis Ellana. Tu es… à Poudlard non ?

Ma voix est sèche et froide. Dommage, j'aurais aimé y insérer un peu plus de sympathie… Histoire de faire durer le plaisir… Mais soit. La fille à des larmes dans les yeux, je dois faire un effort considérable pour ne pas la gifler tant elle me dégoûte par sa faiblesse et par ça bêtise.

Ma main se crispe, j'essaye de me détendre… Pauvre folle que tu es… La nuit dans les rues de Londres… Pendants que rode le serpent !!


Dernière édition par Ellana Lyan le Mer 7 Déc 2016 - 15:06, édité 1 fois
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Mary Drake
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Re: Une rue tranquille

Message par : Mary Drake, Ven 14 Oct 2016 - 22:43


Je commence à murmurer dans la nuit les paroles en anglais. Elles s'écrivent bizarrement en bleu devant moi. Dès que je tente de les toucher, elles s’évaporent telle de la fumée. Je fais pitié, dans cet état, d'esprit et physique. 16 ans, et toujours aussi nulle. Je n'ai même plus le mérite d'être un aigle. Mal de tête, notes qui chutent. Alcool dès que je le peux. Je suis au bord du gouffre. Je te l'avais dit. T'aurais dû m'écouter quand tu le pouvais. Va te faire voir. Même si je sais que tu as raison, va te faire voir.

Une ombre se profile au loin. La voilà. Non, je ne veux pas. Non. Désolé, excuse-moi ! Alors qu'elle se rapproche, je recule, mais traîner par terre est beaucoup moins rapide que la marche. Je suis vite rattrapée. Les cheveux en bataille, le regard rougi, les pensées emmêlées. La silhouette, sorcière plus moche et déformée que moi, tiens un couteau. Mon cœur bat plus qu'il ne le devrait. A côté d'elle, je n'ai rien d'une sorcière, vraiment rien. Et ce chaudron. Veut-elle me transformer en soupe ? Tu sais bien que ce stéréotype n'existe pas.

Après avoir rampé tel un serpent pour me rejoindre, elle s'accroupit devant moi, l'air dégoutté. Si elle est venue pour me cuire, ce n'est sûrement pas pour elle qu'elle prépare à manger. Je peux la comprendre. Je ne me mangerais pas moi-même. Cependant, dans le doute, je porte ma main à ma langue et goûte. Un peu salé, pas mauvais en fait. Je mords. J'insiste. Me dents ne peuvent pas briser des os. Dommage. J'essaie d'atteindre l'inconnue. Avec un peu de chance, ses os sont moins durs que les miens. Je tends le bras, mais elle est trop loin. Si j'arrive, doucement, à m'approcher. . . Je pourrais sûrement...

-Enchantée? je suis Ellana. Tu es… à Poudlard non ?

Mon regard se radoucit. Si elle est à Pou du Lard, ça ne doit pas être quelqu'un de méchant. Si ? Mais le mal est partout. La chapelière est bien à Poudlard, elle aussi. Et pourtant. Et pourtant je suis dingue à cause d'elle. Ellana redevient l'ombre menaçante. Je ne me ferai pas attrapée. Mais elle jura, mais un peu tard, qu'on ne l'y prendrait plus. Je ne prends pas la fuite. J'ai faim.

-Oui. Je suis un aigle. Mary Drake.

Quand je prononce ces mots, je vole vers elle. Un tout petit peu, un rien. Mais chaque centimètre que je peux gagner me rapproche de ma nourriture. Tel est pris qui croyait prendre. C'est ce que je pense. Seule question : Suis-je en état de la battre ? Que va-t-il se passer si je me fais rabaisser une nouvelle fois ? Victime. Oui. Une victime. Non. Je ne veux pas être comme ça. Nan. NON. NON.

Une bouffée d'adrénaline me traverse. Il n'y a plus de temps à perdre. Non mais c'est vrai quoi. Je vois déjà mes pupilles se dilater. J'ai faim. Non, vraiment. Pas vraiment en état de manger un homme. Non. Mais un serpent. OUI. Ce n'est pas une sorcière, c'est un stupide reptile. Et moi je suis aigle. Et le serpent est proche du lombric. Il n'y a pas de différence. Je ne vois plus de différence. Je m'élance, je bats des ailes et plante mon bec dans la peau verte et visqueuse de l'animal, non sans lâcher un grognement.
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Ellana Lyan
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Re: Une rue tranquille

Message par : Ellana Lyan, Sam 15 Oct 2016 - 9:27


Avec le L.A. de Mary Drake

Vide, c'est le seul mot qui convenait pour d'écrire le regard de la chose. Inexpressif. Elle me regarde, réfléchi… Pitoyable créature que tu es ! Stupide et ignorante. Naïve et sale. Mais pourquoi donc es-tu dans cet état ? La pitié ne fait pas partie de mon vocabulaire ni du peu de sentiments que je sais éprouver. Non, rien que du dégoût.

-Oui. Je suis un aigle. Mary Drake.

La chose vient de m'adresser la parole, l'odeur de son haleine écœurante me monte au nez et manque de me faire vomir. Une aigle !? Elle !? Non… Ce n'est pas possible. Ils ont l'air intelligent, ils ne traîneraient pas ainsi dans une rue de Londres à moitié bourrés.

Je la regarde, elle grimpe les millimètres pour se rapprocher de moi. Que veut-elle ? À quoi pense-t-elle ? Les réponses à mes questions arrivent tout de suite accompagnées d'une horrible douleur provenant de mon bras. La créature à planté ses crocs dans ma chaire. La douleur remonte, elle serre plus fort, je crie, je hurle et d'un coup fait terre la douleur d'une magistrale gifle sur la joue de l'aigle.

Celle-ci tombe et va s'écraser dans la boue. Je regarde mon bras, la marque des dents de la fille forme un cercle blanchâtre sur ma peau et tendis que la circulation de mon sang reprend ses droits, quelques gouttes rouges s’échappe de ma morsure. Je me retourne vers la chose qui a osé planter ses dents dans mon bras. Mes yeux brûlent de fureur. Sait-elle à qui elle s'attaque ? Sait-elle ce qui l'attend ? Est-elle simplement bourrée ? Où ?

Folle. Oui, cette fille est complètement folle ! J’entends soudain le tintement d'un clochette annonçant la sortie d'un établissement. Des bruits de rires et des voix parviennent à mes oreilles tendis qu'une idée germe dans mon esprit. L'aigle gît toujours au sol… Je la pousse sur la rue et elle tombe la tête la première juste au moment ou les quatre jeunes touristes que j'avais entendus déboulent dans la rue.

J'avance vers eux, bats innocemment des cils et prends un air désolé.

-Oh, bonjour messieurs, excuser mon amie elle n'est pas très adroite.

Je fais un clin d’œil à un garçon plutôt minon du groupe. La bande regarde la sorcière et éclate de rire. Je profite du moment, les éclats de rire font parfois bien plus mal qu'une gifle, petit aigle. Et c'est MA spécialité de mordre les gens, sauf qu'entre ce que tu m'as fait et ce que je viens de te montrer il y a une grosse différence… Moi, je te mords au cœur, là ou au-delà d'une douleur physique, tu souffres mentalement, lentement… N'essaye pas de me vaincre sur mon propre terrain stupide créature.

Ici, c'est moi le serpent et je mènerais la danse aussi longtemps qu'il le faudra…
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Mary Drake
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Re: Une rue tranquille

Message par : Mary Drake, Dim 16 Oct 2016 - 20:40


Mon bec se plante dans la peau du serpent. Sauf que je ne suis pas aigle. Et que l'ombre n'est pas serpent. Ce sont mes canines qui touchent la peau. Et il m'est impossible de craquer les os. Je suis une idiote ! Ma faim n'est pas comblée et en plus, je vais sûrement me faire tuer. Je veux enlever mes dents, mais je me fais devancer. Une main s’abat sur ma joue. Des petits oiseaux volent partout autour de moi alors que j’atterris par terre.

C'est dans un liquide visqueux que je me retrouve. Il fait tellement sombre que je ne peux voir la couleur de cette chose. J'ai l'impression que je m'enfonce. Du sable mouvant peut-être. Je vais bientôt mourir c'est ça ! Je suis si jeune ! Vie gâchée. On peut le dire. Mes yeux cherchent une échappatoire. Un bout de bois ? Un accro ? Non, rien. Que du gravier. De la route. Des pierres. L'ombre se retourne, l'air furieuse. Son regard est vivement éclairé par la lueur de la lune. J'ai envie de la supplier de me sortir du pétrin. Je peux toujours rêver. Ma taille est déjà à moitié enfoncée ! S'il te plaît...

Elle n'a pas la moindre envie de m'aider. Ma tête est presque enfouie. Pendant un moment, je me demande ce que fous du sable sur du goudron. C'est alors qu'une sonnette sonne, pas étonnant. Un groupe d'ados bourrés sort d'un bâtiment. Mes sauveurs ! Je tente de les interpeller mais j'ai le souffle coupé par un nouveau coup. La silhouette s'est de nouveau métamorphosée. Un cobra. Je sors d'une manière étonnant du sable. Qui disparaît aussitôt. J'ai envie, pendant un court instant de la remercier. Mais ça ne dure pas longtemps.

Les gens que je pensais être mes supermans à moi se sont, eux aussi, transformer en reptiles. Une bande de serpents à... sonnettes. Ils sifflent, ils ricanent. Sous l’œil amusé de miss Cobra. Les larmes me montent aux yeux. Elle leur parle, d'une voix mielleuse. Une mélodie serpentarde. Ils trouvent ça drôle de me ridiculiser ? Je ne suis pas assez amochée comme ça ? Elle mord mon cœur comme j'ai croqué son bras. Je m'en veux. Tout d'un coup. Et aussi bizarre que ça puisse paraître, pendant quelques secondes, je redeviens Mary. Une Mary timide. Et faible. Vraiment faible. Qui attendait que le monde bouge un peu pour avancer de quelques millimètres. Et maintenant, j'ai gardé ma faiblesse. Et en plus, je suis tarée. C'est pathétique. Vraiment.

Bouge dans la tête. Bouge dans le ventre. Changement qui s’opère. L'aigle ne s'en va pas ; elle se relève. Enfin. Ses cheveux sont emmêlés. Son allure est celle d'un SDF. Mais l'aigle à la rage. Elle penche la tête. Elle va se battre. Follement. Mais pas faiblement. Enfin, quelque chose change. Enfin.

-Allez vous-en !

Je crie. Je hurle. Je fais bien comprendre aux ivrognes qu'ils n'ont rien à faire ici. Ils se moquent quand même de moi avant de fuir. Voir des gens si méchants. Si cruels. Ça me détruit. Mais je reste debout. Fini de traîner dans la boue. Je me tourne ensuite vers la jeune femme. J'essaie de me persuader que ce n'est pas un serpent. Ce n'est pas un serpent. Ce n'est pas un serpent. Ce n'est pas un serpent. Ce n'est pas un serpent. Ce n'est pas un serpent. CE N'EST PAS UN SERPENT !!!!

-Tu te trouves drôle ?
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Re: Une rue tranquille

Message par : Ellana Lyan, Lun 17 Oct 2016 - 18:18


Ma victime pleure, les larmes inondent son visage tendis que j'entendis d'ici son souffle saccadé et les tremblements auxquels elle est prise. Il n'y a aucune pitié en moi, juste du dégoût. Les touristes rient aux éclats tendis que l'aigle à le nez dans la boue. Je suis comblée de bonheur, le spectacle de la voire si impuissante, si soumise et dominée à mes caprices me remplis de joie. Une sale bestiole, cette sorcière, un insecte, comme un cafard visqueux que l'on écrase du bout des doigts. Gisante et mal-en-point, je me délecte de ce spectacle pourtant répugnant. L'aigle est faible et le serpent est roi !

Soudain, la fille semble reprendre conscience, elle se relève. Sale, répugnante, les cheveux emmêlés, l'aigle est debout. Folle mais impressionnante, elle a quand même beaucoup de panache et de courage pour se relever ainsi. Je révise de quelque peu mon opinion sur elle. Elle bat des bras, elle crie, elle hurle !!

-Allez-vous-en !!

Les buveurs déconcertés ricanent encore un peu puis ils s'enfuient en courant. L'aigle se retourne vers moi, je la toise avec dédain et lisse doucement ma robe noire afin d'y chasser les plis. Je fronce le nez, après le passage des touristes, l'odeur de l'alcool est encore plus présente. J'ai une pensée de regret pour ma jolie robe qui ne se défera sans doute jamais de cette odeur d'ivrogne. Mais qu'importe, mes très chers parents m'en rachèteront une, bien assez tôt et vu l’êta dans lequel se trouvent les vêtements de miss la folle, je ne devrai pas trop m’inquiéter pour les miens. Je soupire néanmoins tristement.

-Tu te trouves drôle ?

La folle a parlé, ses yeux brûlants de haine, sont attitude crispée de colère. Je ne parviens quand même pas à la prendre au sérieux. Ses cheveux sales et emmêler lui tombe devant les yeux et son état me répugne. Je m'adosse contre le mur de la ruelle et croise les bras sur mon ventre. De toute façon, je suis presque sure de ne pas parvenir à récupérer cet habit alors un peu plus de saleté ou un peu moins… Mes pensées quittent soudain ma robe et les paroles qu'elle vient de prononcer me retombent dessus, me fessant l'effet d'une douche froide. Je fronce les sourcils et la toise de haut en bas. Qui espère-t-elle effrayer dans cette sombre ruelle ? N'a-t-elle pas encore compris que je suis le seul prédateur en ces lieux ?

Je soupire et secoue négligemment la tête, fessant frémir mes parfaites mèches blondes presque blanche. Pour qui se prend cet insecte ? L'envie est de la laisser prendre un peu de confiance afin de pouvoir, la faire, chuter à nouveau de plus haut, mais quelque chose d'autre s'allume en moi. Doucement, j'avance vers l'aigle, mes yeux se plissent légèrement fessant ressort leur éclat vert et ma tête se penche un peu sur le côté avant de se remettre droite sur mes épaules. J'ouvris ma bouche de quelque millimètre laissant ma langue courir un instant sur mes canines d'un blancheur éclatante. Je rapprochais lentement mon visage jusqu’à ce que sentir à nouveau l'odeur fétide de la boisson si fort ne me permit plus d'avancer. D'un geste sec, je sortis ma baguette magie, je me penchais à l'oreille de la jeune fille et réprimant un haut-le-cœur lui chuchotais-je.

-Non, je ne me trouve pas drôle… Je ne fais que mon travail de simple prédatrice. Je dévore ma proie en la consumant de l’intérieur. Je trouve ce qui te ronge et en fait mon quatre heurs. Comprends-tu ? Je suis le serpent qui vient manger le petit oisillon fou !!
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Re: Une rue tranquille

Message par : Mary Drake, Sam 22 Oct 2016 - 11:53


LA d'Ellena Pour le jet d'eau.

Mes poings sont serrés à tel point que mes phalanges sont blanches. Blanches comme les dents d'une actrice. Blanches comme le lait que produit la vache mais ne boit pas. Blanches comme un nuage de barbe à papa. Ou une Barbe à papa de nuage. Mon regard est déterminé. Elle va me le payer. Je ne peux pas me laisser faire comme à chaque fois. J'en suis incapable. Je touche ma baguette discrètement. J'ai été roulée dans la boue ? A son tour. Je prends ma vengeance contre elle, comme j'aurais dû le faire avec Keira, la chapelière. Peu importe. Tu payeras pour le mal qu'on m'a causé. Tu payeras pour le mal que je me suis causé.

Ellana secoue la tête. Elle ne me prend pas au sérieux. Je peux comprendre. Les hallucinations ne cessent pas et je peine à ne pas la transformer en serpent. Je tiens comme je peux mais c'est difficile. Déjà, les murs se rapprochent à nouveau de nous pour écraser nos pauvres corps pitoyables. J'observe la fille s'approcher, pencher la tête, passer sa langue sur ses canines blanches. Un parfait serpentard. Je lutte, je lutte pour ne pas reculer. Pour ne pas paraître faible devant une fille aussi hautaine. Le courage, pourtant, n'a jamais été mon fort. Tiens quelques minutes. Après, fuis. J'avale ma salive quand elle se penche à mon oreille pour me susurrer quelques mots.

-Non, je ne me trouve pas drôle…

L'ironie, l'ironie de la colère. Qui bouffe. Mange. N'a-t-elle pas compris ? A moins que l'ironie la dévore à petit feu... Elle aussi. La méchanceté n'a pas le plaisir de tuer ceux sur qui elle s'abat, ce qu'elle préfère, c'est empoisonner les gens qu'elle utilise comme pions. Si c'est le cas, je plains le cobra Ellana. Même si je pense qu'elle ne porte aucune attention aux gens qui ont pitié d'elle.

-Je ne fais que mon travail de simple prédatrice. Je dévore ma proie en la consumant de l’intérieur. Je trouve ce qui te ronge et en fait mon quatre heurs. Comprends-tu ? Je suis le serpent qui vient manger le petit oisillon fou !

Dans mon ventre, un ver solitaire s'enfonce. Il n'est pas comme les autres. Il mange les organes. L'estomac disparaît en un instant. Mes poumons s'évaporent, je suffoque. Je tousse, je tousse. J'étouffe. Je m'accroupis par terre et recule. Sans le vouloir, un filet de bave sort de ma bouche. Je le crache. L'air manque. Puis je me souviens. Un peu, furtivement. Que je suis loin d'être en train de mourir. Je peux m'en sortir. Je peux ne pas tomber dans le gouffre. Et je le sais. Alors, ne pas, ne surtout pas tomber. Me relevant, je laisse un air de défi flotter autour de mon visage. Je recule et fixe la sorcière. A mon tour de sortir ma baguette.

-Tu... tu ne peux pas me ronger. Tu n'en as pas le droit. Stupide. Sorcière. Je pointe ma baguette vers elle et crie le plus fort que je ne le peux. Aguamenti  !

Le jet d'eau sort de ma baguette. Un sourire sadique se forme sur mes lèvres. A toi de t'enfoncer dans la boue, cher serpent.
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Re: Une rue tranquille

Message par : Ellana Lyan, Dim 23 Oct 2016 - 14:28


Avec le LA de Mary Drake

La chose recule, s’étouffe, elle s’accroupit en essayant vainement de faire entrer de l'air dans ses poumons. L'effet de mes paroles me sidère, comme quoi les mots sont parfois bien plus puissants que des armes ou des sortilèges. Je n'ai même pas eu besoin d'utiliser ma baguette. Elle tousse, crache, se meurt. Je contemple ce spectacle avec dégoût. Elle me répugne, j'éprouve un plaisir malsain à la voire ainsi cracher ses poumons. Ma victoire ne fait plus de doute. Des doutes ? Je n'en ai jamais eu sur son compte. Stupide créature, immonde insecte !! Je la regarde de haut avec écœurement, pire que cela, une haine froide s'empare de moi. Je jubile…

Soudain, elle se relève. Encore !! N'est-elle donc pas meurtrie ? Comment tient-elle encore après tout ce que je lui aie fait ? Comment est-il possible qu'elle garde un air de défis sur son visage ? Mais, qui est cette fille !?

-Tu... Tu ne peux pas me ronger. Tu n'en as pas le droit. Stupide. Sorcière.

J'ouvre la bouche, prépare une répartie cinglante, rien ne sort, interloquée, je regarde la baguette qu'elle tient pointée sur moi. Je comprends une fraction de seconde trop tard ce qu'elle compte faire. Je veux bouger, me décaler,… Je n'en ai pas le temps.

-Aguamenti !

Le temps de voir un dernier sourire triomphant sur son visage et je me retrouve le nez dans la boue. L'eau me frappe en plein fouet, me coupant la respiration. La masse brune est visqueuse sous mon nez et l'odeur me prend à la gorge tandis que d'un bon, je me relève.

Mes vêtements sont tachés, irrécupérables. On boule de haine pure enfle dans ma gorge. Je veux la détruire, la tuer même. Je ne peux pas, je le sais… Mes yeux sont noirs de colère, terrifiant. Ils jettent des éclairs. Fou serait celui qui essayerait de me barrer la route.

Impedimenta !! J'ai crié le sortilège qui résonne dans la ruelle tendis que là... J'ai crié le sortilège qui résonne dans la ruelle tendis que là... Tombe avec un cri.

La flamme mauvaise qui brille intensément dans mon regard est loin d'être éteinte, je la déteste, je la méprise de toute mon âme. Cette folle me répugne. Je veux qu'elle souffre, je veux…

-Diffindo !! Une entaille se coupe dans la joue de Mary. Mary ? C'est la première fois que j'utilise son prénom. Mary Drake. Pas une sorcière au sang pur… J'en aurais entendu parler. Une sang mêlée ou… ? Une sang de bourbe ?

L'envie de vomir me reprend, bien sûr comment n’y ai-je pas pensé plus tôt. Une sale née moldue !! Trop de sorciers impurs vivent en ce monde !! Et, elle en fait partie.

Je m'avance vers elle, lève à nouveau ma baguette. Avec tout autant d'assurance, je répète mon sortilège.

-Diffindo !!

Cris de douleur tendis qu'une deuxième entaille se forme sur son visage. Je grimace de plaisir. Totalement soumise, la petite vermine, tu es à ma merci !!
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Re: Une rue tranquille

Message par : Mary Drake, Mer 2 Nov 2016 - 20:53


Avant propos:
 

Le jet d'eau me fait reculer de quelques pas. Mes pieds retombent encore une fois dans la boue. Mais je ne tombe pas. Malgré les efforts du ver pour entrer dans mon estomac. Malgré les mains voulant me tirer vers le vase. Malgré tout. Je ne faillis pas. Je reste clouée au sol. Je la regarde s'écraser dans la boue. Se rouler dedans. A elle d'être tachée. C'est fini d'être humiliée. La confiance fait battre mon cœur à tout rompre. Je suis forte. Tu ne m'auras plus ! C'est ce que je pense pour le moment. Je veux que ça dure. Ce sentiment de confiance. Ce sentiment de puissance. Pendant seulement quelques secondes, je deviens invincible.

Malheureusement, le serpent se relève plus vite que prévu. L'allégresse est bien courte. Pas de surprise pour un anniversaire gâché. Jamais. A quoi bon faire plaisir à quelqu'un de raté ? A quoi bon aider une personne déjà désespérée ? Sans avenir ? Il n'y a pas de quoi.... Elle n'a qu'à ce démerder toute seule c'est ça ! N'ai-je pas raison ? Ai-je tort ? On ne veut jamais venir en aide à des gens comme moi. C'est bien pour ça que le serpent se relève avec autant de facilité n'est-ce pas ? Rien qu'à voir la flamme de haine qui se propage dans ses yeux à la vitesse d'une orage déchaîné. On comprend vite qui est la préférée.

Elle essaie de me figer, mais échoue. Un point en moins pour la petite fille pourrie gâtée. Elle n'a pas l'air contente. Ses mains s'allongent et deviennent huit tentacules qui viennent m'attraper, s'enrouler autour de moi. Les longues choses vertes laissent tout ce que j'avais combattu revenir. Tous les démons reviennent, me dévorent. J'étouffe, encore. Ça serre. Je suffoque. Encore. Elle gagne, elle me vint. Encore. Je crie, je me débats, je pleure. Encore.

Une tornade d'herbes et de feuilles vole autour d'elle, l'emporte, elle s'envole. Puissante, de plus en plus. Ellana sait que ma fin est proche et en profite. Elle sait lire la faiblesse comme je déchiffre un livre. A croire qu'elle la comprend plus que quiconque. Est-ce ça le réel problème ? Cette perspective la fait redescendre. Mais pas pour longtemps. Une ligne ensanglantée vient se créer sur mon visage, vite poursuivie d'une autre. Elle remonte tout d'un coup, devient un ouragan. Me noie. J'étouffe un cri de douleur alors que les premières gouttes de sang viennent se mélanger à l'eau de la vague.

Tout à coup, tout redevient normal. Un silence à rendre fou s'abat dans ma tête. Des larmes viennent s'écraser sur mes joues. Non, de la pluie. Qu'est-ce que je raconte ? Ce sont les deux. Je décide de vaincre le silence. De vaincre ces gouttes d'eau. De vaincre ce silence. Je crie. Je crie toutes mes tripes. Je gueule. Je tourne. Elle peut me prendre pour une folle, et alors. I don't care. Do you know ?  I DON'T CARE. Tues moi si tu en a envie, enlève moi tout ce que j'ai, il restera toujours une part de Mary. Même dans ton cœur. Tu auras beau me rendre folle, me rendre timbrée, je resterais là. Toujours là. Bien à mon post. On ne remplace jamais l'originale. Mets-toi bien ça dans le crâne !

Je ne sais pas à qui ces mots sont adressés. Ni par quel bonheur j'ai réussi à les penser. Ni si je les ai vraiment criés. Mais ils m'ont redonnés la rage. Je lance un dernier regard de mépris au cobra et me mets à courir. Un peu partout, je déambule dans les rues. Heureuse. L'alcool est parti. Tant mieux. Ma raison est revenue. Je compte bien en profiter. Je crache les vers, j'enlève les serpents de mes pieds. Je me vengerais sur celles qui m'ont fait du mal. Et puis, après tout...

-Joyeux anniversaire Mary
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Re: Une rue tranquille

Message par : Ellana Lyan, Mer 2 Nov 2016 - 21:35


-I don't care. Do you know ?  I DON'T CARE. Tues, moi si tu en as envie, enlève-moi tout ce que j'ai, il restera toujours une part de Mary. Même dans ton cœur. Tu auras beau me rendre folle, me rendre timbrée, je resterais là. Toujours là. Bien à mon post. On ne remplace jamais l'originale. Mets-toi bien ça dans le crâne !

Nooooon ! Je ne veux plus je ne veux pas. La vermine est courageuse, elle est debout. L'insecte hurle, ses mots sont criants de vérité. Elle brille d'un éclat si intense qu'il m'aveugle. Le dégoût m'a quitté, l'admiration me gagne. Que se passe-t-il ? Mon cœur se met follement à battre, mon attitude change. Elle ne voit pas, elle ne sait pas. Elle s'enfuit, elle court. Le bruit de ses pas résonne sur les pavés. Elle m'abandonne, me laisse seule. Je veux courir, je veux la rattraper. La serrer dans mes bras. Lui dire que je regrette.

La ruelle est déserte et moi aussi. Je suis vide… Vide et seule. Ma baguette m’échappe et s'écrase sur le sol, à mon tour, je tombe à genoux. Un instant, j'ai peur. Les pavés du sol sont tachés de quelques gouttes de sang. Qu'ais, je fais ? Je crie dans la nuit. Je hurle ma solitude, ma haine, ma méchanceté, mon impuissance et ma peur. Désespoir.

Que suis-je devenue ? Ce sang sur mes mains… Les larmes roulent sur mes joues. Torrents salés qui entre dans ma bouche. Désemparée, il ne me reste rien. Je ne suis plus moi. Mon père m'a volé mon humanité. Je ne suis plus que froideur et sécheresse. Il a fallu que je blesse une pauvre aigle sans défense pour m'en rendre compte. Oh que je me hais !!

Les larmes ne cesse pas, mes mains viennent cacher mes yeux en tachant mon visage de rouge. Qu'importe, je ne suis plus rien. Sale. Je veux disparaître, fuir, me terrer quelque part où personne ne me trouvera. La fille était plus forte que je ne le serais jamais. Je l'envie. Je veux la retrouver ! J'ai besoin de lui parler !

Loin, très loin, une voix dans ma tête. Ce n'est qu'une sale sang de bourbe !! C'est faux !! Elle est bien plus humaine que je ne le serais jamais. C'est moi la méchante, la loseuse, l'imbécile. Je suis lâche. Je ne veux plus exister, je veux… je veux… Je sanglote, je suis si faible. Quelqu'un, il me faut quelqu'un. J'ai besoin d'être portée, soulagée du fardeau de ma vie et de la pression de mon père. Mais il n'y a personne. Il n'y a jamais personne.

Qui voudrait de moi ? Stupide fille. Méchante. Je me fous une gifle, puis une deuxième. La douleur fait remonter les larmes dans mes yeux. Elles sont chaudes. Je renifle, moi qui déteste les pleures… J'ai peur, peur… La tête me tourne. Je ferme les yeux. La nuit a perdu son côté apaisant et me paraît sombre et agressive. Un dernier hurlement déchire l'obscurité, je ne sais plus si c'est moi qui crie… Je ne sais plus et je ne veux plus savoir…

Oh que je me hais…Qui aurait pu prévoir que c'était l'oisillon qui grignotait le cœur glacé du serpent ? Le nom du monde n'est plus que douleur et souffrance tendis que le reptile hurle à la mort.




FIN
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Mangemort 87
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Re: Une rue tranquille

Message par : Mangemort 87, Ven 18 Nov 2016 - 5:21


○ Jouons à chat ♢ Pv Alice & Arya

Tu m’as offert ta confiance. Ton visage. Sous le masque usuel.
Tu m’as offert la délivrance. De savoir. Que je ne battrais plus seule.
Ne fais plus ça. Plus jamais. Tu m’entends, brouillard ? Tremblement d’espoir ?

Une masquée erre bras balants le long d’une Thamise en dormie. Elle cherche l’ombre qu’elle a oublié l’autre soir. Ils avaient courru vite, s’étaient essouflés à force de se meurtrir, et elle l’a laissée, là, quelque part dans les ruelles mal éclairées d’une Londres endormie. Alors elle y retournait, retrouver l’elle qu’elle avait laissé, l’aile qu’elle avait perdu de l’autre côté de l’île.

Il parait que le meilleur signe que l’on a besoin de temps avec soi est de se sentir trop seul. Que c’est à cet instant qu’on dévalue le plus notre importance, perd le contact avec soit. Etait-ce ce qu’elle cherchait, l’oeil frénétique ? Elle avait pourtant toujours été sûre d’apprécier sa compagnie plus que celle de quiconque. Bizarre blague.

tu m’as brisé la cage thoracique
l’a enfoncée d’un grand coup de mot
a ouvert la porte des maux
la boîte de pandore qui sommeillait
en moi
tu as déchainé mes démons
en refusant de croire
pourquoi j’étais qui je suis
pourquoi j’avais besoin de toi
pourquoi il me permettait d’être
chaque jour un peu plus entière
un peu plus proche de moi
non non toi il fallait que tu le juges
signe d’une faiblesse d’opinion
d’une prévalence sur mon corps
plutôt que nos rêves
tu n’as voulu voir la flamme
qu’il avait allumé

Elle a le pas plus titubant qu’un humain bien alcoolisé. Elle tangue le long des rives, s’arrête sur une berge moins accueillante. Croise maladroite son reflet dans l’eau stagnante. La Thamise est basse, ce soir, et que cette âme marquée semble floue. Le remous maladroit masque son visage et elle ne se reconnait, pour un instant, plus. Il y avait une raison pour laquelle elle n’était, jusque là, qu’une louve solitaire. Elle gérait mal l’attachement.

et maintenant
maintenant j’ai l’âme vide
l’âme à trou
je tourne et retourne sur les rues
comme une scène de crime
dont j’aurais oublié une trace de moi
oubliant qu’elle est morte hier
cette autre moi
ce n’est qu’une mue que j’ai semé
réaffirmant la carapace qui encercle
mes épaules mes clavicules mon dos
jusqu’à l’entrée de mes cuisses

Son regard ne quitte les eaux. Elle déteste, du plus profond d’elle même, la faiblesse de la sorcière qui lui fait face. Elle ne mérite pas de pouvoir donner la vie quand elle ne sait jamais que gaspiller la sienne. Elle se répugne. Les profondeurs prennent une minute l’allure d’un siphon. Si elle saute, ce n’est pas comme si quelqu’un le remarquerait. La dernière fois qu’un homme l’a aimée, il n’a pas pris la peine de la chercher pendant trois fucking années.

Peut-être que ça adoucirait tout. Qu’il n’y aurait plus de mémoire. Plus de souvenirs. Que les fantômes cesseraient de tourner. Accès simple à l’Anima Offat de son cerveau. Elle ne le peut, pourtant. Déjà parce qu’elle représente quelque chose de plus grand qu’elle, et que si elle veut défaire le monde de ses secrets, il faut vivre. Se battre pour vivre. Aussi parce que mourir serait un infanticide au vu de l’avancement de sa grossesse, quoique l’Exsuperabilis porté sur sa tenue empêche aux (non) passants d’en avoir conscience.

Et puis... Et puis parce qu’au fond, elle a beau détester la femme-chat, elle ne la juge pas méritante d’une mort si douloureuse. Elle sait ce qui l’attendrait. Oh, certes, chacun pense à l’euphorie qui vient à la fin de la noyade, mais tout ce qui précède n’a rien de réjouissant. Elle sait la lutte pour garder l’air en les poumons. La défaite inéluctable alors qu’ils s’embourbent d’eau. Comme des éponges. Elle sait la douleur du corps qui cherche à respirer encore quoiqu’il n’ait plus accès qu’à de l’eau. Dont les mécanismes de défense achèvent de noyer la conscience. Elle sait le froid qui engourdit les membres. Elle les a lus, dans ses glauques curiosités. Elle ne veut tout cela. Mais un instant, en regardant son reflet, elle ne peut s’empêcher d’y voir son Anima Offat.

alors elle prend le large
avant que l’idée ne se fasse
obligation
elle fuit loin du face à face
loin de the woman in the mirror
son pas se presse
se fait plus preste
elle a les poumons en feu
la gorge la brûle
elle finit par cracher
comme une malédiction
contre la terre entière
contre un système de privilèges
et d’inégalités
« allez vous faire foutre »
« allez vous faire foutre »
« allez vous faire foutre »
« allez vous faire foutre »

c’est des mots dits entre les dents
mais avec l’intensité qui ferait
trembler un amphithèâtre
elle a l’oeil fou et la langue
râpeuse
hargneuse
« allez vous faire foutre »

elle fuit loin de la mine
où son mentor l’a jetée
loin des doutes
des insécurités
elle course la liberté
comme une terre promise
et loin de la Thamise
trouve refuge dans une petite rue
tranquille
simple
calme
comme la respiration
d’un être endormi
aux traits rajeunis
par l’absence d’expression
par la fin de la peur

Bientôt pourtant le tambour reprend. Là, là un homme, de sa bouteille brisée menace un plus jeune. Ivrogne incapable de canaliser ses pulsions. D’ordinaire, elle s’y reconnait et n’interfère, mais ici un mot la heurte. « Va crever sale pédé ! » Le calme coule sur son visage. Comme une vague. L’instant d’après elle est sur l’homme. L’autre n’a bougé. Elle se retourne vers lui, d’un mouvement fugage lui indique de disparaître hors de la rue. Darde son regard de fer. Encore brûlant. Sur le responsable. Crachant les mots qu’un autre lui a offert il y a peu. #Endoloris. Un frisson déforme sa lèvre supérieure.


Mépris.

Dégoût.

Puissance.
bientôt la rue sera tranquille
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Alice Grant
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Re: Une rue tranquille

Message par : Alice Grant, Sam 19 Nov 2016 - 13:36


La serdaigle avançait, calme, aux aguets, tout les sens en éveil, dans les rues de Londres, sa baguette et sa tête parlante dans sa poche. Cette dernière avait pour ordre de se taire. Sa cape d'invisibilité la dissimulait, mais un bruit pouvait la trahir. Et, ce soir, elle voulait être invisible, elle voulait voir sans être vue, ce soir, elle voulait espionner. Qui sait ce qui l'attirait à errer en quête d'une histoire à laquelle elle pourrait se mêler. Qui sait ce qui la poussait à vouloir se rendre utile. Ses valeurs, sans doute. Elle était de ceux qui ne pouvaient pas ignorer ce qu'il se passait en bas de chez eux, qui ne pouvaient pas simplement ignorer les cris, la détresse, et vivre. Bon, elle avait d'abord regretté ces achats à la BAMN, ayant eut l'impression d'avoir vendu son âme au diable. Mais elle n'avait fait qu'acheter de quoi le combattre, n'est-ce pas? La magie noire se retournait contre ses adeptes. Le tueur chassé par ses propres armes. Encore fallait-il qu'elle en trouve un.

Mais les choses n'étaient pas si simples. Des méchants d'un côté, des gentils de l'autre, ça aurait été trop facile. Elle avait vite compris ça. Alice n'oublierait jamais ce que ça faisait d'être fou. Elle n'oublierait jamais ce qu'elle avait vu de l'autre côté du miroir. D'autres gens étaient dans la situation dont elle venait de se tirer. Enfin. Elle était sereine, maintenant. Avec sa raison, ses rêves et toute sa tête. Que c'était rassurant d'avoir une telle cape sur les épaules.

Soudain, un mouvement attire son attention. Un homme, sortant d'une autre ruelle, se précipite dans la direction opposée. Qu'est-ce qui le poussait à s'en aller si vite? La sang-mêlée courait, à présent, vers le lieu que venait de quitter le moldu. Elle se souvient que ses pas sont audibles. Les calme. Et tombe sur la scène. Un type. Une baguette. Une femme. Un Impardonnable. Réflexe. Alice visa le bois qui venait d'infliger une grande douleur.
- #Expelliarmus !
Oulah. lâche ça, toi.

Puis, elle se plaque contre le mur, cesse tout mouvement. Son sortilège venait d'indiquer sa position. Ne bouge pas. Surtout, ne bouge pas. Bon, de toute façon, elle allait bien finir par se frotter ouvertement à cette personne, mais autant garder cet avantage le plus longtemps possible... Salem, si tu l'ouvres maintenant, j'te jure que je te fais couper la langue, pensa-t-elle sans y croire. Mais sa tête réduite garda le silence. Fidèle petite chose. Merci. Allez, me trouve pas, toi.
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Arya Chamelet
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Re: Une rue tranquille

Message par : Arya Chamelet, Mer 23 Nov 2016 - 17:01


Si jamais ça vous convient, Mp moi bien sur et j'éditerai !
___________



Un pas vers l'avant
Puis un autre
Le vent siffle dans tes oreilles
Et la lune se reflète dans tes yeux
Tels deux grands lacs sombres et profonds.


Le tambour résonnait dans mon cœur, en harmonie avec les battements de celui-ci. Les trompettes résonnaient et le piano vibrait. Cette voix aigu éclatait dans mes oreilles, telle une lame aiguisée qui pénètrerait dans mon ventre et couperait toutes mes veines. La rue m'engloutissait de son obscurité mais la peur n'était pas là. Une clarinette chanta au milieu de mon abdomen. Comme les chats de la nuit, la discrétion était mon amie. La nuit me recouvrait et je la sentais m'engloutir et me dissimulait des yeux inconnus. Elle me prenait dans ses bras et je me laissais porter par toute cette nébulosité qui brouillait mes yeux.  

Comme la brume des nuits de Lune
Ce brouillard qui te cache la vue
Cette fumée qui te voile les yeux
Ce nuage d'échos.


Tous mes membres criaient. Ils criaient qu'on arrête et qu'on se repose, qu'on se laisse aller sur ce banc qui parait si confortable. Mais je continue, ne les écoute pas. Ils sont fainéants et non persévérants. Ils pleurent pour qu'on s'immobilise dans cet Enfer vivant, qu'on suspende les minutes, le temps de reprendre notre souffle. Mais on peut pas arrêter le temps. C'est ce que je n'arrête pas de leur répéter mais ils oublient et au prochain effort, ils seront toujours là à se plaindre. Ne sont-ils pas le reflet de l'âme humaine ? Alors je continue, à courir et croupir sous la bêtise humaine de mes jambes. Les bruits m'attirent, les flammes aussi. Je suis gourmande du danger et de l'adrénaline qui monte en moi lorsque je croise le regard de la personne que je torturerai. Des gens bizarres, il y en a partout, mais je ne saurais jamais qui ils sont. Je serais assise à côté de bête de foire, de meurtrier où de psychopathe. Mais comment le savoir ? Je vais peut être devenir comme eux, qui sait ? Alors fais gaffe, et oublie pas. Oublie ce que je t'ai dis quand j'étais encore cette personne sereine dans ma tête. Alors ne viens jamais. Viens jamais me rejoindre.

I'm a slave to your games
I'm just a sucker for pain
I wanna chain you up
I wanna tie you down
I'm just a sucker for pain


Des gens se disputaient dans cette ruelle où la nuit l'avait remporté sur la lumière de la lune. Les sorts fusaient mais je ne faisais pas attention. Ils pouvaient bien me tirer dessus tant qu'à faire. Quelque chose en trop sur cette Terre disparaitra au moins. Je ne dérangerai personne. Mais une scène m'attire. Une personne toute encapuchonnée de noir s’acharne sur quelqu'un que je n'arrive pas à voir, cachée dans mon angle. Et ce sort qui arrive de nulle part. D'une personne invisible. Juste en face de moi. Elle ne m'a pas vu. Heureusement. J'hésite. Pas assez pour que ma vie soit en danger mais peut être trop. La personne s'est probablement volatilisé, sous cette couche d'invisibilité qui la camoufle. Alors je me lance. Vers l'avant. Mes pieds tapent contre le sol et résonnent dans ce calme si silencieux. Je n'ai jamais couru aussi vite. En moins d'une milliseconde, j'étais en face, juste à côté de cette personne si discrète. Et je lui arrache ce que je peux. Désolé Inconnue.    

- Qu'est ce que tu fous ? Et t'es qui ?

Ma baguette est pointée dans son cou et je suis prête à tirer et m'enfuir le plus loin possible et la laisser la démerder. Je la fixe et parle le plus bas possible. Faut pas non plus exagérer et avoir des ennuis avec une personne de plus.

La survie est une chose égoïste.    
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Mangemort 67
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Re: Une rue tranquille

Message par : Mangemort 67, Sam 3 Déc 2016 - 18:05


Je débarque. Je suis le Seigneur Des Ténèbres, je fais ce que je veux.

Un soir, habituel, un soir, tranquille, un soir, de rencontre il fallait croire.

Vêtu d'un manteau de nuit, de mon masque rouge sang, accompagné de ma douce à écailles, je suivais la sauvage 87. Pour quelle raison ? Cela me regardait, moi uniquement puis bientôt elle, c'en était certain.

Oh oh... Cruelle matricule. Ainsi donc tu te laisses aller à tes sentiments. J'allais la rejoindre mais une personne s'invita. Enfin, je n'avais pas vraiment compris qui avait envoyé ce sortilège, mais une personne vouait s'en prendre à la masquée. Un soir qui ne devenait pas si habituel, ni tranquille.

J'avais vu, à peu près, l'endroit d'où était partie l'attaque.

- Va trouver la personne qui se cache dans l'Ombre. Tes sens te le permettront.

Et dans un sifflement adoré, ma douce créature venimeuse s'enfonce dans les ombres des bâtiments traquant sa proie et usant de sa langue pour trouver la chaleur émanant de ce corps audacieux.

Deuxième entrée sur scène d'une actrice non désirée. Ma pauvre mage noire, comment vas-tu t'en sortir ? Surtout que la dernière semble vouloir en découdre. Aïe aie. Je pense qu'il faut que j'intervienne. Elle m'en voudra sûrement, elle qui adore être une demoiselle en détresse.


CRAC


Me voilà, proche de la baguette de huit-sept qui a sauté quelques courts mètres plus loin, je la ramasse de la main gauche, la droite étant prise par la mienne. J'étais dos au duo corps corps féminin.

- Bonsoir Mesdames. Je vois que vous aviez envie d'un peu de chaleur humaine.

Je me déplace, je les contourne. Je ne tiens pas à effrayer la preneuse d'otages. Je montre que je tiens dans chaque main une baguette.

- Arrête ce que tu fais, jeune fille. Ne crois-tu pas que discuter est une meilleure solution ?

Bien que je voulais montrer patte blanche, j'étais prêt à réagir rapidement à une attaque de la sorcière ou d'une venue des ombres. Je ne savais pas si mon reptile l'avait trouvée ni si elle était encore là. Mais il fallait mieux être prêt à répliquer si la situation commençait dégénérer.

- Range ton arme.

Mon serpent était dans le coin, elle pourrait m'aider si le besoin se faisait.
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Alice Grant
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Re: Une rue tranquille

Message par : Alice Grant, Lun 5 Déc 2016 - 22:33


J'inverse mon tour avec 87 pour tout le RP, accord mutuel
Si mon poste ne va pas, me MP
67, à toi de voir si ton serpent me trouve où pas*, de toute façon je resterai pas cachée éternellement


La personne était désarmée à présent, mais pour Alice, la situation était trop floue pour qu'elle fasse autre chose que de voir ce qui allait se passer. Elle était bien placée pour savoir qu'on pouvait déconner puis se reprendre. On a souvent besoin d'aide. Observer. Sa réaction. Ses intentions peut-être. Si elle s'en allait, ce serait bien. Comme ça elle pourrait interroger le type. Après tout, elle avait juste vu une personne lancer un #Endoloris sur une autre. Et son réflexe avait été le Sortilège de Désarmement. Vous pouvez pas vous jeter des fleurs? Étrange, niait, mais ça avait été sa première pensée. Pourquoi vous vous tapez dessus? Personne ne mérite un #Endoloris.

Bon, toute cette histoire devait avoir un fond: on n'attaquait pas un moldu -à sa réaction, on pouvait deviner que ce n'était pas un sorcier- en pleine rue, comme ça, sans raison. Il fallait l'Oublietter d'ailleurs. Enfin, il devait y avoir une raison à tout ça, mais, en bonne philanthrope que la sang-mêlée était... bref, c'était plus fort qu'elle, voir ce qui n'allait pas, fouiller dans les sales histoires, juste pour voir si elle ne pouvait pas aider. Ça faisait même partie intégrante de ses valeurs. N'empêche qu'elle aimerait bien savoir avant de s'en mêler... zut, trop tard. Bon, elle comprendrait sur le tas, mais elle était à peu près sûre de savoir qui était la victime.

Tendre l'oreille. Guetter. Quelque chose. La serdaigle entendit un bruit de course. Tout proche. Non, là. Près de cette personne. C'est une jeune femme. Elle se jette sur elle comme un guépard, rapidement, lui murmurant quelque chose qu'elle ne pouvait pas entendre, pointant sa baguette sur son cou. Oh, quelqu'un d'autre... mais lâchez vos baguettes et calmez-vous, enfin! Qu'est-ce que vous avez tous, cette nuit? Qu'est-ce qu'il se passe?! On peut m'expliquer, histoire que je puisse prendre partie, là? Bon, je suis contre les Impardonnables, alors, c'est tout vu, mais... Hum, visiblement, aucun sort n'était lancé par l'arrivante. Mais qu'est-ce qu'elle fait? Est-ce qu'elle a les mêmes intentions que moi ou est-ce qu'elle est mêlée à tout ça? Un alliée? Un autre mal intentionnée? Elle préférait ne pas trop élaborer de théorie pour l'instant. Trop peu d'éléments.

La sorcière aux yeux noirs n'était plus crispée parce que l'attention n'était sûrement plus centrée sur sa position et s'avança même de quelques pas silencieux pour mieux voir l'apparence de tout ce petit monde. Une femme, sûrement. Masquée. Un... masque... Et l'autre, non. Une autre ombre masquée d'un rouge et couverte d'un manteau de nuit venait d'arriver. Un autre masque... Un frisson parcourut son échine. C'est des mages noirs? Ou est-ce que cette fois... cette fois... non... ça peut pas être...
Il ramassa la baguette qu'elle avait envoyée au sol.
- Bonsoir Mesdames. Je vois que vous aviez envie d'un peu de chaleur humaine.
Il effectue des gestes calmes. Il n'a pas l'air offensif.
- Arrête ce que tu fais, jeune fille. Ne crois-tu pas que discuter est une meilleure solution ?
C'es ce que je me tue à penser!! Mais, malgré tout ces jolis mots pacifiques ne se cachait pas un bluff?
- Range ton arme.
Ces deux-là sont ensembles. Les masques, la réaction... L'autre doit être avec le moldu. En tout cas contre eux. Et moi, c'est tout vu.

Il ne faut pas
Qu'elle range
Sa baguette
Surtout
Surtout
Surtout pas

Intuition
Grosse,
Grosse intuition
Mauvais pressentiment aussi
Bon, tant pis pour la discrétion. Si je vois qu'elle veut les écouter, alors, je crie. Ils sont plus âgés. Plus expérimentés. Et... ce sont...
- #Bloclang, murmura-t-elle en direction du sorcier, baguette pointée sur lui, espérant l'empêcher d'embobiner la sorcière, avant de s'éloigner de son ancienne position à pas de loups
Pas le temps d'avoir peur
Rester calme, lucide
*Elle l'ignorait, mais quelque chose rampait dans l'ombre. Quelque chose la traquait. La sentait. Quelque chose qui ne se laissait pas duper par une Cape d'Invisibilité.

EDIT: Souhait de réponse, merci de ne pas reprendre le sujet^^
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Mangemort 87
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Re: Une rue tranquille

Message par : Mangemort 87, Mar 10 Jan 2017 - 2:03


.sorry.
.i am late.

Evidément, il a fallu que quelqu’un intervienne. Tu ne pouvais te détendre tranquillement à jouer la masquée bienfaitrice -celle qui attaque les kidnappeurs, les racistes, et les homophobes- tu ne pouvais être la sirène des enfers abattant sa lamdam pour découper les vies des pires espèces, non. Non, il fallait toujours que quelqu’un arrive sans savoir. Que quelqu’un précipite ses principes moraux contre les tiens. Dans les ombres, une ennemie tapie voulait te priver de ton accès à la magie, sous prétexte qu’elle était pas d’accord avec tes pratiques. Great. Great.

Tu agites tes mains libres, comme une proie inoffensive, quoique dans les plis de tes combinaisons d’autres bois se cachent. Combien en avais-tu aujourd’hui ? 4, 5 ? Un truc de ce goût là. Tu avais remarqué combien les pro-moldus aimaient te priver de ta baguette, et avais pris le parti d’en avoir toujours plus que ce qu’ils prévoyaient. Tu montrais pattes blanches, toi le gentil petit chat au ronronnement sensuel, prête à fermer ta g*eule contre ses plaies futures, prête à la démembrer si elle cherchait encore à t’éloigner de ta seule défense contre la vie. Si elle voulait te priver de ta magie.

Tu ricanas en voyant une autre ombre se mêler à l’affaire ; baguette fièrement brandie contre toi. Oui, parce qu’avoir une baguette, c’était ok que si t’étais comme Eux. Dès que tu avais des idées hors du système, fallait tout t’arracher, fallait t’enterrer vivante à Azkaban. Bah voyons. Meh/10 à cette approche. Qui étais-tu ?
Tu étais celle qu’elle n’oserait jamais devenir, toute embourbée dans les mensonges des autorités. Trempée dans les normes dictées par ceux qu'elles arrangeaient.
Demain.
Mot lâché sur un ton chantant ; oh, si seulement tu n’étais que demain ! Non, non tu savais que rien de ce qui s’étalait avant n’était simple, rien de ce qui t’attendait plus tard n’était vrai, tu ne pouvais être qu’aujourd’hui. Mais tu avais cessé d’être aujourd’hui le jour où tu avais enfilé ce masque. Le jour où Lui t’avait donné des perspectives. Des objectifs. Et où 67 t’avait donné une chance de les atteindre. En un sens, tu dessinais, pas à pas, les traits de Demain, et par ce biais, le devenais aussi.

Il y avait deux êtres cachés ; deux ombres trop pleines de nuages, deux ombres si pleines de mensonges qu’elles ignoraient ce pour quoi elles se battaient. Elles ignoraient ce qu’ils feraient, le jour où ils sauraient ce qu’elles étaient. Elles ignoraient combien l’incompréhension est le premier pas vers la haine, et que sans dialogue, sans rupture du secret, elles étaient déjà mortes. Comme Elle.
Arundo glisse dans ta manche, passant de ton avant-bras à ton poignet. La baguette-dague, prête à blesser, prête à tuer, sans que rien n’y paraisse. Un vague scintillement sous le reflet de la lune, et l’ombre encore. Tu n’as pourtant le temps de la trancher que déjà, déjà

Sa voix résonne. Je est sur place. Pourquoi ? Depuis combien de temps ? Te suit-il parce qu’il doute ou parce qu’il se soucie de toi ? Il a ta baguette en main, et un sifflement entre les dents, se coulant contre les pavés, prêt à frapper. A-t-il pensé que tu avais besoin de lui ? Que tu étais démunie ? Ok, l’un des pions du silence n’a encore paru, mais l’autre est bien jeune pour être une menace mortelle. 67... à quoi joues-tu ? Ses mots engloutissent la nuit. Tentative (faussement ?) pacifique.

Range ton arme.


Et déjà, déjà un murmure lui répond. Un murmure contestation. Opposition. Personne ne fait taire ton maître. Personne. Inconsciente, tu vas crever.

- Vermine, quitte ta cachette.
Tes lèvres sont déformées d’une grimace inhumaine alors que dans une expiration, tu informules dans la direction du lanceur de sorts un #Sectumsempra Multiplicare. Comme ta connaissance de sa localisation est inexacte, un peu de métamagie devrait rétablir la vérité. Crie, crie toi qui ose vouloir le bâillonner.

cadeau : 300e message o/
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Arya Chamelet
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Re: Une rue tranquille

Message par : Arya Chamelet, Mer 18 Jan 2017 - 18:54


Requiem
Qui résonne
Au fond de cette ruelle
Sombre et triste
Paroles de mort
Châtiments éternels

Tout s'enchaîne beaucoup trop vite. Le temps, qui passait alors à la vitesse de l'escargot, était passé à celle de la lumière. Je n'avais rien vu venir. Et je ne savais pas à qui je me confrontais. Un coup de vent balaya mes cheveux et caressa ma main qui tenait cette baguette de bois dans le cou de cette ombre. Elle me fixe, me devusage comme si ce que je faisais était quelque chose d'insencé. Sûrement. Mais ne faut-il pas prendre de risque dans la vie ? Je m'enfonce dans ma cape. Mais qu'ai-je fais ? Je commence à regretter amèrement cette sortie nocturne. Elle me fixe. Toujours. Qu'ai-je fais ? Qu'ai-je fais ? Non, non, ne pas douter. Mais c'est ce que je me répète tous les jours, et voilà où est-ce que ça m'a mener. Danse, tourne, virevolte. Tu es la reine de la soirée. Personne ne te battra. Personne tu entends. Réveille toi, méchante bête. Attaque, mord,  griffe. Tu es un lion ou pas ? Courage, courage, courage. Toujours ces mots à la bouche. Que fais-je chez les Gryffondor ? Bonne question. Courage, courage, courage. Tu en as du courage, bien caché. Mais là, au creux de ton ventre, il est là. Va le chercher. Réveille toi, réveille toi. Où es-tu ? J'ai besoin de toi.

Kyrie eleison.
Dies irae, dies illa
solvet saeclum in favilla.
Quantus tremor est futurus,
quando judex est venturus,
cuncta stricte discussurus ?


Masque de l'ombre, au milieu de la brume. Rouge sang. Fantôme de l'obscurité. Il tourne tel une panthère à l'affût de sa proie. Les flammes lui chatouillent le visage. Il se baisse, remonte, danse au tempo de la marche funèbre. Grand, puissant, force noire, lumière rouge. Il se tend et se détend, frappe au milieu, muscles bandés, tirés. Majestueux du sombre, toi du transparent. Qui es-tu, toi, le ténébreux, avec ton masque rouge écarlate ? Un éclair, une vision. Je sais, je crois. Je me dites pas que. Non. C'est impossible. Non, il ne faut pas. Il ne faut surtout pas. Silence. Il fait nuit, il fait froid. J'ai peur, un peu, presque si il n'y avait pas l'adrénaline. Silence. Le lampadaire éclair une partie de son masque. Il fait froid dans le dos, avec ses airs de ... De ... Silence. La lune n'est pas là ce soir. Dommage. Les étoiles non plus. Silence.

- Bonsoir Mesdames. Je vois que vous aviez envie d'un peu de chaleur humaine.

Silence. Ne pas bouger. Ne pas se brusquer. L'observer. Les observer. Les deux. Silence. Tout doux, bijoux.

- Arrête ce que tu fais, jeune fille. Ne crois-tu pas que discuter est une meilleure solution ?

Silence. Paraître forte, sauvage, libre. Se grandir. Brandir la baguette. Ne pas bouger.

-  Range ton arme.

Idiot. Crois-tu vraiment que je vais t'obéir malgré tes deux baguettes et ta puissance ? Crois-tu que je vais me laisser faire ? Jamais. Tu ne me connais pas. Oublie ton plan. Oublie tout. L'autre personne de l'ombre pourra peut être m'aider. Je l'espère. Ce sera peut être plus équitable du feux contre deux non ? Sursaut. Le coup est parti trop vite. Je ne l'ai pas vu arriver. Lancer vers la fille de l'autre côté. Ce sort maléfique. Et m*rde. Réagir. Vite. Trouver quelque chose. De pas prévisible. Essayer de courir vers la fille. Agir.

Agir.

Agir.

Agir.

[size=39]Agir.[/size]


On ne sent rend pas souvent compte que l'action nous fait faire des choses débiles. On veut rattraper le temps, agir avant son ombre mais ça ne donne pas souvent un bon résultat. On dit n'importe quoi. On fait n'importe quoi. Et c'est exactement ce qui m'est arrivé à ce moment là. J'aurais pu renoncer et ranger ma baguette, me soumettre à sa volonté, mais non, c'était contre moi, contre nature. Fallait que je réponde, que je ne me laisse pas faire. Grosse erreur.

Tuba mirum spargens sonum,
per sepulchra regionum,
coget omnes ante thronum.
Mors stupebit et natura,
cum resurget creatura,
judicanti responsura.


Courir
S'arrêter
Ne pas courir
Se défendre
Attaquer
Petrificus Totalus
Sur le grand, le fort
Le masqué
Puis partir
Un Bombarda dans le dos
Pour se cacher de la dame en noire
Pour que la fumée camoufle mon départ
Un autre, encore sur cette dame, pour qu'elle explose
Maintenant, courir
Le plus vite possible.

Mes pieds s'envolent, tels des oiseaux dorés. Je cours, je cours, je cours. Je ne ressens plus rien. Direction la fille perdue, peut être blessée. Je vole, je vole, je vole. Je n'ai jamais parcouru une distance pareille en si peu de temps. Mes jambes automates avancent. Je me deolace tel le guépard. Mais aucune proie ne m'attend. Je galope, comme les chevaux sauvages sur les plaines dorées du coucher du soleil. Je sprint comme si dans le stade des JO moldus, et que la ligne d'arrivée était à un peine deux mètres. Je cours, cours, cours. Prions maintenant qu'aucun sort ne m'atteigne.



Edit Lizzie : Bonjour Arya. Conformément au Règlement RPG et au Grimoire des Sortilèges, il est interdit d'utiliser des sorts ne correspondant pas au niveau/à l'âge de votre personnage. Confringo étant un sort rouge, merci de bien vouloir éditer votre message et de faire plus attention à l'avenir.
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