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Harry Potter 2005 :: ~¤~ Pré-au-Lard ~¤~ :: Rues de Pré-au-Lard
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[Gare de Pré-au-Lard] Sur les quais
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Jade Wilder
Préfet(e)/Poufsouffle
Préfet(e)/Poufsouffle

Re: [Gare de Pré-au-Lard] Sur les quais

Message par : Jade Wilder, Mar 19 Jan - 7:10


Dans chaque vie, chaque être humain a des choix à faire. Des décisions à prendre qui parfois sont plus difficiles qu'il n'y parait. Jade accumulait les décisions douloureuses depuis bien des années. Elle avait fait le choix de s'éloigner de toute forme d'affection, faisant de son mieux pour ignorer sa nature même. Elle gardait des secrets, se cachait, cachait qui elle était vraiment pour ne pas avoir à souffrir de quoi que ce soit. Ou pire encore: faire souffrir quelqu'un. Que se passerait-il on lui arrachait une partie d'elle-même, une nouvelle fois ? Peut-être deviendrait-elle définitivement folle et tout serait réglé ? Non, bien sûr que non, la vie est bien plus vicieuse que cela.

Cependant, une vérité restait. La vie ne vaut rien, mais rien ne vaut la vie.

A quoi bon vivre une vie sans souffrance, si en retour on en profite pas ? Quoi qu'on tente, quoi qu'on fasse, elle nous réservera toujours le meilleur comme le pire. Elle a un prix comme beaucoup de choses en ce monde d'ailleurs, parfois le prix est trop lourd à payer. A de nombreuses reprises, l'Italienne s'était posé la question: pourrait-elle tenir face à l'épreuve d'une vie ? Pouvait-elle espérer mieux ? Oui. Mais pas pour elle. Chaque chose, chaque décision prises lors de ces dernières années avaient été mûrement réfléchies pour que tout se passe au mieux pour sa famille. Ceux à qui elle tenait. Bien évidemment, Jade aurait pu dire tout ce qu'elle voulait, ne pas s'attacher aux autres lui était totalement impossible. Elle n'était pas faite ainsi. La seule et unique solution était de porter un masque pour montrer au reste du monde quelqu'un qui n'existait pas. Un masque invisible, et pourtant si lourd à porter.

Ce jour là, la décision lui revenait. Elle pouvait rejoindre la Rébellion, ou non. Il n'y avait pas d'autre facteur, c'était à elle de faire son choix. Du moins, c'est ce que l'adolescente tenta de se dire l'espace de quelques secondes. Ça fonctionnait pourtant, l'illusion se faisait parfaite. Pourquoi accepter ? Elle avait d'autres choses à faire, à régler dans cette vie. Pourtant, le Destin en décida autrement.

- Jade, je comprends tes craintes, j’ai ressenti exactement la même chose, mais si je fais ça, ce n’est pas pour moi, je suis en septième année, je n’ai aucun intérêt à me battre, je vais quitter Poudlard. Pourtant, je le fais quand même, non pour moi, mais pour toi ! Je fais ça pour ceux qui restent et justement, il est important que ceux qui restent comprennent ce qu’il se passe, il faut montrer votre désaccord, dire non à tout ce système ! Jade, tu as pris conscience que Poudlard souffre de la présence de Kholov, peux-tu un seul instant imaginé que cela continue durant des années encore ? Je ne peux pas… Lizzie ne peut pas, on se bat pour que cela cesse ! Tu as le pouvoir de faire quelque chose… A toi de voir si tu as envie d’agir, de faire quelque chose pour stopper tout ça et faire en sorte que les élèves n’aient plus peur de se rendre d’un cours à l’autre parce qu’ils ont mal fait leur nœud de cravate !

Sourcils froncés, illusion éclatée. Les prunelles ambrées s'étaient ancrées dans celles de la Poufsouffle, cependant à la fin de son discours, Jade ne put faire autre chose que baisser les yeux. Elle avait tort. Il y avait des facteurs, finalement, et des facteurs déterminants. Bien entendu, entendre le prénom de Lizzie ne l'avait pas laissée indifférente. Pourtant, elle aurait dû n'est-ce pas ? Lizzie.. Cette frustration quand on ne peut mettre un nom sur ce qu'on ressent. Admiration ? Confiance ? Crainte ? Méfiance ? Elle n'en savait fichtre rien ! Et puis, même si elle le savait, à quoi bon ? Un grain de sable, elle n'était qu'un grain de sable dans la vie de son aînée. C'était sans doute plus simple d'avoir cette pensée plutôt que de chercher encore et encore une justification. Pire, d'espérer un quelconque attachement et de voir ses espoirs ruinés, brûlés à petit feu. Alors, le fait que Lizzie fasse partie de la rébellion était-il un facteur ?

Oui. Mais au final, pas le plus déterminant. Emily avait raison, au grand dam de la blondinette. Elle, ou chaque personne qu'elle fréquentait, subirait les lois de Kholov. Les nouveaux arrivants dans l'école de sorcellerie allaient devoir se plier aux règles, jouer aux bons petits soldats, vivre dans la peur. Et ça, il en était hors de question.

Lentement, les paupières délicates de l'Italienne vinrent se fermer. Une longue et lente inspiration naquit. C'était sa manière à elle de se concentrer. Qu'elle était bien dans sa bulle, malheureusement elle ne pouvait pas y rester. Pas cette fois. Pas dans ces conditions. Il était facile de se voiler la face, mais si cet égoïsme passait par le sacrifice des générations à venir, elle préférait se battre. Prendre ses propres décisions juste une fois. Sa présence changerait-elle quelque chose dans les plans de la rébellion ? Y trouverait-elle son utilité ? Pour le moment, c'était un flou total. Mais, chose incroyable, Jade n'avait pas peur de ce flou. Elle qui avait une sainte horreur de l'inconnu, se retrouvait face à un horizon dans l'ombre totale. Pourtant, pour la première fois depuis longtemps, elle n'avait pas peur de l'inconnu.

Un nuage nacré accompagna le relâchement de l'air acquis quelques secondes auparavant. Elle ne pouvait plus reculer à présent. Comment cela allait-il se passer, c'était encore un mystère, mais elle était prête à aller de l'avant et voir où les choses la mèneraient. Fixant Emily dans les yeux, Jade finit par reprendre la parole.

- Che cos.. Que.. dois-je faire ?

De simples paroles, juste une phrase, qui pourtant signifiait beaucoup. Elle s'engageait dans un domaine qu'elle ne connaissait pas, dont elle n'avait aucune expérience et qui pourrait s'avérer dangereux pour la suite de ses études. Mais honnêtement, elle n'en avait rien à faire à cet instant. Elle ne voulait pas voir sa vie réduite à cela, juste.. voir le monde brûler autour d'elle. Elle voulait aider. Faire partie de ce monde pour le rendre meilleur et peut-être envisager une plus belle fin qui sait ? L'Espoir, une des rares choses plus fortes que la vie elle-même. A cet instant, Jade avait l'espoir de pouvoir être plus qu'une simple élève dans une école de sorcellerie. Elle voulait changer les choses.
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Emily Lynch
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Re: [Gare de Pré-au-Lard] Sur les quais

Message par : Emily Lynch, Mar 26 Jan - 20:43


LA de Jade accordé.

Il était réellement temps que tout cela change, que les choses bougent ! Même si finalement, cela ne faisait guère très longtemps que toute cette mascarade durait, elle avait déjà suffisamment fait de dégâts comme ça. Il n’y avait pas d’autres solutions que de se manifester et exprimer par divers moyens son mécontentement, dire non, stop ! Assez d’élèves qui ont peur d’arriver deux minutes en retard ou d’oublier de dix minutes l’heure du couvre-feu. Il fallait arrêter tout ça, mais il fallait des personnes qui pourraient agir plus longtemps qu’un Emily sur le point de quitter Poudlard. Certes, elle pourrait toujours agir de l’extérieur, prendre contact avec des personnes mieux placées dans la hiérarchie, mais pour agir de l’intérieur, il fallait des personnes comme Jade, qui avaient une dent contre ce fichu directeur et qui était prêt à faire quelque chose.

- Che cos.. Que.. dois-je faire ?
- Kaëlie, la préfète des Gryffon, contacte là et elle te dira quoi faire…

Puis un blanc, comme s’il n’y avait plus rien à dire, plus rien à faire. Pourtant non, ça ne pouvait pas se terminer comme ça, c’était trop simple. Et puis Jade dans tout ça devait-être assez perdue, Emily ne pouvait pas se contenter de lui dire qui contacter pour s’en aller ensuite. Mais que faire de plus avec cette fille qu’elle ne connaissait pas ? Pourtant, malgré ce point, la rousse ne voulait pas partir, pas comme ça, pas avec Jade. Mais que faire alors ? Elle ne pouvait pas lui déballer non plus tous les projets de la rébellion sachant que plus le temps s’écoulait, plus il y avait un risque que quelqu’un décide de passer par ici. Mais alors qu’elle hésitait à partir, il se produisit quelque chose que la rouquine n’avait absolument pas prévu. Sans trop comprendre pourquoi, Emily était en train de serrer Jade dans ses bras. La réaction de l’italienne était des plus normale, en même temps qui aurait cru que tout cela allait se terminer par un petit câlin ? Emily pouvait sentir que la blondinette était toute tendue, sans doute à cause de la surprise ?

- Merci Jade, ce sont des personnes comme toi qu’on a besoin.

Même si elle ne disait pas pourquoi, Jade était sans nul doute le genre de personne qui ferait du bien à la rébellion. Le genre de fille qui a envie d’agir, mais pas n’importe comment et ça c’était quelque chose de très important. Maintenant, il n’y avait plus rien à faire, que dire de plus ? Non rien, il ne lui restait plus qu’à retourner à ses occupations habituelles, mais avant, il y avait une dernière chose à faire.

- Jade, laisse-moi te raccompagner !
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Jade Wilder
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Re: [Gare de Pré-au-Lard] Sur les quais

Message par : Jade Wilder, Mar 9 Fév - 13:07


- Kaëlie, la préfète des Gryffon, contacte là et elle te dira quoi faire…

Aller parler, comme ça spontanément, à une personne qu'elle ne connaissait ni d'Eve ni d'Adam ? Génialissime. Ce n'était absolument pas dans les habitudes de Jade, mais soit, si c'était nécessaire pour aider, elle irait. Quand aucune idée, comment encore moins, mais elle irait c'était certain. En tous les cas, l'entrevue avec Emily semblait terminée et c'était loin de déplaire à Jade. Emily était adorable hein, entendons nous bien là-dessus, mais la blondinette n'était pas franchement à l'aise et ce pour une raison précise. La rousse semblait bienveillante, comme si elle voulait l'aider à avancer et ça c'était hors de question. Jade devait avancer seule, aucune aide n'était envisageable.

Le silence se faisait presque pesant, Jade prit donc l'initiative de s'éclipser. Du moins elle tenta, puisque finalement c'est Emily qui bougea en première et ce.. pour la prendre dans ses bras ?? Oula oula, minute papillon ! Chaque muscle du corps féminin fut soudain tendu, comme si un danger imminent la guettait. Et c'était presque le cas. Jade était pourtant du genre à aimer les câlins et autres preuves d'affection, mais ça passait rarement lorsqu'elle ne connaissait pas la personne en face d'elle, ou qu'elle n'avait pas le désir de recevoir un geste d'affection de sa part. Emily.. était un cas un peu à part. Elle avait quelque chose de réconfortant, mais ces derniers temps, Jade ne voulait pas être réconfortée. Elle voulait rester dans sa bulle de protection, loin de toute affection qu'on pourrait lui offrir. Si vraiment elle n'avait pas supporté le contact de la rouquine, sans doute n'aurait-elle pas hésité une seule seconde à la repousser. Mais non. Alors elle attendait simplement, sans un geste, la respiration quasiment coupée.

- Merci Jade, ce sont des personnes comme toi qu’on a besoin.

Ça, ça restait encore à prouver. Et finalement, lorsque Emily la lâcha, Jade évita royalement son regard. C'était malpoli oui, mais dans son état d'esprit actuel, que voulez vous faire d'autre ? Elle ne voulait pas accepter quelconque affection, point. Bref. Il était temps de s'éclipser cette fois, mais Emily intervint de nouveau.

- Jade, laisse-moi te raccompagner !
- Non merci.

La réponse avait été directe. Peut-être un peu trop sèche d'ailleurs mais cette fois, Jade avait une raison un peu plus juste que "J'ai pas envie" dans son répertoire.

- J'ai quelques.. trucs à acqui.. acheter. Je peux me débrouiller, non ti preoccupare. Bonne journée Emily, e grazie.

C'est sur ces paroles que Jade s'éclipsa, préférant ne pas attendre une quelconque réponse - ou refus - de la part de son aînée. Elle avait effectivement besoin d'acheter certaines choses et ne tenait pas particulièrement à ce qu'on l'accompagne. En tous les cas, on peu le dire, cette entrevue avait été tout sauf banale.


~ FIN DU RP ~
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Elena Denger
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Re: [Gare de Pré-au-Lard] Sur les quais

Message par : Elena Denger, Jeu 3 Mar - 8:23





Recherche Elfe de maison !
Rp Unique, poste réservé à Evelyne Snow


Villa, grande villa, gigantesque villa... Poussière, beaucoup de poussière.. C'était une des seule chose qui faisait peur à Elena quand elle se retrouvait à dormir seule dedans. Mais elle avait eu une idée pour palier à cela. Un elfe de maison... Ou plutôt, une femme de ménage. Les elfes étaient bien trop moches... Puis avoir de la compagnie humaine de temps en temps restait une très bonne idée pour ne pas perdre la tête dans un si grand espace.

En début de semaine, elle s'était amusée à poser des affiches dans Pré-au-lard, l'une d'elle trônait à la Gare. Elle pensait qu'un petit boulot pouvait intéresser les jeunes de Poudlard. Après tout, un Gallion par mois pour nettoyer quelques pièces d'une villa le week-end ce n'était pas la mort... Elle proposait même une chambre ! Depuis, elle attendait patiemment...


Annonce
Emploi.



Bonjour,

Je recherche une personne motivé pour faire quelques heures de ménage le week-end.
Bien entendu, le travail sera rémunéré, vous aurez à disposition une chambre et un libre accès à toute la villa.
Si vous êtes intéressé, passez donc me voir à l'adresse ci-dessous.
Très bonne journée !
Elena Denger.

Adresse : The Chicken Sparkled House





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Shae L. Keats
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Re: [Gare de Pré-au-Lard] Sur les quais

Message par : Shae L. Keats, Jeu 28 Avr - 13:59


Suite de ce RP

Ollivander's puis Pré-Au-Lard, suite logique des chose. La gare, endroit ô combien fréquenté par les élèves du château, dont certains plus susceptibles que d'autres d'être intéressés. Ils avaient dit de placarder, j’obéissais. Petite contribution d'ma part à un projet dont j'ne mesurais pas l'ampleur, mais qui avait surement de l’intérêt pour les mages noirs. J'me souvenais d'ma première entrevue avec eux, accompagné d'la Shake. Et voilà qu'aujourd'hui, comme leurs centaines d'leurs p'tits larbins, j'me retrouvais à bêtement placarder des affiches qui, il faut bien l'reconnaître, puait la classe.

Enfin bref, voilà qu'fraichement débarqué à Pré-au-Lard, il avait fallu qu'je trouve des idées d'lieu fréquentés où j'ne risquais pas d'me faire choper. Imaginez un peu, un membre du personnel d'Poudlard chopé en train d'aider les Mages Noirs à faire leur propagande... J'vous dis pas l'scandal... Heureusement, aucun train n'était prévu avant un moment, tout était calme et sombre. J'me risquais sur l'quai, vérifiant bien entendu qu'personne ne s'y trouvait, et j'allais placarder l'affiche agrandie magiquement à côté du panneau des horaires, à visage découvert car estimant qu'je ne risquais rien. Reculant d'nouveau, j'admirais mon oeuvre avant d'lier de nouveau, lançant ceci affiché derrière moi:


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Amy Shields
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Re: [Gare de Pré-au-Lard] Sur les quais

Message par : Amy Shields, Jeu 28 Avr - 17:37


Poste unique


Ok, ok. Encore une ronde d'analyse. Bah oui, même si l'Ordre avait des alliés, c'était quand même mieux d'aller soi-même sur le terrain. Cette fois-ci, direction Pré-Au-Lard ! Un endroit très fréquenté et qui ne manquerait sûrement pas d'attirer les masqués pour leurs propagande à 3 Noises. Bah oui, leur but était de faire flipper les gens. Ca marcherait sans doute sur une partie de la population mais certainement pas sur toute. Remarque, ça laissait voir qu'ils étaient toujours bel et bien là. Amy ne les sous-estimait pas, loin de là, elle était très au courant de ce dont ils étaient capables, mais aller placarder des affiches. Enfin, il fallait éviter de critiquer parce que ça vous retombait toujours dessus après. N'empêche, qu'elle avait un avis très tranché sur cette histoire.


Crac. Amy apparut devant la gare de Pré-Au-Lard. Décidément, le Transplanage, elle s'y était habituée. Elle regarda autour d'elle et, constatant qu'il faisait nuit, elle décida de prendre un minimum de précaution et de se masquée juste au cas où. De nuit, rien ne pouvait indiquer que vous étiez surveiller ou encore qu'un membre du ministère passait par là. Si elle était découverte, bonjour l'angoisse. La Phénix revêtit donc son masque pour les yeux noirs puis, d'un pas assuré, s'avança pour pénétrer sur les quais. Rien sur le premier quai. Rien sur le second. Un craquement attira son attention et lui fit tourner la tête. Rien. Cependant, dans le noir de la nuit, elle put voir une formes rectangulaires sombre à deux quais de là. Ni une, ni deux, elle traversa les voies en courant, s'assurant au passage qu'aucun train n'arrivait, pour arriver devant la forme qu'elle avait apperçue.


C'était vraiment moche. Oh que oui. Pourquoi quelque chose d'aussi lugubre ? Ils pouvaient pas mettre un peu de couleur ? Non ? Ca attirerait plus l'attention pourtant ! Moins crédible ? Mais non, rien à voir ! Quoi qu'il en soit, avant de se faire pincer, chose peu probable vu l'heure, Amy sortit sa baguette avant d'informuler un #Flambios pour dessiner le message que tous allaient voir le lendemain.






Encore un chose de fait. Hé ben, parfait alors ! La brunette contempla quelques instant l'affiche sabotée avant de tourner les talons et de laisser le quai dans le noir et le silence le plus complet. Ses pas résonnèrent encore à sa suite, puis la nuit prit le dessus et l'obscurité fut reine.
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Alhena Peverell
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Re: [Gare de Pré-au-Lard] Sur les quais

Message par : Alhena Peverell, Ven 3 Juin - 0:58


RP avec Leo Keats
Puisque t'aimes bien la musique 1, musique 2


Des Cendres d'Innocences

___________________________


La curiosité est un très vilain défaut.
Elle tourmente.
Elle obsède.
Telle une folie supérieure qui vous pousse dans le vide.
C'est un aimant hypnotisant dont vous ne pouvez pas vous détacher.
Elle vous tire vers le fond et vous murmure d'une voix délicieuse de venir la rejoindre dans le coin sombre de la pièce.
C'est une noirceur mais aussi une légère lumière pâle.
C'est une drogue simple et pure : quand on a satisfait son appétit, on en redemande toujours.
La curiosité est un cercle vicieux infini qui peut prendre des proportions énormes, car si un ami n'est pas là pour nous arrêter dans notre folie, cette curiosité démesurée se transforme petit à petit en un sentiment terrifiant :

L'obsession


Il y a quelque chose de sombre cette nuit.
Quelque chose de blanc.
Quelques débris de vie qui s'enfuient.


Assise sur un banc, observant les quais vides. Il n'y a personne, juste toi et le vent. Un souffle métaphorique, un silence dénué de sens. Fermes les yeux, oublies ce que tu veux. Clope au bec, tues toi avec. Bouteille en main, penses pas à demain. Laisses-toi divaguer dans les méandres du néant. C'est enivrant, revigorant. Il y a juste un affreux mépris, un souvenir qui te sourit. Comment arrives-tu a vivre avec toi-même ? T'en vaux pas la peine.

Détritus de la société.
Pluie de larme exilée.
Gâchis d'oxygène.
Sérieux, ouvres toi les veines.


Eh ! Peverell, tu commences à devenir folle. Tes angoisses te violent. Tu peux toujours danser, effacer les traces de tes baisés. Souffle de la mort. Étreinte corps à corps. Personnification d'une idée. Ta plus belle amie jamais envolée. Valse d'illusion, amour sous pression. Peur insolente, provocation incessante. Jamais tu ne t'arrêtes. Continues à jouer avec ta silhouette svelte. Amer, dégout, acide. Langue futile. Mots qui ne servent à rien, pensée qui s'éteint. Aussi belle que la lune, légère comme une plume. Tes rêves sont comme les étoiles, tissés au milieu de la toile, mort depuis des années. Espoir cramé.

Petit enfant aux ailes abimées.
Fillette à l'innocence volée.
Poignet attachés,
Au monde de la dure réalité.


Lèves toi humain. Continues à créer chaos et chagrin. Tu n'es pas au bout de tes peines, il te reste encore tant d'année de haine. Avance vers les rails, allonge toi sur cette ferraille. Bientôt ce sera le crash, non t'es bien trop lâche. T'es comme un dessin bâclé. Une sculpture mutilée. Jamais tu ne pourras tomber dans le vide, te laisser mourir vers la lumière. T'es un être acide, à cracher par terre.


Belle Alhena, reviens sur tes pas. Rappelle toi...

« Dis papa, pourquoi les gens ont peur de moi ? »

Des souvenirs, rien que des souvenirs.
Face au mur, parfois tu murmures.
Seule folie chérie tu découvres.
Et tu pleures, encore et encore.
Relève la tête jolie petite étoile,
Tu verras autre chose que des larmes.
Imagine sa belle chevelure,
Son sourire arrogant,
Ses yeux de cristal.
Tiens-toi prête, il arrive.
L’amour te détruira de l’intérieur,
Et bientôt tes mains plongeront dans le sang sans que tu t’en aperçoives.
Mais continue de crier car un jour tu verras,
Tu n’auras que ça.
Ton éclat aura disparu,
Ta chair et ton sang auront disparu depuis longtemps.
Dans les larmes et les cris tu es née, dans les larmes et les cris tu mourras.
Meurs jolie chose.
Meurs.


« Parce que ton nom est un des plus grand nom du Royaume-Unis. »

Est-ce que tu les entends encore ?
Ces voix dans ta tête.
Ces voix qui te susurrent ta propre agonie.
Est-ce que ça te plais ?
Est-ce que ça te fait peur ?
Encore faudrait-il qu'il batte ton coeur.

Et d'ailleurs qu’est-ce que ça te fait ?
De savoir, rien qu’à six ans que ton destin est déjà prêt, fini, entremêlé avec la mort.
Alors que tu n’es qu’une gamine.
Une gamine qui sait beaucoup trop de choses.
Une gamine qui sera une arme redoutable, une arme fatale.
Rien que dans tes mains, résident déjà la tentation et la séduction.
Ta langue sera bien vite acérée par ce monde de pantin.

Mais ta cause à tes yeux, sera-t-elle aussi juste qu'eux ?


« Dis papa, pourquoi j’ai pas le droit d'avoir des amis ? »
« Parce que tu n’en as pas besoin. »

Tous des menteurs,
Mais regarde autour de toi.
Ouvre les yeux petite fille,
Même lui te mens.
Tu es contrôlée par leurs balivernes.
Prends en main la partie, bats les à leur propre jeu.
De toute façon, tu n’as rien à y perdre.
Parce que tu es une Peverell, tu es maudite.
Et ô combien tu sais que les étoiles noires s’éteignent vite.


« Dis papa, pourquoi j'entends des cris la nuit ? »
« Parce que tes frères ne sont pas sages. »

Dis-moi Alhena,
Que vois-tu dans ce monde de cruauté à la langue acérée ?
Pourquoi ne fuis-tu pas ?
Tu pourrais être heureuse.
Oh mais j'oubliais,
Tu n'as que six ans,
Tu n'es qu'une enfant.
Mais ton esprit lui, est bien plus vif.
Alors qu'est-ce que tu attends ?


« Dis papa, pourquoi on ne m'aime pas ? »
« Parce que tu serais une obsession. »

Oh jolie petite fille,
Mais quelle ironie.
Tu vois ces papillons si libre à qui tu arrachais les ailes ?
Et bien c'est ce que le monde des adultes t'arrache à ton innocence.
Et après tu t'emmures dans la folie.
Mais tu sais quoi ?
Ce n'est pas si grave après tout Alhena, car bientôt...

Tu grandiras.


Horreur absolu du non sens. Lèvres qui tremblent. Yeux qui se ferment. Coeur qui se craquèle. Métaphore. Incompréhension. Sarcasme. Sang. Mort. Ironie. Définition de toute une vie. Doucement tu rigoles. Un léger rire cristallin inaudible. Des larmes invisibles. Un foutu démon qui te ronge. Fais comme tes frères et soeur, plonge.

Philius, Brutal, mort à l'hôpital
Adrian, Renié, retour au passé,
Elladora, Rebellée, parents décédés,
Gallina, Blondeur, adieu petite soeur


Famille. Mot versatile. Qui te crispe, te fait grincer des dents, tuer des innocents. Vent qui succombe. Silence à l'intérieure de la tombe. Un homme derrière toi. Une ombre qui se voit. Un souffle qui s'entend. Une percé dans tes tympans. Tu sais qu'il te suit depuis le début. Mais tu t'en es bien foutu. Là, tu te décides enfin, le pousse sur le terrain. Tu expires la fumée, ton coeur consumé. Retournes toi vers l'infâme, tes iris émeraudes sondent son âme.

- Bonsoir Leo.

Tes yeux sont brûlés de larmes. Il lui suffirait d'un geste pour te faire tomber dans les flammes. Un mot pour que tu t'écroules à genoux. Que tu meurs sous ses coups. T'es partie loin d'ici dans ta tête. Alhena est loin d'être une bête. Au fond elle ne veut pas lui faire de mal. Mais le démon qui la grignote est synonyme de drame. Si jamais il remonte à la surface, Keats enfuis toi, saute pas dans la crevasse. L'ange noir est proche de la mort. On le torture, on le dévore. Tu ne peux pas la sauver. Tu serais alors toi aussi dévoré. Et là, tu n'as aucune chance. Tu ne peux pas gagner le combat cette fois cher confrère. Impossible de lutter contre les enfers.

Car l'Ange déchue est contrôlée depuis bien trop longtemps, par l'Immortel Satan.
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Shae L. Keats
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Re: [Gare de Pré-au-Lard] Sur les quais

Message par : Shae L. Keats, Ven 3 Juin - 23:17


Pv Alhena Peverell
Musique

Mangeurs d'Etoiles



Tu crois que tu peux tanguer. Impunément.
Tu crois que tu peux tout porter. Infiniment.
Tête droite.
Buste fier.
Et affronter les aléas.
Sans Flancher.
Sans faiblir.
Foutue comète.
Qui fait dérailler ta tête.
T'en parles pas.
Mais t'aime pas.


Ça te fait même peur. Peur. Peur. Parce que tu ne maîtrises pas. Ça virevolte dans tous les sens, à droite; à gauche. Et tu soutiens, discrètement, sans rien dire. Tu as besoin d'être comme ça. De sentir le poids du monde sur tes épaules.
Comme ça.

Ne pas flancher.
Rester droit.


Tu fonctionnes surement comme ça. A tendre tes épaules, de tous les côtés, pour sentir. Soutenir. Poitrine. Ça appuie. Fort. Fort. Fort. Ça pique dans ton sternum. Mais tu n'peux pas faire autrement. Te sentir vivant. À travers le bonheur des autres. On pourrait te voir comme un christ rédempteur. qui élève de ses deux bras. Sauf que c'est pas ça.
Tu n'élèves pas. Tu n'as pas les mots pour ça.
Pas le phrasé correct.

Ne pas flancher.
Le buste droit.


Colère. Qui bouillonne, dans ton ventre. Des bulles. Qui lèchent tes parois. Elles te fouettent. De leurs langues de feu. Colère. Qui dirige des pas. Depuis cinq ans déjà. Sauf que tu ne sais pas. Pourquoi.

Tristesse aussi. Mélancolie. Qui balance, doucement, dans ton ventre. Qui pique tes yeux. Imperceptiblement. Parce que tu la refrènes. Colère s'en charge. Elle t'empêches d'être triste. Toujours et à jamais. Que tu crois.  Que tu crois.

Honte. De tuer. De craquer. D'être ce que tu es. Honte. Honte. Honte. Qui bouffe ton bas-ventre. Depuis Trois ans déjà. Ne pas laisser voir.

Ne pas flancher.
Rester droit.
Jusqu'au bout.
Malgré tout.


Alors oui. T'es colère. Tu l'as MAUVAISE. Très mauvaise. Trop de fatras derrière tes paupières. Ça s'empile, d'année en année. Et tu le vois. Et tu le sens. Ça grouille. Ça gargouille. Et ça grandit surtout. Beaucoup. Tu ranges un tiroir. Referme une boite. Et tu en as trois qui se déversent. Sur toi. Ton âme. Et t'engloutissent. C'est pas la crue centennale. Mais t'es sous l'eau. Ici c'est Paris.

Ne pas flancher.
Le buste droit.


Tu la suis. Phare dans la nuit.
Seule âme qui vive, croisé dans ton périple. Pieds qui tapent, dans les couloirs. Plic. Plac. Tu erres ce soir. Toujours. Un peu.
Et tu la suis. Douce lumière. Que ce soir tu n'as pas envie de frapper. Étrangement.

Tu erres, tu erres.
Le buste un peu moins droit.
La tête un peu moins fière.
Tu erres.
Pauvre hère.


"J'te plaindrais presque". Qu'elle la ferme. Colère qui gronde ce soir. tempête future. Mais pas maintenant. Pas tout de suite. Tu ne l'aimes pas. Tu pourrais la tuer même parfois. Mais ce soir tu t'accroches à son ombre, mouvante. Silencieuse. C'est peut-^tre un mirage au fond. Mais non. Ton mirage c'est l'autre. La rousse. La vraie.  

Ça grogne en ton sein. Terriblement. Et ça te fait MAL. Colère. colère. Qui vient d'ailleurs, d'un autre monde. Colère qui roule. Vibre. Des abysses.

Braoum.
Tondeuse viscérale.
Braoum.
Elle te tord les entrailles.


Tu l'as suivie. Jusqu'à la gare. Sans te justifier. Silencieux sur le pavés. Ombres d'une nuit, vous partager son doux manteau sombre. Qui envahit le monde, recouvre les âmes en peine. T'es pas très loin. T'es pas très proches. Vous êtes éloignés. Par tous vos points communs.

Volutes. Volutes. Fumée délicieuse à l'odeur pralinée. Tu l’entraînerais bien. Au fond de toi. À tes poumons. Pour l'épouser. Cette foutue fumée. Et en finir. La laisser t'envahir. Tabac. Tabac. Foutue fumée. Elle tue. C'est vrai. Mais pas toi. Tu t'en fous. Tu as déjà tué. T'es mal placé pour rejeter les tueurs.

Fumée. Fumée.
Volutes. Volutes.
Tuer. Tuer.


Tuer le peu qu'il reste de toi. Encore une fois. Jusqu'au bout. Que tu implores à genoux. Et te laisser te relever. Marcher. Espérer. Avant te t'aplatir. Encore. Fragilité cristalline. Qui perce encore parfois dans tes prunelles opalines. Mais t'as pas le droit. Elle t'interdit de flancher. Cette foutu voix. Toujours debout. Jamais content. Ni entièrement. Vivant.
Tu l'as suivie.
Ton phare dans la nuit.

Ne pas flancher.
Le buste droit.
La tête haute.
Le regard froid.
Volutes, Volutes.


Ça vrille dans ton oreille. Comme un bourdon, une abeille. Un léger rire, cassé. Poupée. Fêlée. Brisée. Tu ne comprends pas que c'est elle qui rit. Trop inaudible pour que ton cerveau enregistre. Mais ça chatouille ton oreille. Tristement. Tendrement.

Un souffle. D'âme. Un souffle chaud. Qui échappe à tes lèvres. Pour cueillir l'atmosphère. Regard. Miroir de l'âme. Volutes. Toujours. Un peu. Beaucoup.

- Bonsoir Leo.

Bonsoir. Un mot. Un seul. Qui te cueille, soulève ton linceul. Lâche-le toi aussi. Fais lui de la place pour un soir. Une heure. Baisse les armes Keats. Baisse. Baisse. Baisse. BIM. Sur le sol. À tes pieds. Tu ne l'aimes pas. Mais tu laisses ça ailleurs.
Après tout tu l'as suivie.
Phare dans la nuit.

Volutes, Volutes,
Laisse moi tirer,
Volutes, Volutes,
Espérer,
M'élever,
À tes côtés.
Un soir Peverell.
Une heure.

Volutes, Volutes.


Il y a un truc étrange. Quelque chose dans l'air, qui emplit tes narines. Fais tourner tes yeux vers son visage. Tu ne sais pas ce que c'est. Une douce odeur soufrée. Tu n'as pas peur. Tu aimes bien cette odeur. Va savoir.

T'es un peu perché ce soir. Tu n'as pourtant rien pris. T'es juste pas droit. Maladroit. Tu tangues un peu. Et tu veux sa fumée. Tu veux des Volutes. Qu'elles t'envahissent, te cueillent.

- Bonsoir Peverell.

Tu sens que c'est important. T'as pas envie de la frapper. T'as pas envie de l'Emmerd*r. Tu veux juste l'écouter, un petit peu. L'écouter, un petit peu. Fumée.

Volutes. Tu t'assois à côté. Et tu soupires. Doucement.

- J'espère que tu as quelque chose de fort ce soir Peverell.
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Re: [Gare de Pré-au-Lard] Sur les quais

Message par : Alhena Peverell, Mer 8 Juin - 5:44


LA mutuel sauf de la parole
Musique

Cold.
Heart.
Beat.
If you ran away.
Come Back home.


Fermes les yeux. Profites de ces derniers instants. De ces derniers souvenirs que tu peux partager. N'oublies jamais ce premier sourire. Mais ne perds pas ton temps à travers les méandres de ta jeunesse. Elle est loin derrière toi maintenant. Des histoires d'adolescents. De la folie et des mensonges. Souris lui. Tout va bien. Il ne fait que te saluer. Il est légèrement éloigné de toi. Ne t'approches pas plus près. Ne déterre pas la hache, ne soit pas idiot.

Frissons. Fantômes qui dansent autours de toi. Ectoplasme. Fantasme. Face à lui, dos aux rails. Première rencontre. Premier baisé. Premier amour. Premier ami. Premier coeur brisé. Oubliette, une histoire fini dans les parcelles de ton être. Il ne saura probablement jamais. Il ne s'en souviendra pas. Il ne verra que des larmes sur lesquelles il pourra rire.

J'ai saigné du coeur à l'époque,
J'ai crié à n'en plus pouvoir,
Et je te souhaites une chose pire que la mort,
Elle est trop douce pour toi.


Du doigt tu désignes la bouteille de Whisky à tes pieds. Le sachet et les cigarettes. Le mégot meurt sur le sol. Grand silence. Il n'y a rien à dire. Il n'y a que des excuses qui devraient se murmurer. Mais le vent les emportent dans le vide du temps. Trop tard, te dit la voix. Trop tard, te dit ton coeur. Trop tard, te dit le monde.

- À chaque fois qu'on est sur le point de devenir heureux...

Basculer en arrière. Tomber au ralentis. Main tendue vers lui. Tête qui s'écrasera sur le métal de fer. Suicide intérieure. Mort extérieure. Qu'est-ce que tu attends de la vie. Rien...

-... La magie arrive et gâche tout.

Yeux clos. Une main chaude dans la tienne qui te retient de justesse. C'est moite, c'est trop collant, comme deux aimants, deux amants. Ça te rappel la première fois où c'est arrivé. Cette scène, cet endroit, ces mouvements déjà vécus. Mélancolie. Folie. Il te sauve encore et encore la vie. Un instinct qui persiste chez ce garçon que tu as transformé, maudit depuis des années. Tu aimerais lui expliquer...

Bataille entre le bien et le mal,
Bataille entre le blanc et le noir,
Bataille entre deux êtres que tout oppose aujourd'hui,
Mais qui se ressemblent sans merci.


Froid. Chaleur corporelle. Ses bras que tu connais déjà depuis longtemps. Tu ne cours plus. Tu ne déterres pas la hache car elle n'a jamais été enterrée. Tu ne l'as jamais fait. Tu ne le feras jamais. Tu ne pourras pas le pardonner tant que tu ne te seras pas pardonnée toi-même.

Fuis encore. Fuis loin. Mais il te retient. Te réchauffe. Calfeutré contre son corps. Il t'empêche d'être lâche comme un serpent. Deux bras autours de toi. Un souvenir ? La réalité ? Les deux se sont réellement passés. Un goût amère sur tes lèvres. Dès qu'il te touche à nouveau, t'as l'impression d'être salie. Encore et encore.

- Je te hais, tu me hais. Mais je suis la seule à savoir pourquoi.

Morale,
Vertue,
Équilibre,
Enfers qui arrivent.


On saigne tous de la même manière. On hait, on aime tous de la même façon. Toi, tu ne veux que retourner à la maison. Mais laquelle ? Tu n'as rien ? Même pas un espace où être heureuse. À Poudlard tu n'es jamais tranquille. À Londres c'est la mort. Au Manoir il y a tes enfants. Des regards emplis d'espoir. Peut-être qu'ils savent en fin de compte. Peut-être qu'ils ont compris. Quand tu les sers dans tes bras. Cette chaleur qui t'envahis. Comme là, maintenant, la même, dans les bras de Keats qui vient de te sauver. La chaleur des regrets et des remords.

Mais la vie c'est comme ça. Même si tu ne ressens plus rien pour lui. Il y a toujours cette chose qui reste, du garçon que tu connaissais, que tu aimais. Il avait eu de la tendresse. Il t'avait toujours appeler Dreadful. Il t'avait toujours énervé. Il t'avait un jour aimer. Et c'est dur à croire quand on le regarde maintenant. Bouffé par une folie passagère. En fin de compte, peut-être que c'est toi, qui lui as refilé une part de ton monstre, de tes ténèbres.

Haine,
Amour,
Que dirait la mort,
Que dirait la vie.


Tu t'échappes et t'assois sur le bord du quai. Entre lumière et noirceur. Allume une autre cigarette. Avale une pilule. Ça te rappelle vaguement celle de Malicia. Un léger goût acide qui ne passe pas, une amertume que tu as contre elle. Tu ne sais pas. En ce moment, elle s'effondre. Ça va vite la vie n'est-ce pas ? Ça va vite de tomber dans les ténèbres ? Elles sont si délicieuses. Si chaleureuse. Autant qu'un baisé, un ancien, un nouveau. Goût de fraise, goût de braise. Les démons de ton être. Ils sont parfait.

Danses,
Tournes,
Oublies,
Vis...


Aimes

Decadence. Incandescence. Insolence. Ai pitié de nous Merlin. Morgane, guide nous jusqu'au ciel. Échappe la de ses pulsions animales. De ce goulot de bouteille qui se porte à tes lèvres. De cette cigarette qui te tue à petit feu. De ces pilules qui rendent le jour comme la nuit, la nuit comme le jour. Celles qui te font perdre la mémoire. Planer au delà du miroir. Celles-ci ce sont les tiennes. Celles que tu fabriques que pour toi. Elles sont étranges, elles n'ont rien avoir avec toutes les autres. Elles sont faites juste pour toi. Pour que tu oublies. Usage personnel. Même pas la blondasse le sait. En plus, tes pilules c'est les meilleures. C'est les bonnes. Celles qui arrêtent le temps un instant.

Allongée, morte sur le quai. Chaleur frémissante d'un corps qui bouge à tes côtés. Tu ne sais pas ce qu'il fait mais ça se rapproche de toi. Pieds dans le vide. Cheveux posés sur le sol sale. Tu sens le front d'une tête contre la tienne. Tu ouvres les yeux et voit tes millions d'étoiles. Illusions. Réalité. La seule chose réel, c'est le cadavre à tes côtés. Allongés sur le sol, vous êtes beaux tout les deux. C'est l'effet de ta pilule : tu n'es pas stone, tu ne planes pas, t'éveilles tes sens, tu deviens heureux. T'oublis la vie en une bouchée.

Chacune des parcelles de ton corps frémissent. Douleur. Plaisir. Pleurs. Aucune idée. Juste un passé que tu voudrais oublier. Part Leo. Dégages de là. Laisses la tranquille. Laisses la mourir en paix comme elle le voudrait. Mais tu es comme Luke. Toujours là, pour la sauver...

Mensonges,
Trahison,
Pendaison.


- Qu'est-ce que tu fais encore ici Keats ? Si tu n'es pas là pour m'embrasser. Ne perds pas ton temps comme autrefois. Rentres. Dégages.

Encore la même scène. Encore la même phrase. Celle qui avait tout commencé. Comme ce lieu. Alors en la prononçant, dans ce contexte qui est le même. Peut-être que tout prendrait fin. Que ce n'était qu'un cauchemar. Que tu allais te réveiller dans ton lit de septième année. Que ce n'était qu'un rêve. Que rien n'était arrivé.

Gouttes d'alcool dans la gorge. Gouttes qui tombent sur tes joues nacrées...


Dernière édition par Alhena Peverell le Ven 10 Juin - 21:30, édité 1 fois
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Re: [Gare de Pré-au-Lard] Sur les quais

Message par : Shae L. Keats, Ven 10 Juin - 16:28




Mouvante.
Ombre insaisissable,
Qui une fois de plus,
T'échappe.
Tente de te filer entre les doigts.
Fuis-moi, je te suis.
Suis-moi, je te fuis.
Le chat et la souris.


Malgré elle, elle éveille ta curiosité.
Malgré toi, elle t'intrigue.
La femme à l'âme fascinante et attrayante d'une rose à la vêprée,
Retranchée derrière ses murailles d'épines qui te semblent bien désuètes.

Si tu savais Keats,
Si seulement tu savais,
À quel point tu as pu t'y piquer.


Tu aurais dû fuir en la voyant, si haineuse face à toi lors des duels.
Tu aurais dû fuir, des années plus tôt, sur ce même quai. Ecouter ton instinct.
Mais c'est déjà trop tard. Bien trop tard.
Et tu n'en sais strictement rien.

Souvenirs arrachés,
Bonheur volé,
Santé mentale bousillée.


Tu ne sais même pas expliquer d'où elles te viennent, tes voix.
Si tu savais que Dreadful détient la clef.
Que ce n'est pas elle, Mais toi.
La rose fanée, arrachée, déracinée.
Mais tu ne sais rien. Et tu ne sauras probablement jamais.
Les seules choses qu'il te reste, ce sont ces sensations qui s'éveillent à son contact.
Mais tu ne peux les comprendre.
Tu ne peux te douter.
Alors tu écartes, politique de l'autruche,
Diplomatie d'un burgonde.
Tu mets tout sur le compte de ton état, de ta fatigue, de ton cerveau si peu fiable.
C'est plus simple que de s'interroger, imbécile que tu es.

Et pourtant Keats,
Et pourtant...
Ce lieu.
Sa silhouette qui se dessinent à tes côtés,
L'intensité du moment.
Déjà-vu.
Déjà vécu.


Arrête un peu de planer Keats. Tu viens d'avoir Vingt-cinq ans, ancre toi les pieds au sol, que l'on en finisse. Tu as déjà trop rêvé. Et ça n'a pas payé.
La main de la brune, tendue vers le sol, qui te désigne le graal. Ta quête vitale. Elle t'invite, à consommer.
Alors tu lâches un bruyant soupir.
Tu te penches, attrape une cigarette, et l'allume. Un peu de chaleur dans cette nuit. Autre que ce phare maudit.
La fumée chauffe dans tes poumons,
Le goût praliné du tabac t'emplit la bouche, les lèvres, dilate tes papilles. Tu joues quelques instants, relâche ta fumée. Volutes grisâtre qui s'élève rejoindre les astres.
Tu apprécies le calme.
Parce que ce genre d'instant est au-delà des mots.

Partage intense,
Colère mutuelle,
Dont la source semble momentanément bloquée.


Et si vous faisiez une trêve, pour changer ? Un instant partagé, sur les quais. Qui n'appartient qu'à vous, dont personne ne saura jamais rien. Alors tu laisses tomber les armes Keats. Espérant que de son côté elle fasse de même. Le silence te laisse septique, apaisé.
Mais voici qu'elle le brise,
Tranche le manteau nocturne de la pointe de sa voix.

- À chaque fois qu'on est sur le point de devenir heureux...

Tu le sens déjà, le goût amer de la désillusion qu'elle va t'apporter, les mots qu'elle va poser, probablement vrais. Tu sens tout cela, mais tu n'es pas prêt à encaisser.
Mais tu ne l'interrompt pas.

Entendre les mots,
Se les approprier,
Les dresser pour que jamais plus,
Ils ne puissent nous blesser.


Tu lui tendrais bien ta main, pour ce soir. Balayer les rancœurs, vivre avant de haïr. L'empêcher de basculer, vers l'oubli, les méandres de l'âme. Une main moite.
Flash, Flash.
Encore.
Déjà-vécu.

- ... La magie arrive et gâche tout.

Tu acquiesce, silencieusement. Tu ne pourrais toi même sire le contraire sans mentir.
La magie représente pour toi une arme dangereuse que le sort a mis entre tes mains,
Et tu n'arrives pas toujours à maîtriser ce qu'elle te fait faire.  
Parce qu'elle te dirige, avec ta voix.
Elle bat en toi.
A trois pulsation contre une.
Toujours cette valse à trois temps.
Un temps pour ta voix.
Un temps pour ta magie.
Et un dernier, le plus long, pour ton âme.
Et battre la mesure, le tempo, sans arrêt ni repos.

Main chaude dans la tienne,
Douloureuse impression,
Mais tu persistes.  


Et pourtant vous partagez bien quelque chose sur ce quai de gare. Vos mondes vous sont propres, séparés par une multitude ou une absence de souvenirs, une vague mélancolique ou un déferlement de sensations inexplicables.
Et malgré tout cela.
Vos différences,
Vos animosités,
Vous êtes bien plus semblables que vous ne l'admettrez jamais.

Tu le sens cependant, ce gouffre entre vous. L'autre qui rêve à un monde auquel tu ne peux accéder. Ni même effleurer. Tu as déjà donné dans le partage de monde par deux fois. La première, ça t'a valu tes voix. La seconde, ta recherche active de paradis artificiels. Un canyon entre vous.
Si loin.
Si proche.
Et pourtant, tu la sens répugnée à la simple idée que tu puisses l'effleurer.
Poupée cassée, brisée, plaquée.
Mais tu ne sais pourquoi.
Tu ne t'en souviendras pas.
Elle y a veillé.

- Je te hais, tu me hais. Mais je suis la seule à savoir pourquoi.

Et pourtant.
L'un contre l'autre,
Tes bras plus ou moins autour d'elle.
Sensation d’irréel.
As-tu seulement conscience de ce que tu fais ?
Es-tu sûr de où tu es ?
Tu ne sais plus grand chose Keats.
Tu t'es perdu en chemin. T'as perdu tes illusions. Tes rêves, ton bonheur, tes souvenirs. Ta santé mentale. Et tes convictions.
Tu ne sais plus quoi faire désormais.
Tu ne sais plus être.
Ses paroles t'intriguent, t'inquiètent.
Tu ne saisis pas le double sens. D'autant parce que au fond,
Tu ne la hais pas tant que ça.
Mais pourquoi, de son côté, ce fonctionnement de rejet ?
Elle a tout de même essayer de te tuer lors de votre (re-)rencontre. Une haine telle qu'elle se voyait prête à ouvrir ton enveloppe charnelle,
Et laisser ton liquide vital s'écouler.

Si tu savais...

Et encore une fois, elle te file entre les doigts.
Se lève et s'éloigne, va s'asseoir plus loin, à l'écart.
Tu n'aimes pas l'injustice. Ou plutôt celle qui te concerne.
Tu n'aimes pas l'infondé.
Sa haine t'as l'air injustifiée,
Et pourtant tu sais que tu as dû la causer à un moment donné, Alors tu passes en revue tout ce que tu as pu faire.
Mais tu ne trouves rien,
Formaté.
Effacé.

Etrangement, à ses côtés, ta bête noire à l'air de s'apaiser.
Son souffle chaud s'amoindrit, reprend sa régularité,
Ta rage semble se reposer.
Alors tu souffles,
Tu expires ta fumée que tu envoies dans les nuées.
Tu observes les étoiles d'un air songeur,
Tout est si calme, ça te fait du bien, du repos.
Ta voix qui se tait, le silence nocturne seulement troublé par la respiration de la jeune femme à quelques pas de là.
Qui elle aussi fume.
Expire.
Volutes, Volutes.
Avale une pilule.
Tu n'oses t'approcher, la laisser respirer.
Un peu.
Tes pilules dans ta poche feront l'affaire, alors tu en prends une.
Que tu avales.
Elles sont fortes celles-ci, tu les as mérité.
Elles emmènent vers cet ailleurs où le monde n'a plus l'air si sombre. Ou il ne pleut plus que sur quelques personnes, mais bien sur tout le monde. Ou le dialogue est la chose la plus naturel qu'il soit. Elles t’amènent à elle. Ailyne. Ailyne lumière, phare dans la vie, soleil de tes nuits. Lune de tes jours, elle t'enfonce comme elle t'élève. Ta chimère.
Elle t'a poussé aux pilules. En te faisant voir un monde merveilleux que tu peines à retrouver. Alors tu couches, tu fumes, à la recherche de cet ailleurs tant rêvé.

Mais ce soir tu ne cherches pas cet ailleurs,
Tu cherches un contact, un présence physique à tes côtés
Une lumière, une fleur,
À laquelle t'accrocher.
Pour ne pas t'abandonner à la nuit,
Pour ne pas t'y perdre.


Alors tu te lèves, et une jambe après l'autre, tu avances jusqu'au quai, où l'ombre s'est allongée.
Tu t'étends à ses côtés, sans un mot une parole. Les yeux rivés sur les étoiles.
T'as envie d'ouvrir les bras à la nuit cette fois. Parce que tu n'es pas seul.
Tu veux accueillir ta vraie amie, comme il se doit.
L'embrasser, arrêter de la craindre, mais il te faut de l'aide pour tout cela.

Alors tu laisses tomber tes jambes et les armes.
L'émotion est palpable, mais tu te laisses aller, tu abaisses les défense. Tu sens ta colère retomber, peu à peu,
La peine monter elle aussi, mais tu l'endigues derrière d'autres sensations.
Tu es bien, pour la première fois depuis Ailyne, tu es bien.

Les yeux ouverts sur le monde,
Tu englobes le ciel de tes deux pupilles rondes.
Sa chaleur à ses côtés,
Ta crainte qui enfin s'enfuie en d'autres contrées.


Elle frémit. Alors que ta pillule commence à faire effet,
Et te fait t'envoler, un peu.
Les pieds sur terres mais la tête dans d'autres lunes.
D'autres mondes.
Où tu aimerais emmené Alhena.
Lui faire survoler les vallées comme tu l'as fait à dos de dragon.
Le silence n'est interrompus que par vos deux respiration, calmes et apaisées.

Doux va-et-vient aérien,
Caresse de l'air au sein de l'enfer,
Inspiration, Expiration


- Qu'est-ce que tu fais encore ici Keats ? Si tu n'es pas là pour m'embrasser. Ne perds pas ton temps comme autrefois. Rentres. Dégages.

Elle ne peut pas voir ton sourire, et pourtant il s'étire.
Il s'affirme.
Cette phrase éveille en toi une sensation de bonheur, mais tu ne sais pas d'où ça te vient, ni à quoi cela fait écho.
Tu aurais dit Kohane, mais non,
Tout remonte à bien avant.
Soirée d'été, c'est tout ce qui te revient.
Alors tu souris.
Parce que tu viens de trouver quelqu'un de probablement aussi amoché que toi.
Et tu lui tends la main, invisible, et maladroite.
Mais tout de même tendue.

Alors lentement tu te redresses, tu t'assoies,
Les pieds au bord du gouffre,
La tête dans les étoiles,
Et tu murmures, comme pour toi même.

- Pas pour l'instant Dreadful. J'ai pas envie de gâcher ce moment en y foutant des sentiments.

Et pourtant, ses lèvres continuent de t'attirer, exquisement. Étrangement, tu le sais, qu'elles sont douces, agréables. D'où tu le tiens, tu t'en moques.
Tu voudrais juste l'embrasser.
Mais avant tu veux cueillir la vie, le monde, la nuit.
Tu veux comprendre ses énigmes par lesquelles elles s'adresse à toi, les comprendre, les saisir, retourner, et apprendre.
La vérité.
Mais tu planes un peu.
Alors tu te contentes d'autres élucubrations.
Parce que tu as trouvé une allié ce soir, qui ne te laissera pas,
Gamin apeuré dans le noir.

- Le rêve, la magie, le commun... Tu crois qu'il y a une place pour les gens comme nous dans tout ça Lhena ?

Question légitime.
Pourquoi être obligé de s'envoyer en l'air pour pouvoir visser sur son visage un sourire sincère ?
Et cheminer les cieux.
À dos de dragon.
Pour pouvoir un peu oublier,
La réalité,
Avant d'y être brutalement ramené.

Un, deux, trois, c'est toi le chat.
Mais voici la souris qui faiblit.
Goutte dorée sur ses joues nacrées.
Vas-tu l'achever.
L'enserrer de tes griffes.
Ou au contraire la porter.
L'élever ?
Que tu le veuille ou non Keats,
Vous êtes liés.
Par le serment que vous vous étiez fait.
Avant que tu n'envoies tout valser,
Avant que ta mémoire vascille.
Plus souvent seul que mal accompagné.
Tu ne l'étais pourtant pas tant que ça à lépoque.
Tu le sais, au fond de toi,
Que Lhena te fait du bien.
Qu'elle t'apaise, car fait taire la partie d'elle qu'elle a laissée en toi.
Vous êtes plus semblable que vous ne l'admettrez jamais.
Mais ce soir vous pleurez,
Elle pour des raisons que tu ignores,
Toi parce que tu laisses aller.
Tu laisses couler.
Un peu.
Ton cerveau amoché.

Oubliettes.






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Re: [Gare de Pré-au-Lard] Sur les quais

Message par : Alhena Peverell, Ven 24 Juin - 3:38



Fermes les yeux.
Oublis.
Échappes à la vie.
Cours.
Lances toi.
Mais Leo, n'oublis pas.


Laisses-moi cette place floue dans ton coeur et dans ta tête.
Laisses-moi être celle qui t'as fait redevenir une bête.  
Laisses-moi être une partie de ta noirceur.
Laisses-moi être celle à qui tu as déchiqueté la vie et le coeur...

Haine,
Dégoût,
Effroi,
Mais pour toi ou moi ?


Leo est-ce que tu sens aussi ce vent frais frôler ton visage ? Ce râle de la mort qui nous fait perdre toute conscience. Cette volupté de sentiment et d'indécence. Le non-sens vorace. Comme si on tombait tous les deux dans la crevasse. Impossible de revoir la lumière. Impossible de respirer. Impossible de remonter à la surface. Qu'importe, quoi qu'on fasse.

Leo, si tu savais. Si tu savais seulement ce qu'on s'est infligé. À quel point tu as ris, pleuré, perdu et gagné.
Leo, tu m'as tué. Tu m'avais montré un monde qui n'existait pas. Un espoir cassé.
Leo, tu as été un des hommes les plus importants de ma vie. Un des premiers.
Leo, tu m'as tout appris, pris, volé. Arraché la destinée.
Leo, tu as tout ruiné.
Leo, je t'aimais.


Alors aujourd'hui, je pleurs de l'intérieur.
J'apprend à contrôler ce que tu m'as laissé.
Le jouet cassé que je suis, complètement brisé.
J'essaie de revivre, de renaître.
Mais il y a cette flamme qui me dévore et j'essaie, j'essaie...
Bouffée de la tête au pied.
Coeur qui s'effrite en un millier,
De petites particules de charbon.
La vie c'est long.

Il y a tellement de chose que j'aimerais te dire.
Des non-dit à travers nos regards, nos faux-sourires, nos effleurements.
Mais pour t'avouer la vérité, il faudrait avant grandir.
Mais nous resterons sûrement des enfants qui joueront jusqu'à l'aube des temps.

Éteins la lumière.
Souffles sur la bougie.
Laisses nous brûler là.
Dans cette nuit étoilée.
Devant la lune, sa majesté.
Témoin d'un monde émietté.


Souvenirs, souvenirs.
Sarcasmes, sarcasmes.
Mots durs sans avenir.
Ectoplasmes, Angoisses, Fantasmes.
Pleurs et choix.
Hurlement de ta voix.
Mauvais. Colère. Irrespect à l'allure d'une mitraillette.
Alors pardonnes moi juste ce petit Oubliette.
Lancé sans faire exprès sous la peur.
Vengeance. Stupeur. Torpeur.
Tu étais mon trompeur.
Mon détraqueur.

- Pas pour l'instant Dreadful. J'ai pas envie de gâcher ce moment en y foutant des sentiments.

Gorge desséchée. Alcool qui dégouline le long de ma trachée. C'est fort, ça déchire. Juste un écart dans la vie, un plaisir. Comme la fumée de la cigarette qui s'échappe de ma bouche. Désirs. Délires. Tombée dans un gouffre. Tentée par les ténèbres. Mon démon me grignote, victoire funèbre. Enfers enchainées à la cheville. Moi depuis ma naissance je pars en vrille.

Souffle délicat,
Chaos qui traine part là,
Mensonges qui prennent l'ascenseur,
Vérité dans les escaliers ralentis par l'apesanteur.
Un jour on s'affrontera dans un autre type de duel qui fait mal.
Un où les sorts sont interdits, un où seuls les mots auront le droit de viser le coeur : notre finale.


Mais faut pas que j'y pense. Faut que je reste là à planer. Bordel Keats, t'es toujours là à tout gâcher. Tu n'aurais pas pu rester dans ton lit. Me laisser moi, mes pensées et l'interdit. Me laisser pourrir seule ma propre vie. Déprimée du mal qui m'envahi. M'oublier juste cette nuit...

- Le rêve, la magie, le commun... Tu crois qu'il y a une place pour les gens comme nous dans tout ça Lena ?

Une place où Keats ? Il n'y a de place pour nous nulle part. Ni ici, ni au Paradis, ni aux Enfers, ni ailleurs. Deux grains de sable noirs sur une immense plage blanche parmi l'immense espace. On aurait simplement du omettre de naître. Ça aurait gâcher moins de choses, moins d'oxygène. Alors non, on a aucune raison d'être ici. Et ça me fait bien rire Leo. Ça me fait rire parce que je sais que tu connais très bien la réponse à ta question. Parce que tu sais ce que je vais te dire. Tu le sais déjà.

- Non.

Un rire qui s'échappe de ma gorge. Un rire qui te disait que c'était évident et que la question est bien inutile. Bien trop inutile. Tu sais faire mieux que ça Leo. Je t'ai connu, je le sais. Certes, c'était il y a bien longtemps. Mais je sais très bien que tu peux faire mieux que ça. Beaucoup mieux. Comme je sais que tu pourrais être quelqu'un de meilleur.
Tu crois que je ne les entend pas toutes ces rumeurs dans le château ? Tu ne crois pas que je sais très bien qu'elles sont toutes vraies. Parce que Leo j'ai appris à te connaitre, trop peut-être. Est-ce là le problème ?

Boum.
Le temps s'échappe.
Boum.
Secret qui se cache.
Boum.
Coeur qui s'effrite.
Boum.
Mort qui se rapproche.
Boum.
La musique s'éteint.
Boum.
Je dis Adieu...

Cette nuit n'a aucun sens. Nous deux là. Deux chats. Deux souris. Deux chasseurs à la quête de proies inaccessibles. Alors à nouveau, je ferme les yeux. Et je me pose les questions nécessaires. Je me demande encore, comment, tu as pu faire ça ? Comment, tu as pu être un aussi gros bouffon...

Je revois ton visage, illuminé par les étoiles.
Tes yeux pétillants d'une belle lumière quand tu me regardais.
Qu'est-ce qui c'est passé ?
Qu'est-ce qui a fait que ça s'est brisé ?
Qu'il ne reste plus que des petits éclats de verres.
Qu'une vieille destinée amère.


On dirait que même l'alcool ne fait plus effet. Que même les pilules de l'autre monde ne peuvent pas m'éloigner de toi. Deux aimants, deux anciens amants. Liés à jamais par un sang. Liés pour l'éternité, que tu ne peux pas te défaire de moi. Que ma voix, de l'entendre tu continueras. Jamais cette histoire n'aura de fin. Hormis si elle est décimée par la mort et les orphelins.

La colère s'immisce.
Les souvenirs qui remontent.
Les larmes sucrées qui tombent.
Mais pour qui tu te prenais sérieusement.
C'est fou comme je t'en veux.
Comme je ne peux pas me détacher de cette haine.
Cette haine qui bouffe mon énergie et mon coeur.
Ce sentiment horrible qui m'empêche d'être moi.
D'être mère.


Puis d'autres gouttes.
Des gouttes de pluies.
Je me relève.
Au moins maintenant, celles qui coulent sur mes joues, tu ne sauras pas si ce sont des larmes ou cette légère averse qui trempe mon visage.
Cette nuit le ciel pleure avec moi. Il a caché la lune et les étoiles. Il a pensé à refaire surface et avec ses nuages me débarrasse de mes cauchemars. De toi, d'elle. De mon passé.

Debout, rire amer au fond de la gorge. Je tourne, je danse. On dirait la petite Alhena. La folle petite Alhena. Celle qui adorait ça. Et ça fait du bien. Parce que même si cette pluie est sale, elle ne le sera jamais autant que moi. Jamais autant que toi. Alors elle nous purifie. Elle nous permet d'oublier quelques erreurs. Quelques méfaits immondes. Quelques coeurs brisés, quelques meurtres...

Alors Leo ? Tu veux danser encore avec moi ? Fêter la vie et non la mort comme d'habitude ? Est-ce que tu veux tourner et découvrir à nouveau le pays des merveilles ? Tendre les bras vers ce monde auquel tu avais autrefois eu accès. Le redécouvrir une nouvelle fois. Celui de la belle folie. Là où on était deux face au monde. Là où on avait encore des rêves. Qu'on pensait révolutionner le monde. L'écraser et en faire ce qu'on voulait. Là où on avait notre place...

- Leo le lion...

Mots presque fébriles parmi cette danse de la pluie. Presque futiles. Une enfant, une femme à la fois. Qu'est-ce que j'étais ? Qu'est-ce qui m'était arrivé ? Qu'est-ce que j'oubliai dans ce rire ? Dans cette pilule provenant d'un monde non-vivant ? D'un conte...

Mais en fait je m'en fiche et je continue de tourner. Tourner à l'infini. Tourner pour remonter le temps. Tourner jusqu'à tomber, m'écrouler de cette danse macabre.

Et en jouant à l'enfant, une nouvelle fois tu me rattrapes de justesse. Et je continues de rire à grand éclat. Parce que le rire, le sarcasme, c'est tout ce qui me reste ce soir. Aucune autre défense, aucun autre échappatoire. Juste le rire exquis d'une enfant qui appelle à l'aide. Et dans tes bras ça m'apaise, ça me tues.

Je recule d'un pas. La tête hypnotisée par les nuages, par la pluie qui tombe sur nos regards. Pourquoi on s'en va pas ? Pourquoi on se casse pas ? C'est pas bien ici. Je ne peux même pas allumer une cigarette. Je te tiens les mains, tout deux, la tête relevée vers le ciel. On a l'air con, on a l'air bête. On dirait qu'on a de nouveau dix-sept ans. Et qu'est-ce qu'on est bête quand on a dix-sept ans...

Puis un instant, je te lâche et je sais que tu me suis. Je rigole et me réfugie sous les abris de la gare. La bouteille fini, jètes la sur les rails Leo. Elle est morte comme notre histoire. Quoi que, il reste un fond qui se réchauffe. Une, deux, trois petites gouttes qui ne veulent pas partir. Même si dans l'avenir, l'une d'elle risque de glisser sur le sol, morte et desséchée.

Assise sur un banc, j'allume finalement celle qui noircit nos poumons. Ma tueuse préférée. Ma meilleure amie. Mon aveu morbide. Je te propose la même destinée. Les cendres se consument rapidement. Comme mon coeur.

C'est étrange cette sensation d'être avec toi de nouveau, d'être aussi loin quand même. Traverser l'Océan Atlantique à la nage pour te rejoindre. C'est fou comme on a changé sans réellement changer. On est les même ensemble, on est différent dès qu'il y a quelqu'un. Parce qu'il y a toujours ce petit bout du monde qui nous appartient, celui qui reste accroché à nos cerveaux. Celui du fantasme...

Bim, Bam, Boum
Tel est la vie
Bim, Bam, Boum
Encore une nouvelle philosophie
Bim, Bam, Boum
Nous sommes des insoumis


Mon coeur bat à l'allure d'une chanson. Elle est belle et moche à tes côtés. Être avec toi c'est s'empoisonner mutuellement. Peut-être que c'est pour ça qu'on s'attire, se déchire. Parce que la seule chose qu'on attend, c'est elle, notre vieille amie la mort.

Mais ce serait trop facile n'est-ce pas Leo ? Ce serait trop simple d'emprunter ce chemin qui, moult fois nous a murmuré des mots doux à l'oreille. Ce serait être trop lâche pour nous. Beaucoup trop. Ou alors est-ce l'inverse ? Un manque de courage ? La peur de souffrir ? La peur d'être oublié ? La peur de n'être qu'un nom sur une tombe. Une peur inconditionnelle où la volupté et les sentiments n'ont plus leur place.

Je me lève, me place face à toi. Appuyée contre un poteau, une jambe repliée. Je jète le mégot à mes pieds. Je te regarde dans le fond des yeux, ancre mes émeraudes mais tout ce que je vois ce sont des pupilles dévorant la chair. J'avoue que cette robe est plutôt légère et laisse entrevoir des atouts. Mais Leo, pour la millième fois, mes yeux sont plus haut. Raclement de gorge, dents qui grincent. Suffit de regarder ce que tu as déjà eu l'occasion d'effleurer.

- On devrait rentrer.

Leo en fait je tremble, j'ai froid, j'ai faim. Mais pas pour les raisons qu'on pourrait croire. J'ai besoin de cette lumière dont tu m'as montré le chemin, celle qui réchauffe. J'ai besoin de tes lèvres pour manger, pour me ré-approprier les ténèbres que j'ai laissé en toi. J'ai besoin de notre monde, celui qui m'apaise, celui pour lequel je succombe...

- Et si l'histoire n'avait pas de morale dit alice à la chenille...

Sourire léger. Je m'en vais. La pluie s'est arrêtée de tomber. Tu vas me suivre ? Tu vas encore jouer au preu chevalier ?

- Moi j'ai cherché et je suis tombée dans le trou du lapin...(HRPG : répliques WildChild)

Rire cristallin qui s'échappe de mes entrailles. Un beau rire. Un beau visage. Un beau regard. Une belle invitation. Comme à chaque fois que je les ai faites. Comme toutes les fois dans le passé. Tous ces moments oubliés.

Le vent chaud qui se lève. Un temps, une atmosphère étrange pour une nuit et un couple étrange.
Prends ma main.
Glisses la dans la mienne.
Ça ne fera plus de mal à personne.
Viens avec moi.
Viens dans mon monde.
Viens découvrir la vérité.
Viens comprendre ce qui t'arrive.

- Leo, le lion. Le roi des animaux qui a perdu sa crinière. Et Dreadful, la mère du mal...

Après il n'y aura plus rien.
Après ce sera presque fini.
Après c'est disparu, envolé.

- Il t'intrigue ce couple n'est-ce pas ? Tu as envie de savoir ce qui se trame ? T'as envie de comprendre le pourquoi du comment, n'est-ce pas ?

Dreadful et Leo le lion.
L'histoire oubliée.
Mais pour comprendre il faudra que tu me suives.
Que tu tombes une nouvelle fois au pays des merveilles.
Que tu redécouvres l'extase de cet ancien monde.
Que tu me fasses confiance.
Que tu prennes vraiment ma main.
Promis tu comprendras.
Mais pour ça,
Il faut,
Défier la mort,
Encore,
Défier l'amour,
Un dernier élan de bravoure.


Juste toi et moi,

Une dernière fois.

Fin du RP pour ma part
Suite ici.


Dernière édition par Alhena Peverell le Ven 9 Déc - 16:26, édité 1 fois
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Re: [Gare de Pré-au-Lard] Sur les quais

Message par : Shae L. Keats, Lun 27 Juin - 14:44




C'est un moment hors du temps,
Un de ceux qui suspende la vie, pour un instant.
On oublie que tout est éphémère, compter,
Qu'un jour où l'autre il faudra rendre à la vie ce qu'elle nous a offert.
Et pour un temps les horloges on cesser leur Tic-Tac infernal,
Les oiseaux ont cessé de chanter autour de nous,
Parce que ce n'est pas un temps ce soir.
Ni un instant.
C'en sont deux qui s'entremêlent,
Forment une masse opaque qui danse derrière mes yeux,
Parce que tu m'as pris ce présent là Alhena,
Et que je peux penser tout ce qui me chante, il ne me reviendra pas.
Et tu m'intrigues, ton contact m'est familier,
La terre s'arrête peu à peu de tourner.
Tes doigts, ta voix,
Tout fait partie de moi aussi,
Mais je ne peux l'expliquer.
Comment te dire cela.
C'est au delà des choses,
Au delà de tout ce que l'être humain peut expliquer.
Je te hais Alhena,
Mon corps me hurle de partir, fuir, à toutes jambes,
Que ta présence n'est pas bonne pour ce qui dort dans mon ventre,
Le bête que tu apaises,
Qui rentre un peu les crocs,
Douloureusement.
Et pourtant, je suis là.
Je t'ai suivi, d'abord à bonne distance.
Je t'ai suivie jusqu'ici.
Je n'ai pas réfléchi.
Phare dans la nuit.
Que m'as-tu fait Dreadful, pour que je te haïsse autant,
Mais que je ne puisse même pas l'exprimer.
Pourquoi cette constante envie de se racheter ?
De t'accompagner, t'aider.
L'autre fois tu m'as demandé si je voulais comprendre ce qu'il se passe dans ma tête.
Je ne veux pas comprendre,
Je veux l'éradiquer.
J'en ai marre de me terrer dans la seule place que la bête veut bien me laisser,
Je veux l'enchaîner,
La dominer,
L'éliminer.
Mais tu ne peux pas comprendre tout cela.
Parce que tu ne connais pas mon "ça".
Personne ne l'a encore jamais vu, et je sais que ça viendra,
Qu'à un moment les rênes se briseront,
Et que lui et moi ne feront plus qu'un.
Mais je ne veux pas en arriver là.
Jamais.
Parce qu'elle a déjà fait trop de dégâts.
Plutôt crever que la laisser m'habiter.

J'en ai marre de jouer Alhena,
De jouer à exister, de faire semblant de danser, rire, aimer.
J'en ai marre d'essayer, et d'échouer à vivre.
Je n'en peux plus de tout ça,
Et c'est peut-être ce qui fait que je suis là ce soir.
Avec toi.
Parce que tu donnes cette image d'en avoir rien à faire de ce que vivent les autres.
Parce que tu apaises la bête,
Parce qu'à tes côtés c'est silence dans ma tête.
Je ne veux pas savoir.
Je veux juste oublier,
Arrêter de me lamenter,
De pleurer,
Juste laisser couler, voir ce que le sort m'apportera,
Continuer à planer, à goûter les étoiles.
À caresser la vie du bout de mes pieds.
Voler.
Sans attache, ni rien à mes côtés.
Spirituellement je ne dépends de personne, tu comprends ça ?
Je n'ai personne pour me dire que penser,
Comment tourner, vivre respirer,
Et si parfois la bête m'éclipse, je continue à la blâmer,
Sans arrêt, pour toujours, à jamais.
Je suis la petite part de Kest qui lutte encore,
Seule lumière qui brille dans son fort intérieur
Et il est hors de question que je le laisse m'étouffer.
Il ne le sait pas encore,
Mais je gagnerai,
Dans cette foutue forêt.
MAis pour l'instant je continues à lutter, pour la vie, pour l'amour, et l'humanité qui dort en lui.
Pour sons identité perdue.
Parce qu'il ne sait plus qui il est,
Il est juste ballotter,
Projeté dans tous les sens.
Il croit toucher les nuées, danser, mais c'est sous terre qu'il s'enfonce,
Qu'il se perd.
Et ça me fait peur.
C'est pour ça que c'est moi que tu vois ce soir.
Parce que ce présent/passé réveille en lui un mélange de joie et de douleur qu'il ne comprends pas,
Alors il fait appel à moi.
Seul parcelle de lui encore libre, qui ne dépend de rien.
Qu'on l'entrave, le drogue, je resterai à jamais sa liberté.

Alors oui Lhena, tu m'apaises plus que tu ne veux bien le croire,
Allongé à tes côtés, j'aimerais que cet instant dure toujours,
Comme ce baiser de velours autrefois échangé en ces lieux.
Un flash, rien de plus,
Ta peau contre la mienne,
Nos doigts entremêlés.
Des sentiments dans le ventre.
Heureusement tout ceci repart aussi vite sue c'est arrivé.
Mais pourquoi me fais-tu ça Dreadful.
Me garder à tes côtés après m'avoir ôter tout souvenirs.
Réaction humaine, tu aurais dû me renvoyer.
Je ne suis pas un jouet.
Et nous ne comprenons rien à ce qui se trame ici,
Pourquoi tu nous gardes là .
Trophée de chasse ?
Je m'interroge, tandis que Leo vole.
Lui ne se souvient pas,
Lui ne sait rien de tout ça.
Mais je suis la boite à vécu aussi,
Celle qui enregistre tout,
Ne relâche rien,
Parce que ce n'est pas moi aux commandes de la frontière des souvenirs.
Mais je sais.
Je suis seule à savoir.
Part lumineuse de son crâne.
Et moi je te hais, de tout mon être, de toute mon âme.


- Non

Leo soupire, je sais qu'il s'en doutait.
Qu'il attendait juste un regard là dessus.
Depuis le temps qu'il la cherche,
Sa place,
Il a eu le temps de se rendre compte de tout cela.
Que rien de tout ceci n'était fait pour les rêveurs victime de désillusion.
Que l'on pourrait croire vivre en attendant la mort.
Mais c'est contre cela que je veux qu'il lutte.
Parce qu'on se fout de l'oubli.
On vit pour soi.
Nihilisme de Mer**.
Alors je prie,
Chaque jour que l'on fait, pour qu'il relève la tête.
Si il est trop brisé pour vivre et affronter.
Qu'il baisse les bras,
Se tranche les veines.
Mais si la moindre lueur autre que la mienne brille encore en lui,
Qu'elle se réveille,
S'alimente,
Et brûle les ombres jusqu'à la fin.

Et ton rire Alhena,
Qui le fait sourire,
Question idiote, inutile comme un pouffy.
Il le savait,
Il voulait juste partager son goût amer
Son air de rêve.
Après tout c'est un mangeur d'étoile,
Ne l'oublies pas.
Un rêveur infini,
Qui ne cesse de chuter.
Jusqu'au jour où il sera à terre,
Ou seule deux solution s'offriront à lui
Facilité.
Combat.
Nous verrons à ce moment là.


Le silence qui pèse, de tout son être,
Keats qui rêve à une étoile lointaine, à laquelle s'accrocher, se laisser porter loin de toute cette Mer**, de tous ces problèmes futiles qui ne devraient même pas être.
Toi qui sent ta colère remonter, pleure un passé que Leo ne sait plus.
Il est là, inconscient de se qui se trame sous tes paupières Alhena.
Mais moi je le sais.
Un passé dur à porter.
Un secret qui pèse, mais que tu gardes pour toi.
Parce qu'il y a aussi tes gamins.
Vos gamins.
Je sais tout ça, mais je n'ai pas de pitié.
Tu l'as voulu.
Il a paniqué, il a merdé,
Et toi aussi.
Vous êtes quitte.
Ou non.
PArce que tu t'es permise de mettre en péril sa santé mentale.
Tu pensais y arriver.
Et tu as échoué.
Regarde le maintenant,
Habité par un démon qui n'est pas le sien.
Rongé par des addictions dont il ne peut encore se défaire.
Et perdu, comme jamais personne ne l'a été.
Plus encore que la petite fille qui aimait Tom Gordon.
Par ta faute Alhena.
Alors oui,
Je te hais.
Plus que permis.

Un plic sur le bout de son nez, Keats qui rouvre les yeux.
Au dessus de vos êtres, les étoiles ont disparu,
Et l'homme sourit,
Discrètement,
Voilà qui mettra court à cet instant d’éternité,
Qui n'était finalement qu'éphémère.
Comme tout le reste.
Et derrière tes pupilles, je recommence à danser,
Alors qu'Alhena fait de même,
Elle d'offre à la pluie,
Et moi, toujours étendu, j'admire.
C'est beau une femme, qui s'offre à la nuit.
J'aimerai tant faire pareil,
Me laver de tous pêchés,
Mais j'en ai trop commis,
Même la plus acide des pluies ne saurait les déloger.
Colère, gourmandise, jalousie, l'orgueil, l'avarice, luxure, paresse.
T'es passif Keats.
Et je suis venu au monde sans jamais l'avoir désiré.
Sans l'avoir été non plus.
Un "oups", fruit d'une relation extra-conjugale.
Comment veux-tu avoir une vie sentimentale stable après cela ?
Si même ma mère que je croyais parfaite crache sur mes principes.
Alors que je n'avais même pas encore pointer mon nez.
J'imagine très bien la scène entre mes deux véritables parents.
Le Mer**,
Le on fait quoi ?
Puis l'abandon, l'un de l'autre.
Tu ne sais lequel a quitté l'autre.
Et tu t'en moques,
Tu t'es retrouvé caché d'une famille trop noble pour toi,
Ou rivalités fraternelles sont de mises,
Ou l'argent semble couler à flot.
Ça te semble encore si irréel, lointain,
Mais bientôt Keats.
Bientôt tu t'y plongeras.

Mais je serais là, pour t'aider,
Rester dans ce paraître, prouver que tu as pu t'en sortir sans modèle paternel,
Mais ça n'est pas le cas.
Regarde-toi.
Alors oui, toi aussi, tu veux danser sous la pluie.  
Enlacer la nuit.  


- Leo le lion...

Un nouveau tilt, dans ton crâne.
Cet amer goût de jamais vu,
Sans jamais retrouver quand ni pourquoi.
Ton cerveau te fait défaut.
Encore une fois.
Je sais bien ce que tu penses Keats,
Que c'est encore ces pilules qui te rongent la mémoire.
Que tu n'y es pour rien.
Mais tu es si loin de la vérité.
Tellement loin,
Encore une histoire de sentiments,
Toujours des foutus émotion.
Une peur,
Une porte qui claque,
#Oubliettes
T'as fouillé dans ma tête.
Trafiqué ce qui fait être.
Pensées,
Souvenirs.
Et tu me cache plus grave encore Alhena,
Mais je ne le sais pas.
Je ne sais rien,
Je ne suis pas roi du nord pour autant,
Mais ma connaissance et ma compréhension m'échappe.
Et Keats titube, sans arrêt,
Sans répit.

Il se relève, rapidement, attrape la bouteille et boit quelques gorgées,
Alors que tu continues de tourner.
Danser,
Sous la bruines qui semble t'éclairer.
Et tu trébuches,
Encore.
Je lance une impulsion réflexe,
Et Keats te rattrape,
De justesse,
Comme toujours.
Et tu ries Alhena,
Alors que son contact te meurtrit,
Te brûle  peut-être un peu aussi.
Mais lui ne peut pas savoir.
Et moi je vous observes, dans le coin de sa tête que tu n'as pas pu toucher.
Et je souris tristement,
Parce que vous ne vivez pas au même temps.
Présent, passé dans lequel il ne peut se replonger,
Mais dans lequel il t'accompagne tout de même,
Malgré lui.
Inconsciemment.
Montre-lui.
Vous n'êtes pas sérieux,
Parce que vous avez dix-sept ans,
Parce que le temps vous a ravi cette insouciance après laquelle vous courrez.
Sans arrêt.
Et tu t'écartes Alhena, le lâche,
Nous tire un soupir d'aise,
N'abuse pas de sa faiblesse,
De son absence de mémoire.
Il n'est pas un jouet,
Pas plus que n'est marionnettiste.
Et tu t'éloignes,
Et il te suit,
Sur le banc de la gare,
Recouvert de souvenirs qui ne lui reviennent pas.
Il fume aussi,
Te reprend un cigarette,
La bouteille étant finie,
Mais il ne prête pas attention aux trois gouttes,
Comment le pourrait-il ?    


Elle se lève,
Face à moi, appuyée,
Et je sens bien que tes yeux sont irrémédiablement attirés,
Par ces courbes et ces formes,
Qui te sont plus familière que ce qu'elles auraient dû être.
Un désir, qui monte petit à petit.
Pas parce que tu as peur de la nuit cette fois,
Non,
Mais bien parce que tu as peur d'être seul,
De ne pas comprendre cette houle spirituelle,
Qui t'empare à chaque fois que tu t'approches d'elle.
Un raclement de gorge,
Et tes yeux qui se relèvent.
Plonge dans les siens,
Et tu souris,
Légèrement.
Plus haut les yeux,
Plus haut,
Tu sais.

- On devrait rentrer.

Oui vous devriez,
Avant de vous laisser aller, ici, dans une danse intemporelle,
Celle de vos corps qui s'unissent,
Et vos peaux qui se retrouvent,
S'effleurent,
Avant que tout soit différent,
Parce qu'il n'est plus question d'amour maintenant.
C'est une question de deux être irrémédiablement attirés,
Malgré eux.
Qui s'empoisonnent, sans arrêt.
Jusqu'au bout.


- Et si l'histoire n'avait pas de morale dit alice à la chenille...

Non. Toute histoire a une morale.
Il n'arrive rien par hasard,
Du moins c'est ce que je crois.
Keats, lui, est plus nihiliste.
On ne vit que pour mourir, en attendant que les choses nous tombent dessus.
Puis finalement on sort de son trou,
Lentement.
Pour goûter à une fruit qui réchauffe,
Qui aidera même une fois la tendresse évaporée.
Un souvenir heureux dans lequel se réfugier.
Mais tu lui as ôté.

- Moi j'ai cherché et je suis tombée dans le trou du lapin...

Tu ne saisis pas,
Tu planes surement un peu trop,
Mais tu t'en moques, voilà qu'elle s'éloigne,
Ris,
Belle dans sa déprime,
Belle dans sa torpeur,
Belle dans ce passé présent où battent vos cœurs.
Mais pas l'un pou l'autre.
C'est fini tout ça.
À jamais.
Et je me lève, m'approche,
Reprends les commandes.
Parce que je ne suis plus la partie souvenir.
Je suis Leo, dans son ensemble.
Bancale, perdu, oublié des hommes, inadapté.
J'ai peur de l'oubli Alhena.
Mais je veux savoir pourquoi tu réveilles tout cela chez moi.
Cette irrémédiable envie de te frapper, de t'enlacer, de t'envoler.  
Deux mains se languissant de la chaleur de l'autre.
Deux corps qui tendent à une dernière étreinte.
Je te hais.
Mais tu es là,
Toujours là.
Pourquoi.  


- Leo, le lion. Le roi des animaux qui a perdu sa crinière. Et Dreadful, la mère du mal...

Sourire, rapide,
Qui m'évoque quelque chose de lointain.
D’irréel,
Un peu comme ta main dans la mienne en ce moment,
Comme cet instant,
Cette gare.
Mais où sommes-nous Dreadful ?
Quand sommes-nous ?
Je ne sais plus rien,
Je suis perdu,
Je ne sais plus qui tu es,
Autant que je ne sais plus qui je suis.
Et ainsi va la vie,
Dans sa valse onirique créée pour mieux briser,
Les rêves, les genoux.
Tomber à terre,
Et regoûter à une autre forme de rêve.
Quête du premier.
Mais où va-t-on nous deux ?
Qu'est-ce qu'on fait là ?
À se haïr mutuellement,
Sans que je sache pourquoi.
Et à désormais vouloir s'unir,
Une dernière fois ?

- Il t'intrigue ce couple n'est-ce pas ? Tu as envie de savoir ce qui se trame ? T'as envie de comprendre le pourquoi du comment, n'est-ce pas ?

Ca doit sûrement être ça.
Je veux savoir,
Un Œdipe des histoires,
Quête permanente de vérité.
À s'en brûler les ailes,
À s'en crever les yeux,
À pleurer tous les eux.
Ne sois pas Tirésias.
Ne m'aveugle pas de tes mots lorsqu'ils sortiront.
Jamais.
Trois gouttes.
Et je n'en sais rien.
Et la première qui s'évapore.
Sans que je ne l'ai vu.

- Viens.

Et sans lâcher sa main, je l'entraîne à ma suite.
Cigarette à la main,
Pilule au fond de la poche.
Ce soir je n'en aurais pas besoin.
Il y a d'autre moyen d'atteindre les nuées.
Alors viens Alhena.
Recommençons.
Une dernière fois.


Fin du RP


Dernière édition par Leo Keats Gold le Mer 18 Jan - 3:50, édité 1 fois
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J'étais là sur le quai…

Message par : Erundil Trismegiste, Lun 22 Aoû - 19:58


J'étais là sur le quai…


RP avec Harmony


Me voici bientôt emporté par les houles de ce bateau mécanique avachit sur des rails métalliques. Sur le quai, on y voit de tout. Les fous, les attendus, les espérant, les enfants priant le retour de ses parents, le parent ne pouvant plus attendre le retour de l'enfant prodigue. Il y a de tout et je suis là. 5Ème année à fêter ses fêtes sans ma grand-mère. La première sans mon frère. Il ne peut pas venir.
Dans mes yeux flottent une marée basse. Je ne l'écoute pas, elle s’asséchera. Je ne sais même pas si elle naît de chagrin, de colère, d'impuissance. J'ai trop peu dormi la nuit passée. Je me perdais dans mes pensées. Mon plus beau cadeau serait que finalement, il soit là. Qu'on soit tous réunis.

Fatigué, quelque peu déçu. Je suis content de voir ma mère. Bien sûr que je suis content de la voir. On saura s'amuser tous les deux. Mais ces vacances seront tout de même assez triste sans les absents.

Je suis devant le vide, la machine à grande vitesse arrivera bientôt, hurlante comme le vent terrible au lointain sur les falaises. Et là, sur les quais, les bruits, les rires se mélangent en sanglots. Les pas se perdent vers les ailleurs, toutes les sortis s'inondent. Mes yeux le sont encore un peu. Je regarde face à moi. Au loin. Elles vont partir ses larmes et retourner à Madeleine, bien vite, elles vont s'enfuir avec ma peine.

Je me perds bêtement, je me perds comme un enfant, comme un de ceux qui ne voient pas revenir ceux pour qui ils font les vœux, ceux qu'ils veulent voir heureux. Et vivre surtout, ensemble, être parmi eux.

Tout cela est ridicule. Ce sont les vacances. Je vais passer un moment magiquement et extraordinairement ordinaire avec ma mère et sa chaleur maternelle, un bon lait de poule sûrement, une bièraubeurre, peut-être bien. Je tente de me ressaisir, ça va être bien. Pour elle non plus, ce n'est pas facile, ce n'est pas sa grand-mère mais sa mère. Est-ce que je me vois la perdre, elle ? Non. Et ce n'est pas son frère mais son fils.

Allez, finis tout ça. Je le verrai une autre fois. Et je sais qu'il aurait aimé être là. Alors c'est bon. Tout va pour le mieux dans le meilleur des mondes possible, comme disait, je ne sais plus qui. Je ne remarque plus les gens autour de moi. Je pense juste à ma valise, à mes côtés, faisant la moitié de ma taille, ce manteau lourd et épais qu'il m'avait offert l'an dernier. Bien pratique contre e froid terriblement  hivernal. Ce qui est normal, pour cette saison des fêtes de fin d'année.

Je ne vois, ni entends le train. Mais quand va-t-il arriver ?
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Harmony Lin
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HarryPotter2005
Année à Poudlard : Cinquième année

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Re: [Gare de Pré-au-Lard] Sur les quais

Message par : Harmony Lin, Mer 24 Aoû - 23:47


RP privé avec Erundil Trismegiste

La Gare... Lieu que nous, élèves de Poudlard, ne fréquentons que quelques fois par an. Pour aller à notre école au début de l'année, pour en revenir chez nous pour l'été et enfin, ce pourquoi je suis la aujourd'hui, pour les vacances. Comme beaucoup d'autres élèves, je m'avance sur le quai de la gare. J'attends le train. Le train qui me ramènera chez moi. Le train qui m'amènera auprès de ma grand-mère, qui m'attend.

Bizarrement, je ne sais pas si j'ai vraiment envie de revenir. J'ai peur que retourner à Londres fasse renaître en moi les souvenirs de la mort de grand-père. J'ai peur que grand-mère ne me laisse pas reprendre le train pour Poudlard quand viendra la fin de ces vacances. Mais je n'ai pas le choix. Il faut le prendre. Il faut l'attendre. Alors je patiente. Tranquillement. Enfin, pas tant que ça. Je ne suis jamais tranquille depuis que cet homme a torturé et tué mon grand-père sous mes yeux. Depuis qu'il a failli me tuer. Alors je regarde autour de moi. Cherchant sans doute à me rassurer, à vérifier que l'homme masqué n'est pas là.

Mais là, alors que, tremblante, j'examine toutes les personnes qui, comme moi, attendent le train, je vois un homme. Grand. Je ne vois pas son visage, il est caché par son épais manteau. Il a la stature de l'homme masqué. Et il me regarde. Intensément. Ou du moins telle est mon impression. Et mon cœur s'emballe. Il fait du tambourin dans ma tête. Tout mon corps me hurle de m'enfuir. De fuir de regard. De fuir cet homme. De fuir la mort. Et alors que son regard se détache imperceptiblement de moi, mes yeux s'écarquillent de frayeur et mes jambes se mettent en route toutes seules.

Je cours. Dans l'autre sens. Je cours comme si ma vie en dépendait. Je dois paraître bien étrange à toutes ces personnes dans la gare mais je n'y pense plus. Je suis terrifiée. Il est là. Il va achever le boulot qu'il a commencé. Il ne va pas tenir parole. Et tandis que je cours, mes pieds semblent savoir où ils vont. Ma tête, elle, est perdue. Mon cœur, lui, vacille, il tremble de peur comme tous les membres de mon corps. Je sors du quai, j'entre dans la gare. Un endroit sécurisé. Calme. Je vais m'effondrer. J'ai peur. Est-il derrière moi ? Je n'ose pas me retourner. Je n'ose pas vérifier s'il m'a pris en chasse.

Puis tout à coup, je m'arrête. Je n'en peux plus. Je suis fatiguée de courir. Fatiguée d'avoir peur. Qu'il vienne me tuer s'il le veut. Je rejoindrais Maman s'il le fait. Alors je m'assois par terre, dans un coin et, appuyant mes coudes sur mes genoux relevés, je cache mon visage de mes mains. Je souffle de façon irrégulière. Mon cœur s'est emballé et a du mal à retrouver un rythme normal. Je reste tranquille, attendant avec appréhension que l'homme se montre. Une larme coule sur ma joue. Dans mon esprit, c'est ma dernière larme.
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Erundil Trismegiste
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Re: [Gare de Pré-au-Lard] Sur les quais

Message par : Erundil Trismegiste, Jeu 25 Aoû - 11:16


Le temps s'enfuit sur les rails de mes pensées. Pourquoi ? Me quitte un instant la tristesse. Je me sens bien. Serein. Couvert de lumière, de l'or solaire, la foule me quitte pour me laisser seul avec ce tout, autour de mo. Les gens se pressent pour la plupart. Ils marchent vite. Je me concentre sur ses pas. Des pas lents, patients face à l'heure qui se joue de nous et ce train qui ne veut pas arriver, peut-être a-t-il trop hâte d'être en vacances également.

Quand viendra ce soir, J'aurai oublié tous ces gens, leurs couleurs, leurs bruits, leurs parfums. Danseront en moi des souvenirs flous qui galoperont. Comme galope un bruit qui s'approche de moi. Quel est ce bruit affolant et affolé ?

J'ouvre les yeux, apercevant une folie bleue. Un visage. Un regard. Une détresse. Pourchassée par quelque chose. La vie ou la mort. En elle semble se dessiner le mal qui lui a été fait. Elle balaie le quai jusqu'au bout. C'est la terreur qui l'anime. Mais cette folie bleue. Oui, c'est bien ça. C'est une serdaigle, je l'ai déjà vu. Peut-être même parlé. De son nom j'ai nul souvenir.

Mais elle est de ma maison. Je ne vais pas la laisser comme ça. Peut-être a-t-elle des soucis ? Je ne vois personne la pourchasser, mais cela ne signifie rien. Il est beaucoup d'ennemis qui savent se mouvoir dans l'ombre, ou à l'abri du regard. Ceux vendant leur âme à la première supercherie qui se croit au dessus du reste des vivants. Je ne la laisse pas seule.

Je marche vers elle, ne sachant vraiment si je tomberai sur sa présence déboussolée. Au vue de sa course en ligne droite, je présume qu'elle a continué comme ça jusqu'au bout d'un souffle affaiblit par sa détresse. Je me presse tout de même un peu, sans me laisser affolé par une inquiétude. Elle est partie vers l'aube et la distance entre elle et moi s’affaiblit. Une présence dans un coin. Recroquevillée sur sa solitude, sa peur, son impuissance. Étrangement, une fraction de seconde, me souviens l'odeur de lavande que l'on sentait chez ma grand-mère. Pourquoi me rend-elle nostalgie ?  Je ne me laisse pas enivré par le parfum du passé. Je reste attentif à mon regard qui me fait observer elle, cette fille déjà vue par le passé, et aujourd'hui complètement affolé. Je m'approche un peu plus, calmement, sans vouloir une seconde l'affoler plus que de raison.

Je m'arrête. Attentif à ce qui m'entoure. Je regarde autour de moi. Rien. Personne. Quelques passants qui ne daignent même pas se rendre compte de son existence. Alors je repose mon attention vers elle, ne sachant pas si elle a remarqué que j'étais là. Et si elle a remarqué une présence, peut-être en sera-t-elle effrayée. Alors je reste sur mes gardes, attentif à ses gestes. La mains gauche légèrement serré dans mon fourre-tout. Prêt à me défendre contre elle. Ou quelqu'un venant de derrière. Son souffle est rhapsodique, la symphonie de son être irrégule son corps et son esprit. Ce n'est que maintenant que j'y pense… Je ne sais pas du tout quoi faire dans une telle situation. Bon, dans le doute, rester simple... Marque de politesse.

- Bonjour.

Bien joué ! Je me dois de rester calme. Pour elle. Me présenter peut-être ? La rassurer sur mes intentions.

- Je m'appelle Erundil, et tu n'as rien à craindre de moi. Tu es à Serdaigle également, n'est-ce pas ?

Je ne m'approche pas. Je reste debout. La faible lumière derrière moi ne lui permettra pas de voir distinctement mon visage. Peut-être tant mieux, vu ma trogne, elle pourrait faire une sincop'…

Je la laisse prendre note des informations de base que je lui envoie.

- Je … Je t'ai vu courir. Tu semblais fuir quelque chose. Est-ce que … Est-ce que quelqu'un t'as fait du mal ?

Pourquoi dire cette simple phrase me fait déchirer le cœur pour déchaîner une rage de toute splendeur. Une envie soudaine et sanguinaire me fait déglutir de passion face au massacre d'une immonde carcasse cherchant rien d'autre que la mort en se mettant à menacer un être qui ne semble ne rien avoir demandé à la vie, rien d'autre que de vivre heureux…

Je me calme.
Serein de nouveau au bout de quelques secondes. Je me calme oui. Rien ne me dit que tout cela est vrai, c'est mon imagination qui divague et se noie dans les mers de ma déraison.  

Je reste face à elle. Stoïque, attentif. Je l'attends.
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Harmony Lin
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Année à Poudlard : Cinquième année

Spécialité(s) : Aucune spécialité enregistrée actuellement.


Re: [Gare de Pré-au-Lard] Sur les quais

Message par : Harmony Lin, Sam 27 Aoû - 0:02


Est ce que vous savez ce que c'est d'avoir la peur qui tord vos entrailles ? D'avoir le sentiment de n'être en sécurité nulle part ? De devenir paranoïaque et de penser à chaque fois que vous faites un pas qu'on vous suit ? Moi je sais. Alors peut être qu'en me voyant, les gens pensent que je suis folle mais j'ai vécue une épreuve. Dont je n'arrive pas à sortir. Et pourtant qu'est ce que j'aimerais pouvoir vivre à nouveau comme avant... Mais je ne peux pas.

C'est pour ça que je suis en position fœtale quelque part dans la gare de Pré-Au-Lard. J'ai vu quelqu'un. J'ai cru voir mon agresseur. Alors j'ai paniqué. Et maintenant, me voilà transis de peur, dans un coin sombre, aussi fragile que de la porcelaine. En cet instant, si on me brusque, on pourrait me casser. Mais pas juste un petit bout. Tout mon être pourrait éclater comme une bulle de chewing-gum. Je suis très fragile. Trop fragile. Mais je n'arrive pas à trouver de quoi me rafistoler.

- Bonjour.

Je sursaute. Une voix d'homme. Hum. Hum. Ça ne semble pas être celle de mon agresseur. La voix semble... Plus jeune. Doucement, avec une prudence inutile puisque, si c'est l'homme masqué, je serais sans doute incapable de lui faire face, je lève la tête.

- Je m'appelle Erundil, et tu n'as rien à craindre de moi. Tu es à Serdaigle également, n'est-ce pas ?


Je le regarde attentivement. La lumière en ces lieux est trop faible pour que je puisse clairement voir son visage cependant. Et cela me rappelle mes mauvais souvenirs. Alors un murmure apeuré s'échappe de ma bouche. Et si... Et si c'était l'homme masqué ? L'agresseur ? Le tueur ? Et s'il avait changé sa voix ? Mais il dit vrai. Je crois l'avoir déjà croisé. Il doit être à Serdaigle. Et s'il était l'agresseur, pourquoi me révèlerait-il qui il est ? Pourquoi viendrait-il me voir en se comportant de façon gentille ?

- Je … Je t'ai vu courir. Tu semblais fuir quelque chose. Est-ce que … Est-ce que quelqu'un t'as fait du mal ?

Il semble en colère. Il semble ne pas être content de songer au fait que quelqu'un m'ait fait du mal. Puis son expression redevient calme et posée. Je n'ai pas du tout parlé depuis qu'il m'a adressé la parole. Mais les perles azurs de mon visage n'ont pas cessés de le dévisager, comme si je pouvais sonder son âme en le regardant. Je soupire un peu. Il m'a l'air inoffensif. Ma tête curieuse se change pour redonner vie à mon expression torturée. Celle de la petite fille effrayée. Il faut que je sorte de mon mutisme. Mais jamais je ne lui raconterais mon histoire ici. J'aurais trop peur que le vrai tueur entende.

- Bonjour. Moi c'est Harmony et oui, je suis à Serdaigle. Ce qui explique que ta tête me dise quelque chose.

Mon regard s'assombrit quand je pense à la deuxième question. Si quelqu'un m'a fait du mal. Si seulement il savait. S'il savait à quel point je souffre. A quel point l'homme masqué me hante depuis le meurtre de mon grand-père. Depuis qu'il m'a menacé. je soupire encore plus. Il faut lui répondre. Il semble s'inquiéter pour moi, ce qui, même si je ne le montre pas, me touche vraiment.

- Oui, quelqu'un m'a fait quelque chose d'horrible... Enfin, il a surtout fait quelque chose de mal à mon grand-père. Et je fuyais car j'ai cru voir cette personne... Il me hante. Il me suit. Depuis des mois...

Je retourne dans mon enfermement, dévisageant toujours mon interlocuteur mais baissant parfois les yeux pour tenter de cacher la réalité brutale de ma douleur. Intérieurement, j'espère que ce garçon qui semble un peu plus âgé que moi se posera à mes côtés pour que je puisse voir tout son visage. Que je sois rassurée. Mais je ne lui demande pas. Après tout, nous ne nous connaissons pas. Alors j'attends. J'attends de voir ce qu'il va faire. Comment il va réagir en sachant que je souffre. Comme il l'avait comprit. J'attends. Et je me calme progressivement. Mon cœur bat moins vite. Mon estomac arrête de faire du Yo-yo. Mon regard devient moins fuyant. Que va-t-il faire ?
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