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Harry Potter 2005 :: ~¤~ Pré-au-Lard ~¤~ :: Rues de Pré-au-Lard
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[Gare de Pré-au-Lard] Sur les quais
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Malicia Evans
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Re: [Gare de Pré-au-Lard] Sur les quais

Message par : Malicia Evans, Mar 09 Mai 2017, 00:27


Y a une musique qui résonne.
Le boom, boom de ton coeur
Tu souris,
Tes yeux se révulsent un peu
Le rythme t’emporte
C’est drôle
Comme c’est facile de laisser
Le moment t’emporter.
Tes doigts tapent contre le sol
Au rythme qui tape dans ta tête
Un
Deux
Trois
T’as l’impression que le corps
Quitte le sol
Et tu voles
Avec les notes
Qui s’échappent de toi
Il y a des rires aussi
Qui résonnent
Mais tu ne sais pas
S’ils viennent de toi
Ou s’il viennent du néant
T’as plus conscience de rien

Je ne sais pas ce que tu vois, toi. Mais t’as l’air de t’éclater. J’aimerais bien voir ce que tu vois parce qu’au niveau visuel, je ne suis pas capable de remarquer quoique ce soit. Je vois trouble, je ne peux me concentrer sur mon audition. J’entends le moindre bruit comme si tout était décuplé. Ta respiration, tes battements de coeur, les pas des personnes aux alentours. J’entends tout. Comme si j’étais partout.

Tu ne sais pas comment
Mais ton corps est au sol
En contact avec le bitume
Froid. Glacial.
Qui contraste avec ta peau.
Toutes tes forces dans les bras.
Tu te relèves.
De gauche à droite.
Tu te diriges vers un mur,
Ou une colonne
Tes mains se figent
Contre les briques
Incrustées.
Tu suis le chemin
Du bout des doigts
Fascinées par le brillant
Qui essaie de s’échapper.
Un peu comme le chat
Qui essaie d’attraper le laser
Mais t’entends du mouvement
Comme si on bougeait derrière toi

Mais c’est toi Alhena. Qui t’agites sans dire un mot. J’hésite entre rigoler et te faire un câlin. C’est vrai, je n’avais jamais remarqué à quel point ces soirées, là, elles me manquaient. J’avais oublié que tu étais une des seules qui pouvait me suivre dans ces trips sans me juger vraiment. Alors je te regarde et je m’approche de toi. Je me pose à ton niveau en me laissant tomber légèrement. C’est comme si toutes mes forces m’avaient quittées. Et j’admire.

Tu admires la chose devant toi.
Ce truc.
Ce machin.
Tu ne sais pas.
Ce que ça peut être.
C’est difficile à distinguer.
Vraiment.
Puis tu comprends.
C’est le reflet de tes yeux
Que tu vois
Tu plonges dedans
Comme tu sauterais dans l’eau.
Tu regardes.
Encore et encore.
Et tu souris.
C’est fou ce que les pupilles dilatées te vont
Bien.
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Alhena Peverell
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Re: [Gare de Pré-au-Lard] Sur les quais

Message par : Alhena Peverell, Jeu 11 Mai 2017, 00:00


Mais euuuuuuh
Maliciaaa
BADABOUM
Pourquoi le ciel il tourne ?
Pourquoi les nuages ils bougent ?
Pourquoi y a des humains sur terre ?
Et c'est quoi ça encore ?
C'est froid Malicia, c'est trop froid
Ah non
Pardon
C'est juste le sol
Mais ça reste froid...

OH MALICIA !!!!
Il pleut !
Est-ce que tu crois qu'on peut boire l'eau de la pluie ?
Parce que genre, c'est un peu sale non ?
Mais ça reste des gouttes d'eau, alors on pourrait s'hydrater avec non ?
Hum
Huuuuuuuuuum
Pfeuh
Malicia, les gouttes elles agressent mon visage !!
Mon si joli petit visage
avec mon petit nez
et mes pommettes
Dis leur d'arrêter,
steplait, steplait
Elles me font pleurer
Même si sous la pluie
ça se voit pas

Dis Malicia,
Toi aussi tu as remarqué à quel point tu es jolie ?
T'es blonde, t'es trop belle
Ton sourire il déchire, on dirait celui de la reine d'Angleterre
Tu lui ressembles tellement,
Et puis, je me suis toujours demandée
T'es pas un peu béarnaise ?
On dirait que tu viens de là-bas !!!

Oh mais !
T'as un grain de beauté là !
L'est beau, l'est carrément mignon
c'est chou
t'es chou
t'es pouffy avec ta blondeur
et tes yeux gris -ou d'une autre couleur je sais plus
et ton sourire
et tes pupilles dilatées

Viens on court ?
Genre on court partout, on crie et on réveille tout le monde !
Parce que c'est drôle, les gens vont être pas content
Mais on s'en fiche d'eux
quoi que...
non
J'arrive pas à bouger
c'est trop dur d'affronter la pluie
Je vais attraper froid je crois


MALICIA
MAAAALLIIIICCCIIAAA

Nan
Rien rien
Je sais plus en fait
Je crois c'est juste ton prénom
Je voudrais le crier
Mais l'est moche
Alors je vais me taper la honte tu vois
Faut que tu me comprennes
C'est pas cool quand ta meilleure amie elle s'appelle Malicia
Malice
Malicia
t'sais
Genre, tes parents ils t'aimaient pas assez pour te donner un prénom correct tu crois ?
C'est pas très gentil

Mais c'est pas grave,
Parce que t'es belle
que t'es encore mon amie
alors on s'en fiche
on est toutes les deux et c'est le seul truc important
genre
nous et le sol
c'est tout ce qui compte
Parce que le reste, on a pas besoin d'eux pour vivre correctement
Ou alors un peu d'eau et de nourriture
Au pire, on mange nos cheveux et on boit la pluie, c'est suffisant
Nan ?
Mais siiiii
Roooh
Allez,
Bisous
!
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Re: [Gare de Pré-au-Lard] Sur les quais

Message par : Malicia Evans, Jeu 11 Mai 2017, 00:52


Juste pour t'embêter, je te réponds vite :mm:

Et…
Et mais…
Et mais tu vois pas ?
Mais si !
Regarde !
Non, regarde là !
Ce point brillant.
Loin.
Très loin.
Il clignote, je crois.
A ton avis, c’est quoi ?
Je sais pas, moi.
Les couleurs
Elles apparaissent
Elles disparaissent
Tu crois qu’elles jouent ?
Tu sais, à cache-cache.

Si on jouait d’ailleurs.
Allez.
Si.
Viens.
On se lève.
On joue.
Comme avant.
Quand on avait 5 ans.
Ca pourrait être drôle.
Je compte.
Tu vas te cacher.
Allez.
Vas-y.
Un.
Deux.
Trois.
Pourquoi tu te lèves pas ?
Tu veux pas jouer avec moi ?
Tu m’aimes pas, c’est ça.
J’suis sûre que c’est ça.

Je suis trop déshydratée pour pleurer.
Mais dans ma tête.
Y a les gros sanglots.
Les grosses larmes qui coulent
Comme si j’avais tout perdu.
Parce que je voulais juste jouer moi.
Avec mon amie. 
Parce que t’es mon amie, non ?
Bah oui, tu l’es.
Je pourrais raconter que j’ai une
Copine qui a le nom d’une étoile
Une étoile jaune, en plus.
Oui. C’est ça.
Manquerait plus que tu sois bridée.
Pourquoi ? Je sais pas, comme ça.
Mais j’ai une petite étoile jaune
Comme copine.
Tu crois qu’on me croira
Si je le dis ?
J’espère que oui.
Parce que c’est rare les amies comme
Toi.
Parce que toi,
T’es un peu bizarre quand même.
Mais t’es jolie.
Et t’es avec moi.
Alors ça pardonne tout.
Enfin, je crois.

Oh.
Regarde.
Les lumières,
Elles reviennent.
Elles s’approchent même.
Tu crois…
Tu crois que ça va nous kidnapper ?
J'espère pas quand même.
Tu sais,
Les trucs tout là haut,
Avec les étoiles.
Parait qu’ils viennent récupérer des gens.
Peut-être qu’ils viennent récupérer l’un des leurs.
Enfin, toi.
S’il te plait.
Si tu pars,
Dis moi au-revoir.
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Re: [Gare de Pré-au-Lard] Sur les quais

Message par : Alhena Peverell, Ven 12 Mai 2017, 15:19


Malicia
Regarde comment l'univers il est beau
Tout le monde il est content
Y a des lumières
Des étincelles de couleurs qui partent dans tous les sens
Viens on se lève
et on saute dans les flaques
J'ai pas envie de me cacher
J'ai pas envie d'être dans l'ombre encore
Allez viens on joue
On s'en fiche du reste
Parce que t'sais
J'ai mal au ventre moi
Alors peut-être que c'est parce que j'ai mangé un truc périmé
Mais les papillons dans le ventre
Le vide intersidéral
Je sais bien que c'est pas le même problème

MALICIA
Viens on joue
Viens on abandonne le reste
Viens on les *mmerde
Parce que c'est des humains, des êtres pas de lumière
Ils sont là, ils errent dans une réalité qui me fait vomir

REGARDE MALICIA
Y a un insecte qui vient de passer
L'est à côté de la plaque
ah maintenant il est devant
Mais... euh
J'aime pas les bêtes
J'aime pas ce qui est vivant en fait
Sauf toi
Parce que t'es pas un problème
T'es pas une angoisse
T'es comme le lampadaire là
Tu m'éclaires le chemin
Tu peux poser des pierres sur le bord
Une noire
Une blanche
Une noire
Une blanche
Comme avec les échecs
Sauf que l'échec c'est quand on a pas bu
Parce qu'on peut pas danser
On peut pas s'embrasser

Mal...Icia
T'es un peu une esclave de la bêtise quand tu t'y mets
T'es un merlin
Une sorcière qui tire les cartes
avec ta boule de cristal, tu me montres c'est quoi l'avenir
T'es le chemin de fer du train
Mais tu glandes rien
Parce que la flemme c'est parfait
Alors tu restes là sur la sol
Avec moi
Parce que c'est rigolo
C'est trempé
et on se fait agressé par des nuages
Prends moi la main comme une enfant
Devient le papa et je jouerai la maman
Tu crois que si avait un fils,
On l'appelait comment ?
Dis comment on l'appellerai ?
On lui trouverait un nom tout pourri
Parce que c'est amusant
On verra comment il se débrouillera
avec son petit nom commençant par un
A
Lhena
ou
M
Alicia
Ce sera notre fils
Notre truc qui sert de gosse

C'est beau...
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Re: [Gare de Pré-au-Lard] Sur les quais

Message par : Artemis Lhow, Mar 13 Juin 2017, 15:26


Sans réponse depuis un mois, je me permet de reprendre, ma volière est ouverte si soucis ...

Départ silencieux

avec Josephine Campbell

Aujourd'hui était un jour particulier pour les élèves de Poudlard, c'était le dernier jour de l'année scolaire. D'ici quelques heures seulement, tous retrouveraient leurs familles respectives et le grand château redeviendrait aussi calme et paisible que possible pour les deux mois à venir. Déjà, quelques groupes d'élèves avançaient vers les quais, discutant de leurs derniers cours et de leurs projets pour les vacances. Se promettant milles hiboux et milles autres merveilles encore.

Appuyé nonchalamment contre le mur de la gare, Artemis regardait passer avec envie et tristesse les petits groupes qui se quittaient. Que n'aurait-il pas donner lui aussi pour être encore entre les murs du château ... Sa vie d'aujourd'hui n'avait plus rien à voir avec celle, pleine de promesse, qu'il avait vécu l’école. Aujourd'hui tout n'était plus que souffrances et désillusions. Il vit passer Elina non loin de lui, suivit de près par Nyx. Ces dernières, il ne les avait plus revu depuis leur combat dans la forêt. Il faut croire qu'avoir un ennemi commun rapproche les gens.

Ni l'une ni l'autre ne lui adressa le moindre regard et c'est avec un pincement au cœur qu'il les vit monter dans la grande locomotive rouge, sans dire un mot. Il observait, silencieusement, la foule qui se faisait de plus en plus dense à mesure que l'heure du départ approchait. Sa nuque se mit à picoter doucement. Il balaya la foule du regard, cherchant la cause de cette sensation étrange lorsqu'il la vit. Elle ...

Son cœur loupa quelques battements et sa respiration fut saccadées quelques secondes. Il ne l'avait pas revu depuis l'épisode du bisous à la poire et au citron coco. Elle avait pourtant tenter de le contacter, mais il n'avait pas donner de suite. Trop peur sans doute que ses sentiments ne le perdent comme ça avait déjà pu être le cas avec Elly. Pourtant, il ne pouvait s'empêcher d'y penser souvent, à elle ... son regard. C'est d'ailleurs à ce même qu'il sancra tandis qu'elle approchait doucement ...

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Josephine Campbell
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Re: [Gare de Pré-au-Lard] Sur les quais

Message par : Josephine Campbell, Mar 13 Juin 2017, 21:46


Le temps était radieux. Ça donnait le ton des vacances qui se profilaient. Josephine était sensée rester très peu de temps à Londres, juste quelque jours, histoire d’aider sa mère à préparer ses valises, puis elles devaient passer l’été complet dans la maison au bord du lac quelque part en France, que sa mère avait hérité à la mort de son grand père. Cela tombait bien, Jo n’aimait pas particulièrement vivre en ville et la maison du lac était perdue en pleine campagne, le village le plus proche se trouvait à plusieurs kilomètres. Depuis qu’elle était toute petite, elle avait pour habitude d’y passer ses étés. Ses parents avaient investit les lieux et en avaient fait une résidence secondaire, pourtant la jeune fille considérait ces lieux comme son véritable chez elle.

Jo avait toujours hâte de s’y rendre, et cette année, encore plus. Elle était installée dans une des diligences que l’école mettait à la disposition des élèves pour se rendre à la gare. Elle était ballotée dans tous les sens, la tête appuyée contre la vitre. Ses camarades  qui se trouvaient avec elle, étaient très agités. Ils n’arrêtaient pas de rire et crier fort. Elle n’allait pas se plaindre, elle était surement dans le même état les autres années.

Ils passaient à présent à proximité du village. Jo ferma les yeux. Elle ne voulait pas voir le parc, ni la Tête de Sanglier. Ni lui. Surtout lui… Pourtant là, elle n’était pas en train de se remémorer son rire ? Elle rouvrit soudainement les yeux. Il était hors de question que cela continue. Elle devait se reprendre. Bientôt elle serait à des centaines de kilomètres de tout ça. A des centaines de kilomètres de ce qui aurait pu ressembler à un début de quelque chose.

Ses yeux sombres
Sa bouche
Ses cheveux en bataille



Elle soupira en se prenant la tête dans les mains.

*T’es complètement folle… *

Elle devait penser à autre chose. Oui elle devait penser à cette vieille serre qu’elle avait décidé de réaménager en atelier de peinture, à ce cours de dessin dans lequel elle avait été acceptée (en partie grâce à Peter…)et qui avait lieu cet été. Ah oui Peter… C’était son dernier jour à Poudlard. Il fallait qu’elle le voit avant d’arriver à Londres. Il fallait qu’elle voit Ellana aussi.

Son rire
Ses lèvres


- Ah non mais c’est pas vrai !

Ça lui était sortit comme ça. Maintenant ses camarades la regardaient comme si elle venait de s’échapper de Ste Mangouste. Elle leur fit signe que ce n’était rien et de toute façon, la diligence venait de s’arrêter. Ils étaient enfin arrivés. Elle descendit la dernière et entreprit de descendre sa valise toute seule. Elle aurait pu utiliser un sort pour la faire léviter et la poser délicatement par terre. Elle aurait pu… Mais elle était complètement perdue dans ses pensées. Sa conscience s’occupait de lui faire la moral.

*Je t’avais prévenue ! Je t’avais dit de partir de ce fichu comptoir ! Maintenant, tu ne vaux pas mieux que toutes ces pauvres filles qui se refont le film en boucle toute la journée… Il ne t’a jamais recontacté après son hibou. Rend toi à l’évidence, tu ne l’intéresses pas ! Tu n'es qu'une gamine.*

La valise tomba par terre, s’ouvrant par la même occasion. Toutes ses affaires s’éparpillèrent sur le sol. Josephine laissa échapper un juron et d’un coup de baguette remit le tout à l’intérieur. Elle remit sa valise debout et la tira jusqu’au quai de la gare. Il y avait un monde fou. Toute l’école était rassemblée dans ce si petit lieu qui vivait surement son moment le plus vivant de l’année.

Ses amis ne l’avaient pas attendue. Maintenant dans toute cette agitation, elle allait avoir du mal à les retrouver et puis, elle n’était pas bien grande… Elle scruta la foule lentement pour ne pas les louper. Et ils étaient loin en queue de train. Jo soupira et traina sa valise derrière elle. Son regard fut attirée par une personne qui de part sa grande taille se distinguait des autres.

Elle se figea et cessa de respirer. La personne qu’elle voulait fuir était là à une dizaine de mètres d’elle, appuyée contre le mur de la gare inspectant les lieux du regard. Il ne l’avait pas encore vu. Il fallait qu’elle fasse demi tour et s’en aille tout de suite.

*Ne te fais pas d’illusion, il n’est pas là pour toi.*

Sa main dans son coup
Son baiser




Trop tard. Il venait d tourner la tête vers elle.

*En même temps tu n’étais pas censée décamper au lieu de rester plantée là?*

Elle devait continuer à marcher…

Il avait employé dans sa lettre des mots comme « ça aurait été avec plaisir, malheureusement… », « chambre d’ami », « amicalement »… Cela ne pouvait pas être plus clair. Il ne voulait pas le même genre de relation qu’elle envisageait. Mais alors, pourquoi avoir fait tout ça ? Pourquoi avoir accepté de la revoir ? Quoi ? Il s’était rendue compte après l’avoir embrassée qu’elle ne lui plaisait pas ? Ou alors il s’était tout simplement jouer d’elle ? Est-ce qu’il pouvait être si mesquin ?

Elle avait du mal à le croire… Elle ne voulait pas le croire. Et même s’il n’avait pas eu de mauvaises intentions et que sa démarche était sincère, pouvait elle seulement se contenter d’être une simple amie pour lui ? Non, pas à en croire la douleur qu’elle ressentait là à cet instant lorsqu’ils ne se lâchaient pas du regard. Ça faisait trop mal. Elle ne pourrait jamais se contenter d’avoir une relation purement amicale avec lui. Qu’il se la garde sa chambre d’ami.

La souffrance commençait doucement à faire place à la colère. Pourquoi est ce qu’il lui avait fait ça ? Pourquoi l’avoir embrassé si c’était pour en arriver à ça ?

Ses yeux n’avaient pas pu se séparer des siens. Elle n’était plus qu’à quelque mètre de lui. Elle s’était approchée sans s’en rendre compte. Elle voulait le fuir pourtant elle ne cessait de d’avancer vers lui.

Elle revint à elle lorsqu’un coup de sifflet fut donné. Signal qu’il était temps pur tout le monde de monter dans le train. Presque aussitôt, un de ses amis se planta devant elle, rompant ainsi le contact avec Lui. Il était venu l’aider à porter sa valise. Elle le remercia et le laissa partir devant. Elle retrouva presque aussitôt Son regard.

S’il ne bougeait pas, c’est qu’il ne ressentait rien pour elle…
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Re: [Gare de Pré-au-Lard] Sur les quais

Message par : Artemis Lhow, Lun 19 Juin 2017, 21:36


Désolé pour l'attente, l'IRL à reprit le dessus ces deux dernières semaines ...

Pétrifié sur place, il la regardait s'approcher sans dire un mot. Son rythme cardiaque s’accélérant à chaque nouveau pas qu'elle faisait vers lui. Leurs regards s'étant fixés l'un sur l'autre et ne décrochant plus. Il aurait voulu la prendre dans ses bras, l'embrasser et unir leurs lèvres à nouveau. Mais il restait là,sur place, sans esquisser le moindre mouvement.

Alors même qu'il se demandais ce qu'il devait faire, une jeune fille vint se placer entre leurs deux regards. Elle s'adresse brièvement à Jo, emportant sa valise vers le train qui sifflait le départ ... son regard à nouveau se fixa sur celui du jeune homme et celui-ci sentait chaque muscle de son corps se contracter. Le cœur en premier.

Il l'aimait, il en était convaincu, mais il avait peur de cet amour et il devait clarifier quelques petites choses avec Elly et ce fameux Evan avant de s'engager à nouveau pour quoi que ce soit. Il adressa un sourire tendre et un regard plein d'excuses à demoiselle, avant de tourner les talons et de quitter la gare, le coeur au bord de l'explosion.

« Quel idiot ... »

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Re: [Gare de Pré-au-Lard] Sur les quais

Message par : Josephine Campbell, Mar 20 Juin 2017, 11:42


Il venait de lui donner le coup de grâce. Oui, il avait bougé. Mais pas du tout comme elle s’y attendait. Il lui avait sourit comme s’il voulait adoucir ou excuser ce qu’il allait faire juste après. Lui tourner le dos et partir. Elle s’était attendue à tout sauf à ça. Sa bouche s’ouvrit légèrement tout aussi surprise que sa propriétaire.

Un dernier coup de sifflet retentit. Jo se laissa entrainer par un préfet qui passait par là et qui forçait tout le monde à monter dans le train. Elle était totalement hébétée par ce qu’il venait de se passer et se laissa faire sans broncher. Elle ne chercha même pas à entrer dans un compartiment, elle, resta debout un moment à coté de la porte du wagon le regard dans le vide. Ce n’est lorsqu’elle perdit l’équilibre et se rattrapa de justesse au mur suite à un virage amorcé par le train qu’elle se décida à rejoindre son groupe d’ami.

Elle entra dans le compartiment sans un mot et s’installa sur une banquette tout près de la porte de sortie. Elle prétexta la fatigue pour qu’on la laisse tranquille, ne souhaitant pas participer aux jeux qu’avaient prévu ses camarades et ferma les yeux.

Jusqu’à ce qu’elle s’en souvienne, elle ne s’était jamais sentie aussi mal. Elle avait du mal à respirer calmement et n’arrivait pas à s’ôter de la tête le visage d’Artemis. Il n’avait pas fait grand-chose et pourtant il venait de lui briser le cœur. Il ne lui avait fait aucune promesse, mais ses gestes et ses paroles signifiaient tout autant pour la jeune fille naïve qu’elle était. Peut être qu’il avait pensé qu’elle avait eu de l’expérience dans le domaine sentimental auparavant  et que de ce fait, ne souffrirait pas pour aussi peu de chose.

Mais non, ce n’était pas peu de chose à ses yeux. Elle s’était lancé à cœur ouvert dans tout ce tumulte d’émotions et de sentiments et maintenant qu’elle s’y retrouvait toute seule, elle se sentait complètement perdue et déboussolée.

Fin du RP
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Année à Poudlard : Septième année

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Re: [Gare de Pré-au-Lard] Sur les quais

Message par : Alice Grant, Mer 28 Juin 2017, 23:17


-------- HRP: Post unique, bien avant l'aube
Suite...
Suite à un sort conditionnel lancé par les phénixs sur les tracts, ils ressemblent à des journaux banals jusqu'à ce qu’un sorcier ou un moldu en rapport avec la magie ou autre ne les touche.
Nous vous invitons à répondre à la suite des posts pour écrire la réaction de votre personnage s'il tombe sur l'un des tracts.
Achat de la cape
---------------------------

Tic, tac, tic, tac...
T'es habituée à pas dormir et pour une fois t'avais une raison de rester éveillée. Tu as pas mal de rendez-vous importants aujourd'hui. T'espères ne pas arriver en retard pour le thé... c'est mauvais, froid. Ton sac à dos noir ne porte plus d'inscriptions, ni sa couleur d'origine d'ailleurs, t'as dû user de sortilèges pour le rendre méconnaissable. Son contenu n'a jamais été aussi important... tu as une toute autre idée en tête que de sauter dans un wagon. Enfin, tout ça est caché par l'illusion de la jeune femme pressée et un peu simplette que tu donnes: ton visage est dissimulé par les lunettes  rectangulaires de la potiche qui te sert de personnage, et tes yeux fixent frénétiquement l'évolution des aiguilles à ton poignet. Une perruque blonde aux cheveux mi-longs recouvrent les tiens. Tu portes des vêtements qui ne te serviront qu'aujourd'hui, ils ne sont pas foncièrement discrets mais ils t'assurent une certaine liberté de mouvement. Oui, ben t'as fait avec les moyens du bord.

Ton comportement est semblable à ceux que tu croises, t'as l'air stressée et bien que ça ne soit probablement pas pour les mêmes raisons que les voyageurs, tu l'es. C'est ta première mission, elle est simple et tu n'as que deux impératifs alors t'as pas intérêt à foirer. Ne pas être reconnue et poser les affiches. Personne ne doit te remarquer. C'est le seul danger et l'unique défi comme à chaque fois. Mais là les ennuis sont un poil plus  intimidants si on te choppe. Tu dois être invisible. D'ailleurs, tu le seras bientôt. Tu savais que cette cape, bien qu'achetée dans une boutique de magie noire, se retournerait justement contre les partisans de cette magie. C'est ce que tu t'étais dit pour justifier ton achat. Et il faut croire que t'avais raison. Pour une fois c'est pas toi qui payera les frais de l'ironie du sort.  

Destination: les quais. La terre tourne, les gens marchent, les trains partent. T'es face au mur. Inspiration. Tu sors ta baguette ainsi que quelques unes des précieuses affiches, et en fixe le long, tout les cinq mètres environ. Sur la fin, tu cours presque, de peur que quelqu'un derrière ne touche une affiche et découvre trop tôt sa véritable nature. Tu en fais voltiger deux ou trois en  l'air... leur apparence est celle de vieux tracts. Puis tu t'éclipses dans un coin pour saisir ta cape d'invisibilité, fermer ton sac et te recouvrir avec la cape, avant de filer à pas de loups vers l'étape suivante. Les mots tournent, les passants s'arrêtent, le phénix s'envole.



L'Étincelle




Messieurs, Mesdames, issus de la communauté magique ou ayant des liens de parentés ou familiales à cette communauté.

Nous affrontons encore aujourd'hui une période de terreur. La même qui s'est déroulée quelques années auparavant, et quelques siècles plus tôt. L'école de Poudlard a été attaqué. Certains enfants, étudiants, ont été pris en otage. Vos enfants. Votre famille. La menace est toujours plus grande en cette période de trouble. Un directeur disparu, des professeurs incapables de protéger leurs élèves : attention, ne remettons pas en cause la formation de ceux-ci mais plutôt l’incompétence des autorités du ministère à protéger et défendre ses citoyens contre la crainte et la peur. Le ministère se trompe d'ennemis. Les attaques, les arrestations sont en priorités contre ceux qui, comme vous, ne veulent plus vivre dans la peur, la terreur. L'Ordre du Phénix est là pour vous aider à vaincre, à vivre et non pas à survivre. Malheureusement, les autorités prennent nos actions de révolte contre l'obscurantisme et la peur comme un crime. Nous sommes des Hors la Loi aux yeux du ministère.

Et pourtant, que serait un monde où l'union entre le ministère et les Phénix serait possible ? Main dans la main, nous pouvons vous aider à vaincre votre peur, à vaincre cette doctrine. Les Mangemorts veulent certes, briser le secret magique. Mais leur unique but est de mieux asservir, pour former une "race supérieure" envers d'autres humains, sorciers, non-sorciers, issus de la communauté magique ou non. Nous sommes là pour défendre vos droits, nous battre en votre nom, s'assurer d'un monde meilleur pour tous les êtres vivants. Chacun à sa place dans le monde. Nos actions se trouvent limitées par un gouvernement qui nous cible, nous, citoyens de lumière, de paix et d'harmonie et qui ne cherche pas à prendre pour ennemis les vrais criminels et terroristes de notre temps. Les vrais coupables. Nous sommes tous Phénix au fond de nous. En tant que sorciers, en tant que défenseur de liberté et de fraternité.

Aujourd'hui, nous déclarons le Ministère coupable de ses actes. Coupable de l'insécurité qui règne dans la Communauté magique. Coupable de ne pas diriger ses recherches et ses élites vers les véritables criminels. Nous déclarons coupables les mages noirs, auteurs sanglants de tortures, de meurtres, de manipulations mentales et physiques, d'obscurantisme. Tout ce que nous voulons, c'est aider la Justice, aider la Communauté à vivre paisiblement. VOUS AIDER à obtenir ce que vous avez le droit d'avoir. En travaillant mains dans la main avec vous, nous pourrons faire de ce monde, un monde meilleur. Un monde emprunt d’honnêteté, de gloire, de justice. Un monde sain. Aidez-nous à protégez vos enfants, vos familles. Nous ne sommes pas des criminels, nous ne sommes pas des héros. Nous sommes seulement des boucliers levés contre la tyrannie et la suprématie. Brandissez-nous, boucliers, défendez vos valeurs face au Ministère. Demandez notre aide. Aidez nous à agir, plus rapidement, plus efficacement. Nos flammes punissent, nos larmes guérissent.






L'Ordre du Phénix

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Elrin Eredin
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Re: [Gare de Pré-au-Lard] Sur les quais

Message par : Elrin Eredin, Dim 09 Juil 2017, 19:05


[RP avec Kohane Werner, donc le LA est accordé]

Quand tout déraille


Elrin avançait au gré d’une envie inexplicable sur un chemin bordé d’herbes à l’éclat falot. La symphonie cristalline de la brise ponctuait sa marche, subjuguant le ciel et son âme. Derrière elle s’étendait des maisons aux toits pointus, pales ébauches de géants sous la carté lunaire. Ce petit sentier champêtre, à mi-chemin entre nature vierge et civilisation, élevait en elle un sentiment de bien-être total alors qu’elle s’imprégnait des bruits et de l’odeur environnants. A sa gauche, un insecte se faufilait dans la végétation avec un léger bruissement, sûrement attiré par la senteur capiteuse de l’humus. En aval, Elrin perçut un net arôme qui trahissait la présence de champignons… de quoi faire une bonne soupe au retour.

Ah, le bonheur des promenades nocturnes après une longue journée de cours ! Enivrée par l’atmosphère, Elrin démarra un sprint grâce à une détente irréelle dont elle avait le secret. Bientôt, l’environnement se mua en tableau incertain, déroulant ses motifs qui imprimaient la rétine de la jeune femme tels des spectres éphémères. Mais Elrin les ignora, fuyant ce monde et savourant la liberté unique qu’elle vivait, loin de ses limites, loin de tout…

Soudain, une feuille vola dans son sillage et se perdit quelque part entre ses cheveux et son bonnet aux anneaux métalliques. Stupéfiée, elle s’arrêta, attrapa l’objet puis le détailla avant de grommeler : il était complètement vierge.

Enfin, pas tout à fait. Alors qu’elle remettait en place sa crinière blonde avec déception, un ensemble de lettres fourmilla sous les yeux d’Elrin pour composer un message. Elle réalisa aussitôt de quoi il s’agissait. C’était un tract de l’Ordre du Phénix qui appelait ouvertement à la prudence et au rassemblement contre la menace des Mangemorts et du désordre politique. Même si c’était un gâchis de papier à ses yeux, Elrin trouvait les intentions du message louables. Ou du moins les intentions apparentes. Il était difficile d’émettre un avis concret sur cette faction nébuleuse, prise dans une guerre avec le Ministère et les Mangemorts tandis que la  population souffrait des feux croisés.


« Une stupide guéguerre par moments, soyons honnêtes, pensa Elrin, le nez retroussé en signe de dégoût. Interrompre ma soirée pour des bêtises pareilles, tsss. »

Elle brûla le tract en utilisant sa baguette, Hyvä, comme un briquet. Regardant les braises s’élever sous formes de volutes noircies, Elrin finit par reprendre son jogging improvisé après avoir rangé Hyvä dans un étui qu’elle portait à la cuisse gauche. Mais la gare de Pré-au-Lard l’interrompit une seconde fois au bout de cinquante mètres. Elle toisa les hauts murs de pierre sombre dont la froide robustesse avait dû briser de nombreux rêves. Pourquoi était-elle venue ici, déjà ? Elle avait en horreur les gares. D’une certaine façon, elles lui évoquaient un voyage à l’issue prévisible que chaque arrêt condamnait un peu plus. Légèrement déçue de voir son plaisir gâché, elle saisit un caillou et le jeta à l’aveuglette. Une note stridente se répandit dans l’air tandis que le projectile rebondissait contre un rail.

Ah, les rails ! Ces symboles de captivité qui dessinaient une ligne mortelle, rigide et immuable sur laquelle se pressaient des trains fourbus. Elrin n’aimait guère leur aspect. Ils lui rappelaient par trop les chaînes qu’elle avait observées à maintes reprises dans les plus sombres recoins des cachots, à Poudlard. Elle tourna son regard vers eux et grimaça : moches, glacés, sans vie. Beurk. Elle n’y attacherait personne, pas même ses ennemis mortels…

A la faveur de la Lune, Elrin distingua alors une silhouette immobile qui marmonnait toute seule dans l’obscurité. Son cœur exécuta un triple saut périlleux. Elle se précipita en avant, la main levée, criant d’une voix forte :


-Hé, qu’est-ce que tu fais ici ? Lève-toi et bouge !

Malgré l’heure avancée, la sorcière ne s’étonnait pas de voir quelqu’un ici. Dans les faits, la compagnie des autres ne la dérangeait même pas. Si Elrin avait toutefois un gros problème, c’était parce que la silhouette ne se trouvait pas sur le quai.

Elle était allongée en travers des rails.
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Kohane Werner
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Re: [Gare de Pré-au-Lard] Sur les quais

Message par : Kohane Werner, Jeu 20 Juil 2017, 00:26




Kohane a encore 17 ans au moment du Rp


C'est presque comme une gare désaffectée. Tellement elle est vide ce soir.
Y'a pas de gens qui attendent sur le quai.
Pas de train à l'horizon.
Y'a rien. Que du vide. Que de la nuit pour envahir l'espace.
Puis il y a moi, quand même, aussi. Moi qui ai marché, moi qui suis arrivée ici. Je suis plantée sur le quai. Sans rien faire. Comme si j'attendais un train qui ne passera jamais.
Silhouette statique dans le noir.
Il fait un peu frais ce soir.
Mais cela ne me dérange pas.
Je ne frissonne pas. Ne tremble pas. Je suis juste bien au grand air.
Un instant, je contemple la buée qui sort de mes lèvres entrouvertes. Ca fait des formes. C'est joli. On peut y voir tout un tas de trucs. C'est comme dans les nuages. Parfois, y'a des chameaux. Ou des dragons. Des châteaux un peu difformes. Des lapins à corne. Un chapeau troué. Un hippopotame aux dents trop longues. Bref, les nuages, c'est magique, on y voit vraiment plein de choses.
La buée qui sort de la bouche par les temps frais de nuit, c'est un peu pareil.
A une échelle moindre.
Les formes sont plus petites.
Mais tout aussi belles.

Alors
je suis contente.

Et c'est heureuse que je repars sur mes petites pattes.
Parce qu'il est temps de se bouger. Je ne vais pas rester indéfiniment à contempler des rails. C'est pas très beau, je trouve. Il y a mille et une choses bien plus merveilleuses que ça !
Je me mets donc à trottiner. Silencieuse. Muette.
C'est qu'il s'agirait pas d'attirer l'attention sur moi. On pourrait me prendre pour une squatteuse de voies de chemin de fer, un truc dans le genre. Et vouloir me virer.
Or je ne squatte pas !
Je ne fais que passer.
Pour contempler une gare vide en pleine nuit.
C'est très instructif, je vous assure.
On apprend qu'il n'y a pas de trains nocturnes à Pré-au-lard.
Et que les gens ne dorment pas non plus dans la gare en attendant le lever du jour.
Donc je suis seule. Résolument seule. Mais ça ne me dérange pas. Pas ce soir. Pas en ce moment. J'aime la douce solitude dans les moments de réflexion. Il faut dire aussi qu'après le bruit continuel aux Trois Balais, on est heureux, une fois le service fini, de retrouver le calme de la nuit.



Je commence à raser les murs.
Pour me fondre dans la pierre.
Me fondre dans l'ombre.
Et soudain, c'est comme si le mur venait de s'illuminer d'une lueur magique (après tout, on se trouve à Pré-au-lard, village peuplé uniquement de sorciers). Je m'arrête, interloquée. Pour voir une affiche terne et sans intérêt se transformer.
Woh, woh, c'est quoi cette histoire ?
Depuis quand on fait des affiches qui changent d'aspect comme ça, tout à coup, sans prévenir ?
Moi j'aimais bien son côté terne, sans nuance, sans couleur. Parce que ça se fondait avec le reste. Avec la nuit. Avec mon moi qui essaie d'être discret.
Et là. Il n'y a plus de gris, de noir, de non-couleur.
Tout cela est remplacé par du vif, du jaune, du orange, du rouge.
Oh, tiens, mais c'est pas le symbole de l'Ordre du Phénix, ça ?
Le zozio de feu qui appelle au rassemblent ou un truc dans l'genre.
Le zozio de feu censé réchauffer les âmes et porter espoir.
Ouais...
Mouais...
C'est pas vraiment pour moi, quoi.
Je me réchauffe très bien toute seule. Avec mon propre feu. Qui brûlera tout sur son passage. Attendez encore un peu que la flamme se développe. Et vous verrez.
Bref.
Une seconde-suspend, je reste bloquée devant le symbole enflammé.
Puis mes yeux voient le message.
Le trop long message.
Vraiment. Beaucoup. Trop. Long.
Et
Flemme de lire, quoi.
En plus, ça me concerne pas.
Il y a des choses bien plus intéressantes au bout de ce quai.
Ces choses que je viens tout juste de repérer.
Ca s'appelle
Etoiles.

Délaissant l'affiche non lue, je cours vers mes amies, mes cousines, mes sœurs de toujours.
Je leur tends les bras l'air de dire attendez moi, mes belles dames .
Hum...
Elles me sourient.
Elles font résonner leur douce mélodie à mon oreille comme toujours.
Oh, comme je les aime !
Je regrette qu'une seule chose : que mon frère étoilé ne soit pas là. Avec moi. On aurait couru sur les rails. Pour rejoindre les astres. Ca aurait été tellement beau.
Mais voilà les faits : il n'est pas là.
Je suis seule.
Alors je décide d'admirer le spectacle dans ma solitude.
Sans réfléchir, je fais quelques pas, nez levé vers le ciel.
Et je m'allonge pour encore mieux les voir, mes sœurs adorées.
Elles commencent à pailler doucement, à raconter des histoires qui font voyager tout autour de la terre -c'est qu'elles en ont vu, du paysage !
Je souris.
A leur voix mélodieuse.
Je souris.
Je reste immobile.
En travers des rails.
A les écouter parler.

Et soudain, une voix qui ne leur appartient pas se met à résonner, brisant ce voile de calme qui m'entourait.
Je sursaute peu.
Me redresse.
Pour apercevoir une ombre sur le quai.
Une ombre qui paraît tournée vers moi.
Une ombre qui a parlé.
Elle a quand même osé interrompre ma séance contemplation.
En plus, les étoiles étaient en train de conter un voyage initiatique des plus intéressant.
Franchement, c'est pas juste.
Je finis par m'asseoir mais ne bouge pas. Ne réalisant pas vraiment où je me trouve. Tout ce qui m'importe, c'est qu'il y a les étoiles. Là-haut. Et que j'étais en train de les regarder. Les écouter.

-Quoi ? Qu'est-ce qu'il y a ? je demande, d'un ton légèrement agacé.

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Elrin Eredin
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Re: [Gare de Pré-au-Lard] Sur les quais

Message par : Elrin Eredin, Dim 13 Aoû 2017, 21:15


[RP avec Kohane Werner]

Quand tout déraille [troisième partie]


La silhouette, qui dans les faits appartenait à une femme, n’opposa aucune réaction. Quelque chose de sibyllin semblait la perdre dans une contemplation passive du ciel. Discutait-elle avec les étoiles, avec les éléments, comme il arrivait si souvent à elle-même de le faire… si on excluait les rails ? Forte de cette interrogation, Elrin finit par laisser ses craintes en retrait et avança à pas lents vers la jeune. Car oui, elle ne devait pas avoir plus de son âge. Peut-être même appartenait-elle à Poudlard. Pour autant, les quelques rayons lunaires qui brillaient ci et là ne purent lui confirmer cette hypothèse. Quand l’insolite se redressa, Elrin sut qu’elle avait noté son appel.

Elle avança donc un peu plus, guettant d’une oreille le bruit qui trahirait l’approche d’un train.


- Quoi ? Qu'est-ce qu'il y a ?

Elrin, qui remarquait chaque détail bien malgré elle, ne s’y trompa pas. Difficile d’émettre une réponse plus agacée, comme si on lui gâchait son petit plaisir… Elle soupira de soulagement malgré tout. En effet, il devenait clair que les intentions premières de l’inconnue n’allaient pas au suicide ; sinon elle lui aurait demandé de partir. Probablement. La sorcière devait s’en assurer une bonne fois pour toutes.

Sans demander la permission, Elrin bondit depuis le quai jusque sur les rails avec une souplesse féline. Pour toute réponse, les anneaux métalliques de son bonnet produisirent un tintement cristallin qui courut la gare. Elrin se demandait comment le métal, si froid au premier abord, pouvait réchauffer le cœur d’une simple note. Un vrai mystère... Mais pas désagréable à explorer.

Observant brièvement l’inconnue dont les cheveux formaient une masse noire, Elrin plaqua ses mains derrière elle et se fendit d’une expression hésitante. Que devrait-elle faire ? L’arracher à son inconscience malgré son refus évident ? Lui tenir compagnie pour veiller au cas où ? Rien de tout ça ?

Et puis merd*. On s’en foutait. Ras-le-bol de passer sa vie à douter, à chercher la réponse. Pas ce soir, sérieux. Elle était fatiguée. Elle avait choisi. Choisi de ne rien faire.


- Je ne sais pas vraiment ce qui t’a poussée sur des rails, souffla-t-elle à sa voisine d’une voix qui se fondit dans le vent. J’imagine que la vue y est meilleure et que tu as quelque chose comme une histoire à lire dans le ciel. Si l’histoire dit qu’on doit finir toutes les deux notre soirée sur ces rails, alors je veux lire, écouter.

Et elle s’allongea à son tour, vide de crainte mais emplie d’intérêt, plongeant ses iris bleus dans l’immensité céleste au voile brillant. Ses sœurs lui adressèrent alors un petit clin d’œil. Elrin sourit.
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Kohane Werner
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Re: [Gare de Pré-au-Lard] Sur les quais

Message par : Kohane Werner, Jeu 07 Sep 2017, 19:48




Lèvres légèrement pincées, je scrute la silhouette dans le noir. Cette silhouette féminine sans nom, juste une voix qui m'a interpellée. Instant ; on se jauge on se juge.
Et hop, soudain. La voilà, la créature de la nuit, qui saute élégamment sur les rails.
Elle ne semble finalement plus si décidée à me faire bouger de là.
Ou alors...
Ou alors elle vient pour se saisir carrément de moi et me pousser loin des étoiles ?! Oui... si ça se trouve, elle vient là pour me contraindre physiquement à bouger.
Yeux plissés, air méfiant, je la regarde s'approcher.
Intérieurement, je me promets que je ne m'en irai pas d'ici. Je ne décollerai pas mes fesses de là sans avoir lutté bec et ongles auparavant. C'est que les étoiles sont au-dessus de ma tête. Et qu'elles rient, ici. Je les entends distinctement. C'est ma famille adorée, préférée ; j'peux pas m'en aller et les laisser alors que je peux encore profiter d'elles.
Malgré tout, je ne laisse rien filtrer d'un quelconque geste d'animosité.
Si ça se trouve, elle est pas là en ennemie. Mais en contemplatrice de cette large famille astrale. Elle aime peut-être les étoiles, elle aussi. Et s'est rendue compte qu'ici est un superbe point de vu !

Elle vient.
Et, imperceptiblement, mes poings se crispent un peu.
C'est mécanique.
Quasi inconscient.
C'est un réflexe face à l'inconnu peut-être adversité. Quand on sait pas, on reste méfiant, on observe, on analyse, on évalue. Et on voit après s'il faut sourire ou attaquer.
Je retiens presque ma respiration. Priant intérieurement pour qu'elle passe sa route si les étoiles ne l'intéressent pas. Je peux accepter quelqu'un qui aimerait partager cette belle et magnifique famille avec moi. J'suis tolérante, hein ! J'accepte tout le monde ! Mais quelqu'un qui n'en aurait rien à faire et ne chercherait qu'à me faire dégager d'ici pour une obscure raison, ça, non.
J'attends donc qu'elle parle la première pour savoir quelle attitude adopter.
Et, enfin, j'entends sa voix qui s'élève pour la deuxième fois dans le noir.

Les rails ?
Oh, j'suis sur les rails ?
Tiens.
C'est vrai.

Boh.
C'est si grave que ça ? Genre y'a écrit interdit d'écouter les étoiles depuis les rails ? Nah, j'crois pas, hein ! Puisque les étoiles racontent alors que je suis installée là. Si c'était pas autorisé, elles raconteraient pas et me diraient d'aller ailleurs pour les écouter. Mais comme ce n'est pas le cas...
Alors que la voix de l'inconnue retombe, je me dis qu'elle est là elle aussi pour écouter les étoiles. Elle n'essaie plus de me chasser. D'ailleurs, elle s'allonge à côté de moi.
Chouette !
C'est bien, aussi, d'écouter des histoires à deux. Ca fait un beau partage.
Un poil rassurée, je m'allonge à mon tour, retrouvant ma position initiale. Les yeux perdus dans la couverture nocturne parsemée de piqûres brillantes.

-Faut pas lire. Faut écouter.

Un sourire.
Elles sont belles, ce soir. Elles sont toujours belles, d'ailleurs. Mais certains soirs plus que d'autres. Par exemple aujourd'hui. Ou la nuit où j'ai fait la connaissance de mon frère étoilé.
Ce souvenir m'arrache un nouveau sourire.
Cette nuit magique porté par l'amour intergalactique et astral qui nous a unis, lui et moi.
Oui. Décidément. Il y a certaines nuits plus belles que d'autres.
Et ce soir, c'est assez joli, là-haut.

-Elles racontaient une histoire de voyage. Un voyage d'apprentissage pour un jeune sorcier si naïf. Schéma classique. Mais agréable. J'aime bien leurs voix et leurs tintements.

Je ferme les yeux.
Quelques secondes.
Pour mieux apprécier.
L'air de la nuit, le vent frais sur les joues.
Inspiration. Expiration. Tout est si calme.

-Tu les entends ?

Murmure dans la nuit. Voix si basse.
Comme on chuchote lors d'un spectacle ou dans une salle de cinéma. Ne surtout pas déranger l'histoire qui se raconte mais la commenter quand même.
J'aime le grand théâtre du Ciel.
Il joue souvent des pièces plus que magnifiques.
Et j'en suis une des premières admiratrices.

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Re: [Gare de Pré-au-Lard] Sur les quais

Message par : Alhena Peverell, Sam 28 Oct 2017, 18:53


Flash-back avec Leo, 17/16 ans. LA mutuels.
Reprise du sujet, MP si problème.
Musique

Être heureux ? C'est quoi ?

Elle ferme les yeux. Il y a cette odeur de pin qui envahit l'air, il y a le bruit du vent qui frôle les arbres. Les étoiles éclairent le monde, le temps est suspendu, la gravité est détraquée. Les sens et les humains sont dispersés.
_Elle ferme les yeux, mais elle sourit au monde depuis bien longtemps.

Elle n'a jamais réellement connu ça, toutes ses sensations inexplicables. Ce coeur au bord de la falaise qui ne demande qu'à tomber. Elle marche sur un fil tendu, et étrangement elle n'a pas peur de tomber. Elle veut pouvoir vivre jusqu'à en crever, jusqu'à ce que le soleil n'ait plus d'intérêt à se lever.
Elle se tourne vers le bruit avenant. Elle avance vers le jeune homme assis sur le quai, jambes dans le vide. Ses émeraudes détaillent chaque grain de peau, chaque cheveu, chaque bordure de lèvres. Elle aimerait pouvoir poser ses mains sur son visage, tracé son regard et ses souffles. Mais elle n'a pas le droit.
Elle n'est pas certaine d'en avoir le droit.

Pourtant, elle passe ses bras autour de ses épaules, sans savoir pourquoi. Elle ne demande pas la permission, elle fait ce dont elle a envie. Tant pis pour la suite, elle avait envie d'obéir à ses pulsions. Qu'importe ce qu'elles représentent du moment qu'elles ne sont pas un danger pour autrui.

Salut toi, alors dis-moi, qu'est-ce que tu as prévu à faire comme bêtises ce soir ? Je suis partante pour faire n'importe quoi moi.
_Du moment que je suis avec toi, mais ça ne tu le sauras jamais. Parce que j'ai trop peur de t'avouer les mots qui comptent.

Elle se détache de lui, se pose à ses côtés et sort le nécessaire. Quelques gouttes qui dévalent l'estomac, quelques poumons endommagés. Juste histoire de s'amuser un peu, c'est nouveau pour elle. Mais pas trop, parce qu'elle ne veut pas se détruire. Elle veut pouvoir être heureuse sans avoir à penser à sa santé.
Un sourire effleure ses lèvres. Elle a hâte de savoir ce qu'ils allaient faire ici. Peut-être dessiner des choses sur des murs ? Ou alors qu'il avait caché une caisse de sous-vêtement d'un prof pas loin, et que la gare allait adorer être décorée de cette manière. Ou alors, peut-être qu'il voulait simplement lui dire une chose importante ?
En vérité, elle n'espère pas, elle n'aime pas le sérieux, elle n'en veut pas. Elle veut juste s'amuser sans penser aux conséquences et au lendemain.

Elle voulait peindre le ciel avec des sourires,
Elle voulait tourner sous la pluie,
Elle voulait respirer comme jamais,
Et elle était heureuse de le penser.


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Re: [Gare de Pré-au-Lard] Sur les quais

Message par : Shae L. Keats, Lun 30 Oct 2017, 19:17


Flash back de 9ans
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Il se tient droit. Insouciant comme il ne l'a pas été pendant longtemps. Comme il l'est depuis quelques semaines, quelques mois, il ne sait pas vraiment. Il n'a plus besoin de compter. Ça fait quelques temps que les jours passent différemment. Qu'il a conscience de tout ce qu'il entoure, de la vie qui s’étire. Parce qu'il mord dedans. Chaque instant. Avec elle. C’était pas prévu, c’était invraisemblable, et pourtant. C’était le début de l’été et la soirée tombait. L'air sentait la menthe fraiche et l'herbe coupée. Elle allait arriver. Dans les secondes, dans les minutes, et il se détendrait. Il se laisserait aller, comme toujours. Plus rien n’était réel problèmes lorsqu'elle était aux alentours. Leister et ses idées restaient ranger dans un coin de ses pensées.  

Il n'y a rien a penser, rien a ruminer, le monde n'a pas encore frapper.
Il y a juste l’insouciance,
La fougueuse jeunesse
et la genereuse liesse.

Il sait qu'ils pourraient passer sa nuit ici, a regarder les étoiles sans rien dire, que ça vaudrait quand même le coup. Que même en partant de rien ils arrivaient a faire des nuits des instants de folie. Juste par une poignée de mots. Par un sourire. C'est fou comment le monde arrêtait de tourner quand ils riaient ensemble. Y avait rien d'autre qui comptait. Il avait cette arrogance qu'il croyait délicieuse des jeunes de son ages, mais qu'elle savait canaliser. Il y avait entre eux un équilibre que lui n'aurait jamais pensé trouver la. Ils n’étaient pas d'accord sur tout, loin de la, mais ils ne s'ennuyaient jamais.

Et voila ses bras qui lui enserre les épaules, et le cœur qui loupe un battement. Ça fait quelques temps, mais ça ne s’arrête toujours pas. Ce vide dans la poitrine quand elle est la. Cette sensation de vide que seule sa voix parvient encore a combler. Il ne sait pas ce que c'est, il n'arrive pas a le nommer. Mais il veut le sentir encore et encore. Jusqu’à ce qu'un matin son corps soit trop fatigue pour se relever. Il ne lui avait rien dit encore. Les mots n’étaient pas vraiment leur fort, mais peu importait au final, ils étaient aussi indépendant l'un que l'autre, et c’était très bien comme ça.

Salut toi, alors dis-moi, qu'est-ce que tu as prévu à faire comme bêtises ce soir ? Je suis partante pour faire n'importe quoi moi.


Il se redresse, et bascule la tête en arrière pour la voir. Pour refabriquer des images de son visage et les garder pour plus tard, sans que sa mémoire ne les altèrent. Sans que rien ne les rende terne.

J'en sais rien j'ai rien prévu, j'ai envie qu'on se laisse porter. Qu'on improvise.

Elle s'assoit et sort tout ce qui n'est pas encore interdit a cet age, tout ce qui n'est pas accoutumance et perte de soi, mais juste un accessoire de soirée. Un tube de cancer aux lèvres et quelques gouttes amer en arrière gorge, dont il n'aime pas encore le gout.  
Il avait envie de tout repeindre avec des couleurs vives,
Des couleurs qui brulent les yeux.
Du rouge du jeune, du orange, du violet.
Du bleu ciel.
Repeindre les murs a grands coups de rire pour que rien ne s'oublie.

Tu as quelque chose en particulier ?
Une idée ?
Une envie ?
      
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Alhena Peverell
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Re: [Gare de Pré-au-Lard] Sur les quais

Message par : Alhena Peverell, Ven 17 Nov 2017, 19:49


Elle le regarde.
Il y a dans ses émeraudes, cette lueur d'espoir qu'on n'aurait jamais cru voir un jour. Il y a cette douceur pour l'être en face, cet amour indéfinissable qu'elle n'est pas certaine de comprendre. Il y a ce sourire qui encourage les humains à danser, à fermer les yeux et à se laisser porter par le vent.
_Ne pas penser à demain, ne pas vouloir grandir, profiter d'être vivant

Avec lui, elle voudrait tout faire. Elle voudrait vivre à en crever, s'épuiser à respirer, s'écorcher les bras à en être heureuse. Elle adorait tout chez lui, ses yeux bleu-gris, ses cheveux ébène, chacun des traits de son visage. Elle pourrait passer des heures à le contempler, le coeur serré à se demander ce qui va se passer dans la suite. Mais elle ne le fait pas, parfois même, elle préfère l'éviter du regard. Elle préfère faire comme, si ce n'était pas important.
_C'est toujours plus facile d'être lâche

Du moment que je suis avec toi, tout me va

C'est un monde, que seule elle connaît. Et chaque jour, elle se surprend à le prendre par la main pour l'emmener là-bas. Elle se surprend à se demander, si un jour, ils auront un endroit que seuls eux connaissent. Une vie, un univers si intouchable parmi les fantasmes et les rêves. Là où le ciel ne touche plus la terre à l'horizon. Là où les couleurs se mélangent.
Aujourd'hui, la toile n'est plus blanche. Il y a l'esquisse des arbres qui les entourent, les branches sèches qui les observent, les feuilles sur le sol, les fleurs bleues et les animaux de nuits.
La lune s'accouple avec les étoiles, pour offrir une symphonie invisible à une atmosphère féerique si dégénérée.
_Comme une rose rouge banale, mais avec encore quelques épines

Si tu veux on peut danser, regarder les étoiles ou alors... J'ai ça !

Soudainement, le sourire aux lèvres, elle se tourne vers son sac. Lentement, elle y sort une boîte métallique assez ancienne. L'objet est imprégné de la magie du passé, des instants capturés qu'il garde en mémoire. Des souvenirs, des familles...

Je l'ai volé sur un marché moldu, apparemment c'est assez vieux. Le marchand avait nommé ça, appareil photo argentique je crois. Mais je ne sais pas vraiment l'utiliser, je ne suis pas encore habituée au monde extérieur... Je ne sais même pas, si on a un équivalent sorcier. Je, j'ai toujours vécu la tête plongée que dans les livres...

Elle baisse les yeux, elle ne sait pas vraiment si elle paraît stupide ou non. Elle n'a aucune idée de ce qu'il va penser, peut-être qu'elle est juste une idiote au sourire trop naïf.
Assise sur le quai, elle se recroqueville lentement sur elle-même. Comme si elle avait, froid, mais elle est plus gênée qu'autre chose.
Elle ne veut juste pas le faire fuir, elle veut juste sentir sa présence encore quelques instants.
Quitte à ne plus jamais rien dire pour que ce moment soit éternel.
Quitte à arrêter le temps, pour vivre dans l'infini...

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