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Harry Potter 2005 :: ~¤~ Pré-au-Lard ~¤~ :: Rues de Pré-au-Lard
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[Gare de Pré-au-Lard] Sur les quais
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Alhena Peverell
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HarryPotter2005

Re: [Gare de Pré-au-Lard] Sur les quais

Message par : Alhena Peverell, Ven 17 Nov - 19:49


Elle le regarde.
Il y a dans ses émeraudes, cette lueur d'espoir qu'on n'aurait jamais cru voir un jour. Il y a cette douceur pour l'être en face, cet amour indéfinissable qu'elle n'est pas certaine de comprendre. Il y a ce sourire qui encourage les humains à danser, à fermer les yeux et à se laisser porter par le vent.
_Ne pas penser à demain, ne pas vouloir grandir, profiter d'être vivant

Avec lui, elle voudrait tout faire. Elle voudrait vivre à en crever, s'épuiser à respirer, s'écorcher les bras à en être heureuse. Elle adorait tout chez lui, ses yeux bleu-gris, ses cheveux ébène, chacun des traits de son visage. Elle pourrait passer des heures à le contempler, le coeur serré à se demander ce qui va se passer dans la suite. Mais elle ne le fait pas, parfois même, elle préfère l'éviter du regard. Elle préfère faire comme, si ce n'était pas important.
_C'est toujours plus facile d'être lâche

Du moment que je suis avec toi, tout me va

C'est un monde, que seule elle connaît. Et chaque jour, elle se surprend à le prendre par la main pour l'emmener là-bas. Elle se surprend à se demander, si un jour, ils auront un endroit que seuls eux connaissent. Une vie, un univers si intouchable parmi les fantasmes et les rêves. Là où le ciel ne touche plus la terre à l'horizon. Là où les couleurs se mélangent.
Aujourd'hui, la toile n'est plus blanche. Il y a l'esquisse des arbres qui les entourent, les branches sèches qui les observent, les feuilles sur le sol, les fleurs bleues et les animaux de nuits.
La lune s'accouple avec les étoiles, pour offrir une symphonie invisible à une atmosphère féerique si dégénérée.
_Comme une rose rouge banale, mais avec encore quelques épines

Si tu veux on peut danser, regarder les étoiles ou alors... J'ai ça !

Soudainement, le sourire aux lèvres, elle se tourne vers son sac. Lentement, elle y sort une boîte métallique assez ancienne. L'objet est imprégné de la magie du passé, des instants capturés qu'il garde en mémoire. Des souvenirs, des familles...

Je l'ai volé sur un marché moldu, apparemment c'est assez vieux. Le marchand avait nommé ça, appareil photo argentique je crois. Mais je ne sais pas vraiment l'utiliser, je ne suis pas encore habituée au monde extérieur... Je ne sais même pas, si on a un équivalent sorcier. Je, j'ai toujours vécu la tête plongée que dans les livres...

Elle baisse les yeux, elle ne sait pas vraiment si elle paraît stupide ou non. Elle n'a aucune idée de ce qu'il va penser, peut-être qu'elle est juste une idiote au sourire trop naïf.
Assise sur le quai, elle se recroqueville lentement sur elle-même. Comme si elle avait, froid, mais elle est plus gênée qu'autre chose.
Elle ne veut juste pas le faire fuir, elle veut juste sentir sa présence encore quelques instants.
Quitte à ne plus jamais rien dire pour que ce moment soit éternel.
Quitte à arrêter le temps, pour vivre dans l'infini...

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Shae L. Keats
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Re: [Gare de Pré-au-Lard] Sur les quais

Message par : Shae L. Keats, Mer 20 Déc - 1:57


Il profite du gout praline du tabac, des prémices d'une soirée de fraicheur et d'insouciance. une soirée libre, dessinée par leurs mains, leurs envies, leurs besoins. Quelque chose de simple, qu'ils savaient encore faire a cette époque ou l'ombre n'avaient encore rongé aucun de leurs corps. Il était quelque chose de la fougue de leur jeunesse.
Et naïvement il pensait encore qu'elle pourrait le sauver.

Alors il sentait, il ressentait le début d'une nuit qui s'annoncerait encore pleine de promesses, d'abandon et d'absence de faiblesse, car celle-ce ne résidait encore a cette époque que dans cette incapacité a exprimer des sentiments que lui même reniait. Parce qu'il y avait encore cette forme de fierté adolescente a ne pas s'ouvrir et a se sentir fort. Le fil était déjà tendu entre les deux pôles et si les coups de vents déstabilisait, il ne tombait pas encore dans ce dernier rappel qui porte le nom de doute. Il se savait avide de son rire, de son odeur, de cette manie qu'elle avait de retrousser son nez, de regarder le monde avec des yeux a mi-chemin entre l'adulte et l'enfance.
Il aimait le silence qui les accompagnait parfois, et cette boule de chaleur qui se réveillait en sa poitrine lorsqu'elle était la.
C’était encore a ces derniers élans d'enfance ou la pyramide des souvenirs ne s'effrite pas.

Du moment que je suis avec toi, tout me va  

Et il a un de ces sourires tendre-reserves qu'il maitrise. Un de ces sourires qui apparait lorsqu'on se laisse toucher par les mots doux un peu malgré soi mais ou l’émoi doit rester pudique. Et pourtant il est heureux, assis la. La soirée sent l'herbe fraiche et les feuilles de menthe craquée. Le thé glace, et il aime ça.
Oui il aime ça.
A défaut de comprendre qu'il commence a l'aimer elle.

Alors il ouvre un peu son monde, doucement. Pas un monde tout blanc, tout rose. Un monde encore enfantin avec quelques taches. Lui même n'est pas tout blanc, et elle non plus, au fond c'est peut-être ce qui fait que ça marche autant, que certains les trouvent tout bonnement insupportables. Ils ne sont pas si niais. Il y a pire.
Alors il prend sa main qui l'entraine vers elle en même temps qu'il l'attire dans son monde. Pour réussir a s'ouvrir a l'autre. Parce que pour une fois, il a cette envie de partager, de parler, de laisser quelqu'un connaitre ce qui le fait.
Et peut-être de se laisser un peu aller.

Si tu veux on peut danser, regarder les étoiles ou alors... J'ai ça !

Les idées lui plaisait, mais une curiosité le pousse indubitablement a regarder en quoi retourne le ça. Une envie d'inconnu, peut-être un délicieux gout de mystère. Quelque chose qui lui donne cette envie de lâcher prise, de se laisser tomber dans les filets de l’Imprévu. Alors il fixe cette boite en métal qu'elle lui tend avec cette envie de l'ouvrir, de savoir ce qu'elle renferme.

Et son cerveau fait le lien entre cet objet mystérieux et ce qu'il croit encore être son demi-monde, et son sourire s’étire, parce que ça lui rappelle son père, sa mère et les après-midi au parc. Les balançoires rouillées qui grinçaient entre les arbres a la fin de l’été et le soleil dans les rires que l'appareil parvenait a capturer.

Je l'ai volé sur un marché moldu, apparemment c'est assez vieux. Le marchand avait nommé ça, appareil photo argentique je crois. Mais je ne sais pas vraiment l'utiliser, je ne suis pas encore habituée au monde extérieur... Je ne sais même pas, si on a un équivalent sorcier. Je, j'ai toujours vécu la tête plongée que dans les livres...  

Alors il lui prend l'appareil des mains, doucement, il l'observe avec curiosité, tentant d'activer les rouages de sa mémoire pour se souvenir comment on actionne le mécanisme. Et heureusement, l'amour des vieux objets qu'entretenait son père lui revient en tête, et si le développement des photos n’était pas un de ses domaines,  il pensait être capable de le faire fonctionner.

Je crois me souvenir.

Et en effet, après avoir ouvert un petit boitier sur le cote, il eut le bonheur de voir une pellicule presque vierge. Alors il le referma délicatement et braqua l'objectif sur elle. Sa dernière photo devait remonter a une dizaine d’année en arrière, avant le pire jour, et il avait perdu l'habitude de se servir de ses mains depuis que la magie lui avait offert une forme de facilite. Alors maladroitement, il appuya sur l'objectif, nourrissant secrètement l'espoir de réussir a capturer l'instant.
La douceur de la nuit qui achevait de tomber, ce gout de cancer au coin des lèvres.
Il ne voulait pas se tromper. Parce qu'il aurait aimé que cette instant dure longtemps. Bien plus longtemps que ce que cette nuit aurait a leur offrir.

Puis il l'observe dans le soir qui débute. Renfermée sur elle-même, elle a l'air un peu ailleurs, et il n'ose pas vraiment déranger. Pourtant les mots niés cherchent a tout prix a s’échapper ce soir. Alors il leur accorde une semi-liberté dans une demi-vérité qu'il ne parvient plus a garder pour lui même. Reposant l'appareil au sol il s'assoie un peu plus en arrière et tire sur sa cigarette, la tête un peu en arrière et contemplant les astres.

T'es belle quand tu penses.
Il voudrait rester ainsi sans avoir a se soucier du temps,
A l'observer et l'admirer.        
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Alhena Peverell
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Re: [Gare de Pré-au-Lard] Sur les quais

Message par : Alhena Peverell, Lun 22 Jan - 2:32


_Aimer, qu'est-ce que c'est ?
C'est comme crier dans le noir.
C'est comme un monde dans un regard.
C'est faire une chute indéfinie, où le corps et l'âme explosent contre le coeur.

_Elle est reine des roses, et si la rose est la reine des fleurs alors le lys en est le roi.

Elle se demande encore, si les murmures du futur sont présents. Parce que, parfois, il y a cette voix qui lui fait peur. Qui lui pose des questions abruptes de sens, qu'elle s'oblige à écouter.
Elle ferme les yeux, derrière les Comment vas-tu ?
Elle frissonne, grince des dents quand elle repense au passé. Aux mots qu'on lui a toujours murmurés dans les plus belles histoires d'amour.
Et elle se demande si c'est réellement comme ça, les histoires qui tordent l'estomac. Que ça finit toujours par des larmes, des douleurs, des peurs qui profanent les coeurs.
Par des pardons sans raison, qu'elle n'arrive pas à ravaler.

C'est pas vrai !

_Elle a peur que ça ne marche pas, elle a peur qu'il ne ressente pas la même chose_

Elle a ce regard, cette angoisse immense qui grandit. La gorge sèche, la voix haletante de mot qui cherche des lèvres. Elle sait bien, en le regardant, qu'ils sont amis mais plus pour longtemps.
Peut-être même que dans le fond, ils n'étaient pas amis et qu'ils ne le seront probablement jamais.

Les paupières se ferment après une photo qui immortalise l'instant. Il y a des sons qui chuchotent jusqu'aux oreilles. Une morale sans nom, qui la met en garde, qui lui dit qu'aimer c'est dangereux, que ce n'est pas pour les enfants. Que s'ils finissent par s'aimer, ils finiront par se tuer eux-mêmes.
Parce que probablement l'aimer, c'est avoir tout son sang qui boue, qui crie à l'intérieure d'elle. Mais qu'évidemment, ils finiront par se battre, par avoir des différents passionnels. Et même qu'à la fin, ils se haïront jusqu'à se faire frémir à l'excès.

_Parce que, qu'ils le veuillent ou non, ils ne seront jamais amis.
Parce qu'ils s'aiment peut-être beaucoup trop pour l'être vraiment_


Trop d'incompatibilité. Trop d'écart. Trop d'indifférence à leurs différences. Mais il y aura toujours ce secret qui ronge tout un corps. Ces pulsions de sang qui s'emballent quand le hasard lui accorde la chance de l'apercevoir au détour d'un couloir. Cet esprit qui rêve de jouir de l'interdit. Il y a le destin qui insuffle l'irréel, qui la pousse à croire à l'impossible.

Et sa plus grande peur serait de l'entendre dire : tu as ruiné ma vie et il n'y a aucun retour à cela.
Parce que, malgré les rires doux, elle finit toujours par détruire ce qu'elle tente de construire.
Alors elle préfère rester dans l'ombre, qu'il oublie son visage et son nom. Mais peut-être, qu'il faudra des années avant que cela n'arrive vraiment.
Et elle le sait, et pourtant, elle fonce droit dans le mur.

_De toute façon, je vais continuer. Je vais vivre avec des sourires pour un temps
Je vais être heureuse, je m'en fiche_ 


On lui demande souvent comment elle est devenue comme ça, insouciante du monde.
Et ses mots répondent alors que chacun porte un masque. Que tout le monde le fait, tous les jours. Et même, que quelques fois, ils le portent tellement bien qu'ils en oublient ce qu'ils sont réellement.
Mais que, s'ils sont chanceux comme elle, ils auront ce quelqu'un qui viendra et leur montrera qui ils veulent être, qui ils devraient être.
Parce que, peut-être que la personne qu'ils pensent être n'est pas celle qu'ils sont réellement. Parfois ils pensent se connaitre eux-mêmes, alors qu'ils ont seulement besoin qu'on les pousse à voir la réalité.  

Et elle ne sait pas pourquoi, mais il y a ce doute, cette petite voix qui lui fait penser qu'elle a trouvé cette personne, celui qui lui fallait. Celui qui devait lui être destinée.
Elle en est certaine. Il est cette personne qui sera toujours là pour elle. Cette seule personne qui pourra apprendre à la connaître de tout son être, qui l'acceptera entièrement. Et qui croira en elle avant même que quelqu'un d'autre ne le fasse, ou quand personne d'autre ne le fera.
En réalité, il est comme son meilleur ami mais de manière plus intense, en mieux. C'est l'unique personne au monde qui la connaîtra mieux que n'importe qui d'autre. C'est lui qui fera d'elle une meilleure personne, qui l'inspirera pour la mener vers la lumière.
Il est une de ses meilleures relations. De celles qui durent, parce qu'elles démarrent dans l'amitié. Parce qu'il est de ceux, pour qui on doit ouvrir les yeux.
Parce qu'un jour, elle le regardait et elle a vu quelque chose qu'elle ne pouvait pas voir la veille. C'était comme une lumière qui avait été dévié quelque part.
Alors finalement, lui qui était juste un ami, est tout à coup devenu la seule personne avec qui elle s'imaginait. Car il n'est pas seulement quelqu'un pour la soutenir. Il est aussi là pour réfréner les pires souvenirs et l'empêcher de faire de mauvais choix. Il est cette personne avec qui la connexion est si forte. Comme un lien émotionnel.
Et que peu importe ce qui arrive, elle l'aimera toujours. Rien ne pourra jamais changer cela.

_Dans le futur, elle est avec cette personne.
Ce n'est simplement pas lui.
Tant pis_


Est-ce qu'on peut faire une photo où on est tous les deux ? Après, j'essayerai d'en faire plusieurs de toi !

Alors pour retrouver ce passé, elle s'offre cette clé. Une clé du coeur, sous forme de souvenir papier photo. La clé d'une ancienne identité, qu'elle souhaitera ne plus jamais retrouver. Qu'elle portera avec elle, certainement toute sa vie, parce qu'il est le seul à pouvoir la débloquer.
Parce que chaque clé ouvre quelque chose, et que désormais c'est à lui de trouver ce qu'ouvre la sienne.

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Elina Peterson
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Re: [Gare de Pré-au-Lard] Sur les quais

Message par : Elina Peterson, Mer 28 Mar - 23:20


Tu deviendras plus forte

avec Kohane

Ça fait des mois que je vie au Domaine Gris avec Artemis , notre relation est devenue sérieuse au fil du temps et j'ai finalement fini, après maintes négociations, par accepter de m'installer chez lui. Gardant mon appartement pour nos journées de libre lorsqu'il ne travaille pas. Il se doute que j'y retourne régulièrement. Malgré tout ce qu'il s'y est passé je continue de me sentir bien dans ce petit appartement... C'est à moi, c'est sécurisant et surtout c'est calme...

Si je me sens à l'aise au domaine, il n'en reste pas moins qu'il est beaucoup trop animé pour moi... Entre Haïko, les deux volatiles et les chats on ne peut pas dire que la maison soit du genre calme et reposante... Je m'éclipse donc très souvent dans mon cocon afin de retrouver la paix et la sérénité dont j'ai besoin pour ne pas perdre pied... c'est d'ailleurs l'heure que je rentre... Artemis va surement rentrer tard mais, je n'aime pas trop trainer dans pré-au-lard lorsque la nuit tombe... Son travail fait de moi une cible potentielle alors j'essaye de rester prudente et ne pas prendre de risques inutiles en rentrant lorsqu'il fait nuit. D'autant plus durant la période sombre que nous traversons

L'esprit perdu auprès de mon cher et tendre, je ne fais pas vraiment attention à ce qui m'entoure lorsque je traverse la gare. Un homme me percute et je manque de me retrouver les fesses par terre. Retrouvant maladroitement mon équilibre, je pose les yeux sur la personne en question. Mon sang ce fige. Il est grand, il est costaud et il lui ressemble... À lui... Celui qui hante mes nuits... Cette même noirceur habite son regard. Il n'a pas besoin de dire quoi que ce soit que je suis déjà là, à m'excuser alors même que je n'ai rien fait.

Mes excuses ne semblent pas lui suffire, il s'approche et devient menaçant. Mon cerveau n'est plus en état de fonctionner, je suis là à regarder le sol, tremblant de tous mes membres, incapable du moindre mouvement pour prendre la fuite où mettre de la distance entre lui et moi. Je pourrais aisément transplaner à la maison, loin du danger qu'il représente, mais mon corps ne réponds plus, il est seulement parcouru de tremblement incontrôlable. Je savais que je n'avais pas réussi à maitriser tous mes démons, celui-là je ne pensais pas devoir y faire face immédiatement... et en général je préfère être auprès d'Artemis quand cela arrive... Il sait me ramener dans le présent...

Comment pourrais-je être capable de protéger qui que ce soit lorsque je suis incapable de me protéger moi-même et faire face à une simple altercation ? Comment pourrais-je tout simplement construire mon avenir si je ne maîtrise pas mieux mes émotions? Je ne peux pas vivre de cette manière ad vitam aeternam, ce n'est plus possible de vivre dans la peur.

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Kohane W. Underlinden
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Re: [Gare de Pré-au-Lard] Sur les quais

Message par : Kohane W. Underlinden, Sam 14 Avr - 16:33




Les rails, c'est comme une échelle. Posée au sol. D'arrière, si vous essayer de la grimper, vous pouvez rapidement finir d'aller bien haut. Au Ciel. Si un train passe. Crac. Bye bye, c'est sympa de t'avoir connu.
Mais bon, les rails sans train, c'est joli quand même.
Ca va, à perte de vue. Déchire l'horizon, de ces longues bandes. On pourrait s'amuser à les suivre, marcher à leurs côtés. Aller, vers de nouveaux avenirs.
Prendre le train, c'est partir.
Mettre les voiles. Mais sur des rails. Et s'envoler à bord du tchou-tchou express. Ciao la compagnie, j'pars voir ma vie ailleurs !
L'impression de liberté vers des contrées nouvelles. C'est pour ça, j'aime bien les rails. Il y a une part d'imaginaire quand on les regarde. Se demander où ça va. Jusqu'où ça va. La tentation d'attendre le prochain train qui passe, peu importe la destination. Et grimper dans un wagon. A la conquête de l'inconnu.
J'aime bien les gares pour cette raison. Il y a souvent une belle vie à observer. Si tant est qu'on est dans un endroit bien fréquenter. Pas tout à fait le cas à Pré-au-lard. Bien sûr, y'a des gens qui passent. Mais on ne va pas dire que ce soit dense. King's Cross serait beaucoup plus fréquenté. Mais C'est aussi ça que j'apprécie à Pré-au-lard. Un village entièrement sorcier, un train sorcier et un petit monde qui passe, se pousse, se bouscule sans que le tout soit trop surchargé.

Immobile sur un quai, je regarde la voie déserte. Pas de train pour venir gâcher cette tranquillité. Je me dis que, plus loin encore sur ces rails, c'est Poudlard. C'est le chemin emprunté chaque 1er septembre. Qui continue d'être emprunté par d'autres. Tandis que j'ai quitté l'école. Sans regrets. C'était chouette, les études. J'ai vécu beaucoup de choses. Surtout depuis que je suis arrivée à Poudlard. En Allemagne, c'était différent, c'était beaucoup plus calme, un peu plat et monotone, à y repenser.
L'Ecosse, c'était totalement autre. Ca a été les rencontres. Les visages qu'on a croisés, auxquels on s'est accrochée. Certains se sont effacés pour n'être plus que de vagues souvenirs dans le lointain. Julie, Luna, Tia... Des noms lancés dans les vagues du passé. Que sont-elles devenues ? Aucune idée. Sans doute qu'elles continuent de tracer leur bout de chemin.
Et puis il y a les autres. Qu'on a rencontrés au fur et à mesure du parcours et qui demeurent. Parfois ils arrachent un sourire, parfois ils arrachent une larme. Tout dépend de l'évolution des relations.

Je me mets en marche, le long du quai.
Perdue dans un de mes nombreux tiroirs à souvenirs.
Le rappel des cours mais, surtout, de ce qu'il y avait en dehors des cours. Les escapades nocturnes, les pieds de nez au règlement, les rires dans le noir et, plus tard, la peur dans ce même noir, les terreur qui clouent sur place, les démons voraces et les mains rassurantes venues me rattraper au moment où je chutais.
Etrange comme, d'un simple rail, je peux en venir jusque là.
Un sourire dans le vague.
Le soir pointe le bout de son nez. L'après-midi touche à sa fin. Ce n'est pas moi qui assure le service ce soir aux 3B. Ca veut donc dire que je suis libre de faire ce que je veux. De rentrer, si je le désire. Ou continuer de errer dans le village sorcier, à la recherche des petites curiosités de la vie. Mais je ne tarderai pas trop. En règle générale, quelle que soit la vie de nos journée, nous essayons, Asclépius et moi, d'être présents à Thermidor en soirée. Ou la nuit, pour égrainer les insomnies. Une sorte d'entente silencieuse. Assurer une présence muette aux côtés de l'autre. Ca a quelque chose de rassurant.



Mes pas me conduisent finalement retour à l'intérieur de la gare.
L'idée première de ne pas s'attarder trop.
Quitter le lieu sujet de rêves et s'envoler pour les Alpes en un transplanage parfaitement réussi -parce qu'à force, j'ai l'habitude. Mais, avant même que je ne puisse mettre mon plan à exécution, une scène de bousculade se déroule sous mes yeux.
Une jeune femme d'à peu près mon âge et un type balèze à l'oeil pas commode se rentrent dedans. Pouf, perte d'équilibre pour la demoiselle, le choc fut sévère.
Je m'apprête à passer mon chemin. Après tout, ça arrive tout le temps ce genre de truc. Pas de quoi en faire un plat. En plus, la fille semble s'excuser. Mais cela ne suffit pas au bougre qui est, décidément, de bien mauvaise humeur. Et les gens de mauvaise humeur me rendent tout aussi de mauvaise humeur qu'eux.
Il s'avance vers la demoiselle qui... ne bouge pas. Eh, oh, réveille toi ! Qu'est-ce que tu vas faire, s'il lève la main sur toi ? S'il cherche à te frapper ? Tu vas te prendre la tarte en pleine figure sans réagir ?
Mon sang bouillonne soudainement.
Parce que je me projette à la place de la jeune fille et que j'aurais eu envie de faire décamper le type illico. Parce qu'il a l'air super près d'elle, en plus. Pas de distance de sécurité, là. Il empiète carrément sur sa petite bulle personnelle alors que, j'en suis certaine, elle n'en a pas très envie.

N'y tenant plus, je fais quelques pas en direction du duo et me plante aux côtés de l'immobile.
Je lève la tête pour regarder le type.
Parce qu'il est plutôt grand. Que je suis petite.
Il est bien en largeur. A côté de lui, je fais maigrichonne.
Mais ce genre de personne, je sais bien, suffit de se montrer froid et sûr de soi, ils se décomposent à la première parole. Et, si cela ne suffit pas, ma main droite glissée dans ma poche caresse ma baguette. S'il le faut, j'emploierai les grands moyens. Mais généralement, un bon recadrage en règle d'une voix posée et dure suffit. Ils se donnent toujours le style gros bras qui font peur à tous. Suffit de leur montrer qu'on ne rentre pas dans cette catégorie du tous. Et eux, rentrent dans leur carapace illico.

-Elle a dit qu'elle s'excusait, non ? je prononce, d'un ton sans appel.

Fausse question.
C'est plus une affirmation qu'autre chose.
Je n'attends pas de lui un oui ou un non. Juste qu'il s'en aille. Voilà tout.

-J'ai pas besoin d'excuses, crache le type, l'avait qu'à pas m'rentrer d'dans, v'là !



J'arque un sourcil un poil condescendant.
Ce type n'est pas bien vieux. Vingt ans ? Moins ?
Il n'a que son tas de muscles pour lui. Je suis sûre, il n'a aucune réelle expérience de la vie, de sa dureté, des coups répétés. Après tout, pas tout le monde a eu la chance, comme moi, de croiser le chemin de cette demoiselle de Londres qui m'a appris à vivre à travers sa violence.
Je constate que le gars a les deux mains vides.
Qu'il n'en a pas une glissée dans une de ses poches, comme moi, baguette à portée.
Ca veut dire que si je suis assez rapide

il a l'air de vouloir user de ses grosses muscles mais je dégaine avant et un #levicorpus plus tard, le voilà qui se retrouve dans une position on ne peut plus humiliante qui pourrait faire pouffer de rire n'importe qui.
Regarde aux alentours.
La gare est vide en cette fin d'après-midi, avec aucune venue de train signalée.
Personne pour venir me réprimander. Après tout, on va dire que c'était de la légitime défense, hein ?
Le type gesticule, la tête en bas ; le sang doit lui monter au cerveau et ça va bientôt bouillir, tout ça. Je vois ses bras s'agiter et il fouille dans la poche de sa veste, en vue d'en saisir sa baguette.
Rapidité, mon amie, #expelliarmus et

-N'y pense même pas, alors que je rattrape son arme.

Un sourire nonchalant et amusé se dessin sur mes lèvres alors que je m'avance vers lui.
Ma baguette tapote doucement une de ses cuisses.
Ca me rappelle cette nuit de folie, ce Moldu malvenu et mal intentionné. A qui j'avais fait payer ses idées tordues par mes propres idées tordues.
Murmure:

-Qu'est-ce que tu dirais d'un petit diffindo là, juste sur le haut de ta cuisse ? Tu imagines ? Sentir ta chair s'ouvrir sous le coup du sortilège. Et le sang qui s'écoule doucement en douce rivière. T'aimerais ? Moi, je suis sûre, ça me plairait de voir ça.

Je le sens suer, transpirer, il s'agite encore, encore, son front devient rouge, il semble étouffer et je me détache de lui et je m'éloigne, lui tourne le dos, lance un regard à la jeune femme immobile de tout à l'heure puis
#liberacorpus

Le type retombe lourdement au sol.
Un petit cri de surprise échappe de ses lèvres.
Alors que ses muscles entrent en douloureux contact avec le dallage de la gare.
Reporter de nouveau mon attention sur lui :

-C'est bête, que de simples excuses ne suffisent pas.

Regard froid.

-La prochaine fois que tu essaies d'impressionner quelqu'un, pense à revoir tes cours, tes sortilèges d'attaque et tes réflexes.

Je ne suis pas expert en duel.
Mais il avait l'air de tellement compter sur ses muscles que c'en était trop facile. Et pas assez amusant.
Je lance dans sa direction sa baguette et lui intime de déguerpir. Après tout, il ne s'est rien passé : la demoiselle s'est excusée, affaire classée.
Le gars ne demande pas son reste, s'époussette et, tentant de sauver les dernières parcelles d'honneur qui lui restent, s'en va à pas rapides, le dos plus ou moins droit. Une fois hors de vue, je me tourne vers celle qui est restée.

-Tu aurais facilement pu l'obliger à reculer. Un repulso en pleine figure et tu lui aurais montré ta capacité à lui faire face et il aurait déguerpi, j'en suis sûre.

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Elina Peterson
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Re: [Gare de Pré-au-Lard] Sur les quais

Message par : Elina Peterson, Mar 17 Avr - 12:26


Je suis là, terrorisé, figée sur place à cause d'un passé qui refuse de me laisser tranquille... Où que j'ai dû mal à laisser derrière moi peut-être ? Surement... Certaines blessures sont difficiles à cicatriser et à accepter. J'attends qu'il ait fini de s'en prendre à moi, qu'il se lasse et qu'il parte quand je sens qu'une personne se place à mes côtés. La voix d'une femme ce fait entendre et je tourne un regard dans sa direction. Elle a à environ mon âge et elle n'est pas très imposante... En tout cas à côté de lui elle est aussi ridicule que moi... Mais à la différence c'est qu'elle, elle lui tient tête et prends ma défense.

A-t-elle senti ma détresse pour venir à mon secours où est-elle du genre à défendre les plus faibles ? Étant donné oui... Je suis faible. Faible face à un homme qui me rappelle celui qui a détruit une partie de ma vie. Un fantôme du passé qui refait surface au travers de cet inconnu. Mais elle, elle n'a pas peur, elle prend même les devants quand il est sur le point de s'en prendre à elle physiquement. Un tour de baguette et le voilà suspendu dans les airs par la cheville. Je suis tellement choquée et surprise que je le regarde sans réagir. Je pourrais me moquer de lui, mais ça ne me vient même pas à l'idée la tout de suite. J'ai surtout peur de sa réaction à lui une fois qu'elle l'aura relâché...

Je le vois essayer de sortir sa baguette, mais à peine s'en est-il saisi qu'elle le désarme aussitôt. Elle s'avance vers lui et lui murmure quelque chose à l'oreille que je n'entends pas alors qu'elle lui tapote du bout de la baguette la cuisse. Par contre, je vois le regard de l'homme changé je sens la panique s'emparer de lui. Je ne sais pas ce qu'elle lui a dit, mais apparemment ça l'a calmé. Elle lui tourne le dos et revient dans ma direction en me regardant tout en libérant de son sortilège la brut qui retombe sur le sol sans délicatesse. Après une énième remarques de la part de ma justicière il finit par prendre le large aussi vite qu'il le peut. Je le regarde s'éloigner en priant pour qu'il ne fasse pas demi-tour et je suis surprise lorsque j'entends la voix de la jeune femme.

-Tu aurais facilement pu l'obliger à reculer. Un repulso en pleine figure et tu lui aurais montré ta capacité à lui faire face et il aurait déguerpi, j'en suis sûre.

Je lève des yeux surpris vers elle et fini par soupirer en regardant mes chaussures. Elle a raison je le sais, mais il y a des choses qu'elle ne sait pas et si pour une personne « normale » c'est quelque chose de simple pour moi ça relève de l'exploit... Surement… En tout cas merci de ton aide et de ton intervention. J’aimerais avoir la capacité de réagir comme toi mais certaines peurs restent incontrôlées. Que dire de plus de toute façon?

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