AccueilPortailFAQPublications internesRechercherMembresGroupesS'enregistrerConnexion

Harry Potter 2005 :: ~¤~ Pré-au-Lard ~¤~ :: Rues de Pré-au-Lard
Page 29 sur 30
[Gare de Pré-au-Lard] Sur les quais
Aller à la page : Précédent  1 ... 16 ... 28, 29, 30  Suivant
Alhena Peverell
AdministrationHarryPotter2005
Administration
HarryPotter2005

Re: [Gare de Pré-au-Lard] Sur les quais

Message par : Alhena Peverell, Ven 17 Nov - 19:49


Elle le regarde.
Il y a dans ses émeraudes, cette lueur d'espoir qu'on n'aurait jamais cru voir un jour. Il y a cette douceur pour l'être en face, cet amour indéfinissable qu'elle n'est pas certaine de comprendre. Il y a ce sourire qui encourage les humains à danser, à fermer les yeux et à se laisser porter par le vent.
_Ne pas penser à demain, ne pas vouloir grandir, profiter d'être vivant

Avec lui, elle voudrait tout faire. Elle voudrait vivre à en crever, s'épuiser à respirer, s'écorcher les bras à en être heureuse. Elle adorait tout chez lui, ses yeux bleu-gris, ses cheveux ébène, chacun des traits de son visage. Elle pourrait passer des heures à le contempler, le coeur serré à se demander ce qui va se passer dans la suite. Mais elle ne le fait pas, parfois même, elle préfère l'éviter du regard. Elle préfère faire comme, si ce n'était pas important.
_C'est toujours plus facile d'être lâche

Du moment que je suis avec toi, tout me va

C'est un monde, que seule elle connaît. Et chaque jour, elle se surprend à le prendre par la main pour l'emmener là-bas. Elle se surprend à se demander, si un jour, ils auront un endroit que seuls eux connaissent. Une vie, un univers si intouchable parmi les fantasmes et les rêves. Là où le ciel ne touche plus la terre à l'horizon. Là où les couleurs se mélangent.
Aujourd'hui, la toile n'est plus blanche. Il y a l'esquisse des arbres qui les entourent, les branches sèches qui les observent, les feuilles sur le sol, les fleurs bleues et les animaux de nuits.
La lune s'accouple avec les étoiles, pour offrir une symphonie invisible à une atmosphère féerique si dégénérée.
_Comme une rose rouge banale, mais avec encore quelques épines

Si tu veux on peut danser, regarder les étoiles ou alors... J'ai ça !

Soudainement, le sourire aux lèvres, elle se tourne vers son sac. Lentement, elle y sort une boîte métallique assez ancienne. L'objet est imprégné de la magie du passé, des instants capturés qu'il garde en mémoire. Des souvenirs, des familles...

Je l'ai volé sur un marché moldu, apparemment c'est assez vieux. Le marchand avait nommé ça, appareil photo argentique je crois. Mais je ne sais pas vraiment l'utiliser, je ne suis pas encore habituée au monde extérieur... Je ne sais même pas, si on a un équivalent sorcier. Je, j'ai toujours vécu la tête plongée que dans les livres...

Elle baisse les yeux, elle ne sait pas vraiment si elle paraît stupide ou non. Elle n'a aucune idée de ce qu'il va penser, peut-être qu'elle est juste une idiote au sourire trop naïf.
Assise sur le quai, elle se recroqueville lentement sur elle-même. Comme si elle avait, froid, mais elle est plus gênée qu'autre chose.
Elle ne veut juste pas le faire fuir, elle veut juste sentir sa présence encore quelques instants.
Quitte à ne plus jamais rien dire pour que ce moment soit éternel.
Quitte à arrêter le temps, pour vivre dans l'infini...

Revenir en haut Aller en bas
En ligne
Shae L. Keats
avatar
Gryffondor
Gryffondor
Spécialité(s) : - Métamorphomage
- Permis de Transplanage


Re: [Gare de Pré-au-Lard] Sur les quais

Message par : Shae L. Keats, Mer 20 Déc - 1:57


Il profite du gout praline du tabac, des prémices d'une soirée de fraicheur et d'insouciance. une soirée libre, dessinée par leurs mains, leurs envies, leurs besoins. Quelque chose de simple, qu'ils savaient encore faire a cette époque ou l'ombre n'avaient encore rongé aucun de leurs corps. Il était quelque chose de la fougue de leur jeunesse.
Et naïvement il pensait encore qu'elle pourrait le sauver.

Alors il sentait, il ressentait le début d'une nuit qui s'annoncerait encore pleine de promesses, d'abandon et d'absence de faiblesse, car celle-ce ne résidait encore a cette époque que dans cette incapacité a exprimer des sentiments que lui même reniait. Parce qu'il y avait encore cette forme de fierté adolescente a ne pas s'ouvrir et a se sentir fort. Le fil était déjà tendu entre les deux pôles et si les coups de vents déstabilisait, il ne tombait pas encore dans ce dernier rappel qui porte le nom de doute. Il se savait avide de son rire, de son odeur, de cette manie qu'elle avait de retrousser son nez, de regarder le monde avec des yeux a mi-chemin entre l'adulte et l'enfance.
Il aimait le silence qui les accompagnait parfois, et cette boule de chaleur qui se réveillait en sa poitrine lorsqu'elle était la.
C’était encore a ces derniers élans d'enfance ou la pyramide des souvenirs ne s'effrite pas.

Du moment que je suis avec toi, tout me va  

Et il a un de ces sourires tendre-reserves qu'il maitrise. Un de ces sourires qui apparait lorsqu'on se laisse toucher par les mots doux un peu malgré soi mais ou l’émoi doit rester pudique. Et pourtant il est heureux, assis la. La soirée sent l'herbe fraiche et les feuilles de menthe craquée. Le thé glace, et il aime ça.
Oui il aime ça.
A défaut de comprendre qu'il commence a l'aimer elle.

Alors il ouvre un peu son monde, doucement. Pas un monde tout blanc, tout rose. Un monde encore enfantin avec quelques taches. Lui même n'est pas tout blanc, et elle non plus, au fond c'est peut-être ce qui fait que ça marche autant, que certains les trouvent tout bonnement insupportables. Ils ne sont pas si niais. Il y a pire.
Alors il prend sa main qui l'entraine vers elle en même temps qu'il l'attire dans son monde. Pour réussir a s'ouvrir a l'autre. Parce que pour une fois, il a cette envie de partager, de parler, de laisser quelqu'un connaitre ce qui le fait.
Et peut-être de se laisser un peu aller.

Si tu veux on peut danser, regarder les étoiles ou alors... J'ai ça !

Les idées lui plaisait, mais une curiosité le pousse indubitablement a regarder en quoi retourne le ça. Une envie d'inconnu, peut-être un délicieux gout de mystère. Quelque chose qui lui donne cette envie de lâcher prise, de se laisser tomber dans les filets de l’Imprévu. Alors il fixe cette boite en métal qu'elle lui tend avec cette envie de l'ouvrir, de savoir ce qu'elle renferme.

Et son cerveau fait le lien entre cet objet mystérieux et ce qu'il croit encore être son demi-monde, et son sourire s’étire, parce que ça lui rappelle son père, sa mère et les après-midi au parc. Les balançoires rouillées qui grinçaient entre les arbres a la fin de l’été et le soleil dans les rires que l'appareil parvenait a capturer.

Je l'ai volé sur un marché moldu, apparemment c'est assez vieux. Le marchand avait nommé ça, appareil photo argentique je crois. Mais je ne sais pas vraiment l'utiliser, je ne suis pas encore habituée au monde extérieur... Je ne sais même pas, si on a un équivalent sorcier. Je, j'ai toujours vécu la tête plongée que dans les livres...  

Alors il lui prend l'appareil des mains, doucement, il l'observe avec curiosité, tentant d'activer les rouages de sa mémoire pour se souvenir comment on actionne le mécanisme. Et heureusement, l'amour des vieux objets qu'entretenait son père lui revient en tête, et si le développement des photos n’était pas un de ses domaines,  il pensait être capable de le faire fonctionner.

Je crois me souvenir.

Et en effet, après avoir ouvert un petit boitier sur le cote, il eut le bonheur de voir une pellicule presque vierge. Alors il le referma délicatement et braqua l'objectif sur elle. Sa dernière photo devait remonter a une dizaine d’année en arrière, avant le pire jour, et il avait perdu l'habitude de se servir de ses mains depuis que la magie lui avait offert une forme de facilite. Alors maladroitement, il appuya sur l'objectif, nourrissant secrètement l'espoir de réussir a capturer l'instant.
La douceur de la nuit qui achevait de tomber, ce gout de cancer au coin des lèvres.
Il ne voulait pas se tromper. Parce qu'il aurait aimé que cette instant dure longtemps. Bien plus longtemps que ce que cette nuit aurait a leur offrir.

Puis il l'observe dans le soir qui débute. Renfermée sur elle-même, elle a l'air un peu ailleurs, et il n'ose pas vraiment déranger. Pourtant les mots niés cherchent a tout prix a s’échapper ce soir. Alors il leur accorde une semi-liberté dans une demi-vérité qu'il ne parvient plus a garder pour lui même. Reposant l'appareil au sol il s'assoie un peu plus en arrière et tire sur sa cigarette, la tête un peu en arrière et contemplant les astres.

T'es belle quand tu penses.
Il voudrait rester ainsi sans avoir a se soucier du temps,
A l'observer et l'admirer.        
Revenir en haut Aller en bas
Alhena Peverell
avatar
AdministrationHarryPotter2005
Administration
HarryPotter2005
Spécialité(s) : Permis de Transplanage


Re: [Gare de Pré-au-Lard] Sur les quais

Message par : Alhena Peverell, Lun 22 Jan - 2:32


_Aimer, qu'est-ce que c'est ?
C'est comme crier dans le noir.
C'est comme un monde dans un regard.
C'est faire une chute indéfinie, où le corps et l'âme explosent contre le coeur.

_Elle est reine des roses, et si la rose est la reine des fleurs alors le lys en est le roi.

Elle se demande encore, si les murmures du futur sont présents. Parce que, parfois, il y a cette voix qui lui fait peur. Qui lui pose des questions abruptes de sens, qu'elle s'oblige à écouter.
Elle ferme les yeux, derrière les Comment vas-tu ?
Elle frissonne, grince des dents quand elle repense au passé. Aux mots qu'on lui a toujours murmurés dans les plus belles histoires d'amour.
Et elle se demande si c'est réellement comme ça, les histoires qui tordent l'estomac. Que ça finit toujours par des larmes, des douleurs, des peurs qui profanent les coeurs.
Par des pardons sans raison, qu'elle n'arrive pas à ravaler.

C'est pas vrai !

_Elle a peur que ça ne marche pas, elle a peur qu'il ne ressente pas la même chose_

Elle a ce regard, cette angoisse immense qui grandit. La gorge sèche, la voix haletante de mot qui cherche des lèvres. Elle sait bien, en le regardant, qu'ils sont amis mais plus pour longtemps.
Peut-être même que dans le fond, ils n'étaient pas amis et qu'ils ne le seront probablement jamais.

Les paupières se ferment après une photo qui immortalise l'instant. Il y a des sons qui chuchotent jusqu'aux oreilles. Une morale sans nom, qui la met en garde, qui lui dit qu'aimer c'est dangereux, que ce n'est pas pour les enfants. Que s'ils finissent par s'aimer, ils finiront par se tuer eux-mêmes.
Parce que probablement l'aimer, c'est avoir tout son sang qui boue, qui crie à l'intérieure d'elle. Mais qu'évidemment, ils finiront par se battre, par avoir des différents passionnels. Et même qu'à la fin, ils se haïront jusqu'à se faire frémir à l'excès.

_Parce que, qu'ils le veuillent ou non, ils ne seront jamais amis.
Parce qu'ils s'aiment peut-être beaucoup trop pour l'être vraiment_


Trop d'incompatibilité. Trop d'écart. Trop d'indifférence à leurs différences. Mais il y aura toujours ce secret qui ronge tout un corps. Ces pulsions de sang qui s'emballent quand le hasard lui accorde la chance de l'apercevoir au détour d'un couloir. Cet esprit qui rêve de jouir de l'interdit. Il y a le destin qui insuffle l'irréel, qui la pousse à croire à l'impossible.

Et sa plus grande peur serait de l'entendre dire : tu as ruiné ma vie et il n'y a aucun retour à cela.
Parce que, malgré les rires doux, elle finit toujours par détruire ce qu'elle tente de construire.
Alors elle préfère rester dans l'ombre, qu'il oublie son visage et son nom. Mais peut-être, qu'il faudra des années avant que cela n'arrive vraiment.
Et elle le sait, et pourtant, elle fonce droit dans le mur.

_De toute façon, je vais continuer. Je vais vivre avec des sourires pour un temps
Je vais être heureuse, je m'en fiche_ 


On lui demande souvent comment elle est devenue comme ça, insouciante du monde.
Et ses mots répondent alors que chacun porte un masque. Que tout le monde le fait, tous les jours. Et même, que quelques fois, ils le portent tellement bien qu'ils en oublient ce qu'ils sont réellement.
Mais que, s'ils sont chanceux comme elle, ils auront ce quelqu'un qui viendra et leur montrera qui ils veulent être, qui ils devraient être.
Parce que, peut-être que la personne qu'ils pensent être n'est pas celle qu'ils sont réellement. Parfois ils pensent se connaitre eux-mêmes, alors qu'ils ont seulement besoin qu'on les pousse à voir la réalité.  

Et elle ne sait pas pourquoi, mais il y a ce doute, cette petite voix qui lui fait penser qu'elle a trouvé cette personne, celui qui lui fallait. Celui qui devait lui être destinée.
Elle en est certaine. Il est cette personne qui sera toujours là pour elle. Cette seule personne qui pourra apprendre à la connaître de tout son être, qui l'acceptera entièrement. Et qui croira en elle avant même que quelqu'un d'autre ne le fasse, ou quand personne d'autre ne le fera.
En réalité, il est comme son meilleur ami mais de manière plus intense, en mieux. C'est l'unique personne au monde qui la connaîtra mieux que n'importe qui d'autre. C'est lui qui fera d'elle une meilleure personne, qui l'inspirera pour la mener vers la lumière.
Il est une de ses meilleures relations. De celles qui durent, parce qu'elles démarrent dans l'amitié. Parce qu'il est de ceux, pour qui on doit ouvrir les yeux.
Parce qu'un jour, elle le regardait et elle a vu quelque chose qu'elle ne pouvait pas voir la veille. C'était comme une lumière qui avait été dévié quelque part.
Alors finalement, lui qui était juste un ami, est tout à coup devenu la seule personne avec qui elle s'imaginait. Car il n'est pas seulement quelqu'un pour la soutenir. Il est aussi là pour réfréner les pires souvenirs et l'empêcher de faire de mauvais choix. Il est cette personne avec qui la connexion est si forte. Comme un lien émotionnel.
Et que peu importe ce qui arrive, elle l'aimera toujours. Rien ne pourra jamais changer cela.

_Dans le futur, elle est avec cette personne.
Ce n'est simplement pas lui.
Tant pis_


Est-ce qu'on peut faire une photo où on est tous les deux ? Après, j'essayerai d'en faire plusieurs de toi !

Alors pour retrouver ce passé, elle s'offre cette clé. Une clé du coeur, sous forme de souvenir papier photo. La clé d'une ancienne identité, qu'elle souhaitera ne plus jamais retrouver. Qu'elle portera avec elle, certainement toute sa vie, parce qu'il est le seul à pouvoir la débloquer.
Parce que chaque clé ouvre quelque chose, et que désormais c'est à lui de trouver ce qu'ouvre la sienne.

Revenir en haut Aller en bas
En ligne
Elina Peterson
avatar
Auror en formation
Auror en formation
Spécialité(s) : Permis de Transplanage


Re: [Gare de Pré-au-Lard] Sur les quais

Message par : Elina Peterson, Mer 28 Mar - 23:20


Tu deviendras plus forte

avec Kohane

Ça fait des mois que je vie au Domaine Gris avec Artemis , notre relation est devenue sérieuse au fil du temps et j'ai finalement fini, après maintes négociations, par accepter de m'installer chez lui. Gardant mon appartement pour nos journées de libre lorsqu'il ne travaille pas. Il se doute que j'y retourne régulièrement. Malgré tout ce qu'il s'y est passé je continue de me sentir bien dans ce petit appartement... C'est à moi, c'est sécurisant et surtout c'est calme...

Si je me sens à l'aise au domaine, il n'en reste pas moins qu'il est beaucoup trop animé pour moi... Entre Haïko, les deux volatiles et les chats on ne peut pas dire que la maison soit du genre calme et reposante... Je m'éclipse donc très souvent dans mon cocon afin de retrouver la paix et la sérénité dont j'ai besoin pour ne pas perdre pied... c'est d'ailleurs l'heure que je rentre... Artemis va surement rentrer tard mais, je n'aime pas trop trainer dans pré-au-lard lorsque la nuit tombe... Son travail fait de moi une cible potentielle alors j'essaye de rester prudente et ne pas prendre de risques inutiles en rentrant lorsqu'il fait nuit. D'autant plus durant la période sombre que nous traversons

L'esprit perdu auprès de mon cher et tendre, je ne fais pas vraiment attention à ce qui m'entoure lorsque je traverse la gare. Un homme me percute et je manque de me retrouver les fesses par terre. Retrouvant maladroitement mon équilibre, je pose les yeux sur la personne en question. Mon sang ce fige. Il est grand, il est costaud et il lui ressemble... À lui... Celui qui hante mes nuits... Cette même noirceur habite son regard. Il n'a pas besoin de dire quoi que ce soit que je suis déjà là, à m'excuser alors même que je n'ai rien fait.

Mes excuses ne semblent pas lui suffire, il s'approche et devient menaçant. Mon cerveau n'est plus en état de fonctionner, je suis là à regarder le sol, tremblant de tous mes membres, incapable du moindre mouvement pour prendre la fuite où mettre de la distance entre lui et moi. Je pourrais aisément transplaner à la maison, loin du danger qu'il représente, mais mon corps ne réponds plus, il est seulement parcouru de tremblement incontrôlable. Je savais que je n'avais pas réussi à maitriser tous mes démons, celui-là je ne pensais pas devoir y faire face immédiatement... et en général je préfère être auprès d'Artemis quand cela arrive... Il sait me ramener dans le présent...

Comment pourrais-je être capable de protéger qui que ce soit lorsque je suis incapable de me protéger moi-même et faire face à une simple altercation ? Comment pourrais-je tout simplement construire mon avenir si je ne maîtrise pas mieux mes émotions? Je ne peux pas vivre de cette manière ad vitam aeternam, ce n'est plus possible de vivre dans la peur.

Revenir en haut Aller en bas
Kohane W. Underlinden
avatar
Responsable GGryffondor
Responsable G
Gryffondor
Spécialité(s) : Permis de Transplanage
Occlumens


Re: [Gare de Pré-au-Lard] Sur les quais

Message par : Kohane W. Underlinden, Sam 14 Avr - 16:33




Les rails, c'est comme une échelle. Posée au sol. D'arrière, si vous essayer de la grimper, vous pouvez rapidement finir d'aller bien haut. Au Ciel. Si un train passe. Crac. Bye bye, c'est sympa de t'avoir connu.
Mais bon, les rails sans train, c'est joli quand même.
Ca va, à perte de vue. Déchire l'horizon, de ces longues bandes. On pourrait s'amuser à les suivre, marcher à leurs côtés. Aller, vers de nouveaux avenirs.
Prendre le train, c'est partir.
Mettre les voiles. Mais sur des rails. Et s'envoler à bord du tchou-tchou express. Ciao la compagnie, j'pars voir ma vie ailleurs !
L'impression de liberté vers des contrées nouvelles. C'est pour ça, j'aime bien les rails. Il y a une part d'imaginaire quand on les regarde. Se demander où ça va. Jusqu'où ça va. La tentation d'attendre le prochain train qui passe, peu importe la destination. Et grimper dans un wagon. A la conquête de l'inconnu.
J'aime bien les gares pour cette raison. Il y a souvent une belle vie à observer. Si tant est qu'on est dans un endroit bien fréquenter. Pas tout à fait le cas à Pré-au-lard. Bien sûr, y'a des gens qui passent. Mais on ne va pas dire que ce soit dense. King's Cross serait beaucoup plus fréquenté. Mais C'est aussi ça que j'apprécie à Pré-au-lard. Un village entièrement sorcier, un train sorcier et un petit monde qui passe, se pousse, se bouscule sans que le tout soit trop surchargé.

Immobile sur un quai, je regarde la voie déserte. Pas de train pour venir gâcher cette tranquillité. Je me dis que, plus loin encore sur ces rails, c'est Poudlard. C'est le chemin emprunté chaque 1er septembre. Qui continue d'être emprunté par d'autres. Tandis que j'ai quitté l'école. Sans regrets. C'était chouette, les études. J'ai vécu beaucoup de choses. Surtout depuis que je suis arrivée à Poudlard. En Allemagne, c'était différent, c'était beaucoup plus calme, un peu plat et monotone, à y repenser.
L'Ecosse, c'était totalement autre. Ca a été les rencontres. Les visages qu'on a croisés, auxquels on s'est accrochée. Certains se sont effacés pour n'être plus que de vagues souvenirs dans le lointain. Julie, Luna, Tia... Des noms lancés dans les vagues du passé. Que sont-elles devenues ? Aucune idée. Sans doute qu'elles continuent de tracer leur bout de chemin.
Et puis il y a les autres. Qu'on a rencontrés au fur et à mesure du parcours et qui demeurent. Parfois ils arrachent un sourire, parfois ils arrachent une larme. Tout dépend de l'évolution des relations.

Je me mets en marche, le long du quai.
Perdue dans un de mes nombreux tiroirs à souvenirs.
Le rappel des cours mais, surtout, de ce qu'il y avait en dehors des cours. Les escapades nocturnes, les pieds de nez au règlement, les rires dans le noir et, plus tard, la peur dans ce même noir, les terreur qui clouent sur place, les démons voraces et les mains rassurantes venues me rattraper au moment où je chutais.
Etrange comme, d'un simple rail, je peux en venir jusque là.
Un sourire dans le vague.
Le soir pointe le bout de son nez. L'après-midi touche à sa fin. Ce n'est pas moi qui assure le service ce soir aux 3B. Ca veut donc dire que je suis libre de faire ce que je veux. De rentrer, si je le désire. Ou continuer de errer dans le village sorcier, à la recherche des petites curiosités de la vie. Mais je ne tarderai pas trop. En règle générale, quelle que soit la vie de nos journée, nous essayons, Asclépius et moi, d'être présents à Thermidor en soirée. Ou la nuit, pour égrainer les insomnies. Une sorte d'entente silencieuse. Assurer une présence muette aux côtés de l'autre. Ca a quelque chose de rassurant.



Mes pas me conduisent finalement retour à l'intérieur de la gare.
L'idée première de ne pas s'attarder trop.
Quitter le lieu sujet de rêves et s'envoler pour les Alpes en un transplanage parfaitement réussi -parce qu'à force, j'ai l'habitude. Mais, avant même que je ne puisse mettre mon plan à exécution, une scène de bousculade se déroule sous mes yeux.
Une jeune femme d'à peu près mon âge et un type balèze à l'oeil pas commode se rentrent dedans. Pouf, perte d'équilibre pour la demoiselle, le choc fut sévère.
Je m'apprête à passer mon chemin. Après tout, ça arrive tout le temps ce genre de truc. Pas de quoi en faire un plat. En plus, la fille semble s'excuser. Mais cela ne suffit pas au bougre qui est, décidément, de bien mauvaise humeur. Et les gens de mauvaise humeur me rendent tout aussi de mauvaise humeur qu'eux.
Il s'avance vers la demoiselle qui... ne bouge pas. Eh, oh, réveille toi ! Qu'est-ce que tu vas faire, s'il lève la main sur toi ? S'il cherche à te frapper ? Tu vas te prendre la tarte en pleine figure sans réagir ?
Mon sang bouillonne soudainement.
Parce que je me projette à la place de la jeune fille et que j'aurais eu envie de faire décamper le type illico. Parce qu'il a l'air super près d'elle, en plus. Pas de distance de sécurité, là. Il empiète carrément sur sa petite bulle personnelle alors que, j'en suis certaine, elle n'en a pas très envie.

N'y tenant plus, je fais quelques pas en direction du duo et me plante aux côtés de l'immobile.
Je lève la tête pour regarder le type.
Parce qu'il est plutôt grand. Que je suis petite.
Il est bien en largeur. A côté de lui, je fais maigrichonne.
Mais ce genre de personne, je sais bien, suffit de se montrer froid et sûr de soi, ils se décomposent à la première parole. Et, si cela ne suffit pas, ma main droite glissée dans ma poche caresse ma baguette. S'il le faut, j'emploierai les grands moyens. Mais généralement, un bon recadrage en règle d'une voix posée et dure suffit. Ils se donnent toujours le style gros bras qui font peur à tous. Suffit de leur montrer qu'on ne rentre pas dans cette catégorie du tous. Et eux, rentrent dans leur carapace illico.

-Elle a dit qu'elle s'excusait, non ? je prononce, d'un ton sans appel.

Fausse question.
C'est plus une affirmation qu'autre chose.
Je n'attends pas de lui un oui ou un non. Juste qu'il s'en aille. Voilà tout.

-J'ai pas besoin d'excuses, crache le type, l'avait qu'à pas m'rentrer d'dans, v'là !



J'arque un sourcil un poil condescendant.
Ce type n'est pas bien vieux. Vingt ans ? Moins ?
Il n'a que son tas de muscles pour lui. Je suis sûre, il n'a aucune réelle expérience de la vie, de sa dureté, des coups répétés. Après tout, pas tout le monde a eu la chance, comme moi, de croiser le chemin de cette demoiselle de Londres qui m'a appris à vivre à travers sa violence.
Je constate que le gars a les deux mains vides.
Qu'il n'en a pas une glissée dans une de ses poches, comme moi, baguette à portée.
Ca veut dire que si je suis assez rapide

il a l'air de vouloir user de ses grosses muscles mais je dégaine avant et un #levicorpus plus tard, le voilà qui se retrouve dans une position on ne peut plus humiliante qui pourrait faire pouffer de rire n'importe qui.
Regarde aux alentours.
La gare est vide en cette fin d'après-midi, avec aucune venue de train signalée.
Personne pour venir me réprimander. Après tout, on va dire que c'était de la légitime défense, hein ?
Le type gesticule, la tête en bas ; le sang doit lui monter au cerveau et ça va bientôt bouillir, tout ça. Je vois ses bras s'agiter et il fouille dans la poche de sa veste, en vue d'en saisir sa baguette.
Rapidité, mon amie, #expelliarmus et

-N'y pense même pas, alors que je rattrape son arme.

Un sourire nonchalant et amusé se dessin sur mes lèvres alors que je m'avance vers lui.
Ma baguette tapote doucement une de ses cuisses.
Ca me rappelle cette nuit de folie, ce Moldu malvenu et mal intentionné. A qui j'avais fait payer ses idées tordues par mes propres idées tordues.
Murmure:

-Qu'est-ce que tu dirais d'un petit diffindo là, juste sur le haut de ta cuisse ? Tu imagines ? Sentir ta chair s'ouvrir sous le coup du sortilège. Et le sang qui s'écoule doucement en douce rivière. T'aimerais ? Moi, je suis sûre, ça me plairait de voir ça.

Je le sens suer, transpirer, il s'agite encore, encore, son front devient rouge, il semble étouffer et je me détache de lui et je m'éloigne, lui tourne le dos, lance un regard à la jeune femme immobile de tout à l'heure puis
#liberacorpus

Le type retombe lourdement au sol.
Un petit cri de surprise échappe de ses lèvres.
Alors que ses muscles entrent en douloureux contact avec le dallage de la gare.
Reporter de nouveau mon attention sur lui :

-C'est bête, que de simples excuses ne suffisent pas.

Regard froid.

-La prochaine fois que tu essaies d'impressionner quelqu'un, pense à revoir tes cours, tes sortilèges d'attaque et tes réflexes.

Je ne suis pas expert en duel.
Mais il avait l'air de tellement compter sur ses muscles que c'en était trop facile. Et pas assez amusant.
Je lance dans sa direction sa baguette et lui intime de déguerpir. Après tout, il ne s'est rien passé : la demoiselle s'est excusée, affaire classée.
Le gars ne demande pas son reste, s'époussette et, tentant de sauver les dernières parcelles d'honneur qui lui restent, s'en va à pas rapides, le dos plus ou moins droit. Une fois hors de vue, je me tourne vers celle qui est restée.

-Tu aurais facilement pu l'obliger à reculer. Un repulso en pleine figure et tu lui aurais montré ta capacité à lui faire face et il aurait déguerpi, j'en suis sûre.

Revenir en haut Aller en bas
Elina Peterson
avatar
Auror en formation
Auror en formation
Spécialité(s) : Permis de Transplanage


Re: [Gare de Pré-au-Lard] Sur les quais

Message par : Elina Peterson, Mar 17 Avr - 12:26


Je suis là, terrorisé, figée sur place à cause d'un passé qui refuse de me laisser tranquille... Où que j'ai dû mal à laisser derrière moi peut-être ? Surement... Certaines blessures sont difficiles à cicatriser et à accepter. J'attends qu'il ait fini de s'en prendre à moi, qu'il se lasse et qu'il parte quand je sens qu'une personne se place à mes côtés. La voix d'une femme ce fait entendre et je tourne un regard dans sa direction. Elle a à environ mon âge et elle n'est pas très imposante... En tout cas à côté de lui elle est aussi ridicule que moi... Mais à la différence c'est qu'elle, elle lui tient tête et prends ma défense.

A-t-elle senti ma détresse pour venir à mon secours où est-elle du genre à défendre les plus faibles ? Étant donné oui... Je suis faible. Faible face à un homme qui me rappelle celui qui a détruit une partie de ma vie. Un fantôme du passé qui refait surface au travers de cet inconnu. Mais elle, elle n'a pas peur, elle prend même les devants quand il est sur le point de s'en prendre à elle physiquement. Un tour de baguette et le voilà suspendu dans les airs par la cheville. Je suis tellement choquée et surprise que je le regarde sans réagir. Je pourrais me moquer de lui, mais ça ne me vient même pas à l'idée la tout de suite. J'ai surtout peur de sa réaction à lui une fois qu'elle l'aura relâché...

Je le vois essayer de sortir sa baguette, mais à peine s'en est-il saisi qu'elle le désarme aussitôt. Elle s'avance vers lui et lui murmure quelque chose à l'oreille que je n'entends pas alors qu'elle lui tapote du bout de la baguette la cuisse. Par contre, je vois le regard de l'homme changé je sens la panique s'emparer de lui. Je ne sais pas ce qu'elle lui a dit, mais apparemment ça l'a calmé. Elle lui tourne le dos et revient dans ma direction en me regardant tout en libérant de son sortilège la brut qui retombe sur le sol sans délicatesse. Après une énième remarques de la part de ma justicière il finit par prendre le large aussi vite qu'il le peut. Je le regarde s'éloigner en priant pour qu'il ne fasse pas demi-tour et je suis surprise lorsque j'entends la voix de la jeune femme.

-Tu aurais facilement pu l'obliger à reculer. Un repulso en pleine figure et tu lui aurais montré ta capacité à lui faire face et il aurait déguerpi, j'en suis sûre.

Je lève des yeux surpris vers elle et fini par soupirer en regardant mes chaussures. Elle a raison je le sais, mais il y a des choses qu'elle ne sait pas et si pour une personne « normale » c'est quelque chose de simple pour moi ça relève de l'exploit... Surement… En tout cas merci de ton aide et de ton intervention. J’aimerais avoir la capacité de réagir comme toi mais certaines peurs restent incontrôlées. Que dire de plus de toute façon?

Revenir en haut Aller en bas
Kohane W. Underlinden
avatar
Responsable GGryffondor
Responsable G
Gryffondor
Spécialité(s) : Permis de Transplanage
Occlumens


Re: [Gare de Pré-au-Lard] Sur les quais

Message par : Kohane W. Underlinden, Dim 6 Mai - 19:52




Petite frêle fragile indécise malheureuse coincée dans je-ne-sais quel corset qui serre et serre autour de son corps
Voilà comment m'apparaît la demoiselle face à moi.
Elle n'a pas bougé quand j'ai agi. Elle n'a pas bougé quand, avant moi, le type a agi. Pourquoi donc est-elle tant noyée dans un immobilisme ? Si je n'étais pas intervenue, si je n'étais même pas présente, se serait-elle donc laissée taper dessus sans rien dire ? Œil bas, tête baissée, se protéger comme on peut mais ne pas réagir.
Un frisson du passé traverse ma colonne vertébrale ; ça me rappelle mon propre cas, ma propre position d'il y a bien longtemps. Quand personne n'était là. Quand personne n'est venu.e à ma rescousse.
Un flash et je me revois, l'ombre d'une fille sans nom aux propos décousus qui m'est tombée dessus, poings cruels et j'étais incapable de faire quoi que ce soit. Même de sortir ma baguette, l'obliger à reculer à coup de sorts. Elle m'a frappée. Elle m'a blessée au visage. Sans raison apparente. Je ne comprenais rien à ses propos et elle s'énervait de mon incompréhension. C'était piquant et violent comme épisode.
Le plus étrange dans tout ça, d'ailleurs, c'est que je l'ai revue. Beaucoup plus tard. Reconnus à sa voix mais son corps, sa démarche, son attitude... rien à voir. Elle était aussi frêle que la demoiselle que j'ai face à moi. Aussi hésitante et apeurée. J'aurais pu la croquer pour me venger ; elle n'aurait pas résisté, cette petite souris.
Et toi, jeune fille de la gare, es-tu une souris, toi aussi ? As-tu peur du méchant chat ?

Soupir de sa part et son regard se baisse après s'être levé sur moi. Elle semble éviter le contact visuel, comme prise dans une belle à elle, un peu timide, un peu honteuse.
Je ne dis rien et lui laisse quelques instants de répit. Explications. Qui arrivent, en quelques mots. Simples. Compréhensibles. Et, pourtant, qui me paraissent absurdes aujourd'hui. J'oublie presque avoir été comme elle, avant de croiser la route de Kane, aigle dans la nuit puis celle de la jeune femme de Londres, douce et cruelle, qui m'a emmenée avec elle dans ce ballet violent de vie et de mort. L'un.e et l'autre m'ont appris des choses de la vie, m'ont appris comment surpasser ses peurs et ses blocages. Kane parce qu'iel m'a fait prendre conscience de cette force-flamme vivant en moi. Cette rage qui peut me relever et me conduire à faire face. L'autre parce que c'est avec elle que j'ai mis en application la force transmise par Kane. Parce qu'elle aussi, s'en est prise à moi sans raison. Mais que cette fois, je me suis défendue. Je n'ai pas laissé faire. Et ça a été la plus belle expérience : rouler ensemble entre vie et mort, crier la vie en se faisant la mort, entre sang et sourires chaotiques. C'était beau.

J'arque un sourcil devant la demoiselle un peu penaude.
J'essaie de comprendre et, en même temps, au fond de moi quelque chose gronde comme une révolte face à ce comportement. L'idée qu'elle puisse ressembler à celle que j'étais il y a si longtemps me rend presque malade.

-Quelles peurs ?

Là est sans doute le premier point à aborder. Interroger. Avant d'envisager la suite. Le reste. L'acte suivant de cette vaste pièce de théâtre.

Revenir en haut Aller en bas
Alec Z. Dmitriev
avatar
Serpentard
Serpentard
Année à Poudlard : Septième année

Spécialité(s) : Permis de Transplanage


Re: [Gare de Pré-au-Lard] Sur les quais

Message par : Alec Z. Dmitriev, Jeu 5 Juil - 10:31


Un nouveau départ, une nouvelle histoire. Alec - (Enzo)  & Loredana  
639 mots & rp pv©️ Crimson Day
hrp ; La dernière réponse date du 6 Mai, donc, plus d'un mois d'ancienneté. Du coup, je me permets de m'incruster. Si problème, il y a, n'hésitez pas à mp. Merci d'avance :mm:

•♠️ᨊ♠️ᨊ♠️ᨊ♠️ᨊ♠️ᨊ♠️ᨊ♠️ᨊ♠️ᨊ♠️•


Je me mets à bailler sur le chemin du retour, appuyant ma tête contre le dossier de la banquette, tant le trajet m’a épuisé. Je m’autoriserais bien à dormir un peu, si je n’avais tant peur de louper ma destination. Alors, je m’efforce de regarder le paysage défiler sous mon regard émeraude, tandis qu’au même moment, le vent s’amuse à faire virevolter le rideau par l’embrasure de la fenêtre ouverte. Un vent frais, doux, contrairement au Soleil et sa température cuisante. J’ai chaud et j’ai la peau couvert de coups de Soleil aussi, suite à mes récentes vacances à l’étranger. D’un côté, les avoir prises maintenant, m’a permis aussi de me ressourcer et d’essayer de comprendre la situation, je « souffre d’amnésie » parce que je ne peux décrire autrement et avec aucun autre mot, le comment du pourquoi que je ne me souviens que de peu de détails à mon sujet. La musique battante dans mes oreilles, je me surprends à fermer légèrement les paupières, laissant les battements de mon cœur, battre la mesure dans ma poitrine, au même rythme que l’air musical qui se propage jusqu’à mes tympans. Dire qu’aujourd’hui, je rentre. Aujourd’hui, je reviens à la « maison ». Ça me fait bizarre de penser ça, bien que je sais que je n’ai nulle part où aller à part Poudlard, à part « Serpentard ».  Enfin un lieu qui m’est familier et où je peux me sentir en sécurité aussi.

•♠️ᨊ♠️ᨊ♠️ᨊ♠️ᨊ♠️ᨊ♠️ᨊ♠️ᨊ♠️ᨊ♠️•

Quelques heures plus tard et le train entre doucement en gare. Je me relève de mon siège avec une fatigue bien présente dans tout mes membres. Je donnerais n’importe quoi pour mon lit, là, en cet instant précis. Pourtant, je fais de mon mieux pour me maintenir debout pendant que mes mains attrapent mollement ma valise. Puis, au passage, j’attrape mon sac, le glisse à mon épaule et ensuite, je me dirige vers la sortie pour atterrir silencieusement sur le quai. Un autre bâillement tout en couvrant mes lèvres de ma main droite et je regarde autour de moi pour choisir la direction à prendre. Sans doute, le trajet le plus court pour revenir dans les « quartiers résidentielles » de l’école, du château où certains couloirs me semble si familiers. Ainsi, je zigzag entre les étudiants et les personnes adultes. La population est dense, mais pas encore au point d’être étouffante, ce qui me rassure un peu aussi. Le souffle frais du vent, me rafraichit le visage et l’accueillant comme s’il était le bienvenue, je soupire d’aise en trouvant, au même moment, un banc sur lequel m’assoir. Juste le temps de masser un peu mes tempes, le temps de recharger un peu, mes batteries internes aussi.

Ce n’est qu’environ, une dizaine de minute plus tard que je me décide de me relever, bien décidé de me remettre à marcher, si je m’étais pas coincé la lanière de ma valise dans la bout d’égout à côté du banc. Agacé, je me demande comment faire sans utiliser ma baguette pour la déloger de ce pétrin. Je n’allais quand même pas la laisser là, alors qu’elle contient tout ce qu’il me reste de « mon passé » bien trop flou. Sans surprise, je grogne sous la frustration de la situation, tirant encore sur cette dernière avant de me retrouver les fesses à terre, la valise volant dans les airs avant qu’elle ne me percute au visage de plein fouet. Tout en me mettant assis, je regarde discrètement autour de moi, jurant intérieurement, si la moindre personne m’avait vu faire ou tomber de cette manière bien ridicule. Tout en passant une main sur mon visage, je me contente simplement de jeter un coup d’œil aux alentours avant de me remettre debout, attrapant mon sac au même moment, fin prêt à partir en direction du « château », désormais.
Revenir en haut Aller en bas
Loredana Sparks
avatar
Modération GGryffondor
Modération G
Gryffondor
Spécialité(s) : Permis de Transplanage


Re: [Gare de Pré-au-Lard] Sur les quais

Message par : Loredana Sparks, Jeu 5 Juil - 11:26



Une impression de déjà vu

ft. Alec Z. Dmitriev


Elle ne savait pas vraiment comment elle avait atterri ici. Sur le quais d'une gare où elle ne devait plus se trouver. Elle avait suivi le vent, puis avait transplané spontanément en direction d'un endroit qu'elle ne connaissait que trop bien. Après de longues journées de travail, on lui avait donné un jour de congé dont elle ne savait que faire. Travailler lui permettait de passer le temps, sans penser à tout ceux qui lui manquaient, sans penser au château dans lequel elle n'entrerait plus. Elle n'avait plus le choix désormais. Elle devait s'habituer à sa nouvelle vie, seule, à attendre avec impatience les vacances pour pouvoir revoir ses amis toujours à Poudlard.
Elle s'était installée sur un banc non-loin du quais, guettant l'arrivée du train. Certains passant allaient et venaient, probablement pour se rendre au village sorcier tout près d'ici. Le village de Pré-au-Lard qui regroupait toutes les merveilleuses boutiques que Loredana adorait visiter. Peut-être allait-elle s'y rendre une fois les gens descendus du train ? Pourquoi faisait-elle ça ? Elle n'en savait rien. C'était fou comme son instinct pouvait parfois la guider sans qu'elle ne s'en rende vraiment compte. Elle avait cette boule constamment dans l'estomac et d'une façon ou d'une autre, elle essayait de s'en débarrasser.

Elle restait là, à contempler les rails, dans ses pensées. Elle plongeait doucement dans un rêve sans s'endormir. Ses pensées qui envahissaient son esprit où elle pensait maîtriser tous ses gestes, où son esprit était en ébullition total, mais où physiquement, tout semblait éteint. La solitude la plongeait toujours dans la réflexion, parfois dans un monde utopique qui n'existait que dans sa tête. Tout était emmêlé et elle se demandait si Matt réussirait un jour à lui apprendre l'Occlumancie... Le manque de concentration était l'un de ses principaux défauts.
Elle n'y pouvait rien.

Le bruit du train roulant sur les rails qu'elle observait depuis dix bonnes minutes, la sortit de ses rêveries. Elle le regardait arriver. Sans bouger. Elle ne comptait pas se faire voir, voulais juste observer, puis s'en aller. Une foule d'élève et d'adulte descendirent des différents wagons. Elle ne parvenait pas à distinguer les personnes qu'elle connaissait. Pourtant, ils étaient là, elle en était persuadée. L'un d'entre-eux s'éloigna du groupe et s'installa sur un banc un peu plus loin de celui où elle était assise. Elle le regardait. Elle l'avait déjà vu. Évidemment, puisque c'était un élève de l'école, mais il lui semblait que cela faisait longtemps qu'elle n'avait pas entendu parler de lui. Au moment où elle allait se lever pour s'approcher, elle le vit tenter de décoincer la lanière de sa valise, puis finir les fesses à terre. Elle vit peut-être un air gêné, honteux sur son visage, mais elle n'en était pas certaine. Tant pis, inutile de réfléchir davantage. Elle s'approche de lui qui lui tourne le dos. Il s'apprête à partir, mais elle le retient. Une main sur l'épaule.
— On se connaît, non ?
Une approche ridicule, rien d'extra-ordinaire. Elle avait juste...eu envie de lui parler. Comme si une force invisible l'avait poussé vers l'avant. Comme lors de ses cauchemars ou reculer lui était simplement impossible.
Revenir en haut Aller en bas
En ligne
Alec Z. Dmitriev
avatar
Serpentard
Serpentard
Année à Poudlard : Septième année

Spécialité(s) : Permis de Transplanage


Re: [Gare de Pré-au-Lard] Sur les quais

Message par : Alec Z. Dmitriev, Jeu 5 Juil - 14:38


Un nouveau départ, une nouvelle histoire. Alec - (Enzo)  & Loredana  
477 mots & rp pv©️ Crimson Day
Lorsque je m’apprête à avancer, une main m’agrippe l’épaule avec une certaine détermination. Croisant le regard de la personne concernée, je remarque la douce attention de la jeune fille qui me toise comme si elle voyait un revenant. D’un geste surpris, je regarde autour de moi pour être sûr et certain qu’elle ne se trompe pas de cible. Cette question est belle et bien pour moi, mais que puis – je lui répondre. J’ai beau chercher dans ma mémoire, tout ce dont je me souviens ne la concerne en rien. Son visage m’est totalement inconnu et je peine à me demander si je ne ferais pas mieux d’en rester là. Pourtant, quelque chose au fond de moi, pousse mon élan de curiosité, à me suggérer de rester – là et d’attendre de voir ce qu’elle attend de moi. Alors, lentement, je me recule de quelques pas, préservant mon espace personnel intact. Puis, je me masse la nuque rapidement, même si ma peau écrevisse est toujours aussi douloureuse à cause de coups de Soleil.

« Je ne penses pas, non… Je devrais ? … »

Lui dis – je après avoir ranger les écouteurs dans la veste de mon gilet, éteignant le boitier pour préserver ma batterie. Ensuite, je rabats mon bonnet sur mes oreilles tout en replaçant mes cheveux en place, vérifiant que je n’ai rien oublié, si tout est bien en place aussi… Pour finir, je le regarde, de nouveau, je me surprends à pencher ma tête sur le côté avec un brin de curiosité dans mes pupilles vert émeraude. Non, il y a rien à faire, c’est le néant, le vide intersidérale dans ma tête. Je n’ai aucun souvenirs d’elle, puisqu’ils « n’existent pas », tout simplement. C’est la conclusion que je me tire tout seul, me montrant particulièrement silencieux, alors que je ne lui veux aucun mal, cela dit.

« … Excuse – moi de m’être montrer un peu hautain, surtout pour une première approche. Je reviens, tout juste, de vacances et j’ai très peu dormi… »

Enfin, pour me rattraper sur ma légère froideur, j’opte pour un ton plus « chaleureux », tendant une main vers elle, de façon polie. L’air frais me rassure lorsqu’il effleure mes joues rougies par les coups de Soleil, je me dis même que je ferais bien d’en profiter lorsque je n’aurais plus mes affaires avec moi, pour me balader dans le coin. Finalement, je tente aussi de rester concentré sur la jeune dame qui est en face de moi, même si je l’avoue que j’ai un peu, la tête ailleurs, ces temps – ci, surtout avec cette fatigue que je traine depuis mon retour. Cela m’apprendra d’être rester debout toute la nuit, la veille … De peur de rater mon train, de peur aussi d’avoir de gros ennuies si je ne « retournes » pas en cours aussi.
Revenir en haut Aller en bas
Loredana Sparks
avatar
Modération GGryffondor
Modération G
Gryffondor
Spécialité(s) : Permis de Transplanage


Re: [Gare de Pré-au-Lard] Sur les quais

Message par : Loredana Sparks, Jeu 5 Juil - 15:59



Il ne la reconnaît pas. Elle peut le sentir, elle peut le voir dans ses yeux qu'il n'a aucune idée de qui peut être cette folle qui l'accoste sans raison apparente. Poussée vers lui, comme si sa destinée était de lui parler. Elle pouvait comprendre qu'il ne sache pas qui elle était. Il avait dû se parler une fois, à l'occasion. Le temps de s'entraider sur diverses choses et se donner leur prénom. Rien de plus. D'ailleurs quel était le sien ? Elle l'avait sur le bout de la langue, mais était incapable de le ressortir.
De son côté, le sorcier avait un geste de recule, il souhaitait garder ses distances, l'air un peu décontenancé, ne voulant pas de contact. Elle s'y était mal prise elle le savait. Ce geste spontané...Elle ne l'aimait pas non-plus. Elle ne montra rien, cependant et ne s'excusa pas. Quel intérêt finalement ?

Au bout de quelques instants, il semblait s'être légèrement détendu. Il s'excusa alors de son comportement et elle lui lançait un regard l'air de dire « Pourquoi des excuses ? Tu n'as rien fait ». Passant une main dans ses cheveux bruns ébouriffés par le vent, elle tentait de le mettre à l'aise. Au lieu, de s'excuser et de rebrousser chemin, elle continua sur sa lancé. Qu'avait-elle à perdre ? Puis ça lui revint, comme par magie, même si c'était un peu ironique d'employer cette expression dans le monde où ils vivaient. Son prénom.

— Tu... tu n'es pas Alec ? Tu ne te rappelles pas de moi ? Loredana ? J'étais préfète des Gryffondor... Je ne dirais pas qu'on était super proche, mais on s'est déjà parlé à l'occasion...Et puis plus rien...

Elle voulait qu'il se souvienne. Elle ignorait pourquoi, mais elle ne voulait plus arrêter. Elle avait ce pressentiment qu'il ne fallait pas qu'elle abandonne et quitte la gare. Finalement, si elle s'était retrouvée ici, il y avait peut-être une raison. Son instinct se trompait rarement. Elle recula d'un pas pour ne pas se montrer trop encombrante. Il la prenait peut-être pour une folle ou peut-être qu'il n'était pas cette personne.
Elle se trompait sûrement.

— Excuse-moi, je ne voulais pas être encombrante. Je me suis peut-être trompée. Désolée, je ne suis pas très fine avec les gens, j'ai tendance à foncer.

Un trait de caractère qui pouvait être apprécié ou bien détesté. Tout dépendait du public qu'elle avait devant elle. La sorcière avait parfois du mal à peser ses mots, à réfléchir avant d'agir. C'était maintenant qu'elle pensait. Avait-elle eu raison ? La main sur l'épaule était peut-être de trop ? Elle ne dit rien de plus cependant. Se contentant de le fixer de ses yeux bleus océan. À l'intérieur d'elle-même pourtant, c'était une overdose de penser. «Dis moi de me tirer si tu le souhaites, je ne t'en voudrais pas », voilà ce qu'il se disait dans son esprit.
Revenir en haut Aller en bas
En ligne
Alec Z. Dmitriev
avatar
Serpentard
Serpentard
Année à Poudlard : Septième année

Spécialité(s) : Permis de Transplanage


Re: [Gare de Pré-au-Lard] Sur les quais

Message par : Alec Z. Dmitriev, Jeu 5 Juil - 16:23


Un nouveau départ, une nouvelle histoire. Alec - (Enzo)  & Loredana  
534 mots & rp pv©️ Crimson Day
Et même si je ne me souviens pas d’elle, son regard bleu opaze m’hypnotise allègrement, quand le mien, émeraude, se fige sur sa personne. Je souris, peut – être même, rougir un peu sous son regard aimant. Elle est douce avec moi, même si ces agissements à mon égard, me semble plutôt bizarre. Alors, dans un geste calme et silencieux, je pose mon sac sur ma valise, nullement pressé de rentrer, tout de suite, bien que l’air se rafraichit progressivement. Quand soudainement, elle me parle d’un nom qui ne me dit rien, qui donc est-ce « Alec ».

Je n’ai aucun souvenir de « lui », de ce prénom qui m’est totalement étranger. Est-ce dû à cette amnésie, cette chose qui fait que lorsque je tente d’obtenir des réponses, j’en ai aucunes, car mon cerveau semble déconnecté. Elle me parle du temps où elle était préfète et parait – il qu’on s’était visiblement déjà vu… Mais je suis frustré de ne pas m’en souvenir, c’est tellement flou, c’est peut – être possible aussi, mais je ne m’en souviens, c’est juste que j’ai aucun souvenir de ça, de cette rencontre d’autrefois. Et ce n’est qu’à partir de là que je soupires tout en venant masser l’arrête de mon nez, un peu contrarié envers ma tête défectueuse.


« … Alec ? … Non, je crains fort, aussi loin que je me souviennes, je me suis toujours appelé « Enzo ». … Et désolé, je ne me souviens pas, pas de toi, tout comme n’importe qui, ici… »

À l’aube de mes espérances, je me vois contraint de masser ma nuque d’un air tendu. Cette situation ne me plait plus vraiment, quant à ma bonne humeur, elle vient de prendre la fuite, tant je me méfie de cette fille. Pas en mal, mais je n’accorde pas ma confiance aussi aisément que les personnes que je vois autour de moi. J’ai l’impression que quelque chose cloche avec moi, mais je n’arrive pas à mettre la main sur le problème. Lentement, je soupire lorsque mon regard sombre jusqu’à mes pieds.

« … Ho, mais ne t’excuse pas, à vrai dire, tu ne pouvais pas savoir, je suis un peu à l’ouest, ces derniers temps. Mais j’ai pas envie de parler de ça pour le moment, après tout, on se connait pas plus que ça… Et je suis pas vraiment du genre à me confier à des inconnu.e.s, non plus… Mais tu ne me déranges pas, si c’est ce que tu te demandes, tu sais. Je m’apprêtais juste à rentrer à Poudlard, c’est tout.  »

Je m’apprête juste à rentrer à la maison, reprendre mon train de vie pour espérer pouvoir combler les trous noirs de celle – ci, bien trop vide à mon goût. Ainsi, je remonte mon regard vert pomme, vers la jeune fille tout en cherchant dans mes poches, ma sucette que je n’avais pas encore déballée. D’un geste, j’ôte le papier film, l’amène à ma bouche tout en regardant ailleurs, l’air préoccupé. Comme si j’avais ce besoin de fuir, ce besoin de m’isoler sans que je n’ai le besoin de me l’expliquer. C’est à croire que je suis un pantin de chair et d’os avec une mémoire brisée…
Revenir en haut Aller en bas
Loredana Sparks
avatar
Modération GGryffondor
Modération G
Gryffondor
Spécialité(s) : Permis de Transplanage


Re: [Gare de Pré-au-Lard] Sur les quais

Message par : Loredana Sparks, Jeu 5 Juil - 17:19



Elle était intriguée. Oui, c'était le mot. Elle ne savait pas lire dans les pensées. Il semblait perdu, comme si lui-même ne savait pas réellement qui il était et elle qui débarquait et qui lui demandait de se rappeler de souvenirs qui avaient eu lieu, semblait-il, dans une autre vie. Le gare s'était vidée d'un seul coup et les minutes passaient. Il n'y avait plus qu'eux et le bruit du train qui entamait son retour à Londres. Elle aurait peut-être dû y monter dedans. Les voyages en train étaient un bon moyen de réfléchir, de rêvasser et de penser à sa vie passée. Ce qu'elle aurait pu faire et ne pas faire. Ce qu'elle avait réussi et ce qu'elle avait loupé. Tous ses petits détails sur lesquels elle n'avait pas le temps de se pencher en temps normal. Le bercement des bruits des rails, la tête collée contre la vitre à contempler un paysage qui défilait à grande vitesse. Pourtant, elle était là, sur ce Quai de gare en compagnie d'un sorcier qui ne la reconnaissait même pas.

Il ne s'appellait pas Alec, mais Enzo. Pourtant il avait les mêmes yeux, les mêmes traits et la même voix. Avait-il fait quelque chose qui l'avait poussé à changer d'identité ? Était-ce une mesure de protection ? Ou bien était-ce elle qui pétait complètement les plombs ?
Elle lui lança un nouveau regard désolé. Tentant d'esquisser un sourire. Elle s'apprêtait à laisser tomber. En quoi cela devrait-il compter ? Qui était-il pour elle ? Absolument rien. Pourtant, il avait dit cette phrase. Cette phrase qui résonnait dans la tête de Loredana et dont elle ne savait que faire. «Je ne me souviens pas de toi, tout comme n'importe qui, ici... »

— Très bien... J'ai dû... j'ai dû confondre. J'étais persuadée que tu t'appelais Alec... mais...


Elle hésita quelques secondes, ravalant sa salive afin de ne pas s'étouffer. Elle hésitait à dire le fond de sa pensée. Malheureusement, elle était du genre curieuse, à vouloir des réponses à ses questions. Peu importait la réaction de la personne en face. Loredana pensait après, mais ça, vous l'aviez déjà compris. Alors, tout en continuant de le regarder droit dans les yeux, elle posa la question qui lui brûlait les lèvres.

— Mais... est-ce normal...que tu ne te souviennes de personnes ?

Puis d'un seul coup, son regard s'était perdu. Elle regardait le sol, c'était le vide dans son regard pour quelqu'un qui la regardait de l'extérieur. Les boosters qu'elle prenait semblait lui détraquer le cerveau. Ou peut-être était-ce simplement l'accumulation de tout ce qu'elle avait vécu ces derniers temps ? Ce besoin de se reposer, d'arrêter de penser. Tout simplement.

— Moi aussi j'aimerais oublier...

Elle avait dit cette phrase en un murmure. Puis, elle avait cligné des yeux pour revenir à la réalité et regarder de nouveau l'homme qui, elle ne savait comment, s'était retrouvé, une sucette à la bouche. Elle s'était donc absentée si longtemps ?

— Je comprends que tu ne fasses pas confiances aux gens facilement, je suis pareille... Seulement, j'avais besoin de savoir, ne me demande pas pourquoi, je ne le sais pas moi-même...

Petite pause, puis elle reprit.

— Poudlard...C'est tellement proche et pourtant, ça me paraît si loin...


Et elle sourit.

Revenir en haut Aller en bas
En ligne
Alec Z. Dmitriev
avatar
Serpentard
Serpentard
Année à Poudlard : Septième année

Spécialité(s) : Permis de Transplanage


Re: [Gare de Pré-au-Lard] Sur les quais

Message par : Alec Z. Dmitriev, Ven 6 Juil - 12:11


Un nouveau départ, une nouvelle histoire. Alec - (Enzo)  & Loredana  
569 mots & rp pv©️ Crimson Day
Je suis perdu, voir confus, que suis – je sensé faire dans un moment pareil ? J’ai cette sale impression de déjà – vu que je ne m’explique pas, bien que je ne me souviens de rien. Mon cerveau est en train de me lâcher, si bien que la tension est palpable, dans l’air qui nous entoure. On a l’air bien con, là, tous les deux, à se regarder dans le blanc des yeux, sans réellement comprendre ce qui se passe et sans savoir quoi dire aussi. Alors, lentement, je soupires tout en prenant position sur ma valise, comme si j’m’attendais à parler des « heures » avec elle, comme si ça me venait naturellement, bien que j’ai un mal fou à me livrer à quelqu’un que je ne connais pas.

« ….Je…»

Stressé, je finis par me mordre la lèvre inférieure, je suis incapable de me souvenir d’Alec, comme s’il n’avait jamais fait partit de ce monde, comme s’il n’existait pas. Oui, c’est ça, il n’existe pas, pas dans ma mémoire. J’ai beau réfléchir, me mordre la lèvre pour essayer de penser, mais ce « Alec » ne me dit rien, c’est le néant, le trou noir. J’ignore complètement qui c’est et en vue de la situation, elle, elle le connaissait, me confondait à lui… Et je comprends encore moins ce qui se passe… En fait, j’ai peur de comprendre ce qu’il se passe et je n’ai pas vraiment envie de savoir non plus.

« … J’en sais rien… J’me souviens de pas grand-chose. Juste de comment je m’appelle, dans quelle maison je suis à Poudlard, que je suis un sorcier et étudiant aussi… Et que j’ai 16 ans… C’est tout ce dont je me rappelle avec la faculté de savoir parler et des sorts que j’ai appris, pour ce qui est des gens. Je ne reconnais et ne connais personnes. Alors, encore désolé si ton visage ne me revient pas, je ne sais pas qui tu es… Vraiment pas.  »

Et là, je me sens gêné, j’ai une de ces envies de fuir, la situation me dépasse. Je ne m’étais jamais autant « ouvert » à quelqu’un, j’ai cette sensation de mal-être bizarre qui me prends au ventre et à la gorge. Mitigé entre deux rives, j’ignore si j’dois continuer de me confier ou simplement de partir… Mais ce n’est qu’en l’entendant dire qu’elle aimerait « oublier » aussi, que je finis par comprendre ce que je redoutais… Enfin, je le savais qu’en partie, mais mes craintes se confirment, je suis « amnésique »…

« … Mh.. J’suis désolé si je ne suis pas le mec que tu pensais revoir. … Mais si ça peut te rassurer… Bien que j’aime pas m’éterniser sur ce sujet .. un peu étrange … Cela ne m’empêche pas d’apprécier ta compagnie distrayante, t’as l’air d’être une fille bien. Sauf si je me trompe… ? »

Ce que j’peux être con quand j’m’y mets. Voilà que je rosis des joues sous ma peau marquée par les coups de Soleil. Je ris nerveusement aussi, tout en continuant de manger ma sucette. Je ne peux pas m’empêcher de sourire en la voyant sourire, comme si c’était un besoin communicatif. Au fond, c’est vrai, mais si j’ai envie de m’éloigner de ce sujet sensible, je la trouve gentille. Il y a pas à dire, elle est adorable, cette ancienne gryffy.
Revenir en haut Aller en bas
Loredana Sparks
avatar
Modération GGryffondor
Modération G
Gryffondor
Spécialité(s) : Permis de Transplanage


Re: [Gare de Pré-au-Lard] Sur les quais

Message par : Loredana Sparks, Ven 6 Juil - 13:27




Certaines choses pouvaient être compliquées dans la vie des adolescents. Peut-être même davantage chez les sorciers. Elle ignorait pourquoi ce serpentard n'avait absolument aucun souvenir de son passé et qu'il n'avait en mémoire que quelques petites choses, les grandes lignes de se vie, mais aucun détail, pas la moindre trace. Toutes ces choses qui faisaient vibrer l'être-humain, ces choses naturelles qui les faisaient se sentir vivants. Comment pouvait-il vivre dans une telle ignorance. Elle aurait aimé savoir comment tout ceci était arrivé. Pourquoi ne se rappelait-il de rien ? Cependant, elle préférait ne pas poser la question. Il était compréhensible d'avoir un minimum de curiosité, mais il ne fallait pas la confondre avec l'indiscrétion.

Elle l'écoutait, tentait de comprendre, mais elle le savait mal à l'aise. Elle ne voulait pas qu'il se force à parler sous prétexte que son regard curieux se faisait incessant contre son gré. Alors, elle se contenta, pour le moment, de garder le silence et de continuer à sourire. Elle espérait, cependant, qu'il trouve des réponses à ses questions. Il semblait tellement...perdu... On aurait presque l'impression qu'il avait été envoyé ici, par hasard, à 16 ans, sans passé, sans famille, sans aucun repère. Juste avec de simples indications. Peut-être parviendrait-il à se reconstruire ? À trouver des personnes qui pourraient faire partie de sa vie, qui lui donnerait un sens.

— Il n'y a pas de soucis, c'est moi qui suis désolée. C'était idiot de ma part que t'aborder de la sorte, ce n'est pas vraiment mon genre à la base...

Était-elle une fille bien ? La question se posait évidemment. Même si pour certains, c'était tout simplement évident. Daemon, par exemple, ne doutait absolument du nombre de qualités qu'elle possédait. Dans sa tête, c'était pas si évident que cela. Élevé par des parents peu aimants, avec une mère dont le passe-temps était de dénigrer sa fille.

— Si pour toi une fille bien c'est une personne qui aborde les gens contre leur gré et les fait parler de choses improbables voire totalement indiscrètes...Alors, oui, je suis une fille bien.

Elle riait. Légèrement, mais elle riait tout de même. Un rire qui résonnait sur ce quais de gare vide. Elle se sentait tellement ridicule d'avoir été le voir. Pourtant, elle sentait des choses positives à son égard.

— Je pense que tu es un gars bien aussi, sinon je serais probablement à terre, incapable de bouger, complètement sous l'emprise d'un Petrificus Totalus pour que je te fiche la paix...

Son sens de l'humour avait peu à peu refait surface au file de la conversation. À vrai dire, elle ne voulait pas rester sur un sujet qui ne mettait pas à l'aise le Serpentard. Elle préférait qu'il reparte un sourire aux lèvres, plutôt que perplexe et mal à l'aise.

— Et je ne voudrais pas te mettre trop en retard ! Ajouta-t-elle précipitamment en repensant tout d'un coup au fait qu'il était à la base, sur le chemin pour rejoindre Poudlard.

Revenir en haut Aller en bas
En ligne
Alec Z. Dmitriev
avatar
Serpentard
Serpentard
Année à Poudlard : Septième année

Spécialité(s) : Permis de Transplanage


Re: [Gare de Pré-au-Lard] Sur les quais

Message par : Alec Z. Dmitriev, Ven 6 Juil - 18:22


Un nouveau départ, une nouvelle histoire. Alec - (Enzo)  & Loredana  
603 mots & rp pv©️ Crimson Day
Le temps est à l’orage, lorsque je redresse mon regard discrètement vers le ciel. Le Soleil a cédé sa place à de gros nuages noirs. J’en ai des frissons tant ils me donnent froid dans le dos. J’aimerais pas être là lorsque les éclairs frapperont le sol, de leurs étincelles électriques. Mes cheveux s’hérissent sur ma nuque, comme le duvet de mes bras, je commence à stresser, parce que l’orage me fait peur et que j’ai une certaine frousse avec les éclairs, tonnerres, bref, tout ce qui touche à ce temps orageux. J’aime tellement pas ça que j’m’empresse distraitement de prendre mon sac près de moi à m’en mordre la lèvre tout en reprenant les poignets de ma valise en main aussi.

« … Ne sois pas désolée, et puis, tu ne me déranges pas tant que ça, sincèrement… Détends – toi, tout va bien. »

Et puis, sa soudaine remarque m’arrache un doux rire sur mes lèvres, comme si je ne pouvais m’empêcher de réagir de la sorte. Elle rit aussi, ce qui me mets plus à l’aise, à un point que j’oublierais presque le mauvais temps qui se prépare en douce, au-dessus de nos têtes. Ainsi, j’peux facilement dire qu’elle ne m’effraie plus trop comme durant les premières minutes de notre rencontre. Comme si j’pouvais finalement me risquer à lui accorder un peu de ma confiance aussi… Advienne que pourra, comme je me le dis souvent, Carpe diem…

« Ah bah si on est des personnes bien, autant dire qu’on fait la paire à nous deux, alors, c’est rassurant… Tu ne trouves pas ? »

C’est, ainsi, que je me remets à rire légèrement, amusé de la situation, pendant que je me décide à ranger mon sac dans ma valise. Un gain de place et un éffort à fournir en moins aussi. Le contenu de ma valise ressemble en rien à ce que j’avais l’habitude de porter autre fois, dans mon « autre vie », me direz – vous. Ce n’est que quelques babioles, un short de plage, des tenues civiles achetées à l’étranger, une paire de lunette de soleil et quelques affaires d’hivers. Et pour le reste, j’les ai tout simplement jetés en pensant qu’elles ne m’appartiennent pas, qu’est-ce que j’aurais fait avec, de toute manière.

« … En retard ? … Bof, je n’ai cours que demain et pour être honnête, je n’ai pas envie de participer au repas de ce soir, je pense que j’pourrais bien de ten--… »

Quand soudain, un éclair frappe le sol, non loin d’où on se trouve. Je couine de peur dans la même seconde, sursautant au point de lâcher ma valise à terre. Je n’aime vraiment pas ça, que j’en ai perdu le fil de la conversation, me cachant par réflexe sous le toit du quai, visiblement effrayé par cet orage à la noix.

« Meeerrrdee ! P’tin … Hem … Pardon … On pourrait se rendre dans un endroit … couvert, loin de… c’truc … Sinon, tu peux être sûr que tu vas connaître mon record de course à pieds… J’suis sérieux…»


Lui dis – je sur le coup, massant ma nuque nerveusement avant de mettre mes mains dans les poches, continuant de manger ma sucette d’un air distrait avant que je ne porte mon regard sur mes pieds… Me retenant presque de vouloir m’enfuir dans l’abri le plus proche pour ne pas à suivre… L’averse qui vient tout juste de commencer. La pluie s’abat autour de nous et l’orage gronde de plus belle. Non de dieu, j’vais sérieusement mourir de trouille avant la fin de la journée !
Revenir en haut Aller en bas
Contenu sponsorisé

Re: [Gare de Pré-au-Lard] Sur les quais

Message par : Contenu sponsorisé


Revenir en haut Aller en bas
Page 29 sur 30

 [Gare de Pré-au-Lard] Sur les quais

Aller à la page : Précédent  1 ... 16 ... 28, 29, 30  Suivant

Permission de ce forum:Vous pouvez 
Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
Harry Potter 2005 :: ~¤~ Pré-au-Lard ~¤~ :: Rues de Pré-au-Lard-

L'univers d'Harry Potter est la propriété de la Warner Bros ainsi que de J.K Rowling.
Tous droits réservés sur ce site ©Copyright HarryPotter2005. Affichage optimisé sous Firefox.