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Harry Potter 2005 :: ~¤~ Londres ~¤~ :: Chemin de Traverse :: Allée des Embrumes
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[Habitation] Cave In Hell
Antoni Londubat
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[Habitation] Cave In Hell
Antoni Londubat, le  Jeu 6 Mar 2014 - 21:13

______________________________


Voici l'habitation (Appartement) de Malena Kane.

Elle peut poster dès à présent.

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Malena Kane
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Re: [Habitation] Cave In Hell
Malena Kane, le  Mar 18 Mar 2014 - 11:09

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Petit appartement situé au dernier étage, au 15ème , d’un immeuble décadent. Les escaliers s’amusent, d’ailleurs vous pourrez entendre le rire dans un grincement régulier, oui ils s’amusent à vous faire croire que vous être trop lourd, qu’ils vont céder sous le faible poids de vos rêves et se détruire sous vos pieds.

15ème étage. Vous ne pouvez pas vous tromper, il n’y a qu’une seule porte, il porte le n°45.

Je ne ferai aucun commentaire sur l’intérieur de l’appartement. Vous pourrez y voir ce que vous voulez. Imaginez seulement un bordel sans nom, des livres à foison et de toute sorte : Du Conte de fée, au manuel de magie noire. Sinon, des choses, des choses, des choses, des choses, et encore des choses. Et une fenêtre qui mène sur les toits. Une fenêtre pour s’envoler dans la nuit.

La porte n'est jamais verrouillée. Vous pouvez y venir quand bon vous semble. Mais attention, cet appartement vous prendra un peu de vous.



 
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Malena Kane
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Re: [Habitation] Cave In Hell
Malena Kane, le  Mar 18 Mar 2014 - 19:08

[Pv - Aby]




Et maintenant, je vous le dis, ce que vous preniez
pour de la folie,
n’était en réalité qu’une hyper acuité des sens.
Et maintenant, je vous le dis, un bruit délicat, étouffé comme enveloppé dans du coton vint à mes oreilles.

C’était le murmure
des pas du chat.

Il bondissait
de cheminée en cheminée,
sur les toits de l’allée des embrumes,
défiant l’apesanteur des bas-fonds
à laquelle
les gratte-ciels, longs et décharnés et déformés, bosselés et cabossés, écorchés ne pouvaient eux-mêmes résister.

Approche petit chat des rues, approche.
La nuit douze au treizième jour semblait longue, longue, longue,
comme un désert.
En regardant par la fenêtre, j’avais l’impression que tout était figé, que le paysage s’était arrêté, comme englué dans une toile d’araignée.
Même si de temps en temps,
ici et là,
un bruit !,
juste un bruit qui se débattait et finissait par s’écraser par écho contre les débris d’immeubles, véritables tombeaux vivants qui jonchaient la ruelle des embrumes, véritables tombeaux d’hommes, de femmes, d’enfants, de vieillards désenchantés.

Je quittais brusquement la fenêtre et me dirigeais vers la grande table campée en plein de milieu de la grande pièce. Je remontais les manches de ma chemise blanche. J’avais ouvert les deux-trois premiers boutons du haut pour faire descendre la température de mon corps qui montait en degrés dès qu’Il me revenait à l’esprit. J’adorais la chaleur et sentir un braisier m’envahir. J’avais l’impression de pouvoir cracher du feu.

Seulement,
Cette chaleur,
Cette chaleur,
Non.
Elle me rendait nerveuse,
et me savoir nerveuse me rendait encore plus nerveuse.
Je détestais sentir en moi une once de faiblesse.
Rah.
Je jetais le livre de potion de rage et le repris aussitôt, aplanissant les pages de mes mains presque tremblantes. Je devais me débarrasser de cette faiblesse… « - Ne m’en veux pas Ed. », murmurais-je d’un sourire carnassier.

Je feuillais le gros bouquin de potion que j’avais miraculeusement réussi à poser  sur la table remplie d’ingrédients, et cherchais la préparation de la potion. Tout en lisant, et de nulle part, je sortis une cigarette que j’allumais façon cow-boy.

Une légère secousse
vibra alors dans la grande tour.
Elle montait les escaliers. Elle était pile à l'heure.
Je recrachais un nuage de fumée.

« - AAAAAAAH !, m’exclamais-je rageusement sur un énième livre qui ne contenait toujours pas la bonne potion –et que je venais de lancer dans le couloir, tout près du visage de mon invité. - Entre, c’est ouvert ! , lui lançais-je sans pour autant lui prêter une quelconque attention visuelle lorsqu’elle passa le pallier.
- Ah ma chère Aby, tu as grimpé jusqu'ici ! Je suis si contente que tu ais pu venir ! Ca faisait si longtemps ! avais-je dit tendrement en la regardant enfin dans les yeux. Sauvage, rebelle, angélique. La jeune femme n'avait rien perdu de son charme. Et ses yeux que je jalousais depuis notre première rencontre... je réagis avant d'être emporté par un flot de nostalgie. - Tiens prends ça s’il te plait ! et sans attendre son consentement, je la noyais sous une grosse pile de livres que je venais de tirer d’un coin de mon appartement.

Je pris d’autres gros bouquins - Aide-moi Aby tu veux,
et les posais avec un tel fracas sur ce qui me servait d’atelier de potion,
qu’une avalanche de poussière s’éleva
jusqu’au plafond.

Je vous avais dit que j’étais nerveuse ?
Je l’étais en effet.

« Tu veux une pomme Aby ? » lui proposais-je gentiment,
En lui servant,
Charmeuse,
et souriante,
tout un panier de pommes rouges qui
depuis plusieurs heures,
baignaient dans l’Elixir d’Euphorie que j'avais
soigneusement préparée.

C’était peut-être la seule manière de la persuader de m’aider à empoisonner ce cher professeur Edward F. Fitzgerald sans qu'elle ne pose trop de question.
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Re: [Habitation] Cave In Hell
Invité, le  Ven 2 Mai 2014 - 15:57

Malena Kane...

Je la croyais disparue dans la nature, ou dans la raison. Je ne sais pas. Je ne m'attendais certes pas à la voir resurgir abruptement mais. Cela ne m'étonnait pas dans le fond. J'avais l'impression de n'avoir jamais coupé contact avec elle. Simplement on s'était perdue de vue. Comme si elle faisait partie d'une certaine couche de la réalité qui ne m'était pas constamment visible. Des fois apparente, longtemps invisible.

Kane, quels mystères as-tu élucidé depuis que nous inspections scrupuleusement le Château, dévoreuses d'énigmes que nous étions ?
Ou est-ce des mystères que tu as laissé derrière toi car tu traînes à ta suite ténèbres et nébuleuses.

L'Allée des Embrumes. Je l'avais lu sur le papier, lettres noires encre de chine sur parchemin jauni. Un sourire pour tout ce que cela pouvait dire d'elle. L'Allée des Embrumes. Cela paraissait parfait. Adéquat.

Bifurquer dans l'une des ruelles adjacentes du Chemin de Traverse. Impossible de louper l'Allée, on peut la retrouver rien qu'à l'odeur. Comment ce quartier peut-il être si délabré avec toute la puissance qu'il renferme ? Certes les charlatans sont plus nombreux que les honnêtes marchands ici bas. Pourtant il y avait de l'argent qui passait ici. De sacrés sommes à ce qu'on disait. Pas moyen de restaurer un peu, de rendre l'endroit vivable ?

Toujours était-il. Cela donnait un genre. Une atmosphère particulière, un je ne sais quoi. Attrayant. Attirant.
Par Merlin, si on faisait abstraction des déchets.

Là où je me trouvais, désormais assez éloigné du Chemin, on aurait pu déposé un cadavre que l'odeur aurait caché sa présence.
Peut-être que c'était pour ça.
Un recurvite, c'était si compliqué ?

L'air devenait ensuite respirable. Peut-être n'avait-ce été que l'odeur de l'apothicaire du coin ? Macération de viscères ? Nausées. Je ne voulais plus y repenser.  L'air est frais maintenant. Une deux. Inspirations.

C'était cet immeuble là, qui paraissait poussé de travers. Les murs étaient si vieux que même rester droit étaient trop durs, ils se courbaient légèrement. Lézardes sur les cloisons grises. Qui s'élevaient haut dans le ciel. Combien d'étages ? Je les comptais soigneusement. 15. Malena était tout en haut.

Les escaliers grinçaient. Pendant quinze étages, chaque marche me saluait de son soupir particulier. Je fis des pauses oui pendant mon ascension. Quelle honte. Dire qu'avant, avant. Je n'avais jamais monté autant de marches. Je tenais ma flèche de cristal serrée contre moi, pour la protéger contre le vol et la crasse. J'aurais pu jouer la téméraire et filer jusqu'au quinzième avec elle mais la cage d'escalier était si étroite et mon balai flambant neuf.

Vaguement, au loin, le numéro 45, sous le voile blanc dont mes yeux étaient recouverts. L'effort vous comprenez. J'avais un peu le souffle court. Gosses on s'éclipsait partout, par n'importe quel moyen, sans effort. De vrais courants d'air. Qui t'es maintenant Aby si t'es même plus un courant d'air ?

Râle énervé. Et le livre projeté qui va avec. Passé à quelques centimètres de mon visage avant de s'écraser par terre dans un bruit qui en disait long sur son poids. Un peu choquée, secrètement heureuse de constater que mon amie n'avait pas changé, je la cherchais au milieu du bric-à-brac. S'il n'y avait pas eu tout ces livres, j'aurais pu me croire chez moi.

- Entre, c’est ouvert !

Ouvert ouvert, c'était vite dit. Certes la porte n'était pas fermée mais les divers objets qui me cernaient, parfois empilés, me dissuadaient d'entrer presque plus sûrement qu'une porte fermée à double tour. Comment passer sans déclencher l'apocalypse ? Je décollais doucement sur ma flèche, prenant garde à ne renverser aucune pile. Trouvant un endroit relativement dégagé j'y atterrissais et repris mon balai bien en main, cette fois pour protéger l'environnement d'un coup qui mettrait à mal l'ordre tout relatif qui y régnait.

Malena, instigatrice de cet ordre, m'accueillait avec cet air que je ne connaissais que trop bien. Elle avait quelque chose derrière la tête, je pouvais le sentir même après toutes ces années.
- Ah ma chère Aby, tu as grimpé jusqu'ici ! Je suis si contente que tu ais pu venir ! Ca faisait si longtemps !
- Une éternité! répondis-je avec un sourire mordant. Je me méfiais un peu je crois mais j'étais surtout contente moi aussi d'avoir pu venir.
Et effectivement Malena n'attendit pas pour me mettre à profit. A peine posais-je mon balai contre le mur que je reçus une pile de livres tandis qu'elle même, s'en servait une part —mais d'où les sortait-elle ? avant de se diriger vers une table aménagée semblait-il pour la réalisation de potions.

L'aider ? Je n'eus pas le temps de réfléchir à la question qu'elle me tenait une pomme. Je la pris machinalement tout en me penchant sur son atelier improvisé. Croquant à pleine dent dans le beau fruit rouge, je cherchais quelques indices sur la raison de ma présence ici. Car ce n'était pas juste pour me voir que Malena m'avait invité. Déduction des plus élémentaires.

- Les affaires reprennent on dirait ! m'exclamais-je avec un enthousiasme qui ne me parut pas même suspect. Et pourtant je me sentais pleine d'une joie et d'une énergie inexpliquée, qui grandissaient en moi comme mon oeil se faisait plus vif, ma voix chantante.

- Superbe! commentais-je en lisant le titre du premier ouvrage de ma pile, "Empoisonneurs célèbres et leurs méthodes". Je gloussais en le feuilletant, une fois débarrassée des autres que j'avais posé à côté de ceux de Malena. Il y en a des choses intéressantes, dommage que je n'ai personne sur qui tester ! Je posais l'ouvrage et regardais Malena, mais j'imagine que toi tu as ton idée ?
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Re: [Habitation] Cave In Hell
Malena Kane, le  Sam 17 Mai 2014 - 0:23




En me réveillant ce matin dans les dortoirs des Serdaigle, au sortir de rêves agités, j’avais compris que moi, Malena Kane, je n’étais pas qu’un.
(Mais plusieurs !)
J’étais homme, j’étais femme. Et aujourd’hui, oui aujourd’hui, ça me donnait le vertige. Cette sensation d’exister sous plusieurs formes me donnait le vertige. Peut-être que demain, ça ne serait plus le cas. Peut-être que demain… oui, demain, ça ne sera plus le cas. Mais ce matin, et même si j’avais eu déjà conscience de cette vérité, ce matin, j’en avais peur.

J’avais donc quitté l’école, oubliant les cours, et j’avais passé toute l’après-midi sous mon lit, dans l’appartement de Malena Kane, mon autre moi, ou c’était moi son autre miniature. Il y avait quelques temps que je n’y étais pas retourné, sous mon lit. En me glissant sous le sommier, je me doutais pourtant qu’il serait compliqué pour moi de m’endormir.
(Mais je ne comptais
pas dormir, et je n’ai pas dormi)

J’avais seulement ressenti un besoin : le besoin d’étouffer les mouvements de mon âme, d’étouffer le trop plein d’images, des images en rafale qui me secouaient comme un bateau titubant sur les vagues. J’avais ressenti le besoin de me retirer sur une berge, et de laisser la source sensible de mon être s’écouler comme une rivière, s’écouler sans m’emporter. Et sous mon lit, les rêves n’avaient plus assez d’espaces pour respirer, ou pour voyager dans une chambre comme s’ils voyageaient à travers les mondes. Sous mon lit, les rêves n’avaient pas assez d’oxygène pour faire de leurs braises, un incendie onirique.
(Un incendie onirique !)

J’ignorais combien de temps j’y étais resté pour cesser d’exister, à n’écouter que les craquements du plancher. Les rideaux étaient tirés afin d’empêcher la lumière du jour d’entrer, et mes paupières étaient également fermées pour éviter à mes yeux de subir les innombrables petites lumières colorées qui scintillent d’ordinaire dans le noir.
(Longtemps,
Que je suis là)

Après ce long temps, je commençais enfin à toucher cette paix intérieure que je recherchais. Elle ressemblait à une lumière tamisée, douce, chaude, et je m’approchais pour me laisser absorber par elle, et disparaitre sous mon lit, et rester cacher de la surface de la Terre. Oui, je commençais…je m’approchais… je la senta… PAM, PAM !!!! J’ouvrais les yeux, brutalement, « Tu te prends pour une larve dans une chrysalide Léna ? Allez sors de là petit papillon, j’ai besoin de toi » en sachant pertinemment qui venait me sortir de mon hibernation. Ce « qui » repartait vers le salon. On entendait presque les fondations de l’immeuble trembler tant il y avait d’énergie dans chacun de ses pas. « Allez grouille Léna, le temps n’attend pas ! » me cria-t-elle, de l’autre côté de la porte tandis que je sortais de sous mon lit. Je tirais les rideaux. La nuit était tombée. Une nuit qui ressemblait à une nuit sur l’allée des embrumes. A croire, que c’était elle qui colorait la nuit, et non pas l’inverse.

J’attrapais ma veste et fit tomber par la même occasion mes comics et le CD Electric Warrior de T.REX. Comme cet appartement, ma chambre était dans un bordel monstre. Une des choses que je tenais de Malena Kane, cousine de ma mère. « Léna ! » était donc le surnom que ma grande cousine avait décidé de m’attribuer. Bref, j’enfilais ma veste pour couvrir une longue chemise foncée et froissée au col. J’arrivais discrètement dans ce qui pourrait être un semblant de salon. Sur la grande table, des ustensiles de potion, des gros livres, des restes d’animaux… Malena tramait quelque chose de pas nette. Rien de bien surprenant jusqu’ici. La présence dans l’appartement d’une jolie et jeune demoiselle, l’était un peu plus. Surtout que la demoiselle se comportait étrangement -un sourire trop sourire, une apparente euphorie non contrôlée...

«-Qu'est-ce que...
-Tiens prends une pomme Léna, elles sont délicieuses, rétorqua aussitôt Malena en me tendant l'un des fruits - que j'attrapais sans broncher. Léna, reprit Malena alors que je croquais dans la pomme, je te présente Aby, une amie de longue date ! Elle est venue aider. Aby, je te présente Léna, la fille de…, Malena s’arrêta, et me regarda avec un soupçon de gêne qui ne dura qu’une microseconde, puis elle sourit, ...de ma cousine. » Je lui rendis un faible sourire, et saluais la jeune femme qui avait des yeux à couper le souffle. « - Enchanté mademois-
–oui enfin, comme je te le disais Aby, j’ai en effet trouvé un cobaye  pour tester un petit poison de mon soin.
- C’est qui ? Me risquais-je à demander,
- Edward Fitzgerald.
- Le professeur de Poudlard ?
- Oui. Bouffe ta pomme.
- Ah ?
- Bouffe ta pomme ! J’obéis. Plus je croquais dedans, plus… plus… je ne saurais expliquer ce que je ressentais… de l’excitation ? Une vague de chaleur qui montait, montait, montait...

- C’est une vieille connaissance. Mais, et à mon plus grand regret, je ne peux pas rester, le boulot m’appelle. Aussi, Vous allez faire la préparation pour moi. Vous n’avez qu’à suivre le bouquin... –elle montrait une page en particulier tandis que la vague de chaleur continuait de monter, provoquant des centaines de vibrations dans toutes les parties de mon corps- Surtout, ne perdez pas le chat, c'est très important. Bref, une fois que ça sera fait, Léna tu l’apporteras à ton professeur, d’accord ?  Elle nous regardait à tout de rôle avec son sourire charmeur… son si beau sourire auquel on ne pouvait rien refuser. Très bien, je file alors ! Elle prit ses affaires, et se tourna vers son amie, Aby je suis contente de t’avoir vue, on pourra prendre un café un de ces jours ! Et, dit-elle en me montrant du coin de l’œil, t’en fais pas, tu vas bien t’amuser, Léna est aussi folle… fou… folle bref, aussi timbré que moi, finit-elle avec un clin d’œil. Elle filait sur le seuil de la porte, et, se retourna une dernière fois, s’appuyant, dans une posture très sexy, sur l’embouchure de la porte, Mr. Holmes, me dit-elle avant de se tourner vers Aby avec un sourire amusé,  Mr. Watson. Enfin, elle disparut, nous laissant en tête à tête. Mais il n'y avait aucun silence...car dans mon crâne résonnait des bruits par milliers, des bruits électrisants !

- Elle a bien dit, "faites attention au chat", non ? M'enquis-je, un brin troublé,
(ou pas.)
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Re: [Habitation] Cave In Hell
Invité, le  Mar 27 Mai 2014 - 18:48

Regardais Malena... Pour cela il aurait fallu qu'elle soit encore là. Me répondre ? Non c'était trop prévisible comme attitude hein, Malena ?
Alors tu avais déjà disparu, lorsque je te l'ai posé cette question. Mon regard n'avait su attraper le tien avant que tu ne t'envoles, il retournait à tes livres. Les titres, les titres je les murmurais doucement, comme pour les goûter. Oui ce jour-là tout avait un goût particulier. Et tandis que sur mes lèvres je sentais ce doux parfum sucré, enivrant de l'interdit, je ne pouvais réprimer de petits rires.

Du poison, vraiment ?
Jouons à cela oui.

Malena parlait. Pourquoi donc ? A qui ? Je n'avais pu personne d'autre.
A elle-même ? L'idée me fit sourire. Ou peut-être ne parlait-elle pas à une personne, ce qui ne m'aurait guère étonnée. M'man faisait ça aussi, taper la causette avec ses plantes.

Les livres donc étaient drôlement amusants. Je me passionnais pour Poisons à mettre dans toutes les poches, dont les illustrations étaient particulièrement éclairantes. A la page de la strychnine, un personnage en traits fins était agité de spasmes fort réalistes, d'après le texte dû à la stimulation exacerbée du système nerveux. Les mouvements grotesques de la victime, peu avant sa mort par asphyxie, m'arrachèrent des éclats de rire.

Quelqu'un entrait dans la pièce. Malena oui, de retour, mais pas seulement. Une jeune... je n'en étais plus sûre. Je le regardais, toujours aussi joyeuse, contente de cette nouvelle rencontre pour le moins intrigante. Je le scrutais et il m'apparaissait il. Un visage fin certes, des lèvres rosées, des yeux de biche oui, un regard clair qui lui donnait un air de princesse des cieux. Et son corps, mince et élancé, et sa présence, si douce. Il était jolie oui, beaucoup, pourtant il.

Pourquoi il ? Parce que. Je ne saurais l'expliquer clairement. J'étais juste habituée à regarder les gens. Chez ce garçon aux apparences féminines, il y avait tout de même des traits masculins. Le nez, les oreilles pas assez petites, pas assez ronde peut-être. Indéniablement homme, la pomme d'Adam et le torse qui se devinait sous la chemise.  

C'était perturbant et cela m'amusait énormément. De m'être fait bernée, d'avoir douté. Et ce qui m'amusait encore plus, c'était que même si en cet instant je sentais que c'était il, m'aurait-il dit qu'il était elle que je l'aurais cru immédiatement.
Il me faisait penser à Stuart un peu. A mi-chemin entre deux genres.
Je souriais encore.

Le garçon semblait quelque peu perdu dans cet environnement sens-dessus-dessous, où siégeait ça et là attirails pour empoisonnement. Malena lui proposa ) lui aussi une pomme, nous présenta rapidement. "Léna, la fille de…" La fille vraiment ? Mon sourire s'agrandit. Je m'étais finalement trompée il fallait croire. Cette Léna était un trompe-l'oeil vivant. Léna d'ailleurs... comme dans Malena. Cela aussi était curieux.

Ma Léna avait laissé sa phrase en suspens un furtif instant de doute. "...de ma cousine." J'avais beau l'avoir connu petite, l'idée que la brune ait une famille me paraissait surréaliste. Elle était si libre qu'il m'était improbable qu'elle ait des attaches, quelles qu'elles soient. Cette Léna en était d'autant plus énigmatique. Est-ce que tous les membres de la famille Kane était ainsi ? De prénom semblable, et toujours cet air de ne pas être complètement là ?
A moitié dedans, à moitié dehors.

Des brèves explications, je retenais le nom d'Edward Fitzgerald. Edward, charmant homme qu'il devait être pour accepter de nous servir de cobaye. Pourquoi donc voulait-il mourir ? Enfin les raisons de son suicide étaient sans importance après tout, ce qui me plaisait c'était de pouvoir lui concocter la mort. C'était si excitant! J'avais hâte de commencer, tellement hâte. Mon sourire se fit éclatant pour Ma Léna tandis qu'après une dernière petite manipulation elle nous salua, l'autre Léna et moi, et disparut.

Elle partait alors que nous allions passer au plus amusant, décidément je ne la comprenais pas. Son départ précipité et inexpliqué (devait-on la croire quand elle disait qu'elle avait du travail ?) me laissa quelque peu perplexe, une perplexité très gaie cela dit. Nous avions l'appartement pour nous seules! (Ou seuls ? Malena avait tant alterné le masculin et le féminin que je ne m'y retrouvais plus.) Et de la documentation de qualité sur les poisons en plus de ça!

- Elle a bien dit, "faites attention au chat", non ?

- Je ne sais pas. Je crois qu'elle a dit qu'il était important... Je ris, tout cela était absurde mais fort plaisant.

- Comment nous a-t-elle appelé avant de partir ? Sans attendre je me plongeais dans la lecture de cette page qu'elle nous avait désigné. Potion Vive-Loup, lis-je à voix haute. A pour effet l’exact contraire du tue-Loup... Je passais sous silence ce qui ne nous intéressait pas. ... ne se conserve pas plus de soixante douze heures. Cependant, si jamais il n’est pas utilisé sur un « hybride », cela donnerait un poison mortel qui tue celui qui l’ingurgite dans les soixante douze heures.

Je levais le nez du bouquin, posant mon regard sur celui de ce Léna.

- Elle lui en veut à ton prof, pour lui offrir une agonie si lente! plaisantais-je.
Du moins cela sonnait à mes oreilles comme une hilarante plaisanterie.
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Re: [Habitation] Cave In Hell
Malena Kane, le  Sam 9 Aoû 2014 - 0:15



- Elle lui en veut à ton prof pour lui offrir une agonie aussi lente, plaisante étrangement la jeune femme, ce qui me fait également et bêtement rire de concert. Ha, ha. On a bien ri ainsi pendant plusieurs longues secondes, ou plusieurs minutes, je ne saurai le dire, à faire voler nos voix enjouées dans le silence mornes de la ruelle des embrumes comme des enfants qui s’amusent à lancer des pierres pour déchainer une eau trop tranquille. Je me souviens uniquement m’être arrêté, car happé par le regard multicolore de ma partenaire, comme si je venais juste de le remarquer, et à avoir réfléchit à ce phénomène un bref instant, avant de me bidonner de nouveau.

- Malena aime bien… ah, ah remuer le couteau dans la plaie, oui, ah, ah, elle aime bien remuer le couteau dans la plaie, je réponds après un moment de calme en mimant avec des gros yeux le geste d’un couteau qui se plante et se plante encore dans une peau imaginaire. Malena est une sadique ah, ah, je conclus avec une voix presque de sorcière mais aussi avec assurance, comme ayant eu une quelconque et soudaine révélation divine sur une vérité pourtant simple à comprendre. Elle adore infliger de la souffrance aux autres pour son propre plaisir, elle prend une jouissance extrême à manipuler, à torturer avec son corps de rêve et son caractère insaisissable, à manipuler une âme qu’elle tient prisonnière entre ses mains, et qu’elle s’amuse à briser comme s’il s’agit d’un bout de bois, d’une simple marionnette.

– Voyons cette Potion Tue-Loup, je m’avance vers la table de préparation les mains prêtes à attraper quelque chose… mais quoi ? Aucune idée. Je n’ai aucune idée de ce que je dois faire, moi qui, pourtant, excelle en cours de potion. Mon esprit est tout simplement ailleurs. Oui, tout simplement ailleurs. Il est branché ou nous sommes branchés sur un autre courant que celui du monde normal. Nous sommes deux électrons bombardés par la gaieté la plus extrême ; une folie la plus enfantine.

- Il faut commencer par faire bouillir, j’allume le feu… mais rien ne se passe. Il faut commencer par faire bouillir…, je reprends en mettant plus de certitude… je lance un regard inquiet à Aby car il ne se passe toujours ri… ah !, je prends soudain conscience que j’ai tenté de faire du feu avec ma bouche, comme un dragon. Je ne suis pas un dragon… et cette vérité est un choc terrible pour moi, une terrible déception. Je prends ma baguette, désespéré dans ma gaieté, et allume des grosses flammes sur lequel je fais bouillir la liqueur de Millepertuis comme indiqué dans le livre.

– C’est bizarre, il n’est pas dit qu’il faille utiliser un chat… c’est juste griffonner… comme si quelqu’un l’avait rajouté. Tu ne trouves pas ça bizar… ! Qu’est-ce que ! Ah, ah, Mer** ! Mer**  !, ais-je alors crié en voyant des projections enflammées sortir du chaudron pour aller s’écraser et s’incendier dans divers coins de la pièce...qui prenaient rapidement feu… la pièce prends feu ! Et je reste sans bouger, sans peur… foutrement amusé et fasciné.

« De plus en plus curieux » me suis-je dit en souriant en voyant les flammes prendre de plus en plus d’ampleur. Je ne me dis pas ça en pensant à cette drôle d’histoire… celle de préparer une potion mortelle composée d’un chat mort et que j’allais devoir moi-même donner à un professeur de Poudlard… non, pas du tout… - Vraiment, de plus en plus curieux ha, ha, dis-je à l’intention d’Aby assez fort pour couvrir le bruit sourd du bois qui crépite, Aby, je retiens mon souffle et ça me donne, ah, ah, un sentiment d’ivresse. J’ai recommencé, et au léger tambourinement du sang dans mes oreilles, et à l’augmentation de la pression dans mes poumons, j’ai estimé qu’il ne me restait qu’une dizaine de secondes d’air…et j’ai compté, 10… 9…8…7…, j’ai la tête qui tourne, 6, et la tête en l’air, 5, je me sens bien, 4, très excité, 3, euphorique, 2,le bois crépite comme des bulles de savon, 1… je suffoque en riant, - tu devrais essayer Aby ! ah, ah, tu devrais essayer !

Oui. Comme qui dirait, nous étions en train de planer à donf.
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Re: [Habitation] Cave In Hell
Invité, le  Jeu 14 Aoû 2014 - 2:02

Il rit, c'était un rire très clair, presque féminin. J'aurais pu me demander encore s'il était il ou elle, j'aurais pu douter, me poser encore et encore la question. Cela ne me venait pas à l'esprit cependant. Cela n'avait pas d'importance. Je ne pensais à rien de particulier en réalité, pas plus à la case dans laquelle je devais ranger Malena qu'à n'importe quoi d'autre. Plus même à la raison pourquoi laquelle nous rigolions tout deux. J'avais oublié ou je le savais sans m'en soucier, tout éphémère. Il n'y avait que ce rire qui naissait en moi, qui montait dans ma gorge, qui sortait de ma bouche pour raisonner entre ces quatre tristes murs. Et cet autre rire, celui de cet ami improvisé, qui riait encore toujours, peut-être plus que moi ? Il s'arrêta, je le regardais et nous rions de plus belle. Et avant même que notre rire ne faiblisse il l'alimenta à son tour. Remuer le couteau dans la plaie... L'image redoubla mon hilarité, notre hilarité générale à vrai dire. Malena, oui, Ma Lena était une sadique et si la phrase ainsi dite aurait en d'autres circonstances jeter un froid glacial, à cet endroit et à cet instant elle était à l'origine d'une autre belle rigolade. Les muscles de mon visage, mes côtes, tout cela commençait à se faire sentir, encore un peu de cette cure joyeuse et ils crieraient grâce. Mais nos voix finirent par baisser, notre gaieté à se calmer. Sérieux, nous ne l'étions toujours pas, moins bruyant cela dit. Le fou rire passé nous retrouvions l'usage de nos membres auparavant paralysés. La joie à trop grande échelle avait ses effets étranges.

Nous commencions la potion, le sourire toujours aux lèvres. " Potion Vive-Loup Malena, Vive-Loup... " Le livre aidait à la préparation. Du bout du doigt je suivais les lignes, il ne fallait rien rater. Chaque étape suivie scrupuleusement, les potions étaient une affaire de précision. Avant toute chose le feu sous la marmite. Même le feu en réalité était précis, comme le tempo d'une musique. Mais je vais trop vite, nous n'en étions pas à là non, juste au moment de l'allumer. Et là Malena pencha sa tête sur le futur foyer et d'un air fort sérieux, un air de concentration, souffla dessus. C'était un souffle spécial, précédé d'une grande inspiration. L'expiration était lente et contenue, de même qu'un dragon expulserait de petites flammes et non un brasier. Un dragon, Malena se prenait-il pour un dragon ? L'idée était plus qu'amusante et je gloussais. Cette fois ci Malena ne me suivit pas et je fus la seule à rigoler tandis que mon coéquipier faisait naître par la magie de sa baguette un feu où il plaça un récipient de métal. Liqueur de Millepertuis disait l'indication du flacon qu'il venait de déboucher. Entre les pages du bouquin était glissé un bout de parchemin, griffonné "les 25 onces d'eau froide et le sang de licorne sont sous la trappe près de la table basse".

Je laissais le garçon au chaudron, je zigzague avec précaution dans la pièce jusqu'à la croix rouge au sol. Quelques mètres plus loin, pourtant long à traverser parmi ce bazar, ces montagnes incongrues d'objets. Je fis de la place, C’est bizarre, calait les bouquins et fioles dans un coin de la pièce par magie. Il n’est pas dit qu’il faille utiliser un chat… J'ouvrais la trappe, c’est juste griffonner…, en sortis une bouteille d'eau laissée là à l'obscurité ainsi qu'un flacon empli d'un liquide argenté. Comme si quelqu’un l’avait rajouté. J'étais occupée à réfléchir à comment le rejoindre, le chemin de retour me semblait plus ardu. Tu ne trouves pas ça bizar… ! Délicatement je posais un pied à terre, sur le parquet, un pied après l'autre. Les yeux rivés sur le sol, la bouteille et le flacon bien en main. Qu’est-ce que ! Ah, ah, Mer** ! Mer**  ! Mais qu... ?! Je levais mon regard, de toute façon j'étais sortie du terrain accidenté, je vis la marmite qui crachotait de petites flammes. Des flammèches qui s'envolaient un peu partout dans la pièce, c'était très beau. Malena était un artiste. Splendide oui, j'en riais doucement.

- Mal' tu fais des feux d'artifices dis moi ?

De petits feux naissaient ça et là, bientôt qui se réuniront tous en un incendie. Cela brillait... de mille feux. Malena qui avait un peu paniqué retrouvait un air plus joyeux. Pourquoi, je n'en savais rien. Il souriait dans le vide. Cela aussi me fit rire, il avait une expression quelque peu béate. Je m'avançais jusqu'à la potion bouillonnante, calmait les envies de projections enflammées du chaudron en baissant le feu et nettoyant le sol autour du foyer. Dans la pièce cela commençait à sentir le brûlé, le bois crépitait et il y avait de la fumée. Cela aussi était très intéressant, quelle drôle d'expérience... Les crépitements qui se faisaient de plus en plus fort... L'air qui se chargeaient de petites particules qui collaient dans la gorge...

- Vraiment, de plus en plus curieux ha, ha, fit Mal' comme s'il lisait dans mes pensée. Puis je le regardais et je compris qu'il ne parlait pas du tout du feu. Il riait, cela lui donnait l'air heureux. Aby, je retiens mon souffle et ça me donne, ah, ah, un sentiment d’ivresse. Tu devrais essayer Aby ! ah, ah, tu devrais essayer !

J'éclatais de rire mais mon rire fut rapidement recouvert par le bruit d'une petite explosion. Je ne savais pas d'où ça venait et sous le coup de la peur, je fus soudainement silencieuse. Deux secondes plus tard je me bidonnais de nouveau, l'hilarité un peu nerveuse et soulagée qui suit le choc. Il y avait tant de choses par terre, cela pouvait être n'importe quoi qui avait éclaté en faisant cet étrange son. J'aimais bien la musique mais je me rendais également compte que si nous laissions l'incendie se propager, toutes ces petites choses exploser en une chaleureuse cacophonie, l'appartement entier ne tiendrait pas longtemps.

- Pas cette fois Mal', souris-je, on a un léger problème à résoudre ! Je toussais.

Ainsi ouvrais-je l'éteinte des feux et je commençais à lancer des sorts Pyrpuits!. Bientôt toute flamme (hormis celle du chaudron) fut inoffensive, incapable de produire ni fumée ni chaleur. En revanche les lumières chatoyantes étaient toujours là, présences agréables dansant sur les murs, sur les livres, sur le parquet. La fumée était partie par les fenêtres ouvertes.

- Mieux comme ça non ?

L'eau froide ne l'était évidemment plus, aussi je cherchais de quoi la refroidir. Il y avait sur un meuble un seau de glaçons, probablement enchantés puisqu'ils n'étaient pas fondus. La miss Kane pensait vraiment à tout ! ou alors elle amoncelait simplement une tonne de trucs hétéroclites en pensant que cela pouvait être utile. Ou les deux. Elle aimait contrôler sans en avoir trop l'air je crois... Laissant mes ingrédients reposer, on ne pouvait continuer la potion avec de l'eau froide chaude! je m'adressais à mon partenaire :

- Il va falloir attendre un peu... Soudain, me rappelant : Le chat ?!

Je fixais Mal', regardais autour de nous, fixais de nouveau Mal', et ris.
Le chat était parti avec la fumée,
par la fenêtre.
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Re: [Habitation] Cave In Hell
Malena Kane, le  Jeu 21 Aoû 2014 - 20:43

J’ai regardé Aby pendant plusieurs secondes, attendant qu’elle fasse comme moi : qu’elle retienne sa respiration, pour que son cerveau sans oxygène, la fasse planer. J’ai attendu, comme un enfant qui pense avoir trouvé un jeu unique, une idée géniale. Mais la jeune femme, malgré son rire de perles n’a rien fait. « Pas cette fois Mal’, on a un léger problème à résoudre », m’a-t-elle dit en souriant avant un excès de toux. La fumée provoquée par les boules de feu commençait en effet à prendre de l’ampleur et à devenir étouffante. On entendait également un peu partout dans la pièce, le bois craquer sous le baiser des flammes. La situation dégénérait… certes. Mais pourquoi ? Pourquoi faut-il toujours ! Pourquoi faut-il toujours résoudre les problèmes ! Pourquoi ne pas plutôt laisser aller, laisser les choses se faire et ne pas penser à arranger. « Le monde est déjà trop arrangé comme ça. », ais-je lâché sans même pouvoir entendre le son de ma propre voix tant il y avait du bruit dans la pièce. Je repensais malgré moi à mon enfance, à ma famille, et surtout à la tradition des Kane, pour laquelle le moindre écart n’était pas permis. Pas même dans sa tête.

Je ne sais ce qui nous avait plongés dans un tel état. Tout ce que je savais, c’est que j’allais de fou rire –surtout fou rire, en coup de blues. Et ce, sans transition, aucune. Aussi, deux secondes après un retour difficile vers le passé, je passais à un état de béatitude devant le spectacle qui m’était offert. Qu’Aby m’avait offert. En effet, elle venait d’user d’un sort… un sort tout à fait fantastique. Il y avait toujours les flammes, mais sans fumée ni chaleur. J’aurai pu trouver ça triste, très triste, mais à présent, je voyais tout autour de moi, ici et là sur les murs, le sol, la table de l’appartement minable de ma cousine, je voyais des dizaines et des dizaines de source lumineuse qui continuait de briller… par magie. J’avais l’impression d’avoir des dizaines d’yeux posés sur moi. Ou, des étoiles, oui des étoiles, des petits soleils. « Whaoo, Aby… ! » m’exclamais-je, sautillant presque sur place. J’étais comme un personnage de film, autour duquel tournait rapidement la caméra pour donner cette sensation d’émotion intense que je ressentais. C’était…

Tandis qu’Aby continuait la potion, le poison réservé à ce cher Edward, je m’approchais d’une des lumières en me demandant si je me brulerai en y plongeant la main. J’ai hésité plusieurs secondes, baissant et remontant la paume de ma main aussitôt, et ce fut quelques secondes de trop. « Le Chat ! » a soudain crié mon acolyte du soir. Deux petits. Deux petits mots qui peuvent paraitre insignifiants, sans aucun sens. Mais, en cet instant, ces deux petits mots étaient… des plus importants. « Quoi le Chat ? Il est où le Chat ?? », Paniquais-je, en cherchant une réponse dans les yeux d’Aby. Elle n’a pas répondu, elle a juste regardé vers la fenêtre. Et j’ai compris.


Le chat venait de passer par la fenêtre, s’échappant surement sur les toits de l’allée des embrumes. Mer**. Sans le chat, toute la potion tombait à l’eau. Je suis resté silencieux, en apnée, ressentant une nouvelle fois le même sentiment d’ivresse que tout à l’heure.

Et maintenant je vous le dis, ce que vous prenez pour de la folie n’est qu’en réalité qu’une hyper acuité des sens. Et maintenant, je vous le dis, un bruit délicat, étouffé comme enveloppé dans du coton vint à mes oreilles. C’était le murmure des pas du chat. Il est sur le toit de l’appartement et s’apprête à défier l’apesanteur des bas-fonds à laquelle les gratte-ciels, longs et décharnés et déformés, bosselés et cabossés, écorchés ne pouvaient eux-mêmes résister. « Aby ? Hi, hi, Tu n’as jamais voulu défier l’apesanteur toi aussi ? », et je m’échappais également par la fenêtre à la suite du chat. Je grimpais rapidement, sans me poser la moindre question ; même si chacune de mes prises me donnaient l’impression que j’allais emporter, de mon petit poids, l’immeuble entier.

La montée ne fut pas trop difficile. L’édifice était tellement abimé, qu’il était aisé de s’accrocher et de trouver des appuis dans la façade. J’arrivais donc sur les toits, le cœur battant la chamade. C’était tellement excitant. Je me suis dressé de tout mon long, et respiré. L’air frais qui se mélangeait à la ruelle des embrumes, était fétide. J’ai donc joué avec mon nez, comme pour chasser l’odeur de mort. Aby me suivait, je l’entendais qui montait. J’ai souris encore plus. « Aby ! Tu n’as jamais voulu défier l’apesanteur toi aussi ! Tu n’as jamais voulu défier l’apesanteur ! ». N’attendant pas de réponses, je me suis précipité vers l’immeuble voisin qui était à moins de deux mètres, et où j’avais cru voir le chat. Je n’étais pas sûr. Je suivais seulement mon instinct. J’ai donc couru, vite, très vite, à m’en déchirer la peau, et j’ai sauté par-dessus le vide. « Je vole, je vole ! » et pourtant, j’avais la sensation de tomber. Comme dans un manège. C’était la même chose. Un truc indescriptible.

J’ai atterri lourdement sur le toit voisin. J’aurai du me faire mal, mais avec l’adrénaline, je n’ai rien senti. Je me suis levé rapidement, cherchant le félin du regard. Il avait disparu… « Mer**, Mer**, Aby, tu as vu par où il est parti ? aaaaah ! ». Je marchais sur ce nouveau toit, et tentais de percer la nuit pour avoir une piste… « Sherlock Holmes et le Docteur Watson vont devoir entrer en piste, très chère, hi, hi. », lui disais-je, impatient de commencer ce nouveau jeu…
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Re: [Habitation] Cave In Hell
Malena Kane, le  Lun 27 Aoû 2018 - 23:25

Pv Héra.

Un autre soir. Ou le même, sans fin. Le soleil avait beau seulement commencer à se retirer, j'avais l'impression de ne vivre que dans l’obscurité depuis mon retour à Londres. Les jours ne sont-ils pas que des nuits un peu plus éclairées ? Le soleil n'est-il pas une lune sous coke, brillant-e, éphémère, se consumant, lentement, irrémédiablement mais fier ?

Dans cette obscurité persistante, surgissaient rugissant des souvenirs, des certitudes, une identité fêlée. Ma rencontre avec Kohane - était-ce réellement ma rencontre?, m'avait bousculé-e. Plus qu'elle ne l'avait imaginé. La jeune femme avait frappé la coque de mon pauvre crâne et crée à l'intérieur, une tempête. Une révolte. Et des orages. Lourds. Frappaient ma terre. Claquants.

La porte n'était pas fermée - elle ne l'avait jamais été - et le sol grinçait - comme il l'avait toujours fait. Il y avait ici un nombre incommensurable d'objets en tout genre : des carnets, des photos, des verres vides, des chaudrons, des vêtements, des fioles, des livres, des vases parfois brisés parfois non, tout un bric à brac ramené du monde entier. Mon appartement. Un appartement d'un autre temps.

On sentait encore les longues nuits blanches qui s'en étaient allées mourir dans le cendrier et ces temps où l'on a beaucoup rêvé sans attendre que les choses adviennent comme par enchantement. Oui, derrière cette odeur amère du tabac froid, il y avait le parfum sucré du feu, de l'excitation, d'une impatience presque hystérique. Ici naissaient les rêves et les rêves foutaient le camp par la fenêtre du salon. Ils partaient et on les suivait. On avait peu vécu l'aube entre ses murs.

Un rayon enflammée traversa la pièce : ma cigarette s’allume.
Qu'est-ce que je cherchais ? Après quoi je courrais sans le savoir ? Sans le vouloir. Le passé ? Une ardeur brisée ? Je n'en savais trop rien. Tout ce que j'avais, c'était cette intuition : ou bien cette nuit irait se consumer dans le cendrier, crevée comme tant d'autres, ou bien elle aurait sa revanche et me tuerait.
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Re: [Habitation] Cave In Hell
Invité, le  Lun 3 Sep 2018 - 19:39

L'allée des embrumes, quel endroit triste et répugnant, sorciers et sorcières perdus cherchant un peu de réconfort dans les ténèbres, ou tout simplement connaitre leur limite qu'en savais-je, mais c'était bien trop facile. Mais aujourd'hui je n'avais pas le choix que de m'y faufiler, j'avais quelqu'un à retrouver, quelqu'un qui j'espère allait tenir parole. Sinon...j'aviserai. J'avais enfilé ma cape et ma capuche, je ne voulais pas qu'on me reconnaisse ici, j'avais déjà une assez étrange réputation. Je m’arrête un instant, par où étais-ce déjà ? Je ne peux être perdue ici, je m'adosse contre le mur un instant, essayant de calmer mes nerfs, pourquoi ça n'allait jamais comme on le voulait ? Pourquoi toujours tout est compliqué ? Je donne un violent coup dans le mur avant de reprendre ma route.

Après quelques minutes, ou peut-être heures à errer, je crois l'avoir enfin trouvé, je reste contempler  l'endroit un instant : Était-elle seulement là ? Il n'y avait qu'un seul moyen de le découvrir. Je m'avance vers la porte, hésitant à frapper, le poing tendu je décide de me raviser. J'avais plutôt fait le choix d'ouvrir discrètement la porte, et de m'avancer discrétement à l’intérieur, ma capuche  dissimulant soigneusement mon visage. Et si ce n'était plus elle qui était ici ? Je caresse doucement ma baguette, on ne sait jamais. Quelle atmosphère étrange...je ne saurais la décrire, mais il y a comme quelque chose de pesant. Raclant ma gorge, je me décide enfin  à parler.


- Il y a quelqu’un ?  

Je m'adosse au coin le plus sombre en attendant une réponse, si elle bien, elle arrive un jour.
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Re: [Habitation] Cave In Hell
Malena Kane, le  Jeu 6 Sep 2018 - 18:15

Il ne faut jamais retourner dans son passé… c’est ce qu’on m’avait dit. Moi, j’y allais sans arrêt : mais sans y parvenir. Je n’en avais pas vraiment envie, cependant, et même en tentant de lui résister, je me laissais emporter par ce courant continu - un acouphène, le long de mes pensées : son attraction était trop puissante bien qu’il laissait présager des découvertes acides.

Mais je m’y laissais emporter. Toutefois, dès lors que j’empoignais ce fil de vie perdue : il se brisait!… pour réapparaitre… et se briser de nouveau. Bordel. C’était comme croire à la réalité d’un rêve : on le pense réel avant de comprendre qu’il ne s’agit que d’une illusion…, certitude aussitôt oubliée : et on se laisse berner de nouveau, on tourne en rond, sans réelle possibilité d’agir : Et ça me foutait un de ces mal de tête !

Le temps avait lieu : à en juger par l’accumulation de mégots dans le cendrier. La nuit filait, carnassière, un masque sur les yeux, avec sur son épaule les secondes volées dans son gros sac. J’entendais son rire amusé - son côté enfantin - qui jurait avec les voluptés avec lesquelles elle me débauchait - son côté séducteur. Comment résister à la sensualité de ses ombres qui m’enveloppaient, me caressaient. Il n’y avait qu’un élément extérieur pour me sortir de cet état léthargique à laquelle j’avais rapidement cédée :

Et cet événement extérieur arriva : d’abord, il y eut des grincements qui fit trembler la carcasse du vieil immeuble, puis vint une voix, dans mon dos, qui fit grincer le silence : « Il y a quelqu’un ? » disait-elle. Il y a quelqu’un ? Un doute s’empara de moi : n’était-ce pas ma voix ? Une voix dans ma tête ?  Ou cette voix appartenait-elle à un corps, une bouche autre que la mienne ? Comment le savoir ? Peut-être n’était-ce qu’un souvenir de l’appartement qui se manifestait. Le dialogue d’un souvenir à un autre car j’étais aussi un souvenir d'ici. « Oui. Du moins, un souvenir. » Silence. « Montre-toi. »
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Re: [Habitation] Cave In Hell
Invité, le  Ven 21 Sep 2018 - 20:22

Ainsi elle voulait que je me montre, pourtant j'étais si bien cachée dans le pénombre. Je ne sais pas si c'était une bonne idée d’être venue, j'avais encore le temps de faire demi tour après tout. Mais je n'avais rien à perdre moi, alors autant rester. Je me demandais bien ce que j'allais retrouver, peut-etre qu'après tout ce n'était plus la même que j'ai connu il y a longtemps, le temps fait changer les gens après tout...Mais pas moi. Je devais m'en assurer. Je daigne finalement à m'avancer pour qu'elle puisse me voir, mais je ne dis rien pour le moment, je voulais savoir, savoir si elle allait se souvenir de moi ? Un soupçon de colère s’empare de moi à l'idée que non, je n'aimais pas être effacée.

- Et un souvenir de quoi au juste ?

Le ton de ma voix était un peu plus dur que je ne l'aurais voulu, mais qu'importe, on va mettre ça sur le compte de la méfiance, et de la mise au défi aussi. Mais je pense pas qu'elle s'en offusquera après tout, ici tout semble bizarre. Cela dit si elle passait son temps enfermée dans cet endroit lugubre, j'ose espérer qu'elle n'ait pas perdue la tête. La solitude peut faire des ravages parfois. Je ne pense pas que ça soit son cas, mais je garde la main à portée de ma baguette, juste au cas où...
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