AccueilPortailFAQPublications internesRechercherMembresGroupesS'enregistrerConnexion

Harry Potter 2005 :: ~¤~ Autres Lieux Magiques ~¤~ :: A l'étranger
Page 5 sur 6
Dans les Pyrénées
Aller à la page : Précédent  1, 2, 3, 4, 5, 6  Suivant
Mangemort 08
Mangemort
Mangemort

Re: Dans les Pyrénées

Message par : Mangemort 08, Mer 23 Aoû 2017, 15:56







Quelques mots écrits, favorables à la balade que je venais de lui proposer, me laissant un sourire enjoué. Oui, clairement, cela allait nous changer de Londres. Même si la ville avait son charme, elle avait aussi quelques inconvénients, à commencer par le monde qui y vivait.

De loin, elle comme moi préférions des lieux reculés tel que celui-ci, un coin isolé où nous pouvions nous retrouver loin de tout, des regards comme du bruit, du boulot comme des amis. Qui plus est, la nature apportait un dépaysement certain, un bout de charme qui manquait cruellement dans les ruelles étroites de la capitale anglaise.

Je l'observais pensive, attendant la suite de ses lèvres délicieuses. J'avais une petite idée en tête, de ce que cette escapade pourrait apporter comme surprise. Davantage pour elle que pour moi d'ailleurs. Une part de ma vie qu'elle savait et qu'elle ignorait en même temps. Il était temps que ça change.

Quand elle m'entraina à elle, je me levais et répondait à son baiser un y mettant un élan passionné, pour donner à ce bal de nos langues une note exquise, comme une flamme qui perdure et qui, en même temps, fait entrevoir quelque chose de meilleur encore à venir.

Je laisse un "Oui" éclore de ma bouche quand elle rompit notre baiser pour me demander si nous y allions. Nous voyant nous diriger vers l'entrée, Aube et Crépuscule s'étaient levés en pensant qu'ils allaient faire une promenade. Mais quand ils comprirent que ce n'était pas le cas, ils repartirent s'allonger, affichant une mine déçue qui se voyait jusque dans leurs oreilles repliées.

Ma belle à mon bras, nous quittions notre confort pour nous retrouver dans la forêt et sa fraîcheur. Quelques oiseaux partitionnaient dans les cimes, et un vent léger s'occupait de déposer un frisson sur les écorces. Nous empruntions un petit sentier annexe à celui qui redescendait, nous emmenant plus haut vers la rivière que l'on entendait chuchoter.

Profitant de tout ce que la nature avait de beau à nous offrir, nous marchions tranquillement jusqu'à arriver au cours d'eau. Il se perdait plus à l'ouest sur un flanc qui semblait difficilement praticable. Alors qu'à l'est elle disparaissait dans une descente lente perdue entre bons nombres de cailloux et de branchages échoués.

- Bon...fis-je en m'arrêtant et en me séparant de ma belle. Je me disais que, je pourrais te montrer quelque chose là, à l'abri des regards. Mon côté loup... Il n'y a aucun risque que je dérape là, mais je me disais que ça pourrait être intéressant pour toi... De voir... Enfin...

Je ne savais trop comment expliquer cela, mais j'avais envie qu'elle le voit de ses propres yeux. Et, comme si elle avait senti mon manque de mots sur le coup, elle avait de nouveau saisi une de mes mains, accompagnant son geste d'un "Ok, j'ai confiance en toi !" qui termina de me rassurer.

- Bien, tu n'as aucune raison d'avoir peur... achevais-je en lâchant sa main, pour laisser mes doigts venir à sa joue, et lui fit un clin d'œil avec un sourire aimant.

Je reculais de quelques pas, fermant les yeux, respirant profondément pour me concentrer. Et la métamorphose s'opéra rapidement. D'abord ma mâchoire qui craqua de toutes parts, sentant ses crocs qui vinrent dans ma gueule qui s'allongeait jusqu'à un museau bien plus développée, tandis que mon regard vert se faisait plus perçant à mesure que mon crâne s'allongeait.

Mes vêtements ne furent plus que lambeaux quand ma colonne vertébrale craqua, mon corps s'allongeant quelque peu et une épaisse fourrure majoritairement noire s'emparait de mon corps. Mes mains laissaient place à tes pattes aux griffes acérées, les muscles de mes bras croissant également. Tandis que mes jambes s'arquaient dans un craquement me faisant me dresser sur mes pattes arrière et qu'une longue queue prenait place derrière moi (oui derrière...).

La transformation achevée, je retombais sur le sol, la gueule un instant ouverte et la respiration forte, toujours un peu secoué par le processus. Mes yeux se posèrent sur ma compagne et je m'approchais lentement d'elle, mon souffle chaud, allant jusqu'à heurter une de ses mains que je poussais de mon museau, comme pour lui dire "C'est moi, je suis là...", l'invitant à me délivrer une caresse comme si j'étais son nounours favori avec qui elle allait passer la nuit. Ce qui était en partie le cas.
Revenir en haut Aller en bas
Elly Wildsmith
avatar
Poufsouffle
Poufsouffle
Spécialité(s) : Permis de Transplanage
Animagus (Renard de Magellan)
Legilimens


Re: Dans les Pyrénées

Message par : Elly Wildsmith, Lun 28 Aoû 2017, 00:21


Du haut de ses 23 ans, la jeune femme avait vu bon nombre de choses. Des plus étranges au plus loufoques. Elle avait assisté à toutes sortes de transformations, certaines, comme des désartibulations qui l’avaient impressionnée. Faut dire que voir des membres sectionnés nets c’est pas le genre de chose que l’on voit régulièrement.  Elle avait vu des transformations animagiques, toutes se ressemblant plus ou moins. Mais ce qu’elle avait devant les yeux, la jeune femme …

… petite pause que la narratrice d’Elly s’octroie afin de réussir à mettre ses éventuelles idées narratives en place, en profitant pour se rappeler que son doux personnage avait déjà eu l’occasion de croiser un loup-garou. Cette pause narrative étant finie, nous allons reprendre le cours de notre lecture comme si de rien était …

… avait déjà eu l’occasion de voir une transformation du même genre. Plissant les yeux, elle cherchait, dans son esprit, où elle avait pu voir un loup-garou se transformait. Avant que la mémoire ne lui revienne subitement. C’était dans un cours d’Evan, alors qu’elle était encore adolescente. La transformation s’était effectuée derrière une vitre à cette époque. Pourtant, là, le spectacle se trouvait sous ses yeux, elle était vierge de toute protection. Pas de verre, pas de mur, pas de paroi. Et la peur qu’elle avait ressentie adolescente, malgré les protections, n’existait pas là, face à lui.

Fut-il un loup-garou, aussi imposant et impressionnant qu’il était. Forcément pas plus que lorsqu’il était masqué, mais il y avait quelque chose de … sauvage … bestial. Ses traits de caractère qu’il avait habituellement étaient clairement exacerbés, poussés dans leurs extrêmes limites. Elly observait, silencieusement, le corps de l’être aimé meurtri par le venin, par le poison. C’était … fascinant. Voilà. Peut-être était-ce parce qu’il s’agissait là de son compagnon qu’elle ne ressentait ni peur, ni appréhension à son contact.

Alors qu’il passait à proximité d’elle, la jeune femme sentait son souffle chaud sur elle. Frissonnant à ce contact animal peu commun. Pourtant, sans angoisse, elle laissa sa main montait, caressant la fourrure de l’être aimé. Dans un sourire, elle murmura « Je ne te savais pas aussi … poilu ». Elle laissa sa main courir sur la patte avant, touchant du bout des doigts les muscles saillants. « C’est … impressionnant ». Un nouveau murmure, la jeune femme était fascinée par les multiples façettes de son compagnon  et ne cacha pas sa pensée « Tu es un homme … surprenant Evan … vraiment ».

Nouveau silence tandis qu’elle l’observe, perdue à sa contemplation, à sa réflexion sur l’homme qui partage sa vie. Nul doute qu’il est plein de surprises, mais de ténèbres aussi et cela, l’auror ne l’oublie pas.  Elle ne sait pas si, dans l’état actuel du professeur de métamorphose, il est bien conseillé de faire ce qu’elle s’apprête à faire, mais inconsciemment, elle se colle à lui. Avant de s’écarter, comme prenant subitement conscience du potentiel danger qu’il représentait, une moue d’excuse passa quelque instants sur son visage avant de laisser à murmure s’exprimer « Tu m’as dit que je pouvais te faire confiance … »
Revenir en haut Aller en bas
Mangemort 08
avatar
Mangemort
Mangemort
Spécialité(s) : Fourchelang
Loup-garou
Occlumens


Re: Dans les Pyrénées

Message par : Mangemort 08, Lun 28 Aoû 2017, 01:35







J'étais là, loup, Son Loup. Face à ma belle. Moi. Bestial. A la sentir. A la regarder. Plus désireux encore que sous ma forme humaine. Elle éblouissant tous mes sens comme l'orchidée trouvée au bout de la plus noble de quêtes. Et le parfum de son corps envahissait tout ce que j'étais, d'une aura incomparable.

Sa main vînt à ma rencontre, se perdant dans ma fourrure et je ressentais ses gestes avec une douceur nouvelle qui s'emparait de moi. Comme si ma conscience animale mêlée à celle humaine me faisait savourer ce geste avec davantage de tendresse, ou de passion, et laissait à mon corps une définition autre de la part de l'être aimée.

J'écoutais ses phrases, et chacune accentuait mon envie d'une proximité avec elle. Son odeur m'enivrait à un point fou. Je ne la quittais pas des yeux, la dévorais, dans le sens charnel du terme. Je sais qu'elle est ma compagne, et les effluves qui émanent d'elle sont multipliées et m'envoient sur des rivages de désirs insoupçonnés.

Et ce geste, son geste, quand elle s'approche davantage encore, au point de me serrer dans ses bras. Ce cœur dans ma poitrine explose plus, tourbillon assourdissant, que ce partage entre le loup que j'étais et elle ne se prolonge indéfiniment. Puis elle se recule brusquement, comme si, soudainement, elle prenait conscience que j'étais quand même loup, bête potentiellement sauvage face à elle.

J'observe son visage, ses mimiques, entends ses mots. Et je me rapproche d'elle, me dressant sur mes pattes arrières pour venir la lécher dans le cou de ma langue chaude avant de retomber sur mes quatre pattes. Comme pour qu'elle sache que j'avais compris et que, non, aujourd'hui, elle n'avait absolument rien à craindre de moi.

Puis je reculais de quelques pas, et je commence à amorcer la transformation inverse. J'entends mes os qui craquent, reprenant leur taille normale, sentant mes muscles qui rétrécissaient également. Ma mâchoire elle aussi chanta en retrouvant sa forme normale. Ma fourrure s'évapora pour faire réapparaître ma chevelure et ma pilosité habituelle.

Mes yeux retrouvèrent la couleur et je scrutais les perles d'ébène de ma compagne. Je me redressais en même temps que mes jambes avaient retrouvé leur taille normale, ne tardant pas à me retrouver complètement nu devant ma compagne, le souffle haletant pas la transformation inverse entreprise rapidement.

Je la regardais, sans ciller, le corps parcouru de ses brûlures capables d'enflammer les veines, qui font qu'un Désir commun peut se transformer en une effusion des sens. Regards complices, sourires comme paroles.

- J'suis moins poilu là non ?...

Elle rit. Je ris. Entre ce que j'étais. Ce que je suis. Ce que nous étions. Ce que nous sommes.

En deux pas rapide, je l'avais rejointe sans l'avoir quitté des yeux, ma main droite s'ancrant délicatement à son cou et mes lèvres venant épouser les siennes farouchement. A l'aube sensuelle où Passion s'accroche à la chair en fusion qui s'écorche.

Notes accouplées de nos langues endiablées. D'Homme à Bête et de Bête à Homme. Mais toujours conquis à elle. A celle. Aucun secret. Et dans ce baiser, je lui offrais, en plus d'une quantième fois les landes de la délectation, la saveur de ma flamme brûlante pour ce qu'elle représentait. Tout.
Revenir en haut Aller en bas
Elly Wildsmith
avatar
Poufsouffle
Poufsouffle
Spécialité(s) : Permis de Transplanage
Animagus (Renard de Magellan)
Legilimens


Re: Dans les Pyrénées

Message par : Elly Wildsmith, Lun 28 Aoû 2017, 22:24


Musique

Les éclats de leur rire dans le plus profond d’une forêt. Aussi invraisemblable que cela pouvait paraitre. Ils étaient ainsi, imprévisibles. Lui, nu au milieu des broussailles, elle, hilare, l’une de ses mains appuyée sur un arbre à proximité. L’autre à se tenir les côtés tant la vanne (l’e-vanne haha :mm: ) était drôle. Où peut-être était-ce l’effet de le voir nu dans la forêt qui provoquait l’hilarité ?

Quoiqu’il en soit, il s’était rapproché d’elle à une vitesse phénoménale. Comme attirée à elle par un aimant. Elle lui rendit son baiser avec une fougue non dissimulés. Exaltation de celui pour qui, elle aurait donné sa vie. Rompant le contact, sourire aux lèvres, elle le regarde, le jauge et dans une énième taquinerie, lui dit d’un air chagriné

- C’est vraiment tout l’effet que je te fais ?


A nouveau, le rire repris l’auror, qui s’adossa à l’arbre qui la tenait plutôt. Rire conquis, que de le voir déconfis. Lui, le regard interloqué, avant qu’il ne comprenne la taquinerie. A ce moment-là, malgré son hilarité, l’auror venait de comprendre qu’elle n’avait absolument pas gagné. Posant chacune de ses mains sur le tronc d’arbre derrière elle, arrachant l’écorce avec ses doigts. Elle le regarde faire, prisonnière d’un piège dont elle ne veut pas s’échapper. Un sourire taquin nait pourtant au coin de ses lèvres, et devant le regard fiévreux qu’il lui lance, elle ne peut pas résister et murmure à son oreille :

- J’ai vexé ton égo peut-être ?


A peine a-t-elle eut le temps de finir sa phrase, d’exprimé sa pensée, qu’il se rapproche d’elle. Corps à corps. A peine l’espace pour sa cage thoracique de se gonfler. Il est seul maitre à bord de leurs jeux dangereux, et il le sait, il en joue, elle le sent. Tous deux maintiennent le contact visuel, comme lancer dans un « si c’est toi qui baisse les yeux, tu as perdus ». Nouveau sourire. Elle inhale son essence, son arôme. Ses sens frissonnent, sa chair réagit au contact de son alter-ego.

Pourquoi résister ? Il est là, à la regarder, non. A la dévorer du regard, comme si ses émeraudes étaient capables de passer son corps en revue, la déshabillant d’un simple regard.  Prise au piège dans l’étau qu’il a créé, elle a du mal à réfléchir sereinement, comme si son esprit était … perdu … sur les rives d’un désir qu’elle n’avait pas vu naître.
Revenir en haut Aller en bas
Mangemort 08
avatar
Mangemort
Mangemort
Spécialité(s) : Fourchelang
Loup-garou
Occlumens


Re: Dans les Pyrénées

Message par : Mangemort 08, Mar 29 Aoû 2017, 00:00







Danse affolante à l'orée des premiers soupirs. De ceux écarlates qui résonnent sur des fourmillements de chair. Nos lèvres en pas désordonnés, cadence entre le Divin et le Feu ardent des Enfers qui, là, résidait au fond de nos corps bouillaient. Eau en fusion était le sang, à la frontière où se perdaient les sens.

Elle rompt notre baiser, et me regarde avec cet air malicieux et sournois que je lui connais. La pique vient, et, tel un chat de faisant avoir par son ombre, bien que j'ai senti le piège je saute dedans immédiatement. Et son rire à ma tête me fait me mordre la lèvre, pantin à ses mots comme elle savait en laisser des somptueux en lampadaires de mon existence.

Je souris, amusé, et je la vois là contre l'arbre, brûlant de désir pour elle. Je ne quitte pas ses yeux, et j'y vois cette même flamme qui consume tel l'orage la terre, et clame cette envie irrésistible de ne faire qu'un avec cet Autre. Elle contre l'arbre, elle se penche légèrement, venant me murmurer une nouvelle taquinerie.

Alors je m'avance contre elle, l'entourant de mes deux mains qui épousent aussi l'écorce de ce Gardien des Amants. Mon corps contre le sien, mon souffle haletant de cette passion charnelle qui me dévorait intérieurement se mêlant au sien. Nos yeux ne se lâchent pas, vêtus de ce même manteau qui fait exploser les limites de la Passion dans les bras de l'irraisonnée Mère d'Abandon.

Peu importait l'endroit, le temps, seul persistait ce brasier de cette envie d'Elle qui rendait mon corps incandescent. Joueur, je passais ma langue sur ses lèvres fermées, les léchant dans toute leur longueur. Regard de défi. Puis je vais à l'oreille droite de ma compagne, alors que ma main gauche s'aventure déjà sous ses vêtements pour laisser des caresses prononcées à son épiderme. Et je lui murmure.  

- Voilà tout l'effet que tu me fais...

Dernier mot suspendu, le temps qu'un soupir s'extirpe de ses lèvres qui ne pouvaient plus rester closes, et je lui mordais farouchement l'oreille. Quelques coups de langues laissés à l'éveil d'un désir plus fort encore, et je passais mes deux mains sous ses vêtements pour qu'elle m'aide à les enlever rapidement.

Tandis qu'elle se débarrassait de son haut je déboutonnais son pantalon, elle m'aidant peu après à retirer ce qu'il restait de superflus sur notre perfusion des sens de l'Autre. Un instant à se regarder, soufflant ces mêmes expirations qui conduisaient sur le chemin de cet Eden, j'attrapais un instant ses deux mains des miennes pour la plaquer contre l'arbre.

Mes lèvres et ma langue allant trouver sa poitrine et son goût exquis, que je mordillais sans aucun ménagement. Aucun des deux ne fut omis à ma fougue, et après de longues secondes, je dessinais une route de baisers, depuis le creux de ses seins jusqu'à son cou.

Où, là encore, j'humidifiais sa peau de cette partition qui m'animait, de cette envie de fusionner avec elle. Son menton suivit, doux petits baisers laissés. Une pause, yeux dans les yeux avec ma moitié. Je libérais ses deux mains pour saisir son visage des miennes, venant renouer nos lèvres pour un baiser plus passionné encore que ne l'avait été le premier. Un qui lui criait toute mon envie d'elle, et que j'étais Sien.
Revenir en haut Aller en bas
Elly Wildsmith
avatar
Poufsouffle
Poufsouffle
Spécialité(s) : Permis de Transplanage
Animagus (Renard de Magellan)
Legilimens


Re: Dans les Pyrénées

Message par : Elly Wildsmith, Sam 02 Sep 2017, 03:44


Ils étaient là, se regardant avec un air de défi qui leur était propre. Lui, face à elle, elle prise au piège. Elle pouvait sentir son souffle sur sa peau dénudée, frissonnant d’extase à mesure que ses caresses s’intensifiaient. Il était le loup et elle serait l’agneau, même si être dévorée par le plaisir de leur union n’était pas pour lui déplaire.

Un soupir, tandis que ses yeux ne cessaient de le regarder. Alternant parfois avec ses lèvres expiatrices de désirs, formulation d’interdit. Face à ce vertige de désirs, elle ne pouvait plus contenir la folie qu’elle sentait naître dans son bas-ventre, laissant son bassin menait une danse lancinantes. Obsession des sens. Délivrance du désir, de celui enfouie au plus profond des chairs à celui qui reste sur la peau, créant un délicat frisson d’extase. Se répandant, lentement, à chacune des parcelles de son corps.

Sous les caresses de son amant aimant, la jeune femme se figea un instant. Forçant son compagnon à faire quelque pas en arrière. Elle admirait la plastique de l’homme, sourire fin, mélange des diverses émotions qui pouvaient la traverser à cet instant. Regard étrange, tantôt abandonné aux rives de leurs plaisirs naissants, tantôt atteint d’une fièvre délirante. Il était là, distant d’elle d’un mètre à peine, et elle le dévorait du regard tout comme il la couvait du regard, s’imaginant l’un et l’autre quelques divines caresses dont eux seuls avaient le secret.

Finalement, et sans doute tenaillé par l’envie tantôt d’y succomber, tantôt d’y résister, il s’était à nouveau rapproché d’elle. Dos nu sur l’écorce du bois, elle ne pouvait plus faire le moindre mouvement. S’apprêtant à sortir une phrase acerbe dont elle avait le secret, quand bien même ce n’était pas le moment, il ne la laissa pas s’exprimer, et posa son index sur ses lèvres, lui faisant très clairement comprendre qu’il n’y avait rien à dire.

Soupir d’exaspération chez la jeune femme … ou d’envie ? De ce désir brûlant qui ravageait tout sur son passage ? Les élancements de ses hanches avaient repris de plus belle à mesure qu’il avait collé son corps contre le sien. Peau à peau brûlantes, enivrantes, susceptible d’explosion à chaque contact, chaque frôlement.

Seulement à cet instant, et à mesure qu’elle se perdait dans les émeraudes de sa vie, elle prenait pleinement conscience, de lui, de ce qu’il crée chez elle. Séduisant, charmant, il avait cette capacité à ensorceler la jeune femme, et cela le rendait d’autant plus … terrifiant. Des baisers avides parcouraient sa peau, et elle ne se faisait pas prier pour en faire de même, déposant ses lèvres sur chaque parcelle dont elle avait encore accès. Laissant ses mains vagabondaient sur le dos de son compagnon, jouant parfois avec ses ongles lors de baiser trop appuyé qui la faisait sombré dans une plus douce folie encore.

Un mouvement rapide, mais incroyablement doux, lui  fit perdre l’équilibre un instant. Avant qu’il ne la récupère dans ses bras, comme si de rien n’était. L’exploration de leurs mains n’avait pas cessée, et il profita du mouvement pour plaquer la jeune femme contre l’arbre, elle passant ses jambes de chaque côté de son bassin. Enserrant l’homme de sa vie avec ses cuisses et ses bras. A mesure qu’ils échangeaient un baiser fougueux et avide de plus encore, elle passait ses mains dans ses cheveux, s’agrippant à chaque mouvement suggestif, susceptible de lui faire perdre pied à tout moment. Un murmure, inaudible, s’extirpa des lèvres de l’auror, partie sur les voies de l’abandon à l’autre, à Lui, l’Alter-ego.
Revenir en haut Aller en bas
Mangemort 08
avatar
Mangemort
Mangemort
Spécialité(s) : Fourchelang
Loup-garou
Occlumens


Re: Dans les Pyrénées

Message par : Mangemort 08, Sam 02 Sep 2017, 11:26







Effusion des sens qui se perdent en délicates caresses, en murmures soupirants sur les murs du plaisir naissant. Vibrant, sur des parcelles de peau enflammées en frissons d'une extase étincelante. Mes lèvres se mariaient aux siennes avec ma langue, dans une promesse déjà dictée, déjà actée, bague au doigt de notre alchimie singulière, impalpable, orage de sensations qui nous envahissaient tous les deux sur la voie de Notre union.

Mes doigts laissaient à son corps chaud des horizons plus brûlants que le cœur d'un volcan en fusion. Parfois douces, parfois intenses, sillages de désirs glissants à éreinter ses lèvres de cris qui se perdaient dans les arbres songeurs à la vue de cette pièce de théâtre. Chef d'œuvre, qui se jouait en partitions accentuées et hachurées sur l'autel de la délivrance de nos pulsions.

Excitation, à ses mouvements qui suivaient les miens comme la main complice, nul vice, à ses ongles s'enfonçant dans ma peau et mon souffle saccadé. Emporté, à chaque fois que ses lèvres ornaient mon épiderme d'une autre once de nectar doucereux, enivrant, enivré et perdu déjà à elle comme je m'évertuais à ce qu'elle soit Reine, à notre Temple bouillant insondable.

Jeu de regards, jeu de mains, mes doigts effleurant ses courbes somptueuses, tableau de ma Passion. Et entre Séduction et Tendresse, je voulais qu'elle ne soit qu'Ivresse, à l'aube de la rivière ardente de ses frissons titillés. Elle ma Déesse, livrée à mes caresses, et son corps contre l'écorce, entourant le mien avec cette force, qui criait le chemin de notre Dualité. Osmose du Renard et du Loup.

Mes mains sous ses cuisses pour la soulever légèrement, mouvements lents, à ses premières notes qui s'échappaient. Mes lèvres s'en allant, à son cou qui se retrouvait cajoler d'une cascade de baisers. Corps contre corps, accords passionnels qui se jouaient.

Musique accentuée, quand je retrouvais ses lèvres, mordant son inférieure, la plaquant davantage contre le bois, à mes coups de reins plus vifs, à ses soupirs plus perdus, échappés à la nature qui nous contemplait dans notre association exquise.

J'allais de nouveau mordre son oreille gauche avec hargne, écoutant chacun de ses cris expiés comme autant d'envies à ce que notre route s'accélère à l'aube du plaisir à l'Autre. Va et vient cadencés, à un rythme un peu plus endiablé, à ses souffles de nos lèvres qui criaient lentement la montée de l'Apothéose.

Moi marqué par ses doigts me griffant, Elle par l'écorce de ce dossier de fortune, qui jouissait de notre ébat en spectateur silencieux. Nouveau jeu de langues entre les soupirs éparpillés, entre les cris humides perlant sur nos corps, entre l'eau brûlante qui naissait à la musique écrite, à nos corps donnés éperdument à l'Autre.

Jusqu'à l'Abandon, né au détour de l'emballement de l'air musical, au détour d'énième souffle découpés, de ces teintes échappées de nos lèvres en cadeau à ce Miroir. De nos chairs en feu en épousant le corps aimé. Ultime murmure de la Passion, quand Excitation, trouve sa finalité à son corps porté dans mes bras et que la musique s'est arrêtée, au plaisir partagé, à nos langues qui se retrouvent et concluent ce voyage en une révérence langoureuse...

***

Je regarde ma belle qui se rhabille, la femme qui fait de ma vie un bonheur quotidien, remettre son haut, moi ramassant son pantalon qui trainait au milieu des feuillages. Je tape dessus afin que quelques brindilles accrochées ne cèdent. Sourire complice quand elle le récupère de mes mains.

Je passe une main dans mes cheveux que j'ébouriffe en tout sens. Quand elle fut prête, elle vient joindre ses mains aux miennes et m'offre un baiser aimant. De ceux qui disent Tout, qui n'ont pas besoin de mot pour les accompagner car ils vivent de la saveur de l'Unique, de cette Moitié qui partage et écrit les définitions de la vie. Main dans la main, nous retournions vers le chalet, après cette parade sensuelle délivrée, aux rives toujours passionnées.

~ Fin du RP ~
Revenir en haut Aller en bas
Evan
avatar
Personnel de Poudlard
Personnel de Poudlard
Spécialité(s) : Permis de Transplanage
Fourchelang
Occlumens
Loup-garou


Re: Dans les Pyrénées

Message par : Evan, Sam 16 Sep 2017, 14:39





Un entrainment particulier


Nous étions repartis main dans la main, au milieu des arbres de la forêt et de la douceur du temps, nous lançant des regards tendres, jusqu'à notre chalet pour le week-end. Les sens encore perdus à l'effusion de nos corps et au goût de l'Autre, qui restait ancré sur la peau et les lèvres comme le parfum subtil et passionnel de l'Amour.

Il ne suffit pas de grand chose pour toucher le bonheur dans la vie. Quelques gouttes d'Aimée me suffisaient, présence indispensable à l'aube de mes sourires et à mes éclats de rires. Elle était cette petite lumière chaleureuse qui ne cessait de briller au fond de mes yeux. Et je savais que je pouvais me reposer près d'elle librement, tout en étant prêt à tout pour la protéger, la garder, la chérir.

Quand nous étions rentrés au chalet, Aube et Crépuscule nous accueillirent comme s'ils ne nous avaient pas vu depuis une éternité. Peut-être avaient-ils simplement faim, ou peut-être s'étonnaient-ils de voir leur maître complètement nu ?  Mais ils reçurent tous les deux une bonne dose d'affection qu'ils semblaient être venus chercher. Les deux loups retournant finalement s'allonger sagement près de la cheminée contre laquelle ils avaient trouvé un confort qui n'était pas pour leur déplaire.

- Une bonne douche ? fis-je à ma compagne.
- Avec plaisir ! me répondit-elle souriante.

Je la regardais aller vers la salle de bain et je la suivis peu après. Dans le miroir je regardais un instant mon dos où je voyais, en traces rougeoyantes, la marque de ses ongles qui m'avaient laissés de belles griffures. Elle aussi, une fois nue, m'offrit son dos que je voyais emprunt de quelques marques prononcées. Je passais un instant mes mains dessus délicatement, massant sa peau, sachant qu'elles seraient partis d'ici quelques jours.

L'eau chaude coulant sur nos corps fut des plus salutaire. Sans se soucier de la vapeur qui ne tarda pas à envahir la pièce, embrumant les vitres, on se délectait l'un près de l'autre de l'écoulement qui ravivait un peu nos muscles et évinçait pour moi les prémices d'une fatigue physique survenue après mes deux transformations.

Entourée d'une serviette elle quitta la première le lieu pour notre chambre, dans laquelle je la rejoignis afin d'enfiler de nouvelles affaires. Tenue décontractée, chemise noire ouverte, cela ferait l'affaire.

Après avoir déposé un baiser sur son front, je la laissais seule quelques instants et je quittais la pièce, allant vers la cuisine, d'où je sortais des produits frais du réfrigérateur. J'entamais de mitonner notre repas du soir. Rien d'extravagant ou de trop compliqué à préparer. Du moment que l'on passait la soirée en tête-à-tête c'était là tout l'important.

Une salade de pâtes agrémentées de tomates, maïs et quelques morceaux de blanc de poulet, le tout savamment assaisonné, et un vin blanc moelleux qui saurait accompagner tout cela à merveille. La soirée se posa tranquillement, et après avoir savouré ce repas, nous nous posions dans le canapé, l'un près de l'autre, sirotant ce qu'il restait de la bouteille en parlant de nos histoires personnelles au boulot. Même si j'avais plus de libertés que ma belle pour en parler.

Les loups n'avaient presque pas bougé de la soirée, et les flammes qui crépitaient du feu ambiançaient gentiment l'atmosphère et invitait à la détente. Dans les bras l'un de l'autre, nous passions la soirée à nous conter de nombreuses anecdotes, au détour de bien des sourires et de quelques rires partagés.

Quand la nuit eut posé sa fourrure sombre sur la forêt, aux vitres qui peinaient à réfléchir l'extérieur à la lueur des lumières essoufflées, nous décidions de rejoindre la douceur des draps de soie, pour s'endormir dans ses bras. Même si, ce fut les miens qui l'accueillirent, ma Belle, mon horizon, pour nous endormir tous les deux vers des rêves paisibles.

Le lendemain, une aube timide, qui eut du mal à percer les feuillages, vînt taper aux carreaux de notre chambre, pour offrir de ses rayons le réveil naturel sur lequel ouvrir mes yeux. Ma compagne dans mes bras, je la regardais, ses yeux noisettes clos, que j'imaginais déjà s'ouvrir en même temps qu'un sourire arpenterait ses lèvres. Parce que mon monde s'éveillait en même temps qu'elle...
Revenir en haut Aller en bas
Elly Wildsmith
avatar
Poufsouffle
Poufsouffle
Spécialité(s) : Permis de Transplanage
Animagus (Renard de Magellan)
Legilimens


Re: Dans les Pyrénées

Message par : Elly Wildsmith, Dim 17 Sep 2017, 00:24


New rules.

Le corps marqué des nuances colorés de leur passionnelle étreinte au cœur de la forêt. Forêt où elle avait vu la Bête qu’il pouvait être, où elle avait ressenti le désir, l’envie, l’excitation au creux de ses regards. Alors qu’elle s’était rhabillée en échangeant des sourires complices – et quelque peu amusés par la situation – elle enfilant ses vêtements, lui toujours nu. C’est pourtant ainsi qu’ils étaient revenu à leur chalet. Ne croisant absolument personne, l’endroit était vraiment idyllique, le calme, la tranquillité assurée.

Après une soirée passée auprès de l’autre, à s’amouracher davantage de cet être qui signifiait tout. Perdue à ses gestes, à sa contemplation, à ses regards, à ses sentiments. Elle n’avait pas eu, un seul instant, la tête à leurs idéaux différents, à leurs combats qu’ils menaient frontalement, l’un en face de l’autre. Tout ceci était loin d’elle, loin d’eux, davantage encore lorsqu’elle se trouvait dans ses bras.

Néanmoins, quand elle ouvrit les yeux ce matin-là, une question taraudait ses lèvres. Ou plutôt, une demande. Qu’elle avait depuis quelque temps désormais. Il l’avait aidé à passer une étape dans sa vie de sorcière. Il l’avait aidé à devenir animagus, peut-être accepterait-il d’aller plus loin ? Tandis qu’elle s’éveillait doucement, prisonnière de ses bras, jouant de ses doigts sur son torse, le murmure franchissait ses lèvres « Dit-moi Evan … ». Contre elle, elle sent son corps qui se raidit (pitié pas de sous-entendu vaseux haha), comme s’il redoutait l’une de ses énièmes discussions, l’une de ses énièmes angoisses qui la tenaillaient parfois si fort qu’elle en perdait la raison. Doucement, elle se redressa, posant son menton sur son torse, fixant les émeraudes qui rythmaient sa vie.  

Devant le regard interrogatif qu’il lui lança, elle ne put retenir bien longtemps son sourire, avant d’ajouter, l’air taquin « Tu m’as l’air un peu trop inquiet pour ce genre de demande ». Le regard se faisait plus froid encore, comme s’il avait peur d’une quelconque prise de conscience de la jeune femme. Cette dernière, quant à elle, finit par lui dire, ses yeux profondément arrimés aux siens « J’aimerais que … tu m’aides ? Si possible ».

A nouveau, il lui lançait ce regard interrogatif qu’il savait si bien faire, qui le rendait si séduisant. La frontière entre l’homme qu’il semblait être et l’homme qu’il était, était mince. Relativement faible, mais existante. Tout pouvait basculer en un instant avec lui, en une incompréhension. Tout comme l’inverse était vraie pour elle. Alors, dans un sourire, elle acheva « Je veux juste que tu m’aides sur la légilimancie … » Silence en suspens, tandis que dans ses pensées, s’écrivent les mots « puisque tu es mangemort », qu’elle ravale pourtant. Quoiqu’il en soit, il était le mieux placé pour l’aider, elle en était certaine. La confiance aveugle qu’elle lui faisait en était la preuve la plus parlante.
Revenir en haut Aller en bas
Evan
avatar
Personnel de Poudlard
Personnel de Poudlard
Spécialité(s) : Permis de Transplanage
Fourchelang
Occlumens
Loup-garou


Re: Dans les Pyrénées

Message par : Evan, Dim 17 Sep 2017, 09:06







Matin d'été royal, ma pierre précieuse allongée contre moi, ses perles d'ébène s'ouvrant lentement. Musique qui renaît, en ses doigts pianotant sur mon torse, son "Bonjour" muet qui s'extirpe de ses gestes. Sourire se dresse à mes lèvres, contemplant mon rêve, quand ses premiers mots s'envolèrent, à l'orée d'une question matinale.

Ils étaient suspendus à une attente, et je lui lançais un regard interrogatif, me demandant ce qu'elle allait bien pouvoir me dire. Un instant me retrouvant projeter à des rivages de doutes qu'elle m'avait exposé bien des fois, et j'adoptais une posture défensive en attendant la suite.

Elle perçut mon appréhension et m'offrit son sourire enchanteur comme réconfort, se perdant à mon regard en ajoutant que j'étais peut-être trop inquiet pour qu'elle me formule sa demande. Partagé, j'alternais les regards entre surprise, appréhension et doute, cherchant où elle souhaitait en venir. Avant qu'elle ne me réclame mon aide.

Toujours dans le vague, le regard perdu, je n'arrivais pas à réfléchir, avant qu'elle ne finisse par me délivrer qu'elle souhaitait être aidée pour la legilimancie. Aussitôt un grand sourire de soulagement s'empara de mes lèvres, et ma main droite alla s'aventurer en une caresse tendre su sa joue en même temps que je lui répondais.

- Bien sûr ! Avec plaisir je t'aiderais... Mais ce n'est pas de tout repos je te préviens et c'est très épuisant mentalement ! J'ai été formé à l'Occlumancie par un Legilimens alors je sais de quoi je parle... Vaut mieux que tu sois bien éveillée et réfléchisse correctement... Alors.... Pas tout de suite ! rajoutais-je, avec un sourire taquin pour lui faire comprendre qu'au réveil, et à l'esprit encore vaseux, ce n'était pas le moment le plus propice pour cela.

Ma main sur sa joue s'aventura dans ses cheveux d'or dans lesquels je mimais un geste de repasser une mèche non existante derrière son oreille. Sourire en coin, attaché à ces joyaux qui rythmaient les battements de mon cœur.

Elle devait savoir, que je l'aiderais pour tout ce qu'elle me demanderait. Quoi qu'elle me demanderait. Je serai absolument tout pour elle. La main pour se lier à la sienne, la main pour la relever lorsqu'elle sera à terre, la main pour la porter lorsqu'elle sera blessée ou malade, la main pour la défendre lorsqu'elle sera attaquée, la main pour l'aimer quand elle aura besoin de tendresse, la main complice pour se dresser à ses côtés contre le monde qui nous entourait.

Je me redressais, elle également et je joignais mes lèvres aux siennes, comme une signature en bas de cette page, promesse encore une fois que, chaque jour qui passerait, je serais là pour elle.

- Je vais préparer de quoi déjeuner et ensuite on se mettra à cela !

Joignant le geste à la parole, je déposais un baiser dans ses cheveux et je m'extirpais des draps, saisissant mon pantalon qui trainait sur une chaise. Tant pis pour la chemise, je sortais pieds nus de notre chambre, non sans un clin d'œil à ma belle, synonyme d'un "A tout de suite". M'étirant, je voyais mes deux loups qui avaient redressé la tête. Je leur souriais sans prendre pour autant le temps d'aller les voir. Ils avaient l'air encore à moitié assoupis et bien heureux de rester allongés.

Des fruits, quelque chose de frais. Je récupérais une barquette de fraises dans le frigo et une brique de jus d'orange, servant deux verres plein et prenant le tout à la main, je regagnais notre chambre. M'asseyant près d'elle, elle récupéra un des verres et je laissais la barquette entre nous. Petit déj' improvisé, le temps de bien se réveiller. Moment silencieux, ou nos regards suffisaient à parler pour nous.

...

De longues minutes écoulées, assis face à face, nous nous retrouvions prêts à commencer les exercices, sa baguette à proximité. Je lui pris les deux mains avec un sourire tendre, comme pour la prévenir de ce qu'il pouvait se passer. Je me souvenais de mon entrainement par Ismaël et le souvenir que j'en avais était que ça n'avait pas été de tout repos, bien loin de là. Je voulais qu'elle soit parfaitement détendue et sache à quoi s'en tenir.

- Alors... Tu n'es pas sans connaître la formule à utiliser évidemment... En pratique, il t'est indispensable d'être proche de ta cible, donc en l'occurrence là ça sera parfait. Puisque tu ne peux pas lancer le sort à distance. Et il est aussi préférable que tu aies un contact visuel, avec les yeux de ta cible, donc là encore ça ira. En général, l'état émotionnel de ta cible peut influencer sur ta facilité ou non d'arriver à entrer dans son esprit ! Là, pour commencer, je ne chercherais pas à opposer la moindre résistance ni à fermer mon esprit, je penserais à des souvenirs bien précis. L'idée est que, même si tu échoues bien des fois, que tu n'aies pas une résistance pour bien voir ta progression.

Je me taisais un instant, ne cessant pas de soutenir les yeux de ma belle. Je voulais qu'elle assimile tout ce que je lui disais et que si un point quelconque la contrariait, qu'elle m'en fasse part avant que l'on commence.

- En utilisant le sort, tu deviens vulnérable aux attaques extérieures si jamais quelqu'un d'autre se trouve à proximité de toi. Pour le reste, si tu arrives à te connecter avec l'esprit de la personne, moi en l'occurrence, tu sentiras la magie qui te traversera et tu te retrouveras projetée dans mes souvenirs et mes émotions. Tu peux voir et ressentir plein de choses mais tout n'est pas forcément vrai, sachant qu'un bon Occlumens peut modeler une partie de ses souvenirs ou en cacher certains. Et ce n'est pas non plus forcément évident de dénicher ce que tu souhaites, aussi c'est mieux que tu aies une vision très précise de ce que tu recherches, pour pouvoir faire le tri et avancer dans l'esprit de la personne en ne retenant que ce qui est utile. Même si, pour le moment, on va déjà voir pour que tu arrives à te connecter au mien.

Nouvelle pause avec un sourire rassurant, je lâchais ses mains pour qu'elle récupère sa baguette.

Respire, soit détendue... Tu n'as pas de pression... On a toute la journée, et les autres jours ensuite... N'oublie pas de garder le contact visuel avec moi... Tu peux arrêter quand tu le souhaites... Vaut mieux y aller par étape que risquer de perdre trop ta concentration ou de perdre ta volonté... Cela peut-être épuisant, physiquement comme mentalement... Alors tu es maître de ce que tu fais, tu te stop quand tu le veux... On ira à ton rythme...

Me taisant, je la regardais prendre sa concentration, me mettant à penser au jour où l'on s'était revus, quand je l'avais aidée pour achever sa transformation. Ce beau jour de printemps où l'on s'était cherchés, trouvés, où étaient nés les prémices de Nous. Souvenir heureux qui peignait encore un grand sourire sur mon visage, pierre angulaire de notre relation et de notre confiance mutuelle. Berceau de nos sentiments naissants.
Revenir en haut Aller en bas
Elly Wildsmith
avatar
Poufsouffle
Poufsouffle
Spécialité(s) : Permis de Transplanage
Animagus (Renard de Magellan)
Legilimens


Re: Dans les Pyrénées

Message par : Elly Wildsmith, Dim 24 Sep 2017, 18:13


Un discours long, sur la legilimancie. Il partageait son savoir d’une manière implacable, et Elly ne put retenir un sourire alors qu’ils se faisaient face. Il était un excellent professeur, il lui avait prouvé. Néanmoins une appréhension demeurait dans le corps de la jeune femme, quelque chose qui lui disait que tout serait compliqué, quand bien même elle était aidée par son compagnon. Sa transformation animagique avait été longue, teintée d’échec de part et d’autre de ses essais.

L’auror ferma un instant les yeux sur le spectacle qu’il lui offrait, cherchant en elle une force et une concentration nécessaire. Elle essaya d’ordonner ses propres pensées, ses propres souvenirs, pour que rien ne vienne la perturber pendant ses essais. Elle rouvrit les yeux sur lui, esquissant un maigre sourire comme pour lui dire – sans trop y croire « je vais y arriver ».

« Legilimens » comme un murmure, l’incantation avait été dite et le silence régnait désormais entre eux. Le regard figé sur ses émeraudes, elle tentait d’infiltrer son esprit, de dénicher ses secrets, ses souvenirs. De longues minutes passèrent, où ils restèrent ainsi, à se regarder, à se jauger du regard, lui, lui laissant la possibilité d’accèder à son esprit, elle, tentant vainement d’y pénétrer. Néanmoins, plus les minutes passèrent plus les chances que l’auror accroche à un quelconque souvenir étaient moindres.

Ne pouvant soutenir le regard de son compagnon plus longtemps, elle laissa ses yeux vagabondaient ailleurs dans la pièce, espérant prendre un peu de répit. Loin d’être abattue, elle frotta ses yeux un instant, avant de sourire et de lui dire « Si tu es prêt on peut recommencer ». D’un hochement de tête furtif il marqua son accord et il n’en fallu pas plus à l’auror pour murmurer à nouveau « Legilimens ». S’extrayant des pensées noires qui la submergeaient à l’idée d’un quelconque échec, elle laissa son regard s’abandonner dans les iris d’Evan.

Malgré la force de sa détermination et toute la concentration qu’elle mettait à l’exercice, la sorcière n’arrivait pas à  extorquer la moindre information de l’esprit d’Evan. Une moue boudeuse sur le visage, elle posa sa baguette sur la table avant de dire « Avoue que tu fais tout pour pas que j’y arrive ? ». Mauvaise foi, quand tu nous tiens …
Revenir en haut Aller en bas
Evan
avatar
Personnel de Poudlard
Personnel de Poudlard
Spécialité(s) : Permis de Transplanage
Fourchelang
Occlumens
Loup-garou


Re: Dans les Pyrénées

Message par : Evan, Lun 25 Sep 2017, 17:37







J'avais essayé de la détendre, qu'elle comprenne que cette capacité, comme son contraire l'Occlumancie, requérait une concentration mentale poussée à l'extrême. Il n'y avait aucune place au doute, et y arriver nécessitait beaucoup d'entrainement et d'abnégation.

Pour autant, j'avais une totale confiance en elle, persuadé qu'elle avait toutes le qualités requises pour y arriver. Cela prendrait du temps, l'épuiserait certainement bien des jours, mais elle pouvait le faire, je le savais. Quelques mots qu'elle me laissa en ouvrant ses beaux yeux, qu'elle pensait y arriver, et je les accompagnais d'un sourire, content de l'entendre positiver avant de s'y essayer.

Je ne quittais pas ses perles d'ébènes, gardant mon calme tandis qu'elle, essayait de se concentrer. Elle prononça pour la première fois la formule, yeux dans les yeux. Je restais ancré à mon souvenir, notre souvenir, espérant qu'elle en apercevrait des contours, même si cela prendrait du temps.

Focalisé sur notre rencontre, je restais impassible alors que des minutes défilaient rapidement, où je scrutais ce qui passait sur son visage. Puis elle rompit finalement le contact, s'accordant un moment de répit. Aucun mot de sa part, j'imaginais qu'elle n'avait rien pu discerner. Après quelques instants, je fis un signe d'approbation quand elle me demanda si on pouvait y retourner. L'essentiel était que nous y allions à son rythme, rien ne pressait.

Nous restions un bon moment yeux dans les yeux, moi à attendre qu'elle perçoive ne serait-ce que des contours flous. Mais visiblement ce ne fut pas le cas. Son visage finit par prendre une moue que je connaissais bien et qui symbolisait son échec. Je la vis poser sa baguette et me lancer une phrase certainement venue par la frustration de n'avoir rien pu lire en moi. Aussitôt je lui attrapais les deux mains sur lesquelles je laissais de petits baisers.

- Hey... Ce n'est pas grave ! On ne peut pas y arriver en claquant des doigts la première fois ! C'est de la patience et du temps qu'il faut ! De l'exercice ! Pour la concentration je ne doute pas que tu peux en faire preuve d'une exemplaire, seulement il faut que tu gardes à l'esprit que tu peux avoir un blocage devant mes pensées quelque temps, avant de commencer à en apercevoir les contours ! Souffle un peu si tu veux, mais n'abandonne pas !

Ma main droite lâchait les siennes pour aller se poser en une nouvelle caresse délicate sur sa joue, sans quitter son regard des yeux, lui souriant. Qu'elle sache que je serais toujours là, et peu importait le temps que cela prendrait, j'étais et resterais là, avec elle.

- L'important est que tu croies en toi, que tu fasses preuves de détermination. Moi je crois en toi ! Et peu importe si tu échoues une fois, dix fois, cent fois, mille fois ! Je veux te voir te relever et te battre une fois, dix fois, cent fois, mille fois ! Tu vas y arriver ! Prends un peu de temps si tu veux, puis recommence. Peu importe le temps passer dessus, ce qui compte c'est le résultat à la fin !

Je vis la moue sur son visage qui s'effaça pour être remplacée par un sourire. J'imaginais bien, oui, combien cela pouvait être déconcertant de ne pas y arriver ou de ne rien voir. Pour l'Occlumancie, j'avais eu beaucoup de mal à apprendre à cacher mes pensées, alors je comprenais. Je me foutais du nombre de jours que l'on passerait à essayer tous les deux à ce qu'elle y arrive, mais je ne comptais pas abandonner, ni la laisser se décourager une seconde.
Revenir en haut Aller en bas
Elly Wildsmith
avatar
Poufsouffle
Poufsouffle
Spécialité(s) : Permis de Transplanage
Animagus (Renard de Magellan)
Legilimens


Re: Dans les Pyrénées

Message par : Elly Wildsmith, Lun 25 Sep 2017, 18:14


L’échec. Une amertume dans la bouche que de ne pas y arriver. Et ses mots, à lui, devenus source de réconfort. La moue boudeuse et la mauvaise foi s’envolèrent à mesure qu’il lui parlait. Finalement, elle lui offrit un sourire en guise de remerciement. Faible sourire mais l’intention y était. La frustration de son échec demeurait non loin, donnant à l’auror une envie de revanche qu’elle n’allait pas tarder à reprendre.

Un soupir, alors qu’elle attrapait une pomme avant de croquer dedans rageusement. Mâchouillant son morceau tranquillement, elle observait. Lui, tout d’abord, avec ses yeux émeraude qui semblait lui crier « prends tout de moi », puis les deux loups, sagement allongés, espérant sans doute une caresse ou une balade. Son regard, enfin, finit par se poser sur l’extérieur. La forêt s’étendait à perte de vue, verdoyante image qui eut pour effet bénéfique de tranquilliser un instant le tumulte des pensées de l’auror.

Finalement, la pomme à peine croquée fut laissée sur le rebord d’un meuble. Non pas qu’elle n’était pas délicieuse, juste que la jeune femme avait la gorge nouée, et l’envie terrible de réessayer, encore, à pénétrer l’esprit de son compagnon. Elle revint à lui, silencieusement. Lui, de son côté, ne bougea pas. Comme s’il avait compris ce qu’elle allait faire. Rapidement, le sortilège fut à nouveau prononcé et l’auror propulsé dans cet épais manteau brumeux qui se refusait à elle.

Inspirant calmement, elle tenta de connecter son esprit à celui de l’aimé, de percer de lumière ce brouillard déstabilisante, d’accrocher, juste une infime pensée. Mais le brouillard restait égal à lui-même, l’auror avait même l’impression que plus elle tentait d’y voir un truc, plus le brouillard s’épaississait. Sorte d’auto-défense étrange. Enfin, cela c’était dans l’esprit de l’auror, esprit qui avait tendance à une visualisation immédiate et intuitive. Peut-être était-ce seulement du à ses échecs ? Elle voulait voir le brouillard plus infranchissable qu’il ne l’était vraiment, comme si cela pouvait justifier ses nombreux échecs.
Revenir en haut Aller en bas
Evan
avatar
Personnel de Poudlard
Personnel de Poudlard
Spécialité(s) : Permis de Transplanage
Fourchelang
Occlumens
Loup-garou


Re: Dans les Pyrénées

Message par : Evan, Lun 25 Sep 2017, 20:11







Je ne quittais pas des yeux ma compagne, je restais là, comme le phare au bout de la mer, l'horizon toujours présent pour la guider. Elle prit une pomme et je la regardais en croquer un bout. Il fallait qu'elle se change les idées, qu'elle arrive à faire le vide.

Son regard fuyant se perdait tantôt dans le chalet, tantôt au dehors, et je laissais aussi le mien s'extraire un instant de cet entrainement. Si elle voulait qu'on stoppe pour le reste de la matinée alors nous le ferions. En aucun cas elle devait se forcer, et je me doutais que cette journée et peut-être les suivantes seraient particulièrement éprouvantes pour elle en persistant dans cette voie.

Un instant, je nous voyais aller nous balader l'après-midi, évacuer tout cela et cette pression sur elle, pour qu'elle se repose et se détende mentalement. Peut-être retourner près de cette rivière qui murmurait un doux chant près duquel nous nous étions arrêtés la veille. Sourire aux lèvres un instant, tout en me rappelant, dans quel délice avait terminé justement cette dite balade non loin de la rivière.

Je revins au présent en revoyant ses prunelles se plonger dans les miennes, voyant l'étincelle de la détermination et de l'envie de réussir, qui vivait au fond de ses yeux. Je me retrouvais alors de nouveau dans la forêt interdite, revoyant l'élève et son sourire qui déjà, avait su décrocher plus que des étoiles pour peindre le ciel de mon existence.

Elle avait repris sa baguette et avait de nouveau prononcé la formule, se retrouvant en opposition avec les brumes de mon esprit, pour essayer d'y entrevoir ce que je voulais qu'elle voit. Ce qui était là, juste à sa portée et qui devait lui sembler inaccessible. Ce souvenir qui devait lui être si cher et qu'elle luttait pour le revoir vécu de mes yeux.

Je la regardais, ne quittant pas ses noisettes, qu'elle garde ce contact, cette porte vers mes pensées. Qu'elle ne lâche pas. Encore une fois, de longues minutes s'écoulèrent, pendant lesquelles je revoyais ce merveilleux moment, dans l'attente qu'elle aperçoive un signe, un morceau d'herbe floutée ou autre chose. Qu'elle perçoive ces émotions qui m'avaient parcouru ce jour-là. Un début.

Je restais impassible, ne disant pas un mot, ne voulant pas la déconcentrer. Peut-être qu'il lui faudrait encore bien des essais, des heures voir des journées, mais je persisterais tant qu'elle aura la volonté d'y croire. J'attendais, qu'elle ne réagisse, me demandant si elle voyait, ou ressentait quelque chose.
Revenir en haut Aller en bas
Elly Wildsmith
avatar
Poufsouffle
Poufsouffle
Spécialité(s) : Permis de Transplanage
Animagus (Renard de Magellan)
Legilimens


Re: Dans les Pyrénées

Message par : Elly Wildsmith, Sam 07 Oct 2017, 15:42


Les secondes s’égrenaient, longues, lentes. Rendant les choses toujours plus compliquées. Maintenir le contact visuel se révélait fatiguant, tout comme il était épuisant de n’avoir accès qu’à un épais brouillard, une épaisse brume impénétrable. Elle était fatiguée, ses membres étaient tremblants et le contact devenait de plus en plus difficile à tenir. « Je suis … » alors qu’elle était prête à l’abandon, son corps vacilla, secouait pas un fin courant électrique qui venait de sa baguette. Elle sentait, dans ses veines, le courant poursuivre son chemin.

Et la brume un instant lui laissa apercevoir un souvenir, ou plutôt les contours d’une bribe de souvenir. C’était … son sourire, à elle. Quand elle était adolescente. L’image sautait, n’était pas nette, quelque peu brouillée. Et à peine eut-elle le temps de comprendre ce qui se passait que l’image disparut de son esprit, le brouillard reprenant ses droits. Elle eut un mouvement de recul, lui offrant un sourire de remerciement. Ses yeux étaient cernés. Elle posa sa tête sur son épaule à lui, l’enserrant de ses bras avant de murmurer un délicat « merci » avant de sombrer dans un sommeil sans rêve.
Revenir en haut Aller en bas
Evan
avatar
Personnel de Poudlard
Personnel de Poudlard
Spécialité(s) : Permis de Transplanage
Fourchelang
Occlumens
Loup-garou


Re: Dans les Pyrénées

Message par : Evan, Sam 07 Oct 2017, 16:39







Le même refrain qui se répétait en boucle, comme une musique qui prend place dans la tête, bouscule les sens, ordonne et désordonne tout, mais reste là, comme une reine qui prend plaisir à jouer avec les pensées. Et tout se perd entre illusion et vérité.

J'imaginais, que le chemin qu'elle arpentait devait ressembler un peu à cela, des paysages idylliques recherchés qui prenaient un malin plaisir à se soustraire à sa volonté. Alors qu'il suffisait de l'éclat d'un seul lien pour qu'elle parvienne à s'engouffrer dans ce sillage merveilleux que je gardais en tête. Qui vivait aussi bien au fond de moi qu'au fond d'elle.

Mais ce n'était pas simple, c'était un long chemin tortueux qui la guidait, et je voyais sur son visage ses yeux qui, même clos, semblait bouger sous ses paupières aux cils qui, parfois, évoquaient la complexité de sa tâche d'un mouvement presque imperceptible. Pourtant je restais fermement ancré sur cette vision doucereuse, que je lui offrais en cadeau de mes mains, comme un baiser sur ses lèvres que je soufflerais au vent pour qu'il le porte jusqu'à elle.

Transformé un rempart infranchissable en une cascade limpide. Telle était sa mission, ce qu'elle essayait, encore et encore malgré la fatigue apparente que je décernerais chez elle. Mais c'était une battante, je le savais, depuis nos premiers jours écrits comme à celui-ci qui s'écrivait sous son chaleureux couplet.

Je la sentais vacillante, et elle m'offrit deux mots de ses lèvres, comme si je m'attendais à la voir soudainement rompre. Je vis que quelque chose s'était produit, elle eut un mouvement de recul et je ne sus, l'espace d'une seconde, si c'était qu'elle avait réussi ou si au contraire c'était l'accumulation de la fatigue qui prenait ses droits sur elle.

Je réceptionnais le sourire tendre qu'elle m'offrait, lui renvoyant son miroir, avant de la voir venir se poser contre moi, laissant un remerciement s'échapper de ses lèvres. Il n'y avait nul mot à dire. J'avais toujours cru en elle et ne cesserais de croire en elle. J'avais été là et continuerais de l'être.

M'enlaçant, elle ne tarda pas à sombrer. Je la couvais des yeux comme les étoiles couvaient la lune, heureux d'être près d'elle et de savoir que Demain se lèverait encore à ses côtés pour une nouvelle danse dans ce pays de plénitude, brillant à son éclat.

J'attendais que quelques minutes s'enfuient en silence, perdu à la contemplation de sa beauté que j'avais l'impression de redécouvrir chaque jour. Et je la soulevais délicatement, la portant jusqu'à la coucher sous ses draps qui l'envelopperaient de la douceur qu'elle méritait.

Un instant je restais agenouillé à côté du lit, ma main droite caressant ses cheveux d'or comme les blés de l'été qui donnent à la main un sentiment joyeux. Puis je déposais un baiser sur son front, de secondes qui s'éternisèrent, jusqu'à déposer un murmure. "Repose toi bien ma Belle".

Et je me levais, la laissant dans les bras de Morphée à qui je donnais uniquement le droit de la dorloter comme il se devait, la laissant dans la chambre, partant dans le salon où j'allais m'asseoir sur une chaise, me laissant envahir par des pensées tendres.

♥ Fin du Rp ♥
Revenir en haut Aller en bas
Contenu sponsorisé

Re: Dans les Pyrénées

Message par : Contenu sponsorisé


Revenir en haut Aller en bas
Page 5 sur 6

 Dans les Pyrénées

Aller à la page : Précédent  1, 2, 3, 4, 5, 6  Suivant

Permission de ce forum:Vous pouvez 
Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
Harry Potter 2005 :: ~¤~ Autres Lieux Magiques ~¤~ :: A l'étranger-

L'univers d'Harry Potter est la propriété de la Warner Bros ainsi que de J.K Rowling.
Tous droits réservés sur ce site ©Copyright HarryPotter2005. Affichage optimisé sous Firefox.