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Florence, la plus belle ville d'Italie
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Ailyne Lawson
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Re: Florence, la plus belle ville d'Italie

Message par : Ailyne Lawson, Dim 31 Aoû - 21:31


PV avec un Cucurbitacée et une princesse


Ecrit à la fois sur du Hard Rock et sur des musiques bien badantes, en passant par tout et n’importe quoi. Voilà, je vous laisse imaginer le mélange pour vous donner une idée de ce post.


______________________________________

La soirée promettait d’être agréable. Cela faisait longtemps qu’Ailyne n’avait pas pu profiter d’une soirée comme celle-ci en extérieur. En Italie, ce n’était tout de même pas le même temps qu’en Angleterre, et par Merlin, qu’est-ce que ça faisait du bien ! Il arrivait tout de même qu’il y ait des journées très chaudes à Londres, on frôlait presque les vingt degrés. Comment ça j’exagère ? Si, si, je vous assure ! Là, c’était la canicule ! Les filles étaient presque à poil ! … Enfin, remarque, même en hiver, certaines filles participent au concours de celle qui sortira avec le moins de vêtements sur le corps. Hum. Bref. Les trois amis étaient attablés. Ailyne était certaine, en voyant le soleil se coucher sur la ville, que beaucoup trouverait ce moment magique. Le trouvait-elle ? Elle était avec ses amis les plus proches, le sourire aux lèvres, avec toutes les promesses de la semaine, de l’avenir, de la vie. Alors, ce n’était peut-être pas magique, au sens littéral. Ce n’était pas magique au point de faire voler des balais, et lancer à partir d’un bout de bois des étincelles. Ce n’était pas magique au point de mettre la gloire en bouteille, de distiller la grandeur, ni même d’enfermer la mort dans un flacon (sisi Rogue, aight, toi-même tu sais). Mais, ce moment, avec ces personnes, oui, ça avait quelque chose de magique. Lyne en était convaincue. La soirée allait commencer, et ils comptaient bien fêter comme il le fallait ! Attendez, des poufsouffles, ça se respecte.

Un, deux, trois, quatre, cinq, six, sept, quatorze, neuf, dix-huit, douze (ouuuuuuuuuuuui, je sais compter !), bon, ok, mieux valait-il ne pas compter les verres jonchant la table où le petit trio avait été attablé, et que le serveur était en train de débarrasser, exaspéré par ses petits jeunes. Il avait de l’âge dans le métier, il connaissait les touristes et leurs continuelles beuveries, et lui, qui n’avait pratiquement jamais touché à l’alcool du haut de ces cinquante ans comprenait très mal qu’on puisse vouloir finir dans un état d’ébriété avancé. Il avait trop vu de cas finir mal pour avoir envie de toucher vraiment à l’alcool. Il finit de nettoyer leur table, pour continuer son travail, et ne plus jamais penser aux jeunes qui venaient de partir… Peut-être aurait-il du ? Il aurait ainsi pu se rappeler qui ils étaient lorsqu’il verrait, deux jours plus tard, leurs actions dans les journaux de Florence… Mais la vie n’avançait pas avec des si, et il ne repensa plus jamais à eux.

La vue était spleeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeendide. Par contre, Lyne ne comprenait toujours pas qu’il avait un monument qui tournait sur lui-même. C’était peut-être pour que les lumières bougent. Les deux filles riaient aux éclats, sans raison. Lyne hurlait qu’elle avait envie de faire pipi et qu’elle aimait la vie, tout ça quasiment dans la même phrase. Elles se tenaient toutes les deux pour éviter une chute qui se pourrait fatal. Mais elles n’en avaient pas vraiment conscience à cet instant. Elles se contentaient de rire. En bas, Anthony hésitait entre rire et pleurer, et essayait tant bien que mal de monter. Il avait du mal à comprendre comment elles avaient pu monter aussi haut, aussi bourrée, alors que lui l’était moins qu’elles, et qu’il n’y arrivait pas. Ailyne, quant à elle, était incapable de se souvenir comment ils en étaient arrivés là. C’était sûrement les très nombreux verres. Cela donnait mal au crâne de réfléchir, alors la Française se contenta d’exploser de rire. C’était beaucoup plus facile comme ça !

Anthony leur demanda en riant – bah ouais parce que deux bourrés sur un monument quand on est un peu bourré aussi, c’est quand même très drôle – de descendre. Ailyne, provocatrice, se contenta de lui tirer la langue et de se mettre à danser comme une dingue, au son d’une musique qu’elle était la seule à entendre.

- LIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIV ! J’AI UNE TROP BONNE IDEE ! hurla-t-elle à son amie. ON VA FAIRE DES DRAPEAUX, COMME CA LA VILLE ELLE SERA A NOUS !

Aussitôt dit, aussitôt fait, et comme, malheureusement elle n’avait pas pensé à emmener des drapeaux à son effigie (quel dommage), elle utilisa, comme dernière ressource, son t-shirt qu’elle accrocha tout en haut du monument. Elle intima à son amie de l’imiter.

- VENEZ ON GRAVE NOS NOMS SUR LA PIERRE ! ET APRÈS JE VEUX UN FEU D'ARTIFICE POUR FÊTER CA

Comment en étaient-ils arrivés là ? Qu’avaient-ils fait entre temps pour qu’il manque à Ailyne ses deux chaussures, qu’Anthony se trimballe avec la main d’une statue, et que Liv ait son sac plein de glaces fondus.. ?
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Liv J. Samuels
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Re: Florence, la plus belle ville d'Italie

Message par : Liv J. Samuels, Mar 9 Sep - 21:43


[Pour mes patates à la crème préférées !]

Cela avait commencé comme une soirée normale. Ils s'étaient installés dans leur chambre et s'étaient changés. Ils avaient tout d'abord décidé de sortir boire un verre. Bon, en fait, il y avait eût plus qu'un verre. Peut-être vingt-quatre, mais elle avait perdu le compte au vingtième...Ils avaient fini par quitter le bar sur la terrasse duquel ils avaient échoués, devant l'air peu avenant du Barman. D'un coup d'un seul, Liv ne vit plus Anthony. Mais son esprit embrumé par l'alcool ne réagissait plus vraiment correctement, alors au lieu de le chercher, elle prit la main de sa copine rousse, et courut dans un sens. Elles coururent un bon moment, puis se prirent un mur. De toute évidence, elles ne pouvaient plus courir. Elle décidèrent donc de grimper sur le mur. Et elles s'étaient retrouvés en haut d'un monument, se tenant l'une à l'autre en essayant de ne pas tomber.

-Lyyyyyne...T'as perdu tes chaussuuuuures !

Et Olivia éclata de rire. C'était drôle. Elles étaient toutes les deux sur un monument historique. Il devait être trois heures du matin, et elles étaient sur un foutu monument historique à Florence. Tout en continuant de rire, elle vit qu'Antho' était au pied du monument. Elle lui lança son sourire le plus aguicheur quand elle l'entendit leur dire de descendre, à moitié mort de rire. MAIS ELLE AVAIT PAS ENVIE DE DESCENDRE. Oups, elle venait de penser tout fort.

-LIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIV ! J’AI UNE TROP BONNE IDEE ! ON VA FAIRE DES DRAPEAUX, COMME CA LA VILLE ELLE SERA A NOUS !

Mais c'est que c'était une p*tain de bonne idée, ça ! Mais elles n'avaient pas de drapeaux. Heureusement Ailyne - une fille tellement pleine de ressources - enleva son t-shirt et lui intima de faire de même. Ben, c'était pas faux. Il commençait à faire chaud là. Difficilement, elle entreprit d'enlever son t-shirt bleu, tout en essayant de paraître un minimum sexy, parce que quand même, y avait Anthony en bas, fallait bien qu'il se rince un peu l'o..Et flûte ! D Tout en se tortillant, Liv avait faillit glisser du toit, et finir cinq mètres plus bas, écrasée comme une crêpe. Oui, une crêpe. Mais une crêpe sexy, du coup.

Tout en attachant son t-shirt à une sorte de pic qui traînait, Liv fit signe à Antho' de monter. Les lumières de la ville brillait sous ses yeux, c'était dommage qu'il ne profite pas un peu lui aussi. Ce fût sans compter sur Ailyne, qui dit. Enfin hurla, plutôt :

-VENEZ ON GRAVE NOS NOMS SUR LA PIERRE ! ET APRÈS JE VEUX UN FEU D'ARTIFICE POUR FÊTER CA
-Non mais attends, Lyne. On peut pas faire ça, sinon, ils vont savoir que c'est nous...Et s'ils savent, ils vont nous retrouver. Et nous manger, et nous recracher après. Et puis, ils vont nous remanger !

Tout en essayant de retenir la furie rousse qui était avec elle, Liv tenta de s'asseoir sur un endroit un peu plus plat que les autres. Puis, elle contempla Ailyne. Qu'est-ce qu'elle était belle, cette fille. S'il y avait bien une fille avec qui elle pourrait sortir, ce serait elle. Ou peut-être pas, en fait. Mais elle était trop belle. Et trop folle aussi. Et son attention se tourna sur Tony. Lui aussi, il était trop beau. En fait, ils devraient peut-être faire ménage à trois. Ce serait pas mal, non ? Tout en considérant l'idée, Liv remarqua un petit détail.

-OH B*RDEL ANTHO ! POURQUOI T'AS UNE MAIN DANS TA MAIN ?

Oui, pourquoi il avait une main dans sa main ? Il avait tué quelqu'un ? Oh mince. Ils allaient acheter un appartement. S'il échouait à Azkaban, ce serait terrible. Déjà, elle serait obligée d'aller le voir toutes les semaines pour lui apporter des oranges. Et elle pouvait pas, parce qu'elle avait peur des Détraqueurs, et des autres bestioles qu'on pouvait trouver là-dedans. Liv se voyait déjà, pleurant lorsque les Aurors viendraient le chercher, et...Ben, en fait non. Elle éclata de rire, et attira Ailyne a elle pour lui faire un câlin. Tant pis si elles étaient à moitié à poil. Elles n'étaient plus à ça près.


Dernière édition par Liv J. Samuels le Mer 23 Sep - 23:06, édité 1 fois
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Anthony Adams
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Message par : Anthony Adams, Mer 17 Sep - 22:09


Je ne suis pas un cucurbitacée ! C'est toi le cucurbitacée ! Ah et j'oubliais : PV avec deux grosses patates que j'aime et qui me donne la frite... Ok, pour ce jeu de mot je sors.
________________________________

Ouaaaaah, j'suis fatigué d'un coup. Comme si une massue me tombait sur la tête. Et puis cette impression de flotter c'est... C'est l'alcool b*rdel de m****. Hips ! Non pas que j'étais bourré, juste joyeux. Bon ok, la place de la république tournait un peu autour de moi mais sinon tout allait bien. Vous connaissez vieux scientifique moldu qui avait affirmé que tout était relatif ? Bon bah, RELATIVEMENT à Ailyne et Liv, tout allait bien pour moi ! Je n'étais pas au point de m'être foutu à poil sur une place de Florence et d'être monté à un monument ! Ooooh put***, les filles étaient montées sur un bâtiment ? SÉRIEUSEMENT ? Qu'est-ce que j'ai foutu pendant ce temps moi ? Attendez et... POURQUOI J'AI UNE MAIN DE STATUE DANS... MA MAIN ? Woooo, en fait, j'suis ptet un peu plus bourré que ce que je le croyais. Aaaarg et ce mal de crâne. J'ai l'impression de m'être réveillé d'une nuit agitée.

Voilà en gros les pensées de notre pauvre Anthony quand il s'aperçut que les filles étaient sur ce vieux bâtiment. Et pour vous répondre, non, il n'y a aucune réponse à la grande question : Pourquoi Antho tenait une main de statue. C'était le mystère de la soirée ! Héhé. Bref, il voyait les filles risquer leur vie là haut et il ne pouvait rien faire. Strictement rien. Enfin, techniquement, il pourrait mais... Mais ils étaient entourés de moldus qui étaient donc toujours dans l'ignorance de l'existence de la magie dans ce monde. Et sortir sa baguette là, à une heure avancée de la soirée, ou une heure très matinale, tout dépend du point de vue ! La relativité, tout ça tout ça. Et puis mince ! Ses amies étaient en danger et lui avait semble-t-il louper une petite partie de sa propre vie ce soir. Il chercha donc rapidement un endroit isolé où il pourrait sortir sa baguette et agir le plus discrètement possible. Bien que la discrétion pour ce soir, ça semblait un peu raté.

Il trouva donc une rue parallèle au monument et finit par sortir sa baguette pour faire descendre les filles en les faisant léviter. De toute façon elles étaient trop bourrées pour s'en rappeler demain ! Bref, il avait maintenant deux filles à poil devant lui. Ouais c'était plutôt cool en fait !... Hum. Il les prit toutes les deux par le bras et transplana directement dans la chambre d’hôtel. Rapidement, tout le monde fut couché. Vous saviez qu'une fille bourrée bah c'était pas top au lit ? Non ? Ah... Bon bah maintenant vous le savez hein.

Le lendemain matin, autant vous dire que le réveil fut difficile. Vraiment difficile. Entre les "J'ai maaaaal au craaaannneee" et les "Mais qu'est-ce que je fais là ???" autant vous dire que le trio avait mauvaise mine. Anthony se demandait toujours comment il s'était retrouvé avec une main et aussi comment il avait put transplaner comme ça. Mince alors, la sécurité transplanaire prévenait suffisamment avec son fameux slogan "Boire ou transplaner, il faut boire !"... Ah non pardon. "Boire ou transplaner, il faut choisir !". Voilà, c'était plus politiquement correct quand même. Heureusement, personne n'avait été désartibulé au passage, tout allait bien. Après une bonne douche qui finit de le réveiller Antho sortit discrètement de la chambre pour aller chercher le petit dej et remonter toutes les vivres pour les filles. Depuis les années Poudlard, elles prenaient tout le temps la même chose, pourquoi ça changerait aujourd'hui ? Bon, certes Ailyne avait eut le droit aux croissants et autres viennoiseries françaises pendant son voyage, mais on changeait pas une équipe qui gagne nan ? M'enfin bref. Au bout de presque deux heures, ils étaient tous prêts à... A quoi d'ailleurs ?

- On fait quoi aujourd'hui ? demanda-t-il. Balade ? Visite ? Autre ?

Une semaine. Non, ils n'allaient tout simplement pas tenir ce rythme là une semaine. Ce soir, ils seront plus sages. Puis celui d'après. Enfin bref, pas avant le dernier soir ! En tout cas, c'est que c'était dit Antho. Il ne voulait pas toucher une goutte d'alcool de plus avant la fin du séjour. Enfin si... Mais pas beaucoup quoi. Pas plus de un verre... Bon ok deux ! Mais pas plus !
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Ailyne Lawson
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Re: Florence, la plus belle ville d'Italie

Message par : Ailyne Lawson, Lun 29 Sep - 21:49




Désolée pour le caca qu'est ce RP. Mes plus plates excuses. Toujours pour ma Patate, et ma princesse. Ange
___________________________

Argh… Mais baissez la musique… Quoi ? Hein ? Il n’y avait pas de musique ? Non, non, c’était impossible. Il y avait forcément de la musique… Ca tapait…. Pourquoi ça tapait si fort… Peut-être que c’était Ally qui s’était remis au sport ? Ou peut-être qu’il y avait le marché ? Ca n’avait aucun sens. Pourquoi cela aurait-il du sens ? Mais qu’est-ce qu’elle racontait ? Argh… Elle avait si mal au crâne…

- Ma tête…

Lyne avait l’esprit tout embrumé. Elle ne savait pas vraiment où elle était, ni ce qui s’était passé… Puis des bribes de la soirée lui revinrent en mémoire… Et peut-être qu’elle aurait préféré ne pas savoir. Ils avaient foutu un bordel monstre dans la ville, et un bon nombre de passants avait dû les filmer où je ne sais pas… Borf… Tant pis… Ailyne avait trop mal au crâne pour penser aux conséquences. De toute façon, est-ce que ça en aurait vraiment ? Elle savait pas, et elle s’en foutait.

La petite rousse regarda Anthony se lever et aller prendre une douche. Argh… Mais où il la trouvait toute cette énergie pour se lever… C’était décidé, il allait devoir employer la force pour la faire sortir du lit. La trainer, et la bousculer. Et aussi lui apporter un petit déjeuner. Parce qu’elle avait très envie de pain aux chocolats. Très très envie. Extrêmement envie. Et ça serait tellement cooooooooooooooool de glisser sur une montagne de chocolat.

- On fait quoi aujourd’hui ? Ballade ? Visite ? Autre ?

Lyne, qui sous les ordres de Liv avait fini par s’habiller en deux secondes pour finalement se recoucher immédiatement, grogna et remonta la couverture sur ses yeux. D’une voix emprunt de son sourire, elle cria :

- IL FAUDRA EMPLOYER LA FORCE. JE NE BOUGERAIS PAS. SAUF SI J’AI MON PAIN AUX CHOCOLATS.

Finalement, Ailyne sortit de son lit. - A-t-elle eu son pain aux chocolats ? A-t-elle été maltraité ? EH BIEN JE LE DIRAIS PAS. NANANANANERE. – Le petit trio, de nouveau dans les petites rues de la ville se mirent en quête d’une activité. Ils se contentèrent au début de se promener sans but en ville. En bon touristes qu’ils étaient, ils s’arrêtèrent dans quelques magasins, faire les petites emplettes nécessaires à ce genre de voyage. Oui, oui, je parle bien des choses inutiles qui ne serviront strictement jamais. Ah non, ne faites pas les hypocrites. Vous SAVEZ que personne ne les utilise jamais.

Puis soudain, illumination. Ailyne s’arrêta, se mit devant ces deux amis et dit :

- Je veux aller en forêt ! Je sais pas où il y en a une, mais je veux aller en forêt !
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Valentina Boccini
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Re: Florence, la plus belle ville d'Italie

Message par : Valentina Boccini, Sam 9 Mai - 15:20



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____________________


Londres, 10 Mai


Les yeux ouverts sur un monde qui s’endormait enfin, je pensais. Les jours à venir allaient être longs et complexes : après avoir assassiné mon oncle, je risquais d'être partagée entre remords et travail. Allais-je regretter ce geste que je prévoyais depuis plus de six mois ? Sans doute. Pourtant, ce n'était pas la première fois que j'allais tuer un membre de ma famille... Peu à peu, les fenêtres aux alentours s’éteignaient, plongeant la ville dans un sommeil profond. Les voitures rentraient chez elles, les badauds rentraient dans les bars. Il était minuit passé. L'heure pour moi de quitter cet appartement que je louais depuis peu à ma collègue, Miss Quinn.

Je me détournais de la fenêtre, embrassant du regard le logement, ma cape de voyage sur le dossier du sofa, le sac que j'avais préparé, mes clefs sur la table basse, et le regard inquiet de Schiavo, blottis dans le renflement de la porte. "Maîtresse sure de vouloir faire ça ? Schiavo pouvoir accompagner Maîtresse, Schiavo pouvoir protéger Maîtresser, aider Maîtresse..." Je souriais, et soupirais. Je m'approchais de l'infâme créature. Je le maltraitais, ce pauvre elfe, et il m'aimait quand même.

" Je ne risque rien. Je serais avec Léon et Rurik. Le plan est bien ficelé, je fais d'une pierre deux coups.  " Je contournais mon elfe de maison que j'avais nommé selon sa condition, et attrapais ma cape noire aux attaches d'argent. " Si dans vingt-quatre heures je ne suis pas revenue, si tu ne me retrouves pas dans les vingt-quatre heures qui suivent, mets-toi au service de Dwayne. Il saura prendre soin de toi. "

Je récupérais mes clefs, fermais mon vêtement de voyage, puis m'armais : un poignard à la ceinture, un autre dans ma chaussure, un dernier dans la poche de ma cape. Ma baguette était glissée dans ma manche, prête à servir. Dans un petit sac, j'avais caché une arme à feu moldue, fidèle aux conseils de Rurik. Une habitude mafieuse, avait-il dit. Chez les Italiens, on se servait du poison. Aussi, j'en conservais une fiole ou deux dans mon sac, ainsi que les antidotes appropriés. Un dernier regard vers l'elfe, puis je traversais le salon pour m'enfuir de l'appartement. Je descendais rapidement dans la rue, m'enfonçant dans des profondeurs obscures. Je soufflais calmement, maintenais mon sac lové contre ma poitrine.

CRAC !

Il faisait également nuit, à Florence. J'étais au cœur de la ville. Lentement, par différents chemins et détours, je m'enfonçais dans les lugubres ruelles. J'avais donné rendez-vous à mon collègue, comparse et presque-ami, Rurik Mkrovsk, professeur de Médicomagie et, à ses heures perdues, mafieux russe. C'est d'ailleurs comme cela que le colosse et moi nous étions rencontrés. On aimait bien les plans au feeling, les meurtres à l'improviste, et les informations bien juteuses. C'était pour cela que j'avais fait appel à lui. De tous mes alliés, il était le plus fiable.

Pourtant mon instinct me soufflait de rester sur mes gardes, aussi fis-je glisser ma baguette dans la paume de ma main, et, tapie dans l'obscurité, j'attendais le russe. Une silhouette se découpait dans l'embouchure de la ruelle :

" Tu pues encore le chien mouillé. T'fais chier. "

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Re: Florence, la plus belle ville d'Italie

Message par : Invité, Sam 9 Mai - 23:18


Cette fois ci, pas d'arme à feu, pas de moldus, rien que de la magie. Rurik s'en délectait : malgré sa spécialité évidente dans le domaine moldu, il n'en était pas moins un adepte des carnages face aux sorciers, cela avait rapidement été une nécessité lorsque son groupe avait commencé à faire de l'ombre aux mafieux magiques en Russie... Frôlant l'extermination à plusieurs reprises, il fut obligé de se ressaisir et de prendre les choses en main : son côté stratège avait été mis à rude épreuve, mais la magie permettait tellement de choses qu'il était jouissif de s'en servir pour provoquer mort et destruction.

TWOMP !

Bon, le lieu de rendez-vous ne devait pas être loin : il y avait de nombreux endroits magiques dans le monde permettant d'avaler de grandes distances par transplanage, mais le russe préférait ne pas être aperçu par qui que ce soit, qui plus est, se fatiguer, même le minimum possible était une menace pour l'intégrité de la mission (et sa vie aussi, ça, il y accordait tout de même une grande importance). C'est pour cela qu'il s'était servi d'un Portoloin, appréciant la sensation d'envol, même si elle était assez violente. Les Ministères et gouvernements magiques à travers le monde voulaient à tout prix réguler ce mode de transport, mais il leur était impossible d'empêcher les gens de se servir de la formule de création d'un Portoloin... Il n'y avait aucun moyen de le traquer.

De plus, en tant que médicomage, le secret professionnel était invoqué et l'on ne pouvait pas lui demander sa baguette pour utiliser un Prior Incanto. Ce détail le fit s'arrêter un instant... Abasourdi devant la magnificence de ce statut... N'y ayant jamais vraiment réfléchi.

** Bon, pour l'instant c'est pas vraiment LA priorité... ** songea-t-il en grognant légèrement.
-
Cependant, il y avait beaucoup trop de choses qui faisaient obstacle à la priorité actuelle dans son esprit : cela faisait quelques jour qu'il avait mordu le pauvre Morgan, mais celui-ci n'était pas venu le voir, n'avait rien fait à son sujet... Pourtant il était sûr d'avoir vu le jeune garçon reprendre connaissance lorsqu'il s'était occupé de lui. S'il n'avait pas compris que c'était lui le loup-garou qui avait "ruiné" sa vie, Rurik ne savait pas vraiment quoi faire : lui-même ne savait pas qui l'avait mordu, et cela le rendait parfois fou de rage, parfois aussi déçu de ne pas pouvoir remercier cette personne. En ruinant sa vie, cette morsure lui en avait donné une autre, qui lui plaisait énormément.

" Tu pues encore le chien mouillé. T'fais chier. "

Oui, il était arrivé au bon endroit, les ruelles étaient bizarres par ici, mais soit !

« Ma transformation c'était il y a quelques jours... Alors arrête de te foutre de moi et passe aux choses les plus importantes... »

La dépassant, il ne prit aucunement la peine de se décaler, la heurtant de son épaule massive, aucunement ébranlé par cet obstacle chétif, allant se poser dos au mur un peu plus loin, vérifiant que personne ne s'approche par ce côté. Oui, il était brutal. Oui, il était de très mauvaise humeur, alors ce n'était pas le moment de tergiverser. Le regard qu'il lui lança en disait long : il ne lui ferait pas faux-bond pour la mission, mais elle n'avait pas intérêt à l'emmerder.

Comme à son habitude, il passa sa baguette sur son bras gauche, incantant silencieusement un Protego Condicionalis. Après un petit instant d'hésitation, il pointa son gant et rajouta un Deprimo Condicionalis en effectuant un mouvement un peu plus complexe, circulaire, plaçant l'enchantement correctement. Se concentrer sur des sortilèges et aux possibles utilisations stratégiques de ceux-ci le calmait un petit peu... Quant à l'énergie que cela coûtait de préparer deux sortilèges conditionnels, il avait le temps de souffler pendant que Valentina ne lui explique le plan.

Se retenant de tester son idée sur son alliée, il l'écouta donc à contre-cœur : entendre sa voix l'énervait sans qu'il ne comprenne pourquoi. Il était toujours de mauvais poil après ses transformations, mais là c'était vraiment l'apothéose. Il fallait arrêter de penser à l'idiot qui s'était aventuré dans la forêt interdite, il s'en occuperait plus tard...
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Valentina Boccini
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Re: Florence, la plus belle ville d'Italie

Message par : Valentina Boccini, Dim 17 Mai - 2:31



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Je n'eu pas à attendre bien longtemps pour voir se découper dans la nuit la silhouette massive du colosse. Je fronçais les sourcils, plissais le nez. L'odeur était nauséabonde, comme je le lui avais fait remarquer. Il n'avait d'ailleurs pas l'air d'apprécier des masses; puisqu'il marmonna un truc sur une quelconque transformation, de connerie et de mauvaise humeur. Sur ce il passe devant moi en m'arrachant la moitié du bras au passage, et alla s'installer contre le mûr. Pourquoi lui avais-je demandé son aide, déjà ? Parce qu'en plus d'être constamment de mauvaise humeur -c'était à le croire dépressif-; Rurik me haïssait proprement, parce que j'étais une femme.

Pour le moment je me taisais, j'avais bien trop à faire. Dans ma tête, je me repassais ma discussion avec Léon, notre débat argumenté sur la stratégie à adopter, sur les sorts à ne pas lancer, sur les techniques à utiliser. Nous avions donc décidé de jouer de toutes nos capacités, et pour l'occasion, mon frère m'avait même formée à l'occlumancie. Cela avait été long et douloureux, mais j'étais finalement parvenue à mon but, contrôler et protéger mon propre esprit. Ce qui n'avait nullement atténué ma schizophrénie. *Ça, c'est clair. *

" Tu veux jouer le grand méchant loup ? Bien, j'm'en pète un rein. On a un timing serré, le temps de t'expliquer les grandes lignes du plan, et on y va. "

Je l'entendais presque me siffler "de me dire les grandes lignes du plan, si on est si pressés". A croire que je le connaissais par coeur. Je reprenais vivement mon souffle, passais une main sur ma nuque, et enfin déballais la suite des Evènements;

" On a Jouvok en appat, planqué dans une villa un peu plus loin. Mon oncle et trois de ses hommes vont le prendre en embuscade. Parmi ces hommes il y a Léon. Je ne suis pas censée faire partie de la mission, alors nous allons prendre Dan à revers, le surprendre. Excepté mon frère, personne n'est au courant de notre plan. Il ne fallait faire aucune fuite. " Et pour le moment, celui qui paye le mieux, c'est mon oncle, alors je ne pouvais faire confiance qu'à Léon... Deux personnes seulement peuvent être tuées. Daniel et Jouvok. Ne tues pas mes hommes. Sous aucun prétexte. "

Et ce même si tu es un psychopathe qui est de si mauvaise humeur qu'il se ferait un plaisir dingue de faire un carnage avec effusion de sang, membres en moins, têtes qui giclent et puis plus que lui de vivant. C'était ça, le manque de finesse des Russes. Chez les Italiens, tout était calculé, et au final, rien ne se passait comme prévu. Alors c'était folklorique et il y avait plus de victimes que prévu. C'est qu'on aime bien le spectacle par chez nous.

D'un signe de la tête, je lui demandais si ça lui convenais.

" Il faut qu'on y aille. "
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Re: Florence, la plus belle ville d'Italie

Message par : Invité, Mar 19 Mai - 10:32


Le plan de la blondinette semblait correct, à peu de choses près : si son oncle se laissait appâter par la présence de Jouvok, pourquoi avait-elle demandé son aide ? S'ils n'étaient que quatre, dont un allié prêt à intervenir, pourquoi ne pouvait-elle pas le faire toute seule, comme une grande ? Ah, ces italiens, toujours dans la démonstration et pas dans l'efficacité...

- ... Deux personnes seulement peuvent être tuées. Daniel et Jouvok. Ne tues pas mes hommes. Sous aucun prétexte.

Grognant légèrement, il marmonna :

« Pour ça je peux rien te promettre... »

Son état actuel était tellement plus enclin aux massacres sanglants, il pouvait éventuellement épargner ce "Léon", si c'était un allié, il méritait au moins de survivre. Et puis Valentina lui ferait probablement tout un flan s'il tuait son frère. Et encore, le russe n'était pas sûr : si elle organisait tout ça pour tuer son oncle, pourquoi ne pas se charger du frère aussi ? Ça se vantait des valeurs familiales, mais ça se poignardait dans le dos... pathétique.

- Il faut qu'on y aille.

Elle avait oublié un détail, non ?

« Il ressemble à quoi ton oncle ? Parce que je pensais viser le plus imbu de lui-même, mais du coup j'ai peur de te prendre pour cible. »

Non pas que ça le dérangerait de tuer un à un tous les hommes présents qu'il croisait pour qu'au final, la cible soit dans le tas de cadavres, mais si elle voulait qu'il évite d'assassiner tout ce qu'il croisait, autant lui peindre une cible correcte... Il avait un très mauvais pressentiment : ce plan ne lui paraissait pas assez bien ficelé, mais au pire, il pouvait toujours laisser la jeune femme se débrouiller toute seule. Il lui avait quasiment livré Jouvok, il avait encaissé un coup qui aurait pu être mortel à la jeune femme et il l'avait empêché de tuer l'homme qu'elle utilisait aujourd'hui en appât. Si les choses partaient en vrille, la faute reviendrait à la blondinette... Qu'elle ne vienne pas se plaindre après.
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Valentina Boccini
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Re: Florence, la plus belle ville d'Italie

Message par : Valentina Boccini, Sam 30 Mai - 12:56



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Rien qu'aux yeux du Russe, j'avais compris qu'il était de mauvaise humeur : personnellement, je m'en moquais comme de ma première heure de colle. Il voulait jouer les gros loups-garous grognons ? Pas de soucis, on allait bien rigoler. Parce que dans la série des chieuses à demi-cinglée, j'arrivais forcément première, il serait à la traîné. Je fis claquer ma langue contre mon palais comme un corbeau ferait sonner son bec. C'était dingue, ça ! Je lui donnais l'occasion de tuer un peu, de faire mumuse, et lui, il se plaignait ? *Mais qu'il dégage, si ça lui va pas...* Touché. Je fronçais les sourcils. Il avait l'air d'avoir quelque chose à redire sur mon plan ingénieux.

« Il ressemble à quoi ton oncle ? Parce que je pensais viser le plus imbu de lui-même, mais du coup j'ai peur de te prendre pour cible. »

Je levais ostensiblement les yeux au ciel, avant de m'enfoncer dans l'obscurité de la ruelle. *Il peut pas faire deux choses en même temps ? Marcher et parler, c'st trop compliqué pour lui ? * Voyons, ce n'est qu'un homme... Je ne pris même pas la peine de vérifier si le russe me suivait. Son attitude m'hérissait le poil, les choses allaient être sans doute plus mouvementées que prévu ! Tant que Léon ne mourrait pas, je pourrais sans doute me remettre de la perte d'un ou deux mafieux de ma future armée. Bien sur, si Rurik pouvait éviter de faire un véritable carnage, je lui en serais reconnaissante. Pas éternellement, mais au moins pour une dizaine de secondes...

" De un, c'est le plus vieux. De deux, c'est le plus grand. De trois, tu prends la tête de Léon et tu rajoutes une bonne trentaine d'années, en rides et en cheveux blancs. " D'ailleurs, je grognais : " Et crois moi, tu vas avoir à faire à plus imbu que moi... Prépares tes caches-oreilles, bichette ! "

* Et ferme-la au passage !* J'avançais, camouflée par l'ombre de diverses hautes maisons, qui encadraient la ruelle. Un chien jappa brièvement, dans un jardin, mais un bref geste de la main et il fût réduit au silence. Ses yeux enragés me toisaient avec horreur tandis qu'il tentait vainement de japper. Le #Silencio avait de bons côtés. La nuit noire nous enveloppait, et je sentais monter en moi une certaine tension. Plus que quelques minutes, et je serais enfin à la tête de la mafia... C'était horrible ce que l'ambition pouvait nous pousser à faire... ! Moi qui l'aimait presque, lui, mon oncle, mon père adoptif... Dwayne n'avait-il pas dit qu'il fallait que je le tienne éloigné de moi ? En agissant comme j'allais le faire, j'étais certaine de le garder éloigné. A jamais.

" On arrive. Mes hommes sont postés à l'avant de la villa, et un à l'arrière. Je suppose que le plus simple serait de passer par le dessus, ou bien de les étourdir. " * Pas tuer, gentil toutou, pas tuer !* "Du coup, comme on avait plutôt bien réussit la dernière fois, je te laisse le côté de la maison ! J'vais me dégourdir un peu les ailes... "

Après quoi, tournant brusquement, j'arrivais devant la villa. C'était une grande bâtisse moderne, je haussais un sourcil. Ce n'était pas du tout le style de Jouvok, alors j'espérais que mon oncle ne se souciais de rien... Il fallait qu'il ne se doute de rien, mon plan devait marcher. Coûte-que-coûte. Je glissais ma baguette dans ma poche, ma peau me picotant déjà, sentant sans doute la transformation approcher.

" Prêt, Mkrovsk ? " sifflais-je.

Mon animosité pour le russe n'était pas calmée. Pas vraiment.
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Re: Florence, la plus belle ville d'Italie

Message par : Invité, Mer 3 Juin - 21:19



~~~
- De un, c'est le plus vieux. De deux, c'est le plus grand. De trois, tu prends la tête de Léon et tu rajoutes une bonne trentaine d'années, en rides et en cheveux blancs.

Qu'est-ce qu'elle était désagréable, c'était fou ça, il venait l'aider et elle pensait qu'il allait tout deviner parfaitement : s'il était efficace dans son domaine, c'était parce qu'il prenait le temps de s'organiser avant d'agir, parce que malgré sa grande force physique et ses capacités magiques, la mafia n'était absolument pas un monde dans lequel on fonçait tête baissée en espérant que cela fonctionne. Il avait fait ça lors de sa première mission, et avait failli y passer.

- Et crois moi, tu vas avoir à faire à plus imbu que moi... Prépares tes caches-oreilles, bichette !

Roulant des yeux, il préféra ne pas retenir cette remarque : il fallait qu'il se calme. La perspective de tuer dans peu de temps faisait des miracles sur son caractère. Le jeune Delaube disparaissait de ses pensées et le monstre en lui trépignait d'impatience. Un chien osa les "menacer" lorsqu'ils passèrent près d'un jardin. Le sortilège de Valentina le réduisit au silence, tandis qu'un regard mauvais du russe le fit retourner dans sa niche en quatrième vitesse : si le léger instinct de l'animagus arrivait à sentir la présence du loup-garou, alors les animaux y étaient particulièrement réceptifs. Il n'attaquait que rarement les autres bêtes sous sa forme lupine, mais ici, il demeurait humain, et il était de très mauvais poil, ce qui donnait immédiatement un sentiment de danger aux êtres capables de ressentir cela.

- On arrive. Mes hommes sont postés à l'avant de la villa, et un à l'arrière. Je suppose que le plus simple serait de passer par le dessus, ou bien de les étourdir. Du coup, comme on avait plutôt bien réussit la dernière fois, je te laisse le côté de la maison ! J'vais me dégourdir un peu les ailes...

"Ses" hommes, hein ? Pourquoi devait-elle les affronter dans ce cas ? Si leur loyauté faisait autant le yoyo, le russe ne se serait jamais donné la peine de les engager. Tuer leur chef pour se les approprier était une grosse erreur si l'on ne préparait pas suffisamment le terrain. Rurik s'était rapproché de son ancien chef, pendant plusieurs années il avait porté un masque, déguisant son désir de vengeance en ce que les gens appelaient "amour". Valentina avait intérêt à savoir ce qu'elle faisait, car il ne pouvait pas l'aider au delà de cet assassinat.

« Je vais passer par derrière, dans ce cas... »

...Pour changer, n'est-ce pas ?...

« Autant retarder le plus longtemps les complications pour avoir le maximum de manœuvre. Si je suis censé éviter d'en tuer, mieux vaut ne pas les alerter trop vite. »

"Censé"... Il n'allait pas le dire à la blonde, mais ce gars posté à l'arrière, il comptait le tuer : pas question de se retrouver avec quelqu'un qui pouvant potentiellement se réveiller et l'attaquer par surprise. C'était ce qui avait failli se passer avec Lilith, cette fois-ci il n'allait pas prendre de risques pour ce côté là (non parce que pour le reste, attaquer un "parrain" de mafia comme ça, c'était pas vraiment la définition de "ne pas prendre de risques").

Parfois, il fallait faire attention, ne pas tuer trop de personnes... Aujourd'hui, c'était peut-être le cas, mais il n'était pas d'humeur à épargner qui que ce soit. Cette fois-ci, il n'allait pas épargner la cible : il tuerait l'oncle de la blonde, celle ci n'avait pas intérêt à changer d'avis au dernier moment, car il était impossible qu'il se montre aussi "bon" que la dernière fois. Ah oui, et s'il y avait un piège, c'était au tour de la femme fatale de s'élancer pour protéger son allié. Et si c'était elle qui se faisait avoir, tant pis...

- Prêt, Mkrovsk ?

Il avait déjà tourné les talons, prévu par où passer, comment s'approcher sans se faire repérer, il était prêt. Par dessus son épaule, il lui fit signe de s'envoler. Si seulement lui aussi pouvait se transformer comme ça, à volonté. En fait, il pouvait parfaitement le faire en s'abandonnant totalement, laissant la rage l'envahir bien au delà de la limite qu'il avait toujours maintenu... Mais après, il y avait un bon moment sans contrôle possible. Rien de bien pratique pour une opération discrète. Un loup-garou était très puissant, très résistant physiquement ou magiquement, mais rien n'était invincible.

Laissant l'italienne à sa transformation en piaf, le loup-garou s'éloigna. Un petit détour était nécessaire pour ne pas se faire repérer. Considérant un instant la hauteur des bâtiments environnants, il fut tenté d'utiliser ceci à son avantage, mais se ravisa bien vite : et puis quoi encore ? Gambader sur les toits des églises ? Sauter de toits en toits ? Faire un saut de l'ange pour atterrir dans un...camion benne ?

Plus rapidement que prévu, il fut arrivé à l'arrière de la maison indiquée par Valentina. Il y avait en effet un seul garde, qui semblait s'ennuyer profondément...

** Oh toi, si je ne devais pas te tuer... ** songea-t-il.

Ignorant tout de même le physique intéressant de l'italien, le sorcier pointa sa baguette et lança un sortilège en visant derrière sa cible : rien ne se produisit, mais il savait que cela avait fonctionné : c'était devenu une sorte d'arme qu'il n'hésitait pas à utiliser. Rangeant sa baguette, il transplana en direction du point qu'il l'avait visé et apparut sans bruit. À quelques centimètres de l'homme, il n'avait plus besoin de magie...

« Co... »

Oui, il était normal de sentir une présence lorsqu'un colosse de deux mètres vous fixait d'un air mauvais, la respiration s'emballant à l'idée de tuer. Immobilisant l'homme d'un de ses bras autour du cou, il lui arracha sa baguette de l'autre main, tout en l'emportant avec lui, pour éviter d'être visible depuis l'intérieur.

« Faudrait vraiment que j'apprenne quelques mots en italien, moi... » grommela-t-il, déçu de ne pouvoir terrifier davantage sa proie avant de la tuer.

L'homme se débattit avec violence, dévoilant une force plutôt respectable. Rurik ne perdit pas un instant, et, en soupirant, planta brutalement la baguette qu'il tenait dans la gorge de sa proie. Un grognement de douleur s'échappa de la gorge de l'italien, qui se mit ensuite à faire des petits bruits peu ragoûtants.

« Roh et puis m**de, quoi... »

D'un mouvement barbare, il lui brisa la nuque. Le craquement sinistre qui en résulta lui donna des frissons d'excitation. Il lui en fallait plus que ça, sinon le déplacement n'aurait pas été très rentable. Tant qu'il pouvait se permettre de tuer à mains nues, il n'allait pas s'en priver, la magie ne permettait pas assez de "contacts humains". D'un coup de baguette, le corps fut camouflé.

Vérifiant d'un coup d'œil furtif que le chemin était libre, il s'engouffra à l'intérieur en refermant la porte-fenêtre derrière lui pour éviter tout soupçons. Cela lui faisait toujours bizarre de se la jouer discret... Des voix se rapprochèrent, baragouinant dans un langage qu'il ne comprenait toujours pas. Venait-il d'entendre "pizza" ? Avec un peu de chance, le russe pourrait leur voler la vie ET leur bouffe ! Parce que bon, même s'il n'était pas vraiment fan de la "malbouffe", autant profiter des spécialités locales bien faites (et puis ce n'était pas une pizza -ou deux- de temps en temps qui allait mettre à terre ses entraînements quotidiens...). Malgré ces pensées déviant de la "mission", le criminel se hâta se grimper à l'étage, apparemment, les italiens allaient se regrouper dans le salon... En restant à l'étage, il pouvait les espionner, et avec un peu de chance les éliminer un par un s'ils s'aventuraient en haut. En parlant d'en-haut, Valentina ne devait pas être bien loin... Et si les fenêtre étaient fermées ? Il s'imagina un oiseau se cogner frénétiquement et à plusieurs reprises aux vitres.

** Bordel, je suis pas concentré aujourd'hui, moi... **

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Re: Florence, la plus belle ville d'Italie

Message par : Valentina Boccini, Lun 8 Juin - 12:37



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Oui, le russe était prêt. Je fermais les yeux le temps d'un frémissement. La première chose que vous demandait les gens quand ils apprenaient que vous étiez un animagus, c'était pour savoir si la transformation était douloureuse. Eh bien, non. Ce n'était pas agréable, certes. Un peu comme une décharge électrique, ça secoue, c'est tout. Contrairement aux loups-garous, nous ne souffrons pas beaucoup. Le plus douloureux, pour moi en tout cas, c'est le chemin inverse. Mais puisque pour le moment, ma forme animale était celle dont j'avais besoin, cela ne posait pas problème. En un instant, des plumes noires avaient couvert ma peau. J'ouvris grand les ailes, prenant mon envol sans jeter le moindre regard à Rurik, qui semblait excité à l'idée de tuer. Personnellement, cela ne me gênait pas. C'était plutôt comme devoir effectuer une tâche qui semblait fatigante. Il faut le faire, c'est tout. J'ouvris les yeux, en plein ciel. Si j'avais pu sourire, je l'aurai fait.

Je me concentrai sur la bâtisse. Lorsque Léon me l'avait décrite, il avait soulevé la présence de plusieurs vasistas, dont deux sur le toit, du côté est. Puisque j'étais avec Daniel quand il avait mit cette mission au point, j'avais pu apprendre la position de tous les soldats italiens. En combinant toutes ces informations, je n'avais eu qu'à déterminer le chemin où j'aurais à faire le moins de victimes possibles. J'avais beau tenir à ceux qui seraient bientôt mes hommes, et contrairement à ce que j'avais affirmé à Mkrovsk, je savais aussi bien que lui que tuer serait mon seul moyen de rentrer discrètement. Il n'y avait pas d'autres alternative. Une victime. Une seule. Mais avant ça, j'allais devoir pénétrer dans la villa. Je déviais de ma trajectoire, allait me poser sur la branche du peuplier qui s'élevait dans le jardin.

Là, une fenêtre ouverte. Si j'entrais par là, qui croiserais-je ? un garde, seulement. Je pourrais ensuite traverser la villa. Et mettre seule mon plan à exécution. Parce que j'étais finalement la seule personne en qui j'avais vraiment confiance, je n'avais informé ni Rurik, ni Léon de mon projet. Quitte à mettre leurs vies en danger, quitte à me brûler les ailes. J'allais faire d'une pierre deux coups. Et je perdrais mon humanité, par la même occasion. Risqué, oui. Mais essentiel.

Je plongeais en piqué, droit vers la fenêtre. Avais-je bien évalué la distance entre mon point de départ et mon point d'arrivée ? L'ouverture serait-elle assez large ? Avant d'avoir pût m'inquiéter, je me retrouvais à l'intérieur; et sous ma forme humaine. Beaucoup plus douloureux, en effet. A cause des courbatures, passant fébrilement ma main sur ma nuque, je fronçais les sourcils, fis glisser la baguette dans le creux de ma paume. *Je le sens, le garde arrive. * Je suis prête. J'avançais à tâtons, la vue animale de mon corbeau intérieur améliorant mon avancée dans les ténèbres de ce couloir plongé dans l'obscurité. Une silhouette sombre ; j'allais devoir accomplir un acte lâche. Tuer un collègue, un ami. C'était nécessaire. Je pointais ma baguette, droite, vers l'italien de dos. "#Silencio", lâchais-je presque silencieusement. L'homme ne sentit rien, c'était parfait. Mon visage ne laissait rien paraître, un masque déconcertant d'insensibilité. Je posais ma main sur l'épaule du mafieux tout en récupérant sa baguette d'un geste vif de la main. Il se tourna vers moi, me reconnu, essaya de hurler.

" Tss, c'est désespérant de devoir en arriver là. Navrée, Franco. Je lui adressais un sourire doucereux, rassurant. Vraiment "

C'est avec sa baguette que j'allais l'achever, ce qui éviterais qu'en cas d'examen de la mienne, on trouve ces sorts malsains. Et je me servirais de sa baguette tout du long de cette mission. Je glissais la mienne dans ma poche, pointais le bout de bois vers l'italien au regard paniqué et résolu. Il savait. On avait apprit, tous, à savoir quand la mort était oui ou non venue. Je lui adressais un mouvement de ma tête respectueux avant de lancer silencieusement un ; #Gladius Purpura. La lame poupre le toucha en pleine tête, et notre proximité le tua sur le coup. Je soupirais. Une victime de plus sur mon tableau de chasse. Si mes actes se savaient un jour, j'aurai le droit à un sublime baiser du détraqueur, bien placé.

Je ne cachais pas le corps, c'étai inutile, au vu de l'obscurité et puisque personne ne le chercherait, je me contentais de le jeter par la fenêtre. *Tina, tu es un monstre !*Possible. J'avançais dans le couloir, à la recherche de mon allié russe. Si tout se passait bien, nous devrions nous croiser d'ici peu. D'ailleurs, n'était-ce pas son ombre que j’apercevais sur le mûr ? Ou bien, celle d'un autre garde ? Je gardais la baguette que j'avais volée bien droite. J'avais peut-être mal estimé le nombre de victimes qu'il y aurait ce soir.
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Re: Florence, la plus belle ville d'Italie

Message par : Invité, Sam 27 Juin - 13:25


Le russe ne s'était pas trompé : plusieurs hommes s'engouffrèrent dans le salon en contrebas au moment où il s'abaissa suffisamment pour ne pas se faire repérer. Parmi tous ces visages inconnus, il distingua Léon, ainsi qu'un homme plus âgé qui avait de nombreux traits en commun avec celui-ci... Bon, Valentina n'avait pas eu tort, ce n'était pas compliqué de distinguer la cible.

Se déportant de quelques pas pour s'engouffrer davantage dans le couloir de l'étage afin d'être sûr de ne pas se faire repérer, Rurik fulminait intérieurement : il ne comprenait rien à ce qu'ils baragouinaient, comment savait-il quand attaquer ? Il ne pouvait pas non plus lancer un sortilège pour tous les tuer, vu qu'il y avait leur "allié" dans le lot... Si seulement il avait apporté une grenade ou deux... histoire de tout faire sauter en concentrant sa magie pour épargner le frère de l'italienne. En fin de compte, ses méthodes moldues lui manquaient... Elles pouvaient s'accorder avec la magie, pourquoi s'en privait-il ? La prochaine fois il y penserait !

En parlant de la jeune blondinette, celle-ci arriva bien vite, d'une démarche élégante et discrète, malgré ses proportions trop féminines à son goût. Il lui fit signe d'approcher en silence, désignant le salon en bas des escaliers pour la prévenir de la présence de la cible.

Lorsqu'elle fut suffisamment proche de lui (beaucoup trop, même...), il lui chuchota :

« Il y a ton frère en bas, je peux rien faire sans risquer de le tuer aussi... »

Beaucoup trop occupés par leurs plans inconnus pour le russe, les italiens ne risquaient pas de l'entendre, ils semblaient se plaire à parler suffisamment fort (enfin, il avait beau dire ça, la langue russe était souvent parlée de manière forte et... agressive ? Nan ! Ne généralisons pas, voyons !).

« Qu'est-ce que tu veux qu'on fasse ? Je pourrais y aller à ma manière mais ça risquerait d'être un carnage... Si t'as une idée c'est le moment... »

Certes, il pouvait foncer, tuer ce qu'il pouvait dans un laps de temps réduit, tout en comptant sur Valentina pour s'occuper des restes... Mais c'était sa "famille", elle était en droit de choisir. Personnellement, si Rurik connaissait ses parents, il se contenterait de glisser un "petit" explosif sous leur chambre à coucher, histoire de leur faire payer le fait de l'avoir abandonné. Quoique, vu l'âge qu'ils devaient avoir maintenant, être de vieux croulants inutiles était une bonne punition... naturelle, efficace...

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Re: Florence, la plus belle ville d'Italie

Message par : Valentina Boccini, Mar 28 Juil - 21:04



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Être si proche du russe me donnait la nausée. Pas par peur, non, bien qu'il y aurait de quoi. Après tout Rurik était un imposant mafieux qui se métamorphosait en une bête sanguinaire quelques nuits par ci par là. J'avais envie de vomir parce qu'il puait le chien. C'était immonde. Fronçant le nez mais sans faire de commentaire, je jetais à mon tour un regard sur la pièce en contrebas, essayant d'imaginer un plan qui épargnerait Léon, et éventuellement quelques-uns des miens au passage. Puis, je posais mes yeux bleus sur la silhouette de plus en plus voûtée de celui qui était leur actuel chef. Mon père adoptif, oncle de prime abord. Et me voilà ici pour le tuer, pour prendre encore un peu plus que ce qu'il m'avait donné. Dans un éclat d'ironie, je me promis de réserver un pan de mur pour accrocher son tableau funeste. Un fin sourire orna mon visage pendant que j'écoutais le mafieux exposer les problèmes de cette situation.

Il se reposais beaucoup sur moi, pour une fois. Peur de mal faire ? Incompétence ? Sa mauvaise humeur de loup grincheux ? Un peu du premier et du dernier. Si il y avait bien une chose que je ne pouvais pas refuser à mon allié, c'était ses qualités de meurtrier, de bourrin et de stratège.

« Qu'est-ce que tu veux qu'on fasse ? Je pourrais y aller à ma manière mais ça risquerait d'être un carnage... Si t'as une idée c'est le moment... »

Je grognais, analysais le plus vites possible les différentes possibilités qui s'offraient à moi.

« Débrouille toi pour capturer Dan, quitte  à tout faire sauter. Je m'occupe de sauver les fesses de mon frère. »

Ah, le sens de la famille à l'italienne. J'attendais maintenant que le Russe m'offre une diversion suffisante pour plonger pour récupérer sous mon bras mon frère, Léon Boccini, le mettre en sécurité, et bien sur, finir le sale boulot que je m'étais moi-même imposé. Tuer mon oncle pour prendre possession de ses richesses. L'ambition, la grandeur. J'étais prête à tout, comme à mon habitude. Et, par Salazar, les foutus conséquences, je m'en lave les mains.
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Re: Florence, la plus belle ville d'Italie

Message par : Invité, Lun 3 Aoû - 16:41


La sorcière avait une tête crispée par ce semblait être du dégoût... Selon elle, il "puait" le chien, hein ? Tout ceci n'était que psychologique depuis qu'il lui avait avoué qu'il était loup-garou. Cela était une réaction totalement débile de la part de la blonde : déjà, les chiens et les loups, malgré tout un tas de similitudes physiques, demeuraient bien différents. De plus, niveau odeur, ce n'était absolument pas pareil. Que pouvait-elle y faire ? Arrêter d'être stupide ? Il paraît que ceci corrigerait beaucoup de maux au sein de la société, mais que cela relevait également du miracle.

Si l'animagus ne savait pas se contrôler et se laissait "habiter" par une pseudo-incarnation animale lui dictant quoi penser et quoi faire, elle était mal partie. "L'esprit de la bête", hein ? Balivernes... Il avait suffisamment vu de fous à Sainte-Mangouste pour comprendre ce comportement.

- Débrouille toi pour capturer Dan, quitte  à tout faire sauter. Je m'occupe de sauver les fesses de mon frère.

Acquiesçant silencieusement, il fit taire ses pensées un peu hors contexte. Les paroles de la blondinette n'étaient pas tombées dans l'oreille d'un sourd. "Tout faire sauter" était une bonne idée, il savait très bien faire ça... Malheureusement, il n'avait pas emporté de grenades avec lui : ces petits joyaux savaient faire de très gros dégâts, surtout lorsque l'on savait y ajouter une touche magique... Tant pis, il ferait sans.

Faisant signe à Valentina de se tenir prête à protéger son frère, il changea légèrement sa position pour mieux lancer ses sorts. Se concentrant, il se redressa lentement, juste à peine pour avoir un visuel du salon en contrebas, sans pour autant se faire repérer immédiatement par tous ces italiens en plein discours (ou combat de mouvements de mains...).

Il savait pertinemment quoi faire, et vu que ces sorciers ne s'attendaient pas à se faire attaquer aussi brusquement, il allait pouvoir jouer sur l'effet de surprise... Et le décupler !

** Aresto Momentum Multiplicare **

Une sphère se déploya à l'endroit où il avait visé, se déployant en un instant, englobant d'un coup tous les hommes présents en contrebas, les ralentissant considérablement, le temps s'écoulant bien plus lentement dans l'aire d'effet du sortilège. Avant même qu'ils ne s'en rendent compte, le russe enchaîna :

** Plasticinum**

La table changea d'aspect, se couvrant de pointes acérées dans toutes les directions. Pointant toujours sa baguette sur celle-ci, il incanta alors un "Bombarda Maxima". La table explosa au ralenti, projetant néanmoins ses pointes dans toutes les directions, avec une force suffisante pour empaler toute personne se trouvant sur leur chemin. Les plus proches de l'explosion n'allaient même pas avoir besoin de se prendre une pointe meurtrière en pleine tête ou en plein cœur.

...Il n'y avait plus qu'à espérer que Valentina s'était occupée de son frère, car l'imposant sorcier s'abaissa pour ne pas se prendre le moindre débris en pleine tête lorsque ceux-ci fuseraient au-delà de la zone de ralentissement. De plus, ces sortilèges avaient puisé une bonne quantité de son énergie... Il lui fallait quelques instants de repos... Au pire il finirait les survivants en leur brisant le crâne à mains nues !

Il n'était pas censé "capturer" l'oncle de Valentina ? Boarf, elle le voulait mort de toute manière. L'important c'était le résultat ! Et puis c'était elle qui avait parlé de "tout faire sauter", hein !
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Re: Florence, la plus belle ville d'Italie

Message par : Valentina Boccini, Ven 7 Aoû - 21:43



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Mon unique préoccupation ; sauver Léon avant que le russe qui me servait d'allié ne fasse exploser la villa. Avanat tout, je levais le sort anti-transplanage que j'avais moi-même jeté. Je ne réfléchissais pas à deux fois, tandis que le brun donnait un premier coup de baguette, je plongeais littéralement dans le salon. Les yeux de Dan s'agrandirent de stupeur, je n'étais pas censée être ici. Je jouais sur la surprise que je provoquais, je savais que Rurik allait me sauver en les tuant tous. Je regardais mon oncle droit dans les yeux. C'était peut-être la dernière fois. J'attrapais le bras de l'incapable qui allait bientôt être l'un des dernier membres de ma famille et transplanais avec lui dans les bras. Nous réapparaissions dehors, dans la brume nocturne, près du cadavre d'un garde que je n'avais pas tué.

Je lâchais Léon, et laissais retomber toutes les barrières que j'avais forgées autour de mon esprit pour que mon frère puisse lire à l'intérieur. Il était le seul qui pouvait ne pas se perdre dans les méandres tumultueux de mon être. le seul qui en ai le droit, aussi. C'était plus simple et plus clair que de parler. Je le sentais s'abreuver de mes souvenirs, de mes ressentis. Quand il eut fini sa lecture, en bonne occlumens, je refermais mon esprit et levais vers lui un regard interrogateur.

Je fis volte-face et gagnais à nouveau la villa, passant par la porte principale cette fois, baguette à la main. Tout était finit ou presque. Le danger était encore présent, palpable, mais nous étions désormais les plus forts. Tout n'était plus que cendres et suie. Le living room avait explosé, et de nombreuses silhouettes carbonisées gisaient là. Je demandais à Léon d'aller voir comment allait Rurik. Je le voyais, en hauteur, mais il avait la mine blafarde.

Je déambulais entre les corps, tentant de garder une mine fermée et de ne pas laisser mon coeur se briser devant l'étendue de mon égoïsme. Tout ça pour le pouvoir, la puissance et l'honneur. J'étais un monstre. Je le savais depuis longtemps. Quelques corps remuaient encore, sans doute pas morts, pas tout à fait. Les débris étaient si profondément enfoncés dans leur chair que je ne doutais pas de leur fin imminente. Puis je m'agenouillais. Il était là, blanc comme un linge, une main sur sa gorge percée. Il se noyait, s'étranglais dans son sang.

Bonsoir, mon oncle."

Je manquais de rajouter un  "comment allez vous ?" de circonstances. Cependant, je m'asseyais en tailleurs, posais la tête brûlante de mon oncle sur ma cuisse gelée. Je voulais le tuer oui, mais le laisser partir tranquillement. je n'allais pas lui briser la nuque. La partie était gagnée, il était condamné. Je comptais bien rester jusqu'à ce qu'il s'éteigne et rapporter son corps à la cache. Je serais dans quelques instants à sa place, à la tête de la branche mafieuse des Boccini. Mais pour le moment... je caressais fébrilement les cheveux blancs du vieillard, réduit au silence, les yeux suintants de larmes. Il savait, de toute évidence, que j'étais le commendataire de cet assassinat. Pis encore, je savais qu'il ne m'en voulait pas. Nous étions pareils, attirés par le pouvoir.

Rurik pouvait bien me trouver pathétique -à coup sur, c'est ce qu'il ferait, et ses remarques désobligeantes allaient sans doute fuser bientôt- je patientais.

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Re: Florence, la plus belle ville d'Italie

Message par : Invité, Sam 8 Aoû - 16:38


Le carnage explosait en contrebas, l'imposant sorcier s'était reculé pour profiter du couvert du couloir de l'étage. Deux craquements bien caractéristiques s'étaient produit quelques fractions de secondes avant qu'il n'ait commencé son action : si ce n'était pas Valentina qui venait de sauver son frère, tant pis. Des cris de douleur fusèrent ensuite dans tous les sens, une odeur de chair brûlée et de sang parvint jusqu'aux narines du loup-garou : déjà qu'il était particulièrement habitué à ces odeurs au sein de la mafia, sa nature de lycanthrope en avait fait une sorte de détecteur à hémoglobine.

Se laissant glisser dos au mur, il souffla longuement : la magie c'était nul en fait, ça fatiguait quand on abusait... Il avait beau avoir l'habitude, être assez entraîné, mais c'était toujours frustrant de voir que l'on tombait comme une mouche en agitant un morceau de bois. Bon, les effets obtenus en valaient franchement la chandelle, mais il avait une sorte d'affinité pour les rencontres un peu plus "musclées".

Ne se laissant pas aller plus que nécessaire, il se redressa, prêt à en découdre avec toute personne qui monterait l'escalier pour venir lui chercher des noises... Sauf que cela n'arriva pas, ses sortilèges avaient été dévastateurs et tout le monde était plus ou moins en train d'agoniser. Sauf peut-être le sbire là bas qui relevait déjà sa baguette...

« Scios » grogna-t-il en réagissant au quart de tour.

L'homme se figea, une profonde entaille se formant brutalement le long de sa gorge. Il tomba raide mort en un temps record, tout en effectuant au préalable un concert de gargouillis très agréable à l'oreille du russe. On ne faisait pas chier un médicomage, non mais vraiment ! (même si théoriquement c'était lui qui les avait attaqués alors qu'ils n'avaient rien demandés, mais là n'était pas la question...) L'imposant sorcier s'appuya ensuite sur la rambarde, ceci n'avait pas vraiment été favorable à sa récupération d'énergie.

Valentina déboula alors à l'intérieur de la maison, accompagnée par son frère, bel et bien vivant, auquel l'italienne dû demander d'aller voir comment se portait son "allié"... Grognant, il repoussa l'homme qui tenta de l'aider à se redresser de la rambarde. Ne rechignant pas quand il insista (c'était pour la forme, quoi), le russe observa la blondinette s'approcher de son oncle et le laisser mourir à petit feu. Léon, le collait pour l'aider à se tenir debout, bien que l'imposant sorcier ait des doutes concernant la capacité de l'homme à pouvoir le retenir si ses jambes lui faisaient défaut. Néanmoins, la bataille n'avait pas duré et il se remettait petit à petit, il faisait confiance à son endurance acquise au cours des années et de ses entraînements intensifs quotidiens.

« C'est cruel de le laisser agoniser comme ça... »

Valentina allait probablement répliquer, mais il n'avait pas fini :

« ...mais c'est plutôt agréable à regarder. »

Il se tourna vers Léon et ajouta, pour détendre l'atmosphère (enfin, si c'était possible) :

« Fais gaffe, hein, si elle continue, tu seras le prochain. Apparemment la famille c'est pas toujours aussi cool que ça... ça me rassure. »

Ne pas connaître ses parents et toute la sphère familiale lui allait parfaitement, surtout en voyant jusqu'où était allée Valentina pour un peu de pouvoir en plus. Bon, le russe avait fait quelque chose de similaire en éliminant les gens en travers de sa route pour s'approprier la place de chef de son groupe mafieux, mais bon... il n'y avait pas d'aspect "familial" à la base.

Tout autour d'eux, les hommes de bain de l'oncle décédaient de leurs blessures, ou n'allaient pas tarder à le faire. Oh, bien sûr que le médicomage pouvait en sauver quelques uns... Mais il n'avait pas vraiment envie de déployer des efforts pour si peu... Surtout que les témoins de cet assassinat risquaient davantage de poser problème. Mieux valait les laisser crever.

« L'objectif est accompli... Je pense pas qu'il soit bon de s'attarder ici... Sauf si t'as encore des trucs à faire. »

Il n'aimait pas l'Italie, ou du moins cette Florence, c'était trop "beau" comparé à ce qu'il se passait actuellement. Au moins la Russie, c'était sombre, froid, pas très accueillant... Ça donnait une bonne ambiance pour les affaires mafieuses. Là, il y avait trop de soleil, d'oiseaux, de bonheur... Beurk.

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