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Cimetière de Londres
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Jake G. Kenway
Serdaigle
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Re: Cimetière de Londres

Message par : Jake G. Kenway, Lun 10 Aoû 2015 - 17:21



Ses paupières n'avaient pour égal que la lourdeur de son cœur, qui sous effet de la quantité démesurée d'alcool ingérée, chavirait dangereusement. Il devait décuver avant d'aller se coucher. Après de tels événements il était important qu'il puisse pleurer peut être une dernière fois pour la journée, la mort de sa précieuse amie et dormir à tête reposée, afin de se réveiller le lendemain avec les idées un peu plus claires et faire une déposition précise et complète au ministère de la justice magique.

La petite observait la lettre en se mordant les lèvres. Par quel hasard fallait-il qu'une jeune sorcière au nom étrangement proche soit dans le même cimetière où Jake se torchait la gueule à coup de scotch ? Qu'est-ce que c'était sensé lui apporter ? Le sorcier ferma les yeux un instant, pensant à ce que Merit voulait probablement lui montrer, lui dire, lui faire comprendre par la présence de cette rouquine, tandis qu'elle terminait de lire la lettre que la australienne lui avait laissée. Rien n'arrive par hasard. Et ce n'est que lorsque la demoiselle réagit à la missive écrite par la défunte qu'il comprit ce qu'elle avait à lui apporter.

    « Vous avez sûrement raison enfin de compte... J'espère que vous avez respecté les dernières volontés de votre amie... Je pense que vous devriez bien ouvrir cette enquête. Donnez leur la lettre. Et puis, si vous envoyez une lettre à ses parents peut être que vous en saurez d'avantage ?

    - Hm... probablement. Il est de mon devoir de leur prévenir que ce prétendu accident n'en est pas réellement un. Un long moment de silence où Jake fut perdu dans ses pensées. Quoi qu'il en soit... merci mademoiselle. Mais j'ai besoin d'être seul. Rentrez, on doit sûrement vous attendre et il se fait tard. Merci. Il gratifia la rouquine d'un sourire triste mais franc. »


Les pensées de l'animagus avaient vagabondé sur tout ce qu'il venait de se passer depuis sa rencontre avec la jeune fille jusque la remise de la lettre. Cependant, il comprit rapidement qu'elle n'était pas là réellement pour le conseiller : si Merit avait choisi d'envoyer cette petite sur son chemin, c'était pour lui faire prendre conscience de ce qu'il faisait. « Monsieur, vous devriez pas boire sur une tombe... » se rappela-t-il. Ca ne lui ressemblait tellement pas. Bien sûr, Jake aimait boire un verre ou deux dans des bars, il lui arrivait occasionnellement de se réveiller en plein après midi au beau milieu de nulle part à cause d'une cuite. Mais ça ne lui satisfaisait pas, ça n'avait jamais été satisfaisant.

Jake était quelqu'un d'honnête, qui autrefois était animé par une flamme qui le motivait dans tous ses projets, il n'était pas un ivrogne qui buvait par pur ennui, c'était un homme intelligent dont la sagesse pouvait parfois égaler celle de personnes qui avaient assez vécue pour plusieurs vies. Il n'était rien de tout ce qu'il montrait, et ça elle le savait. Qu'est-ce qu'il l'aimait. Il l'aimait pour lui avoir fait comprendre cela alors qu'elle n'était même plus ici pour le lui dire de vive voix. Merry était partie lorsque le sorcier vint se mettre à genoux près de la pierre tombale où il avait été retrouvé dévasté quelques instants plus tôt. Les rayons du clair de lune faisaient briller son visage là où les larmes avaient coulé.

    « Tu me manques terriblement... et je t'aime. »


Il récupéra sa baguette, fit du mieux qu'il put pour se concentrer et en versant une dernière larme, le Kenway fit un simple mouvement. Ainsi, de fines tiges sortirent du sol et s'enroula autour de la pierre qui témoignait de la vie volée de son amie. Des boutons s'ouvrirent et s'épanouirent rapidement, ornant la stèle de plusieurs fleurs d'orchidée d'une couleur aussi blanc pur que la robe que Jake lui avait offert l'année d'avant.
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Merry K. Harper
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Re: Cimetière de Londres

Message par : Merry K. Harper, Lun 10 Aoû 2015 - 17:37


- Hm... probablement. Il est de mon devoir de leur prévenir que ce prétendu accident n'en est pas réellement un. Quoi qu'il en soit... merci mademoiselle. Mais j'ai besoin d'être seul. Rentrez, on doit sûrement vous attendre et il se fait tard. Merci.

Merry regarda longuement l'homme qui se tenait devant elle. Il avait l'air si triste, et si absent que ça lui fendait le cœur de devoir le laisser seul après ce qu'il venait d'apprendre. Mais après tout, il l'avait demandé. Peut être qu'au final, elle l'avait un tant soit peu raisonné et qu'il allait simplement pleurer sur la tombe de sa défunte amie au final. Sans boire.

Un soupire plus tard, la rouquine retrouva ses esprits avec son temps d'absence. Perturbée par sa soirée, elle ne savait pas quoi répondre à l'homme qui était encore complètement ivre. Elle n'avait pas la force ni le courage de lui lancer un sortilège pour le désaouler... et puis il y arriverait seul. Il devait s'en sortir seul. Sinon il aurait une vie plus que monotone et ne pourrait jamais faire son deuil. La jeune fille l'avait appris à ses dépens.

- D'accord. Et bien au revoir monsieur, bon courage à vous. J'espère que vous retrouverez les meurtriers de votre amie. N'hésitez pas à me contacter pour me donner des nouvelles de vous !

La jeune fille répondit au sourire triste de son interlocuteur avant de prendre ses affaires et de s'éloigner, le laissant seul. Arrivée à la grille du cimetière qui menait à la sortie, la jeune Harper ne pu s'empêcher de se retourner, et vit l'homme se rapprocher de la tombe avec lenteur. Pinçant les lèvres, elle ouvrit la porte droite de la grille et la referma derrière elle après être sortie, jetant un dernier regard à l'ivrogne qu'elle avait rencontré. Oh oui ça elle le raconterait à son frère. Seulement à son frère. C'était quelque chose que personne ne devait savoir. Bien trop dangereux et précieux pour être connu de tous...


Fin du RP
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Re: Cimetière de Londres

Message par : Mangemort 67, Lun 5 Oct 2015 - 17:09


PV MM 49 et Lizzie Bennet



Ainsi donc cela commençait. Oh que oui. J'étais donc sous mon masque chéri. Celui qui me permettait de préserver mon identité de toute curiosité malsaine que cela soit des passants ou des autorités. Je portais ce masque, car depuis peu, j'étais un Mangemort. Quand ce masque cachait mon visage, j'étais soixante-sept. Ni soixante-six, pas soixante-huit et encore moins soixante-neuf, cela aurait été cocasse, n'est-ce pas ? Non j'étais soixante-sept. Un six et un sept. 67. Vous avez compris quoi... 67 c'est moi. Ce magnifique masque rouge vénitien, je l'avais crée de mes mains. Un coup de baguette, un petit mélange, un peu de couture et le tour était joué. La première fois que je l'ai porté. Quelle sensation ! J'appartenais à présent à l'Ordre Noir. Ma marque ne me faisait plus mal. Mais elle était bien là, encrée dans ma chair. Quelle jouissance. Ce que je ressentais lorsque j'arborai mon masque de bal ? De la folie pure. Celle-ci prenait possession de mon corps. Lui dictant mes actes. J'avais envie de rire, de crier et de foutre le feu à tout ce qui m'entourait. Ce masque avait l'emprise sur moi. Était-ce important ? Oh non. Je m'en fichais au final. J'étais vêtu une longue cape noire, comme vous auriez pu l'imaginer. Comme le reste d'ailleurs. La seule parcelle de peau qui était visible, c'était celle de mes mains. J'avais imaginé porter des gants, mais j'aimais sentir mon arme magique, ma baguette, contre ma peau. Sentir la suite de moi-même et y glisser mon pouvoir pour lui faire faire ce dont j'avais envie. Cela faisait quelques années qu'elle et moi faisons quelques bêtises, mais pas que ! Il ne faut pas croire que je sois complètement méchant. Il m'est arrivé, enfin nous, ma baguette et moi, de faire de bonnes actions. De réparer des objets, de soigner des gens. Enfin on s'en fout de toutes ces conn*ries, car ce soir c'était ma première mission et j'étais accompagné d'un frère d'arme, 49... Sympa le type, un peu de bla bla pour rien parfois, mais sympa. En tout cas, impliqué et cela m'importait. Je ne tenais pas à faire équipe avec un incertain des convictions et qui retournerait sa veste à la moindre occasion.

Et c'était dans un cimetière, endroit sympa non, où 49 et moi, attendions l'heure pour commencer ce que nous avions prévu. Pas un bruit ne venait déranger le calme mortel de l'endroit, sauf peut-être ces espèces d'engins à moteur bruyant, des voitures je crois, un truc comme ça, que ces sales moldus utilisent pour se déplacer. J'étais assis sur une tombe à regarder les flammes des bougies, pour donner une certaine ambiance à ce lieu macabre, qui dansaient au rythme du vent et de la nuit. Ce que faisait matricule quatre-neuf ? Aucune idée, il était dans le coin, ça c'était sur. Mais qu'il se gratte la nouille ou faisait mumuse avec les os d'un mort, j'en savais foutrement rien. Les cloches sonnaient, je me leva d'un coup. Nous y voilà.

"Bon... Je dois y aller. Je reviens avec elle dans cinq minutes. Si y a un soucis... Oh y en aura pas. À tout' !"

Dans un CRAC sonore, je disparu pour me retrouver devant une buvette bien connue. Le Chaudron Baveur. Cela faisait quelques temps que l'on observait quelques sorcières et sorciers afin des les engager comme partisans à notre cause et l'une des employées de ce bar avait attiré notre attention après que notre chef, 70 pour ceux qui suivent rien, lui ai déjà rendu visite. Le plan a effectué ? Rien de bien compliqué, elle finit son service, sort, je lui saute dessus, pas comme vous imaginez bande de pervers, et je transplane avec la petite dinde. Le temps qu'elle réalise ce qu'il se passe, on se retrouvera déjà dans le cimetière avec 49, tout le monde suit avec tous ces numéros ? Nous attentions donc, ma baguette et moi, dans le froid de la nuit d'automne. Lorsque la porte s'ouvrit... Sauf que ce n'était pas elle. Flûte, crotte, zut. Quelques minutes s'écoulèrent avant de voir arriver la demoiselle, pas moche il fallait avouer, dans un silence de mort, je me déplaça pour me trouver dans l'angle de la rue par laquelle elle arrivait. Plaquant ma main sur sa bouche pulpeuse, enfin je crois qu'elle est, pour empêcher qu'elle ne braille, je transplane avec et me colle à elle pour éviter toute désartibulation intempestive. Et c'était dans un CRAC sonore, oui encore, que nous disparûmes. Elle se débattait la bougre, mais je réussi à la ramener entier, je crois. Mon collègue était là à attendre tranquillement.

"La voilà !" Je sortis ma baguette et la pointa sur elle. "Ne t'avise pas de jouer à la maligne. Tu risques de perdre." Tout en lui parlant, je m'assurais qu'elle ne tente rien en sortant sa baguette et me penchait vers elle qui était sur le sol de gravier du cimetière. "Je crois que tu ne me connais pas, ni mon ami, mais que tu as déjà rencontré quelqu'un de la bande, nan ?"

Le mage noir que je suis, regarda où se trouvait 49. Je lui fis un signe de tête et indiqua Lizzie, il devait comprendre : "Je te laisse parler sinon tu seras venu pour rien." Oui oui il allait sûrement comprendre ce message fort explicite. Je m'assurai que personne n'était dans les parages, du genre une petite vieille venue rendre hommage au cadavre décharné de son mari et qui avait dû nourrir les asticots. Mais personne. Pas de gardien, rien.
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Re: Cimetière de Londres

Message par : Mangemort 49, Mar 6 Oct 2015 - 21:16


PV 67 et Lizzie Bennet


Londres était vraiment un lieu accueillant, en particulier lorsque l'on se trouvait dans un cimetière. C'était en tout cas l'avis de 49, qui appréciait la sensation de mort qui y régnait le soir. Cela aurait été parfait si l'atmosphère n'avait pas été polluée de moldus aux alentours. C'était le principal inconvénient des grandes villes, trop de sans-pouvoirs. Mais ces êtres insignifiants n'intéressaient absolument pas le sorcier ce soir. En effet, il portait son masque et son identité était donc Matricule Quatre-Neuf. Même s'il aurait bien aimé être ici pour un massacre ou attentat c'était une tout autre mission dont il avait été chargé par l'Ordre Noir.

Quarante-Neuf était dans le cimetière en compagnie de 67. Les deux acolytes attendaient l'heure de passer à l'action et tournaient un peu en rond. Ils s'étaient assurés qu'aucun moldu ne décide de les déranger ce soir et l'endroit était complètement désert à l'exception d'eux-mêmes. Du coup pour s'occuper, 49 s'était amusé à profaner une tombe au hasard, en faisant attention à ne pas faire de bruit bien évidemment. Il était donc assis sur une tombe au hasard, faisant voler en l'air des ossements du bout de sa baguette, lorsque les cloches retentirent.

- Bon... Je dois y aller. Je reviens avec elle dans cinq minutes. Si y a un soucis... Oh y en aura pas. À tout' !

Le Mangemort répondit d'un simple hochement de tête et regarda l'autre transplaner. A présent il était seul au milieu des tombes, et sentait une légère brise passer dans ses vêtements noirs. Normalement Soixante-Sept ne devrait pas avoir trop de difficultés à ramener leur invitée puisque celle-ci ne se doutait de rien et serait prise par surprise. Lizzie travaillait ce soir au Chaudron Baveur et serait chopée à la fin de son service, aucun risque de problème de ce côté là. Alors que Quarante-Neuf commençait à trouver le temps long, le fameux crac du transplanage retentit dans le silence et deux silhouettes apparurent. L'une d'elle était 67 et l'autre, qui se débattait, était la Poufsouffle.

- La voilà ! Ne t'avise pas de jouer à la maligne. Tu risques de perdre. Je crois que tu ne me connais pas, ni mon ami, mais que tu as déjà rencontré quelqu'un de la bande, nan ?

Bon, ce n'était peut-être pas tout à fait exacte, mais avec leur masques elle ne pourrait pas les reconnaitre. Par contre elle devait très bien se souvenir de sa dernière interaction avec l'un de leurs acolytes. Pour faire bonne mesure, le Mangemort pointa également sa baguette vers Lizzie.

- Désolé pour nos manières quelque peu... brusques, dit-il avec un sourire hypocrite. Maintenant tu vas être gentille et tu vas écouter ce qu'on a à te dire.

49 se tourna alors vers 67 afin que celui-ci explique à la Poufsouffle la raison de sa présence.
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Re: Cimetière de Londres

Message par : Lizzie Bennet, Mer 7 Oct 2015 - 13:02


 Mugissements du réveil. Le Magicobus aux souffles alourdis. Nos petits-déjeuners en forêt. Tes mains juteuses. Les verres d’eau et de flammes léchant les colocataires. Les mépris crachés.
« Yup, j’arrive, » à une nouvelle adolescente motivée pour se taper un prof,  à croire que le seul moyen d’attirer les bourses remplies (de gallions) des enseignants était de faire la promo à Poudlard.
 Atermoiements, tergiversations, retards. Les licornes. Les duels tous les quatre matins. La morve de dragon sur les chaises. Les débats acharnés de coco. Ma bouche grasse. Vos rires scandés. Les aurores au mercure.
Steak d’acromentule cramé, on la refait, ou pas en fait, ça n’avait qu’à lui aller. Sinon franchement, il restait du venin, elle le lui servait sans soucis. P’t-être n’était-ce pas le comportement le plus safe à avoir, venir chez eux ?
 Égosillements de fumée. La Dragonne, red underwear, à l’entrée. Les oreilles rougies jusqu’au nez. Les respirations, violons au tapis, pic takers au poing. Les sombrals fantomatiques. Les tests de poison. Les envies consanguines.
A moins qu’il ne soit pas sûr de bosser ici. Outre les clients mercenaires, quoi, écouter aux portes, sport national de toute serveuse non, il y en avait un paquet qui craignaient le passage des Aurors -ironique quand on savait qu’à la moindre rencontre ils proposaient sexe ou abandon d’insigne.
 Vols de cape. Les rondes nocturnes. Les relations bicolores. Les mensonges aux élites, aux rebelles. Les trop courtes solitudes. Les entrainements sanguins. Les rêves de couloir. Les poussières des cris.
L’enlisement dans les plaintes vaines et creuses, l’ennui rampant à chaque instant, le hibou démembré, le capteur dysfonctionnel, les risques, et le retour de l’interminable silence criard.
 Allers-retours en transplanage. Huit heures par seconde. Ton musc hivernal. Les boissons valsant. Nos mains rouges, le 12. Les routines cumulées. Les lectures loin de l’oreiller. Les lits partagés. La lettre meurtrie. Les hystéries des cris.

Trou blanc.


Et le bleu fantasmé, royal sang, omniprésent. Pas celui du ciel, qui ne l’était pas d’ailleurs, en franchissant la sortie, ni celui de l’usuel insigne de son collègue arrivé prendre le relais, non. Le sens cherché dans les tumultes. Après l’insécurité, les certitudes. La routine insatisfaisante.
L’envie de plus.


Peut-être que les sorciers devraient éviter d’avoir le moindre souhait, peut-être était-ce prendre le risque de le voir se réaliser, p’t-être que la magie coulant, puissante, en eux, augmentait les probabilités, p’t-être que c’était un hasard, p’t-être qu’on laissera aux radis myopes le soin d’en juger, toujours est-il qu’il avait suffit de le penser pour qu’au coin de la rue une main se pose sur ses lèvres, ferme, autoritaire, promesse d’enfer. Mordre et gesticuler paraissaient sans effet, même en plein transplanage ; un étau qui n’était pas sans rappeler un russe, quoiqu’elle ne parvienne à voir autre chose que la main de l’inconnu. Côté olfactif, elle aurait dit mâle, mais pas plus d’infos… Nouvelle tentative de coup, du coude cette fois-ci, sans succès. Sinon, le responsable pouvait-il être distrait ou d’airain était-il fait ? Sans trop d’espoir pour la première option, ou du moins pas de sitôt, la jeune femme s’étonna à leur brusque arrivée d’entendre un « La voilà. »

Savoir qu’ils n’allaient pas être seuls n’avait en fait rien de rassurant, d’autant que l’unique avantage quand on était propulsé à terre, c’était que le champ de vision s’élargissait. Masqué. Pas le champ, le deuxième type, quoique son style soit plus sobre que celui qui se penchait à présent pour, après le traditionnel « tu bouges je t’abats », lui retirait Kaunan. C’est à grand peine que la septième année retint un soupir de soulagement, remplacé par un chuintement, « t’fais ch-» : mieux valait que Laguz reste à sa place et que son phénix irlandais de scorpion vêtu ait l’occasion de réagir. Rouge et noir, les Mangemorts auraient soit des affinités latinos, ou un.e chef pro-Stendhal, gosh manquerait plus que l’un d’eux soit Legilimens et les références paternelles pourraient être mal interprétées, misons seulement sur de bons goûts vestimentaires. Rouge reprit, donc, la parole, exprimant des doutes quant à la possibilité qu’elle les connaisse, c’était d’une finesse, certes ce masque là lui était peu familier mais il suffisait qu’ils collectivisent leurs masques pour que l’identification se complexifie. Quoique. La probabilité qu’ils le fassent effectivement paraissait réduite. Ils n’avaient tous le même, ce qui aurait été le plus cohérent pour flouter les traces ; de là à penser que chacun devait y attacher ses symboles, sa marque personnelle, le pas était fourmi.

Pis ça partait, les questions. Oh, pour qu’on vienne la chercher sur son lieu de travail, nier était inutile. Pis elle avait la nette impression qu’avec les Mangemorts, le mensonge aggravait systématiquement la situation –ce qui était peu pratique pour une vipère en son genre. Après un méfiant « Oui, et ? », Bennet tenta une brève analyse des circonstances. Cimetière -faut dire qu’ils exploitaient les clichés qu’on attachait à leurs pas d’un doucereux « owning it ». Mangemorts –masculin ou sous Polynectar pour le premier, androgyne ou plus jeune pour le second. Restait à savoir pourquoi ils étaient deux, ou n’étaient que deux, difficile de juger du sens de la réunion au prime abord, ou pourquoi ladite rencontre n’en était. Qu’est-ce qui amenait leur présence en ce charmant lieu de rencontre ? Disponibilité ou hiérarchie ? Délicat d’en juger avec une si maigre connaissance de leur organisation. Le « pourquoi elle » ne coulait pas vraiment de source non plus. Bon, ça tombait bien, le deuxième avait l’air décidé à parl- ah non. Pas vraiment en fait, pour oser lui sortir un « tais toi femme et écoute. » Parce qu’elle avait l’air bavarde là ? P'tain impossible que l'un deux la connaisse, en effet.

L’instinct de survie lui soufflait de se saisir de sa seconde baguette, deux pointées sur elle rendait un peu suicidaire l’attente passive, mais d’un autre côté… D’un autre côté s’ils avaient voulu la torturer d’emblée, y avait pas une goule alentour, ils auraient pu commencer bien plus tôt. Là c’était presque déboussolant. Ou alors ils jouaient à lui coller un faux espoir, crédible à condition de mal la connaître car pour la duper inclure tant de rappels d’autorité était maladroit, m’enfin c’était possible aussi. Après, ça passait de possible à certain si elle jouait au con. P’t-être qu’elle ferait mieux d’écouter, pour une fois, ouep. Mais certainement pas à terre. Elle ne rampait devant personne, et pour des individus se revendiquant le droit inaliénable de ne pas vivre cachés, ils devraient comprendre. Se redressant donc, les bottes ancrées dans le silence et le regard braqué sur Rouge dont il semblait être le tour de prendre la parole, elle acquiesça. Posée. Affirmée. Un sourire un brin ironique à cause de la question de la gentillesse. « Kay. » Ne pas glisser ses doigts vers Laguz, même si c’était tentant. Attendre, pour l’instant.


Dernière édition par Lizzie Bennet le Mar 20 Oct 2015 - 17:33, édité 1 fois
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Re: Cimetière de Londres

Message par : Mangemort 67, Mer 7 Oct 2015 - 15:34


Beuh... Je croyais que 49 allait faire un joli petit discours sur notre magnificence, sur nos supers pouvoirs et notre présence partout.  Mais non, il se contenta de me faire comprendre, à son tour, que c'était à moi de parler. Certes habituels étaient les propos sur notre puissant Ordre Noir, mais tellement véridiques donc pourquoi ne pas s'en vanter ? Et l'autre donzelle qui ne faisait qu'acquiescer à ce qu'on lui disait. Genre normal de se faire kidnapper à la sortie de son boulot et se faire transporter d'un cimetière pour se retrouver face à deux mecs masqués, surtout que ce n'était pas encore Halloween. Mais non, la nana se releva pour nous faire face comme si elle avait chu par accident et qu'elle se relevait pour discutailler avec des amis, grosse blague. Elle aurait au moins pu faire semblant d'avoir peur, juste pour me faire plaisir non ?

- Hé hé hé, ma cocotte. Je vois que tu veux jouer à la fière qui ose faire face aux Mangemorts. Je venais de m'approcher d'elle, tout proche, aussi proche que je le pouvais, mes yeux dans les siens. Sa baguette dans ma main gauche et la mienne dans la droite. Puis je recula pour l'observer. Encore jeune, la demoiselle. "Pas de torture au programme, sauf si tu nous tiens tête. Tu es ici parce qu'on le veut. Cela fait un moment qu'on t'observe, qu'on te suit. Je me mis derrière pour jouer avec ma baguette (celle en bois bande de cochons) dans ses cheveux. "Souhaites-tu rejoindre nos partisans ? Agir pour notre cause ? Mettre à notre service tout ce qu'il y a ta disposition ?" Murmurai-je doucement dans son cou que je venais de dégager. Non je n'essayais pas de la séduire, on pourrait le croire, vous auriez cédé à mes avances dans un lieu pareil ? J'étais retourné me mettre à côté de matricule quatre-neuf. "Ne pense-tu pas que les sorciers devraient vivre ouvertement et non se terrer comme si l'on devait avoir honte de nos pouvoirs ?" Je laissais un moment de silence pour que l'effet de suspens, de tension et tout ce qui fait d'un moment comme celui-ci un vrai moment important, puisse bien s'installer. Bah oui. Fallait bien jouer un peu sur ça, parce que la Lizzie ne semblait pas vraiment terrorisée, casseuse d'ambiance qu'elle était. "Bon t'as compris, tu veux mettre un peu de piment dans ta misérable vie ou bien retourner jouer les pimbêches, loin des grandes intrigues de notre monde ? Question directe, pas besoin de faire un bla bla supplémentaire pendant mille ans, le but c'était de la recruter, oui-non question facile demande réponse facile, merci et bonne nuit. Demain y a école fallait que la Poufsouffle ne dorme pas trop tard, sinon elle allait être fatiguée, la pauvre chérie, et l'excuse "je jouais avec mes amis les masqués dans un cimetière de Londres" ne passerait pas vraiment. Quoique cela dépendait du prof, mais breeeeeeeef on s'en fout maintenant on veut sa réponse.

- Quelque chose à ajouter 49 ? Oui au cas où mon camarade d'armes souhaitait rajouter quelque chose que j'avais peut-être omis.
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Re: Cimetière de Londres

Message par : Mangemort 49, Sam 17 Oct 2015 - 19:44


Contrairement à la réaction typique qu'on pourrait attendre d'une adolescente se faisant kidnapper, Lizzie ne paraissait pas spécialement effrayée ou paniquée. Dommage, ça aurait été plus drôle à voir. Elle se contenta d'acquiescer à ce que les Mangemorts venaient de lui dire, attendant visiblement d'en savoir plus sur les raisons de sa présence dans un cimetière. 67, jouant tout de même sur tout le côté "On est dans grands méchants tu ferais bien de nous craindre" lui annonça qu'elle ne se ferait normalement pas torturer. Lorsqu'il l'avait appris cela avait été la plus grosse déception dans cette mission pour 49. La torture il adorait ça, surtout sur des moldus c'était encore plus sympathique.

- Souhaites-tu rejoindre nos partisans ? Agir pour notre cause ? Mettre à notre service tout ce qu'il y a ta disposition ? Ne pense-tu pas que les sorciers devraient vivre ouvertement et non se terrer comme si l'on devait avoir honte de nos pouvoirs ? Bon t'as compris, tu veux mettre un peu de piment dans ta misérable vie ou bien retourner jouer les pimbêches, loin des grandes intrigues de notre monde ?

Il y allait pas par quatre chemins le Soixante-Sept. En même temps puisqu'elle avait pas paniqué et qu'aucun d'eux n'avait prévu de passer toute la nuit au milieu des tombes il n'y avait aucune raison de tourner trois ans autour du pot. Matricule Quatre-Neuf ne doutait pas que la Poufsouffle serait un allié de qualité pour l'Ordre Noir, restait à savoir si elle verrait son intérêt dans leur proposition. Elle avait suffisamment attiré leur attention pour qu'ils viennent la kidnapper et lui parler directement, c'était un traitement super privilégié. Et puis de toute façon si Lizzie refusait leur offre les Mangemorts retireraient probablement leur promesse de non-torture.

- Quelque chose à ajouter 49 ?

Un léger sourire s'étira sur les lèvres du sorcier. Même si son camarade avait plutôt bien évoqué le sujet et exposé leur proposition Quarante-Neuf ne comptait pas rester plus en retrait.

- Tu dois te douter qu'on ne fait pas ce genre d'offre à n'importe quelle pouffiasse qui trouve ça "cool" de faire des trucs de badgirl. J'espère que tu seras assez intelligente pour comprendre que faire partie de nos partisans est ta meilleure possibilité d'influencer le destin du monde magique et que ce ne sont pas ces piafs ou encore les débiles qui nous servent d'Aurors qui vont régler nos problèmes de cohabitation avec les sans-pouvoirs.

Faisant tourner sa baguette en os entre ses doigts, 49 lança un dernier regard à Lizzie à travers son masque.
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Re: Cimetière de Londres

Message par : Lizzie Bennet, Mar 20 Oct 2015 - 23:57


Rouge paraissait frustré du manque de trouble en elle. Son goût du jeu suintait les moindres de ses pas, qui ne cessaient, un, deux, il approchait, un, peu, trop d’ailleurs. Son regard, comme braqué sur elle à travers des orifices petits et méchants, lui donnait toute l’occasion de détailler ce masque. Rouge de Pantalon, nez de Capitan ? Si elle ne distinguait de barbe, portait-il, cachée, l’épée ? Si les masques avaient tous leur signification, laquelle avait-il voulu lui donner ? L’idée de lui poser tranquillement la question effleura son esprit, mais le masqué était occupé à jouer -avec art, admettons le- le sadique pervers qui ferait mouiller des otakus pré-pubères à la lecture, mais probablement pas à la rencontre. Outre la proximité dérangeante, forcément, l’évocation de la torture, ces types étaient les rois de la diplomatie, c’était dingue. Quel cliché. Enfin. Qu’elle ne soit pas au programme, même si c’était sous réserve de son obéissance, n’en était un. Il y avait un truc louche. Ah. Vous me suivez ? Le sadique épris du sentiment de vulnérabilité de ses proies ne pouvait se priver de l’étiquette de stalker, en même temps. Pis v’là qu’il poursuivait plus avant, s’amusant de ses nerfs, la baguette se coulant entre les cheveux de la brune. Rester de marbre, p’tain, ça devenait presque compliqué. Elle lui laissait trop de pouvoir en ne bougeant ; elle lui donnait raison d’en user en dégainant sa baguette. Attendre, encore, quelques secondes.

« Souhaites-tu rejoindre nos partisans ? Agir pour notre cause ? Mettre à notre service tout ce qu'il y a ta disposition ? » Le tournant. Il ne pouvait s’empêcher d’y mêler son théâtre, dégageant son cou de toute protection capillaire, s’enorgueillissant probablement de la vulnérabilité qu’il peignait dans l’immobilité de la jeune femme. Garder un vissage des plus impassibles. Maintenir le rythme de sa respiration. Enfin, comme pour regarder les effets de ses manoeuvres, il recula, s’écarta, s’extirpa hors de la sphère intime pour rejoindre l’autre Mangemort. Mâcher milles mots, mâchonner les mochetés goût morue, macérer mes manques, ne pas me jeter sur lui avec un grand Oui, « Mm », tourner la langue dans sa bouche quoi. Pourquoi ? Pourquoi le ciel est gris, pourquoi tu sens le sirop d’érable, pourquoi y mêler la pression d’un « tout » ?
« Ne penses-tu pas que les sorciers devraient vivre ouvertement et non se terrer comme si l'on devait avoir honte de nos pouvoirs ? » Stop les questions rhétoriques. Si effectivement ils la suivaient au taff, ils connaissaient la réponse. La vraie question, celle qui se formulait plus distinctement dans le silence théâtral de Rouge, était de savoir si elle était de la race qui se battait pour des idées ou observait passivement. Si elle était pion ou joueuse. Quoique, cette question n’était-elle pas aussi rhétorique que la précédente ?

Enfin, ils n’étaient pas deux, et l’autre, Quatre Neuf qu’il l’appelait, avait aussi à déblatérer son avis. Poufiasse, cool, badgirl : au vu du dialecte, il était plus jeune qu’androgyne, celui-là. Le connaissait-elle ? Ce qui était mignon, c’est quand il exprimait ses doutes quant à la possibilité qu’elle ait considéré les phénix ou aurors plus amènes de « régler nos problèmes de cohabitation avec les sans-pouvoir. » Il n’en avait jamais été question. Les seuls aurors qu’elle fréquentait viraient leur badge après quelques minutes, quelle bonne influence je vous jure. Non, la question était de savoir si elle était prête à s’engager. Partisane de l’Ordre noir, ça oui, à cent pour cent. Elle se reconnaissait en leurs idéaux. Le secret magique entravait ses actions, ses chasses, ses expériences, ses pyromanies. Les moldus ne lui étaient qu’objets d’expériences. Se cacher ne lui convenait pas -vis à vis des moldus, de Kholov, de Sudworth. Non, ce qu’elle craignait, c’était de ne pas se faire aux Mangemorts en tant qu’individus. Chaque rencontre avait été pour le moins chargée en émotions. Ce roller coaster, était-elle prête à le choisir pour défendre ses idées ? Etait-elle prêtre à s’engager pour des sorciers qui, elle en était consciente, se fieraient plus à la peur qu’à ses convictions comme moteur d’action, à minima dans un premier temps ?

Regard froid. La blairelle s'avança et s'installa sur une tombe, avec une décontraction au bord de la provocation.
- C’est presque dommage que vous cherchiez à m’intimider pour me poser la question. Vous devriez savoir qu’il est facile de prêcher une convertie. Mais ça fait partie de vos pratiques, du jeu, je m’y ferais. De toute façon, est-ce que je ne m’y adonne pas, moi, à l’échelle de Poudlard ? Oui, j’aspire à défendre vos intérêts, quoiqu’il m’en coûte, car ce sont aussi les miens. Cette saloperie de ségrégation anti-sorcier me saoule. Je veux changer l’ordre des choses. Mais je suppose que les mots ne suffiront à vous persuader. Alors soyez précis. Qu’attendez-vous de moi ?
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Re: Cimetière de Londres

Message par : Mangemort 67, Mer 21 Oct 2015 - 22:26


Hein ?! C'était quoi ce langage ? 49 me faisait un crise d'ado pré-pubère à parler comme ça ? Pouffiasse et badgirl... Au secours. Mais ce qu'il dit après rattrapa ce blabla de gamin. Je ne dis rien. Silence pensant, ambiance glauque. Soirée agréable en somme. Et la Pouffy se décida enfin à parler... Bon, elle faisait la fière, jouait avec les nerfs du Mangemort. Que c'était pénible de ne pas avoir une petite gamine craintive face à soit. Mais en même temps, est-ce qu'il l'aurait choisie si elle avait d'un caractère faible et couard ? Probablement que non. Quelle détermination. Car malgré son assurance exaspérante, elle avait du caractère la donzelle. Et ça me plaisait.

- Nous te demanderons d'exécuter nos ordres, sans discuter. Tu devras faire ce que l'on te dira, sans trahir notre cause. Tu agiras dans l'ombre quand nous te le demanderons et dans la lumière quand nous l'exigerons. Nous ferons en sorte de te récompenser, ou pas hein, si cela nous dit. Mais ne t'avise pas de trahir ton secret. Nous avons le bras long, nous pouvons t'atteindre sans que nous ne nous fassions repérés. Et nous sommes des masqués, notre identité n'a rien à craindre. Contrairement à toi.

Je souris. Certes je faisais dans le méchant qui menace son nouveau partisan, petit discours sur la trahison. Mais que voulez-vous ? Les choses devaient être dites après tout. Nous, les Mages noirs, on ne rigole pas ! Fallait bien que les gens le comprennent ça. M'enfin, la nana face à moi. Elle, comprenait tout, avait besoin qu'on lui parle comme si elle était notre égale (elle pouvait rêver !). Bon je crois que j'avais fait le tour. Les partisans, le petit speech, oui/non ? La réponse était oui. Cela venait gonfler nos rangs. Ce n'était pas du luxe. Peut-être que Londres serait le décor d'une bataille gigantesque entre les deux Ordres illégaux.

- Finito. 49 on se barre. J'allais placer ma main sur le corps de mon camarade et je sens quelque chose de dur. Pas ça... Bande de cochons... La baguette de l'autre princesse jaune. Je la lui lançais dessus comme on pouvait le faire une balle pour un chien. Si ça lui faisait mal, tant mieux. Sinon tant pis.

- Tiens ! C'est à toi. Tu auras de nos nouvelles rapidement.

Eeeeet CRAAAC ! Cette fois-ci, 49 et moi étions partis. J'avais saisi son bras (et rien d'autre parce que je vous vois venir). Nous nous retrouvâmes devant l'une des demeures secrètes de notre groupe. Il semblait n'y avoir personne d'autre. Je salua d'un signe de tête mon acolyte et ôta mon masque, ici je n'avais rien à craindre.

Fin du RP pour nous
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Re: Cimetière de Londres

Message par : Lizzie Bennet, Sam 24 Oct 2015 - 21:15


Pour défendre ses idées, parfois, il fallait accepter d’être simple pion. Ce jour-là comptait sans doute parmi les parfois en question. Des ordres, elle en prenait rarement, mais cet Ordre serait son exception. Difficile de prédire combien de temps elle supporterait cette situation, mais elle se sentait prête à subir quelques contraintes formelles, quelques menaces, quelques intimidations, si cela pouvait lui permettre de rendre à la Magie ce qui était à la Magie. Agir dans l’ombre semblait aller de soit, et de la discrétion elle avait su par certaines occasions maitriser l’art et la manière ; pour la lumière, en revanche, quoiqu’éprise du spectaculaire, l’information la laissait plus inquiète. L’alliée des masquées, cachée à ce jour, mais démasquée, mais vulnérable.

Mais peut-être était-ce aussi ce qui était excitant. Ce qui la poussait à acquiescer comme si on lui racontait que, ce matin, le pain était sec, mais la pomme juteuse. Enfin non. Ce n'était pas une banalité qui faisait courir sur son corps cette antici-passion. Par contre, l’évocation d’une récompense la laissait plus perplexe. Elle aurait bien pris des initiations aux branches sombres de la magie auprès de l’un deux, mais elle n’avait jamais songé que cela puisse être une éventualité. Peu importait pour l’instant, en vérité. Servir et réussir allaient aujourd’hui de paire ; les deux étaient synonymes puisqu’ils désignaient les intérêts des sorciers. Echouer, ce n’était pas mourir, ou pire, perdre son job, c’était être un poids pour l’organisation qui venait de la contacter. Proverbes et termes changeaient de sens après cette rencontre.

Quant à trahir ce secret... Le seul qu’elle pouvait et voulait mettre à mal était le secret magique, idiot. Sourire aux lèvres, comme une inconsciente, alors que les données se gravaient dans son esprit, indélébiles. Adieu, bac à sable de Poudlard ; à présent, les divertissements ne s’y limiteraient. Les jeux resteraient ce qu’ils étaient, tout en prenant une nouvelle dimension, autrement plus addictive, l’adrénaline de la certitude, de la conviction, et du risque emmêlés. Elle n’en maîtrisait encore les règles, c’était un Mao où l’on tirait les ficelles attachées à sa nuque, banal pantin de ses idéaux. Mais une poupée, ventriloque ou non, n’est de cire si elle a des principes à défendre. Les fils étaient un guide, parfois très, trop pressant, mais rien de plus. Son araignée loin du Minotaure de l’ineptie des serfs des moldus.

Les gambettes de la septième année se balancèrent sur le bord de la tombe, ne cessant leur ballet qu'à la chute de la tirade de Rouge. Jambes frêles d’enfant ; certitude d’adulte. Encore entre deux âges.
- Je sais.
Plus les minutes passaient, et plus elle croyait deviner que le plus âgé, enfin, son kidnappeur quoi, Rouge, était placé supérieur à Quatre Neuf dans la hiérarchie de l’Ordre. Outre la répartition des rôles, le niveau de langue, l’androgyne ne référençait pas à son aîné par son matricule. Ou peut-être n’était-ce qu’un hasard. Les règles indicibles ne se dévoileraient de sitôt, mais elle avait la patience, l’endurance de ceux qui en veulent. Une ambitchious.

Elle aurait pu se contenter d’attraper au vol la baguette qu’il lui rendit alors, mais elle préféra dégainer Laguz et la faire venir à elle d’un #Accio Kaunan informulé. Comme pour leur rappeler : "ce n’est pas la crainte du désarmement qui m’a poussée à vous rejoindre."
- A bientôt...
Un crac et les inconnus s’en furent. Ce oui était une équation avec bien des, enfin bien trop d’inconnues. Pourtant elle ne doutait pas. Son regard se perdit quelque temps dans les bougies dansantes, bien entamées alors, jusqu’à ce qu’elle ravisse leur lumière d’un #Eolo Procella, jugeant leur incandescence trop inférieure, vacillante, mourante face à sa rage, au feu qui la rongeait, indicible,

indécent.

Un nouveau crac, et elle rejoignit le Chaudron, son regard ne trahissant aucune émotion, son coeur trépidant d’irrégulières palpitations.  Rythme ternaire accéléré, comme son souffle soudain esseulé. Pour l'instant, cet échange n'avait de directe répercussion sur son état, mais elle savait que le changement était dans l'air. Elle n'avait encore de tache assignée. Mais une chose avait changé.

Pour la première fois, il lui tardait de les revoir.

[Fin du RP, sujet libre.]
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Re: Cimetière de Londres

Message par : Jade Wilder, Lun 2 Nov 2015 - 9:40


Des bonbons ou un sort !?
Pv with Shela Diggle


Halloween.. Une fête traditionnelle, qui pourtant se perds de plus en plus au fil du temps. Jade avait prit l'habitude de fêter Halloween depuis sa plus tendre enfance puisque son père adorait cette fête et ses traditions, les déguisements, les bonbons et les farces, les enfants dans les rues et les habitants leur distribuant des bonbons. Il l'aimait tellement qu'il n'hésitait pas à enfiler lui-même un déguisement totalement ridicule pour suivre ses enfants dans les rues en bon papa poule. Sans doute était-ce ce moment partagé avec son père qui avait tant plu à Jade, provoquant son intérêt à elle aussi pour cette fameuse fête.

Cependant, depuis des années, Halloween n'avait plus la même signification pour l'Italienne. Elle qui ne voyait auparavant que le côté joyeux de cet évènement, était désormais habituée à son côté plus sombre. A Halloween, elle devait désormais fleurir des tombes, y compris celle de l'homme qui lui avait tant apprit. Autant dire que le plaisir avait prit une toute autre tournure, bien moins positive.

Cette année était plutôt particulière, puisqu'il lui était impossible de réaliser cette mission. Ses parents se trouvaient en Italie, elle ne pouvait pas faire le voyage avec les cours et tout ce qui lui prenait son temps au quotidien. Même Jake ne pouvait pas y aller, lui était trop prit par son travail. Autant dire que Jade était relativement maussade en ce jour d'Halloween. Poudlard fêtait ça dignement, bien plus que beaucoup de moldus à ce jour, malheureusement la jeune fille n'avait pas la tête à faire la fête. Rien n'allait, il fallait bien le reconnaitre. Elle était toujours en fauteuil - détail dont sa famille ignorait encore tout - le travail s'entassait, elle avait du mal à suivre et son moral était loin d'être au top.

Alors, ce jour là, elle avait décidé qu'il était temps qu'elle aille sur une autre tombe. Si l'adolescente ne pouvait pas pleurer ses parents en Italie, elle le ferait en Angleterre, puisque là aussi reposait un membre de la famille Wilder. Sa grand-mère, une femme exceptionnelle, avait quitté ce monde peu après le décès des parents Wilder, accablée par le chagrin. Elle n'avait simplement pas tenu le coup. Cependant, étant donné qu'elle habitait à Londres, elle avait été enterrée là-bas. Peut-être que Jade se sentirait un peu mieux si elle avait au moins quelqu'un à pleurer ?

C'est sur ces pensées peu joyeuses que la Poufsouffle avait prit la route pour le cimetière de Londres. Un cimetière immense d'ailleurs, bien plus que celui qu'elle avait l'habitude de parcourir en Italie. Elle ne s'en rendit véritablement compte qu'une fois devant les grilles.

On peut dire qu'elle avait bien choisit son moment la jaune et noir, il faisait pratiquement nuit. Le soleil se couchait lentement à l'horizon, c'était magnifique. Si la blondinette prenait le temps d'observer le spectacle, ce n'était pas par hasard. Elle hésitait. Entrer dans ce cimetière, c'était se rappeler. Bien sûr, le but d'Halloween était avant tout de ne pas oublier les morts, ça alimentait la bonne conscience des faux-culs n'allant sur les tombes qu'une fois par an pour cette occasion. Mais Jade se demandait encore si c'était une bonne qu'elle vienne là.

Elle était lâche, pour une fois.

Inspirant puis expirant avec lenteur, la blonde finit par pousser les grilles comme elle le pouvait, avant d'entrer. Il n'y avait plus personne à cette heure-ci, normal, il commençait à se faire tard et personne ne veut être dehors la nuit par un soir d'Halloween. Enfin, à part les enfants qui faisaient le tour du quartier, mais ceux qui entraient dans le cimetière ne couraient pas les rues.

Cheminant entre les tombes, sans ciller, Jade savait où aller. Pourtant elle n'était venue qu'une fois et elle était jeune, mais elle se souvenait très bien du chemin à emprunter pour rejoindre la fameuse tombe. Cette ambiance lui donnait froid dans le dos, parfait décor de film d'épouvante. Le seul avantage de son fauteuil était ce côté magique. Elle avait les mains libres pour tenir un bouquet des fleurs préférées de sa grand-mère. Et c'est seulement en se retrouvant devant la tombe que l'Italienne réalisa une chose: ça lui manquait. Les soirées en famille, les rires, les joies, mêmes les bobos sans importance soignés par un bisou magique, tout ça lui manquait beaucoup trop. Comment retrouver ça alors que tout s'était écroulé si vite ?

Une larme s'échappa, amorçant l'arrivée des autres. Il était rare que Jade pleure dans un lieu public, trop habituée à ses principes. Pour elle, pleurer était un signe de faiblesse. Elle ne pleurait pas devant les autres, c'était bien trop.. dérangeant.

Alors, lorsqu'elle entendit des bruits étranges, la Poufsouffle fronça les sourcils, effaçant les larmes sur ses joues avec maladresse, à la hâte. Quelqu'un se trouvait aussi dans le cimetière visiblement. Mais.. c'était des bruits vraiment étranges. Quelqu'un allait être enterré ? A Halloween ? Plus glauque, tu meurs, sans mauvais jeu de mot. Déposant les fleurs sur la tombe, Jade décida de suivre le bruit. Pourtant, elle aurait dû partir en courant, mais chez elle la curiosité était souvent plus puissante que le reste de ses sentiments.

Quelle ne fut pas surprise en reconnaissant la silhouette à quelques mètres devant elle. En reconnaissant ces cheveux blonds, ce visage qu'elle avait toujours trouvé joli. Shela. Qu'est-ce qu'elle fichait là, et surtout, qu'est-ce qu'elle faisait ? Une expression mêlant surprise et interrogation, Jade s'approcha un peu plus.

- Shela..? Che co.. Qu'est-ce que.. Perché tu es là..?
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Re: Cimetière de Londres

Message par : Shela Diggle, Lun 2 Nov 2015 - 21:44


Est décédé Nicholas Robbs né à Tignes
Profession Négociant commercial
Cause du décès Arrêt cardiaque
A Londres a 2h30min

Un morceau de papier. Rien qu'un morceau de papier, rien qu'une maigre preuve qu'ils se trouvaient ici et pas ailleurs. Londres. C'est flou, pas net, trop peu précis, je ne me trouve devant celui-ci que parce qu'il s'agit du seul dont je connaisse l'adresse. Comment ça je vais mal ? Fermez-la, vous n'en savez rien. Rien. Je vais parfaitement bien. Alors pourquoi t'penches-tu sur la question, hum ? Tout m'y force. Le regard des autres, notamment. Plutôt ton regard sur le regard des autres. Peu importe. Grande inspiration, je passe les grilles du cimetière.

Par où commencer ? Je n'ai rien, pas un seul indice. J'n'ai jamais aucun indice, d'ailleurs. Jamais aucune manière de me sortir de ma tête, de me sortir de la tête toutes ces idées étranges, pas de plan, pas de guide. Faut que j'arrête de m'apitoyer sur mon sort. C'est trop bête. J'ai les problèmes que les gens pensent que j'ai, alors qu'il n'en est rien. Pas vrai ? Je doute parce que les autres en doutent eux-mêmes, et ce doute s'insinue dans mes songes, sournoisement me prend en otage, me force à le prendre en moi, à lui offrir mes faiblesses en repas, comme une maladie qu'on attraperait d'autrui. Invisible jusqu'à ce qu'elle t'ait toi aussi. Pas la peine de penser à ça. Ni à pourquoi je suis là, d'ailleurs. Ni à rien. Je regrette, j'aurais du rester tranquillement sous les couettes. Mais alors le Vide serait revenu. Le Vide ou la bouteille sous mon lit, autant se jeter au monde, plus envie de m'échapper, pas de cette façon. C'est bien trop éphémère, il me faut autre chose. Cette autre chose que je tiens pour l'instant sous promesse, meilleur et pire bouclier à ériger contre moi. Je ferais plus attention aux paroles que je donne, à l'avenir. Les noms défilent, les corps aussi, certainement, séparés des vivants par quelques centimètres de terre, séparés de leurs âmes par je ne sais combien de kilomètres d'air en plus. J'ai beau ne pas être superstitieuse ou même croyante, un cimetière, c'est glauque. Et impossible d'y amener quelqu'un. J'ne sais pas moi-même pourquoi je m'y rend, pourquoi j'ai besoin de voir le lieu où mes grands-parents gisent - en paix, espérons-le. Pour renouer ? La bonne blague. Avec leurs cadavres, peut être. Pour garder un lien avec mon père ? Le plus simple resterait encore d'aller chercher cet autre morceau de papier avec un nom, un numéro, un semblant d'adresse dans la boite à papiers de la cuisine. Le plus simple serait d'être courageuse, en somme. Je me veux courageuse, je me suis toujours décrite comme telle, j'ai toujours voulu observer cette loi que je m'étais fixée, seulement il ne sert plus à rien de nier. Je suis lâche. Je fuis absolument tout, les obligations, les gens... Moi-même, surtout.

Moi qui m'étais promis d'arrêter, avec ces histoires. Fermes-là et oublis. Fermes-toi et oublis. Plus lâche tu meurs. L'endroit est bien choisis. J'pourrais crever là que personne n'y prendrait garde, un mort parmi les morts, pas de problème, on prendrait l'emplacement d'un autre pour m'y mettre et hop, terminé, plus de soucis, plus personne pour vous traiter de lâche, de rien du tout, d'ailleurs. Pas que j'ai envie de mourir, loin de là, mais ce serait simple. M*rde, j'ai du louper des noms. Je me retourne, passe les quelques sépultures auxquelles je n'ai pas prêté l'attention qu'elles requièrent et continue mon chemin. Tellement plus simple d'appeler papa. De lui demander ce qu'il fiche, où il est, que m*rde, il me manque, parce qu'un papa ça se remplace pas. Bordel. J'me serais jamais avouée ça, qu'est c'que j'ai ? Si j'avais été d'humeur badine, j'aurais dis que les esprits d'ici m'poussent au deuil. Deuil de quoi ? Du refus ? Peut être. Tout est bancal, trop bancal, ça penche d'un côté, de l'autre, pas d'équilibre possible, pas de sens, aucun sens, j'suis perdue. J'suis tout le temps perdue. Tout est peut être, rien n'est certain, rien n'est sûr, pas d'échappatoire, pas de fuite possible, une fuite de soi-même, c'est impossible. J'n'aime pas ce mot, mais il est stupide d'en employer un autre. Les tombes se font moins belles, ici, des gens avec de plus humbles moyens, ou qui jugent l'âme plus importante au corps qui de toute manière ne vaut plus grand chose, à moitiés décimées ou plongées sous terre, des noms plus effacés. Hé. Là. Juste là. Nicholas, plus la boucle d'un R majuscule, juste en dessous. Cœur qui s'affole. J'comprend pas. M'affale à quatre pattes sur le carré de terre meuble, pas besoin de respect pour un carré de terre, pas vrai, mes mains qui s'agitent sur le caillou taillé, creuse, bordel, creuse, des mottes entières qui s'en vont, pas la peine, c'est déjà découvert, c'est déjà dit. Robberts. Je tombe sur mes talons, dépitée. Quelle débile. Se croire vainqueur avant même d'avoir entamé la tâche.

- Shela..? Che co.. Qu'est-ce que.. Perché tu es là..?

Je bondis violemment, aïe, ça tue la nuque, ça ne sert à rien, je sais mes genoux et mains crasseux, un trou suffisamment grand pour être suspect devant la sépulture et je suis toujours debout sur une tombe. Inconnue, d'ailleurs. Il fait sombre, bien plus qu'à mon arrivé, je m'en rend compte seulement maintenant, après ce petit coup émotionnel, comme si l'on m'avait réveillée en me secouant par les épaules. Pas drôle. Pas drôle du tout. C'aurait pu être pas mal de monde, mais il avait bien sûr fallu qu'il s'agisse d'une personne que je tenais haut en estime. D'une personne à laquelle je devrait une explication plausible. Je devais avoir l'air de vouloir déterrer quelque chose. Déterrer un mort.

- Jade, je... Te mets pas à bégayer. Te mets surtout pas à bégayer. J'voulais qu'on voit le nom d'cette personne, l'était caché, marmonnais-je. Pourri. Mais la véritable raison était bien trop honteuse, surtout mon emballement face à ces lettres, cette lettre ayant ressemblé aux miennes. Et toi ? J'vais te tuer. Y'a que toi pour faire ce genre de choses débiles dans un cimetière, QUE TOI, et tu vas demander à quelqu'un ce qu'il fiche ici ? Mais voir ses morts, bordel ! Désolée, j'suis bête, c'est... Ah non. Ah non, tu vas pas te mettre à chialer. Bordel mais retiens-toi, s'il te plaît...
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Re: Cimetière de Londres

Message par : Jade Wilder, Dim 8 Nov 2015 - 17:45


Des dizaines de questions passaient par la tête de Jade, pourtant elle n'en posait aucune. Elle aurait pu pourtant, sa curiosité n'était plus à prouver, mais bizarrement elle sentait qu'il ne valait mieux pas poser plus de questions. Pas pour l'instant en tout cas.

Alors, elle se contentait d'observer. Observer cette fille que la Poufsouffle commençait à apprécier. Une de ces rares filles qui repoussaient les limites qu'elle s'était fixé. Une de ces filles que Jade avait besoin de protéger, inconsciemment ou pas. Et là, ce réflexe ressurgissait en force. Shela avait les genoux et les mains couverts de terre, des cheveux blonds barraient son beau visage, elle semblait avoir été prise d'une folie sans nom. Mais pourquoi ? Le regard ambré de l'Italienne fut attiré par la tombe. Un nom y était gravé, mais elle ne le connaissait pas du tout. Normal après tout, et plutôt rassurant, elle ne connaissait pas tous les morts présents dans les cimetières, wouhou. Plus sérieusement, un trou de terre décorait joyeusement la tombe découverte, c'était peu rassurant, surtout un soir d'Halloween. Peut-être que l'Italienne n'aurait pas dû venir dans ce cimetière, peut-être qu'elle aurait mieux fait de rester dans ses draps à ruminer ses malheurs en étant désagréable avec quiconque lui aurait adressé la parole ? Ouais mais non, elle n'était pas comme ça. En tout cas, rarement. Il faut aller de l'avant dans la vie, n'est-ce pas ?

Facile à dire pour quelqu'un étant toujours à l'affût du moindre bruit suspect, ayant un mal fou à faire confiance aux autres et n'étant même pas capable de dire à quelqu'un de proche qu'ils étaient amis. Elle gardait des séquelles d'à peu près tout ce qui avait cloché dans sa vie. Et puis elle était encore et toujours dans cette saleté de fauteuil.

Alors, en était-il de même pour Shela ? Qu'est-ce qui torturait à ce point cette fille ? Pourquoi ça la rendait fébrile au point de vouloir déterrer les morts ? Car c'est tout de même l'impression que la situation renvoyait. Il fallait une explication, mais comment l'aborder ?

- Jade, je...

Hésitation. La Serpentard cherchait ses mots, ce qui confirmait l'idée originelle, quelque chose n'allait pas. Jade le voyait déjà depuis un moment à Poudlard, à chaque fois qu'elle avait affaire à Shela quelque chose clochait et impossible de comprendre quoi sans poser des questions. Des questions.. Avait-elle seulement le droit de poser des questions à Shela ? Après tout, elles ne se connaissaient pas tant que ça..

- J'voulais qu'on voit le nom d'cette personne, l'était caché.

Hm, explication peu rationnelle pour plusieurs raisons. "Cette personne" premièrement, Jade n'irait pas creuser la terre d'une tombe juste pour voir le nom d'un parfait inconnu. Et puis, pas de cette façon là. En arrivant, si elle n'avait pas reconnu la jeune fille, Jade aurait cru à une bête folle de rage. Alors cette explication lui paraissait tout de même peu convaincante. Il fallait faire un choix. Faire semblant que tout va bien et jouer à la parfaite hypocrite ou foncer dans le tas avec l'incertitude du résultat. Jade haïssait l'incertitude, surtout lorsqu'il s'agit de personnes qu'elle apprécie. Alors quoi, que faire, quoi dire, quoi demander ?

- Et toi ?

Hein ? Ah oui. Perdue dans ses réflexions, Jade n'avait même pas prononcé un mot, observant encore et toujours Shela mais ayant pourtant oublié de répondre. Pas vraiment oublié, au final. En pleine hésitation serait plus juste.

- Désolée, j'suis bête, c'est...
- Oh non, non ess.. soit pas.. désolée. Va tutto bene.

Voilà, commençons par quelque chose de concret. Jade n'allait pas lui reprocher ça quand même ! Il n'y avait aucun mal, surtout qu'elle semblait vraiment déboussolée pour le coup. S'approchant légèrement de la tombe, Jade esquissa un sourire doux, comme à son habitude. Sourire simple, pas joyeux, mais sourire quand même.

- Je suis venuto pour.. voir ma.. hum.. je crois que c'est.. grand-mère. Le bon mot.. Elle.. repose ici. La seule che posso.. pleurer..

Outch. Non, là ça fait mal. Par réflexe, Jade s'était mordu l'intérieur de la joue pour s'arrêter. Non mais d'où elle allait raconter ça ? Shela avait autre chose à penser que les malheurs d'autrui, et puis elle n'était pas à plaindre l'Italienne. En tout cas, elle ne voulait pas qu'on la plaigne. Ses yeux dorés se reportèrent finalement sur la tombe à demi profanée. Il fallait risquer une question, sinon la situation deviendrait gênante.

- Tu cono.. pardon.. connais.. cette personne ?

Il y avait une autre question, une question que Jade craignait elle-même. Mais là, elle voulait le savoir.

- Tu vas.. bien ?
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Re: Cimetière de Londres

Message par : Shela Diggle, Lun 9 Nov 2015 - 23:35


- Oh non, non ess.. soit pas.. désolée. Va tutto bene. Dieu merci, ou Jade merci, une réponse rapide, assez pour avoir quelque chose sur lequel se concentrer, se concentrer si fort qu'on en oublierait les yeux qui picotent et menacent de se déverser de leur douleur. Serres le poing, enfonces y tes ongles, j'peux pas répondre à ce sourire, pas possible, autrement je vais éclater, je le sais, c'est certain. Changer la plaie d'endroit, c'est faisable, mais douleur physique ne remplace par douleur morale.

- Je suis venuto pour.. voir ma.. hum.. je crois que c'est.. grand-mère. Le bon mot.. Elle.. repose ici. La seule che posso.. pleurer.. M'en doutais. M'en suis douté trop tard, d'ailleurs, s'pèce d'imbécile. Seule et unique raison de trainer à pareille heure dans ce genre d'endroit. Sauf toi, bien entendu. Faut toujours que tu fasses les choses de travers pile au moment où tu devrais faire comme si tu n'étais pas en marge de la société. Pile au moment où tu devrais faire comme si tu étais normale et que tout allait bien. Mais ç'marche pas comme ça, ç'marche jamais comme ça. Faudrait peut être juste arrêter de faire des trucs étranges. Tu cono.. pardon.. connais.. cette personne ? En voilà une question pertinente. Et tout à fait décente. J'me serais posé des questions, si j'l'avais trouvée là, moi aussi. Elle devait avoir peur pour mon équilibre mental. Peur de moi, qui sait. Mais si tel était le cas - et je refusais d'y croire, ce serait trop cruel -, elle ne s'serait pas avancée, surtout en fauteuil, si ? Elle aurait foutu le camp juste après avoir pris connaissance de mon identité, histoire de faire en sorte de ne plus jamais croiser ma route. Amertume. Au moins t'as plus envie de pleurer. Connaissais-je cette personne, non, pas le moins du monde, j'pouvais mentir, facilement, dire que oui, un parent éloigné, on vient pas souvent, faudrait peut être, raconter un morceau de vie histoire de camoufler cette escroquerie, la cacher sous une fausse folie, une fausse douleur, un faux deuil. Le deuil, c'est à une personne bien vivante que je devrais le faire.

- Tu vas.. bien ?

Blanc. Question qui tue. La pire au monde. Pourtant il me serait tout aussi facile de construire un masque autour de cette réponse également, tout aussi facile de répandre une fausse idée de mon état. Mais blanc. Parce que j'y ai trop réfléchi ? Ou pas assez ? Parce que la réponse m'est insupportable ou que je me la cache toute seule depuis un temps ? Sais pas. Sais jamais rien. T'oses pas, t'avances plus d'opinion sur toi, tu te braques dès qu'il s'agit de toi, bordel, c'te question ne pourrait valoir que pour aujourd'hui, maintenant, juste à cet instant, t'es demeurée, m*rde. Peut être. Peut être qu'elle ne veut un avis que du moment présent, de si j'vais bien comme on se le demande en début de conversation, pour la faire, la conversation, sans plus s'occuper de la réponse qui, de toute évidence, sera positive, oui, j'vais bien, et toi, voilà, terminé, sujet envolé, passons à autre chose. C'est bête, mais j'n'imagine pas qu'il s'agisse de cette question là. J'suis pourtant pas douée en décryptage d'intentions, pas vraiment, pas autant qu'il le faudrait, p't'être que je me trompe, que mes sentiments influencent mon ressenti. Mais peut être, c'est laisser trop de doute, et j'pense ne pas tant douter, cette fois. J'peux même plus mentir pour l'autre question. Bordel. Vite décimée, la protection. Trop facile. Dépend certainement de beaucoup de chose, dépend certainement beaucoup de l'interlocuteur, aussi. Mais à quoi bon s'voiler la face ? A quoi bon mentir, très bien merci, j'viens juste vérifier si mon grand père est toujours bien mort, histoire qu'on retrouve pas ses ossements chez nous un de ces jours, tu vois ? J'aurais aimé trouver un compromis. Dire une chose, continuer à pouvoir nier pour moi-même. Une chose, t'oses même pas appeler ça vérité. Mais puisque je n'en ai aucune idée. Alors d'accord. Souffles. Parles lentement, ou t'auras envie de chialer. Prends de la distance. Tu t'en fous, des conséquences, de toute manière. Prends de la distance, ça ne t'affecte pas, pas du tout, du tout du tout.

- Non. Aucune idée de qui c'est. Trompée d'endroit, je crois. Etrange, comme réponse. Vague, étrange, portant à confusion. Mais on s'en tape. Désolée pour ta grand mère. Ouais, évitons de passer pour une sociopathe en plus d'une cinglée. Presque envie de lui demander si j'avais l'air de quelqu'un qui va bien, mais il aurait été plus logique de demander si j'avais l'air de quelqu'un de normal, alors évitons. Pas... super bien. Non, non, pourquoi tu RENIFLES bordel, j'm'en fiche que tu perde la face, c'est pas un problème avec Jade, mais pas pleurer, j't'en pris, pas ça. Mais toi tes, jambes, ça va ? Timbre de voix qui dégringole. J'ai au moins pu changer de sujet avant de m'enfoncer à nouveau les ongles dans la peau.
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Re: Cimetière de Londres

Message par : Jade Wilder, Jeu 26 Nov 2015 - 9:34


La conversation était plus pesante que Jade ne l'aurait cru. Pas pesante dans le sens ennuyante non, elle ne s'ennuyait pas en parlant aux autres la blondinette. Surtout aux personnes qui ont un truc, comme Shela. Mais très pesante, dans le sens où Jade sentait que quelque chose clochait, que la blonde en face d'elle n'allait pas si bien qu'elle voulait le prétendre. Fichu don qu'elle possédait depuis longtemps, son hyper-sensibilité avait cette faculté, percevoir facilement quand quelque chose n'allait pas chez les autres. Parfois, Jade l'ignorait, parce-que ça ne la regardait pas. Mais là, elle ne pouvait pas ignorer, parce-que c'était Shela. L'Italienne pouvait prétendre à peu près n'importe quoi, mais dire qu'elle n'éprouvait pas de l'affection pour la Serpentard serait mentir. Elle était douée pour le mensonge. Alors elle n'en dirait rien. L'attachement, c'est pas bon. Ça fait mal si on le perds.

Toujours ce blanc. Première chose, il fallait trouver pourquoi ce blanc était apparut. Quelle question faisait défaut ? Malheureusement, Jade en vint à la conclusion que le problème ne venait pas d'une seule question, mais des deux. Trop de changements d'expression, trop de doute planant dans l'air, lui donnant la chair de poule alors qu'elle n'avait pas froid.

- Non. Aucune idée de qui c'est. Trompée d'endroit, je crois.

Le regard ambré de l'Italienne se posa de nouveau sur la tombe, par réflexe. Un ou une inconnue et pourtant, une telle rage de déterrer les morts ? Hm.. Bien, on va faire comme si c'était plausible.

- Désolée pour ta grand mère.

Ah, oui. Jade aurait presque oublié ce point là de la conversation. Elle était comme ça la blonde, bien souvent les problèmes des autres primaient sur ses propres idées noires. Et là, justement, Shela ne semblait pas aller bien. Ce n'était pas dans ses habitudes de laisser tomber ceux qu'elle.. appréciait. Elle avait besoin de les savoir bien pour se sentir bien elle aussi, se projetant presque pour en oublier ses soucis. Et le pire, c'est que ça fonctionnait relativement bien. Jade était déprimée, écoeurée, fatiguée, en colère, et tant d'autres qualificatifs, mais là une seule chose comptait véritablement: ne pas lâcher la préfète.

- Non si preoccupi. J'ai fais mon lut.. deuil depuis a lungo.. enfin.. un.. moment..

Étrange d'ailleurs. Jade avait accepté la mort de sa grand-mère depuis plusieurs années, mais celle de ses parents restait gravée dans sa mémoire et dans son coeur surtout, le saignant à vif au fur et à mesure du temps qui passe. Une chose est sûre, si il s'agissait de leurs dépouilles reposant dans les tombes plus loin, elle ne serait pas aussi.. saine d'esprit, en cette nuit d'Halloween.

- Pas... super bien.

Oh. Elle l'a dit. Fixant la blonde sans ciller, Jade ne savait comment réagir. Ce n'était pas quelque chose qu'elle pourrait dire, elle. Elle allait bien, un point c'est tout, même en étant plus déprimée que jamais. Elle fonctionnait comme ça, impossible de dire quand ça ne va pas. Se plaindre, ce n'était pas son truc. Mieux vaut tout garder pour soi, c'est bien plus facile, bien plus supportable. Alors à cet instant, Jade admirait Shela. La peine, plus visible que cette dernière le pensait, se lisait si facilement sur le visage délicat.. Si facilement que l'Italienne avait une réaction primaire: l'envie de lui faire un câlin.

Quoi ? Les câlins, ça détends, c'est scientifiquement prouvé. Ça stimule une hormone, l'endorphine ou un truc du genre et donc, ça calme. Les câlins, c'est le bien. Malheureusement, Jade ne pouvait pas faire ça. Premièrement, c'était contre sa réaction protectrice de s'éloigner de toute potentielle affection. Deuxièmement, elle ne connaissait pas suffisamment Shela. Troisièmement, faire un câlin en étant en fauteuil roulant c'était pas pratique quand même. Donc, pas de câlin.

Cependant, alors que Jade pensait que Shela poursuivrait, il n'en fut rien.

- Mais toi tes, jambes, ça va ?


Non, elle avait changé de sujet. Bon. L'adolescente n'était pas adepte de l'insistance, visiblement la préfète voulait changer de sujet, alors soit. Seulement, la voix presque tremblante de Shela inquiétait la Poufsouffle. Elle était au bord des larmes en fait, elle tentait de le masquer, mais Jade n'était pas dupe et ce pour une bonne raison: elle masquait bien souvent ses larmes elle aussi, refusant de pleurer devant qui que ce soit. Il s'avère que lorsqu'on connait bien une situation, on la reconnait facilement chez les autres. Que faire ? Répondre et faire comme si de rien n'était ? Nan, c'était pas son trip d'ignorer les problèmes des autres au final. En tout cas, pas ceux de Shela.

- Rééducation. Mais.. pour l'instant.. il n'y a pas.. molti risultati..

Pour l'instant. La blondinette comptait bien y remédier, peu importe comment. Mordillant l'intérieur de sa joue, Jade n'hésita que quelques centièmes de seconde avant de s'avancer un peu plus jusqu'à la vert et argent. Lentement, elle prit l'une de ses mains, la serrant légèrement. Un sourire sincère, calme, apparut sur ses lèvres, un sourire se voulant réconfortant. Mais pas de pitié. Nan, la pitié c'est nul. Il n'y avait pas besoin de mots, Jade voulait juste.. être là. Libre à Shela de refuser son soutien ou pas, ce n'était pas à elle d'en décider. Mais hors de question d'ignorer.
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Re: Cimetière de Londres

Message par : Shela Diggle, Mer 2 Déc 2015 - 19:00


Pas de résultat, ah, très bien, pas de résultat, oui, tout à fait, se raccrocher à deux trois mots, y concentrer absolument toute son attention, pas-de-résultat, intéressant, j'veux dire, c'est nul, mais ça changera, pas de soucis, faut que ça change, autrement y'aurait pas de rééducation, pas vrai, aller, encore une fois, avec exactement la même voix, la même façon de former chaque syllabe qu'elle, pas de résultat, voilà, c'est bon, chuut, doucement, le reste maintenant, le souffle le coeur, du calme, tout va bien, je gère, je gère. Et puis soudain imprévu, proximité humaine, proximité humaine non neutre, douce pression de la main sur la main, émotion, de l'instant et surtout ébullition, en moi, paf, coup au coeur, concentration qui explose, c'est la main aux ongles en plus, aucune importance mais un rien suffit à faire déborder, pas vrai, mord les joues, mord des yeux le ciel, tourne la tête le plus possible, un profil déchu vaut mieux qu'un visage tout entier. Boule à la gorge. Faire en sorte qu'elle n'éclate pas, elle aussi, pleurer est une chose, le faire en silence en est une autre, oh et puis m*rde, c'est trop tard de toute manière, y'a, quoi, peut être seulement l'énormité de ce pas super bien qu'il reste à mesurer, les larmes y sont. J'ai jamais compris les gens ayant honte de pleurer. Le problème, c'est pas pleurer, c'est se découvrir et se mettre à découvert, dangereuse mise à nu. C'est s'obliger à voir une vérité que l'on n'accepte que dans le regard de l'autre. Nan, pas accepter. Autre chose.

C'est bizarre. D'avoir le sentiment que ce truc est là depuis un temps déjà, sans pouvoir dire ce dont il s'agit exactement. Pas envie de savoir. Vraiment pas. L'idée y est. Mais j'n'avais jamais eu cette puissante et déstabilisante envie d'en relâcher quoi que ce soit. La faute, puisqu'il en faut une, sinon j'aurais à m'accuser, la faute au lieu, à l'imprévu, au temps, à Jade son arrivée, ce que vous souhaitez, mais c'n'était pas prévu, pas contrôlable, pas une chouette chose, j'ai l'air de quoi ? De ça je me fiche pas mal, jamais eu trop de mal à ce que l'avis d'autrui ne m'importe et ne m'importune point, j'ai perdu toute dignité à l'instant où la demoiselle dorée s'est pointée ici. Alors quoi ? D'où ça vient, ça ? Douloureuse rencontre. Faut donner un nom à ce truc. Ca doit bien appartenir à quelque chose, une catégorie, un nom pour le figer le ficher et apprendre à le chasser, ça doit bien exister. Boule dans la gorge. Rien que d'y penser, ça remonte, ça gronde et ça grogne, ça veut s'échapper - de mes yeux de mes lèvres de mon être - mais je recule, piaffe et désapprouve, ce n'est certainement pas le moment, il n'y a rien, surprise d'avoir été prise sur le vif, voilà tout, oublis tes idées, tout faux, tout va bien, tout est toujours bien allé, du moment que ça fonctionne, il n'y a pas à s'en faire. Pas vrai. Mais ça a dérapé, t'sais très bien c'qu'il en est, mais compromis, ça te dis ? Plis bagage, gardes ça, pour l'instant, attends encore un moment, s'te plaît, parles pas, serres les dents et reprends toi...

Brusque souvenance d'une main sur la mienne. Main inerte. J'me manipule. J'pourrais arrêter ? J'connais pas du tout cette personne. Même pas son nom. Rien du tout. Heureusement que Jade n'fait pas partie d'ces gens peu séduits par les effusions de sentiments. Mais pas envie de parler de ma famille. C'pas ça qui va mal, pas vrai ? Pas vraiment. J'suis juste tarée. Serrage de paupières. Ca empêche pas les larmes. Peut être marmonné un désolé, aussi.
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