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Harry Potter 2005 :: ~¤~ Académie de Poudlard ~¤~ :: Le Parc
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Coin des amoureux
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Re: Coin des amoureux
Invité, le  Lun 31 Juil 2017 - 20:34

rp avec Chester

J’attendais avec impatience depuis des jours l’arrivée du courrier. Non, je n’espérais pas une lettre d’Anna, enfin si mais pas que, celle-ci accompagnerait un ouvrage que je lui avais demandé. Un livre sur le sommeil, un brin philosophique d’un auteur moldu connu en son époque, Bernard Werber.  Préoccupée, je mangeai peu, désirant voir mon facteur débarqué avec mon colis. L’heure arriva et une armée de volatiles pénétrèrent dans la grande salle virevoltant dans tous les sens, chacun trouvant sa destination on ne sait comment. Le regard chassant le plumage blanc, j’aperçus Éolia munie d’un paquet qu’elle lâcha au-dessus de ma tête et que j’attrapais.

« Merci ma belle ! », lui dis-je avant de s’enfuit en lui lançant un baiser au vol.

Telle un enfant avec un cadeau, je déchiquetai l’emballage, pas trop sauvagement non plus pour ne pas transformer la lettre en confettis. Je la glissai dans la poche de mon haut, à côté de mon cœur, je la lirai au calme en soirée, et je dévorais des yeux mon trésor. Plus rien n’existait à ce moment, j’étais déjà plongée dedans. Ah cette magnifique nouvelle m’ouvrit l’appétit et je me délectai des mets présents. Me faudrait des forces pour l’après-midi, prêtre à manger l’ouvrage d’une traite.

Après une sieste digestive pour me ressourcer je pris la direction du parc. Beau temps, chaleur, un monde fou et pourtant j’affichais un sourire radieux dans mon pantalon et chemisier blancs, comme si un ange passait. Visiblement Cupidon avait précédé ma venue. Que c’était risible, des couples, si jeunes, si naïfs, croyant en l’amour. Amour qui volerait en éclat à la première dispute ou qui ne résisterait probablement pas à la séparation estivale et la distance si les tourtereaux n’habitaient pas proches l’un de l’autre. Profitez bien de vos échanges charnels et du goût de vos lèvres respectives avant que le sevrage ne vous tombe dessus !

Ils avaient eu le don d’assoupir mon bonheur par le leur aussi éphémère soit-il. Dire que la journée avait si bien commencée… Heureusement il me restait toi, mon livre. Je dus m’enfoncer dans les profondeurs des jardins pour trouver un banc de libre. Assise les jambes croisées, je m’enfermai dans ma bulle et commençai ma lecture. Prisonnière de mon petit monde, je ne prêtai aucune importance aux insectes me tournoyant autour. Seuls les verbes avaient mon attention.

La lumière du soleil éclairait les pages et j’avalais les lignes comme une affamée mise trop longtemps au régime. Quand la nuit vint me perturber… Je ne voyais plus les mots, plongés dans l’obscurité malgré la chaleur dégagée des rayons de notre astre. Ce n’était pas les ténèbres mais une ombre… Présence humaine à mes côtés non désirée s’interposant dans mon activité. Levant mes yeux, j’observais le coupable de cette interruption.

Un garçon brun d’environ mon âge à la louche… Enfin de ce que je reconnus à travers une capuche. Quel drôle de look ! Je me croyais extravertie avec mes tenues longues pour protéger ma peau des UV mais alors celui-là me détrônait haut la main ! Des leçons d’élégance lui ferait pas de mal. Bref, c’était pas à mon de lui apprendre les bonnes manières, de toute un homme n’est pas capable de les retenir néanmoins il m’intriguait. Pourquoi était-il venu s’installer à mes côtés ? Et pourquoi diable il me bouffait de la sorte avec son sourire de psychopathe ? Décidément, on ne pouvait jamais être tranquille dans ce château…

« J’ai un bouton sur le nez pour que tu me regardes de la sorte ? », lui demandais-je d’un ton neutre.

Sois gentille Mered, du moins essaye. Il a encore rien fait de mal, laisse-lui une chance de se montrer adorable, tu le grifferas plus tard. Oui conscience, je veux bien tenter mais je te promets rien, tu sais que moi et les hommes…
Azaël Peverell
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Re: Coin des amoureux
Azaël Peverell, le  Mar 17 Oct 2017 - 16:15

Post unique
Suite d'ici


Le chemin du village sorcier jusqu'au château s'est déroulé sans encombre. Tu es resté invisible, sous la cape de Leo. Pas la peine de chercher les embrouilles non plus. Le parc est totalement désert. Normal, il fait nuit, le couvre-feu est effectif. T'as l'habitude de traîner tard dehors. Les règlements du château, tu ne les as jamais respectés. Mais là, tu rentres de ton boulot, donc t'es même pas en infraction. Puis dans tous les cas t'es invisible, alors qu'on vienne pas t'embêter. La mission doit être remplie. Les élèves doivent savoir, comme le reste du monde magique.

Ils ne doivent pas rester dans l'ignorance. Ils doivent se rendre compte de l'importance que leurs choix et leurs actions peuvent avoir. Ils doivent comprendre que rien n'est plus important que leur liberté, et que cela n'empêche pas un vivre ensemble qui semble si cher à beaucoup. L'Ordre Noir est bien trop souvent diabolisé. Ses idées sont déformées, les gens ne savent même pas de quoi ils parlent. Toi, t'as compris que leur lutte était juste. Et tu as accepté d'y participer. De donner un coup de main, à ton niveau. Les journaux s'échappent. Comme à Pré-Au-Lard. D'autres sont collés sur des troncs d'arbre. Il faut simplement qu'ils soient vus. Qu'ils soient trouvés. Et qu'ils soient compris.

Mission accomplie. Plus qu'un arrêt, et tu pourras aller te coucher comme si de rien n'était. En espérant que le monde ouvre davantage ses yeux demain matin. Direction l'intérieur du château.





L'Impardonnable


Le monde change. Dans les arbres le vent souffle plus intensément, comme sur les villes magiques qui murmurent l'air de la Liberté. Il est un Secret qui perdure depuis bien trop longtemps. Qui occulte tout ce que notre monde pourrait avoir sans se restreindre derrière de banales formalités. Il est temps d'ouvrir les yeux, de regarder en face les incohérences de la Justice, pour les rayer jusque dans les fondements des inepties qui la compose. Une nouvelle aube se profile, sans les chaines de la Restriction, et ce jour-là la seule question qui se posera est, quel est votre choix ?


Appel des Ténèbres




Murmures de l'Ombre

Il y a des mots qui se déforment dans le creux d'une oreille, courant d'une bouche à l'autre et forcés parfois d'épouser la forme des pensées étriquées de ceux qui ne les comprennent pas. Nos idées ne sont plus celles de nos prédécesseurs, nous les avons modelées, pour les faire correspondre au besoin de notre temps. Ce qui était vrai hier ne l'est plus aujourd'hui. Nous nous sommes adaptés, devenant une voix qui se bat pour la communauté magique et non forcément contre elle.

Le temps est venu que les mauvaises langues se taisent, que la vérité soit de nouveau établie, celle dont le ministère nous prive pour mieux s'enraciner dans sa bêtise. Nos idées ne sont pas le Chaos mais bien l'Ordre pour tous, une liberté absolue, sans chaînes nous privant de nos droits les plus fondamentaux.

À commencer par le Secret Magique. Nous en voulons l'abolition. Réfléchissez, pourquoi aurions-nous à nous terrer dans l'ombre comme des indésirables alors que les moldus ne représentent désormais aucune menace pour nous ? Alors qu'il serait possible de cohabiter sans que l'on ait à se cacher d'eux ? Cette entrave à notre liberté ne peut plus durer, nous n'avons plus à nous soumettre à des idéaux d'un temps passé, ancrés dans les peurs d'un ministère n'ayant plus lieu d'être.

Le ministère justement, qui n'a de cesse de nous prouver son incompétence au travers de nombreuses erreurs et approximations. Que dire de l'inefficacité des Aurors quand l'école a été attaquée aussi librement qu'un moulin au milieu d'un champ ? Ou encore au travers de ses lois les plus absurdes et de sa hiérarchie trop verticale, dominés par un ministre incompétent que peu de vous apprécient ?

Il est venu le temps de s'unir, de se défaire de ce système que l'on nous impose. Et ce par tous les moyens possible. Le pacifisme ayant depuis longtemps prouvé qu'il ne mènerait nul part, se perdant en discours ennuyeux ou en promesses illusoires. Il est grand temps d'agir, et non plus du subir.

Parce que notre liberté ne doit pas être un choix, mais un acquis.




La déchirure du monde

1/ La vie moldue a-t-elle la même valeur que la vie sorcière ? Accordes-tu de l'importance au statut sanguin de tes proches ?
La seule chose qui puisse différencier l’importance que nous accordons à un être humain est liée à ses actions, sa personnalité, bien plus que des notions comme le sang ou les pouvoirs magiques. En vérité, nous jugeons que les moldus et sorciers, tous sangs confondus, sont égaux. Technologie et magie ne sont que des bifurcations dans l’espèce humaine ; aucune n’est supérieure à l’autre. C’est précisément pourquoi le contraste entre le cocon dont jouissent les moldus, et l’asservissement auquel le Secret nous soumet, est intolérable.


2/ Que penses-tu de la séparation des mondes magique et moldu ? Est-ce l'option que tu juges la plus viable sur le long-terme pour les deux communautés ?
La séparation mise en place entre les mondes magique et moldu est, au mieux inefficace, au pire dangereuse. Nous pensons que la méconnaissance mutuelle développe des deux côtés haine, mépris, et peur. Une véritable aberration, on est pas du bétail à séparer chacun dans son enclos ! Pour cohabiter, il faut dialoguer, et non se laisser enraciner dans une ségrégation pluriséculaire. « Les mariages "mixtes" (sorcier/moldu) prouvent que cette acceptation et ce vivre-ensemble sont possibles. » Oui, mettre fin à cette séparation risque d’avoir un coût humain, mais c’est le coût de la liberté.


3/ Quel est l'équivalent moldu de la lutte contre le secret magique ?
Nous connaissons trop peu l’univers moldu pour tirer des conclusions hâtives. Cependant, nous trouvons des parallèles possibles entre les idéaux de l’Ordre noire et des mouvements comme la lutte pour la mixité sociale ou la transparence politique.


4/ Qui détient le monopole de la violence légitime ? Es-tu satisfait de cette répartition des pouvoirs ?
Nous ne sommes pas totalement d’accord sur la question, principalement parce que cela dépend du référentiel. Dans la communauté sorcière britannique, le Ministère détient la violence légitime. En effet, il est le seul à pouvoir user de violence (directement ou par délégation aux Aurors) sans avoir à subir de préjudice. Nous trouvons qu’il lui arrive d’abuser de cette impunité, de faillir à sa mission de protection.
Si l’on prend pour repère les communautés moldues et sorcières, certains d’entre nous sont tentés de songer que ce monopole est détenu par les moldus. Ce sentiment est surtout lié à l’asymétrie des jugements en cas de conflit entre moldus et sorciers.
De manière générale, cette répartition des pouvoirs ne nous satisfait pas vraiment. Le gouvernement devrait avoir moins de pouvoir, se fier à son peuple. « Ne sommes-nous pas prêts à nous assumer en tant qu’Etat-nation ? »


5/ Si le Ministère était un objet, lequel serait-il ? Le bureau des Aurors serait-il fait de la même matière ? (Si non, laquelle ? Si oui, d'autres différences seraient-elles à noter ?)
Clairement, ici on n’est pas deux à voir les choses de la même façon. Mais c’est normal hein, chaque cerveau fonctionne différemment, c’est ce qui fait la beauté de l’être humain. Soyons synthétiques, ne choisissons que deux métaphores ! Si le Ministère était un bateau en train de sombrer, ses Aurors en seraient la bouée défectueuse. Une autre image serait celle du Ministère comme une porte, une entrave, un non-lien, derrière laquelle le secret peut disparaître et les communautés se rejoindre. A une ouverture près…


6/ Si les deux principaux groupuscules (Ordre du Phénix et Ordre Noir) étaient des animaux, que seraient-il ? Pourquoi ?
Nous avons des avis mitigés sur la question.
Pour la plupart, nous voyons l’Ordre du Phénix comme un chien. Ils sont pour nous, un mélange de bons petits toutous qui peuvent montrer les crocs sans logique. Un animal donc en apparence de confiance, fiable et domestiqué mais qui peut très bien révéler un côté violent et dangereux. Cependant, d’autres voient cet Ordre comme un beau Paon, qui agite ses plumes pour paraître grand, mais qui n'a pas plus d'utilité que cela au fond, hormis faire mal quand on se fait pincer. Mais nous pouvons aussi voir l’Ordre du Phénix comme un moustique, un animal en voie d’extinction ou même un cheval qui se laisse dompter facilement. En somme, un animal qui ne serait pas exceptionnellement dangereux.
L’Ordre Noir, pour nous, s’apparente plus à une meute de loup ou à un serpent. Pour les premiers, ils chassent en meute et ont un Alpha pour pouvoir diriger cette vraie communauté. Pour les seconds, c’est un Serpent, patient et qui attend toujours le bon moment pour agir et qui instinctivement suscite la crainte. Dans l’ensemble, L’Ordre Noir ressemble à un prédateur tel que le dragon, l’ours ou même le crocodile.


7/ Quelle émotion t'inspirent les Mangemorts et pourquoi ?
Nous éprouvons principalement de la crainte mais surtout beaucoup d’admiration, de fascination envers cet Ordre. Pour certains, nous y voyons une source d’inspiration, de justice, de savoir, de modèle qui nous pousse à nous surpasser. Leur force d’oser se lever face au pouvoir en place afin de défendre la liberté et lutter contre le Secret Magique, accroît notre détermination.


8/ Si tu portais un masque, que ferais-tu de différent par rapport aux Mangemorts actuels ? Au Seigneur des Ténèbres ?
Pour la plupart, nous n’agirons pas forcément différemment. Mais si nous devions réellement innover, nous pensons qu’attaquer de grandes personnalités moldues ou accentuer le côté discutions afin de faire mieux comprendre l’idéologie serait un plus. De plus, ce serait un bon point de contrôler les écoles de Magie afin de créer une nouvelle génération plus impliquée dans les débats politiques et soutenant notre cause.


9/ Que représente la technologie moldue pour toi ? Penses-tu qu'elle soit l'équivalent de la Magie ?
Pour nous, la technologie moldue est l’évolution même de leur communauté. Cependant, elle n’est absolument pas l’équivalent de la magie. Pour certains, nous la voyons comme une faiblesse, comme un substitut à notre magie en beaucoup moins bien. D’autres, pensent qu’elle pourrait être utile, que c’est avantage dont on pourrait tirer profit malgré le fait que la magie a un peu de mal à se mélanger avec les objets technologiques moldus. Cependant, nous y voyons aussi une certaine complémentarité puisque souvent la magie permet de faire des actions que la technologie ne permet pas et inversement.


10/ Si tu pouvais choisir le ministre de la magie, qui voudrais-tu ?
Nous voulons du changement, tout simplement. Quelqu'un qui soit là pour briser les codes malsains établis et ne pas plier sous le poids de ses responsabilités. Nous voulons voir cette barrière entre les moldus et les sorciers abolis, que le secret de notre existance soit enrayé pour toujours. Un seul sorcier au pouvoir pourrait-il vraiment y parvenir seul ? Nous voulons que la communauté soit justement représentée. Luttant fièrement contre le despotisme actuel, nous voulons voir monter au pouvoir un gouvernement apte à prendre les décisions qui s'imposent.

11/ Penses-tu qu'il faudrait réformer l'éducation magique ? Si oui comment et si non, pourquoi ?
Nous savons tous que l'éducation est un tremplin commun : c'est à ce moment que nous acquérons nos bases et apprenons à nous considérer comme de véritables citoyens magiques. Poudlard devrait être indépendant du Ministère - et pour cause, on nous enferme. Nous suivons des cours d'Histoire et de théorie sans jamais avoir le droit à des bribes d'informations concrètes et d'actualités. La faute aux professeurs ? Nous pensons que non. Mais nous contraindre à ignorer ne fait que renforcer notre colère. Les jeunes aussi ont le droit de savoir et de comprendre ce qui se passe réellement autour de nous.


12/ Que dirais-tu pour convaincre la communauté magique que la cause Mangemoresque est juste ?
Nous voudrions leur offrir la liberté dont ils ont été trop longtemps privés. Braves gens, voyez comme nous sommes prisonniers de leurs décrets néfastes ne visant qu'à les protéger, eux ! Cela fait des siècles que nos dirigeants se protègent par peur de se mouiller. Nous voulons simplement vous offrir un monde où vous pourrez sortir de chez vous et exercer la magie sans crainte de vous voir sanctionné ou pire, rejeté. Vous êtes des sorciers. Cela fait partis de votre identité - nous voulons simplement que cela soit reconnu de tous. A tous ceux qui critiquent nos méthodes parfois extrêmes : sachez que nous n'avons pas eu le choix. Il a fallut que nous nous défendions, que nous vous défendions, pour que nos voix soient entendues.


13/ En tant que partisan de l’Ordre des Ténèbres/des Mangemorts, as-tu un message à faire passer à la communauté magique ?
Vivez. Apprenons ensemble des erreurs du passé. Battons nous ensemble pour ce que nous jugeons juste. Parce que tout ce que nous voulons offrir à notre société, c'est la liberté de vivre en étant soi-même.





Éclats d'Ombre

Les messagers de la nuit,
Filent dans les ombres,
Ils sont le phare qui luit,
Et éclaire la pénombre.

Sonnent sonnent les heures,
Est venue celle de la délivrance
Chantent chantent les pleurs,
Entend les cris dans les silences.

Ils veulent abolir le Secret,
Pour le monde magique,
Un plus grand bien à créer,
Une communauté unique.

Sonnent sonnent les minutes,
Est venue celle du partage,
Volent volent les volutes,
Des sorciers sans esclavage.

Le Crépuscule porte sa lame,
Et se dresse comme l'Ordre,
Dans l'Obscurité il est flamme,
Ou se blesse le Désordre.

Sonnent sonnent les secondes,
Est venue celle du Temps,
Danse danse donc ce monde,
A ce parfum de dément.

L'Ombre étend son emprise,
A son souffle frissonnant,
Rejoignez cette douce brise,
Devenez leurs partisans.




Les journaux de propagande et celui de la Vérité.

Parler au nom du peuple est donné à tout le monde, mais connaître réellement ses attentes, ce n'est pas le cas. Nos ennemis ont cru bon de publier des ramassis de propagandes pour vous rassurer, alors que leur but premier était de veiller à ce que les chaînes attachant votre liberté soient encore bien en place ! Il est grand temps que votre esprit s'ouvre sur un monde meilleur où nous n'avons plus besoin de nous cacher. Laissons la Magie s'exprimer.



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Re: Coin des amoureux
Artemis Wildsmith, le  Jeu 4 Jan 2018 - 12:31

« Tomber » amoureux
Avec Élius
LA accordés pour tout le RP

Au moins, il n’y avait pas jugement. Aucune critique, même pas de regards méprisants devant les actes avoués. D’un autre côté, ce qu’il manquait, c’était les conseils avisés. Arty avait beau se révéler tout entier, le chêne dans lequel il avait élu domicile n’allait pas l’aider. Pourtant, il y allait vraiment le gamin, tête posée contre le tronc, pieds ballants dans le vide, mains épousant son discours, il faisait de réels efforts de communication. Mais pas de retour. Tant pis, il ferait avec, après tout, ça n’était pas si différent que de discuter avec Azaël. Ainsi les étincelles de voix du Blaireautin venaient se répercuter contre le bois de son nouvel ami, trop de choses dans la tête, c’est que c’était pas si mauvais comme psy. Personne pour arrêter sa logorrhée verbale monologique qui, malgré tout, n’avait pas grand intérêt. Mais pour lui, il s’agissait de faire le point sur les récents événements, sur la tournure de certaines rencontres.
Puis finalement, il soupire. Ça ne servirait strictement à rien, et c’était loin d’être intéressant. Il devait faire avec l’attention de son public, clairement, l’arbre s’ennuyait à mourir. Il se relève alors, s’étire pour aller jouer avec quelques branches dansant au-dessus de lui.

Le pauvre se lassait de sa propre activité, c’est que ça n’allait plus très bien. Se bouger, faire quelque chose, se remettre en mouvement. D’un bond, il se relève, acrobate sur une poutre en presque lévitation. La branche épaisse en réalité. C’est ainsi que s’entraînent les duellistes, quelques pas en avant, en arrière sur une surface limitée. Il en sortirait presque une épée imaginaire, c’est d’ailleurs ce qu’il s’apprête à faire, mais son regard bifurque. L’éblouissement d’un rayon de soleil, à travers ses mèches folles ou peut-être la rencontre des rétines avec une silhouette dorénavant familière qui se dessine, pas très loin. C’est là qu’il se rend compte, son pied n’accroche pas la branche, il a dévié. Appel du vide, il laisse échapper un cri avant d’épouser la chute. Vous savez les acteurs qui se rattrapent à la dernière minute à la puissance de leurs bras musclés. Et bien, c’est que du fake. Arty pourra en attester. Il a beau, en un quart de seconde, tendre les bras pour tenter une prise sur l’arbre, c’est le sol froid qu’il rencontre. Un peu violemment, dans un bruit sourd, il se retrouve sur le dos, les bras en croix. Il grogne. Puis il se rappelle exactement ce qui avait causé cet instant d’inattention, d’une gambade bien maîtrisée il se remet debout. Il ne s’était absolument rien passé. La honte quand même, à peine l'avait-il vu, il se retrouvait par terre. Un peu de dignité, Arty, réveille-toi.

Rapidement, s’épousseter, passer la main dans les cheveux, les remettre n’importe comment. Il amorce alors un mouvement vers l’arrière, puis sur le côté. Lapin pris au piège qui cherche une issue, alors même qu’il évolue dans un espace grand ouvert tel qu’un parc. L’idiot. Partir ? Fuir ? L’autre ne l’avait peut-être pas vu. Il passerait son chemin, mine de rien. Quand même, dans le doute, Arty fait le tour de son chêne pour s’y planquer derrière. C’est qu’il n’était pas bien gros, le tronc le protègerait. Les yeux roulant dans leurs orbites, à l’écoute du moindre mouvement d’approche. En dernier recours, il se mettrait à courir. Oui.
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Re: Coin des amoureux
Élius Askin, le  Jeu 4 Jan 2018 - 20:40

"Tomber" amoureux
Avec Arty
Prémices, 15 ans.




Avez-vous déjà commencé un jeu si distrayant qu'il occupe toutes vos pensées ? En permanence placardé derrière votre front, le divertissement accapare vos journées, vos nuits et s'installe même dans vos rêves. Un nuage si doux que vous pourriez ne vous nourrir que de ça, barbapapa. Je crois que j'en suis là. Complètement obsédé par la traque excitante d'un jaune consentant. J'en bouffe mes doigts de ne pas disposer des siens, j'en arrache mes lèvres de ne pas détenir les siennes. Excessif vous dites ? Dévalant les marches de la Grande Poudlard, j'me connais bien, la lassitude ne va pas tarder. Enfant gâté, à chaque jouet sa durée de vie. Attention, pourchasser la convoitise d'Arty n'a rien d'une improvisation. Et même quand le scénario semble ficelé, certaines règles sont une vraie torture à appliquer. Le corps encore brûlant d'une douche - dernière étape à l'entraînement de danse parfait - je m'échappe de la pierre. Prendre l'air et rejoindre Londres cet après-midi. Envoyer valser l'eau des flaques, empreindre la neige fondue, et laisser le vent soulever ma mèche indomptable. Bomber kaki, mains dans les poches ; look parfaitement insolent pour quelques bousculades en Magicobus. Ou contre toi, Arty. Toute petite marionnette qui atterri là-bas, plus loin sur mon chemin.


Viens-tu vraiment de tomber depuis le ciel gris ? Ou plutôt de cet arbre, dévêtu par l'hiver ? Immobile un instant, je t'observe reprendre la contenance qui t'est propre. Cette manière surprenante d'habiller tes gestes, d'un costume lumineux, tout comme cette entrée en scène ; fascinant. Et puis, en bon joueur, tu disparais, élargissant mon sourire carnassier. Chasseur confirmé, doucement j'avance vers le tronc qui te dissimule entièrement. J'ai le pas léger tu sais, la danse, toussa toussa, c'est pas mon kilt - tout juste agité - qui dira le contraire. Tranquillement, je pose mes deux pieds bottinés en face du chêne. Parce que tu crois que c'est moi qui vais arriver jusqu'à toi ? Mes mollets peuvent attendre, dans leurs épaisses chaussettes noires remontées jusqu'aux genoux, que tu sortes de ta cachette. Mais, trente interminables secondes plus tard, la brise transporte jusqu'à mes narines ton odeur mandarine et l'impatience fourmille déjà le long de mes jambes fuselées. Afin de t'extirper, je tente un pari osé... Reprendre lentement la route, en envoyant soi-disant distraitement dans une expiration contrôlée :


— Dommage, j'avais quelques bisous magiques à distribuer... Est-ce ta frustration que je pourrais presque entendre chuinter à mon oreille ? À moins qu'il ne s'agisse du sifflement de ma propre ébullition. Allez, viens, qu'on s'amuse.
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Re: Coin des amoureux
Artemis Wildsmith, le  Ven 5 Jan 2018 - 16:05

Ce moment où tu entends ton cœur battre à la chamade, mais tu sais particulièrement très bien qu’il t’est impossible de faire dépasser le nez pour voir si l’autre approche de la cachette, ce serait se révéler. Alors on tente de respirer le plus calmement possible, à l’affût d’un indicateur et révélateur de présence. Pourtant, parce qu’il ne voit pas le Serpentard déambuler sur le chemin non loin, il sait qu’il s’est approché. Arty panique, il ignore où il se trouve et il ne lui en faut pas plus pour se retourner le cerveau. Il s’interroge durant ces secondes lancinantes, imagine la suite. Un bouh éclatant qui le ferait hurler de peur, une main sur l’épaule, qui aurait exactement le même effet. Ou alors, tout simplement, Élius avait oublié sa briquette de jus d’orange et était retourné directement dans son dortoir, et lui, là, se prenait la tête pour rien. Essayer de se raisonner comme il le pouvait. A ce moment, il se décolle légèrement de l’arbre et amorce un regard vers la droite, la gauche, le plus discrètement possible. Retour en enfance ici.

La voix du jeune homme retentit, un regard vers celui qui commençait déjà à s’éloigner. C’était de la provocation. Il le savait, d’ailleurs, c’est peut-être pour cette raison qu’il sourit avant de se pincer la lèvre. Impossible de le laisser partir. Beaucoup trop de tentation pour un badinage qui venait à peine de débuter. Alors ça fuse sous ses cheveux sombres, comment retenir l’autre, le faire se retourner et s’approcher. Certes il pourrait se mettre à sautiller à ses côtés, mais le décor du chêne avait quelque chose de romantique qui l’attendrissait. Puis, il y avait autre chose, pas question d’aller vers lui, il préférait faire aller le lien invisible et sûrement rose gold qui les unissait, tel un lasso afin de le conduire jusqu’à lui. Il s’éclaircit la gorge « C’est de la non-assistance à personne en danger tu sais. Imagine, j’ai un traumatisme crânien. Bam. Je meurs. » Toujours attirer l’attention sur lui, c’était une de ses valeurs principales, qui faisait son charme aussi, certainement. Mais il n’est pas suffisamment sérieux, comme le souligne son intonation malicieuse. Un pas en avant, il soupire de façon extravagante. Dos de la main sur le front. « Aaaah, j’me sens pas bien ! » Un parfait jeu théâtral exagéré, surtout qu’il ne peut se défaire de son immense sourire, trop espiègle. Mais il donnait tout le gamin, brillant comédien, pas question de laisser échapper des bisous magiques.

Il se laisse ainsi aller contre le sol, de nouveau, mais cette fois la chute est attendue, préparée, chorégraphiée. Il écarte les bras et attend, de nouvelles palpitations prennent place en son cœur. Il ne comprend toujours pas ce qui le pousse à attirer ainsi Askin, lui montrer qu’il était là, et qu’il ne pouvait pas passer outre, l’ignorer, lui tourner le dos comme il l’avait déjà si souvent fait. Enfin, en réalité, il commence à découvrir tout doucement que l’autre remue quelque chose en lui qu’il n’avait pas ressenti depuis Mary. Et encore, ce n’était pas tout à fait la même chose, il y avait ici une rage, une fureur, une frénésie délirante de charmer l’autre, de capter son attention. Alors il s’évertue comme il peut de ralentir sa respiration qui s’emballait doucement dans l’espérance de voir le Serpenteau s’approcher.
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Re: Coin des amoureux
Élius Askin, le  Ven 5 Jan 2018 - 18:39





Trois, quatre, cinq lentes enjambées sur le chemin mouillé. Vas-tu seulement réagir ? Toute mon attention est dirigée derrière ma tête, tandis qu’inconsciemment, j'arrache encore une petite peau sur ma lèvre. Neuf, dix, onze interminables secondes avant d'entendre ton appel, dont l'écho retentit sous mon manteau. Si c'est bien une invitation ? Non-insistance quoi ? Ooh, est-ce qu'il s'agit d'une de tes nouvelles extraordinaires interprétations ? Immobile un instant, je pivote, visage déconcerté, devant ta dramatique expiration. Spectateur d'un écroulement parfaitement maitrisé, je retrouve immédiatement le sourire face à ton corps allongé. Faut pas Arty, que tu t'offres à moi comme ça. J'fais comment maintenant, pour résister ? ...poings serrés au fond de mes poches, y'a comme un duel à l'intérieur. Enfin, la concertation dure pas très longtemps. Parce qu'après tout, craquer aujourd'hui, c'est juste perdre une manche, pas la partie. Est-ce que je m'y connais en sauvetage ? Pas du tout. Tu sais, en fait j'ai plus souvent soustrait des vies. Mais j'te vois, là, particulièrement appliqué à avoir l'air évanoui, et ça me transforme un peu neige fondue. Ta fragilité j'aime ça, même quand elle est mimée.


Cette fois ci, j'm'en fiche de faire craquer les cailloux sous mes chaussures en approchant. D'façon ta mine réjouie résonne trop dans ma poitrine pour que j'puisse faire autrement que d'avoir les jambes un peu tremblantes, le pas maladroit. Alors je m’accroupis et fais semblant à mon tour. Pose mes mains sur tes hanches et remonte de chaque côté de ton ventre, petites palpations. Rien de cassé par ici. Par contre, ton ventre qui tressaille, ça me donne envie de rire aussi. J'en mords mes joues pour garder un sérieux qui reste discutable. Doucement, j'explore ton buste aussi palpitant que le mien. Le cœur bat, oui, ça c'est pas un souci. Il bat fort même. Les yeux toujours fermés, tu mords ta lèvres quand je m’agrippe un peu autour de ton cou... Ça chatouille encore ? Feindre une prise pouls qui ne sera sûrement pas au bon endroit mais on s'en fout. Vous êtes bien vivant. Puis mes doigts se promènent autour de ta tête, vont se perde, l'air de rien, un peu dans tes cheveux tout doux. Nan, vraiment, je crois que tout va bien monsieur. Ta peau frissonne en même temps que ma respiration s’accélère quand je m'abaisse un peu plus, descends ma bouche contre ton oreille pour y chuchoter :


— Je crois que vous avez pas besoin de bisou magique. Il est où le bobo ?


Dernière édition par Élius Askin le Dim 7 Jan 2018 - 4:12, édité 1 fois
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Re: Coin des amoureux
Artemis Wildsmith, le  Sam 6 Jan 2018 - 0:04

Au son des cailloux qui s’agitent sous le pas du Serpentard, Arty frissonne. Ça lui demande une énergie folle, de ne pas se relever d’un coup, crier un ha-ha ! j’ai gagné ! de victoire parce que l’autre s’est avancé, n’a pas su résister. Mais il devait épouser avec méticulosité le rôle qu’il avait enfilé, le blessé. Même s’il avait encore des efforts à faire, notamment sur le sourire pas vraiment très discret. C’est son aura qui sent la présence rapprochée de l’autre, puisqu’il n’y voit absolument rien, ses yeux tremblotent d’ailleurs, il aimerait juste, voir à travers. Les scintillements de rire qu'il émet sous les doigts d’Élius pourraient refaire naître la végétation endormie et cachée par l’hiver. Il ne maîtrise rien, si ce n’est ses paupières closes, alors finalement, il parvient à la fureur d’une volonté inconnue à ne pas les ouvrir, au contraire, les serrer. Puis simplement tenter de contrôler le ventre qui se tord et la peau qui ondule par le contact tant convoité. Mais c’est de plus en plus difficile alors que la main inspecte les battements du cœur, ce dernier se met à tambouriner violemment. Et c’est parce qu’il se voit déjà le sortir de ses entrailles pour le mettre sur la tête d’Élius, tel un petit chapeau rigolo tenu par une ficelle, qu’il sait, que ça le percute plutôt langoureusement. Il est dingue de ce mec.

Mais non pas au bout de ses peines tandis que les doigts viennent polissonner entre ses mèches brunes. Le Blaireautin garde sa lèvre entre ses dents, plus fort quand il le devine là, plus proche encore. Le Serpenteau ignore à quel point Arty en a besoin de ce bisou magique. Comme une irrésistible envie de confirmer les papillonnements renversements de l’intérieur. Puis d’apaiser aussi, l’ardeur qui s’était faufilée, qu’il avait laissée, s’installer au sein de chaque minuscule parcelle de lui-même. A en devenir fou. Il décide enfin d’ouvrir les yeux, comme un réveil métaphorique, ses iris y voient soudainement plus clair. Il devait tout faire pour garder Élius exactement à cet endroit.
Sa main endormie vient alors s’emparer délicatement de celle du Vert & Argent, la poser contre son front désormais embrasé. « Tout là-dedans. » C’était un bobo comme un autre après tout, le mal qui court-circuitait le flux électrique reliant ses cellules nerveuses.

Il libère sa lèvre inférieure lorsque sa main libre se saisit du menton de l’autre. Lui planter le regard dans le sien. L’espace d’un instant décomposé indéfiniment il se demande s’il devait poursuivre le jeu ou se laisser entraîner, guidé par l’incandescence qui le dévorait. Après tout, pourquoi la combattre ? Même l’insolence & l’arrogance passées du jeune homme ne sont pas des raisons suffisantes pour ne pas mêler ses lèvres aux siennes, là, immédiatement tout de suite. « C’est douloureux ici aussi, ça brûle » dit-il, dans un éclat de rire étouffé, avant de se dégager doucement et de se relever légèrement afin que sa bouche aille s’attacher à celle du Serpentard.
Feux d’artifice détonants qui se répandent précipitamment, partout. Juste le temps de mémoriser sensoriellement le goût des lèvres d’Élius avant de s’éloigner, reposer la tête contre la terre glaciale. Ce n'était pas vraiment une relation adéquate à avoir avec son médecin, c'est cette idée qu'il lui fait esquisser un dernier sourire.
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Re: Coin des amoureux
Élius Askin, le  Dim 7 Jan 2018 - 4:10





Comment reconnaît-on un véritable artiste ? C'est celui qui s'abandonne totalement dans son œuvre, à en oublier le reste du monde. Sur cette scène de caillasse détrempée, me voici Soigneur Professionnel de Fièvre Foudroyante. Il n'y a jamais rien eu de plus facile à faire que se laisser entraîner dans ce rôle improvisé. Interprète émérite, je laisse tes répliques me guider sans broncher. À moins que ça ne soit parce que ma répartie vient de s'envoler, depuis que tes doigts ont attrapé les miens. Tu as le front brûlant, à en faire fondre toutes mes stratégies pour résister. Oui... Heu, c'est chaud... En effet. Enfin là, c'est moi qui brûle. Une furieuse envie de t'embrasser, glisser plus loin que la trop sage commissure. Docteur investi, j'ai presque cru avoir arrêté de jouer dès l'instant où t'as cramponné mon menton et nos regards. C'est que la pétillance à l’intérieur est bien vraie. Mille applaudissements crépitent moins fort que mon cœur bercé par tes yeux. Ma professeure de théâtre ne pourrait qu'approuver l'intensité de notre pièce, j'en suis convaincu. Penché au dessus de ton visage, j'entends déjà les acclamations d'une foule captivée. Tes lèvres se meuvent dans une confusion absolue tandis que ton rire résonne dans mes oreilles. Ou peut être est-ce un bourdonnement qui me signale que ta bouche s'approche de la mienne...


Arty & Élius :
 


J'en écrirais un ballet de nos sourires enlacés. Depuis la danse fugace des pulpes écrasées, jusqu'à l'entrechat de mes entrailles renversées. Y'a comme le ventre d'un minuscule oisillon qui palpite dans mes babines soudain délaissées. Quand on y pense, dingue que toute cette comédie me fasse autant d'effet. Sûrement la transe de l'enfant prodige, le miracle du virtuose. Mes iris s'enroulent dans les fossettes qui ponctuent ta mine réjouie. Par mimétisme, ou simplement car je ne peux m'en empêcher, je ris aussi. Ça en frôle les nuages tellement c'est léger. Et déjà la première goutte se perche sur le bout de ton nez ; réponse du ciel à notre baiser. Tu sais, la pluie, c'est un peu ses confettis à lui. Te voici bientôt maculé d'une constellation de petites perles qui commencent à sillonner tes traits. Est-ce que toi aussi, t'as pas envie de bouger ? Plus loin, y'a le bruit brouillon des gens pressés de se mettre à l'abri de la vie. Ça ressemble à quelqu'un qui viendrait incruster sa tronche trop fade sur nos planches sacrées. Mais surtout, ça me ramène dans le parc de l'imposante Poudlard, reprendre le personnage que tu m'as attribué. Une main de chaque côté de tes épaules, je surplombe tes pupilles encore dilatées. Malade attentif, je décide que tu mérites un traitement privilégié. Alors, sans me laisser distraire par l'eau ruisselant le long de ma mèche jusqu'à tes cheveux ébouriffé, j'annonce le terrible diagnostique :


— C'est très clair, vous souffrez d'une addiction aux bisous. Compétent, je laisse même la petite pause conventionnelle, afin de m'assurer que tu comprends ton affection. Pour contrer la brise coquine qui joue avec mon kilt, je me redresse sur les genoux. Oh, ça n'est pas très grave... À mon tour de kidnapper ta main pour profiter d'un dernier contact. Position d'accompagnement du souffrant. Un bisou par jour devrait vous soulager. Sinon, augmentez les doses... Je la libère sur ton ventre, y provoque encore quelques sursauts, avant de me lever. Dans un souci de présentation, j’époussette mes vêtements tout en poursuivant. Trouvez un donneur expérimenté, quelqu'un qui vous fasse réagir. Impossible de ne pas me recoiffer, accentuer ma suggestion par une minauderie, clin d’œil espiègle. La parenthèse récréative presque fermée, j'ajoute après quelques pas en arrière :


— Ah ! Et... N'hésitez pas à venir réclamer ! Pivoter et clôturer ce surprenant spectacle en disparaissant derrière un bruyant rideau mouillé, l'écharpe en guise de capuche. Comme si la météo voulait brutalement nous forcer à retourner dans les coulisses. Enfin, j'vais plutôt aller me perdre dans les rues de Londres, rêvasser.




Fin du RP pour moi, merci à Arty amour
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Re: Coin des amoureux
Artemis Wildsmith, le  Mer 10 Jan 2018 - 19:44

Après tout, c’est une étape comme une autre. S’il aurait aimé qu'Askin se rue de nouveau sur ses lèvres pour les emprisonner une nouvelle fois, certainement, mais le ciel qui se met à goutteler sur son visage est une réponse comme une autre. C’est-à-dire que c’est un flambant leitmotiv, quand même, le baiser sous la pluie, grande célébrité de toute bonne comédie romantique, ou encore de cette scène épico-classique accompagnée d’un Gene Kelly en foufelle après un amoureux bisou. Bien qu’Arty ne se mette pas à danser, lui. Au contraire il se concentre, sans aucun mal, sur la bouche d’Élius qui remue, occupée à lui donner à la fois son diagnostique ainsi que sa prescription. Le Blaireautin sourit. Il veut lui répondre, que ce n’était pas tant aux bisous qu’il était dépendant passionnément, non, juste lui, là, au-dessus, tout prêt. Mais c’est un patient particulièrement sage, étonnamment conciliant, et c’est pour cela qu’il se laisse faire, absolument. Graver dans chaque recoin le souvenir du toucher, du goût, aussi, ça lui demande énergie folle retranscrite par ses yeux brillants.

Il décompose les gestes et le départ du Vert & Argent, se redressant seulement sur un coude pour le voir s’épousseter afin de parfaire l’envol. C’est qu’il l’a déjà trouvé à vrai dire, son donneur expérimenté, c’est tout vu, prévu, il n’en souhaite pas d’autres pour le soigner. Puis la dernière invitation avant la disparition. Ça fait sursauter son cœur déjà extrêmement bien léger. Réclamer, oui, bien sûr, il le ferait, après tout, c’était si gentiment demandé. Élius deviendrait son distributeur privilégié de baisers, et Arty n’arrivait pas à le nier – ne le voulait pas surtout – il adorait cette idée. En fait, il balance ailleurs, très loin, au sommet de l’arbre duquel il venait de tomber par exemple, ce pincement littéral qui pourrait le grignoter, manger, de voir l’autre s’en aller. C'est vrai que la question lui effleure les mèches gouttelées, pourquoi l'autre ne voulait-il pas rester. Mais un mouvement d'ébrouement avant que ça ne s'efface tout à fait.

Alors le Poufsouffle se contente d’étendre de nouveau la tête dans le sol devenant boueux. Fermer les yeux pour se remémorer, déjà, s’accrocher tout de suite à l’image du kilt voletant légèrement, le regard malicieux du jeune homme. Tout simplement, rembobiner le magnétoscope cervical. La saleté et l’humidité dans lequel il était plongé ne l’atteignent pas du tout. Il s’en contre-fout, le confort que lui offre son esprit enflammé lui est amplement suffisant. C’est douillet, fluffly, et ce malgré l’ambiante humidité, son front mouillé. C’était ça l’effet du coup de cœur qu’il venait de se prendre dans la cage thoracique. Cette sensation que l’extérieur n’existe plus vraiment. Il bougerait plus tard, après, quand il se sera remis des intenses minutes qu’il venait de passer. Il ignore si pour le Serpentard cela n’avait été qu’un jeu. Une comédie en un seul acte avec comme étincelant paroxysme la rencontre des lèvres. Mais il réitère tout de même la promesse qu’il s’était faite, ainsi qu’à Azaël. Il en ferait son amoureux.  


Fin du RP, merci amour
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Re: Coin des amoureux
Cara De Lanxorre, le  Jeu 15 Mar 2018 - 22:32

PV Lizzie
Avec son LA sur ce post


    Elle avait du le relire plusieurs fois, ce nom sur l’annonce affichée dans l’entrée du Château. Ça lui avait fait comme un coup de poing en plein dans le ventre, de le lire. Il y a des noms que l’on n’oublie pas. On a beau tenter de faire sa vie, effacer les souvenirs de notre mémoire, tout reste là, en soi. Prêt à ressortir au moment venu. Et c’était le moment pour Cara, sonnée, devant l’affiche placardée où était inscrit le nom de la nouvelle professeure de vol.

    Elle était restée longtemps, là, interdite, avant de rebrousser chemin et de s’enfermer dans son bureau. Pendant une semaine, elle avait évité toute rencontre fortuite, délaissant la Grande Salle et la pièce réservée aux professeurs. Cara avait tant rêvé cette rencontre, réfléchi cent fois à tout ce qu’elle voulait dire à son ancienne camarade, rejoué la scène dans sa tête, encore et encore. Mais maintenant que Lizzie était là, à Poudlard, c’était une Cara pétrifiée de peur qui rasait les murs du Château.

    Pourtant, aujourd’hui, la professeure était décidée à confronter sa nouvelle collègue. Cachée derrière une fenêtre à vitraux qui donnait sur le parc, elle observait le cours de vol qui se tenait sur l’herbe. Presque à la dérobée, elle se gavait de cette silhouette minuscule en contrebat, déformée par le verre coloré de la fenêtre. Elle ne distinguerait presque rien et malgré tout, savoir que c’était elle, ça lui faisait toujours ce truc étrange, dans le corps. Les émotions qui tournaient, et son cœur qui se serrait.

    Quelques petits points noirs parurent s’éloigner du groupe, rebroussant chemin vers le Château. Cara s’approcha encore davantage de la vitre pour vérifier : oui, le cours semblait prendre fin. Resserrant sa cape émeraude autour de ses épaules, la professeure sorti de la pièce qui lui servait d’observatoire, et s’engagea dans les couloirs. La descente jusqu’au parc lui paru infiniment longue. Elle se sentait tremblante, fébrile. Comme si elle savait que cette rencontre serait une étape qui la marquerait pour toujours. Elle avait tant fantasmé ce moment, qu’il en devenait intimidant. Elle sentait son cœur qui battait fort dans sa poitrine, trop vite, à un rythme anormal. Pourvu qu’elle ne croisât pas trop d’élèves jusqu’à son point d’arrivée. Qu’il ne la voit pas fiévreuse, fragile. Dépourvue de son air hautain qui lui était propre, elle se sentait vulnérable.

    Enfin, l’air venteux de cette fin d’hiver. Une brise froide s’était levée, faisant voler les cheveux de la professeure autour de son visage. Resserrant sa cape contre elle, elle traversa le parc, bras croisés contre son corps. Elle voyait Lizzie au loin rebrousser chemin vers le Château. Bientôt, la confrontation serait inévitable. La Serpentarde s’arrêta, pas certaine que ses jambes parviendraient à la porter plus loin. Cara pouvait à peine détacher ses yeux de la silhouette qui avançait, mais remarqua tout de même qu’elle se trouvait près d’un chêne, aux branches dénudées par l’hiver, ondulant doucement sous la brise. Le coin connu comme étant celui des amoureux. L’ironie.

    Et finalement, Lizzie fut là. Elle failli passer sans la voir, s’arrêta finalement. Cara n’était pas certaine qu’elle ait compris. Pas encore, peut-être. Plantée là, dans le froid, les cheveux battant son visage, les bras serrés tout contre elle, les traits durs, la professeure observait sa nouvelle collègue. Elle avait changé. Beaucoup. Et pourtant, Cara n’avait aucun doute. Et à son cœur tambourinant dans sa poitrine, son corps n’avait aucun doute non plus.
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Re: Coin des amoureux
Lizzie Cojocaru, le  Dim 1 Avr 2018 - 11:50

Depuis mon arrivée à Poudlard, je faisais face à un paquet de regards interloqués. J’veux dire, on me connaissait souvent pour mes compétences en chaudrons, en tant que maîtresse des potions de Barjow & Beurk et chercheuse en potions à mes heures perdues, aussi ma nomination en temps que professeure de vol avait pu surprendre. A mes yeux, enfin mon oeil, c’était pourtant une évidence.

Effectivement, je suis passionnée de potions, et ce depuis longtemps. Je compte continuer de pratiquer pour de longues années encore. Mais des leçons de potions, j’en donne déjà à des clients de tout âge le week-end. Peut-on réellement être heureux en concentrant sa vie entière dans une seule discipline ? J’en doute. Déjà parce qu’il ne faut pas mettre tous les oeufs dans le même panier, et puis ensuite parce que diversifier, c’est bien. Ça apporte un peu de fraîcheur quand on a un petit blocage.

Les blocages, ça arrive pas tous les jours non plus. Cependant, j’me connais. Pendant des années, j’ai voulu me concentrer sur les duels, combats et enchantements ; et bim, j’ai perdu un oeil au cours de l’un d’eux. Mon affection pour l’art des potions a vite pris le relai — et de nouveau, on m’a dérobé un oeil. La leçon est simple : quand on est trop passionné, qu’on ne sait pas doser son investissement en temps dans tel ou tel domaine, le mieux est d’avoir une autre activité en sous-pape, qui aide à relativiser.

Alors vous allez me demander — très bien, mais pourquoi le vol ? Pour moi, c’est d’une simplicité solaire. Le vol a toujours été quelque chose de très positif pour moi : c’est en vol que j’ai fait mes plus belles c*nneries avec Ebenezer, que je me suis rapprochée de ma demi-soeur du temps où nous étions toutes deux batteuses… Ensemble, on s’est enivrés de l’air du temps, on a enchaîné les danses les plus irrégulières, poussés tantôt par les brises légères et tantôt par leurs jumelles plus féroces.

Nonobstant, au-delà des plaisirs et souvenirs, si je m’y raccroche tant c’est que je dois beaucoup à cette discipline. Quand j’ai perdu la vue, c’est un poste que je n’ai pas voulu lâcher. Je me suis entrainée, avec Amy, Peter et autres, pour prêter une plus grande attention aux autres signaux que mes sens pouvaient percevoir. J’suis même restée gardienne officielle des Poufsouffle avec une cécité complète. Le vol est pour moi synonyme de liberté, mais aussi et surtout de persévérance, de pugnacité. Le vol m’a appris mes capacités de résilience.

Xérès et autres vins ont donc quitté mes appartements le temps de me remettre d’aplomb. Les contacts ont été établis avec le Ministère pour me permettre de passer une équivalence des ASPIC, et me réhabiliter un peu sur le monde du travail. Et, surtout, j’ai du faire confiance à Ebenezer pour une greffe oculaire. Bon ok, pour le coup le rhum était de retour, mais faut pas rêver hein. Une fois que j’étais un peu plus convenable au goût des classistes et validistes, j’ai recruté trois tartampions pour tenir compagnie à Aya, et tenté le tout pour le tout.

Or la direction de Poudlard s’est trouvée dans de meilleures dispositions à mon égard que je l’avais imaginé. Pim, pam, poum, je me retrouvais parachutée en plein dans la meilleure école de la magie, avec une opportunité incroyable de transmettre mes passions aux nouvelles pousses de cette génération. Tout en gardant un oeil critique sur mes collègues — je sais d’expérience qu’ils tendent à être des candidats très prisés par les groupuscules.

Regardez-nous, enfin ! Rayonnant de joie au coeur du parc de Poudlard. Faut dire que mes cours ne manquent pas de couleur. J’suis plutôt satisfaite de n’avoir pas fait face à des incidents et accidents majeurs pour l’instant. J’veux dire, même si l’autre fois, un Serpent s’est retrouvé en cochon pendu sur son balai, il est même pas tombé ! Et puis les élèves semblent aimer venir, pour l’instant.

Radieux, pour la plupart. J’veux dire, bien sûr, y a quelques timides, des maladroits, mais ils ont majoritairement le sourire aux lèvres avant la fin du cours. Et c’est ce qui compte, pour moi. Pas seulement leur transmettre le goût du balai, les former pour une pratique optimale et recruter les futurs joueurs de Quidditch blabla, mais juste leur offrir une heure d’échappatoire. Loin du stress des autres cours, des examens de fin d’année, des questions d’orientation… Ici, ils ont qu’à donner un petit coup de pied et bim, ils s’envolent. Aussi simple que ça.

En parlant de simple… Y a une meuf qui me fixe, et qui n’a pas l’air simple du tout. Le cours touchant à sa fin, je rebrousse vers le château, en sa direction. Le nez droit et le regard dur, elle paraît attendre quelque chose de moi. Mais quoi ? Je la connais, peut-être ? Son physique signale aisément qu’à moins que de la métamorphomagie ou des potions soient intervenues, elle fait comme moi partie du corps professoral de Poudlard. Je ne crois pas qu’on ait eu l’occasion d’échanger, pour l’instant. Y a un truc chez elle — un peu envoûtant, un peu déroutant — mais en même temps, j’ai l’impression qu’elle est une version plus terne, plus froide, que la femme que j’ai connue. Il est trop tard, à présent ; nous sommes face à face, et je sens qu’elle attend que je parle.
— Envie de voler, peut-être ?
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Re: Coin des amoureux
Cara De Lanxorre, le  Jeu 26 Avr 2018 - 0:09


    Ça cogne, ça cogne tellement fort dans sa poitrine, qu’un instant, elle espère que son cœur va véritablement exploser, mettre fin à son calvaire, à l’effervescence qui parcourt son corps. Elle ne sait pas, Cara, démêler les émotions qui se percutent. C’est trop fort, comme une vague qui submerge son cerveau et qui emporte avec elle toute trace de contenance, de raison. Ne reste que la passion, la haine et l’amertume. Cara, sur ses jambes flageolantes, est plantée là dans l’herbe du parc, les sourcils froncés et le visage fermé. Les lèvres pincées, tant pour marquer sa rancoeur que pour dissimuler un tremblement.

    Et malgré cette posture peu engageante, les signes ne trompent pas. A commencer par ses yeux, voraces, qui sondent le visage de Lizzie. Elle la détaille avec hâte, précipitation presque, avide d’enregistrer le moindre détail, se gaver de chaque parcelle de peau qui accroche son regard. Pour se rappeler, pour plus tard, figer son portrait dans ses pensées. Comme il est difficile, de haïr quelqu’un que l’on a aimé. Avoir envie de lui hurler son amertume, et aussi de conserver son souvenir, précieusement, dans un écrin de mélancolie.

    Contrairement à son physique, sa voix n’avait pas changé. Et c’était étrange, tellement étrange. C’est plus efficace que la Pensine, la voix, pour revivre ses souvenirs. Ça se mélange d’ailleurs, ça tourbillonne de la même manière. Il y a comme un film qui se déroule, flou et dans le désordre, avec les scènes qui se bousculent. La première fois que le visage de Lizzie s’était approché, baigné de la lumière blanche de la pleine lune, et puis toutes les autres fois qui avaient suivi, qui avaient toujours continué de susciter un trouble, et puis ce moment si particulier dans le dortoir des Serpentards, ses cheveux éparpillés sur l’oreiller et son souffle irrégulier, et puis la dernière fois qu’elle l’avait vue, sur le quai de la gare à Pré-au-lard, et les promesses qu’elle lui avait faite.

    Retour difficile au Poudlard de leurs vies d’adultes, se dépêtrer des souvenirs qui se collent au présent. D’une voix un peu enrouée, commencer à répondre « Certainement pas ». S’éclaircir la gorge, et continuer d’une voix plus claire, plus forte. « Certainement pas. Parce qu’après quoi ? Tu vas me laisser dans les airs et ne jamais venir me chercher ? C’est ton fort, ça, disparaître sans donner de nouvelle. Non ? ». Et entre les mots cassants, deviner le chagrin.
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Re: Coin des amoureux
Lizzie Cojocaru, le  Dim 20 Mai 2018 - 17:49

Dire non une fois ne lui suffisait pas. Elle était orgueilleuse, et préféra le dire une seconde fois. Je haussais un sourcil. Difficile la Madame, hein. Levée du mauvais pied sans doute. En même temps, en vivant à Poudlard, c’est pas dur. Il suffit par exemple de ne pas avoir décidé de se réveiller, mais qu’un petit malin ait prévu un tour pour animer votre chambre. Ou d’une insomnie empêchant de se coucher à la base. J’imaginais que ça allait s’arrêter là, et me préparais à reprendre ma route. J’ai pas l’habitude de rester, de toute façon.
— J’pensais pas que t’avais besoin qu’on te tienne la main pour voler
, lâchais-je avec désinvolture.

Or, la Serpentard finit par reprendre. Ma curiosité fut cette fois plus que piquée. On avait l’air de se connaître, mais en plus, elle avait l’air de pas m’aimer beaucoup. Faut bien avouer que ça ne limitait pas tellement les recherches ; des inamitiés, j’en comptais des milliers. Moins d’ennemis, cependant ; pour avoir une véritable némésis, il faut prendre le temps de vraiment s’intéresser à la personne, et j’suis jamais assez longtemps dans la vie des gens pour que ça soit le cas. Nah, j’me contente d’égrener mes humeurs, de collecter les rires et les pleurs avec une inconséquence presque infantile.

Un moment, une ombre passa sur mon visage. Je me demandais si c’était quelqu’un dont j’avais tué un proche. Pas forcément consciemment, hein. Ça m’est arrivé, genre le père d’Altaïr par exemple, mais c’était dans un cadre particulier. De base, j’tue pas les gens des gens juste pour le plaisir de blesser. C’est plutôt une suite de dommages collatéraux. J’ai conscience que c’est mauvais, mais pas assez mauvaise conscience car je n’y accorde jamais assez d’importance.

Très vite pourtant, ses mots clarifièrent la situation. C’était quelqu’un que j’avais abandonné, d’une façon ou d’une autre. J’essayais de me rappeler. Cela remontait à longtemps ? Sans doute pas trop trop, sinon j’aurais pas reconnu son visage. Mais pas trop récent non plus, vu que je venais à peine de retrouver la vue. Avant mes vingt-trois ans, mais pas du temps de Poudlard non plus quoi. Je plissais les paupières, songeuse.

Et là, comme une claque, la vérité m’apparut. Si. C’était Poudlard. Cependant, on avait eu un lien assez particulier pour que son visage me soit resté, malgré les silences et les distances, familier. A peine audible, je murmurais son prénom, avec une délicatesse dans ma voix que je ne reconnus pas. Je devrais partir, vraiment. Surtout maintenant que je sais. Et pourtant, je n’y parvenais pas tout à fait. J’avais un goût prononcé pour le drame, nécessitant qu’on poursuive notre discussion. Au moins une minute de plus. Et puis, ne nous mentons pas : je portais aussi une affection démesurée pour ma propre destruction. Je travaillais minutieusement à détruire toutes mes chances d’être heureuse. Et pour cela, il fallait d’abord les laisser s’esquisser.
— Tu as raison. J’aurais pas du — du quoi ? Les mots me manquent. Vivre, peut-être. Cela aurait simplifié bien des choses.
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Re: Coin des amoureux
Cara De Lanxorre, le  Mer 20 Juin 2018 - 23:13


    Pourquoi tu fais ça ? Pourquoi t’es si douce ? Sois haïssable, donne lui au moins ça, une raison de se détacher de toi. Parce que, quand tu prononces son prénom, ça fait exactement ces mêmes secousses qu’avant, celles qui chamboulent de l’intérieur, agréable séisme. Comment est-ce que ça peut être à la fois si douloureux et si doux, comment ça peut blesser et réchauffer en même temps ? Y’a rien à comprendre au bord du gouffre, et malgré tout, elle sait qu’elle y replongerait sans hésiter, la tête la première dans votre histoire désastreuse, et les lèvres sur les tiennes, à se coller contre ta bouche entrouverte. Elle t’en a voulu pendant des années, et pourtant, quand tu lui redonnes cette infime place dans ta vie, rien qu’avec ça, ce nom, c’est comme si tout était oublié. Comme si la haine que Cara croyait si tenace avait déjà commencé à se déliter.

    Elle doit quand même donner le change, ne pas montrer qu’elle s’effondre de l’intérieur. Que la façade de ressentiment se fissure, croulant sous le poids des sentiments contenus pendant dix ans. Alors, malgré le cœur qui tape et la mer dans les yeux, elle ne te répond pas. Pourrait-elle le faire, de toute façon, prononcer ton nom ? Elle l’a tant refoulé, tenté de l’oublier, de te chasser, que peut-être qu’elle s’effondrerait tout à fait si elle essayait.

    Elle avait longtemps joué cette scène dans sa tête, Cara. Souvent, tu niais, maintenais que tu n’avais rien fait de mal. Ça lui permettait de te hurler dessus, de déverser la colère, régler ses comptes. Parce que la colère, ça repose de la tristesse. Mais là, quand tu admets, Cara en est tellement troublée qu’elle ouvre la bouche dans une exclamation muette, avant de recoller ses lèvres l’une contre l’autre. T’aurais pas du, de quoi ? Faire l’amour, faire la morte ? Te faire aimer, te faire absente ? « Non, tu n’aurais pas dû » sifflé entre les dents serrées. Et puisque les lèvres tremblent et que l’eau dans les yeux menace de déborder, poser la question qui l’a tant tourmentée. Dix années à se le demander : « Pourquoi ? Pourquoi t’as disparu ? »
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Re: Coin des amoureux
Lizzie Cojocaru, le  Sam 23 Juin 2018 - 17:57

Pourquoi, me demande-t-elle. La réponse me semble si évidente que je ne comprends pas qu’elle demande. Comme elle l’a dit avant, oui, c’est mon fort, disparaître. Je fais partie de ces êtres là. Ces êtres qui apparaissent, un peu comme des mirages. Nous sommes des jeux de lumière, ou plutôt des ombres qui dansent et se réveillent sous la lumière des autres.

Alors oui, exploser de couleurs, on sait faire.
Au fond, il suffit d’un coup de vent, d’un coup d’eau, et déjà les nuances s’estompent. On est des variations du temps, de la chaleur peut-être ; cependant, au fond, nous n’avons rien de vivant. Rien d’humain. Les gens imaginent nous aimer, car on ressemble aux personnages dont les livres leur ont appris à tomber amoureux ; si l’on regarde de plus près, cependant, on sait que ce n’est possible. Comme si on pouvait aimer ce qui n’existe pas.


— Regarde-moi. Regarde-moi vraiment. Tu t’en apercevras. Ce que tu me reproches, c’est moins d’avoir disparu que de n’avoir jamais été là. Je suis une illusion, tout au plus. Un phénomène optique — paie ton ironie pour une borgne.


Durant un instant, j’hésite à lui ajouter ce que j’éprouve. A tout balancer. Mon incapacité maladive de m’autoriser à aimer, à être aimée, ma tendance à briser tout ce qui me touche, mon envie de détruire tout ce qui sommeille en moi. Cependant, maintenant que je me rappelle qui elle est, je sais que ce ne serait pas raisonnable. Elle serait capable d’avoir de l’empathie pour une créature en mon genre. Je croyais qu’elle m’aurait oubliée, avec le temps ; si elle n’en est capable, alors il faut qu’elle me déteste.


Or j’y peine quelque peu. C’est un fantôme du passé que j’aurais aimé pouvoir emporter autrement dans mon présent. Sans doute que si j’avais été autre, il en aurait été différemment. Sa présence me rappelle Emily, au fond. Une amertume, à l’idée de tout ce que j’aurais pu être, en tant que femme. De ce que l’on aurait pu être, à deux, si j’avais jugé que ça en valait la chandelle. Pourtant, craignant les attachements comme d’autres les poisons, j’étais restée en bas de la bougie, le corps noyé par la cire. Il était plus sûr de demeurer ici que d’aller se brûler directement contre le feu des autres.


Néanmoins, je sais qu’il faut que j’ajoute quelque chose. Quelque chose qui la rendrait furieuse, la ferait sortir de ses gonds.
— Ne rends pas les choses plus difficiles qu’elles le sont vraiment. Ce n’était qu’une amourette de jeunesse, et encore.
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Re: Coin des amoureux
Cara De Lanxorre, le  Dim 1 Juil 2018 - 18:48


    Elle sait que tu dis vrai. Que tu ne lui as jamais vraiment appartenue, que tu lui glissais entre les doigts quand elle s'accrochait trop à toi. T'étais inaccessible, jamais vraiment là, un trophée à partager. Mais les rares moments où tu te donnais vraiment suffisaient pour ignorer l'absence. Quand tu la faisais se sentir unique, élue, alors, cela était assez pour supporter le délaissement. Et maintenant, c'est pareil. T'as beau être fuyante comme avant, rien n'efface l'envie de t'avoir, ni la naïveté qu'il faut pour essayer.

    Est-ce que tu le sens, qu'elle est prête à te pardonner ? Est-ce que c'est pour ça que tu l'achèves de la sorte, avec tes mots incisifs ? Ils tranchent en plein dans les sentiments péniblement rafistolés. Déchirée. Ça lui fait si mal qu'elle en titube, un pas en arrière et la tête qui se baisse, pour que tu ne la voies pas, la cascade qui dévale ses joues quand elle ferme les yeux. Ça déborde, ça roule sur la peau poudrée, fissures sur le visage de porcelaine.

    Elle est enceinte jusqu'aux dents de tous les mots d'amour mais elle ne peut plus accoucher d'un seul. Alors, la machoire se serre quand la tête se relève, une main qui ramène les cheveux en arrière, menton haut. La voix enrouée de peine, elle articule difficilement, comme une confirmation : "Et encore". Et puisqu'il est trop difficile pour elle d'afficher son chagrin, les bras de croisent sur la poitrine quand les talons se tournent. Silhouette recroquevillée sur sa douleur qui s'éloigne vers le Château.


Départ Cara - A très bientôt Lizzie ♡
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