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Harry Potter 2005 :: ~¤~ Autres Lieux Magiques ~¤~ :: Grande-Bretagne
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Un port
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Harradas Spinner
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Re: Un port

Message par : Harradas Spinner, Lun 17 Nov - 10:56


Scrutant le sol de ses yeux plissés, la pluie continuait de déferler sur le port mais il persistait à examiner les moindres détails du quai goudronné. Il recherchait quelque chose, un indice, quoi que ce soit qui pourrait témoigner de la présence de la personne qu'il recherchait. Une goutte de sang, un simple cheveu, n'importe quoi... L'orage éclata enfin et le jeune homme aperçut au loin deux êtres qui semblaient lui faire face. Le visuel de l'éclair disparut en quelques secondes et Harradas se figea. Ils étaient là. C'était Catherine. Mais pourquoi elle ? Il ne bougea pas, craignant une réaction de la part de l'agresseur et l'entendit lui crier au loin. Son attention ? Pour ainsi dire, oui c'est sûr qu'il l'avait. La Gryffondor, elle, était au sol menacée d'une baguette près de son visage, comme si c'eut été d'un couteau. Il devait rester calme, la moindre erreur de sa part et leur aventure pourrait s'arrêter là. C'était aussi simple que ça. Il éleva la voix d'un ton qu'il voulait solennel, malgré le tremblement de sa gorge.

- Ecoutez... Je ne sais pas qui vous êtes et vous avez clairement une idée de qui je suis, mais les choses n'ont pas à être ainsi je...

Mais la tempête grandissante couvrit ses paroles et le masqué reprit. Le Serdaigle tentait de trouver une explication à cette mascarade mais les dires du manipulateurs restaient lyriques et flous. Jouer. Mais à quoi ? Cependant la patience et la réflexion n'étaient plus de rigueur en ses temps sombres. Voyant Catherine jetée au sol, Harradas comprit que les choses allaient rapidement s'aggraver, il ne put se retenir de s'élancer vers elle, hurlant de toutes ses forces :

- CATHERINE !

Il la voyait se tordre au sol en criant et un sentiment de rage lui monta au visage mais avant qu'il ne puisse lancer la moindre attaque à l'encontre de l'agresseur, celui-ci, ou plutôt celle-ci avait disparu. Arrivant trop tard près d'elle, il se jeta au sol aux côtés de la jeune fille, la pluie s'intensifiant sur eux.

- Catherine ! Catherine... Il la retourna sur le dos, toujours emprise à la douleur et pointa prestement sa baguette en sa direction et murmura : Curo As Velnus Maxima... Curo As Velnus...

Il n'avait encore jamais employé ce sortilège et il ne savait pas s'il fonctionnerait à bon escient dans un tel cas. Observant le visage abîmé et inerte de la demoiselle, il ne put s'empêcher de laisser une larme de tomber sur elle. Reniflant et s'essuyant l’œil d'un revers de manche, il se sentait terriblement désemparé. Tout s'était passé si vite, il était arrivé beaucoup trop tard, c'était entièrement de sa faute et...

- Catherine ? Relança-t-il en la secouant doucement. Catherine je suis désolé, je... Sa voix s'éteint et il retint difficilement les sanglots de sa voix. Je ne sais pas pourquoi... Je... Catherine excuse-moi. Je ne sais rien de tout ça, je suis... Il soupira laissant aller un flot de larme retenu pendant bien des mois. Ce serait... Ce serait vraiment bien que tu reviennes à toi... Je ne veux pas que tu... Elle entrouvrit alors les yeux et un éclair d'espoir passa dans ceux d'Harradas. Catherine ?

Mais elle semblait toujours aussi absente. Puis elle murmura son nom. Elle l'avait reconnu. Après tant de mois sans l'avoir vu elle... Il n'en revenait pas. Elle était l'une des seules personnes avec lesquelles il s'était bien entendu à Poudlard et tout ceci paraissait tellement loin désormais. Ils étaient dans une toute autre réalité. Il poussa délicatement une mèche du visage de la jeune fille et la regardait avec tristesse. Elle était comme l'amie qu'il n'avait jamais eut ou la sœur idéale qui n'avait jamais existé. Et pourtant elle était juste là. Il pointa à nouveau sa baguette sur elle.

- Revigor...

Le vent se faisait de plus en plus fort et ils ne pouvaient rester ici. Qui sait si l'autre ne reviendrait pas avec quelques amis pour... S'amuser. Il devait la réveiller et au moins lui trouver un lieu pour la nuit. Il n'avait pas d'habitation et il ignorait où elle habitait. Et puis sans transplaner, il n'allait pas pouvoir la mener bien loin. Mais il ne pouvait cesser de la regarder. Elle avait besoin de lui.

- Catherine, cela fait je ne sais combien de temps que je pense à toi, et ce soir j'ai prononcé ton nom plus de fois que je ne pouvais l'imaginer, j'ai besoin que tu sois forte. Je suis là pour toi.

Ils avaient été amis. Ou du moins le pensait-il. Mais comme tous les autres, il les avait lâchement abandonnés.
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Catherine Holmes
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Re: Un port

Message par : Catherine Holmes, Dim 23 Nov - 18:23


Je tombais. Pourquoi est-ce que je tombais ? J'avais eu mal, très mal... Il fallait que je sache pourquoi. Je me rappelais vaguement un visage masqué, mais ce n'était pas Carnaval. Une voix. Pas la même qu'avant. Quelqu'un criait, encore. Pourquoi encore ?Il faisait sombre... Mais ce n'était pas la nuit. Il faisait sombre depuis qu'elle m'avait frappée.

Et une voix continuait de crier...

Catherine ?

... La voix m'empêchait de me concentrer. Il fallait que je me concentre. Il fallait que je me souvienne.

Revigor...

Mes idées s'éclaircissaient. Un coup à la tête, et soudain, le soleil avait disparu. J'avais été entraînée ailleurs, dans un endroit sombre. Quelque chose me fouettait le visage, quelque chose qui sentait mon parfum, sous la crasse et les embruns. Mes cheveux. Elle avait tenu mes cheveux, pendant un moment. Avant la douleur.

Catherine...

Encore cette voix. Inquiète. Et mon nom, mon nom qui revenait sans cesse.
Qu'avais-je donc fait ? Qu'avais-je fait qui mérite une telle souffrance ? Pourquoi ??

Cela fait je ne sais combien de temps que je pense à toi, et ce soir j'ai prononcé ton nom plus de fois que je ne pouvais l'imaginer...

Je connaissais cette voix. Je l'avais déjà entendue. Une voix amie. Une voix... Harradas. Pourquoi revenait-il toujours ?

J'ai besoin que tu sois forte. Je suis là pour toi.

Harradas.

Le premier mot que je prononçais depuis ce qui me semblait une éternité.

Tu es là... Je suis forte, dis-je en attrapant l'une de ses mains. Je m’agrippai à cette main, comme je l'avais déjà fait auparavant. Une fois où les rôles étaient inversés. C'était moi qui avais alors crié pour sauver une vie.

Les Mangemorts. Encore. C'était encore eux ! Ils avaient pris Sierra, ils avaient manqué de prendre Violaine et Harradas et maintenant... ça. Ils allaient le payer. Cher, très cher. Ce n'était pas assez, pour eux, de m'enlever les êtres qui comptaient le plus à mes yeux ? Pas de chance pour eux. J'en avais assez de vivre dans le regret, dans la tristesse, dans la culpabilité. Ils m'avaient fait perdre plusieurs mois de ma vie, mon petit ami, mes anciens amis... Ils allaient le regretter. Un jour, un jour je serais forte à nouveau. Et je les retrouverais.

Le cœur plein de rage, je regardai le sorcier qui était venu à mon secours. Je puisai dans ses yeux et dans ma colère la force qui me faisait défaut, et me relevai. Puis, rattrapée enfin par mes sens, je manquai de m'écrouler à nouveau. Refusant la faiblesse, je me blottis dans les bras forts du jeune homme qui me soutenait.

Je suis forte murmurai-je, autant pour Harradas que pour moi-même. Comme pour m'en persuader. Le vent soufflait, accentuait le froid qui me transissait. Je me blottis encore plus. Le drôle d'attelage que nous formions, l'ex-Serdaigle et moi, fit quelques mètres dans cette étrange posture, courbés pour résister au souffle marin.

Lorsque nous fûmes un peu éloignés de l'étendue d'eau noire et froide, je daignai me séparer de mon compagnon d'infortune. Je le regardai dans les yeux, comme la première fois, et je répétai les mots.

Merci. Merci, Harradas.
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John Dawson
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Re: Un port

Message par : John Dawson, Lun 2 Fév - 0:35


[RP avec Hugh Dey]


Une chose est sûre, l'Écosse est bien meilleure que le pole nord. Deux ans, telle était la durée de son voyage dans les pays scandinaves et le Grand-Nord, deux ans pendant lesquelles John avait dû endurer ce qu'il qualifie de "l'enfer du Nord". Le voyage n'était pas des plus luxueux ou des plus faciles, surtout en ce qui concerne le déplacement, car transplaner n'est pas très envisageable quand ta destination n'est que toundra, taïga ou désert polaire, en d'autres termes, c'est le même paysage partout où on va. Tout d'abord, il pensait qu'il fallait seulement du temps pour s'y habituer, ce qui était vrai partout ailleurs, mais quand le temps ne fait qu'empirer, il était difficile de rester optimiste. Ensuite, vint le tour des animaux qui ne facilitaient pas la tâche, surtout quand on a un chien tueur de loups qui ne cessait de chercher des noises aux créatures "pacifiques" du Grand-Nord. Et la cerise sur le gâteau : la plupart des aubergistes n'acceptaient pas la présence du chien. Mais tout ça faisait maintenant partie du passé, ce n'étaient désormais que des histoires à raconter, *Oublions tout ça ! * se dit-il. La Suède et compagnie n'étaient pas horribles, on dirait même que c'était le paradis sur terre - les filles étaient d'un tout autre niveau au nord, *Alva ! * rien qu'à se la rappeler John était au septième ciel... Mais si on s'égare un peu trop on risquait de se faire griller par un Norvégien à crête.

Aberdeen était sa première station de Grande-Bretagne sur le chemin de retour, car on ne peut avoir recours aux Portoloins à l'étranger, surtout quand on ne connaît que quelques phrases basiques et quelques gros mots ; et puisque John ne peut pas prendre l'avion pour des raisons qu'il essayait d'éjecter hors de sa mémoire. Bref, le voyage ne fût pas pas aussi plaisant que prévu. L'ancien Serdaigle avait choisi Aberdeen parce que c'est là que son père lui avait installé un Portoloin qui n'allait partir qu'après quelques heures. Au lieu de rester là à regarder une vieille bouteille de bière, John décida d'aller prendre un peu d'air avant de retourner à Londres.

Une ballade matinale sur une côte d'Écosse, rien de tel pour oublier un cauchemar et s'éclaircir les pensées. Son problème principal était l'argent, et la meilleur solution qu'il trouvait était de blâmer son père et de maudire son précieux conseil : << J'aime mieux faire envie que pitié... L'argent est l'argent, et lorsque j'ai eu vingt sous, j'ai toujours dit que j'en avais quarante >>. Avant de partir pour le nord, John n'avait rien laissé derrière lui à part des babioles qu'il avait vendu pour de l'argent supplémentaire pour financer son voyage, à part ça il n'avait aucune maison à part la maison de ses parents, ce qui le menait à penser à chercher un vrai travail et de le conserver pour une fois dans sa misérable vie. Mais ce qui le tracassait encore plus était le fait que pendant son voyage, les rêves de John étaient toujours peuplés de griffes et de crocs, le problème était que les gueules qui hantaient ses cauchemars n'appartenaient ni à un dragon, c'étaient des gueules de gorille, ça s'annonçait mal pour son pouvoir d'Animagus. L'idée même de tenter une transformation ne le séduisait guère, il valait mieux faire vite et aller consultait quelqu'un avant que ça dérape vraiment.

John arriva du côté du port d'Aberdeen, au bout de la plage, d'où il pouvait observer les vagues déferler sur les rochers qui marquaient l'entrée du port. Il donnait son dos à la plage qu'il venait de traverser, certes c'était une belle vue, mais John ne voulait voir rien d'artificiel, rien qui soit la création de l'Homme. Il marcha le long du port d'où il ne pourrait rien voir sauf la mer ; pas de pêcheur ; pas de bateau et pas de goudron, juste de l'eau. Un bon moment de solitude, c'est tout ce qu'il lui fallait et c'est tout ce qu'il prit, une bonne inspiration et expiration d'air marin, ça lui fit l'effet d'une injection de morphine ; un bon moment de vide mental avec une belle vue de la Mer du Nord, *Un moment brut.* se dit-il en savourant cet instant.

Dès que l'instant magique pris fin avec son souffle, il rebroussa chemin pour retourner auprès de son Portoloin qui risquait de faire office de ballon pour des ados qui s'éclateront bien en essayant de se casser la margoulette avec, et pire encore ; la tête qu'il aurait s'il essayait de leur prendre une bouteille de bière vide. Heureusement que la plage n'était pas la première destination pendant un matin d'hiver, la bouteille était là où il l'avait laissée, il regarda sa montre *Une heure.*. Il regarda quelques vieux pêcheurs prendre place dans un coin qui avait sûrement vu de bien meilleurs jours, ils étaient trop loin pour qu'ils puissent remarquer quoique ce soit d'anormal, ils le prendraient sûrement pour un nouveau clochard du coin. Il s'adossa à un conteneur à attendre que la bouteille brille. Il avait sûrement l'air louche à regarder une bouteille, mais il n'y avait personne pour troubler le silence du ma... L'oreille affûtée de John détecta un bruit de pas qui approchait, il se hâta de mettre la bouteille dans son manteau, mais il y avait de fortes chances que cette personne ait vu ce qu'il venait faire, la distance qui le séparait du nouveau arrivant était dans les vingt mètres, en plus il regardait dans sa direction lorsque John avait pris la bouteille. C'était à la fois embarrassant et alarmant, en tout cas, tout ce que John arrivait à penser était *Fais comme si t'as rien vu ! Fais comme si t'as rien vu ! *
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Hugh Dey
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Re: Un port

Message par : Hugh Dey, Lun 2 Fév - 10:10


J'avais cherché aujourd'hui, cherché la petite bête et parfois même la grosse, mais je n'avais rien pu trouver. Mes quelques récentes aventures de chasse me plaisaient bien, mais il fallait se rendre à l'évidence : le gibier n'était pas pour aujourd'hui. C'était dommage. Peut-être avais-je simplement manqué de chance. J'avais souvent croisé dans mes chasses d'autres amateurs de récompenses dont je m'étais servi pour parvenir à mon but, et vice versa. Le fait de ne tomber sur aucun d'entre eux, de ne recevoir aucun hibou urgent me demandant de venir le plus vite possible dans je ne savais quel pays exotique, m'empêchait sans doute de ramener quoi que ce soit.

Tant pis... J'avais pourtant soigné mon look de chasseur. Même les transformations bizarres que je subissaient de temps à autres s'étaient attaquées à mes cheveux : ils avaient poussés, étaient devenus d'un brun sauvage, et je savais que je ne pouvais pas y toucher. Je devais simplement les mettre un peu en arrière et attendre patiemment qu'ils reprennent leur aspect normal. Je ne comprenais toujours pas ce qui animait ces transformations mais ce n'était pas là mon plus gros problème.

Mon plus gros problème à l'heure actuelle était ce port dans lequel j'avais fini et dont je ne voyais pas le bout. J'étais perdu en plein milieu de la Grande-Bretagne. Je me disais vaguement que j'aurais pu essayer de pêcher un poisson et qu'avec un peu de chance, le zoo accepterait aussi ce genre de capture, mais je n'étais même pas sûr d'en avoir envie. Non finalement, tout ce dont je rêvais était de retourner à Poudlard, nettoyer un peu les satanées gouttes de sang que nous avions laissé dans les cachots depuis quelques jours à cause de la capture du Chaporouge, et finir allongé dans mon canapé, le pied en l'air.

Je shootai dans un cadavre de bouteille de ce mauvais pied et grimaçai. La bestiole n'y était pas allée de massue-morte et j'aurais encore ce genre de douleurs pendant quelques temps. Mais tant que je pouvais marcher, ça m'allait bien. Le tout était simplement de parvenir à retrouver mon chemin. Je commençais même à me dire qu'il faudrait que je demande mon chemin à quelqu'un mais je n'avais pas envie de parler aux poivrots du coin. Non... Même si je les avais fréquenté un moment, en étais même devenu un moi-même, je ne pouvais me résoudre à retomber si bas. Pourtant...

Pourtant au loin, adossé contre un mur, un homme semblait vouloir être discret. Il n'avait pas l'éternelle dégaine abrutie d'alcool que l'on pouvait habituellement voir dans ces contrées maritimes et il m'intriguait assez. Je décidai de m'approcher... Son geste me surprit alors. Je le pensais perdu dans de sombres pensées, sombres idées, ravivées encore par l'embrun salé de la mer, mais pourtant à l'instant même où il sentit une présence arriver, il récupéra quelque chose au sol et la planqua vivement. Il avait presque l'air suspect. Ce n'était pas normal... Et voilà qui me fournissait une bonne distraction. Je n'allais sans doute pas lui demander mon chemin, mais au moins j'allais pouvoir m'amuser un peu. Je me redressai et profitai un peu de ma tenue de shérif de vieux westerns pour engager la conversation.

- Qu'est-' qu'tu caches dans ton blouson mec ? Vide un peu tes poches pour voir !
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John Dawson
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Re: Un port

Message par : John Dawson, Lun 2 Fév - 21:09


Rester planté là à regarder cet étranger s'approcher de lui n'était pas ce que John avait de mieux à faire, seulement là il était question d'envoyer balader quelqu'un, il devait répliquer immédiatement, dès que le nouveau venu aurait prononcé un mot, fallait riposter. Plusieurs idées lui vinrent à l'esprit, autant de réponses tranchantes que de scénarios pour l'envoyer paître, * Et si j'me prenais pour un Russe ? Nah, j'ai pas la tête d'un moscovite. * pensa-t-il dans une fraction de seconde, fallait réfléchir vite, pas question de perdre du temps avec un inconnu. D'ailleurs, échanger des banalités n'est le premier de ses soucis, il y avait plus important à faire, ne pas être vu par un moldu lorsqu'on prend un Portloin. À vrai dire, ce gars n'avait pas l'air vraiment moldu, il portait des vêtements que seul un sorcier digne de ce nom porterai, c'est à dire que jamais un moldu n'aurait porté cette tenue en temps normal sauf s'il revenait d'une soirée Halloween ce qui était très peu probable. Bref, c'était un sorcier qui venait à son encontre. Le problème d'être vu par un moldu est donc conclus, il y avait maintenant le risque que ce ne soit un mauvais sorcier, ce qui se confirma dès ses premières paroles.

Qu'est-' qu'tu caches dans ton blouson mec ? Vide un peu tes poches pour voir !

Cette question avait un côté choquant et un autre alarmant. Le côté alarmant consistait en ce qu'il disait, " vide un peu tes poches pour voir ! ". John avait cette fâcheuse habitude de prendre les choses trop sérieusement, n'importe qui témoignait de la scène saurait que ce gars voulait s'amuser à lui faire perdre son temps, mais pas John, lui pensait vraiment que celui-là voulait le piller pour de vrai. Pour ce qui est du côté choquant, c'était la façon de parler et la voix traînante, si ça se trouvait, John a déjà eu affaire à cette espèce d'homme. Il leva les yeux et regarda vraiment le visage de son interlocuteur pour la première fois, * Ouais, c'est lui ! *, seulement là, lui, ne semblait pas vraiment le reconnaitre, il avait l'air plus vieux et plus * Mature... ? *. Sa nature pacifique incita l'ancien garde-chasse de Poudlard à ne pas rouvrir la plaie et de ménager cet attardé. Une chose était maintenant sûre, ce gars ne représentait pas une menace au sens propre du terme.

- Casse-toi ! T'as rien à faire ici, triple andouille ! Lança John d'un ton cassant.

Il ne voulait pas vraiment recourir à la méthode forte, mais, connaissant ce type, le dialogue ne servirai à rien avec ce gars. Il s'apprêta à rajouter quelque chose, mais il remarqua que ses cheveux changeaient de couleur, ce n'était pas très apparent car la couleur partait du marron chocolat à un brun très foncé, * C'est un Métamorphomage ? Probablement pas. *. Parmi toutes les personnes qu'il avait eu la malchance de rencontrer de toute sa vie, ce personnage était le dernier sur la liste des personnes susceptibles d'être Métamorphomage. En y repensant un peu, il avait une dégaine différente la dernière fois qu'il l'avait vu... Retour à la réalité, John était en pleine conversation avec une personne faible d'esprit, fallait un peu de patience pour traiter cette situation.

- Tu fais quoi ici, toi ?

C'était tout ce qui lui venait à l'esprit et qui puisse lui donner du temps pour réfléchir à une manière de l'envoyer balader. En plus, le gars n'avait probablement pas le même caractère qu'il avait la dernière fois.
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Re: Un port

Message par : Hugh Dey, Mar 3 Fév - 14:39


- Casse-toi ! T'as rien à faire ici, triple andouille !

Wahou. Si je m'étais attendu à une réponse, j'aurais absolument pas parié sur celle là. Triple andouille quoi... A croire qu'il avait pas compris ce que je lui avais demandé, et qu'il était tout droit sorti d'un livre du 18ème siècle. ouais parce que l'expression triple andouille n'était plus utilisée depuis 1756 environ et c'était pas tellement ce qui me faisait peur à vrai dire. Pire même ! ca me faisait rire ! J'aurais peut-être pas dû parce que le mec avait l'air d'être une masse, mais pourtant je pouvais pas m'empêcher de rigoler en repensant à ce qu'il avait dit. Fallait que je fasse gaffe, il risquait de devenir agressif ! Peut-être qu'en s'énervant, il allait me traiter d’hurluberlu ! Voire même de cancrelat ! C'était l'insulte suprême ça ! Et forcément, alors que je pensais à ça, je ne pouvais que rire de plus belle !

- Tu fais quoi ici, toi ?

Mais... Est-ce que j'étais face à une personne totalement stupide ? Il me demandait de partir, chose que j'avais pas faite, et après il engageait la conversation ? C'était pas tellement le comportement le plus normal qui existait... A croire qu'il voulait gagner du temps le bougre. Comme si j'allais vraiment lui vider les poches... Non mais il m'avait bien regardé ? Est-ce qu'il avait vu que je risquais pas de le toucher même si j'essayais de lui faire croire que j'étais dangereux ? Hum... Une petite moue apparut au coin de mes lèvres. J'avais pas tellement envie qu'on me prenne pour un grand gentil. J'étais quand même un bon chasseur, fallait pas l'oublier !

- Je... Cherche des types à dépouiller. T'es là. J'te dépouille. C'est simple. Et je compte pas me répéter.

Allez, je faisais comme si j'étais un grand méchant. Je pouvais m'imaginer, le regard complètement noir, l'air sévère, les rides plus marquées à force de garder ce froncement de sourcil si particulier toujours sur le visage. Un grand méchant quoi ! J'étais sûr que je pouvais être crédible comme ça, il suffisait que j'y croie et au bout d'un moment je rentrerais dans le personnage. Seulement là, pour paraître vraiment menaçant, fallait que je sorte un couteau... Et j'en avais pas. J'avais que ma baguette et je savais pas comment faire pour la transformer. Ou plutôt j'avais su un jour mais c'était pas quelque chose que j'avais revu récemment. Bon, fallait peut-être que j'abandonne mon faux air... Tout de suite je décontractais mes traits et je disais, l'air un peu penaud :

- Ouais bon ok... J'me suis paumé en fait. J'voudrais retourner à Pou... Euh... Chez moi. A... Au poulailler. Ouais je vis dans un poulailler ouais, ça te pose un problème ?

Bordel, j'avais failli lâcher Poudlard devant un moldu. J'allais vraiment pas bien.
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John Dawson
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Re: Un port

Message par : John Dawson, Mer 4 Fév - 2:18


La journée ne pouvait pas aller mieux que ça, d'abord parce que ce qu'il croyait qu'il était suffisant de traiter quelqu'un de triple andouille pour l'envoyer balader, en plus, il essaya d'engager la conversation. A force de penser à un truc pour éloigner ce type, il ne pensa pas deux fois avant d'envoyer une insulte que même sa mère n'utilisait plus. * T'es trop dangereux, John. Maintenant, essaye de causer avec lui. * se félicita-t-il intérieurement de sa connerie. Le gars n'allait sûrement pas tarder à éclater de rire, c'était compréhensible, mais il s'abstint pour une raison qui échappait encore à John. Le mec n'avait pas vraiment l'air méchant.

- Je... Cherche des types à dépouiller. T'es là. J'te dépouille. C'est simple. Et je compte pas me répéter.

Et voilà, c'était comme s'il lisait dans ses pensées, il n'était pas vraiment très dangereux, il voulait seulement passer le temps à jouer les brutes, John décida de jouer la comédie. Maintenant, il était sûr que ce gars pouvait lire les pensées * Métamorphomage et Legilimens ? Impressionnant. * Il se mit alors à le regarder d'un oeil noir à la Ice Cube, * Sérieux là, tu peux faire mieux, mec. * John se retint de rire en respect à l'effort fourni, au pire des cas, où il essayait vraiment de lui faire main basse, John pourrait facilement l'envoyer valser dans l'océan, pas la peine de recourir à la magie devant les vieux pêcheurs qui entendraient sûrement l'explosion. En tout cas, le pilleur abandonna son air menaçant pour reprendre son expression "habituelle", si un visage confus était son visage de tous les jours... probablement pas * Allez steuplait... on commençait à s'amuser. * Bref, le gars était confus à cause de toute cette situation, dirons-nous "imprécise", faute d'un meilleur terme ; ou même il s'était rendu compte du crétinisme dont il avait témoigné.

- Ouais bon ok... J'me suis paumé en fait. Dit-il * Sans déconner ! *. J'voudrais retourner à Pou... Euh... Chez moi. A... Au poulailler. Ouais je vis dans un poulailler ouais, ça te pose un problème ?

Ces dernières prirent John au dépourvu, il n'était pas sûr d'avoir bien entendu, * Mais si, mais si...* c'était la dernière chose qu'il s'attendait à entendre un homme adulte dire... Un poulailler, wow... Même quand John travaillait à Poudlard, il n'avait jamais entendu des élèves dire une chose pareille. Il avait vraiment dit poulailler, Mer**. Il se rendit compte trop tard qu'il était resté trop longtemps à le regarder comme si on venait de lui tirer dessus avec un pistolet vide, les pensées menant à cet air de dérangé qu'il arborait étaient loin d'être saines ou appropriées pour les évoquer à voix haute, ce qu'on peut dire c'est que ça se rattachait à un livre avec une adolescente, un loup-garou et un vampire.

- Un poulailler ? Ok, ta vie, tes choix. Je respecte tes orientations et tout ça, c'est juste que je n'arrive pas à imaginer la taille et la forme qu'auraient les oeufs.

Les derniers mots s'entremêlèrent car John ne put s'empêcher de se fendre la pipe, ce qu'avait dit le gars pouvait être sujet à tout un chapitre dans un bouquin de blagues. Mais une chose retint son attention, le gars commençait à perdre contenance, il avait failli dire Poudlard et ça le mettait mal à l'aise. Heureusement qu'il s'était rattrapé, * Mais... Poulailler ? * John décida de se pousser le bouchon plus loin et mettre le gars moins à l'aise qu'il ne l'était déjà.

- Tu voulais dire quelque chose d'autre, juste avant de dire "chez moi". Commença-t-il avec un sourire mauvais, tu as dis Pou... Pou-quoi ? Il détacha bien les dernières syllabes.

Au prix d'un grand effort, il réprima l'envie de se mordre la lèvre inférieure, geste qu'il ne faisait qu'en cas de bêtise. Et c'était c'est ce qu'il venait de faire, ça risquait de lui coûter cher si le gars avait remarqué ce qu'il venait de dire. "Pou... quoi", il y avait de quoi faire de lui la risée du port, * "Pou-quoi, t'as rien trouvé d'autre à dire ? * John allait sûrement regretter ce qu'il venait de dire, il voyait déjà l'ombre d'un sourire se dessiner sur le visage du type.
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Re: Un port

Message par : Hugh Dey, Sam 28 Fév - 11:52


[Excuse moi pour le délai de réponse... J'espère que ce RP, bien qu'un peu court, te conviendra.]

- Un poulailler ? Ok, ta vie, tes choix. Je respecte tes orientations et tout ça, c'est juste que je n'arrive pas à imaginer la taille et la forme qu'auraient les oeufs.

Mais de quoi parlait ce drôle de bonhomme ? Bon ouais ok… J’avais dit que je vivais dans un poulailler. Et j’avais une dégaine très sûre, ce qui faisait que peut-être, peut-être en effet, croyait-il que j’étais complètement dérangé. Fallait dire que ce serait pas la première fois qu’on me prenait pour un gros débile. Cela dit j’avais jamais précisé que j’étais un coq, encore moins une poule, et à moins qu’il n’ait l’impression que je ressemble à un ornithorynque, je savais pas pourquoi il était persuadé que je pondais des œufs…

Décidément, l’esprit des gens était vraiment trop bizarre. Non seulement il comprenait rien à ce que je disais, mais en plus il était borné. Genre il me lâchait pas. Que je disais que je vivais dans un poulailler devait pas lui suffire, fallait qu’il enfonce un peu le couteau.

- Tu voulais dire quelque chose d'autre, juste avant de dire "chez moi". Tu as dis Pou... Pou-quoi ?

Je commençais à serrer le poing parce que j’avais aucune envie de discuter avec lui. Ouais d’accord, c’était moi qu’était allé vers lui, et alors ? Est-ce que pour autant je devais subir son vieux sourire là ? D’ailleurs j’essayais de l’imiter mais j’étais pas certain de l’effet que ça faisait. Un air débile sans doute, associé à un bon pot de miel allant bien avec le sourire.

« J’allais dire pouilleux c*nnard ! T’as aucune race avec ton manteau là ! »

Nan pis sérieux, on foutait quoi là à se regarder dans le blanc des yeux au juste ? On aurait dit le vieux remix d’un film romantique s’étant trompé de personnage. Dans un port un peu abandonné, surtout isolé, moi j’étais perdu et lui il me tenait la jambe comme si j’étais le dernier espoir de conversation qu’il avait dans la vie.

« Plutôt que d’poser des questions débiles, t’es qui ? Tu fous quoi ici ? Et pourquoi je te parle encore au juste ? »
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John Dawson
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Re: Un port

Message par : John Dawson, Lun 2 Mar - 21:13


Bon, récapitulons les événements : D'abord, John était venu à ce port pour prendre un Portoloin qui allait l'emmener à Londres, mais il a été interrompu par un gars qui l'avait vu mettre la bouteille dans son blouson ; ensuite il avait voulu le piler sans en avoir vraiment l'envie, il avait ponctué ses paroles d'un regard qui se voulait noir pour ensuite reprendre sans air habituel. John avait voulu l'envoyer balader mais se résigna à essayer d'engager la conversation, ce qui n'était pas moins dénué de sens que la tentative de vol. Suite à cette séquence d'événements logiques, le Serdaigle put retenir une information cruciale sur ce type : il habitait dans un poulailler. Soit, il n'avait pas l'air d'apprécier la blague qu'avait balancé John, soit, ça n'allait vraiment pas dans sa tête, car il répondit :

-  J’allais dire pouilleux c*nnard ! T’as aucune race avec ton manteau là !

Eh bien là, il était dépassé. Maintenant, il habitait dans un "Pouilleux". On ne pouvait pas être plus... plus... John ne connaissait aucun terme qui pourrait pleinement identifier cette personne. C'était une combinaison assez unique de traits de caractère. Il reprit son sérieux car, d'habitude, John arrivait à construire un image de la personnalité des personnages qu'il rencontrait, mais là, c'était plus un schéma qu'une image, des éléments qui ne devaient jamais se rencontrer. * Drôle de type ! *

-  Plutôt que d’poser des questions débiles, t’es qui ? Tu fous quoi ici ? Et pourquoi je te parle encore au juste ? Demanda-t-il.

John ne sut quoi répondre, le changement de sujet était trop rapide. Tu parles d'une vitesse de transition. La conversation n'admettait aucune logique, il ne parlaient de rien du tout, mais pour une raison que John ignorait, c'était intéressant. Si c'est comme ça que ce mec se comportait normalement, il devait être de bonne compagnie quand il était défoncé. John reprit son air sérieux, le Portoloin n'allait pas tarder à bouger et il fallait s'assurer d'avoir la voie libre et que personne ne l'observait, or, ce n'était pas le cas. Il y avait ce bougre devant lui, certes intéressant, mais... entravant pour le moment. Tant qu'il était là, John risquait d'enfreindre la loi, et pas n'importe quelle loi... Bref, il faut se débarrasser de lui.

- J'attends quelqu'un. Maintenant, fout-moi la paix ! Dit-il de son ton le plus sérieux, sans laisser place ni à la colère ni à la panique, avant de reprendre. Et tu me parles encore parce que t'as rien à faire de mieux.

Il regarda sa montre, puis les deux côtés, avant de revenir vers son interlocuteur. Il ne lui restait que quelques minutes avant le départ, et ce mec n'était pas près de s'en aller. Mais la question qui se posait vraiment concernait la vraie nature de ce gars : était-ce un sorcier ou un Moldu ?

- P****n ! C'est quoi ça ?! S'exclama John en pointant du doigt vers sa gauche.

Rien ne se passait réellement, c'est juste qu'il voulait distraire le gars, qui suivit le doigt de John, pour tirer sa baguette et informuler un #Repello Moldum.  Si le type était un Moldu, celui ci s'en irait rapidement, se rappelant d'un rendez-vous important, ou bien étant pris d'une envie d'aller voir ailleurs... S'il s'agissait d'un sorcier... Eh bien repousser les Moldus aux alentours n'était pas si mal que ça au vu de ce qu'il voulait faire. Il attendit quelques instants, mais rien ne se passa...

- Je vois... La bouteille que j'ai pris est un Portoloin, t'es content ? Finit-il par répondre. Maintenant, je te retourne tes questions.

Il avait adopté le ton le plus détaché du monde, espérant que le gars ne se mette pas à mentir comme un arracheur de dents. Même s'il ne lui restait que quelques minutes dans ce port, ce n'était d'ailleurs ni l'endroit ni le moment de faire connaissance, mais il osa espérer tirer une quelconque vraie information sur le mec en face de lui.
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Matt Austin
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Re: Un port

Message par : Matt Austin, Dim 7 Juin - 18:21


Suite de ce Rp. Pv Axelle Higgs.


Le port de Brighton était magnifique à cette époque, les touristes se baladaient sur la côte, les amoureux se bécotaient sur les bancs qui faisaient face à l'océan et les familles mangeaient dans les restaurants qui le bordaient. A cette heure là, le fameux casino du Pier principal était fermé, le bâtiment tristement éteint. Mais les quelques bâtiments qui éclairaient encore le port, rendaient la baie magnifique. A quelques mètres au Sud-Est, se trouvait l'ancien Pier brulé, zone industrielle et artistique malheureusement abandonnés depuis quelques temps. Et ce fut la chance ou le hasard, que le nuage doré passa dans cette zone pour se fracasser dans l'eau à la chaleur supportable mais peu chaude, sans se faire voir d'aucun moldu.

Une sirène stridente...Des crissements de pneus... Des phares de voitures l'éblouissants... Le fracas d'une grande baie vitrée... Des morceaux de verres volants dans tous les coins... Les yeux de Matt s'ouvrirent soudainement, ses bras se tortillant dans tous les sens énergiquement, la pression de l'eau les faisant ralentir. Le nez de l'Auror laissa échapper de nombreuses bulles, sentant l'eau envahir ses voies respiratoires. Il ne se laissa pas gagner par la panique, son métier lui ayant appris à être calme dans chaque situations. Il battit frénétiquement des jambes, et se propulsant hors de l'eau. Emergeant à l'air libre, ses poumons se remplir d'oxygène et le brun toussa violemment après avoir pris une gorgée d'eau non voulu. Son corps se balançait au rythme des petites vagues présentes, le jeune homme reprenant son souffle tant bien que mal.

Il était vivant. Par la barbe de Merlin, il vivait ! Quand la voiture leur avait foncée droit dessus, l'américain avait cru en avoir finit une bonne fois pour toute. La faucheuse l'ayant enfin attrapée pour ne jamais le relâcher. Nerveusement, le brun rigola. C'était plus fort que lui, il n'y pouvait rien. Ses yeux s'habituèrent à l'obscurité présente et le jeune homme reconnu facilement le lieu où ils avaient atterris. Nombreuses furent les ballades familiales sur ce si fameux port de Brighton quand ils venaient en vacances rendre visites au côté maternelle de la famille Austin. Il rigola de nouveau, heureux de se sentir vivant avant de se rappeler...

" Axelle...? Oh non... Axelle ! " S'écria-t-il paniqué.

Axelle ? Où était passée la jeune femme ? Pris de panique, l'ex Serdaigle tout en nageant sur lui même, se tourna dans tous les sens pour essayer d'apercevoir la verte et or avec qui il dinait lors de l'accident. Pourvu que lors du transplanage, il ne l'ait pas lâché et qu'elle se soit désarticuler. Paniquant, il s'imaginait déjà que des morceaux de la charmante jeune femme soit déjà un peu de partout dans le monde. Le brun n'arrivait plus à se rappeler si il avait lâché sa main avant leur atterrissage dans l'eau. Il plongea, espérant qu'Axelle se soit évanoui et toujours présente autour de lui, mais la noirceur des eux lui permit nullement de voir. L'angoisse commençait déjà à grandir en lui...
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Re: Un port

Message par : Axelle Higgs, Mar 9 Juin - 6:21


La soirée prenait une tournure coquette, le jeu de séduction s'installait tranquillement, mais sûrement à l'insu des deux sorciers. Qui aurait crû, lors de leur première rencontre qu'ils en viendrait à partager un repas ? Néanmoins, tout ceci prit abruptement fin lorsqu'il y eut ce grand fracas de verre. Instinctivement, Axelle porta sa main à son visage, éblouie par une vive lumière et échappa sa fourchette. Avant même qu'elle ne puisse réagir que ce soit en se propulsant vers la gauche ou alors en sortant sa baguette, Matt attrapa fermement sa main et ils transplanèrent.

Où ? Aucune idée, mais ce n'était pas tellement plaisant. Incapable de respirer, la Higgs fut donc prise par surprise lorsque ses poumons se remplirent d'eau. Elle voulut tousser, mais ce ne fut clairement pas une bonne idée. Sa gorge brûlait et sa tête se mit à tourner. Ne cédant pas à la panique, bien que ce soit difficile, la sorcière tenta de nager en direction de la surface. Et c'était où la surface ? Aucun moyen de savoir si elle se dirigeait dans la bonne direction. Les secondes étaient comptées avant qu'elle ne perdre connaissance. Si seulement elle pouvait dégainer sa baguette et lancer un #Têteenbulle.

Finalement, l'affolement la gagna. Mais p*tain, c'est pas vrai ! Elle allait pas mourir, ce soir ! Pas comme ça ! Dans la panique générale, Axelle ne comprenait pas ce qui se passait, seulement que ses poumons s'étaient remplis d'eau et qu'elle finirait par couler. Ses mains s'agitèrent une nouvelles fois, mais elle ne réussissait plus à nager correctement. Puis, par miracle, ses doigts s'agrippèrent à quelque chose... Un algue ? Elle avait atteint le fond ? Non ! C'était du tissus ! Sa main droite suivit rapidement le mouvement et la sang pur s'aida de ses pieds pour se propulser. Elle senti alors un bras se glisser fermement autour de sa talle et alors qu'elle sombrait dans un état inconscient, les deux sorcier émergèrent de l'eau.

Quelques secondes passèrent, puis la jeune femme revint à elle toussant avec violence et cracha des gerbes d'eau salée. Elle avait l'impression d'avoir enfilé plusieurs shooters de whisky pur-feu par le nez. Elle accueillit l'air marin avec espoir et prit de grandes inspirations entrecoupées d'une toux creuse. Axelle eut un drôle de goût métallique dans la bouche : sans doute du sang à force d'avoir les voies respiratoires irritées.

Ses yeux azurés, rougi par l'eau, se relevèrent vers le visage de Matt qui, jusqu'à présent n'avait dit aucun mot. Ils se contentaient de les maintenir à les surfaces en battant des jambes, se dirigeant tranquillement vers le porte. Épuisée, la Higgs appuya sa tête contre le torse du brun et poussa un soupir de soulagement. Ils étaient sains et saufs, c'était l'important, non ?  


- Merci, laissa-t-elle échapper d'une voix rauque, toussant encore.
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Matt Austin
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Re: Un port

Message par : Matt Austin, Sam 13 Juin - 22:13


Nageant sur place, Matt Austin ne cessait de chercher dans tous les sens Axelle. Par la Barbe de Merlin, où était elle passée après le transplanage ? Comment avait il pû la perdre de vue ? Le brun frappa rageusement du poing sur l'eau. Pour un Auror, il faisait un mauvais agent, incapable de trouver une jeune femme. La couleur noire de la mer et la nuit n'arrangeant en rien les choses, le jeune homme ne voyait quasiment plus rien. De plus, la mer semblait commencer à s'agiter, signe que les vagues allaient être de plus en plus violentes et hautes.

Soudainement, une chose sous l'eau agrippa son pantalon, tirant dessus. La panique gagna rapidement le jeune homme, qui voulu se débattre. Après tout, il n'avait strictement aucune idée de ce qui pouvait se trouver dans ses eaux sombres. Mais un coup d'oeil sous lui, il se rendit compte que ce n'était pas un monstre qui l'avait attrapé, mais Axelle ! La sorcière se trouvait sous l'eau, à quelques centimètres de lui. Le courant l'avait surement ramené vers lui mais il ne s'en était pas rendu compte en cherchant au dessus de l'eau.

Prenant un grand inspiration, l'Auror du Ministère de la Magie plongea sous l'eau pour arriver au niveau de la jeune femme qui semblait perdre connaissance peu à peu. Un main à la taille de la verte et or, il la tira contre lui puis battit férocement des jambes pour sortir leur tête de l'eau. Quand ils émergèrent enfin, Axelle toussa de nombreuses fois avant de retrouver son souffle petit à petit, tandis que l'américain nageait vers le port de Brighton, Axelle contre lui. Le brun n'osait parler, préférant laisser le silence parler de lui même. Après tout, si ils étaient ici, c'était de sa faute...

- Merci, s'exclama d'une voix rauque la sorcière.

Les deux sorciers arrivèrent enfin à un ponton en bois et le brun aida Axelle à monter, se tenant juste derrière elle, une proximité qui plaisait plutôt au jeune homme. Une fois sur les planches en bois, Matt se coucha à même sur le sol, reprenant petit à petit ses forces. Une douleur aigu se répandit dans son corps, et le brun se rendit compte que son bras droit était en sang, des bouts de verres étaient plantés dedans. Grimaçant de douleur, il le reposa doucement sur le plancher. Au moins, ils étaient vivant.

- Je suis vraiment désolé Axelle, j'aurais pût nous faire atterrir autre part, mais je n'ai pas vraiment pris le temps de réfléchir... Regagrde, maintenant, je suis congelé à cause de cette eau gelée... Rigola-t-il nerveusement.
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Re: Un port

Message par : Axelle Higgs, Lun 22 Juin - 6:10


Ils l'avaient échappé belle, vraiment. Maintenant le choc de la surprise passé, la nervosité avait légèrement repris le dessus. Les deux sorciers gisaient sur les planches de bois du port de Brighton, pratiquement désert à cette heure. Higgs se concentrait sur son souffle : inspirer, douleur, expirer. Elle avait l'impression que ses poumons avaient été transpercés, mais c'était le manque d'air et l'incrustation de l'eau dans l'enveloppe pulmonaire qui créaient sans doute cette affreuse sensation.

Le silence régnait depuis un moment déjà lorsque Austin prit finalement la parole. Il commença par s'excuser, ce qui étonna grandement Axelle. S'excuser ? Il avait réussi à éviter leur mort et voilà qu'il s'excusait ! Higgs ne put s'empêcher d'esquisser un sourire amusé sur ses lèvres légèrement bleutées.


- Regarde, maintenant, je suis congelé à cause de cette eau gelée, ajouta-t-il.

Se relevant péniblement sur ses coudes, la Serpentard lança un regard au bleu et bronze. La première chose qu'elle remarque fut la blessure à son bras.

- Et c'est parce que t'es congelé que tu n'as pas remarqué ton bras en sang ? demanda-t-elle.

Attrapant sa baguette, la sang pur se pencha vers l'Auror dans le but de le soigner. Elle commença d'abord par dégager les morceaux de verres, grâce à un faible #accio. C'était pas la méthode la plus douce qu'il soit, mais dans l'immédiat c'est la seule solution qui lui était venu en tête. En même temps, elle était pas médicomage, hein. Une fois les éclats de verre dégagés, la Verte et Argent lança un #Epiksey. Les sortilèges de soin, ça avait jamais été son truc, encore moins quand elle grelottait. Elle dû s'y reprendre à plusieurs reprises avant d'obtenir un résultat plus ou moins satisfaisant.


- Faut voir le positif des choses, on a eu un repas gratuit, lâcha la sang pur avec un petit rire, une fois son intervention médicale terminée.

Puis pressant ses bras autour de son corps elle ajouta :


- Tu te sens assez en forme pour nous faire transplaner à nouveau ? Ça serait bête de tomber en hypothermie, vaudrait mieux aller se réchauffer quelques part.
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Matt Austin
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Re: Un port

Message par : Matt Austin, Jeu 25 Juin - 22:14


Couché sur le ponton en bois du magnifique port de Brigthon, Matt reprenait difficilement son souffle après avoir réussit à ramener Axelle et lui même hors de l'eau. Le brun culpabilisait d'avoir raté son transplanage et de les avoir fait atterrir directement dans la Manche, une eau si peu chaude que les deux sorciers étaient congelés. Grelotant de froid, l'Auror s'assit sur les planches, l'eau ruisselant de ses cheveux.

- Et c'est parce que t'es congelé que tu n'as pas remarqué ton bras en sang ? Lui demanda Axelle.

Jetant un oeil à son bras, l'américain grimaça. La vision qui l'avait n'avait rien de très jolie, le sang se mêlant à l'eau, coulant sur le bois de ponton. Sans attendre, Axelle s'approcha de lui et informula un sortilège qui attira les bouts des verres hors de son bras, lui laissant échapper un petit grognement de douleur. Il serra les dents, essayant de ne laisser rien transparaître. Ensuite, la sorcière formula un autre sortilège, un basique de médicomagie, pour atténuer sa douleur et refermer les plaies. Quand les dernières traces de sang disparurent, le brun offrit un sourire sincère à la sorcière.

- Merci, ça va déjà mieux ! Surement des bouts de la vitre qui à exploser...

- Faut voir le positif des choses, on a eu un repas gratuit, enchaina la verte et or en riant.

A sont tour, l'Auror rigola. Axelle avait raison, il fallait tout de même voir le bon côté des choses, cette soirée leur avait permis de se rapprocher et de manger à l'oeil. En y pensant, le rire du brun s'intensifia jusqu'à se transformer en une crise de fou rire. Sa crise dura plusieurs longues secondes et il en fallut encore quelques unes au jeune homme pour réussir à reprendre son souffle. Echapper à la mort avait été une parfaite expérience finalement.

- Tu te sens assez en forme pour nous faire transplaner à nouveau ? Ça serait bête de tomber en hypothermie, vaudrait mieux aller se réchauffer quelques part, s'exclama la sorcière en resserrant ses bras autour d'elle pour se réchauffer.

Matt hocha le tête en se levant. Il lui restait suffisamment de puissance magique pour transplaner de nouveau. Où ? Il ne savait pas encore et comptait bien poser la question à la jeune femme. S'approchant d'elle, le brun lui attrapa la main pour éviter de la laisser sur place, ce serait embêtant. Puis Axelle le retrouverait surement pour lui faire passer un très mauvais moment.

Plusieurs secondes passèrent sans que l'agent d'élite du Ministère de la Magie se décide à les faire partir. Sans pouvoir se l'expliquer, le brun regarda Axelle dans les yeux de longues secondes. Soudainement, il attira l'ancienne vert et or vers lui et déposa ses lèvres sur les siennes. Matt ne pouvait s'expliquer lui même son geste, agissant en suivant une pulsion soudaine, pulsion dont le brun avait pendant longtemps, oublié l'existence. Une chose était sur, Axelle l'avait chamboulé depuis le début de leur rencontre. Il voulait se haïr savant pertinemment qu'avec son métier, il ne pouvait se permettre de s'attacher à une personne, pourtant, l'américain comprit qu'il ne pourrait tout bonnement pas faire de autrement.

- Finalement, cette soirée était parfaite... Chuchota-t-il en se détachant de la sang pur, le sourire jusqu'aux oreilles.

Un bras autour de la taille de Axelle, leurs deux corps collés l'un contre l'autre, ils disparurent, mouillés de la tête aux pieds, enrhumés mais heureux.


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Re: Un port

Message par : Mangemort 13, Ven 14 Aoû - 22:37


Post Unique
Suite de ce
RP


Toujours bien à l’abri des regards, Treize était jonché dans la cale du bateau en direction de Godric's Hollow afin de rejoindre ses frères et ses sœurs au manoir. Il avait déjà réalisé la moitié de son travail et devait encore finaliser celui-ci à son retour. Quand allait-il frapper, telle était la question. Valait-il mieux agir dès son arrivée ou le plus tard possible. Après mûre réflexion, il jugea qu'il était impératif de se mettre en action dès qu'il mettrait pieds à terre. Trimbaler de la viande fraîche trop longtemps était bien trop dangereux. Et puis plus vite il s’acquittait de sa tâche, plus vite, il pourrait passer à la suite du plan. Son regard se perdit dans le vide. Il s’imaginait déjà les gestes et actions à venir et inspiré qu'il était, il s'imagina tout plein de choses funestes. Revenant à la réalité après une violente secousse, il constata que les remous étaient bien plus forts sur le retour que sur le chemin aller. L'explication venait peut-être du fait que l'homme de l'ombre se retrouvait avec deux moldus pris en otage et que ses sens étaient en alerte. Et, dans le but de ne pas se faire démasquer, le mangemort avait pris soin de bâillonner et d'attacher ses ignobles personnes du mieux qu'il le pouvait. Il savait qu'elles pouvaient se réveiller à tout moment et jugea nécessaire de se tenir prêt à intervenir si la situation venait à s'envenimer.

Pour passer le temps, matricule Un/Trois s'amusait à compter jusqu'à cent pour repartir de zéro une fois le nombre atteint. Il enchaîna de ce fait plusieurs séries et finit par se perdre dans son comptage à force de se répéter. De colère, il tapa dans la coque pour se défouler avant de se rendre compte qu'il faisait un peu trop de bruit. Il se calma et reprit là où il s'était arrêté.

- Neuf, dix, onze, douze et marqua un temps d'arrêt avant de prononcer le nombre suivant. Après un sourire équivoque, il reprit. Treize...

La sensation d'avoir fait un long chemin trotta dans la tête du masqué qui ne tenait plus sur place. La terre ferme était enfin en vue pour son plus grand bonheur. Il allait enfin se dégourdir les jambes et l'esprit car au fur et à mesure que le temps s'était écoulé, sa colère avait grandit et il était grand temps de sortir de cet endroit miteux, abri des rats et autres saloperies remplies de maladie.

Une fois le navire déserté par les pécheurs, il décida de sortir de sa cachette pour récupérer ses deux moldus cachés pendant plusieurs heures en dessous des bâches. Lorsqu'il les releva il constata que les deux personnes avaient souffert du voyage et mourraient de soif.

- Si vous pensez que c'est la fin de votre calvaire, vous vous trompez. Sachez que ce n'est que le début d'une folle aventure, leur dit-il tout en donnant un coup de pied dans le visage de l'homme sous le coup d'une pulsion agressive.

Il lança les corps par dessus bord sans une once de bonté. Ils s'écrasèrent lourdement quelques mètres plus bas dans un crac sonore. Il avait du certainement les blesser rien qu'en entendant le bruit que l'impact avait produit. Qu'ils profitent de cette sensation se disait-il car bientôt ils n'en auraient plus et il se mit à rire à gorge déployée pour laisser les sonorités les plus graves partirent dans les recoins du bassin.

Toujours en quête de victimes, il repéra deux jeunes filles non loin des quais. Certainement de jeunes prostituées qui n'avaient pas eu d'autres choix que de vendre leur corps pour vivre ou payer leurs études. Elle étaient certainement en train de racoler dans la marina pour réchauffer ses pauvres marins pétris de froid à cause de leur séjour sur l'eau. C'était des proies faciles après autant de temps en mer sans femmes. Il s'approcha d'elles, l'air un peu perdu et innocent afin de les mettre en confiance, le but étant clairement de les aborder et de ne pas créer de panique chez elles. Il valait mieux y aller en douceur que de commencer à prendre la fuite laissant derrière lui son précieux butin. Il leur fit signe pour qu'elles s'intéressent à lui et une fois assez proche d'elles, il leur adressa la parole.

- Excusez-moi. Je ne suis pas d'ici et je me suis perdu. Pouvez-vous m'aider à me retrouver s'il-vous-plaît ? Venait-il de dire en utilisant une voix mielleuse et enchanteresse tout en exhibant une feuille de papier blanche qu'il venait de sortir de sa poche.

- Que se passe-t-il mon beau. Tu veux que maman s'occupe de toi, lui lança la jeune dévergondée tout en mimant un bisou amoureux.

Décidément ces sans-pouvoirs étaient pathétiques. Il les invita à regarder la page qu'il avait extirpé quelques secondes plus tôt afin d'attirer leur regard sur quelque chose et lança un Petrificus Totalus afin de les immobiliser.

A présent, il devait faire vite, très vite. A l'aide d'un Kaleidem et d'un Locomotor moldu il se dirigea vers un train de marchandises qui traînait non loin de là et qui allait en direction de sa destination. Encore quelques heures de route et il serait enfin au point de rendez-vous rassuré d'avoir réussi sa mission, longue soit-elle.
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Jasmine Vagneur
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Re: Un port

Message par : Jasmine Vagneur, Ven 16 Oct - 22:01


Who are you guy?
PV - Tybalt Maitland


L’odeur de la mer. A la fois irritante et agréable. Enfin, ce n’était pas tant les effluves de poisson qui amenaient cette douceur réconfortante, mais plutôt le souffle du vent venant soulever les mèches de cheveux ainsi que les quelques feuilles traînant là. Le port avait cette faculté d’attirer Jasmine autant qu’il la repoussait.

Elle n’aimait pas le poisson, ou même les fruits de mer. Les moules, les huitres, très peu pour elle. Néanmoins, elle appréciait cette ambiance chaleureuse et estivale qui appartenait à ce lieu. En automne, il faisait froid, mais il était bon de sentir cette brise rappelant l’océan sur son visage. Les gens allaient et venaient, arrivés seuls ou accompagnés pour une petite virée en bateau, ou bien se poser tranquillement dans un bar ou sur un banc. Certains profitaient seulement de la journée en se promenant tranquillement sur la digue. La Sang-mêlé faisait partie de ces personnes-là. Sans but, elle errait, s’arrêtant parfois pour observer curieusement un pigeon ou même simplement admirer l’horizon s’étendant à perte de vue. Se perdre dans ses pensées était l’une des activités qu’elle pratiquait le plus souvent, et ce, depuis très longtemps. Pour ne pas dire depuis toujours en fait. Parfois, elle était simplement heureuse et une masse de souvenirs débordant de joie refaisait surface. A d’autres moments, des idées sombres ou des réflexions obscures prenaient une place importante dans sa tête. Mais souvent –et surtout ces derniers-temps– elle était mélancolique. Les souvenirs d’enfance, de Poudlard… D’une certaine manière, ça lui manquait. Son innocence des premières années et sa soif d’adrénaline au château. Elle ne les avait pas entièrement perdues, mais ces caractéristiques étaient bien moins présentes. Néanmoins, il lui fallait trouver des distractions riches en sensations fortes, ça, elle en était certaine.  

Même si la vie d’adulte était bien mouvementée, des moments d’ennui persistaient. C’était ainsi, la vie était rythmée par ces jours où toutes les tâches à accomplir perdent soudainement de leur importance. Elle avait pas mal de projets, des choses à faire –comme se mettre aux heures supplémentaires au bar par exemple, aller s‘entrainer au QG des Phénix, ou même simplement lire, chose qu’elle appréciait particulièrement. Elle avait également prévu depuis pas mal de temps de se remettre au piano. Elle avait ramené son ancien de chez ses parents pour l’installer dans sa nouvelle demeure. Et pourtant, elle n’avait rien trouvé de mieux à faire que de se rendre dans un port sans intérêt pour s’évader. Parfois, il ne valait mieux pas chercher à comprendre ce qui amenait la blonde à prendre ces décisions.

Une bourrasque surprit l’Animagus dans ses pensées et la poussa presque contre un inconnu. Déboussolée pendant un instant, elle sortit difficilement ses mains des poches de son manteau pour pousser les mèches de cheveux devant ses yeux. Un jeune homme se tenait face à elle, visiblement surpris par cette tornade blonde s’étant malencontreusement précipitée vers lui.

- Désolée, j’ai failli m’envoler, déclara-t-elle avec un sourire d’excuse et une moue partagée entre la plaisanterie et l’ironie.
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