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Harry Potter 2005 :: ~¤~ Autres Lieux Magiques ~¤~ :: Grande-Bretagne
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Un port
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Emily Lynch
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Re: Un port

Message par : Emily Lynch, Mer 19 Oct 2016 - 4:29


Discrétion était le mode d’ordre afin que cette traque se passe pour le mieux et qu’elle puisse agir efficacement avec l’aide d’Amnesius, mais contre toute attente, Emily semblait avoir oublié la définition du mot discrétion. Allongée sur le sol face contre terre, elle lâcha un juron avant de se mordre les lèvres en priant tous les dieux pour que personne n’ait entendu ce qu’elle venait de dire. Déjà qu’avec sa chute elle avait probablement alerté toutes les personnes aux alentours du port, s’ils avaient en plus de ça entendu la rouquine exprimer tout son mécontentement, autant dire que cette « missions » était finie pour de bon. D’ailleurs en parlant de cela, il était bon de se demander si l’individu qu’ils étaient en train de poursuivre était toujours sur les lieux. Parce que oui, c’était une bonne idée de vouloir l’arrêter, mais essayer de poursuivre quelqu’un qui n’est plus là, ça n’est pas très pratique. Mais à l’instant présent, Emily avait d’autres centres d’inquiétudes que de savoir si le type qu’elle chassait était toujours là, enfin oui et non, parce que dans un sens s’il était toujours là, il pouvait très bien l’avoir localisée et ainsi il lui serait alors simple de s’en prendre à elle alors qu’elle est toujours en train de se remettre de ses émotions. Et c’était justement cela qui préoccupait le plus la rouquine en ce moment. Elle devait faire au plus vite pour dégager de là et aller se planquer.

Malheureusement les choses allaient être plus compliquées car en effet, dans sa chute, elle avait emporté avec elle tout un tas d’objets qui avaient eu l’extrême gentillesse de tomber sur la jeune femme. Et bien que la plupart se soient dégagés d’eux-même, il en restait quelque-uns qui faisaient de la résistance, bloquant Emily par la cheville, retenue, pigée, il lui était alors impossible de bouger. Mais comment faire dans ce noir ? Il y avait bien la lumière de la Lune pour l’éclairer, mais le hasard fait bien les choses puisque c’est à cet instant précis qu’un nuage décida de venir se placer entre elle et le satellite naturel de la Terre. Elle pouvait essayer de tirer simplement son pied hors des objets en tous genres, mais comme il lui était impossible d’identifier avec certitude si elle risquait quelque chose ou non, elle devait faire attention à chaque mouvement d’autant plus que faire usage de la magie signifierait donner sa position. Dans un certain sens, c’était plutôt pratique, au moins Amnesius pourrait lui venir en aide, mais avec le bruit qu’elle venait de faire et sachant qu’il y avait potentiellement quelqu’un lui voulant plus de mal que de bien, c’était risqué.

Commençant alors à se dégager le plus rapidement possible tout en essayant cette fois d’être vraiment discrète, Emily entendit au loin un son qui ne trompait pas, un son qu’elle connaissait bien, inimitable il ne pouvait correspondre qu’à une seule et unique chose, quelqu’un approchait de l’endroit où elle se trouvait. Elle devait vite, se dégager avant l’arrivée de la personne qui se dirigeait vers elle. La rouquine n’avait aucun moyen d’identifier l’individu qui arrivait à grands pas vers elle. Se précipitant quelque peu dans sa tâche, ce qu’elle craignait arriva, une coupure au niveau de la cheville, certes rien de bien grave, mais un léger contretemps qui allait peut-être jouer en sa défaveur lorsque l’inconnu serait là. Plus de temps à perdre et le pire était déjà fait. Dans un dernier effort, elle s’extirpa des débris et se dirigea quelques mètres plus loin afin de se mettre à l’abri. A peine s’était-elle caché que quelqu’un arriva. Les nuages toujours présents, la faible luminosité n’aide guère la rousse à identifier avec certitude la silhouette qu’elle apercevait au loin. Elle aurait pu passer à l’attaque comme elle l’avait fait précédemment, c’est d’ailleurs ce qu’elle avait l’intention de faire, mais seulement si la personne s’approchait d’un peu trop prêt… Si c’était Amnesius, elle ne pouvait pas prendre de risque avant d’avoir identifié la personne avec certitude.

- Ami ou ennemie ?

Tout dépendait du point de vue, mais à première vue, cette voix ne lui était guère inconnue. Son acolyte d’un soir était donc là, juste en face sur les lieux de son crime. Emily hésita, si elle se trompait ? Car bien qu’elle était persuadée qu’il s’agissait de l’Auror, elle pouvait tout aussi bien avoir rêvé. Mais il fallait prendre un risque, et puis s’il s’agissait de l’homme en cavale, elle avait suffisamment de réflexes pour se protéger.

- Amie dit-elle en sortant de sa planque tout en se dirigeant vers Amnesius. L’as-tu croisé ? Je l’avais, mais je l’ai perdu… Enfin je pense que… A cet instant précis, une ombre se déplaça dans le dos de l’Auror, ils n’étaient donc pas seuls, le fuyard était toujours là et semblait vouloir en découdre. Baisse-toi ! lança-t-elle avant de lever sa baguette et d’envoyer le premier sort qui lui vint à l’esprit pour finalement se planquer à nouveau derrière le tas de tuyaux. Je pense qu’on l’a trouvé dit-elle en regardant Amnesius.
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Aileen O'Leary
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Re: Un port

Message par : Aileen O'Leary, Mar 13 Déc 2016 - 2:00


Pas de réponse depuis plus d'un mois et demi, si problème MP :3

RP de violence légitime avec le meilleurJean Parker

Il y avait quelque chose de spécial entre Aileen et l'eau.

Peut-être que c'était dû à son enfance sur le bord de la mer. Peut-être que c'était dû au fait que le son de l'eau qui coulait avait toujours apaisé la rousse. Peut-être qu'il ne s'agissait qu'une stupide superstition de sa part. Quoi qu'il en soit, après les événements de son 18e anniversaire, après le détachement de Nya à son égard, après toutes les questions qui tournaient dans sa tête sans réponse, l'irlandaise avait besoin de se ressourcer, de se relaxer.

Si cela signifiait devoir se rendre proche des hangars du port le proche afin de bénéficier de la proximité de la mer, ainsi soit-il.

Elle c'était habillée de façon à se fondre dans la nuit, jeans skinny noirs, manche longue gris foncé, cheveux attachés en un rapide chignon. Elle était une délicieuse créature nocturne à la recherche de calme, de sérénité, de quelqu'un avec qui jouer.

Il faut dire qu'elle commençait à s'ennuyer ferme, les vacances de Poudlard étaient définitivement trop longues. L'absence de Nya à ses côtés n'aidait définitivement pas la chose....Son amie ayant la bonne habitude de la traîner dans des épopées pas possibles. Elle avait quelques bons moments, son party de Noël organisé chez elle, le bal masqué de l'Occamy doré. Mais ils n'avaient pas suffis à la jeune fille, pas cette année.

Se balader entre les hangars du port, telle une ombre amusait beaucoup la jeune fille. Peut-être arriverait-elle à surprendre un petit moldu innocent...Peut-être voudrait-il même jouer avec elle!

Des voix se firent entendre, elle était chanceuse cette nuit-ci.

Aileen se mit à les traquer, devenant l'espace d'un instant, panthère guettant sa proie. Ce qu'elle vit l'emplie d'un mélange de colère et de satisfaction. Un petit groupe de personne c'était formé à l'extérieur d'un des hangars, se passant de l'argent et une poudre blanche que la rousse soupçonnait fortement d'être de la drogue. Que des têtes inconnues...ou presque.

IL était là.

Le policier qui l'avait touchée, le policier qui c'était échappé, le policier qui semblait maintenant magouiller.

Elle avait sa proie.

Attendant patiemment que le groupe rentre dans le hangar, Aileen lança un #Occulo Cati afin de pouvoir se déplacer librement dans le noir. Quelques minutes plus tard et il ne restait plus qu'un garde devant la porte.

#Ensoporis

Il ne restait plus qu'un corps dormant devant la porte. Un #Alohomora eut raison du verrou et Aileen rentra dans le hangar, cherchant à faire payer au policier moldu de l'avoir touché.
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Re: Un port

Message par : Jean Parker, Lun 26 Déc 2016 - 1:07


Le bruit des pas effrénés marchant au milieu d'une ruelle déserte dans un port, la détermination d'une tache à accomplir. aucune erreur ne devait être faite. Tout devait être fait le plus rapidement possible, aucunes émotions ne doivent apparaitre sur le visage de Jean ce soir. Ne pense qu'à l'argent à se faire. Ce mot résonnait sans cesse dans son esprit. La quête d'une vie pourvue de relations sociales, d'émotions sans aucun succès. Seul la douceur du contact avec la texture des billets, cette sensation d'indépendance, le bruit que fait la liasse quand Jean recompte encore et encore, inlassablement sa petite fortune seul dans on manoir. Ce bruit était le plus souvent le seul son qui brisait le silence dans sa truste vie. Le sang-pur s'était forcé à rester sobre et clean pour cette soirée, si il arrivait à voler cette cam, avec la fortune de la transaction, autrement dit d'avoir le beurre, l'argent du beurre, et la satisfaction de ce gain facile. Se lever tous les jours pour un faible salaire ou on doit compter les sous pour se nourrir ou autre, c'est quelque chose de tout simplement insultant, quelque chose de purement indigne.

L'isolement et la détresse mentale provoquée par le fait de devoir abattre des hommes comme de vulgaires animaux, ce gouffre psychologique garni et comblé par l'argent facile et sale. C'est dans ce genre de moments que l'on demande ce que l'on a bien fait de sa vie, avant de commettre des actes impardonnables, réussir à se regarder encore dans un miroir, à se retrouver seul face à sa conscience, d'accepter les actes que l'on à fait et que notre nature d'humain nous pousse à commettre pour essayer de prouver que l'on est mieux que les autres, d'avoir de l'argent, du pouvoir, de l'amour, au point de finir par être au delà de toute rédemption. Le stress montait au fur et à mesure que la distance entre l'homme et la future scène de crime était raccourcie. C'était tout sauf une bonne idée, mais il y avait cet appel, cette envie d'en faire toujours plus au point d'en faire trop. Ce genre de choses que l'on fait sous l'adrénaline puis que l'on regrette plus que tout le lendemain, au point de n'avoir qu'une envie, de se lacérer les veines dans un bain chaud comme pour en finir avec cette vie pathétique. Les cigarettes s'enchainaient les unes après les autres, comme d'habitude, histoire d'essayer de se détendre un peu, en vain. Cette fumée qui détruisait ses poumons, ce coup de couteau à chaque bouffée, histoire de se rappeler que l'on est toujours en vie, même si celle-ci n'a vraiment de valeur en soi. En fait plus rien de semblait avoir d'importance, la vie n'était qu'un enchainement de déceptions et de c*nneries, ou on doit finir par boire, fumer, se droguer, pour accepter son existence insipide.

Sa y est, il y était. Le jeune homme savait ou cela avait lieu, dans un vieux hangar désaffecté, un endroit cliché mais certes fort utile. C'est fou ce qu'avec quelques sortilèges, les gens pouvaient se mettre à avouer comme actes et choses passées de leurs vie dans le but de préserver celle-ci. Après un bref tour du propriétaire, il semblait qu'il n'y ait qu'une seule autre sortie dans le hangar, et aucune fenêtre, mais il fallait empêcher les gens à l'intérieur de fuir, il ne devait y avoir aucun témoin, cette soirée allait finir consumée ici, en plus rien n'aurait d'importance après. Jean voulait sceller la sortie de secours, que ce soit plus facile. Un petit #Duro effectué sur la porte pour la changer en pierre, elle serait déjà beaucoup plus difficile à ouvrir ou à enfoncer. Il fallut ensuite déplacer magiquement et le plus discrètement possible afin de sceller cette sortie au même titre que leur sort. Le temps de refaire le tour discrètement, un homme semblait être affalé sur le sol, après une brève vérification discrète, si semblerait qu'il se soit endormi, devenant ainsi une proie plus que facile, encore plus facile à tuer qu'un nouveau né. Le sorcier lança brièvement un #Avada Kedavra, chose impardonnable, mais la chose la plus simple pour venir au bout d'un être vivant. Une fois que le corps endormi fut devenu un corps sans vie, Jean entra dans le hangar en fermant la porte qui étonnamment était déjà ouverte derrière lui.

Silence. Oublier jusqu'à sa propre respiration mêlé au milieu de l'obscurité pour être plus discret qu'un spectre.

Des voix se faisaient entendre, et raisonnaient à travers les quatre murs de métal. Une lumière émanait dans ce hangar, le jeune homme s'était caché derrière une des multitudes caisses pour observer la scène. Plusieurs hommes étaient la, une table avec d'objectif de la soirée dessus. D'un coté un sac, avec un homme à coté en train de gouter la marchandise pour s'assurer de la qualité du produit, et de l'autre côté de la table en bois, une mallette ouverte, remplie de billets. De quoi vivre de nombreuses années sans rien faire, à uniquement boire et fumer pour oublier ce qui avait permit de vivre dans ces conditions. Il allait falloir agir vite et bien. A défaut d'avoir oublié une arme lui permettant de régler le soucis rapidement, il avait bien pensé à mettre un gilet pare balles, une chose qui allait peut être lui sauver la vie cette nuit. Il fallait faire cela de manière stratégique, avec une méthode froide et implacable. Tout en restant caché, pour garder sa cachette le plus longtemps possible, le sorcier lança en s'écriant un #Bombarda au niveau de leurs têtes histoire d'endommager grandement leurs tympans, et d'installer la confusion. Un vacarme assourdissant retentit dans la grande pièce, semant la panique parmi ces mecs. Il semblait y avoir un ou deux flics en uniformes dans le lots, le genre de mecs corrompus jusqu'à la moelle avec qui il suffisait d'alignr les pots de vin pour vivre en paix. Les autres mecs semblaient être un pur cliché d'hommes de mains et de petites frappes armées jusqu'aux dents, bossant aveuglément pour un patron qui n'a que faire de leur misérable existence, qui ne les voit uniquement comme des pions à déplacer sur l'échiquier des affaires. Certains tombèrent à terre avec le choc, et les autres furent désemparés. Ils hurlaient toute sorte de jurons en essayant de comprendre ce qu'il s'était, pendant qu'un autre sortilège de mort fut lancé, déclenchant ainsi de la baguette du jeune homme le puissant rayon vert, voleur de vie, brat armé de la mort qui venait caresser de plein fouet la poitrine du premier homme à sa portée.
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Aileen O'Leary
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Re: Un port

Message par : Aileen O'Leary, Ven 6 Jan 2017 - 5:50


Mood

Hey Petit Policier, sais-tu qui tu as touché?

Hey Petit Policier voudrais-tu jouer?

Il paraît que les cris de ceux qu'on désire brûler sont divertissants.

Dis? Me permettrais-tu de tester?


Fille de la nuit.

Ombre parmi tant d'autres.

Rousse et oubliée.

Petite poupée qu'on aurait pu abandonner.

Aileen se fit panthère, traquant sa proie au milieu de tout les amateurs. Elle avait le goût du sang dans la gorge, goût de métal, qui lui donnait envie de mordre, de déchirer. Elle voyait jusqu'à la gorge du petit policier. Un Avada Kedavra serait tellement simple...Mais il ne méritait pas d'être son premier. Non, son premier tué avec l'éclair vert se devait d'être spécial, choisi avec soin, trié sur le volet. Le vent d'automne l'emporterai, mais avec des méthodes moins civilisées, plus sauvages.

Mouvement à sa droite.

La panthère rousse tourna son attention vers ce qui bougeait derrière les caisses. Un jeune homme, aux traits qu'elle reconnaissait. Jean Parker. Voulait-il finir proie lui aussi? Ou était-il là pour chasser lui aussi ? Un regard rapide à son équipement lui apporta la réponse qu'elle cherchait. Gilet pare-balle, baguette sortie, il était chasseur au milieu de prédateurs. Allait-il jouer avec elle aussi?

Un Bombarda écourta ses pensées et son ouïe.

Aileen ne pouvait qu'admirer sa technique pour le coup. Un seul sort et le chaos était de mise. Un seul sort et la confusion devenait maitresse, caressant les tempes des moldus désespérés. Si la rousse était chat, elle serait partie à ronronner. Un éclair vert vint casser l'admiration de la jeune fille. Elle fit une petite moue, gaspiller des impardonnables pour de la vermine? Sortant de sa cachette, la rousse lança un Terra soluenta sur le sol de la salle, ensevelissant les moldues et les empétrant dans un épais sable mouvant.

Elle avait envie de danser, au rythme des cris de ceux qui avaient déservés une mort plus lente qu'un sort de mort. Mais ce n'était pas le moment, son temps appartenait au policier. Se dirigeant proche de lui, évitant les zones mouvantes, elle fit un petit clin d'oeil à Jean au passage, se permettant même un petit sourire charmeur. Était-elle en train de le narguer? Définitivement. La rousse se plaça face à sa proie qui respirait la peur, pour lui dire :

-Allo! Je sais que mes vêtements ne sont pas déchirés cette fois...Mais est-ce que tu te souviens de moi?

Le pauvre homme hocha désespérement de la tête, seule partie de son corps qu'il pouvait encore bouger. La scène était assez drôle, il ne restait que les têtes des moldus hors du plancher. Une scène parfaite pour une partie de quilles. Ne manquait plus que la boule adéquate....L'irlandaise jeta un coup d'oeil à Jean....Bon ce n'était pas correct de lui voler toutes ses proies non plus. Elle finit donc son jeu avec le petit policier en le faisant brûler d'un Sphaera ignis bien placé. Boule de feu de la taille de sa tête. Parfait.

Laissant sa proie crépiter à côté, Aileen se mit en retrait, préférant laisse libre court aux plans de Jean. Elle se permit tout juste de lancer un Bloclang aux moldus qui criaient un peu trop forts.

S'effacer.

Pour se glisser dans le dos du chasseur.

Dis?

Toi?

Es-tu capable de tous les tuer?
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Jean Parker
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Re: Un port

Message par : Jean Parker, Dim 8 Jan 2017 - 13:20



Ces cris. Les mecs hurlent, cherchent à comprendre, jurent à tout va, mais ils n'allaient pas l'avoir le temps de comprendre.
Le temps de régler son compte au premier homme, une jeune femme qui était cachée également sortit également de l'ombre et sembla s'occuper d'un des mecs. Mais attend deux secondes... C'est Aileen ! Qu'es-qu'elle peut bien faire ici ? Bon pas le temps de savoir ce qu'elle faisait la, y'avait trop de fric à se faire et il fallait faire taire définitivement ces hommes avant.

Elle venait de les faire taire et de les bloquer. Facile. Mettre fin à leurs jours paraissait si simple à présent. Toujours ce même sortilège. Pas de temps à perdre à les faire souffrir, cela ne servirait à rien au fond. Ce qui comptait c'était la quantité d'argent présente sur la table. C'était le seul truc qui en valait la peine à présent. La phrase était prononcée, le rayon vert vint les caresser un à un, emportant leur âme avec lui. C'était fait. En quelques secondes, c'était l’hécatombe. Pas le temps de penser, il fallait rester aussi solide qu'un roc, ne rien ressentir était plus que nécessaire. Tuer de sang froid est la chose la plus difficile du monde, voir le regard de sa victime implorant la pitié et la survie, puis quelques instants après regarder les mêmes yeux et ne voir qu'un regard sans vie, de comprendre qu'on a fait l’impardonnable, et le tout sans scrupules. Devenir riche en acceptant de laisser de côté son humanité.

Regardant cette scène de crime, le sorcier récupéra une arme à feu moldu, et commença à réfléchir. Réfléchir. Que faire ? Le jeune homme lança #Acidileus sur chacun des hommes au sol histoire de faire disparaitre le maximum de traces possibles. Vu les technologies moldues, leur police scientifique ne mettrait pas longtemps à trouver des traces si certaines avait été oubliées.
Bon pas de temps à perdre. Il ne fallait pas rester là. C'était trop dangereux. D'autres mecs pouvaient arriver à tout moment, et jusqu'à preuve du contraire, une balle ça va plus vite qu'on sortilège. Le sang-pur attrapa en vitesse la valise et le sac rempli de drogue. Il jeta un bref regard en direction de la jeune femme tout en partant.

Viens, ne trainons pas ici.

Jean sortit du Hangar et commença à marcher rapidement à travers la rue. Il s'alluma une cigarette qu'il se mit à descendre frénétiquement. Il fallait penser à autre chose. Il fallait oublier. Réussir. Ah zut il oubliait un truc... On ne pouvait décemment pas laisser ce hangar comme ça, il fallait effacer les traces. Le temps qu' Aileen le rejoigne, il cogita vite fait sur le pourquoi du comment, sur la manière de faire ça vite et bien.

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Re: Un port

Message par : Aileen O'Leary, Jeu 16 Fév 2017 - 20:59


Hello petit chasseur
Es-tu prêt ?
Tes proies t'attendent
Ils font trop de bruit
Pour que tu ne puisses
Passer à côté


Jean se contenta d'utiliser impardonnable après impardonnable sur les têtes sortant du sable. Comme si ce geste ne signifiait rien pour lui, comme s'il l'avait fait des centaines de fois auparavant. Routine. Ennui. Et elle qui venait se distraire...Les têtes tombaient les unes après les autres. Vert sur vert. La couleur des serpents qui sortent la nuit. Le chasseur clôtura le tout par un peu d'acide pour dissoudre le tout, les faire mariner, effacer les traces pour que les moldus policier ne puissent pas remonter jusqu'aux sorciers.

Dommage.

Ça aurait pu faire une belle une des journaux moldus. Corps submergés dans le sol, tous mort d'une apparente crise cardiaque collective. On imagine l'hystérie collective en résultant. Les moldus du coin qui auront peur de sortir de chez eux, de peur de se faire attraper, de se faire enterrer par le chasseur.


-Viens, ne trainons pas ici.

Il voulait déjà partir? Il est vrai qu'il ne restait pas grand chose à sauver ici. La rousse le vit soulever une valise pour sortir. Un professionnel. Professionnel de la mort, de la chasse, de la traque. Aileen le suivit discrètement, restant dans son ombre, appréciant la douce température du hangar. Une fois dehors, Jean alluma une cigarette tout en descendant rapidement la rue. Il avait l'air pensif, troublé même.

-Tout va bien?

Un dernier regard vers le hangar. Ils avaient peut-être quitté de façon trop précipitée. Les lieux étaient encore intacts, et l'acide n'aurait peut-être pas le temps d'effacer toutes les traces. Mais après...s'ils mettaient le feu à l'endroit, il était sur que police et pompier allaient rappliquer. Tandis qu'en laissant l'endroit tel quel, des jours pouvaient passer sans que personne ne passe. Non, il fallait partir d'ici. Le plus tôt serait le mieux. L'irlandaise se tourna donc vers le chasseur, demandant:

-Dis moi? Tu sais transplaner?

Partir quelque part d'autre. Partir et s'échapper. Partir et chasser. Partir et rêver. La soirée leur appartenait après tout.
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Re: Un port

Message par : Elias Baxter, Mer 26 Avr 2017 - 23:16


RP avec Chef Hurtson et Un Manchot


Passé le Tower Bridge, on pouvait tous les voir. Les bateaux tout fierots partant vers la mer noire. Et au port, les ancrés, condamnés à rester amarrés jusqu'à ce qu'un marin y mette pied. Parmi eux un Trois-Mats, haut et grand, imposant. Un mois qu'Elias l'avait remarqué, le Conquérant. Personne qui l'avait embarqué, rien que des touristes qu'étaient venus l'observer, prendre deux ou trois clichés. Tristesse que de voir un tel bâtiment qui s'affaisse si loin de l'océan. Le sorcier avait des rêves mirobolants. Des rêves fous, de voyages vers Tombouctou et que sais-je encore. Mais un voyage pour vrai, sans la magie, juste à la force de ses bras. Une aventure digne d'un roman d'autrefois.

Le jour J était arrivé. Il était paré. Arc-bouté sous les quais, vêtu d'un pantalon de toile blanc, d'une chemise rouge sang et de bottes noires de méchant, il s'apprêtait à aborder le navire et à l'emporter vers les flots. Il patienta un moment, guettant les passants, avant de s'élancer vers le haut bâtiment et d'emprunter le ponton y menant. Il avait lu des livres sur la manière de mener une bête comme celle-ci, mais ce n'était que de la théorie. L'animal était grand, et seul ça n'allait pas être de la tarte. Il réalisa que d'abord il devait se défaire des noeuds le maintenant à quai. Redescendant du bateau, il jeta un rapide coup d'oeil alentours avant de commencer à batailler avec les énormes cordages, travaillant des mains comme un forcené. Il parvint à bout d'un premier, au bout d'un deuxième, resta penché sur le troisième qui refusait de se laisser délacer.
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Liskuvo Kalsi
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Re: Un port

Message par : Liskuvo Kalsi, Dim 30 Avr 2017 - 0:30


RP avec Eliousse et Alex le Boulex. LA d'Alex.

Bon d'accord il est pas forcément des plus crédibles quand il s'agit de chercher des trésors dans un cimetière et qu'il transforme ça en ridicule animation musicale moldue pour enfant mais depuis que je l'ai vu sous un nouveau jour durant l'attaque de Poudlard j'ai l'impression d'être un peu plus proche d'Alex. Enfin, on a la même vision du monde quoi j'imagine. Les mêmes valeurs on peut dire. Je me demande ce qu'il passe de l'homme aux trente-neuf visages. Ce serait intéressant d'avoir ce genre de discussions.

Mais faut pas oublier que malgré tout j'aime toujours aussi peu parler aux autres et préfère me concentrer sur les choses un peu plus intéressantes comme le silence et la réflexion. Du coup on se retrouve un peu bête à se balader sur un port à la recherche de la brise marine et de l'observation des bateaux. Si Alex veut parler grand bien lui fasse, moi je suis bien comme ça, une compagnie silencieuse qui me suffit beaucoup plus que le reste. Pas besoin de lui parler pour savoir que de son côté il doit se remémorer certains souvenirs aussi. Peut-être sa première rencontre masquée. Peut-être sa dernière cuite. J'en sais rien.

Moi je préfère me souvenir de ma première rencontre ombragée. L'allée des embrumes, les conseils, les applaudissements, les moqueries. Beaucoup de choses en une nuit, mais au final j'en avais appris beaucoup plus, je suis capable de manier la baguette comme il faut maintenant, sans me laisser avoir par je ne sais quoi. Du coup je me sens plus à l'aise avec mon bout de bois, même si j'ai parfois l'impression qu'il m'en faudrait une nouvelle. Je me contente de ça pour l'instant, jusqu'à ce qu'elle se casse en fait. Je suis pas très difficile.

En tournant la tête j'aperçois un homme que j'ai l'impression de connaitre un peu plus loin. Un sorcier que j'ai déjà rencontré. Il se débat tout seul avec les cordages d'un magnifique navire, sûrement le sien, qui paraît sur le point de partir en mer. Je jette un coup d’œil à Alex, y'a moyen de passer un bon moment là. Puis je me précipite vers l'homme, tout feu tout flamme.

- M'sieur ! On va vous aider !

Aussitôt dit aussitôt fait, je m'efforce de tenter de défaire le nœud qui parait vachement serré. Avec une baguette et un Diffindo ce serait beaucoup plus vite réglé mais...euh...y'a des passants quoi, des moldus qui ont rien demandé. Du coup je fais que de forcer le plus fort possible pour que ça se détache. À trois on va finir par l'avoir. Ce cordage, ce minus.
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Alexander Hurtson
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Re: Un port

Message par : Alexander Hurtson, Sam 6 Mai 2017 - 14:12


Réponse à Lieutenant et au Pingouin
LA des deux

Comment vous vous-êtes retrouvés à marcher sur ce quai tous les deux? Nul ne le sait et nul ne le saura sans doutes jamais. Toujours est-il que vous êtes là, à flâner, regardant les vaisseaux mouillants le long des jetées. Comme à son habitude, Liskuvo est taciturne. C'est dingue à quel point ce mec peut te rendre mal à l'aise quand vous marchez l'un à côté de l'autre, sans rien vous dire. Tu parlerais bien mais tu n'as pas envie de te faire envoyer bouler et puis tu n'es même pas sur qu'il prendrait la peine de te répondre. Non pas qu'il ne soit pas sympa, au contraire, tu l'apprécies beaucoup. Mais voilà, c'est le genre de personnes un peu spéciales avec qui tu ne sais pas toujours comment agir.

Au moins maintenant tu sais que vous avez un point en commun. En plus du fait d'être à Poufsouffle, d'avoir le même âge et d'être préfets. Tu as cru comprendre qu'il embrassait à peu près les mêmes idéaux politiques que toi. Qui l'eut cru? Un gars comme lui tu l'aurais plus vu du côté de ce que les gens qualifient comme le bien et non pas tourné vers les Mangemorts. Mais d'un autre côté, tu ne vas pas te plaindre. Une occasion comme celle-ci d'avoir un allié aussi proche ne se refuse pas.

Alors que tu allais justement lui en parler et que tu commences à ouvrir la bouche, le voilà qui se met à courir vers un navire en criant au mec dessus que vous alliez l'aider. Décidément, en plus d'être bizarre il est aussi lunatique. Toi ce que tu vois, c'est encore une occasion de t'amuser et de finir complètement à l'opposé que de ce que tu avais prévu. Tu soupires, étires un sourire au coin de tes lèvres et cours rejoindre les deux bonhommes occupés à tenter de défaire un cordage. Dommage qu'il y est un moldu avec vous sinon tu aurais fait sauter ça d'un coup de baguette.

Tu te rues alors sur le noeud avec les deux autres gugusses pour le défaire et vous réussissez après cinq bonnes minutes et un dizaine de personnes attroupées sur le quai qui vous regardent. Tu les salues d'un signe de la main pendant que tu montes sur le bâtiment et regardes autour de toi, ne sachant pas quoi faire. Tu te demandes vraiment ce que Lisk vous a emmené faire là-dedans. Tu te tournes vers le proprio avant de lui lancer:

"Capitaine! Nous sommes votre équipage. On fait quoi?"

Si ça se trouve, le mec est un gros relou qui va vous demander vite fait de descendre de là et de le laisser tranquille. Ou alors il est cool et il vous emmène en croisière gratos. Sinon... adieu le fun.
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Elias Baxter
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Re: Un port

Message par : Elias Baxter, Lun 22 Mai 2017 - 23:32


L'noeud un était défait, l'noeud deux faisait de l'effet. Y avait du jeu dans l'engrenage, et de l'impatience dans le doigté du fier pirate. Il était pris et concentré dans son action quand d'un coup d'un seul une semonce le fit virer de gauche. « M'sieur ! On va vous aider ! » C'était un jeune homme brun, avide d'aventure que disait son regard. Elias l'accabla d'un sourire tout en gardant la main sur le cordage, aidé cette fois des fins doigts du compagnon. Qu'avait d'ailleurs lui-même déjà un compagnon !

Sans un mot les six mains s'éreintèrent sur le noeud avant qu'enfin ne se libère l'avant du vaisseau. « HOY ! » L'Elias salua la foule attroupée tout autour et détacha un oeil sur les deux compères qui venaient de le tirer d'affaire. Ils le suivent les fous. Ils le suivent dans son bâtiment ! « Capitaine! Nous sommes votre équipage. On fait quoi ? » C'était le second, le second du premier qu'était venu l'aborder. Lui il était blond, pas comme son copain. Ils avaient un faux airs qu'on eut puis dire qu'ils étaient frères.

Mais pour sûr qu'ils étaient pas sapés comme des pirates, et que sans doute ils y connaissaient que dalle au pilotage de leur vaisseau. Quand bien même, l'Elias les salua tous deux d'un signe de tête. « Hoy raclures de fond de cale ! C'est pas l'tout mais on a un  vaisseau qu'il faut qu'on y largue les amarres ! » Il marcha d'un pas vif sur le pont, guettant la venu de mecs en bleu qui pourraient bousiller leur début d'Odyssée. « Équipiers, j'suis le capitaine Liasse, comme les billets qu'on va toucher là où qu'on va. Faites moi le plaisir d'hisser les voiles matelots, qu'on prenne le large ! »

Il les planta sur le plancher et gagna la poupe pour enlacer le gouvernail. Il sortit sa boussole de sa poche de pantalon et guetta intensément l'aiguillette rouge qui pointa droit devant. « On part plein Nord les amis ! » Il braqua d'une main l'horizon sans vraiment savoir si le Nord était vraiment par là, mais son regard était plus sérieux que celui d'un juge.

Des sifflements commençaient à poindre sur les quais, et l'homme se déchaina pour activer ses troupes. « On s'active matelots, on est partis, on devrait déjà être partiiiis ! » Il transita à babord et souleva les cordages pour les ramener sur le pont, abreuvant l'air d'insultes adéquates.
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Re: Un port

Message par : Liskuvo Kalsi, Dim 28 Mai 2017 - 0:49


Dénoeuder ça existe comme mot ? Disons que oui, parce que là c'est ce qu'on fait et avec une classe que seuls les plus grands peuvent avoir. En moins de temps qu'il ne faut pour dire noeud il est défait. Dans un cri de réjouissance de notre part, allez faire croire aux autres que c'est notre bateau après, on est des malins c'est sûr oui c'est sûr.

L'autre boulet appelle le vieux capitaine, c'est mignon, un jeu pour enfant qu'on a là. Je veux bien jouer moi, avec Alex on joue toujours a des jeux un peu idiots mais au final c'est rigolo alors qu'on fasse ça. J'acquiesce en signe de soumission à notre "capitaine" un peu bizarre, on fera ce qu'il dit parce que c'est mieux d'avoir un chef que de chercher l'anarchie conditionnelle de la liberté sans condition, voilà c'est dit. Fait des années que je veux placer cette phrase. Maintenant qu'on est là avec le bateau bâti je me sens supérieur à la populace londonienne.

- Hoy raclures de fond de cale ! C'est pas l'tout mais on a un  vaisseau qu'il faut qu'on y largue les amarres ! Équipiers, j'suis le capitaine Liasse, comme les billets qu'on va toucher là où qu'on va. Faites moi le plaisir d'hisser les voiles matelots, qu'on prenne le large !

Doit pas être un as de la communication celui-là, insulter d'honnêtes citoyens sorciers de cette façon c'est pas très classe. Mais bon tant pis on va se débrouiller avec ça. Faut hisser la voile qu'il a dit. Je me précipite sur le pont pour m'acquitter de cette tâche des plus ardues, c'est plus compliqué que ce que vous pouvez imaginer parce que moi je sais pas comment on fait, avec une baguette je sais hisser une voile mais sans j'en ai aucune idée.

Quand on a aucune idée le mieux c'est d'essayer, je prends des bouts de corde au pif et je détache pour voir ce que ça fait, je tire et je détends à tour de rôle.

Ah ça c'est l'encre.
Toujours pas, j'ai ouvert la cale avec mes bêtises.
Ouai ! C'est bon j'ai. Je tire de toute mes forces pour hisser la voile comme il dit. J'imagine que c'est ça qu'faut faire.

- Hé Alex ! Faut défaire les cordages en haut, tu t'débrouilles !

Ouai il va le faire parce que moi. Pff. J'suis fatigué c'est compliqué. Un nouveau cri parvient, cri du capitaine, plein Nord ! Je regarde vers le Nord, enfin vers tout droit quoi parce que j'ai aucune idée d'où est le Nord et que je fais toujours vers tout droit quand on dit le Nord, vous pouvez vous estimez heureux que je sache où est l'Est et l'Ouest quand je regarde une carte alors vous fâchez pas ok.

Le bateau commence à voguer, on s'éloigne du bord pendant que des petits bonhommes se rapprochent, un pied de nez plus tard on est déjà trop loin pour qu'ils nous rattrapent comme ça, on va voguer sur des flots trop cool ! Des pirates ! On est des pirates ! Comme le capitaine Liasse Sparow que voilà, l'unique le vrai. C'est trop rigolo l'aventure !
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Re: Un port

Message par : Azaël Peverell, Dim 30 Juil 2017 - 19:23


PV Koko amour

T'as déserté la Crèche Fleurie des Mômes dus-Per ce soir. Sur un coup de tête, comme ça. T'as même pas prévenu Asclé et Leo. Une minute t'étais là, et celle d'après tu passais la porte, veste sur le dos, baguette dans la poche. T'as laissé la porte battre derrière toi. Unique son qui atteste de ton départ, bientôt suivi par les bruits de tes pas qui descendent l'escalier. Pas en courant, pour une fois. Tu ne sais pas trop ce que t'as. T'as envie de bouger, de prendre l'air. Mais t'es étonnamment calme. Lucide. T'as juste pas envie d'étouffer à l'intérieur, au milieu de votre ménagerie qui s'avère un peu plus bruyante que prévue. T'as pas non plus envie d'entendre Leo pester contre la balançoire au dessus de son matelas pour la énième fois.

Alors tu fuis. Tu as vite fait de quitter l'Allée des Embrumes, et le Chemin de Traverse pour te retrouver dans le Londres moldus. Tu restes un instant sur un trottoir à regarder les voitures qui passent dans la nuit, dans un bruit qui te semblent assourdissant, dans des lumières qui éblouissent tellement qu'elles en deviennent douloureuses pour la rétine. Tu rabats ta capuche sur ta tête, enfonces les mains dans tes poches, et commences à marcher. Tu ne sais pas exactement où tu veux aller. Tu veux trouver un endroit calme. Tu veux pouvoir voir le ciel sans qu'il soit entouré par des bâtiments. Tu veux t'éloignes des rues qui puent la pollution et la pisse. Tu veux t'éloigner de toute trace de vie humaine.

Alors tu te laisses porter par tes pas. Tes jambes sont tes seules guides ce soir. Ta tête se contente de virevolter haut dans le ciel à la recherche d'une sérénité que tu ne parviens pas réellement à trouver. Tu finis par te retrouver sur les bords de la Tamise. T'as l'impression de respirer un peu mieux ici. T'as l'impression de retrouver la place qui est la tienne. Sous le ciel étoilé. Parce que oui, les étoiles brillent tout là-haut. Elles veillent sur toi, comme d'habitude. Mais d'ici tu les vois mieux. Tu les apprécies mieux. Et t'as l'impression d'être plus à découvert. Donc elles peuvent s'occuper mieux de toi si tu es là. C'est forcé. Leur présence te rassure. Un léger sourire se dessine sur tes lèvres tandis que tu restes plusieurs secondes le nez en l'air à les observer.

Et tu finis par reprendre ta route. Tu longes les berges de la rivière. T'es à la recherche de l'endroit parfait. Celui où tu pourras t'arrêter. Celui où tu pourras passer une bonne partie de la nuit. Parce que tu n'as pas l'intention de rentrer tout de suite. Tu as besoin de ce moment avec toi-même. T'as besoin de te retrouver. Même si il manque un bout, que tu n'es pas vraiment complet. T'as l'étrange pressentiment que ça ne va pas durer. Tu secoues légèrement la tête à cette idée. T'es en train de dérailler. Un simple espoir, rien de plus. Pas la peine de te monter la tête, la déception ne sera que trop forte après. Alors tu balances le tout dans un coin de ton esprit et tu n'y penses plus. Tu finis par arriver au niveau du port.

Lieu de vie la journée. Qui donne l'impression de ne jamais s'arrêter. Comme si les dockers y travaillaient encore et encore sans la moindre pause. Pourtant, à cette heure-ci, t'es la seule âme vivante du coin. Personne pour te dire de dégager, ou que tu n'as rien à faire là. T'hésites à monter à bord de l'une des péniches, mais tu finis par simplement t'asseoir sur un ponton de bois, jambes pendant au dessus de l'eau. Tu t'appuies en arrière sur tes mains. Yeux rivés au ciel encore une fois. Vers ta famille étoilée. T'as abandonné le père alcool. Mais elles, jamais tu ne les laisseras derrière toi. Elles sont ancrées au plus profond de toi. T'as besoin de leur présence pour continuer à avancer. Elles se reflètent sur la surface de l'eau. Qui ne bouge presque pas. Comme une continuité du ciel. Comme si air et eau ne faisaient qu'un au final. Tu prends une profonde inspiration, comme pour t'imprégner de tout cela. Et tu souffles. Parce que tu te sens étrangement bien.
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Re: Un port

Message par : Kohane W. Underlinden, Lun 7 Aoû 2017 - 20:03




Finalement, je fais toujours pareil.
Que ce soit dans Poudlard. Ou dans Londres.
Tout le temps, j'y pers mes pas. Le long des couloirs, le long des trottoirs, dans le silence des autres ou dans leur bruit incessant. Le lieu change. Les visages croisés et les risques aussi. Mais c'est toujours la même chose. Pousser les jambes à avancer sans but sous un ciel noir, nuit. Toujours la même mécanique. D'abord, l'impulsion, légère, qui permet de décoller le pied. Allonger le membre, reposer la plante sur le macadam, repartir avec l'autre jambe, ainsi de suite, ça n'en finit jamais, c'est une boucle jamais bouclée, en fait, je sais même pas si c'est une boucle, vous voyez, parce qu'une boucle, ça se répète, c'est plutôt un trait infini, oui, je sais, je me contredis mais en fait, non, je nuance, on dirait que tout se répète mais en vérité, ce n'est jamais répétition totale puisqu'on ne tombe jamais sur les mêmes personnes quand bien même les rues arpentées sont les mêmes que la veille, l'ambiance est chaque fois un peu différente.

Puis, à bien y réfléchir, il y a quand même des choses qui changent.
Entre Poudlard et ici.
Parce qu'à Poudlard, je marchais pour ne pas dormir, je marchais pour fuir mes démons intérieurs, je marchais pour ne pas me faire dévorer par eux. J'avais peur. J'avais mal. Je courais pour échapper à la souffrance. Toujours en mouvement, jamais en repos. Pour ne penser qu'à ça : mes jambes en action. Et atténuer le reste. Forcer mes monstres à se taire au fond de mes tripes. Les oublier au milieu de la nuit. Cette période de la journée où ils devenaient plus forts, plus voraces. Plus dangereux.
Maintenant, ce n'est plus pareil. Mes démons se sont calmés. Presque apprivoisés. Je ne fais plus qu'un avec eux. Ils sont toujours là. Parfois encore, ils m'arrachent un frissons dans l'échine. Mais ce n'est plus la même chose qu'auparavant. Ce n'est plus de la même ampleur. Aujourd'hui, ce n'est pas pour me fuir que je marche. Mais pour fuir les autres -ma famille. Et le soi-disant foyer chaleureux. Courir loin de ce 11 Priory Rd étouffant où les pupilles familiales ne cessent de s'appuyer sur mes épaules en une pression muette. La pression du pardon. Vouloir s'excuser, vouloir que je leur revienne.
Je n'veux plus les voir.
Alors je marche. Je m'envole. Je m'enfuis.
Je laisse traîner mes pas à la nuit tombée.
Je erre où mon corps me mène.
Je n'ai pas peur. La présence de ma baguette dans ma poche en amie rassurante.
Je sais qu'il ne peut rien m'arriver. Londres est devenu mon terrain de jeu nocturne. J'y traîne, j'y rôde, je m'y sens bien.



Air frais plein de cette humidité nocturne.
J'inspire.
Profondément.
Mes pas sur le trottoir, sous les réverbères déjà allumés.
Je croisent des silhouettes qui font dans un sens et dans l'autre. Y'a de tout. Des gens, quoi. Inintéressants. Les gens sont, en règle générale, peu digne d'intérêt. Jusqu'à ce qu'on les connaisse. Et encore. Parfois même ainsi, ils restent trop plats. Si peu de relief dans ce monde.
Mes yeux perçoivent soudain la lumière du cercle rouge et blanc barré de bleu de l'underground londonien. Ces inventions Moldues m'amusent. J'trouve ça drôle. Des trains souterrains qui filent.
J'aime bien.
Ca va d'un point à un autre. On se laisse porter. En silence. On regarde le monde terne tourner, les gens sans intérêt monter, descendre, le métro vomit toujours tout un tas de gens.
Bon, allez, on va par là. Escalader les barrière, frauder sans se faire repérer, tout un art !
En vérité, c'est surtout qu'il n'y a personne et que j'en profite pour transplaner discretos de l'autre côté.
Oups... petite vague de nausées.
Je devrais arrêter de vouloir transplaner à tort et à travers, je sais bien qu'à force, mon malaise premier revient. Cette virée en métro londonien a intérêt à en valoir le coup !

Puis ça file, après ça.
Une ligne au hasard.
Des minutes qui s'écoulent.
Une autre ligne.
Et ça va. Ca vient.
Jusqu'au moment où je me sens trop étouffer sous terre. Je sors à l'arrêt suivant. Retrouve avec une joie non dissimulée l'air frais, les étoiles...
Ces étoiles...
Si belles !
Toujours présentes. Comme je les aime.
Mes pas reprennent leur marche. J'ai le nez là-haut. Si bien que je manque plusieurs fois de me prendre quelqu'un. Je ne m'encombre pas d'excuses. C'est pas très important, les excuses. Surtout dans cette situation. Puis, oui, je n'en distribue pas en quantités industrielles. Du coup, j'en dis peu, trop peu.
Lorsque mon nez revient sur terre, je remarque que je suis près de la Tamise. Et qu'il n'y a personne. La rumeur de la ville s'est éloignée. La présence humaine aussi.
Ouf.
Ca commençait à me peser, ça.



Je continue mon exploration.
L'eau est bien calme, cette nuit.
Elle est belle, aussi. Parce que les étoiles viennent illuminer sa robe aux mille plis. Forcément, ça rehausse sa beauté.
En fait, tout le lieu m'apparaît soudainement comme beau.
Parce qu'il est calme. Parce qu'il semble si loin du reste. Parce que...
La silhouette.
Le lieu n'est pas si désert que ça, tout compte fait.
Je vais vers la silhouette qui sonne comme extrêmement familière à mes pupilles.

Lorsque j'arrive assez prêt, je la regarde. Je regarde le passager du port, qui me tourne le dos, assis.
Et un sourire tendre me vient.
Je m'attendais à tout. Sauf à lui.
Mais il est là.
Je suis sûre que ce sont les étoiles qui m'ont poussée jusqu'ici. Pour que nous nous retrouvions. Et qu'il complète cette nuit trop vide, qu'il donne un peu de relief à ce monde trop plat.
Je ne sais pas s'il m'a entendue arriver.
Mes yeux passe de sa silhouette à l'eau, qu'il paraît contempler sous ses pieds. Le ponton, inexorable avancée vers l'horizon. Et les étoiles. Qui rendent la scène magique.
Mon cœur accélère.
Mon pas aussi. Léger. Mais rapide.
Le sourire.
L'âme soudainement enthousiaste face au monde.
Finalement, il n'y a pas que des gens inintéressants par ici. Parce qu'il y a lui aussi. Lui. Sans nom mais c'est ça qui est beau. Ce n'est pas son nom que j'aime. C'est lui, seulement lui, uniquement lui, pour tout ce qu'il est, cette pièce manquante à mon puzzle de vie, celui avec lequel je me sens si complète, la réalité trop moche s'efface face à son regard enchantant et le rêve devient possible.
Mon frère.
Il est magique.
Et c'est tout.
C'est plus qu'un sorcier. C'est plus qu'une divinité. C'est plus qu'un simple magicien.
C'est...
Mon frère astral, étoilé, si beau, si parfait.
Il est une grande étoile dans ma vie. Celle qui ne meurt ni ne s'éteint jamais. Celle qui guide mes pas quand il est à proximité, celle m'appelle et me fait venir. Pour rendre un instant banal extraordinaire.

J'arrive, tout proche de lui.
Je m'accroupis derrière lui.
Pose doucement une main sur chacune de ses épaules.
Je ne veux pas lui faire peur.
J'aime sentir ce contact physique qui m'a terriblement manqué. Il m'a manqué, en fait. Il me manque souvent, je pense. Chaque nuit. Quand les étoiles brillent. Chaque jour. Quand les nuages traversent le ciel.
Il manque.
Mais il est là.
C'est l'essentiel.

-Ne trouves-tu pas que les étoiles de l'eau sont magnifiques, elles aussi ?

Un murmure laissé à la nuit.
Chuchoté près de son oreille.
Mes yeux se perdent sur le fleuve.
Je cueille déjà, des pupilles, ses douces étoiles.
Alors que mes mains sentent le corps de mon frère dans leurs paumes. Ca me rassure. Me calme.
Promesse d'une nuit magnifique. Comme la toute première passée à Pré-au-lard.
Une nuit étoilée.
Avec un frère étoilé.
Que d'étoiles !

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Azaël Peverell
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Re: Un port

Message par : Azaël Peverell, Lun 21 Aoû 2017 - 14:00


Le reflet des étoiles sur l'eau te captive. Tes yeux ne parviennent plus à s'en détacher. Les petites lumières brillent devant toi, dans un chatoiement tremblotant. L'eau et le ciel ne forment plus qu'un. Ils sont du même noir de nuit parsemé de tâches lumineuses réconfortantes. Tu n'as aucune envie de bouger. Tu es ici à ta place. Dans un monde silencieux et immobile, dans lequel le temps ne semble plus avoir la moindre emprise. Une douce sérénité se dégage de l'endroit, et s'insinue en toi telle une vague de chaleur réconfortante. Tu pourrais rester ici une vie entière. Si seulement le soleil ne risquait pas de se lever, et la nuit de disparaître, laissant la vie reprendre ses droits sur les docks. Mais tu sais que tu ne peux rien faire pour changer cela. Alors tu te contentes de profiter. D'engranger autant que possible la sensation de bien être que tu ressens à cet instant présent.

Soudain, deux mains se posent sur tes épaules. Tu n'as rien entendu. Aucun pas, tu étais bien trop plongé dans tes pensées. Mais aucun mouvement de recul de ta part. Aucun geste pour repousser la personne derrière toi. Parce que tu sens que c'est elle. Comme si les effluves de son parfum étaient venues te chatouiller les narines sans même que tu ne t'en rendes compte, pour te prévenir de son arrivée. Elle est là, et tu n'en es même pas surpris. Tes yeux se ferment un instant, comme pour profiter davantage de la chaleur qui se dégage de ses mains. De son contact qui t'a tellement manqué. D'elle, tout simplement. Ta soeur étoilée est venue te rejoindre dans cette nuit pour qu'elle soit réellement parfaite. Une réunion de famille au bord de la Tamise. Bientôt, son reflet apparaîtra également dans l'eau. Et ce sera une étoile de plus sur le tableau.

Et sa voix, douce, belle, apaisante. Qui semble une fois de plus dire exactement ce qui te passe par la tête. Cette connexion entre vous est si forte que t'as l'impression que vous avez un accès libre aux pensées l'un de l'autre. C'est pour cela qu'elle fait parti de toi, et toi d'elle. Vous n'êtes un que lorsque vous êtes ensemble. Alors même que vous n'êtes rien de plus que deux inconnus qui partagent ensemble des rêves fous et des espoirs qui le sont tout autant. Et c'est ensemble que vous parvenez à les réaliser. Un sourire se dessine sur tes lèvres tandis que tu rouvres enfin les yeux, pour tourner la tête vers elle, et croiser son regard.

- Elles le sont.

D'un simple geste de main, tu l'invites à s'asseoir à tes côtés. Pour que vous puissiez profiter du spectacle ensemble. Pour que le moment soit parfait. Pour qu'enfin, vous rejoignez votre famille là, à la surface de la Tamise. Sans même t'en rendre réellement compte, ta main saisit l'une des siennes pour la serrer entre tes doigts. Pour qu'elle sente ta présence aussi fortement que tu sens la sienne. Pour avoir un contact à nouveau entre vos peaux laissées nues. Pour montrer au froid de la nuit qu'il ne peut plus vous atteindre à présent que vous êtes réunis. Pour être plus forts, à deux. Pour être tout simplement heureux. Toucher le bonheur du bout des doigts, à quoi bon ? Tu peux tout simplement le prendre par la main lorsqu'elle est là.

Tu ne peux t'empêcher de la regarder, pour ancrer une nouvelle fois son visage dans ta mémoire. Parce que tu ne sais jamais quand tu seras amené à la revoir. Quand vous serez à nouveau seuls tous les deux pour décider de vivre quelque chose de fou, quelque chose de fort, quelque chose de beau. Alors tu détailles son visage, tu détailles absolument tout ce qu'elle dégage. Elle est tellement belle. Simplement parfaite. Tu as fini par comprendre qu'elle était belle et bien réelle. C'est pourtant difficile à croire que le monde puisse porter une telle perfection en son sein. Mais elle est là. Celle qui vaut plus que tout à tes yeux. Ton sourire s'élargit, et tu finis par reporter ton attention sur la surface de l'eau. Les étoiles n'ont pas bougé. Elles semblent même avoir gagné en luminosité, comme pour montrer qu'elles sont heureuses aussi de vous voir réunis. C'est important d'être soudés dans une famille.

- On pourrait les rejoindre elles aussi. Se mélanger à leur reflet. Peut être qu'elles nous attendaient.
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Kohane W. Underlinden
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Re: Un port

Message par : Kohane W. Underlinden, Mer 13 Sep 2017 - 21:06




Musique

Sous mes mains, la forme de ses épaules. La texture de son vêtement. Et la chaleur de son corps. La chaleur d'une étoile bien vivante. La chaleur d'une étoile scintillante qui irradie chaque nuit un peu plus, lanterne dans une vie sombre. Petit phare de sourire au milieu de la brume.
Je pourrais rester ainsi pendant des heures. Des jours. Des vies.
A regarder le reflet dans l'eau.
Et sentir sa présence. Si proche.
Le sentir tout entier à l'intérieur de mes mains.
Lui, ne sursaute pas. Ne bouge pas. N'essaie pas de me chasser. Il sait que c'est moi. Sans même avoir besoin de se retourner. Une familiarité qu'il perçoit sans même avoir besoin de s'assurer de l'identité de la personne.
Je souris aux étoiles de l'eau.
Un sourire reconnaissant.
Merci.
De nous avoir réunis.
Encore une fois.
Merci.
D'être là.
Lumineuses créatures.
Pour nous guider.
L'un vers l'autre.
Nous conduire.
Jusqu'à ce que nous nous prenions la main.

Le sentiment de bien-être qui m'envahit chaque fois que je le vois est au rendez-vous cette nuit-là.
Il y a, comme ça, au milieu des jours banals et mornes, les instants fugaces d'exception.
Les secondes, minutes ou heures trop rapidement écoulées. Mais qui nous fait nous sentir plus vivants qu'un millier d'heures banales réunies.
C'est éphémère.
Il faut apprendre à croquer dedans à pleines dents.
Parce qu'on ne sait pas.
Quand l'instant précieux sera amené à être réitéré.
Et là, au moment où j'ai les mains posées sur ses épaules, je sens le moment d'exception ouvrir ses portes. Nous n'avons plus qu'à nous y engouffrer. Ensemble. Pour partager, une fois encore, un temps magique ensemble.
Il n'y a qu'avec lui que je vole si bien parmi les étoiles.
Il n'y a qu'avec lui que je peux aller à la rencontre des nuages, les toucher du bout des doigts, leur sourire de si près.
Il n'y a qu'avec lui que je peux rêver et réaliser mes rêves.
Il n'y a qu'avec lui...

Il est magique

et c'est tout.



Un mouvement de sa part. Sa tête se tourne. Son visage se découvre. Me regarde. Comme je le regarde. Le jeu des yeux qui se renvoient la balle de la reconnaissance.
Il est. Absolument comme la première fois.
Et pourtant, je n'étais pas sûre de pouvoir retenir ses traits.
Je retenais sa luminosité, je retenais sa place dans ma vie, je retenais notre lien plus fort que n'importe quel lien. Mais je n'étais pas sûre de retenir son visage, pouvoir brosser son portrait. Je ne sais pas, généralement, dessiner les gens par leur physique. Parce que ce n'est pas ça que j'ai envie de regarder chez eux.
Malgré tout, lui, contre toute attente, je ne l'ai jamais oublié.
Je l'ai compris lorsque nous nous sommes revus en cours d'EDM.
Lorsque nous nous sommes reconnus.
Et cette nuit, je sais que son visage est le même que celui de la première fois.
Il est toujours aussi beau. Il irradie toujours autant.
Une étoile dans le soir.

Je souris.
Elles le sont.
Je savais. Qu'il serait d'accord.
Nous voguons toujours sur la même vague, lui et moi.
Toujours accordés l'un à l'autre sans avoir besoin de nous dire quoi que ce soit.
C'est sans doute pour ça que je trouve notre lien si exceptionnel. Parce qu'il est ma pièce manquante -comme je suis la sienne- nous faisons partie du même puzzle ; nous sommes liés bien au-delà de notre affection mutuelle et de nos sourires échangés.
Un lien que nul ne peut comprendre.
Moi-même, je crois que je ne comprends pas.
Je me contente de le ressentir pleinement.
Ca me rend heureuse.



La main, un geste. Un nouveau partage. Mais cette nuit, pas la bouteille tendue. Une invitation à s'asseoir, plutôt. Partager avec lui cette vision majestueuse des étoiles posées sur l'eau. Partager avec lui le même air du soir, la même vague de rêverie.
Sans un mot, je me déporte légèrement sur le côté pour venir prendre place.
A côté de mon frère astral.
Au-dessus de l'eau.
A contempler le reste de la famille.
Puis sa main vient au contact de la mienne. Ses doigts m'enserrent. Le contact familial, familier. Que j'apprécie tant. C'est comme ça qu'on a la force, le pouvoir de réaliser nos rêves les plus fous. C'est, main dans la main, que nous avons pu courir vers les étoiles. C'est, main dans la main, que nous avons volé vers les nuages.
Main dans la main, nous pouvons tant !
Et son regard. Posé sur moi. Je tourne la tête. Le dévisage à mon tour. Profiter. De l'instant présent. Et d'être là, avec lui. C'est pas tous les jours le cas. Malheureusement. Mais c'est peut-être aussi ça, la rareté de ces moments, qui rend l'instant si fort, si puissant.
Mes doigts pressent doucement les siens contre ma chair.
Pour réaliser.
Qu'on est vraiment là.
Ensemble.
Toujours, à chaque fois, par hasard. On ne décide de rien ; ce sont les étoiles qui décident pour nous, guident nos pas.

D'ailleurs, nous voilà à nouveau perdus. Dans la contemplation. Des ondulations de l'eau. Au milieu desquelles se perdent nos sœurs. Elles dansent sur la surface. Elles rient. Nous sourient. Nous appellent.
La main toujours dans celle de mon frère, je me penche un peu en avant.
Pour les voir.
De plus près.
Elles sont
magnifiques !
Si proches. Bien plus proches que celles du ciel. Et pourtant, elles sont pareilles. Comme quoi. C'est une gigantesque famille !
Elle semblent nous tendre les bras. Des bras couverts de poudre d'étoile.
Elles sont chaleureuses. Heureuses, sans doute, elles aussi. De nous savoir tous réunis, une fois encore. Réunis dans la nuit.
Je pense qu'elles doivent vouloir qu'on vienne.
Comme la dernière fois.
Mais cette nuit, elles ont changé leur habitat. Pour nous faire découvrir leur autre monde. Une fois le ciel, une autre fois l'eau. Elles veulent nous faire voyager avec elles.
On découvre tellement de choses, grâce à elles !
Alors, si ce soir elles nous invitent, pourquoi on n'irait pas...



La voix de mon frère interrompt mes pensées.
Ou plutôt achève mes pensées.
Pose des mots sur ce que je pressens.
Mon cœur se sent léger. D'être entendue dans le silence, de ce lien de communication pareil à aucun autre qui nous relie.
Un hochement de tête. Alors que je continue de contempler l'eau de la Tamise.

-Oui. Elles nous regardent. Elles nous attendent. Regarde. Elles sont si près ! On peut les toucher !

Instant en suspend. Et, à regret, je finis par lâcher la main de mon frère.
Me penche davantage en avant.
Je n'ai quand même pas le bras assez long.
Je finis donc par quitter la position assise au bord du ponton. Et me retrouve couchée à plat ventre, corps penchée au-dessus de l'eau. Je tends le bras. La main. Effleure les sœurs étoiles.
J'ai comme l'impression qu'elles brillent encore plus.
Elles sont si douces au toucher.
Les sentir est si rassurant.

-Elles sont bien différentes des étoiles du ciel, en fait, je prononce dans un murmure, alors que mes doigts continuent d'effleurer l'eau et les sœurs astrales.

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Azaël Peverell
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Re: Un port

Message par : Azaël Peverell, Mer 4 Oct 2017 - 12:45


La main de ta soeur s'échappe de la tienne. Glisse doucement entre tes doigts pour ne leur laisser que le souvenir de sa chaleur. C'est toujours difficile, de revenir à la réalité. De ne plus sentir sa peau contre la tienne. Mais tu vois ce qu'elle fait. Tu vois ce qu'elle veut faire. C'est pour toucher les étoiles de l'eau. C'est pour renouer avec des membres de la famille qui ont été jusqu'ici oubliés. Tu te dois de la laisser faire. C'est important. Et surtout, tu te dois de l'accompagner dans cette quête familiale à ton tour. Exactement de la même manière. A plat ventre sur le ponton, bout des doigts effleurant la surface de la tamise dans quelques ondes qu se propagent. Les tiennes viennent à la rencontre des siennes. Elles se percutent bientôt, l'une passant à travers l'autre. Ou au dessus de l'autre ? Tu esquisses un sourire. Les étoiles se déforment doucement, semblent trembloter, comme si elles étaient apeurées. Et puis elles reviennent à la normale. Brillantes, lumineuses. Elles ont compris qu'elles n'avaient rien à craindre de vous. Que vous êtes de leur côté. Une famille unie.

Ta soeur a raison. Elles sont différentes de celles du ciel. Elles semblent plus fragiles, plus éphémères. Mais qu'est ce que cela change ? Même si elles ont peur, elles finissent toujours par revenir. Elles savent ce qui est important. Et elles refusent de vous abandonner également. Et c'est à vous de leur montrer que vous êtes bien là pour elles aussi. Que vous êtes prêts à les protéger, quoi qu'il arrive. Qu'elles peuvent compter sur vous. Tu tournes la tête vers ta soeur étoilée, avec un sourire. Le sourire qui signifie qu'il est grand temps de se jeter à l'eau. Qu'il ne faut pas attendre davantage. Qu'il vous faut profiter de la douce couverture que la nuit vous offre dès à présent. Qu'il faut vous laisser entraîner, et profiter de la famille tant qu'elle est là. Famille tremblotante mais présente. C'est à vous de renforcer le lien. Vous en êtes capables après tout. A deux, vous êtes capables de tout. Il suffit d'y croire. Et d'être ensemble.

- Elles ne se sentent pas assez en sécurité. Elles sont timides je crois. C'est à nous de faire le premier pas.

Tu te redresses, doucement. Tu continues de les observer, de toute ta hauteur. Et puis tu relèves la tête, vers celles qui peuplent le ciel, et que rien ne semble pouvoir atteindre. Si ce n'est vous. Mais ce n'est pas elles avec qui vous avez rendez-vous ce soir. Chacun son tour. Vous devez rencontrer toute la famille. Quel genre d'enfants ingrats seriez-vous si vous ne le faisiez pas ? Une profonde inspiration, comme pour te donner du courage. Tu tends la main à ta soeur étoilée, pour qu'elle puisse se lever à son tour si elle le désire. Parce que vous allez devoir effectuer un plongeon magnifique. Pour leur montrer que vous aussi, vous brillez. Tu retires ta veste. Et tes chaussures. C'est un signe de respect, c'est pour ne pas salir leur chez eux. L'une après l'autre, tu les lâches sur le ponton. Elles y claquent dans un bruit étouffé par la nuit. Tu fais légèrement craquer ta nuque. Il faut vraiment être prêt à sauter. Pour les rejoindre. Une question cependant demeure. Vous allez y aller ensemble, ça ne fait aucun doute. Mais pour être sûrs de les rejoindre, est ce que vous devez vous tenir par la main, même sous l'eau ?

- Il suffit de sauter tu crois ? Pas besoin de matériel cette fois ?

Et ta baguette alors ? Est-ce que tu dois l'amener aussi ? Tu te baisses pour la récupérer dans la poche de ta veste, et la fait tourner entre tes doigts. Tu ne sais pas trop comment t'y prendre. Parce que si vous leur faites peur, elles pourraient s'enfuir. Elles sont l'air si fragiles... Peut être qu'amener une baguette chez elle n'est pas une bonne idée. Et si elles la voyaient comme une arme ? Pourtant, c'est difficile de te dire que tu vas devoir laisser ta fidèle amie derrière toi, aussi facilement. Regard pour ta soeur astrale. Est ce qu'elle en sait plus que toi à propos de cette famille encore inconnue pour le moment ? Tu te poses sans doute trop de questions. Après tout, elle est là, à tes côtés. Il n'y a aucune raison pour que les choses se passent mal. Vous parvenez toujours à réaliser vos rêves lorsque vous êtes ensemble. Vous prenez la vie, et vous la rendez belle. Aussi belle qu'elle. Tu souris. Et ta baguette retourne dans la poche de ta veste. Tu n'as besoin de rien pour ce voyage. Rien d'autre que la main de ta soeur étoilée. Et un espoir qui ne meurt jamais.
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