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Harry Potter 2005 :: ~¤~ Londres ~¤~ :: Chemin de Traverse
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[Habitation] The DeLySsia House
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July Swann
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Re: [Habitation] The DeLySsia House

Message par : July Swann, Jeu 29 Jan 2015 - 20:56


Les choses ne se déroulèrent pas vraiment comme July l'avait imaginé. Plutôt que de lui faire une démonstration, Sean l'invita à se lever et à le rejoindre sur le ring improvisé qu'allait devenir son salon. La rousse ne comprit ce qu'il avait en tête que lorsqu'il lui plaça les mains, poings serrés, devant le visage, en position de combats. Une moue contrariée s'afficha momentanément sur le minois de la jeune femme. Elle n'avait jamais envisagé de s'essayer à un tel sport et cela la mettait un peu mal à l'aise. Sans l'aide de sa baguette, elle était sure d'être ridicule.
Ce n'était pas juste ; Quand il lui avait demandé de lui montrer ce qu'elle savait faire, en vol sur balais, elle s'était débrouillé toute seule. Pourquoi la faisait-il participer ?!
Mais July ne rechigna pas, lorsqu'il la manipula pour la positionner. Elle se laissait faire, telle une marionnette. Le contacte avec Sean était agréable, tout comme son regard inquisiteur. Elle observait chacun de ses mouvements, de ses yeux curieux. Le jeune homme arborait un visage concentré et July put voir le professionnel qu'il avait été.
En cet instant, elle était envahie d'un sentiment de plénitude. Elle avait l'impression de flotter et que tout, autour d'eux, était devenu coton.
Par moments, un rictus amusé venait éclairer le visage du jeune homme. July lui répondait alors d'un sourire septique, les sourcils légèrement relevés.

Lorsqu'il eut fini de la mettre en place, il se recula, pour avoir une vue d'ensemble. July se sentait un peu ridicule, dans cette position qu'elle ne trouvait pas naturelle du tout. Mais plutôt que d'afficher son malaise, elle préféra le dissimuler derrière des pitreries, si bien qu'elle lança à Sean un regard de guerrière, les yeux plissés et les lèvres pincés.
- Tu peux frapper où tu veux, sauf ici. Utilise tes jambes pour te déplacer de droite à gauche, comme un balancier. N'hésites pas à frapper d'abord par la droite, puis par la gauche. Regarde.
Maladroitement, July essaya de reproduire les déplacements de Sean. Droite, gauche, droite, gauche. Elle n'était pas crédible du tout.
Lorsqu'il lança son poing vers elle, pour la première fois, elle sentit les muscles de son ventre se contracter, sous l'effet de la peur. Son premier instinct fut d'attraper sa baguette, mais elle se trouvait dans son peignoir. Alors elle se décala sur sa droite, pour éviter le coup. Cela lui rappela les cognards, au Quidditch. Esquiver en étant sur un balai, elle savait faire. Il n'y avait donc pas de raison qu'elle ne s'en sorte pas en étant sur ses deux pieds ! Même si l'équilibre n'était pas le même, elle essaya de se servir de cette expérience.
July avait revêtu un visage sérieux. Elle exécutait les conseils de Sean avec application.
- Vas-y, attaque moi. N'hésite pas.
- Attends, je vais lancer un sortilège pour ne pas réveiller Némé. L'Anglaise trotta jusqu'à l'accoudoir sur lequel elle avait laissé sa robe de chambre, agita sa baguette (#Immugio), puis revint se mettre en position.

Sean avait un regard provocateur, comme s'il la mettait au défi. Cela éveilla l'esprit de compétition de July. Elle aimait gagné, elle voulait gagner, même si elle n'avait aucune chance.
Déterminée, elle lança son poing qui atterrit ... Sur les abdominaux du jeune homme -Sean avait dû faire exprès de ne pas la contrer-, avec une force risible. L'attaque d'un gnome aurait sans doute produit le même effet.
La rousse lança un regard perplexe au jeune homme. Même si elle était consciente de ne pas avoir la force d'un troll, elle pensait valoir mieux que cela. Où étaient passés les quelques muscles qui lui servaient à lancer le souaffle ?! Peut-être devait-elle envisager de se remettre au Quidditch ...
Au fil des coups, July se prit au jeu. Arriver à esquiver les attaques ou à passer les défenses du brun, cela avait quelque chose de grisant. Même si elle savait qu'elle ne pourrait jamais vraiment rivaliser avec Sean, elle voulait lui montrer de quoi elle était capable. Et peut-être se le montrer à elle-même. La rousse aimait réussir et lorsqu'elle entreprenait quelque chose, elle se donnait à fond.
La concentration laissait par moments place à un sourire ravi, lorsqu'elle arrivait à toucher sa cible -même si elle était consciente que ses coups manquaient toujours de force-. De temps à autres, elle laissait échapper de petits cris étonnés ou rageurs. Plusieurs fois, son rire résonna dans le salon.

De son côté, Sean était parfait. Ses mouvements étaient fluides, précis, calculés. July devait redoubler d'efforts pour ne pas se laisser distraire par ses yeux rieurs ou son torse à porté de main.
Tout à coup, la sang-mêlé sentit la jambe de Sean lui faucher les pieds et elle tomba à la renverse, dans un couinement de surprise. L'Anglaise ferma les yeux, appréhendant le choc, mais c'est les bras rassurants de son adversaire qui la recueillirent.
- Je suis très impressionné ...
- C'est parce que j'ai un bon professeur, répondit la jeune femme, le souffle court et les cils battants.
Elle se perdit, un instant, dans le regard du grand brun et, sans s'en rendre compte, ses lèvres se retrouvèrent collées à celles de Sean. Pour la deuxième fois dans la soirée, les muscles de son ventre se crispèrent. L'envie de vaincre se mua en un désir sourd. L'esprit d'analyse et d'anticipation dont avait dû faire preuve July pour combattre s'était envolé. Il ne lui restait que ses cinq sens et cet élan qui la poussait vers Sean. L'une de ses mains gagna le dos du garçon, tandis que l'autre montait jusqu'à sa nuque. Elle resserra son étreinte, comme si elle cherchait à supprimer le moindres espace qui pouvait les séparer.

Elle ne sut pas déterminer ce qui brisa ce baiser enflammé. Peut-être pour reprendre leur souffle, toujours court, à la suite du match amateur. Mais July ne recula pas. Ses mains restèrent accrochées autour de son cou, ses yeux à la recherche des siens. Le feu qui grondait dans la cheminée dansait maintenant dans les pupilles bleues de July. La sang-mêlé avait envie d'un autre jeu. Un jeu qui ne pouvait pas se jouer dans son salon, sachant que Délie ne devrait pas tarder à rentrer.
Sans vraiment réfléchir, elle fit glisser sa main le long de son bras, et mêla ses doigts aux siens. Elle recula d'un pas, le regard toujours plantés dans celui du jeune homme. Un sourire séducteur se dessina sur ses lèvres tandis qu'elle l'attirait en direction du couloir.
Il était tard, mais July ne sentait pas la moindre trace de fatigue. Elle n'avait même pas conscience que le lendemain, son réveille sonnerait à 7h, pour lui ordonner d'aller travailler. Plus rien n'existait, si ce n'était Sean et la chambre vers laquelle elle l’entraînait.
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Sean O'Connell
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Re: [Habitation] The DeLySsia House

Message par : Sean O'Connell, Lun 2 Fév 2015 - 17:00


Elle embrassait comme elle se battait - une lionne à la patte de velours. Le jeune homme ne savait plus bien si son coeur battait. Il y avait July, dans ses bras, dont les doigts étaient montés jusqu'à sa nuque. Il n'entendait plus rien. C'était là, c'était maintenant, et c'était elle qui était d'accord.

Leurs lèvres s'étaient détachées. Il l'avait redressée contre lui, la soutenait et ne voulait pas la lâcher. Il sentait le souffle court et au goût de thé de la jeune femme contre sa peau, près de sa bouche, et il se sentait complètement bouleversé. Il ne pouvait détacher son regard du bleu de ces yeux, l'une des premières choses qu'il avait apprécié chez elle, y cherchant un oui, y cherchant la même fièvre qui le traversait de part en part. Azur dansant dans lequel il plongeait. Il voulait l'embrasser encore, sentir encore sa peau contre la sienne. Il souriait, sans même s'en rendre compte. Sa main droite était encore dans le dos de la jeune femme alors que la gauche remontait jusqu'à son front, pour dégager ses yeux de quelques mèches rebelles, pour sentir sa peau brûlante contre ses doigts. Avant qu'elle ne dise quoique ce soit, il l'embrassa à nouveau, doucement.
Les doigts de July avant suivi la courbe de son bras pour se glisser dans les siens, exactement là où ils devaient être. Sean les glissa jusqu'à ses lèvres pour les embrasser. Le temps s'était arrêté juste pour eux. La jeune femme se détacha de son torse. Elle était aussi belle de près que de loin; tellement désirable, et là si proche. Ce n'est que lorsqu'il sentit son bras se tendre que son cerveau réalisa qu'il fallait la suivre. De son côté, le salon lui convenait très bien. Tout espace lui convenait parfaitement, du moment que c'était son corps contre le sien.

Ils traversèrent un couloir. Sean l'attira contre lui en riant. La soulevant facilement du sol, il l'embrassa contre lui, le dos collé au mur frais. Comment penser à attendre, puisqu'elle était là, à portée de doigts, à portée de lèvres?
Il ne savait pas bien comment, mais ils avaient réussi à atteindre la chambre de July sans que personne ne sorte dans le couloir ni que la jeune femme ne soit encore déshabillée. Sean, avec ces choses-là, aimait prendre son temps - aimait sentir le corps de sa partenaire frémir, et être là, avec lui. Il ne parlait pas, seulement guidé par le bleu de yeux de July. Et par sa peau, blanche et douce. Et par son souffle qui se mêlait au sien.


Ils avaient fini par s'endormir. Contre le torse de Sean, la peau dénudée de la jeune femme. Son coeur s'était calé au rythme du souffle qui sortait de sa bouche rosée. Ses doigts reposaient contre le bas de son dos. Il dormait, et il sentait qu'elle était là. Il n'avait pas envie de partir - il resterait jusqu'au matin, jusqu'à ce qu'elle le pousse dehors. Ses cheveux sentaient bon.

Brutalement, il avait été sept heure. Brutalement, le réveil de la jeune femme avait résonné dans toute la pièce, exterminé d'un geste leste par Sean qui, de l'autre bras, raffermit sa prise contre le dos de July. Sans ouvrir les yeux, il la serra un peu plus contre lui. Ils avaient dormi de trop petites heures. Il l'embrassa sur les cheveux. Ne pas se réveiller, pas déjà. Rester dans ce lit, avec elle, plus longtemps encore. Et l'aimer encore. C'était la seule bonne raison de s'éveiller.
- Bonjour July.
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July Swann
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[Concours RPG] Renata Harshing est morte !

Message par : July Swann, Lun 9 Mar 2015 - 18:47


July était enfermée, dans la maison de ses parents. Elle ne se souvenait pas pourquoi on la retenait ainsi prisonnière. Tout ce qu’elle savait, c’était qu’elle était en danger, dehors. Pourchassée par elle ne savait trop qui, pour elle ne savait trop quelle raison.
Alors qu’elle regardait par la fenêtre, avec une envie de liberté, un grand brun passa devant la bâtisse. Malgré le danger et la crainte qu’elle ressentait, quelque chose poussa la rousse à sortir par la baie vitrée pour le suivre.
- Sean ?...
L’homme se retourna, le regard noir, dans une posture menaçante. L’Anglaise eut un mouvement de recul et elle s’aplatit contre le mur en brique de la demeure familiale. Pourquoi lui en voulait-il ? Avait-elle fait quelque chose de mal ?...
La peur qu’il lui inspirait et l’attirance qu’elle éprouvait coulaient dans les veines de July, créant un cocktail plutôt surprenant et contradictoire. Son sang sembla s’embraser lorsque, sans prévenir, il plaqua sa bouche contre la sienne avant de s’en aller à grands pas, laissant la rousse pantelante …

La sang-mêlé se lova un peu plus contre le corps endormi du grand brun, dérivant vers un sommeil plus profond. Elle n’émergea qu’au petit matin, lorsque le bruit lointain de son réveil retentit.
Il ne sonna cependant pas suffisamment longtemps pour bien la réveiller. C’est l’éteinte de Sean qui la fit sortir de son sommeil. Doucement, les souvenirs de la veille lui revinrent en mémoire. Elle se souvenait des baisers et des caresses. Elle était là, contre lui, et voulait y rester. Que cet état de semi-conscience, de plénitude, soit prolongé. Mais il fallait qu’elle se lève, des patients l’attendait, elle avait des responsabilités qu’elle se devait de tenir malgré le manque de sommeil.
Elle sentit que Sean lui embrassait les cheveux avant de murmurer un « Bonjour July ». Son nom sur ses lèvres avait un gout exquis et elle espérait l’entendre de nouveau.
L’Anglaise poussa un gémissement de protestation, tout en resserrant à son tour son éteinte. Elle ne voulait pas se lever. Pourtant, lorsqu’elle daigna ouvrir les yeux pour voir l’heure, elle due bien se faire violence.

- Il faut vraiment que je me lève si je ne veux pas être en retard, dit la rousse, une pointe de déception dans la voix.
Elle embrassa brièvement Sean avant de sortir du lit pour partir à la recherche de ses vêtements éparpillés dans la chambre.
- Petit déj’ ? Demanda la jeune femme en enfilant son petit short. Je suis une grande spécialiste des œufs brouillés au bacon et des pancakes, qu’est-ce que tu préfères ? …
Avec la lumière du petit matin, July se rendit compte que Sean était toujours dans l’état lamentable dans lequel elle l’avait trouvé. Couvert de sang séché et de boue. Il ne pouvait pas sortir comme ça.
- Si tu veux tu peux utiliser la salle de bain pendant que je prépare.

Après avoir muni le jeune homme d’une serviette et lui avoir montré où se trouvaient les sanitaires, elle se rendit à la cuisine d’un pas léger. Elle était rarement d’aussi bonne humeur, le matin, et c’est armée d’un sourire indéfectible et de sa baguette qu’elle battit les œufs.
Lorsque Sean arriva, la petite table de la cuisine était pleine à craquer. July avait sorti le grand jeu. Elle avoua cependant qu’elle était loin d’être une fée du logis et que le petit déjeuné était bien le seul plat qu’elle maitrisait à la perfection. Le reste du temps, elle n’avait pas le temps de se préparer à manger, elle se contentait donc de réchauffer les plats préparés par Nemesis ou par sa mère. Sa colocataire était un vrai cordon bleu, elle était bien tombée. Si jamais elle venait à déménager, July savait qu’elle serait contrainte de prendre un elfe de maison. L’idée ne lui déplaisait pas, l’Anglaise n’était pas une adepte des tâches ménagères, mais il lui faudrait faire encore quelques économies avant de pouvoir s’offrir les services d’un elfe.

Tout en mangeant, les deux amants discutèrent de tout et de rien. Le repas fut trop bref au gout de July, qui due inviter Sean à quitter son appartement. Elle devait encore prendre une douche et s’habiller. En 10 minutes, ça n’était pas gagné.
- Il faut que je te mette dehors, je vais être en retard.
Elle raccompagna donc le jeune homme jusqu’à la porte d’entrée.
- J’attends ton hibou ? Demanda-t-elle, un sourire mutin sur les lèvres. Ou je t'en envoies un !
Un dernier baiser, et elle filait à la douche.

Pour la première fois depuis bien longtemps, July était en retard. Cela lui rappela, avec une certaine nostalgie, ses retards en cours, à Poudlard. Maintenant qu’elle y repensait, le château ne lui manquait plus autant qu’au début. Elle était bien, libre d’aller et venir comme bon lui semblait. Libre de se coucher à trois heures du matin. Libre de manger ce qu’elle voulait aux heures qui lui convenaient le mieux. Sa vie d’adulte lui plaisait, malgré les tragédies qui se jouaient régulièrement dans le monde sorcier. Il ne fallait pas qu’elle se laisse abattre, ni qu’elle s’écroule au moindre obstacle. Elle était plus forte que ce qu’elle imaginait, elle pouvait garder le sourire et la tête haute.
Sean lui avait fait du bien. En se glissant dans l’âtre de sa cheminée, un sourire béat sur les lèvres, elle croisa les doigts en espérant le revoir rapidement.
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July Swann
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[Concours RPG] Renata Harshing est morte !

Message par : July Swann, Sam 14 Mar 2015 - 17:55


[Concours RPG] Renata Harshing est morte !


- La pression atmosphérique baisse depuis deux jours, récitait une voix nasillarde, il devrait y avoir une belle tempête en fin de journée. Ce matin, ciel couvert et pluie à partir de 15h30. Mais je suppose que tu t’en fiches comme de ta première bavboule, puisque tu ne sors jamais. Je persiste à dire que c’est mauvais pour le tain, de ne jamais sortir, tu as l’air malade en permanence. Je suis sure que tes patients à Sainte Mangouste ont meilleure mine que toi. C’est …
July venait de lancer un #Silencio informulé sur son baromètre-réveille. Lorsqu’elle l’avait acheté, elle avait pensé qu’il pourrait être pratique de s’éveiller avec une prévision météorologique, histoire de savoir s’il valait mieux opter pour une cape d’hiver ou une petite robe d’été. A présent, elle regrettait amèrement sa dépense. Cette création magique était insupportable. D’autant plus qu’elle ne disposait d’aucun réglage pour la forcer à ne donner que la météo et pas les commentaires désobligeants.
L’Anglaise poussa un grognement en resserrant sa couette autour d’elle. Elle aurait bien dormi quelques heures de plus. Mais le travail l’appelait, elle sortit donc de son lit chaud pour enfiler pantoufles et robe de chambre, direction la cuisine.

Pour la rousse, le petit déjeuner était le repas le plus important de la journée. C’était d’ailleurs le seul moment où elle s’appliquait à faire la cuisine. Les œufs brouillés et le bacon, c’était sa grande spécialité ! La seule, d’ailleurs.
Sa baguette virevoltait, aux gré des sorts, pour mettre en place son petit festin. Sortilèges d’attraction, pour installer assiette et couverts, et enchantements, pour que la spatule remue toute seule les œufs et le bacon dans la poile. Alors qu’elle regardait les œufs liquides se solidifier, sans vraiment les voir, un hibou grand duc vint frapper à la fenêtre de la cuisine pour la sortir de sa rêverie. Il apportait la gazette du sorcier.
July gratifia le volatil de cinq noises ainsi que d’un morceau de bacon avant de déplier le journal. Sur la couverture, une photo animée de la directrice de Poudlard avec le titre suivant : « Poudlard effondré ». La sang-mêlé pensa immédiatement à une nouvelle attaque et elle sentit son estomac se tordre. Les souvenirs de juin lui revinrent en mémoire. Elle en avait la nausée, rien que d’imaginer ces enfants confrontés à la barbarie sans nom des Mangemorts.

La rousse tourna la page de garde, la main tremblante, redoutant ce qu’elle allait lire dans la gazette. La première phrase annonçait le décès de la directrice, Renata Harshing. L’étudiante en était abasourdie. Jamais elle n’aurait imaginé qu’elle puisse mourir. Depuis son arrivé au collège, elle semblait encrée dans le château, comme si elle en faisait partie. L’ancienne Poufsouffle connaissait mal la directrice, elle n’avait jamais l’occasion de la rencontrer. Mais elle avait toujours estimé que malgré son apparence froide et très  stricte, elle faisait bien son travail. Sa dernière décision, de faire entrer les Aurors à Poudlard, avait été très contesté, mais July avait bien compris qu’elle avait fait cela pour protéger ses élèves. C’était ce qu’il y avait de plus important, qu’elle ait pour priorité la sécurité de ses élèves.
July admirait son parcours, bien qu’elle n’ait jamais envié sa place, et elle était consciente qu’une grande sorcière s’était éteinte. Pour cela, elle avait un petit pincement au cœur. C’était toujours un choc, d’apprendre la disparition d’une figure connue. Comme si la mort était proche et qu’elle pouvait vous attraper au coin de la rue.

Les lignes suivantes lui apprirent que son décès n’était nullement lié à une attaque. Elle était morte, sans raison apparente, alors que le Premier Ministre venait annoncer que les Aurors n’avaient plus leur place dans l’école de magie. July en fut à la fois rassurée -un autre massacre à Poudlard aurait été un coup de massue bien trop lourd pour l’établissement- et perplexe : morte, comme ça, sans raison ?! Ce n’était pas possible, il y avait forcément une raison. La directrice avait-elle des problèmes de santé ? L’article suivant mentionnait une « sorte d’attaque cardiaque », l’apprentie médicomage en conclut donc que tous les tests pour comprendre la raison de la mort n’avaient pas encore dû être faits. Se pouvait-il qu’il ne s’agisse pas d’une mort naturelle ? Renata n’était pas de la première jeunesse, mais elle était encore très jeune compte tenu de l’espérance de vie des sorciers qui atteignaient tous facilement la centaine d’années.

July tourna la page à la recherche d’autres informations, sur le décès prématuré de cette grande dame, mais c’est sur la nomination du nouveau directeur qu’elle tomba. L’Anglaise laissa échapper un hoquet de surprise. Harshing n’était pas morte depuis 24h mais elle semblait déjà enterrée et oubliée. Comment le ministre de la magie avait-il pu lui trouver un remplaçant aussi rapidement ?! Avait-il en liste de noms de « rechange » au cas où il arrive malheur à l’un de ses collaborateurs ? S’en était presque indécent.

July était écœurée. Elle referma le journal, frustrée de ne pas avoir trouvé plus d’informations sur les circonstances du décès et outrée par la rapidité avec laquelle Harshing avait été remplacée. Elle se retourna vers son petit déjeuné et réalisa alors qu’une odeur de brulé avait envahi la cuisine. Ses œufs et son bacon étaient calcinés, malgré les spatules enchantées toujours en action. Tant pis, elle n’avait plus faim, de toute façon.
La sang-mêlé envoya valser son petit déjeuné foutu dans la poubelle magique, qui se mit à produire un bruit de mastication, avant de retourner dans sa chambre, le journal serré dans son petit poing. Qu’est-ce qui ne tournait pas rond, chez les sorciers ? Elle avait l’impression qu’il ne se passait pas une semaine sans qu’une catastrophe fasse la une. Les exactions s’enchainaient, si bien qu’elle n’arrivait pas à envisager que ce décès puisse être l’œuvre de la nature. Avec l’attaque de Poudlard, l’agression d’Elenna puis les attentats du nouvel an, elle finissait par croire que le mal était partout.

C’est l’esprit morose que July se rendit sur son lieu de travail. Evidemment, tout le monde ne parlait que de la disparition de Renata Harshing, et les rumeurs allaient bon train. Conspiration, maladie grave, il y en avait pour tous les gouts ! Plusieurs médicomages de divers spécialités avaient été appelés par le ministère, pour réaliser une autopsie. Tous attendaient les résultats avec une impatience que July jugea malsaine.
Dans l’après midi, entre deux consultations, la sang-mêlé s’accorda une pause. Elle s’isola dans une chambre inoccupée et s’accouda à la fenêtre, cherchant, dans l’observation des buildings de Londres, à s’évader. Cette déprime, qu’elle ressentait depuis le début de la journée, ne s’en allait pas. Mais même en regardant chez les moldus, des hiboux vinrent lui rappeler la catastrophe qui s’était joué la veille au soir. Des hiboux messagers en pleine journée, c’était bien le signe qu’un événement important s’était produit chez les sorciers. Même les moldus devaient s’en rendre compte, avec le comportement anormal de ces oiseaux nocturnes.
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July Swann
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Re: [Habitation] The DeLySsia House

Message par : July Swann, Mar 4 Aoû 2015 - 21:46


[Nouveau RP]

July était dans un nuage de coton. Elle flottait, porté par la douceur des draps et l’odeur de jasmin dont ils étaient imprégnés. Des flashes de sa journée lui revenaient, comme de petits rêves en accéléré. Son esprit repassait ses dernières actions et, en souvenir, ses muscles se contractaient spasmodiquement. Peu à peu, les battements de son cœur se firent plus lents, sa respiration plus douce. Ses muscles, sollicités toute la journée durant, se détendaient et son esprit s’éloignait de ses préoccupations, pour aller s’égarer dans des contrées lointaines. Ses sens s’éteignaient, la petite mort la guettait.
Puis ce fut le repos. Etendue noire salvatrice dont on connait finalement peu de choses. Que se passe-t-il réellement, dans notre boîte crânienne, lorsque l’on dort ? Qu’y a-t-il avant les rêves ? Sont-ils vraiment des signes à interpréter pour découvrir notre avenir ? …

« Driiiiiiiing »
L’Anglaise sauta de son lit d’un bond. Le soleil était haut dans le ciel et aucun nuage ne venait briser les rayons lumineux. Elle se dirigea vers sa porte, intriguée. Qui pouvait bien venir la déranger ?
À peine avait-elle tourné la poignée qu’une marée humaine débarqua dans son appartement. Il y avait ses grands-parents, ses oncles, tantes et ses cousins. July les salua, un peu déconcertée par une telle intrusion.
- Qu’est-ce qui vous amène ? Demanda-t-elle en les suivants vers le salon où ils s’installaient comme ils l’auraient fait chez eux.
- Les vacances, répondit son oncle avant de se servir à boire.
Plusieurs personnes dont elle ignorait le lien de parenté rentraient encore. Parmi eux, son cousin, installé aux Etats-Unis, accompagné de sa petite amie. Leur accoutrement était des plus étranges car il était vêtu d’une robe de mariée en tulle blanc trop petite pour lui –la fermeture-éclair dans le dos était à moitié ouverte– et elle portait un costume de cérémonie trop grand.
- Oh, bonjour Peter. Qu’est-ce que vous ?...
- On teste nos vêtements avant le mariage. Qu’en penses-tu ?
- Et bien c’est euh …
Un éclair noir attira l’attention de la rouquine. Il venait de passer le pas de la porte, laissé ouverte par ses invités surprises.
- Le chat de Nemesis !, s’exclama l’Anglaise qui partit à sa poursuite.
Sa colocataire risquait de ne pas être contente si elle ne trouvait pas son animal de compagnie en rentrant du travail.

July se retrouva sur le Chemin de Traverse, sans aucune trace du chat. Ni de qui que ce soit d’autre, d’ailleurs. À croire que tout le monde s’était donné rendez-vous dans son appartement.
Dans la rue déserte, seul le claquement de ses chaussures sur le sol résonnait, dans un drôle d’écho. « Tac Tac Tac … »
Suivant son instinct, July prit à droite. Elle n’avait pas fait deux pas que le ciel se teinta de noir et qu’une pluie drue se mit à tomber. Bientôt, l’odeur des pierres chaudes fraichement mouillées monta aux narines de la jeune femme. Elle se retrouva rapidement trempée jusqu’aux os, ses cheveux collés au visage. Par chance, l’eau était tiède et elle n’avait pas froid, un peu comme si tout, autour d’elle, était à a même température que son corps. Elle poursuivit donc son chemin, à travers les boutiques, à la recherche du chat fugueur.
- Azur … Aaaaaazur !..., criait-elle pour couvrir le bruit de la pluie.
De grosses gouttes continuaient à marteler le sol. C’était le déluge, ou quelque chose qui y ressemblait. L’eau semblait partout, ruisselant sur les murs et sur les pavés, dégoulinant sur le visage de la rouquine, s’insinuant même dans ses poumons, comme pour la noyer.
- Azuuuuur ! …
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Aysha Brayd
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Année à Poudlard : Septième année

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Re: [Habitation] The DeLySsia House

Message par : Aysha Brayd, Mer 2 Aoû 2017 - 11:10


"Songe d'une nuit d'été ..."
Avec July Swann

Si quelqu'un avait eut l'idée de sortir cette nuit là, de braver la nuit noire pour s'approcher de la fenêtre de la maison écossaise de Madwa et Mike, il aurait pu observer Aysha. Elle dormait, pelotonnée dans ses draps colorés, le souffle régulier, les cheveux tombant sur son visage. C'étaient les vacances, aussi la jeune fille occupait sa chambre dans la maison de ses parents, au beau milieu de la campagne écossaise. Le courageux bravant la nuit aurait d'ailleurs pu remarquer le papier clair et coloré qui tapissait les murs de la pièce, peint à l'aquarelle par l'occupante du lit.

Aysha respirait doucement. L'obscurité de sa chambre l'enveloppait, et Morphée la berçait de ses longs bras, doucement, paisiblement. Peu à peu, des images s'insinuèrent dans l'esprit de la jeune fille, troublant le calme qui régnait. Quelques couleurs et formes indistinctes, qui devinrent progressivement plus nettes. Aysha plongea dans ce paysage comme dans une piscine.

Elle était sur un chemin. Elle reconnaissait vaguement sa campagne écossaise bien que certains détails paraissaient incongrus dans le décor. Un aigle survola à grands cris le ciel, et un vélo la dépassa à toute vitesse, manquant de la faire tomber. Aysha mit sa main en visière au dessus de front pour regarder autour d'elle. Tout était désert. Le soleil tapait, et semblait même l'écraser. il faisait bien trop chaud pour une journée anglaise. Et l'aigle continuait de tourner dans le ciel. La sorcière eut une soudaine envie de marcher : elle se sentait prise au piège sur ce chemin désert, comme si la rapace avait vu en elle une appétissante charogne. Ses jambes la portèrent sur quelques mètres et refusèrent bientôt d'avancer, clouées au sol. Légèrement paniquée, sentant la peur grimper en aile à mesure que l'aigle volait plus bas, Aysha regarda furtivement autour d'elle. Et soudain, le décor changea.

Elle était désormais sur le Chemin de Traverse. Soulagée de voir que nul aigle ne montrait le bout de son bec, et que ses jambes fonctionnaient bien à nouveau, elle fit quelques pas. Les magasins semblaient étonnement pleins. Elle chercha Ollivander's des yeux, persuadée qu'elle devait aller travailler, mais elle ne voyait la boutique nulle part. Un magasin de brosses à dents trônait à la place de l'habituel marchand de baguettes. Déboussolée, Aysha s'apprêtait à pousser la porte quand un chat noir glissa entre ses jambes. Elle le suivit des yeux. Une voix retentit bientôt.

"Azur ... Aaaaaazur ! Azuuuuuuuur ...

Aysha cherchait d'où venait la voix, qui semblait étonnement étouffée par un bruit d'eau. Puis une jeune femme déboula. Pendant un instant, Aysha remarqua avec effarement que la jeune femme était suivie d'un gros nuage noir qui faisait tomber sur elle des trombes d'eau. Mais cette vision ne dura que quelques secondes, et tout d'un coup le temps changea. Un averse violente s’abattit sur Aysha comme si le simple fait d'avoir posé ses yeux sur la jeune femme avait provoqué un déluge sur elle aussi. Trempée, haletante, elle regarda la nouvelle venue. Ses cheveux lui tombaient sur le visage et gouttaient sur ses épaules. Aysha ouvrit la bouche, s'étouffa avec la pluie et put enfin parler :

"C'est ton chat ? Rose, orange, indigo ? En tout cas, je crois qu'il est parti par là."

Aysha désigna une direction. Elle était persuadée d'avoir vu le chat partir précisément par là, même si tout à chacun dans le Chemin de Traverse l'avait vu filer dans la direction opposée.
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Asclépius Underlinden
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Re: [Habitation] The DeLySsia House

Message par : Asclépius Underlinden, Lun 7 Aoû 2017 - 23:23



Les volets étaient fermés, le moindre orifice permettait de filtrer la lumière bouché, et les rideaux tirés. Du haut de son lit en mezzanine, le jeunot se tournait et retournait dans son sommier, quitte à provoquer un grognement de la part de son ami, qui dormait en-dessous. Ou pas. Il ne savait plus trop quelle heure il était… Matin ? Soir ? Dur à dire… Mais il était si fatigué… Dans l’incapacité totale d’ouvrir les yeux…

Mais il n’était plus dans son lit, dans un hangar, avec de grandes fenêtres et de la poussière qui danse dans la lumière. Apparemment, il va y avoir une attaque, il faut se cacher ! Ce qu’il faut faire, c’est courir, courir, et sauter dans le sac, là, il sera en sécurité. Il voit au loin quelques personnes, elles aussi au courant de cette tactique de survie. Il ne sait pas pourquoi, mais un mauvais pressentiment lui attaque les tripes, comme si l’attaque allait être imminente…
Lui-même s’apprête à sauter dans le sac, mais seule une partie de son doigt est aspirée et disparaît dans le néant. Pourtant, son corps reste collé au sac… Glué… Comme une mouche prise dans une toile. D’ailleurs, il y a tellement d’autres mouches autour de lui…
Et les araignées ne tardent pas à faire leur apparition. Enormes, monstrueuses… les prunelles d’un pourpres brillant. Il sent la patte de l’une d’elle, qui se frotte obstinément contre son flanc…

Ouvrir les yeux, ouvrir les yeux, ce n’est qu’un rêve… Qu’un rêve !

Par un effort de volonté, son esprit fait un sursaut. Et brutalement, le voici projeté dans un décor tout autre.

Il est seul, sur un pont. Seul le pont est discernable, le reste n’a pas de matière. Sur le pont, des gravats, il y a des fissures un peu partout. Et le vide tout autour, qui s’infiltre, oppressant…
De nouveau, il sent l’angoisse. Plus simplement une appréhension dans l’air, mais tous ses sens peuvent goûter ce sentiment.
Et son cœur tombent dans son ventre, sort par son nombril, dégringole le long de sa robe couleur taupe, glisse le long de sa cheville, avant de rouler, rouler, rouler, le long du pont.
Et lui, se sent soudainement si léger. Si léger, léger… Bien… Qu’il pourrait presque fermer les yeux et se laisser porter par ce sentiment…

Mais, apparemment, il ne faut pas. Il se ferait dévorer par le Vide sinon.
Alors, il se met à courir après son cœur. Ses pas son lourd et il ne reconnaît pas le décor.

Au loin, il perçoit une tâche noire, qui mord dans son cœur. Mais il n’a pas mal, il ne ressent plus de douleur.
Et la tâche s’enfuit. Il est dans un carrefour. A la fois au milieu d’une rue et de deux inconnues.

Il y a des arrêts de bus tout autour. Certains défilent : « - Il faut prendre le 39 ! ».

Il fait signe aux deux autres de se dépêcher : puis il court au ralentit, attendre le bus, qui ne devrait pas tarder.
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July Swann
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Re: [Habitation] The DeLySsia House

Message par : July Swann, Lun 21 Aoû 2017 - 22:53


Une jeune fille tout aussi trempée que July lui indiqua le chemin à suivre. Le chat était entré dans une échoppe spécialisée dans les brosses à dents. Sur la devanture trônaient tous un tas de dentiers. Dentier pour vampire, dentier pour géant, dentier autonettoyant, dentier mordeur, et même des dentiers pour nourrissons. Décidément, on n’arrêtait pas le progrès. Mais July n’en avait cure, il lui fallait son chat. Non, le chat de Nemesis. Elle ne savait plus trop bien au bout du compte.
Même si les innombrables clients lui affirmaient que le chat était parti dans la direction opposée, July préféra suivre les conseils de la brune. Elle était la seule à avoir pris la pluie, alors qu’eux étaient secs, ils n’avaient pas pu le voir.

Traversant rapidement l’échoppe, les deux jeunes femmes se retrouvèrent au croisement de deux avenues. Ça ressemblait étrangement à un quartier de Londres, mais quelque chose changeait sans que July puisse déterminer quoi.
La circulation est drôlement dense. Des bus à impérial multicolores roulaient à toute allure et s’arrêtaient brusquement aux innombrables arrêts que comportait le carrefour. À l’intérieur, les gens étaient en train de prendre le thé comme s’ils n’étaient pas affectés par les accélérations et les ralentissements intempestif•ve•s.
- Il faut prendre le 39 !, s’exclama une autre jeune femme. À moins que ?...

Cherchant du regard le numéro, July finit par repérer un bus noir bien moins attrayant que les autres. Le•la blond•e avait dit vrai ; un chat d’un rouge sombre sautait justement dedans. Dans sa gueule, un élément non identifié noir qui ne ressemblait ni à une souris ni à un rat.
- Azur, ici !, s’écria July d’une voix qui se voulait autoritaire, Azur !!!
Rien à faire. Ni une, ni deux, la rousse s’élança, suivie par ses deux acolytes qu’elle supposa également à la recherche d’un félin fugueur.

L’impérial était miteux. Il ressemblait à un vieux manoir en ruine. La peinture noire s’écaillait et des toiles d’araignées pendaient de partout. Il y avait de vieilles tapisseries délavées et à moitié décousues. Pas de sièges, seulement des réverbères auxquels les passagers s’agrippaient tant bien que mal.
- Azur, appelait July à mi-voix, Azuuuur !
Des traces de pates d’un rouge sombre serpentaient sur l’un des murs et disparaissaient par une trappe dans le toit. July demanda à ses deux compagnons de lui faire la courte échelle – c’était elle la plus petite et donc la plus légère. Elle souleva la trappe en plexiglas et se retrouva au milieu d’une tempête.

La mer était déchainée. Le sous-marin était en perdition. July n’eut pas à observer les décors longtemps pour comprendre qu’ils étaient en mauvaise posture. Elle redescendit précipitamment, les cheveux encore plus mouillés – si toutefois c’était possible – et pleins de sel.
- On va couler, annonça-t-elle à ses comparses.
À peine ses mots furent-ils prononcés que de l’eau se mit à suinter sur les parois intérieures du bus. Si aucun des passagers ne semblait paniquer, ce n’était pas le cas de la rousse qui trouvait que cette histoire commençait à sentir le roussi. July lança un regard inquiet aux deux pauvres gens qu’elle avait entrainé avec elle. Ils étaient foutus.
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Re: [Habitation] The DeLySsia House

Message par : Aysha Brayd, Mer 23 Aoû 2017 - 16:01


Aysha et la jeune femme rousse traversèrent la boutique de brosse à dents. L'un des dentiers posés sur une étagère claqua brusquement à son passage, arrachant à l'Aigle un cri de stupeur. Visiblement, personne ne l'entendit crier et elle se hâta à la suite de sa comparse. Elles se retrouvèrent au croisement de deux avenues de Londres, un peu perdues. Une voiture frôla Aysha de si près que celle-ci tourna sur elle-même à une vitesse vertigineuse pendant quelques secondes avant de se stabiliser sur un pied, étourdie. Soudain, une tâche noir fila devant ses yeux. Le chat venait de les dépasser à toutes pattes, tenant une chose dégoulinante entre ses mâchoires. Aysha voulut le dire à sa compagne mais les mots s'étranglèrent dans sa gorge. Quelqu'un débarqua devant elles, à la recherche du chat également.

"Il faut prendre le 39 !"

Au moment où l'inconnu prononçait ces mots, une dizaine de bus apparurent devant ses yeux, tous rouges et brillants. Elle cherchera le 39. Il était noir et miteux, branlant. Le chauffeur, que l'on voyait au travers le pare-brise inexistant, avec un oeil qui louchait affreusement. Aysha vit avec horreur l'une de ses mains se décrocher de son avant bras et continuer à conduire tandis que le chauffeur s'avachissait sur son siège, la bouche ouverte. Le trio s'engouffra dans le bus miteux. A l'intérieur, les passagers s'agrippaient à des réverbères pour tenir debout. Aysha voulut faire de même mais quelque chose la tira violemment par le bras. Elle dût se contenter de tenir debout tant bien que mal. July continuait à appeler son chat. Aysha avait l'impression que son nom changeait à chaque fois et qu'il incarnait toutes les couleurs de l'arc-en-ciel. Elle se mit alors à crier toutes les teintes qui lui passaient par la tête en regardant autour d'elle.

July demanda à Aysha et au troisième venu de lui faire la courte-échelle. Elle passa la tête dans une trappe du toit et redescendit aussitôt, inquiète.

"On va couler."

Le bus se métamorphosa soudain en une sorte de sous-marin, tout aussi miteux. De l'eau commença à s'insinuer dans toutes les fissures de l'habitacle. Elle était gluante et glissait lentement, recouvrant peu à peu le sol. Elle les entourait comme un monstre gélatineux. Par moment, un poisson sautait de la surface liquide et disparaissait aussitôt. Aysha regarda autour d'elle, légèrement paniquée. Soudain, l'une des fenêtres éclata et le sous marin disparut brutalement. Secouée dans tous les sens, retournée, l'Aigle finit par ouvrir les yeux. Le véhicule avait disparu et les trois comparses se trouvaient dans l'eau, flottant. Étonnement, Aysha réalisa qu'elle pouvait respirer sans problèmes. L'eau ne semblait avoir ni fond ni surface. le vide les entourait, sans mouvement, sans bout, tout devenait simplement plus sombre quand son regard tentait d'aller plus loin. Ils flottaient simplement.

"Heu, le chat n'est pas là ?"

Aucune trace d'un quelconque animal à l'horizon.
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Re: [Habitation] The DeLySsia House

Message par : Asclépius Underlinden, Jeu 7 Sep 2017 - 21:27



En tapotant du pied, il grattait la surface de son chapeau à bouts noirs. C’était un chapeau magique qui lui permettait de voler. Mais ça, il ne le saurait que plus tard. Il savait juste qu’il avait un chapeau, et d’ailleurs, ce fut bien pratique vu qu’il put s’y accrocher à la place des réverbères à impulsions électriques qu’il y avait dans le 39. C’était des réverbères teigneux : mieux valait ne pas s’en approcher, de même que l’eau qui commençait à suinter. Il n’avait même pas vu la courte échelle : seulement des paires de mains et de doigts enlacés. D’ailleurs, y avait plus de sensations au bout de ses doigts : c’est parce qu’on lui avait volé son cœur, il lui manquait donc ses sensations.

L’eau suintante s’accrocha à ses chevilles et il y avait du sel, du sel, du sel… Même qui en tombait de ses yeux, jusqu’à ce que la vitre se brise.
Et ils étaient dans le vide de nouveau. Un vide turquoise.

Heureusement qu’il avait son chapeau : il sentait qu’il pouvait voler, alors il le fit. Il espérait que ses camarades se soient accrochés à un bout de son vêtement pour suivre les courants. Parce que le chapeau ne permettant pas de voler, mais de suivre les courants et de servir de voile pour les transporter. Oui, il était une barque à voile.

Le courant les emmena au sommet d’une tour immense : la plus grande de toutes les immenses tours qu’il y avait aux alentours. Elles étaient très colorées. Mais il paniquait : il n’avait plus le haut de son vêtement. Il avait peur. Et était donc obligé de croiser les bras sur sa poitrine. Il avait honte, sans trop savoir pourquoi. Mais il avait honte, et il ne fallait surtout pas regarder. Peut-être le trou suintant à la place du cœur, ou bien le corps en lui-même.
Il y avait de l’eau de sous ses pupilles.

Néanmoins, il leur fallait continuer. Il fallait descendre les escaliers de la tour jusqu’au bout et là, seulement après, ils pourraient sortir. Mais les escaliers étaient dangereux… Bien moins que l’ascenseur, après… Mais l’ascenseur… Jamais. Il pouvait se tromper d’étage ou emmener à un autre bien trop précis…
Il voulait prévenir ses compagnons, mais oublia tout de suite cette pensée tandis que les marches d’escaliers étaient dévalisées. Dévalisées au point d’adopter la figure d’une pente, ou d’un toboggan. Il glissa, tomba et atterrit à un étage avec un long tapis rouge, et des tas de plantes en pot sous des tableaux. Un peu plus loin, sous le tableau d’un Sans-visage, il y avait la plante dont le cœur était un œil et les pétales des cils. Il en cueillit deux et les offrit en souriant aux deux derrière lui.

Il fit ensuite quelque pas, mais la peur au ventre l’arrêta. C’était comme un poing de métal dans ses entrailles, tandis qu’au loin, il entendait un ronflement en train de rigoler.
Ce coup-ci, il eut le temps de prévenir avant d’oublier : « - Il ne faut pas l’écouter : il dira qu’il vous aime, mais c’est faux, un mensonge ! Il n’aime que lui-même ! »

Et à chaque mot, il reculait.
Tandis qu’une tâche imprécise s’était mise à courir au plafond : son butin gouttant sur le tapis déjà rouge.
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July Swann
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Re: [Habitation] The DeLySsia House

Message par : July Swann, Mar 19 Sep 2017 - 17:26


July s’agita dans son lit. La peur de finir noyée n’était pas loin de la réveiller. Lorsque le bus éclata en mille morceaux, elle crut que c’était la fin. Elle ferma les yeux, retint sa respiration et … Rien. … Prudemment, elle se décida à entre ouvrir un œil. Autour d’elle, le néant. Rien d’autre que les deux comparses qui l’accompagnaient dans sa quête. Ils semblaient flotter. Mais cela ne ressemblait en rien à de l’eau. D’ailleurs, elle respirait très bien. Où étaient-ils ?
Perdue, la rousse se raccrocha aux deux seules âmes vivantes présentes aux alentours. La personne aux cheveux blonds était équipée d’un beau chapeau noir. Enfin, beau, il avait dû l’être à une époque. Maintenant, il semblait surtout piétiné. Mais il avait tout de même l’air fonctionnel, c’était le principal. Comme iel avait l’air prêt•e à décoller, July tendit le bras pour s’y agripper. Et pof !, ils s’envolèrent, guidés par le chapeau magique dans ce lagon turquoise.
Et ils volaient, voguaient, planaient, flottaient … Dans les airs ou dans l’eau, July ne savait plus trop bien.

Après un long voyage, ils arrivèrent en haut d’une très haute tour. Une tour magique, une tour arc-en-ciel. Iel avait perdu sa chemise, probablement arrachée durant le voyage par les deux filles qui s’y accrochaient fort. Il – car July en était maintenant sure – essayait de se cacher tant bien que mal. July s’en fichait pas mal, de la nudité, elle avait l’habitude avec tous ses patients. Comme le sang qui dégoulinait sur son ventre, ça ne le dérangeait pas.
Sans même s’être concerté, les trois acolytes prirent la direction de la sortie. Ils glissaient, tombaient, roulaient à travers les innombrables étages. Finalement, leur chute s’arrêta dans un mesclun de rouge et de vert.

Le temps pour l’Anglaise de se remettre de cette chute vertigineuse, le garçon agitait une drôle de fleur sous son nez. Un peu troublée, July la saisit. Ce n’était pas qu’elle n’était pas jolie, mais elle n’avait pas l’habitude qu’on lui en offre. Elle se la colla sur le milieu du front, parce que c’était la chose qui lui parut la plus logique à faire. Elle eut alors l’impression d’y voir plus clair. Elle arrivait même à voir à travers la peau car elle constata que le cœur du garçon ne reposait plus dans sa cage thoracique. C’était bien embêtant parce que le cœur, c’était drôlement utile. Elle s’apprêtait à lui dire qu’ils allaient devoir lui en trouver un de rechange lorsqu’une petite masse gluante et dégoulinante arriva à leur rencontre. Le garçon les prévint qu’il ne fallait surtout pas l’écouter. Mais July savait qu’elle n’avait rien à craindre avec son troisième œil. Elle voyait.

Voilà qui ferait parfaitement l’affaire pour combler le trou dans la poitrine du garçon. Il fallait qu’ils trouvent un moyen de l’attraper. Mais il avait l’air vif comme un chat. Et malin aussi. Ça n’allait pas être simple. D’autant plus que, comme le garçon l’avait prédit, il commença à leur faire les yeux doux, à ronronner et à leur tourner autour en leur faisant croire qu’elles étaient les plus belles et les plus importantes.
July sentait son cœur fondre devant tant de douceur et de gentillesse. Elle avait envie de l’attraper et de le câliner. Elle tendit la main, toute chose qu’elle était, mais son troisième œil s’activa. Elle voyait. Elle voyait qu’il essayait de la duper qu’elle ne le donne pas au garçon. Ce n’était cependant pas le premier patient charmeur qu’elle croisait alors elle ne mordit pas à l’hameçon. Attrapant le tapis, elle t’enta d’emmailloter le cœur afin qu’il ne puisse pas s’échapper. Malheureusement, il lui glissa entre les mains avec une agilité féline.
- Ne le laissez pas s’enfuir !, cria la rousse.


Si souci, MP !
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Aysha Brayd
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Re: [Habitation] The DeLySsia House

Message par : Aysha Brayd, Sam 23 Sep 2017 - 19:03


Aysha se sentit vide un instant. Un moment de flottement, son esprit flou, elle ne put réfléchir. Et soudain, un chapeau. Un chapeau magique, un bateau, une voile ... oui ? Elle fila dans l'eau sans savoir où, et les deux autres juste devant elle, entraînés eux-aussi, jusqu'à cette tour.

Elle était beaucoup trop belle, cette tour. Ces couleurs, cette allure majestueuse... Aysha n'avait pas confiance. Entraînée dans la tour et brusquement immobilisée, ses yeux tournaient dans ses orbites, scrutant le paysage. Il y avait quelque chose qui n'allait pas, et elle ne savait pas quoi. Elle se sentit glisser, soudain, sur un toboggan qui devait être un escalier, avant. La chute fut difficile, l'arrivée brutale. La tête d'Aysha cogna lourdement contre un mur, son cerveau sembla danser la macarena dans sa paroi crânienne. Et enfin le calme. En fait non, pas le calme. Un ronflement grandissant, et l'un de ses comparses qui la prévient de faire attention. Il a la poitrine nue. Étrange. Un trou, un trou béant sur sa poitrine, on aurait presque envie de regarder à l'intérieur. Mais non, il fait peur. Le garçon lui a tendu une fleur avec un oeil, et Aysha fait une grimace. Elle remercie le garçon, tout de même. La plante lui fait peur.

Il y a cette créature, aussi, qui ronfle et la flatte, mais Aysha ne comprend pas vraiment ce qu'elle dit. Son coeur bat plus fort dans sa poitrine et soudain un vent de panique la saisit alors que les deux autres tentent d’attraper la créature qui ressemble à un coeur. Non, non. La peur, la panique, tout lui serre le coeur. Il y a quelque chose qui ne va pas, elle le sent. Elle sait que quelque chose va arriver, elle n'a jamais eu aussi peur. Elle regarde tout autour d'elle, fébrile, tremblante. Elle sent la folie qui s'insinue dans chacune de ses veines, dans ses entrailles. Elle ne sait pas ce qu'elle dit ni ce qu'elle fait. Une douleur sourde vrille sa poitrine, elle a mal, si mal...

Et elle jette la fleur, alors tout s'accélère. Un sifflement sonore hurle dans ses tympans. Et soudain, la chose, la créature saute, échappe à ses comparse et file vers Aysha, tâche sombre et folle. C'est un coeur, c'est un coeur ! Un regard vers le trou béant du garçon, et là elle comprend. C'est son coeur ! Mais la chose vient frapper sa propre poitrine, tente de s'insinuer en elle. Le coeur se colle à sa peau, à son sein, et s'inflitre dans son corps. Sa poitrine sembla s'arracher une seconde, et elle n'a plus mal mais c'est la terreur qui la prend, encore.

Plop.

Son propre coeur, son coeur qui l'a tant accompagnée, vient de sauter de sa poitrine, laissant sa place à celui du garçon qui s'imppose dans cette poitrine qui n'est pas la sienne. Il se met à battre, là, et Aysha hurle. Non. Elle ne veut pas de ce coeur étranger qui s'empare de son âme. Et son propre coeur, elle le voit, comble le trou dans la poitrine du garçon.

- Nooooon !

Aysha se précipite sur le garçon à la poitrine nue, l'enserre et se colle à lui. Elle veut que son coeur reprenne sa place en elle, qu'elle soit de nouveau entière et vraie.

- Mon coeur, rend moi mon coeur, je t'en prie, mon coeur ...

Elle dit cela en un souffle, ses doigts enserrés autour des bras du garçon. Son coeur ...
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Asclépius Underlinden
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Re: [Habitation] The DeLySsia House

Message par : Asclépius Underlinden, Lun 2 Oct 2017 - 18:02



Il savait qu’il leur dirait qu’il les aimait. Mais c’était pas vrai. Pas vrai. Toujours qu’un mensonge entre ses lèvres. Pour ça qu’il bavait aussi. C’était la Vérité qui tentait de s’enfuir et qui n’était pas utilisé comme moteur de parole. La seule salive utilisée en huile de moteur à parole était la salive du mensonge. De la tromperie. De celle qui dit qu’on aime alors que c’est faux. Et il n’y avait rien de plus terrible. Oui. Parce que lui savait : il suffisait qu’on lui dise qu’on l’aime pour qu’il donne son cœur tout entier. C’était sûrement comme ça qu’il avait perdu le sien. Tout s’expliquait. Et maintenant, il avait l’occasion de le retrouver.

Il essayait, avec la demoiselle avec la fleur sur le front. Ça lui faisait une petite tâche. Il aimait bien. Parfois ça clignait mais l’on voyait au bout du cil dune horizon.
Il avait essayé, promis, de tenir le cœur.

Mais il se sentait si lourd, si balourd, si badaud… C’est comme s’il n’était plus vraiment là. De toute façon, il n’avait plus de sensation corporelle. Quand il touchait des parties de son corps, c’était pas les siennes. C’était à quelqu’un d’autre. En tout cas, il sentait que c’était des fourmillements d’étranger. Alors que quand il touchait son corps, c’était des fourmillements familiers. Donc, c’était bien simple : il n’habitait plus son corps. Depuis un moment, déjà. Ça, il venait de le réaliser. Comment avait-il fait pour se trouver là alors ?
Il avait dû être poussé par un souffle qui éteint toutes les bougies d’anniversaire d’un coup. Ou alors, on lui avait pris la tête entre deux doigts pour le déplacer sur le plateau de jeu. C’était cohérent.

Il retrouva cependant sa mobilité quand un cri fit résonner toute sa pulpe. Comme si ses cordes internes étaient entrées en résonance dans sa coquille vide.

Et là, il vit l’autre fleur à terre, œil fermé.

Et en un instant, quelque chose le percuta. C’était violent. C’était terrifiant. C’était tellement désagréable. Tellement étranger. Intrusif. Partout, là, en lui, ça creusait son trou et ça se créait son nid avec du sang et de la peau qui venait tout recouvrir.

Dans son lit, à la Crèche, la forme toujours endormie d’Asclépius s’agita et poussa un cri de sanglot.

Il sentait que ça coulait, comme des cascades jumelles.
Et, il observa un instant, l’autre, en face, qui le serrait si fort, si fort, si fort qu’elle lui arrachait la pulpe, étage après étage.

C’était tellement douloureux qu’il canalisa toute cette violence pour la repousser : « - Non ! »

Il ne s’entendait pas parler. Il ne se voyait pas. Il n’y avait devant lui qu’une vitre toute pleine de buée, avec de la pluie en-dehors. Lui, était à l’intérieur, un peu perdu. Il ne savait plus où ça résonnait.
Mais c’était la tour : tout tremblait.

« - Non ! C’est le mien maintenant, je le garde ! Pourquoi tu ne voudrais pas me le donner ? Tu ne veux pas partager ta peine ? Je le garde, je le garde, je le garde ! »

Ses bras étaient enserrés autour de lui avec une telle violence et ses pieds ne bougeaient plus. Il se transformait en statue. Du sel, probablement, comme dans ce conte, où, une fois, en fuyant une ville, la femme s’était retourné, avait Vu, et en punition, avait été changée en statut de sel.
Il avait vu, lui, la possibilité de se détacher de lui-même. De jeter ce cœur si ouvert, percé, piqué et vulnérable, toujours saignant, jamais cautérisé… Là, il en avait un autre à chérir. Un nouveau, tout frais, plus beau.

« - Je m’en occuperai bien, n’ai pas peur, ça va aller. Il faut juste fermer les yeux. »

Ça lui arrivait au-dessus des hanches maintenant.
Maintenant, il savait : il serait un réceptacle pour accueillir tous les cœurs. Il lui faudrait juste attendre un peu, et, après, il pourrait les récolter, ceux qui restaient.

« - Les autres cœurs aussi ont besoin que je m’occupe d’eux. Bientôt. J’ai plus d’amour qu’il n’en faut pour moi, je peux m’en occuper ! »


HRPG:
 
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July Swann
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Re: [Habitation] The DeLySsia House

Message par : July Swann, Lun 30 Oct 2017 - 20:50


Vraiment désolée pour le retard …

Un voleur de coeur, voilà à qui elles avaient à faire. July assista, impuissante, à la perte de la jeune femme. Son cœur venait d’être arraché et avait trouvé refuge chez le garçon qui refusait de le lui rendre. July sentait le sien faire des bons dans sa poitrine. Au début, elle prit cela pour de la peur mais elle avait maintenant l’impression qu’il frappait de plus en plus fort contre sa cage thoracique. Comme si, lui aussi, essayait de s’enfuir. Elle plaqua ses deux mains dessus, dans un vain effort pour tenter de le retenir. Elle avait pourtant eu l’impression d’avoir fait ce qu’il  fallait ; elle ne s’était pas laissé berner. Pas longtemps en tout cas. Mais cela avait suffi.

July priait intérieurement, suppliait son cœur de rester avec elle. Ses deux yeux fermés, ses mains posées sur sa poitrine, se balançant doucement d’une jambe à l’autre. Une supplique, comme une chanson douce. Celle qui vous berce et vous rassure. Mais ce n’était pas suffisant. Rien ne l’était jamais. L’Anglaise avait beau faire tout ce qu’il fallait, elle n’arrivait à rien. Elle n’était pas capable de protéger, ni elle ni les autres, de ce monde cruel et froid.
Un sanglot s’échappa de ses lèvres, tandis que son cœur frappait une dernière fois avant de s’échapper.

Il faisait froid, tout à coup, et le monde lui apparaissait comme sombre. July cligna des yeux, hébétée, impuissante face à son cœur qui préférait un inconnu à son propre corps. Il était en train de se changer en stature, pétrifié jusqu’à son coup.
July ne ressentait plus rien, et c’était finalement plutôt agréable. Il n’y avait plus de joie, mais plus de tristesse non plus. Plus de cette souffrance qui la transperçait continuellement. Pourtant son troisième œil lui disait de ne pas l’abandonner, qu’elle en aurait besoin. Alors, elle se précipita sur l’homme-statue, cogna dessus, appela son cœur. Elle percevait des battements. Poum poum, poum poum, poum poum …
- Tu ne vas pas nous laisser comme ça ! On ne peut pas vivre comme ça ! Et toi, tu ne peux pas rester comme ça, qu’est-ce que tu vas faire ? Rend les nous !

Je vous laisse conclure du coup Smile
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Aysha Brayd
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Re: [Habitation] The DeLySsia House

Message par : Aysha Brayd, Lun 30 Oct 2017 - 21:46


Le voleur était là, debout. Ses jambes, ses hanches devenaient grises, dures, il bougeait à peine. Mais il parlait, et ce qu'il disait plongeait Aysha dans un désespoir et une angoisse immenses. Il voulait garder son coeur, le sien et tous les autres, il voulait voler tous les coeurs du monde, rendre le monde autour de lui froid et triste et tout garder pour lui, ces organes battant dans sa poitrine de pierre, enfermés, emprisonnés. Loin de la chaleur de leurs propriétaire. Ce garçon était machiavélique. Et Aysha était froide et vide. Son coeur ne battait plus dans sa cage thoracique, le sang ne venait plus dans ses veines, elle était un être sans vie et sans âme, volée par un inconnu de pierre. Et à côté d'elle, elle voyait l'autre jeune femme, elle faisait tout pour garder son coeur elle aussi mais en vain, le garçon les attirait comme des aimants. Un dernier battement et l'organe fila jusqu'à sa cage de pierre, laissant l'autre vide et froide elle aussi. Aysha murmurait.

- Non, non, non ...

Elle ne savait dire que cela. Non, elle ne voulait pas. Elle sentait tous ses muscles devenir vide et mous, délaissés de leur sang. Son moteur n'était plus là alors son âme n'avait plus d'enveloppe. Elle tentait de se tenir debout mais n'y arrivait pas. Et dans sa tête une petite voix qui parlait. Elle chuchotait des paroles terribles et terrifiantes. Soudain un cri retentit, immense et terrifiant, le cri d'une folle.

Et c'était Aysha cette folle. Elle était terrorisée par son propre hurlement qui ne venait pas d'elle mais de quelqu'un installé dans sa tête. Elle devenait folle. Elle ne contrôlait plus ses paroles. Elle baissa les yeux, et vit avec horreur son propre corps par terre, comme une enveloppe sans âme. Elle n'avait plus de corps, plus de mains, plus de jambes. Elle n'était plus rien mais ne pouvait se délivrer de ses souffrances. Sa folie lui faisait tourner la tête. Mais elle n'avait plus de tête. Elle pensait, voyait, hurlait mais n'était plus. La terreur l'avait déchirée et ôtée de son enveloppe.

- A l'aide ...

Elle était condamnée, à jamais, à rester là sans corps. Avec son coeur emprisonné dans le garçon de pierre. Et le chat, qui soudain apparut en face d'elle, courant et s'emparant de son corps au sol qu'elle ne pouvait ramasser. Elle n'avait pas de bars. Le chat le mit en pièces devant ses yeux dans une douleur atroce, atroce. Insoutenable.

Aysha se réveilla en sueur dans ses draps humides, enroulés autour de ses jambes. Haletante, elle avait le sentiment que cette douleur cuisante qu'elle avait ressentie était toujours là. Le sang battait à sa tête. Prise d'une soudaine angoisse, elle serra ses mains sur son sein à la recherche de son coeur. Il battait fort dans sa poitrine, bien là. Au chaud. La terreur de ce cauchemar affreux avait du mal à se dissiper.

Merci à vous pour ce RP. Je conclus ici ♥
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Re: [Habitation] The DeLySsia House

Message par : Asclépius Underlinden, Mar 31 Oct 2017 - 16:28



Ses bras étaient lourds, si lourd. Tout son corps d’ailleurs. Le poids de quelque chose qui le dépassait. Là, au cœur. C’était chaud. Comme un âtre. Il se faisait chaudron de pierre. Réceptacle. Il en serait capable. Il le voulait. Qu’en avaient-ils besoin tous les autres ? Ils ne savent ni sentir, ni ressentir. Leur sensibilité n’est pas exploitée. La plupart n’en a pas. Et c’est probablement tant mieux pour eux.
Lui en a trop. Hypersensibilité. Et avec l’ajout des cœurs, les uns sur les autres, comme des amalgames, ça ne s’arrangeait pas. Il pleurait. Mais non son cœur. Seule son âme se mit à pleurer. Il ne voyait plus rien de toute façon. C’était noir. Il n’entendait plus non plus. Après la réception du dernier des cœurs présent, il était devenu une statue. Avec à l’emplacement du cœur, un amas qui bat. Qui inspire, qui expire. Mais pas pour lui. N’être plus qu’une coque vide.

Un souffle, et la statue partie avec. Poussière qui redevenait poussière. Et tous les petits fragments des cœurs inconnus constituent désormais son être.
Se sentir plein.
Se sentir bien.

Mais une tristesse lui coupe la gorge.

Ou peut-être est-ce ça, l’éveil ?

Les draps sont humides de sueur. Lui-même sent la poisse qui lui colle à toutes les particules. Il halète. Son lit. La chambre. Colocation. Réel. Peut-être. Peur ou désir ? Il pleure. C’est silencieux, mais ça ne s’arrête pas. Comme une fontaine inconsolable.
C’était bien.
L’angoisse lui perce la poitrine et l’empêche de retrouver sa tranquillité.

Rêve qui reviendra. Comme un clou, qui perce le crâne. Petit à petit, pulpe après pulpe. Entêtant. Attirant. Repoussant.

_______________
Fin du RP ; merci à vous deux ♥
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