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Harry Potter 2005 :: ~¤~ Autres Lieux Magiques ~¤~ :: A l'étranger
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Les Îles de la Mer du Nord
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Maître de jeu
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Re: Les Îles de la Mer du Nord

Message par : Maître de jeu, Dim 1 Fév 2015 - 23:04


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Ashton Parker
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Re: Les Îles de la Mer du Nord

Message par : Ashton Parker, Dim 1 Fév 2015 - 23:10


Ashton commençait à tellement se faire chier qu'il se décida à composer le meilleur poème du monde dans sa tête en l'honneur des détraqueurs.

Déprimant. Espèce de b*tards tu viens jamais !
Encore rien
Toujours rien
Rien du tout
Allez ramène toi le zoo c'est sympa !
Quel enfoiré !
Un petit détraqueur ? Allez...
Et toujours rien, p*tain
Uno dos tres, bastardos !
Ramène tes fesses !

Pour en revenir à ce qui se passait autour de lui, c'était pas dur de le décrire parce qu'il se passait vraiment rien. Mais genre rien, le mot le plus utilisé dans la tête d'Ashton. Donc voilà, les détraqueurs en plus ils habitaient vraiment dans un endroit de m*rde, quoi. Il fait froid, il faisait pas beau, la plage avait pas de sable, et j'en passe. Ils pouvaient pas vivre avec les bisounours et les arc-en-ciel et tout ? Nan ?

1-Ashton en a marre de ce p*tain de détraqueur, il lui lance un Aguamenti à la figure, suivi d'un Spero Patronum.
2-C'est ça c*nnard rentre chez toi !
3-Ashton se prend une poussière dans l’œil, ça fait mal.
4-Mia lance un banal Spero Patronum.
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Maître de jeu
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Re: Les Îles de la Mer du Nord

Message par : Maître de jeu, Dim 1 Fév 2015 - 23:10


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Charli Proulx
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Re: Les Îles de la Mer du Nord

Message par : Charli Proulx, Dim 1 Fév 2015 - 23:13


La danse, c'est cool. Vraiment super cool, surtout quand on danse comme un pied. De toute manière, tant que le détraqueur ne ramenait pas ses petites fesses, il fallait bien s'occuper. Y'avait pas de musique mais ce n'était grave, elle était dans sa tête. Super cooool musique dans sa tête. Et dans ces cas là, on dit merci à la bouteille et à zinzintitude qui se passait actuellement dans la tête de Charli tellement ça lui faisait péter un câble de ne pas attraper ce maudit détraqueur.

Mais ! Il arriva ! Oui, enfin il arriva ! Le petit détraqueur tout mignon montrait enfin le bout de son nez, c'était ouf. A tel point que Charli était prêt à lui faire un petit bisou. Ouais, un bisou avec un détraqueur, trop bon. Parait que c'était ouf en plus. C'était peut-être le moment de lui rouler une pelle à ce beau gosse ? Mais Mia ne lui en donna pas l'occasion parce que boom, elle lança un patronus. Pouah, l'espace d'une petite minute, Charli avait oublié pourquoi il était là mais au taquet quand même, il ouvrit la boite et tenta avec Ashton de le foutre dedans.

Pile - OUUUUUUUUUUUUUI ! IL EST DANS LA BOITE ! YOUHOUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUU
Face - Tamère le détraqueur. A un d'ces jours ..
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Re: Les Îles de la Mer du Nord

Message par : Maître de jeu, Dim 1 Fév 2015 - 23:13


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Mia Wilson
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Re: Les Îles de la Mer du Nord

Message par : Mia Wilson, Dim 1 Fév 2015 - 23:32


Alors que je n'y croyais plus le moindre du monde, il s'est avéré qu'en fait par un coup du sort absolument magnifique ! Je suppose que vous n'allez jamais deviner, surtout si vous n'avez pas lu au dessus et les cinq dernières pages de ce sujet... Mais en fait, j'ai fait un super spero patronum du tonnerre de dieu. Je sais pas ce qui m'est arrivé mais j'avais une puissance de malade. J'étais peut être tellement énervée qu'une force surhumaine c'est échappé de moi mais en tout cas, mon sort était vraiment puissant. Merci, j'étais pas une sorcière de pacotille.

Quoi qu'il en soit, j'ai sorti ma baguette, j'ai lancé mon sort et pour une fois pour une merveilleuse fois Proulx et Parker ce sont dépêché de sortir la boite du sac, sans avoir aucun soucis pour l'ouvrir, on lancé un magnifique amplificatum. Maniant à merveille ma baguette, j'ai dirigé le Détraqueur vers celle-ci. Et il a fini par rentrer dedans car il était finalement beaucoup trop fatigué pour résister. Ah c'était donc toi le boulet de la bande qui arrivait à se faire capturer par trois idiots comme nous ? Oui ! Pourtant j'étais persuadée que les autres allaient le prévenir. Mais non.

Donc pour conclure tout ça, tout ce que je pouvais vous dire c'était que la bête était dans le coffre et qu'on allait enfin pouvoir aller au zoo leur ramener ce truc. Tout ce que j'espérais c'était que les gens allaient s'arrêter devant cette créature pour la regarder longtemps. Très longtemps. Aussi longtemps qu'on avait mit de temps pour le chopper. Bref ! En fait, même si ça nous avait prit du temps, on était quand même très heureux de notre butin.

Fin du RP
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Antiochus Omega
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Re: Les Îles de la Mer du Nord

Message par : Antiochus Omega, Jeu 14 Mai 2015 - 21:58


[Reprise de l'escapade de prison en PV avec Anthea Dowell]


Escapade de la prison d'Azkaban.


Les vagues de la Mer du Nord venaient les unes après les autres se briser au pied de l’imposante et robuste tour d’Azkaban. Une tempête s’était levée au petit matin, obscurcissant le ciel ainsi que le coeur des prisonniers. Un épais brouillard faisait disparaître l’horizon, lequel laissait entrevoir une fine bande de terre qui n’était autre que la côte anglaise. Une sale journée se présentait mais les détenus n’en surent rien, les cellules de la prison n’étant pas dotées de fenêtres. Cependant, de fins courants d’air parvenaient à s’infiltrer entre les plus infimes creux des pierres dont la forteresse était faite et crachaient au fond de chaque chambre de fortune une bouffée de fraicheur humide. Antiochus croupissait sur le sol rocailleux d’une étroite pièce sombre. Cela faisait trois semaines qu’il était arrivé en ce lieu par portoloin. Trois semaines qu’il n’avait pas vu le jour, trois semaine que sa barbe commençait à lui manger les joues, trois semaines que son ventre était creux et que son visage, bien qu’il ne put le voir, lui sembla plus pale que jamais … Les journées en ce lieu sombre et froid se ressemblaient toutes et aucun détenu n’aurait pu se faire une idée exacte du temps qu’il eut passé dans cet endroit. En effet, tout les individus placés dans cette prison se trouvaient confisqués de tout bien et laissés au fond d’une cellule avec comme seul vêtement un morceau de toile de lin qui lorsqu’il fallait tenter de trouver le sommeil irritait la peau et par la même occasion le moral et l’humeur. Le jeune sorcier avait cependant, lors d’un énième passage des gardiens de la prison, entendu dire que l’un d’entre eux verrait bientôt un heureux événement se précipiter dans sa vie: La naissance d’une petite fille. «Le médecin a dit que le bébé devrait arriver autour du quatorze juillet, plus que cinq jours à attendre !». *Le quatorze juillet …* pensa Antiochus. Cela voulait donc dire que nous étions en ce jour le neuf et le jour où l’ancien professeur des potions avait tenté de cambrioler Gringott’s remontait au 19 juin. Trois semaines seulement et Antiochus sentait son esprit lentement sombrer dans une morne mélancolie, souvenirs de temps heureux et aujourd’hui bien loin de revenir fleurir les jardins de son existence. Rien ne venait embellir et pimenter le quotidien des malheureux habitants de ce bâtiment, aucune activité intellectuelle ou physique était proposée, les sorties étaient prohibées et le seul plaisir que chacun partageait était de recevoir par un fin creux qui se trouvait au pied de la porte de chaque cellule un maigre morceau de pain rassit.

Antiochus, depuis le début de son incarcération, s’était montré particulièrement docile aux yeux des gardiens de la prison. Ce n’était pas le comportement docile qui formait la norme au sein de cette prison car, en effet, chaque jour de nombreux prisonniers se montraient violents, vociférants insultes et jurons aux oreilles du personnel. On entendait alors, quotidiennement, des coups de matraques pleuvoir sur le dos de ceux qui n’avaient plus rien que leurs yeux pour pleurer. Ce n’était pas le cas du jeune sorcier, lui restait silencieux tout le long des journées et remercier toujours poliment ceux qui veillaient à la sécurité de la prison quand ces derniers lui apportaient de quoi manger. Au fil des jours, l’attention que les gardiens toute particulière qu’ils lui portaient lorsqu’il était arrivé s’estompa jusqu’à que l’on estima qu’il n’était plus nécessaire de lui faire une piqure anesthésiante lors du nettoyage mensuel de sa cellule. Antiochus n’en demeurait cependant pas un moins un prédateur, avide de se rassasier de liberté. Il n’y avait pas d’autre solution qui se présentait à lui, sa peine ayant été estimée à dix ans de réclusion, il trouverait alors un moyen de s’échapper coute que coute. Aujourd’hui après trois semaines de détention, il tenterait son évasion. Pour cela, il avait déjà réfléchi à un plan qui, l’espérait-il, lui permettrait à coup sur de redevenir homme libre avant la fin de la journée. Chaque jour, deux gardiens faisaient le tour de toutes les cellules afin de nourrir les détenus et vérifier qu’ils étaient toujours en vie. Et c’est sur ce dernier point que le bagnard comptait, il prétendrait être sur le point de mourir et profiterait de l'inattention des deux hommes se penchants sur son corps pour s’échapper par la force. Il se mit alors à patienter, il attendait que des bruits de portes qui grincent l’informent de l’arrivée, c’est alors qu’il commencerait à enfiler les vêtements d’un malade imaginaire. Il ne put précisément dire combien il attendit, tapis dans l’ombre à attendre que le moindre son mette sa conscience en alerte, mais après une longue attente le bruit de porte se présenta enfin. Quelque peu stressé mais néanmoins déterminé à mener son plan à bien, il commença à mettre toute son industrie à la réussite de sa fuite. Il fit glisser ses deux doigts au fond de sa gorge et exerça une forte pression. Son estomac se contracta alors laissant couler de sa bouche un infâme dégueuli de bile et de morceaux de pain mal digérés qu’il prit de répartir sur son visage et sur ses vêtements en penchant la tête en arrière. La sensation était particulièrement désagréable mais il savait que prétendre la mort était son unique chance de pouvoir quitter ce lieu sordide. Son vomi se répandit en grosses flaques sur sa barbes de trois semaines ainsi que sur sa toile de lin. Il s’allongea alors tranquillement sur le sol en attendant que les bruits de semelles se rapprochent de sa chambre plongée dans la pénombre. Peu à peu, les inspecteur s’approchaient et ils n’étaient plus qu’à deux cellules de la sienne. C’est alors qu’Antiochus appela à sa conscience la présence de son alter-ego Victorius.

*Victorius, Victorius, viens à moi, apparais moi, j’ai en ce jour besoin de toi*

Ses yeux s’ouvrirent alors et Antiochus eut l’impression qu’une sombre présence épiait les recoins de la salle à travers ses propres orbes. Victorius se réveillait lentement et son réceptacle sentit la chaleur de son alter âme réchauffer les recoins les plus infimes de son corps.

*Antiochus … tu as lamentablement échoué lors de ce qui aurait du être le coup du siècle. Tu es pitoyable !*

L’entité parlait à sa maison hôte comme à un vulgaire handicapé mental, Antiochus eut envie de lui répondre sur un ton tout aussi sarcastique mais il avait besoin de lui, plus que jamais pour pouvoir mettre toutes les chances de son côté.

*L’heure n’est pas aux reproches je le crains… Tu vas devoir m’aider à m’échapper de cet endroit.*

*Pourquoi ferai-je cela, cher ami ?* dit-il d’un ton trempé de sarcasmes.

*Tout simplement car si tu veux vivre et avoir l’opportunité de participer à de grandes choses, il va falloir que tu me fasses sortir de cet endroit par tout les moyens. Sinon je mourrai et tu mourras avec moi et nos deux existences n’auront été que vaines et insignifiantes. Est-ce ce que tu désires ?*

La bête invisible se tut quelques instants, elle cogitait ou peut-être ne souhaitait-elle répondre directement par fierté et orgueil. Elle continua sur un ton plus humble, bien que marqué par une profonde froideur.

*Hmm … Je crois que je n’ai donc pas le choix. Qu’attends-tu de moi ?*

*J’ai besoin que pendant les 20 minutes qui vont suivre, tu emplois toute ton insipide et terrifiante industrie à mettre hors d’état de nuire les gardiens qui vont dans quelques instants pénétrer la pièce, cela sera notre seule occasion de tenter une échappatoire. Je te laisse donc cinq minutes avec un plein contrôle de mon corps. Après quoi tu me laisseras m’occuper du reste. Sommes-nous d’accord ?*

*Bien, je vais m’occuper des deux et une fois que je sortirai de la cellule, tu te chargeras de nous faire sortir mais ne me déçois point cette fois-ci !*

*Ne t’en fais pas, tout ira bien. Je me suis couvert de vomit, prétend faire une crise d’épilepsie aggraver. Cela devrait suffire à éveiller l’attention des deux hommes*

Antiochus ferma alors les yeux et laissa Victorius le submerger, il sentit son esprit envahir sa pensée et se répandre dans tous les recoins de son corps, comme si l’on avait versé en lui un liquide divin capable de raison et doté de conscience. Le sorcier passa de l’autre côté de la barrière, toujours conscient de ce qui se passait, il n’était simplement plus maître de son corps.



Victor pour la première fois eut l’occasion de pleinement savourer l’opportunité de posséder pleinement un corps, jeune, souple et robuste. Il pourrait également pour la première fois montrer à quel point sa fureur et son envie de répandre la terreur était grande et ce serait les deux gardiens qui seraient ses toutes premières victimes. Allongé sur le sol de pierres froides, il respirait lourdement, peut-être était-ce l’excitation qui se manifestait en symptômes. Ses oreilles étaient résolument concentrées sur le bruit des clefs qui tintaient les unes contre les autres, probablement attachées aux hanches des surveillants. Elles se rapprochaient de plus en plus et après quelques secondes, Victor sut qu’elles se trouvaient devant la porte de sa cellule. Il se mit alors à feindre d’atroces convulsions, l’ensemble de son corps se mit alors à se révulser dans tous les sens comme si on l’avait branché à une prise électriques. Sa gorge laissaient sortir d’affreux bruits de suffocations et ses yeux s'écarquillaient dans tous les sens, la comédie était particulièrement bien conforme à la réalité de la crise d’épilepsie. Le judas de la porte grinça et le sorcier qui se trouvait derrière la porte aperçut le corps se mouvoir en gestes saccadés sur le sol. Alerté il ouvrit en vitesse la porte avant de se pencher sur l’homme qui gisait par terre:

- Ambriose, viens par là ! On a un condamné qui fait une crise !

Son confrère qui se trouvait derrière lui pénétra dans la pièce et alla se pencher également au dessus du corps, l’air effaré. Non pas qu’il eut porté quelconque intérêt à la survie d’un criminel, mais chaque mort au sein de la prison faisait les choux gras de la presse sorcière qui dénonçait des conditions de vie indignes de tout homme. Il ne pouvait donc décemment pas laisser mourir un prisonnier, indépendamment de l’inexistant intérêt qu’il lui eut porté.

- Il faut l’emmener à l’infirmerie de la prison sans attendre, on ne peut pas le laisser mourir sinon la direction va encore nous tomber dessus. Aide moi à le ramasser !

Alors que les deux hommes s’apprêtaient à glisser leurs bras sur les épaules d’Antiochus, Victor commença l’attaque. Un visage s’était penché au dessus de lui et d’un geste rapide, il attrapa par la mâchoire un des deux gardiens. Sa poigne se referma avec férocité sur l’employé. Le bras de Victor l’envoya alors violemment s’écraser contre un mur. L’homme se brisa une épaule sur les pierres et laissa échapper un lourd cri de douleur. Il subtilisa ensuite la baguette du deuxième qui n’avait pas eu le temps de réagir et cria en pointa l’arme au niveau du ventre de son ennemi:

- Electrocorpus Maxima !

Un grand éclair fouetta avec force la cible qui s'effondra sur elle même et se mit à convulsionner. Se relevant d’un seul bond, Victor tira sans ménagement le corps et le traina au fond de la cellule. Si l’homme n’était pas mort sur le coup, il ressortirait de cette attaque avec de profondes séquelles. Le second sorcier qui tentait de se remettre sur pied, main sur son épaule brisée, reçut en plein dans les côtes un coup de pied sec et enragé qui lui coupa l’envie de tenter quoi que ce soit contre son tortionnaire. Victor ne put laisser les deux hommes enfermés dans le noir. Il attrapa un couteau situé dans l'une des poches des gardiens dans sa main et couvrit la peau des deux fonctionnaires de fines petites coupures qui, à l’instar de porter atteinte à leurs vies, leurs laisseraient quelques bonnes dizaines de cicatrices. Sa fureur était grande et après avoir roué de coups ceux qui étaient censés assurer la sécurité des lieux, les plongeant dans un coma secondaire, il subtilisa les deux trousseaux de clefs ainsi que les baguettes avant de sortir de la pièce et de verrouiller cette dernière derrière lui. Tenté de continuer sa recherche de victimes, il sentit alors son essence aspirée par la volonté de celui qui, au final, avait le dernier mot. Antiochus était revenu aux commandes de son corps et bien qu’il ne fut pas d’accord avec la façon dont son alter-ego avait torturé les deux individus, il n’avait en ce moment pas le temps de se confondre en pensées insultantes envers celui qui, au final, l’avait quand même à s’extirper de sa prison de pierre. Il était maintenant temps de trouver un moyen de quitter les lieux. Il brisa une des deux baguettes avant d’observer ce qui se trouvait autour de lui. Il se trouvait un beau milieu d’un long couloir et il ne savait pas exactement où il devait se diriger. A l’instinct, il décida de courir au bout de l’aile droite du chemin. Au bout de ce dernier se trouvait un épais mur où aucune porte ne se trouvait. Faisant preuve de logique, il en arriva à la conclusion que derrière l’amas de pierres devait se trouver le vide et un nombre incalculable de mètres plus bas, l’océan. Il n’avait plus le temps de réfléchir car il entendait déjà des bruits de pas se précipiter derrière qui se trouvait à l’autre bout du long couloir bordé de cellule. Son escapade avait alerté les autres prisonniers qui commençaient, les uns après les autres, à le supplier de les libérer afin qu’ils puissent eux aussi échapper à leur triste sort. Mais il n’avait pas le temps de faire dans le social et dans la miséricorde. Il ne faudrait que quelques minutes avant que son absence se remarque et que l’alerte soit donnée. Il décida alors de tenter le tout pour le tout, pointant sa baguette contre l’humide et froid mur de pierres il murmura:

- Plasticinum !

Le mur de pierre s’écarta pour former un trou béant en son sein. Une forte bourrasque de vent et de pluie vint alors fouetter le visage, la météo ne semblait pas jouer en sa faveur, surtout que les vagues que le sorcier put apercevoir en se penchant auraient rapidement fait de le rapporter au pied de la tour et briser tous les os de son corps contre la base rocheuse sur laquelle cette dernière était posée. Il dut réfléchir rapidement et l’utilisation d’un sortilège de métamorphose s’avérait être nécessaire:

- Morph Animalis ! Cria t-il

C’est alors que soudainement ses mains et ses pieds se palmèrent entre les espaces de ses doigts et des branchies ornèrent ses joues. Il était maintenant temps de partir, il n’y avait plus une minute à perdre. Il ôta alors la toile de lin qui couvrait son corps afin qu’elle ne ralentisse pas sa nage car il lui faudrait s’éloigner le plus vite que possible de la tour afin de ne pas être retrouvé. Il plaça la baguette subtilisée, qui pourrait toujours lui servir, entre ses dents, et plongea. La chute était vertigineuse et durant tout le temps qu’elle dura, de froides et piquantes gouttes d’eau vinrent fouetter le visage du sorcier qui ferma les yeux. Quelques secondes plus tard, il s’immergeait dans l’eau et commença à s’enfoncer dans les profondeur de la mer. Il ne sut combien de temps il lui fallut pour rejoindre la côte mais après une nage acharnée il parvint à rejoindre la terre ferme et transplana vers une destination inconnue.


Les vagues de la mer du Nord se déchainaient comme si Poseidon, ancien dieu des mers et des océans, se réveillait en un long et douloureux soupir, éveillant avec lui la folie meurtrières des mystérieuses eaux du monde. Une tempête s’était levée au petit matin et ce fut le soir qu’elle montra l’entière étendue de son terrifiant pouvoir. Aux abords de la côte, les rouleaux infernaux allaient avaler d’un même mouvement les rochers qui disparaissaient alors quelques instants sous les flots. Les poissons des eaux restaient tapis dans les tréfonds de l’onde agitée, attendant avec patience que l’orage cesse. Il ne faisait vraiment pas temps à se lancer en pleine mer, à moins que l’on eut envie d’y laisser sa vie. Pas un bateau de pêche, pas une chaloupe ne se trouvaient aux alentours et le tonnerre tintait comme une tribu d’hommes frappant lourdement le tambour. Le soleil s’était couché il y avait environ deux heures de cela et l’obscurité de la nuit n’était brisée que par les flashs éphémères des éclairs. Au loin, au bord d’un rivage rocheux, l’on ne pouvait apercevoir qu’une sombre ligne tracée au milieu de la mer mouvementée autour de laquelle flottaient dans les airs gorgés de pluie et de nuages de petites sphères lumineuses qui se mouvaient dans l’espace à la manière dont les insectes ailés volent autour d’une lampe allumée. Un simple oeil lavé de quelconque perception magique n’aurait pu percevoir ce que seuls les sorciers savent nommer: La prison d’Azkaban. La tour de pierres sombres s’élevait à cent mètres au dessus des flots, imposant par sa grandeur et sa forme humble et sévère le respect aux eaux bavantes à son pied. Fondée il y avait cela plus d’un centenaire, il n’était point surprenant de l’apercevoir toujours présente à cet endroit du globe. Cependant ce qui était plus inhabituel c’était de voir tout ces points lumineux dans le ciel qui tournaient aux alentours de l’édifice, plongeant jusqu’à la surface de la mer, avançant d’une trentaine de mètres avant de redécoller au sommet de la tour.


Damergi était cramponné au manche incurvé de son balais, masque de vol suçant hardiment les joues de son visages et une pluie battante venait le tremper jusqu’aux quatre coins des os. Il était concentré, le regard tentant de percer les eaux afin de retrouver le fugitif qui plus tôt en cette soirée, s’était enfuit sans apparemment laisser de traces et l’entière forteresse d’Azkaban avait été deployée afin de le remettre en captivité, hors d’état de nuire. Il s’agissait, avait-il cru ouïr d’un certain Antiochus Omega, ancien enseignant de Poudlard, devenu classé officiellement comme dégénéré mental depuis le jour où il tenta vainement d’accéder par la ruse aux caisses de Gringott’s. Trois semaines s’étaient écoulées depuis l’incarcération du jeune sorcier et déjà était-il libre, fugitif certes, mais pas moins apte à voler pleinement dans les hauteurs de sa lumineuse et divine liberté. Le ministre de la magie, pendu au téléphone depuis les 8h30 du soir, vociférait dans le creux du combiné  pour que l’on renforce les effectifs aux alentours du lieu d’évasion afin que l’on retrouve trace du criminel, sans que l’on eut trouvé dans la nuit moindre signe de vie de l’homme. Il vaudrait grandement mieux que cette affaire ne tombe pas imprimée sur la couverture de quelques grands magazines car cela se serait montré catastrophique pour l’image de force et d’unité que son post hautement supérieur lui posait délicatement sur le front à la façon d’une couronne dorée. Une longue nuit de recherche s’avéra finalement vaine.



Dans la grotte


Les flammes d’un feu de fortune dansaient sous le regard effacé d’Antiochus. Réfugié au fond d’une sombre et profonde caverne à une vingtaine de kilomètres de la prison, la péripétie de la journée avait drainé toute son envie de sourire à la vie. Ses cheveux ébouriffés séchaient avec paresse sous les chaudes lueurs de la flambée. Le fond de la caverne avait été entièrement redesigné par les soins du rescapé. Les paroies rocheuses s’étaient aplaties afin de former un demie-pièce carrée, un mobilier avait été mis en place, comprenant fauteuils, lit, lanterne, tableaux et bibliothèque. Si il lui fallut passer une journée en enfer, Antiochus préférait grandement que ce fut dans un environnement confortable tout en étant reclus de toute présence humaine. Son corps avait repris forme humaine et le sorcier avait placé ses vêtements sur un étendoir de fer posé non loin des buches afin qu’ils sèchent. Il était maintenant libre, loin de sa sombre et lugubre cellule de pierres. Le monde s’offrait de nouveau à lui mais comment vivrait-il à présent ? Fugitif, en tête des recherches du ministère de la magie, peut-être plus jamais ne pourrait-il sortir librement de son appartement afin de croquer à pleines dents les divins parfums de la vie en liberté. Quelle idée avait-il eu de tenter de s’en prendre aux caisses de la banque de Gringott’s, se pensant suffisamment fin d’esprit pour abuser les esprits des gobelins. Il n’avait fallu qu’une vingtaine de minutes avant d’être intercepté par les instances de protection de l’établissement. Tout ceci avait été une erreur, conditionnée par les effluves maléfiques qui s’émanaient de l’esprit de son alter-ego, Victorius. Il se demanda si son visage et son nom avait été publiés en première de quelques magazines populaires, si de retour à Londres certains pourraient reconnaitre son visage et contacter les autorités. Alors que son esprit était sur le point de sombrer dans de profondes réflexions afin de trouver une solution pour les prochains jours, son sixième sens s’éveilla et lui informa qu’une présence hautement maléfique était entrain de se rapprocher de sa cachette. D’un geste automatique conduit par son instinct de survie, il serra dans la paume de sa main la baguette qu’il avait volé au gardien de la cellule et se plaça en position défensive, attendant que la présence ne fasse son apparition ...
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Merry K. Harper
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Re: Les Îles de la Mer du Nord

Message par : Merry K. Harper, Ven 22 Mai 2015 - 19:12


Merit était de sortie. Encore une fois. Mais cette fois, ce n'était pas pour faire la fête, s'amuser avec des amis ou même boire. Non, ce jour là c'était pour tout autre chose. Et elle n'était sans doute pas prête de rentrer. Elle portait un grand sac de voyage sur le dos, prête à rester plusieurs jours loin de chez elle. La Sullivan avait prévenu son amie et gérante de la boutique, Clarissa, de prendre la tête de la boutique durant quelques jours. Elle ne savait bien entendu pas quand elle rentrerait et s'était platement excusée auprès de la jeune femme pour son départ. Elle avait inventé quelques mensonges, prétextant un problème familiale qui l'obligeait à partir. Et elle savait combien la lionne tenait à sa soeur qui était au cœur de ce petit conflit prétendu.

Mais la jeune femme n'était pas là pour résoudre un problème de famille au contraire. Elle avait entendu parler de ce Oméga, un gars qui avait voulu cambriolé Gringott's et qui avait lamentablement échoué, se faisant emprisonner à Azkaban durant plusieurs mois. La veille, la nouvelle de sa fuite hors de la prison avait couru les rues, que ce soit par le bouche à oreille ou par le journal. La jeune femme, intriguée et connaissant cet homme de vu, s'était alors mis en tête de le retrouver. Pour le ramener ou non à Azkaban , elle n'en savait rien et le déciderait quand elle serait devant lui. Si par chance elle le trouvait évidemment. D'autant plus que la belle brune connaissait mal la région où se trouvait la prison. Le seul endroit où elle avait pu la voir était bien entendu les journaux, photos et toute sorte d'article sur lesquels elle était tombée. L'australienne se souvenait seulement de la conversation qu'avait eu ses parents et son oncle lorsque son cousin avait fait une grave erreur et avait failli se retrouver en prison suite à son procès. A cette époque, la Sullivan était jeune, même très jeune et elle n'avait que de vague souvenirs de la description intérieure de l'endroit.

Et malgré tout, rien ne la ralentissait ou la faisait changer d'avis. La belle brune se trouvait loin de la prison actuellement. Mais jamais elle n'avait pu la voir d'aussi près. Elle se voyait de loin, bien trop imposante pour être dissimulée. L'étendue des quelques reliefs autour du bâtiment désespéra un instant la lionne, qui aurait presque été prête à faire demi-tour, ses muscles transis par le froid. Mais bien décidée à trouver le fugitif, elle commença ses recherches, passant d'endroit en endroit, cherchant n'importe quelle cachette où aurait pu se réfugier l'homme.

Durant de longues heures, la brunette chercha sans ne rien trouver. Ses cheveux et ses vêtements étaient trempés, elle ne ressemblait plus à rien. Son anorak sur le dos, la capuche sur sa tête pour se protéger de la pluie torrentielle qui tombait, Merit chercha un endroit pour passer la nuit, épuisée et glacée. Elle repéra du regard une grotte, sans doute assez grande pour la protéger pour la nuit et s'y rendit avec difficulté. Ce n'est qu'en arrivant devant l'entrée qu'elle aperçu la lueur de quelques flammes qui crépitaient à l'intérieur. Un large sourire s'étira sur ses lèvres tandis qu'elle prenait sa baguette dans sa main droite. D'un pas lent mais sûr, la jeune femme pénétra à l'intérieur de la grotte, s'avançant jusque dans le fond pour voir qui avait pu allumer ce feu, espérant que ce serait l'homme qu'elle cherchait. Et la chance était tombée. S'arrachant un nouveau sourire tout en enlevant sa capuche, la jeune femme accosta Omega, qui n'avait pas l'air si surpris de la voir ici, prêt à se battre apparemment puisqu'il tenait sa baguette d'une main ferme.

- Alors, on se cache ?
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Re: Les Îles de la Mer du Nord

Message par : Antiochus Omega, Lun 1 Juin 2015 - 13:36


Cela faisait maintenant plusieurs heures que Antiochus avait disparu des radars de l’établissement pénitencier d’Azkaban. Qu’avaient-ils cru, ces gens qui décidaient de la liberté des autres ? S’étaient-ils figurés que par un amas de signatures bureaucrates et administratives, le sort de ceux qu’ils condamnaient annuellement serait à jamais scellé ? Antiochus avait prouvé le contraire, il avait par un habile alliage de ruse et sans doute de désespoir réussi à regagner le bien le plus précieux de tout individu : sa liberté physique, sa liberté de mouvement, sa liberté d’entreprendre à nouveau. Il était longuement resté, assis en tailleur, le regard perdu dans les flammes dansantes de son feu de fortune, inquiet de l’avenir, de ce qui allait advenir par la suite. Par moment, lorsque son esprit se heurtait à des pensées fatalistes, ses lèvres se crispaient soudainement et ses yeux se couvraient provisoirement alors du sombre voile de celui dont les rêves semblent avoir fui aux terres de l’improbable.  C’était alors que les lueurs orangées qui léchaient son visage se mélangeaient à un troupeau d’ombres, sans doute une manifestation magique des états intérieurs  qui rongeaient le fugitif.

Il avait le corps qui implorait qu’il s’allongea pour reprendre des forces, mais cela pour le moment, il ne pouvait se le permettre. Il resterait éveillé cette nuit au cas où quelqu’un venait à s’aventurer dans cette grotte et le surprendre durant son sommeil.  Il songea le lendemain à transplaner jusqu'au parc national du Loch Lomond et des Trossachs, en Ecosse, afin de récolter des plantes qui pourraient l’aider à supporter la fatigue et le stress. Pour ce qui était des plans à venir, le jeune homme pensa rejoindre la Suisse où son père possédait une grande propriété, afin de réfléchir au calme de ce qu’il devrait faire pour se sortir du pétrin dans lequel il s’était mis.  Alors que le sorcier s’apprêtait à se divertir l’esprit en lectures, son sixième sens se mit en alerte, il sentit alors la présence de quelqu’un qui s’approchait. Un parfum doux lui parvint aux narines et il en déduit qu’il s’agissait probablement d’une femme.  Une forme se dessina alors progressivement sous ses yeux au fur et à mesure que la personne se rapprochait du fond de la grotte, où il se trouvait. Le visage de l’inconnue était occultée par un capuchon sombre, mais ses cheveux pendants sur sa poitrine confirmèrent l’intuition première d’Antiochus. Il s’agissait bel et bien d’une femme. La baguette tendue en avant, il attendit que la personne expose son identité, le poignet prêt à s’agiter pour la réduire en pièces.  La femme retira de ses mains pales le morceau de tissu qui dissimulait son facies et s’exposa aux yeux de celui qui lui faisait face. Un visage aux traits latins se dévoila, elle avait les cheveux sombres, la peau mate et un regard ferme, teinté de couleurs boisées.
Qui pouvait-elle bien être ? Elle ne disait rien à Antiochus qui ne l’avait jamais croisé auparavant. D’un air calme, elle fit :

- Alors, on se cache ?

Soudainement, Antiochus sentit une source sombre remonter jusqu'à sa conscience, Victor, tapis dans l’ombre de son inconscient, était resté attentif à la scène qui venait de se passer et sa voix vint alors résonner aux parois de l’esprit de son hôte :

* Tue là avant qu’elle ne te cause plus de problèmes que tu n’en as déjà ! *

* Non, je devrais plutôt attendre de savoir qui elle est, au lieu de me lancer en des actions soudaines et irréfléchies. Je ne dois aggraver mon cas que si cela en vaut vraiment la peine. Tais-toi donc ! *


* Elle est là pour te remettre aux autorités, fais lui payer le prix de son audace ! *

L’espace de quelques instant, le regard du sorcier s’était troublé et il s’était mis à orienter sa tête dans tous les sens, ne sachant justement plus où la mettre.  Il fit le vide de ses pensées par un exercice basique de méditation qui renvoya son alter-ego aux chaines du silence. Son regard s’éclaircit de nouveau et revint se poser sur son interlocutrice. Par précaution, il formula un sort lui permettant de transformer sa baguette en arme de guerre. La tige de bois s’allongea et prit la forme et les propriétés d’une longue et fine lame d’acier composite, un katana d’environ un mètre de long. Il pointa le bout de son sabre vers la poitrine de celle qui lui faisait face, histoire de s’assurer une défense si celle-ci venait à l’attaquer. D’un air calme et froid, il parla :

- Non, je fais du camping de plaisir … Je ne sais point qui vous êtes, mais si vous venez en ce lieu pour me capturer, sachez que la seule chose que vous allez trouver est la mort, je ne ferai preuve d’aucune pitié. Maintenant avant que je décide de vous trancher la gorge, vous feriez bien de décliner votre identité ainsi que vos intentions !
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Merry K. Harper
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Re: Les Îles de la Mer du Nord

Message par : Merry K. Harper, Jeu 4 Juin 2015 - 19:57


Maintenant qu'elle était devant cet homme devenu si étrange, et tout juste évadé de prison, Merit ne savait plus ce qu'elle devait faire. Elle se souvenait de ce jeune homme, calme, muet dans la salle commune de Gryffondor. Elle ne se rappelait pas en revanche de lui avoir parlé. Mais elle devait avouer qu'elle ne savait pas si elle devait l'affronter ou non. S'il avait réussi à s'évader d'Azkaban ce n'était pas avec un faible de niveau de magie... Et puis, il fallait y aller pour cambrioler Gringott's. D'autant plus qu'elle ne l'avait jamais vu se battre et qu'elle n'avait aucune idée de quoi il était capable. Elle préférait jouer la carte de la prudence en utilisant la parole. Mais ce qu'elle vit la déconcerta et la perturba dans sa vision des choses. La Sullivan vit l'ancien Gryffondor en face d'elle agiter la tête dans tous les sens. Mais ce qui la choquait le plus était ses yeux. Ils étaient devenus étrangement sombre et troubles. Ce n'est qu'après un long silence, sans mouvement qu'il transforma sa baguette en forme de katana, qu'il pointa directement sur la poitrine de la jeune femme qui savait, si elle se défendait, en prendrait pour son grade.

- Non, je fais du camping de plaisir... Je ne sais point qui vous êtes, mais si vous venez en ce lieu pour me capturer, sachez que la seule chose que vous allez trouver est la mort, je ne ferai preuve d'aucune pitié. Maintenant avant que je décide de vous trancher la gorge, vous feriez bien de décliner votre identité ainsi que vos intentions !

- En fait, j'étais venue voir à qui je pouvais avoir à faire. Un sorcier qui s'échappe de la prison ce n'est pas tous les jours que ça arrive. Et puis, votre étonnement changement de comportement a attisé ma curiosité. On était ensemble à Gryffondor il y a plusieurs années, je ne sais pas si vous vous souvenez... sans doute pas. Je suis Merit Sullivan.

Tout en répondant à son interlocuteur, Merit avait détourné, à l'aide de la pointe de sa baguette, le bout du katana qui était pointé vers elle.

- Plus sérieusement, je n'ai pas spécialement envie de me battre. Surtout pas contre toi et ton.... super katana ! Tu m'intrigues. Enormément. Et si tu le souhaites, je pourrai t'aider, à la seule condition que tu m'en dises un peu plus sur toi. Tu as l'air d'avoir quelques troubles, on va dire...

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Re: Les Îles de la Mer du Nord

Message par : Antiochus Omega, Jeu 25 Juin 2015 - 11:16


La situation était des plus tendues. Antiochus, sabre en main et pointant le cœur de la femme qui s’était aventurée au fond de sa tanière, sentait son sang chauffer jusqu'aux plus infimes recoins de son corps. Il n’avait plus rien à perdre maintenant, mais l’idée d’éventrer une personne, faisant alors de lui un meurtrier, le mettait dans tous ses états. Il avait beau avoir du courage, qui l’avait mené à faire tous ce qu’il avait fait, ôter la vie de quelqu’un était néanmoins une chose à laquelle il ne s’était jamais essayé. Car en effet, il y avait une grande différence entre être en disposition de donner la mort et prendre la décision finale.  L’espace d’un instant, il hésita à baisser son arme, sentant les forces de son être le quitter. Peut-être était-il trop faible pour passer à l’acte ou peut-être était-il au contraire au dessus de cela. Il tenta de calmer les nerfs de son visage afin que la sorcière ne se rende compte du doute et de la faiblesse qui avaient pris possession de sa conscience. Son regard demeura placide, froid et déterminé, fermement planté au sein de celui de celle qui lui faisait face. Cependant, une fine couche de sueur vint suinter sur la surface de son visage, trahissant alors le stress auquel il était confronté. La paume de sa main, toutefois, se referma plus fermement encore sur le pommeau de son katana, comme si une sorte d’instinct le poussait inconditionnellement à ne pas baisser sa garde. Il sentit alors au fond de lui, un feu de noirceur malveillant fulminer derrière le voile de ses prunelles brunes. Victor était toujours présent et il pouvait sentir sa haine et sa rage se distiller avec ses propres sentiments d’hésitation. Les deux flux de pensée semblèrent alors quelques instants se confondre et Antiochus s’observa être tiré entre deux vents contraires réunis par une mystérieuse alchimie :   Un mélange de désespoir innocent et de haine bonifiée. Un tel ressenti paradoxal teintant de rouge la chair du sorcier qui l’espace d’un instant vacilla légèrement, relâchant prise sur son arme dont la pointe s’abaissa alors de quelques centimètres.   Ce fut alors qu’un flash de lumière blanche, de nature métaphysique, vint fouetter sa vision. Il recula de trois pas, perdant l’espace de quelques secondes l’entière disposition qu’il avait de lui même avant de retrouver ses esprits. Commençait-il à devenir fou ou était-ce la pression des derniers jours qui était venue dérégler son esprit ?  Il rouvrit les yeux rapidement et raidit son corps, bras droit toujours pointant l’arme vers son interlocutrice, afin de ne point perdre le contrôle de la situation. Il entendit alors la voix de la sorcière résonner contre les parois de la grotte. Elle était douce et suave et le temps d’une pensée volatile, il eut l’étrange impression qu’elle fut celle de sa mère morte d’un suicide alors qu’il n’était encore qu’un jeune bambin.

- En fait, j’étais venue voir à qui je pouvais avoir à faire. Un sorcier qui s’échappe de la prison ce n’est pas tous les jours que cela arrive. Et puis, votre étonnant changement de comportement a attisé ma curiosité. On était ensemble à Gryffondor il y a plusieurs années, je ne sais pas si vous vous souvenez.. sans doute pas. Je suis Merit Sullivan.



- Plus sérieusement, je n’ai pas spécialement envie de me battre. Surtout pas contre toi et ton … super katana ! Tu m’intrigues. Enormément. Et si tu le souhaites, je pourrai t’aider, à la seule condition que tu m’en dises un peu plus sur toi. Tu as l’air d’avoir quelques troubles, on va dire…



Merit Sullivan, ce nom ne lui disait en effet rien, mais au moins les deux individus partageaient surement des traits de caractère en commun, ayant appartenu à la même maison. La douceur de cette femme avait détendu tous les muscles de son corps, ainsi que son envoutante placidité, et il ne réagit point lorsque cette dernière, du bout de sa baguette, avait détourné tranquillement celui de son sabre. Antiochus ne put saisir les raisons précises qui le poussaient à vouloir lui prêter sa confiance, il se sentait conseillé par le murmure inaudible de la voix de sa conscience intérieure. Le discours qu’elle avait prononcé sembla aux oreilles du sorcier sincère, après tout si elle avait l’occasion de le maitriser dans ses instants de faiblesse mentale, elle ne s’en était point saisie. Son bras était sur le point de s’abaisser vers le bas, invitant symboliquement l’ancienne Gryffondor à le rejoindre autour du feu quand soudainement il sentit se dernier renier son commandement au profit de celui de Victor qui par un accès de rage face à la consilience de son frère et père parvint à forcer le bras vers le ciel et à le relancer vivement vers le sommet du crane de Merit. Antiochus fit usage de toute l’industrie de sa motivation afin de parvenir à dévier la trajectoire entreprise par la bête qui vivait en elle. Il en fallut de peu, mais le katana finit par s’enfoncer lourdement et dans un bruit de métal que l’on frappe quelques centimètres dans le sol rocailleux, non loin des fins pieds de la sorcière. Epris alors soudainement de nausées et de vertiges, il bascula sa tête en arrière et quitta les lieux matériels, transporté dans son esprit par l’artisanat d’une étrange transe  au seuil d’une porte de sureau. Il se trouvait au milieu d’un grand couloir fractionné par deux longues lignées d’autres entrées, de dimensions et d’architectures différentes. La porte qui lui faisait face était taillée dans un bois de sureau usé par le temps et couvert de toiles d’araignées. La conscience d’Antiochus semblait être autre, il tourna la poignée de fer glacé sans se poser de question. Il entra dans la pièce qui n’en était pas une et ses pieds s’étonnèrent de fouler une pile de feuilles mortes. Il balada son regard au loin et se rendit compte qu’il était entouré d’arbres qui formaient une foret vaste. Il faisait nuit et la lune baignait le lieu d’une fascinante lueur argentée. L’orage bâtait lourd et de gros gouttes commencèrent à fouetter son visage. Les éclairs dansaient d’un air endiablé entre les sombres branches dénudées des arbres.  Au loin, Antiochus put apercevoir une forme humaine, sombre et malveillante. Il reconnut celui qui lui faisait face car il apercevait son propre reflet. Son alter-ego s’avancait d’un pas lent, avec la terrifiante assurance d’un prédateur, prêt à bondir de tout son poids sur sa proie. Antiochus pouvait percevoir une lueur rouge au fond des yeux de son fardeau. Enième éclair, des mains se crispaient en couronne sur sa gorge. Il suffoquait, les dents de Victor grinçaient sous son infâme rictus. Ses yeux étaient ceux de la mort, la mort obscène qui chasse l’innocent. Il voulait justement, cette mort, l’instiller au cœur du sorcier. Antiochus aurait put se perdre en la peur qu’inspirait son alter-ego, mais en son esprit, il se savait roi. Son poing vint briser la mâchoire du mal qui relâcha prise et s’écrasa sur le sol. Tiré d’une fragile bulle onirique, il était soudainement revenu à la tranquillité de la cave où seul le bruit retiré de la mer venait apporter un fond sonore à la scène. Ses yeux picotés comme si ils s’étaient révulsés le temps de sa transe qui sembla n’avoir finalement duré que quelques instants. En effet, Merit n’avait pas bougé. Antiochus baissa les yeux, revenant lentement à lui et se rendit compte du vide et du silence qui étaient posés sur son âme. Victor avait disparu, surement de façon provisoire car rien n’avait jamais pu le terrasser. Il se saisit alors du katana et alla s’asseoir sur le fauteuil qui faisait face à son feu de fortune, invitant alors d’un geste de la main Merit à prendre place en face de lui. Il prit quelque temps à se faire un thé mélangeant de nombreuses herbes communes qui se trouvaient dans une de ses anciennes sacoches, lorsqu’il partait cueillir des herbes pour ses cours de potions à Poudlard. Le romarin, la marguerite et le jasmin l’aideraient à reprendre des forces psychiques. Il garda le silence durant de longues minutes, ne sachant point de quelle manière le briser puis, la voix éteinte, il prononça ses premiers mots …

- Quelques troubles avez-vous … as-tu dit ? Tu ne saurais te figurer l’exactitude de cette exclamation …. Je suis un fou, un morceau de reflet brisé, un parfum de sombre clarté. Un vrai malade mental. J’avais tout pour me satisfaire, un travail prestigieux en tant que professeur de Poudlard, un salaire décent, un endroit où vivre ….

Antiochus se tut quelques instants, prenant soudainement conscience qu’il se confiait pour la première fois à quelqu’un qu’il ne connaissait ni d’Eve ni d’Adam. Il calma le rythme de sa respiration, sentant son cœur s’emballer soudainement sous le joug d’une invisible pression.  Il avala quelques gorgées de son verre fumant afin de s’éclaircir la voix et il continua …

- Et puis … il y a le monstre qui se cache au sein de mon être …

Alors qu’il commença à mentionner l’existence de son alter-ego maléfique, une vague froide remonta du bout de ses pieds jusqu'à  la pointe de ses cheveux qui se s’électrifièrent et montèrent légèrement en l’air, sous l’influence d’un sombre champ magnétique. Il eut la chair de poule ; Victor semblait avoir gagné en influence sur lui. Antiochus reprit le dessus en imaginant une large vague de lumière orange venir réchauffer les recoins de son corps, son reiki lui permettait de garder la main mais pour combien de temps encore ?

- Comme Dr. Jekyll, j’ai mon Mr. Hyde. Il s’appelle Victor … Il m’apparaît souvent en songes et lorsque je suis confronté à de fortes émotions. Je me suis laissé séduire par ses paroles incessantes, niché tapis dans l’ombre, les champs de l’avidité, les louanges de l’or en bourse, les douceurs d’une vie de luxure.

L’espace d’un instant, le regard d’Antiochus sembla avoir été baigné d’une douce lueur qu’on parfois les enfants collés à la vitrine de magasin de jouets. Mais la finalité de ses actions revint finalement effacer le murmure envoutant d’anciennes rêveries utopiques.  


- Mais bon, regarde où j’en suis aujourd’hui. Il va falloir que je parte m’exiler loin, refaire ma vie en Inde ou en Amérique. Vivre caché, loin de tout ceux que j’aime …

A ces mots, il fit apparaitre flottant dans les airs au niveau de son épaule un plateau émoussé de fer sur lequel étaient posés deux petits verres et une bouteille de whisky. Il attrapa la jack daniels par la goulot, remplit les deux verres. Ces derniers se rapprochèrent en flottant des mains des deux individus. Antiochus attrapa le sien et fit « Santé ! » avant de l’avaler d’un trait.
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Merry K. Harper
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Re: Les Îles de la Mer du Nord

Message par : Merry K. Harper, Ven 10 Juil 2015 - 12:04


Merit était assez perplexe devant les " sautes d'humeur ", si elle pouvait employer ce terme, du jeune homme qu'elle avait connu il y a longtemps à Poudlard. Déviant son sabre du bout de sa baguette, la jeune femme avait employé des mots plus qu'amicaux pour discuter avec Antiochus qui semblait être éprit d'une sorte d'esprit maléfique qui la mettait en danger. Si jamais cet esprit prenait le dessus, elle était morte... et elle ne pouvait expliquer le fait qu'elle gardait sa baguette devant elle, même en ayant employé des termes simples et gentils.

C'est à ce moment là que l'esprit d'Antiochus reprit le dessus... enfin c'est ce qu'elle supposait. Après quelques secondes de lutte contre lui même, l'ancien Gryffondor parvint à envoyer balader le katana autre part... qui se planta finalement aux pieds de Merit qui n'avait pas bougé d'un millimètre, ne voulant pas prendre le risque d'intervenir. Durant quelques minutes, elle pu voir l'absence d'Omega, qui semblait être loin. Très loin d'ici, dans un autre monde. Elle ne chercha pas non plus à l'aider à sortir de cet état de transe, et resta toujours au même endroit, attendant qu'il reprenne ses esprits.

Au moment où il refit surface si elle pouvait dire, Antiochus sembla perdu quelques secondes. Mais il revint vite à la réalité et alla s'installa dans une sorte de fauteuil, devant un feu, après avoir prit son katana. Merit le rejoint quand il l'eut invité à le faire puis durant de longues minutes elle le regarda se préparer une boisson chaude, puis la boire par la suite entre quelques phrases, une fois qu'il eut reprit la parole.

- Et puis … il y a le monstre qui se cache au sein de mon être … Comme Dr. Jekyll, j’ai mon Mr. Hyde. Il s’appelle Victor … Il m’apparaît souvent en songes et lorsque je suis confronté à de fortes émotions. Je me suis laissé séduire par ses paroles incessantes, niché tapis dans l’ombre, les champs de l’avidité, les louanges de l’or en bourse, les douceurs d’une vie de luxure.

Merit écoutait son camarade avec attention, comme si un enfant écoutait un conte de fée plein de rebondissements et de suspens. Elle se laissait aller dans son petit récit qui décrivait son être maléfique, Victor, apparemment... Le pauvre semblait perdu, ne sachant que faire maintenant qu'il avait cette chose en lui. Dans sa tête, dans son esprit. Elle savait que ses parents ne diraient rien s'ils devaient le cacher... mais elle savait aussi que sa tante, médicomage, pourrait sûrement l'aider. Hors, c'était en Australie...

-Mais bon, regarde où j’en suis aujourd’hui. Il va falloir que je parte m’exiler loin, refaire ma vie en Inde ou en Amérique. Vivre caché, loin de tout ceux que j’aime …

A ses derniers mots, Antiochus fit apparaître d'un simple coût de baguette magique une sorte de support, qui s'avérait en fait être un plateau où se trouvait deux verres et une bouteille de Whisky. La jeune femme ne pouvait dire non à une petite goutte d'alcool. Le verre de Merit s'approcha d'elle et la Sullivan finit par le prendre, répondant au " Santé " lancer par le rouge et or. Elle trinqua rapidement avant de boire la moitié de son verre puis de répondre.

- Tu sais... ma tante, ou plutôt ma grande tante, est médicomage depuis des années. Elle habite en Australie non loin de chez mes parents maintenant. Elle est très douée pour aider les gens, surtout quand ils ont des soucis comme le tien... bien que tu ais quelque chose que je n'avais jamais vu auparavant. Si tu es d'accord, je pourrai la prévenir et t'envoyer là-bas où elle pourrait t'aider !

La Sullivan savait que c'était dangereux, surtout si Victor venait à reprendre le contrôle de l'esprit d'Antiochus. Du moment qu'il ne s'approchait pas des jumeaux, tout irait bien... ses parents et sa tante était bien capable de le maîtriser avec la magie s'il le fallait après tout. Dans ses pensées, Merit se rendit à peine compte que, par réflexe, son verre était maintenant vide du fait qu'elle l'avait bu... sans s'en rendre compte.
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Re: Les Îles de la Mer du Nord

Message par : Laurae Syverell, Jeu 10 Mar 2016 - 14:26


Exil en Terre connue - RP Unique



Six ans. Six ans que les pieds de l'exilée ne s 'étaient pas posés sur la Terre de sa naissance. Six ans que le vent du Nord ne s'était pas glissé sans tabou entre ses mèches de cheveux, doux vent… Six ans que le sel de la mer ne s'était pas posé au bout de ses lèvres pulpeuses pour l'embrasser comme lors des retrouvailles de vieux amants. Et pourtant, elle était là pour dire au revoir. Elle était là pour se séparer de son passé et aller de l'avant. Là pour quitter ce monde merveilleux qui l'avait autrefois  tant apaisé. Mais aujourd'hui, elle se devait de partir car elle n'était plus une Syverell. Elle n'était plus l'irlandaise Laurae que ses parents avaient connu. Non, c'était devenu quelqu'un de dangereux pour eux. Trop. Et elle se devait de garder sa force, et de retirer toute faiblesse. Elle le devait. Une langue expérimenté vint caresser les cellules de sa peau, là, juste au bord de ses lèvres, pour y récolter le goût salé du baiser Irlandais. Elle le savait, et avait toujours su. La jeune femme avait toujours fuit la contrée de Liscannor depuis la disparition brutale. Si ses pas avaient osés refouler le sol de l'île, c'était uniquement pour mieux la quitter. Et pour ne plus fuir. Pour en finir.


C'était Matthew Levis, amis de ses parents qui l'avait ramené chez elle. Il ne l'avait pas reconnu. Elle était une jeune femme maintenant, brune, le visage anguleux, le nez fin, les lèvres pulpeuses, et les yeux en amande. Même son corps avait changé en six ans. Sa poitrine formé à l'adolescence et à sa jeunesse d'adulte se souleva au rythme de sa respiration. Son cœur battait à tout rompre. Aurait-elle le courage de faire ça ? Le regard gris et le visage marqué par la vie se tourna vers elle. Une lueur de bienveillance s'alluma au fond des iris brumeuses. Aussi brumeuses que l'air matinal en plein printemps. La brume éclairée par un rayon de soleil, et qui se reflétait dans les gouttelettes de rosés accrochés aux brins d'herbes ou aux bourgeons de fleurs. Nouvelles pousses qui écartaient la Terre et se faisait une place en ce monde. Parlons en de ses fleurs. Elles étaient comme les humains. Elle pouvaient flétrir, se vieillir et mourir sur le même sol, ou être  recueillit et être planté ailleurs. Au début, la Syverell aurait pensé faire parti de la deuxième catégorie.. Mais avec le temps, elle avait compris qu'elle avait été arraché de la terre par une main d'enfant, et que cette main l'avait noyé dans un verre d'eau. La fleur n'aurait pas le temps de flétrir. Elle restera belle, éphémère… et mourra toute aussi belle, séchée entre deux feuilles blanches dans un carnet. Exposé, avec l'étiquette : Laurae Syverell, Phénix. Hors la Loi. Une identification d'un pauvre corps meurtri par la vie. Qu'importe.


Les yeux brillant voulaient retenir son attention, c'était certain. La jeune femme fit alors l'effort de plonger ses yeux verts aux pépites d'or dans ceux de Levis. Lui aussi devait subir le même sort que celui de ses parents et grand paternel. Elle ne devait plus exister. Du moins, jusqu'à ce que les temps changent. Mais seront-ils tous encore là à ce merveilleux moment ? La belle brune pensait bien que non. Arrivée au port, le bateau qui lui avait servit de point de traversé entre les îles accosta. Elle était arrivée près des falaises de Liscannor. Chez elle. Levant sa baguette vers Levis, elle excusa son acte, et une douce lumière frappa la tête du pauvre Matthew. Le regard vide, un sourire triste en coin, la Syverell murmura un « merci » et laissa le corps du vieil homme s'affaisser sur le pont de son raffiot. Qu'est ce qui était le plus facile ? Tuer, ou effacer les souvenirs, effacer la trace de son propre passage en ce monde ? Question compliquée. Quoi qu'il en soit, il était inutile d'utiliser le sortilège de mort. Si elle devait l'utiliser à ce moment précis, c'était contre elle, mais elle n'avait pas encore terminé la mission qu'on lui avait confié.


Quand Laurae était arrivée sur le sol irlandais, il était tard. Il y avait seulement quelques lumières de vieux réverbères qui transperçaient les ténèbres d'un soir sans étoiles. C'était comme un trou vide qui se situait au dessus des têtes. Et si jamais la Terre venaient à se retourner, et bien… c'est ce trou qui les engloutirait sans pitié. Ce même trou noir et profond que la jeune femme avait exercé sur les consciences, et ce même trou noir qui transformera ses souvenirs en rêves. Car oui, ils ne compteront plus au monde, seulement à elle. Une vérité que seule la Syverell aurait. Ses pas s'avancèrent mécaniquement vers la demeure de son frère. La belle passa la palissade de bois de ce jardin fleurit, et s'avança encore. Lui au moins ne dirait rien. Il resterait là, silencieux, a l'écouter. Comme il l'avait toujours fait. Il était là, comme toujours. Au même endroit, se tenant fièrement debout devant les vagues, et la mer… Leur grand-mère devait reposer là bas.. Ils y avaient tous versés ses cendres, sauf les jumeaux. Tendant sa main vers lui comme pour caresser ses cheveux bruns ébouriffés, la jeune femme sourit et glissa un « Hey toi, ça fait longtemps... ». Pas de réponse, il restait là stoïque, mais la jeune femme savait que sous cette couche de pierre il souriait. Elle le sentait, c'était son jumeau après tout. « J'ai du changer avec le temps, mais tu as certainement du me reconnaître, tu as reçu mes lettres ? ». La voix qui murmurait de la Syverell semblait comme étouffé. Bien entendu, elle n'attendait pas de réponse. Un silence était un oui. Cela fonctionnait comme ça la plupart du temps, sauf quand on forçait les gens à rester silencieux. Là, en revanche, ce n'était pas le cas. Elle s’essaya auprès de lui et respira le parfum fleurit du lieu, observant en silence la Mer noire, éclairée par une Lune ronde et bleuté. Toujours ce sel qui l'embrassait comme la pour la supplier de rester, et d'abandonner l'Angleterre et le monde, pour rester dans ce petit coin de paradis et de pêche. La vie y était pauvre, mais tellement belle. A quoi servait l'argent quand il y avait l'amour ?


Caressant de son pouce sa lèvre inférieure pour y retirer le sel, comme un doux refus devant cette invitation, la jeune femme tourna à nouveau son visage devant celui, souriant, de son frère. Il n'avait pas changé. Toujours ses mêmes yeux malicieux aux éclats, ses canines pointues et ses dents parfaitement blanches et bien travaillées, ses fossettes enfantines. Il avait toujours eu l'air d'un homme pour la Syverell. Qu'il soit jeune ou un peu plus vieux. Sa force de caractère et sa compassion avait fait de lui un homme bon. Il aurait pu se marier et avoir des enfants. Beaux enfants. Il regardait toujours la petite voisine rousse qui habitaient près de ce jardin à la palissade de bois. Comment elle s’appelait déjà ? Tara ? Tara Mason ? Oui, Tara, très belle Tara. Son rêve à Tara c'était d'être médecin. Elle devait être à Dublin aujourd'hui. L'aurait-il suivit ? Son regard enfantin disait oui . Si la vie était différente, oui il l'aurait suivit. Mais il avait déjà beaucoup a faire ici… Veiller sur les parents…  Fatiguée, la jeune femme se glissa entre les bras frais de son frère. Qu'il était bon de le revoir. « Tu veilleras toujours sur moi hein ? ». Inutile de lui lancer un sort. Il  se souviendrait quand même d'elle. Au bout de six ans, il l'avait reconnu. Ne pouvant le rejoindre sous ses draps de marbre blanc, elle resta contre la pierre, juste en dessous de la photo accrochée. Ses doigts parcourant le vase qu'elle avait déposé, six ans auparavant. Vase qu'elle avait confectionné elle même. Caressant son collier de bois, elle murmura le sortilège adéquat et fit sortir un bouquet quelle posa dedans. Avec la pluie, le vase était déjà rempli de moitié. Fermant les yeux, elle s'endormit là, dans les bras protecteur de son frère. Demain… oui demain elle fera le plus dur. Soigner la blessure que ça lui affligera ? Non. Comme ils disent ici… Ce que beurre et Whisky ne peuvent soigner...est incurable.
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Re: Les Îles de la Mer du Nord

Message par : Azphel, Mar 12 Avr 2016 - 15:00


[HRPG :Ce RP se déroule alors que Lizzie Bennet est à Azkaban, suite au cambriolage de Gringott's]

Le sorcier, la sorcière et le rocher.
Feat. Lizzie Bennet


¤ ¤ T ¤ ¤Il y avait les cauchemars, incessants, interminables. Les nuits tronquées par des bribes de chaos, des phases de sommeil qui ne s’étendaient sur plus de quelques minutes. 
Azphel avait préféré à la luxure et l’appel de la chair de God’s Appetite, la tranquillité de son manoir Londonien qui n’était plus qu’une résidence secondaire ces temps-ci. 
Le ménage n’était pas fait et une fine couche de poussière se déclinait sur l’ameublement en un tapis de gris décoloré. Depuis trois jours qu’il y était, il ne dormait plus à l’étage, il avait préféré le salon et se reposer sur son vieux canapé en cuir, proche de sa table basse poussiéreuse et de bouteilles de scotchs qui l’aidaient à noyer ses pensées et la folie qui le gangrénait, depuis qu’il avait ouvert le journal sur la photo de Lizzie Bennet, incarcérée à Azkaban.


Les fenêtres de sa terrasse renvoyaient dans le salon un feutre de lumière nocturne qui dépeignait Azphel, assit un verre à la main, comme une ombre fantomatique menaçante. Quand il avait vu la photo de la sorcière se mouvoir, il l’avait reconnue. Le Chaudron Baveur. Il avait lu en elle ce soir-là et entrevu qui elle était. L’idée qui avait alors germé dans son esprit était stupide, suicidaire et complètement irréfléchie ; pourtant, il avait su tout de suite qu’il irait jusqu’au bout. Il n'en avait pas clairement parlé à Valentina. Parce qu'elle se serait inquiétée, ou pire, elle aurait voulu venir et il n'aurait accepté qu'elle se mette en danger.

Quand la bouteille de scotch fut vide, il tomba lourdement sur le canapé, dans un sommeil profond.



Le soleil irradiant qui traversait les fenêtres le réveilla. Il se massa les paupières en ouvrant difficilement les yeux. Sa tête bourdonnait et le suppliait de rester allongé. Il se redressa pourtant, le visage enfoui entre les mains. Dans sa tête cognait un tambour puissant qui semblait vouloir se répercuter en un écho incessant.

C’était le grand jour, il capitula et ouvrit les yeux.  

Sa stabilité n’était pas à son maximum et sa concentration tentait tant bien que mal de prendre le dessus sur ses mouvements imprécis. Sur la table, à côté des cadavres de bouteilles, reposait sa baguette et une fiole argenté achetée quelques jours plus tôt à la BAMN, ainsi que deux petites boîtes identiques. Il fit craquer sa nuque et ses doigts et quitta le salon pour gagner le sous-sol qui était éclairé par une source de lumière magique. Au milieu des bouteilles de grands cru, des cages d’acier qui pouvaient témoigner des heures difficiles de sa lycanthpopie, enfoncées dans la terre meuble du sol, un lourd coffre scellé de magie se trouvait dans un renfoncement. Azphel l’avait entrouvert la veille et il frissonna en se rappelant son contenu, la dernière fois qu’il l’avait utilisé.



Le coffre émit un grincement sonore quand il l’ouvrit pour révéler un long bâton de bois noueux, soclé dans un écrin de velours pourpre. Le corps d’Azphel fut parcouru d’un soubresaut et il prit appuis sur le couvercle pour ne pas tomber. Sur son avant-bras gauche, la Marque des Ténèbres faisait peine à voir. Elle était morte depuis longtemps, contrairement à ses convictions et ses idéaux, les deux cicatrices qui la barrait d’une croix pouvaient le certifier. Le bâton devant lui était la dernière chose qui le reliait au groupuscule, à ses actes d’antan, à la période avant sa mort et sa première renaissance.
 Il hésitait encore à l'abandonner derrière lui.


Quand il remonta du soubassement, son bâton entre les mains, les pensées étaient claires dans la tête d’Azphel. Il alla récupérer la fiole sur la table basse et la but de moitié. 
La sensation qui s’ensuivit aussitôt fut désagréable, comme si on le compressait puis le décompressait. Il se sentit changer, comme trop à l’étroit dans son corps. En une minute, tout fut réglé. Le miroir du salon lui renvoyait à présent le reflet d’une jolie femme, blonde, la trentaine. Il se rappelait parfaitement l’avoir percutée volontairement sur le Chemin de Traverse.

Aujourd’hui, cette sorcière allait faire de très mauvaises choses.


Il attrapa sa cape et son bâton et rangea une des deux boîtes dans une poche. L’autre assurerait son retour.


* * *


14 heures.

¤ ¤ V ¤ ¤La tête du mage noir s’était arrêté de tanguer même si les relents de l’alcool ingurgités pendant la nuit étaient encore nombreux, renvoyés à la surface par le bruit lancinant de la mer agitée et le ressac permanent contre les rochers escarpés. L’étendue d’eau était mauvaise, et, agitée comme elle l’était, menaçante. Au lointain l’île qui abritait la prison des sorciers était dissimulée des regards par son incartabilité. Là était le seul avantage qu’il avait sur la prison : elle ne savait pas qu’il arrivait, lui l'ancien Ministre. Le hameau qu’il avait traversé était quasiment désert mais il avait réussi à trouver un moldu à qui il avait gentiment emprunté la barque. Le vieux avait maugréé que tous ceux qui prenaient la mer par ici ne revenaient jamais et qu’une jolie femme comme lui courait à une mort certaine. « Je sais » avait simplement répondu Azphel. 



L’amarre de la bicoque de bois accrochée au ponton était proche de lâcher. Nul doute qu’ici, en bordure de cote, les bateaux partis à la dérive ne se comptaient plus. Azphel prit la place centrale qui servait d’assise, assurant ses pas alors que le rafiot menaçait de chavirer sous chaque vague qui le percutait. Le voyage du sorcier démarra, ses mains serrant fermement les rames et propulsant des à-coups forts pour répondre au contre-courant. L’îlot se rapprochait lentement mais les contours de la prison comme de la falaise demeuraient indistincts.
Il navigua un long moment avant de pouvoir distinguer la haute forme triangulaire de la prison qui lui apparaissait comme une ombre  égarée, ses contours rendus floues par l’assombrissement qu’étendait les nuages et le vent et la pluie qui se mêlaient à la houle.


Il fallut à Azphel une bonne heure d’efforts intenses pour rejoindre l’île. Les détraqueurs avaient depuis longtemps quitté l'île au profit de gardes du Ministère... il n'y avait plus qu'à espérer que leur vigilance et leur professionnalisme soient sujets à défaillances. Par prudence, son bâton était à portée de main, prêt à servir. La tempête avait camouflé son arrivée et il accosta à ce qui ressemblait sommairement à une digue. Un garde qui devait patrouiller sur un petit périmètre était en train de disparaître derrière des rochers un peu plus haut. Azphel laissa son bateau de fortune être emporté par la mer après avoir vérifié en appuyant sur sa robe que la petite boîte s’y trouvait toujours. Le transplanage était incertain sur l’ilot, seul le Portoloin qu’il avait amené avec lui le garantissait de s’en sortir quoi qu’il arrive…

¤ Az ¤Le garde revenait de sa ronde et Azphel l'attendit derrière un talus pour le neutraliser avec un sortilège d'entrave.
Maintenant, il lui fallait alerter les résidents de sa présence... et espérer avoir de la chance. Son coeur manqua un battement. Pour la première fois, il prit conscience de la dangerosité presque inutile de son plan. Qu’allait-il faire ? Attaquer la prison, puis repousser une dizaine de gardes s’il en avait la force, et ressortir avec la sorcière ? Suicidaire.

Il serra la mâchoire et ferma les yeux, inspira un bon coup.

Puis il leva son bâton pour le pointer sur l’édifice. Bombarda ! tonna-t-il. Le commencement et la fin. L’explosion éventra la prison sur une dizaine de mètres de largeur, expulsant des débris dans un fracas qui vint troubler la symphonie monotone de la tempête.

Bâton en main, Azphel remonta la longue piste qui menait à la prison d’un pas résolu. Quelques secondes plus tard, des silhouettes déterminées sortirent de l’édifice et foncèrent vers lui sans plus attendre, baguettes brandies.

- Eolo Procella formula-t-il distinctement.



La bourrasque magique percuta les deux premiers arrivants et les éjecta sur le côté du chemin, les désarmant par la même occasion.

Deux autres sorciers restés en retrait semblaient l'attendre à l'intérieur du bâtiment... Il savait pertinemment qu'en allant à leur rencontre il allait s'exposer dangereusement à leurs sortilèges, mais il n'avait plus le choix... Le bâton incliné devant lui, en un geste menaçant, il remonta la pente qui menait aux portes de la prison.
- Ecartez-vous, je viens réparer une injustice,prévint-il sévèrement.  Bien sûr, il savait qu’ils n’obéiraient pas.
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Re: Les Îles de la Mer du Nord

Message par : Lizzie Bennet, Jeu 26 Mai 2016 - 15:18


Pv Az :kiss:

Il était si tôt de tard que je saurais pas vous donner l’heure. J’étais loin. Une sorte de spectacle de l’esprit, où les fantômes se mouvaient sans relâche. Je n’étais plus Sunil, plus, pour un instant. J’étais passif, j’étais narrateur, j’étais en attente. Dans les méandres, nimbes de ma cervelle, un portrait se dresse. Il est dit que si, enfant, l’on nous raconte une histoire, des formes de manipulation peuvent conduire à ce que, une semaine plus tard, on soit persuadés qu’elle ait eu lieu ; c’était quelque peu ma situation.

Il y avait une silhouette, d’indigo et mascara. Il interroge la foule du regard. Sourire en coin. Œil rieur. On commence. Ah. Ce n’était le cas ? Le premier jeu, car c’est ainsi qu’il les présente, entre des rires sonnant comme des verres trinqués, consiste en une tâche des plus simples : joindre les mains. Vous rigolez, un peu. Vos voisins se lancent ; vous opérez. Bien. Il dit leur attache impossible à défaire. L’arrogant. Il a l’œil satisfait, d’ici vous pouvez le voir qui reluit d’aise. Il demande de les décoller. Vous peinez un peu, tout occupé à vous abreuver du magnétisme animal qui de lui émane ; il l’expire, l’expulse, le pulse par tous les pores. Plus taureau que toréador. Une chaise qui grince, retour au monde réel, vos mains s’écartent. Vous estimez à moins d’un dixième la part des soumis. Mais ils sont là. Vous vous amusez en vérité moyennement à les regarder poursuivre leurs jeux inconséquents. L’ennui pointe, avec son pendant qu’est la faim de sucreries. Vous ne vous rappelez plus exactement du parcours ayant conduit à la scène suivante, mais son arrivée a un je-ne-sais-quoi de plus lancinant. Un enfant, ou presque ; Sunil, quelque chose comme ça ; ille a vingt ans. Messrage parle.

Suis-je folle de ne haïr qu'on me manipule ? J'y vois une sorte de commerce, on se vend idées et comportements, les rapports de pouvoir demeurant toujours changeants ; une sorte, en somme, d'équilibre. L'équivalent idéologique du switch au lit.

Un instant, vous vous demandez si c’est aussi votre cas, ou si la fatigue a su prendre le dessus de la vivacité de votre esprit. Un instant seulement. Les jeux reprennent, mais l’acuité de la docilité du jeune homme suffit à rétablir l’attention du public. Ça commence assez simplement. Ille doit oublier le Huit. Ça vous paraît stupide, en vérité, mais vous attendez. Des visages s’illuminent de fierté à l’idée d’être interrogé. On se croirait de retour en maternelle. Quel chiffre, couché, ressemble à l’infini ? Ille sèche. Deux et deux font quatre, combien font quatre et quatre ? On aurait dit des charognards. Mais ça fonctionne. Ille ne trouve pas, langue au chat, engloutie jusqu’à la glotte. Prise de pitié, une silhouette tente de souffler ; Sunil, démuni répète l’œil vide, l’œil mort, l’œil merlan frit, « Lewitt. » Les gens rient. Il vous semble que vous aussi, mais peut-être n’est-ce qu’un sourire amplifié par les sons de la mêlée. Etape suivante. Processus similaire ; plus intime déjà. Perdre son nom.

J'ai la rage qui roupille et la peur écoutille
L'amertume elle picole et sans dépit me colle

Vous l’observez s’oublier. Quel est votre nom ? Qu’est-ce même qu’un nom ? Une étiquette administrative. Non, moins encore ; c’est à peine l’un des carrés de votre QRCode. Un parmi d’autres, avec votre, vos, deuxièmes prénoms, la date de naissance, l’heure la minute, le lieu, le sexe, les dates en lettres, pareil pour vos parents. Le nom de jeune fille de votre mère aussi. Le nom, c’est qu’un bout d’étiquette. Une des lames du code barre, d’un produit sur l’étalage. Oh, je n’irais pas nier l’importance de cette ligne. Les différences de traitement selon son origine. Je crois moins au poids du symbolisme, de l’étymologie, les livres sur le sens des prénoms ne me sont que marketing. Vous êtes d’accord ? Oh et qu’importe, voilà qui va trancher : Voir si son nom affecte son identité. Messrage a ce sourire d’illuminé, un lampadaire planté dans les tempes, vous attendez qu’il en presse la détente.  
- Comment vous appelez-vous ?
- Je ne sais pas.
- Chantez votre prénom.

Et il refusait. Sunil ne chanterait. Sunil ne se soumettrait.

Il n’y avait que Lizzie pour se laisser si aisément dominer. Son goût des pulsions et impulsions la rendait, finalement, plus docile. Elle se voulait tempête, ouragan, mais il suffisait de courir plus vite qu’elle en sens inverse pour la renverser. Alors que Sunil, moins ambitieux, était une sorte de nuage planant, d’orage dans l’air, pernicieux. Attendant les trois coups de théâtre pour entrer en scène. Coups qui vinrent bientôt. D’ici, ille ignorait qui les produisait ; une blondinette légèrement en vapeur, alcool et bâton. De l’explosion aux jeux d’air, la silhouette faisait trembler murs et braises et gardes.

Le sang et le vin ont la même couleur
Me bourrer à la chair pour esquiver la douleur

Ça grapille les bout de peau comme des bouts de mots
Tu te perds en traduction, langues fourchues pourfendant l'écume de la raison

Le nuage a le vent en poupe
Et l'oubli la force d'un géant poulpe
Ronge ronge la chair de poule
Murs de pierre et gens de pierre
Non, ils n'en avaient la robustesse
Murs de papier et gens de papier
Vies de papier et villes de papier
Ras-le-bol grinçant, comme un raz de marrée

Revenir à la vie, sans cesser de flotter

La liberté courrait, mais manquait de pattes ;
Il fallait faire du bruit, ici. C’était le moyen le plus sûr de dévier l’attention des gardes.

Alors Sunil commença à crier, et à se cogner la tête contre le mur. Ille voyait presque le souvenir de Mkrosvk, explosant son crâne contre les aspérités de la salle ; 7e étage. Mais presque, car non, ille était la version amnésique de Lizzie, la version sans attache, plus forte, plus imprévisible, moins soucieuse, plus résistante.

Deux hommes accourent, lui intiment d'arrêter, ouvrent sa cellule et lui empoignent les poignets. Ille beugle des mots incompréhensibles, comme des runes, des insultes et malédictions. Ille refuse et se déprend de leurs menaces incessantes, de leur ton paternalisant ; ille bouge comme jamais, roue de coups de poings qui l'approche, mord un bras trainant trop près, enfin tente de forcer l'entrée. Mais ça tourne, et-
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Re: Les Îles de la Mer du Nord

Message par : Azphel, Lun 18 Juil 2016 - 10:29


Mes excuses pour ce retard indécent. Des papouilles  amour

A zkaban chantait la démence, la liberté recroquevillée, de ses murs violentés par la tempête déchaînée. Il pouvait le sentir, Azphel, ce cri de sentiments abattus de personnalités tuées au nom de la justice, répandu par un Ministère, une entité incapable de fixer, dans les canons de la magie, une limite claire. Il ne les voyait pas, le sorcier, les gardes magiciens s'avancer. Alors il tapait, son bâton tournait, sa haine criait la liberté et les sorts, les jais de lumière scintillants, fusaient. Ils frappaient la porte; les corps des gardes qui volent et se transportent, alors qu'à l'intérieur de ce triangle noir, de cette prison d'idées, criait de tout coeur et corps la liberté. Il pouvait l'entendre, il en était sûr, l'être incarcérée sans demi mesure, la peine de la condamnée à supplier le temps des regrets, à chanter les fleurs fanées.


Et l'explosion lacère la porte et Azphel remonte l'allée, sous ce costume de blondasse en papier. Plus rien n'importe, le risque est loin derrière, reparti avec la barque dans les vagues furieuses de la mer. Il prend un sort qui lui arrache le bras, le fait vaciller, et dans l'entrée de cloître des âmes il tombe sur la main et se met à saigner. Pu*ain de me*de, épaule touchée, quel est le sort ? Il ne le sait, perdu dans l'adrénaline les sons ricochent en lui comme réfléchit sur les vagues l'éclat de la lune. Qu'importe, il se relève, au pied des murs des lamentations, des cris des prisonniers, les vrais les faux, les sans raison. En haut il y a Lizzie. Il sent qu'ils ont compris, les gardiens du Bien, qu'il n'est pas venu sans but ni pour rien.


C'est le chaos. L'entrée de la prison est saccagée, en proie à des sorts en volées. Ça se répercute sur les murs, ça explose, des corps volent et des esquives, y a des cris d’arrêt mais le sorcier est à la dérive. 
Il fait froid. La prison transpire encore les Détraqueurs, les émotions tuées de droit ou par erreur. Le poids trop lourd du Ministère, sa facilité à condamner, ici insérée, bien loin dans une mer agitée. Autant cacher dans les ombres la sienne, et perdre loin des yeux qui pensent les vérités qui dérangent. Le sorcier est un homme comme les autres, le Ministère une institution à l'image de sa honte.



L’étage, et le râle sirupeux, désenchanté, de prisonniers aux vies au rabais, plus de larmes en eux à force de trop pleurer. Azphel brandit son arme et une cage explose. Le supplicié n’a pas de force pour se sauver. Tant pis. Il entend le chant, celui de sa venue, et grimpe les étages sans faire fi des corps perdus. Un mort. Tant pis, ce n'est qu'un garde et c’est son prix. Il n’y aurait pas de temps des regrets alors que le printemps s'en allait en oubliant l’été. Azphel ne regrettait plus, il vivait et assumerait. Mais il fallait qu’il s’échappe de cet étouffant tombeau de libertés. 



Un cri qui résonne, au dessus. Comme une poésie perdue, des rimes que le temps défait et périme. Féminin, cri d'espoir et de labeur, cri de prose enchaînée. Les escaliers se gravissent, le mage noir ne compte pas et derrière lui dans le fracas, des sorts rebondissent. Il est naïf, trop de gardes en arrière, même s'il la trouve ils le rattraperont. Le doute subsiste, le Portoloin est-il limité dans la prison, si tout ça ne rimait à rien, que ça ne fonctionnait pas pour quelconque raison ? Il resterait sur place, voisin d'idéaux détruits et convictions étouffées, aurait à purger la justice façon Ministère autorité.
Y aurait-il alors un papier dans un journal, une photo d'un ancien Ministre, d'un ancien professeur ? Ou ne serait-il qu'un nom que l'on qualifierait d’erreur.
 Pourrait-il seulement revoir le sourire de sa blonde italienne quand il vivrait sa peine ?

Une douleur profonde dans la gorge, son coeur se sert et son bras le fait souffrir. Douleurs lancinantes, un instant il vacille, pris d'un vertige de doutes, de faiblesses. Mais il était arrivé au palier et il la voit, devant lui, faible, amaigrie, le corps décharné de vie, la tête découronné de volonté. Il y a deux gardes qui l'empoignent, qui font montre d'un devoir qu'aucun doute n'entame. 
La douleur s'éclipse peu à peu, et puis revient, s'installe par ellipses dans un combat malsain. Me*de, il manque de force et les cages noircies de condamnés attendent qu'il s'agenouille et demande à se faire pardonner.

Pas de pardon pour les mages noirs.



Force de volonté qui dirige son bras et derrière lui s'érige un mur de glace en rempart. L'ancienne serveuse est à une dizaine de mètres, il ne peut que deviner son état et sa condition, mais les gardes qui la tiennent ont deviné ses raisons. De sa cape il extrait sa baguette magique, avec un espoir fou, presque une supplique. Si la belle est incapable de s'en servir, jamais il ne pourrait l'extraire, il devrait l’abandonner à son sort et partir sans regard en arrière. Il la jette au devant, elle rebondit non loin et claque en résonnant sur le sol.

- Lizzie, libère toi ! est la seule chose qu'il réussit à dire. Puis un geste pointé vers les bourreaux qui l'enchaînent et se dit, que même s'il ne voit, elle est peut-être prisonnière de charmes de fer.

Lashlabask, lance-t-il alors furieusement dans la direction de la sorcière.
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