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Harry Potter 2005 :: ~¤~ Autres Lieux Magiques ~¤~ :: A l'étranger
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Les Îles de la Mer du Nord
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Azphel
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Re: Les Îles de la Mer du Nord

Message par : Azphel, Lun 18 Juil 2016, 05:29


Mes excuses pour ce retard indécent. Des papouilles  amour

A zkaban chantait la démence, la liberté recroquevillée, de ses murs violentés par la tempête déchaînée. Il pouvait le sentir, Azphel, ce cri de sentiments abattus de personnalités tuées au nom de la justice, répandu par un Ministère, une entité incapable de fixer, dans les canons de la magie, une limite claire. Il ne les voyait pas, le sorcier, les gardes magiciens s'avancer. Alors il tapait, son bâton tournait, sa haine criait la liberté et les sorts, les jais de lumière scintillants, fusaient. Ils frappaient la porte; les corps des gardes qui volent et se transportent, alors qu'à l'intérieur de ce triangle noir, de cette prison d'idées, criait de tout coeur et corps la liberté. Il pouvait l'entendre, il en était sûr, l'être incarcérée sans demi mesure, la peine de la condamnée à supplier le temps des regrets, à chanter les fleurs fanées.


Et l'explosion lacère la porte et Azphel remonte l'allée, sous ce costume de blondasse en papier. Plus rien n'importe, le risque est loin derrière, reparti avec la barque dans les vagues furieuses de la mer. Il prend un sort qui lui arrache le bras, le fait vaciller, et dans l'entrée de cloître des âmes il tombe sur la main et se met à saigner. Pu*ain de me*de, épaule touchée, quel est le sort ? Il ne le sait, perdu dans l'adrénaline les sons ricochent en lui comme réfléchit sur les vagues l'éclat de la lune. Qu'importe, il se relève, au pied des murs des lamentations, des cris des prisonniers, les vrais les faux, les sans raison. En haut il y a Lizzie. Il sent qu'ils ont compris, les gardiens du Bien, qu'il n'est pas venu sans but ni pour rien.


C'est le chaos. L'entrée de la prison est saccagée, en proie à des sorts en volées. Ça se répercute sur les murs, ça explose, des corps volent et des esquives, y a des cris d’arrêt mais le sorcier est à la dérive. 
Il fait froid. La prison transpire encore les Détraqueurs, les émotions tuées de droit ou par erreur. Le poids trop lourd du Ministère, sa facilité à condamner, ici insérée, bien loin dans une mer agitée. Autant cacher dans les ombres la sienne, et perdre loin des yeux qui pensent les vérités qui dérangent. Le sorcier est un homme comme les autres, le Ministère une institution à l'image de sa honte.



L’étage, et le râle sirupeux, désenchanté, de prisonniers aux vies au rabais, plus de larmes en eux à force de trop pleurer. Azphel brandit son arme et une cage explose. Le supplicié n’a pas de force pour se sauver. Tant pis. Il entend le chant, celui de sa venue, et grimpe les étages sans faire fi des corps perdus. Un mort. Tant pis, ce n'est qu'un garde et c’est son prix. Il n’y aurait pas de temps des regrets alors que le printemps s'en allait en oubliant l’été. Azphel ne regrettait plus, il vivait et assumerait. Mais il fallait qu’il s’échappe de cet étouffant tombeau de libertés. 



Un cri qui résonne, au dessus. Comme une poésie perdue, des rimes que le temps défait et périme. Féminin, cri d'espoir et de labeur, cri de prose enchaînée. Les escaliers se gravissent, le mage noir ne compte pas et derrière lui dans le fracas, des sorts rebondissent. Il est naïf, trop de gardes en arrière, même s'il la trouve ils le rattraperont. Le doute subsiste, le Portoloin est-il limité dans la prison, si tout ça ne rimait à rien, que ça ne fonctionnait pas pour quelconque raison ? Il resterait sur place, voisin d'idéaux détruits et convictions étouffées, aurait à purger la justice façon Ministère autorité.
Y aurait-il alors un papier dans un journal, une photo d'un ancien Ministre, d'un ancien professeur ? Ou ne serait-il qu'un nom que l'on qualifierait d’erreur.
 Pourrait-il seulement revoir le sourire de sa blonde italienne quand il vivrait sa peine ?

Une douleur profonde dans la gorge, son coeur se sert et son bras le fait souffrir. Douleurs lancinantes, un instant il vacille, pris d'un vertige de doutes, de faiblesses. Mais il était arrivé au palier et il la voit, devant lui, faible, amaigrie, le corps décharné de vie, la tête découronné de volonté. Il y a deux gardes qui l'empoignent, qui font montre d'un devoir qu'aucun doute n'entame. 
La douleur s'éclipse peu à peu, et puis revient, s'installe par ellipses dans un combat malsain. Me*de, il manque de force et les cages noircies de condamnés attendent qu'il s'agenouille et demande à se faire pardonner.

Pas de pardon pour les mages noirs.



Force de volonté qui dirige son bras et derrière lui s'érige un mur de glace en rempart. L'ancienne serveuse est à une dizaine de mètres, il ne peut que deviner son état et sa condition, mais les gardes qui la tiennent ont deviné ses raisons. De sa cape il extrait sa baguette magique, avec un espoir fou, presque une supplique. Si la belle est incapable de s'en servir, jamais il ne pourrait l'extraire, il devrait l’abandonner à son sort et partir sans regard en arrière. Il la jette au devant, elle rebondit non loin et claque en résonnant sur le sol.

- Lizzie, libère toi ! est la seule chose qu'il réussit à dire. Puis un geste pointé vers les bourreaux qui l'enchaînent et se dit, que même s'il ne voit, elle est peut-être prisonnière de charmes de fer.

Lashlabask, lance-t-il alors furieusement dans la direction de la sorcière.
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Lizzie Bennet
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Re: Les Îles de la Mer du Nord

Message par : Lizzie Bennet, Mer 17 Aoû 2016, 03:42


Dans les plus froides des ombres, une belle paraît. Certains la diraient trop fragile pour pareils lieux, mais en ses yeux résonnent une rage inouïe, une force qui anime le respect et l’admiration. Bientôt le tu est loin, Sunil est loin, Lizzie jaillit pour tenter de reconnaître le visage de sa sauveuse. Elle lui dit rien de rien. Est-ce quelque héroïne anonyme ? Ont-elles un jour couché ensemble ? Difficile de voir pourquoi quiconque viendrait la libérer sinon que pour un bref coup de foutre. Mais la voix est là - Lizzie, libère toi - des mots qui raisonnent comme un appel intérieur.

Comme si la voix parlait en dedans d'elle.

Ses pores s’insurgent contre les mains des gardes, mains qui lui nieraient son droit à la vie pour quelque barreau secoué. Un sort l’aide à éloigner les silhouettes oppressantes dans un flot d’étincelles. Maintenant, c’est à elle de jouer. Impossible de savoir si l’inconnue est toujours présente. Pas si inconnue si elle l’appelle par son surnom, si elle ne dit rien à Ashton, non, il doit y avoir quelque chose entre elles, alors pourquoi n’identifie-t-elle la belle ? Frustration sans équivoque, mais pour se rendre digne de l’intervention il faut à tout prix attrapée la baguette lancée. Elle ricoche sur le sol. Trois fois. Et la jeune femme, s’étant oubliée sorcière, s’arme de toute la force que ses entrainements musculaires ont pu maintenir en elle.

Coup de pied dans l’entrejambe, de boule pour le second, et elle plonge entre les mains du dernier. Une anguille glissante malgré le corps rêche et desséché caractéristique des incarcérés. Elle s’essaye à être brave, oui. Sitôt que l’arme lui claque entre ses doigts, leur rencontre fait du bruit. Une mince détonation. Quelle préfiguration pour leur relation ? Impossible à juger. Mais un #Deprimo Maxima rugit contre le plafond, et le désosse de sa structure. Les cellules hurlent d’espoir, tout est chaos, tout est Demain. Les poussières se battent entre elles, aveuglant tout, on ne voit ni détenu ni garde, seulement des particules en suspension, un instant en arrêt. Quelque spectateur ne doit plus s’y repérer et a appuyé sur pause.

Puis tout reprend, plus intense encore et violent qu’avant, coup porté à ses tempes, ça vacille, elle résiste, ambitieuse, voulant être, voulant vivre, éprise du soupçon de Libre que l’imprévu a craché sur Azkaban. Elle partage sa peine, #Endoloris sur le responsable, et se complait dans la douleur où elle l’observe, oubliant presque combien ils sont autour. Entre les jets de pierre et poussières enragées, elle vole hors de sa cellule, droit sur son partenaire de purgation, pour percuter un garde de plein fouet. La baguette s’oppose et le blesse, mais c’est la dernière chose qu’elle fasse.

Lizzie reconnait les sensations qui la touchent. Elle a pu les juger agréables par le passé, dans d’autres circonstances et ambiances. Cette fois elle lutte avec force, refusant de les voir s’imposer. Mais l’Impero est sur elle. Sans doute ont ils vu plus coriace que la gamine. Elle n’est qu’une parmi ce tout de personnalités tuées au nom de la justice, tuées de droit ou par erreur. Elle n’est qu’une marionnette de non-sens. La baguette choit, et le pantin rentre dans sa cage, en attente du prochain numéro. Par sécurité, d’autres sorts lui sont lancés. Elle identifie, sans trop réagir, un Bulla Aquae.

Tout tourne, arrête, se tait.

Sa chance lui avait été donnée. Elle n’avait su la saisir. Dans une demi-conscience, elle réalise qu’elle est à terre, qu’une paire de genoux la cloue au sol, et que quelques coups de pieds parsèment son corps, par pure gratuité. Mais elle ne bouge pas, encore condamnée à la passivité par l’Imperium. Sans doute de sa cellule ont émané de trop dangereuses fragrances de liberté. Il faut un exemple pour rappeler que nul ne peut peindre les couleurs du chaos à Azkaban. Qu’aucune personnalité n’est assez forte pour s’insurger. Les coups pleuvent, et elle ne sait ce qu’il est advenu de l’héroïne. Vaine était la tentative, presque autant que la vie. Presque, car elle était parvenue à rappeler Lizzie à elle. A dépasser Sunil, s’inscrire dans l’espoir. Un instant, autre chose s’était tissé. L’espoir déchu ne ferait que concourir à la brisure.

Dernier coup ; et le noir absolu engloutissait les crissements de vie.

(fin pour moi, pour rester cohérente avec le fil de Liz à Azkaban)
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Valentina Boccini
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Re: Les Îles de la Mer du Nord

Message par : Valentina Boccini, Sam 14 Jan 2017, 11:07



-Le Pouvoir des Runes-
[RP Privé avec Azphel]
LA total sur ce rp dans les deux sens
____________________


Je rabat mes manches pour couvrir mes avants-bras. Je suis parcourue d'un frisson rien que de penser au froid que nous allons traverser dans notre périple. Moi qui suis habituée aux douces températures de la méditerranée, je ne suis pas certaine d'être tout à fait prête pour les fraîcheurs que nous apporterons, au coeur de notre voyage, le Groënland ou la Scandinavie. Pourtant rien, pas même l'hiver rude qui tonne à la porte, ne pourrait me décourager d'entreprendre cette quête aux artefacts. Trop de légendes résonnent encore dans ma tête, trop de promesses dorment encore dans mon esprit. Les livres m'ont soufflé une solution à bien des problèmes. La présence sur cette Terre d'objets marqués de Runes Anciennes n'est pas sans avoir un sens : on les a placés là, à nous de découvrir pour quoi. Nous, oui, puisque à mes côtés, comme d'ordinaire et pour l'éternité, Azphel fera face aux périls. Il y a des aventures qui se partagent.

J'ai lu, avant, me suis documentée. La théorie sur les Runes de l'Ancien Futhark, née des recherches étrusques et germaniques, m'est acquise. La pratique seule, cependant, me conduira près du marteau de Thor ou sur la plaine du légendaire Rognarök. Les traces mythologiques méritent d'être empruntées et qui de plus disposés à le faire que deux mages noirs en quête d'une aventure obscure et magique ? Quoi de plus véritable que l'ancienne magie runique, de celle que l'on tait à Poudlard pour se protéger de son pouvoir ? Le choix est fait depuis bien longtemps, Azphel et moi devons remonter à contre-sens la route empruntée par les Vikings pour ratisser les lieux principaux où ils auraient pu laisser des traces de cet alphabet complexe.

C'est pourquoi, en ce matin de Janvier, je glisse ma baguette dans ma poche avant d'embrasser le salon du God's Appetite du regard. Capes doublées, gallions et monnaie moldue, cartes et boussoles, grimoires anciens de traduction runique, parchemins vierges pour accueillir nos constatations, rien ne manque. Nos bagages sont prêts. Schiavo, qui nous accompagne, a enfilé un manteau que je lui ai offert. Si l'on en croit les législations, oui, mon elfe de maison est libre. Mais il a refusé tout net de m'abandonner en assurant très clairement qu'il était à mon service même si je décidais de lui offrir un dressing complet. J'avais donc opté pour une paire de bottes et un bonnet pour le protéger du froid.

J'avais moi-même seulement misé sur un trench-coat qui suffirait amplement puisqu'il était alimenté de différents sorts. Imperméabilisé et rendu tiède éternellement par un petit peu de magie consciencieuse, il serait idéal pour ce long voyage. Parce qu'il avait été nouvellement nommé Garde Chasse à Poudlard, Azphel ne pourrait sans doute pas me suivre sur l’entièreté du périple, et devait d'ailleurs me rejoindre au Danemark le lendemain seulement. Il était prévu que nous séjournions dans une auberge magique danoise avant de transplaner jusqu'à l'île de Göteborg, dans la mer du nord, marquée par l'histoire viking et les prémices de la mythologie nordique. Le lieu serait idéal pour nos premières recherches.

***

Schiavo me réveilla avec un café chaud sortis de son thermos. Il arborait une écharpe tricolore avec un grand sourire et se contenta de m'annoncer la température extérieure à 6h du matin. Je me douchais, m'habillais et me replongeais dans l'étude des cartes annotées que j'avais prévu pour l'expédition. Notant différents lieux emblématiques et traçant sur le parchemin les runes que nous avions le plus de chance de trouver, j'attendais Azphel avec une impatience peu dissimulée. Qui sait, nos aurions peut-être le temps de nous réchauffer avant le départ de la ville d'Alborg, au nord-est du Danemark...



Dernière édition par Valentina Boccini le Lun 20 Fév 2017, 05:53, édité 1 fois
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Re: Les Îles de la Mer du Nord

Message par : Azphel, Lun 16 Jan 2017, 10:00


PV Valentina

Le pouvoir des runes


L'hiver était en plein règne et avait posément établi son pouvoir sur toute la Grande-Bretagne et, à Poudlard comme à Godric's Hollow, le climat se rafraîchissait inévitablement, permettant aux moins vigoureux de ressortir pulls en laines, épais manteaux et écharpe de circonstance. Pourtant, ce n'était rien en comparaison de ce qui attendrait Azphel, sur le départ pour rejoindre Tina dans le grand nord, à la poursuite d'artéfacts d'origine nordique. L'italienne avait passé ces dernières semaines à retracer tout le chemin emprunté par les vikings, à recouper les données connues, jusqu'à finir par établir un plan de route scrupuleusement bien tracé.

Le mage noir quitta sa cabane et sa fonction de garde chasse au matin, chaudement couvert de la tête aux pieds, emmitouflé dans une épaisse doudoune de plumes, une paire de gant en laine sur les mains. Pas franchement amoureux du froid, les températures annoncées risquait de tempérer ses ardeurs une fois sur place, même si la motivation commune qu'il partageait avec Tina de partir sur les traces ancestrales d'artefacts vikings le motivait d'une force nouvelle. Il avait toujours en mémoire leur aventure irlandaise, où ils avaient trouvé un bâton d'origine magique dans le cercueil d'une vieille sorcière, ramenée à la vie l'espace de quelques minutes grâce à la nécromancie, dans la crypte d'une vieille église...

Le Danemark était rugueux et prenait aux tripes dès qu'on y arrivait et Azphel eut l'impression, après son transplanage, de perdre cinq degrés de chaleur d'un coup. Il allait falloir qu'il boive quelque chose de chaud avant de se lancer dans leur escapade où il risquait de mourir congelé. Il n'eut pas de mal à retrouver son amour, les indications données étants suffisamment claires, et elle l'accueillit avec un baiser fougueux, dans une chaleur humaine appréciable compte tenu du froid qui cinglait l'air extérieur. Schiavo était là également, paré pour l'expédition, il était enroulé dans une écharpe qui lui donnait plus un air de bonhomme de neige que d'elfe de maison. Azphel le salua avant de poser ses mains glacées sur le cou de Tina et de l'embrasser avec ardeur.

- Tout est prêt chérie ?
Sur la table du salon, des cartes et tout un fatras indiquaient au mage noir qu'elle avait dû passer une bonne partie de sa nuit à plancher sur tous les détails.
- Pas tout à fait non... tu prends un café ?
- S'il te plaît oui.
Les deux sorciers s'assirent sur le canapé, Azphel se débarrassant seulement maintenant de sa doudoune au profit de la chaleur corporelle de sa femme. Schiavo était parti à la cuisine et les deux sorciers échangèrent un long baiser amoureux.

Après un café bien chaud, les deux corps réchauffés des sorciers s'attirèrent mutuellement. Cela faisait plusieurs nuits qu'Azphel n'avait pas dormi avec Tina et il montèrent à l'étage en laissant Schiavo seul s'occuper comme il le pouvait en bas. L'elfe n'était pas stupide et avait de toute façon l'habitude de ce genre de situation avec les deux tourtereaux. La chambre à l'étage subit la fougue des deux amours et amants et la chaleur à l'intérieur de la pièce fut rapidement invivable à mesure que leur ébat amoureux s'étendait en longueur. Après un long câlin d'affection, ils redescendirent, parés pour la rencontre avec le mystère.

Schiavo avait rangé tout ce qui traînait sur la table et seulement laissé l'indispensable pour les sorciers. Il avait l'air très fier de lui et Azphel lui adressa un clin d'oeil pour le remercier. Cartes en poches, bouquins fins prêts du côté de Tina, il ne restait plus qu'à s'aventurer dans le grand froid, sur les traces d'artéfacts légendaires, à la hauteur de l'ambition d'Azphel et Valentina. Ils quittèrent leur antre de chaleur main dans la main, Schiavo sur leurs talons, bien réchauffé dans des vêtements d'hiver taillés sur mesure pur lui.
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Re: Les Îles de la Mer du Nord

Message par : Valentina Boccini, Sam 21 Jan 2017, 06:41


____________________


Nous finîmes par quitter la chambre d'auberge au profit d'un froid glaçant. Mais j'étais bien trop déterminée pour m'en formaliser. Nous devions sortir de la ville, rejoindre la côte et transplaner directement pour l'île de Göteborg. Avant cela, il nous fallait obtenir l'adresse précise d'une caverne dont j'avais entendu parler. Dans mes recherches, j'avais obtenu le nom d'un homme qui semblait avoir passé pas mal d'années à se renseigner. On disait qu'une de ses découvertes, si effrayante qu'elle lui avait fait quitter la profession, le hantait toujours. Conquise par l'idée d'une visite à un homme probablement atteint de folie, j'orientais notre route vers un petit bar d'Alborg, perdu dans le croisement de deux rues piétonnes sombres et vieillissantes. L'homme travaillerait apparemment ici. J'informais Azphel de la situation, de la brève enquête que je devais mener avant que nous quittions la bourgade pour l'île. Bien sur, il ne s'opposa en rien à ce projet.

Nous passâmes la porte et je reconnu l'ambiance typique des pub foulés par des piliers de bar toujours plus nombreux. L'odeur de la bière se mêlait à celle de la sueur. Mais quel meilleur endroit qu'un comptoir pour faire parler un serveur que tous traitaient en aliéné ? Je demandais à Azphel de m'attendre à une table, promettant de ramener deux whisky. Même si j'aimais plus que tout le loup, mes charmes féminins seraient plus efficaces sans la présence de mon compagnon. Je m'installais au comptoir et repérais rapidement le pauvre homme. Crâne dégarnis, ventre rebondis, cernes noires, fatigue évidente. Et de la peur dans les yeux. Il me vit, s'approcha, hésitant.

- Est-ce que vous êtes... ?
- Est-ce que je suis... ?

Il secoua vivement la tête comme pour chasser le sujet de conversation avant de me demander ce que je voulais boire. Il me servit un whisky, sans glaçons, merci, et n'osa plus bouger. Avait-il sentit chez moi l'aura de la magie ?

- Pardonnez-moi. On ne me croit jamais.

Je plantais mon regrad transparent dans le sien. Allez, perds-toi. Obéis. Vois que tu n'es qu'un pantin de plus, que tu ne peux rien contre moi. Tu le sais, tu le sens, que je suis un prédateur et que tu es ma dernière proie. Tu le vois bien. Je suis de ces monstres, ceux que tu trouves les plus dangereux. Pas de crocs, de tentacules. Je suis comme tout un chacun. Et pourtant, je suis la plus inquiétante de tous. Oui, voilà. Je vois que tu frissonnes. Son regard est happé, son âme accrochée. On appelle ça la manipulation.

- Que voulez vous ?
- Simplement l'endroit où je pourrais trouver ce qui t'as détruit.

Il ferme les yeux et presse très fort ses paupières, comme si ce simple geste pouvait le couper des visions d'horreurs qui l'accablent.

- Si tu me dis où je pourrais trouver cela, je pourrais effacer de ta mémoire ce qui te hante.

Ses yeux marrons injectés de sang s'ouvrent violemment. Il tremble de peur mais me fait signe de le suivre. J'adresse un regard à Azphel pour lui dire que tout va bien avant d'emboîter le pas au serveur. Il me conduit dans une réserve crasseuse où j’aperçois différentes bouteilles et quelques plats tout prêts typiques des moldus. Il y a une table, deux chaises, et une machine que les non-sorciers utilisent pour faire leur café. L'homme me fixe avant de me demander :

- Qui êtes vous ?
- Disons que je suis ce que tu penses que je suis. Le marché te convient ?

L'homme hoche vivement la tête. Il se relève, va fouiller dans les cartons et en sort un bout de papier et un stylo. Il dessine un rond qui symbolise l'île que nous avions prévu de visiter. Il trace ensuite un chemin, une flèche et une croix. On dirait une de ces vieilles cartes au trésor, mais il m'explique que la caverne est souterraine, et qu'elle se situe sous une colline derrière la côte. Il me dit que je ne devrais pas aller là-bas, qu'une jolie femme ne devrait pas prendre tant de risques. Je lui souris. Je sors de ma poche ma baguette d'If et ses yeux s'écarquillent.

Je passe derrière lui, il n'ose plus faire un mouvement. Je place la baguette sur l'arrière de son crâne et informule un #Oubliettes qui devrait grandement améliorer la qualité de vie de ce pauvre serveur, et au passage, effacer toute trace de notre conversation. Il sombre dans le sommeil et je retourne au comptoir, récupère mon verre, prends une bouteille de whisky que je met dans mon sac, et retrouve Az qui m'interroge du regard. Je prends sa main, l'embrasse tendrement pour le rassurer, et nous sortons tous les deux de ce bar miteux.

Nous transplanons un kilomètre plus loin, face à la mer. L'arrivée est douce et la nausée légère. Le vent est encore plus mordant sur l'île. Je fais quelques pas, embrasse du regard une nature sauvage ravagée par les flots sur la falaise. Devant nous, des collines, des montagnes ardues, des crevasses. Et quelque part, une caverne aux milles merveilles... aux milles secrets...

- Bébé, le serveur m'a parlé d'une caverne souterraine, sous l'une de ses collines. L'entrée serait surplombées par un arbre creux aux épaisses racines.

Nous nous mettons en route, l'oeil vif, à la recherche d'un tel arbre. La première quête commence enfin pour de vrai.
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Re: Les Îles de la Mer du Nord

Message par : Azphel, Mar 24 Jan 2017, 09:08


Azphel suivit Tina d'une démarche rapide dans les rues congelées, motivé à se réchauffer en marchant au pas de course. Ils se rendaient dans un pub et il avait hâte de se confronter à la chaleur de l'endroit alors que le climat rugueux lui laissait la désagréable sensation de geler son sang dans ses veines, en dépit de l'épais manteau qu'il portait sur ses épaules. Ce ne serait qu'une halte, mais passer plus d'une heure dehors sans s'abriter relevait de la folie pour le mage noir. La température devait être inférieure à moins dix degrés et le froid était accentué par un vent polaire à hérisser les poils.

Heureusement pour le mage noir, l'arrivée dans le pub changea radicalement le climat et bien que l'heure de la journée n'était pas très avancée, des clients parfumaient déjà le bar d'une odeur d'alcool reconnaissable. Tina laissa Azphel à une table avec la promesse de revenir avec deux whisky et le lycan la regarda aller parader jusqu'au comptoir. Il ne faisait aucun doute que les types du coin n'avaient jamais vu une femme comme elle, si belle, si magnétique, si sexy, et que son pouvoir de persuasion, au delà même de ses capacités magiques exceptionnelles, étaient bien supérieurs à ceux d'Azphel.

Le mage noir se réchauffait les mains en les frottant l'une contre l'autre, détaillant le bar sans intérêt. Tina disparut bientôt de son champ de vision, probablement dans une cuisine ou un débarras avec un moldu qu'elle manipulait. Il avait des informations et était pris pour un fou par ici, mais il ne faisait aucun doute pour Tina que de sa folie relevait quelque chose de beaucoup plus fort et mystique. Se pouvait-il que cet homme, à mille lieux d'être capable de résister à Tina, soit la clé de mystères entiers ? Qu'il ait pu voir de ses propres yeux des reliques perdues de vue, que même les moins sceptiques n'hésiteraient pas à qualifier de légendaires ?

L'italienne revint vers Az et il vit dans son regard la détermination et la satisfaction. Elle avait obtenu ce qu'elle voulait. Sa belle lui prit la main et ils sortirent braver le froid, marchant sur un kilomètre avant de transplaner. Ils n'avaient rien bu au bar mais elle avait naturellement su user de ses charmes et volé une bouteille de whisky avant de repartir, ce qui leur permettrait de se réchauffer plus tard.
Ils arrivèrent en front de mer, immédiatement pris sous les assauts d'un vent du nord apporté par les eaux. Le fracas des vagues sur la roche se faisait entendre non loin d'eux.

- Bébé, le serveur m'a parlé d'une caverne souterraine, sous l'une de ses collines. L'entrée serait surplombées par un arbre creux aux épaisses racines.
- Alors on va la trouver, dit Azphel confiant, avant d'embrasser passionnément sa moitié.

Main dans la main, sous les bourrasques nordiques, ils commencèrent à gravir l'énorme colline juchée devant eux, rendue pâllote par les montagnes qui se trouvaient encore au delà, s'aventurant par ce qui ressemblait à un ancien sentier de cailloux. Étrangement, le vent se calmait à mesure qu'ils montaient dans les hauteurs, probablement coupé par les immensités rocheuses qu'ils gravissaient. Il leur fallut une marche de trois quart d'heure pour arriver en haut de la colline, et de là, ils purent contempler les formations montagneuses qui s'étendaient à perte de vue. S'il y avait bien une caverne non loin, elle ne serait pas évidente à trouver. Du sommet de la colline, ils pouvaient voir qu'il n'y avait à l'horizon pas beaucoup d'arbres solitaires. Le plus proche se trouvait sur la protubérance rocheuse suivante, mais était totalement en surplomb de celle-ci, il y avait donc peu de chances pour qu'il dissimule l'entrée d'une caverne.

Ils en prirent tout de même la direction et gagnèrent le massif avec une démarche constante, en une demi heures. Arrivés sur place, avec l'effort d'un peu de magie, ils purent se rendre compte que l'arbre ne cachait rien sous ses racines.
- On fait une pause ? proposa Tina en sortant de son sac une bouteille de whisky et deux verres.
- Oui ! souffla Azphel qui voyait ses expirations se cristalliser et ne sentait plus ses oreilles.
Ils s'assirent contre le tronc de l'arbre, côte à côte pour se réchauffer, et burent leur whisky pur en longues gorgées.
- Regarde, si on va par-là, il y des arbres qui fléchissent dans la descente de cette colline, et là-bas, à l'autre bout, il y a un arbre qui semble enclavé dans un trou ou ressortir de la roche. Tu en penses quoi bébé ?

Elle avait montré du doigts les pentes qui partaient complètement sur leur droite et celles à l'opposé. Il allait falloir faire un choix tant les deux étaient très éloignées l'une de l'autre.
- D'instinct, j'aime bien l'arbre qui semble sortir de la roche, répondit Az en pointant l'arbre qu'on apercevait au loin sur leur gauche. Il ne semble pas avoir poussé naturellement, on dirait qu'il a été mis là exprès, même si on voit pas sa base d'ici.
- Alors on va par là, lui dit son italienne en posant un baiser chaleureux sur la joue du loup. Mais après un deuxième verre.
- Il faut bien ça oui, avant de mourir frigorifiés...
- On mourra pas frigorifiés, je saurais te réchauffer...
Ils avaient toujours su le faire oui...

Ils burent leur deuxième verre rapidement avant de reboucher la bouteille et de se mettre en marche, redescendant la colline sur laquelle ils étaient juchés avant de prendre la direction de l'amas rocheux d'où l'arbre qu'ils avaient aperçu semblait dépasser. Le milieu de la journée arrivait et le ciel clair, fendu d'un soleil visible, apportait un peu de chaleur sur leur visage, ce qui les réchauffait quelque peu.
Ils eurent besoin d'une heure de marche supplémentaire, pour franchir les différents dénivelés de cailloux et arriver jusqu'à ce qui aurait pu ressembler à une crique s'ils avaient été en bord de mer. Cet escarpement rocheux se creusait en effet, comme ils avaient pu le penser en le voyant de loin, pour créer une sorte de cuvette rocheuse pentue, dangereuse même, au milieu de laquelle un arbre volumineux avait poussé. Mais de leur hauteur, il aurait été impossible d'affirmer qu'il cachait quelque chose.

- Il va falloir descendre on dirait...
La pente était faite de petits cailloux, sans aucun chemin de praticable, et s'ils loupaient leur descente, ils se rompraient le cou tout en bas. L'arbre paraissait être là depuis des centaines d'années, malgré le fait qu'il soit pris dans la montagne. Azphel pensa que le sous sol devait être gorgé d'eau pour lui avoir permis de survivre aussi longtemps. C'était une bonne nouvelle : ça voulait dire que sous la roche, ce n'était pas que Terre et Pierre, il y avait des ramifications souterraines, de l'eau qui circulait, et peut-être même l'entrée d'une caverne... Baguettes en main, ils entamèrent leur descente en assurant au maximum leurs pas qui s'enfonçaient dans les bouts de cailloux.
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Valentina Boccini
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Re: Les Îles de la Mer du Nord

Message par : Valentina Boccini, Mer 15 Fév 2017, 13:57


____________________

La pente était abrupte, nos pas, peu assurés. Aurais-je le temps de me transformer si je glissais ? Pourrais-je amortir la chute du loup s'il se laissait emporter par l'élan ? En descendant, les racines formaient des bosses et des creux sur le terrain déjà chaotique. De toute évidence, si quelque chose avait été caché là, personne ne voulait que cela soit retrouvé... ce qui rendait le potentiel artéfact encore plus intéressant. Ma curiosité maladive finirait par me tuer, et Az avec moi si je continuais de l'entraîner dans de folles aventures. Mais quel plaisir, cette adrénaline, ce souffle, cette morsure au ventre. L'aventure est mon acide, je suis une vraie junkie. Nous finissons tant bien que mal par arriver près de la crevasse où je me glisse d'abord, plus fine que mon âme soeur. Nous sommes sur de la terre meuble. Azphel contracte les abdos pour passer dans la fente et me rejoindre sous terre. Nous nous trouvons dans une espèce de tunnel naturel qui se poursuit en un véritable labyrinthe.

Je prends quelques minutes pour examiner nos possibilités. Le premier tunnel semble descendre dans les profondeurs. Je crois percevoir le bruit d'un cours d'eau, mais comment être sure que le son vient bien de ce couloir là ? La seconde crevasse est beaucoup plus sombre. Malgré le #Lumos que je vais brûler du bout de ma baguette, je ne perçois rien dans le noir profond de l'ouverture. Le troisième est entièrement de pierre. Il a de toute évidence été creusé par la main de l'Homme. Après un regard complice échangé avec Az, nous prenons la direction du dernier chemin. Si quelqu'un est déjà venu ici, nous pourrons aussi nous frayer un chemin à travers la roche. J'entends le loup qui s'éclaire à son tour et nous pénétrons dans le passage souterrain.

Le sol est humide, il doit y avoir une nappe phréatique par là. Il est aussi très glissant et je crains pour mon équilibre précaire. Nous suivons longuement le tunnel qui semble ne pas avoir de fin. Enfoncé sous la terre, impossible de savoir l'heure qu'il est ou bien d'estimer le temps qui passe. Pas de virages, simplement des montées et des descentes. Parfois, gravés dans la pierre, des indications. Des flèches, des numéros. Aucune rune, encore. Nous arrivons dans un couloir un peu plus large clôturé par un mur...

- Un cul-de-sac ?
- Sans doute pas. Il doit y avoir un moyen de continuer.

Hochant la tête, je longe les murs, m'éclairant de ma baguette pour essayer de découvrir quelque chose qui nous permette d'avancer. Au moment où j'allais dire à Az que je ne trouvais vraiment rien, je devine une ombre. Il y a un trou dans le sol, et un escalier taillé dans la pierre. Au vu de la précision de la découpe, l'artisan a utilisé la magie. J'appelle mon compagnon. Il a lui aussi un sourire soulagé. Je passe la première, descendant le colimaçon d'un pas lent, tâchant de ne pas manquer un seul centimètre du spectacle superbe qui s'offre maintenant à nous. Je saute sur le sol après une trentaine de marches. Nous sommes dans une pièce creusée en caverne.

- Bébé, il y a des torches !

Nous prenons le temps de les allumer une à une. Les murs sont cette fois recouverts d'une étrange fresque. Je me tourne vers Az.

- Mon dieu, Az ! Ce ne sont pas juste des symboles ! C'est une histoire !
- Je crois que ça commence ici...

Je le rejoins. En effet, un immense soleil est dessiné sur la roche. Il est fendu d'un sourire comme ceux que font les enfants dans leurs coloriages innocents. Presque collé à l'astre, la représentation basique d'une femme et d'un enfant, puis d'un bateau. Des montagnes et un arbre aux racines tordues. Une série de flèches et enfin, d'une couleur plus flamboyante que les autres, une lune pleine. Je ne peux pas m'empêcher de l'effleurer du bout des doigts. Aussitôt, comme soufflées par le vent, les torches s'éteignent. Je saisis la main de Az, les doigts serrés sur ma baguette. Nous sommes proches d'une grande trouvaille, j'en suis sure.

Un tunnel s'est ouvert dans le mur : je suis sure qu'il n'était pas là avant. J'avance, hâtive, sans voir que le couloir descend abruptement. Je manque de tomber, Azphel me rattrape. Il me tient contre lui, l'oeil brillant de malice.

- Je m'arrêterais bien ici pour profaner les lieux et te faire des choses peu conventionnelles, mais je suis beaucoup trop curieuse. un baiser volé. Merci mon amour.

Je descends plus prudemment, cette fois, tandis que Azphel reprends la tête de la marche. Il y a une lumière au bout du tunnel. Une lumière. Après un nouveau regard enflammé d'adrénaline, nous nous approchons de cette splendide lueur.

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Re: Les Îles de la Mer du Nord

Message par : Azphel, Dim 19 Fév 2017, 12:40


Veillant à la marche de Tina, Azphel la suivit avec précaution dans leur descente dangereuse jusqu'à l'arbre noueux qui avait poussé là, en plein milieu des cailloux, dans ce creux de colline millénaire. À peine étaient-ils arrivés en contrebas que leurs doutes se dissipèrent : ils avaient bien trouvé l'arbre qui avait été le point de départ des terreurs du tavernier moldu. En effet, même si cela n'était évident vu d'en haut, au pied du résineux un trou béant se laissait entrevoir derrière ses racines, duquel s'extirpaient en souffle froid, caractéristique des cavités rocheuses profondes.

L'Italienne précéda le mage noir dans leur descente à travers ce boyau frais et humide et ils arrivèrent très rapidement à un embranchement multiple qui partait en cavernes, surement équitables au niveau du danger. Assurer dès maintenant que ces profondeurs renfermaient bien un trésor viking était prématuré, mais tout à fait plausible. Il y avait fort à parier que ceux qui avaient creusé ce dédale souterrain, prenant soin d'en marquer l'entrée avec un arbre proéminent, ne l'avaient pas fait par hasard. Il n'y avait plus qu'à espérer plusieurs chose maintenant. D'une part qu'Azphel et Tina ne meurent pas dans un piège trop habilement dissimulé pour eux ; et ensuite, s'ils parvenaient au bout de leur exploration, que celle-ci ne soit pas veine, déjà pillée, ou débouchant simplement sur une autre carte au trésor qui les forcerait à parcourir le globe à la poursuite de chimères.

Après un instant de réflexion commune, ils empruntèrent le tunnel de pierre, de toute évidence taillée par l'homme. C'était peut-être une fausse piste, mais en tout cas la première logique à exploiter. Le sol était pentu et le loup senti la sorcière méfiante, et la voyant assurer ses pas, il posa la main sur son épaule pour la rassurer, si elle glissait, il serait prêt à la retenir. La caverne avait toutes les caractéristiques de ce genre d'endroit et était plongée dans une pénombre naturelle qu'un simple #Lumos ne perçait pas complètement. Ici, ce n'était pas la magie noire mais les ténèbres naturelles qui régnaient. Pourtant, la roche était gravée d'indications, de fléchages et il devenait certain que leur chemin dans ce couloir lugubre n'était pas hasardeux.

Ce qui ne les empêcha pas de déboucher sur une pièce fermée, ténébreuse elle aussi. Elle paraissait vide au premier abord, ce qui n'entama pas le moral des deux sorciers et Tina chercha dans le moindre recoin un éventuel indice ou mécanisme alors qu'Azphel vérifiait les indications présentes sur les murs. Après un instant, Tina trouva la solution et la pièce qui semblait à première vue fermée se continuait bel et bien, mais en s'enfonçant dans le sol par l'intermédiaire d'un escalier en plein milieu de la pièce, qui plongeait dans une noirceur brumeuse. Pour Azphel, il aurait été bien difficile de dire si le moindre signe ou n'importe qu'elle forme de ce qu'il voyait avait quoi que ce soit à voir avec les vikings. Mais à la lumière de la baguette de Tina, qui posait déjà le pied sur la première marche, il ressentit un frisson d'excitation en constatant que la pierre dans laquelle ils allaient s'aventurer était remarquablement polie et travaillée, et qu'aucun homme, sans magie, n'aurait été capable de pareille précision.

Ils étaient à peine arrivés sur le sol, une volée de marche plus tard, qu'Azphel remarqua des torches disposées sur les murs, braseros qu'ils s'empressèrent d'allumer grâce à leurs baguettes pour révéler une fresque superbement sculptée sur les parois, s'étalant sur toute la longueur de la salle. Le loup découvrit le point de départ de l'histoire gravée là, sous un soleil souriant et Tina qui avait bien plus de connaissance que lui, vint retracer les histoires de son conte dans la pierre, traversant des montagnes gravées, de couleurs fantomatiques mais nuancées, jusqu'à une lune pleine presque blanche. Sur toute la longueur, le travail était encore une fois remarquable et la magie avait clairement opéré ici ; peut-être pas à l'origine des vikings, mais peut-être pour la protection d'un de leurs trésors ?

Quand les doigts de l'Italienne effleurèrent l'astre céleste, un vent bourdonnant souffla toutes les lumières de la salle, laissant en souvenir sur la peau d'Azphel un frisson épineux. Il y eut un bruit de roche chuchoté et à la lumière de leurs baguettes, ils découvrirent un trou dans un mur, que Tina assura ne pas avoir vu avant. Pour le moment, tout semblait facile, presque trop, même pour les deux sorciers d'expérience qu'ils étaient.
Alors que Tina se hâtait de descendre par le passage révélé, elle manqua de tomber, rattrapée de justesse par le bras musculeux du loup qui la tira à lui dans la salle des fresques, récupérant la belle dans ses bras. Dans son dos, le sol descendait en effet dangereusement, promettant sans doute une chute fatale aux explorateurs peu attentifs.

- Je m'arrêterais bien ici pour profaner les lieux et te faire des choses peu conventionnelles, mais je suis beaucoup trop curieuse. Merci mon amour.
La phrase déclencha un sourire sur le visage du loup et une lueur provocatrice dans son regard. Tina et lui avait toujours été friands de l'originalité pour leurs ébats et un vieux souterrain viking n'avait en soi rien d'anormal...
- On va d'abord s'assurer d'arriver entiers au bout de ce tunnel, tu veux ? Je passe devant, dit-il avec un clin d'oeil.

La descente s'avérait, à la lumière de la baguette du mage noir, relativement dangereuse et idéale pour un intrépide souhaitant se rompre le cou... Ils étaient obligés de progresser avec le poids du corps porté vers l'arrière et peu d'écart entre chacun de leurs pas. Mais après quelques minutes d'une marche inconfortable vers l'inconnu, une lumière leur parvint d'en bas. Une lumière et un bourdonnement.
- Qu'est-ce que.. ?

Le mage noir ne termina pas sa question, le bruit augmentant, il devina ce qu'était ce murmure souterrain qui devenait plus fort à mesure qu'ils s'approchaient de la lumière. Ils arrivèrent, époustouflés, dans une salle d'une profondeur incroyable, taillée dans la longueur, éclairée des mêmes braseros que la pièce précédente... sans que rien ne les ait à-priori allumé. La salle, couverte de runes sur les murs vertigineux - le plafond culminait bien à cinq mètres de hauteur - était parfaitement découpée en son centre par l'eau de la mer du nord qui coulait en un couloir de pierre si parfait qu'il ne pouvait être naturel. Il se divisait en deux au centre de la grotte pour faire le tour d'un carré de pierre sculpté qui soutenait ce qui ressemblait à un étrange autel de la même forme.

Les runes autour d'eux étaient d'une couleur ocre, et représentait des astres et ce qui semblait être des continents ainsi que des navires, vaisseaux marins en tout genre, qui parsemaient régulièrement l'ensemble de la roche.
- C'est incroyable, tu savais qu'on trouverait ça ?
Tina hocha la tête en signe de négation et il prit la direction opposée à la sienne pour faire le tour de la salle, illuminant les murs de sa baguette sans qu'il ne comprenne réellement la portée des fresques tantôt peintes, tantôt gravées, qui se trouvaient là. Ils se retrouvèrent dans le fond de la salle à la lumière de leurs baguettes.

- Ça parle de différentes histoires, de leurs voyages... Je ne suis pas certaine, mais je crois que ça relate la découverte d'un trésor.
- Et un trésor qui serait....
- Caché dans...
- Ce carré de pierre ?

Leurs visages s'étaient tournés en même temps vers le centre de la pièce et l'édifice carré qui était disposé au milieu de la salle, entouré par la chute lente des eaux marines. Main dans la main, il se se dirigèrent vers le centre de la grotte qui semblait attirer toute la lumière émise par les torches.
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Re: Les Îles de la Mer du Nord

Message par : Valentina Boccini, Lun 20 Fév 2017, 05:50


____________________

Je ne relâche la main de Az que pour mieux examiner l'étrange carré de pierre. Ma première hyptohèse était celle de la tombe mais aucune rune frontale symbolisant la mort, ni celle du corps, ni celle de l'esprit. Frustrée, je me penchais et examinais les côtés lisses du carré. Peut-être n'y avait-il des runes que sur l'arrière du monument ? Je fis signe à Az de m'aider à passer de l'autre côté du mystérieux autel. Une fois coincée entre le mur de pierre et l'édifice qui était forcément de la main de l'homme, je devinais enfin des symboles. Parvenant à me pencher suffisamment, je tombais nez-à-nez avec des runes noircies, gravées par le métal dans la pierre. J'entendrais presque le crissement de la lame. Un frisson me saisit.

Par Merlin, il ne s'agissait pas de l'alphabet d'ancien Futhark ! Il y avait une séquence de seize symboles différents. Nous étions au bon endroit, sur la bonne piste : il s'agissait de la version scandinave danoise de l'expression runique, utilisée presque exclusivement pour des rituels magiques et des inscriptions visant à enchanter des objets. Quelque chose clochait pourtant.

- Bébé, amène moi de quoi écrire s'il te plait. L'alphabet n'est pas dans l'ordre classique : on a échangé des lettres pour faire passer un message.  
- Tu ne crois pas que ça pourrait-être une énigme ? demanda le loup en me passant un parchemin et une plume mouillée d'encre.

Après l'avoir remercié, je confirmais qu'il s'agissait peut-être d'une énigme et commençait à retranscrire les runes sur le papier, prenant soin d’annoter directement les différences d'ordre en les numérotant telles qu'elles auraient du être. Mais dès le commencement, on se jouait de la tradition, Fehu, la rune du feu originel, n'ouvrait pas le premier aett. Une fois la retranscription achevée, je me dégageais de la prison de pierre et grimpait sur l'autel, sans plus de révérence, fixant le parchemin.

- Tu as raison, c'est une énigme. Et la solution se trouve sur les murs.
- J'ai une idée. Guide moi de là-haut et je m'occupe des murs.

J'examinais le placement des runes. Les deux premières étaient inversées. On avait placé la Mère avant l'Originel. Pourquoi ? Qui était la mère dans la pensée ésotérique scandinave ? Nous étions sur des recherches d'un autre niveau. L'avancée était bloquée tant que nous n'aurions pas trouvé la solution de l'énigme. Je connaissais l'alphabet dans son ordre originel, mais que pouvait bien signifier cette inversion des symboles ? Pourquoi avoir poussé la quête jusque là ? Uruz signifiait la gestation, le début de la vie. On l’associait à la nuit... Et si nous nous étions trompés, un peu plus tôt ? Si le soleil n'était pas le début mais bien la fin ? La lune deviendrait alors le commencement de l'histoire...

Je me penchais à nouveau sur les runes. Mon dieu. Il n'y en avait pas seize mais quinze. Il en manquait une ! La solution était là. Je saisissais enfin le mécanisme. Il fallait remonter l'histoire rune par rune jusque à trouver celle qui manquait.

- Az ? Chéri, je vais te donner un symbole et tu dois me dire si il apparaît ou non. Commence de la Lune et remonte vers le Soleil.

Symbole par symbole, nous remontions le fil d'une histoire. Je pense après réflexion qu'il s'agissait d'un conte pour enfant mettant en scène une rencontre entre les deux astres. Une lutte contre le temps...

- Az ? Est-ce qu'il y a la représentation du cycle du temps ?
- Un endroit où le soleil et la lune se croiseraient ?
- Oui !

Le loup arpenta le mur par trois fois avant de me confirmer que rien ne venait apposer le sceau du temps et de sa cyclicité. Il manquait bien une rune à cette suite de symbole : et il faudrait qu'elle soit pile au centre. Je me laissais descendre dans la fente, face aux runes. Je comptais lentement. Passé la septième rune, je m'armais de ma baguette et traçais d'un #diffindo les contours de Jera, rune symbolisant le temps qui passe, la saison qui revient sans cesse, le soleil qui inexorablement se lève pour redescendre. Les lunes semblèrent prendre vie, prenant du relief, quand un brusque tremblement fit tomber de la poussière de la roche.

Le couvercle de l'autel s'ouvrait tout seul, basculant vers l'arrière : vers moi. A mesure qu'il coulissait, il ne me laissait que de moins en moins d'espace. Je transplanais avant de me retrouver décapitée par l'immense cercle de pierre. Je me retrouvais derrière Azphel. Nos yeux brillaient de la même lueur d'affolement. Devant nous, à quelques mètres à peine, se trouvait un trésor. Première étape d'un long voyage, récompense bien méritée ou tombeau déjà pillé ? Nous allions le découvrir.
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Re: Les Îles de la Mer du Nord

Message par : Azphel, Mer 01 Mar 2017, 11:39


Si Azphel n'était clairement pas le premier idiot venu, il devait cependant reconnaître que pour cette expédition Tina était le cerveau de leur couple. Il l'avait écouté avec attention lorsqu'elle avait conté les histoires des vikings, relaté leurs mythes et légendes, narré les histoires de leurs Dieux ; mais il devait admettre qu'il était bien loin d'être imprégné de tout ce savoir, et que Tina était indispensable aujourd'hui, sans elle, il aurait avancé à l'aveugle. Il aurait pu deviné qu'il s'agissait d'un alphabet gravé sur l'autel mais aurait été incapable de le déchiffrer. Mais là où Tina voyait les évidences gravées sur les murs, il lui apportait ses suggestions et sa perspicacité.

- Bébé, amène moi de quoi écrire s'il te plait. L'alphabet n'est pas dans l'ordre classique : on a échangé des lettres pour faire passer un message.  
- Tu ne crois pas que ça pourrait-être une énigme ? risqua Azphel en apportant un parchemin et une plume récupérée dans le sac de Tina. Après quelques minutes à gribouiller, l'italienne partageait son avis :
- Tu as raison, c'est une énigme. Et la solution se trouve sur les murs.
- J'ai une idée. Guide moi de là-haut et je m'occupe des murs.

Tina et Azphel n'étaient jamais aussi forts que lorsqu'ils agissaient de concert, main dans la main. Leur vision commune de la magie et leur fascination pour les découvertes et les trésors du monde agissait sur eux comme un moteur supplémentaire, une impulsion intérieure qui les dirigeait tous les deux sans qu'ils ne s'en rendent compte vraiment. Avec le temps, c'était devenu une habitude et leur association parfaite était toute naturelle.

Tina avait eu une idée, et Azphel entreprit de refaire le tour de la longue salle en examinant les murs, sous ses directives. La belle cherchait visiblement un dessin spécifique ou une absence de quelque chose qui aurait du se trouver là... De la lune au soleil, Azphel redécouvrit l'histoire laissée ici en empreintes avec une vision nouvelle. Toute la salle exprimait quelque chose, mais le sens de l'histoire racontée avait été soigneusement mélangé pour ne pas laisser les profanes s'emparer de ce qu'elle cachait. Si la définition exacte de ce qu'il voyait semblait échapper au mage noir, ses regards vers Tina qui était parfaitement concentrée lui confirmaient qu'elle savait très bien ce qu'elle faisait. Lancé en une ultime recherche d'un symbole mêlant la lune au soleil, Azphel dû, après avoir effectué trois fois le tour de la salle, confirmer à Tina qu'il n'y avait pareille représentation ici.

Le loup-garou se rapprocha du centre de la salle, sans comprendre la signification de tout cela, alors que Tina était affairée à graver quelque chose dans la pierre avec sa baguette, une forme qu'Azphel ne voyait pas. Il aperçut de légères lueurs proches de la sorcière avant qu'un grondement de pierre ne résonne, laissant le dessus de l'autel basculer lentement vers l'italienne. Quand il crut qu'elle allait être percutée, elle le rejoignit en transplanant. Les deux mages noirs échangèrent un regard où se mêlait l'appréhension à la fascination et ils avancèrent vers le sépulcre de pierre ouvert devant eux, enjambant les eaux qui découpaient le sol.

Une certaine déception marqua le visage d'Azphel quand il s'aperçut qu'aucune lumière, aucun artifice, n'éclairait l'intérieur de la cavité qui venait de s'ouvrir devant eux. Ils durent allumer leur baguette magique pour en éclairer le fond, un sol de pierre couvert de petit cailloux, sans objet apparent, seulement un épais rouleau de parchemin qui ressemblait à un codex.
- Après toi bébé.
Le sourire qui illuminait le visage de Tina en disait long sur la satisfaction qu'elle avait de voir ce rouleau ici, même si Azphel s'était attendu à un quelconque objet d'origine viking.
- Qu'est-ce que ça dit ? demanda-t-il en regardant par dessus son épaule.
- Attends chéri...

Elle déroulait lentement le rouleau de parchemin qui faisait une cinquantaine de centimètres de longueur ; majoritairement écrit, il comportait pourtant en son centre une gravure représentant un homme à qui on aurait pu porter les traits d'une divinité, arborant au-dessus de sa tête un volumineux marteau. Dans sa représentation l'on pouvait deviner qu'il ne s'agissait là d'un simple mortel.
- Je ne connais pas leur langue, risqua Azphel, mais ce dessin, il ne s'agirait pas de Thor brandissant Mjöllnir ?
- Je crois que tu raison...
Par réflexe, Azphel vérifia que l'intérieur de l'autel ne contenait rien, mais il semblait désespérément vide.
- D'après ce texte, Mjöllnir a reposé ici, avant d'être emporté ailleurs. Dans les grandes lignes, cela dit que cette grotte a déjà été trouvée par le passé, et que l'on est venu chercher le marteau pour l'emmener ailleurs... Pour le reste, il semble que cela soit une énigme, il me faudra un peu de temps pour en comprendre le sens. Mais je crois que c'est une indication sur la localisation du marteau de Thor.

Tina s'était retourné vers lui, les yeux grand ouverts et les deux sorciers se regardaient avec la même excitation qui brillait dans leurs regards.
- Donc, on retourne à l'auberge ?
- Oui, ça sert à rien de rester ici, je pense qu'il n'y a plus rien depuis longtemps, si ce n'est ces traces laissées pour les plus aventureux...

Liant sa main à la sienne, Tina transplana avec Azphel.

Schiavo fit un bon quand ils apparurent dans le petit salon, où quelques heures plus tôt, Azphel regardait le bazar de documents de sa compagne étalé sur la table, sans y comprendre grand chose.
- Vous allez bien maîtresse ? demanda l'elfe, non sans adresser un regard qui posait la même question à Azphel.
- Ca va oui ! Nous avons trouvé un document intéressant, il va nous falloir l'interpréter, mais ce n'est pas impossible que nous partions d'ici demain ou après demain.
L'elfe était ravi et donnait l'impression de s'être inquiété pour eux, ce qui lui conférait quelque chose d'attendrissant.

Excités par leur trouvaille, Tina et Azphel s'enfoncèrent dans le canapé, le codex sur la table devant eux, leurs mains liées. Ils échangèrent des regards plein d'excitation accompagnés par des baisers voluptueux. Dans les découvertes, dans l'expression de la magie et des merveilles, ils partageaient le même plaisir. Le mage noir ressortit du sac de Tina la bouteille de whisky qu'ils avaient volé au bar et les deux verres utilisés plus tôt.
- On fête ça et on se penchera sur ce papier plus tard ?
- Je suis parfaitement d'accord, répondit l'italienne en attrapant la lèvre du loup avec les siennes.

Ils finirent la bouteille, les mains liées, Azphel écoutant Tina qui parlait de toutes les implications et suites possibles à leur découverte avec beaucoup d'attention. Dehors, la nuit tombait et une lumière orangée, diffusée par le soleil couchant, pénétrait les fenêtres de leur chambre. Quand la bouteille fut finie, Azphel passa sa main derrière la tête de sa compagne pour l'attirer à lui et l'embrasser fougueusement.
- Je vais aller prendre une bonne douche chaude... tu me rejoins bébé ? demanda-t-il en croisant son regard azur avec un sous-entendu dans la voix.

La laissant là, il grimpa les escaliers qui menaient à l'étage, alla à la salle de bain ouvrir les robinets en grand, avant de se déshabiller dans la chambre. Quand il retourna sous la douche, une vapeur émanait déjà de l'eau qui coulait en abondance.
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Re: Les Îles de la Mer du Nord

Message par : Valentina Boccini, Dim 16 Avr 2017, 08:33


____________________

mon retard est une illusion d'optique...

La tête qui brûle, le cerveau qui exulte. Je ne suis pas une femme d'intérieur - pas de celles que l'on traîne au restaurant avec un bouquet de fleurs et des chocolats à la liqueur. L'ennui et la routine m'écrasent et me rendent folle - littéralement - folle. Alors sortir, faire flamber les certitudes et braver les tumultes de la nature pour découvrir les miracles des civilisations anciennes est à mes yeux bien plus plaisant à deux qu'une nuit romantique. Du moins, c'est le meilleur des préambules. Pourquoi chercher un sens à toutes ces découvertes ? Bien sur pour trouver. Trouver les runes à graver au bon endroit pour retrouver l'équilibre. Pour faire peser la balance du bon côté et enchaîner les ailes. Muselé le bec. Clôturer solidement les méandres langoureux d'un esprit aliéné par la haine.

Nous rentrons, nous détendons, mais j'ai l'esprit qui torpille. Comment ne pas, en effet, penser aux miracles que nous pourrions effectuer armés d'artefacts runiques ? Rien ne vaut la magie ancestrale, celle qu'exploitait les sorciers autrefois, comme cette sorcière que nous avions trouvé quelque part dans un château en ruine en Irlande. Elle avait avec elle un sceptre que nous gardions pour décoration, accroché dans le salon du God's Appetite. La magie était renforcée par des connaissances que nous avions perdu aujourd'hui. Je manipulais la forme la plus pure de la magie, celle que l'on applique avec les paumes. Pourquoi ne pas me noyer dans les tourments du renforcement, des ajouts, des modifications, des ruses et des envolées - la note est perchée haut, le do perdure, le fa mineur retombe et je ne sais plus si la violence de mes émotions est due
à tes baisers
à tes promesses
à celles de la magie.

Mais n'éclot que le désir et l'étrangleuse passion qui n'est entre nous jamais source de tabous. Le sexe a sa raison que la raison ignore. Ou quelque chose comme cela. Les lèvres entrouvertes et le souffle éclaté avant que ne se lève le loup plein de promesses. Suis-je à ce point animale que je gronde sourdement d'envie. Les yeux fous, je le suis comme une automate, envoûtée, attirée, le suivant sans même me déshabiller sous l'eau chaude, laissant mes vêtements - blancs, ma foi - coller et transparaître, retrouvant sa bouche avec une flamme que seul les enfers pourraient concurrencer. Le brasier est allumé. Il n'y a qu'un seul moyen de l'éteindre...

Caresses précieuses blotties dans les bras du temps qui se stoppe pour nous offrir un moment d'Eden, le chemisier est bien vite rejoint, loin sur le carrelage, par le jean trempé. En dessous noir, contre son torse, à la lumière de l'eau brûlante, je me dis que seul l'âge stoppera notre course. Rien ne peut nous arrêter si ce n'est la mort et la vieillesse du corps. Nous sommes trop puissants - trop forts - à deux pour que quiconque n'ait la force de se dresser face à nous. j'en suis persuadée.

et l'amour est source de problème. J'en oublie les traces et les cicatrices, révélatrices du présent et du passé, qui ornent ma peau et qui me laisse découverte, ouvrant la voie à de nombreux secrets jusque là passés sous silence. Je jure solennellement que mes intentions sont mauvaises.
Et la vérité éclate.

Je. suis. l'Enfer.
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Re: Les Îles de la Mer du Nord

Message par : Azphel, Mer 19 Avr 2017, 11:52


La douche est brûlante, délassante, et l'eau résonne fortement dans la cabine qui se nimbe d'une buée épaisse. Les mains posée contre le mur, la tête basse, l'eau s'éclate sur le cou puissant d'Azphel qui se laisse volontiers marteler par cette pluie revigorante. Mais les mains de Tina le rattrapent bien vite et Azphel se retourne pour accueillir dans ses bras sa compagne, toute habillée, trempée de la tête aux pieds ; laissant leurs corps se retrouver l'un contre l'autre, leurs doigts se joindre et leurs bouches formuler une danse commune.  Un baiser électrique et passionné, instinctif, primitif presque.

Et la blonde se dévêt, envoie valser dans la chambre ses vêtements, révélant son corps diablement sculpté au loup ; corps qui se retrouvent, s'enlacent, pensant moins aux bienfaits de la douche qu'au moment de plaisir qui leur appartient. La repoussant contre le mur, Azphel laisse se joindre furieusement leurs langues alors qu'il la plaque, mains jointes et... visage soudain troublé par la surprise, yeux grand ouverts, ses émeraudes tombant sur le bras nu de sa partenaire, marqué. Une expiration de surprise s'échappe de la bouche d'Azphel, passant inaperçue dans la nébuleuse cabine. Le regard azuréen de Tina qui le dévisage un instant semble questionner son niveau de surprise. Les émeraudes se dérobent et se posent sur son propre bras, marqué de scarifications sur l'ancienne allégeance.

- Toi ? demande-t-il dans un souffle.
Le mot est à peine formulé, sorti des lèvres charnues de l'italienne comme une révélation qui ne devait revêtir d'importance pour lui.

Les secondes s'éternisent et l'eau rebondit sur le sol de la douche, laissant le couple face à face, sans mots, juste avec des palpitations de coeur et de corps. En un clignement d'oeil, à peine conscient, Azphel récupère ses esprits. C'est Tina face à lui... Le temps passe et la chaleur marque clairement leurs traits, accentuée par l'épuisement de leur journée. Fermant ses paupières, Azphel oublie la vue et laisse son coeur et son corps être dirigés instinctivement, retrouvant les lèvres de l'italienne en un baiser effleuré, presque dégusté, avant de l'embrasser fougueusement, la prenant au piège du mur contre lequel elle est appuyée.

Dirigé par ses pulsions, le reste semble s'échapper, le Bien et le Mal, les appartenances, jusqu'aux raisons, aux questions, et tout ce qui existe. L'eau coule en abondance sur leurs corps liés et les minutes sont accompagnées par leurs battements de coeur frénétique et la danse uniforme qu'ils mènent. À en oublier le temps qui passe et tout le reste, à ne croire et jouir que du moment présent, de leur noire union qui ne se soucie de rien d'autre que d'elle-même. Egoïstement Azphel et Tina ont toujours vécu ainsi, loin de se préoccuper des pensées des autres. Leur couple était lié dans la magie noire, autour d'elle, et ils se liaient dans elle, sans faire fi de ce qu'il y avait d'autre.

Ils s'échappèrent de la douche une fois épuisés et lavés, las de leur journée. Ils prirent tout leur temps pour se rhabiller et rassembler leurs affaires, bien aidés par un Schiavo toujours serviable et qui ne posait pas de questions. Aux dernières heures du jours, ils transplanèrent pour God's Appetite, pour retrouver leur antre de noirceur si familière.

[Fin du RP]
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Ulysse Daiklan
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Re: Les Îles de la Mer du Nord

Message par : Ulysse Daiklan, Ven 01 Sep 2017, 08:23


Two souls, lost in stars.

Violet & Ulysse




L’odeur de la mer.

Quand j’étais petit, mon père et ma mère nous amenaient souvent en vacances dans des lieux tranquilles, un peu isolé. A l’époque mes pouvoirs commençaient à se déclencher, ils voulaient pouvoir profiter de leurs vacances sans avoir à me surveiller tout le temps. Et ma mère étant moldu, compliquée d’aller en toute tranquillité au milieu d’endroits réservés aux sorciers.

C’est comme ça que j’ai connu cette petite île. La « Fair Isle », proche du royaume uni et perdu en mer du Nord. Mes… nos pieds touchent le sol nappé d’herbe probablement verte. La lune n’éclaire pas assez pour le savoir, je vois la silhouette de Violet se dessiner devant moi mais c’est tout. Je libère la rouquine de mes bras et recule de quelques pas. Heureusement que la nuit est noir, cachant du coup mon embarras. J’attends quelques secondes que la nausée dûe au transplanage passe avant de relever la tête dans sa direction. Je replace mes cheveux de façon un peu nerveuse, qu’est-ce qu’il m’arrive ? Tout se passait très bien au restaurant, aucune raison que ça se passe mal ici. Je prends une longue inspiration avant de m’exprimer.

- La Suède et le Pérou me paraissaient bien mais avec un voyage aussi long les risques de désartibulation augmentent. Je n’ai pas vraiment envie de te faire mal.

Oui parce que n’oubliez pas : je suis un boulet. Et je ne suis pas sûre que perdre la jambe de la fille lors d’un premier rencard soit la meilleure technique de drague. Rencard ? Est-ce que je peux vraiment appeler ça un rencard ? Si vous rencontrez une fille qui vous plait, que vous mangez avec elle et que vous la kidnappez pour aller regarder des étoiles, est ce que vous appelleriez ça un rencard ? Non, je dois me faire des idées. Je regarde un peu autour de moi, même si je n’y vois rien. Le silence nous entoure, se brisant en cadence avec les vagues contre le rivage. Par rapport à la Tête du Sanglier, je peux parler d’une voix normale, limite un peu basse, je suis sûr qu’elle m’entend.

- Du coup j’ai pensé à ici. Y’a pas beaucoup de monde donc peu de pollution lumineuse on pourra mieux voir la voie lactée. En plus les terrains sont dégagés donc si on veut se balader en même temps.

Je m’embourbe dans mes explications, évidemment. En plus ça se trouve elle préférait aller dans un endroit un peu mieux et pas maintenant. Je n’ai même pas levé la tête pour regarder les étoiles, mes yeux sont concentrés sur elle, essayant de mieux distinguer son visage, de voir ses réactions. C’est à peine si je lui ai demandé son avis avant de partir, sincèrement elle pourrait porter plainte pour kidnapping. Je ne comprends pas pourquoi j’ai un instant de panique.

- Mais après si tu veux je te ramène hein, ça se trouve t’avais des trucs de prévu et puis si tes potes s’inquiètent ? Bon en même temps tu m’a dit que tu savais transplaner, mais voilà je veux pas te forcer si t’as pas envie de rester ici. Surtout que je comprendrais, quasiement personne ne connais cette île donc c’est limite flippant que je t’ai amené ici comme ça. Mon dieu tu me trouve flippant ? Ohlolo, désolé si c’est le cas c’est vraiment pas mon intention.


Je ravale ma salive pour m’arrêter. Faut que j’arrête ce tic de parler sans m’arrêter quand je suis stressé. Stressé ? Mais pourquoi je suis stressé ? Même si ça lui plait pas elle me le dira hein ? Rha il manquerait plus qu’elle reste juste par politesse. J’suis vraiment doué pour tout gâcher. Je secoue la tête de gauche à droite pour m’éclaircir les idées. Bon ça doit être un effet de l’alcool.

Faut que je me détende.


L.A Violet




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Re: Les Îles de la Mer du Nord

Message par : Violet O'Toole, Ven 01 Sep 2017, 09:31


LA de Ulysse !


Ok. Ok... ok. Je m'attendais à tout sauf à ça. Un « Viens. » et juste le temps d'attraper mon sac au vol, le tumulte de la Tête de Sanglier s'était assourdi, Ulysse s'était placé derrière moi, je sentais sa chaleur, son odeur et son cœur taper fort, sa force douce m'entourer ; frissons. Avertissement du capitaine de bord, et le néant, le sentiment étourdissant d'infini, suivi quasi instantanément par la pesanteur qui nous rattrapait par les pieds.


Le Lionceau me lâche, j'aurais préféré qu'il me garde un peu contre lui le temps de réaliser et de reprendre mes esprits, mais je fais avec. Je me retourne pour lui faire face, je lève la tête vers son visage et mon regard est emporté par le spectacle qui se dresse derrière, au dessus, partout autour de lui, dans l'immensité du firmament. Je me retrouve face contre ciel, et les conséquence du transplanage me rattrapent brusquement, je titube légèrement et pose ma paume sur ma bouche en fermant les yeux. J'imite mon compagnon d'aventure en prenant une longue et vivifiante inspiration. Je suis surprise par l'atmosphère iodée, passée inaperçue jusque là, que rencontrent mes narines. Conséquence inconsciente, le bruit des vagues me parvient aussi, on est donc au bord de la mer... Je me sens chez moi, ça fait tellement de bien.

Je sais pas où nous nous trouvons exactement mais avant que je puisse demander quoi que ce soit, Ulysse prend la parole :
« La Suède et le Pérou me paraissaient bien mais avec un voyage aussi long les risques de désartibulation augmentent. Je n’ai pas vraiment envie de te faire mal. Du coup j’ai pensé à ici. Y’a pas beaucoup de monde donc peu de pollution lumineuse on pourra mieux voir la voie lactée. En plus les terrains sont dégagés donc si on veut se balader en même temps. »
, sa voix accélère et on pourrait presque penser qu'il panique,
« Mais après si tu veux je te ramène hein, ça se trouve t’avais des trucs de prévu et puis si tes potes s’inquiètent ? Bon en même temps tu m’a dit que tu savais transplaner, mais voilà je veux pas te forcer si t’as pas envie de rester ici. Surtout que je comprendrais, quasiement personne ne connais cette île donc c’est limite flippant que je t’ai amené ici comme ça. Mon dieu tu me trouve flippant ? Ohlolo, désolé si c’est le cas c’est vraiment pas mon intention. ». Mes yeux s'habituent à l'obscurité et je commence à distinguer son visage, je confirme le diagnostique, il panique. Ça me rassure un peu, je ne suis pas la seule dont le cœur doit avoir du mal à tenir la cadence en ce moment. Je me met à rire, j'ai envie d'engager un contact physique pour le rassurer, lui prendre les mains, poser la mienne sur son épaule, lui tapoter le bras, mais je n'y arrive pas, je suis pétrifiée par la peur du rejet, alors je me contente de me rapprocher et de lui répondre, d'un ton que j'essaie rassurant ;
« Hé... T'inquiètes pas ! C'est ce que je voulais, c'est... c'est carrément génial ! », j'attrape ma baguette et murmure ; « Lumos minima... », juste assez pour qu'il me voit et qu'il constate ma sincérité. Je le regarde d'en bas en lui souriant. « Je t'assure que ça va. Enfin, à part les effets du transplanage, mais ça, je connais, et ça va déjà mieux. », je regarde autour de moi, distinguant juste des plaines, cassées à l'horizon par une étendue plus claire et réfléchissant les ténèbres du ciel ; la mer. Je plonge le bras dans mon sac et en sort mon gilet fétiche, le trop grand, tricoté, doux, noir, avec les jolis boutons en forme de feuilles. Il sent bon et cette effluve familière, mélange de mon parfum et de mon odeur propre augmente encore mon sentiment de bien être. Jamais j'aurais pu parier passer une si bonne soirée quelques heures avant. J'enfile ce doudou vestimentaire à la va vite, laissant une épaule nue, et je lance au beau blond ;
« Tu me présentes les lieux...? »
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Ulysse Daiklan
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Re: Les Îles de la Mer du Nord

Message par : Ulysse Daiklan, Ven 01 Sep 2017, 17:03



Violet & Ulysse







Je l’entends rire et étonnamment, tout mon corps se relâche. Je souris en l’entendant rire et la vois se rapprocher. Mon cœur bat douloureusement dans ma poitrine, elle veut vraiment partir en fait.

-Hé... T'inquiètes pas ! C'est ce que je voulais, c'est... c'est carrément génial !


Vous voyez ? je vous l’avais dit, il faut toujours que je gâch… quoi ? Ca lui plait ? Non bah non, comme je le pensais elle dit ça pour me rassurer c’est tout. Je le vois se rapprocher encore un peu plus et sortir sa baguette. Ah non quand même

-Lumos minima...


Je vois son visage tout près de moi et oublie totalement ce qu’elle dit. Oui pas très galant mais elle pourrait être en train de m’insulter que je n’en saurais rien. Je reste concentrée sur son visage, de loin je reconnais un ton rassurant, je crois. Elle détourne le visage et je retombe sur terre. Je me décide enfin à lever les yeux, choses que je n’avais pas encore fait jusqu’ici et voit le ciel. Parfait, il n’y a que très peu de nuages, et la lune est dans un fin croissant. C’aurait été mieux à la nouvelle mais on ne peut pas tout avoir. Je repose les yeux sur la demoiselle et la regarde mettre un gilet sur elle un fin sourire. Je dois clairement avoir l’air d’un psychopathe à la regarder comme ça, faut que je détourne les yeux. Le ciel voilà c’est beau le ciel. Toutes les étoiles les constellations tout ça. Vous saviez que c’est pas si compliqué à dessiner ? Non ? Bah maintenant vous savez . Je la sens se retourner avant de me parler.

-Tu me présentes les lieux...?


Je baisse la tête en m’apprêtant à répondre quand les mots se bloquent dans ma gorge décidément elle veut ma mort. Je n’arrive qu’à distinguer son visage, son cou, son épaule dénudée. Je jurerais avoir sentis mes pupilles se dilater, je déglutis à nouveau. Bon je ne vais pas réussir à me concentrer sur la ballade si elle reste comme ça. Je m’approche d’elle plonge mon regard dans le sien. Je dirige ma main vers son gilet et le remet pour couvrir sa peau. Voilà bien Ulysse, en plus d’être un psychopathe tu passe au statut de mec gênant, félicitations. Toujours en la regardant je faisais un sourire.

-Ce serais bête que tu attrape froid maintenant.

Dixit le mec en tee-shirt. Bon ok j’ai pas vraiment froid, mais voilà, là c’est grillé que je cherche une excuse. Bon pas grave. Je regarde la plaine derrière elle. Par où commencer ? Faire le tour de l’île ? C’est encore ce qu’il y a de mieux, de toute façon au centre à part un aéroport y’a pas grand-chose. Je me met dans une posture toute droite, une main derrière le dos et l’autre sur la poitrine. Je me penche légèrement.

- Ce sera un honneur d’être ton guide personnel !


Je me relève, commence à avancer et le tire légèrement par la manche pour qu’elle me suive. Bon je la lâche assez rapidement, parce que bon en plus de la kidnapper je ne vais pas la trainer à ma suite. Je me tourne vers l’île. L’avantage de passer ses vacances à des endroits particuliers chaque année, c’est que l’on connait tous les recoins de l’île. Même si ça fait longtemps, j’espère pouvoir lui montrer ce à quoi je pense. Puis qui sait, peut-être que ça peut la motiver.

- Même que si tu es sage, je te montrerais ma cachette d’enfant.


Je fais un grand sourire, mes yeux se sont à peu près adaptés à l’obscurité, je suppose que les siens aussi. Je me tourne dans la direction d’une sorte de colline dont le flanc est une falaise se jetant dans la mer. Je pointe le haut du doigt.

- Allons là-bas déjà ! Peut-être même qu’on verra quelques animaux.


Mais pourquoi j’ai envie de lui montrer tout ça ? C’est très étrange on se connais depuis quoi… Une heure ? Une heure et demi ? Et pourtant j’ai juste envie de la faire rire et sourire. Je dois avoir vraiment une tête de gamin à l’heure qu’il est. Je la regarde attendant juste qu’elle me suive. Puis si on tombe sur un animal dangereux je pourrais peut-être même la protéger qui sait…






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Violet O'Toole
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Re: Les Îles de la Mer du Nord

Message par : Violet O'Toole, Sam 02 Sep 2017, 14:26


Qu'est-ce qu...? Ma proposition était peut-être malvenue ? Mais pourquoi, comment ? Ulysse ouvre la bouche, prêt à s'exprimer et s'arrête là, muet, pendant deux ou trois secondes qui me paraissent une éternité. Toujours sans un mot il s'approche, ses yeux dans les miens, noirs sous les ténèbres. Je ne rigole plus du tout. Qu'est-ce qu'il veut ? Je vais faire un malaise je pense. Mon cœur tape, il résonne dans mes tempes. Il tend sa mains vers moi... et recouvre mon épaule, oubliée dans mon habillage. Par Merlin, j'ai cru mourir. Sérieusement, j'ai connu pire que ça ! Revenir ici aurait-il fait de moi une loque ? Un peu de courage, un peu d'aplomb ! Il faut que j'arrête de tout interpréter et que je me détende.
« Ce serais bête que tu attrape froid maintenant. », ahah, si ce n'est que ça... j'ai du mal à cerner si il est réellement altruiste ou si toutes ces attentions sont une façade, mais il me sourit, comment résister ? Je murmures un « Merci... » à peine audible, les oreilles encore bourdonnantes de la décharge d'adrénaline qui vient de parcourir mon corps.

Il joue les major d'homme et m'incite à le suivre alors que je range ma baguette, m'attrapant doucement par la manche. J'aime son éloquence, on dirait qu'il est le genre à être à l'aise en toutes situations... Moi, dont les pommettes me trahissent pour un oui ou pour un non, je trouve ça rassurant. Je me sens bien là, maintenant, avec lui -je le répète, au cas où c'était pas encore assez clair-, malgré ma demi-syncope l'instant d'avant. C'est pas fair-play ce genre de suspense ambigüe dans des situations comme celle ci... Il joins la parole au geste ;
« Même que si tu es sage, je te montrerais ma cachette d’enfant. », je suis profondément touchée et je comprends, du moins je le crois, qu'il a dû vivre ici, ou au moins y passer une bonne partie de sa jeunesse. Il me montre l'horizon, la plaine se jette, abrupte, dans la mer, avec le ciel constellé d'étoiles en toile de fond. J'en profite pour l'observer plus attentivement. Il est grand, bien proportionné, belle gueule. Sous mon nombril, des fourmis -ou des papillons, si vous êtes romantiques- s'agitent... ;
« Allons là-bas déjà ! Peut-être même qu’on verra quelques animaux. »,

Je passe mon sac en bandoulière, histoire d'être plus à l'aise et je suis mon beau guide personnel. Je sens une certaine excitation dans sa voix, et c'est contagieux, j'ai l'impression que je pourrais le suivre pendant des kilomètres et des kilomètres. Alors qu'on entame notre marche vers la vertigineuse destination, je me risques à lui poser la question qui me brûle les lèvres ;
« Ta "cachette d'enfant", ça veut dire que tu venais ici souvent ? Tu y as vécu ? A quel genre d'animaux tu fais allusion ?! », bon, j'en suis assurée maintenant, c'est contagieux cette fièvre enfantine. « J'adore les animaux. », ça, c'est fait. Degré zéro de maturité, régression totale. Cette fois il ne peux pas voir mes joues empourprées, ça m'arrange plutôt. J'enchaine rapidement, histoire de ne pas lui laisser le temps de réaliser la niaiserie de ma remarque, et encore moins le temps d'y réagir ;
« Merci en tout cas. J'ai l'impression que ça fait une éternité que j'ai pas partagé quelque chose avec quelqu'un. Et tout ça c'est... », trop, très trop, mais c'est bon, très bon. Non, stop l'émotion. Stop les yeux brillants et les déclarations niaises. Stop le cœur qui frappe et qui dicte. « ...cool. », je m'éclaircis la gorge, émue sans vouloir qu'il le sache. Il ne peut pas se rendre compte du bien que tout ça peut me faire. Il sait pas que je viens de passer ces cinq dernières années isolée, que les seules personnes, hormis les membres de ma famille, qui s'intéressaient à moi le faisaient par intérêt ou par méchanceté. Mais je replonge et je m'en fiche, je profite de l'instant et j'ai pas envie qu'il se sente acculé, ou qu'il pense que je lui met une quelconque pression. Je veux pas le faire fuir, oh ça, non.
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