AccueilPortailFAQPublications internesRechercherMembresGroupesS'enregistrerConnexion

Harry Potter 2005 :: ~¤~ Académie de Poudlard ~¤~ :: Cours :: Défense contre les Forces du Mal
Page 4 sur 6
Cours 3 ~> La peur
Aller à la page : Précédent  1, 2, 3, 4, 5, 6  Suivant
Quentin Dawson
Poufsouffle
Poufsouffle

Re: Cours 3 ~> La peur

Message par : Quentin Dawson, Sam 13 Sep - 23:14


Quentin suivit le cours attentivement et écoutait ce qui se disait et ce que la Professeur corrigeait. Après Quentin, d'autres élèves racontaient la ou les peurs qu'il devaient affronter.
Après cela la Professeur prit la parole et posa quelques questions, donc qu'est-ce qu'était l'armoire au fond de la classe. Il le savait mais d'autres élèves avaient pris la parole avant, c'était bien sûr un Epouvantard, une chose qui se transforme en votre plus grande peur, oui c'est vrai c'est génial.
Par la suite Miss Boccini demanda aux élèves de répéter une formule, le nom de cette formule, Ridikulus.
Les élèves allaient par la suite devoir affronter l'épouvantard en le rendant ridicule.
Alors d'un seul coup, les élèves se mirent à répéter la formule, enfin, certains fessaient n'importe quoi mais Quentin lui, restait très concentré lors de la prononciation de cette formule. Il était à la fois très pressé de pouvoir affronter l'épouvantard mais il avait un peu peur aussi, mais bon l'important était pour le moment de prononcer cette formule comme il le fallait.
Revenir en haut Aller en bas
Ellay Welsh
avatar
Poufsouffle
Poufsouffle
Spécialité(s) : Aucune spécialité enregistrée actuellement.


Re: Cours 3 ~> La peur

Message par : Ellay Welsh, Dim 14 Sep - 11:29


Après avoir entendu chaque réponse Mlle Boccini s'avança lentement, en se plaçant au centre de l'allée, formée par les deux rangées de tables. Arrivée à cet endroit même elle prononça distinctement : "Ridikulus ! "
Ce mot ne fit qu'un tour dans la tête d'Ellay, ils allaient devoir affronter leur peur la plus profonde. La jeune fille ignorait la sienne parce qu’a part sa phobie, elle n'y avait jamais réellement pensé.
Un sourire se dessina sur son visage, la pratique approchait et elle voulait à tout prix impressionner son professeure :


-"Qui peut me dire ce qui se cache dans la jolie armoire du fond de la classe ?"


La réponse avait déjà été donné, inutile pour Ellay de la répéter. D'un coup de baguette, la Professeure fit tomber le drap, révélant un meuble de bois pour le moins étonnant, selon Ellay, il tremblait par intermittence en faisant vibrer les miroirs fixés à ses portes. Ne laissant pas les élèves s'extasier sur l'armoire en question la professeure enchaina sur la consigne l'exercice de préparation :


-"Répétez distinctement : Ridikulus ! N'usez pas encore de vos baguettes, je vous prie !"


La consigne s’annonçait pour le moins facile, Ellay avait hâte de commencer ! Les élèves commençaient petit à petit à prononcer cette formule, certains étaient un peu hésitant tandis que d'autres s'en donnaient à cœur joie ! Ellay quand à elle était de ceux qui n’hésitaient pas à la prononcer :

- Ridikulus ! Ridikulus ! Ridikulus !

Cette formule l'amusait, le début de la pratique était drôle mais est-ce que la suite amuserait autant El' ?
Revenir en haut Aller en bas
Linaewen Dementia
avatar
Serpentard
Serpentard
Spécialité(s) : Aucune spécialité enregistrée actuellement.


Re: Cours 3 ~> La peur

Message par : Linaewen Dementia, Dim 14 Sep - 17:43


Quelle répartie à couper le souffle. Linaewen ne pouvait nier son sarcasme à toute épreuve ce qui rendait le cours vivant. L'ennui n'avait pas sa place dans celui-ci. Les seules "choses" ennuyantes étaient peut-être les réponses de certains élèves. Les phrases inutiles, l'hésitation qui coupe court à leur récit, en bref, des interventions inutiles. A croire que les élèves appréciaient le fait de narrer leur vie et de s'ouvrir avec une facilité déconcertante. Des gens naïfs qui découvriront, pour certains, les joies de l'effroi. Il faut dire que la découverte de leur plus grande peur avait un côté jouissif. La morale interdirait tous jeux qui pourraient rendre la Serpentard euphorique, mais la vie était-elle une morale à elle toute seule ? Non, loin de là. Alors pour quelques instants de bonheur, celle-ci pouvait bien l'épargner n'est-ce pas ?

Une phrase dite par l'enseignante l'interpella :

- Cette question est pertinente, Monsieur Davis. Je dirais que tout dépend de la situation. Et tout dépend des réactions de la personne face à la peur. Ce sortilège est très dangereux. Si la personne reste bloquée dans un mutisme effrayé, elle devient une cible facile. Elle peut donc aisément y passer. C'est surtout sur le mental que ce sort à des effets dévastateurs. Cela peut mener à la folie, à des actes irréfléchis. Il faut prendre en compte les effets secondaires. Ne l'oubliez pas.

Ces mots se gravèrent bien profondément en elle, quant à sa plume, elle bougeait à une vitesse affolante. Tout écrire, elle devait tout écrire. Ses yeux se baissèrent vers son parchemin, vides. Cette information des plus importantes ne pouvaient être oubliées. Pas qu'une idée insensée germait dans son esprit, mais elle savait irrémédiablement que cela pouvait lui être utile. Alors la sorcière écrivait comme possédée. Enfin, sans réelle comparaison humoristique ni même ironique.

Un mouvement à sa gauche la sortit de sa léthargie éphémère. Le Professeur sortit sa baguette et bougea ses lèvres. Pourquoi parlait-elle ? Pourquoi son arme bougeait-elle ? Et enfin, pourquoi chaque élève en firent de même. La question principale quoique idiote qui s'imposa à elle était celle-ci : Qu'avait-elle fait ?
Outre le comportement des sorciers, l'encre étalée sur son parchemin sous forme de mot la fascina et l’intrigua. Ce n'était en rien compréhensible : Gurth, iâr, ruith, muil, srach, raug, uruk, naeg, fuin, raban ... Était-elle en cours, prête à affronter un Épouvantard ? Cela n'en avait pas l'air. Une nouvelle fois, tout ce qui l'entourait semblait disparaître pour ne laisser que sa personne et ses pensées sombres. Son visage pâle ne reflétait que l'admiration qu'elle ressentait.
L'hésitation tantôt ressentir quant à la rencontre de sa pire peur s'était effacée en un claquement de doigts pour être remplacée par de l'excitation bien cachée.
Revenir en haut Aller en bas
Megan K. Hayajân
avatar
Serpentard
Serpentard
Année à Poudlard : Sixième année

Spécialité(s) : - Métamorphomage
- Permis de Transplanage


Re: Cours 3 ~> La peur

Message par : Megan K. Hayajân, Dim 14 Sep - 22:39


À peine eu-je prononcé la formule qu'un coeur désharmonieux de "Ridikulus" s'élevait. Je remarquais deux sortes d'élèves. Ceux qui faisaient les choses correctement, prenant soin de répéter plusieurs fois la formule en articulant bien le mot, et ceux qui prenaient ça à la rigolade, ne se donnant pas la peine de faire l'exercice, me regardant d'un air moqueur. Ceux là, ô, ceux là, allaient avoir la peur de leur vie. Personnellement, j'avais bien hâte de voir ça. Finalement, je rejoignis le fond de la classe, surveillant les étudiants du coin de l'oeil. Mon regard se posa plus particulièrement sur Violaine, qui semblait sur le point de vomir. Je m'approchais d'elle et soupirais. Boire avant les cours, non mais quelle idiote !

Linaewen, ma filleule, cachait derrière son visage nette une impatience sans nom. La peur l'éveillait, l'animait. Tout comme la douleur. Elle était une habituée de ces sentiments. La jolie Ellay était très concentrée et cela faisait plaisir à voir. Son camarade Quentin était lui aussi bien sérieux. Tout comme Renesmée et Logan. À ma grande surprise, Spencer répéta plusieurs fois la formule sans broncher. Je lui adressais un sourire satisfait...

-Assez. Miss Stoller, votre définition est parfaite. Cinq points pour Poufsouffle !

Je levais la main pour imposer le silence aux élèves. Il était tant de passer à la partie pratique, la vraie. Je m'éclaircissais la voix avant de reprendre :

Très bien. Placez vous tous en file indienne. Quand vous serez prêts, j'ouvrirais l'armoire et vous vous retrouverez face à un Épouvantard. Vous devrez vous concentrer pour prononcer la formule et ridiculiser votre peur. Restez calme. Hurlez si vous ne vous sentez plus capable de rien. Évanouissez vous si vous ne pouvez plus hurler.

HRPG à lire avant de poster
vous avez deux semaines pour poster votre affrontement avec l'épouvantard. Sachez que ce rp sera noté sur 10. Soignez votre post, c'est très important. Surtout, soyez original. Et n'oubliez pas que vous n'êtes pas des super héros. Soyez cohérent, et vous aurez de bonnes notes Wink
Revenir en haut Aller en bas
Lilith Bee
avatar
Gryffondor
Gryffondor
Spécialité(s) : Aucune spécialité enregistrée actuellement.


Re: Cours 3 ~> La peur

Message par : Lilith Bee, Mer 17 Sep - 15:46


Lilith sourit à peine à Eb' qui lui proposa de se faufiler discrètement hors de la salle... Elle ne voulait pas passer pour une trouillarde! Elle ne prit pas la peine de lui répondre, et resta assise en attendant que les choses sérieuses commencent. Non pas qu'elle fut "ravie" d'affronter ce qui allait se révéler être sa plus grande peur, mais au moins ils allaient agir un peu.

Après avoir accordé cinq points à une élève de Poustoufle, Mademoiselle Boccini demanda le silence et entama la dernière partie du cours. La plus intéressante, mais aussi certainement la plus éprouvante.


Très bien. Placez vous tous en file indienne. Quand vous serez prêts, j'ouvrirais l'armoire et vous vous retrouverez face à un Épouvantard. Vous devrez vous concentrer pour prononcer la formule et ridiculiser votre peur. Restez calme. Hurlez si vous ne vous sentez plus capable de rien. Évanouissez vous si vous ne pouvez plus hurler.

**Mmmh... si je pouvez éviter de hurler ou de m'évanouir, c'est aussi bien...** pensa Lilith. Mais elle ne savait pas quelle réaction elle aurait, alors ces deux options n'étaient pas exclues...
Restée en arrière, elle décida de passer devant les autres élèves qui ne semblaient pas décider à se lancer. Autant ouvrir la file, comme ça se serait fait et elle pourrait regarder tranquillement les autres sans sentir longtemps la boule qui commençait à grandir dans son ventre.
D'un pas faussement décidé, elle prit la tête de la queue et partit à l'assaut de l'épouvantard
Boccini se tenait à coté de l'armoire et attendait patiemment qu'un élève se présente pour l'ouvrir. Lorsque Lilith s'avança, son coeur battait plus fort, une goutte de sueur coulait le long de son dos puis tout s'accéléra quand la prof ouvrit l'armoire.
Les première secondes, il ne se passa rien. Du moins rien de visible, mais Lilith sentait une présence maléfique qui l'observait depuis l'obscurité du meuble. Elle ne savait pas de quoi il s'agissait, mais cela semblait humain. En tout cas elle ressentait une conscience.
Puis, d'un coup, une jeune fille sortit de l'armoire: brune, de taille moyenne, une mèche rousse foncée ornant son crâne, ... elle ressemblait traits pour traits à la jeune rouge et or. Mais les détails que cette dernière observa lui glacèrent le sang.


Le sosie de la Gryffondor avait des yeux noirs. Complètement noirs, sans pupilles ou iris. Son teint était verdâtre, et un rictus malsain orné sa bouche rouge et sanguinolente. Ses cheveux, coiffés impécablement, étaient lisses et brillants, tout le contraire de ceux de Lilith.
Alors que l'apprenti sorcière tentait de se contrôler en essayant par tous les moyens de se souvenir où elle était, sa copie s'avança vers elle. D'un pas imperceptible, presque en glissant sur le sol de la classe. Une main se tendait vers sa victime, osseuse et tachée de sang séché. Quand Lilith, qui était pétrifié face à cette apparition maléfique d'elle même, vit le "monstre" sourire, ce fut le coup de grâce: deux canines pointues et acérées dépassaient de sa bouche. Un vampire. Non, pire qu'un vampire: une version vampirique d'elle même.
L'épouvantard avait réussi à assembler deux de ces peurs les plus affreuses: les créatures de la nuit suçeuses de sang et son propre coté sombre...

Maintenant incapable de se raisonner, Lilith tomba au sol, se faisant mal au coude en se réceptionnant. Elle ne pouvait même pas hurler, ou pleurer. Elle était juste frigorifiée, hypnotisée autant que terrifiée par l'apparition qui lui faisait face.
Pour s'en sortir, la rouge et or aurait du fermer les yeux afin de se rappeler le contexte de l'exercice et lancer enfin un #Ridikulus , mais il lui était impossible de lâcher des yeux le semblant de femme qui s'approchait toujours d'elle.
En reculant, rampante, elle se cogna à un autre élève qui attendait son tour. De peur de se retrouver encerclée par ces créatures de malheur, elle se retourna vivement, se retrouvant ainsi nez à nez avec le bas d'une robe de sorcier. Cette vision la fit revenir sur terre et elle reprit quelque peu ses esprits. Du moins assez pour se rappeler qu'elle n'avait à faire qu'à un épouvantard et se remémorer la fameuse formule.

Dans un souffle à peine audible, Lilith jeta le sort #Ridikulus devant elle. Malheureusement, rien de se passa.
La situation devenait critique, et les yeux vides de la Lilith maléfique recommençaient à happer petit à petit la vraie Lilith hors de la salle de classe.
Avant de se faire de nouveau submerger, elle réussit à relancer le sort, cette fois ci avec un peu plus de force, vidant ainsi ses dernières réserves d'énergie.
D'un coup, c'est une petite fille qui apparut devant les yeux ébahis de Lilith. Elle, petite fille pour être exacte. Les yeux de la gamine n'étaient toujours pas du même vert que ceux de la rouge et or, mais l'enfant était nettement moins effrayant avec ses couettes et son nez qui coule. D'autant plus qu'un des canines qui avaient tant effrayé Lilith faisait place à un trou béant! La petite vampire de 7 ans à peine avait perdue ses dents!!

On entendit un léger ricanement venant de la salle de classe, et Lilith se laissa aller à un léger sourire. Ce à quoi la gosse répondit en braillant, accompagnant ses hurlements d'une grimace des plus ridicules.

La Gryffonne se sentait mieux, mais pas prête à se lever pour autant lorsque l'épouvantard retourna, penaud, dans son armoire d'origine.
Honteuse de voir que ses jambes auraient du mal à la porter, Lilith tenta de se relever en s'appuyant sur une des tables à proximité.
Elle avait envie de vomir maintenant et son corps tremblait toujours...
Au moins, elle n'allait pas pleurer, ses yeux étaient bien trop secs d'avoir fixés l'objet de la terreur sans ciller.
Elle se traina donc plus ou moins glorieusement jusqu'à un siège, et attendit qu'il se passe quelque chose d'autre. N'importe quoi qui pourrait lui enlever l'image de son propre visage animé seulement par la cruauté.
Revenir en haut Aller en bas
Jasmine Vagneur
avatar
Serdaigle
Serdaigle
Spécialité(s) : Permis de Transplanage
Animagus : Hirondelle


Re: Cours 3 ~> La peur

Message par : Jasmine Vagneur, Sam 20 Sep - 23:07


Après son intervention et les yeux levés vers le ciel de Mlle Boccini, Jasmine garda le silence durant la partie théorique. Pourtant, ce n'était pas dans ses habitudes de ne plus fournir aucune réponse. En bonne Serdaigle, elle était souvent désireuse de réussir et de fournir des réponses justes aux questions posées lors des cours.

Mais là, ce n'était pas pareil. Elle avait compris, depuis un moment déjà, ce qui se cachait dans la grande armoire recouverte d'un drap au fond de la salle. Et on ne pouvait pas dire qu'elle en était rassurée. Que découvrirait-elle, une fois l'épouvantard face à elle ? Elle avait déjà peur, alors même que la partie pratique n'avait pas encore débuté.


Très bien. Placez vous tous en file indienne. Quand vous serez prêts, j'ouvrirais l'armoire et vous vous retrouverez face à un Épouvantard. Vous devrez vous concentrer pour prononcer la formule et ridiculiser votre peur. Restez calme. Hurlez si vous ne vous sentez plus capable de rien. Évanouissez vous si vous ne pouvez plus hurler.


Finalement, la professeure donna le signal de départ de la pratique après que toute la classe ait répété une bonne dizaine de fois la formule nécessaire à repousser l'épouvantard. Jasmine, quant à elle, l'avait prononcée tout bas, redoutant l'instant où elle devrait s'en servir.

La première personne à passer fut la Gryffondor à côté de qui elle s'était installée. Cette dernière s'avança parmi les élèves, et affronta l'une de ses plus grandes peurs.
La jeune Serdaigle n'était pas placée au premier rang, et ne voyait donc pas précieusement l'apparence qu'avait prit l'épouvantard. Et pourtant, elle vit distinctement la jeune femme tomber au sol. Cette vision raviva un peu plus la peur qui sommeillait en elle. Elle était de plus en plus effrayée.
L'affrontement entre la Rouge et Or et sa peur se termina au bout d'un moment. Jasmine inspira longuement, se préparant à passer. Elle avait peur, mais sa détermination à passer ce mauvais moment au plus vite l'emporta. Après un instant d'ultime hésitation, elle s'avança lentement parmi la rangée d'élèves, passant nerveusement une main dans ses cheveux.

Elle se plaça face à l'armoire, sa baguette brandie, prête à lancer le fameux sort. Un moment s'écoula sans que rien ne se produise. Puis, une silhouette se découpa dans l'encadrement de l'armoire. Elle s'avança lentement, comme si elle flottait. La Bleue et Bronze ne bougeait pas, attendant.
La personne se plaça face à elle. Et c'est là qu'elle pu distinguer ses traits.

La première chose qu'elle remarqua fut les flammes qui semblaient s'échapper d'elle. Elle était dans les flammes. Son corps semblait calciné, prêt à fondre à n'importe quel moment. Les traits de son visage étaient ridés, et sa bouche se fondait dans une horrible grimace de douleur.
C'était sa grand-mère.

Sa grand-mère qui l'avait chérie, aimée et protégée. Celle qui l'avait élevée lorsque ses parents n'avaient pas été capables de le faire. Et elle se trouvait là, entourée de flammes, brûlant peu à peu. Le feu avait toujours été une peur de Jasmine. Mais, là, en associant un être qui lui était cher avec cette peur, l'épouvantard avait réussi à la pétrifier sur place, ses yeux s'écarquillant d'horreur. Elle ne pouvait détacher ses yeux du corps décharné qui s'avançait vers elle. Pourtant, elle désirait bouger, s'enfuir de la salle. Mais, elle en était incapable. Elle fixait cette femme qui n'avait plus rien d'humain, avec impuissance. Elle ne se rendit même pas compte qu'elle était tombée au sol, se recroquevillant sur elle-même, les yeux fermés. Ce n'est que lorsqu'elle les rouvrit et qu'elle vit une main calcinée se dresser devant elle qu'elle réagit. Elle hurla d’abord, avant de se relever vivement, horrifiée par ce qu'elle vivait. Un faible #Ridikulus s'échappa de ses lèvres, tandis que des larmes roulaient sur ses pommettes brûlantes. Bien évidemment, cela ne suffit pas à arrêter le "monstre" devant elle. Sa main allait finir par l'atteindre si elle ne faisait rien de plus. Alors, elle leva sa baguette en prononçant plus fort la formule, tentant de maitriser les soubresauts de sa voix ainsi que le tremblement de tous ses membres. Elle eut le temps de voir un énorme seau d'eau tomber sur la tête de sa grand-mère avant de reculer, se retournant pour s'éloigner au plus de cette vision. Elle se réinstalla à sa table en essuyant ses yeux baignés de larmes, essayant de reprendre un rythme respiratoire à peu près normal. La vue de l'épouvantard persistait à envahir son esprit. Elle patientait, attendant de s'être remise complétement de cette épreuve qu'elle venait de traverser, seule.
Revenir en haut Aller en bas
Linaewen Dementia
avatar
Serpentard
Serpentard
Spécialité(s) : Aucune spécialité enregistrée actuellement.


Re: Cours 3 ~> La peur

Message par : Linaewen Dementia, Dim 21 Sep - 20:21


Elle n'était guère une Gryffondor ou une jeune femme immorale. Néanmoins, l'envie d'affronter sa peur était telle, qu'elle se dirigea automatiquement devant le lieu où la découverte effrayante se passait. Bee, sorcière des plus agaçantes aux mots sans fin, décida de commencer. Un silence apaisant pour la possédée flottait dans l'air, mais la venue de l'Epouvantard le brisa. Quelle magnifique apparence ! Ses yeux noirs l'hypnotisaient avec force. Sa bouche tordue en un rictus révélait une couleur écarlate des plus tentantes. Sa première pensée était celle-ci : Pourquoi en être effrayé ? Cette apparence pour le moins original ne l’apeurait pas. Linaewen s'approcha encore un peu plus de la scène et put donc observer la rouge et or s'écrouler. Petite âme torturée cherchant un quelconque soutien. Yeux vides de toute logique, aucun signe ne nous indiquait qu'elle était encore bel et bien consciente. Pourtant, après avoir reculé semblable à une proie sans cesse traquée, son regard se porta sur une robe sorcière. Comme réveillée, le sort fusa en direction du sosie de la Gryffondor. Un deuxième essai de lancer est la vue d'une femme pour le moins attrayante se transforma en une gamine amusée, braillant dans toute la salle sa joie. Dommage.

La prochaine élève se trouvait être Vagneur, jeune femme qu'elle ne connaissait que de nom. Une Serdaigle banale il faut croire. Celle-ci se plaça devant l'armoire et put observer une vieille femme brûlée. Une vue jouissante il fallait le dire. De part le regard empli de terreur, nous pouvions facilement deviner que cette femme était un proche. Aussi, voir une personne aimée se faire tuer dans de terribles souffrances ne devait pas être très agréable. Quoique les mouvements indiquant que la victime essayait tant bien que mal de s'échapper de ce feu ne causait qu'une hilarité grandissante. Dementia retint un rictus traduisant tout son amusant face à cette scène imaginée. Outre ses pensées, la bleu et bronze se recroquevilla en pleurant. La Française incita mentalement la main de la grand-mère à toucher cette boule tremblante. Son corps se balançait en avant et en arrière signe d'une grande envie et impatience de voir le résultat de ce toucher. Cependant, la sorcière à terre eut le temps de voir ces doigts approcher et cria comme jamais. Un hurlement aigu qui la fit grimacer. « Mais crie encore et encore petit animal blessé » Comme l'ancienne "candidate", l'élève lança le sort voulu et de l'eau tomba sur le feu éteignant toutes ces flammes. Tout était fini. Déjà.

A son tour, elle s'avança vers l'armoire fermée. Les élèves n'étaient plus, pourquoi inviter des personnes détestées dans son propre monde en sachant qu'il ne pouvaient que nous blesser. Inconnus aux visages laids, ils ne doivent entrer et rester loin. Ses yeux vides de toute émotions fixaient le meuble avec envie. Une supplication sourde semblait être entendue par l'Epouvantard, prêt à l'effrayer. Tout n'était qu'obscurité, une voile sombre tombé des cieux, dans le but d'aveugler toute personne sensée. Une respiration saccadée l'interpella. Était-ce le démon en lui-même ? La Peur pouvait être désigner comme Satan ? Quoiqu'il en soit, la jeune femme au regard anthracite entendait clairement la venue de cet Epouvantard. Une aura des plus malfaisante remplaçait l'atmosphère ennuyante et pure. L'angoisse d'être vue fut immédiatement remplacée par l'admiration face à sa venue. Il n'y avait qu'un espace réduit entre l'effroi et la fascination.

Cette laideur incarnée avançait en sa direction, un sourire aux lèvres. Son physique seul inspirait une crainte justifiée. Ces êtres horribles se trouvaient être sa pire peur ? Ses yeux globuleux, ses pupilles rouges sang, ses lèvres si blanches, son corps déformé transparent, ses cheveux verts hirsutes, malgré cette apparence hideuse, une petite « chose » indiquait une beauté ancienne peut-être même inexistante. Son corps bougeait en une grâce ridicule, son souffle rapide s'approchait trop de son visage et ce regard ne cessait de la fixer avec férocité. Linaewen ne bougeait guère, trop absorbée par l'étude mentale qu'elle se faisait. Ses membres ne bougeait pas, elle était semblable aux sculptures, immobiles et impassibles aspirant les émotions environnantes. L'être s'approchait encore un peu plus d'elle, faisant resurgir des vieux souvenirs : les causes de cette peur stupide. Eau, affolement, emportée vers le fond, blessure, douleur, sang, brûlure, panique, inconscience. Devant elle, une Merrow se tenait avec fierté.

La main du monstre s'approchait de son visage, encore quelques centimètres et celle-ci touchait son visage. La poupée un semblant fissurée leva à son tour sa main. Elle ne pouvait laisser de côté sa méfiance immense et sa peur omniprésente, mais jamais elle ne laisserai une opportunité de connaître encore un peu plus un sujet inconnu. La Serpentard bougea sa tête de droite à gauche, écoutant le rythme des aiguilles de l'horloge dans sa tête. Plus ses doigts s'approchaient des siens, plus l'envie grandissant. Pourquoi faisait-elle cela ? Très bonne question. Pourquoi vivons-nous ? Cela revient au même. Pourquoi vivre sans même connaître quelque chose qu'on aurait pu savoir. C'est insensé ! Linaewen put enfin avoir la réponse quand sa peau toucha la sienne, visqueuse et désagréable au toucher. Comme électrisée, elle enleva son bras et recula d'un pas. Le rire de la créature s'éleva, cassant avec l'ambiance apaisante qu'elle ressentait. Seule et désorientée, elle ne put qu'écouter ce son sadique. Ses bras pendaient le long de son corps, son visage semblait figé. A cet instant, sa seule envie était de rire à son tour pour enlever toute cette pression.

Par pur automatisme, la verte et argent leva sa baguette vers le corps bougeant au rythme de son rire et chuchota un #Ridiculus empli de regrets. Elle n'a pu examiner de plus près cet étrange phénomène, les émotions craintives l'en avaient empêchée. La créature à son tour, perdit toute trace de joie et se transforma lentement. Ses cheveux tantôt verts devinrent noirs, ses yeux rouges se colorèrent en gris, son corps transparent redevint matière et maigrit à vue d’œil. L'être de l'eau auparavant laid, se transformant en une sirène ayant son apparence. Un ensemble laid. Il existe plusieurs laideurs : celles extérieures souvent critiquées et jugées au premier regard par des personnes stupides et celles intérieures, presque invisible. L'étrangère, méconnue de tous sauf de son hôte. Les Êtres de l'eau étaient en soi d'une beauté rare, mais le mélange de la leur et de la sienne n'allait pas du tout. La pression acquise tomba d'un seul coup, tout ceci la fit rire discrètement. Si bas que peu de gens auraient pu l'entendre. Néanmoins, l'Epouvantard, défaitiste, retournant à l'intérieur de l'armoire en silence, savourant son échec.

Elle se retourna en silence s'asseoir à sa table, la plume en main et se remit à écrire. Chaque détail vu, chaque passage de cette expression en faisant abstraction des autres. Irrémédiablement, elle sombra à nouveau. Dans cette chose qu'était l'incompréhension.
Revenir en haut Aller en bas
Ellay Welsh
avatar
Poufsouffle
Poufsouffle
Spécialité(s) : Aucune spécialité enregistrée actuellement.


Re: Cours 3 ~> La peur

Message par : Ellay Welsh, Dim 21 Sep - 20:56


Tout en prononçant la formule avec acharnement Ellay se préparait à affronter ce qui allait être sa pire frayeur ou plutôt sa pire peur. Le brouhaha de #Ridikulus cessa lorsque la professeure prononça ces quelques mots :

-Assez. Miss Stoller, votre définition est parfaite. Cinq points pour Poufsouffle !


La Maison d’Ellay venait de gagner cinq points, certes ce n’était pas grand-chose mais quand même ! Son regard trouva la Poufsouffle qui venait de remporter les points et lui adressa un sourire reconnaissant. La professeure poursuivit avec la phrase suivante :

-Très bien.  Placez-vous tous en file indienne. Quand vous serez prêts, j'ouvrirais l'armoire et vous vous retrouverez face à un Épouvantard. Vous devrez vous concentrer pour prononcer la formule et ridiculiser votre peur. Restez calme. Hurlez  si vous ne vous sentez plus capable de rien. Évanouissez-vous si vous ne pouvez plus hurler.

Les pas des élèves résonnèrent dans la salle, ils s’étaient tous rangés en une seule colonne parfaite. Les plus effrayés s’étaient, en général, débrouillés pour se retrouver à la fin de la file contrairement aux élèves sûrs d’eux. Ellay s’était placé le plus devant possible, pas tellement par choix mais par l’entrainement du mouvement de foule… Elle était exactement quatrième.
La première à passer était une Gryffondor, El’ trouvait qu’elle s’en était admirablement bien sorti. Le deuxième passage fut celui d’une Serdaigle et qui  malgré la peur avait réussi à s’en sortir, enfin le troisième passage fut une Serpentard , elle aussi s’en était très bien tirée.

Maintenant… et bien c’était au tour d’Ellay, à quoi pensait-elle à ce moment précis ? A rien, la jeune fille était tout simplement tétanisée ! Alors que Miss Boccini s’apprêtait à lâcher  l’épouvantard qui se trouvait dans l’armoire, un débat intérieur se déroulait chez la brunette :

*- Allez Ellay ressaisis toi ! La scène que montre l’épouvantard est fictive, rien de plus !! Montres à tous ceux qui te regardent que premièrement les Poufsouffles ne sont pas des mauviettes  et que deuxièmement que tu pourrais être un Auror très doué !! t’en es capable El’ !!*

Alors quelque peu rassuré El’ avança d’un pas lourd et lent, baguette en main et membres crispés. Elle jeta un regard en arrière et vit tout la file d’élève, elle dégluti puis regarda face à elle l’armoire. La jaune et noir entendit le dernier clic  qui annonçait que l’armoire était  déverrouillée. Alors porte s’ouvrir, en sorti d’abord une masse noire puis cette masse prit vite forme… Ellay se voyait, l’épouvantard avait reproduit son reflet, celui qu'elle avait quand elle avait six ans. La scène qui se déroulait était la suivante : La fillette était enfermée dans une pièce noire où les murs se rapprochaient, elle criait sans qu' aucun son n'en sorti. Ellay palissait à  vue d’œil, elle voulut lever sa baguette mais impossible. La jeune fille était paralysée face à sa phobie...

Elle ferma les yeux revivant un moment atroce de son enfance… Son pire souvenir était de retour, le traumatisme de son enfance ! Alors qu'elle était agée de six ans, El' avait été coincée dans une malle pendant quatre heures avec pour seule compagnie sa phobie profonde des petits espaces, ce n'était pas faute d'avoir crié pourtant.  La scène qui se déroulait sous ses yeux, l'avait mise dans une bulle et lui opprimait le cœur, les poumons, il lui  était maintenant  impossible de respirer ! Ellay essaya de rouvrir les yeux mais cette pièce si petite la terrorisait... Elle pensait qu’elle  sombré quand, dans un moment de rationalité la septième année se souvint de ses encouragements prononcé à elle même !*Mais oui punaise c'est faux archi faux !* Alors que les larmes roulaient encore sur ses joues, Elle releva la tête regarda la scène de ses yeux noisette puis leva sa main crispée et cria aussi fort qu'elle le pu : « Ridikulus ! »
Alors l’épouvantard mit fin à cette torture en se transformant un fromage dégoulinant !  En effet c’était la seule image qu’Ellay avait eu à l’esprit, son cauchemar enfin fini la jeune sorcière souffla et jeta un regard  interrogateur à sa professeure, avait bien maîtriser son sort ? El' retourna  s’asseoir encore toute tremblante… Aujourd'hui encore la jeune fille avait dépassé ses limites dans cette matière et elle espérait sincèrement avoir été à la hauteur.


Dernière édition par Ellay Welsh le Lun 22 Sep - 21:28, édité 1 fois
Revenir en haut Aller en bas
Clarissa Samson
avatar
Serpentard
Serpentard
Spécialité(s) : Animagus : Martinet noir


Re: Cours 3 ~> La peur

Message par : Clarissa Samson, Lun 22 Sep - 19:54


Petit libre-arbitre de Valentina pour l'armoire.

La pratique... Prenant son courage à deux mains, la préfète se leva pour se poster dans la file indienne, ignorant complètement ses compagnons de tables et toute personne étant devant ou derrière elle dans la queue. La tête vers le sol l'Irlandaise tentait d'imaginer ce qui pouvait bien se trouver dans cette armoire. Bien sûr le souvenir de son beau-père lui vint à l'esprit mais à son goût cela était un peu trop simple. Une personne venait de passer. Que pourrait-ce être. Un animal magique quelconque ? Non trop banal. Les yeux de la jeune fille se mirent à loucher sur le sol. Cet inconnu la frustrait, elle ne savait pas si elle devait s'en énerver ou s'en attrister. Des larmes se bloquaient juste avant les yeux de Clarissa, elles non plus ne sachant pas si elles devaient faire tomber la Serpentard en larme d'anxiété ou la laisser aller de l'avant pour une fois. De toute manière, elle ne pouvait pas se permettre de montrer une telle marque de faiblesse devant une classe, notamment car il y avait des Gryffondor et les sang & citron se réjouiraient trop de ce spectacle.

*Bon allez Samson, tu peux réfléchir à ce que c'est mais tu vas pas faire ta madeleine ! Bouge toi le cul et va botter le sien à cette bestiole !*


Et quelqu'un d'autre. Plus que deux d'après les pieds que Clarissa pouvait voir. Le stress lui montait à la tête, qu'est-ce qui allait bien pouvoir sortir de cette foutue armoire ? Un proche mourant ? Peut-être, la souffrance n'était pas franchement le fort de Clarissa. Plus elle se torturait le cerveau moins elle se sentait proche de la vérité. De toute manière elle savait qu'elle découvrirait cela en même temps que ces camarades. Et cela était une autre des raisons de son stress. Ils allaient voir ce effrayait le plus la préfète. Et c'était comme se dévoiler à tout le monde. Elle ne faisait même pas attention à ce à quoi ressemblait les épouvantards des autres élèves. Ni à l'effet qu'ils avaient sur eux. Ne sachant pas ce que c'était Clarissa ne pouvait se préparer. Mais elle savait pertinemment qu'elle ne pourrait probablement pas se contrôler en étant confrontée à cela. Et un autre qui passait. L'armorie était proche mais Samson préférait ne pas la regarder. A ce point là elle tentait de vider son esprit d'à peu près tout presque comme si elle espérait cacher à l'objet magique le fond de sa pensée. Mais elle savait que ça ne fonctionnerait pas. Toujours aussi hermétique à toute action alentour, mis à part les pieds des élèves qui avançaient lentement tels ceux de condamnés passant un par un sous la guillotine, Clarissa ne savait pas ce que faisaient Spencer et Heather mais à vrai dire elle s'en fichait cordialement. Ils auraient pu avoir comme épouvantard un lapin géant rose à pois verts avec des pattes de poulet elle ne l'aurait même pas remarqué. Elle était seule. Première de la file. Le vide. Une larme. Une seule imperceptible larme. Elle leva la tête. Seulement une armoire au fond de cette salle. Plus personne pour faire rempart. Plus aucune protection. Seulement la professeure attendant le signe de Clarissa pour ouvrir. La jeune fille qui se sentait un peu désemparée fit quelques pas pour se trouver à petite distance du meuble magique. Après un moment d'hésitation, Samson leva sa tête, se tint assez droit pour paraître un minimum fière. Et d'un signe de tête elle demanda à la professeure d'ouvrir la porte de l'armoire qui n'était déjà plus très calme et bougeait ponctuellement secouée comme par magie, oui bon par magie à vrai dire.

Dans un fracas, une sorte d'ombre noire sortit de l'armoire pour prendre forme devant Clarissa. Elle regarda ses pieds là où cet amalgame prenait forme. Humaine. Sa mère. Ou plutôt le corps sans vie de sa mère. Étrangement ce n'était pas horrifiant pour la jeune fille. Bouleversant au possible mais elle ne pouvait pas s'empêcher de penser *C'est tout ?!*. Il y avait un problème. Bien sûr les larmes coulèrent aux yeux de la Serpentard qui oublia vite cette idée que ce n'était pas assez pour s'agenouiller devant sa mère et pleurer. En posant les genoux à terre elle se vit des jambes, juste à côté du corps sans vie de sa génitrice. Cette personne était affublée de ce qui était dans l'esprit de la Serpentard la tenue des mages noirs une sorte de robe non pas bouffante, assez près du corps. De couleur gris foncé proche du noir mais non pas si sombre que ça. Une baguette à la main, cette dernière juste sous le nez de Clarissa. C'était la sienne... Mais ça personne ne pouvait le remarquer PERSONNE ! Les yeux de la préfète devinrent ronds comme les boules de billard. Ces derniers se voilèrent rapidement avant de laisser place à la plus grande capacité de la jeune fille. Celle dans laquelle elle excellait. L'évanouissement.
Revenir en haut Aller en bas
Spencer McKane
avatar
Serdaigle
Serdaigle
Spécialité(s) : Aucune spécialité enregistrée actuellement.


Re: Cours 3 ~> La peur

Message par : Spencer McKane, Ven 26 Sep - 4:22


Spencer s’amusa un instant à observer les visages de ses camarades. Certains ne faisaient qu’appliquer l’exercice sans se poser de question, comme lui. D’autres semblaient trouver tout ça parfaitement ridicule - et c’était le cas de le dire. D’autres encore prenaient de curieuses teintes roses pâles, comme si chaque seconde qui passait les approchait d’une mort certaine. La pratique allait s’avérer intéressante avec ceux là, s’ils avaient peur avant même qu’on essaie de leur faire peur. Spencer ne se sentait si mal. Il ne s’imaginait pas que ce serait facile, bien sûr que non, mais il ne se voyait pas non plus faire dans son pantalon devant… devant quoi que ce soit qui sortirait de cette armoire. Et ce même s’il s’agissait d’une blatte géante. Valentina leva finalement la main pour imposer le silence, qui se fit presque instantanément.

« Très bien. Placez vous tous en file indienne. Quand vous serez prêts, j'ouvrirai l'armoire et vous vous retrouverez face à un Épouvantard. Vous devrez vous concentrer pour prononcer la formule et ridiculiser votre peur. Restez calme. Hurlez si vous ne vous sentez plus capable de rien. Évanouissez vous si vous ne pouvez plus hurler. »

Comme si on pouvait s’évanouir sur commande. Spencer secoua la tête et attendit un peu, histoire de tâter le terrain. Ce fut Lilith qui se présenta la première devant l’armoire. Jasmine et Linaewen se placèrent derrière elle, puis Ellay et Clarissa. Sérieusement ? Pas un seul garçon ne se portait volontaire ? Décidant que cinq personnes seraient suffisantes pour lui permettre de se préparer mentalement, Spencer se plaça à la suite de la file. L’armoire s’ouvrit devant Lilith, et ce qui en sortit fit froncer les sourcils au Serdaigle. C’était Lilith. Enfin presque. C’était plus un dark sosie de la Gryffondor qu’autre chose. Elle avait peut-être irrémédiablement peur de la magie noire ? Ou de devenir une mage noire ? En tous cas, la peur était bien présente. La jeune femme ne bougea pas immédiatement, comme tétanisée, puis tenta de faire un pas en arrière et tomba au sol. Elle souffla la formule, qui ne fonctionna pas. Spencer l’encouragea mentalement. Enfin la Gryffondor parvint à lancer son sort, et le sosie maléfique se transforma en une gamine tout ce qu’il y a de plus innocent. Ce fut alors au tour de Jasmine. L’Épouvantard prit cette fois la forme d’une vieille dame, sans doute une connaissance de la Serdaigle, en train de brûler vive. Elle eut elle aussi beaucoup de mal à prononcer la formule, et quand elle y parvint, un seau d’eau vint éteindre les flammes rougeoyantes. Tout ça n’aidait pas du tout Spencer à se concentrer. Il décida de fermer les yeux, serrant sa baguette. Qu’est-ce qui allait bien pouvoir sortir de cette fichue armoire quand ce serait son tour ? Ce ne pouvait pas être une blatte n’est-ce pas ? S’il avait vaincu sa peur quelques semaines plus tôt, elle ne pouvait plus revenir. Mais alors quoi ? De quoi avait-il peur ?

C’est en attendant le bruit sourd d’un corps tombant au sol que Spencer rouvrit les yeux. C’était Clarissa qui venait de s’évanouir, devant ce qui semblait être le corps sans vie d’une femme. Spencer grimaça s’agenouilla près de la Serpentard.

« #Revigor ! » lança t-il d’une voix claire. « Clarissa, eh, debout ! Est-ce que ça va ? »

Mais alors que Spencer tapotait la joue de la Serpentard, il entendit un souffle derrière lui. L’Épouvantard changeait de forme. Oh joie ! Tachant de garder son calme, Spencer se releva pour faire face à la créature. Le corps était devenue une ombre, et l’ombre prenait une nouvelle forme. Le Serdaigle brandit sa baguette et se tint prêt. Il ferma les yeux un bref instant, et lorsqu’il les rouvrit se tenait face à lui une boîte. Pas de blatte en vue, une simple boîte noire, toute lisse, arrivant au genou du Serdaigle. Intrigué, il approcha d’un pas. Et la boîte s’ouvrit. A la vue de ce qu’elle contenait, Spencer pâlit dangereusement et s’écarta d’un pas, puis deux, puis trois, près à courir à l’autre bout de la pièce. Peut-être même à l’autre bout du château. Elles sortirent dans un fourmillement de pattes, dizaines après dizaines. Des blattes. Une nuée de blattes. Spencer sentit sa gorge se serré et sa respiration s’accélérer. Il buta dans l’élève se trouvant derrière lui et émit un gémissement en voyant les premières bestioles monter sur son pieds. Ses mains étaient moites, et sa baguette tremblait. Sa baguette. Il pouvait faire disparaitre ces maudites blattes d’un coup de baguette. Il suffisait de dire le mot.

« RID-DI… RID-di… »

Sa voix flancha et il vit que les blattes lui grimpaient sur les jambes. Il se mit à danser d’un pied sur l’autre pour les faire partir, jurant et gémissant tout en même temps. Elles allaient lui rentrer dedans et lui grignoter les intestins. Elles allaient grimper sur son visage et lui dévorer les yeux. Avec leurs pattes infâmes et leurs antennes gluantes.

« Riddikulu-uuuUUS ! »

Les gestes maladroits de Spencer réussir à le faire tomber par terre, et il vit avec horreur que d’autres insectes sortaient encore de la boîte. Il se leva frénétiquement. Il pointa sa baguette sur la boîte et prononça désespérément la formule une nouvelle fois.

« #Riddikulus ! »

La boîte émit un psssscht très convaincant et aspergea tous les insectes d’un nuage vert qui les paralysa pour de bon et les fit disparaitre. Spencer observa la boîte un instant avant qu’elle n’émette un dernier psssscht dans un dernier soubresaut et ne se ferme pour de bon. Il eut un frisson et déglutit avant d’émettre un faible cri de victoire. Ce n’était plus une prière mais un miracle qu’il fallait pour qu’Heather n’utilise pas cette épisode contre lui jusqu’à la nuit des temps.
Revenir en haut Aller en bas
Alma Stroller
avatar
Poufsouffle
Poufsouffle
Spécialité(s) : Aucune spécialité enregistrée actuellement.


Re: Cours 3 ~> La peur

Message par : Alma Stroller, Ven 26 Sep - 20:41


L'intelligente réponse d'Alma offra quelques points à sa maison. Une légère esquisse de sourire se dessina, mais fut effacé presque instantanément. La portion pratique du cours se fit annoncer.

« Très bien. Placez vous tous en file indienne. Quand vous serez prêts, j'ouvrirai l'armoire et vous vous retrouverez face à un Épouvantard. Vous devrez vous concentrer pour prononcer la formule et ridiculiser votre peur. Restez calme. Hurlez si vous ne vous sentez plus capable de rien. Évanouissez vous si vous ne pouvez plus hurler. »

C'était prévisible, mais Alma ne l'avait toujours pas totalement réalisé. Elle devrait affronter cette peur, celle qui rongeait son coeur depuis tant d'années... La tête de la sorcière se brouilla et elle quitta la classe pour ses pensées.

Comme un automate, elle se leva et s'approcha de la 'bête' enfermée. Comme s'il avait senti sa présence, le sol se mit à trembler sous l'agitation du monstre. Il anticipait sa libération et demandait plus que tout à sortir. Un rang s'était formé devant Alma. Dans la file, à l'abris de l'agitation de la classe, Alma pensait. L'armoire s'était ouvrit plusieurs fois et l'Épouvantard s'était costumé en nombre égal. Les courageux élèves criaient des Ridikulus pas très rassurés et le monstre se voyait humilié pendant un instant, avant de se rhabiller et terrifier le prochain sur la liste. La prochaine, c'était Alma.

L'esprit vacillant, de retour sur terre, elle commença à paniquer. Elle n'avait jamais vraiment réfléchi à se qui lui faisait le plus peur. Elle expira longuement. Le meuble ne s'était pas calmé. Elle s'imaginait l'épouvantard, violant ses pensées à la recherche d'une terreur. Ça la dégoutait. Quelqu'un se mit à la gauche du nid agité, attrapa la poignée. Alma prit fermement sa baguette en main. La porte s'ouvrit d'elle-même et la Peur se montra.

Tellement de choses se mirent à défiler devant les yeux d'Alma... Des dizaines de situations se dessinaient devant elle. Toutes des petites peurs qui l'avaient longuement empêchés de vivre. Au départ anodines, celle de son enfance. Un clown lui offrait un ballon en forme d'épée, le ballon crevait et devienait chaud, il brûlait. Le feu grandissait et son petit chat baignait dans la marre rouge, devenue sang. Elle distingua son père, une main en l'air, le visage furieux. Il criait et l'insultait. Une main, ensuite un long couteau à double tranchants, métaphore devenue réelle. Rapidement, d'autres images le remplaçait; des petits enfants, riant et lançant des avions en papier. Ils tiraient ses cheveux et ensuite arrachaient ses chaussures. Elle devrait revenir à la maison les pieds nus. Des cachets, rouges, bleus, verts. Un trou noir, le vide. Une échelle beaucoup trop grande. Des bruits inconnus. Une porte mal fermée. Une mouche qui couine. Une lampe qui s'allume et s'éteint. Une horloge qui chante les secondes. Un livre de Magie Noire... Le corps meurtri de Sarah LaCroc, brûlé de l'intérieur... La peur. Elle avait peur de la peur, celle qui dictait sa vie, depuis toujours.

Alma regardait le film défilé, se rappelant toutes les situations exposées par le monstre. Elle tremblait, incertaine. Ceci n'était qu'une parodie. Une illusion. Elle inspira, expira et elle essaya de se rappeller la formule.

-Ri... Ridikulus! Ridikulus!

Elle criait à s'époumoner. L'épouvantard continuait son spectacle. Il passait en boucle tout ce qui mangeait son coeur, de plus en plus rapidement. Un rire diabolique résonnait dans la salle de classe. Une pensée amusante. Elle devait transformer sa peur. Alma ferma les yeux, essayant de se concentrer malgré les cris stridents projetés par la créature. Si elle ne pouvait pas rendre sa peur amusante, elle pourrait au moins la gifler avec tous les moments heureux de sa vie. Elle prononça la formule, sûre d'elle.

L'épouvantard changea complètement de répertoire. Des scènes de joie totale était en train d'apparaître. On la voyait riant à la table de Poufsouffle, mangeant un bon repas avec des gens merveilleux, dans le train avec son ami Pierre, celui qui l'avait écouté et consolé quand plus rien n'allait, parlant avec Quentin, son doux visage souriait gentiment, la couleur bleue jaillissant de sa baguette, jetant son tout premier sort... Une lumière blanchâtre entoura l'armoire et l'épouvantard disparut.

Alma laissa tombé sa baguette, le coeur battant. Essoufflée, la sorcière s'excusa et se retira au fond de la classe. Ses joues mouillées par la panique étaient en train de séchées, doucement. Et Alma, se remettant peu à peu de ses émotions réalisa ce qui c'était passé. Elle venait d'affronter son pire ennemi, celui qu'elle détestait tant. Elle s'était prouvé à elle-même qu'elle pouvait réussir. Sortir de l'eau, même quand le fond t'invite dans ses bras.

Revenir en haut Aller en bas
Renésmée
avatar
Poufsouffle
Poufsouffle
Spécialité(s) : Aucune spécialité enregistrée actuellement.


Re: Cours 3 ~> La peur

Message par : Renésmée, Ven 26 Sep - 22:48


« Très bien. Placez vous tous en file indienne. Quand vous serez prêts, j'ouvrirai l'armoire et vous vous retrouverez face à un Épouvantard. Vous devrez vous concentrer pour prononcer la formule et ridiculiser votre peur. Restez calme. Hurlez si vous ne vous sentez plus capable de rien. Évanouissez vous si vous ne pouvez plus hurler. »

Renésmée savait que le Professeur allait dire ça, mais elle ne voulait pas. Ou tout simplement, son esprit ne voulait pas l'admettre. Elle ne savait pas trop quel forme l'épouvantard allait prendre, et elle redoutait ceci. La mort, le sang, ses parents... Tout ce qu'elle avait vécu lors de sa petite enfance, tout ce qu'elle avait refoulé en elle ces dernières années. Elle avait mit du temps pour faire disparaître ces souffrances, et tout allait ressortir, à cause d'un épouvantard.

Elle se retrouva entrainé dans la file. Elle ne chercha pas à passer dernière, elle n'était pas consciente. Perdu dans ses pensées, on pouvait voir trois larmes couler lentement sur ses joues. Elle n'entendit pas les cris, ni Clarissa tomber par terre. Elle entendit cependant le silence. Elle retrouva soudaint pleinement conscience et elle eu le temps de voir, Linaewen s'asseoir et écrire. Elle ne semblait pas avoir eu peur, ce qui donna un petit espoir à la Pouffy. L'exercice aurait il été annulé? Elle sécha vite ses larmes et regarda avec espoir en direction de l'armoire. Elle ne vit pas ce qu'elle espérait. Elle découvrit simplement Alma en train de se battre contre son épouvantard. La jeune fille remarqua alors qu'il n'y avait personne devant elle. Lorsque Alma eu finit, Renésmée esseya de reculer et de partir discrètement. L'élève qui était derrière elle ne semblait pas d'accord avec elle, car elle fût bousculée vers l'avant.

Elle put seulement voir une ombre. Le coeur de la Pouffy battait à cent à l'heure, elle refusait de regarder l'épouventard. Elle était dans le déni. Elle était chez elle avec ses parents et non dans une salle de classe devant un épouventard. Au bout de quelques secondes qui lui parrurent pour des minutes entières, elle leva la tête. Et ce qu'elle vue la térrorisa. Ses parents adoptifs, assis dans une voiture. La même que celle de ses parents morts;dedans. Sa mère, le front saignant, la tête sur le volant et son père, le bras pendant à travers la vitre. Exactement les mêmes blessures qu'il y a 8 ans.

A ce moment, Renésmée avait 6 ans dans sa tête. Elle était seule, perdue et n'avait personne. Elle se souvint qu'elle était dans une salle de classe et tenta misérablement un petit "ridikulus". Bien entendu, cela ne marcha pas. La Pouffy s'assit par terre, la tête entre ses genoux. Elle avait les joues mouillées de ses larmes. Le Ridikulus était déronament loin de son esprit. Elle ne voulait plus voir ses parents adoptifs dans cette voiture. Elle voulait partir de cette athmosphère trop pesante. Elle avait le choix entre la difficulté et la facilité. Elle choisit la facilité, et se laissa aller. Deux secondes plus tard, elle n'était plus là. Evanouie, voilà comme elle était, comme d'habitude.
Revenir en haut Aller en bas
Justin Davis
avatar
Serpentard
Serpentard
Spécialité(s) : Aucune spécialité enregistrée actuellement.


Re: Cours 3 ~> La peur

Message par : Justin Davis, Sam 27 Sep - 11:20


Voilà le moment tant attendu, peu importe le cours, c'est le moment de la pratique. Miss Boccini avait ordonnée aux élèves de se ranger en file indienne en attendant leur tour. Justin devait être à la moitié de la file mais il ne fit guère attention aux élèves qui affrontaient leur peurs. Il retint seulement que Spencer avait très peur de sortes de cafards puisqu'une partie de la classe en avait été infesté avant qu'il ne les fassent disparaître. Il était trop occupé trop occupé par se demander qu'elle serait sa peur. C'est vrai que ce n'est pas évident à deviner, on a peur de plusieurs petites choses, à des degrés différents mais la chose la plus difficile à affronter est la peur qui nous ronge intérieurement.

Quand ce fut son tour, le Serpentard avança jusqu'à l'Épouvantard, bien décidé à vaincre sa peur. La créature se transforma en ombre le temps de trouver la forme la plus terrifiante aux yeux du blondinet. À cet instant des dizaines de pensées traversèrent son esprit à la vitesse de comètes. Et si sa peur avait un rapport avec sa chère défunte mère ? Et si il avait tellement peur qu'il se retrouverait immobilisé ? Est-ce qu'un Épouvantard change de forme quand on a vaincu sa peur ? Peu importe en quoi la créature se transformera, la vision de Justin vis à vis de lui même changera. Finalement la chose prit une apparence des plus étrange, et Justin avait l'impression de la reconnaître.

Devant lui se dressait un homme, son visage semblait brûlé, il mesurait presque deux mètres et était vêtu d'une manière peu élégante. Ses vêtements étaient tout déchirés, on aurait dit un de ses monstres des contes Moldus. Ils étaient à environ quatre mètres de distance, l'homme s'avançait doucement, chaque bruit de pas résonnaient dans toute la pièce et dans la tête de Justin. Il avait mal au crâne, il voulait se taper le visage contre les murs de pierres de la salle, il voulait mourir, il ne pouvait plus bouger, et surtout, il savait ce qu'était cette créature immonde. Quand sa mère mourut, bien qu'il n'eut pas vu l'assassin de ses propres yeux, il fut chaque nuit d'atroces cauchemars, il pleurait à chaque réveil, il avait peur de s'endormir si bien que pendant une période il tenta de ne pas s'endormir. Chaque soir c'était ce monstre qui hantait son sommeil, l'empêchant de vivre une existence paisible. En fait, ce personnage repoussant était dans sa tête la vision du meurtrier qui avait assassiné une partie de sa famille et qui avait détruit son enfance. Il avait envie de lui sauter dessus et le détruire mais il avait aussi envie de s'enfuir loin du monde magique. Il tenta de reculer mais il tremblait trop, il était immobilisé et chacun de ses gestes ne semblaient pas arriver à son cerveau. Il ferma les yeux tentant d'imaginer ce que sa famille aurait pu être si cet individu n'avait jamais existé, si il était mort à l'accouchement. Mais tout ce qu'il pût voir fut sa famille déchirée par l'ange de la mort. Il leva sa baguette, tremblant de tout ses membres. Il tenta de prononcer l'incantation mais tout ce qui sortit fut un long souffle froid. Il retint les larmes qui essayaient de s'enfuir. Le monstre qu'il avait créé continuait d'approcher. Ils étaient à une distance alarmante, si bien que son cerveau ordonna à son corps de reculer immédiatement. Il réussit mais il manqua de s'écraser par-terre. Finalement il trouva le courage nécessaire pour prononcer la fameuse incantation. Il n'était pas concentré et rien ne sortit de sa baguette magique. Le sort n'avait pas la concentration nécessaire pour fonctionner.

Il ne supportait pas perdre, son objectif dans la vie était de gagner, peu importe les méthodes utilisées, ce n'était pas grand chose, c'était une façon de flatter son ego et à cet instant il perdait contre une créature magique. Une foutue créature magique bordel. Comment, pourquoi ? Il s'écrasa contre le sol, ferma les yeux et se concentra. Il imaginait le corps de son assassin. Il en avait tellement rêvé dans sa tendre enfance que c'était une étape facile. Il se leva, aussi difficilement que ce soit et parvint à trouver un équilibre. Il pointa sa baguette magique solennellement. Il fixa le tueur droit dans les yeux. Si il était réel il lui aurait enfoncé sa baguette dans les yeux, l'aurait roué de coup et détruit mais il savait que cette peur était illusion et y croire avait été son.  

« RIDDIKULUS ! »

Il avait hurlé de tous ses poumons, et devant lui se dressait sûrement la vue la plus jouissante de sa vie, le monstre était au sol, brûlant vif. Il se tortillait dans tous les sens, tentant de faire s'échapper le feu mais au fur et à mesure le corps d'emprunt de l'Épouvantard ne devint qu'un tas de cendre. Justin sourit. Il avait rêvé de cet instant pendant des années et quand il fut réellement satisfait, au bout d'une trentaine de secondes à fixer le cadavre inerte. Il se retourna et chassa son sourire de son visage et partant s'asseoir à sa chaise. Les autres élèves l'avaient sûrement pris pour un psychopathe mais il ne savait pas à quel point la vengeance - biens qu'elle ne soit pas réelle - faisait du bien.


Dernière édition par Justin Davis le Dim 28 Sep - 22:42, édité 1 fois
Revenir en haut Aller en bas
Heather Wells
avatar
Serpentard
Serpentard
Spécialité(s) : Permis de Transplanage


Re: Cours 3 ~> La peur

Message par : Heather Wells, Sam 27 Sep - 17:27


Répéter cette formule les faisait passer pour de gros débiles, mais il le fallait bien, s'ils avaient une mauvaise prononciation, il y avait de grande chance pour que le sortilège ne fonctionne pas correctement. C'était d'ailleurs le temps pour les élèves d'affronter leur pire peur, peut-importe laquelle elle était, une pâquerette ou un dragon. Bien que le deuxième semblait bien plus sensé. Suivant les consignes de l'enseignante, tout le monde se mit en rang l'un derrière l'autre et la Préfète se retrouva reléguée au milieu de la file. Ce qui n'était pas forcément pour lui déplaire. Ainsi, elle pouvait contempler ceux qui passait avant elle, ça la rassurait un peu que d'autre se soit fait dessus avant que cela ne soit son tour. Et comme il fallait s'en douter, c'était une de ces m'as-tu vu de Gryffondor. Toujours les premiers pour se la racler ceux-là ! Cet rouge et or fit fasse à une elle-même maléfique et assoiffée de sang. Pathétique. La seconde, une Serdaigle, eut pour épouvantard une veille décrépie enflammée. Mouais, pas mieux... Puis ce fut le tour de Linaewen. Au moins, elle, avait une peur digne d'une Serpentard ! L'être qui était apparut était immonde et terrifiant à la fois. Une pouffy avait peur d'une gamine qui rappelait vaguement quelqu'un à la Préfète, mais s'en qu'elle ne trouve de qui il s'agissait. Puis sa collègue s'avança. Heather sentait les ennuis arriver, cette fille était un aimant à problèmes ! Dès qu'il y avait de la pratique à un cours, elle y arrivait pas. Et ce jour n'échappa à la règle puisque Clarissa s'évanouit devant le corps sans vie d'une femme ainsi que devant une autre personne, habillé de noir. Elle avait un véritable don pour tomber dans les pommes l'autre grognasse là ? Spencer qui voulait jouer les supers-héros voulut la soigner mais l'épouvantard prit la forme de ce qu'il avait le plus peur. Des blattes... Il avait peur de stupides blattes ? En être dégoutté oui, mais de là à ce que ce soit sa plus grand phobie... C'en était tellement risible que la dernière année ne se priva pas pour exploser de rire. Elle ne regarda plus le passage des autres, préférant lancer des regards moqueurs à son ennemi de toujours.

Quand Justin commença son passage, la Préfète se calma néanmoins. Elle ne regarda pas le Serpentard, préférant se concentrer sur son futur exercice. Elle savait qu'elle ne devait pas se rater. Parce qu'après s'être copieusement moqué du Serdaigle, il n'allait pas se gêner pour lui rendre la pareil. La baguette fermement tenue entre ses doigts, la verte et argent s'approcha du petit tas de cendre.

Elles commencèrent à s'envoler, se compacter, puis prirent la forme d'un hippogriffe. Mais celui-là fut encore plus effrayant que les autres. L'adolescente était figée sur place, son regard ne savait même plus où aller tant ce qu'il voyait était flippant. L'animal lui faisant face était bien plus grand que la moyenne, au moins deux mètres et demi au garrot. Mais plus que tout le reste, c'était son énorme bec recouvert d'une telle quantité de sang qu'il en gouttait même par terre. C'est juste après que la dernière année vit les flaques de sang qui s'étendaient doucement sous les pattes antérieures de l'animal. Elle comprit rapidement que cet hippogriffe n'était pas n'importe lequel, mais celui qu'elle voyait dans ses cauchemars, ceux dans lesquels sa mère se faisait tuer. Elle avait donc devant-elle le tueur de sa mère telle qu'elle l'avait toujours imaginé.

Lorsque Heather se rappela que respirer était absolument nécessaire pour vivre, son souffle se fit rapide et saccadé. L'épouvantard avait mêlé sa plus grande peur à sa plus grande tristesse, le tout ayant un effet des plus terrifiants sur la victime. Il se passa de longues secondes pendant lesquels ils ne firent que s'observer, puis la créature fit un pas menaçant vers l'élève. Celle-ci sortit alors de son état de paralysie et recula à son tour d'un pas. Brandissant sa baguette devant elle sans grande détermination, elle découvrit alors que non seulement sa main, mais ses jambes également tremblaient. Toute la théorie du cours avait disparut de l'esprit de la Serpentard, sa peur contrôlant l'intégralité de ses pensées. Si elle n'était pas à Gryffondor, c'était pour une raison, elle n'était pas courageuse, elle ne voulait pas combattre la créature, elle voulait juste prendre ses jambes à son coups.

Un bruit, infime, derrière elle, lui rappela où elle se trouvait, ce pourquoi cet hippogriffe était là, devant elle. Peu à peu, elle retrouva ses esprits et la formule lui revint en mémoire. Il fallait qu'elle le rende ridicule pour que sa peur disparaisse. Mais comment rendre un animal aussi imposant ridicule ? C'était impossible, à moins que... La Préfète eut alors l'idée de se servir de sa force comme d'une faiblesse. Il était grand, alors elle l'agrandirait encore plus pour qu'il devienne disproportionné.

- Riddikulus, fit-elle avec une détermination nouvelle.

Le bec de l'animal, se mit à pousser, s'élargir et se recourber. Il finit par devenir si gros et si lourd que le tête de la créature ne pouvait plus tenir en place. Celle-ci tomba lourdement sur le sol. Et malgré les efforts continus de l'animal pour essayer de relever sa tête, il n'y parvint pas. La situation attira un léger rire à la verte et argent qui partit rejoindre sa place. Elle posa sa baguette sur sa table et, une fois assise, emprisonna ses mains entre ses cuisses pour les empêcher de trembler. Mais cela n'était pas des plus efficaces car ses jambes, elles, continuaient de se mouvoir de manière parfaitement incontrôlée. La pression redescendant à grande vitesse et pensant que personne ne la regardait, Heather laissa échapper une larme qui roula sur sa joue avant de s'écraser sur la table.
Revenir en haut Aller en bas
Ebenezer Lestrange
avatar
Serdaigle
Serdaigle
Spécialité(s) : Permis de Transplanage
Occlumens


Re: Cours 3 ~> La peur

Message par : Ebenezer Lestrange, Dim 28 Sep - 12:03


Lilith n'avait pas pris sa proposition de fuite au sérieux, et bien elle en payait les conséquences. Elle semblait à deux doigts de vomir quand elle rejoignit sa place. D'un côté, c'était vrai que son patronus n'était pas très engageant. Déjà que rencontrer une Lilith Bee en pleine nuit dans la forêt interdite était plutôt inquiétant, une Lilith Bee vampirique flanquait carrément les chocottes. Mais quelle idée aussi de vouloir à tout prix passer en première. C'était typiquement un truc de gryffondor.

Ebenezer, absolument pas pressé de faire face à son épouvantard, se mit au milieu de la queue. Ni trop au début, ni trop à la fin comme ça, il était sûr de passer à peu près inaperçu. Il était d'ailleurs en pleine réflexion sur la forme qui allait lui faire face qu'il ne prêta pas particulièrement attention aux passages des filles devant lui. Ce fut un bruit de chute qui le tira de ses réflexion. La préfète de Serpentard, celle qui s'était déjà évanoui après une morsure en SACM, avait décidé de retenter l'expérience. Bilan, deux silhouettes de femmes affalées par terre. Elles se ressemblaient vaguement d'ailleurs, ou c'était peut-être leur position identique qui donnait cette impression.... Au moins, lui, il n'y avait aucun risque sa mère ne sorte de l'armoire. Déjà personne ne la reconnaîtrerait en tant que telle vu qu'ils ne se ressemblaient pas vraiment et puis sa mère n'avait strictement rien d'effrayant. Sauf quand elle lui hurlait dessus pour qu'il mette sa veste l'hiver et encore, ce n'était pas si horrible que ça.

Il avança de quelques places dans la file indienne, il était dans les derniers à passer s'étant rappelé du principe de la galanterie et ayant cédé sa place à quelques filles. La dernière personne devant lui finit trop rapidement son tête à tête avec l'épouvantard, il devait devoir s'y coller. Absolument pas rassuré mais n'en laissant rien paraître, il avança de quelques pas vers l'armoire. Au pire, il s'enfuirait en courant, voilà tout. Il leva les yeux vers son épouvantard qui devait avoir fini de se transformer. Une parfaite copie de lui-même lui faisait face. Une copie qui avait l'air plutôt désespérée. Elle semblait crier des sorts plutôt basiques d'après ce qu'Ebenezer pouvait lire sur ses lèvres mais aucun son ne lui parvenait, comme s'ils étaient séparés par un mur de verre. Dans sa main, son double serrait à s'en faire blanchir les jointures un bâton immaculé dont la moitié était sur le point de se détacher du reste. De ce cadavre de baguette, aucune étincelle de magie ne sortait.

Et soudain, il comprit. Son clone était incapable de lancer le moindre sort, comme si la magie avait déserté son corps. Cette vision pathétique de lui-même lui donner juste la nausée. Plutôt mourir que finir sa vie comme un simple moldu. Depuis ses sept ans, âge auquel elle s'était manifestée pour la première pour la première fois, sa magie ne l'avait jamais quitté d'une semelle. Tantôt noire, tantôt blanche, grise le plus souvent, elle faisait plus que partie intégrante de sa vie. Il était sa magie et elle était lui. Il resta quelques instants à contempler cette vision d'horreur avant de secouer la tête. Résistant à l'envie de plus en plus forte de partir en courant et bénissant son père à lui avoir appris à toujours cacher ses émotions surtout dans les situations dites critiques, il leva sa baguette vers sa pâle copie avant de déclarer, la gorge sèche, le #Ridikulus libérateur de vision cauchemardesque. Le cœur battant à la chamade, il regarda le sort faire son effet.

Au début, rien ne se passa, sa copie continuait toujours à hurler silencieusement des formules en secouant vainement sa baguette cassée. Puis, petit à petit, la baguette se ressouda et bientôt, il en jaillit une pluie d'étincelles de toutes les couleurs. La magie était revenue, et, toujours un peu chamboulé, le petit brun repartit s’asseoir. Notant mentalement qu'au prochain épouvantard qu'il croisait, il ferait directement brûler son armoire, il farfouilla dans ses poches à la recherche de son butin gagné suite à un pari quidditch avec un gryffondor qui n'était pas au courant qu'il était dans l'équipe officielle des serdaigles et qu'il n'avait donc aucune chance de le battre. Mettant enfin la main sur ses chocogrenouilles, il en sortit une pour lui qu'il croqua à pleines dents car un coup de chocolat ne lui ferait que du bien et en jeta une sur les genoux de Lilith qui avait l'air de ne pas avoir du tout apprécié la partie pratique de ce cours.
Revenir en haut Aller en bas
Quentin Dawson
avatar
Poufsouffle
Poufsouffle
Spécialité(s) : Aucune spécialité enregistrée actuellement.


Re: Cours 3 ~> La peur

Message par : Quentin Dawson, Dim 28 Sep - 13:09


Après tous ces #Ridikulus, il était temps de passer à la pratique. La première élève à passer était la Gryffondor Lilith Bee. Le but était de se présenter face à l'armoire qui contient un Epouvantard, une fois sortit, l'Epouvantard se transforme en votre plus pire cauchemard, votre ou vos plus grandes peurs, à vous de l'humilier. Après plusieurs élèves, c'était au tour d'Alma Stroller, mais oui vous savez, la Poufsouffle que Quentin avait rencontré dans la Grande Salle, une fille très sympathique.
La Sorcière se présenta devant l'armoire et l'Epouvantard apparut. D'un seul coup des scènes défilèrent.
Quentin ne mit pas longtemps à comprendre que la victime dans ces scènes était Alma. Même si Alma eu du mal, elle réussit à envoyer le sort et les scènes de tristesses se changèrent en scène de joie. La fameuse soirée de la rencontre entre Alma et Quentin apparue.
Après cela Alma disparue au fin fond de la salle et Quentin décida d'allez la voir.
Il s'approcha d'elle discrètement et posa sa main sur son épaule et lui souffla:
"Alma, tu vas bien ?" Il savait qu'elle n'allait pas bien mais il n'avait pas réfléchi en posant cette question.
"Alma, regardes-moi, c'est fini tout ça, n'y pense plus. Tu t'es très bien débrouillée en plus." Quentin jeta un coup d’œil sur l'armoire et sur Renésmée, la Poufsouffle qui combattait l'Epouvantard.
Après quelques secondes Quentin fixa Alma: "Je vais sûrement passer dans les derniers, donc si ça va mieux, viens me voir"
D'un seul coup, sans le vouloir, Quentin prit Alma dans ses bras. Il était un peu gêné bien que ça ait duré quelques secondes seulement, mais c'était indescriptible.
Tout en s'éloignant il se retournait pour regarder Alma et se mit en rang.

Quelques Sorciers et Sorcières venaient de passer et c'était maintenant à son tour. Il avait un peu la pression car tout les regards étaient fixés sur lui et Miss Boccini regardait attentivement. Quentin ne savait pas si Alma le regardait, il était juste concentré sur sa future mission.
Miss Boccini ouvrit l'Armoire et l'Epouvantard apparut. Sa peur qu'il ne voulait avouer allait-elle apparaître ? C'était le cas.
Un Homme et une Femme apparurent. Ils ressemblaient à ... des Prisonniers d'Azkaban. Pour le moment rien d'effrayant, mais d'un seul coup ils devinrent ... des Mangemorts. Ils étaient habillés en noir, avec une capuche, et un masque assez terrifiant. La marque des ténèbres apparaissaient sur le bras. Ils semblaient s'approcher de Quentin, mais ce dernier restait sur place et se concentrant il lança un #Ridikulus tellement minable que Quentin se retrouva projeter au sol.
Les deux Mangemorts voulaient faire du mal à toute la salle, mais surtout à Quentin. Au sol, Quentin était un peu terrifié, mais le plus terrifiant était que les Mangemorts étaient de retour et qu'ils pouvaient être n'importe où, même dans les couloirs de Poudlard qui sait ? Peut-être que certains élèves sont des futurs Mangemorts ?
Quentin recula un peu. Que pouvait penser Miss Boccini et tous les autres élèves qui le regardaient ? Et est-ce qu'Alma le regardait ?
Les deux Mangemorts se rapprochaient de plus en plus.
Il se concentra très fortement et envoya un puissant #Ridikulus.
Devant toute la classe, les deux Mangemorts se retrouvaient en sous-vêtements.
Mission réussie pour Quentin, mais malheureusement il lui a fallu employer le sort deux fois. Il faut qu'il continue à travailler.
Néanmoins Quentin était assez heureux de son travail et il resta autour du rang pour voir la prestation des autres élèves, mais il avait un peu le traque, et si des élèves dans cette salle étaient en contact avec les Mangemorts ?
Il essaya de ne pas y penser et restait concentré jusqu'à la fin du cours.
Revenir en haut Aller en bas
Contenu sponsorisé

Re: Cours 3 ~> La peur

Message par : Contenu sponsorisé


Revenir en haut Aller en bas
Page 4 sur 6

 Cours 3 ~> La peur

Aller à la page : Précédent  1, 2, 3, 4, 5, 6  Suivant

Permission de ce forum:Vous pouvez 
Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
Harry Potter 2005 :: ~¤~ Académie de Poudlard ~¤~ :: Cours :: Défense contre les Forces du Mal-

L'univers d'Harry Potter est la propriété de la Warner Bros ainsi que de J.K Rowling.
Tous droits réservés sur ce site ©Copyright HarryPotter2005. Affichage optimisé sous Firefox.