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Harry Potter 2005 :: ~¤~ Académie de Poudlard ~¤~ :: Les couloirs
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Dans les couloirs de Poudlard, de nuit
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Mathéo Angur
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Re: Dans les couloirs de Poudlard, de nuit
Mathéo Angur, le  Lun 5 Oct 2015 - 9:40

Comme quoi, cette soirée n'avait que de bien. Il y a des moments qui restera graver à jamais dans la tête de Mathéo. De cette magnifique histoire entre Marjory, la nouvelle arrivante à Poudlard, et Mathéo, le rebelle qui sort la plupart des nuits. Un jour, il avait espérer une rencontre comme celle-là. Pas forcément avec une fille beaucoup moins âgée que lui. Mais il en avait rêvé. Voilà qui était chose faite. Il montrait à cette gamine que des fois la nuit, on peut y passer des moments exceptionnels. Que ce n'est pas que mauvais. Où tout n'est que magie noire. Et le passer à deux. C'est encore mieux.

Marjory, après un certains temps, ce décida à toucher sa chouette. Qui se laissa faire. Tant qu'elle se sentait en confiance. Il n'y avait aucun risque que sa chouette s'en prend à sa protégée. Elle caressa son doux plumage qui en demandait tant. Mathéo appréciait vraiment ce moment. Encore un instant marquant. En pleine nuit dans la volière. Caressant sa chouette avec une autre main que la sienne. Cette chance. Cette incroyable nuit qui n'en terminait pas et Mathéo n'avait pas finit de recevoir des surprises.

Marjory s'approcha de Mathéo. Toujours caressant sa chouette. Et Mathéo surprit regarda Marjory. Elle était en train de lui faire comme un câlin. Marjory avait mit ses bras autour de lui, comme elle le pouvait. C'était très surprenant pour Mathéo qui ne s'attendait pas à ce qu'elle l'entour de ses bras. Ou plutôt d'un bras du coup. Sa protégée devait se sentir tellement bien avec lui. Se sentait sûrement en confiance avant de lui dire.

- Merci ...

C'était tout mignon. Mathéo la regardait avec plein de tendresse et prit à son tour Marjory dans ses bras. Enfin, comme il le pouvait. Et sa chouette toujours sur son doigt, voulait se poser ailleurs. Et après avoir bien réfléchi. Il posa sa chouette sur l'épaule de Marjory. Vraiment confiant. Ce disant qu'elle ne pouvait rien lui faire. Qu'elle apprécierait. Sa chouette émit un son. Et s'installa tranquillement sur l'épaule de Marjory, essayant de trouver une position confortable. Mathéo caressa sa chouette et celle-ci lui mordit son doigt. Mais pas pour lui faire de mal. C'était un geste affectueux. Et elle prit son envol pour sortir de la voilière.

Mathéo invita Marjory à regarder sa chouette parcourir le ciel. Cherchant sûrement de la nourriture. Et lui offrir ce spectacle qu'elle ne verra peut-être pas si souvent. Mind disparut dans le ciel, laissant son maître avec sa protégée seuls.

Mathéo entendit un bruit lui rappelant qu'il ne devait toujours pas être ici.

- Marjory, va falloir repartir !

Et sans un mot de plus. Il reprit la main de celle-ci et avança sans se pressé dans le couloir très sombre à laquelle ils seront confrontés. Mais pas pour longtemps. Car il reprit le chemin inverse d'un peu plus tôt dans la soirée. Descendit les escaliers. Toujours sans se précipiter afin qu'elle suive et de faire le moins de bruit possible. Et après tout ça, ils arrivèrent proche du but qu'il s'était fixé. Faire rentré Marjory sans le moindre incident. Et sans se faire chopper. Mais ça c'est ce qu'il croyait.

- Marjory, je crois qu'on s'est fait repéré...

Pas pour lui faire peur. Mais Mathéo paniquait à l'idée qu'elle se sente mal à l'aise. Que ce moment délicieux passer ensemble, allait terminer en cauchemar. Surtout pour elle...
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Re: Dans les couloirs de Poudlard, de nuit
Marjory U. Damian, le  Lun 12 Oct 2015 - 19:46

La fillette était tellement émue de cette visite inattendue dans la volière de Poudlard, qu’elle ne pensa pas une seule seconde au fait que ces animaux pouvaient aussi être dangereux … Elle caressait toujours la chouette de son camarade comme elle le pouvait, toujours le bras restant autour du jeune homme. En sortant ce soir, elle s’attendait à une poussée d’adrénaline, et peut être de nouvelles découvertes, mais jamais au grand jamais elle n’aurait pensé que tout ceci pouvait arriver. Se faire un ami – parce que c’était ainsi qu’elle le ressentait – au milieu de la nuit, qui la protègerait contre les professeurs et préfets qui cherchaient les gens qui, comme eux, avaient désertés leur lit … Et qui l’amènerait dans la volière, pour admirer les oiseaux dans leur lieu de vie, dans leur période de vie nocturne. Mieux encore, lui présenter sa propre chouette ! Bref, cette soirée se déroulait bien mieux que tout ce qu’elle aurait pu espérer, et elle était émue par cette proximité qu’elle ressentait à cet instant avec Mathéo.

Elle remerciât celui-ci. Elle n’arrivât pas à s’exprimer mieux que ça, mais son « merci » valait pour tout. Pour cette soirée, pour sa protection, pour son amitié, pour sa chouette … Alors, lorsque le jeune homme la prit à son tour dans ses bras et qu’elle sentit la chouette se poser sur son épaule, elle ferma les yeux, pour profiter au maximum de l’instant grâce à ses autres sens. Le toucher : le corps de Mathéo contre le sien, sa chouette posée sur son épaule. L’ouïe : la chouette du jeune homme émit un petit hululement qui résonna dans ses oreilles. L’odorat : la pièce sentait comme on pouvait s’y attendre, et même si dans d’autres occasions cela pouvait sembler désagréable, ce soir, cette odeur semblait participer à la magie ambiante.

Puis la chouette s’envola, et la fillette suivit le geste de son protecteur, s’élançant pour l’observer lors de son vol majestueux. Elle avait des étoiles plein les yeux, et lorsque l’oiseau eut atteint un point trop éloigné pour son regard, elle se retourna vers celui qui lui avait permis de découvrir tout cela, et lui fit un sourire ému.

Elle vit alors celui-ci se crisper légèrement alors qu’elle entendait, elle aussi, un bruit qu’aucun d’entre eux n’avaient provoqué.

- Marjory, va falloir repartir !

Mathéo lui reprit alors la main et ils repartirent par le couloir sombre par lequel ils étaient arrivés. Et ils reprirent leur marche dans le sens inverse, en se rapprochant au fur et à mesure de l’entrée de la salle commune. Ils étaient de nouveau dans les couloirs qui devaient toujours être arpentés par les préfets et les professeurs, alors ils essayaient de ne pas faire de bruit, tant bien que mal en ce qui concernait Marjory, qui fatiguait de plus en plus donc devait se concentrer pour marcher sur des œufs et calmer sa respiration.
C’est donc sur ceci qu’elle avait placé son attention, et absolument pas sur quoi que ce soit d’autre qui l’entourait, lorsque le jeune homme se tourna vers elle.

- Marjory, je crois qu'on s'est fait repéré...

Et voilà que revenait cette peur panique qu’elle avait ressentie au début de la soirée. Non, elle ne voulait vraiment pas que celle-ci, pourtant si parfaite il y avait seulement quelques instants, finisse comme ça ! Elle ne voulait pas se faire attraper, punir, et que cela gâche toute la magie de cette rencontre avec Mathéo, et avec sa chouette.

- Non … Souffla-t-elle alors.

Elle releva son regard vers celui de son compagnon, les yeux fous tournant et retournant en tous sens, essayant de trouver une solution pour qu’aucun d’eux ne se fassent attraper. Cependant, elle n’en trouvait pas et serra la main de son protecteur.
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Re: Dans les couloirs de Poudlard, de nuit
Mathéo Angur, le  Sam 7 Nov 2015 - 22:58

C'était la fin. Le dernier instant de plaisir qu'il avait éprouver. C'était cette instant magique qui s'évapore en un instant. Comme un feu d'artifice qui s'était arrêter en plein milieu et qu'il n'y ai pas de bouquet final.

- Non ...

C'était la voix de Marjory, la voix de la peur, que ceci ne devait pas se produire, devait en aucun cas arriver. Non, c'est vrai, il n'aurait imaginer ça. Jamais. Mais c'était le cas et il n'y pouvait rien y faire. Pour lui, ce n'était pas bien grave. Il connaissait trop ça. Même s'il avait souvent de la chance. Seulement, il s'inquiétait pour sa protégée. Vraiment. Il n'avait pas envie qu'elle connaisse ça. Se faire prendre par un membre de la direction. Et malheureusement... C'était le cas. Son coeur battait à cent à l'heure. Il avait envie de foncer dans le tas. Quitte à tout risquer. À mettre en sécurité Marjory. C'était à lui de faire ça. Lui qui devait montrer la voie...

- Tiens donc... On se promène ?

Hé mais attends. C'est... C'est... C'est sa collègue ? Ah mais oui ! Elle était directrice maintenant ! Oh ça pouvait peut-être l'arranger. Marjory ne le savait pas. Mais il allait peut-être arriver à la sortir de là sans soucis. En tout cas, il allait faire de son mieux et tout ce qu'il peut !

- Mathéo ! Pourquoi ne suis-je pas étonnée ? Cependant j'attendais un peu mieux de ta part... Emmener une si jeune élève avec toi dans ce genre d'excursion n'est pas la meilleure chose. Je vais devoir vous sanctionner, vous le savez ça ?

Ah bah en fait, ça ne sera pas si évident que ça. Mais, il allait tout faire pour que seul lui ne prends. Marjory n'avait pas eu de chance et c'était de sa faute s'ils en étaient arriver ici. Mais tomber sur Face, c'était mieux que de tomber sur Liz ou un autre prof que Mathéo ne savait quoi faire avec. Là, il connaissait malgré tout sa collègue. Et il trouvera bien un arrangement. Ou n'importe quoi qui permettra à Marjory de s'en sortir sans sanction.

- Face ! T'as sanction ne me fait pas peur. Et tu le sais. Mais sache que c'est de ma faute tout ça. Elle avait peur. Et je lui ai fais encore plus peur. Je lui ai montré ma chouette pour qu'elle se sente mieux. Mais je n'aurais pas du à ce que je vois. Alors, elle n'a rien à voir dans cette sanction. S'il y a bien quelqu'un qui doit prendre c'est moi.

Il cherchait vraiment à protégé encore plus Marjory du mieux qu'il le pouvait. Mais il savait très bien que tout ça ne serait pas suffisant s'il en reste là. Il n'arriverait jamais à la convaincre. Jamais, mais il le fallait, alors sans laisser une seconde de plus il reprit en s'avançant vers Face, laissant Marjory derrière lui.

- Sérieusement. Je suis désolé. Mais, s'il y a sanction. Il n'y en aura qu'une ce soir. Et ce sera pour moi. Elle n'a que 11 ans. Et j'en suis responsable. Je prends toute responsabilité d'elle et je te dis que je serais prêt à tout ce soir. Hum. Sommes nous pouffys ? Et bien, je le suis ce soir pour protégé Marjory !

Waw. C'est bien la première fois qu'il allait aussi loin. Et ça pourrait lui valoir beaucoup de soucis. Mais il s'en fou. Il préfère souffrir que de voir sa protégée être puni.
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Re: Dans les couloirs de Poudlard, de nuit
Marjory U. Damian, le  Mar 17 Nov 2015 - 17:06

Au moment où elle prononça ce « Non » – qui d’ailleurs, lorsqu’il revint à son oreille, résonna d’un pathétique dont elle aurait bien voulu se passer – elle se rendit compte que ce n’était peut-être pas si grave que ça. Que risquait-elle ? Elle allait surement être punie. Surement. Mais quelles pouvaient être les punitions ici ? Elle avait entendu parler d’heures de colle. Rester quelques heures à recopier des lignes ne lui faisait pas peur ! Ou peut-être était-ce plus de l’entretien ? Le nettoyage non plus ne lui faisait pas peur. Chez elle, ils avaient des taches à remplir chaque semaine, partagées entre chaque membre de la famille. Ou bien est-ce qu’il y avait pire encore comme punition ? Hm, finalement c’était peut-être un peu grave. Elle ne savait même pas à quoi s’attendre si elle se faisait punir. Surtout qu’elle n’était qu’en première année ! Pour quoi passerait-elle aux yeux des professeurs si elle se faisait déjà punir alors qu’elle n’était là que depuis quelques semaines ? Rien que les points en moins pour sa maison, elle qui menait pourtant en ce moment, elle ne voulait pas en être responsable. Bon, finalement, elle ne voulait vraiment pas être punie.

Alors qu’elle se trouvait en plein ascenseur émotionnel et que son esprit passait du « C’est pas grave » au « Mon dieu mais qu’est-ce que je vais faire » de la panique, une voix la fit tout simplement arrêter de penser. En même temps que la voix, une femme apparue. Dans la tête de la petite Marjo, rien ne se passait. Après un sursaut de surprise, elle s’était tout simplement mise en pause. C’est lorsque la femme – qui était leur directrice de maison, elle l’avait reconnue – repris la parole que son esprit ce débloqua et entra dans une grande fébrilité. Tellement de choses se passèrent en même temps qu’il était difficile de discerner les unes des autres.

«  Mathéo ! Pourquoi ne suis-je pas étonnée ? Cependant j'attendais un peu mieux de ta part... Emmener une si jeune élève avec toi dans ce genre d'excursion n'est pas la meilleure chose. Je vais devoir vous sanctionner, vous le savez ça ? »

Mathéo connaissait leur directrice de maison ? Comment est-ce que cela se faisait ? Il ne l’avait pas emmenée ici, il fallait qu’elle rétablisse la vérité, sinon il prendrait tout pour eux deux. Alors qu’elle était sortie d’elle-même, sur un coup de tête, et que justement elle n’aurait pas tenu jusque-là sans lui. Une sanction ? Ca, elle s’en doutait déjà. Quelle serait la sanction ? Est-ce que faire la petite fille fragile pourrait les aider, ou alors cela mettrait en colère la directrice Lightwood ? C’était déjà des pensées qui avaient traversées son esprit il y avait peu de temps, lorsque Mathéo s’était fait passé pour un préfet. Mais elle n’avait toujours pas la réponse à la façon dont elle devait agir.

Bref, l’esprit de Marjory était bien confus à cet instant, et elle entendit la voix de Mathéo s’élever en arrière-plan.

- Face ! T'as sanction ne me fait pas peur. Et tu le sais.

Face ? Il l’appelait par son prénom ? Et puis quoi, il la tutoyait ? Comment est-ce que ça se faisait ? Elle ne se voyait pas vraiment elle-même tutoyer l’un de ses professeurs. Marjory eut un peu peur que ça ne fasse pas plaisir à leur directrice, surtout que ce qu’il avait dit pouvait passer comme de l’insolence.

- Mais sache que c'est de ma faute tout ça. Elle avait peur. Et je lui ai fais encore plus peur. Je lui ai montré ma chouette pour qu'elle se sente mieux. Mais je n'aurais pas du à ce que je vois.

Ah, eh ben non en fait. Ce n’était pas de l’insolence. S’il faisait ça, c’était pour la protéger. Elle, la petite inconsciente qui était sortie de sa salle commune hors du couvre-feu sans réfléchir aux conséquences.

- Alors, elle n'a rien à voir dans cette sanction. S'il y a bien quelqu'un qui doit prendre c'est moi.

NON. Ce mot pris toute la place dans ses pensées, dépassant toutes les autres qui s’étaient trouvées là un peu plus tôt. Sa tête se vida de nouveau alors que ces trois lettres l’emplissaient. Elle ne pourrait pas le laisser prendre à sa place. Il n’y était absolument pour rien dans ce qu’il était arrivé. Mathéo s’approcha de la directrice, la laissant derrière elle et continuant son laïus. Qu’aurait dit sa mère dans un moment comme ça ? « Ne laisse pas les autres être blessés par tes erreurs. » C’était l’un des principes de leur famille. Jamais ils ne pourraient laisser leurs actions avoir des impacts  négatifs sur les gens qui les entouraient. Mais voilà que le jeune homme jouait le chevalier en armure. Comment devait-elle réagir pour ne pas le laisser être puni à cause de sa maladresse à elle ? Ses yeux se remplirent de larmes en quelques secondes, et l’une d’entre elle s’échappa et traça un sillon humide sur sa joue droite. Voilà. C’était la seule faiblesse qu’elle se permettrait ce soir. Tout en avançant pour se remettre à la hauteur du jeune homme, elle ravala ces gouttes salées et s’adressa à la directrice en baissant légèrement les yeux.

- Bonsoir Madame. Je suis vraiment désolée de me trouver là en pleine nuit … A ces mots elle eut une hésitation puis se reprit. Mais ce que dit Mathéo est faux. J’ai aussi ma part de responsabilité dans ce qui est arrivé …

Elle baissa alors complètement les yeux vers ses pieds, posa sa petite main se voulant rassurante sur le bras de Mathéo et attendit le verdict de leur directrice.
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Re: Dans les couloirs de Poudlard, de nuit
Mathéo Angur, le  Jeu 26 Nov 2015 - 18:57

Les choses ne tournaient plus en sa faveur. Mais il fallait s'en doutait. Évidement, rien de bien surprenant. Mais il voulait quand même essayer. Mais pourquoi faire tout ça pour au final ne servir à rien ? Non, il y avait encore des choses à dire. Il n'allait pas s'arrêter là. Et puis de toute façon. Lui, il ne risquait plus vraiment grand chose. C'était terminé. La partie est fini.

- Mais ce que dit Mathéo est faux. J’ai aussi ma part de responsabilité dans ce qui est arrivé …

Mathéo n'aura rien à redire sur les mots prononcé de Marjory. Elle avait raison. Et en plus, elle n'en disait pas trop comme ce Mathéo qui passait son temps à causer. Continuellement. Seulement, à force, il sait très bien qu'il s'enfonce. Toujours plus. Et là, il a emmener Marjory avec lui. Il bouillonnait de l'intérieur. Mais pourquoi ? Pourquoi ce moment là ? La vie cruelle soit-elle n'était pas d'humeur à le laisser s'en sortir ainsi...

- D'abord, Mathéo, je suis contente de voir que tu prends tes responsabilités, mais même si nous sommes collègues ailleurs, nous ne le sommes pas ici.

Évidemment. Logique. Tout à fait logique. C'est sa directrice. Mais Mathéo mélangeait un peu les deux. Directrce, collègue. Mais qu'est-ce qu'il en a à foutre ? Sérieusement. Et puis, pourquoi jouer les héros ? Il voulait juste la protéger. Alors c'est ainsi ? On essaye de protéger et au final on en prend plein la figure ? Et tout ça n'aurait servit à rien ? Ça n'avait plus de sens. Il aurait beau se démené. Au final, tout le contredit. Essaye de protégé et de sauver une jeune fille ? Punition ! Quoi ? Si maintenant, tout est contradictoire. Alors il n'y a plus rien à faire.

- Bien, votre punition maintenant. Je veux que demain matin, vous veniez devant mes appartements à huit heure tapante. Un retard et votre punition sera doublée. Je vous indiquerai ce que vous devrez faire en temps voulu, mais n'espérez pas que vous allez vous la couler douce. Ce château est une vraie antiquité, les rénovations ne manquent pas.

STOP ! Pause là. Demain à huit heure tapante ? Mais nan, il peut pas.. Vraiment pas. Il sera loin déjà à cette heure. Loin de Poudlard. En direction de Londres. Il y avait gros problème. Très gros. S'il ne pouvait être là demain, ça voudrait dire qu'il y aurait que Marjory seul à la punition. Seul à réparer ce maudit château. Alors là. Il y aura débat. Il y aura bataille. Car il ne la laissera jamais seul à faire ce genre de chose. Et si elle essaye. Tout ça sera de la faute de Face. Tout ce qui se passera ensuite. Mathéo ne s'en remmetrait pas. Elle n'a pas intérêt. Pas intérêt du tout. Pendant qu'il réfléchissait. Face leurs demanda qu'ils retournent dans leurs dortoir. Sauf que non ! Pas question ! Il n'est plus question d'injustice là. Il est question d'humanité.

- Face ! Je trouve pas ça injuste. Certes la punition est mérité. Oui c'est vrai. MAIS. Laisseras-tu une gamine de 11 ans faire les rénovations du château ? Oui ! Parce que je ne serais pas là demain. Je serais à Londres. J'ai mon billet de sortie. Alors ? Laisseras-tu, oui ou non, Marjory seule ? Parce que si c'est oui, je te jure, directrice ou collègue. Peu importe. Que ça ne se passera pas comme ça. Injuste ou non. Parce qu'au final. Tu ne seras pas la Face que je connais.

Mathéo allait trop loin. Beaucoup trop loin. Et il risquait vraiment de mal se faire voir par Marjory. Sauf que la nuit cachait ses larmes qui était sur le point de couler sur son visage. Comme un démon intérieur qui le poussait à aller aussi loin qui le pouvait. Ce démon toujours présent. Qui s'infiltrait dans tout son corps. Et s'il refait une crise ? Là, maintenant ? Non, pas maintenant. Pas avec elles. Il les appréciaient. Les deux filles qui étaient autour de lui. Et pendant ce temps là. Il était déjà à terre en train de se prendre la tête à deux main.
Marjory U. Damian
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Re: Dans les couloirs de Poudlard, de nuit
Marjory U. Damian, le  Lun 4 Jan 2016 - 16:31

La blondinette baissa la tête, alors que la directrice de leur maison s’adressait à Mathéo. Elle ne put s’empêcher de penser que ce qu’elle venait de dire à celle-ci n’avait pu qu’enfoncer son nouvel ami. Mais pourquoi ne s’était-elle pas retenu ? Maintenant, le pauvre se faisait réprimander pour sa tendance à « vouloir jouer les héros » … L’adulte s’adressa ensuite à elle.

- Et toi ma petite demoiselle, tu fais également preuve de maturité, surprenant d'ailleurs pour ton âge. Mais à partir de maintenant, je ne veux plus avoir à te reprendre, c'est bien compris ?


Marjory hocha la tête, celle-ci toujours baissée. Elle avait bien l’intention de ne pas se faire reprendre d’autres fois. Pas dans les mois qui allaient suivre, en tout cas … Et elle n’avait pas vraiment l’impression d’avoir été mature en sortant, comme ça, la nuit, sur un coup de tête … M’enfin, si elle pouvait se rattraper maintenant, alors tant mieux. Elle se sentait vraiment mal vis-à-vis de sa directrice, qui lui avait déjà paru sympathique lorsqu’elle l’avait vue de loin. La bien sûr, elle avait l’air beaucoup moins sympathique, mais après tout, elle venait de les attraper dans les couloirs en pleine nuit, alors elle en avait le droit ! Elle était en plus, à ce qu’avait compris la petite fille, la collègue de Mathéo à la Boutique d’Animaux Magiques, elle devait donc être déçue de lui. Peut-être même qu’elle avait du mal à le punir parce qu’elle le connaissait personnellement ? En tout cas, elle savait très bien que le Professeur Lightwood n’aurait pas d’autre choix que de les punir. Elle se devait d’être juste, que les élèves soient dans sa maison ou pas. Enfin … Il y en avait qui ne l’étaient pas, mais elle n’était pas directrice depuis très longtemps, à ce qu’on lui avait dit, alors elle ne pouvait peut être pas encore être clémente …

- Bien, votre punition maintenant. Je veux que demain matin, vous veniez devant mes appartements à huit heure tapante. Un retard et votre punition sera doublée. Je vous indiquerai ce que vous devrez faire en temps voulu, mais n'espérez pas que vous allez vous la couler douce. Ce château est une vraie antiquité, les rénovations ne manquent pas.

Elle les regarda en haussant un sourcil. La fillette hocha de nouveau la tête doucement. Elle serait là le lendemain, à l’heure demandée. Elle méritait bien ça, et puis de toute façon, il y avait pire comme punition. Elle aimait bien s’activer, et rénover le château, même si cela pouvait sembler difficile, était une bonne façon de le découvrir plus amplement … Ce qu’elle avait en quelque sorte voulu faire en sortant ici cette nuit. Et le fait de remettre ce magnifique château à neuf ne pouvait être qu’une fierté pour elle ! En plus, elle serait avec le jeune homme. Cela ne faisait vraiment pas longtemps qu’ils s’étaient rencontrés, mais elle l’adorait déjà, et il lui avait fait découvrir certains recoins du château. Alors ce ne serait qu’une opportunité de plus de passer du temps ensemble, de discuter.

Par contre … Mathéo ne semblait pas être du même avis. Il prit les devant pour s’adresser à leur directrice (de nouveau en utilisant son prénom, d’ailleurs … Voilà qui n’allait pas beaucoup lui plaire ….) pour lui dire qu’il ne serait pas là le lendemain. Il serait à Londres. Ah … Voilà qui cassait la dernière moitié de ses plans … Elle ne serait pas avec lui et ne profiterait pas de cette punition pour faire plus amples connaissance. Le jeune homme continua son laïus, disant à son interlocutrice qu’elle ne pouvait pas la laisser, elle, faire ces rénovations toute seule. Seulement, pour ce faire … Il utilisa un ton franchement pas adapté à la situation. Il la tutoyait, la défiait presque, et en devenait carrément insolent. Parce qu’ici, elle était une figure d’autorité. Et ça, c’était quelque chose avec laquelle Marjory avait beaucoup de mal. En plus elle appréciait le jeune homme et ne voulait pas qu’il soit encore plus gravement puni par sa directrice et collègue. Elle ne put alors s’empêcher de se tourner vers lui, alors qu'il se mettait à terre et de lui adresser la parole, posément mais tout de même avec de la force, pour autant qu’elle le puisse du haut de ses 11 ans. Peut-être que ça l'aiderait, de voir qu'elle prenait ses responsabilités toute seule l'aiderait peut-être.

- Ecoute Mathéo, c’est de ma faute si je suis sortie ce soir, alors maintenant c’est à moi de prendre mes responsabilités. Mme la Directrice a raison de me punir, puisque j’ai eu tort de sortir ce soir. Elle jeta un petit regard à la dite directrice puis reporta précipitamment les yeux sur le jeune homme. Alors, j’irais demain. Que tu sois là ou pas, j’irais à ma punition, et je rénoverais toutes les parties du château que je devrais rénover. Maintenant, laisse-moi prendre mes responsabilités à propos de ce qu’il s’est passé, d’accord ? Je ne veux pas me cacher derrière toi et que tu prennes tout à ma place. Et ne dit pas que tout est de ta faute, tu sais comme moi que ce n’est pas le cas. Se faire punir fait partie de l’éducation, comme dirait ma mère, et c’est pour ça que je suis là ! Alors arrête, s’il te plait.

A la fin de son discours, Marjory laissa ses yeux dans ceux de Mathéo quelques secondes – et elle s’en tordit un peu le cou, ça c’était sur – puis les rebaissa vers ses pieds en se tournant vers Mme Lightwood.

- Je serais là demain, sans faute.


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Re: Dans les couloirs de Poudlard, de nuit
Shela Diggle, le  Mer 10 Fév 2016 - 13:26

PV Theophania ~
Tous les fous ont été sensés



L'heure, tard. Le jour, hiver, à peu près. Les chiffres et dates ne sont que des titres indicatifs, puisqu'il faut tout indiquer, tout préciser, donner l'chemin pour n'pas perdre tout le troupeau. Quelle importance ? Pour s'remémorer, tiens. Parce qu'on a besoin d'étiqueter les événements, maintenant. Que la mémoire n'suffit plus, qu'il faut y accrocher la science la logique la droiture, qu'il faut brimer le cerveau droit, l'créatif le Beau sans lois ni frontières. Les chiffres sont source d'angoisse. Le temps qui file, l'âge qui s'épaissit, la température qui chute ou s'élève à des pics vertigineux, fièvre. De vivre. Ou désespoir de ne plus l'aimer. Les chiffres qui examinent, crachent et notent, mauvais boulot, mauvaise performance, mauvais résultat d'IMC. Chiffres qui nous suivent, poursuivent, qui nous testent, le poids la taille l'envie la force l'intelligence même, c'te blague, chiffres plutôt que mots, tout ça pour qu'on se fige dans une moyenne, pensée unique. Affreuse dictature implicite, devoir s'approcher de ces chiffres, nombres pour ne pas être à la marge, à la ramasse, dans les journaux. La norme. Inexistante. J'm'en affranchis comme je l'peux, mais eux sont partout, nombre de morts, pourcentage de gens chanceux, aiguille sur la balance. Angoisse. Ca prend par la gorge d'abord, ça la noue, ça l'enserre, on avale difficilement, et puis si colère la tête éclate, si peur le ventre meurt. Les émotions sont puissantes car physiques en plus de morales.

J'attend Miss Jais, collègue du soir. Point assez de rendez-vous pour m'en faire un portrait. Les gens changent constamment. Personne n'est fiché figé fixé. Je n'sais plus ni lire ni compter; instinct. Remuer les doigts les pieds les poignets, ne pas s'laisser tenter par une vicieuse immobilité qui promet plus de profondeur encore, une perte de sens et de corps, brutale envolée - ou chute, j'n'ai encore pas décidé - vers un monde contraire, abject par son billet aller simple sans retour. Pas envie de passer une soirée fantôme accompagnée. Entre-deux étrange. Quoique, elle est plus jeune, l'audace de me secouer elle n'aurait peut être pas. Ovale. Œuf. Protection, à ce qu'on dit. Roulée en boule dans un espace clos, cela ressemble à bien des choses. Mal au crâne. Rien pris pourtant. Rien du tout, pas vrai. Chut, tais-toi. Pas besoin. Routine. Je n'te laisserais point t'enfuir si gracieusement. Vraiment ? Chiche de m'attraper. Remuer doigts pieds poignets, bouger ou se faire traquer, s'immobiliser c'est se perdre. Je suis en avance, en retard, au mauvais endroit ? J'n'ai rien zieuté en venant, l'heure l'calendrier une possible lettre arrivée. Peu importe, nous finirons bien par nous croiser. Allée, venue. Allée, venue. Encore, toujours. Mouvement d'une horloge. Je pile. Je m'ennuis. Que le moissonnage soit bon, ce soir, ou la discussion enivrante. Suffit de faire en sorte que.
Theophania Fitzgerald
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Re: Dans les couloirs de Poudlard, de nuit
Theophania Fitzgerald, le  Ven 12 Fév 2016 - 0:59

Première sortie nocturne. La petite brune était devenue grande et remplissait maintenant des fonctions hautement utiles qui consistaient à se balader la nuit dans les couloirs. Accessoirement contrôler, punir, réguler, faire la morale. Mais les balades de nuit c’était nouveau, totalement inédit. Elle allait enfin côtoyer sa collègue. Elle la connaissait de loin, une vague connaissance, juste de vue, pas trop eu l’occasion de se parler. Elle ne semblait pas hostile, avait l’air assez sympa, c’était du moins ce qu’elle laissait paraître. Mais le paraître, était source de bien des ennuis la plupart du temps. Les apparences si souvent trompeuses étaient d’une telle importance, impossible de s’en départir même avec la volonté la plus grande du monde. Et cette première impression, de la subjectivité pure. Celui-là elle ne l’aimerait pas, trop gros, trop laid, trop lent, trop roux, trop vert, trop trop. La subjectivité du paraître faisait doucement oublier la menace de l’être. Voyait-on d’ailleurs cet être, enfermés dans ce jeu de rôle infini ? Se cacher, pour enfouir la vulnérabilité dans un océan de prétextes masqués. C’était sans fin, toujours la même comptine répétée sans cesse.

C’était une soirée étrange. Cette première sortie préfectorale conduisait à un stress inattendu. La peur de ne pas savoir quoi faire ni quoi dire probablement. Le dîner avait été expédié à grande vitesse. Appétit de moineau pour toujours, obligations alimentaires récurrentes. Une demi feuille de salade, un petit coup de jus de citrouille et c’était bon pour la soirée. Il faudrait bien. On avait dit à la brune de ne pas trop se nourrir le soir. Elle avait bien vu sa voisine moldue, quand elle était petite. Cette gamine mangeait de la pideza au dîner. Résultat elle était ronde comme une barrique. Cela avait toujours révolté la jeune sorcière qui en profitait pour manger encore moins. La nourriture ce poison insidieux, qui vous possédait tout entier, une fois ingéré il entrainait ce comportement compulsif insupportable. La verte avait toujours voulu se débarrasser de toute entité qui pourrait lui dicter ce qu’elle devait faire. Elle avait ça en horreur. Certaines personnes était plus faciles à ignorer que d’autres. Les profs, la famille ça vous collait à la peau pendant au moins le premier cinquième de votre vie. Part non négligeable de l’existence. Mais la bouffe c’était si simple. Hop je te mange pas.

Dans cette folie aux allures peu responsables, Theophania manifestait son anxiété. Stress irrationnel d’ailleurs, fondé uniquement sur la peur de l’inconnu. Elle laissa un troupeau de petits passer devant elle et pénétrer dans la salle commune des serpents. Il lui restait encore un peu de temps avant de débarquer pour faire l’inspection, papiers s’iou plaît et tout le tralala. Elle monta les marches qui accédaient à son dortoir. Un coup d’œil à la fenêtre lui appris que la nuit commençait à tomber sur l’Ecosse. Les reflets émeraude du lac s’assombrissaient. Bientôt seuls les chandeliers magiques prendraient le relais et contribueraient à ne pas rendre aveugle les pauvres petits apprentis sorciers. Bientôt l’éclat flavescent du Soleil ne serait plus et laisserait place à la pâleur du royaume de Séléné. La préfète regarda sa montre, il lui restait encore un peu de temps avant de devoir sortir. Elle se plongea dans la lecture d’un livre de botanique méditerranéenne qu’on lui avait envoyé. C’était intéressant, et les couleurs chatoyantes emprisonnaient le regard et hypnotisaient. Elle entendit le réveil d’une de ces camarades de dortoir sonner. Un petit objet en métal qui possédait une sorte de coucou qui tintinnabulait toutes les heures. Le son cristallin était agréable en soirée, mais pouvait rapidement s’avérer insupportable la nuit. Résultat les filles avaient du se mettre d’accord pour lancer un silencio dessus pendant la nuit.

Le moment était venu. Les serpents grouillaient dans la salle commune, rentrant peu à peu du dîner et de leurs diverses activités du soir. Il serait bientôt temps de fermer les portes et de filer au dodo. Le temps pour Theophania de pointer le bout du nez dehors pour aller monter la garde préfectorale. Avec sa collègue verte pour ce premier soir donc. Elle poussa la porte de la salle, et sorti des couloirs qui menaient aux cachots. Un point de rendez-vous avait été plus ou moins fixé au préalable. Un autre coup d’œil à sa montre appris à la jeune fille qu’elle était loin d’être en avance. Sur le peu de chemin qu’il lui restait à parcourir, la brune se demanda ce qui pourrait bien les occuper se soir-là. C’était une grande première et elle doutait que les élèves fraudeurs courent les rues. Et puis la discutaille ce n’était pas forcément son truc, à dire vrai elle était angoissée de ne pas savoir quoi lui raconter à cette grande qui devait en avoir vécu bien plus qu’elle. Effectivement Shela était déjà là. Theophania releva le menton, redressa son dos et amorça un léger sourire cordial. Sa voix était douce, basse, légère, presque fuyante.

- Salut, je suis désolée je suis pas trop en avance… J’espère que je t’ai pas trop fait attendre.
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Re: Dans les couloirs de Poudlard, de nuit
Shela Diggle, le  Ven 12 Fév 2016 - 23:01

- Salut, je suis désolée je suis pas trop en avance… J’espère que je t’ai pas trop fait attendre. Sourire sincère en retour. Dents découvertes. Ca élargit. Comme les bras qu'on ouvre à un ami. Je... crois pas. Que tu m'aies fait attendre. Pas d'heure, pas d'date, pas d'chiffres. Pas de temps qui file ou qui impatiente, pas de sensation de trop ou de pas assez. Je voudrais toujours pouvoir ne pas compter. Avoir le choix du non-choix. Décider de ne pas décider. T'viens ? Commencer à marcher. Theophania, c'est ça ? Un poil long, comme nom. J'peux t'appeler Té ? Té, c'est presque la boisson, chaude et salvatrice, Té c'est plus petit mais plus uniforme, c'est un tout. Personne dans le couloir, comme fort souvent depuis l'arrivée de Kholov. Bien moins de retardataires. Appeler Té mais penser Miss Jais. Toutes les teintes sont foncées pour une blonde, qu'on pourrait dire. Vertige. Un seul instant. On s'en fout, on s'en fout, on marche. Ca passe toujours, rapidement même. Une fenêtre. Si sombre dehors que je croise nos reflets faiblement réfléchis. Intuition faiblarde et j'n'aime pas juger au regard, soit. L'avis se fera quand il aura lieu d'être. Haussement d'épaules. Elle ne m'est pas hostile. Tout c'qui compte.

- J'sais pas vraiment quel genre d'élève tu es, si t'aime bien louvoyer de nuit ou non. Je l'épiais sans vraiment le cacher. Sa réaction. Deviner son sérieux - quelle préfète elle fera, pet-sec ou plutôt cool. Je me fichais pas mal de ce qu'elle serait par rapport aux autres, mais mieux valait ne pas s'avouer trop laisser-passer à quelqu'un qui aura tôt fait de s'en plaindre. Les gens sont ce qu'ils sont, suffit de savoir s'en protéger. Personne d'autre ne le peut aussi bien que soi-même, puisque l'on sait les endroits où chacun peut nous toucher, quelle qu'en soit la manière. Je ne protège pas et on n'me protège pas, on est quittes. Personne ne me doit rien. Si besoin il y a, ce ne sont plus des dettes, mais un devoir, je rechignerais toujours à accepter de la reconnaissance. Gloire plus, mais celle-ci vient d'inconnus, de gens qui ne voient que le mal ou le bien, les extrêmes, pas ce qu'il y a entre et caché, profond derrière ce que l'on voit. Je suis invisible. Angoisse. Puisque non. Je vois et l'on me voit. Miss Jais n'est pas intrusive non plus. Ne l'montre pas, si j'ai tord. Ou je n'le vois point. C'est mieux. Ne pas savoir. Doute plutôt que mauvaise vérité. Peur plutôt qu'angoisse. La peur est sourde, mais vectrice d'action. L'angoisse est vile, gluante, paralysante. Mangeuse de ventre. Mon monstre. Qui parfois s'invite sur mes épaules, poids discret mais présent, il tend parfois ses bras autour de ma gorge. L'angoisse fait suffoquer. Ramène avec elle son amie Insomnie, se joue de moi. M'adressent leurs sourires dangereux, tard le soir. M'incitent à perdre. A abandonner. Pleurer mon sommeil et laisser aller, finir par imploser. Mourir dans la tête. Oups, j'ai oublié. Suis pas seule.

- Y'a des coins que les gens aiment bien, mais ça change rapidement. Personne ne se fait choper deux fois au même endroit. A part Lïnwe dans les cuisines. Sourire. Qui s'efface rapidement. Toi aussi, deux fois de suite dans les cuisines. Mais chut. Nous sommes deux ombres dans des couloirs silencieux, désertés. Le changement se fait rapidement entre flots et marée basse. Elle est presque aussi haute que moi, la demoiselle. Point trop difficile. Mal au crâne. Angoisse. Tais-la, il n'y a rien à craindre. Tu es ton seul soucis. Ne pas y penser. Ne pas penser. Je te f'rais pas de mal mais tu t'en ferais si. Si. Bénéfice du doute. Mauvais doute, ici. Distraite avancée, regard perdu. T'as des questions particulières, au fait ? Tiens, tourne là.
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Re: Dans les couloirs de Poudlard, de nuit
Theophania Fitzgerald, le  Sam 13 Fév 2016 - 16:48

Ca y était, le fait accomplit. Cette expression tant utilisée. Faire face aux événements, lutter de front. Surmonter peur et anxiété pour ce rapport immédiat aux choses. Finies les sensations médiates, trop réfléchies qui laissent un tel libre cours à l’imagination que s’en devient indécent et ridicule. Le concret, si menaçant était la façon la plus saine d’appréhender les choses. Theophania regarda sa collègue dans les yeux. Bon visiblement elle n’était pas vexée par ce léger retard. D’ailleurs elle souriait. Bon signe non ? Un sourire globalement c’est une bonne chose, trompeur et positif à la fois, souvent signe de félicité, encouragement, espoir, amitié et de temps à autres, manifestation discrète et hypocrite de jalousie, colère, hargne et autre négativité malsaine. Theophania n’avait pas un tempérament particulièrement pessimiste aussi prit-elle ce petit signe physique pour ce que toute personne saine d’esprit aurait interprété : un signe amical. Logique après tout, nouvelle rencontre est synonyme de courtoisie polie. Et elle s’y connaissait en politesse et autres marques protocolaires. Témoignage d’une relation mère-fille puissante. C’avait été difficile, parfois conflictuel comme pour toutes les petites filles. Le rejet de la mère, la concurrente, toutes l’avaient vécues à un moment. Mais Thia était douce et discrète, presque renfermée. Elle s’était pliée aux exigences rapidement, préférant s’affranchir elle-même du diktat naturel parental. Elle avait donc laissé ses sœurs faire le boulot. La politesse était restée, tout comme cette affection sincère, distante et profonde pour sa génitrice.

La brune se laissa entraîner par la blonde à côté d’elle. Mieux valait écouter les conseils du sage, ils menaient plus souvent à la réussite. Un pas, puis deux. Les couloirs étaient déserts, chaque impulsion résonnait sur les lourdes dalles sombres qui faisaient office de plancher. Les paroles aussi se répercutaient. Murs épais, réfléchissement des ondes sonores, phénomènes physiques que les moldus se plaisaient à interpréter à outrance. C’était juste un écho quoi.  « Theophania, c'est ça ? Un poil long, comme nom. J'peux t'appeler Té ? » Encore un rebond. Une alcove dans le pan de mur sombre renvoya le son doux plusieurs fois. C’était une proposition logique de la part de la verte. Logique et inattendue à la fois. Le prénom était en effet compliqué, entraînant de multiples désagréments, des envies de meurtre occasionnelles. Theophilia ? Theodora ? Theophane ? Toujours pas, jamais. Il suffisait de voir la lueur de folie noire qui emplissait le regard de la brune en ces occasions. Shela avait déjà vu l’écueil et avait fait un pas de côté pour l’éviter. Theophania aimait ces initiatives, gratuites et simples. Elle ne supportait pas non plus que certaines personnes prennent la liberté de raccourcir son prénom somme toute magnifique, sans son autorisation préalable. Tout était fait des les règles donc. Mais la nature de la demande fit hausser un sourcil à la jeune fille. C’était pour le moins original.

- Oui bien sur ! C’est assez inhabituel, en général les gens m’appellent naturellement Theo. Thia pour les plus intimes. Mais Té c’est tout à fait inédit… Ca me plait bien.


Du maximum elle passait au minimum. Le raccourci de neuf petites lettres n’était pas douloureux. En fait le diminutif sonnait bien à l’oreille.  Rapide, concis, efficace. Té. Une lettre en fait. T. Cette fille faisait preuve d’une originalité étonnante à la première phrase de leur entrevue. Theophania plongea son regard dans les yeux gris de Shela. Elle n’y décela pas de signe significatif de moquerie. Bien ce serait Té pour la demoiselle. Un sourire pour Madame.

La confiance prenait place avec les pas, les dalles qui passaient, les fenêtres qui s’évanouissaient rapidement. C’était comme ça avec la jeune fille. Elle se mettait en confiance, à la température, au fur et à mesure de son contact avec les gens. Elle savait qu’elle devrait communiquer avec cette fille. Alors elle se faisait violence, réfrénait cette tentation intérieure qui l’aurait poussée à partir et à poursuivre sa route en solitaire. Comme elle détestait les obligations sociales. Mais comme elles l’attiraient aussi. C’était un choix Cornélien. Choisir entre le calme qu’elle avait connu toute sa vie et la rencontre, le neuf, le beau, l’inédit. La sécurité et l’aventure en fait. «  J'sais pas vraiment quel genre d'élève tu es, si t'aime bien louvoyer de nuit ou non. ». Question pertinente. Savait-elle elle-même quel genre de fille elle était ? Difficile de le savoir. Son monde était rempli de questionnements. Pouvait-on y apporter des solutions exactes ? Pour cela il aurait fallu qu’elle aie la connaissance d’elle-même. Conscience et connaissance. Elle ne s’aventurait pas trop sur ce terrain. Louvoyer la nuit ? C’était plutôt cocasse quand on y pensait. Elle était plutôt du genre je m’enferme avec un bouquin et tant pis.

- A défaut de louvoyer je suis plutôt une louve solitaire. Disons que je ne tente pas le diable mais que les occasions ne m’effraient pas.

Pas très clair tout ça. Ca exprimait mal la réalité. Les mots sont toujours mieux dans la tête. La réponse était-elle utile, positive, celle attendue ? La brune haussa les épaules. Pas besoin de s’inventer une vie. On la prendrait telle qu’elle était. La question interrogeait. Pourquoi elle voulait savoir ça. Impossible de traduire l’expression de ces yeux gris en face. Une alliée ? Un réquisitoire préliminaire ? Pas simple de cerner une inconnue. C’aurait été si tentant de demander en retour. Si simple. Si proche aussi. Mais elle n’était pas comme ça. Pas du genre à questionner. Pas du genre à entrer dans l’intimité sans y avoir été invitée. Dommage ça aurait pu lui épargner quelques mauvaises surprises. Les pensées vont, le temps passe aussi. Mention à Linwe. Ah elle le connaissait. Theophania eut un sourire. Le petit blond déjà petit était le roi pour se trainer dans les ennuis. Un vrai casse-cou. La mention de son nom était un appel à son bon souvenir. La brune était étonnée qu’un petit aussi intelligent et spontané ait réussi à se faire chopper deux fois au même endroit. Peut-être que la vieillesse le rendait plus mou. Remarquez il n’était pas encore bien grand.

- Je connais Linwe. Ca m’étonne qu’il ait été assez bête pour se faire avoir deux fois. Il peut être un vrai diable.

Les pas, toujours les pas. Il faisait beau dehors. La lune éclatait et resplendissait. La lueur blanche envahissait les couloirs qui avaient le privilège d’être percés de fenêtres. La voix retentit à nouveau à côté d’elle. Des questions. On lui demandait si elle avait des questions. Oh oui. Tellement. Pour si peu de réponses. Mais ces questions là on les laissait à l’esprit, à la réflexion. Méditations métaphysiques. Sur le pratique non tout allait pour le mieux. Un ou deux petits détails peut-être. Elle suivait les indications de sa camarade en répondant à la question.

- On va à un endroit précis ou bien on marche un peu dans le château au hasard et on a de la chance si on trouve quelqu’un ?
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Re: Dans les couloirs de Poudlard, de nuit
Shela Diggle, le  Ven 19 Fév 2016 - 23:57

Ca lui plait, ça me plais. Plaisir. Satisfaction ponctuelle. Pourtant celle-ci me fera plaisir plus d'un temps. A plus long terme il y a bonheur. Ca me bonheur. Bonne heure. Ponctuel aussi. Theo. Théo. Trop simple. De verser dans le danger. Un nom par personne, c'est la règle. L'appeler Theo aurait été une trahison. Té lui plait, Té me plais. Sourire pour moi.

- A défaut de louvoyer je suis plutôt une louve solitaire. Disons que je ne tente pas le diable mais que les occasions ne m’effraient pas. Joliment dit. Dans loup solitaire il y a réfléchit, sage et coriace. Bon allié et mauvais ennemi. Mais ce qu'elle est en tant que personne seule ne m'intéresse guère; c'est en tant que personne envers moi que les choses jouent. Que les gens se façonnent entre eux, qu'ils aillent trinquer à telles affaires ensemble. Leurs actions ne m'intéressent que lorsqu'elles interagissent avec moi - et presque. C'n'est pas une bonne ou mauvaise réponse, c'est un fait, quelque chose à savoir puisque tout est bon à apprendre des autres, c'est neutre en ayant son importance. Ne changera rien dans mon attitude. Il est étrange de juger, pas vrai, cela n'a point de sens. Dire que cet Homme est imbécile, d'accord. A quoi cela nous avance-t-il ? Rien du tout. Laissons les gens imbéciles l'être, si ça leur chante, n'pointez pas vos doigts dénonciateurs vers autrui - ni vers vous, d'ailleurs, que vous soyez imbéciles m'indiffère également. Gardez les poings auprès de vous et faites en meilleur usage. Multitude de belles choses que l'on peut faire de ses doigts. La demoiselle connaît le petit Rouge, et je secoue la tête. L'est point bête, il me semble, juste l'une de ces personnes à qui il faut répéter les choses pour quelles rentrent. Aucune mention au fait que j'n'ai point sévi la première fois, chut.

- On va à un endroit précis ou bien on marche un peu dans le château au hasard et on a de la chance si on trouve quelqu’un ? La réponse vient facilement, si facilement que c'en est surprenant. Les gens doivent avoir la mauvaise manie de me poser des questions compliquées. Les sournoises interrogations qui semblent futiles, fort simples même, qui cachent de lourdes peines et craintes. Il faut alors doser réfléchir choisir, parler sans trop mentir mais n'pas livrer l'entière vérité. Celle-ci est impersonnelle. Et peu de manière de se tromper. Comme il est doux de pouvoir dire ce que l'on souhaite en ayant raison de tout façon. Etrange légèreté. Tu fais comme tu le sens. Les endroits clés, d'abord, qu'on peut se partager, et tu auras tes coins avec ses abonnés. Au hasard pour aller vers les précis. Toujours quelques places où les oiseaux de nuit, plus ou moins tapageurs, aiment à former leurs nids. Et jeter quelques coups d'œil aux carrefours de grands couloirs, au bas des escaliers est toujours sympathique étant donné la régulière présence des regards du personnel, fort à cheval sur la surveillance, en ces temps. Point de monde dans notre secteur, mais c'n'est pas plus mal. Tomber sur princesse dorée n'aurait pas été une bonne chose car ainsi accompagnée, j'n'aurais pas eu le choix de fermer les yeux. Pas que Miss Jais me semble contraire à sauver les méritants, m'enfin, pas une fort bonne idée que de donner immédiatement l'exemple moins glorieux. Ca viendra de toute manière. Secteur baignée de rayon de lune, aucun nuage maladif pour en tacher les contours, elle peut en toute quiétude caresser le globe de sa froide humeur. Laiteuse, plutôt. Jaunâtre parfois, froide seulement lorsque l'on se trouve en pleine nature, et seul la plupart du temps. Le froid est trop péjoratif, la lune c'est chouette. Marcher dessus, aussi. Si l'on pouvait penser en apesanteur, le tout rebondissant avec lenteur, tranquille développement des idées, point d'angoisse mortifiante, tout serait fluide, et lent, et doux. Et silencieux. Pas d'agressives extérieures.

Et angoisse. Ce mot mange la gorge, remonte au cerveau. Glisse sur la fin. Rampante peur qui s'insinue habilement, sème le doute. Doute. Quoi ? Je n'ferais rien. Pas le droit. Pas de cette façon, pas vrai ? J'n'aime pas les points d'interrogation. Ils sont anxieux, quémandeurs de bonnes paroles. Implorent parfois la pitié. M'en font oublier la présence de Miss Jais. Je divague. Pars dans le vide, apesanteur nulle, précipitation, saccades. Taque taque taque, les pas ou ma tête, ma tête ou mes dents, tempête de sang qui grimpe très vite fort vite. Ressaisir, saisir quelque chose, accrocher le regard les pensées, une bouée, quelque part, point la force de tourner la tête, marcher, juste marcher. Vite ou lentement, me semble durer mais taillader, dur, tailler, taper, tailler, bleus, sang, bleu, rouge. Dépression et faillite, colère. Douleur. Virer si vite, un virage trop prononcé et finir dans le décor. In my head. Mauvaise idée. Mauvais penchants. N'chercher dans le champ visuel que de mauvaises choses, sombres idées. Oublies pas. Où tu es avec qui et pourquoi. Ressaisies toi. Saisis toi de quelque chose, n'importe quoi. Un souvenir des dires un mur, si tu n'dois point tomber. Volcan. Extérieur jusque là préservé. Intérieur fumant de lave. En explosant, à qui fait-il le plus de mal, lui ou les autres ? Etre autre. Paniquer, serrer poings paupières conscience. Elle ou les autres ? Coup de volant et filer vers la falaise. Angoisse. Elle ou l'autre ? Finalement user des doigts, prendre les épaules de la brune, la mettre dos au mur. Point de douceur. Elle ou elle ? Défend toi. Presque supplique. J'veux pas t'faire mal, je t'en pris, fais comme si et arme toi... S'il te plait, défend toi ! Urgence dans la voix. Pression sur les épaules, yeux enragés. C'n'est pas se défendre, c'est attaquer. Jouer sur la surprise pour produire quelque chose. Angoisse. Fais moi me sentir vivante.
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Re: Dans les couloirs de Poudlard, de nuit
Theophania Fitzgerald, le  Sam 5 Mar 2016 - 21:40

A question rapide, réponse concise, efficace même. En parfaite logique. La collègue baissait les premières barrières de Theophania avec une facilité déconcertante. Mais ce n’était que la partie la plus superficielle. Le haut de l’épiderme, et encore. Disons des premières minutes encourageantes. Sa camarade avait échappé aux pièges que Theophania considérait comme éliminatoires. Tant mieux pour elle. Elle était dans un état d’esprit plutôt positif. Encline à connaître, laisser connaître aussi. Mais ce n’était que le début. Les choses étaient exposées simplement par la blonde. Le travail ne paraissait pas difficile du tout. Une routine, sans prise de tête, un moment de plus à passer dans une vie. Presque de l’indifférence. Rien d’insurmontable au vu du peu d’alertes. Circuler, se promener en fait. Et chouette si délit. Un peu d’action dans la lenteur infinie de la nuit. Pourtant le calme était quelque chose qui seyait à la jeune fille. Les longues marches dans la nuit noire ne l’effrayaient pas, au contraire. C’était un de ces moments où elle était seule avec elle-même, pouvant réfléchir à cet instantané de sa vie. Ce qu’elle était, ce qu’elle voulait être. Et cette nouvelle fonction allait pouvoir lui laisser quelques heures de méditation en plus. Elle doutait qu’il y ait une quantité affriolante de délinquants au sein de l’école. Quelques apprentis potionnistes du soir, des garnements en mal d’âneries, des amoureux transis en mal d’aventures en tout genre. Mais rien d’indénombrable.

Les pas continuèrent un moment, se répétant inlassablement. Les bruits résonnaient, encore et toujours. A côté d’elle Shela s’était tue. Pourquoi pas. Le silence était un vieil ami. Theophania l’aimait, savait le respecter. Celui là n’était pas gênant. Peut-être que plus tard elle se forcerait à parler, faire un peu la conversation pour prétendre s’intéresser, faire semblant d’être là. Mais pour l’instant puisque l’initiative n’était prise dans aucun des partis, une douce quiétude régnait. Le tout était d’en profiter. La brune n’était pas encore pleinement en confiance. Il en fallait encore plus. Plus d’initiatives, plus d’empreintes d’intérêt. En attendant l’esprit de la jeune fille était emporté ailleurs. Dérangé par une chanson qu’elle avait entendue fredonner dans la journée. Elle ne connaissait pas le langage, mais les paroles sonnaient si bien à son oreille qu’elle passait son temps à la susurrer. Les quelques lignes dont elle se souvenait particulièrement peuplaient allégrement ses pensées. Bem mais que o tempo, Que nós perdemos, Ficou pra trás também o que nos juntou… Elle n’avait pas la moindre idée de la provenance du dialecte. En fait cela sonnait comme une langue latine. Le traducteur s’évertue à dire que c’est de l’espagnol, mais que nenni. C’était plus doux, plus fluide, quelque chose du Sud. Là où elle n’allait pas. Et ça se répétait constamment. Encore et encore. Bem mais que o tiempo… Non stop. Chut. Enough. Les paroles prenaient trop de place. Le silence était trop pensant à présent. Penser à autre chose. Que nos perdemos… Bien sur c’était impossible de faire taire son esprit. Lui dicter sa conduite c’était se condamner à faire le contraire. Alors la brune décida de fixer l’horizon, le dédale de couloirs qui s’étendait face à elle. Les choses passeraient progressivement.

Soudain elle se sentit bouger. Mais c’était différent. Non. Avant elle marchait, chose logique pour la majorité des êtres humains chanceux. Mais là c’était extérieur. Un mouvement totalement indépendant de sa volonté. La blonde venait de l’attraper pour la coller au mur. Le choc fut violent. La respiration à demi-coupée, Theophania était éberluée. Rien n’avait laissé présager un tel agissement. Elle était littéralement dos au mur. Elle sentait le contact de la pierre dure sur sa colonne vertébrale. Elle sentait une gêne. La pression des mains sur ses épaules. Ce n’était pas insurmontable, loin de là. Elle avait déjà infligé des tortures plus conséquentes à son propre corps. Mais le geste la dérangeait. Elle ne comprenait absolument pas ce brusque changement d’attitude de la jeune fille en face d’elle. « Défend toi. » C’était terriblement déconcertant. Le ton n’était pas pleinement menaçant. Ou alors elle s’était méprise. Peut-être que sa collègue était une sadique, à l’esprit insidieux. Theophania ne voulait pas le croire. Ca ne l’aurait vraiment pas arrangé. « S'il te plait, défend toi ! ». Cette demande. Pas un ordre. Une invocation. La brune l’entendait comme un appel à la libération. Mais quoiqu’il arrive il fallait bien qu’elle se sorte de là. Elle lui demandait de se défendre. Cela voulait dire qu’elle ne lâcherait pas le morceau très rapidement. Seulement en bon sac d’os qu’elle était, Theophania n’était pas particulièrement armée pour sortir du sandwich préfectoral. Elle aurait pu attraper sa baguette qui trainait dans sa poche. Mais elle était plus jeune que la blonde. Elle risquerait d’être encore plus dans les ennuis. Elle était sans voix. Incapable de parler. Impossibilité d’exprimer les choses. La peur était loin, un souvenir quelque part là-haut. La préoccupation plutôt. La brune releva le visage et fixa Shela droit dans les yeux. Son regard était allumé avec une flamme indescriptible. Cela ne l’aidait en rien à sortir de cette situation. Les mains étaient toujours scotchées à ses épaules, prison soudaine et visiblement inextricable. Elle amorça un geste, tentant de se débattre. Les épaules. Bloquées, engoncées, fixées au mur. La pression était forte. Elle tentait de résister, sans grande conviction pourtant. Leurs visages étaient proches. C’était si simple de la fixer. Peut-être qu’elle arrêterait là. Elle ne se sentait pas lâche, et trouverait bien un moyen de s’en sortir. Aucun son ne daignait sortir de cette foutue bouche. Elle voulut approcher son visage, se rapprocher. La pensée de se débattre de toutes ses forces lui vint à l’esprit. Mais elle se savait trop fragile, et puis lui laisser une chance de s’expliquer aussi. Les deux devraient se côtoyer, Theophania par mesure de survie ne pouvait décemment pas se la mettre à dos. Enfin l’autre ne faisait pas trop d’efforts en ce sens non plus… La bouche s’approcha doucement de l’oreille de la blonde.

- Arrête.

Le ton était bas, c’était susurré, murmuré, presque inaudible. Pas question de parler d’une quelconque douleur. Ca aurait été avouer son infériorité. Theophania cessa de se débattre. La pression était toujours là. Plutôt que de reculer pleinement sa tête pour la recoller au mur, Theophania reste à quelques centimètres de l’autre. A présent un air de défi emplissait son regard. Elle l’avait provoquée la première. Elle ne pouvait plus se laisser faire. Mais elle préférait utiliser des manières plus insidieuses, moins directes. C’était sans doute son seul moyen. De là où elle était elle pouvait sentir les cheveux de la jeune fille face à elle. Plus qu’à espérer que Shela n’était pas trop portée sur les coups de boule.
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Re: Dans les couloirs de Poudlard, de nuit
Shela Diggle, le  Mar 15 Mar 2016 - 12:27

On gronde. Roulement d'une avalanche qui trébuche, incessante. On gronde et d'une voix grave, roulement des yeux. Dragon dévorant, vorace bête dans la tête. Férocité furieuse, Fureur. Démence. On gronde. Chercher encore, un sens, pour sortir, s'en sortir, trouver la bonne réponse, y'en a-t-il une ? Je ne comprend pas. Fureur sans l'être, furieux, dévorer gronder piaffer, taper contre les barreaux d'une cage; où sont-ils ? On gronde encore. Tonnerre tonnerre. Gronder de R. Croître en folie, ascension réductrice. Manger l'âme. Tout est démence. Idées rouges. Ne rien voir. Ne rien entendre. Ne rien comprendre. Gronder sur la voûte céleste, gronder et rattraper la foudre; se charger de R. Rouge, tout est rouge. Gonfler gonfler se sentir exploser à l'étroit, violacé ciel que l'on ne voit, et mer*e, ça presse et appuie, de plus en plus fort, ça pousse à, quelque chose, roulement de tambour, de ma tête, mon cœur, mon sang, chant de guerre, c'est grand géant immense -

- Arrête. Rugissement et - silence. Blanc. Blanc. Plus rien. Un temps. Blanc. Laissez un temps. Revoir et réentendre. Quoi ? Doux. C'est cotonneux. Grisant silence, même. Par le temps qu'il y a et qui aurait pu servir à nombres desseins. Par les émotions qui cherchent une place trop extrême par sa démesure. Par les émotions qui cherchent une raison. A s'exciter. S'exprimer. Tout prendre. Tout. Arrête. Mais il n'y a rien à prendre. Pas de mauvais coups, de mauvais mots. Un ordre. Alors l'on s'y plie. Etrangement. L'on défait un peu la pression. Surpris par la facilité du geste. De l'obéissance. Méfiance, qu'on me dit. A qui rend le rouge blanc et le grondement silencieux l'on ne peut trop croire. Arrête. Hé, j'n'ai fait qu'un peu penser. Laissez-moi. Un ordre. Trop simple. Eclatant de justesse. De logique. Désordre camouflé. Envolé. Un mot. Un seul. Tant de place. Trouver les yeux, et s'y plonger. Qui es-tu ? Es-tu dangereuse ? M'es-tu dangereuse ? Blanc. C'est dévastateur. Du tout au rien. Sans suture ou liaison, rien qu'un mot et une personne, que je n'arrive à placer. N'sais pas où ranger tout ça. Inquiétant. Inquiète angoisse, qui ne sait s'il est bon de revenir ou non. Si blanc ou rouge, si silence ou grondement. Dévorer, se faire dévorer par elle, retomber dans l'avant - à moins que je ne sois tombée maintenant. Trop simple. Peut être à terre. Trop simple. Pas d'arme sortie, pas de mots crachés. Aucune manière de se cacher - derrière une excuse. Pas lui faire du mal, mais il m'en faut une, peut être, je crois. D'excuse. D'un voile pour n'point être en faute, pour n'point être atteinte. Ca ne gronde plus. Cela murmure. N'entend pas. Plus fort. Mais cela murmure incessamment, l'on n'écoute point. J'ai soif de vie. Démolition. Dans ma tête ébullition. Avant. L'avant. Le maintenant est coi. Il se tait. Tous se taisent. Et son regard n'est pas mauvais; il n'est pas gentil non plus. Mon geste ne l'a pas été. Je crois. Arrête. De penser, peut être. Arrêter une tempête en un mot. A moins que ce ne soit elle.

- Mais pourquoi ? Presque caprice. Ne comprend pas. Ca cogite et s'agite, l'on doit le placer quelque part. C'est trop net tout d'un coup, c'est trop net après l'avant et c'n'est pas logique. Il en faut une. De logique. Si ne pas la trouver la bousculer, faire survenir les événements. Fuir les autres. Inquiétée angoisse qui ne sait si venir ou non il faut. Inquiétude quant au blanc, et au rouge basculant. Relâcher les épaules les yeux la personne, reculer, déchainées idées, enchainée envie. Presser paumes contre oreilles, entend-t-on; non. Perdue. Pourquoi ? Petite voix. Véritable question. Tanguer, rouge blanc, fureur ou netteté, blanc rouge. Corde tendue sur le Vide. Ne comprend plus. Mal au crâne. Serrer ses oreilles, soudain les relâcher, glisser une baguette entre les doigts. Pas envie de l'user. Nerveusement la faire tourner. Mirage. Peut être que j'ai rêvé. Qu'il ne s'est rien passé. Que j'n'ai point utilisé elle mais , pour penser. Que ni rouge ni blanc ni rien. Mal au crâne. Ne comprend rien.
Theophania Fitzgerald
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Re: Dans les couloirs de Poudlard, de nuit
Theophania Fitzgerald, le  Sam 26 Mar 2016 - 15:40

Indescriptible. C’était le mot. Theophania semblait dans une situation inextricable, coincée entre le mur et des mains plus puissantes qu’elle n’aurait pensé. La poigne ferme était tenace. Elle sentait la pression, chaque parcelle de sa peau recouverte par le tissu fin ressentait cette contrainte. Et ce n’était pas gentil. C’était brut, fort, inattendu. Rien n’y faisait elle n’arrivait pas à s’y habituer. C’était troublant. Pourtant Shela était une fille qui avait l’air gentille, jolie aussi. Le silence perdurait, la tension muette était à son comble. Il était impossible de savoir ce qui se passait dans cette tête blonde là. « Mais pourquoi ? ». Ce ton qui retourna la jeune fille. Comment pouvait-on parler comme ça en ayant une poigne si forte. Tous les signaux étaient contradictoires, plus rien n’avait de sens. Si tant est qu’il y en ait eu avant. Theophania était toujours suspendue à son regard, terriblement près. Là-dedans c’était une panique qui commençait à monter doucement. Cette détresse, ce ton. Allait-elle la frapper ou la pousser par caprice. Peut-être jouait-elle une sorte de jeu malsain. Pourtant Thia ne voulait pas le croire. C’aurait été trop gratuit. Et soudain ce fut la libération. Sans prévenir, sans signe avant coureur, Shela relâcha son emprise. Elle paraissait complètement paniquée. Cela effraya la brune. Peu adaptée, pas de société, pas de réflexes, et donc pas d’idée. Pas idée de comment s’y prendre, que dire, quand, comment, parler quoi. S’exprimer. C’était tellement plus simple quand elle n’avait qu’à se taire, danser un coup, oublier de manger, dormir et recommencer. Mais non. Forcément madame la vie était un peu plus ingrate que ça. Sinon c’était pas marrant. Pourquoi s’abstenir de jouer à un jeu malsain, destructeur, qui faisait perdre tout repère à l’humanité. L’humanité c’était vite dit. Theophania en tout cas n’en avait pas de repères. Plus maintenant. L’enfer c’est les autres. La solitude chérie était partie, évaporée pour de bon. « Pourquoi ? ». Encore une fois. Cette fois la détresse suintait des paroles. La répétition suffisait à inquiéter. Cruel dilemme. S’enfuir en courant pour sauver sa vie somme toute peut-être pas en danger, ou bien rester là, pantelante à trouver une issue, un truc à dire. Et puis la tétanie. Pas possible de faire un pas, dans l’attente morbide d’une autre réaction. Etait-elle vraiment là ? Qu’avait-elle bu la fille d’en face ? Un sort peut-être, ou une potion. Rien de crédible, et surtout rien d’enviable.

- Me fais pas mal.

La voix était douce, claire aussi. Elle se voulait audible. Une main libre dans les longs cheveux. De l’embarras. Et puis un revirement, une prise de conscience.

- Te fais pas mal non plus.

Peu de mots. Plus c’aurait été bien trop. C’était déjà à la limite de l’extrême. Relever la tête, regarder devant, la regarder elle. Essayer de faire disparaître ce malaise qui l’enveloppait toute entière. Elle voulait courir, s’enfuir, et s’approcher, rassurer. Pourtant elle ne la connaissait pas. Elle ne voulait pas la voir comme ça. Elle voulait se protéger et la protéger. Elle semblait si frêle aussi. Et tellement pas bien. Tellement brusque. Tellement menaçante. Tellement fragile. Rester là. Les bras ballants, le cœur à cent à l’heure, les pieds vissés, rien d’approprié. Et puis tendre la main. Comme ça, sans avertissement, sans explication, le cerveau allant moins vite que le cœur et les sens tellement en exergue. Relever ce visage voisin, toucher sa peau, rafraîchie par la soirée tombante, la lune trop froide pour réconforter par elle seule. Laisser la main là. Sentir le délicat mouvement de la respiration. Regarder profondément, attendre qu’on la déloge. Il fallait qu’elle se calme. Au moins pour la soirée, au moins pour vivre, au moins pour rester.

- Arrête.
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