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Harry Potter 2005 :: ~¤~ Académie de Poudlard ~¤~ :: Les couloirs
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Dans les couloirs de Poudlard, de nuit
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Theophania Fitzgerald
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Re: Dans les couloirs de Poudlard, de nuit

Message par : Theophania Fitzgerald, Sam 26 Mar 2016 - 15:40


Indescriptible. C’était le mot. Theophania semblait dans une situation inextricable, coincée entre le mur et des mains plus puissantes qu’elle n’aurait pensé. La poigne ferme était tenace. Elle sentait la pression, chaque parcelle de sa peau recouverte par le tissu fin ressentait cette contrainte. Et ce n’était pas gentil. C’était brut, fort, inattendu. Rien n’y faisait elle n’arrivait pas à s’y habituer. C’était troublant. Pourtant Shela était une fille qui avait l’air gentille, jolie aussi. Le silence perdurait, la tension muette était à son comble. Il était impossible de savoir ce qui se passait dans cette tête blonde là. « Mais pourquoi ? ». Ce ton qui retourna la jeune fille. Comment pouvait-on parler comme ça en ayant une poigne si forte. Tous les signaux étaient contradictoires, plus rien n’avait de sens. Si tant est qu’il y en ait eu avant. Theophania était toujours suspendue à son regard, terriblement près. Là-dedans c’était une panique qui commençait à monter doucement. Cette détresse, ce ton. Allait-elle la frapper ou la pousser par caprice. Peut-être jouait-elle une sorte de jeu malsain. Pourtant Thia ne voulait pas le croire. C’aurait été trop gratuit. Et soudain ce fut la libération. Sans prévenir, sans signe avant coureur, Shela relâcha son emprise. Elle paraissait complètement paniquée. Cela effraya la brune. Peu adaptée, pas de société, pas de réflexes, et donc pas d’idée. Pas idée de comment s’y prendre, que dire, quand, comment, parler quoi. S’exprimer. C’était tellement plus simple quand elle n’avait qu’à se taire, danser un coup, oublier de manger, dormir et recommencer. Mais non. Forcément madame la vie était un peu plus ingrate que ça. Sinon c’était pas marrant. Pourquoi s’abstenir de jouer à un jeu malsain, destructeur, qui faisait perdre tout repère à l’humanité. L’humanité c’était vite dit. Theophania en tout cas n’en avait pas de repères. Plus maintenant. L’enfer c’est les autres. La solitude chérie était partie, évaporée pour de bon. « Pourquoi ? ». Encore une fois. Cette fois la détresse suintait des paroles. La répétition suffisait à inquiéter. Cruel dilemme. S’enfuir en courant pour sauver sa vie somme toute peut-être pas en danger, ou bien rester là, pantelante à trouver une issue, un truc à dire. Et puis la tétanie. Pas possible de faire un pas, dans l’attente morbide d’une autre réaction. Etait-elle vraiment là ? Qu’avait-elle bu la fille d’en face ? Un sort peut-être, ou une potion. Rien de crédible, et surtout rien d’enviable.

- Me fais pas mal.

La voix était douce, claire aussi. Elle se voulait audible. Une main libre dans les longs cheveux. De l’embarras. Et puis un revirement, une prise de conscience.

- Te fais pas mal non plus.

Peu de mots. Plus c’aurait été bien trop. C’était déjà à la limite de l’extrême. Relever la tête, regarder devant, la regarder elle. Essayer de faire disparaître ce malaise qui l’enveloppait toute entière. Elle voulait courir, s’enfuir, et s’approcher, rassurer. Pourtant elle ne la connaissait pas. Elle ne voulait pas la voir comme ça. Elle voulait se protéger et la protéger. Elle semblait si frêle aussi. Et tellement pas bien. Tellement brusque. Tellement menaçante. Tellement fragile. Rester là. Les bras ballants, le cœur à cent à l’heure, les pieds vissés, rien d’approprié. Et puis tendre la main. Comme ça, sans avertissement, sans explication, le cerveau allant moins vite que le cœur et les sens tellement en exergue. Relever ce visage voisin, toucher sa peau, rafraîchie par la soirée tombante, la lune trop froide pour réconforter par elle seule. Laisser la main là. Sentir le délicat mouvement de la respiration. Regarder profondément, attendre qu’on la déloge. Il fallait qu’elle se calme. Au moins pour la soirée, au moins pour vivre, au moins pour rester.

- Arrête.
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Shela Diggle
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Re: Dans les couloirs de Poudlard, de nuit

Message par : Shela Diggle, Sam 9 Avr 2016 - 17:24


Elle a un regard. Un vrai. Pas celui qui glisse et se meurt dans d'autres horizons. Me fais pas mal. Pas voulu - se surprendre à penser. Penser plutôt que rugir gronder divaguer. C'était pas voulu. C'est déjà trop tard ? Les mots se bousculent sur la langue, ils s'empressent mais s'enlisent, se perdent. Alors je me tais. Préférer le silence aux excès, aux pas fait exprès. Plus que des remords la colère d'avoir laissé penser. Irréel calme qui s'éprend de moi. Je. Me. Suis. Etrangère. Pas voulu, et j'aimerais le lui dire, je crois, clarifier éclairer dire vrai. Pas qu'une voix une parole, et c'est étrange, le pouvoir qu'elle a. Elle sait parler, mais pas seulement avec ses mots.

- Te fais pas mal non plus. Se crisper et ne pas saisir, vraiment, comme s'interroger sans espérer de réponse, sarcasme rhétorique, désir de ne rien comprendre et force de ne pas essayer, chasser la moindre once de dangereuse curiosité. A ça je ne peux répondre pas voulu. Mais à ça aucune lettre ne se fraye chemin jusqu'à mes lèvres, aucun souffle ne vient s'empêtrer dans mes poumons; je ne veux pas parler. Parler amplifie ce que l'on pense et donne d'immenses dimensions à tout et parfois c'est trop gros, c'est terrifiant, ça fait de l'ombre et mieux vaut penser à plusieurs que parler tout haut tout seul, offrir au monde des dires venimeux, jeter à la conscience des tords que l'on n'a commis. Inspirer expirer respirer, empêcher de s'exprimer, le Dedans. Qui est eau lisse sans ondées, qui se tait. Qui par son calme inquiète à présent. Presque. Les silences se confrontent, s'apprécient, se confondent. Plus d'autres couleurs que celles qui sont à voir. Et soudain un contact, une pression, une présence qui se signale, une attention. Une main et l'importance que peu avoir un geste. C'est doux. Juste... Bien. Et les yeux craintifs qui rencontrent ce regard-là dans lequel je ne saurais trop décrire ce que j'y trouve; je suis l'animal sauvage qui ne sait interpréter une main, qui, avant d'agir, cherche un signe une réponse, une explication que daignerait donner le visage de l'autre, et qui se noie dans ses yeux - à Té. Parce qu'un nom est nécessaire parfois. Arrête. A nouveau ce mot. Je me demande qui tu es, demoiselle. Et je me demande quoi penser. Déstabilisant. Tout. Chavirer et au courant se laisser ou ériger un mur, ou répondre, ou être forte, se montrer, au moins, ou quelque chose d'autre je n'sais point. S'effondrer ou se grandir, se montrer ou se prouver, qu'on est debout, ou entre les deux. Brièvement appuyer son visage contre sa main, furtif, bref. Je voulais pas. Ne pas être désolée parce que ne pas comprendre, mais tenir à lui dire vrai. Ne pas comprendre non plus le calme limpide qui m'étreint. Les piques rouges et le tonnerre grondant. Dévoreurs d'âme.

Hésiter une main vers la sienne, finalement éloigner mon visage - avoir accepté la caresse me semble juste, trop l'allonger serait décontenançant. S'asseoir contre un mur, face aux fenêtres à la vraie nuit, réfléchir à comment ne plus, réfléchir. J'veux rentrer. Et pourtant ne bouge pas. Petite voix. Celle de Té a la force, point besoin de pousser la mienne. Point besoin de lui voler l'espace et le truc qui fait qu'elle sait parler. Episode. Rentrer ou s'enfuir ? Je suis minuscule. Qui es-tu, demoiselle ? Ne pas oser poser la question. Parce qu'elle serait étrange, ici.
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Theophania Fitzgerald
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Re: Dans les couloirs de Poudlard, de nuit

Message par : Theophania Fitzgerald, Ven 15 Avr 2016 - 14:52


Les diverses interventions de Theophania n’avaient pas amené de grades réactions. Du moins peu de paroles. Presque pas en fait. Le visage de Shela était mouvant, il réagissait subrepticement au stimulus. Mais pas moyen de savoir ce qui se passait dans la tête de la blonde. C’en était un peu déroutant. Toute cette agitation silencieuse, ce tourment palpable mais tellement peu concret. Cela avait de quoi alarmer. Mais que faire ? Rien, aucune solution ne se proposait naturellement à Theophania. Elle ne connaissait la blonde que depuis peu, et à vrai dire leurs échanges avaient été pour le moins brefs. Pas que ça ne dérangea la brune, juste qu’elle se voyait mal comment réagir. Ce geste si anodin qu’une main tendue avait enfin reçu un écho. Une légère pression contre sa paume. Presque imperceptible et pourtant bien sentie. Enfin une réponse. Seulement physique, passagère, qui faisait douter, faisant envisager l’illusion, mais rassurante. « Je voulais pas. ». Voilà. Enfin une parole. Quelque chose sur lequel se raccrocher. Si reproche il y avait eu maintenant il était oublié. A présent Theophania était avant tout intriguée, et surtout inquiète. Une préfète ce n’était pas choisi sur ses coups de tête relativement violents envers les camarades. Il devait y avoir quelque chose là-dessous. Mais on lui avait appris à se faire discrète. Et elle se complaisait dans ce détachement qui lui permettait de ne pas s’émouvoir de rien. Theophania passa une main dans ses cheveux de jais, sans lâcher du regard la blonde à côté d’elle. Ce je voulais pas il était rassurant et angoissant à la fois. C’était des demi-excuses, c’était l’assurance que ce n’était pas contre elle.

Doucement la jeune fille éloigna son doux visage de la main de Theophania. Elle s’assit par terre contre le mur. Après un épisode un peu brusque c’était sans doute la meilleure chose à faire pour se remettre l’esprit en place. La brune fit de même et s’installa à coté de sa collègue. Il y eut un silence. Encore un s’il en fallait. En fait oui il était nécessaire. La brune le trouvait rassérénant, énergisant. Maintenant que le tonnerre était passé elle aurait pu réagir mieux, plus vite, plus calmement. Quoiqu’elle était déjà bien calme. Elle avait déjà exprimé sa colère froide pour bien moins que ça. C’était étrange cette capacité de Shela d’apaiser. Son silence n’était pas gênant. « J'veux rentrer. ». C’était compréhensible à ce stade là. Pourtant pas un mouvement. La jeune fille tourna la tête vers sa camarade, dans un accès désespéré de comprendre. Le ton était léger, il donnait envie de réconforter. Face à elle on aurait dit une enfant tant la voix est minuscule. Alors il fallu faire un choix. Se lever, tirer un peu de force et raccompagner au dortoir en silence, en culpabilisant pour ne pas avoir été capable d’aider, de comprendre, de se protéger même. Ou alors rester là encore un instant. Pas de mouvement. Alors Thia décida d’éluder la proposition. Si c’était une doléance elle la reformulerait et toutes deux rentreraient effectivement. Elle préféra avancer de nouveau sa main, comme quelques instants auparavant. Elle la posa sur le bras de sa compagne. C’était inhabituel. Elle n’était pas des plus tactiles en général, préférant laisser les effusions aux autres, ceux qui en avaient vraiment besoin. Mais là elle ressentait ce besoin profond de s’approcher, se rapprocher. Le monde n’avait pas vraiment de sens, tous étaient perdus. Alors il fallait trouver ce point d’ancrage, ce souvenir qu’elles étaient bien là à faire tout sauf ce qu’on leur demandait de faire. Un gosse aurait débarqué en hurlant qu’elle n’en aurait probablement pas tenu compte du tout. Depuis qu’elle était assise elle se sentait partir ailleurs. C’était peut-être la fatigue, ou alors le contrecoup. Et puis un souvenir, brulant, vif. Quelque chose qu’elle avait lu quelque part. Les mots sortirent de sa bouche sans qu’elle ne les contrôle. A vrai dire à un autre moment et avec quelqu’un d’autre elle serait tue. Ce n’était qu’un chuchotement qui avait le gout d’une confidence, sans être une pour autant. C’était tout doux, c’était inattendu, ça n’avait de sens que pour elle. Une citation parmi toutes les autres.

- Tu sais si tu ne sais pas où tu vas, peu importe le chemin que tu prends, tu arriveras forcément quelque part à force de marcher.
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Shela Diggle
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Re: Dans les couloirs de Poudlard, de nuit

Message par : Shela Diggle, Dim 24 Avr 2016 - 20:02


Elle s'est assise aussi, tout à côté. Et je voudrais dans la pierre me fondre, statue piégée, ne plus avoir à bouger, pouvoir figer son temps si le Temps m'échappe, ou me couler dans le sol, s'enfoncer lentement, perdre de vue et la vue, délicatement s'effacer du monde. Etre un rocher parmi d'autres plutôt qu'un Homme dans une foule, la foule désordonne ordonne angoisse, les rochers pensent. Et se taisent. Parce qu'on ne les écoute pas. Et que les rochers sommeillent souvent, d'un sommeil lent, tranquille, immobile, d'un sommeil dont personne ne les sort. Ils sommeillent sans être par d'oniriques prévisions interrompus, sans par l'averse dérangés, et aucun cœur bouillonnant au centre de tout cela, aucun feu pour de leur torpeur les tirer. Laisser la pierre du sol m'avaler, avec pour seule spectatrice Té, pour lui expliquer, que ce n'est pas grave, que j'en ai envie. Seule spectatrice peut être à même de me laisser manger sans refuser mon avis, sans réfuter ma thèse selon laquelle je serais mieux dedans. Dans une bulle. Comme celle qu'ont certains pour oublier la vie, la repeindre en rose, celle qui aveugle d'étoiles et renie le vrai. Une bulle minérale, un truc robuste, increvable, l'genre de bloc que l'on ne peut ébrécher. Pas de brèche, pas d'oxygène, pas de toutes les choses qu'il apporte avec lui, les gangrènes que sont les maladies de l'idée. Ne pas même pouvoir de lâche être cataloguée, lâche de quoi, de m'en aller ? Parce que peut être l'on a besoin de moi. Dans ce cas c'est égoïste de votre part. Sur mon bras sa main, se sentir brusquement revenir, mais ne pas vers elle lever les yeux, parce qu'un regard aurait été interrogatif surpris ou signe de protestation - aucun ne convient. Je suis minuscule et elle immense, presque l'adulte et l'enfant, l'âge n'est qu'une étiquette. Rassurante présence parce qu'il n'y a pas la dangereuse emprise de l'une sur l'autre ou inversement. C'est doux. Elle, sa main, toute sa personne.

- Tu sais si tu ne sais pas où tu vas, peu importe le chemin que tu prends, tu arriveras forcément quelque part à force de marcher. Même dans le sol ? Peut être. Ce serait bien. Il est alors bon d'y croire. Point la force de retourner sa phrase en mille sens pour en trouver un, la prendre comme elle vient. Qu'il faut s'engager pour atteindre quelque chose, peu importe quoi. Mais il y a le léger soucis que de prendre un chemin je ne veux pas vraiment, que choisir fait peur et que la seule décision qui m'aille est celle de voler au-dessus de tout en optant pour le non-choix. Fermer les yeux, accepter de certainement un jour se cogner tomber perdre, plutôt que de les garder ouverts sur les futures plaies. Mais stop. Trop de choses dans la tête et elle est douloureuse à nouveau, les couleurs s'effritent et dansent, ricanent, se moquent, ballet mauvais dans le sens inverse des aiguilles d'une montre remonter peut être les pendules, à l'heure, qui n'existe pas, qui s'affole et la tête aussi, tout sonne faux et brouhaha terrible, des horloges, taper dans la tête - sur le système chute ! il n'y a pas de chute. Rien qu'à nouveau l'incompréhension et le désir de ne pas chercher à savoir, quoi pourquoi ce qu'il se passe. Désir d'en rester pierre et la main de Té, rassurante. Hésiter décider, enrouler mes doigts du bras libre à ceux de la demoiselle, t'es rassurante, garder les yeux dessus, sur les dix doigts liés, besoin d'équilibre. Et si je ne sais pas marcher ? S'il te plaît, ne t'en va pas.
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Re: Dans les couloirs de Poudlard, de nuit

Message par : Theophania Fitzgerald, Lun 9 Mai 2016 - 22:49


Observer ses traits. Pénétrants. Détailler ce visage qui jouxte sa personne. S’imprégner de la situation.  Essayer de comprendre, puis renoncer. La situation était déconcertante, et étrangement apaisante. Theophania se sentait plus en confiance. On ne lui demandait rien, elle était juste là, faisant acte de présence, l’esprit s’évadant de temps en temps. Elle sentit une pression sur son bras, personne d’autre que Shela aux alentours, pourtant elle baissa le regard pour regarder cette main qui l’enserrait. Mais ce n’était plus cette étreinte douloureuse, dangereuse, irrésistible, menaçante. C’était doux, c’était petit, c’était confortable. Relever le visage. Elle aussi regardait ces doigts enlacés. Elle ne bougea pas, ne voulant pas briser le moment qui semblait rassérénant pour toutes les deux.

- Et si je ne sais pas marcher ?


Elle était plus âgée, normalement plus mure, plus aboutie, meurtrie aussi peut-être. Sans comprendre d’où cela sortait Theophania eut une sueur froide. Les murs semblèrent se rapprocher inexorablement, formant une étreinte fictive oppressante. Cela arrivait des fois quand tout était trop bien. Quand ça allait à peu près bien. Ca sortait de nulle part, c’était irréfléchi, c’était la limite de l’humain, la ligne blanche, pure qui sépare le sensé du chaos. Celle qui renverse tout en un souffle, qui inverse la tendance. La brune avait cette horrible sensation. Elle sentait son esprit. Tourner en rond, se mouvoir dans sa tête. Elle ressentait la fine paroi entre l’espace qui semblait vide et chamboulé, et le dehors, l’extérieur de sa boite crânienne. Sa sensibilité physique s’était accrue, elle paniquait intérieurement. Son cœur était lourd, sa cage thoracique paraissait rapetisser, doucement, surement, toujours plus, bientôt elle ne serait qu’une enveloppe charnelle aspirée par elle-même. Elle était mangée par elle-même. Et extérieurement rien ne paraissait, la façade était toujours là, craquelée mais luttant encore. Ses yeux se voilèrent à intervalles réguliers. Elle fut prise d’une nausée et tout revint d’un seul coup à la normale. Elle secoua la tête, tentant de chasser ses pensées qui rendaient sa tête si douloureuse. Elle se tourna vers Shela qu’elle regarda dans les yeux.

- Je crois que j’ai oublié comment on faisait aussi. Ca reviendra, il faut marcher à plusieurs ça doit marcher mieux après.

Et puis elle prit la main de Shela qui était encore posée sur son bras. La soirée était étrange. Shela, la nuit, le couloir, tout cela troublait Theophania qui en plus avait faim. Et pourvu que le ventre ne fasse pas des siennes et crie sa famine. Chut. Enough. Chut. Elle ne voulait plus bouger. Elle voulait continuer à sentir l’atmosphère de la nuit sur ses épaules, s’oublier, paresser dans le silence environnant.


HRP:
 
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Shela Diggle
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Re: Dans les couloirs de Poudlard, de nuit

Message par : Shela Diggle, Dim 22 Mai 2016 - 0:29


Il y a eu un moment. D'un Vide, d'un autre. Je crois. Je n'ose trop donner d'avis, de peur de, d'avoir tord, mal jugé, ne pas assez, connaître savoir deviner, je ne sais deviner les gens et leurs Vides, pas en simplement les regardant. Et l'on balance, mieux ou pire, un peu des deux, lâchement facile et se relâcher se dépouiller d'un poids anonyme parfois, et ressentir accumuler ne plus savoir compter le trop, l'infini, et tiens, l'infini est, à force de patience, calculable, peut être, si l'on numérote à l'infini aussi, alors que l'infinitésimal, lui, ne l'est pas, trop petit, pour nous, pour tous ? je ne pense pas mais dans l'instant, nous dirions que oui, et que - une seconde. Je suis loin. Du sujet. Y'en avait-il ? Et perdue vous m'avez à nouveau, ou tu m'as, combien êtes vous, un poil beaucoup, un poil étroit mais l'on se fait place, enjaillons-nous. Et l'on se demande, aussi, ce qui nous perdra, quelle tare, défaut ou tenace émotion, quoi et quand, aussi, bien que le temps ne soit qu'une idée, un prénom a quelque chose d'immuable, parce que les gens aiment les noms, cela permet de mettre dans des cases/ges, de rendre un monstre plus facile, plus banal en le nommant terrorisme, sida, mort plutôt que monstre tout seul, imprécis, douloureux, terrible. Le temps n'est qu'une idée pour en placer trois autres, un passé qu'on veut révolu, un présent que l'on souhaite plein, un futur que l'on sait modulable. Mes mots s'en-

volent. Et j'aime l'idée que s'ils volent comme les oiseaux, ce soit sur les gens qu'ils finissent par se poser, histoire d'inspirer d'autres mots. Pas des jolis, les miens ne le sont pas, ils sont un peu à côté, un peu tordus en deux ou plus, un peu passagers, éphémères abysses que l'on ouvre le temps d'un Do ! le temps n'existe pas, mais il se fait unité de mesure, tu t'embrouilles. S'emmêler les pinceaux. Cette expression est minimaliste. Je n'ai pas de pinceaux, les pinceaux se trouvent dans une main plus écailleuse que la mienne, j'ai des crayons des plumes des encres, pas qu'un unique instrument pour tracer gribouiller bafouiller des phrases, brouillonner des images, des métaphores, des comparaisons. J'aime mieux la diversité. Pour mieux dire telle chose, mieux médire une autre. Et tout le monde vit des Vides. Et Té peut être aussi. Le peut être qui mime l'incertitude, qui autorise l'erreur. Je ne sais pas. Laissez ça là. Je suis fatiguée. Et je voudrais encore pouvoir parodier le sommeil afin d'être portée jusqu'au lit, et je voudrais encore pouvoir observer d'un œil qui feint la fermeture le parent qui s'occupe de couvrir les fenêtres, et border l'enfant. Ou le moi. Le même peut être. Le(s) même(s) toujours. Regard soudain et regard qui se rend, rend la pareille, accorde et accepte le contact.

- Je crois que j’ai oublié comment on faisait aussi. Ca reviendra, il faut marcher à plusieurs ça doit marcher mieux après. Et intrinsèquement, accepte-tu d'échanger le pas, les jambes, les têtes, accepte-tu d'échanger d'autres regards ? Parce qu'ici c'est étrange. C'est doux. C'est le doux d'après la tempête. Parce qu'après peut être cela ne le sera plus. Accepte-tu de continuer ? Quel que soit le chemin, comme tu le dis. Et les autres mains se rejoignent, la sienne la mienne, c'est une force comme sa voix mais pas que, c'est un repos, une virgule, un assentiment, un d'accord, pas un accord, je ne suis ni politicienne, ni adversaire. Et j'aime la façon dont la virgule permet l'échappée, et la poursuite d'une nuit qui se dévore, seule, puisqu'elle n'a rien d'autre à se mettre sous la dent, et la façon peut être aussi que ses doigts ont de me tenir hors de la pierre. Et rien d'autres que les mains et tout ce qu'elles peuvent signifier, et toute la force que des gestes peuvent engendrer.

- Et si on y arrivera pas, on volera.



RP terminé
Thia ♥
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Re: Dans les couloirs de Poudlard, de nuit

Message par : Oxane Snyder, Mer 1 Juin 2016 - 23:26


Rp en compagnie d'Alhena Peverell

Ma petite Gryffon se tortillait sous sa couverture de droit à gauche. Elle regarda sa montre qui était sur sa table de chevet, il était onze heures du soir ça ne l'étonnait pas du tout puisque ça faisait déjà un bout de temps qu'elle n'avait pas réussit à dormir. Elle s'assit sur son lit à baldaquin et regarda sans bouger le lit des autres. Elle remarqua à son plus gros désespoir que ses deux autres colocataires dormait déjà. Pourquoi n'arrivait elle pas à dormir? Une question rhétorique dont personne n'avait la réponse même sa propre personne. Malgré l'heure tardive, elle se leva et ses pieds se retrouvèrent en contact avec le sol froid, elle grogna un peu avant de remettre vite fait ses pieds au chaud dans ses chaussons. Elle se leva d'un pas rassuré et se dirigea vers la salle de bain. Elle ouvra le robinet et s'aspergea d'eau bien froide, de toute façon elle n'arrivait pas à dormir alors ça ne changera absolument rien.
Sans mettre sa cape noir habituelle, elle descendit les escaliers qui menaient vers la salle commune. Il faisait tellement noir qu'elle a du mettre de la lumière grâce à sa baguette pour ne pas se cogner Lumos maxima.

Ne sachant quoi faire dans cette petite pièce seule, elle décida d'aller faire un tour dans les couloirs de l'école. Elle se disait qu'à cette heure si, leur gardien grognon devait certainement être entrain de dormir, il n'allait surtout pas la croiser entrain de gambader seule.
Elle fit un pas hors de sa maison et descendit les escaliers sans faire de bruit. Heureusement qu'à cette heure si les escaliers n'essayaient pas de nous jouer de mauvais tours.

Ce n'est pas la première fois qu'elle sortait de sa maison à une heure aussi tardive mais heureusement elle était tellement douée qu'elle ne sait jamais fait prendre. Son amie lui disait toujours qu'il ne fallait pas être aussi confiante, puisque ça finit toujours par nous tomber dessus. Oxane n'a jamais écouté les petites histoires de son amie, elle trouvait qu'elle était toujours aussi négative. C'est bien pour ça que cette petite gamine ne faisait qu'à ça tête.
Elle marchait tranquillement, aucun bruit ne se laissait entendre. Elle marcha doucement quand elle arriva à la petite cours. Enfin de l'air frais se disait elle. Elle alla rejoindre le banc en pierre qui n'attendait que sa visite. Elle fit un grand sourire avant de se diriger vers se dernier et de s'y allonger en fermant les yeux.
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Alhena Peverell
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Re: Dans les couloirs de Poudlard, de nuit

Message par : Alhena Peverell, Jeu 2 Juin 2016 - 0:12


RP Privé avec Oxane Snyder

Qu'est-ce tu crois ? Que tu vas me la faire à l'envers ?
__________________________

C'était bien sa veine aujourd'hui. C'était son tour à elle de faire une ronde des couloirs. Pas que coincer des élèves, leur retirer des points -sauf aux Serpentards par principe- ou leur foutre des heures de colle ne lui déplaise. Mais passer plus d'une heure à errer comme une loque, ça avait pas vraiment d'interêt à dire vrai. Elle se faisait enguirlander par tous les tableaux mécontents de la lumière de son petit lumos en plus. Pff...Être professeure avait ses avantages mais aussi ses inconvénients visiblement, tel que les rondes.... et les copies. D'ailleurs en y repensant, elle préférait largement se dégourdir les jambes que les lires les profondes imbécilités que les idiots d'adolescents lui pondaient sur l'Histoire de la Magie. Bah oui bien sûr... La rivalité de Gryffondor et de Serpentard vient ABSOLUMENT du fait qu'ils étaient en ménage et que ce n'était qu'une histoire de couple. Celui-là, il lui manquait vraiment une case. Si elle rencontrerait les parents du petits, elle en aurait des choses à leur dire. Comme par exemple qu'il était tout simplement débile.

Alors que l'ex-sinople continuait sa marche, perdue dans ses pensées. Une chose attira son attention : une petite lumière venait de passer pas loin d'elle. Soit c'était un collègue et elle taperait la causette, soit c'était un élève et ça allait faire mal ! Enjouée, la jeune femme se dirigea alors vers la petite cours et aperçue une jeune fille. Fille qu'elle reconnaissait très bien : Oxane Snyder. La brune avait une très bonne mémoire, elle se souvenait parfaitement des premiers élèves qui avaient participé à son premier cours. La demoiselle en faisait partie. Pour plus de surprise -et de sadisme-, la Peverell éteignit sa baguette. Dans un silence absolu elle se dirigea vers la Gryffondor allongée sur le banc. D'une voix très sarcastique, amusée, Alhena balança tout simplement :

- Oh Miss Snyder ! Je vous dérange dans votre sommeil peut-être ?! Mais il me semble que le lit de votre dortoir serait plus approprié, ou alors une bonne heure dans les cachots à récurer les chaudrons de Miss Evans ? Qu'est-ce que vous préférez ?

HRPG:
 
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Oxane Snyder
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Re: Dans les couloirs de Poudlard, de nuit

Message par : Oxane Snyder, Jeu 2 Juin 2016 - 16:49


- Oh Miss Snyder ! Je vous dérange dans votre sommeil peut-être ?! Mais il me semble que le lit de votre dortoir serait plus approprié, ou alors une bonne heure dans les cachots à récurer les chaudrons de Miss Evans ? Qu'est-ce que vous préférez ?

Oxane fut réveillée par une voie qu'elle reconnue vite fait. Eh oui ça devait tomber sur elle, se soir, et surtout avec sa nouvelle professeure d'histoire de la magie. Pourquoi ? On dirait bien que son amie avait raison, ça finit bien par nous tomber dessus un jour ou l'autre.

Quand elle entendit cette voie qui l'a terrorisé tant elle se releva d'un coup. Elle était cuite, elle allait avoir une heure de colle. Oh non il ne manquerait plus que ça, pensa t-elle. Elle se tortilla les doigts, comment allait elle s'évader de se calvaire. Elle essaya d'éviter tout contact visuel avec ça professeure. Elle essaya de se tranquilliser avant de réussir à lui dire.

-Je...je crois que vous avez raison...je..vais rejoindre mon lit...
Elle pria de tout son coeur qu'elle l'a laisse partir et qu'elle ne la retiennes pas plus.
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Alhena Peverell
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Re: Dans les couloirs de Poudlard, de nuit

Message par : Alhena Peverell, Jeu 2 Juin 2016 - 17:31


La jeune adolescente se releva brutalement. Certainement, avait-elle été trop surprise, frôlant la crise cardiaque. Mais ça n'empêcha pas Alhena de sourire d'autant plus. Elle aimait beaucoup terroriser les élèves qui ne respectaient pas le réglementent. Sérieusement, c'était le seul plaisir qu'on pouvait avoir quand c'était notre tour de garde. Parce qu'hormis tourner en rond comme un lion en cage, on s'ennuyait de pied ferme, très sérieusement.

- Je...je crois que vous avez raison...je..vais rejoindre mon lit...

La jeune femme avait l'air d'avoir peur. Elle n'avait pas l'air de faire partie de cette bande de délinquant, qui par pur plaisir, ne faisait que détourner les règles. Certes, Peverell avait toujours pensé qu'elles étaient faites pour être détourné mais là... On aurait simplement dit une jeune fille insomniaque, prisonnière de ses pensées, qui avait eu besoin de se changer les idées. Des souvenirs lui revinrent en tête : des millions d'étoiles, des sourires et jours heureux. Loin derrière la professeur désormais. Alors d'un ton beaucoup plus doux, la jeune femme s'adressa à son élève :

- Non, je ne crois pas.

Sans aucune gêne, la professeur d'histoire de la magie prit place sur le banc. C'était étrange, la jeune rouge et or avait piqué sa curiosité. Elle était effrayée, et pourtant elle n'avait pas respectée le règlement. En général, c'était les fortes têtes qui se levaient la nuit et faisait courir les professeur partout dans le château. Elle, elle avait seulement prit le risque de venir dormir sur un banc. Étrange comportement. Les yeux fermés profitant du petit vent frais. Elle les rouvrit et tourna la tête vers la demoiselle. Ses yeux émeraude cherchèrent à capter le regard de Snyder. Mais celle-ci avait la tête baissée. Alhena, les cheveux virevoltant vers l'arrière, d'une voix presque tendre lui dit :

- Oxane, regarde moi dans les yeux.

Un léger sourire presque maternelle. Elle était peut-être dur, avait une main de fer quand c'était nécessaire. Mais elle n'était pas un McKinley 2.0. Au fond, d'une certaine manière, elle aimait aider tous les jeunes perdus. Elle aurait aimer à son époque, avoir un professeur de ce genre, lui guidant la voix de la lumière et non des ténèbres. Ce n'était peut-être pas le cas de la fillette assise à ses côtés, mais au moins elle se devait d'essayer.

- Qu'est-ce que tu faisais en dehors de ton dortoir, pourquoi tu es ici ? Dormir sur un banc n'est vraiment pas confortable crois-moi. J'ai déjà essayer, léger rire, il est préférable quand on sort la nuit de venir observer les étoiles.

Et sur cette phrase, l'ex-sinople leva la tête. Montra une étoile filante qui venait de passer. Pendant une seconde elle ferma les yeux, fit un voeu et s'adressa de nouveau à la petite. D'une voix étrangement maternelle.

- Tu devrais faire un voeux. Les étoiles filantes portent souvent chance. C'est ce que j'appelle moi, de la vraie magie. Comme le vent, la nature, les paysages merveilleux.

HRPG:
 
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Re: Dans les couloirs de Poudlard, de nuit

Message par : Oxane Snyder, Jeu 2 Juin 2016 - 22:35


Oxane était en train de se lamenter intérieurement, quand elle fut pour la deuxième fois pendant cette soirée, surprise. Ce n'est pas la présence de la professeur, mais cette fois si c'était sa voix. Elle s'attendait à tous sauf à ceci. Elle lui avait parlé avec une délicatesse qu'elle ne pouvait pas croire ses oreilles. Ses idées se remettent en place, elle avait dû mal entendre ou quelque chose comme ça, puisque jamais sa professeur n'avait parlé avec cette douceur. Elle s'en rappelle très bien, depuis qu'elle a cours dans ça classe, elle ne l'a jamais entendu dire quelques choses d'aimable. A chaque fois qu'elle ouvrait la bouche c'était simplement pour mépriser quelqu'un, le dégrader ou encore le remettre à sa place. Oxane n'était pas le genre d'élève qui tremblait devant ses profs, elle avait bien son caractère et ne faisait que ce qu'elle pensait bien pour elle, pourtant avec cette professeur, elle ne voulait absolument pas s'attirer d'ennuis.
Toujours le regard plongée vers ses ballerines, la jeune verte s'assit à ses côtés sur le banc en pierre avant de l'entendre dire.

-Oxane, regarde moi dans les yeux.

La jeune fille devait faire un effort surhumain avant de lever doucement les yeux pour rencontrer son regard qui d'habitude vous glace le sang. Aujourd'hui son regard était différent, oui différent on pourrait presque croire à un regard maternelle. Elle se demandait comment c'était possible, elle pouvait rapidement passer d'une méchante sorcière à la douce mère... Oxane n'y croyait guère.

Malgré l'air frais, la Gryffon sentait une chaleur qui émanait de sa professeur, ce qui commençait à la mettre de plus en plus à l'aise.

-Qu'est-ce que tu faisais en dehors de ton dortoir, pourquoi tu es ici ? Dormir sur un banc n'est vraiment pas confortable crois-moi. J'ai déjà essayer, léger rire, il est préférable quand on sort la nuit de venir observer les étoiles.

La petite rouge et or n'avait pas de réponse précise à sa question, elle même ne savait pas ce qu'elle faisait ici.

-Je n'ai pas réussi à dormir, j'avais simplement besoin de prendre l'air...Le banc est sûrement pas confortable mais le vent m'aide énormément à respirer et à me sentir bien.

Quand elle finit sa phrase, sa prof leva la tête pour lui montrer une étoile filante.

Tu devrais faire un voeux. Les étoiles filantes portent souvent chance. C'est ce que j'appelle moi, de la vraie magie. Comme le vent, la nature, les paysages merveilleux.

Elle fit un léger sourire avant de l'imiter et de faire un voeu à son tour.

-Je ne savais pas que vous croyez à se genre de chose professeur.
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Re: Dans les couloirs de Poudlard, de nuit

Message par : Alhena Peverell, Ven 3 Juin 2016 - 1:33


Des millions d'étoiles. Un passé tourmenté. Des souvenirs vaguement effacés. Un sourire léger qui effleure les lèvres. Des baisés enivrant, revigorant. Cette fois c'était elle la professeure. Elle ne devait pas faire d'erreur. En aucun cas elle se permettrait ce que Elle s'était permis de faire. Et puis de toutes façons, la jeune Oxane n'était pas vraiment son type. Elle voyait ses élèves plutôt comme des enfants. Comme ses enfants qu'elle avait abandonné au profit d'être leur tante. Un secret de famille atroce, qui la consumait.

- Je ne savais pas que vous croyez à ce genre de chose professeure.

Un petit rire, beau, cristallin, léger. Comme sa beauté. Elle se détourne des étoiles, la fascination de ses êtres lumineux est vraiment merveilleux. Elle plonge son regard sur le visage de l'adolescente. La détaille dans un silence apaisant. Ses lèvres s'étirent et Alhena posent ses deux mains sur le rebord du banc.

- Oh, il ne faut pas se fier aux premières impression Miss Snyder. La vie est toujours pleine de rebondissement, de surprise. Alors croire ou ne pas croire. Savoir, ne pas savoir. Nous sommes tous différent, mystérieux, froid et insensible à notre manière.

Discours sans réel sens. Voix douce et maternelle, étrangement légèrement sensuelle.

- Mais oui, je crois en ce genre de chose. La réelle magie pour moi ne sort pas du bout d'une baguette. Elle est tout autour de nous. Elle provient d'un baisé enflammé. De fou rire, de joie et de danse endiablé. D'un paysage magnifique. D'un lit chaud rempli de rêve. D'un ciel étoilé. D'une famille qui s'aimait. D'amitié de longue durée.

Elle rigole légèrement, encore. Comme si son discours était étrange même pour la Peverell. Pourquoi ce confiait-elle sur ça à une illustre inconnue élève ?

- Tu ne penses pas Oxane ? Tu n'es pas d'accord que la véritable magie est en réalité invisible aux yeux des plus butés. Ceux qui sont des non libre penseur. La liberté est la plus belle des magies d'ailleurs.
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Re: Dans les couloirs de Poudlard, de nuit

Message par : Oxane Snyder, Ven 3 Juin 2016 - 17:46


Oxane était de plus en plus surprise, elle finit par comprendre que sa professeur est finalement un simple petit être rêveur. Un être magique qui s'illumine grâce à la simplicité de la vie. Pourtant la jeune rouge et or était complètement de cet avis là. Sa mère toujours était présente pour l'instruire et la rendre comme elle le disait bien "une fille de la simplicité". Elle lui avait toujours dit que l'arrogance et la supériorité ne menait à rien. Elle se rappelait encore quand elle avait cinq ans, sa grand mère l'entraînait toujours avec elle pour regarder les étoiles ou la pleine lune. Quand elle était petite Oxane aimait beaucoup gambader avec sa grand mère pour faire des balades nocturnes. Tous ces souvenirs ne faisait que la mettre de plus en plus mal. Sa grand mère lui manquait tellement, et plus elle pensait à ses souvenirs plus elle se refermait sur elle. Depuis son absence elle a essayait de passer à autre chose mais rien ne pouvait la faire oublier.

Tu ne penses pas Oxane ? Tu n'es pas d'accord que la véritable magie est en réalité invisible aux yeux des plus butés. Ceux qui sont des non libre penseur. La liberté est la plus belle des magies d'ailleurs.

Sur ce point là elle adhérait complètement, d'ailleurs c'est bien pour cela qu'elle se retrouvait ici.

-Je suis bien d'accord. La liberté est un moyen de fuir notre société renfermée, ça représente la magie, enfin la vraie magie comme vous dites.
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Re: Dans les couloirs de Poudlard, de nuit

Message par : Alhena Peverell, Sam 4 Juin 2016 - 19:31


Légère et douce mélancolie. Vent apaisant. Mais que faisait la jeune professeure, assise là, à côté d'une de ses élèves. Quel étrange comportement. On pourrait croire à un million de chose. Des possibilités à l'infini, qui jamais ne cesse.

- Je suis bien d'accord. La liberté est un moyen de fuir notre société renfermée, ça représente la magie, enfin la vraie magie comme vous dites.

Tu réfléchis un instant. Oui et non. La liberté ne nous permet pas de fuir la société. Rien ne permet hormis la mort. Et encore, même après celle-ci, la société vient bousiller le reste de vos souvenirs. On ne fuit pas la société c'est impossible, on ne fait que la contrôler.
Tu te lèves alors. Bras croisés et te tournes vers la rouge et or. Un regard apaisant, la rassurant sur la suite des événements. Il est peut-être temps que tu lui trouves une punition. Enfin tu ne sais pas, elle te rappelle ta petite soeur un peu. Tes propres enfants. Toi-même. T'as pas envie d'être méchante ce soir. Tu ne sais pas pourquoi c'est comme ça. Alors tu commentes un peu sa phrase avant de faire tomber le jugement final :

- La liberté est une des vraies magies. Mais là où vous vous trompez, Miss Snyder, c'est que la liberté ne nous permet pas de fuir notre société. C'est impossible. Elle nous colle toujours, comme une tâche de sang impossible à enlever d'un vêtement. La société on ne peut pas la fuir. Nul n'est plus esclave que celui qui se croit libre sans l'être disait un Moldu [HRPG : Johann Wolfgang von Goethe].

Tu lui tends une main. Il est temps de partir. Tu vas la raccompagner jusqu'à sa salle commune, histoire qu'elle ne tombe pas sur un autre professeur. Ce serait dommage pour elle. Vraiment. Et puis ça te donnera l'occasion peut-être d'en apprendre plus sur au moins une de tes élèves. Quelques questions vagues ici et là. Sur ses notes, ses difficultés. Tu es étrangement attirée par les élèves en difficultés, tu aimes les aider. Leur faire comprendre ce qu'est la véritable vie. Tu ne veux pas laisser pousser les élèves que tu apprécies, directement dans la fosse au lion sans arme. Toi, tu souviens très bien à quel point ça avait été dur. Alors que même, tu y avais été plus que confronté à la dure réalité.

- Allez vient Oxane, je te raccompagne jusqu'à ta salle, histoire que tu ne tombes pas sur d'autres personnes de l'établissement. Je ne vais retirer que vingt points à ta maison parce que c'est le règlement, mais je te donnerais pas d'heure de colle.

Tu commences alors à avancer, t'attaches les cheveux en chignon. Ça te rend les traits du visage plus strict, au moins si tu croises un collègue tu seras plus crédible. D'une voix un peu plus tranché, tu commences alors à poser des questions sans réelles importances :

- Alors dis-moi, tu en es où dans tes études hormis tes insomnies ? Tu as de bonnes notes ? Si t'as besoin d'aide, tu peux toujours te tourner vers moi. Étant prof d'histoire de la magie, je connais parfaitement la théorie. Mais en toute sincérité, je préfère la pratique.
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Re: Dans les couloirs de Poudlard, de nuit

Message par : Oxane Snyder, Mar 7 Juin 2016 - 22:39


La jeune rouge et or écoutait sagement ce que lui disait sa professeur, elle était intéressée de connaître son avis, surtout l'avis de quelqu'un plus âgé qui a l'air d'avoir vécu de nombreuses expériences.

La liberté est une des vraies magies. Mais là où vous vous trompez, Miss Snyder, c'est que la liberté ne nous permet pas de fuir notre société. C'est impossible. Elle nous colle toujours, comme une tâche de sang impossible à enlever d'un vêtement. La société on ne peut pas la fuir. Nul n'est plus esclave que celui qui se croit libre sans l'être disait un Moldu.

Malheureusement, elles n'avaient pas le même avis, mais elle n'allait quand même pas disserter sur ce sujet pendant très longtemps en plus vu l'heure qu'il était, elle devrait plutôt aller rejoindre sa maison. Sa professeur la devança, elle se leva et lui tendit la main pour l'aider à se relever.

Allez vient Oxane, je te raccompagne jusqu'à ta salle, histoire que tu ne tombes pas sur d'autres personnes de l'établissement. Je ne vais retirer que vingt points à ta maison parce que c'est le règlement, mais je te donnerais pas d'heure de colle.

La jeune fille prit sa main main et se releva. Elle a échapper à une heure de colle, mais malheureusement vingt points vont être retiré à sa maison...Elle s'en voulait tellement pour cela, elle a l'habitude de traîner dans les couloirs assez tard, mais elle n'a jamais vraiment pensé aux conséquences puisque c'était la première fois qu'elle se faisait attraper depuis cinq ans. Elle essaya simplement de cacher son désespoir tout en marchant à ses côtés pour se diriger vers sa maison.

- Alors dis-moi, tu en es où dans tes études hormis tes insomnies ? Tu as de bonnes notes ? Si t'as besoin d'aide, tu peux toujours te tourner vers moi. Étant prof d'histoire de la magie, je connais parfaitement la théorie. Mais en toute sincérité, je préfère la pratique.

Finalement c'était une professeur très sympa, elle se soucie de ses élèves et a envie d'en savoir plus sur eux. Elle l'a mit en confiance puis la jeune fille commença à parler sans problème.

- Eh bien comme vous le savez sûrement, c'est ma cinquième année et je me débrouille pas mal, j'ai toujours eux de bonnes notes dans les domaines qui me passionnent tel que me cours de potion ou encore la défense contre les forces du mal, par contre j'ai toujours eux du mal avec la divination..c'est la seule matière où je n'arrive pas à progresser. Je suis d'accord avec vous, la pratique a toujours été mon point fort.
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Re: Dans les couloirs de Poudlard, de nuit

Message par : Alhena Peverell, Mer 8 Juin 2016 - 3:33


L'atmosphère était devenue légère. Trop peut-être. Frissons, punition. Rêveries, confidences. Étrange nuit, étrange histoire qui s'était écoulée en un court laps de temps. Deux personnages opposées, qui en une nuit, avait parlé. De tout et rien à la fois. Un léger sourire qui dessine tes lèvres. Tu croises les bras. Demain, tu reprendras ce masque impassible qu'était la spécialité de ton être. Froide, distante. Pas cette étrangère, au coeur rêveur, la mère que tu aurais du, non que tu devrais être.

- Eh bien comme vous le savez sûrement, c'est ma cinquième année et je me débrouille pas mal, j'ai toujours eux de bonnes notes dans les domaines qui me passionnent tel que me cours de potion ou encore la défense contre les forces du mal, par contre j'ai toujours eux du mal avec la divination..c'est la seule matière où je n'arrive pas à progresser. Je suis d'accord avec vous, la pratique a toujours été mon point fort.

- Ah, la divination. Tout est une question croyance, de connexion avec les esprits qui nous entoure. Nous ne sommes pas tous réceptif je pense. Mais je pense malgré tout, si vous parlez un peu avec Monsieur Spinner, vous trouverez vite un moyen de remonter la pente.

Yeux rivés sur le sol. Comme si tu avais honte de trainer avec une adolescente. Comme si tu comprenais enfin, réellement, quelle est la position dans laquelle tu te trouves. Tu n'es plus une enfant. Petit serpent à la langue acérée à bien grandit. Trop peut-être. Il est tombé trop profondément dans le trou du lapin. Mesquin, rire, mesquin, rire. Ton esprit s'échappe. Ton démon grogne. Alors t'affiches un beau sourire crispé, ça va aller. Tu sais te contrôler.

- Hum, du coup, si vous préférez la pratique. Ma matière ne dois pas trop vous intéresser ?

Question piège, sans l'être. Tu demandais ça juste pour t'informer, rien de bien spécial. Mais ça t'intéresser. Tu savais ta matière peu appréciée aux yeux des autres. Alors, autant en être sûre. Les gens étaient différents de toi, bien trop différent. Tu n'es qu'un ectoplasme dans un monde de fantasme...
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