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Harry Potter 2005 :: ~¤~ Autres Lieux Magiques ~¤~ :: A l'étranger
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[Habitation] La Luce nelle Tenebre
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Valentina Boccini
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Re: [Habitation] La Luce nelle Tenebre

Message par : Valentina Boccini, Mar 25 Oct - 5:33


____________________


J'ai un peu peur. Peur de perdre la seule belle chose qui me soit arrivée depuis des années. Peur de blesser mortellement le loup. Peur de me perdre dans cette lutte avec le corbeau. Tout était de sa faute, n'est-ce pas, au corbeau ? Lui qui me mordait dès que je m'accrochais à Azphel, qui le repoussait et le haïssait, lui préférant un animal plus sinueux. Je veux noyer mes souvenirs qui reviennent. Mais comment lutter ? L'image d'une nuit étoilée aux parfums d'évidence, quand dans des bois obscurs, nous nous rencontrions pour la première fois. Loup solitaire, revenu des ténèbres, et corbeau tempétueux, plongeant dans l'aventure sans même réfléchir. Impossible d'éviter une telle osmose. Ce n'était que le premier fil. La première danse. Venu ensuite le palais royal anglais, les premières étreintes, un peu de noirceur saillant nos fronts. Tout ne fût ensuite fait que de magie et de tendresse. Jusqu'à...

Jusqu'à ce jour d'août milles fois espéré et milles fois regretté. Ce n'était qu'un passage, une étape de plus. Rien ne pouvait nous lier plus profondément. La Magie Ancienne était témoin d'une promesse spirituelle valeureuse. Qu'avions-nous fait ? Cette union sacré était sans doute la seule chose qui nous poussait l'un vers l'autre aujourd'hui... Non ? Qu'entends-je ? Amour ? Idiotie, supercherie, ce mot ne veut rien dire. Je réfute, je repousse, et pourtant... comment nommer des sourires involontaires, des nuits de sexe et de passion, des jours partagés ? Le mot me brûlait violemment la gorge. Trop douloureux. Aimer signifiait toujours Perte. Alors cette fois... non. Perdre Azphel m'était idée insupportable. Ne t'en fais pas, je te le volerais insidieusement.

Une voix, un baiser. Pourquoi ne pourrais-je pas vivre de cela ? De milliers de baisers donnés sans penser au pire ou au funeste, sans rien faire d'autre que de se prêter au jeu de séduction ? Je voulais un peu de bonheur, était-il le seul à pouvoir me l'apporter ? Quelle autre chose pourrait me rendre heureuse ? Je taisais des doutes et rendais avec tendresse ce baiser simple. Les effluves du passé remontaient ardemment au creux de mon esprit. Je l'autorisais à le regarder. L'oeil vif, d'un émeraude plus sombre que ceux du sinueux. Il était seul que je voulais réellement à mes côtés, en effet. Puis une voix.

- Comment ça va ?

Réponse évidente. Réponse mensongère. Question stupide. Si tu es là, beau loup, c'est que quelque chose ne va pas et que je veux régler cette situation. Que quelque chose me tenaille le bide, m'étrangle et me massacre lentement. Je veux retrouver les sourires vrais. Mon bonheur personnel, tu es la seul chose qui me manque ! J'ai le travail, la cause à défendre, la santé et l'argent. Mais je n'ai plus de famille. J'ai tout perdu.

- Ma mère est morte le mois dernier. Mais ça va. Pause lente, traînant ses accents. Et toi, beau loup ?

Car lui, comment vivait-il cette situation ? Se sentait-il laissé, replié sur lui même, dans ses propres quêtes ? Véridique, j'avais fuis au Chaudron Baveur et logeait au Raven's Sanctuary. C'était d'ailleurs là que m'étais venue l'envie de revoir mon inviolable. Quelqu'un m'en avait après tout soufflé l'idée. Lui seul me connaissait assez pour me faire de telles suggestions. Et il avait réussit. Aussi, je réfléchissais à la manière d'amener la situation avec douceur. Azphel, si tu veux que je reste tienne, aide-moi à revivre. Les mots s'accumulaient mais sonnaient tous faux.

- Je sais, ça fait longtemps que je n'ai pas donné signe de vie. Pour être tout à fait honnête, ce n'est pas de ta faute, mais de la mienne. Mea culpa. J'ai eu pas mal de boulot. Des ombres tatouées à satisfaire. Pas mal de déconvenues. Mais William m'a donné un congé. mensonge. Comme j'avais quelques jours de libre, je me suis dis que ce serait l'occasion de se voir.

Eh oui. Je ne t'ai pas oublié.

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Re: [Habitation] La Luce nelle Tenebre

Message par : Azphel, Ven 28 Oct - 8:30


Le temps était assurément trompeur et jouait de tours manipulateurs. Les éloignements et rapprochements entre Azphel et Tina avaient toujours quelque chose de spécial, d'iréel. Avec une autre, le conflit, le malaise, aurait sûrement éclaté, mais il y avait dans les premiers mots de son italienne une tonalité réconfortante et mystérieuse à la fois. Une sorte de pardon avec de la distance. Il y avait un voile sur Tina, tout comme il en gardait un sur lui. Pas pour la préserver, car elle n'en avait pas besoin, mais les choix d'Azphel ses derniers mois étaient tous discutables. Tenter de faire délivrer une inconnue d'une prison, vouloir initier à la magie noire une élève de Poudlard et maintenant... foncer tout droit à la recherche de ses oncles... Et dans quel but ? Les tuer ? Curieux pour cet homme qui prétendait vouloir le bonheur et le calme, comme si ses propres résolutions étaient balayées d'un geste par son inconscient qui se complaisait dans l'obscurité.

- Ma mère est morte le mois dernier. Mais ça va. Et toi, beau loup ?

La voix de l'italienne décrocha un sourire ironique sur le visage d'Azphel, plongé dans ses pensées.
- Je ressemble plus à un loup fatigué qu'à un beau loup ! Mais ça va.. les jours se suivent et se ressemblent pour moi, te voir va me faire le plus grand bien.

Il n'ajouta rien sur la mère de l'italienne, bien que la nouvelle donnait un air encore plus tragique à leur éloignement. Si elle avait eu besoin de lui, elle serait venu le chercher. Azphel était si indifférent vis à vis de sa famille que celle de Tina, dont il connaissait quelques éléments, n'avait jamais paru comme un élément de troubles potentiel pour elle. Il savait l'italienne pas spécialement proche de sa famille non plus, à quelques exceptions près. Il avait accueilli le fait que qu'elle fasse partie de la mafia au moment où il en était tombé amoureux, comme une concession inévitable dans leur couple, au même titre que son passé de Mangemort qui n'était au final qu'une activité parmi d'autres liée à la magie noire, un embranchement de ce qui les avaient menés l'un à l'autre.

- Je sais, ça fait longtemps que je n'ai pas donné signe de vie. Pour être tout à fait honnête, ce n'est pas de ta faute, mais de la mienne. J'ai eu pas mal de boulot. Pas mal de déconvenues. Mais William m'a donné un congé. Comme j'avais quelques jours de libre, je me suis dis que ce serait l'occasion de se voir.

- Je me suis toujours surpris de te voir à la SISM... répondit Azphel vaguement, comme une pensée dite à haute voix. C'était autant le fait qu'elle travaille avec Will que le côté de protection d'autrui qui ne collait pas avec la Tina qu'il connaissait dans l'intimité. Mais ne t'excuse pas mon chat, je ne mets pas la distance de ses dernières semaines sur toi ou ton emploi du temps. Je t'ai laissé travailler à ton rythme et je me rends compte que je n'ai pas spécialement donné de nouvelles de moi dernièrement. J'espérais juste que tout aille bien pour toi... ça semble un peu moins évident aujourd'hui.

L'odeur de la cigarette qui parfumait le salon avait une odeur désagréable mais donnait envie à Azphel. Une envie qu'il réfréna en se lançant dans des explications sur ses activités :
- Je cherche mes oncles de mon côté, depuis plusieurs semaines déjà. Je pensais que ce serait facile, mais ils semblent avoir quitté Londres depuis longtemps déjà. Je ne suis même pas certain qu'ils vivent encore en Angleterre. J'ai vainement tenté de trouver des infos dans le manoir où j'ai grandi, mais il semble qu'après la mort de mes parents ils aient pris soin de se faire discrets. J'aurais dû les suivre à ce moment-là..

Le regard du sorcier était vague, ses yeux plongés dans ceux de Tina. Il se rendit compte qu'elle ne savait pas grand chose de sa famille, hormis la mort de sa soeur alors qu'il était à Poudlard. Il ne lui avait jamais dit avoir tué ses parents, mais cette journée n'était sûrement pas idéale pour ce genre de révélation. Il balaya ses pensées volages d'un geste de la main, accrochant un nouveau sourire sur ses lèvres.
- Quelles genre de déconvenues tu as eu ? Si je peux t'aider pour quelque chose, je le ferais avec plaisir.

Guère plus d'une petite heure écoulée et le monde se refait.
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Re: [Habitation] La Luce nelle Tenebre

Message par : Valentina Boccini, Sam 29 Oct - 6:42


____________________


Pour une fois, il ne pleuvait pas. Cet automne démarrait sous les trombes d'eau et les inondations cataclysmique sur cette partie de l'Italie, mais grâce aux différents sortilèges jetés autour de la Luce nelle Tenebre, j'avais su éviter les dégâts principaux. Le jardin se montrait simplement un peu plus tropical que d'ordinaire. Bercée par la douce chaleur de ma villa, je me laissais aller à l'imagination, à celle d'une vie sans guerre, sans choix à faire, sans secrets. Une vie sincère et pure, ou l'or serait notre seul problème. Où serions-nous, Azphel et moi ? Partagerait-il aussi ma vie ? Aurais-je rencontré quelqu'un d'autre ? Mon obscurité serait-elle restée terrée au fond de moi ou serais-je devenu le même monstre instable et féroce que j'étais aujourd'hui ? Les voix se seraient-elles tuent ou bien les cadavres s'accumuleraient aussi ? Avec des Si, on refait le monde. Par tous les saints, j'aimerais le déconstruire et le remodeler de mes mains.

Le loup évoqua sa surprise de me voir engagée dans la société indépendante de sécurité magique, et cela me fit décrocher un sourire. Je taisais donc l'essentiel : lui comme la population et même le ministère ignorait le vrai but de cette entreprise. La plupart des employés aussi d'ailleurs. Mais quelque chose en moi avait suffisamment changé pour que je découvre la vérité. Certains choix mènent à des réponses surprenantes. La découverte du matricule de son âme-soeur, par exemple. J'imaginais le loup revêtu du masque, la marque encore fraîche et belle serpentant sur son avant-bras. Passionné comme il l'était, il avait du se donner corps et âme pour son Seigneur des Ténèbres et s'élancer sans réfléchir dans les missions assignées. C'était une autre époque. Un autre temps. Qu'était-il devenu... ? Que faisait-il de ses journées... ?

Force était de constater que la magie avait envahis mon existence. Je dirigeais l'auberge, exerçais à la SISM ( d'autant plus que William se reposait sur moi quand il avait besoin d'un bras droit), et puis toutes mes activités auxiliaires grignotaient ma vie à petit feux. Et pourtant ce vide grinçant grondait en moi, me dévorait inlassablement en me rappelant que ma vie n'avait ni fin ni objectif. Mon esprit contrebalança sur Azphel. Il me fit part de son empathie et de sa foutue tolérance. Bordel, mais hurle moi dessus, réveille moi ! Dis moi que je suis indigne, que je ne tiens aucune de mes promesses, secoue moi ! Tu espérais que j'aille bien, n'est-ce pas. Manqué. Je sombre inexorablement et le corbeau se délecte.

- Je cherche mes oncles de mon côté, depuis plusieurs semaines déjà. Je pensais que ce serait facile, mais ils semblent avoir quitté Londres depuis longtemps déjà. Je ne suis même pas certain qu'ils vivent encore en Angleterre. J'ai vainement tenté de trouver des infos dans le manoir où j'ai grandi, mais il semble qu'après la mort de mes parents ils aient pris soin de se faire discrets. J'aurais dû les suivre à ce moment-là..

- Et l'idée ne t'est pas venue qu'ils étaient peut-être déjà morts ? je demande doucement.

La famille est bien éphémère après tout. Elle vient et elle s'en va en vous abandonnant dans vos langes, le coeur dévêtu et l'âme désynchronisée du monde entier. C'était ça. Je n'étais pas de ce monde, j'avançais à reculons, marchais à contre-sens. Je n'arrivais plus à saisir le fil des mots et me laissais emporter dans cette tempête d'émotions néfastes et chavirantes. Je soupirais, posant une main sur la jambe de mon compagnon. Je sais très bien ce que c'est que de courir après l'impossible. Mais le lui dire ainsi ? Ah, certainement pas.

- Je peux t'aider, si tu veux. Tu sais que j'ai des contacts doués dans la recherche d'informations. oui, alors ça, c'est le moins que l'on puisse dire. Si c'est ce que tu veux, je pourrais les localiser sans peine. et puis si ils sont morts, mieux vaut qu'il l'apprenne de ma bouche. Tu n'auras qu'à me dire.

Je m'éloigne un peu, passe une main dans mes cheveux. Dans quelques jours, j'aurais vingt-sept ans. Ma vie se résume à une série d'erreurs, de conflits et de pertes. Cela fera dix ans que mon frère est mort, le huit décembre de cette année. Il aurait eu trente-huit ans. Les yeux mi-clos, je repense à ce chaos infernal.

- Az, qu'avons nous fait de nos vies ? La mienne n'a plus de sens, tu sais. je murmure. Laisse tomber.

Les faits sont là. Je cours depuis une décennie après la douleur d'avoir perdu cet être si cher. Dans ma quête de le ramener à la vie, j'ai sacrifié tant de vies... dont celles de mes proches, et la mienne aussi. Le pire dans tout cela est sans aucun doute mon absence de regrets, la certitude que si tout était à recommencer, je le ferais sans hésiter, les yeux clos, la bouche entre-ouverte, cherchant mon souffle dans cet océan d'horreur. Je tirais sur les manches de mon tricot. Mon bras gauche était bandé et camouflé par les mailles brunes épaisses mais tout au fond de moi, je me demandais si le combat n'était pas vain. Car après tout, à qui allais-je offrir ce nouveau monde, puisque Georgio n'était plus là ?
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Re: [Habitation] La Luce nelle Tenebre

Message par : Azphel, Ven 4 Nov - 10:15


- Et l'idée ne t'est pas venue qu'ils étaient peut-être déjà morts ?

La phrase résonna un moment dans la tête du mage noir, sans trop savoir quoi penser. Non, il n'avait pas songé un seul instant qu'ils pouvaient être morts, et maintenant qu'il pensait à cette option, il était partagé entre soulagement et déception. Le fait qu'ils puissent être morts mettait définitivement le côté pourri de la famille d'Azphel derrière lui, mais d'un autre côté, ça l'empêchait d'entendre leur version des faits concernant la mort de sa soeur, de savoir lequel d'entre eux avait lancé le sortilège qui lui avait ôté la vie.

- Non. J'avais jamais pensé... à ça... Murmure dans le vide et tremblements dans les mains, incontrôlables, comme mille choses.

Bien sûr, sa belle italienne pouvait les localiser. Compte tenu des dernières semaines passées à s'éloigner d'elle pour rien, ce n'était peut-être pas une mauvaise idée... La mafia serait probablement sur le coup. Ou des personnes qui feraient des choses mauvaises, juste pour assouvir ce désir irrépressible que le mage noir ressentait, seize ans après, de mettre fin à la volonté de vengeance qui l'avait poussé jusqu'aux ténèbres.
Exactement ce qu'il avait voulu éviter au final, dans leur union qui aurait dû les aider à se détourner de cette voie. Mais c'était plus fort que lui et il s'avouait plus faible qu'il ne le croyait ; c'était probablement plus fort qu'elle aussi...

- Az, qu'avons nous fait de nos vies ? La mienne n'a plus de sens, tu sais. Laisse tomber.

Les mots se froissèrent dans la voix de Tina, chevrotante, et dans l'esprit du loup qui s'accablait de peine. La réponse était évidente : rien. Rien de ce qu'ils avaient espéré en tout cas. Si l'italienne posait la question, c'est qu'elle ne s'estimait pas plus heureuse que lui et cela était un échec pour le mage noir. Même s'ils devaient partir tous les deux vers un but commun, que ce soit ses oncles ou autre chose, ça ne changerait en rien ce sentiment désagréable qu'ils ressentaient. Trouver un sens.

- Je ne sais pas. La main du mage noir était ferment repliée sur celle de la sorcière. ll avait le regard peiné et pensif, il cherchait une réponse, des mots qui seraient à la fois vrais et rassurants. Mais je sais que ta vie a un sens. Que tu aies repris le Chaudron à ton compte en est la preuve. Tu lui donnes du sens en faisant ça, et même si ce n'est "que" ça, c'est déjà un pas qui symbolise beaucoup. Laisse toi du temps, laisse nous du temps pour mettre les choses les moins bonnes derrière nous et nous projeter vers de meilleures.

Les moins bonnes choses ? Azphel, lui, faisait référence à son passé. Mais ce que l'on est au plus profond de nous finit par ressurgir, n'est-ce pas ?
Le loup se rassit sur le canapé, dans une position plus confortable, plus sûre.
- Ce qu'on a fait avec ton frère, ça a du sens. On n'est pas arrivé là par hasard, même si nos vies aujourd'hui ne ressemblent pas à ce qu'on a imaginé ce jour-là. Qu'est-ce que tu aimerais faire, toi, en plus du Chaudron pour te sentir mieux ? Il n'ait rien que nous ne puissions faire ensemble.

Le loup était intimement convaincu de ces mots, depuis les premiers jours.
Il n'y a bien que les barrières invisibles d'infranchissables.
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Re: [Habitation] La Luce nelle Tenebre

Message par : Valentina Boccini, Mer 9 Nov - 15:21


____________________
(désolée c'est pourri)

Il y a des soirs comme ça, des flashs dans la tête, un vague à l'âme. Parfois, on a ce besoin de solitude, de se blottir contre le vide au coeur de la nuit, avec pour seule compagnie des étoiles vengeresses et un silence meurtrier. Parfois, aussi, on est désireux de cette compagnie folle, cette âme soeur. La solitude mène à la folie. Et moi j'ai cette foutue chance, d'avoir trouvé la personne unique, la personne qui me complète, l'autre moitié d'une âme noire et torturée, affaiblie par les vagues du temps et les épreuves virulentes. Un peu brisée, certainement bancale, peu fiable, incertaine. Pleine de doutes, de secrets et de mensonges. De folie, de douleur. De vulgarité, de rage. Mais pour lui, plus que tout, d'amour. Aussi délicat que cela soit à accepter. Je passe une mèche de mes cheveux derrière mon oreille. C'est le geste banal, comme une idiotie balancée carte sur table. J'en frémis.

J'bouge pas. Et ses mots qui se glissent contre ma peau, tâchant tant bien que mal d'apaiser mes démons, de couvrir les voix qui me hantent et me hurlent le passif oisif; l'inutilité. Une auberge oui... Une équipe, des clients, de quoi boire sans que cela ne se voit trop. Est-ce donc ça, mon destin ? Un taudis pour épancher mon alcoolisme ? C'est donc ça, le fabuleux destin de Valentina Francesca Georgia Boccini ? Je pensais connaître mieux. J'ai un petit rire rauque, mais ne dis rien. Pourquoi freiner sa gentillesse. Cet homme est bien trop parfait pour moi, l'écorchée vive.

- Ce qu'on a fait avec ton frère, ça a du sens. On n'est pas arrivé là par hasard, même si nos vies aujourd'hui ne ressemblent pas à ce qu'on a imaginé ce jour-là.

Les paroles du loup résonnent en moi. Il y avait du sens quand nous nous sommes liés, de ce serment inviolable presque comparable à un mariage. Il y en avait. Puis, en m'éloignant, je l'ai oublié. Et dire qu'il avait suffit d'un seul de ses regards, d'un seul de ses baisers, pour me damner à nouveau. Sans hésiter, je tendrais à nouveau le poignet, ou même l'autre, pour le toucher encore. Pour le frôler à nouveau. Tout en lui m'étais nécessaire, il était devenu plus important pour moi que l'air ou l'eau. Les mots justes n'existaient pas. Certaines sensations ne méritent pas qu'on les décrivent, elles se vivent, s'aspirent, et c'est assez pour combler l'appétit divin.

- Qu'est-ce que tu aimerais faire, toi, en plus du Chaudron pour te sentir mieux ? Il n'ait rien que nous ne puissions faire ensemble.

Je me le demande aussi. Je connais bien la réponse, mais n'est-elle pas invraisemblable, incohérente, même, avec les choix capitaux que j'ai prit ces dernières semaines. L'engagement. Les coups fourrés. Le danger. Oui, le danger permanent. Les secrets, encore et toujours. Puisque c'était à croire que je n'en avais pas assez, je me suis rajouté sur le dos des faits et des mots à taire. Ne risquais-je pas de mettre Azphel, cet être tant aimé, en danger ?

- Azphel... je soupirais. Tout ce que je voulais, c'était une vie normale. Je veux dire, la magie fait partis de moi, ce n'est pas ça. Mais une existence ordinaire. Loin des guerres, des conflits, pouvoir construire une famille et un cadre propice à une vie simple et heureuse. j'ai un sourire triste. Tout ce que je ne peux plus avoir.

Je me glisse dans ses bras, m'agrippant à lui. A cette sécurité qu'il m'offrait de par sa présence. Si j'étais une femme forte, je me brisais parfois, et ses instants de faiblesse étaient pour moi une torture. Pouvoir compter sur l'amour de mon loup pour veiller sur moi était un des plus beaux cadeaux que la vie m'ai fait. Mais tout cela n'était peut-être plus suffisant.

- J'sais pas. Je me dis que la situation actuelle nous prive des promesses et des évolutions de la vie. Et ça me fait du mal, plus que je l'admets.

Je cache mon visage dans son cou, que j'embrasse doucement. Je veux être là pour lui. Et pour toujours. Et c'est sa simple présence qui me l'a rappelé, comme un électrochoc. Comme une claque en plein visage. Comme un loup dans la nuit. Ma nuit.

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Re: [Habitation] La Luce nelle Tenebre

Message par : Azphel, Mer 16 Nov - 5:03


Une vie normale. Tina comme Azphel n'y avait jamais été condamnée. Elle l'avait désiré autant que lui, mais le passé du lycan le rattrapait sans cesse, et ce qu'il avait choisi de devenir en quittant Poudlard ne lui avait pas permis de rêver à mieux que ce qu'il était. Bien sûr il y avait les apparences, si souvent modelées pour offrir aux autres, aux inconnus et à ceux qui ne comprennent pas tout ce que leur regard ne peut leur faire voir, une image parfaite. Un sorcier accompli et qui se contente de vivre sa vie banale. mais voilà, tout comme celle de son italienne, la vie d'Azphel n'avait jamais rien eu de banale. Il ne s'en serait pas contenté, si elle l'avait été.

Alors le bonheur, la tranquillité, la magie au sein de cette communauté magique qu'il n'avait jamais compris, il y avait renoncé. Même si une part de lui, oui, l'espérait toujours. Il ne serait jamais normal et il avait toujours deviné Tina ainsi. Mais le lui dire tel quel la blesserait peut-être et après leur éloignement de quelques semaines ce n'était pas ce qu'il souhaitait.
Mais quelque part elle le savait déjà. Entre les mots de la sorcière ressortaient, sibyllines, ses vérités.

Pourtant il la croyait plus proche de changer que lui-même ne l'était. Oui, il était naïf de partir à la recherche des morceaux les plus pourris de sa famille alors qu'il prétendait vouloir vivre normalement. C'était idiot et il n'avait pas besoin de la détresse de Tina pour le comprendre. Mais elle. Tout aurait pu être différent. Comme si elle ne semblait pas y croire elle-même ; et cette âme désenchantée blottie dans les bras d'Azphel lui paraissait être un oiseau inconsolable plus qu'un augure de changement. Pourquoi ? Etait-ce sa faute à lui ?

- Suis-je responsable de cela, de ce changement impossible ? dit-il dans le doute. Est-ce ce lien qui nous a finalement éloigné ou le fait que je parte sans cesse dans une direction résolument noire ? Je sais que ce n'est pas la meilleure chose que j'aie à faire mais je me sens... comme vide de quelque chose. C'est une partie de ma vie que je me dois de clore, dans la continuité de notre histoire. Le reste est derrière moi, les Mangemorts ne sont qu'une idéologie similaire à la mienne et c'est du passé. Le Azphel mage noir n'existe plus, mais il vit toujours. Tout comme ce côté meilleur que l'ont s'est trouvé mutuellement. On doit composer avec notre passé et notre présent.

Azphel croyait en ses propres mots mais Tina lui paraissait ailleurs. Même s'il était en partie responsable, même s'il avait laissé des jours immiscer en eux des doutes et des tourments. Certains des démons de sa belle lui avaient toujours parus inaccessibles. Mais il ne se rappelait pas, depuis leur rencontre, avoir dû composer avec pareille mélancolie. Comme si en elle vivait un désenchantement permanent, une ombre qu'il ne pouvait voir, mais qu'il devrait connaître pour pouvoir l'aider.

- On a connu les ténèbres à notre façon. Elle la mafia, lui les Mangemorts. Elles finiront par être derrière nous. Disait le loup avec le souvenir vivace de ses oncles qui dansaient dans ses pensées. Prêts à être tués, à récolter ce qu'ils méritaient.
Tu as besoin de vacances, de quelque chose qui te fera penser à tout sauf ce qui te ronge. On devrait peut-être aller voir du Quidditch ou faire un tour au zoo, dit-il amusé, cherchant les yeux azur de Tina.

Il y avait bien quelque chose qu'il pouvait faire. Pour voir si la mélancolie de l'italienne perdurerait.
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Re: [Habitation] La Luce nelle Tenebre

Message par : Valentina Boccini, Jeu 1 Déc - 15:33


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Ce sentiment d'abandon, qui mords, qui griffe, qui bloque la respiration et fait s'envoler les sourires. Qui donne envie de pleurer toutes les larmes de son corps, de s'enfoncer sous des couvertures parce que rien d'autre ne vous aide. Personne, oui, c'est le mot. Personne n'écoute, personne ne comprends. Même les repères s'effondrent, laissant votre univers vide et sombre, peuplé de reproches, de remords, de phrases emplies de haine à votre égard, de cette méchanceté pure qui malgré tous vos efforts, vous pulvérise le coeur, vous écorche vive. C'est la tristesse absolue, le besoin de s'effondrer pour ne jamais se relever. L'anodin devient un S.O.S mais il se perds dans le besoin des autres de vous vider de vos forces.

Ce canapé n'est plus ce qu'il était, la Luce n'est plus un temple de paix, et je ne suis plus la Tina forte et fière que je fus en un autre temps. Mes adversaires avaient réussit à me prendre tout ce qui me composais, et ne laissaient derrière eux qu'une carcasse vide. J'aurais aimé que pour quelques instants, pour quelques jours, peut-être une semaine, mes sentiments, mes émotions se taisent pour me laisser me dresser une dernière fois devant eux. Mais à la place, les larmes labourant le visage, je m'avoue vaincue. Je le dis haut, fort. Je veux disparaître. tout stopper. mourir.

J'aimerais ne serait-ce que quelques instants de calme et de bonheur, soulager ma cage thoracique de ce poids qui m'étouffe, lever le voile sur leur cruauté. Suis-je la mauvaise personne qu'ils prétendent ? Le miroir est-il mensonger ou suis-je vraiment devenu cette pâle copie d'être humain ? Sauter, tirer, couler. Il n'y a plus rien à faire pour moi. J'agrippe le vide mais aucune main n'est tendue. La vie me l'avais dit, pourtant. Prends garde à moi. J'aimerais que l'ombre m'égorge. Le silence est le pire des maux.

- A quoi bon lutter ? Je ne suis que Ténèbres. Je n'ai plus rien à espérer.

Parce que le fait est là, il a fuit ce que je suis devenue, je sombre dans l'obscurité puisque la lumière qu'ils m'offraient tous n'était qu'un mirage, une parade d'oiseaux roucouleurs farcie de mensonges et de mauvaise foi. Les plus proches amis même se révèlent des traîtres. Je le savais. Je le savais depuis le départ, mais j'ai laissé une chance. Je suis seule dans cette foutue bataille, et je l'ai perdue. Fermer les yeux. Ne plus jamais les rouvrir.

- Si ça peut te faire plaisir... je ne m'opposerais pas à ça.

Oh laissez moi, laissez moi me tordre, laissez moi hurler, parce qu'écrire oui, écrire c'est hurler en silence. Je n'ai plus que ça. Du silence. Et bientôt, puisqu'il s'agit de la fin inexorable, je perdrais même mes mots.

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Re: [Habitation] La Luce nelle Tenebre

Message par : Azphel, Ven 9 Déc - 3:53


La vie, telle qu'elle était auparavant, avait quelque chose de mirifique. Seulement quelques mois s'étaient écoulés, pourtant le sorcier avait l'impression de tout voir changer autour de lui, la désagréable sensation de devoir regarder le monde qui l'entourait se désagréger sans rien pouvoir faire pour l'en empêcher. L'apathie, la mélancolie qui se dégageait de Tina était inhabituelle, intouchable. Trop amplifiée, par quelque chose dont il n'était, il croyait, pas responsable. Ce n'était pas les petits secrets du mage noir ni sa noirceur qui avait changé quoi que ce soit à ça. La tristesse de son italienne relevait de tout autre chose, insaisissable.

Ils étaient là dans le salon, blottis dans les bras l'un de l'autre, étreignant une apparence.

Était-ce sa double personnalité, ce pu*ain de côté animagus qui avait sa propre emprise sur elle, comme une partie d'elle-même, que la belle avait totalement refusé de mettre au placard ? Si elle lui demandait son envie, Azphel avouerait bien qu'à ses yeux elle devrait couper avec elle-même. Ce qu'elle avait fait de sa vie ? la suivre après tout. Elle avait fait ses choix, elle était exactement là où elle devait être, c'était un fait, son envie de rédemption ou d'horizons plus éclaircis à part de l'équation. Était-ce la faute de West, et sa SISM à la con ? Il devait bien y avoir une explication, là, quelque part à l'extérieur, qui justifiait de voir Tina si désemparée, si détachée d'elle-même qu'elle semblait sur le moment être une personne très différente de celle qu'il avait voulu femme.

- Je ne sais pas ce qui me ferais plaisir bébé, juste que.. tu retrouves un peu celle que tu étais. Ou celle que tu veux être ? La voix du loup était hésitante. Fonder une famille, loin de celles que nous avons pu avoir nous ? En quoi est-ce c'est impossible ? En quoi est-ce possible ? Que ça prenne du temps ou non, je ne vois pas ce qui te distrait tant que ça. Je croyais que c'était moi, mais je me demande s'l n'y a pas plus, quelque chose que je ne peux comprendre, que je ne devinerais pas si tu ne l'énonces pas clairement.. si jamais au moins tu le sais...

Sa main glissant sur la cuisse de sa belle, il se leva et prit la direction de la cuisine. Il ouvrit un placard, les mains un peu tremblantes, les pensées le privant de toute concentration. Un verre à pied lui glissa des mains et se brisa sur le carrelage. Me*de. Bouteille récupérée il revint dans le salon, posa deux verres sur la table et déboucha une bouteille de rouge italien. Peu importait la fichue heure de la journée.

- J'ai besoin d'un verre. Tu en veux ? Regard voilé, qui aurait pu être celui d'un loup malheureux, mais davantage perturbé.
Elle avait peut-être raison après tout, ils étaient privés de tout cela. Le bonheur, la vie simple, la famille peut-être ? La magie était partie intégrante d'Azphel et Tina, oui. Le combat aussi. Azphel balança le bouchon de liège à travers la pièce en secouant la tête. Si on a rien à espérer, rien qu'on puisse changer, je me demande si ça a du sens qu'on se soit liés ?
C'était plus une pensée à approfondir pour lui qu'une question posée à Tina.

Le vin était bon, fruité et doux et il avait envie de vider la bouteille rapidement. L'ombre. Il y avait une ombre sur son tableau, il y en avait une dans la vie de Tina et il avait furieusement envie de l'étriper. Elle demeurait cachée pourtant et il n'arrivait pas à comprendre ce qui ébranlait tant sa moitié. Il se sentait instable lui aussi, d'un coup, comme si sous les premiers assauts du vin il prenait conscience de cet état de fait, en constatant qu'une partie de Tina n'était qu'un mystère entier, quelque chose qu'il ne comprendrait peut-être jamais. Ce n'était peut-être pas une si mauvaise idée d'aller retrouver ses oncles après tout ; s'il était écrit quelque part que le bonheur était condamné à leur échapper, à quoi bon lutter ? Autant se complaire dans la magie noire et en jouir, à défaut d'être des modèles parfaits. Le Quidditch pouvait aller se faire foutre.

Il se renfonça dans le canapé, verre de vin dans la main.
- Ce qui m'intéresse, c'est ce qui pourrait te faire plaisir à toi. Il reposa enfin son regard dans le bleu azur de l'italienne. Tu sembles en avoir plus besoin que moi.
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Re: [Habitation] La Luce nelle Tenebre

Message par : Valentina Boccini, Mer 21 Déc - 5:31


____________________



Que faire alors, dans tant de noirceur ? Gommer les dernières traces de Tina pour épouser la forme du corbeau ? Encore plus sombre, mais cette fois, dénuée de la conscience qui me fait me sentir exilée ? Laisser les démons s'emparer de mon âme, leur abandonner mes plus belles qualités pour devenir un pantin malsain bouffeur de colère ? Ne plus jamais connaître le rire pour devenir une entité à la violence sans égale ? Abandonner mes proches, mes amis, mon amour, pour faire taire mon humanité à tout jamais ? Voilà donc la grande solution, n'est ce pas... Les sacrifices, encore des sacrifices, toujours... Rien n'est gratuit. Bien. Alors, pourquoi un rien me retenais ? Un rien... Un homme.

Je regardais Azphel. J'aurais aimé dire, "je le regardais comme pour la première fois.". Mais encore aujourd'hui, j'ai du mal à me mentir à moi-même. Cela faisait presque trois ans que nos vies étaient reliées par cet amour inconmensurable que je lui portais, et sans en doute, qu'il me portait aussi. Malgré tout, nous n'étions plus tout à fait les mêmes. Comment cela aurait-il pu être possible ? J'avais vingt-quatre ans en rencontrant le loup. J'étais une jeune professeur ambitieuse et solitaire, qui ne vivait que pour ses propres objectives. J'ai en ce jour vingt-sept printemps. Bien que mon boulot de propriétaire du Chaudron Baveur soit ma fierté, je suis une femme amoureuse. Azphel est ma priorité. Sa simple présence ici en est le témoins.

- Azphel... Je t'aime, ne l'oublie jamais. je soupire. Disons que c'est une période difficile. Mais tu es la raison pour laquelle je n'ai pas coupé court à mon humanité. un sourire, maintenant. Je vais m'en sortir. On va s'en sortir. Ensemble.

Je bois un peu du vin qu'il nous a servit. Quand est-il allé le chercher ? Mes pensées sont trop floues, trop épaisses pour que je puisse percevoir ces deux niveaux de réalités à la même échelle. Quand l'un prends le dessus, l'autre devient un plan moins important. C'est dangereux, surtout dans mon état actuel.

- J'ai juste besoin qu'on soit ensemble. Qu'on vive une vie aussi normale que possible, en attendant que le combat se termine.

Mais Az, comment te dire, comment te hurler que je suis au coeur même de ce combat, que je ne peux t'en parler sous peine de te mettre à nouveau en danger ? Je sais ce que tu me dirais. Toutes les épreuves, nous devons les traverser ensemble. Mais nous sommes liés par un serment inviolable. J'ai juré de te protéger. Et c'est pour cette raison que je ne peux pas te révéler l'ampleur de la vague noire qui monte et va s'écraser sur la société. On arrive, voilà tout.

- Il faut qu'on trouve notre petite lueur d'espoir, et tout ira mieux.

Je l'embrasse tendrement. S'il te plait, Az. Tu es le seul qui puisse vraiment m'aider.
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Re: [Habitation] La Luce nelle Tenebre

Message par : Azphel, Jeu 22 Déc - 4:46


C e n'était pas de sa faute à lui. Azphel n'était pas le problème. Bien sûr, ses envies de vengeance le mèneraient sûrement à faire tout ce qu'il avait promis d'éviter, mais il devait s'efforcer de l'admettre, courir dans le sens opposé à la magie noire, quand on est irrémédiablement attiré par elle, est une perte de temps. Mais il y avait plus. Ils n'étaient plus les mêmes que trois ans plus tôt et quelque chose échappait au raisonnement d'Azphel. Le bonheur que Tina voulait voir exaucé ne paraissait plus aussi abordable que le jour de leur union. Peut-être avaient-ils tous les deux eu le regard voilé par leurs sentiments trop prononcés. Peut-être..
Diable, que le vin était bon. Italiens, maîtres de l'art, peintres d'amour.

- Azphel... Je t'aime, ne l'oublie jamais. Disons que c'est une période difficile. Mais tu es la raison pour laquelle je n'ai pas coupé court à mon humanité. Je vais m'en sortir. On va s'en sortir. Ensemble.

La voix de Tina lui échappait, ce n'était pas faute de se tenir blotti contre elle, d'essayer de prolonger leurs contacts avec autant de tendresse que possible. Les sentiments de la belle à son égard étaient inscrits sur son visage depuis les premiers jours, ils ne faisaient que se répéter ce qui sautait aux yeux.
Le reste : Ténèbres, Changement, Peur, Ombres. Exactement comme lui. L'opposé même de leurs paroles. Leur horizon était loin du cadre paradisiaque florentin dans lequel ils étaient. Le loup le pressentait. Il se passerait tôt ou tard quelque chose dans la vie de Tina ou dans la sienne qui allait engendrer une descente aux enfers que rien n'arrêterait. Mais en l'absence de détails sur les troubles de l'italienne, il était difficile de savoir pour lui s'il serait la cause de ce désastre ressenti ou si les diables dansants autours de la belle se chargeraient de ternir leur tableau. Pas de Renaissance.
Le sorcier quitte, dans un flot de vin rouge sirupeux, ses pensées néfastes. Son visage s'éclaircit quand il retrouve l'éclat azur des yeux de Tina.

Il souffle un grand coup, sans cacher son trouble, et se laisse aller contre son amante. Leurs contacts physique suffisent à dégager leur tendresse et c'est après tout la seule chose qui compte à ce moment-là. Leurs vies privées étants visiblement très différentes l'une de l'autre... Azphel tentait de peindre leurs démons, alors que Tina s'évertuait à sculpter un Dieu sans tête.
- J'ai juste besoin qu'on soit ensemble. Qu'on vive une vie aussi normale que possible, en attendant que le combat se termine.
- Ça me va aussi. Godric's me paraît être parfait pour retrouver le quotidien que l'on avait.

Il se resservit en vin, s'enfonça un peu dans le canapé, laissa couler le Styx de sang dans son corps condamné.

Il avait pourtant parlé avec toute la sincérité dont il était capable. Ils en avaient besoin. Mais pourtant.... pourtant. Un pressentiment lui disait que le combat dont la sorcière parlait était encore hors de sa portée à lui. Et il y avait le sien, son propre destin qui avait été tracé des années plus tôt et qu'il voulait conclure dans la dramaturgie du sang... Il avait été mis en attente peu après sa rencontre avec l'italienne, quand les parents d'Azphel étaient morts de sa main de Maître... Mais aujourd'hui ça ne lui suffisait plus. La vie rangée ne lui suffisait pas. Les restes de sa famille respiraient encore et il savait qu'il lui faudrait faire taire ces respirations pernicieuses pour pouvoir espérer le repos, pour laisser sa famille là où elle devait être, dans le passé et dans la tombe.

- Il faut qu'on trouve notre petite lueur d'espoir, et tout ira mieux.
Le regard émeraude du mage noir resta logé dans celui de Tina, dans un silence pictural. Une lueur d'espoir. Elle était cette lumière depuis le jour où ils s'étaient rencontrés, mais un espoir de trouver quelqu'un qui lui ressemblait, quelqu'un sur qui compter, pas quelqu'un pour que la vie soit belle et calme ou sans remous. Un sourire illumina le visage d'Azphel. Leur vie ne le serait jamais, mais il pouvait faire semblant d'y croire.
- Tu as raison. Ses doigts se relièrent à ceux de la sorcière, serrant sa main trop fort de peur qu'on ne la lui arrache. Tout ira mieux ensuite. Une part du sorcier entonnait une prière pour ces mots, une autre n'essayait même pas.

Du vin, encore, faites le couler de ces amphores.
Passer la journée ici avec toi me fera déjà beaucoup de bien. Je pense laisser Londres de côté un temps, j'irai à Godric's dès demain. Je vais m'occuper un peu de la maison en journée, ça me permettra de ne pas trop ressasser les choses et de mettre de côté mon envie de retrouver mes oncles pour le moment. Ce sera mieux pour nous.
C'était le vin, ou peut-être la discussion, ou alors sa présence, un ensemble de circonstances ; mais quelque chose avait détendu Azphel. Il lui fallait se retrouver, la retrouver, et définir quelque chose. Il y croyait sincèrement et espérait que cette lueur d'espoir dont parlait Tina était bien réelle. Même cachée, derrière des doutes, des ombres masquées ou la mort... Elle devait bien être quelque part, là où les mortels ne peuvent voir.

Sa main glissait dans le dos de l'italienne et le contact avec sa peau lui rappelait des souvenirs de communion charnelle et magique par dizaines, toujours au summum de l'intensité... Il l'avait dans la peau, dans le coeur et dans la chair, cette sorcière. Il prolongea leur baiser, lui apportant la fougue et, savamment distillé, un peu de désir que les lèvres charnues de la sorcière devineraient par habitude.
- Je reviens... susurra-t-il en s'écartant d'elle, un goût d'envie dans le regard. Je nous ramène de l'eau.

Déjà il se levait, parti pour aller chercher une carafe en cuisine, les pensées éparpillées, le coeur criant le plaisir des reliés. Il s'arrêta en chemin, ses émeraudes se reflétant dans le miroir et observa ce reflet qu'était le sien. Le vert de ses yeux brillait de mille éclats, ses pupilles étaient dilatées par son envie irrésistible de l'italienne, des mots de sexe que son cerveau exposait dans son regard. Une lueur d'espoir. Son regard bifurqua sur la commode, s'attarda dans un instant figé, avant de remonter vers la glace. La lueur s'échappait inexorablement de son regard assombri. Derrière l'ombre silencieuse.


[Fin du RP]
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Re: [Habitation] La Luce nelle Tenebre

Message par : Finrod Elensar, Sam 14 Jan - 16:18


Post suite à cette lettre qui a eu cette réponse, si vous êtes curieux...


C'était avec une certaine précipitation que le propriétaire de la BAM s'était organisé pour partir quelques jours. Il ne savait pas combien de temps lui prendrait ce voyage pour le bien d'un reptile. L'hésitation n'avait pas eu sa place au moment de prendre la décision d'aller rendre service à une personne en Italie. À peine avait-il répondu qu'il somma son elfe de maison de préparer quelques affaires pendant qu'il se rendait à son établissement pour donner quelques directives à ses employés. Rentré deux ou trois heures plus tard, il n'avait pas pu s'empêcher de servir un ou deux clients, il trouva une valise prête remplie. Souriant à Pantofia, il la remercia. Mais le jeune homme était pressé et se saisit de son bagage, il ne changea pas de tenue. Sa robe rouge et noir en bas ainsi que sa coiffe de perle convenait très bien pour un voyage et ce même en terrain moldu.

Transplanage grâce à son elfe de maison, la magie de ces créatures était bien assez puissante pour traverser cette distance sans jamais y être allé. Elle ne resta pas lors qu'elle et son maître se retrouvèrent dans la ville souhaitée, elle se pensait plus utile à prendre soin de l'appartement de Finrod plutôt que jouer les assistantes Magizoologistes.

Il n'avait pas l'intention de perdre son temps à chercher une adresse dans une ville qu'il ne connaissait pas. Cherchant du regard un passant ou une passante, il découvrit une ville d'Italie où il n'avait jamais mis les pieds, contrairement au pays. Il y avait comme un air de ressemblance qui faisait remonter des souvenirs d'une époque passée. Du bonheur, de la joie, de l'amour puis la tristesse, le désarroi et le profond chagrin... Le Fourchelang reprit ses esprits, il se dirigea vers un homme un peu plus âgé que lui puis donna les informations que la sorcière lui avait transmise. Apparemment, elle est connue dans la région. D'un pas rapide, Finrod s'en alla dans la direction indiquée tout en remerciant l'homme.

Arrivé au portail de la demeure, il le passa, vu la situation, il pouvait se le permettre. *Mon maillot de bain aurait été de circonstance dans une autre situation.* fut la première remarque qu'il se fit en voyant l'étendue qui se trouvait devant lui. Puis le presque géant alla vers la porte d'entrée et toqua.
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Re: [Habitation] La Luce nelle Tenebre

Message par : Valentina Boccini, Sam 21 Jan - 5:10


____________________
LA de Fin Accordé.

Qui aurait cru que cœur de pierre et âme de glace, je m'accrocherais à l'espoir indécent que rien de grave n'arrive à mon plus vieil ami ? Le serpent était enroulé autour de mon bras, comme il en avait prit l'habitude presque dix ans plus tôt. Ses écailles vertes semblaient ternies, ses yeux jaunes porteurs de fatigue. La peine que je ressentais était sincère. Sur les rotules, je relisais la lettre de confirmation de la part du gérant de la Boutique d'Animaux Magiques. Il avait fallut écrire, bien sur, trouver les mots pour exprimer l'urgence de la situation. Fort heureusement, cet Elensar semblait avoir capté le message entre les lettres tracées à l'encre de chine; et perlaient les larmes de colère.

Le vent soufflait, grondant contre les murs, et je me tenais dans ce salon. Il avait accueillit tout ce que j'avais pu chérir. Tout ce que j'avais haïs. Comme on dit, mieux vaut être proche de ses ennemis. Un hurlement provenant de la cave me fit sourire. Un jour ou l'autre, il faudrait que je m'occupe de mon prisonnier. Bientôt trois ans qu'il était là, mais j'avais promis sur tous les dieux étrusques que sa libération se ferait après autant de temps qu'il avait retenu ma mère... puis, sa délivrance. La Mort. Je secouais la tête, revenais sur la situation actuelle. Je me servais un verre de scotch sans que le serpent ne me lâche.

On sonna finalement à la porte. Je n'aurais pas pu gagner plus vite la porte. Souffle, nuque qui craque, et les gonds grincent. Mon nez est face à des pectoraux. Ah, oui, d'accord. Je redresse la tête, me recule. Demi géant ? Le coït entre un être de trois mètres et un homme d'un mètre quatre-vingt plus ou moins m'intrigue. Curiosité mal placée. Je le salue, l'invite à entrer, bien entendu. Nous gagnons la véranda, proche de l'entrée. Elle donne sur le jardin et la chaleur y est bien plus tenace, malgré l'humidité. De quoi recréer le climat vivace original de mon ami à écailles.

- Merci d'être venu, Mr Elensar. Speranza refuse ardemment de se décrocher de mon bras. Oui, Speranza sort s'il le veut. L'espace est clos et sécurisé; il est arboricole, il apprécie les arbres du jardin arrière. J'ai en effet d'autres animaux, une chouette, deux chiens... un corbeau. Sans blague. C'est moi, le corbeau. Mais il n'y a jamais eu aucun problème. Il est le patriarche, le roi de la maison. Et la dernière chose dont il s'est nourrit, monsieur Elensar, est une foulée de souris qu'il chasse lui-même.

Voilà. J'avais fais le tour des questions posées par l'immense vétérinaire du jour. Il avait intérêt à aider mon python. Sinon, c'est moi qui ne m'en remettrais pas.
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Re: [Habitation] La Luce nelle Tenebre

Message par : Finrod Elensar, Lun 23 Jan - 5:22


L'immense demeure semblait de marbre, non la matière mais l'ambiance qui s'en dégageait. C'était assez impressionnant. La demeure était plus tendance moldue, sans vouloir offenser la propriétaire, d'ailleurs Finrod s'abstiendrait de tout commentaire sur ce sujet. Il n'était pas là en tant que visiteur lambda mais bel et bien comme vétérinaire. Il connaissait bien les créatures. Il en vendait tous les jours mais il en possédait aussi quelques-unes. Pour l'instant, il n'en avait aucune qui sortait du lot. Peut-être Saïca, son taïpan du désert qui avait une taille assez peu commune mais c'était tout.

La porte ne mis pas longtemps à s'ouvrir. Son arrivée était donc très attendue. Le presque géant salua la maîtresse des lieux et la suivit pouvant ainsi découvrir l'intérieur d'une telle maison. Ce n'était pas dans les habitudes de Finrod de visiter ce genre d'habitations. Il ne pouvait s'empêcher de regarder partout pour se rendre compte que son hôte avait les moyens. Arrivés dans une pièce au climat bien plus différent. Le propriétaire de la BAM comprit que son travail n'allait pas tarder à commencer.

Attentif à ce que la jeune femme disait. Finrod scruta un peu plus l'animal qui se trouvait agripper au bras de sa maîtresse. Tout semblait en ordre à ce qu'elle disait.

- Ce n'est rien. Je sais ce que c'est d'être attaché à un animal. Je vais faire du mieux possible. Avez-vous remarqué des blessures sur son corps ? Qu'elles soient dues à un animal ou à la nature. Il arrive parfois, mais rarement, que ces animaux se blessent avec une branche. Mais si vous n'avez rien remarqué je vais quand même le faire moi-même. Comment se comporte-t-il avec les inconnus ?

Finrod aurait pu poser ces questions directement au serpent. Après être Fourchelang permettait ce genre de choses mais face à des client-e-s, le sorcier préférait garder ce don pour lui. Du moins au début. Il verrait si à un moment donné, il se retrouverait seul avec le reptile.

- Il faudrait que je puisse l'observer moi-même. Pensez-vous qu'il serait d'accord de se décroccher de vous ? Ce serait plus simple pour auscultation.

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Re: [Habitation] La Luce nelle Tenebre

Message par : Valentina Boccini, Sam 4 Fév - 6:07


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Ah, vouloir détacher Speranza de moi, quelle sombre idée ! Comme de vouloir éteindre la dernière bougie dans la nuit ou souffler sur un feu pour l'éteindre. D'une stupidité sans nom. Mais la situation l'exigeait, pour vérifier son état de santé, pour comprendre son sevrage. Tout en expliquant à Finrod que mon python avait tendance à être assez sauvage avec les étranger et que je n'avais rien vu sur son corps, je caressais la tête de la bête, puis tâchais de lentement le dés-enrouler de mon bras. Il captait l'air de sa langue, mais se laissait faire, pitoyablement, laissant son corps pendre dans le vide. je posais sa tête sur mon coude pour la maintenir en achevant la besogne. Ensuite, je déposais l'animal sur le canapé.

Bonne chance, Finrod Elensar. Il n'est pas venimeux mais ses crocs tranchants ne ferait que peu de détails de ta main. Je ne souhaite pas d'accident alors sois prudent, oui, sois prudent. Je croisais les jambes et observais le travail du maître soigneur. Je me décidais cependant à me lever pour aller préparer du thé, qui serait appréciable en ce temps. Je gagnais la cuisine où je m'adossais un moment au plan de travail. Un cri résonna, tout droit sortis du sous-sol. Tiens. Il ferait peut-être office de repas pour le serpent si Speranza retrouvait l'appétit. Je fis bouillir de l'eau.

Je n'avais jamais aimé avoir des étrangers à la maison. D'ordinaire, je préférais les recevoir chez mon frère, dans le manoir de la famille. Mais l'état du python arboricole ne le permettait pas. Et plus encore, j'évitais tout contact avec Leon depuis plusieurs mois déjà, pour m'éviter la délicate mission de révéler certains secrets. Je versais l'eau dans les tasses, y déposait une corbeilles contenant différents parfums de thés sur un plateau et me décidais enfin à rejoindre mon invité - que dis-je, mon immense vétérinaire.

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Re: [Habitation] La Luce nelle Tenebre

Message par : Finrod Elensar, Mar 21 Fév - 4:53


Le presque géant pouvait très bien comprendre le lien qui unissait la sorcière avec son serpent. Certains animaux avaient un don pour créer chez un sentiment étonnant, une tendresse venue de nulle part, une attention qui pouvait sembler parfois excessive. L'ex-serpentard n'émettrait aucun jugement mais pour s'assurer que tout allait bien pour l'animal, il n'avait pas d'autre choix que l'observer en entier. Il sourit lorsqu'elle le prévint concernant l'attitude du reptile envers les étrangers. Il s'y attendait.

Les yeux émeraudes du Fourchelang sautaient de Valentina au python. Observateur de nature, il aimait capter l'essence qui pouvait se dégager d'une relation. Elle l'aimait vraiment. Il se promit alors de tout faire pour aider son compagnon à écailles à s'en sortir. Délicatement et dans un silence... Étrange, Finrod caressa lentement du bout des doigts cette peau si magnifique. Il s'accroupit près de l'animal afin d'observer de plus près tout en gardant une certaine distance qu'il estimait suffisante pour esquiver une attaque éventuelle. En revanche, son bras pouvait se retrouver rapidement avec quelques crocs plantés étant donné qu'il était en contact direct avec le corps du reptile. Pour l'instant, le jeune homme n'userait pas de son don, pas en présence de la jeune femme. C'était toujours un secret.

Tout semblait aller pour le mieux, les écailles n'étaient pas ternes, le serpent méfiant montrait des réflexes encore bien présents. Le départ de la maîtresse des lieux était une bonne chose. Le propriétaire de la BAM n'hésita pas longtemps.

- N'aies crainte. Je suis là pour t'aider. Dis-moi ce qui te tracasse. J'aimerai t'aider. Est-ce un mal physique que je n'ai pas décelé ou bien un mal plus profond ancré en toi ?

Ces mots rauques et serpentesques sortirent de la bouche du sorcier. Il avait essayé de ne pas parler trop fort mais ne prêtait pas grande attention à ce qu'il se passait autour de lui tant il était concentré sur la bête face à lui. Finrod espérait que la sorcière ne les rejoigne pas tout de suite pour qu'il puisse continuer à échanger quelques sifflements.


Dernière édition par Finrod Elensar le Jeu 9 Mar - 8:06, édité 1 fois
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Re: [Habitation] La Luce nelle Tenebre

Message par : Valentina Boccini, Dim 26 Fév - 19:21


____________________


Un sifflement, et c'est comme un éclat. Un truc vibre et explose, s'interpose entre la raison et le monstre. Toujours plus fort, toujours plus sombre, les yeux deviennent fous et la main tremblante. Presque sans réfléchir, je déverouille la cage, je fais sortir le corbeau. Il étends les ailes et roi de mon esprit à demi fou, prends le géant pour cible. Que serait-il d'autre, hm ? Il veut blesser le serpent, il veut le tuer. Ses sifflements sont dangereux, je le sens. Je me crispe, je me tends. J'aimerais le mordre au visage et lui arracher la gorge pour être dans ce salon, mais je me contente de briser la tasse que je tenais dans la main. Je me coupe et le sang goutte sur le carrelage. Comme j'aimerais peindre en rouge, comme les rosiers, les vitres de la véranda. Il n'est là que pour ça : pour me narguer, pour jouer le fakir sans foi ni loi.

Mais j'ai vu, hein, j'ai su. Je devine que tout n'est qu'un jeu et qu'il n'est qu'un totem d'inhumanité que je dois briser pour sauver mes jours. Il nous met en danger, le serpent et moi. Sa nuque, oui... C'est là que je dois taper... Où, sinon ? Allez, Tina... Tu es manumage... un simple sortilège et tous ses os ne seraient plus que poudre...Je le sens oui, ce frisson, je le vois, ce carnage... Je dois protéger ma famille, ou lui aussi, il jouera au bourreau et marquera son nom au fer rouge sur ma peau. Désolée, monsieur. Pourquoi désolée ? Parce que la gauche et la droite sont toutes les deux prises; je n'ai plus de place.

Alors je vais te détruire, pas à pas, briser ton esprit, faire fondre ton âme, te retourner la tête pour te montrer que tu n'aurais pas du, non, il n'aurait pas du. Je savais bien qu'inviter un homme chez moi était une mauvaise idée. Oui, une très mauvaise idée. Corbeau rugit, entends-tu le chant du supplicié sur sa potence ? Il nous faut tirer la corde. Ce n'est pas une exécution. C'est une vengeance. Un meurtre ? Mieux, Tina... Un assassinat...

Agitée de spasmes, je donne la tasse restante au colosse et m'assoit en tailleurs sur le canapé, sans lâcher l'homme des yeux. Telle l'hydre, je sens monter en moi le goût de la bile.

- Dîtes-moi, vous avez peur de la mort ?

Les tics et les tocs, je n'en ai que faire, et si je vibre à en faire tourner le monde, c'est pour mieux te manger, mon enfant.
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