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Dans un café
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Leo Keats Gold
Personnel de Poudlard
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Re: Dans un café

Message par : Leo Keats Gold, Lun 27 Fév 2017, 02:51


Survie de trois mots qui se fondent dans le fond de ton verre aux reflets ambré, fané.
Quelques maux en relan, des pensées oubliées, troublées par un voile sombre qui couvre les pupilles-comètes. Liquide du diable qui danse dans les veines semble l'avoir séduit aussi, lui l'étranger. Un jour tu lui demanderas son nom. Tu aimes faire comme si tu allais être amené à revoir les gens. Parce que ça t'accroche à un rien, une branche. Une idée, quelque chose qui fait peut-être que tu restes. Mais tu le sais. Tu jettes les gens comme des mouchoirs. Profiter, un instant, puis repartir. Les laisser à leur vie dont tu ne peux pas faire partie. Et recommencer. T'es toujours dans cette idée de l'éphémère, alors tu attend,s continue, de faire comme si les rencontres allaient durer. Mais peu importe comme elles peuvent compter. Elles finissent toujours par s'envoler. Comme le tout premier.

Ombre volage
D'un enfant sans ramage
Barque sans rivage.


Deux trois secondes de battements. Seul sur le sable, les yeux au fond du verre. Attente de mots-pansements. D'une voix caresse pleine de sagesse. Pour s'y réfugier, un instant. Et croire pour un instant seulement, aux mots d'un homme. Au bar d'un café inconnu. Dans une rue de Londres. Au détour du chemin de croix que t'effectues toutes les nuits pour ne pas rentrer chez toi. Parce qu'entre quatre murs il n'y a pas d'échappatoires. Parce qu'entre quatre murs tu ne peux que t'asseoir et être spectateur de malheur de la mascarade ombragée. Des crocs des monstres de foires enfin sortis du placard. Tu ne peux que laisser les mains t'attraper les chevilles quand elle dépasse du lit. Et te laisser glisser dans une longue litanie.

Le cor de chasse
que les espoirs fracasse
encore un peu
Juste
un petit peu.


Frottements des deux verres le long du comptoir polis. Frottement qui t'assomme la colonne, en remonte tout le long, un crissement. Frottement qui frissonne le long de l'échine parce que le bruit n'est pas aimé. Comme les ongles sur une chaise d'acier. Une craie sur un tableau mal nettoyé. Le bruit est détesté mais stoppé dans un claquement fatal. Tintillement du cristal de piètre qualité- Un deux trois, course contre une montre invisible, un lièvre qui ne se manifeste même plus.. Et la première gorgée déversée à grands flots dans le fond de la glotte. Cancerette qui s'unit encore aux lèvres en un contrat de mariage qui ne durera qu'une bouffée. D'air frais. Nicotiné. Traînée pralinée sur le bout de la langue.

Volutes envoyées à l'ailleurs
monde où les idées se meurent
s'oublient se jette.
-Méandres d'une âme calamiteuse.


... C'est plus souvent avec nous-mêmes qu'il faut faire la paix. Commencez par éloigner vos douleurs et acceptez de vous regarder dans la glace, quelque soit l'image qu'elle reflète.

Miroir mon affreux miroir. Que vas-tu refléter aujourd'hui ? Un élan de confiance peut-être. Ou un trou béant dans le creux du bas-ventre. Une vide dans l'âme. Une angoisse naissante à ton approche. Une peur viscérale qui monte à ton approche par moment. La peur de me voir moi. La peur de le voir lui. De nous voir réunis. Encore. Ça n'est pas moi que j’ai peur d'entrevoir. J'ai peur de ne plus me voir du tout. D'avoir fini par réellement perdre la raison. Parce qu'elle s'émiette, un peu plus tous les jours. Conscience-tangente.

Bateau ivre
Rimbaud des abysses
mais une lumière au loin.
Murmure de demain.
 

Et la question de la stabilité, notion de normalité. Quelque chose qui suppose qu'une voie est toute tracée. Des seuils, des âges, des situations à avoir que tu n'as jamais eu, que tu n'auras très certainement jamais. Cette envie d'être normal, parce que ça à l'air plus simple. Tu te surprends parfois à te dire que c'est parce que tu penses trop, que t'aimerais bien être plus con. Mais tu te souviens bien rapidement ensuite que tu n'as pas de logique, que ça ne sert à rien d'espérer encore s'en tirer. Si c'est pour continuer à ruminer.
Alors t'attends, encore toujours, les sages paroles de l'inconnu. Parce que tu ne le reverras pas, c'est rassurant au fond, de laisser voir un peu, sans conséquences derrière. Parce que la question de progresser ne se posera pas. Parce que les regards ne se croiseront pas, de jugement et de mépris.

C'est compliqué.... Seul, je n'y crois pas une seconde. Je serais mort si je l'étais... Il n'y a que dans le regard et dans le soutien d'un autre, que cet autre soit ami ou amant ou amour, et dans ses gestes et paroles qu'une personne peut se stabiliser. Sans ça, il faut soigner les plaies les plus profondes et attendre... Le travail sur soi est trop difficile quand on a de vrais remords et douleurs. Je ne sais pas ce qui vous a conduit à cette réflexion, mais si vous êtes aussi blessé que vous en avez l'air, il vous faudra plus qu'un whisky et des larmes pour vous remettre.

Pas de salut pour l'âme perdue.
Leçon amère.
Trop sévère
D'un adulte à la vie en jachère.


Ne pas être seul, arrêter de fuir, demander de l'aide. Appeler, admettre, qu'on ne peut rien faire seul, que c'est impossible. C'est compliqué de tant changé. Mais tu n'as plus le choix, et tu le sais, les mots coulent, apaisent un peu la plaie à vif. Attendre, combien de temps, où, et qui. Questions qui reviennent sans arrêt. T'aimerais bien au fond, y arriver toi aussi, mais l'attente et longue, et les gens passent sans s'arrêter. Sans regarder. Comme un enfant-oiseau assis sur le trottoir. Que personne ne veut voir. T'es pas à plaindre, tu le sais bien, des mots de travers, mais une solitude comme une épine et le vide comme un trou béant dans la poitrine, pression qu compresse, empêche la moindre respiration, la moindre pensée de s'accrocher. Une goutte d'huile. Attendre et le colère comme une météorite dans l’intestin, le grondement qui roule, résonne jusque dans le bout des doigts. La colère de se voir assis là, effrayé par le moindre mouvement d'ombre. La colère d'en être arrivé là, par malchance ou arrogance. La colère sourde. Noire qui Tambourine.

En   ...............................BOUM
.....................................................................BOUM
............................................................................................BOUM.


Colère sacrée du petit jour.

Mais... la magie peut aider. Vous avez déjà pensé à canaliser votre haine dans la colère, et la déverser sur .... Des moldus, des innocents... ...sur quelque chose qui vous soulagerait ? Je l'ai fait il y a longtemps, quand je ne supportais plus mon reflet, quand j'étais instable... ça ne m'a pas complètement aidé, mais ça m'a permis de comprendre ce qui me faisait vraiment mal, et de voir ce qu'il fallait que je fasse pour commencer par faire la paix avec moi-même... Si un peu de pratique sauvage ça vous tente, on peut canaliser quelques émotions dans ce bar, exécuter la superiorité de la magie couplée à la haine... Ou même sortir et aller jouir de quelques réactions de moldus crédules ?

Reporter sur d'autres
pour canaliser
moins l'associer
à soi.


J'ai toujours eu peur, de faire le mal, parce que je pars du principe que l'être nuisible se doit de mourir, mais je ne peux m'y résoudre, alors j'essaie, chaque jour de me débarrasser des remords. Ca m'est arrivé parfois, trop de colère, laisser exploser. Ca m'est arrivé, j'ai regretté, sans comprendre pourquoi ou comment j'en étais arrivé là. J'ai envie de la faire taire cette voix, cette pourriture dans un coin de la tête qui analyse tout. Tu es incapable, regarde toi un peu. Tu ne mérites rien. J'ai tellement envie de la voir s'étouffer avec ses mots si tu savais. Étriper ses phrases qui claquent, les briser, m'ne libérer, mais c'est aussi celle qui me sauve quand je vais trop loin, trop fort. Quand au milieu de la nuit je me réveille en sursaut. Quand les empruntes de pas de l'homme invisible macule le sol poussiéreux. Quand les chaussons écossais de l'homme continue de frotter, dans un coin, lointain, pour un autre bientôt. Je prie pour arrêter tout ça, je te jure, l’inconnu. Mais j'y arrive pas. Alors je ne te connais pas mais,
Je t'en prie.


-Apprends moi..  

Montre-moi.
Je veux essayer, y a une boule de colère coincée dans la gorge qui veut pas partir.
Je veux la canaliser comme tu dis.
Ce bar peut être l'endroit adéquat.


La fin du verre qui descend rapidement rejoindre le reste.
Et comme une approbation muette.
Les doigts se resserrent sur ta baguette.
  
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Re: Dans un café

Message par : Azphel, Sam 11 Mar 2017, 18:52


À quel moment Azphel avait commencé à penser à commettre de joyeuses méchancetés dans ce bar miteux ? Le whisky lui émettait une sorte de tic tac sonore, comme un compte à rebours de ses peurs, son ressentiment, exposé à la fragilité apparente du sorcier présent. Comme si dans ce bref interlude de vie, ces paroles échangées, la mélancolie qu'il voyait sur le visage du sorcier à côté de lui avait atteint la sienne, pourtant enfouie depuis longtemps, et avait réveiller quelque chose de néfaste. Il n'était pas l'origine, évidemment, il était juste la goutte d'eau.

Montre-moi.
Je veux essayer, y a une boule de colère coincée dans la gorge qui veut pas partir.
Je veux la canaliser comme tu dis.
Ce bar peut être l'endroit adéquat.

La goutte d'eau. La demande de voir l'océan déborder, les flots exprimer le refoulé.

- Azphel, se présenta le mage noir, alors que l'assentiment du sorcier à ses côtés annonçait une prise de parole de la magie noire.
- Léo...
Il sembla à Azphel qu'il avait hésité à prononcer son nom complet, mais Léo, ça lui allait très bien, et leur poignée de main suffisait à sceller leur envie de colère expiée.

Pas d'enfants de choeur dans le bar, peut-être des enfants de coeur.

- La rancoeur, les regrets, lâcha Azphel en remplissant leurs verres, faut les évacuer. Se morfondre sert pas à grand chose. Par exemple... Il s'arrêta pour vider son verre cul sec. Un peu de violence brute, laisser parler mes instincts, ça marche.

Il jeta un oeil par dessus son épaule. Il y avait bien un personnage solitaire au bout du comptoir qui lisait le journal du matin avec un air captivé. Et il y avait un autre moustachu, assis dans un coin à une table ronde, qui regardait un peu tout, un peu rien, un peu Azphel et un peu Léo. Proche de la quarantaine à vue d'oeil, quelque chose de supérieur dans le regard, quelque chose qu'Azphel avait envie d'écraser. Le mage noir se retourna vers Léo qui avait affermi sa prise sur sa baguette et il lui adressa un sourire. Il se resservit un verre et le vida sec avant de dire au sorcier :
- Voilà, je te montre ce qui me calme, ce qui me fait oublier mes douleurs.

Il n'attendit pas de réaction de Léo, il pivota sur son tabouret, sa baguette toujours sur sa cuisse, dirigée vers la table à laquelle le moustachu prenait son café. Sans qu'Azphel ne prononce un mot, la longue table émit un raclement sonore en glissant sur le sol, allant écraser l'homme dans le coin de la salle qui hurla sous la surprise et le choc qui le plaqua contre le mur. Le patron du bar hurla une sorte de "bordel de me*rde" et en un bond il était passé de derrière son comptoir jusqu'à la table, aussitôt suivi par l'homme qui avait lancé son journal en l'air, surpris par le bruit soudain, sans comprendre ce qui se passait. Un filet de sang coulait de la bouche de l'homme qui était compressé entre la table et le mur. Il gémissait et Azphel le fit taire d'un bloclang informulé, alors que les efforts cumulés des deux hommes venus à son secours ne faisaient pas bouger la table d'un centimètre.

Le patron vociférait et semblait ne rien comprendre à ce qui se passait, à ce qui maintenant la table si fermement contre le mur. Le moustachu, qui paraissait avoir beaucoup de mal à respirer, pointa alors un doigt accusateur vers Azphel et Léo, tous les deux tournés vers le spectacle. Le patron du bar leur adressa un regard suspicieux mais ne comprit pas du tout ce que le regard de l'homme écrasé par la table voulait lui dire. En direction des deux sorciers, il demanda :

- Vous pouvez pas v'nir filer un coup de main ?
Les émeraudes d'Azphel pivotèrent vers Léo, détachées. Il lui dit d'une voix lasse :
- Je te laisse décider de la suite. Exprime-toi, c'est le meilleur moyen de calmer ses colères.

Quel moyen. Quelle jouissance, cette supériorité de la magie sur la faiblesse humaine, la tare qu'est le moldu. Azphel la ressentait maintenant, ou plutôt... il la retrouvait. Sortie d'un long sommeil, longtemps cru à jamais disparue.. mais là, dans l'expression de sa colère, dans l'envie de faire taire ses ressentis, ses pensées assaillantes, il n'avait plus qu'une envie. Un flot de détresse écarlate.
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Re: Dans un café

Message par : Leo Keats Gold, Jeu 30 Mar 2017, 16:01


Patronyme  antonyme. complexe et détaillé. Dont chacune des sonorités semblaient cogner contre une autre. Comme une cymbale. Une claque silencieuse. Nom qui appelait révélation et confiance. Partage. Le tien glissait comme le miel sur tes lèvres.

Leo...

Tu es malade. Complètement malade de solitude. Pétri par des émotions trop grandes pour toi. Des hallucinations à ne plus rien voir.   Malade à en crever. À en sombrer, à arrêter de lutter, sombre héros de l'amer. Risible, tangible. Crevant seul dans l'ombre d'un salon, les oreilles captant au loin une radio jouant toujours les mêmes trois notes. Celle qui ne te quitteront plus. Valse enfantine et innocente. Aux mille et un temps. Et le remède, tendu comme un bonjour. Comme une main à attraper pour un espace de temps fuyard. C'est presque trop beau. Ton morceau de bois enserrés entre tes griffes. Laisser l'autre commencer, donner le ton. Toujours. La peur de mal faire. La peur d'y aller trop fort. Apprendre les comportements pour apprendre à les reproduire. Paraître être. Et deux trois notes de pianos à l'arrière de la tête.

Nouveaux verres.
Nouveaux mots pour napper les -aux.
Les englober.
Les réduire.
Pour les ranger dans un coin
-Qu'on espérera inaccessible

La rancoeur, les regrets  faut les évacuer. Se morfondre sert pas à grand chose.

Acceptation nouvelle et hochement de tête. Tu l'as entendu des centaines de fois. Trop. Beaucoup trop. Mais rarement par quelqu'un qui semblait posséder lui aussi ses travers. Par quelqu’un qui pouvait comprendre. Saisir. L'enjeu. La difficulté de l'entreprise. Et ça te touchait. Tu pouvais pas le nier. Ça tournait un peu. Et Peter Pan cédait un peu sa place au grand chapelier. Au "fou". L'écrivain, inventif. Le regard changeait. Les mots cognaient toujours, mais de plus loin. Tambours derrière la cascade. farandole de nerfs en boule.

Un peu de violence brute, laisser parler mes instincts, ça marche.

Homme animal, sûrement la chose la plus naturelle qui soit. Et ça ne te déplaisait pas. Laisser parler la bête qui te ronger les os. Les noircissaient à vue d’œil, jusqu'à cette tâche blanche sur ton autre avant-bras. S'offrir à le reine de cœur, perdre tout contrôle, et piétiner les fleurs qu'on s'étai acharné à garder. Parce que toute entreprise est vaine dans ce domaine.  Parce que jeunesse et connerie vont de pairs. Trop vivre pour s'autoriser à régresser. §N'avoir plus rien à perdre et alors tout tenter. Et gueuler à pleine voix, se faire entendre. Le faire autrement qu'avec les yeux.

Voilà, je te montre ce qui me calme, ce qui me fait oublier mes douleurs.

Regards en croix pour le moustachu, nettement moins de prestance que le grand, mais qui ne demandait rien à personne. Victime et cible idéal, bien que tu n'ais pas vraiment anticipé l'action de ta nouvelle connaissance.lus astucieux que tu n'aurais pu le penser. Mouvement discret, la table glisse. Sur le parquet. Le raye de la même façon que tes ongles s'acharnent sur les comptoir. Crissement qui râpe les tympans dans une griffure apaisante. Écrasant l'inconnu contre le mur. Mauvais endroit. Mauvais moment, ça n'était pas ton problème. Fallait que tu apprennes à te détacher de tout ça. Ta lutte le demandait.Les aides qui rappliquent. Interpellent. Sans que tu ne daignes bouger. Esprit trop étriqué, vous auriez le temps de commander avant à manger avant qu'ils comprennent que cela puisse venir de vous. Car dans leur monde trop petit pour les rêves, rien ne vous accusait.

Je te laisse décider de la suite. Exprime-toi, c'est le meilleur moyen de calmer ses colères.

La laisse se rompt. La nuque lâche sous la pression de tout ce que tu as pu refouler ces dernières années. Tout remonte. sortir du déni, une fois, une tête timide. Mais présente. Tu pivotais à ton tour. Sans prendre non plus cette peine de te lever. De bouger. T'avais une longueur d'avance. Par ta faculté d'attaque. Ta faculté d'esprit malsain, tordu, détourné au plus jeune âge. Nouvel hochement de tête. Et concentration. L'artiste et ses dessins d'enfant tordu prenait le dessus.

Premier coup de pinceau.
Un sourire rougeâtre pour le soleil et son coucher.
Un #Scios bien placé.
Transformer l'homme moustache en homme qui rit.
Côté barbare. Peindre le bonheur
Et les rosiers
En rouge.
Pour que le tableau attire plus l’œil.
Viser ensuite les doigts ornés de bagues du patron
Qui s’évertuait encore à déplacer déplaçable.
Informulation
1,2,3
Soleil.
#Terasectum.
Ce dernier poussa un cri lorsque le métal entra en fusion contre sa peau.
Nouvellement marquée.
L'oeuvre prenait place.
Et un léger sourire aussi.
Malsaine.
Cette situation était malsaine.
Vivre par la peur
-Des autres.
Une fois n'est pas coutume.
Cadeau pour ton nouvel acolyte.
#Atshum Draconis sur l'homme au journal.
Viens dessiner avec moi.
M'oublie pas.
Il faut ta patte aussi.

Peignons les rosiers en rouge.



 
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Re: Dans un café

Message par : Azphel, Mar 09 Mai 2017, 14:35


HRP : Navré pour le retard, reprenons notre danse de mots peints

V oyant l'inconnu s'exécuter, préparer avec soin le chevalet en tours de mains habiles et soignés, le mage noir se questionnait : Que fais-je ? Pourquoi, pourquoi laisser l'ombre sur un coup de tête rencontré, venir s'installer si posément dans ma vie ? N'ais-je plus l'envie de meilleur, de m'éloigner des ombres ? Ce que j'enseigne à Aya pour la protéger n'a donc plus aucun sens pour moi ? Où suis-je si nostalgique de mes méfaits passés que je ne fais que courir inéluctablement à sa rencontre depuis des années, en dépit des apparences que je me suis acharné à dresser dans ma petite vie posée, que j'ai offert à la vue du monde magique comme une toile à admirer ?

Léo et sa violence, le roi lion et sa colère esquissée qui attise dans le mage noir des envies irrépressibles de plus, des remontées de haine incontrôlables. L'expression de l'inconnu était si jouissive, à l'oeuvre lui aussi, apprenti à adorer l'obscur, à y trouver un sentiment de soulagement face aux douleurs, ces foutues persécutions quotidiennes de l'âme... Dessiner, c'est poser son âme sur du papier ?
Azphel regarda sans sourciller les douleurs infligées aux moldus par l'homme à ses côtés, comme des premiers coups grossiers que les poils plus légers des ustensiles suivant atténueraient, en nuances, en effets, sfumato des anciens hérité. Son coeur s'accélèra, excité de ces visions apaisantes des formes qui naissaient disparates, prêtes à se laisser choyer par les cerveaux expressifs de deux noirceurs assumées. Le pouvoir du sorcier est si... gratifiant après tout, lorsqu'il peut imposer sa volonté de domination.

Aller jusqu'à tuer ? Est-ce que ce serait un retour en nombre, d'ombres, qui quémandent depuis si longtemps ? Le corbeau ne devait-il pas empêcher cela ? Sa protégée n'était-elle pas un moyen de se rappeler d'éviter les erreurs du passé ? Et un inconnu, à l'âme indéchiffrable, la baguette résolument noire, venait détruire tout ce petit subterfuge de certitudes en papier de verre....
Je suis pathétique.
Tu es un monstre pas éthique

Le visage indéchiffrable, Azphel se leva de son tabouret, exultant de voir la souffrance des moldus peinte sur leurs visages par le pinceau de l'inconnu. Le tableau allait rapidement s'assombrir, s'empourprer d'une robe de vin trop clair, lie de vin décoloré, d'une boisson indigeste régurgitée par les colères d'âmes perdues. Le patron du bar s'étranglait alors que le métal de ses bagues se nouait à ses doigts boudinés en un mélange dégoulinant de couleur dépareillées, primaires oubliées. Azphel bloqua la porte de sortie d'un mouvement sec, les âmes pures n'entreraient pas pour le moment, la noirceur devait remplir le fond de la toile et éviter les flous pour faire ressortir les fils de l'araignée, condamnée à régner à la vison de tous...
Il se tourna vers le comptoir, empoigna la bouteille de whisky qu'il déversa sur le bois lambrissé et enflamma le tout d'un Incendio murmuré. Alors que l'homme au journal dégoulinait en une chute de morve horrible, un brasier s'alluma sur toute la longueur du bar en flammes crépitantes, léchant le toit de l'établissement.

Regard noir qui glisse sur l'esquisse, dérive vers celui qui semble n'être rien de moins qu'un écho. Les sons répercutés peuvent-ils s'ajouter aux toiles ? Comme si les oeuvres des maîtres du passé influençaient l'inconscience des contemporains ? Chapelle ornée par la main d'un ange M, et la main d'un saint M qui caresse un ange (...) Fléau d'idées clairsemées, pas toujours claires ou semées, qui se diffusait dans les pinceaux intemporels des mages peintres capable de produire sur un fond donné - ici des moldus apeurés - une pièce maîtresse, regardée plus tard, par des yeux heberlués comme un monument majeur, un point de départ placé cycliquement sur l'échelle graduée de l'art, et destinée à influencer les générations futures de séries de massacres encadrés, qui trouveront place attitrée dans les musées.

- Débarrassons-nous de ces me*des, si tu veux ? Ca fait tâche dans le décor et ça manque de couleurs dans l'arrière plan.

Le mage noir entama sa marche en avant, baguette cette fois-ci, tel un pinceau vers la toile brandie, pointée sur les trois hommes encastrés sur le fond noirâtre, qui attendaient ses mouvement de maestro du poignet pour prendre forme. Ils étaient le brouillon, le crayon de papier, restait à mettre en couleurs leur calque apeuré. Le détail à soigner, le vieux couvert de morve apportait une singulartié trop tranchante à la composition pour lui permettre d'être admirée.
- Sectumsempra, trancha le mage noir, admirant alors la coulée écarlate qui parsema l'oeuvre, résidus de son pinceau de bois.
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Seth McSoul
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Re: Dans un café

Message par : Seth McSoul, Jeu 22 Juin 2017, 17:32


J'emprunte le sujet pour un RP unique comme il n'y a pas de réponse depuis plus de un mois, vous pouvez reprendre votre RP juste après Wink
S'il y a un problème envoyez moi un mp !
Merci à Ariana pour l'emprunt de son libre-arbitre


Le moteur tourne. Tout redémarre. Grâce à Meredith, je me sens de nouveau vivant. Cinq ans passés à réfléchir, à me remettre en question, à chercher du sens, à n'en trouver aucun, à penser obtenir le savoir, tout cela pour finalement me retrouver sans le sou, sans ambitions, sans but, sans amis, sans rien. Et me voilà de nouveau sur le devant de la scène, mon carnet de croquis en main. Je vais devenir un artiste. Pas seulement pour le plaisir, non, là-dessus pas de doute, j'en suis déjà un. Mais un artiste pro, celui que tout le monde adore, dont tout le monde parle, celui qu'on mentionne dans les grands musées, qu'on cherche à imiter. Un grand homme, en gros.

Quand je pars de chez moi ce matin et que ma mère me demande où je vais, je lui réponds « Pas le temps, maman, j'ai du boulot ». C'est la première fois de ma vie que je dis un truc comme ça à ma mère. J'ai un rendez-vous, un truc pro, sérieux, avec Griffin Thomas. Griffin, un type beau gosse, musclé, bien sapé, blond. Je ne peux pas voir sa gueule, il me tape sur le système alors que je le connais à peine – le voir tourner autour de Meredith, ça me démange, j'ai envie de lui en mettre une. Moi, pour l'occasion, j'avais envie de l'égaler, alors j'ai volé un beau costard à mon beau-père, celui qu'il avait porté pour le mariage. Je me suis coupé les cheveux tout seul, comme un grand, avec une baguette et un miroir. Puis je me suis rasé. On verra qui sera le plus beau, hein Griffin, vieux mec.

« Et tes images, t'as pensé à les faire bouger ? » m'a demandé Ariana hier, ou avant-hier. Je n'ai pas compris, alors elle a précisé : « Tes images. Tes dessins, quoi. T'es un sorcier, tu pourrais les faire bouger. » J'ai réfléchi, parce que c'est le genre de questions qui fait réfléchir. Si je les fais bouger, les sorciers vont kiffer mais les moldus vont se poser des questions, et je vais perdre du public. Et puis avec toutes ces nouvelles technologies, tout le monde est capable de faire du dessin animé avec un appareil à la c*n. Le vintage, avec un vieux crayon et un vieux papier, c'est ce que les gens aiment : la mode est à la nostalgie.

- C'est parti pour notre premier débriefing ! me lance Griffin quand je m'assieds à sa table, dans un café luxueux dans le centre de Londres – à ses frais, bien sûr. Montre-moi un peu ce que tu nous as fait là.

J'ouvre ma valise et j'en sors une grande pochette dans laquelle sont rangés toutes mes œuvres d'art. Six dessins en noir et blanc repassés à l'encre, puis deux derniers en couleur pour m'entraîner. Griffin les regarde un par un en silence, je me sens mal, j'ai l'impression que c'est de la m*rde.

- C'est de la m*rde ?

- Non, c'est pas de la m*rde.

C'est bon, c'est pas de la m*rde.

- Tu leur as donné un nom ? commence-t-il.

- J'ai tout noté sur une petite feuille imprimée dans ma valise. Tu la veux ?

- Non, le fond, ça viendra après. On va d'abord parler de la forme. Ces cinq-là, ils sont géniaux. Les traits sont fins, le dessin est fluide, tu as un style bien à toi, tu as une patte originale, ça va plaire. Tu avais des modèles ?

- Là, c'est ma mère et mon beau-père, dis-je en montrant le premier dessin. Là et là, mes deux nièces, Ivy et Hope, elles sont jumelles. À la base je voulais les regrouper toutes les deux dans le même dessin, mais je me suis dit que ça leur donnerait plus d'identité en les représentant séparément, étant donné qu'elles ont déjà l'habitude d'être confondues. Là, c'est mon frère Elliot. Et là, ma sœur Ariana.

Griffin acquiesce d'un signe de tête, satisfait.

- Et du coup, le sixième en noir et blanc… ? demandé-je.

- Il est moins bon, il est différent. Il me plaît moins.

Attends, ce mec est vraiment sérieux ?

- Si tu veux, je peux le garder avec moi et le montrer à mes collègues, voir ce qu'ils en pensent. Si vraiment ils l'aiment, on le mettra avec les autres, mais vu comme ça, il est plus vulgaire, moins propre.

Quel enfo*ré. Tout ça pour garder un portrait de Meredith chez lui. Je vais lui en parler, elle va bien rigoler, tiens.

- Fais comme tu veux, lui répondé-je. Et les dessins en couleur, alors, t'en penses quoi ?

Griffin les regarde de nouveau avec attention, puis esquisse un léger sourire.

- Je les aime beaucoup. Ils prouvent que tu as un style bien plus large qu'il n'y paraît. Tu maîtrises plutôt bien les couleurs, tu sais ? Dis-moi, cette bestiole, là, qu'est-ce qui t'a donné envie de la dessiner ? Et cette espèce de centaure ?

Cette bestiole, c'est Dandy, l'elfe de maison d'Elliot. Et ce centaure, c'est celui que je m'étais imaginé, à Poudlard, alors que j'étais parti écouter une mélodie étrange dans la Forêt Interdite. Bien sûr, si je lui dis la vérité… Enfin bon, je ne vais pas lui dire la vérité.

- J'ai toujours adoré la fantasy, dis-je en essayant de paraître le plus vrai possible. Quand j'étais petit, j'écrivais plein d'histoires avec des elfes, des lutins… Au lycée, je me suis tourné vers le dessin réaliste, mais j'avais envie de revenir à ces passions d'enfance pour présenter mon univers à des inconnus.

- C'est une très bonne idée. Ça va plaire, assurément. Eh bien écoute, Seth, je vais emporter ces dessins, les montrer à mes associés, et nous allons parler de tout ça ensemble. Je te recontacte dès que tout sera fini. J'ai comme l'impression que nous sommes bien partis pour te créer un nom mémorable, mon cher ami…

Il me tend la main avec un sourire si large qu'il doit se faire mal à la mâchoire. Je la serre rapidement, puis je me lève. Puis je me retourne vers lui :

- Dis-moi… Meredith, tu es pas avec elle, j'espère ?

- Meredith ? s'exclame Griffin, mal à l'aise. Je me demande bien en quoi ça te concerne.

Je lui jette un regard vénère, je me suis entraîné toute la matinée à le faire. Je toucherai deux mots à Meredith, à l'occasion.


Fin.
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Elrin Eredin
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Re: Dans un café

Message par : Elrin Eredin, Mar 11 Juil 2017, 20:45


[RP avec Rachel Ester Pasca]


Quand accord fait désaccord


- Êtes-vous au courant que vous avez été dupés par ma « folle » de mère ? Pour quelqu’un que l’on se plaît à dénigrer dans vos couloirs, je dois avouer qu’elle me fait douter sur la perspicacité de vos propres membres.

Elrin déversait ses remarques avec une cordialité exaspérante, frisant le tolérable sans jamais en dépasser la limite. Pas de soleil éclatant, aujourd’hui. Quelques maigres rayons filtraient à travers les fenêtres, jetant un halo tamisé sur le comptoir où la sorcière discutait avec une secrétaire du Ministère. Prise d’une colère flamboyante, elle s’était précipitée à Londres pour avertir l’instance des révélations de sa mère. Cette lettre lui restait toujours en travers de la gorge, plus encore que la tristesse d’apprendre la mort de son rêve…


- Venez-en au fait, rétorqua la secrétaire.

Clairement irritée, elle joignait les mains en accent circonflexe sans parvenir à masquer un léger spasme. Cette faiblesse fut l’occasion pour Elrin d’enfoncer le clou :

- Finn Eredin, mon père, que vous avez recherché il y a seize ans, était déjà mort à l’époque et vous n’avez même pas réussi à obtenir la vérité de ma mère. Elle vous a envoyés sur la piste albanaise avec le faux espoir qu’il soit vivant. Vous pouvez noter ça et classer l’affaire désormais. Transmettez-le à vos supérieurs, ils auront un dossier en moins. Peut-être même qu’ils bosseront plus efficacement.


Elle fit volte-face, avança de quelques mètres puis répéta sur un ton ironique :

- Peut-être.

Et elle prit congé sous l’expression choquée de la secrétaire, les poings serrés. Avec un demi-sourire, Elrin souffla en pensant qu’Alan avait raison.

Tous des coincés, ici.


***

Elrin poussa l’entrée d’un bâtiment avec fougue. La porte claqua tandis qu’elle jetait un regard circulaire sur l’antre où elle se réfugiait parfois quand elle sortait du Ministère. Des banquettes d’angle en cuir emplissaient l’espace, imprégnées du parfum âcre et torride que répandaient les tasses de café servies à intervalles réguliers. Une vieille radio crachotait ce qui sembla à Elrin des ébauches d’orgasmes particulièrement désagréables. Sortant une paire d’écouteurs de la poche avant de son sweat, elle rejoignit une banquette et s’assit lourdement.

La serveuse qui vint à elle manifesta clairement la désapprobation que lui avait inspirée son entrée violente, mais  elle se ravisa quand Elrin darda vers elle un œil à l’azur cinglant. Ourlée d’une expression amène peu convaincante, elle s’empara d’un stylo et, bloc-notes en main, interrogea la sorcière :


- Bonjour, que désirez-vous ?

« Hormis du calme ? eut envie de lâcher Elrin. »

Mais elle préféra éviter les excès d’impolitesse :

- Un thé noir, s’il vous plaît.

L'employée s’éloigna et la jeune femme émit un grognement soulagé. Elle pianota sur la table au rythme du groupe que jouait la playlist de son téléphone. Tellement bon… ! C’était le seul objet Moldu dont elle se séparerait à regret, tant il révélait son utilité pour communiquer avec sa mère ou, à l’occasion, décompresser sur un vieil air de rock. Par ailleurs, elle devait bien admettre que sa haine des oiseaux ne lui rendait pas la tâche facile quand elle devait envoyer une lettre ; le mobile devenait alors secourable au point qu’Elrin hésitait à lui vouer un culte.

A bien des égards, l’endroit offrait un refuge parmi ce labyrinthe monolithique et asphyxiant qu’était Londres. Une poche d’air avant le retour en surface. Même si la musique y était douteuse, le café avait au moins le mérite d’être isolé de la rue, dont les volutes de pollution agressaient trachée comme narines. Elrin renifla avec dégoût en contemplant l’extérieur à travers le prisme crasseux d’une vitre. Ce monde ne lui convenait pas. Elle aimait Poudlard et ses environs, pas Londres ou le Ministère. Même ses pires ennemis au collège lui semblaient plus intéressants et vivants que ces colonnes de bâtiments serrés et ternes dont le râle mécanique noyait toute symphonie.

Et pourtant, elle avait vécu dans la capitale britannique pendant onze années. Onze années d’emprisonnement et de tristesse, car sa maison avait toujours été ailleurs, perdue au milieu d’une nature belle et préservée qu’elle attendait d’explorer avec impatience. Maintenant qu’elle avait trouvé le chemin de Poudlard, il ne lui viendrait jamais à l’idée de l’oublier…

Pas comme cette ville qui sentait bon les ennuis et ennuyait les bons à rien.


- Je ne sais pas trop pour vous, mais je pense que le Ministère est juste une institution fantoche. A se demander ce qu’ils foutent et où ils recrutent.


Elle ne comprit pas bien la raison qui l’avait poussée à déclamer cette phrase à haute voix alors que le café était bondé. Mais quand le poids de ses épaules la quitta, Elrin comprit qu’elle n’aurait pas de regrets. Elle scruta finalement les alentours avec défiance, le pouce entre ses dents alors qu'elle réfléchissait.
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Rachel Ester Pasca
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Re: Dans un café

Message par : Rachel Ester Pasca, Sam 12 Aoû 2017, 20:02


L'air frai dans ses poumons ne parvinrent pas à calmer sa fièvre intérieur. Bon sang, ce qu'elle pouvait détester cet endroit. Ester ne parvenait à faire  à personne au ministère. Aujourd'hui encore moins, mais elle détestait encore plus cette sensation d'être prise au piège. Son âme d'enfant avait disparu trop vite et elle était encore trop inexpérimentée. Elle avait encore l'impression que tout ça, c'était trop grand pour elle. Impression morbide comme quoi, quoi qu'elle fasse, quoi qu'elle dise, elle n'aurait jamais le moindre poids. Ce serait à peine suffisant pour chatouiller les forces en vigueurs actuellement. Ministère. Mangemorts. Et elle au milieu, avec d’innombrables autres personnes, victimes d'une guerre qui n'avançait pas.

L'étudiante entra dans un café, commanda un verre d'alcool. Elle songea vaguement que si elle n'y prêtait pas attention, elle finirait très vite alcoolique. Mais elle ne prenait plus de filtre de paix, alors elle en avait le droit. Elle avait vu la mort en face, alors elle en avait le droit. Elle avait perdu tant de chose, alors elle en avait le droit. Elle avait aidé des monstres, alors elle en avait le droit. Elle n'était rien pour le ministère, n'avait jamais rien été, sauf maintenant qu'on pouvait lui reprocher quelque chose, alors elle en avait le droit.

- Je ne sais pas trop pour vous, mais je pense que le Ministère est juste une institution fantoche. A se demander ce qu’ils foutent et où ils recrutent.

Ester se tourna vers la jeune femme, ria de son manque de discrétion. C'était, à ses yeux, le meilleur moyen d'avoir des problèmes sans rien changer : se montrer, s’exhiber, se donner en spectacle. Ce fut sans doute ça qui poussa la verte à prendre son verre et à changer de place pour venir envahir l'espace de la demoiselle. Mère poule. Faudrait pas que cette petite -oui elles avaient le même âge. Et alors ?- se fasse tuer parce qu'elle ne savait pas se taire.

- On vit une époque difficile. Chacun doit choisir ses mots, aussi soigneusement qu'il choisi ses amis.  


***
Edit du 02/09 :
Merci de ne pas poster à la suite même si la date limite est dépassée Smile Elrin est en absence
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Re: Dans un café

Message par : Elrin Eredin, Mar 12 Sep 2017, 19:11


[RP avec Rachel Ester Pasca]


Quand accord fait désaccord [troisième partie]

Assez vite, quelqu’un répondit à sa provocation. Au milieu de la tempête d’indifférence qui roulait ses échos dans le café, Elrin demeura surprise. Elle n’imaginait pas qu’on l’entendrait. D’ailleurs, c’était plus un exutoire personnel à sa colère qu’un véritable appel à débat ! Et pourtant. Une jeune femme, qui devait avoir son âge tout au plus, prit place à ses côtés. La rondeur lunaire de son visage contrastait avec le sérieux amusé qu’il affichait actuellement. Encore trop perturbé, l’esprit si affûté d’Elrin ne parvenait à lire clairement les intentions de sa voisine. Elle ne voyait que ses yeux au vert puissant encadrés par une longue chevelure brune, là où chaque ride, chaque mouvement lui aurait habituellement tout révélé.

- On vit une époque difficile. Chacun doit choisir ses mots, aussi soigneusement qu'il choisit ses amis.

Ton calme, presque maternel. Au moins elle n’aurait pas à se prendre une nouvelle fois la tête avec quelqu’un. La secrétaire lui avait largement suffi… Au lieu de cela, la jeune femme se gonflait d’intérêt malgré la fatigue. A mesure qu’elle assemblait les pièces, Elrin croyait reconnaître « l’inconnue ». L’aurait-elle vue à Poudlard, à Pré-au-Lard, au Ministère ? Ou, à l’instar d’Aysha, l’aurait-elle vue en rêve ? A croire qu’elle avait bouffé une voyante ou quelque chose dans le genre, alors qu’elle détestait cette branche de la magie insolemment baptisée « Divination ».

- J’ai passé toute une vie à choisir mes mots, déclara-t-elle avec une morne passion. Mais pas les maux qui me donnent parfois la nausée. Aujourd’hui c’était plus fort que moi. Fallait que ça sorte ailleurs que dans mes pensées.

Elrin inspira longuement, prise de remords. Ses boucles diaphanes voletèrent mollement alors qu’elle tournait ses yeux vers la jeune femme.

- Désolée, ça semblait méprisant. Je te connais ? Moi c’est Elrin, élève en septième année à Poudlard !

Avec cette absence de gêne qui lui était coutumière, Elrin tendit une main vers sa voisine.
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Re: Dans un café

Message par : Rachel Ester Pasca, Ven 15 Sep 2017, 10:31


De mémoire, les deux jeunes sorcières ne s'étaient jamais croisées dans les couloirs, mais la verte n'avait jamais eu une bonne mémoire visuel. Tous les visages se ressemblaient pour elle. D'autant qu'Elrin semblait croire le contraire. Ester se présenta alors, au nom d'Ester puisque c'était le prénom qu'elle utilisait, son année et sa maison. Annoncer sa situation à Poudlard était souvent plus révélateur que de décliner son nom de famille. Elle lança ensuite un petit sourire espiègle avant de prendre une bonne gorger de son verre.

- Je ne vais sans doute rien t'apprendre, mais tu souffriras encore dans ta vie.

S'exposer ainsi au monde ne changerait rien à cela, mais la verte admettait sans trop de mal que cela soulageait de temps en temps. Bien que ce fut risqué. Les sorciers l'oubliaient souvent. Partout où elle regardait Ester ne voyait que des personnes inconscientes. Boire, rire, fêter, tel était leur credo. Ils semblaient tous oublier que le mal était partout et que le monde était en guerre.

- Alors ? Ils ont fait quoi encore ces incapables ?

Nouveau sourire, compatissant cette fois, parce qu'elle-même sortait d'une mauvaise expérience en leur compagnie. Son premier interrogatoire... Avant ça ils avaient aussi essayé de la tuer. Une histoire compliqué en sommes et sans doute n'était-elle pas encore fini. Ester décida néanmoins de la laisser de côté pour le moment, l'alcool l'aiderait à oublier ce qu'il y avait à oublier.

- Non, attend, j'ai une meilleure question. Au diable les précautions, la verte n'était pas douée pour appliquer ses propres conseils. Toi qui sembles détester le ministère, dis-moi à quoi tu crois ? Ou qui ?

Idéaliste solitaire, oiseau de feu ou monstre de l'ombre ? Qui avait-elle en face d'elle ? Que cachait-elle derrière son air farouche ?
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