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Dans un café
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Peter McKinnon
Préfet(e)/Serpentard
Préfet(e)/Serpentard

Re: Dans un café

Message par : Peter McKinnon, Ven 09 Sep 2016, 08:59


Tout en sirotant son verre, la jeune serdaigle lui racontait par le menu ses vacances en Bretagne. Peter, qui venait d'une autre nation celte, fut assez intrigué, il aurait aimé en savoir un peu plus ! Il lui semblait que Mathilde avait passé son été à pratiquer des activités moldues. De la Peter, qui savait déjà que la petite était française, en déduisit qu'elle devait être née moldue ou une sang-mêlé, mais contrairement à de nombreux sorciers, cela ne le dérangeait pas ! Il continuait d'adopter son air souriant et encourageant. Et la bleu et bronze changea de sujet :

- Et sinon, tu m'as jamais dis t'as un animal de compagnie toi ?

Effectivement, c'était un sujet qu'il n'avait pas encore abordé avec elle. Il faut dire que jusque là, ils s'étaient peu vu, ce n'était donc pas les sujets de conversation qui manquaient ! Et pourtant, celui là aurait pu sortir bien plus tôt, tout le monde aime les animaux et comme on pouvait en apporter un au Château pendant l'année, c'était un sujet en or dans les conversation des élèves du Collège. De plus, Peter n'avait eu son hibou, Nestor, que très récemment et il en était très fier ! Alors il lui répondit avec engouement :

- Si ! Moi j'ai Nestor ! C'est un hibou grand-duc ! Je l'ai acheté à ce dernier Noël, parce que j'envoie beaucoup de lettre à ma famille quand je suis à l'Ecole. Avant cela, j'utilisais les hiboux mis à disposition par le Collège, mais ça n'est pas pareil ... Enfin, bref, maintenant j'ai un hibou ! Mais ce que j'aimerais, c'est un animal terrestre que je pourrais avoir avec moi tout le temps. J'en suis au stade de la réflexion parce que la plupart de ces bestioles sont nulles, comme les crapauds ... Et toi tu as un animal ?

*Voilà ! Comme ça si elle a un crapaud, ce sera la gêne la plus totale !*
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Mathilde Yawnez
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Re: Dans un café

Message par : Mathilde Yawnez, Sam 10 Sep 2016, 21:05



- Si ! Moi j'ai Nestor ! C'est un hibou grand-duc ! Je l'ai acheté à ce dernier Noël, parce que j'envoie beaucoup de lettre à ma famille quand je suis à l'Ecole. Avant cela, j'utilisais les hiboux mis à disposition par le Collège, mais ça n'est pas pareil ... Enfin, bref, maintenant j'ai un hibou ! Mais ce que j'aimerais, c'est un animal terrestre que je pourrais avoir avec moi tout le temps. J'en suis au stade de la réflexion parce que la plupart de ces bestioles sont nulles, comme les crapauds ... Et toi tu as un animal ?


Je réfléchis oui les crapauds ne sont pas les meilleurs bêtes du monde et je le comprends.

-Moi j'ai une chouette épervière du nom de Merlin, je l'ai aussi acheté à Noël pour envoyer mes lettres à un peu tout le monde. L'animal terrestre est une bonne idée mais je n'aime as trop non plut les crapauds, je pense plutôt à un chien. Mais je sais pas si on en a le droit à l'école.

J'enchaîne par une autre question.
- Dis-moi, tu es préfet ou préfet en chef cette année?

Cette question est juste posée par curiosité, j'espère ne pas l'offenser.
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Peter McKinnon
Préfet(e)/Serpentard
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Re: Dans un café

Message par : Peter McKinnon, Sam 17 Sep 2016, 11:19


Décidément, ce jour-là, c'était la jeune serdaigle qui organisait la conversation. Et cela n'était pas pour en déplaire à Peter. La conversation lui semblait plus légère comme cela, il se faisait promener par cette petite, qui était bien plus jeune que lui. Elle avait relancé la conversation sur ce qui serait l'une des plus grandes fiertés de sa vie :

- Dis-moi, tu es préfet ou préfet en chef cette année ?

Peter avait, en effet, été nommé préfet. Il avait reçu un parchemin supplémentaire et un insigne quelques jours auparavant. Il ne le portait pas sur lui. Bien qu'il été particulièrement fier d'avoir reçu cet honneur, et qu'il était quelque peu ambitieux, il aurait trouvé ridicule de faire son shopping pré-rentrée habillé en moldu avec un insigne de préfet épinglé dessus. Et puis, d'autre part, il souhaitait réserver un semblant de surprise sur sa nomination, pour son entrée dans la grande salle, lors du banquet de rentrée. Mais la petit bleu et bronze était perspicace manifestement ...

- Oh ... Je voulais garder la surprise mais bon, puisque tu aborde le sujet ! Oui j'ai été nommé préfet des serpentards cette année ! J'ai reçu un insigne tout beau tout neuf ! Va falloir que tu sois sage maintenant !

Il avait prononcé sa dernière phrase en éclatant de rire. Il était pratiquement sur que, quoi qu'il arrive, il n'aurait pas à avoir ce genre de déboire avec Mathilde.
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Mathilde Yawnez
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Re: Dans un café

Message par : Mathilde Yawnez, Dim 25 Sep 2016, 13:58


Le garçon eu l'air de rougir un peu, comme s'il était fier avant de me répondre.

- Oh ... Je voulais garder la surprise mais bon, puisque tu aborde le sujet ! Oui j'ai été nommé préfet des serpentards cette année ! J'ai reçu un insigne tout beau tout neuf ! Va falloir que tu sois sage maintenant !

Je souris, et beh, un de mes très bons amis à Poudlard, préfet! Faudrait fêter ça! Je bois une gorgée de diabolo grenadine avant de répondre.

-Zut alors, j'avais décidé de faire exploser les toilettes cette année, j'pourrais pas le faire, j'veux pas te décevoir!
Je lui souris de toutes mes dents, et il rigole.

-Après peut-être que si tu es souple sur le règlement... Enfin sinon toutes mes félicitations, faudrait fêter ça! Avec Lena par exemple!

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Peter McKinnon
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Re: Dans un café

Message par : Peter McKinnon, Mar 27 Sep 2016, 22:23


Manifestent, l'annonce avait l'air de ravir Mathilde ! Elle riait encore. Et il fallait bien avouer que son rire faisait plaisir au jeune préfet des serpentards. Et puis la jeune serdaigle avança l'idée de fêter la "promotion" de Peter. Celui-ci n'y avait pas pensé. Il trouvait l'idée un peu tape à l’œil mais après tout ... pourquoi pas ! Il n'était ni le premier, ni le dernier à qui cela devait arriver, et puis un verre entre amis ne devait pas faire de mal.

Oui mais voilà, après avoir avancé cette idée, la cadette évoqua le nom de Lena. Ce nom semblait venir de bien loin pour Peter, qui n'avait plus tellement de nouvelle d'elle. Mais peut-être que sa benjamine, elle, en avait ... Cela faisait un peu de peine à Peter qui s'était fort rapproché de son amie serdaigle avant les vacances avant d'être privé de nouvelles. Aussi, éluda-t-il l'allusion à leur amie commune et relança-t-il la conversation :

- Oui ! Ce serait une bonne idée. On pourrait se boire un verre à Pré-au-lard un des premiers week-end de septembre ! Tu as une permission de sortir bien sur ?
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Mathilde Yawnez
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Re: Dans un café

Message par : Mathilde Yawnez, Sam 01 Oct 2016, 17:20


Une ombre de tristesse passa dans le regard de Peter, peut-être que comme moi, il n'a pas de nouvelles de Lena... C'est vrai c'est un peu dur, d'ailleurs c'est grâce à elle qu'on s'est rencontré.
Je sirote pensivement mon diabolo et le termine.
- Oui ! Ce serait une bonne idée. On pourrait se boire un verre à Pré-au-lard un des premiers week-end de septembre ! Tu as une permission de sortir bien sur ?
J'allais répondre oui quand je me rappelle que je n'ai pas encore fait signer le papier à mon père.
- Mon autorisation est sur le bureau de mon papa et attend patiemment de se faire signer! Nan t'en fais pas je vais l'avoir, si tu veux j'envois un hibou à Lena pour prendre de ses nouvelles!

Peter hoche la tête et moi je regarde ma montre, il est déjà tard je dois y aller ou alors mes parents vont s'inquiéter!

-Désolé Peter mais il se fait tard, je dois partir, on se voit le 1er Septembre à la gare?
Ce n'est pas vraiment une question mais plus un espoir que j'ai. J'espère qu'on se verra.
Finalement je commence à prendre tout mes paquets je dis au revoir à Peter et je pars.
Fin pour Mathilde. Merci Peter pour ce RP
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Gabriel Kingwood
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Re: Dans un café

Message par : Gabriel Kingwood, Dim 09 Oct 2016, 11:20


RP privé avec Mathilde Yawnez

Vêtu de ses habits moldus les plus banaux, Gabriel se tenait debout devant un café au sein d'un quartier moldu. Café aux allures si classiques quoi que plutôt moderne si on venait à le comparer au Chaudron Baveur. Certains sorciers et certaines sorcières aimaient se mêler aux moldus, et sans qu'il le comprenne vraiment, il le respectait.
L'homme poussa alors la porte du café, venant faire tinter une petite cloche qui signalait son entrée. Un bref regard embrassant l'ensemble de la salle lui permit de voir qu'il était le premier arrivé. S'avançant alors jusqu'à une banquette vide, il y jeta son dévolu et s'y assit, pianotant l'espace de quelques secondes sur la table propre qui était devant lui.

— Une bière brune, s'il vous plait ! Apostropha t-il un serveur qui passait quelques mètres plus loin.

— Je vous apporte ça de suite, monsieur. Répondit l'intéressé alors qu'il s'escrimait à effacer une tache difficile, sur une table.

Levant la tête au ciel, le temps de l'attente, il pu voir de ci de là, quelques toiles d'araignées qui, pour certaines, avaient fait prisonnière des insectes malchanceux.
"Ce serait drôle, de jeter un charme d’agrandissement sur ces toiles. Le premier qui s'en dépêtrerait serait le gagnant."
L'idée le fit sourire, d'un sourire discret, et il croisa les bras sur la table patientant après ceux avec qui il avait rendez-vous.
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Mathilde Yawnez
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Re: Dans un café

Message par : Mathilde Yawnez, Dim 09 Oct 2016, 14:16


Aujourd'hui mon père se prépare en affaire de Moldus, il a un rendez-vous important dit-il. J'ai essayé de lui tirer les vers du nez et j'ai appris qu'il va déjeuner du côté Moldus avec Gabriel Kingwood. J'ai déjà rencontré ce monsieur à plusieurs reprises, et si je fouille un peu dans ma mémoire je me souviens même qu'il est... MON PARRAIN!
Alors là c'est obligé, je demande à mon père à ce que je puisse l'accompagner, à contre-coeur il accepte et donc il utilise le Transplanage d'escorte pour qu'on ne soit pas en retard.
On arrive dans une ruelle sombre et on se met à courir pour ne pas être en retard. Mais finalement... On arrive les derniers. Je vois Gabriel assis seul dans le café Moldus. Je ne sais pas si mon père a pu le prévenir que je venais mais il n'a pas l'air très surpris.
-Ah Gabriel, mon ami, ça faisait longtemps, fait mon père.
Je crois qu'il a raison, je n'ai pas vu mon parrain depuis quelques temps, je dirais deux ans. Après mon père lui a sûrement envoyé des hiboux.
-Salut Gabriel, ça va? je fais un peu timide...
Je m'assois à côté de lui pendant qu'il nous répond.
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Gabriel Kingwood
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Re: Dans un café

Message par : Gabriel Kingwood, Dim 09 Oct 2016, 17:05


Le tintement de la petite cloche, qui signifiait l'arrivée de quelqu'un dans le café, vint le sortir de sa rêverie. Un large sourire vint illuminer son visage, malgré tous ses efforts pour le réprimer. Il se trouvait ridicule lorsqu'il se mettait à sourire, pensant qu'il devait passer pour un imbécile heureux.

— Ah Gabriel, mon ami, ça faisait longtemps, proclama le père de Mathilde.

Gabriel se leva alors de sa banquette, derrière la table toujours exempte de la bière commandée, levant la main vers les deux nouveaux arrivés pour les saluer chaleureusement. Une petite bouille, accompagnait son ami de toujours.

— Salut Gabriel, ça va ? Questionna la jeune demoiselle d'une timidité palpable.

— Je vais bien, comme toujours, répondit Gabriel, les invitant à s'asseoir face à lui d'un geste de la main.

Il n'avait pas vu Mathilde depuis deux ans, au moins, et fait incontestable, elle avait grandit et semblait plus adolescente qu'enfant, désormais. Une pensée, désagréable, lui vint alors subitement à l'esprit.

"J'aurais du lui apporter un cadeau, grosse andouille... C'est ta filleule !"

Gabriel, s'assit ensuite et hèla le serveur qui bien que ne lui ayant toujours rien servit, passait encore une fois non loin du petit groupe. Tandis que le serveur approchait, l'homme s'allongea presque sur la table pour chuchoter à Mathilde :

— Je voulais te faire la surprise mais je ne résiste pas à l'envie de te dire qu'un bel hibou devrait t'apporter... sans tarder... un colis intéressant.

Le serveur arriva alors au niveau de la table, son carnet prêt à recevoir une seconde commande, alors que Gabriel se redressa.
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Mathilde Yawnez
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Re: Dans un café

Message par : Mathilde Yawnez, Dim 09 Oct 2016, 21:46


Je m'assois en face de mon parrain tandis qu'il nous informe que tout va bien pour lui. Je lis sur son visage un peu d'étonnement. Et oui j'ai grandis, et pas qu'un peu. Mon premier bouton d'acné à fait face, sous mon menton. 
Mon parrain après avoir hélé le serveur du café se penche sur la table et me dit dans l'oreille. 
— Je voulais te faire la surprise mais je ne résiste pas à l'envie de te dire qu'un bel hibou devrait t'apporter... sans tarder... un colis intéressant.

Je souris, touchée par l'intention de mon parrain. Gabriel est comme un ange. Je souris à mon jeu de mot intérieur tandis que le serveur prend commande. 
-Un verre de Coca Light s'il vous plaît m'sieur je dis poliment.
Pendant ce temps j'essaye de m'imaginer le colis que pourrait m'envoyer  Gabriel. 
-Et sinon vous ne m'avez jamais raconté comment vous vous étiez rencontré? Je dis aux deux hommes. 
Un petit sourire en coin, mon père fait signe à Gabriel de commencer.
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Gabriel Kingwood
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Re: Dans un café

Message par : Gabriel Kingwood, Lun 10 Oct 2016, 19:57


Alors que le serveur repartait, son carnet alourdi de deux commandes supplémentaires, l'adolescente lui posa une question. Question qui le ramenait plusieurs années en arrière, et qui amena, pour lui, une teinte nostalgique à cette rencontre.

— Et sinon vous ne m'avez jamais raconté comment vous vous étiez rencontré ?

Son vieil ami ne souhaitait visiblement pas commencer le récit, et lui intimait de démarrer. La question semblait l'amuser, et il donnait même l'impression qu'il l'attendait. Est-ce qu'ils l'avaient prévus avant de venir ?

— Hmmm... Hé bien... Commençais-je, hésitant. J'imagine que tu sais que notre rencontre date de Poudlard. Enfin... Pour être plus exact, j'étais en première année et lui en troisième.

Gabriel marqua alors une pause, courte, alors que la scène lui revenait aussi claire que si ça datait d'hier.

— En fait, on était tous les deux attablés à la table de Serdaigle, dans la grande salle, quand Peeves, l'esprit frappeur qui doit encore hanter les couloirs de Poudlard, nous à pris pour cible avec une quinzaine de bombabouse. Je te laisse imaginer la puanteur qui régnait... Du coup, j'ai fui en vitesse dans le hall, dans lequel ton père venait d'y entrer également, et où je l'ai percuté. Je dois dire que je n'y suis pas allé de main morte, et c'était plutôt drôle, quand j'y repense, de te voir assis par terre avec un air ahuri. Bien sûr, je me suis confondu en excuses et je l'ai aidé à se relever. Je n'avais qu'une peur, c'est de me prendre un maléfice dès le dos tourné. Finalement, ça n'est pas arrivé et j'ai recroisé ton père quelques jours plus tard à la bibliothèque, alors qu'il fouinait dans des livres à la recherche de sortilèges loufoques pour une petite fête qu'il avait prévu de faire dans la salle commune. Ton père à du te dire un paquet de fois que dans le genre fouine, j'étais le pire, et donc ni une ni deux, je n'ai pas résisté à la tentation de l'aider à trouver son bonheur. On s'est entendu de suite, deux curieux comme nous... Tu parles !

Il s'affala alors contre le dossier de la banquette, les bras croisés derrière sa tête dans une attitude nonchalante, souriant aux deux qui se trouvaient face à lui.

— Qu'est ce qu'on à pu chercher, comme secrets, à Poudlard... ajouta t-il avec un brin d'amusement dans la voix.
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Mathilde Yawnez
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Re: Dans un café

Message par : Mathilde Yawnez, Lun 17 Oct 2016, 21:06


Gabriel commence à me raconter son histoire. Il était en première année et mon père en troisième année. J'avais oublié qu'il y'avait finalement pas beaucoup de différence d'âge entre les deux adultes. 
Une histoire de bombabouse avec Peeves. Je crois que Papa m'en avait déjà parlé il y'a longtemps. 
— Qu'est ce qu'on à pu chercher, comme secrets, à Poudlard... ajouta t-il avec un brin d'amusement dans la voix.

Mon père sourit amusé. Je crois qu'il se rappelle le bon vieux temps. Mais je pensais pas qu'ils avaient fait â ce point les quatre cents coups! 
-Moi, j'en ai découvert plusieurs des secrets à Poudlard, je dis enjouée. 
Je diminue un peu la voix quand le serveur Moldu revient en déposant devant moi un grand verre de coca et pour papa une bière. 
-Et sinon Gabriel, tu fais quoi déjà comme métier, je demande curieuse.
-C'est vrai dans une de tes lettres tu m'as parlé de promotion, enchaîne mon père! 
Quoi donc oui les deux hommes s'envois bien des hiboux, et moi ça fait trop longtemps que j'ai pas eu de nouvelles de mon parrain. J'écoute donc la réponse de celui-ci.
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Gabriel Kingwood
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Re: Dans un café

Message par : Gabriel Kingwood, Mar 18 Oct 2016, 13:19






Manifestement, les souvenirs semblaient aussi se raviver dans l'esprit du vieil ami de Gabriel, son léger sourire s'en faisant le témoin.

— Moi, j'en ai découvert plusieurs des secrets à Poudlard, intervint Mathilde.

La remarque de la jeune adolescente sembla amuser Gabriel, son sourire se faisant plus vif, tandis qu'il saisissait immédiatement la chope de bière que le serveur venait de déposer devant lui, avec les boissons de ses deux compagnons.

— Et sinon Gabriel, tu fais quoi déjà comme métier, demanda alors sa filleule.

— C'est vrai dans une de tes lettres tu m'as parlé de promotion, enchaina, ensuite, son père.

Gabriel observa alors les deux, le temps de quelques secondes silencieuse, son sourire devenu fin, presque malicieux.

— Et bien... Je suis agent à la Brigade de Réparation des Accidents de Sorcellerie, du Ministère, répondit alors l'homme en chuchotant presque. La promotion dont je te parlais, elle, c'est celle que j'aimerais avoir. Tu vois, je ne souhaites pas rester agent éternellement, et j'aspire à de plus hautes responsabilités, continua t-il en exécutant un clin d’œil vers ses deux interlocuteurs.

Il marqua une pause, et pris une longue gorgée de sa boisson, essuyant ensuite les quelques traces de mousses, qui s'était accrochée à sa moustache de trois jours, à l'aide du dos de sa main.

— Je ne me ferme pas à une seule option, mais j'envisage peut être de postuler chez les Aurors, si jamais l'occasion se présentait, reprit-il. Et toi Mathilde ? Comment ça se passe Poudlard ?


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Mathilde Yawnez
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Re: Dans un café

Message par : Mathilde Yawnez, Dim 23 Oct 2016, 09:12


Gabriel nous répond avec un sourire malicieux que je lui ai déjà vu étant petite!
Il est agent à la Brigade de machin truc chose! Et il veut passe au niveau supérieur?! Je le comprends. Il aime bien les responsabilités! Comme moi en fait. Il faudrait inventer le proverbe "Tel filleule, tel parrain!" Mais bon.
Mon parrain boit un peu pendant que moi je fais de même avec mon coca. Papa nous regarde, écoutant Gabriel qui a repris.
Il envisage d'aller jusqu'au rang d'Auror. C'est chouette mais j'aurais trop peur qu'il lui arrive quelque chose. 
- Et toi Mathilde ? Comment ça se passe Poudlard ?

Je regarde plus intensément mon parrain, et cherche soigneusement mes mots. 
-Bah c'est vraiment génial, j'ai appris des tas de choses intéressante et puis Serdaigle c'est la meilleure des maisons. Sauf pour ce qui s'agit d'entrer dans la salle commune, la dernière fois j'ai mis vingts minutes à trouver la réponse à l'énigme! Mais bon, c'est pour nous faire réfléchir encore plus nous les Serdys il faut croire!

Et oui en fait je trouve marrant le fait de devoir réfléchir pour après aller dormir.

-En plus j'aime trop la bibliothèque. Y'a pleins de livres trop bien... Et puis je me suis fait pleins de copains. C'est mieux que chez les Moldus. 

Et ouais chez les Moldus j'étais un peu une victime mais maintenant chez les Sorciers c'est vraiment mieux.  Et ouais.
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Aya Lennox
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Re: Dans un café

Message par : Aya Lennox, Sam 26 Nov 2016, 15:35


PV Azphel ; L.A. accordés

In the air tonight...


I can feel it coming in the air tonight, oh Lord
And I've been waiting for this moment for all my life, oh Lord
Can you feel it coming in the air tonight, oh Lord, oh Lord


Un vieux troquet Moldu, au plus proche du Chemin de Traverse, où les années semblent être passées sans que quoi que ce soit ne change. Comme si le temps s’était arrêté depuis bien longtemps, laissant la poussière sur la devanture et sur le bois de l’ameublement garder sa place significative : celle des horloges qui s’arrêtent, des calendriers ne tournant plus leurs pages irrémédiables. Ici, le retour en arrière perdure, n'existe que dans son immobilité.

Mais une question subsiste…
Comment a-t-elle atterri ici, déjà ?

Elle se souvient à peine du voyage, il ne lui revient qu’en bribes. Une brume vraiment difficile à traverser. Son château d'eau maintenant détruit l'avait ramenée à la réalité. On ne peut vivre indéfiniment au cœur de ses propres glaces.

Elle sait qu’elle a pris le train. Simulé un petit voyage solitaire auprès de sa famille. Ou plutôt a-t-elle arrondi les angles sur une course qu'elle avait à faire, loin d'ici.
Le ticket en main, elle ne savait où aller, exactement. Pour trouver.
Celui qu’elle recherche. Techniquement, elle sait où il risque de demeurer ou de se rendre. Mais accueillerait-t-il la jeune femme comme elle l’espère ? En faisant table rase de ses doutes, en oubliant sa fuite ? Ou verrait-t-elle, pour la première fois, une certaine déception sur le visage de celui qu’elle considérait finalement comme un allié ? Ou au moins comme quelque chose. Envers et contre tout, comme quelque chose de mieux que tout ce qu’elle a connu jusqu’à présent.

Alors qu’elle s’allume une cigarette, le serveur hausse la voix. S’il vous plaît, Mademoiselle. C’est non-fumeur ici.
Elle n’y fait pas gaffe, laisse son visage caché sous sa capuche relevée sur ses longs cheveux blonds attachés, les yeux rivés sur le journal qu’elle a trouvé sur la table d’à côté. Secoue la cendre de sa clope au-dessus de sa tasse vide. Vous m’entendez ?
Il s’approche de la table. La voix cassée d’Aya s’élève de sous sa capuche, sans qu’elle ne se désintéresse pour autant de son journal.
- Contentez-vous de me resservir un café. Un silence. S’il vous plaît, articule-t-elle finalement.

Pour l’instant, comme pour s’empêcher de réfléchir, elle se contente d’un article tapageur concernant Barbara Steward, la Première Ministre britannique. Suivre l’actualité Moldu n’a jamais été son truc. Mais intérieurement et ce depuis toute petite, lorsqu’elle a appris que sa mère était de ceux sans pouvoirs magiques, Aya n’a jamais pu se détacher d’une certaine fascination pour ce monde-là. Peut-être pas pour ce serveur tout à fait désagréable qui la regarde maintenant avec beaucoup d’animosité, là, derrière son comptoir. Mais pour tout, tout ce qu’elle ne connaît pas et que sa mère a connu.
Le bruit d’une tasse qu’on balance négligemment plutôt que l’on ne pose l’éveille de sa rêverie alors qu’elle a dérivé sur la page des faits divers sordides. Une jeune gamine de 15 piges, vivant dans une banlieue tranquille de Londres avec sa charmante famille, tue père, mère et petit-frère de sang-froid. Elle rétorque un banal Merci au serveur, alors que sur le papier, un inspecteur de police affirme n’avoir jamais vu pareille enfant.

Mouais.
C'est devenu presque une habitude, dans ce monde qui se démantèle.
Bref. Au creux de son cou, nonchalamment enroulé, Berlioz soupire dans son sommeil. La bestiole préfère rêver à un tout autre endroit, peut-être l’agréable divan qui les accueillait volontiers tous les deux en Ecosse, lors d’interminables après-midis de lecture. A la place de ce cocon offert, il se coltine voyage en train, balade interminable en ville pour trouver l’endroit le plus poussiéreux et oublié du coin, tout ça docilement accroché au cou de sa maîtresse. Qui plus est, il se sent pas franchement le bienvenu dans le monde merveilleux de ceux qui ont parfois un peu de mal avec les furets comme animaux domestiques. Pour l’instant, il devra se faire à l’idée.

Après de longues minutes de lourd silence, que seules les voitures au-dehors ont su percer, le serveur se décide enfin à augmenter le volume de la radio. Une voix énergique, dynamique, affreusement dynamique, une voix à claquer s’exclame qu’Il est 22h30 et tout de suite, pour les plus nostalgiques ou plutôt hahaha ceux qui croient qu’ils sont vraiment nés à la mauvaise époque, vos meilleurs tubes des XXème et XXIème siècles !

La clochette de la porte d’entrée tinte, le serveur, concentré sur le verre qu’il est en train d’essuyer, se décide après quelques instants à saluer le visiteur. Aya ne lève pas la tête, préfère laisser sa capuche masquer son visage le plus longtemps possible. Elle sait que le vieillard au comptoir, qui doit être là depuis ce matin, dans la même position, mais avec un nouveau verre de piquette à chaque demi-heure, la fixe depuis un bon moment. Mais, une main blafarde remontant sur la tête de son compagnon pour la gratter gentiment, ses yeux ne se détachent pas de leur fièvre. Ne bronche pas. Elle préfère rester dans son propre silence méditatif, écoutant la voix posée du chanteur défier la nuit.

Can you feel it coming in the air tonight, oh Lord, oh Lord

Le serveur s’intéresse au nouvel arrivant. Aya, persistant dans son détachement, ne peut s’empêcher d’écouter la conversation.

Se pétrifie totalement en reconnaissant la voix. Elle connaît cette voix. C’est… Non, c’est pas possible.

Well if you told me you were drowning,
I would not lend a hand


Elle ose. Ose-t-elle… ? Ouais. Elle ose. Relevant délicatement sa capuche, elle ose, jette un vif coup d’œil vers sa gauche, vers le coin opposé à elle, vers la banquette donnant sur la rue.

I've seen your face before my friend,
But I don't know if you know who I am


Sans aucun doute possible, elle reconnaît l’homme. Elle reconnaît ce visage froid, distant, concentré sur un tas de choses qu'elle ne peut que supposer.
Les yeux écarquillés, ses narines s’ouvrent largement sur une respiration soudainement saccadée et Aya retourne à la cachette sûre de sa capuche, rivée, bloquée sur sa tasse vide, elle

Elle n’a pas vu Azphel depuis maintenant… Des mois, elle n’a pas compté. Et,

Et si c’est lui qu’elle cherche, si c’est lui qu’elle doit retrouver. Le retrouver ici, non, ce n’est pas une bonne idée. Et,

Et d’abord, qu’est-ce qu’il fout là ? Hein ? M*rde. C’est le dernier endroit où il aurait pu aller. Un taudis moldu, mais m*rde, c’est quoi cette histoire ? P*tain de hasard. Jamais vu ça. Elle plisse le nez, inspire longuement. Tente de calmer son cœur qui bat à la chamade. S’il te remarque, surtout, surtout Aya, ne montre rien. Tu dois agir comme tu as toujours agi avec lui jusqu’à présent. Maintiens cette distance, ne montre rien. C’est naturel chez toi, hein ? Tu l’as prouvé à de multiples reprises. Alors pourquoi tu paniques comme ça ?

Ah ouais, tu ne t’y attendais pas. Tu t’en veux aussi, un peu. D’être partie alors qu’il avait, quelque part, confiance en toi et qu’il croyait un tant soit peu en toi. Sinon, il ne t’aurait pas invité chez lui. Il n’aurait pas envisagé de faire de toi une Occlumens.

Souviens-toi. Souviens-toi de ce soir, de cette nuit.



Well I remember, I remember, don't worry,
How could I ever forget
It's the first time, the last time we ever met


Maintenant, elle semble coincée. Il s’est fait servir quelque chose, elle ignore quoi, n’a pas entendu. A peut-être fait exprès de ne pas entendre. Tout ce sur quoi elle s’est concentrée, c’est le timbre de voix. Comment ne pas le reconnaître ? Elle le connaît.

C’est irrémédiable.



But I know the reason why you keep your silence up,
Oh no you don't fool me
Well the hurt doesn't show,
But the pain still grows
It's no stranger to you and me


Dans ses plans, elle comptait retrouver la Colline étoilée. Lui laisser un mot, ou quelque chose. Il n’y venait pas souvent, d'après ce qu'elle a compris. Mais sait-on jamais. Dans le pire des cas, elle lui aurait envoyé son Patronus. Certes, il ne le connaît pas. Mais il l’aurait peut-être guidé quelque part. Lui aurait mis la puce à l’oreille. Elle sait qu’il n’est pas du genre à suivre un Patronus inconnu. Mais l’acte, en lui-même, aurait été l’appel qu’elle aura toujours du mal à lancer de vive-voix. Sa voix qui se perd, qui s’éraille dans le silence, le silence tout autour d'elle.

Décide-toi.
Fais quelque chose.

Agis.


Elle finit par se lever en trombes. Le bruit de la table qu’elle pousse pour se dégager de la banquette dérange l’ambiance vieillotte mais feutrée animée par la musique. Elle sent les trois têtes présentes se lever, attrape son sac ensorcelé pour contenir l’essentiel de ses affaires et se dirige vers le comptoir.
Elle a volé dans un porte-monnaie de quoi payer, si d'aventure elle se perdait en terrain Moldu. Aussi, lorsque le serveur annonce le prix, elle hésite. Elle n’a jamais payé avec ces foutus livres sterling, bordel. Elle fouine pour trouver quelques pièces, les pose sur le comptoir sans plus de commentaire.
Le serveur soupire. Il en manque.

- C’est bon, maintenant ? balance-t-elle sèchement en même temps qu’une autre pièce, tentant de ne pas porter sa voix aux oreilles environnantes, à ses oreilles.
- Ouais, bon, ça ira, soupire le serveur.

Mais aussitôt le paiement effectué et alors que son pas rapide la précipite vers la sortie, Berlioz s’éveille de sa douce sieste. Et alerté par je ne sais quelle odeur, se dégage du cou de sa maîtresse pour se glisser sur le comptoir et disparaître derrière, là où les dernières pâtisseries et tourtes de la journée attendent d’être mises aux ordures ou d’être enfin mangées.

- Berlioz, non ! Reviens ici, siffle-t-elle, se retournant brusquement sans prendre garde à cacher son visage.

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Azphel
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Re: Dans un café

Message par : Azphel, Ven 02 Déc 2016, 10:02


Cette année encore, l'hiver prévenait qu'il allait jouer de malice, se montrant précoce dès la fin de l'automne, pour certainement s'éteindre à petit feu avant l'arrivée du printemps. Cette soirée était fraîche et l'air expiré par Azphel dans la rue qu'il descendait était cristallisé. Une rue de Londres. Il était venu ici par hasard, faire remuer des idées trop lourdes à porter ou trop grandes pour penser. Soirée classique qu'il finirait certainement en rejoignant le Chaudron Baveur ou en détournant les pieds, préférant l'intimité de son salon de campagne, comme un meilleur pote de soirée.

Les mois passaient et le sorcier se rendait compte que tout ce qui devait changer pour lui, ce qu'il avait espéré changer, n'avait pas bougé. Sa vie semblait être mise en pause sur un fil invisible, sans retour en arrière, sans avancée possible. Il avait peut-être simplement atteint un âge où les choix n'influent plus sur grand chose, où les promesses n'ont plus besoin d'être tenues, ou quoi qu'il fasse, le temps se fiche de lui, ne répercute que des voix lointaines, celle d'un présent dont il était maître, des voix qui ne changeraient plus rien. À rien.

Un panache de fumée volumineux s'extirpa de ses lèvres quand il s'alluma une cigarette. Relevant les yeux au ciel, il s'aperçut que les étoiles étaient masquées par une brume fragile et qu'en l'absence de lune, seuls les halos des réverbères et des enseignes ouvertes éclairaient les rues qu'il empruntait. C'est en se concentrant dessus, sur les lumières émises, qu'il se rendit compte qu'il s'était bien écarté du centre londonien et n'avait clairement pas pris la direction du Chaudron Baveur. Longue expiration, longue inspiration et il termina sa cigarette en bouffées rapides, regardant autour de lui. Dernier panache de fumée qui s'incorpore à la blancheur de l'air environnant. Il hésita un petit moment entre transplaner jusque chez lui ou rejoindre ce qui semblait être un bar un peu plus bas dans la ruelle.

Il en prit finalement la direction et s'arrêta devant la porte. Pas le genre de bar racoleur ultra fréquenté, assurément. Plutôt le vieux rafiot paumé au bout d'une rue sans nom dans lequel seuls les poivrots qui le connaissent viennent y faire le chiffre d'affaire du patron.
- Ça ira bien pour ce soir, expira-t-il en poussant la porte. Un verre ne lui ferait pas de mal pour se réchauffer.

Dans sa jeunesse de loup-garou il avait souvent mis les pieds dans ce genre d'endroit. Il était une époque où le monde moldu avait présenté un anonymat relativement confortable pour lui, en plus de lui apprendre à utiliser l'Imperium avec brio. Il n'avait pas d'argent moldu sur lui et un oubliette discret ferait certainement l'affaire ce soir. Le bar était suffisamment paumé pour le permettre et même si le gérant derrière son comptoir lui lança un regard suspect en voyant entrer un inconnu, son regard révélait au mage noir qu'il était bien content d'avoir un client à servir. Il n'y avait pas foule dans son commerce ; bien reconnaissable au bout du comptoir un vieux qui devait servir de pilier depuis des années, le genre de type qui transpirait et expirait de l'alcool à longueur de journée, refilant toutes ses économies en guise de salaire au patron. Il permettait surement à lui seul de faire tourner la boutique.

Une autre silhouette se trouvait au milieu du comptoir, recroquevillée sur elle-même, invisible sous sa capuche, sûrement pas une habituée, mais même de dos, Azphel était certain qu'il s'agissait d'une femme. La fumée de sa cigarette planait dans le bar et Azphel fronça les sourcils en voyant le logo d'interdiction de fumer collé au dessus du comptoir comme un avertissement. Le type derrière le bar reposa le verre qu'il avait dû astiquer plus que nécessaire et s'avança vers le sorcier.
- B'soir. Qu'est-ce que je vous sers ?
- Votre meilleur vhisky.
- Le meilleur est à 6£ le verre.
- Ça ira. Mettez m'en un double. Pas de glace.

Le type acquiesça en silence et se baissa derrière son comptoir pour en sortir un vielle bouteille qu'il ne devait pas ouvrir souvent à en juger par la couche de poussière dessus. Azphel se débarrassa de son blouson qu'il posa sur le tabouret à sa gauche et reçut le verre avec un remerciement silencieux. Ses lèvres rencontrèrent le liquide tiède et il grimaça. Au moins pas de doute, il lui avait servi son meilleur. Le sorcier se délecta du breuvage en scrutant l'établissement. La jeune femme au milieu du comptoir semblait agitée et il la devinait sur le départ. Bizarrement, on aurait dit que quelque chose s'agitait sous son vêtement, ou peut-être qu'elle était prise de spasmes ou quelque chose dans le genre. Si elle partait, il allait donc rester seul avec le sac à vin à l'autre bout du comptoir. Il paraissait totalement inoffensif, plus proche de la loque que de l'être humain capable, mais regardait la jeune femme comme s'il en avait jamais vu d'autre auparavant. Un regard que le mage noir n'aimait pas du tout, mais il en fit abstraction en regardant le gérant récupérer son dû auprès de la femme. Il n'était pas là pour em*erder les vieux alcooliques de toute façon, juste pour boire un verre dans son coin.

Il tiqua sur l'attitude de la jeune femme.
Elle ne donnait pas l'impression de savoir quoi payer exactement. Sa voix sembla étrangement familière au sorcier, même si cela devait plus être son comportement que la voix en elle-même. C'était une sorcière, il en aurait mis sa main à couper. Le tenancier récupéra ses pièces sans montrer la moindre gratitude, il paraissait heureux de la voir déguerpir de son bar. Elle passait d'un pas rapide à côté d'Azphel quand quelque chose rebondit sur le comptoir. Un furet ? Une fraction de seconde seulement et l'animal disparaissait en quête de nourriture sous le regard aussi affolé que surpris du propriétaire.

- Berlioz, non ! Reviens ici.
Une voix reconnaissable, venue d'une ombre.
Azphel fit volte face pour dévisager la sorcière qui se ruait à la poursuite de son animal de compagnie. Son capuchon s'était rabaissé et les longs cheveux blonds de la jeune femme s'affolèrent autour d'un visage que le sorcier n'avait pas oublié. Le mage noir se leva du tabouret, davantage pour observer la scène que pour aider, alors que la sorcière se ruait derrière le comptoir à la poursuite de son animal de compagnie et que le gérant poussait des jurons scandalisé. Le poivrot au bout du comptoir maugréait quelques mots de surprise.

- Aya ? Mot à demi soufflé, une question pour lui-même, pour se convaincre qu'elle était réellement là.
- Virez moi cette chose ! hurla le gérant.
La sorcière, non sans mal, parvint finalement à récupérer son animal qui avait réussi à embarquer un morceau de viande séchée.
- Foutez-moi le camp d'ici !
- Aya. Mot de certitude.
Le bras du sorcier arrêta la sorcière alors qu'elle passait à côté de lui, son animal lové dans ses mains. Il la dévisagea en une fraction de seconde, sonda ses yeux noirs énigmatiques. Elle n'avait pas changé.
- Virez-moi cte bestiole de chez moi ! Et que j'vous revois plus !
- Calmez-vous. Y a pas mort d'homme. Elle vous a payé plus que nécessaire alors bouclez la. La voix d'Azphel n'était pas menaçante, juste autoritaire. Sa main retenait toujours le coude de la jeune sorcière. Tu as le temps de prendre un verre avant de disparaître ?

Il la relâcha, la laissant décider. Après une réflexion brève, elle s'assit à côté de lui, sous le regard colérique du patron.
- Vous n'avez pas d'objection je crois, lui lança Azphel. Le regard du sorcier se reporta sur la sorcière. Elle l'avait certainement reconnu, ce qui expliquait son départ rapide après son arrivée. Ne voulait-elle pas le voir ou ne souhaitait-elle pas qu'il la voit ? La main du sorcier caressa le furet toujours logé dans les mains de sa propriétaire avec un quelque chose de satisfait sur la tête. Coucou Berlioz. J'ai arrêté de te chercher depuis longtemps, dit Azphel à Aya, je n'étais pas certain de te revoir un jour. Tu es sur Londres pour longtemps ?

Du peu qu'il l'avait connue, il avait toujours été difficile de deviner les intentions d'Aya. Elle lui en avait révélé quelques-unes mais l'avait pris au dépourvu en s'enfuyant rapidement de chez lui après sa promesse de l'aider. Il ne la connaissait pas tant qu'il le croyait et deviner les intentions de la sorcière relevait du pur hasard. Il y avait fort à parier que sa fuite était destinée à marquer une distance entre eux. Par peur de lui ou d'elle-même, ou à cause son désir naturel de ne pas se révéler.
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