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Harry Potter 2005 :: ~¤~ Londres ~¤~ :: Chemin de Traverse
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Dans un coin sombre
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Alice Grant
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Re: Dans un coin sombre

Message par : Alice Grant, Mar 27 Sep 2016 - 15:59


LA de Benbow

Ah, non mais vraiment là, c'était la malchance de l'ultime, obligé qu'un sombre complot soit derrière tout ça, impossible de tomber sur son professeur de -comble de l'ironie- DCFM, tandis que des sorciers à l'esprit vengeur la poursuivaient! Une chance sur... sur... Enfin, elle n'allait pas s'arrêter pour demander si c'était un canular, ni s'apitoyer sur son sort. Sinon elle risquait de ne plus jamais avoir l'occasion de se plaindre. Sans parler du fait que ce n'était pas son genre.
- Qu'est-ce que vous faites ici, Grant ? Vous me suivez ou quoi ?
Alice profita de cette courte pause pour attraper un masque et noter dans un coin de sa tête que M.Benbow sortait le matin dans le Chemin de Traverse, avec l'étrange impression d'être suivi par ses élèves. décidément, il était intriguant. Il commença à comprendre la situation en entendant les bruits de course.
- Dans quelle genre de mer*e tu t'es fourrée Grant ?
Ils approchaient. Encore trop loin pour avoir entendu, mais... qu'il fasse gaffe! Et puis c'était pas le moment de poser des questions.
- Dites encore une fois mon nom et je vous jure que je leur gueule le votre.
C'était dit avec sang froid, mais fermeté. Bien que ce soit un membre du personnel de Poudlard, ici, on n'était pas à l'école. Elle n'avait pas le temps pour les politesses.
- Vlà pas qu'elle s'est trouvée un héros la bichette.
Et mer**. Elle qui voulait entraîner personne dans ses histoires. A croire que le sort s'acharnait contre ses connaissances à chaque ennui qu'elle avait. Mince. Ça fait beaucoup du coup. je devrais peut-être essayer d'en avoir moins.
- Donne-là nous, et on t'fra rien. Promis.
Vous savez pas qui vous menacez, mes pauvres amis. Je l'ai vu à l'oeuvre qu'en cours, et du peu que j'en ai vu, ce type sait se battre. J'espère. Mais elle ne pouvait pas se permettre de le lier à ça.
- Vous en faîtes pas pour moi. Faîtes ce qu'il vous dit.
- On va plutôt faire ça dans l'autre sens. Vous partez sans faire d'histoire et je vous épargne. Sinon..
Ouah, c'était qu'il en imposait! Bon, si il y tenait, elle avait bien besoin d'une aide, là. Il lança un sortilège conditionné.
- Court !
La course-poursuite reprend. Ça fait pas mal de fois qu'on me court après en une année, n'empêche. Un de ces quatre je m'en sortirais peut-être pas. Qu'est-ce que je pense? C'est pas le moment.
- Ecoute-moi attentivement. Tu ne vas pas user de ta baguette, c'est moi qui vais m'occuper d'eux. Toi, tu reste à mes côtés tranquillement. Compris ?
- Et puis quoi encore?
Non mais u'ils arrêtent de la sous-estimer! Elle allait pas regarder son prof la défendre sans rien faire quand même. Et sa réputation de garçon manqué? Bon, ça, c'était le dernier argument pour se battre, bien sûr. Et l'autre qui essaye de se faire respecter. Ici, pas de raisons pour qu'elle lui obéisse au doigts et à l’œil.
- Je vais en profiter pour te donner quelques leçons, tiens. Quand tu te retrouve en minorité face à tes adversaires, tu dois t'arranger pour les diviser. Et t'en occuper en petit groupe. Il me semble évident que ces imbéciles ne sont pas très doués en magie, pour autant, ils sont cinq. C'est pourquoi il faut rester prudent. J'en ai déjà éliminé un. Il nous en reste donc 4.
Mais c'était qu'il savait compter! Bon, pas le moment de faire de l'ironie non plus. Elle allait en profiter pour lui montrer de quoi elle était capable.

Un des sorciers les attaquent de front. La sang-mêlée vit son professeur lui régler franchement son compte sans se faire toucher par un seul sort. Je te laisserai détailler cette partie^^ Dingue. Alors il était pas seulement doué en cours. Elle s'en doutait mais bon, il y avait plus mauviette, en personnel. Mais ou étaient les autres? Elle regarda autour d'elle. Soudain, une silhouette surgit de derrière des caisses en bois et brandit sa baguette vers Benbow...
- #Stupéfix!
L'homme tomba sur le sol, raidit. Ouf. c'était moins une. Elle aurait dû le voir se planquer. Quelque chose la titillait, pour être polie. L'énervait franchement.
- Arrêtez de m'ignorer, c'est frustrant à la fin... grinça-t-elle.
Pourquoi est-ce qu'ils attaquaient son aîné, hein? Elle avait pas l'air coriace, comme ça?! Les deux sorcières passèrent à l'attaque.
- Une chacune? dit-elle à l'intention de son compagnon d'infortune.
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Ian Benbow
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Re: Dans un coin sombre

Message par : Ian Benbow, Mer 28 Sep 2016 - 15:12


D'après ses réactions, je devine qu'elle ne m'écoutera pas et qu'elle usera de sa baguette pour se défendre. Les étudiants, toujours à contester les ordres de leur supérieurs. C'est tellement énervant, et après ils se demandent pourquoi je les déteste déjà. Ils pensent tout savoir mieux que tout le monde. Jamais je n'aurai penser avoir ce genre de réflexion. Souvent, ce sont les vieilles personnes qui réagissent comme ça : " Les jeunes de nos jours, plus rien de bon". Et ben, même si ça me fait passer pour un vieux c*n, je le dis haut et fort.

Je regarde Grant, je m'apprête à lui répondre, assez violemment, quand j'entends un bruit derrière nous. Je me tourne rapidement, baguette prête, et croise le regard du gros. Encore lui. Il a l'air plutôt énervé, ce qui est une bonne chose. Un homme énervé ne vaut pas grand chose en duel, il en oublie les fondamentals. Il ne réfléchit plus trop à ce qu'il fait. Je suis aussi content que ça soit lui, parce qu'il a bien fait le malin tout à l'heure. Maintenant, nous sommes en 1 contre 1, et ça va moins rigoler du coup.

Il lève sa baguette mais je suis plus rapide, mon stupéfix lui fonce droit dessus. Malheureusement, il arrive à s'en défaire et envoie mon filet de lumière rouge s'écraser contre une caisse à sa gauche. Il essaie de répliquer directement avec un sortilège informulé que je reconnais comme étant un stupéfix également. Grâce à la couleur rouge. Tout comme lui, je donne un coup de baguette vers le côté et son faisceau termine sa course dans une des fenêtre de l'immeuble abandonné à ma droite. Je souris. Offensivement, pas très doué. Défensivement, il est plutôt bon. J'ai fini de le jauger, je peux passer aux choses sérieuses. Je lance un expelliarmus qu'il dévie à nouveau. Il recule, j'avance. Il est sur la défensive, à moi d'en profiter.

J'enchaîne avec un autre sortilège qu'il détourne. Il ne répond plus à mes attaques, il se contente de défendre. Comme je l'ai dit, il est pas mauvais en sortilège de protection. Il se défend pas mal contre les sortilèges de bases. Pour autant, la différence de niveau est trop forte. Je m'amuses pendant que lui est sérieux, il transpire. Il se rend compte de la mer*e dans laquelle il s'est fourrée. Je ne lui laisse aucun répit. Je le laisse croire encore une dizaine de seconde qu'il va peut-être s'en sortir indemne, puis je passe aux choses sérieuses.

- #Hostium Allitus

Le coup est puissant, en plein dans le bas du ventre. Il ouvre la bouche pour crier de douleur, mais rien n'en sort. Je jubile, essoufflée. J'ai utilisé pas mal de magie pour m'en défaire. J'aurai pu le faire plus rapidement, pour éviter la fatigue, mais je voulais assister au moment où il se rendait compte de sa défaite. Je voulais lire dans ses yeux la détresse qui surgirait dés qu'il comprendrait qu'il ne ferait pas le poids. Et ça avait valut le coup. Je reprends mon souffle quand j'entends un bruit sourd derrière moi. Quelqu'un vient de tomber. Me*de, j'ai oublié Grant. J'espère qu'elle n'est pas trop blessée.

Je me retourne rapidement, prêt à attaquer la personne toujours debout. Sauf, qu'en faite, celle qui est toujours debout, bah c'est Grant. Juste derrière moi, un homme au sol. Elle vient de me protéger. L'homme était sur le point de m'attaquer par derrière. J'ai envie de sourire, mais je n'en fais rien.

- Je vous avais dis de ne pas utiliser votre baguette. Je l'avais vu, je m'en serai débarrassé tout seul.

Je lève les yeux au ciel. Bon, c'est pas tout à fait vrai, mais je dois garder la face quand même.

Les deux dernières membres du gang viennent d'apparaître. Les femmes. Leur yeux se posent d'abord sur le gros, couché au sol et immobilisé par la douleur, et ensuite sur l'autre gars, stupéfixié par Grant. Je vois la peur dans leur yeux. Une chacune ? Halalalala les jeunes. D'un signe de la tête je lui indique que non. Si on peut éviter de se battre, il vaut mieux prendre ce chemin. La sagesse incarnée ici.

- Je ne me suis pas présenté, je crois. J'avance vers elles, baguette levée. J'enjambe le corps inertes de l'individu inconscient. Je suis Ian Benbow, Professeur de DCFM à Poudlard. Je dois dire que vos amis m'ont un peu déçu. Ça se voit que leur Professeur n'était pas aussi bon que moi. Je rigole. Je suis au niveau du gros, je lui donne un coup de pied dans les côtes, mais mes yeux restent rivés sur les femmes. J'ai vraiment pas envie de blesser deux jeunes femmes comme vous. Donc.. J'vous explique ce qui va se passer. Vous allez partir et ne plus jamais embêter Miss Débile là-derrière. Si elle vous revoit, elle viendra me le dire. Et nous aurons une tout autre discution.

- D'aaa..D'aaa..D'aaaccord. Elle bégaye. Elles sont effrayées.

Elles se retournent et s'en vont en courant. Je me retourne vers Grant et d'un geste de la tête l'invite à me rejoindre.

- Viens ici. Je vais te raccompagner. C'est qui ces trou du cul ? Et qu'est-ce que t'as fait pour les énerver comme ça, morveuse ?
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Alice Grant
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Re: Dans un coin sombre

Message par : Alice Grant, Mer 28 Sep 2016 - 15:55


Son professeur se retourne, sur la défensive, mais voit que la menace est déjà neutralisée.
- Je vous avais dis de ne pas utiliser votre baguette. Je l'avais vu, je m'en serai débarrassé tout seul.
C'est ça, oui. Alice ne s'attendait pas à ce qu'il lui dise en boucle: "nous vous devons une reconnaissance éternelle" mais elle ignorait qu'il avait autant de fierté. Elle leva les yeux aux ciel.
- On va dire ça, oui.
Les deux sorcières arrivèrent. Elles avaient peur visiblement, en découvrant ce qui était arrivé à leurs compagnons. Et elles avaient raison.
- Une chacune?
Non. Comment ça, non? Il va encore vouloir qu'elle reste sagement à regarder?! Alors là il se mettait le doigt dans l'oe...
- Je ne me suis pas présenté, je crois, dit-il à leur intention.
Encore heureux, tu vas pas leur filer ton adresse, aussi... Il s'avança en mode drapeau blanc. Oulah. C'était mauvais. Mais qu'est-ce qu'il foutait ce c**?
- Je suis Ian Benbow, Professeur de DCFM à Poudlard.
Attends qu'elles te fassent un coup en traître tu vas voir. La serdaigle était à deux doigt de l'étrangler. Enfin, c'était peut-être une tactique. Mais... mais... mais pourquoi il leur disait ça?! Remarque, elle n'avait toujours pas eu le temps de lui dire qu'il valait mieux garder leur identité secrète, vu le nombre d'ennemis qu'elle s'était fait dans le coin. Oups.
- Je dois dire que vos amis m'ont un peu déçu. Ça se voit que leur Professeur n'était pas aussi bon que moi, continua-t-il avant de rire.
- J'ai vraiment pas envie de blesser deux jeunes femmes comme vous. Donc.. J'vous explique ce qui va se passer. Vous allez partir et ne plus jamais embêter Miss Débile là-derrière. Si elle vous revoit, elle viendra me le dire. Et nous aurons une tout autre discution.
Oh. La sang-mêlée s'était rarement retrouvée dans la situation ou elle pouvait parlementer avec ses adversaires, donc elle avait mis un certain temps à comprendre, mais en y réfléchissant une seconde, c'était évident que les femmes accepteraient sans demander leur reste. Enfin, il avait dit "Miss Débile" et pas "Miss Grant" donc ça allait.
- D'aaa..D'aaa..D'aaaccord, bagaya l'une d'elles avant qu'elles ne s'enfuient sans demander leur reste.

La bleu et bronze sentit alors toute une palette d'émotions l'envahir. D'abord, Benbow avait gaffé en leur disant son nom et sa profession, mais bon, c'était pas si grave. Ensuite, il l'avait sauvée, ouais. Qui sait si elle s'en serait tirée sans lui? D'un autre côté, sa façon de lui parler... elle détestait ça! Enfin, sous ses airs de fier, il se battait bien nom d'un chien.
- Viens ici. Je vais te raccompagner. C'est qui ces trou du cul ? Et qu'est-ce que t'as fait pour les énerver comme ça, morveuse ?
Elle baissa son masque, hésita une seconde. Il fallait lui crier dessus, le remercier? Ou bien quoi? Qu'est-ce qu'elle était censée faire?
- Vous... commença-t-elle en le pointant du doigts, ses yeux noirs le fixant. vous... rha. Elle baissa le bras et la tête. Si elle lui disait qu'elle ne les connaissait pas, il n'allait sûrement pas la croire. Et puis, c'était de sa faute, tout ça, si il avait été entraîné à-dedans, même si ça s'était facilement bien fini, elle ne pouvait pas lui mentir. Un peu honteuse, elle dit comme pour elle-même mais assez haut pour qu'il l'entende: Vous n'auriez jamais dû venir m'aider. Vous avez vraiment pas de chance. Elle redressa la tête et repris plus haut. Il se peut que ces gens pratiquant une activité assez illégale m'aient, un jour ou ils n'avaient pas vraiment tout leurs moyens, divulgué quelque trucs pas vraiment compréhensibles. Je sais plus vraiment ce que c'était, ça fait longtemps. Je pensais pas les revoir un jour. Traduction: j'ai profité qu'ils soient ivres morts pour leur soutirer quelques infos. Et je pensais pas vous trouver là non plus. J'avoue que sans vous je m'en serais pas sortie aussi rapidement. Un conseil et on est quittes? Ne dites JAMAIS qui vous êtes à des gens comme ça! Jamais!
Elle marqua une pause, attendant sa réaction. Comment allais se finir sa journée?[/color][/color]


Dernière édition par Alice Grant le Mer 28 Sep 2016 - 15:57, édité 1 fois (Raison : bug codage couleur)
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Re: Dans un coin sombre

Message par : Ian Benbow, Sam 1 Oct 2016 - 14:02


Je lui lance mon regard suspicieux, je sais qu'elle s'est mise dans la m*rde en faisant quelque chose de pas très légale. C'est une enfant, et c'est ce que les enfants font. Ils s'enlisent dans les problèmes tout seul comme des grands mais n'en sortent que grâce aux adultes qui les entourent. Je déteste les gamins. C'est à se demander pourquoi je suis devenu Professeur à Poudlard, endroit qui en était infesté. Vraiment, c'est extrêmement compliqué de les comprendre. Regardez-là, elle. Pourquoi, diable, se promène t-elle seule sur le chemin de traverse en plein week-end. Je ne sais même pas si le règlement de Poudlard l'autorise à être ici.

Et maintenant, je suis là face à elle en sauveur. Sans moi, elle serait sûrement dans une marre de sang en plein milieu d'une des nombreuses ruelles de l'allée commerciale. Et si elle n'avait pas été aussi chanceuse, hein ? Vraiment, les enfants sont idiots. C'est exactement pour ça que je n'en veux pas. Pour tout les problèmes qu'ils vous attireront entre 13 ans et 19 ans.

Je le vois dans ses yeux, qu'elle a honte de la situation. Et tant mieux. Elle doit se sentir mal. Elle vient de gâcher ma matinée de congé. J'en ai besoin, moi, de ses jours de repos. Ce sont les seuls journées où je peux boire du matin au soir sans risquer d'être surpris par un collègue ou, pire, le directeur. Elle émet un son, puis un autre. Rien que je ne puisses comprendre. Enfin, elle se remet à parler anglais.

- Vous n'auriez jamais dû venir m'aider. Vous avez vraiment pas de chance. Il se peut que ces gens pratiquant une activité assez illégale m'aient, un jour ou ils n'avaient pas vraiment tout leurs moyens, divulgué quelque trucs pas vraiment compréhensibles. Je sais plus vraiment ce que c'était, ça fait longtemps. Je pensais pas les revoir un jour.

Hmmm. Je comprends rien à ce qu'elle me raconte, la morveuse. Elle essaie de m'embrouiller ou quoi ? Crache le morceau, je t'ai dis. Elle reste vague et ça m'énerve. Ce que je tire de cette tirade c'est que les gars étaient des criminels, haha la bonne blague, ça des criminels. C'est surtout sa dernière phrase qui me fait tiquer. "Je pensais pas les revoir", non mais c'est une vrai excuse pour em*erder les gens ça ? Londres, c'est pas si grand. Surtout pour les sorciers. On est pas extrêmement nombreux dans la capitale non plus, fallait s'en douter que t'allais les revoir un jour ou l'autre ma cocotte. Mais le pire est à venir. La phrase suivante de Grant me fit exploser de rire.

Et je pensais pas vous trouver là non plus. J'avoue que sans vous je m'en serais pas sortie aussi rapidement. Un conseil et on est quittes? Ne dites JAMAIS qui vous êtes à des gens comme ça! Jamais!

J'essuie une larme qui coule. Un conseil. Non mais elle se prend pour qui la petite, là? Elle croit vraiment être capable de m'apprendre quelque chose ? Elle les appelle "des gens comme ça", genre on venait d'avoir à faire avec les plus grands sorciers de Londres. Alors, qu'au final, ce ne sont que des bandits pas de gamme. Une fois mon sérieux repris, je lui réponds.

- Haaaa.. Merci pour le conseil, Grant. Que ferais-je sans vous, hein ? Je laissé échapper un nouveau petit rire. Ces gens ne valent rien du tout, ils ne pourront jamais me faire de mal. Ce sont des bouffons, des voleurs de bas-étages.

J'avance sans regarder en arrière pour savoir si elle me suit.

- Que faites-vous en dehors de Poudlard, en faite ? Je me tourne vers elle et lui lance un regard moqueur.. Vous préférez ce genre de question ou me raconter comment s'est réellement passé votre rencontre avec ces idiots ? Le chantage, c'est bien aussi.
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Re: Dans un coin sombre

Message par : Alice Grant, Dim 2 Oct 2016 - 0:13


Vraiment, pourquoi avait-il fallut qu'il débarque comme un digne professeur de DCFM sauvant sa pauvre élève en détresse? Pourquoi en avait-il profité pour lui donner des leçons? Pourquoi lui avoir demandé de se tenir à l'écart, par soucis de la protéger ou par machisme? Pourquoi était-il si cool et si exaspérant à la fois? Pourquoi avait-elle envie de le gifler et d'éclater en sanglots dans ses bras en même temps? Ah, non, Grant, c'est pas le moment de pleurer. Elle préférait mourir que de lui montrer la moindre faiblesse. Mais ses multiples questions sur sa malchance et le véritable caractère de son professeur restèrent sans réponse. Alice se rendit compte de la stupidité de sa réponse et se sentit prête à donner très cher pour une cape d'invisibilité. Un adjectif pour la décrire? Nulle, pathétique, jouant sur l'ironie... voilà comment elle se décrivait en ce moment. Ou étai passée sa sûreté? Depuis le début de cette course-poursuite, elle n'avait presque rien contrôlé. Un nouvel acteur était entré sur scène à l'improviste, et elle ne savait pas si c'était pour lui montrer comment jouer ou pour l'aider.

- Haaaa.. Merci pour le conseil, Grant. Que ferais-je sans vous, hein ?
Petit rire. Bon, c'est bon, je suis au courant, c'était stupide, tout ça tout ça... vous pouvez passer là-dessus s'il vous plaît?
Ces gens ne valent rien du tout, ils ne pourront jamais me faire de mal.
Modestie quand tu nous prends... Ah, il aurait moins fait le malin si elle n'avait pas stupéfixié le sorcier qui était arrivé par derrière, hein? Bon, remarque, elle aussi aurait eu quelques problèmes sans son intervention... voir plus jamais d'autre problème que le jugement dernier.
Ce sont des bouffons, des voleurs de bas-étages, ajouta-t-il avant de commencer à marcher.
La sang-mêlée le suivit sans un mot. Parce qu'elle tournait ses dernières paroles dans son esprit autrefois tourmenté par la folie. Ces gens étaient des moins que rien... et pourtant, ils lui posaient des problèmes chaque jour. A chaque fois qu'elle se levait le matin, c'était avec l'intention de rouler un peu plus ces ordures et l'espoir d'être utile. Mais était-elle si faible que ça? Plus de trois sorciers et elle avait besoin de se faire sauver par un professeur de Poudlard.
- Que faites-vous en dehors de Poudlard, en faite ?
Gloups. Il se retourne pour lui adresser un regard moqueur. En fait, jusqu'à présent, ces questions étaient le dernier de ces soucis. Ou plutôt la réponse.
Vous préférez ce genre de question ou me raconter comment s'est réellement passé votre rencontre avec ces idiots ?
Quoi, il voulait plus de détails ou il pensait qu'elle n'était pas capable du peu qu'elle avait dit? C'était vexant mais elle n'était plus à ça près. Bon. On se calme et on répond franchement.
- Je prends la deuxième option.
Et maintenant, qu'est-ce qu'elle pouvait dire sans qu'il lui rie au nez en disant qu'elle était vraiment pathétique?
Ces sorciers avaient une information et ils avaient l'air bien partis pour boire. J'ai sauté sur l'occasion et j'ai charmé l'un des types. Après quelques bouteilles il a dit un truc sur une réunion de sorciers avec des airs de mages noirs qui m'a permis d'aller y jeter un œil, mais au final la-dite réunion n'a pas eue lieu. Apparemment, ils ont eu des problèmes après ça... voilà.
Si elle donnait trop de détails, ça serait sa parole contre la sienne devant Kholov. Et ça, c'était hors de question. Impossible de risquer le renvoi alors que ses intentions étaient tout à fait honorables, alors qu'elle avait vaincu la folie, semé le Lapin Blanc, alors qu'elle avait trouvé l'amour, des amis, conservé la confiance de ses proches. Après tout ça, ce serait trop bête.
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Re: Dans un coin sombre

Message par : Ian Benbow, Jeu 13 Oct 2016 - 13:39


Désolé pour le retard MDR

Le poste de Professeur m'offre du pouvoir, et j'aime ça. Malheureusement, seulement sur des personnes qui ne méritent pas vraiment mon intérêt. Comme Grant, et tous les autres morveux du château. Ils sont lourd, ces étudiants. Mais il me respecte, et ça c'est un bon point pour eux. J'ai cru comprendre que j'ai fait bonne impression grâce à mon premier cours, c'est plutôt bon signe. Puis ça prouve aussi que les morveux ne sont pas totalement idiot, ils savent reconnaître le talent. Mon talent. Parfois, je me surprend à vouloir les aider, leur apprendre des trucs. C'est tellement pas moi. Par exemple, regardez aujourd'hui. Je suis venue en aide à Grant, sans que rien ne m'y force. Pourquoi ? J'en sais rien. Deviendrais-je quelqu'un de bien ? Haha, laisse moi rire. Est-ce que je m'attache aux morveux ? Haha, laisse moi rire. Enfin, je crois. J'espère.

Je regarde Grant, j'attends sa réaction face à mon petit chantage. Elle choisit de me répondre. Vous voyez, c'est de ce genre de pouvoir dont je parlais. Celui de pouvoir convaincre quelqu'un de faire ce que je veux, juste parce qu'elle sait que sinon, je peux lui apporter des ennuis. Bon ok, Grant n'est pas grand chose. Un cailloux dans la rivière. Mais, bientôt, j'élargirai mon champs d'action. Je ne vais pas me cantonner à un rôle de Professeur. Je vais devenir autre chose. Quelque chose de bien plus grand.

- Ces sorciers avaient une information et ils avaient l'air bien partis pour boire. J'ai sauté sur l'occasion et j'ai charmé l'un des types. Après quelques bouteilles il a dit un truc sur une réunion de sorciers avec des airs de mages noirs qui m'a permis d'aller y jeter un œil, mais au final la-dite réunion n'a pas eue lieu. Apparemment, ils ont eu des problèmes après ça... voilà.

Mais c'est quoi cette histoire ? Elle est tellement pourrie que je doute qu'elle l'ait inventé. Ce doit être la vérité. Ce qu'elle m'explique, en gros, c'est qu'elle s'est attiré les foudres de sorciers de bas-étages pour voler une information qui, au final, ne lui aura rien apporté. Quelle idiote. Les jeunes, franchement. J'ai juste envie de lui infliger les blessures que ces imbéciles souhaitaient lui créer. Elle l'aurait mérité, et ça lui aurait servit de leçon. On se mêle pas des affaires des autres, déjà. Et surtout, quand on s'en prend à des sorciers, on s'assure qu'on leur est supérieure. Et comme Grant me semble supérieur à rien du tout, bah elle ferait mieux de se mêler de ses oignons.

Elle parle de mages noirs. Pourquoi ?

- Des mages noirs, hein ? Et en quoi des mages noirs peuvent bien intéressé une intellos comme toi ? Tu devrai pas être dans tes livres plutôt que d'emmer*er de vrais sorciers ?

Rictus.

J'le fais exprès, juste pour l'énerver. Je suis sûr que ça va marcher. Elle est impulsive, la Grant. Je commence à la connaître.

On continue d'avancer, je sais pas trop où on va, vu que je sais pas où je dois la déposer.

- Tu comptes retourner comment à Poudlard ? J'sais même pas ce que je dois faire de toi. Je souffle en bougeant la tête de gauche à droite.
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Re: Dans un coin sombre

Message par : Alice Grant, Sam 15 Oct 2016 - 8:19


Pas de problèmes^^
J'adore ton perso <3


                                 

Bon, la serdaigle avait été honnête, mais dit tout haut, son histoire lui semblait peu crédible... et puis, son professeur avait déjà l'air de la sous-estimer un peu, il ne l'imaginait peut-être pas capable de faire ça... Allez, je dis la vérité, croyez-moi s'il vous plaît! Elle aurait tellement voulut ne pas avoir à lui révéler ça. Si il le répétait... bah, elle pourrait toujours essayer de l'en dissuader, même si là, en tant que prof, il avait clairement le dessus, il avait des failles, comme tout le monde. Serait-elle capable de les exploiter si il se révélait hostile? Il était plus fort. Il était plus âgé. Il avait plus d'expérience. Et elle le connaissait à peine. Mer*e. Maintenant qu'il y avait plus important à régler que des mages noirs froussards, il la faisait un peu chanter par rapport à Poudlard. Mais, il l'avait aidée, quand même, pour pas dire tirée de sales ennuis. Alors, il voulait quoi, au final? Elle n'était même pas en position de lui demander ce qu'il foutait là.

- Des mages noirs, hein ? Et en quoi des mages noirs peuvent bien intéressé une intellos comme toi ? Tu devrai pas être dans tes livres plutôt que d'emmer*er de vrais sorciers ?
Alice lui adressa un regard un peu noir. Même si il l'avait vue, il la traitait d'intello? Bon, d'accord, quand elle ne sortait pas, c'était pour étudier à la bibliothèque, mais comment ça, de "vrais" sorciers? Il la prenait encore pour une gamine... remarque, elle l'était. Un rictus lui indiqua qu'il la taquinait. Ou alors il se foutait complètement d'elle. Enfin, elle n'était pas à une fierté près. Quelle fierté, d'ailleurs? Après avoir sombré dans la folie, après avoir fait tant de mal, est-ce qu'on peut encore oser lever la tête? Elle la baissa et ne répondit pas. La sang-mêlée avait oublié à quel point elle se détestait. Peut-être commençait-elle à se pardonner un peu. Je ne mérite pas de me pardonner. Pas encore. L'air terrifié de Rose, le visage hébété d'Hayleah et encore plein de regards méfiants et soupçonneux, voir terrorisés étaient trop frais dans sa mémoire. Elle ravala une larme. Qu'est-ce qu'on avait dit, Grant, c'est pas le moment de pleurer! Pas devant lui!

- Tu comptes retourner comment à Poudlard ? J'sais même pas ce que je dois faire de toi.
Bon, donc ils avançaient au hasard depuis tout à l'heure. Et-vous-qu'est-ce-que-vous-faites-là-vous-êtes-venu-comment ?! Cette question lui brûlait les lèvres, mais elle ne pouvait pas la poser en espérant une réponse. Grr. Mais... comment ça, "ce que je dois faire de toi"? Il y avait pas trente-six solutions... Il pensait à quoi, au juste?
- Je sais pas, vous pouvez toujours me faire vendre à la BAMN, on me mettra en vitrine avec un écriteau: "Cette sorcière (enfin pas une vraie) a été complètement tarée il y a un temps, elle vous distraira avec ses aventures! -58 Gallions-".
Le ton n'était presque pas ironique.
Dis, t'es sûre que t'es plus folle, ça va pas bien de répondre un truc pareil! Bon, d'un autre côté, il ne saura peut-être pas à quoi tu fais allusion... remarque, les rumeurs du château n'avaient jamais de mal à parvenir aux oreilles des professeurs.


Dernière édition par Alice Grant le Mar 14 Fév 2017 - 12:03, édité 1 fois
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Altaïr Debrooks
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Re: Dans un coin sombre

Message par : Altaïr Debrooks, Mer 28 Déc 2016 - 0:18


Accord d'Alice poster, merci.
Suite et fin de ceci.

Altaïr espérait ne jamais quitter cet état de torpeur. Il ne voulait pas qu'il le quitte non plus. Tout semblait si simple sous cette nouvelle perspective. Il ne faisait plus qu'un avec celle qu'il haïssait autant qu'il craignait, toute lutte n'était plus que vaine et dispensable puisqu'il ne pouvait combattre une propre part de lui-même. Elle le guidait, lui se laissait aller. Jamais il ne s'était senti aussi léger, aussi libre. L'insupportable fardeau de la fatalité qu'il s'était donné l'obligation de porter au quotidien semblait s'être envolé, et seule subsistait une vague impression de bien-être. Illusion trompeuse mais si étrangère. Si rare. Même lorsque la lueur bleutée jaillit de sa baguette, il se laissa baigner par cette précieuse clarté, tout en ignorant les signaux d'alarme que son esprit rationnel tentait de lui envoyer. Elle était toujours là, elle. Cette fichue tendance à vouloir lutter plutôt que de succomber, et à chasser un mensonge utopique au profit d'une vérité cruelle et injuste. Tôt ou tard, cela causerait sa perte. Bien plus tôt qu'il ne l'aurait imaginé, tout bien considéré.

CRAC. Le temps se figea brièvement. Altaïr crut un instant retrouver contrôle de soi mais il était toujours incapable d'esquisser le moindre mouvement. Il se tenait là, à quelques pas de lui. Lui qui ne l'avait pas vu depuis de si nombreux mois. Lui qui avait imaginé cette rencontre depuis tout ce temps. Lui qui n'avait jamais cherché à abandonner son père quand bien même ce-dernier semblait tout faire pour qu'il lâche prise. Lui qui l'avait à la fois détesté puis plaint. Tout ça pour qu'il tombe dans un piège vil et monstrueux. Quelle ironie que de parvenir à concrétiser un projet qui avait occupé la majeure partie de sa vie alors qu'il n'était même pas celui à l'origine de ces retrouvailles. Soudainement, l'intrusion du masque dans son intimité le révulsa tant que l'emprise qu'il exerçait sur lui se fit ressentir plus vivement. L'apaisement se mua en détresse, mais les cris que son cerveau programmait ne franchissait jamais le seuil de sa bouche. Il ne pouvait qu'assister au spectacle dramatique qui se profilait sans avoir le moindre rôle dans cette macabre mise en scène. La silhouette d'Andrew Debrooks s'avança, comme au ralenti, et une vague de chaleur envahit le corps d'Altaïr, dominant presque le contrôle du Mangemort. L'impression qu'il ressentit demeurait indescriptible. Il détailla le portrait de son paternel, appréciant le souvenir de chaque détail et négligeant les indices qui témoignaient du temps qui les avait tenus à l'écart l'un de l'autre. Durant cette seconde qui sembla durer une éternité, le Phénix redevenait le petit garçon en admiration face à son père, et se laissa bercer par des espoirs fondés uniquement sur la confiance aveugle qu'il lui vouait. Tout irait bien. Il le savait. Entendre cette voix qu'il ne pensait ne plus jamais écouter confirma cette optimisme naïf. Au fond de lui, il savait qu'une fois encore il ne faisait que se jeter de la poudre aux yeux. Mais il ne pouvait plus se permettre de baisser les bras, surtout pas en ce moment critique. Plus que jamais, il se battit contre les liens invisibles qui l'unissaient à la figure de ses cauchemars.

« Andrew Debrooks. »

L'obscurité l'engloutit en même temps que la panique. Brutal retour à la réalité. Elle était toujours là, tapie dans l'ombre, guettant l'occasion idéale pour satisfaire ce pourquoi elle avait prêté allégeance aux masques : une pulsion primaire et ancestrale, ce besoin de provoquer la destruction de quiconque se mettait en travers de son chemin. Son père serait plus fort. Il le savait, il l'avait toujours su. Il achèverait ce que son fils n'avait pas été capable de faire la première fois et oublierait ses faiblesses. C'était un sorcier aguerri, un duel avec une effrontée costumée ne devait lui poser aucun problème. Mais il avait un handicap, et de taille. Il tenait à quelqu'un, et tant que ce quelqu'un serait là pour détourner son attention, il serait impuissant. De plus, Andrew Debrooks avait une forte conception de l'honneur et du respect d'autrui, ce qui l'empêchait d'attaquer quiconque ne l'avait pas défié avant. La Mangemort, elle, était seule. Elle n'avait personne. Et n'attaquait que dans l'ombre.

« Tu es par la présente condamné à mort. #AVADA KEDAVRA. »

Altaïr eut l'impression de se faire poignarder en plein cœur. N'ayant aucun mal à imaginer l'éclat de lumière verte se réfléchissant contre les murs de la ruelle, il crut un instant qu'il avait été la cible du maléfice. Il l'aurait souhaité. Mais la douleur était trop insoutenable pour n'être qu'un vestige, bien trop concrète. Il pouvait ressentir cet atroce venin qui circulait dans son corps et qui en atrophiait chaque cellule. Oh qu'elle était authentique cette peur, à l'état pur ! Perdu dans des ténèbres qui se refermaient sur lui-même et qui le piégeaient dans l'incertitude, Altaïr devait affronter un tout nouveau type de souffrance qu'il avait toujours négligé et sous-estimé. Encore une fois, son ennemie avait su jouer la carte qu'il n'attendait pas en s'attaquant directement à son esprit quand bien même cela pouvait entacher son honneur. C'était malsain, mais si rusé à la fois. La blessure physique n'avait que d'éphémère ce que la douleur psychologique avait de permanent.

Puis il y eut le bruit. Privé du sens qu'il considérait comme le plus important, le jeune homme constata à quel point les autres avaient chacun leur grandeur. Il n'eut aucun mal à visualiser la chute d'un objet, d'un corps. Il lui sembla qu'une autre part de lui-même se déchirait à chaque seconde passée dans son impuissance. Le pire était qu'il ne pouvait se permettre de dresser de conclusions hâtives, quand bien même il serait sot de nier l'évidence, quand bien même la mince lueur d'espoir qui lui restait s'estompait. Elle était devenue une rage, une colère sourde qui le rongeait de l'intérieur. Il s'agissait encore d'un coup de maître de la part du masque. N'autoriser aucune manifestation extérieure qui, aussi futile soit-elle, offrait un réconfort égoïste, l'impression de vider son âme. Aucune larme, aucun cri, tout son corps demeurait immobile, insensible, passif. C'était en lui-même que se jouait tout le drame. Il n'y avait rien de plus douloureux. Il refusait d'y croire, se murait dans le déni. Mais la rationalité primait toujours sur ce qu'il ressentait, et tout son être lui intimait que son père était tombé. Pour de bon.

« Ne t'oppose plus à nous. »

Lorsqu'il ne s'y attendait plus, qu'il attendait pour que l'ennemie tourne sa baguette vers lui, il sentit enfin ses entrailles se tordre, la brûlure de ses yeux éteints, un poids s'abattre sur lui. C'est à ce moment qu'il se rendit compte qu'il reprenait le contrôle, comme si on lui donnait une dernière chance pour prouver sa valeur. Mais c'était trop tard, le mal était fait. La voix de son père s'était tue. Altaïr retrouvait ce manque familier qui l'avait accompagné pendant ses longues semaines de recherches. Hanté par le désespoir, le jeune homme s'effondra sur le sol humide et froid de la ruelle, tout en autorisant pour une fois quelques larmes rouler le long de ses joues. Il n'avait pas la force de battre, de jouer à l'héros qu'il n'était pas mais qu'il avait toujours voulu être. Et qui avait été incapable de sauver la vie de son propre paternel. Il abandonnait. Mais ne pouvait pas partir sans un dernier au revoir. Un cri se perdit dans le silence de la nuit quand il fit l'effort de progresser comme un véritable déchet sous les yeux sans doute moqueurs de la garce qui lui causait tant de supplices. À l'aveuglette, il utilisait la douleur qui constituait une véritable partie de lui-même pour éloigner la présence importune de la meurtrière. Pas à pas, il parvint finalement à entrer en contact avec une étoffe rugueuse qu'il n'eut aucun mal à identifier.

Il l'avait haï autant qu'il l'avait aimé. L'avait respecté autant qu'il l'avait défié. Mais au final, les liens du sang finissaient toujours pas reprendre le dessus sur les désaccords, chez les Debrooks. Il n'y avait rien de plus sacré. Il n'avait pas eu le temps de lui dire. N'en aurait plus l'occasion. Alors il s'accrochait fermement une dernière fois à son père, se perdit en lui. Il puisa au fond de lui-même toute la colère, toute la peine, tout le désespoir pour annihiler une bonne fois pour toute l'étreinte invisible qui le liait à la meurtrière. Elle avait cherché à lui enlever son combat quotidien, mais ce faisant elle venait de lui inspirer un autre. Bien plus sombre et tortueux. Qu'importent les choix qu'il devrait faire pour y parvenir, il finirait par trouver son identité et à ce moment-là, il lui arracherait toute raison de vivre. Oh oui, il la retrouverait. Et il voulait se promettre que lorsque cela arrivera, il la fera supplier d'en finir puisqu'elle n'aurait plus rien à perdre. Il ne voulait plus jouer au sauveur de la veuve ou de l'orphelin. Ne plus être ce Phénix qui sacrifiait sa vie au profit du bien commun. Ne plus être un loisir pour les Mangemorts. Dorénavant, plus rien ne comptait plus que sa nouvelle ambition. Comme un ultime devoir ou hommage qu'il lui devait, il vengerait son père et consacrerait sa vie pour y parvenir. Et ça commençait dès que l'obscurité les eut engloutis tous les deux, et qu'ils s'enfonçaient dans des ténèbres dont Altaïr n'était pas sûr de revenir. CRAC.
Beyond the door there's peace I'm sure,
And i know there'll be no more tears in heaven.


Fin pour moi, vous pouvez reprendre vos manigances. Wink
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Message par : Temperence Black, Jeu 2 Fév 2017 - 23:35


Spoiler:
 

Le temps d'une soirée
Avec Ashton Parker


La pluie tombait sans vouloir s’arrêter depuis quelques heures. Une jeune fille, courrait dans une rue puis dans une autre, cherchant à tout prix un endroit où elle pourrait être au sec et au calme. Un endroit loin de chez elle. Ce fut dans un parc qu’elle trouva le lieu recherché. La brune se hissa dans le kiosque à l’abris des regards et se laissa couler contre le bois blanc pour s’asseoir sur le sol. Elle ferma les yeux deux minutes puis se remémora les aventures qui venaient de la pousser à fuir sa maison et ses parents.

Flash-back :


Le soleil était haut dans le ciel et la jeune fille revenait d’un long footing. A son entrée dans la maison, personne pour l’accueillir mais cela était une habitude. Saisissant sa baguette, elle lança un simple °Recurvite° sur ses baskets pleines de terre avant de les poser dans la placard de l’entrée. Elle se dirigeât ensuite dans sa salle de bain où, en retirant son jogging, elle avait pu voir les blessures dues à sa chute dans un buisson d’épine. Elle murmura un bref °Episkey° sur chacune de ses minces contusions qui disparurent presque aussitôt avant de se laisser aller à une douche rapide. Le corps propre, elle enfila un simple slim noir troué aux genoux avec un pull gris.

Ainsi affublée, la brunette se dirigeât d’un pas sautillant dans la cuisine du manoir pour y prendre une pomme aux teintes rosées avant de s’enfermer dans la bibliothèque. Sur le chemin, elle fit tomber un vase de porcelaine claire qui se brisa en mille morceaux. Elle lança un °reparo° sur le vase qui se reconstitua de lui-même puis elle murmura un timide °evanesco° pour faire disparaître la pagaille suivit d’un simple °Orchideus° qui eut pour fonction de faire naître un nouveau bouquet de narcisse pour remplacer l’ancien. Elle pénétra dans la salle froide et d’un coup °d’ Incendio°, un feu se mit à rugir dans l’âtre avant que Temperence n’aille choisir un roman.

Elle avait parcouru chaque étagère une dizaine de fois sans rien trouver d’intéressant. Alors qu’elle commençait à perdre espoir, une idée s’imposa dans son esprit. Une pile de carton se tenait dans un coin sombre et personne, jusqu’à maintenant, ne semblait les avoir aperçu. Temperence balaya d’un coup de main la mince couche de poussière qui recouvrait les caisse avant de s’asseoir à terre et des les ouvrir un à une. °lumos° et la lumière fut, elle pouvait maintenant aisément lire la mince écriture de sa mère sur la couverture d’un carnet vieilli. Eteignant sa baguette d’un simple °nox°, la jeune fille se releva avec ce qui avait tout l’air d’un journal intime ayant appartenu à sa chère et tendre génitrice, Rosalya Julia-Black.

A présent assise confortablement dans le fauteuil moelleux, elle tourna les pages du manuscrit. Vide.... Blanche.... Ce carnet était vierge... Alors, pourquoi l’avoir gardé ? Et si....

« revelio »

Les pages se couvrirent alors de l’écriture fine de la dame Black. Temperence se plongeât ensuite dans les folles aventures de jeunesse de sa mère. Elle ne vit nullement le temps passer ni le soleil se cacher derrière les nuages. D’un coup d’un seul, le livre tomba au sol dans un bruit sourd. Temperence, le teint pâle, ne savait comment réagir à ce qu’elle venait d’apprendre. Sa mère... malade... infertile.... Ce fut ce moment précis que choisit la femme pour rentrer saluer sa fille unique.

Sans même devoir lui parler, elle sut que quelque chose n’allait pas chez sa descendante. A peine eut-elle le temps de lui dire bonjour que la brunette l’insulta de menteuse en lui lançant le carnet avant de s’enfuir en courant hors du manoir.

Fin du Flash-Back


Temperence était assise, le regard dans le vide. Elle ne savait comment réagir à cette nouvelle. Elle ne savait même pas si elle était leur fille. Découvrir de telles choses n’étaient pas ce qu’elle avait espéré en lisant ce foutu livre.
La pluie filtrait au travers de ses vêtements et d’un coup de baguette discret, elle imperméabilisa la veste qu’elle avait tout juste eut le temps de prendre avec un simple °Impervius° que seule une personne suffisamment proche d’elle aurait pu voir.
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Re: Dans un coin sombre

Message par : Ashton Parker, Mar 14 Fév 2017 - 9:12


PV Temperence Black

Certains jours Ashton avait du mal à comprendre comment il faisait bien pour arriver où il se trouvait. C'était à croire qu'un gars derrière l'écran le dirigeait vers des endroits peu recommandables en le faisant exprès. Ce qui était sûr c'était qu'il était bien loin de sa bonne humeur de quelques heures plus tôt. En effet, le sorcier était passé chez Heather pour une bonne partie de l'après-midi. Ce simple fait en soit ne constituait absolument pas une source de bonne humeur, mais le fait est que chez Heather se trouvait Neill et que le voir réjouissait toujours Parker. Même s'il n'était pas toujours là au quotidien, c'était vraiment quelque chose d'assez incroyable de voir le petit sorcier grandir semaine après semaine. Il avait donc profité pleinement de son temps avec lui afin de devoir finalement rentrer. Le moment où il devait partir n'était jamais agréable surtout les fois où il rentrait pour au final trouver un appartement aussi vide que bordélique.

C'était pourquoi le Métamorphomage n'était finalement pas allé jusque chez lui. Il s'était contenté de se balader dans les rues pendant un moment et avait croisé un mec installé avec des ballons sur lesquels était marqué "Free Hugs". Ashton n'avait pas du tout envie de câliner qui que ce soit mais en revanche il avait bien envie d'un ballon. C'est pourquoi à l'aide d'un peu de manumagie discrète, il avait défait un nœud et s'était barré avec un ballon*. Le sang-mêlé avait continué de marcher et la pluie avait commencé à tomber. Bah bien sûr, il était à Londres après tout. Ça aurait été bizarre de pouvoir faire une journée entière sans qu'il pleuve. N'ayant toujours pas spécialement envie de rentrer chez lui, le Lion avait continué à se balader malgré la pluie.

Il s'était arrêté un instant dans une pâtisserie moldue et y avait subtilisé un gâteau au chocolat duquel il avait mangé quelques parts avant de jeter le reste négligemment dans le caniveau. En marchant toujours, il s'était alors rendu compte qu'il se trouvait à quelques pas seulement du Chemin de Traverse. Puisqu'il y était presque, autant qu'il passe y faire un tour. D'autant plus qu'il ne devait probablement pas y avoir grand monde vu le temps qu'il faisait. Et pourtant, en tournant dans un coin relativement peu fréquenté en général, il aperçu une jeune fille assise sous un kiosque à l'abri de la pluie.

- Temps de chien, hein ? dit-il.

Parker s'était installé le plus normalement du monde à côté d'elle, sans demander un seul instant si elle avait envie de se taper la discute avec un gars bizarre qui avait accroché un ballon "Free Hugs" immonde à son sac à dos. Puis, le plus calmement du monde, le sorcier sortit un joint et l'alluma. Après tout, ce n'était pas comme si il y avait grand monde aux alentours pour contrôler ce qu'il fumait, mis à part l'inconnue à côté de lui. Mais sans trop savoir pourquoi il doutait qu'elle soit du genre à courir vers les autorités.


*Toute ressemblance avec une histoire ayant possiblement eu lieu IRL est complètement due au hasard.
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Re: Dans un coin sombre

Message par : Temperence Black, Mar 14 Fév 2017 - 15:08


La pluie faisait du bien, elle remettait les idées en place, elle rafraichissait les cervelles fumantes. L’eau glissait sur le corps de la brune comme sur la cire d’une bougie. Son regard rivé au loin, fixant un point imaginaire dans l’obscurité déserte du chemin de traverse, la jeune fille se repassait en boucle le Marcello de Bach. Une musique calme et mélancolique traduisant à perfection son état mental à l’instant T.

Un regard à sa montre lui indiqua que cela faisait déjà une bonne heure qu’elle était assise ici à réfléchir à tout et à rien. Les nuages continuaient à déverser un milliard de gouttelettes fraîches et le peu de personnes osant mettre le nez à l’extérieur n’y restait guère plus de cinq minutes. La pluie tombait inlassablement sur la pelouse détrempée, des « plocs » sonores retentissaient dans le kiosque lorsque l’eau frappait le bois blanc et abîmé de l’habitacle vétuste. Le froid commençait lentement à apparaître sous la forme d’un fin rideau de brouillard.

La rue déserte et silencieuse rappelait les scènes de film d’horreur. La pluie, l’odeur d’humidité, le fin voile de brume, le silence stressant, les volets claquant contre les murs, le bois craquant sous le poids de l’eau, les contours flous de la lune tapie dans l’ombre d’un nuage gris. Une scène morbide et déprimante s’étalait devant la brune qui avait besoin de réponse à ses questions.

Au-dessus de sa tête, une araignée tissait sa toile avec lenteur. Le fil albâtre luisait sous la lumière sombre qu’envoyait le réverbère délavé et délaissé. Au même moment, une silhouette sombre s’approchait. Les contours étaient flous mais devenaient de plus en plus nets au fur et à mesure que le distance séparant les deux personnes s’amoindrissait. Un objet volant  le suivait, l’objet flottait dans les airs et vacillait au rythme des pas de son possesseur tandis que le vent le balançait comme un bateau en mer. Lentement, il s’approchait d’elle tandis que l’averse diluvienne se transformait en une pluie plus fine et moins tranchante.

L’inconnu gravit les quelques marches et s’assit aux côtés de la brune sans demander s’il pouvait rompre sa tranquillité.

« Temps de chien, hein ? » dit-il.

« Temps anglais » lui répondit-elle avec une légère pointe d’amusement dans la voix face à la nonchalance de l’étrange personnage.

Il était trempé et de fines goutes d’eau tombaient de ses cheveux. Un ballon était accroché à son sac, l’étrange objet volant. L’inscription sur le ballon était claire et lisible. Free Hugs. Dommage pour le jeune homme mais Temperence n’avait pas envie de recevoir ou de donner un câlin à qui que ce soit pour l’instant. Le brun ne semblait d’ailleurs pas d’humeur aux câlins lui non-plus, de plus, la couleur vive du ballon contrastait quelque peu avec son propriétaire à qui la nuit semblait bien convenir.

Son profil lui rappelait vaguement une personne qu’elle avait croisé peu de temps auparavant mais elle ne saurait dire qui. Sans se préoccuper de la présence de la brunette, il sortit une clope étrange de sa poche puis il l’alluma en la coinçant entre ses lèvres avant de recracher un nuage de fumé à l’odeur reconnaissable. Temperence se souvenait de l’homme maintenant. C’était le vendeur, celui à qui elle avait acheté un livre sur les potions avancées. Il ne l’avait pas reconnu mais cela n’était pas étonnant avec toutes les personnes qu’il avait du voir passé dans la boutiques sombre.

« Voila que je vous surprend une nouvelle fois avec une substance illégale, vous êtes vraiment chanceux que je ne sois pas du ministère... »

Le ton détaché qu’avait employé la brunette masquait le sourire se dessinant imperceptiblement à la commissure de ses lèvres. La fumé recrachée qu’elle inhalait sans le vouloir fit renaître quelques souvenirs d’un passé pas si lointain. Un passé qu’elle avait délaissé.
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Re: Dans un coin sombre

Message par : Ariana Hastings, Lun 27 Mar 2017 - 20:23


HRPG:
 


RP avec Leo Keats Gold



La voiture l'avait déposée à Londres. Le conducteur était sympathique – un moldu d'une trentaine d'années qui faisait la navette quotidienne depuis sa maison jusqu'à son bureau – et il avait été facile pour Ariana de lui parler, de lui raconter son séjour en Afrique, et son trajet depuis la cabane au milieu de nulle part. Elle n'avait pas fréquenté beaucoup de monde en Afrique, et quand elle socialisait elle préférait généralement la compagnie des moldus – à l'exception d'une ou deux expériences magiquement étranges – mais maintenant qu'elle était à Londres, Ariana était curieusement attirée par le Chemin de Traverse. Elle n'avait pas oublié comment s'y rendre, elle aurait presque même pu y aller les yeux fermés, mais son pas était lent et inquiet. Elle n'était pas sûre d'être prête à retrouver ce monde...

La rue était animée, comme à son habitude, avec sorciers et sorcières faisant leurs emplettes, et quelques enfants encore trop jeunes pour Poudlard accompagnant leurs parents. Du monde. Du monde partout. Beaucoup trop de monde. Ariana chercha des yeux sa boutique préférée, Fleury et Bott, et poussa la porte, se cachant au milieu des livres pendant quelques heures, dévorant page après page, se replongeant petit à petit dans le monde magique, au fil des mots, des sortilèges, des potions, et des histoires de ces sorciers extraordinaires – jusqu'à ce que le libraire lui annonce que la journée était finie, et que la boutique fermait ses portes.

Ariana se retrouva de nouveau dans la rue – presque déserte cette fois – seule, nulle part où aller. Elle profita d'un café encore ouvert pour s'acheter un sandwich et du jus de citrouille, puis marcha sans but, observant les vitrines plongées dans le noir par leurs propriétaires, et les clients rentrer chez eux. Enfin, quand ses jambes commencèrent à tirer, et ses pieds à fatiguer, Ariana se trouva un coin sombre et reculé où s'asseoir un moment, et peut-être passer la nuit. Elle ramena ses genoux contre sa poitrine et les encercla avec ses bras, dans une position défensive, gardant à l'esprit que sa baguette était toujours à portée de main – juste au cas où – et elle reposa sa tête contre le mur de pierre, fermant les yeux juste un instant.
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Re: Dans un coin sombre

Message par : Leo Keats Gold, Jeu 30 Mar 2017 - 16:01


J'te vois là-bas.
Dans la ruelle. Je te vois.
Et tu m'intrigues.
Si je m'arrête un instant. Est-ce que tu vas me regarder ? Me sourire ? M'écouter ? Ou me jeter.
Tu m'intrigues.
T'es paumée.
Pour être assise par terre dans une ruelle.
Comme ça.
C'est que t'es paumée.
Et moi les paumés.
Je les vois.

J'ai marché. Toute la journée. Dans Londres. J'ai marché droit devant, dans faire attention à où j'allais. Pour oublier. Pour fuir la réalité. Les chimères angoissantes. Les mains le long des murs. Les tâches dans le miroir. Grandissantes. J'ai marché pour m'éloigner du rire du corbeau. Par dessus l'épaule. Pour que les ongles arrête de gratter. Mais le chat du Cheshire m'a suivi jusque là. Je le sais.
alors je me suis arrêté.e.
Parce que j'ai compris que ça servait à rien de courir.
Pour être toujours rattrapé.e.
Alors je me suis arrêté.e.
J'ai soufflé.
Et quand je me suis retourné pour repartir
Je t'ai vue.
Et j'ai pas bougé.
Parce que je ne sais pas pourquoi t'es là. Mais j'ai envie d'aller attendre Godot avec toi.Parce qu'il ne vient jamais. Parce que ça fait vingt-six ans qu'il m'oublie. Et que si je peux attendre quelques instants avec quelqu'un
C'est toujours ça.

Alors je m'approche.
En silence.
T'as presque l'ai endormie. Et j'ai pas envie de te réveiller.
Alors je m'approche.
Et glisse au sol en face de toi.
M'assoit.
Parce que j'ai tout mon temps.
Parce que j'ai pas envie d'être tout seul ce soir.
Avec les cauchemars.
Getting drunk with the blue caterpillar.
Alors on se connait pas.
Mais reste un peu
S'il te plait.
Moi j'veux rester.

T'attends quoi ?

J'attends la vie.
Un peu de sursis.
Une banalité trop espérée, jamais atteinte.
J'attends une chance aussi. De tout réparer.
De tout fixer.
J'ai tout le temps pour ça de toute façon.
Toute la nuit.
toute une semi-vie.
Addiction à la non-solitude.
Tentative de non-suicide.
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Re: Dans un coin sombre

Message par : Ariana Hastings, Dim 9 Avr 2017 - 21:55


Elle ne s'y attendait pas. Elle ne s'attendait pas à ce que quelqu'un vienne s'asseoir juste là, en face d'elle, dans la rue. Il s'est approché en silence et il a glissé au sol pour lui faire face.

Ariana avait fermé les yeux et s'était endormie. Enfin, peut-être. En tout cas il faisait nuit maintenant, elle était assise par terre sur les pavés sales de Londres, et un homme était installé en face d'elle. Il la regardait sans vraiment la regarder.


« T'attends quoi ? »

Elle n'était pas sûre que la question lui était vraiment destinée, mais en même temps celle-ci semblait tellement correspondre à son état d'esprit. Qu'est-ce qu'elle attendait ? Quelle bonne question ! Elle attendait que le temps passe, que les choses aillent mieux, que les mauvais souvenirs cessent de remonter à la surface. Peut-être qu'elle attendait que quelqu'un la sauve, ou au moins lui jette une corde pour l'aider.

Elle ferma les yeux de nouveau, pendant une seconde. Quand elle les rouvrit il était toujours là.


« Je ne sais pas. » murmura-t-elle. « J'attends... »

Elle respira profondément. Elle n'avait pas de réponse. Elle regarda autour d'elle. Les rues vides et sombres, les rares passants.

« La vie je suppose. C'est possible d'attendre la vie ? »

Ses yeux piquaient. Est-ce qu'elle pleurait ? Elle secoua la tête. C'était ridicule, elle n'avait aucune raison de pleurer. À part peut-être à cause de sa solitude, de son chagrin toujours présent. Oui, c'était sûrement ça qu'elle attendait, une réponse, une solution.
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Re: Dans un coin sombre

Message par : Leo Keats Gold, Mar 13 Juin 2017 - 15:03


J'ai peur. Peur que tu partes en me voyant. Même si je suis pas bien effrayant. Peur que tu me prennes pour un type étrange. Mal intentionné. Parce que je ne suis même pas intentionné tu sais. Je suis là par dépit. Par oubli. Par ennui. Je passe ma vie à attendre. Mais ce soir j'ai pas envie d'attendre tout seul. J'ai pas envie que la nuit arrive, englobe toute trace de vie. Du coup je reste là. A attendre que tu bouges à ton tour, que tu me vois. Que le contact se fasse. C'est le premier le plus dur. Faut l'arracher. Comme un pansement.
Brusquement.
Et ensuite ça va mieux.


« Je ne sais pas.  J'attends... »

Je hoche la tête. Y a pas besoin de plus, je comprends. Je passe ma vie à attendre, puis à m'enfuir quand il est temps. Temps de quoi, je ne sais pas non plus. Mais je cours sans arrêt en attendant qu'on me rattrape. Et ça n'arrive jamais. Peut-on attendre désespérément quelque chose en sachant pertinemment qu'il ne viendra pas ?
Je n'en sais rien.
Mais j'attends.
Peut qu'un jour je saurai ce qu'on me guette dans le noir.

 « La vie je suppose. C'est possible d'attendre la vie ? »

J'hochais la tête, j'avais arrêté de l'attendre moi, en voyant qu'elle ne venait pas jamais. J'en pouvais plus d'espèrer la voir se dessiner. Alors j'avais abandonné pour l'instant.
Et j'attendais maintenant que ça revienne.

Certains vivants attendent bien la mort.  Alors pourquoi pas le contraire ?

Attendre une demi-vie. Une impulsion.
Qui ferait repartir la machine
Le souffle
Le coeur
Les sentiments qui ne fonctionnent plus si bien.
J'aimerais bien.

Alors oui je pense qu'on peut attendre la vie. Que ça fait un mal de chien, dans la poitrine, dans la tête et dans les os. Mais que si on y arrive, si on tient le coup, ça vaut toujours la peine.

T'attends depuis longtemps ?


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Re: Dans un coin sombre

Message par : Ariana Hastings, Lun 10 Juil 2017 - 19:49


Il hocha la tête, comme s'il comprenait exactement ce qu'elle voulait dire par là, alors qu'elle-même n'en était pas trop sûre.

« Certains vivants attendent bien la mort. Alors pourquoi pas le contraire ? »

La phrase tomba comme un coup de marteau sur le moral d'Ariana. Oui, certains vivants attendent la mort. Peut-être en faisait-elle partie en fait ? Peut-être que la vie n'avait plus rien à lui offrir et que c'était ça qu'elle attendait réellement, la mort ?

« T'attends depuis longtemps ? »

Il lui avait posé la question comme si la conversation tournait autour de l'ouverture d'une boutique. Est-ce qu'elle attendait la vie depuis longtemps ? Quelle question étrange ! Et puis, elle n'était plus très sûre maintenant, il l'avait perturbé avec ses réflexions, et elle ne savait plus si la vie était vraiment pour elle.

« Vous pensez qu'on peut se tromper ? » demanda-t-elle. « Être persuadé d'attendre la vie, mais en fait ne vouloir qu'une chose : que la mort nous délivre ? »

C'était sombre, elle n'avait jamais eu de pensées aussi sombres, et elle se faisait presque peur à elle-même, mais la question semblait légitime.

« La vie et la mort sont-elles interchangeables au point qu'on ne sait plus vraiment laquelle des deux nous ferait le plus de bien ? »

Elle le regarda sans vraiment le voir. Et lui, qu'est-ce qu'il attendait lui ? Il avait l'air d'un fantôme, pas vraiment vivant, pas vraiment mort. Peut-être que c'est ce qu'il était en réalité. Peut-être qu'elle avait des hallucinations. Tout était possible, et ce ne serait pas la première fois !

« Êtes-vous réel ? »

Elle devait en avoir le cœur net, elle ne pouvait pas continuer à parler avec des esprits, surtout avec ceux qui l'avaient quitté ! Ce n'est pas sain, aurait dit sa mère.
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 Dans un coin sombre

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