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Une campagne anglaise
Lilith Bee
Lilith Bee
Gryffondor
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Année à Poudlard : Diplômé(e)

Matière optionnelle : Pas encore disponible

Spécialité(s) : - Permis de Transplanage


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Une campagne anglaise
Lilith Bee, le  Jeu 11 Sep - 21:07

Bonjour à tous!
Je viens poster ici une histoire inspirée du film "Raisons et sentiments", lui même adapté du roman du même nom.
Pour tout avouer, c'est le personnage joué par Alan Rickman, le Colonel Brandon qui m'a donné envie d'écrire cela...
Je vous préviens, j'ai écrit la deuxième partie il y a bien 2 ans déjà, et j'ai repris la rédaction il y a 6 mois, incluant un "début"... Il est donc possible que se soit un peu décousue... Soyez donc indulgent, même si j'ai repris quelques truc, c'est tout de même un premier jet...
Vous allez surement rire, je n'ai pas eu beaucoup d'imaginations au niveau des noms. Wink
Je suis bien sur friande de critiques constructives. Smile


Une campagne anglaise, Tout  à coté de Bristol

Il était tard, le soleil se couchait tout juste sur ce bout de campagne anglaise.
Eloïse Granger courait à perdre haleine dans les hautes herbes qui lui chatouillaient les chevilles. Sensations adorées lorsqu’elle était enfant et que son père l’amenait pécher.
Elle courait jusqu’au point de rendez-vous que lui avait donné Charles, tant et si bien qu’elle tomba et se tordit la cheville, déchirant au passage une dentelle de son jupon. « Mince. Pensa-t-elle, voilà autre chose que je devrai expliquer à maman en rentrant... »
Eloïse n’aurait jamais du être là, les jeunes filles de bonne famille, même pauvre ne sortent pas sans chaperons, encore moins à la tombée de la nuit ! Mais Eloïse ne voulait pas être une jeune fille de bonne famille et la promesse d’un baiser volé au clair de lune la faisait bien plus vibrer qu’une soirée à coudre près de la cheminée.
Charles était un jeune homme beau comme la jeunesse le permet. Elle l’avait apperçu plusieurs fois au marché avec son frère. Les deux hommes s’étaient connus lors d’une campagne contre les Français. Le frère d’Eloïse, Edward, en était revenu les yeux tristes. Charles lui, avec une méchante blessure au talon. Estropié, il vivait sur l’argent de sa famille et de ses quelques riches maitresses.
Lorsqu’ils se croisaient, les deux anciens camarades se rappelaient leurs aventures et Eloïse, souvent à l’écart de ses récits d’hommes, pouvait observer l’ancien soldat à loisir. Il était grand et fin, un nez aquilin, et des cheveux blonds et souples à en faire pâlir d’envie la moindre petite fille.
Ses yeux, noirs, contrastés avec sa peau claire et lui donnaient un air constamment moqueur. C’est ce qui avait attiré l’attention d’Eloïse.
Un jour, alors qu’elle écoutait les récits de son frère, il posa les yeux sur elle. Un profond trouble s’empara d’elle, et sur le retour elle ne fit que rêvasser à son regard perçant sur sa gorge pourtant décemment couverte.
Et ce petit manège se répéta, de semaines en semaines. Eloïse insistait pour accompagner Edward, qui comprenait de plus en plus le petit jeu de sa sœur. Il ne s’en inquiétait pas puisqu’après tout Charles devait partir rejoindre de la famille à Londres avant la fin de l’été.
Le dernier jour avant son départ, Edward les laissa tous les deux le temps de saluer une ancien ami de leurs père, et pour la première fois, Charles adressa la parole à Eloïse.
"-Je suis l’homme le plus triste d’Angleterre.
-Pourquoi ? demanda Eloïse avec une voix fluette et timide qui ne lui ressemblait pourtant pas.
-Je n’aurai plus le plaisir de pouvoir contempler la plus jolie fille qu’il m’ait été donné de voir. "
Elle sentit ses joues rougir et son cœur s’emballer. Elle, brune comme le sont les gens de passage, pouvait intéresser un garçon de sa stature.
"-J’aimerais vous revoir avant de partir demain. Sa voix était claire et grave à la fois. Il continua sur le ton de la confidence.
Ce soir, dans le champ derrière la colline au coucher du soleil. Serez vous là ? Non, ne me répondez pas, je le verrai par moi-même. Je vous attendrai jusqu’à l’aube s’il le faut. Après il me faudra partir. "
Le reste de la journée, Éloïse le passa à mettre au point les détails de sa fugue nocturne, l’air absent et des étoiles dans les yeux.
Le soir venu, elle prétexta être incommodée pour pouvoir se retirer dans sa chambre. Elle s’y prépara rapidement en rêvant à son bel éphèbe. Peut être allait-il lui proposer de le suivre ? Le ferait-elle ? Oh oui, partir à l’aventure, quitter enfin son devoir et surtout ne pas avoir à épouser un de ses prétendants tous plus laids les uns que les autres, mais surtout riches et ennuyeux à mourir.
C’est habitée par ces pensées de fuite, qu’elle se hâta de le rejoindre dans le champ adjacent de ceux de sa famille.
Arrivée au pré, elle aperçu la silhouette de Charles, un brin d’herbe entre les dents, adossé à une souche sèche. L’entendant arriver, il se retourna.
Ses yeux ne ressemblaient plus à ceux qu’elle lui connaissait, ses cheveux étaient hirsutes et il sentait l’alcool.
Son premier réflexe eut été de partir, pourtant une pensée l’attendri : il devait être vraiment affligé par son départ prochain pour Londres pour boire plus que de raison.
La voix qui sortit de sa bouche était rugueuse. Toujours grave, mais sans une once de gentillesse ou de douceur comme elle avait pu l’imaginer.
"-Alors petite aristo, on est courageuse ? Depuis quand les jeunes filles sortent de chez elles seules ? Je te plais tant que ça ?"
Il ne l’attendrissait plus du tout. Elle fit mine de partir, mais d’un pas il était à ses coté et lui tenait le bras.
Elle se senti alors partir en arrière alors qu’il lui faisait un croche patte. Les cheveux dans une motte de terre, elle sentait maintenant l’odeur de l’herbe humide mélangée à celle du mauvais whisky. Sa cheville lui lançait.
Elle comprit, trop tard, qu’elle avait été bien naïve et qu’il ne lui avait pas donné un rendez vous secret pour lui voler un premier et dernier baiser chaste avant le grand voyage.

Au matin, Edward fut réveillé par sa mère qui hurlait : Eloïse avait disparu. Après avoir fouillé les cuisines et les parterres de fleurs où elle se réfugiait parfois les nuits d’insomnie, il se résolu à partir à cheval dans la prairie.
Désespérant de retrouver sa sœur, il allât trouver Alan, un ami de la famille de longue date.
Alan habitait la bâtisse la plus proche du domaine des Granger. Pour être exact, il habitait une partie du domaine puisqu'il avait été chargé de s’occuper des terres et des enfants de John Granger à son décès. L’année de ses 29 ans, Alan avait lié des liens d’amitié fort avec le père de famille en l’aidant pour de nombreuses affaires. Il voyageait pour lui, lui évitait bien des déconvenues face à des marchands bien mal avisés, et d’un simple arrangement commercial, leur entente était devenue amicale. Sentant la maladie l’emporter John avait alors demandé au jeune homme de veiller sur ce qu’il avait de plus cher : ses terres et sa fille.
L’homme de grande stature qui ouvrit à Edward ce matin là n’avait plus 29 ans, mais approchait de la quarantaine. Il n’avait rien perdu de son charisme, simplement quelques cheveux argentés agrémentaient son front peu dégarni, ses yeux gris avaient toujours leur vivacité malgré les marques du temps.
"- Eloïse n’est plus à la maison." lui dit Edward sans mélodrame ni fioritures.
Le sang d’Alan ne fit qu’un tour. Sans même seller son cheval il partit aider Ed dans ses recherches, prenant un autre chemin pour augmenter leurs chances de retrouver la jeune imprudente.

Au bout d’une heure Edward l'aperçue enfin alors qu’il fouillait le voisinage. Éloïse était sale, le visage tuméfié, son jupon déchiré et la cheville écorchée, quelques gouttes de sang tachaient ses vêtements. Elle semblait presque dormir, les poings serrés et le visage grave. Pendant un instant il cru qu’elle était morte, et une boule d'angoisse monta dans sa gorge. Alors qu'il accourait vers son corps immobile, il vit qu’elle le regardait faiblement entre ses paupières entrouvertes. Reconnaissant son frère, Éloïse se redressa quelque peu.
"- Maman va me tuer". Dit-elle avant d’exploser en sanglots.
Edward descendit de cheval, pris sa sœur dans ses bras le plus délicatement possible et la ramena au manoir sans poser de questions.
Jamais elle ne raconta comment elle s’était retrouvée dehors. Jamais elle ne raconta sa nuit. Sa mère et son frère mirent ça sur le compte d’une chute après une sortie nocturne, lubie habituelle d’Eloïse malgrè les remontrances fréquentes de Lucy Granger, sa mère. Trop inquiets de l’état de la jeune fille, ils ne prirent même pas la peine de lui faire la leçon.
Edward, qui communiquait avec Charles par lettres raconta cette histoire à son ami qui s’inquiéta, le plus hypocritement du monde, de l’état d’Eloïse. Au bout de quelques semaines, Eloïse ne boitait plus que légèrement et toute la famille décida que l’on ne parlerait plus de l’incident. Alan, qui était venu régulièrement prendre des nouvelles trouvait sa chère Eloïse lointaine et peu encline à la discussion, elle qui d’habitude le gratifiait de longs discours taquins sur son célibat et lui demandait toujours avec curiosité de raconter ses voyages d’affaire.
Il mettait ça sur le compte d’un chagrin passager. En effet, il savait par Edward, avec qui il gérait les affaires de la famille, qu’elle avait eu un béguin pour ce garçon partit à Londres.
Cela leurs faisait un pincement au cœur de savoir Eloïse éprise d’un jeune homme. Chacun pour des raisons différentes : le frère ne voulait pas voire grandir sa petite sœur, l’ami lui nourrissait une affection toute particulière pour Eloïse. Mais ils devraient bien un jour l’aider à se marier comme ils en avaient fait la promesse au défunt père.
10 mois après son départ, Ed reçu un lettre de Charles lui disant qu’il rentrait pour quelques semaines afin de régler des affaires de son oncle dans le Bedforshire.
Pensant égayer sa sœur il lui annonça. Pour toute réponse, elle refusa de l’accompagner au village, et partit s’isoler au jardin.

Avec le retour du printemps, Alan se languissait de retrouver Eloïse comme il la connaissait. Il pensa alors à une balade tous les deux. La mère en serait ravie, elle faisait une confiance aveugle à Alan concernant ces enfants.
Un jour qu’ils étaient en train de nettoyer la tombe du père d’Eloïse, il lui demanda.
"-Me feriez vous l’honneur de m’accompagner pour un pic nique? "
Elle n’avait pas de raison de refuser, mais comment lui avouer que l’homme qui l’avait déshonoré était de retour en ville ? Comment lui dire que sortir lui faisait atrocement peur ? La boule au ventre elle accepta, mais demanda à ce qu’on ne s’éloigne pas trop du domaine familial.
Alan avait vu son sourire lorsqu’il était venu l’inviter, mais il avait aussi remarqué le voile sur ses yeux de jade quand il avait lancé l’idée d’un pic nique…
La matinée de cette fameuse journée, Eloïse se prépara avec attention, en essayant d’oublier l’homme au cheveux d’or qui hantait ses cauchemars.

Allan arriva à l’heure, comme à son habitude, mais son cœur battait plus fort qu’il ne l’aurait souhaité. Il n’espérait rien de ce déjeuner sur l’herbe, avec ces cheveux grisonnants et son visage fatigué il ne voyait pas comment une jeune femme comme Éloïse pourrait céder à ses avances. Et de toute manières il n’était pas homme à en faire. Et pourtant, quand elle portait ses mains à son visage pour cacher ses éclats de rire, ou qu’elle tirait nerveusement une mèche de ses cheveux il ne pouvait s’empêcher de l’imaginer blotti contre lui, ses petite mains caressant son visage buriné par le temps.
Quand il permettait à son esprit de vagabonder, ce qui était rare, il s’imaginait retrouver ses ardeurs d’autre fois, et couvrir son corps de baisers.
La voix de la femme de chambre le sortie de sa torpeur. Il la salua, et attendit patiemment qu’ Eloïse descende pour l’aider à monter sur la jument qu’il lui avait amenée pour l’occasion.
Pendant le balade, il eu tout le temps de l’observer.
Ces cheveux de jais tombaient en mèches fines sur la nuque, ses yeux verts brillaient, et son teint plus halé que les gens d’ici lui donnait un air presque exotique. Elle était d’une beauté saisissante à la lueur du soleil timide de fin de matinée. Malgré tout il sentait une raideur dans sa manière de monter qui ne lui était pas habituelle. Elle riait à ses blagues, mais il ne la sentait pas là.

Du haut de Blanche, sa jument, Eloïse tentait de se concentrer pour ne pas trembler. Pourtant cet homme qui l’accompagnait l’avait tant rassuré.
Lorsque son père était mort, Allan avait été là pour aider sa mère a organiser les funérailles. Il avait protégé sa fille et son fils de tous les prétendants de la jeune veuve. C’était encore un fringant jeune homme d’à peine 29 ans, dont le défunt avait fait la fortune en lui confiant une partie de ses terres. Eloïse elle venait de faire 12 ans, mais elle comprenait déjà qu’Allan ne sortirait pas de leur vie comme ça.
5 ans plus tard, alors que son frère lui avait expliqué qu’il serait bientôt temps pour elle de se marier avec un homme de bonne famille, il l’avait trouvée a genoux en train de pleurer sur les tulipes qu’ils avaient planté ensemble à l’automne précédent.
Avec toute la douceur qui la caractérisait, elle s’était simplement relevée en camouflant tant bien que mal les traces de son chagrin quand elle avait entendu des pas. Mais quand elle l’avait vu, elle avait lâché les dernières barrières et s’était écroulée dans ses bras en lui expliquant qu’elle ne voulait pas se marier. Pas avec un inconnu, et encore moins un homme de « bonne famille ». Elle, elle voulait naviguer, elle voulait partir au galop le long de la campagne anglaise, elle voulait porter des pantalons, et rencontrer un soldat, un paysan, ou même un commerçant avec qui elle parcourrait le monde.
« Vous n’êtes pas une jeune fille comme les autres Éloïse. Avait-il alors dit avec un sourire triste.
-Mais ma vie ne sera rien de plus que celle d’une jeune fille comme les autres… »
Sans savoir quoi répondre, il l’avait raccompagnée jusqu'au salon de sa mère. Son regard sur elle avait changé ce jour là. Les larmes qui faisaient briller ces yeux clairs et qui coulaient le long de son visage encore marqué par l’enfance l’avaient ému. Cette émotion avait provoqué en lui une envie autre que celle d’un père ou d’un frère tel qu’il le ressentait jusque là.
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