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Harry Potter 2005 :: ~¤~ Pré-au-Lard ~¤~ :: Rues de Pré-au-Lard
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Honeydukes
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Liskuvo Kalsi
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Re: Honeydukes

Message par : Liskuvo Kalsi, Sam 22 Avr - 22:47


Je t'ai inventé une couleur pour que ce soit plus joli. Ange

Les slips sèchent sur le fil à linge. Une expression bien connue de la plupart des personnes qui ont du mal à faire la lessive. En fait la signification de cette phrase est très simple. Elle veut dire que parfois il faut laisser les choses faire et se passer avant qu'elles soient prêtes à être ré-utilisées. C'est simple quand même. Maintenant le lecteur lambda se demandera l'utilité de cette phrase dans une situation comme celle-là. Le Liskuvo Kalsi perdu en plein Honeydukes seul alors que le reste des gens sont par groupes.

Et bien c'est pourtant évident et le lecteur intelligent l'aura compris, en fait après avoir laissé mon bonheur sécher quelques jours je pouvais de nouveau le réutiliser et faire acte de présence heureuse dans une boutique ou elle est demandée. Puis en vrai, c'est quand même intéressant comme endroit, j'ai l'impression que le monde entier s'est donné rendez-vous là-dedans alors qu'au final y'a pas vraiment grand monde. C'est étonnant comme remarque, et là on se dit que je deviens fou alors qu'en fait non, je suis sain d'esprit pauvres fous. C'est juste que je sais prendre du recul. Moi. Apprenez la leçon je vous prie voix dans ma tête qui font n'importe quoi mais qui me somment de partir parce qu'un danger, faux de surcroît, est imminent. Déjà vous êtes pas des centaures et puis si vous dites ça c'est du plagiat de celui qu'on a rencontré pendant le cours de soin aux créatures magiques dans la forêt. Donc maintenant vous vous taisez et vous me laisser tranquille, je suis dans une boutique et je compte bien y rester.

Mais il suffit d'un instant où je décide de pas regarder devant moi pour qu'une toute jeune fille me rentre dedans, tiens. C'est fâcheux comme situation, j'aurais peut-être du laisser mon slip à sécher plus longtemps si c'est pour qu'il m'arrive des trucs comme ça...

- Heu...je...je suis désolée.

Je la regarde un instant puis me rend compte qu'elle est beaucoup trop jeune pour que je m'énerve contre elle. Je vais pas la faire pleurer non plus, elle pourrait être ma petite sœur, elle ressemble à me petite sœur d'ailleurs. Et jamais au grand jamais je ne hausserai la voix contre cette personne. Donc je la regarde en souriant, puis je jette un oeil à tous les bonbons tombés par terre.

- C'est moi qui suis désolé ! Je ne t'avais pas vu. Je vais t'aider à ramasser ça...comment tu t'appelles ?

Ce disant je me penche et ramasse les bonbons uns à uns en les mettant au creux de ma main, elle en a acheté des bonbons.
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Re: Honeydukes

Message par : Liskuvo Kalsi, Dim 23 Avr - 12:18


Alors que les ânes broutent dans le pré, les cerises tombent de l'arbre. Encore une fois une phrase emplie philosophie qui me vient à l'esprit pendant que je récupère les bonbons de la jeune fille. Par cette phrase il faut comprendre deux choses. Tout d'abord le pré fait évidemment référence à Pré-au-Lard. Lieu de rencontres perpétuelles et de mystères encore à découvrir. Ensuite si on réfléchit sur ce que sont les ânes, on en vient rapidement à se rendre compte qu'ils représentent la nature humaine qui se butent à venir dans ce genre de boutiques pour s'amuser.

Après on peut se demander ce que sont les cerises et cet arbre. Et bien on peut en venir à la conclusion que c'est cette fille qui se tient, là, devant moi, et qui a fait tomber des cerises, c'est à dire des bonbons, peut représenter un arbre. Elle parait toute chétive mais c'est sûrement l'arbre qui cache la forêt de fruits rouges, elle est robuste à l'intérieur d'elle-même. J'aime ce genre d'arbre. C'est sûrement un chêne ou un baobab. Vu sa taille on peut éliminer le baobab en fait. Puis les cerises ça pousse pas dans les baobabs, soyons sérieux deux minutes. M'étonnerait pas qu'elle s'appelle Chêne ou quelque chose comme ça.

Mais si je me pose autant de questions c'est pour cacher le malaise que laisse le mutisme de ce chêne au milieu du champ d'ânes qui n'ont rien remarqués et qui continuent de goûter à tout comme si c'était évident qu'il fallait manger tout dans cette boutique. Ils broutent, ces animaux.

- Désolé, j'était perdu dans mes pensés ! Je m'appelle Chloé, Chloé Grin. Et toi ? Enfin, vous. Pardon Vous

Pas de Chêne du coup, dommage. Ce sera pour la prochaine rencontre. Prénom commun d'ailleurs. Par contre elle m'a vouvoyé, c'est marrant ça. Je suis jeune pourtant, plus vieux qu'elle d'accord mais c'est sûrement pas une raison pour me parler comme à un vieux. Ça va pas bien dans sa tête. Je préférerais être un âne que de me faire traiter d'adulte quand même.

Je ramasse la dernière cerise qu'elle a fait tomber sur le sol en riant de son idée saugrenue puis mets tout ce que j'ai récupéré dans le sac prévu à cet effet. Puis je relève la tête et lui sourit. C'est beau cette naïveté.

- Je suis Liskuvo Kalsi, préfet Poufsouffle, mais pas la peine de me vouvoyer je suis pas si vieux que ça !

Ouai d'accord ça m'a marqué et je sais pas trop comment je suis censé le prendre. Sûrement pas trop mal parce que ça veut dire que je fais plus vieux mais en même temps je suis un peu vexé. Enfin c'est bizarre. Mais pas grave, j'aurais pas à m'y faire puisque je l'ai prévenue de plus le faire, quel don magnifique que la parole, c'est pas les ânes dans la boutique qui auraient fait ça.
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Re: Honeydukes

Message par : Liskuvo Kalsi, Ven 28 Avr - 19:06


Le caoutchouc est mort d'une tuberculose, le malheureux. Ceci dit si on parle du caoutchouc qui sert à se faire manger par les clients du magasin alors heureusement qu'il est mort. Parce que manger du caoutchouc vivant c'est pas trop mon truc vous voyez. Alors si il est mort, quelle que soit la raison, c'est qu'il y a une raison. Si ça se trouve il l'avait cherché et maintenant il patauge dans la catastrophe en attendant qu'une âme innocente accepte enfin de le manger. Cette âme innocente qui se trouve sous la forme de cette jeune fille qui patauge elle aussi, mais dans les larmes elle.

Je me sens un peu penaud quand je la vois éclater et pleurer comme ça. Je pensais pas qu'une mention de poste à Poufsouffle pouvait générer autant de peine chez une personne. Compliqué tout ça, vais encore devoir aider quelqu'un alors que j'avais rien demandé. Je voulais juste sourire aux gens et critiquer le monde entier par la même occasion et voilà que je me retrouve dans la galère d'aider une Poufsouffle elle aussi, parce que c'est ce qu'elle me dit, qu'elle "y était". C'est bizarre d'ailleurs qu'elle utilise le passé. Elle fait très jeune pourtant, pas du tout du genre à avoir quitté l'école. Je hausse un sourcil devant sa déclaration, mais bon. On va rien dire pour l'instant.

- Je suis désolé, c'est juste repensé à mes instant de bonheur passé à Poudlard.... Mais maintenant, tout est fini !!!

Hein ? Mais...je comprends rien, là c'est compliqué quand même. Cette fille fait très personne totalement perdue qui voit son monde s'écrouler devant elle sans rien pouvoir faire. Comme Lyan, mais en moins pire. La serpentarde était beaucoup trop loin dans le délire et dans beaucoup trop de douleurs pour qu'elle ressemble à cette fille, mais ça fait le même effet émotionnel, rapidement submergée.

Elle pleure dans une moindre mesure maintenant. Ce sont plus des éclats comme tout à l'heure. Heureusement, parce que je savais pas vraiment quoi lui dire moi à cette p'tiote. Je veux bien qu'elle me raconte sa vie si elle y tient tant mais je doute que ce soit vraiment intéressant et je risque de m'ennuyer. Mais bon, si elle est de Poufsouffle autant s'en occuper un petit peu.

- Ça va ? T'as pas l'air très bien. Le mieux ce serait de prendre l'air, viens.

Ceci dit je me dirige vers l'extérieur. Elle suivra. C'est plus simple de penser comme ça. Parce que sa tuberculose est ramassée et qu'elle est toujours morte et réduite à l'état de caoutchouc. Faut dire que y'a pire comme état j'suis d'accord. Y'a le plastique décédé par tétanos. Mais lui on lui a rien demandé.

Je pousse la porte du magasin et me remet à respirer l'air de l'extérieur. Ça va lui faire du bien cet air. À défaut de pouvoir faire grand chose autant qu'elle se mette pas à pleurer devant le monde entier.
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Re: Honeydukes

Message par : Liskuvo Kalsi, Lun 1 Mai - 11:20


Quand les abeilles tombent dans le trou, les papillons s'envolent. Cette petite abeille jaune et noir a l'air particulièrement bouleversée par la vie. Du coup nous nous envolons de ce trou qu'est la boutique. Depuis l'extérieur tout semble plus facile, même si Chloé paraît sur le point de sombrer dans la dépression la plus intense. Mais en lui trouvant du miel, le caoutchouc de la dernière fois rappelez vous, et bien elle sera peut-être de meilleur humeur et deviendra papillon. La mutation de l'abeille au papillon est souvent source de désordre.

Un long soupir plus tard elle m'annonce son souhait de s'en aller. Je la regarde en souriant, si elle veut s'en aller c'est que ça va mieux. Cependant elle n'esquisse pas un seul mouvement, je la regarde un peu étonné. Mon intelligence faisant comme à son habitude un travail phénoménal je suis incapable de comprendre ce qu'il se passe et le pourquoi du comment ça se fait qu'elle ne bouge pas. Si elle attend que je lui donne mon approbation pour s'en aller on est pas rendus.

Du coup je ne cille pas non plus, réfléchissant aux moyens mis à ma disposition pour lui venir en aide. Pour l'instant elle est toujours une abeille mais la mention de l'heure de vol me fait penser que sa transformation en papillon est prochaine. Seulement quelques paroles échangées, peut-être, pourrait la faire devenir ce magnifique insecte qui hypnotise le monde entier. Un papillon. Et quand on est pas un pillon on ne peut être qu'un papillon. C'est super simple.

Bon maintenant faut qu'elle s'en aille par contre, ou alors elle veut vraiment mon approbation, ce qui serait fâcheux parce que je suis pas censé faire ce genre de chose. Je ne bouge pas non plus, le moment est très gênant. C'est bon maintenant elle a plus besoin de moi, surtout si elle s'apprête à faire une heure de vol, ça lui fera du bien. Mais une question me brûle les lèvres, sans vouloir sortir pour autant. Les aventures avec les élèves déprimés je commence à en avoir ma claque.

Si elle pouvait s'en aller tout irait pour le mieux dans le meilleurs des mondes, rien à dire rien à faire et un sentiment d'avoir "un peu" aidé mon prochain, très Poufsouffle comme sensation. Ça tombe bien c'est ma maison, alors on va dire que j'ai bien fait.

- Tu veux que je te raccompagne ? Suffit que je me trouve un balai et je te suis le temps que ça aille mieux.

Ouai bah la dernière phrase est clairement là pour qu'elle me dise non, parce que j'ai pas envie. Donc maintenant la balle est dans son camp mais j'aimerai bien qu'elle ne me la renvoie pas.
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Re: Honeydukes

Message par : Liskuvo Kalsi, Dim 7 Mai - 10:06


Merci. :3

Finalement elle est plutôt chouette cette petite, il faut dire aussi qu'au milieu des ânes, une petite abeille ça se remarque. Enfin dans ce cas-ci c'est plutôt mal qu'elle soit noir et jaune, pas pour la couleur ni le fait d'être à Poufsouffle évidement, je me comprends, en temps que préfet je ne peux pas ainsi me permettre de dénigrer ma maison de la sorte, ce ne serait pas aimable pour les personnes comme cette petite qui compte sur nous. Non, quand je parle d'elle en temps qu'abeille négativement c'est parce qu'au delà de ça elle pourrait devenir quelqu'un d'autre d'encore mieux si elle sortait de cet état assez triste dans lequel, elle semble enfoncée jusqu'au cou. C'est quand même intrigant cette manie que nous avons à toujours vouloir être mieux que ce dont nous avons l'air. Puis au final c'est plutôt pas mal une abeille, ça vole, ça fait du miel… La grande classe quoi !

La petite jaune en question semblait d'ailleurs avoir eu le même raisonnement car elle parut tout de suite plus joyeuse. Deux remerciements et un enthousiasme revenu pour…Pour pas grand-chose en fait…Elle sait se contenter de peu et ça c'est vraiment une qualité rare chez les gens de nos jours, enfin je ne vais pas radoter, nous avons tous nos propres défauts. Je soupire intérieurement de soulagement qu'elle ne m'ait pas demandé de l'accompagner, j'aurais été bien embêté par la situation dans laquelle je m'étais mis en posant cette question polie pour la forme sans réelle envie derrière. Comme on dit : c'est l'intention qui compte… Il faudrait quand même supprimer quelque phrase qui ne serve à rien dans notre vie quotidienne. Quelqu'un peut-il vraiment répondre « non » lorsqu'on lui demande de nous passer le sel à table ? Je ne pense pas mais il y a tellement de choses inutiles qu'on ne fait même plus attention. Grave erreur pourtant !

La petite abeille, main sur le manche de son balais s’apprêtait à décoller ou plutôt à se métamorphoser donc, si je suis la logique irrationnelle qu'avait pris mes pensées. Mais au moment où elle allait enfin changer de couleur, la voilà qui dans une illumination soudaine se rappela qu'elle était venue acheter des bonbons. Soupirant, je la regarde courir jusqu'à l'intérieur de la boutique. Ah, c'est malin, elle retourne dans son trou ! Je me demande si je ne devrais pas la suivre mais fini par hausser les épaules et l'attendre dehors. Elle revient quelque instant plus tard les mains chargées de nourritures sucrées. J’espère qu'elle est capable de voler à une main ou du moins qu'elle à des poches assez grandes pour mettre tout ce qu'elle vient d'acheter parce que sinon, le petit papillon ne va pas faire long feu dans le ciel. Ce serait quand même dommage qu'il pleuve des bonbons au dessus de Prè-au-Lard. Enfin dommage pour elle bien sûr… Mais toujours mieux que s'il doit se mettre à neiger des Chloé, oui ça serait vraiment embêtant ça par contre. Mais bon, j'ai confiance, l’hiver est déjà loin de toute façon.

Elle fini par s'excuser en riant et me dit que j'ai très bien joué mon rôle. J'ai toujours le sentiment de ne pas avoir fait grand-chose mais celui-ci est tout de même à présent mêlé à une certaine petite fierté d'avoir su lui venir en aide, ouai c'est sûrement idiot comme comportement mais voilà, c'est pas désagréable comme sensation alors je ne m'en formalise pas. Elle se décide à décoller d'un coup de pied dans le sol et la voilà qui s’élève en commençant ça métamorphose. Elle se met à planer pas trop haut et je me demande ce qu'elle veut vraiment. Attend elle un signe ? Un au revoir de ma part ? De nouveau la gène s’installe alors je prend les chose en main, levant d'ailleurs l'une d'entre elle par la  même occasion.

- Hé bien, bon voyage et peut-être à bientôt dans ce cas !

Un petit au revoir et je tourne les talons, bon ça c'est fait, j'ai fait ma bonne action de la journée. Maintenant il ne me reste plus qu'à retrouver ce que j'étais venu faire ici… Ouai parce que c'est bien joli tout ça mais au final je ne sais plus ce que je fais là.


[Fin du RP]
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Re: Honeydukes

Message par : Kohane Werner, Lun 10 Juil - 17:36




Rp avec Amy Shields



La vie était couleur pastel, celle des bonbons de l'enfance (D; Foenkinos)

Ce sont ces légère couleurs aux teintes lumineuses et innocentes qui s'échappent de cet endroit.
Ces couleurs rondes, comme des billes.
Aux mille teintes et nuances, éclat de candeur en leur sein.
Bonbons enfantin qui tendent la main.
Partout, étalages de confiseries.
Dans des bocaux, des boîtes, enroulés dans un sachet plastifié pour protéger des intempéries.
Ils sont dix, ils sont cent, ils sont mille.
Ces petits trésors pour petits et grands.
Surtout petits, d'ailleurs.
Ce sont leurs joues rosies, leurs yeux émerveillés et leur langue sucrée que repèrent en premier ces bonbons tranquillement installés.
Et les petits entrent comme des fous dans la confiserie.
Ils sont en bande. Ou accompagnés de leurs parents.
Ils sont heureux.
Parce qu'être ici, ça ne signifie qu'une chose : repartir avec plein de bonnes choses à se mettre sous la dent.
Ils se précipitent.
Leurs pupilles accueillent avec une joie innocente les mille et une couleurs du lieu.
Leurs narines se retroussent, comme si, déjà, ils pouvaient sentir les odeurs sucrées émanant de toutes les confiseries ici exposées.
Et ils filent. Dans les rayons.
Désigne telle et telle friandise. Parlent en riant des effets magiques ou du goût tout simplement indescriptible.

C'est un univers de rires et de couleurs.
Un univers qui respire l'Autrefois.
L'Autrefois de quand on était à leur place. Quand, nous aussi, nous n'étions pas plus haut que trois pommes. Quand, nous aussi, nous courions dans ces rayonages.
Ce monde était si magique !
L'impression que tout était à portée de main -après tout, aucune considération pour l'argent à cet âge-là.
Il suffisait de demander et un visage souriant de commerçant venait réaliser nos rêves les plus délicieux.
Une poignée de patacitrouilles,
Ah, et aussi quelques bonbons explosifs !
Des boîtes de chocogrenouille, pour compléter la collection de cartes
Une suçacide
Roh, j'veux aussi des Ballongommes !
Et, bien évidemment, une boîte de dragées surprises, la base, quoi.


Les moments où Honneydukes était le paradis sur terre.
Lieu de tous les fantasmes.
Les enfants pourraient y passer des heures.
Dans ces douces teintes pastels à l'avant-goût sucré.
D'ailleurs, pour certains, il y passent des heures.
Ceux qui viennent seuls ou avec des amis tout aussi gourmands.
Ils restent là.
Ils regardent.
Ils se disent qu'il vont acheter ça, ça, ça, puis ça, aussi ça et...

C'est tout un monde.
Un monde si lointain.
J'sais plus vraiment quelle enfant j'ai été.
Et en même temps, j'crois pas non plus être adulte.
J'sais pas où je suis.
Comme si j'avais raté une marche. Quelque part.
J'ai raté une marche, me suis rétamée. Et, au lieu de me relever pour continuer d'escalader l'escalier, j'suis tombée dans un non-être, peut-être sous ce même escalier. La vie continue de défiler, avec ses âges et ses évolutions. Mais sans moi.
Quelque chose comme ça.
J'arrive plus à savoir où j'dois me caser, dans ce monde.
J'arrive pas à partager le bonheur tout simple des gosses devant un bonbon pastel.
Et je suis incapable d'imiter les adultes qui les regardent, avec bienveillance et amusement. Les adultes qui savent que, pour eux, c'est terminé tout ça. Et se disent tant mieux. Ils n'envient pas les gamins. Ils se contente juste de les regarder.
Non.
Moi, c'est pas pareil.
J'suis plus comme les enfants.
Mais, au fond de mon cœur, je les envie comme jamais.
Je crèverais d'envie d'être à leur place.
Me contenter de peu et savoir sourire à rien.



-Je peux vous aider ? Vous cherchez quelque chose en particulier ?

Une dame ronde au sourire poli me regarde derrière les verres de ses lunettes.
Un instant, je la fixe sans rien comprendre.
Elle me regarde.
Je la regarde.
Elle me regarde.
Je...

Qu'est-ce que je fiche là, moi ?
Pourquoi j'suis v'nue ?

-Je sais qu'il y a beaucoup de choix mais peut-être avez-vous des préférences ? Ou un goût en particulier que vous appréciez ? Je peux vous conseiller.

Son regard se fait insistant.
Je suis un peu perdue.
Une, deux secondes de suspend.
Tout me paraît si loin. Même sa voix.
Mais...
Oui, c'est vrai.
C'est pas un musée, ici. C'est une boutique.
Qui dit boutique dit consommer. Donc acheter. C'est ça. Ca qu'elle veut.
Que j'achète.
Après tout, c'est ainsi qu'elle vit.

Je lui adresse un sourire forcé.
Ne pas paraître trop impolie.

-Ca va aller, merci. Je... vais me débrouiller seule.
J'ai pas envie d'acheter.
Je sais plus comment apprécier ces petits goûts enfantins.
Et pourtant,
Qu'est-ce que j'aimerais pouvoir faire comme eux, qui ne se soucient de rien sinon du bonbon enrobé de sucre qu'ils tiennent au creux de leur main.
Je reprends ma déambulation.
Un regard à la fois triste et envieux aux deux gamins qui discutent devant un bocal de Ballongommes. Ils racontent leurs expériences. Comment ils ont tout essayé pour éclater ces bulles et ont toujours échoué. Ils rient. Rient tellement sincèrement.

Pourquoi l'impression que cette sincérité s'en va avec l'âge ?
Ou suis-je donc la seule soi-disant adulte qui ait perdu ce rire ?

J'sais plus où j'en suis.
J'suis perdue.
Trop grande dans le monde-enfant.
Trop petite dans le monde-adulte.

J'veux pas y rentrer, de toutes façons.
Ca me fait flipper, vous ne pouvez pas imaginer comment.
J'aimerais rester à jamais dans les couleurs pastel.
Des bonbons d'enfance.

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Re: Honeydukes

Message par : Amy Shields, Mer 12 Juil - 19:16


Pause. Week-end. Heure de pause. Yes ! Qu'est ce qu'on faisait quand on avait une pause ? Manger !  Amy était sortie du château presque en sautillant tellement elle était heureuse de pouvoir prendre l'air. L'air désinfecté de l'infirmerie commençait légèrement à lui monter au cerveau et la rendait folle. Ouais c'est vrai qu'en terme de produits pouvant provoquer quelques illusions, la jeune femme s'y connaissait et en avait même une petite dose dans sa réserve. Non elle ne se droguait pas et non ce n'était pas pour une utilisation personnelle mais bien pour une utilisation médicale. Anesthésie toussa.. Mais qu'est ce qui pouvait servir pour oublier les problèmes et se détendre.. Le manger ! La nourriture ! C'est la raison pour laquelle la jeune femme était sortie, chercher à manger et si possible, faire une bonne réserve pour les jours d'ennuis à venir. Ils n'allaient pas tarder d'ailleurs.

Ses pas la menèrent tout droit dans Pré-Au-Lard. En même temps si elle y allait à pied, elle aurait eu du mal à se retrouver dans Londres ou ailleurs. Mais bon. La brunette finit donc par déambuler dans les rues telle une enfant heureuse de sortir de sa maison de campagne. Bon, fallait se concentrer : trouver de la nourriture. En même temps dans ce village on ne vendait que ça. Ou pratiquement du moins. Mais faire un tour aux Trois balais ne faisaient pas partie de ses ambitions, quoi que l'idée de se faire un bon chocolat chaud ne la décevait pas, elle voulait quelque chose de sûr. Quelque chose où elle pourrait faire des munitions en nourriture. Fallait chercher. Odorat en action. Prendre une grande inspiration. Bip. Bip. Recherche en cours. Bip. Bip. Ting ! Trouvé.

Oh.. Cette odeur.. Nouvelle inspiration. C'était ça. Les jambes de la jeune femme bougèrent toutes seules et se stoppèrent juste devant une boutique en particulier. Ze boutique. La confiserie Honeydukes. Bon dieu. La vitrine fit saliver Amy qui ne put se retenir que quelques secondes le temps de regarder les bonbons tournant sur les présentoirs avant d'entrer. L'odeur repérée au dehors fut mille fois plus intense à l'intérieure. Wouah c'était trop beau, trop bon. Pendant un instant, l'animagus eut envie de se reconvertir dans la vente de sucreries plutôt que de soigner les enfants dans Poudlard. Mais non ils avaient besoin d'elle. N'empêche que l'odeur sucrée aux milles saveurs et les étagères multis colores remplies de bonbons, nougats et chocolats donnaient envie.

Ok. Amy. Ne pas trop dépenser. Non non. Il ne fallait pas. Bon, juste un paquet de chocolat. Voilà. Du nougat ensuite. Puis des plumes en sucre. Ca faisait déjà 3. C'était déjà pas mal. Non, il en fallait plus. Cubes glacés à la noix de coco et ensuite.. Une fille. Une fille ? Oui, une fille. Cette fille, qui attira l'attention de la brunette. Ce fut plus particulièrement l'air de cette dernière qui fit tilter Amy. Alors qu'elle était dans une confiserie, entourée d'enfant tout sourire, elle avait l'air triste, teint morose. Ne supportant pas cette vision de tristesse alors que l'endroit n'y était pas propice, l'infirmière s'avança, les bras chargés de sucreries et apostropha la jeune fille qui, maintenant qu'elle la voyait de plus près, lui disait quelque chose.

- Pourquoi cette mine si déconfite dans un endroit si coloré ?

Petit sourire vers elle. Fallait pas qu'elle prenne peur non plus. Après c'était vrai que la vision d'une adulte dans une confiserie, les bras chargés de sucre ne donnait pas forcément envie de faire confiance. N'empêche que ça devait donner une situation assez drôle mais soit. Pour un peu détendre l'atmosphère, Amy enchaina.

- Hum,.. Tu voudrais quelque chose ? Je t'offre.

Regarde jeté vers l'ensemble du magasin et vers ses propres bras remplis. Moué. Idée moyenne mais bon. Suffirait qu'elle lui demande le bonbon le plus cher du magasin pour finir ruinée. Mais bon. Faut ce qu'il faut.
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Kohane Werner
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Re: Honeydukes

Message par : Kohane Werner, Sam 29 Juil - 15:53




Ca vrille le regard, toutes ces couleurs. Et cette ambiance de bonne humeur.
Cette sensation que le sourire est si facile.
Les lèvres qui découvrent les dents de lait. Une bouille ronde enfantine.
Un temps si lointain.
Je me demande si je ne devrais pas repartir.
Je me demande si je ne devrais pas faire demi-tour.
Sortir. De ce lieu. Et revenir sur un trottoir froid, gris, plus en accord avec mon image.
Mais, avant même que je ne puisse prendre une quelconque décision, une voix, surpassant les autres bourdonnements autour, me parvient. Parce que c'est à moi qu'elle s'adresse.
Petit tressautement de surprise. Je ne m'attendais pas à ce qu'on me parle. Je croyais être invisible dans ce monde. Pouvoir passer sans que jamais personne ne me remarque. Filer en douce le long des murs. Laisser mes pas glisser sur le sol dans le plus parfait silence.
D'ailleurs, personne ne m'a vraiment remarquée depuis que je suis entrée ici.
Sauf la vendeuse. Mais là, c'est un coup d'oeil commercial. Ca ne compte pas. Car les commerçants sont exercés à repérer les invisibles, du moment que ceux-ci sont susceptibles de renflouer un peu leurs caisses.
Pourtant, ce n'est pas une vendeuse qui m'a parlé.
C'est une femme. Des sucreries sur les bras. Une femme. Dont le visage me rappelle vaguement quelque chose. Je ne pourrais dire quoi, où, comment.
Juste...
On a déjà dû se croiser.
Mais je n'ai pas de nom à poser sur ses traits.

Je la vois m'adressa un sourire. Un joli sourire. Histoire de montrer qu'elle est là en paix. Pas question d'avoir peur ou de se méfier.
Malgré tout, je ne réponds pas à ce sourire. Très sincèrement intriguée.
Déjà, moi, je me trouvais grande, dans ce monde. Un peu comme si je m'étais retrouvée dans une maison de poupées. Géante dans cet univers minuscule.
Mais alors elle...
Elle est encore plus grande !
Elle détonne dans ce petit monde.
Mon regard la fixe. Il interroge. Sa présence. Même si, après tout, elle en a le droit. Il n'est pas écrit qu'ici, c'est réservé aux gosses et aux ados. Si c'est une adepte des sucreries et friandises, elle a choisi le bon endroit. Puis, faut avouer que sucreries et friandises, c'est la recette magique pour les coups de déprime.
La jeune femme enchaîne en me proposant de m'offrir quelque chose.
Cette attention me touche.
Même si le sourire ne parvient pas encore vraiment à poindre.



Mon regard quitte un instant l'inconnue pour venir balayer l'ensemble du magasin.
Elle a raison.
L'endroit est tellement coloré.
Mon oreille capte la voix de la vendeuse qui annonce à quelques clients le prix total de ce qu'ils viennent d'acheter. Ca fouille dans la bourse, en ressort des gallions tout beaux tout frais. Et ça repart avec sa poche de friandises.
Ca m'aurait fait drôlement envie.
Autrefois.
Aujourd'hui, c'est presque comme un acte exceptionnel, que de déguster à nouveau une pastille sucrée, la laisser fondre sous la langue, la laisser imprégner les papilles de sa douce saveur.
Ca fait si longtemps...
Et pourtant, y'a l'envie, je pense. L'envie de revivre ça. Ne serait-ce qu'une fois.
Puis la proposition de la jeune inconnue me paraît si gentille. Je ne peux pas refuser, si ?

-Y'a trop de couleurs, ici, justement, je me contente de répondre d'un ton un peu amer. Avant, j'aimais ça. Ma vie était colorée. Mais c'est parce que c'était le temps de l'enfance.

Un coup d'oeil.
Des gamins. De treize ans à peine. Qui ressortent. Passent le seuil de la porte. Tout en discutant avec entrain. Leurs poches sont pleines.
Ils sont heureux.
Je les suis jusqu'à ce qu'ils aient disparu.
Et même après, mon œil s'attarde. Un peu. Sur la route au-dehors. Là où ils ont tourné. Alors que, déjà, de nouvelles têtes surgissent. Et
Ding-dong
Nouveaux clients !

-La couleur, elle change quand on grandi, non ?



Je pose la question.
Parce que, si ça se trouve, ça n'est que chez moi, que ça a eu cet effet-là. Si ça se trouve, je suis la seule à être passée du pastel au gris, du film en couleur au film en noir et blanc.
Plus j'ai avancé, plus ce qui m'entourait a changé d'aspect.
Au début, c'était anodin.
C'était progressif.
C'était bien.
On faisait les choses petit à petit.
Les unes après les autres.
Et puis un jour, le monde en a eu marre du progressif. Et s'est décidé à me pousser dehors une bonne fois pour toute. Le choc a été brutal. Je n'ai pas eu le temps de m'habituer que, déjà, tout était bien changé. Tout était différent. Trop différent.
J'avais perdu la sécurité de l'autrefois.
La bulle confortable d'avance.
On m'a lâchée. Sans rien dire.

-Sauf que moi, j'ai jamais demandé à grandir, je reprends dans un souffle. J'ai jamais demandé à quitter les couleurs pastels. J'voulais pas...

Mes yeux continuent de fouiller le magasin.
Puis je m'approche d'un étalage, pas loin. Saisis un paquet. Je l'observe quelques secondes avant de me tourner de nouveau vers la jeune femme.
Et là, je fais un effort. Pour lui adresser un timide sourire. Mince rayon de soleil que j'essaie d'accorder avec la bulle chaleureuse du lieu.

-Je pense que je vais prendre des Ballongommes.

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Amy Shields
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Re: Honeydukes

Message par : Amy Shields, Sam 2 Sep - 8:45


Le sourire qui disparaît petit à petit des lèvres. L'attention qui se met de plus en plus sur la jeune fille. Il est vrai qu'elle l'intriguait. Elle ne devait pas avoir beaucoup plus que 17 ans et pourtant elle semblait vraiment triste d'être là. Quand on comparait avec Amy qui en avait 21.. Ben.. On pouvait pas louper vu ses bras chargés qu'elle était heureuse d'être là. Ça s'appelle la retombée en enfance. Un truc qui sois disant arrive quand une odeur, un objet, un goût vous rappelle quelque chose du passé. Si seulement c'était ça. En fait, le retour en enfance devait y être pour quelque chose dans cette histoire d'acheter presque tous les bonbons du magasin.. Mais il fallait être sacrement frappé pour le faire réellement alors qu'on avait 21 ans. Oui ça devait être ça, Amy était sûrement un peu folle. Un peu. Pas trop. Non non je vous assure. Un peu.

Des mots qui sortent de la bouche de la jeune fille. Les lèvres d'Amy se pincèrent lorsqu'elle entendit les mots prononcés par la jeune fille. C'était donc ça. Le mal de vivre, le mal de grandir. L'infirmière comprenait parfaitement le ressenti de sa nouvelle connaissance. Elle aussi avait du s'accrocher pour ne pas laisser l'angoisse dévorer ses tripes lorsqu'elle était entrée dans le monde des adultes. C'était effectivement compliqué pour certains. Mais elle s'en était bien tirée non ?  La brunette reprit son petit sourire gentil pour répondre.

- Je ne pense pas que les couleurs changent quand tu grandis. C'est ta perception donc uniquement toi qui te fait voir le monde d'une autre manière. Mais ce n'est pas mal non plus tu sais !

Essai de rassurer. Mouais. Moyen quand même. Mais en même temps elle faisait ce qu'elle pouvait. Amy n'avait jamais eu à géré ce genre de cas. Les bobos, les entorses, les os, le sang, tout ça elle connaissait. Mais les petites crise existentielles c'était autre chose. Pitié qu'Ellana en fasse le moins possible. Déjà que sans crise c'était compliqué à gérer, alors avec crise.. Bref. La petite brune secoua légèrement la tête pour se reconcentrer sur l'inconnue.

- Personne ne demande à grandir. Mais tu sais, même si le monde de l'enfance est extraordinaire, celui des adultes peut l'être tout autant. A partir de ce cap là, c'est toi qui choisi. Tu es libre de tes choix. Certes les responsabilités sont là mais au moins c'est toi qui te gère. Tu deviens la personne que tu veux, pas une personne qu'on oblige à obéir. Regarde moi. J'ai l'air de suivre les normes d'une adultes de 21 ans ?

Léger message de rébellion mais bon. C'était pas voulu. N'empêche que sa dernière phrase la fit rire toute seule. C'était nouveau ça. L'auto rire. Bravo Amy. Elle venait d'inventer un nouveau truc. Fin bref. La jeune femme tourna les talons pour chercher la friandise demander par la jeune fille, essayant de ne pas trop se donner envie toute seule pour ne pas faire exploser la bourse de gallions. Tandis qu'elle cherchait, elle lança par dessus son épaule.

- Au fait je suis Amy Shields, infirmière à Poudlard.
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Kohane Werner
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Re: Honeydukes

Message par : Kohane Werner, Mer 4 Oct - 19:53




Les bras chargés de sucreries. Décidément. Cette fille semble ne s'être jamais séparée de ces petits bonheurs d'avant. La chance. C'est beau, de garder ces traces-là. Pour se rappeler qu'autrefois, nous aussi, on a été enfant, souriant, tout rondelet, gazouillant.
Petit air pincé. Alors que je parle.
Je ne sais pas ce que j'attends d'elle. Pas grand-chose, sans doute. Déjà. Je n'avais pas pensé la croiser. Encore moins engager la conversation. Je suis venue ici. Sans trop de raison. Et une part de moi me dit que c'était une grosse co*nerie que d'avoir franchi le seuil de ce magasin. Parce que ces couleurs de gourmandise ne me font que davantage mal.
En même temps, si je n'étais pas venue ici, je ne l'aurais jamais croisée. La femme-adulte au regard d'enfant. Et peut-être que de l'avoir croisée, de l'avoir entendue me fera du bien. C'est peut-être un bon signe, que mes pas aient rencontré les siens.
Je crois en fait que...
J'ai besoin de parler. Ou d'entendre. Les deux à la fois.
Que je sache, enfin, ce qui m'arrive dans cette p*tain de vie. Où je dois me situer. L'enfant trop tôt menée vers le monde adulte ? L'adulte encore trop retenue dans le monde enfant ? Ni l'un ni l'autre ? Je suis perdue. Je sais même pas si, vraiment, il y a une différence entre les deux. Enfant, adulte...

L'inconnue prend la parole.
Elle donne son point de vue tout en essayant de me rassurer. J'écoute. Ne réagis pas. Elle a peut-être raison. Je suis peut-être juste incapable de revoir les mêmes couleurs qu'avant. Les couleurs vives et chaleureuses.
Pourquoi...
Où...
Quand...
Quand ça s'en est allé, tout ça ?
Quel est le point de départ -le coupable ?
Est-ce juste moi, qui... ?
Pourtant, je ne demande que ça : que le monde brille de nouveau comme avant. Alors pourquoi ça ne marche pas, pourquoi je n'y arrive pas ? Faudrait m'expliquer. C'est où, que ça coince ?
Petite pelote de pensées. Ca tourne et vrille dans tous les sens.

L'inconnue continue et j'esquisse quand même un sourire sur la fin. Mon regard passe de son visage à ses bras. Chargés de friandises.
C'est vrai. Elle n'est pas l'archétype attendu de l'adulte en dur, responsable et aigri. Elle doit avoir conservé quelque part sa bulle de survie puérile.
Alors qu'elle va attraper un ballongomme, elle se présente. Oh. Infirmière. Oui. J'ai déjà dû la croiser quelques fois. Par-ci par-là dans le château. Sans jamais savoir son nom. Ni avoir eu recours à ses soins.



-Je m'appelle Kohane, je me présente à mon tour, sans bouger.

Machinalement, je commence à me gratter le coude droit. Les sourcils froncés en pleine réflexion. J'entends encore ses mots de tout à l'heure. Et j'y réfléchis.
C'est beau, tel qu'elle en parle.
On grandit -on ne le demande pas. Mais on reste maître, on peut choisir. On se construit l'adulte qu'on veut, comme on veut.

Je crois que c'est que ça coince, chez moi. Là que ça bloque. Dissonance, son non-harmonieux. Quelque chose qui sonne faux.
Pourquoi est-ce que j'ai l'impression de ne pas correspondre à ce qu'Amy décrit ? Je me sens à la fois concernée par ses propos -parce que c'est ainsi que je me rêve- et si éloignée -parce que ce n'est pas ma réalité.

-Toi, tu t'es construite en adulte qui choisit ?

Question, yeux dans le vague.
Sourcils toujours un peu froncés.

-C'est aussi ce que je veux. C'est comme ça que je me rêve. Mais... en fait, ce n'est pas si simple.

Je mâchonne un peu mes mots. Cherchant comment les poser, les expliquer, dire ce que je ressens. Dire comment je me vois. Je vois ma vie. Ce monde adulte dans lequel j'ai été poussée par des autorités plus puissantes que moi.

-Crois-moi, j'essaie de le faire. J'essaie de devenir une adulte qui choisit. Mais... le seul problème c'est qu'une bonne partie de mon chemin a déjà été choisie. J'essaie de me défaire de ces liens indésirables, trouver la façon de me rebeller contre ceux qui demandent que j'obéisse pour leur plus grand bien. Mais combattre sa famille, c'est dur. Et ils ont déjà commencé à me forger à leur image. Non à l'image que j'ai de moi-même.

Petit silence.
Mes yeux glissent doucement jusqu'au sol.
Je me perds.
Dans ce tourbillon de vie.
Tout est allé si vite. Trop vite. Tout s'est bien trop enchaîné pour que j'aie eu le temps de démêler les nœuds.
Un jour, j'étais ado, insouciante, rebelle, libre, loin de mes parents, de ma famille tout en les aimant profondément.
Le lendemain, la famille venait frapper à la porte, m'arrachant à mon insouciante liberté, me mettant face à un destin dont je ne voulais pas mais ne me laissant pas le choix. Fardeau imposé, j'ai dû courber l'échine. Me promettant un jour, tôt ou tard, de renverser la tendance. Ce que je ne suis pas encore arrivée à faire.
Le jour d'après, encore, j'étais fiancée, ma famille était contente et moi, je serrais les dents. Vivant avec cette promesse à deux qu'on renverserait tout ça. Un jour où l'autre. Pour se libérer l'un l'autre. Envoyer les autres se faire voir. Et vivre comme on l'entend.
En attendant.
Je n'arrive pas encore à être une adulte qui choisit.

-C'est pour ça que je regrette les bulles d'enfance. C'était si simple. Ces années-là.

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Re: Honeydukes

Message par : Matt Jayer, Mar 28 Nov - 5:45




D’impardonnables bêtises en approche.
Suite


Pv ~ Linou



Suite de ce RP.
Si souci me mp ~ LA offert au besoin.

Il était étonnant de voir la vie d'un autre point de vue que celui habituel, calme et paix dans le monde, voletant, nageant dans l'air présent, petite douceur pour mon esprit, guimauves pour mes envies. Toutes craintes n'étaient plus, juste passion de saveur. Tout me paraissait suave, même la pire voix présente dans ce monde de bronzes et d'argent.

L'or n'étant rien.

Rien.

Pour ce monde.

Pour le mien.

Le vôtre.

Je goûtais, encore et encore, aimant l'effet, cette succulence de sérénité, bienveillance d'innocence. C'était comme sans fin, pourtant, ce n'était pas tant que cela, le blond m'ayant déjà arrêté, bien avant qu'une troisième bouchée put se mélanger à ma salive, se fusionner. Mais, quelques mots m'émerveillèrent, " pour les autres ", divin que cela annonçait plus que le gout présenté ici-même. « Suis-moi. » Je fis ce qui m'était demandé, m'arrêtant devant la devanture, observant les gourmandises, souriant devant ces friandises qui docilement pourraient être entre mes mains. Caché ou simplement mangé. « Je m'occupe du vendeur, prends-moi des gommes de limace. Enfin, vole-les. Ou tu préfères que je le fasse, peut-être... ? » Douce idée, même pas d'hésitation, l'anxiété d'une mauvaise action était déjà bien loin de tout cela, de moi, de nous. « Ça marche, pour une fois, le courage ne sera pas juste pour les lions. » Après un petit clin d’œil, je déposai alors mes achats d'avant sur le côté, avant d'entrée dans la boutique de bonbons présentement ouverte.

Envie.
---------------------------------------------Encore.
------------------------------------------------------------------------------Et.
Encore.

L'entrée était sublimée d'odeur sucrée, senteur délectable apportant douceur et tiédeur en cette température d'une pureté et d'une froideur de fin d'automne, saison mielleuse tout semblait sublimer, contrer, amplifier. Étant adepte de politesse, je saluai le vendeur avant de me glisser vers les présentoirs de confiserie. Il me fallait maintenant attendre que le Rouge fasse ce qui était prévu pour que je me serve doucement, rapidement des douceurs souhaitées, peut-être d'autres, non cela serait stupide de chercher à prendre plus et risquer, que de prendre juste et m'en aller.

~ ~

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Re: Honeydukes

Message par : Lïnwe Felagünd, Mar 5 Déc - 0:41


L'image d'une bûche de noël auprès du feu crépitant de l'hiver. L'amour indéniable qui fait sourire. Le mesquin qui fait rire dans la rue ou sous le chapiteau pour même pas un sous. Figure du clown heureux de la ville. Donneur de bonheurs. Poussières d'étoiles. Une phrase qui fait tilt dans son esprit. Il a pris son pique à la perfection. Comme une mélodie qui fait lever les auditeurs dans la salle aux rideaux vermeils. Rêve et sommeil. Nuages, calice dans le ciel. D'un statisme impressionniste. Couleurs candides, d'un peintre engourdi par la plume du poète. L'albatros qui ourdit. Il a ourdit. Ourdit la pensée humaine. Hymne de son propre combat. — Liberté.

- Parfait. Qu'il dit alors, en rentrant dans le magasin
ce sourire charmeur sur le visage malin.

Immédiatement, c'est l'esprit qui divague. Apocalypse aux teintes monstrueusement éclatantes. Des milliers de coups de pinceau ici-et-là, à travers les rayons, viennent colorer le paysage d'un morne impressionnant. De loin, c'est un tableau. De près, un pointillisme studieux. Et le nez. Le nez en prend grand coup. Il a du mal à s'en remettre. Le nez qui renifle, qui frétille comme une truffe de chien chasseur et ses champignons. Des visions oniriques et puis cette idée que la potion fait effet. Comme des narines qui auraient triplées de volume. L'amplification des sens dû au bonheur artificiel. Parfum d'un paradis surnaturel.

Il se place bien devant le vendeur, même s'il n'est pas bien gros ; la solution réside dans l'angle intelligent. « J'serai bien intéressé par les plumes là-bas. Ou non, plutôt les souris derrière vous. A quoi sont-elles ? » pas un regard derrière lui. Laisser un temps certain pour repartir sur une autre sucrerie. L'âme d'enfant est si lunatique au goût des grands.

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