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[Ste-Mangouste] Service des urgences
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Heather Wells
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Re: [Ste-Mangouste] Service des urgences

Message par : Heather Wells, Ven 21 Oct 2016, 15:32


Désolée pour le retard, la notification avait disparu :(

Le docteur insistait pour regarder son ventre. C'en était limite flippant, il avait l'air de sortir de l'école, il ne devait pas bien savoir ce qu'il faisait. D'ailleurs, il ne s'était même pas présenté... Heather laissa couler un regard assassin dans sa direction.

Puis il bredouilla quelque mots, la félicitant d'ailleurs pour "le mini-roux". L'Irlandaise pouvait être très lente à la compression lorsqu'elle le voulait. Elle resta impassible pendant un moment, perdue dans une intense réflexion. Est-ce qu'il était réellement en train d'insinuer qu'elle était enceinte ? Comment cela pouvait-il être possible ? Son dernier rapport sexuel datait de... quelques mois déjà, si elle avait été enceinte cela se serait sut déjà ? Quoique, ses dernières règles commençaient à se faire attendre. Elle n'était pas du genre régulière, sauter un mois s'était déjà produit, mais plus de deux mois d'affilés, ça faisait beaucoup... Non... C'était une grosse blague... Elle ne pouvait pas être enceinte de... Parker... Quelle horreur !

Cela avait dû soulager le médicomage de voir la jeune femme, si elle n'était pas plus calme, être moins agitée. Cela lui avait par ailleurs laissé la possibilité de l'examiner pendant ce temps.

- Mais je veux pas de gosse moi, débarrassez moi de ça, finit-elle par lâcher après un long silence.
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Re: [Ste-Mangouste] Service des urgences

Message par : Personnage, Mar 08 Nov 2016, 21:44


-Mais je veux pas de gosse moi, débarrassez moi de ça.

Ah bah le voilà bien... Le petit médicomage fixa la rousse avec des yeux ronds. Merveilleux. Bon, au moins, elle avait comprit qu'elle avait compris pourquoi elle avait très fin depuis quelques temps. Ou pas. Il ne savait pas trop, il n'avait pas traité la jeune femme depuis assez longtemps pour connaître ses habitudes de future Maman, ce qu'elle ne souhaitait visiblement pas vouloir devenir du tout.

Sauf que, la petite dame, elle allait avoir un problème. C'était bien triste de ne pas se rendre compte qu'on attendait un heureux - ou pas d'ailleurs - événement. Mais les semaines passaient et au bout d'un moment, fatalement, ça ne passait pas. Maintenant, allez lui dire ça. Déjà qu'elle ne lui avait pas l'air commode, mais si en plus il lui apprenait une deuxième mauvaise nouvelle dans la foulée...

-Eh bien... Je suis désolé, mais il me semble que mini-vous ne puisse plus partir si facilement... Et de toute façon, votre état actuel ne vous l'aurait sûrement pas permis... Enfin, je suis gynéco-mage plus que chirurgien mais...

Jonathan respira un bon coup et essaya de se calmer.

-Bref. On ne peut plus. La grossesse est déjà trop avancée.

Il essaya de lui offrir une moue compatissante sans trop y parvenir.
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Heather Wells
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Re: [Ste-Mangouste] Service des urgences

Message par : Heather Wells, Ven 09 Déc 2016, 22:53


Heather ne pouvait décrire pire journée que celle-ci. Elle venait de se réveiller d'entre les morts, sans aucune idée de ce qui avait bien pu lui arriver, un espèce de stagiaire de mes deux lui avait annoncé de but en blanc qu'elle allait se transformer en baleine... Et maintenant il en rajoutait une couche, soit-disant qu'elle ne pouvait pas avorter, qu'il était trop tard et qu'elle n'était de toute façon pas en état.

L'Irlandaise eut toutes les peines du monde à contenir sa colère, heureusement d'ailleurs que sa baguette n'était pas à proximité, ça lui évitait des tentations supplémentaires. Mais contre qui était-elle en colère ? Contre l'incapable qui se tenait devant elle ? Contre Parker pour avoir profité d'elle et en plus semer sur son passage ? Contre elle même, qui n'avait pas fait attention, qui n'avait rien remarqué d'étrange depuis longtemps ?

Impossible pour la rousse d'ordonner ses pensées. La seule chose qu'elle savait, c'était qu'elle voulait se défouler. Qu'elle en avait besoin. Son regard hautain se posa sur celui du médicomage lorsqu'elle lâcha :

- Si vous avez fini, vous feriez mieux d'aller surveiller vos autres patients.
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Re: [Ste-Mangouste] Service des urgences

Message par : Personnage, Ven 09 Déc 2016, 23:12


Pas aimable la petite dame. Il avait impression de se répéter, mais il ne pouvait pas s'empêcher de le penser encore et encore. La blessée n'était pas ravie par la nouvelle, c'était une évidence. Et il était spécialisé dans le bien-être des enfants, pas de leurs parents. Et la future mère en question se montrait assez agressive.

Jonathan ne tenait pas à en découdre avec la rousse. Mais après avoir vu les blessures qu'elle avait subi, il ne savait pas si lui obéir était une bonne idée. Il hésita quelques instants à faire son psychologue, à tapoter son épaule en lui disant que tout allait bien se passer d'un air rassurant. Mais encore une fois, il n'était pas dans son élément. Et il n'était pas le mieux placé pour lui dire quelle était la meilleure solution à son problème.

C'est donc avec un soupir qu'il hocha la tête. Ses yeux s'attardèrent encore quelques secondes vers les bandages, puis il recula.

-Je vous laisse alors. Mais vous avez encore besoin de repos. Je reste à votre disposition, demandez à voir le docteur Mainstream vous avez besoin de moi.

Il attendit quelques secondes, espérant une quelconque réaction. Il finit par s'éloigner en la saluant, se disant qu'il passait vraiment une mauvaise journée, tout de même un peu inquiet pour la patiente qu'il laissait derrière lui.

Fin du RP
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Lara Wilkes
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Service des urgences.

Message par : Lara Wilkes, Mer 21 Déc 2016, 20:01


Rp Unique

Cela ne faisait pas longtemps que Lara venait d'arriver dans la région, les débuts sans ses soeurs étaient difficile. Mais maintenant elle s'était faite des amis chez Gryffindor. Ils avaient donc décidés de fêter ça !

(...)

La soirée touchée à sa fin et Lara ressentait une sensation qu'elle n'avait jamais connu auparavant, mais elle était tellement joyeuse qu'elle s'en fichait !
Elle se retrouva dans un hall d'un bâtiment qu'elle ne connaissait pas, elle n'était jamais venu ici, et ne savait pas comment elle y était arrivée. Il y avait une personne derrière un grand bureau avec du monde autour d'elle, elle compris qu'elle était dans un hall d'accueil. Enfin c'est ce qu'elle croyait.
Elle remarqua qu'elle avait en main une bouteille et c'est la qu'elle se souvenu !

"Hélé !!! J'ai inventé un truc de malade !!! Cette bouteille va changer votre vie !"

Tout le monde se retourna sur elle, et la regarda d'un air étrange. Elle croisa une famille :

"Vous devez me croire, j'ai fait la découverte du siècle ! Cette potion permet de sentir le poisson pourri !

Les parents s'en allèrent en tirant leurs enfants.

Elle répéta l'opération auprès de toutes les personnes qu'elle croisait, parmi eux, il y avait des gens blessés, Lara se demanda ce qui leur était arrivés.

Une personne en blouse s'approcha d'elle, elle compris qu'elle se trouva dans un hôpital !

"Mademoiselle, est-ce que vous allez bien ? Vous pouvez me donner cette bouteille de vin s'il vous plait ? "

Je vous dis que c'est une potion qui permet de sentir le poisson pourri, je les inventer !! Ça pourrait aider tous ces pauvres gens qui ont l'air mal en point !

La personne en blouse essaya de lui prendre la bouteille, mais Lara prise de peur qu'on veuille lui la voler se vida la bouteille dessus.
Toutes les autres personnes autour d'elle s'éloignèrent.

Mademoiselle, vous embêtez tout le monde en restant ici, vous voulez bien me suivre ?

Voilà grâce à vous, je n'ai plus de potion et je vais sentir le poisson pourri ! Et non je ne vous suivrez pas, il faut que j'aille réinventer une autre potion.

Lara balança la bouteille puis partit en courant vers la sortie, elle fila dans la rue à toute allure en s'assurant que personne ne la suivait où qu'elle était assez loin pour ralentir !
Elle commençait à avoir très mal à la tête, heureusement pour elle, elle reconnu la rue où elle était arrivée et décida de prendre la route pour rentrer !

Fin du RP
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Leo Keats Gold
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Re: [Ste-Mangouste] Service des urgences

Message par : Leo Keats Gold, Jeu 12 Jan 2017, 11:01


RP avec Kathleen Gold
Suite de ce RP
Musique



Des formes floues derrière un voile embué.
Taches plus sombres, mouvantes mais que je ne pu distinguer clairement avant que mes paupières ne retombent brusquement,
Et que ma conscience ne vacille de nouveau.
Que les sons ne s'éloignent, les sensations aussi,
Que la douleur ne se calme.
Mais ce n'est pas pareil,
Y a pas de boule de chaleur cette fois,
Pas d'allégresse.
Le poids d'un corps qui assomme,
Et un froid terrible qui émane de moi.
Je ne vais pas mourir.
Je perds connaissance
Avec la certitude de revenir.
Parce que je ne peux pas risquer
-De l'abandonner elle.


~♦~♦~♦~

Le voile sous la surface de l'eau a craqué. Il ne renvoit plus les reflets. Le voile sous la surface de l'eau a craqué et le monde a perdu ses couleurs. N'ai-je jamais pensé que dans l'ancien temps, le monde était en noir et blanc ? Le voile sous la surface de l'eau a craqué et le monde s'est effondré. Les rivières ont gelé. Ont cessé de couler. Le vent a arrêté de souffler. Sur les montagnes, sur les volcans. Les Trembles ont cessé de trembler. Le voile sous la surface de l'eau a craqué et le monde s'est arrêté. Comme un enfant au dessus du vide, comme un train déraillé
-Suspendu.

L'eau du lac a tremblé. Sous les feuilles mortes qui s'y baladaient, l'eau du lac a tremblé. Avec tendresse et douceur, brutalité. Comme si le monde n'était pas déjà mort, comme si on pouvait encore le sauver. L'eau du lac a tremblé. Dans un dernier espoir pour le réanimer, armée d'un désespoir à l'aube du crépuscule. L'eau du lac a tremblé. Comme si tout n'était pas encore joué, comme si les dés pouvaient être relancés. L'eau du mal a tremblé.
-Et j'ai voulu m'y abandonner.

La mer s'est retirée. Au grand dépit des mouettes et des grands crustacés, la mer s'est retirée. Le sable s'est asséché, les algues ont commencé à se dessécher, à puer. Mais dans un cri de l'âme, la mer s'est retirée. Le pêcheur a pleuré, crié, tapé du pied, hurlé à son amour perdu, désespéré, mais l'étendue n'est pas revenue. La mer a continué à reculer. Abandonnant homme et prière, déposant à terre les barques imposantes. Les hommes au yeux enfarinés, la tête toute retournée. La mer s'est retiré, laissant dans son sillage
-Enfantillages.  

La cascade est tombée. Dans un crac assourdissant, faisant trembler monts et vallées, la cascade est tombée.  Et tout s'est décroché. Les étoiles accrochées aux nuées ont commencé à pleuvoir, suivit par les moutons de cotons gris. La cascade est tombée. Puis est venu le tour des flocons et de la pluie. Des oiseaux, des feuilles rousses, des arbres, des brins d'herbes, le monde s'est affaissé. La cascade est tombé. Et dans mon âme en confetti
-Les oiseau ont arrêté de gazouiller.    
~♦~♦~♦~

Pointe.
Brûlante.
Agonisante.
Droit dans ta cuisse.
Et dans ton crâne.
Une douleur sourde.
Presque intenable.
L'envie de crier dans cette étendue noire
-Ensablée,
Dont tu ne saurais distinguer la sortie.
Mais la gorge trop serrée,
Le pouls accéléré,
La peur panique au ventre,
Les boules dans l'estomac, et l'effort que tu peines à fournir.
Mais petit à petit,
Les paupières se décollent,
La lumière blanche et douce,
Qui t'assassine le crâne,
Mais trop attirante
Pour que tu ne puisses te risquer à refermer les yeux.

Je ne vois d'abord que la lumière -blanche- qui se cogne à ma rétine, mais qui réchauffe un peu aussi. Parce que j'espérais de tout mon être. De toute mon âme. De tout mon corps. La revoir un jour. Les iris qui diminuent doucement. Et les formes qui prennent place. La douleur qui revient. Le toucher, le poids de la couverture sur mon torse. Le poids à l'arrière du crâne. Le goût: La langue rappeuse, la gorge sèche. La pâteuse. L'odorat et cette odeur d’hôpital insupportable. La vue et le lit entouré de rideaux, et l’ouïe par le soupir du médicomage à mes côtés en train de ranger sa baguette lorsqu'il croise mon regard. Mon cerveau qui démarre: Hôpital. Un sourire de l'homme.  

MEDICOMAGE: Eh bien, il était temps. On commençait à désespérer Monsieur.
KEATS: -voix faible et rauque- Qu'est-ce que... Qu'est-ce qu'il s'est passé ?
MEDICOMAGE: -faussement surpris- Vous ne vous souvenez de rien ?
KEATS: -secouant la tête- Non...
MEDICOMAGE: -haussant les épaules- On vous a trouvé agonisant devant l'hôpital accompagné d'une jeune femme inconsciente, vous perdiez beaucoup de sang. Avec une dose incroyable de substances dans le sang. Je m'étonne même que vous ayez survécu jusqu'ici.
KEATS: -soudain inquiet, tentant de se redresser malgré le regard désapprobateur de l'autre homme- Quelle jeune femme ?
MEDICOMAGE: -levant les yeux au ciel - Tous les mêmes, on les sauve, et ils ne pensent qu'à compter fleurette. Une jeune fille blonde, elle a été blessée lors du transplanage. Vous avez un nom ? C'est pour la paperasse.

Et tout te revient.
Brusquement.
Le saule.
Le sort.
La mort.
Et l'ombre que tu voyais bouger.
Était-ce donc la sienne ?
Kathleen?
Elle était donc arrivée à temps.
Le poing de l'inquiétude, Qui se resserre brusquement sur ton ventre.
Blessée.
Le mot résonne.
Tu t'en voudrais
Que ce soit grave
Et le tout par ta faute.
Alors contre toute attente,
Tu envoies tes jambes sur le côté,
Au prix d'un grand effort.
Et d'une grimace hasardeuse quand à leur force de te porter.
Tandis que le médicobidule continue de parler.

MEDICOMAGE: Vous avez eu de la chance, on a réussi à refermer votre cuisse, mais vous garderez une cicatrice, c'est que vous êtes doué en sortilèges vous savez ? Et puis... Mais qu'est-ce que vous faites ?
KEATS: Où est-elle ?
MEDICOMAGE: -sceptique- Qui ?
KEATS: La jeune fille.
MEDICOMAGE: -levant les yeux au ciel puis se ravisant devant le regard noir de sons patient- Mais vous ne pouvez pas... Lit numéro huit.

Pas le temps de remercier,
Tu sors de ton carré de rideau en boitillant.
L'esprit encore un peu ensuqué.
Te tenant aux tringles des autres box pour avancer.
Guettant les numéros.
17.
16.
15.
14.
-pause. soupir-
13.
12.
11.
10.
9.
- nouvelle pause et gémissement. Inquiétude, et tu tires le rideau-
8.
Tes doigts qui attrapent le rideau et le tire d'un coup sec.
Tu n'es pas sûr de ce que tu es censé ressentir.
Joie de la trouver en vie et presque entière,
Ou peine devant le sang qui macule le côté droit de sa tête
-L'oreiller.
Tu sens tes jambes vaciller.
Attrapant la chaise que tu approches de son lit.
Avant de t'y laisser t'écrouler.
Attrapant sa main,
Appuyant ton haut du corps sur le lit.
Tu restas un moment éveillé,
À guetter signe de vie.
Mais les médicomages te trouvèrent endormi.




Dernière édition par Leo Keats Gold le Mer 15 Mar 2017, 04:11, édité 1 fois
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Kathleen Gold
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Re: [Ste-Mangouste] Service des urgences

Message par : Kathleen Gold, Sam 14 Jan 2017, 23:16


Enfin une nuit sans rêve.
Sommeil sans démons.
Juste une absence de toutes pensées et un trou noir au réveil.
Pour quelques secondes.

Puis les lumières, les sons diffus, les formes floues qui s'agitent autour d'un tapis volant vague. Les formes qui parlent et essaient de capter ton attention derrière des cils à moitié baissés. Un tiraillement sur le coin de la tête qui se fait ressentir depuis un moment alors que le tapis continue son voyage sur les cotons de l'allée.

Les mains qui se posent sur les bras et les jambes, fin des bouts en lambeaux de chairs. Une inconscience des délires-adrénaline qui gonflent les veines. Un autre monde sans pouvoir quitter celui qui reste honni malgré tout - même ce trouble des couleurs. Doré pour la réalité, blanc virginal pour le rêve, et les deux ne cessent de se mêler pour flouter les contours de la vérité -
- Alternative.

Pour quelques minutes, dans des bras d'ailleurs, dans un cocon tellement doux qu'il en devient douloureux, l'émerveillement recommence. Dans ces eaux troublées d'un canal tranquille, les images affluent, souvenirs tendres et à absolument rattraper avant qu'ils ne filent de nouveau, perdu dans des limbes d'oublis. Sur les notes de musiques à ne plus jamais écouter dorénavant, un nouveau goût de sourire s'étire sur les lèvres.

Les moments-bonheur sans l'amertume qui suit obligatoirement.
Cette somnolence bienvenue qui ne va pas tarder à s'évaporer dans d'autres formes floues plus physiquement intolérable. Ces petits moments précieux dont les paupières engourdies de sommeil ne peuvent rien contempler, trop épuisées par l'illusion.

La moitié du crâne qui se fracasse.
Pour des moments de rire trop délicats pour ne pas être brisés,
Ou des angoisses assez fortes pour faire trembler les yeux en plus des mains
Ou encore juste se sustenter.

Les coups aiguës qui ne cessent pas alors que seul le sommeil est réclamé. Les yeux obstinément fermés qui se crèvent de ne pas pouvoir se réveiller de ce long couloir, sans lumière au bout alors qu'elle se dessine. Une tentative d'attraper la lumière, arrêtée nette par l'éclair foudroyant qui traverse de l'iris à l'arrière du crâne de part en part. L'un des côtés de la tête qui brûle et l'autre qui essaie de suivre. Les yeux qui fatiguent alors qu'ils son clos. Les bruits insupportables qui cassent tout cassent l'intérieur cassent l'esprit

Les pleurs suppliques qui sortent alors que la gorge se noue de ce qui ne veut pas sortir mais qui pourrait délivrer tant de réconfort. Les phrases qui ne font plus de sens mais qu'il faut continuer de penser dans un espoir que la fatigue emporte de guerre lasse. Les mots qui s'effa-cent lentement sans logique -
qu'elle revienne
- sortir de là.
Raison qui défaille, déraillement du train, cheminement interrompu par un éboulement. Mourir encore et encore sans savoir pourquoi.
Corps prison, éreinté sans trouver le repos.

Avoir mal sans commune mesure

Jusqu'à ce que tout cela soit trop à supporter, et que le sommeil sans pensées ne revienne, cette fois dans d'autres termes moins plaisants.



Ouverture du rideau.
La scène ne se compose que d'un lit dans lequel une forme ne voit que le plafond. Œil qui s'ouvre, dans le brouillard. La douleur tenace lui fait aussitôt refermer les yeux pour plusieurs heures.

Nouveau réveil. La douleur est partie désormais, du moins en partie. Elle n'a laissé qu'un petit présent assez facile à ignorer. Arrière-goût désagréable, mais tolérable comparé à ce qui a précédé.
Ouvrir les yeux, pour de bon cette fois. Contempler sans comprendre les voûtes, les fenêtres et les ombres d'autres lit-fantômes autour. Chambre mortuaire intermédiaire de personnes ayant déjà un pied dans la tombe. Picotement du côté de la tête, et le bras un peu difficile à lever se dirige vers cette petite souffrance.

- Je ne ferai pas cela si j'étais vous.

Cou qui se tourne dans une grimace pour voir la blouse blanche virevolter.

- Vous avez été désartibulée et on a dû vous soigner. Plus de peur que de mal heureusement. Même si le sang était impressionnant, il n'y avait pas de grosse blessure.

Main qui atteint le sang qui continue de goutter, et peau à nue sous les doigts. Un sursaut saisit le lit tandis que la tête se tourne dans la direction opposée, sans épis pour se balancer au passage.

- On a d'abord cru que toutes les cicatrices que vous avez sur le long du corps était dû au transplanage aussi, mais bon. Heureusement vous n'avez pas perdu de gros morceau - chanceuse - et seulement vos cheveux.

Seulement vos cheveux.
L'impact se fait attendre même si les larmes commencent déjà à monter le long de la gorge. Seulement les cheveux. Partie du crâne à nue.

Etat de choc marqué en jolies lettres par une plume non loin.
Allez-vous en.

Non, attendez,
Et
Mon passager.

Enfin, penser à tourner la tête complètement vers le crâne rasé,
Pour distinguer une autre forme sur une chaise,
Pourtant tout à côté.

Et les larmes de soulagement se mêlent à toutes celles qui ont une place sur les joues.

-Tu vas bien.

Mots hachés dans un sanglot inaudible, alors que tout se bouscule dans la tête, et que le besoin de boire hurle dans la gorge sans pouvoir l'exprimer. Tout devient plus net, presque goût de paradis et amuse bouche de l'enfer derrière soit,
Lumières dorées et promesse assumée.

Tout va bien.
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Leo Keats Gold
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Re: [Ste-Mangouste] Service des urgences

Message par : Leo Keats Gold, Ven 10 Fév 2017, 02:05


Ils t'ont tiré de ton sommeil sans rêve.
Un calme.
Qui ne t'emmèneras pas en mer
-Éternelle.

Y a comme une latence. Les blouses blanchies te parlent mais tu n'y prêtes aucune attention. T'es faible. Tu ne devrais pas rester ici, c'est dangereux, ça peut raviver la douleur. T'as pas encore tout évacuer. Ta cuisse a pas terminé de cicatriser.
Comme
Si
Tu
Ne
L'
Avais
Pas
Senti.
Sauf que outre l'inconfort de ce siège qui te mord les os, la peau encore brûlante, si l'acide court encore dans chacune de tes veines. Tu ne veux pas entendre. Le tête ne tient pas droite, appuyée sur le bras. Le dos se courbe sous le poids d'une culpabilité que tu ne sauras digérer.  Les yeux te piquent un peu. Mise en danger par ta connerie, t'as failli la tuer.
Tu ne sais pas ce qu'il a bien pu se passer.
Mes tes oreilles ont capté le mot.
Qui fait mal.
Transplanage raté.
Parce que tu ne pouvais pas te sauver toi même.
Qu'il a fallu qu'elle s'en charge elle même.
Tu leur as demandé.
Dans une gémissement,
Ce qu'ils avaient bien pu faire
Du dragon avec le ciel dans la tête.
Mais ils t'ont regardé étrangement.
Ils ont juré que vous n'étiez que deux.
Et pourtant t'aurais jurer l'avoir vu.
Peut-être s'est-il envolé à ta place
Finalement.
Te condamnant à vivre.
Fuyant toutes responsabilité à ta place.
T'en sais rien
T'es condamné à ivre maintenant
Exilé.e sur le sol
Au milieu des huées,
Tes ailes de géant
T'empêche de marcher.
Le corps à l'agonie plus que tu ne l'as jamais senti
Avec cette certitude de survie.

Désespoir à la voir étendue alors que les serpents continuent de siffler sur la tête de tu ne sais qui, t'as perdu le fil, t'es encore trop dans les vapes pour ne serait-ce que suivre quoique ce soit. Tu ne la quittes pas des yeux, espérant que ces derniers se rouvriront. Ils ont dit que le sang était plus impressionnant qu'autre chose. Mais y a comme une boule dans la gorge qui ne passe pas. Quand comprendras-tu, imbécile. Que tu détruis ce que tu touches, qu'on s'évertue à te sauver et t'aimer, alors que, au fond, tu n'y crois pas un seul instant.

Pourquoi tu dis qu'tu tiens à moi alors que moi même j'y tiens pas ?
Pourquoi tu dis que tu m'aimes alors que moi même j'me déteste ?
Pourquoi t'es là, pourquoi tu restes ?
Avant-arrière
Bouteille à l'amer.

Le monde tremble. Les voix évoquent l'accident. Le sang. Les cicatrices. Il faudra que l'on parle de cela d'ailleurs. De ce gout pour la mort qui semble t'étreindre autant que moi. Je passerai outre moi. Ce ressenti. Cette peur panique. Mais il faudra que l'on parle de toi. Mais pour le moment ce n'est pas ce qui m'inquiète. Tes prunelles ont retrouvé le monde et alors que je vois que tu avales les mots de l'homme en blanc. Que ta main constate les dégâts causés par mes idioties, je ne peux qu'esquisser un sourire sans pour autant bouger.  Tu vas bien. Tout va bien.

Les larmes qui resserrent le poing abdominal, puis ton regard. Ce soulagement le plus intense que j'ai pu voir. Cette honte de t'avoir mise dans un tel état, mais cette joie de voir tes yeux s'illuminer. La peur te quitter. Je peux te dire un secret ? Je ne pensais pas survivre. J'en avais envie avant de comprendre que la mort ne me laisserait pas le choix. J'ai eu peur. Et je te dois quelque chose de précieux. Une deuxième chance. Une nouvelle vie. Que j'essaierai au mieux de ne pas gâcher. Même si tu as vu toi même que je n'étais pas doué.    Déchet toxique que la vie a oublié d'enterrer.

Ton regard. Tes larmes. Ta voix. "Tout va bien". Mon sourire qui s'efface sous l'effort, presque insurmontable . Mais la main qui va se perdre dans la tienne. Sans rien dire. Parce que la vie nous a foutu à genoux tout les deux. Que nous sommes plus semblables que je ne le pensais.
Il n'y a plus rien à dire.
Si ce n'est.

Grâce à toi.

Le silence qui tombe. Ce post aurait pu finir ici, mais votre histoire n'est jamais simple. Indésirable qui se doit de tout casser
Encore
Main dans la main
Parce que il n'a pas compris que
Vous ne pouviez plus
Être sauvés.

On peut vous trouvez des centres d'aides à la désintoxication monsieur si vous voulez. Quant à vous Miss, nous devrions pouvoir vous trouvez un groupe de parole adapté à vos besoins.

Si ta première réaction fut de laisser échapper un petit rire, tu renonces rapidement devant la douloureuse entreprise. Tu ne comptes même pas répondre en fait, et tu choisis l'ignorance. La tête tourne et retourne s'appuyer sur la main libre. Devant ton mutisme, qu'il percevra comme un déni ancré dans ta chair, le mage vous laisse seuls. Un instant. T'es gêné au fond. Ne sachant ce qui va suivre. Si ta soeur s'en tiendra au soulagement. Si la colère contre ta stupidité poindra son nez. Du dégoût même. Pire de tout, de la déception. Tu'as l'impression de ne faire que ça depuis le tout début.
La décevoir.
Et tu ne supportes pas l'idée.
Après l'estime de soi et de sa valeur
Viennent être disséquées les addictions
Presque plus importantes que l'alcool,
Que tu avais plus ou moins réussies à cacher
Jusqu'ici. Les marques au pli du bras soigneusement camouflées.
Les pilules bien gardées.
Elle sait désormais.
Elle a du te sauver de toi même.
Autant foncer dans la plaie.

T'étais pas obligée. Y a rien qui t'y forçait. Mais merci. De continuer à ramasser.

Arrêter de mentir.
De cacher.
Parler avec sincérité.
Laisser tomber la précaution,
Puis enfiler de nouveau la pudeur
Détourner le regard.
Embué.
Humide.
Te te voir étendue là.
 
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Lïnwe Felagünd
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Responsable G
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Re: [Ste-Mangouste] Service des urgences

Message par : Lïnwe Felagünd, Sam 12 Aoû 2017, 16:42


Howl - suite
poste unique
l.a. de Jean

précédemment


Lïnwe a donc 14ans.
Les murs étaient blancs. Senteur de maladies osseuses et de sang ; le regard planant ; parfum de mains plastifiées, parfum d'atrocité, parfum d'espoirs (les vrais comme les faux), parfum de mort, parfum de blessés, parfum de maladie, parfum stérile. Atmosphère pesante, pressante, oppressante dans ce lieux hospitalier. Des gens en blanc courent dans tous les coins — c'est que le Service des Urgences est réputé pour son efficacité. Premiers soins avant de diriger les patients sur le billard. Dernière escale avant de mourir et de se faire descendre à la morgue pour certains. Des petits bobos. Ou des blessures plus graves.

On prend ce qu'il y a de plus inquiétant en premier. - C'est évident.

Et le cas le plus spectaculaire ce soir, était sans nul doute le sien. Pauvre malheureux. Lui ? Pas grand chose, un malaise et un cauchemar sous yeux d'adolescent. Pour la tête, plus tard, ça deviendra intéressant. Un bon patient. Psychiatrique. Mais pour l'heure, c'était sa sœur qui était gravement touchée.

— à moitié affalé sur un banc dur, le grand homme à côté de lui
prêt à partir, maintenant qu'il avait vu Lïnwe se relever.

Et quelques mots échangés, d'abord : la fille a été prise tout de suite, tout se passera bien. C'est un donneur d'espérances. Comme le marchand de sable au petit soin crépusculaire, sa tête dépassant de la tête du lit. C'est peut-être parce qu'il veut y croire, qu'une vie doit être colorée. Rose et verte. Parce qu'il ne connaît pas tout ça, et qu'il aimerait bien le voir de ses propres yeux.

Et un dernier mot consacré au sauveur, cette fois
comment vous appelez-vous ? — c'est qu'il avait quelque chose à lui devoir. Sa propre vie, par exemple. Et maintenant qu'il connaissait son nom, il le retrouverait. Il le retrouverait.

Dernière pensée à cette silhouette quittant l'établissement
disparition funeste à travers quelques trombes d'eau, derrière la vitre
à jamais dans sa tête, son visage marqué au vif.

Le couloir était abondant de vermisseaux d'humains. Des dizaines et des dizaines de petites fourmis sans leur patte, un os fêlé, une froissure, une coupure, des nausées... Il se leva. Lui aussi, il avait mal. A peu près partout, mais il surmonterait toute sa douleur pour elle. Et se dirigeant vers le pôle d'informations, il demanda à voir sa sœur.


— — — — Ellipse — — — —

Tête penchée vers le carrelage reposant, les yeux explosés par la fatigue, le ventre vide
l'estomac creux et la tête brûlante de somnifères poisseux, les mains tremblantes s'agitent
comme danse un pantin - les ongles craquent sous la dent — pâle garçon livide qu'on aurait dit un mort

- Messieurs Felagünd, Madame ? leur dit-on. Et tous se relèvent, sans exception à l'appel du défaitiste à blouse blanche. « Votre fille... a été sévèrement touché. On redoute qu'une certaine utilisation de magie noire rendent l'opération plus difficile. Il y aura sûrement des séquelles. Et le pronostic vital peut être engagé. Nous avons pu sauver la fille de la mort, mais son état reste instable. Coma certain. Etat semi-végétatif. » et un mouvement de doigts qui cochent une petite case sur la feuille avant de repartir sans un autre mot. Homme sans âme ni cœur, sans foi ni malheur. Homme déshumanisé. Homme abusé. Homme intact, droit et stable. Homme de toute logique. Homme réaliste, pessimiste. Homme pronostique. — Messager des enfers qui leur tombent dessus.

Des mots bruts pour un enfant, un frère et des parents. S'agenouillant de désespoir, le plus jeune y verse une larme. Son père aussi, qui a l'air d'être le plus ruiné des quatre. Sa mère est implacable. Stoïque. Imprenable. Et son grand frère, Tilendir devient tout rouge — de honte ou de colère ? Qu'est-ce que t'as fait à notre sœur. Espèce d'enc*lé !

- DEPUIS QUAND TU TE PERMETS D'AIMER TA SŒUR !?

Une famille
décomposée.

Père et mère interviennent face aux deux garçons qui sont prêts à se battre pour elle. Lïnwe prit un coup dans l'estomac en se relevant. L'autre dans l'épaule. Fratrie détruite, sans un feu pour le ranimer que cet espoir éveillé.

—         On sépare les frangins,
et des derniers mots cruels avant de ne plus se parler l'un l'autre
un dernier cri, comme en cette nuit mauvaise.

J'ai rien fait pour que ça arrive ! Surtout pas à elle !
Pitié...
- damnée.

Un frère qui ne lui parlera sans doute plus jamais
Une mère sans émotions
Un père détruit
Et des parents qui, au fond, ne croient plus en lui — famille d é t r u i t e.

Ses mots ne seront que du vin à leurs oreilles. Son comportement un tas d'os par terre.
Ils ne pourront plus jamais aimer leur fils comme avant, après ce qu'il a fait.
- Mais qu'a-t-il fait, pour en arriver là ?
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