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Cours particuliers
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Lizzie Bennet
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Re: Cours particuliers

Message par : Lizzie Bennet, Mar 23 Oct 2018 - 9:40


Elly ne s’offusque pas, ne me juge pas pour mes faiblesses. Elle a dans le coeur cette rondeur, cette douceur qui l’aide à sinon comprendre, du moins écouter. Elle remet en question mon jugement, m’imagine trop sévère avec moi-même.
— Tu as peut-être raison.
Elle a tort. Je ne veux la décevoir et c’est pourquoi je préfère la prévenir, l’avertir de ce qu’elle va trouver.

Je brûle d’imagination, d’instinct ; j’aime l’urgence de l’immédiat. Je pense moins que je me rappelle, et lorsque je me souviens, les émotions prennent le dessus. D’où l’arrivée de Sunil, à Azkaban : il fallait me protéger de la réalité rugueuse en alimentant l’oubli. Le déni aussi, sans doute - le temps d’épaissir ma carapace, d’apprendre à faire avec.

Cela a changé, pourtant. J’ai moins peur d’aimer depuis la naissance des jumeaux. Je crois que j’ai été mère avant d’être soeur, cousine, amante, amie. Que c’est leur amour qui m’a progressivement ramollie. Sunil est moins présent, aujourd’hui ; je m’autorise à revisiter mon passé, à errer dans la souvenance et la nostalgie.

Comme une vieille. Ça aussi, ça me défend du réel ; emmitouflée dans des souvenirs choisis, dans l’affection de mes enfants et la lumière de nos moments ensemble, je sens moins le froid de la vie. Faut savoir que je suis frileuse face à tous les ressentis. J’ai une sensibilité exacerbée, je ressens le monde avec une rare intensité, et c’est aussi pourquoi mon humeur et mes idées peuvent être si changeantes.

Je ne suis pas une femme de tête, de raison, de devoir. Je suis une femme de plaisir et d’impulsions. J’obéis aux pulsions propres à mon caractère. J’enfile les jeux, tantôt candides, tantôt macabres, que me souffle le présent. C’est ça. Je ne me projette pas dans le futur ; je suis l’esclave de maintenant, de tout de suite, de ce que mon coeur me dicte.

Tout ceci, si elle ne le sait encore, Elly s’apprête à le découvrir. Cela me terrifie, et pourtant, pourtant cela m’excite aussi. Elle propose de passer à l’exercice pratique pour que je puisse sentir l’effet de cette pénétration de l’esprit. Je sais que c’est le plus cohérent, le plus utile pour comprendre et reproduire l’art qu’elle maitrise. Je sais que, comme les enfants, j’apprends mieux en imitant. Qu’on invente rarement, au fond ; on ne fait que se puiser dans les muses de l’instant.

Elle s’apprête à être ma source d’inspiration et mon ventre se tord, comme sous l’effet d’une rare constipation. Je ramasse mes pensées et lui prépare un souvenir. Un moment frais et doux que j’aime à lui partager. Une journée à la plage avec Braeden et Squirtle.

On imagine volontiers que la première fois est la plus marquante ; je n’en crois rien. Je ne sais plus trop de quelle façon ils ont réellement rencontré la mer, enfin, je me rappelle d’eux lors de cette journée mais pas des nuances du soleil ou de la température de l’eau. Je veux lui offrir un souvenir si précis qu’elle n’aurait pu en découvrir plus en voyageant dans une pensine. Je veux toutes les nuances, pour que ce soit comme si elle l’avait vécu avec nous. Je veux les moindres inflexions de la cadence, pour que cela fournisse un mur opaque et absolve le reste.

Je lui accorde le top départ et sitôt dit, sitôt fait. Fermant l’oeil, je laisse le souvenir m’engloutir, comme on reste parfois, sur le dos, au fond de la baignoire, les paupières ouvertes, à contempler un monde qui se distord en louvoiements d’eau, avec pour seul va et vient le clapotis que nos doigts lui soufflent, tout doucement, par petits ronds. Je me souviens.

Un ciel gris, une plage de galets. Squirtle qui se plaignait de leur effet sur ses pieds menus. Braeden qui, sans effort, s’en allait courir vers la digue. L’air iodé nous remplit les poumons. La mer est triste, ce matin ; ses remous sont lents mais bruyants.

Simple. Rester simple. La scène ne va pas plus loin. Je me contente de visualiser, en boucle, les promesses d’une mer.e matinale, les touchants apitoiements de Squirtle et l’excitation de sa soeur. L'innocence, la splendeur de la jouvence et des lendemains qu'à deux, ils rendaient possibles.
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Elly Wildsmith
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Re: Cours particuliers

Message par : Elly Wildsmith, Jeu 25 Oct 2018 - 23:41


LA Lizzie

Cinq petits mots qui indiquent tout le contraire de ce qu’elle aimerait faire croire à l’ancienne auror. Cette dernière, pourtant, n’est pas dupe. Elle perçoit l’ironie sur le peut-être, sur l’œil vague de la borgne. Un manque cruel de confiance en elle, et la professeure d’enchantement se demande, s’interroge. N’y-a-t-il que les êtres humains pour réfléchir de la sorte ? Nul n’était content de ce qu’il avait. Alors qu’elle pensait la jeune femme épanouie et qu’elle enviait cette liberté qui semblait s’être liée à elle, elle venait de découvrir qu’elle aussi avait des chaînes qui la retenaient prisonnière.

Une indication de la part de Lizzie, un accord tacite pour la suite. Après tout, la brune allait entrer dans son esprit, elle allait prendre possession d’un souvenir offert par Lizzie. Elle cale son dos dans le fauteuil, bien au fond, comme pour être certaine de ne pas rompre le contact visuel qui lui permettrait d’accéder à l’esprit de la professeure de vol. L’incantation s’extirpe des lèvres étirées en un mince sourire « Legilimens » et presque aussitôt, la brume opaque de l’esprit arrive, lui saute aux yeux. Elle se retrouve projeté dans l’esprit de la borgne, elle tente de soulever l’opacité qui demeure. Ses yeux toujours rivés dans l’unique prunelle.

Et puis, rapidement, alors que les couches de brume se dissipent, le souvenir est là. Semblant l’attendre. Comme un somnifère qui attend sur une table de chevet, comme un enfant qui aimerait qu’on le borde. Le souvenir est là, si près qu’elle pourrait s’en saisir du bout des doigts. Une mer calme mais des vagues qui s’échouent sur une plage de galets. Les enfants. Ses enfants, qui apparaissent en silhouettes filiformes. D’abord de vulgaires ombres, et puis en se concentrant, la fillette qui apparait courant vers l’eau. Et le garçonnet qui se plaint … De quoi, de qui ? Le souvenir se brouille la concentration se perd mais l’ancienne auror s’accroche, persiste, continue. L’image repasse. Le ciel gris, le roulis de l’eau.

Finalement, elle rompt le contact. Se mure dans un profond silence. Il est fatiguant de voguer ainsi dans l’esprit de quelqu’un. Elle prend quelques instants pour elle, se recentrer dans son propre esprit, et faire un rapide résumé de ce que Lizzie lui a offert : un souvenir familial. Une question nait au creux de ses lèvres « Pourquoi ce souvenir ? ». A dire vrai, si Elly s’était retrouvé à sa place, elle aurait choisi le moment où elle passe la porte de la salle sur demande, quelque chose qui n’engage aucun sentiment, en quelque sorte. « Comment te sens-tu ? »
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Re: Cours particuliers

Message par : Lizzie Bennet, Mar 30 Oct 2018 - 22:14


contenu sensible

Elle sonde mon esprit, mais seul le souvenir préparé lui répond. C'est étrange, de se faire fouiller le cerveau. Un peu comme mettre du gel à l'intérieur du crâne. Ou du lubrifiant. Quelque chose de cet ordre. Lorsqu'elle s'en rétracte, je ne sais trop où j'en suis. Le souvenir s'efface. La carapace s'affaisse — j'aime cette image, mais la maintenir comme une protection, une barrière, me fatigue. Je le sens : mon corps se ramollit. Il laisse d'autres images prendre la relève. Pas les plus cohérentes, d'ailleurs. Des guerres de lézards et des génocides sous une tente…

Parfois me reviennent des images • je ne sais trop d’où elles sont extraites. Peut-être que j’ai vu, quand j’étais aveugle, des choses qui commencent à me revenir. Des choses dont je ne suis pas censée me souvenir. Un peu comme les enfants qui ont tant su avant, tant et tant que la douleur les égorgeait. Ils pleuraient.

Ils pleuraient et on a cru qu’ils avaient faim, ou mal, ou sommeil, ou besoin d’une nouvelle couche, quand enfin il ne s’agissait que du poids de la misère du monde. Ils sentaient que là bas, quelqu’un était en train de mourir. Qu’un autre subissait la torture. Ils voyaient toutes les agressions verbales, physiques et sexuelles que ce monde réservait aux vivants.

Et ils étaient terrifiés de ce qui les attendait, alors quelqu’un est venu sceller leurs lèvres d’un secret, là, juste au dessus des lèvres. Un doigt dont l’empreinte remontait jusqu’au nez. Et les enfants désapprenaient tout ce qu’ils avaient vu, jusqu’à l’âge de la parole et des premiers souvenirs d’enfance.

Peut-être que moi aussi, j’avais vu des choses quand je me croyais aveugle. Et si la douleur des images me revenait aujourd’hui, une seule leçon pouvait en être tirée. Je mourrais, ou j’allais mourir. Sous peu.

Elle m'interroge et je l'examine, mal à l'aise. La réponse est difficile à admettre, et pourtant elle me brûle les lèvres. Faut que ça sorte.
— Je sais pas. J'avais envie de te partager quelque chose de spécial.
De te donner une place dans ma vie. Une fenêtre par laquelle grimper quand tu le souhaites.
— Lasse, je dirais ? J'ai comme une mollesse, une fatigue.
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Re: Cours particuliers

Message par : Elly Wildsmith, Dim 4 Nov 2018 - 14:58


LA Lizzie

Il y a une gêne dans son regard, dans les traits fatigués de son visage marqué par la vie. Elle le perçoit aisément. L’avantage peut-être, d’avoir quelques années de carrière au sein du Ministère. Ou inconvénients. Certainement. Que de pouvoir ainsi percevoir quand il y avait un malaise, un quelque chose dérangeant qu’on n’arrivait pas à saisir mais qu’on percevait pourtant là. Et c’est l’impression qui demeure, la sensation qui trouve sa place alors que la brune regarde la borgne. Etrange duel de regard alors que la seconde se révèle. Un peu plus. Comme un livre dont on ne connaissait que la couverture jusqu’à présent, Lizzie dévoile peu à peu ses pages. Une à une. Une envie de partager un souvenir particulier, évocation doucereuse des jours heureux. Confiance dans l’autre pour pouvoir partager ainsi cette petite nostalgie au gout iodé. La brune pouvait presque sentir l’embrun marin sur ses lèvres.

Mais la fatigue se fait présente et elle le confirme en verbalisant le tout. Elly connait bien cette sensation, le corps qui se détend comme un élastique qui aurait trop travaillé, le corps retombe dans cet état commun, sort de son nuage, s’extirpe de cette force qu’il devait se donner pour offrir le souvenir. Alors ne reste que la fatigue, et peut-être un peu le vide. Comme lorsqu’on s’apprête à faire le grand saut, qu’un seul pied soit encore dans le vide. Demi-seconde où tout peut basculer, dans un sens comme dans l’autre. Hochement de tête de la part de la brune. Sa baguette retrouve les doigts frêles, interroge d’un « Je peux ? », quasi timide. Car elle ne se contenterait pas d’un simple exercice, elle comptait bien prouver à Lizzie qu’elle était tout à fait capable. L’incantation est informulé, un Revigor tout doux, comme une couverture dans laquelle on s’emmitoufle les soirs d’hiver.

« Tu vois, la légilimancie permet de fouiller dans l’esprit des gens, d’y voir les souvenirs qu’ils veulent nous montrer bien sur … mais pas que. J’imagine que tu t’en doutes ». Sourire énigmatique. Elle savait de quel côté se trouvait Lizzie, mais cette dernière ignorait de quelles ombres étaient faites la brune. Alors elle y allait doucement, par touche. Comme une jolie peinture qu’on ne voudrait pas finir trop vite. Comme si, en se transformant en œuvre, le tableau pouvait perdre de sa valeur. « On pourrait se dire que notre mémoire est un condensé de tiroir. Que certains sont plus accessibles que d’autres. Que certains sont sous clés, précieusement, tandis que d’autres sont offerts ». C’était une vision un peu archaïque de la chose, mais Elly trouvait la métaphore jolie. Souvent, elle s’imaginait ses petits tiroirs qu’elle ouvre, à la recherche d’un précieux document. Virée fantomatique dans les esprits. Elle voulait recommencer dans l’esprit de Lizzie, bien entendu. Mais c’était elle l’élève, et elle ne voulait pas la brusquer non plus, alors elle irait à son rythme, qu’il soit doucereux ou violent. Elle s’accorderait comme pouvait le faire des instruments dans un orchestre. L’une piano et l’autre violon, délicats accords d’une amitié naissante.
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Re: Cours particuliers

Message par : Lizzie Bennet, Mar 6 Nov 2018 - 23:13


J'ai dans les bras, la mâchoire et la langue cette fatigue qui engourdit tout. Je fais craquer mon dos, pour me reprendre, mais j'ai l'impression que mes sourcils pèsent des tonnes, genre du coup je fais un effort supplémentaire pour les garder à hauteur normale et mon front est tout froncé. Mais tout ça, elle le sait. Elle le voit.



C'est un peu effrayant, de lui laisser une telle fenêtre ouverte sur mon âme. J'arrive pas à l'imaginer autrement. J'aurais pu ouvrir un trou de souris, mais non, il a fallu que la fenêtre de la cuisine soit grande ouverte. Ce n'est plus un elle déjà ; c'est un tu dans ma tête, directement implanté, comme Sunil avait pu l'être.

Tu te coules par l'évier, louvoies autour de la bouche métallique avant de te décider à explorer ce nouveau territoire. Tu hésites, et pourtant tu sais. Tu viens douce mais conquérante.

Tes mots jaillissent, comme une caresse à saisir du bout des doigts. Quelque chose de très délicat, qui pourrait s'effriter si on le prenait sans y faire attention. Pourtant, ils sont coupants comme du verre ; bien placés, ils pourraient aussi servir à pénétrer l'intégralité de mon cerveau. Je me rétracte dans ma carapace, par réflexe, et reste pourtant fascinée par ses promesses.

— Je comprends, oui.

Elle dit les choses, patiemment ; ça se voit qu'elle est une bonne professeur. Elle a la juste distance et les mots qu'il faut. Elle vient pour convaincre et en profite pour vaincre. A moins que ce soit l'inverse ? Pourtant je tends la tête, acceptant ce joug nouveau. Cet accès à lui donner. Cet apprentissage qu'à deux, nous allions pouvoir mener…

— Jane utilisait cette image, quand on était petites. Elle me disait de mettre les images pas belles tout au fond. Il serait artificiel et factice de les faire disparaitre, elles font partie de nous, mais on n'a pas à les regarder toute la journée en maugréant et ruminant. Alors on le glisse tout au fond, derrière les chaussettes d'hiver tellement laides qu'on les sort qu'en cas d'extrême urgence.


Et là encore : en quoi avait-elle besoin de cette information ? J'aurais juste pu dire okay, oui, je suis opé, mais parler de Jane, parler du passé… Avec elle, c'est mes protections de homard qui s'effritent. Et cette nudité soudaine m'effraie.

— Du coup, ça passe comment ? J'essaie de le faire à mon tour, et tu me corriges, genre à tour de rôle ? T'as mis combien d'années avant de pouvoir vraiment utiliser la legilimancie sur commande ?

Non parce que c'est important, en fait. J'ai un sentiment d'urgence, partout, tout le temps. Comme si on allait mourir demain et qu'il fallait changer le monde avant. Pourtant je me sens si seule et impuissante… alors je mets les bouchées doubles. Dis-moi, Elly, que je sache dans quoi je m'engage ; de toute façon, tu viens de te trouver une élève fidèle ! perdue, oui, mais désireuse d'en apprendre toujours plus pour défendre les idéaux qui lui sont chers.
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Re: Cours particuliers

Message par : Elly Wildsmith, Jeu 8 Nov 2018 - 21:04


Il y a une sorte d’accord tacite lorsque l’on décide de s’offrir ainsi à la vue de quelqu’un. Lorsque l’on décide de faire danser les gens dans notre esprit, lorsqu’on sait qu’ils vont y entrer, qu’ils vont y voir des choses qu’on n’aurait pas envie de revoir. Une incertitude planante, un truc annihilant le reste alentours. C’est ce genre d’échange qui se produit avec la jolie Lizzie. Une sorte de truc un peu fou, échappant au contrôle. Alors qu’elle dit qu’elle comprend, Elly ne peut que la croire : pourquoi remettre en doute une parole convaincue ? Il n’y avait aucun intérêt à ce genre d’exercice pour la brune. La suite, toutefois, laissa passer plus d’explication que prévues, que nécessaires.

La sorcière accueillit les informations avec un sourire. Simple expression faciale pour dire que l’on est reconnaissant. De l’ouverture de l’autre, à l’autre, aux autres. Il y a toujours une certaine absurdité à l’être humain, une certaine peur irraisonnable, de ne pas être à la hauteur, de ne pas réussir, d’échouer, trop souvent. Pourtant l’amitié qui se noue entre les deux femmes semble échapper à ce genre de procédure. C’est fluide, limpide, comme l’eau qui s’écoule de la source en haut de la montagne.

Elle pourrait poser des questions, elle pourrait tenter de lever un peu plus le voile mystérieux qui persiste sur Lizzie. Savoir qui est Jane, par exemple. Elle pourrait y aller par touche, ça, là. Se glisser peu à peu derrière la carapace de Bennet, comprendre et voir comme elle. D’un seul œil. Mais ne voyait-elle pas mieux, justement ? N’avait-elle pas creusé les autres sens ? Ceux dont on se sert moins, parce que moins accessible ? La brune s’interroge. Tout en écoutant les histoires de chaussette, qui lui tirent un sourire. Fin, sincère. De ceux qu’on ne voit plus beaucoup sur le visage de l’ancienne auror.

Mais les questions qu’elle pose, elles sont justes, bien sûr. Mais elle ramène la brune à son passé compliqué, à ses apprentissages risqués auprès d’Evan. Elle ne veut pas éluder, bien entendu. L’homme était important pour elle, il avait représenté tellement. Mais elle se devait d’avancer, de voir autre chose. Aussi face à la question de la professeure de vol, elle préféra dire, simplement « J’ai mis du temps, mais ce serait peut-être plus rapide pour toi ». Car Elly n’était pas occlumens, à l’inverse d’Evan qui lui disposait de protection d’esprit impressionnante. La brune se perdit un instant à ses souvenirs épars qui la laissait encore seule. Terriblement seule.

Elle chassa les idées noires ainsi venue, et se décida donc à répondre à Lizzie. « On va essayer comme ça oui ». Il fallait qu’elle se concentre, et c’est ce qu’elle fit. Sur un souvenir relativement simple : son arrivée dans la salle sur demande. A l’inverse de Lizzie, la brune ne tenait pas à la faire entrer trop en amont dans son esprit, pas maintenant qu’elle avait pensé à Evan. Il fallait qu’elle trie ses pensées, qu’elle les mette en ordre dans ses tiroirs et ainsi, elle pourrait être prête pour aller plus loin. « C’est quand tu veux ». Accord qui suis le regard, figé dans l’unique œil de la professeure de vol.
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