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Prendre des nouvelles
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Ellana Lyan
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Re: Prendre des nouvelles

Message par : Ellana Lyan, Ven 01 Sep 2017, 09:34


Il y a une lumière, même au fin fond des enfers, une colombe blanche aux ailes déployées, grandes ouvertes pour protéger rassurer les prisonniers, comme moi, elle est cette oiseau immaculé qui vient rendre un courage oublié et je l'observe simplement heureuse de la voir à mes côté alors que les flammes se sont apaisées de ses larmes, les blessures peuvent encore guérir
mais l’oiseau n'est pas sans tâche, elle aussi à survolé nombres de champs de bataille sans avoir le loisir de fermer les yeux, elle dont le père et parti du nids bien trop tôt alors qu'il n'était qu'un oisillon perdu dans ce monde bien trop dangereux,
mes yeux glisse et dans son corps je lis son histoire, ses sourires sont-ils vrais où n'est-ce donc plus que mécanique ?
elle me parle et je lis la douleur en elle sans rien pouvoir faire d'autre que de répondre en racontant ma propre histoire et je sais sa peine sa pitié parce que c'est ce que j'inspire à chaque foi que le récit de mon existence s’échappe de mes lèvres
j'ai mal de cette réalité mais que faire ? rien... il n'y a plus rien... mon cœur bat doucement et je l'écoute qui me parle, m'offre les mots de son bonheur et je hoche la tête doucement jusqu'à un certain point

les relations humaines peuvent être si belles ? je secoue la tête navrée d’interrompre son bonheur
mais comment aprouver, comment être d'accord ou répondre par l'affirmative
dans ma situation où se sont elles qui m'ont mise en enfer __ que devrais-je donc aimer ?
mon père ? ma mère ? ou du moins ceux qui se prennent pour eux et prétende répondre à ce titre alors qu'il n'en a jamais rien été
la vérité ouvre les portes de mes lèvres descellée uniquement pour elle les relations humaines... m'ont détruite...simplé vérité qui fait mal, qu'elle comprendra, je ne suis pas capable de penser comme toi

et j'ai peur, sans cesse qui me dit que demain tu ne me plantera pas un couteau dans le dos ?
pensées stupides, je soupire mais ce côté ne me lâche pas je suis désolée mais cette crainte me hante
incapable de voir ce que l'avenir présente au loin, ce serait tellement plus facile, tellement plus simple de ouvrir tout prévoir à l'avance pour éviter sans cesse d'être blessé, de se retrouver une nouvelle fois à terre, d'une main instable que l'on a prise alors qu'on aurait du la repousser avant que le couteau ne s’enfonce dans la chaire...
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Aysha Brayd
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Re: Prendre des nouvelles

Message par : Aysha Brayd, Ven 01 Sep 2017, 11:45


Je parle et je parle, et j'essaye de me convaincre de ce que je dis. Parce que je le pense, oui, mais j'en doute, aussi. Tout est à double facette, rien n'est toujours vrai, toujours faux. Chaque réalité, chaque vérité que j'énonce peut être contredite parce que oui, il y a toujours un contraire. Tout ce qui est beau peut être horrible, atroce. Tout dépend, rien n'est fixe et tout bouge. Cette inconstance me fait peur, celle qui m'empêche d'avoir l'esprit libre et confiant, celle qui empêche mes certitudes et m'oblige à penser, toujours. A toujours tout reconsidérer, à réfléchir de façon constante. Mon esprit est toujours en action, jamais il ne s'endort parce que j'ai peur de tout, tout le temps. Et parce que je cherche, chaque fois, mon bonheur parmi tous ces malheurs. Comment être libre et apaisé alors même que tout peut arriver. Il y a tant d'éventualités et l'on ne contrôle rien, rien.

Ellana secoue la tête. Elle n'est pas d'accord, et c'est une preuve encore une fois que tout est différent pour chacun, et que toutes ces belles choses peuvent se transformer en cauchemar. Elle me dit que les relations humaines l'ont détruite. Oui. Elles peuvent être si belles, mais elles ont tant de force. L'humain est à la fois fort et faible, fort avec les autres, faible avec lui-même. Il a ce pouvoir immense de changer la vie des gens, de la détruire plus facilement que de la construire. Mais détruire semble toujours plus facile, alors beaucoup cèdent à la facilité. Et ça je veux le dire à Ellana, que ce sont des lâches, mais que certains sont patients et courageux, que certains prennent le chemin le plus sinueux parce que leur but importe plus que la facilité de leur cheminement. Que certains veulent rendre la vie plus belle, même si c'est plus compliqué.

Qui me dit que demain tu ne me plantera pas un couteau dans le dos ?
Je suis désolée mais cette crainte me hante.


Et je hoche la tête parce que je comprends. Je ne peux pas la forcer à me faire confiance même si j'ai, moi, la certitude que non, je ne lui planterai pas un couteau dans le dos. Parce que j'ai besoin d'elle, et parce que je ne peux vivre en ayant fait du mal à quelqu'un. La moindre faute de ce genre me ronge comme un poison qui s'insinue dans mes veines, et si il y en a trop alors ... Non, je ne le peux pas. Même si moi, j'ai choisi la facilité en enfouissant ma douleur au fond de mon estomac, je ne serai pas cette lâche qui détruit la vie des gens sans efforts, parce que les rendre heureux, c'est trop difficile. Je ferai tout ce qui est en mon possible, parce qu'avoir un objectif me fait vivre, rendre des gens heureux fait disparaître petit à petit ma peine.

Je comprends. Moi aussi, j'ai peur, toujours. Peur de tout, de ce que la vie me réserve, de ce que les gens peuvent faire, peur de moi-même et de ma folie qui guette, peut-être, cachée au fond de mon ventre.
Je ne peux pas te convaincre d'avoir confiance en moi. Je ne m'en convaincs pas moi-même. Mais je peux t'assurer, au moins, que je ne te planterai pas un couteau dans le dos. Je ne pourrais pas vivre avec moi si je faisais cela.
Je me haïrai plus que ce n'est déjà le cas, et ça en serait insupportable.


Je n'essaye pas de la convaincre de quoi que ce soit, je me sentirais manipulatrice. Et puis j'ai compris déjà que ça ne marchait pas comme cela, entre nous. La sincérité, seule, nous permet de communiquer et d'apaiser nos peines. Dire tout, tout sans retenue sans tabou, dire ce que l'on pense sans craindre, pour une fois. C'est ce que je veux et elle aussi, je crois. Alors je lui dis ce que je pense, comme elle le fait, sans m'excuser de mes paroles, sans les freiner ni les justifier. Parce que ce que je lui dis, c'est moi, moi toute entière et vraie, moi sincère comme je ne me connais pas. Je me découvre et moi-même, j'apprends.
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Ellana Lyan
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Re: Prendre des nouvelles

Message par : Ellana Lyan, Sam 09 Sep 2017, 16:02


Si peu, si peu de chose
deux poussières à l'âme en peine
un cadeau, un sourire et cet espoir
toi qui peux être tant et si... rien
à mon regard un nouvel horizon
si je préférais me perdre

fallait que j'arrête tes pas, de quelque mètres vers l'arrière
visage inconnu, attends moi j'ai besoin de quoi , de toi ? d'un nous qui ne comprend pas
ne fuis pas jeune enchanteresse, chante encore une foi petit oiseau
je suis traîtresse du monde qui j'ai brisé et me voilà à genoux

que dis-tu ? je n'entends pas
que dis-tu , je n'entends plus

tu sais des mots que je connais, que j'ai tant chéri entre mes frêles doigts pour un instant vouloir un brin de vie
et je sens en toi les couleurs de la vie qui émane comme un aura hypnotique
perdue dans la foule colorée si dangereuse, le peuple que je fuis
et je passe d'un être à l'autre pour déverser cette souffrance qui ne m'appartient pas
méritent-ils vraiment ? non... la peur présente qui broie l'estomac

souffrance en moi qui retourne la tête et détruit les derniers brins d’humanité
on m'a menti, sans doute à toi aussi et j'ai perdu à ce jeu
les règles auxquelles je me suis pliée__ me suis exposée
prend ma main, je t'en prie ne lâche plus la faiblesse de mes doigts tremblants
souffrance qui veut me faire hurler j'ai encore si mal plaies à vif je veux fuir mais quoi ?

courons
à travers cette forêt noire si sombre
fuyons
pour trouver un autre demain

plus loin, si loin

et toi aussi tu espères le soleil
la lumière qui émane de ton être, comme du mien
cet un enfer, c'est une guerre et nous sommes prises entre deux feux
il ne sert à rien de fuir, j’entends leurs pas encore si proche
poussière, et toi et moi et nous
un, deux, trois, nous voilà égarée

sur une page je danse, veut danser, pied en avant, en arrière, un regard vers le passé, un autre pour l'avenir
l'heure est à la peur, les démons se rapproche, serre moi j'arrêterais je te le promet, tenterais de ne plus trembler
que cet enfer s'arrête me voilà instabilité et la douleur à la poitrine qui ne cesse d'enfler, je suis folie__ erreur du passé
envie de retour en arrière sans pouvoir s'y plier, que faire, que dire ? et cette mélodie funèbre qui sans cesse revient

il me fait danser, poupée de verre je n'ai plus de réalité, les fils m'enserrent les poignet me voilà obligée, les larmes coulent il est pourtant trop tard pour renoncer, retrouver le cœur du passé, une histoire banale, sentimentale
mais cette nuit la princesse à fuit les bras de son prince pour les lèvres de la méchante sorcière
il était une fois, il était une fois et jamais ne vécurent heureux, jamais n'eurent beaucoup d'enfant
parce que la robe blanche est tachée de sang, parce que le diable supervise la sentence de son rire machiavélique
il était une fois, il était une fois pantoufle de verre à jamais posée sur les marches de l'escalier délabré

ses yeux l'ont trouvé
princesse d'infidélité
prisonnière de ses tors
incapable de réparer

mais n'oublie pas, n'oublie jamais les tords et la souffrance
expérience gravée au fer rouge dans la mémoire pour servir de leçon
un pas vers elle est doucement mes bras qui se referment
je veux sentir son cœur contre le mien et le parfum de ses cheveux

dans une étreinte au goût de sel
les larmes coulent encore
je pleure pour moi, pour lui, pour elle
parce que j'ai si longtemps cru en être incapable

il était une fois, une fois, une fois
je te crois je te crois.
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Aysha Brayd
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Re: Prendre des nouvelles

Message par : Aysha Brayd, Dim 10 Sep 2017, 15:01


Ses yeux s'affolent et elle me toise, un regard perçant, percé. J'ai l'impression que le voile, celui qui recouvre ses pupilles comme un linceul blanc, se lève lentement. Une légère brume le fait osciller et par instants, courts moments, la couleur se révèle. Par bref instants elle s'ouvre à moi et j'entrevois quelque chose, quelque chose beau qui a la nuance de l'espoir et de la peine, quelque chose de joli. Il y a ce reflet aussi, une innocence bridée, un air enfantin trop vite effacé par des erreurs, des regrets.

Elle a peur je crois mais quelque chose change alors que nous parlons. Encouragée. Je tente d'ouvrir les yeux moi aussi, c'est difficile mais j'entrevois quelque chose et alors le poids sur mes épaules diminue un instant. Tu es là, petite enfant ? Celle qui sourit, donne et aime, celle qui rêve et qui croit en un monde meilleur, plus beau et plus paisible. Où te caches-tu, nous avons besoin de toi ?

Ellana s'approche de moi. Une étreinte qui m'arrache un sourire, vague et pâle mais pas forcé. Pour cette fois. Elle me serre et elle pleure. Les larmes coulent sur ses joues enfin, comme moi, et c'est une libération, une peine qui s'évade et nous laisse en paix un instant, peut-être. Joue contre joue, nous mélangeons nos peines. Nos corps tressautent de ces sanglots libérateurs et si douloureux à la fois, pourtant. Nos cheveux s’emmêlent et j'y vois le partage, si beau. C'est comme un soupir qui me vide et je ressens tout et rien à la fois, et une seconde heureuse, une seconde douloureuse, tout en même temps. Je suis perdue alors je ne sais que faire, et je la serre contre moi. Parce que c'est la seule chose dont j'ai la certitude qu'elle me réconforte. Ce contact me fait du bien et je voudrais la serrer contre moi encore longtemps, toujours, comme on serre une inconnue et pourtant elle ne m'est plus inconnue, c'est certain.

Quand elle pleure ce sont ses peines qui coulent sur sa joue, et sur la mienne en même temps. Nos larmes se mélangent encore et je ne dis rien. Je la laisse pleurer, et je ne me cache pas pour pleurer moi aussi. Et finalement ces mots, si réconfortants, ces mots qui me redonnent espoir :

Je te crois.

Il n'y a pas besoin d'en dire plus, les mots sont assez forts déjà. On les gaspille chaque jour alors qu'ils peuvent tant signifier, tant dire. Ils sont précieux, ces mots, je les chéris, ils me soignent, et me blessent parfois. Ils sont si pleins de potentiel qu'il ne faut pas les user, ces mots. Je cherche le mien, celui qui exprime ce que je veux lui dire. Ellana m'apaise. Je comprends une chose, avec elle. Je comprends surtout que j'ai fait une erreur, une erreur monumentale, alors je me dis que nous sommes deux, désormais. Même si mon erreur n'a fait de mal à personne d'autre que moi, enfin je crois. Parfois ce sont ceux qui blessent qui sont le plus blessés. La culpabilité est un sentiment si cruel et surtout, il est si facile de détruire sa propre vie. Encore plus facile que de détruire celle des autres, car on est trop durs, trop durs envers nous-mêmes. Et on se blesse, je me blesse, et Ellana souffre.

Alors je souffle ces quelques mots dont je n'abuse jamais, ceux qu ont du mal à sortir et qui pourtant sont si importants, si précieux :

Merci.
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Re: Prendre des nouvelles

Message par : Ellana Lyan, Mar 26 Sep 2017, 18:11


La peur à disparue
poignardée en plein cœur les tremblements cessent
alors que j'ai pensé tant de fois cette réalité impossible
l'autre n'est qu'un moi aux racines différentes

et en elle je vois
la parallèle de mon existence
la douleur de son silence
et tant de faux sourire gravé

je veux être à toi, à moi, à nous
parce qu'aujourd'hui il n'y a plus de différence
seule cette mélodie qui encore revient
comme une étoile, comme un refrain

j'ai peur d'avoir perdu la vue, d'encore une fois me retrouver à genou
mais je sais qu'il n'y a plus de leurre, que la lune brille enfin haute et pleine
comme une mère protectrice, elle veille et surveille
et mon cœur d'enfant aux battements irréguliers li écrit un poème

nous sommes petites filles, perdues, troublées
nous sommes sans abris, exposées, trouvées
mais folle de vie, d'envie de vivre
si puissante que la crainte elle même fini par se cacher

j'ai
perdu
tu sais
il y a
si
longtemps
un
jeu
.
..
.
tu me laisse être moi, dans tes bras aux gouts de sel je ne veux plus peser à rien
les tremblement petit à petit cessent alors que t'es mots viennent m'apporter la délivrance tant attendue
je ne sais plus que faire, que dire, l'envie de te rendre tes mots me prend à la gorge
alors que comme une mélodie, eux résonnent encore à mes fragiles tympans

merci, pour ta présence, tes bras, tes larmes, merci pour ton merci
étrange résonnement qui parait pourtant si clair
la guerre des maux est finie, comme bataille contre les mots
j'ai;envie de lâcher les armes un moment, elle me prête une épaule
elle me prête son cœur

alors comme un soldat échoué je m'arrête le temps de profiter d'un instant de paix
la folie des démons me quitte comme incapable de rester dans cet endroit immaculé
je suis libre comme je ne l'ai plus été depuis si longtemps, libre de mes tourments
petite fille au cœur déchiré qui à besoin de papier collant pour le réparer

mais ça ne suffit pas, plus, n'a jamais réellement suffit
je ferme les yeux, soupire un peu et me détache doucement
yeux ouverts, j'ai fait le plein d'air, près à retourner dans mes enfers
et un pâle sourire qui flotte sur le bout des lèvres
simplement parce qu'elles semblent avoir oublié comment faire

une crasse sur la joue du bout des doigts
et d'un morceau de voix merci d'avoir éteint mes flammes
non celles de la vie mais celles de la colère
je n'ai plus envie de guerre

alors je recule, un peu, beaucoup, jusqu'à tourner le dos
et d'un murmure de brume merci pour tout
avant que l'horloge sonne le temps des adieux, le temps des au revoir

rappelle moi donc de ne jamais t'oublier...


Fin du RP pour moi, merci beaucoup, beaucoup, beaucoup ♥
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Aysha Brayd
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Re: Prendre des nouvelles

Message par : Aysha Brayd, Dim 08 Oct 2017, 19:06


Il y a toujours ce courant, électrisant, électrisé. Il y a quelque chose. Une lueur au bout du tunnel. Une étincelle. Un scintillement léger. Fugace, mais si je tend la main, peut-être, alors je la toucherai du bout des doigts, cette petite étoile.

Ellana.

C'est elle, cette étoile. Elle qui m'a permis de tout lâcher, tout vider, et comprendre un peu aussi. Aider, souffler, m'ouvrir et écouter.

Ellana.

Je veux lui dire merci, merci. Mais c'est elle qui me le dit. Ce petit mot deux fois répété, trop de fois usé mais cette fois non, il est véritable. Je le répète moi aussi. Le poids de mes épaules s'est envolé, la boule de mon ventre s'est un peu dénouée mais surtout j'ai appris, avec ces mots et ces regards, ce lien. J'ai appris ce qu'il allait pour moins souffrir. Pour l'avenir.

Comme elle, mes flammes se sont éteintes. Il y a, certes, la braise, encore rougeyante et fumante, mais si je ne souffle pas dessus, si rien ne les ravive, alors un jour elle s'éteindront devinitivement. Et il ne restera plus que de la cendre, souvenir d'une douleur réduite à de la poussière, simplement la pour me rappeler mes erreurs et surtout ce que je ne dois plus faire, ce que je ne veux plus vivre. Le brasier de mon coeur s'est essoufflé, et c'est toi, Ellana, qui l'a éteint.

Je me souviendrai de toi, Ellana.

Alors meme que maintenant, son nom semble presque sacré. Elle a tourné le dos, déjà, dans un souffle. Sa silhouette, comme un fantôme, comme une illusion fugace, s'évanouit. Ses contours deviennent plus flous, et d'un souffle, comme la brume qui balaie le sable, elle disparait. J'ai envie de tendre les doigts pour effleurer ses cheveux encore, qui ont disparu, et donc le mouvement et le parfum flotte encore dans l'air. Comme une preuve de son passage, une preuve que ce moment à bien existé, qu'il n'est pas le fruit d'un moment d'égarement de mon esprit.

Je murmure encore : merci. Ces mots flottent dans l'air avec son parfum. Je ne t'oublierai pas.

Ellana.

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Re: Prendre des nouvelles

Message par : Invité, Ven 12 Jan 2018, 11:41


Long time no see
PV avec Mered

Les marches en pierre de la Volière étaient toujours verglacées durant cette période de l’année, ce qui donnait lieu à des cascades loufoques, allant des chutes spectaculaires aux glissements plus ou moins contrôlés. Aoi était bien contente de voir que personne n’avait eu l’idée de venir apporter du courrier aux chouettes et autres hiboux de l’académie en même temps qu’elle, lui laissant toute la largeur des escaliers pour se démener à monter. En même temps, à l’heure du petit déjeuner tardif du samedi matin, qui aurait l’idée d’aller se les geler à l’extérieur ? La japonaise, après avoir profité du calme de l’aube pour se remplir le ventre, avait maintenant toute la latitude pour faire ce qu’elle voulait de la matinée.

Première mission de ce premier week-end de retour à Poudlard : envoyer une lettre à ses parents. Elle était arrivée hier soir par le Poudlard Express, avec tous les autres élèves rentrés dans leur famille pour les fêtes de fin d’année, et les cours ne commenceraient que le lundi suivant. Elle n’avait jamais eu aussi hâte. Montant les marches d’une démarche mal assurée et plus que lente, la brunette était à la recherche d’un volatile capable d’apporter sa lettre jusque chez elle, à l’autre bout du globe. Ses parents l’avant tannée avant son départ pour qu’elle leur écrive régulièrement, pour les tenir au courant de sa survie loin d’eux. Même si c’était contraignant, voir carrément périlleux en cet instant, elle comprenait parfaitement. Après tout ce qu’ils venaient de traverser, un excès de zèle de la part de ses chers parents était tout à fait légitime.

Même l’intérieur de la volière était parsemé de givre, et les oiseaux se tenaient les uns contre les autres pour se tenir chaud. Sortant de sa poche un morceau de brioche qu’elle avait pris sur la table du petit déjeuner, la métisse entreprit de le dépiauter pour les rapaces. Une fois son petit manège terminé, elle s’approcha des oiseaux réservés pour les courriers longes distances et, après avoir noué sa lettre à la patte de l’animal puis lui avoir donné un morceau de brioche plus gros que les autres, le laissa prendre son envol dans le ciel gris perle de janvier. Pensive, elle regarda la chouette épervière déployer ses ailes sur la toile claire de fond qu’étaient les nuages, se disant que bientôt, sa mère recevrait cette lettre, rédigée avec soin, portant quelques mots réconfortants et se concluant par un « prenez soin de vous tous, je vous aime ». Des mots qu’eux seuls pouvaient comprendre, qui ne s’adressaient qu’à eux.

Prenant le chemin de la sortie, petit pas par petit pas, elle entreprit la descente des escaliers avec le ventre serré. Ce n’était vraiment pas le moment de se casser quelque chose. Les mains crispées sur la balustrade, elle descendait en crabe les marches glissantes. Malgré sa concentration, elle crut cependant percevoir des bruits de pas dans la neige, semblant s’approcher. Pitié, tout mais pas ça.
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Re: Prendre des nouvelles

Message par : Invité, Ven 19 Jan 2018, 03:36


- Aoi ! Ça fait tellement longtemps ! J’suis si heureuse de te revoir ! T’étais passée où ?

L’aiglonne n’eut pas le temps de comprendre qui diable pouvait crier son nom qu’un boulet de canon la percuta, du moins ce fut l’impression qu’elle eut. Il lui fallut quelques secondes pour se rendre compte de ce qu’il se passait. Puis elle identifia la voix, au moment où ses yeux tombaient sur des cheveux roux. Mered. La seule amie de la japonaise, son miroir de l’âme, son double cosmique, bref, la personne qu’elle avait le plus envie de revoir en remettant les pieds à Poudlard. Bien que peu habituée aux démonstrations d’affections, surtout lorsqu’elles étaient physiques, la brune referma tout de même ses bras sur le dos de la française. Un peu de chaleur humaine de temps en temps ne lui faisait pas de mal.

Après quelques secondes, elle brisa l’étreinte malgré tout, reculant d’un pas pour observer son amie. Elle n’avait pas tant changé en quelques mois, toujours ces émeraudes enfoncées dans ce visage laiteux, et cette tignasse de feu sous un bonnet de laine. Une chaleur emplit Aoi alors qu’elle détaillait sa camarade, une douce et réconfortante sensation qui lui rappelait la maison. Dans un élan d’affection faisant écho à celui de Mered quelques instants plus tôt, l’azur attrapa les mains de cette dernière et lui répondit le sourire aux lèvres.

- Je suis heureuse de te voir aussi, je suis désolée de ne pas avoir donné de nouvelles.

Personne n’avait su ce qui était arrivé aux Baskerville après le 27 juillet. Ils s’étaient comme volatilisés, leur maison en cendres, les hiboux revenaient sans réponse. Inquiéter leurs connaissances avait été le prix à payer par la famille pour rester saufs. Donner des nouvelles aurait équivalu à signer l’arrêt de mort de l’émetteur ou du destinataire de la lettre, voire des deux. Les mages noirs qui les traquaient ne se seraient pas embarrassés de scrupules pour mettre en œuvre les moyens nécessaires pour les retrouver, sans doute à coup de Sortilèges Impardonnables.

Mais maintenant que la quiétude était revenue, que tout danger semblait écarté, ils avaient pu revenir à leur vie d’avant du mieux qu’ils avaient pu, bien que le spectre de ces jours sombres ne continue à peser sur leurs épaules. Heureusement, le seul traumatisme d’Aoi résidait dans la peur qu’elle avait ressentie, lorsqu’elle avait dû quitter sa maison en plein milieu de la nuit avec la police magique japonaise, maison qu’elle ne reverrait jamais, et lorsqu’elle avait dû rester cloitrée dans une planque sombre durant des mois. Mais en scrutant le visage angélique de Mered, la métisse savait qu’elle était une personne de confiance, et qu’elle pouvait se fier à elle. Son sourire se fana légèrement lorsqu’elle reprit la parole.

- Ma famille a eu quelques soucis avec des sorciers pas très recommandables, on a dû se faire oublier. Je t’aurais bien envoyé un hibou si j’avais pu, je suis désolée.

De ses petites mains gantées, elle serra celles de son amie. Elle savait que cette dernière ne lui en voudrait pas le moins du monde mais elle regrettait malgré tout de l’avoir inquiétée.
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Re: Prendre des nouvelles

Message par : Invité, Lun 22 Jan 2018, 21:26


La rousse semblait scandalisée par l’idée qu’Aoi ait pu être en danger. L’air combatif sur le visage, elle dégaina sa baguette d’un geste rendu naturel par l’habitude. Sérénité ? Sans doute le nom de son arme qui semblait neuve, pas étrange pour une personne aussi méticuleuse que Mered. A son allure, on aurait vraiment dit qu’elle s’était entraînée, ce qui arracha un regard attendri à l’azur. Même si elle faisait tout pour paraître menaçante, la brune ne pouvait s’empêcher de la trouver adorable, comme une maman aigle protégeant sa progéniture. Dans un sens, c’était tout de même rassurant pour la bleue de se dire qu’elle avait une garde rapprochée en plus de la surveillance de la direction de l’école. A regarder la française alors qu’elle rangeait sa baguette, Aoi se dit qu’elle avait vraiment de la chance d’avoir une amie comme elle, de celles dont tout le monde rêvait.

Apparemment son amie ne lui en voulait pas le moins du monde, ce qui rassura grandement Aoi. Bien qu’elle ait passé les premières années de sa scolarité seule, imaginer ne plus parler à Mered pour si peu la peinait. Son sourire ne quittait plus ses lèvres, elle en avait même oublié le froid de janvier qui les entourait, toute à la joie de cet instant tant attendu et à l’écoute des paroles de sa camarade. Malheureusement, le fait d’avoir arrêté une bonne partie des mages noirs du groupuscule japonais ne garantissait pas une sécurité absolue à la métisse, mais elle se savait protégée ici.

Mais à l’évocation de la dernière fantaisie des Mangemorts, la bleu et bronze perdit son sourire, son regard se remplissant d’horreur. Des Inferis dans Londres. Les mages noirs n’avaient donc aucunes limites. Elle n’osait pas imaginer la peur qu’elle ressentirait si elle se retrouvait confrontée aux cadavres ensorcelés, même armée de sa baguette, alors les pauvres Moldus qui n’avaient rien demandé et n’avaient aucune idée de ce qui leur tombait dessus, elle préférait ne pas y penser. « Certaines personnes ». La japonaise opina du chef avec vigueur aux mots de sa camarade, heureusement que des courageux risquaient leur vie pour défendre la veuve et l’orphelin.

- Rassure moi, tu n’étais pas sur place ? Et oui, heureusement, que ferions sous sans eux ! Pour avoir observé le mode de fonctionnement des autorités magiques japonaises, je peux t’assurer que leur sérieux est des plus totaux. J’imagine que les Aurors ont dû réagir au quart de tour aussi ?
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Re: Prendre des nouvelles

Message par : Invité, Jeu 25 Jan 2018, 14:59


Le visage de la rousse se fit grave. Sous le regard épouvanté d’Aoi, elle lui conta cette nuit cauchemardesque. Cette dernière ne se dérida même pas à la tentative d’humour de sa camarade, toute à ses remords. Elle aurait dû être là pour protéger son amie au lieu de se cacher comme une lâche en laissant tout le travail à d’autres. Quelle pitoyable amie elle faisait. Et pout couronner le tout, Mered avait été blessée. Par réflexe, les yeux argentés se baissèrent vers les mains gantées, comme si elle pouvait voir quelque chose. La douleur devait être passée puisque les deux jeunes sorcières s’étaient tenues sans peine les mains quelques instants auparavant, mais l’azur ne put s’empêcher de s’en vouloir malgré tout.

A l’évocation des brigades magiques, la française ne semblait pas enchantée. Apparemment, les troupes britanniques n’étaient pas aussi réactives que les troupes japonaises, et leur manque de sérieux avait dû coûter gros à quelques Moldus londoniens. Puis les paroles de Mered s’assemblèrent comme les pièces d’un puzzle. La rouquine n’avait rien dit clairement, mais elle devait se douter que son miroir de l’âme comprendrait le message caché derrière ses dires. Une si soudaine haine des Mangemorts n’était pas si étonnante venant de sa part, elle qui était d’origine Moldue et avait été blessée à cause des mages noirs. Mais toute cette négativité à l’encontre du Ministère était surprenante. Le ton employé par l’aiglonne était sans appel, elle avait décidément une dent contre les Aurors. Mais alors, qui étaient cette « poignée d’individus », ces personnes qui selon la née-moldu aidaient à faire tourner le monde ? Les sourcils de la brune se froncèrent. Avec qui la jeune Serdaigle s’était-elle associée durant son absence ?

Mais la métisse n’eut pas le temps de poser quelque question que ce soit à son amie car cette dernière venait de changer de sujet. L’aiglonne ne se formalisa pas, après tout elles auraient bien le temps d’aborder le sujet une autre fois, elles avaient la vie devant elles. La légèreté venait de nouveau teinter leurs échanges, et la japonaise accueillit cette nouvelles atmosphère d’un sourire. Evidemment, on reconnaissait bien là les bleu et bronze, leur sérieux légendaire en ce qui concernait les études. La proposition de Mered toucha Aoi qui, une fois de plus, se fit la réflexion qu’elle avait de la chance d’avoir une amie de la sorte.

- J’ai déjà commencé par relire tous les manuels pendant les vacances, mais j’accepte ton aide avec plaisir. Tu penses que tu pourrais me fournir les exercices et devoirs qui vous ont été donnés depuis septembre ? J’aimerais certifier mon niveau.

Comme avant. Le monde avait beau s’écrouler de toutes parts autour de Poudlard, la vie des élèves ne semblait en être que très faiblement influencée. Un havre, du moins pour encore quelques années.
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Message par : Invité, Mar 30 Jan 2018, 02:04


LA de Poil de Carotte

Bien entendu, Mered acquiesça. Après tout, les deux aiglonnes n’étaient pas amies pour rien, la rousse n’aurait manqué pour rien au monde une occasion de venir en aide à un autre petit rat de bibliothèque. Leur discussion avait fait oublier à Aoi où elles se trouvaient mais sa camarade ne semblait pas avoir perdue de vue la raison de sa venue. L’azur, après avoir lancé une moue dubitative a l’escalier verglacé, s’était décidé à suivre le mouvement malgré tout. Après tout, ce n’était pas une volée de marches qui allaient lui faire peur. Arrivées entières à la volière, les deux apprenties sorcières y pénétrèrent et avancèrent en direction d’une petite chouette blanche dont la française caressa délicatement le plumage. Elle avait un drôle d’air cette créature, comme si elle jaugeait la japonaise de ses yeux orangés.

Aux mots de la rouquine, tout devint plus clair. Apparemment ce n’était pas un oiseau docile, ladite Éolia avait son petit caractère. Mais cela ne dissuada pas la brune d’avancer sa main. Si son amie lui disait qu’elle n’avait rien à craindre, elle n’avait aucune raison de se méfier, et puis avec ses gants elle ne devrait pas sentir grand-chose dans le cas où l’animal l’identifiait tout à coup comme un danger potentiel. Heureusement, tout se passa bien, le volatile semblant suivre sans discuter l’avis de sa maîtresse et se laissa faire. Puis la française suggéra qu’elles rentrent au château, ce à quoi la bleue répondit d’un hochement de tête. Mine de rien, elle commençait à avoir un peu froid, et le dernier projet de cours de Soins aux Créatures Magiques l’intriguait vraiment. Ce qui l’intrigua d’avantage cependant fut la mention de Rainbow. Haussement de sourcil, les explications ne se firent pas attendre. C’était tout de même agréable de parvenir à se faire comprendre sans forcément avoir à parler.

Mered avait donc un Augurey. Aoi secoua la tête à la question qui suivit la révélation. Son amie avait dû faire l’acquisition de l’animal dans les quelques moins qui avaient précédé, alors qu’elles avaient perdu le contact. Aoi ne se formalisa pas, après tout elle avait elle aussi un nouveau petit compagnon que son miroir de l’âme ne connaissait pas. A cette pensée, la métisse ne put s’empêcher de glousser. Même séparées durant plusieurs mois, les deux jeunes filles arrivaient toujours à agir de concert.

- J’aimerais le voir, je ne crois pas avoir vu d’Augurey en vrai. Je pourrais en profiter pour te présenter Midori, mon Botruc. Je l’ai acheté sur le Chemin de Traversa la semaine dernière, mais là il est resté dans le dortoir, il n’aime pas trop le froid de l’hiver.

Petit regard complice. Les deux adolescentes prirent alors le chemin du château, leurs pas se dessinant dans le manteau de neige qui recouvrait le parc, laissant dans leur sillage des traces éphémères.
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