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Quelque part en Océanie
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Kyara Blanchet
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Re: Quelque part en Océanie

Message par : Kyara Blanchet, Ven 11 Nov 2016 - 13:32


Kyara masqua un sourire quand elle vit William s'approcher main sur la bouche, masquant aussi son nez. Elle avait l'habitude de sentir des mauvaises odeurs avec son métier. Il était compréhensible que l'ancien professeur de Potions avait les narines moins accrochées pour ce genre d'odeur. Il déclara alors qu'ils étaient trop proches. Prise de pitié, la brune s'éloigna de quelques pas, suivant ainsi son ami. Le laissant se remettre de ses émotions, Kyara posa un genou à terre et plissa les yeux en observant le sol dans l'espoir de trouver un indice sur la direction du dragon.

- Je heu... Je reviens rapidement, faut que je... fasse une pause.

Ne prenant pas la peine de répondre concentrée dans sa tache, la Française se contenta de lever la main pour lui faire signe qu'elle avait bien entendu ses mots. Elle jeta néanmoins un coup d'oeil pour voir vers où allait son ami avant de se redresser et de s'approcher une nouvelle fois de la bouse énorme. Elle pouvait largement faire un plongeon et quelques brasses dedans. Apparemment, ce n'était pas mauvais pour la peau. Étrangement, elle n'était pas encore prête pour une telle expérience. Faisant le tour de la bouse, elle chercha une nouvelle fois des indices avant d'en arriver à la conclusion que le dragon avait dû se soulager dans les airs. Kyara espéra alors que personne, sorcier ou créature, n'avait eu l'idée de passer dans le coin au même moment. C'était la mort sous le coup et pas anodine ! Mourir écrasé par une bouse de dragon. Ça faisait classe sur une tombe.

Revenant sur ses pas, Kyara s'arrêta en voyant Will gesticuler en silence. Plissant les yeux, elle plaça une nouvelle fois ses mains au-dessus car le soleil la gênait. Un frisson parcouru alors son échine lorsqu'elle arriva à déchiffrer les mots silencieux du sorcier. Dragon. Il avait trouvé le dragon ! Levant les bras en l'air, la brune tira sa baguette de sa poche et se rapprocha lentement de William. Elle n'avait qu'une envie, courir vers lui pour admirer le dragon. Ce serait une très mauvaise idée ou une très bonne si elle voulait se débarrasser de l'ancien Serpentard. Soit il dormait, soit il était mort. Auquel cas, le sorcier serait déjà en train de faire un merveilleux cosplay d'une brochette carbonisée Encore mieux carbonisé que chez la paille.

Arrivant à sa hauteur, Kyara se pencha alors et son souffle s'arrêta. Il était la. A quelques mètres d'eux, en train de dormir. A cette distance, ils pouvaient même sentir son souffle dégageant une odeur de souffre. Will n'avait pas dû être assez attentif, ce n'était pas une odeur qui courait les rues pourtant. A présent, elle pouvait affirmer que l'Opalœil était bien le plus beau dragon au monde. Hypnotisée, elle attrapa la main de Will sans s'en rendre compte avant de s'approcher en tendant le bras.

Un pas, puis deux, encore un. Finalement sa main se posa sur son flanc. Plusieurs choses se passèrent alors à la fois, le dragon se mit à bouger en même temps que Will tira sur la main de Kyara qui retrouva ses esprits. Oh slurk. Il était en train de se réveiller. Se retournant d'un coup, elle plongea ses yeux dans ceux de son ami avant de dire.

- Oups.

Il était temps de courir.
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William West
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Re: Quelque part en Océanie

Message par : William West, Sam 3 Déc 2016 - 22:29


Kyara finit par remarquer les gesticulations silencieuses de son ami et, alors qu'elle regardait dans sa direction, il sembla à William que le visage de la jeune femme s'éclaira soudain lorsqu'elle comprit le message. Elle se dirigea vers lui avec un empressement difficilement masqué, seule la raison l'empêchant de courir à toute vitesse et surtout à grand bruit. Elle le dépassa et tout deux contournèrent alors le rocher pour admirer la bête plus en détail. Ses écailles de nacre étaient véritablement magnifique et durant un instant, le serpent n'eut qu'une envie : que le dragon ouvre les yeux afin que les deux amis puissent découvrir le trésor qui donnait son nom à la créature.

Il semblerait que son vœu serait exaucé plus rapidement que prévu. Kyara semblait hypnotisée face au bestiau et attrapa la main de son ami, l'amenant avec lui tandis qu'elle s'approchait encore un peu. Ils ne pouvaient pas être plus prêt de la créature à moins de lui grimper dessus, il aurait suffit de tendre un peu le bras pour le caresser mais nul doute que cela le réveillerait instantanément, unique raison pour laquelle Will parvint à se retenir. Le sorcier ne souhaitait pas affronter un dragon en colère, Kyara ayant bien fait comprendre qu'ils n'étaient présent que pour observer et non pas combattre.

William se réveilla alors en comprenant ce que Kyara était en train de faire. Il ne fut d'ailleurs pas le seul à se réveiller. La jeune femme avait posé sa main sur le flanc du dragon, flattant son encolure comme s'il s'était agit d'un chaton inoffensif. Il la tira à lui et elle sembla retrouver ses esprits, se contentant d'un "oups" tandis que l'Opaloeil grogna légèrement, agité d'un soubresaut. Ils reculèrent lentement tandis que la créature sembla se déplier, étendant rapidement ses ailes tout en déployant son cou, son oeil maintenant grand ouvert se trouvant à quelques centimètres de leurs visages.


" Wow... "

*Bordel il porte bien son nom !*

Le dragon poussa un rugissement avant de claquer des mâchoires dans le vide, William et Kyara s'étant jeté au sol juste à temps. Préférant vraisemblablement sa viande bien cuite, le lézard cracha une gerbe de flamme qui carbonisa l'herbe, les deux sorciers ayant transplané au loin sans attendre la suite des festivités.

William avait instinctivement songé à sa chambre d’hôtel en transplanant, seul endroit du pays qu'il avait conservé en mémoire. Le jeune homme se posa sur son lit, soudainement épuisé tout en restant relativement excité par ce soupçon d'adrénaline qui parcourait ses veines. Se fendant d'un large sourire, il s'adressa à la jeune femme.


" Tu as vu ses yeux ? Ses écailles étaient belles et brillantes et tout mais ses yeux ! Wow ! ... Tu penses que je pourrais chopper un œuf pour le ramener ou c'est une mauvaise idée ? "
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Re: Quelque part en Océanie

Message par : Kyara Blanchet, Dim 4 Déc 2016 - 17:34


Finalement, la première réaction n'avait pas été de courir, mais de reculer lentement. Lentement, mais surement pendant que le dragon dépliait ses ailes, faisant ainsi contempler sa beauté. Pourquoi n'était-il pas possible d'avoir un bébé dragon ? Il suffisait de trouver un sortilège l'empêchant de grandir et le tour était joué ! Il serait aussi inoffensif qu'un chaton. Un soupir de tristesse échappa à Kyara, elle savait qu'elle se fourvoyait. Même un bébé dragon avait la faculté de vous bouffer et de tout faire cramer en partant. Vilaine petite chose mignonne. L'oeil de la créature se posa alors sur les deux bipèdes. Il devait surement être en train de se dire que le repas avait été livré à domicile aujourd'hui, car deux secondes plus tard, il passa à l'attaque en poussant un rugissement.

Heureusement qu'il avait fait cela, c'était un peu stupide dans un sens de pousser un cri pour prévenir ses ennemis. C'était comme hurler "ATTENTION JE VAIS VOUS MANGER" ou encore "ATTAQUE SURPRISE HAHAHA". Pas très malin, mais ce n'était pas aujourd'hui que la professeure de Soins Aux Créatures Magiques allait faire des reproches au magnifique dragon. Le rugissement fut suffisant pour que les deux sorciers esquivent l'attaque en faisant un bond sur le côté. Aie. Même si elle essayait de garder la forme, Kyara était quand même rouillée du temps où elle essayait de chasser les Mages Noir. Elle risquait d'avoir des bleus demain, mais ce n'était pas sa principale préoccupation. Peu désireux de laisser partir son repas, l'Opaloeil cracha des flammes, mais fort heureusement, William n'avait pas attendu pour réagir. Agrippant la main de Kyara, ils disparurent dans un craquement sonore. La forte chaleur qu'elle avait ressenti pendant une demi-seconde laissa alors place à la froideur du parquet.

Poussant un grognement, la Française se leva avant de constater qu'ils étaient de retour à la civilisation. Les anciens collègues se trouvaient dans une chambre, qui devait forcément être à William. Contrariée de ce départ précipité, Kyara clopina jusqu'au miroir et observa tant bien que mal son dos. Elle voulait être sure qu'elle n'était pas en train de brûler ou encore qu'elle n'avait pas un gros trou à la place du dos. Négatif. Soulagée, elle se tourna alors vers son ami qui avait un sourire béat sur les lèvres et qui ne lui laissa pas le temps d'en placer une.

- Tu as vu ses yeux ? Ses écailles étaient belles et brillantes et tout mais ses yeux ! Wow ! ... Tu penses que je pourrais chopper un œuf pour le ramener ou c'est une mauvaise idée ?
- Bien sur que je l'ai vu ! Je l'ai même touché ! Je me serais bien passée que tu nous ramènes ici par contre. Il y avait peut-être des choses à récupérer sur place. Pas des œufs. Poussant un soupir, elle alla s'asseoir à côté de Will et posa sa tête contre son épaule. T'as pas de maison assez grande pour élever un dragon et elle n'est pas résistante au feu. Je doute que tu tiennes une semaine avec un bébé dragon. Ah et, je pense que je t'étripe si j'apprends que tu as piqué un œuf de dragon pour ta pomme. Levant la tête, elle murmura à l'oreille du sorcier la suite de sa phrase. Oui, je t'étriperais lentement.

Un sourire carnassier aux lèvres, Kyara donna une grande tape sur l'épaule de son ami avant de se lever.

- Bon. Vu qu'on est de retour à la case départ, je vais rejoindre mon propre hôtel et prendre une douche. Je t'invite à en faire de même et si tu veux on rentre au pays ensemble après ! On s'arrêtera sur le chemin, j'ai entendu parler d'un hamburger au bacon à se taper les fesses par terre !

Adressant un signe de la main à Will, Kyara se dirigea alors jusqu'à la porte pensant déjà à sa bonne douche brûlante. Chaleuuuur.


Fin du rp
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Aya Lennox
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Re: Quelque part en Océanie

Message par : Aya Lennox, Mer 8 Fév 2017 - 16:45


Flashback _ un début d'août
PV Alhena - L.A. accordés



Lay on your love on me


Non,
ce ne sont pas des visages,
tout autour de moi.

Tout au-dessus, la voûte céleste ne reflète que les grains de poussière et de lumière, et toujours plus loin l'océan vacille, tumulte du profond, du coléreux.

La foule est volumineuse et compacte. Silhouettes se tortillant pour mieux voir, se tordant au passage des Autres, sans visages, sans noms, rien que des masques, que des masques, l'Inconnu porte pourtant un visage.

Mais là, l'Inconnu ne ressemble qu'aux peintures célèbres et pourtant sibyllines des ethnies perdues. Il n'y a plus d'identité précise, il n'y a que le grondement lascif de l'impatience mêlé aux chuchotements lointains de ceux qui n'osent pas dire, encore moins agir.

Sous les pieds nus d'Aya, le sable est chaud et caressant. Autour de sa tête profane, un lourd tissu d'or filé encadre sa crinière blonde pour cacher qu'elle ne devrait pas être ici. Mais rien, Personne, le terme lourd de Personne, loin de l'Indivdu, le Tout Personne s'en fiche. Elle n'est qu'un Rien au milieu de Tout.

Soudain, un bruit sourd d'instruments inconnus se fait entendre, la foule s'écarte, se rabiboche pour s'approcher du sacro-saint feu de joie qui fait frémir, un frisson la parcourt. Pupilles larges, dilatées sous l'emprise des sens qui s'émerveillent.

Elle ne se rappelle plus du Comment, encore moins du Pourquoi. Une silhouette féminine lui a donné quelque chose à boire, impossible de refuser, les lèvres de la blonde sous couverture trop séduites par le liquide de feu.
Les bijoux tout autour de ses bras, de son cou, tatouages d'une nuit qui remontent des doigts pour s'enrouler autour du fin poignet. La transe est instinctive et se balade de corps en corps, rituel sous les astres qui observent, intolérants, sévères.

Elle ne croise pas un regard mais des ténèbres vides, peintures de visages, bois barbare interdisant la singularité.

Ça sent le santal ou les fibres qui respirent , tout autour de moi,
tout est sauvage, je sens entre mes doigts
au creux de mes reins, sous mon nombril
le chaos des disparus et des renaissances.


Derrière elle, le beuglement de la foule et des cris alarmés. Le feu s'élève en flammes indomptables, les voix fusent, prières des Idolâtres interdits.

Un Sacrifice.
Il y aura offrande des chairs et des supplications.

Ils s'enfuient de la théorie par le maniement fou de la chair.

Loin de la peur, cœur martelant pourtant sa poitrine, les yeux révulsés et fascinés d'Aya cherchent,
trouvent, là, le Masque qui s'avance vers elle, c'est vers moi. Vers moi que la silhouette étrangère s'amène, dansante et semblant agile au milieu de tous ces corps que je ne veux pas mais qui me plaisent terriblement.
Proie facile repérée dans l'Entre Tous, rabat le foulard sur sa bouche, discrète, féroce de ne rien savoir.

Garderai-je trace du passage de vos superstitions ?


Dernière édition par Aya Lennox le Lun 13 Nov 2017 - 9:34, édité 1 fois
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Alhena Peverell
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Re: Quelque part en Océanie

Message par : Alhena Peverell, Mer 1 Mar 2017 - 23:52


Aya

Douceur au milieu d'un océan de souvenir
Plaisir des sens, incongru moment face à l'humain
moldus indécents qui pensent devenir sorciers
Chair exotique sous influence dont tu deviens reine
La paix injectée en intraveineuse
et danse la vie

Qu'est-ce que tu fais ici ? Pourquoi tu fuis encore ? Les responsabilités te glissent entre les doigts, tu fais mine de rien. Tu ne veux pas retourner là-bas. Tu ne sais pas ce qui t'attend à Londres, ni les regards qu'on peut te jeter. Tu es professeur depuis peu de temps, ta vie commence à partir en vrille. Des anciennes connaissances refont surface et tu peines avec tes mélodrames. Qu'est-ce que l'avenir peut te réserver de pire encore ?

Ton corps, à la lueur du coucher du soleil, danse, sans jamais s'arrêter. Il s'extasie à frôler l'air, les parcelles de peau s'hérissent en chatouillant la chaleur, le froid et les autres. Ton esprit s'est évaporé derrière le masque.
Les sourires carnassiers,
les parias
et les jeux
Atmosphère sauvage qui émane de la sueur de la fête
Tu tournes et oublies. Tu observes l'autre, l'étranger qui se croit important sur terre. Il demande l'aide aux puissances, à la pluie, au vent, au feu de le dévoré d'une lumière éternelle. Et ça te fait rire, parce que le bonheur se trouve loin, très loin de ça et de cette terre. Tu préfères profiter de l'instantané. De cet impossible, que tu rends possible avec un regard.

Tu te perds à travers la foule
Tu te perds à travers le monde
Tu te perds à travers des sensations


Et tu la vois
Elle
Une brume de passage
fille de l'extérieur
qui ne sait ce qu'elle désire, ce qu'elle fait ici
une tribu asservie à une lumière inexistante
Elle mettra du temps avant de s'intégrer alors tu lui ouvres la porte
Une main pour danser au milieu de l'inexistence
un bal de nouveauté
un soupçon de bonheur au milieu du chaos

Tes mains se posent autours de son visage. Les violons s'accordent. Le rythme cardiaque s'accélèrent et les lèvres s'embrasent. Les esprits s'embrassent eux. Et les alentours deviennent flous, le vent caresse les feuilles. Le temps est devenue minute, éternité. Un goût insoupçonné, de la cannelle, une pomme empoisonnée.
Il suffisait maintenant, de savoir, laquelle de vous deux
avait péché
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Aya Lennox
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Re: Quelque part en Océanie

Message par : Aya Lennox, Sam 25 Mar 2017 - 23:15


Entendre
plus rien entendre que

le boum boum confus de son mécanisme cardiaque
stimulé par les tambourineurs déchaînés
accès de colère
superstitieuse
ravageuse
mélange
accélération dangereuse des sens et la créature
la chose
elle peut-être, ses longues mains qui empoignent son visage
la créature sous le masque l'embrasse

entremise de bouches qui s'amourachent
cordage des langues
tout autour la foule appelle à la délectation de la chair
quand on ne l'arrache pas
quand on ne la souille pas

on la goûte
un délice

et j'ai faim

les paupières d'Aya s'ouvrent sur ses prunelles noires et le ciel étoilé s'y reflète, l'océan gronde, le tam-tam assourdit l'espace et le temps, les corps ne sont plus que des corps, silencieux, laissés à l'emprise de la force de croyance qui régit les pas, les mouvements, les battements simultanés des cœurs.

des astres
de la voûte céleste
de l'immensité incertaine qui gouverne vos esprits étriqués

vous avez tous peur
de ce qu'ils peuvent vous donner
vous avez peur
de la gratuité de l'acte simple
du geste d'offrande

vous prenez
vous donnez
mais regardez à vos pieds

vos superstitions m'amusent
votre animalité béate
me fascine

le corps face à elle appartient à la foule mais s'en est détaché comme un esprit vagabond, excentré du nœud même de la dévotion abrutie.
qui est-ce ?
tu, elle s'affirme en tant que je, sans s'en vanter, arbore le masque rendant l'identification impossible comme un trophée : inconnue mais pas perdue

pas comme Aya qui recule ses traits, abasourdie mais trop nébuleuse, intoxiquée du poison qu'on lui a fait goûter. ses doigts avancent, avancent et s'impriment sur les côtés du visage d'artifices.

montre-moi ton vrai visage.
pas ces faux-semblants.
s'il te plaît.
prouve-moi que je ne suis pas la seule âme
désemparée
assoiffée de railleries, gorge sèche
face à cette supercherie.

un cri de femme retentit au centre de la foule,
un beuglement des tréfonds de la terre,
comme droit sorti des roches, du cœur chatoyant de leur univers
terrain de jeux de leurs célestes patriarches.

les paupières fourmillent, la bouche se disloque en une expression béate de surprise et d'excitation carnassière.
tuez
je veux vous voir
agir
avoir l'impression de choisir.

jamais.
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Alhena Peverell
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Re: Quelque part en Océanie

Message par : Alhena Peverell, Mer 5 Avr 2017 - 23:00


Dis Inconnue
Tu sais où ça va ?
Là toute cette histoire
Infondée, incongrue, qui se fanera dans les larmes
Et si je disais que plus tard elle risque d'avouer que :

Je sais pas
C'est comme ça
La vie a prit une tournure que je ne pensais pas
J'ai du m'éloigné pour des raisons personnelles
Je sais pas trop ce qui s'est déclenché
Si t'étais le bouton stop à mon ancienne vie
Si c'était tes yeux
Ton odeurs
Et tes mots qui m'ont bercé pendant des mois
qui m'ont dit que je devais m'en aller
Peut-être
Je sais pas
Mais y a un truc qui s'est passé
Je me suis dit que je te méritais pas
Que je pouvais pas
Que je devais pas
Alors je te l'ai jamais dit
Et je suis juste partie
J'ai fait semblant que c'était juste en surface
Pour pas que ton sourire s'efface
Que c'était pas très grave
Que c'était que physique
Que la tête ça allait bien
Mais non
Je sais pas
En vrai ça me détruit
Je peux t'aimer autant qu'il le faut
Mais je t'aimerai jamais assez comme il faut
Ce sera jamais correcte
Toujours de la mauvaise façon
Même si j'ai juste envie de pleurer et de me serrer contre tes bras
Même si les bras des autres seront là pour moi
C'est les tiens que je veux près de moi
Mais je peux pas

Tu crois que ça finira comme ça ?
Parce qu'elle est lâche
Elle fuit comme un animal
Tu sais pas dans quoi tu te lances si tu retires ce masque
C'est le vide assuré
Les plaies que tu devras panser
Dis... Tu sais jouer ?
baguette amusée
lèvres étirées
Et si on dansait ?
Un pas dans la vie
Un dans la mort
un nouveau corps à corps
d'esprit et de volupté
Les masques glissent
Comme si la reine avait ordonné de tomber
Délicate peau
Chair écorchée qui frissonne. Tu prends sa main et l'emmène là où ils ne peuvent t'atteindre. Tu veux tuer toi aussi ?
Baisers volés
Goût de fruit que tu retrouveras
un jour qui sait ?

Les parcelles de peau s'embrasent dans un cri
un souffle qui s'accélère au rythme des poitrines. Un vent de violence qui assèche les bateaux de toutes provisions. Tu as déjà vu un sacrifice ?
Tu as déjà vu l'homme s'entretuer pour le réel plaisir ?
Par envie
peur
et
Cruauté ?
Tu sais, si tu prends ma main. Que tu cours avec moi. Que jamais tu me fuis, peut-être que tu mettras plus de temps à tomber, puis à te relever. Ce serait demander une pause à l'inévitable.
Mais je t'apprendrai quand même à
aimer
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Aya Lennox
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Re: Quelque part en Océanie

Message par : Aya Lennox, Ven 21 Avr 2017 - 17:15


Piédestal de sable fin,
promontoire tendre
s'élève sans fin.

J'avais oublié que le visage de l'homme était celui de la croyance confuse et endolorie.
Pour vous épargner la souffrance, vous préférez vous flageller, vous trucider, à l'image de vos saints martyrs béotiens.
Ils retombent la face lourde sur la terre, préfèrent bouffer le sol pour s'incliner plutôt que de voir les choses en face.
Les choses en soi c'est le vide.

Rendue malade de vos atrocités mais le fait est
qu'elles me plaisent terriblement.

Le couteau est sous la gorge, le tremblement est lascif et presque érotique quelque part.
Pourquoi vos méfaits me foutent-ils l'eau à la bouche ?
A l'image de l'inconnue qui m'emporte.
Elle les interprète à merveille, revêt leur mysticisme et je plonge dedans, tête la première, main insinuée entre ses griffes.

Je sais jouer,
étendre mes bras pour tous vous accueillir.
Vous vous ensevelissez en moi, comme réchauffés dans mon saint épigastre.
Et je vous aime de vous laisser vivre, pour tous mieux vous finir en moi.
Dévorer ces miettes de vous foudroyées aux pieds de vos Sauveurs.

Les étoiles se reflètent sur le sable, des milliers de petits diamants, éclats de verre coupants ; vos danses lugubres m'écorchent les jambes, vos tambourinements me propulsent le cœur. Dynamite artérielle.

Elle est là, je la vois,
le visage lunaire et derrière il y a l'océan qui gronde et mes oreilles bourdonnent, j'ai le mécanisme qui me perd, est-ce à cause de moi, pourquoi tout semble me lâcher, j'ai l'impression que ma main dans la Vôtre, la tienne, j'ai l'impression de devenir molle et carcasse au soleil, sous le zénith et son feu, déserts lointains, les nécrophages m'encerclent et je rouvre les yeux là, mais le corps pourrira au Soleil et Il le dévorera, rayons comme braises et sous le vent tiède les cendres s'envoleront, tout le monde reparti pour mieux attendre
L'énième acte de votre comédie macabre.

Elles s'éloignent et Ira dans sa main trépigne.
Peut-être est-ce à ce moment-là qu'il faut lui dire Oui, la laisser choisir et rabattre sa colère sur leurs crânes tendres.

As-tu une idée de quand ?
Je veux voir, comme sentir le goût de leur chair sur ma rétine.
Je veux entendre leurs cris, supplications, savourer leur humiliation de se savoir condamnés
par autre chose que ce en quoi qu'ils croient ardemment.
Quelles sont les règles ?
Je chuchote, yeux d'encre rivés sur le spectacle du corps qui s'affaisse et tombe.
Seul espoir étant qu'elle me réponde
qu'il n'y en a pas.
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Re: Quelque part en Océanie

Message par : Alhena Peverell, Mer 3 Mai 2017 - 0:47


Souffles saccadés
Oublions-nous, dans cet amas de chaleur
Brisons-nous les os pour parcourir ce monde amer. Si tu perds la tête, que la folie s'évacue par la colère, sauras-tu continuer à vivre ? Parce qu'il te faudra bien plus pour remonter la pente
Si tu joues avec moi
On ne sera jamais amies, on se haïra à en crever, on s'aimera à en tuer,
Parce que nous saignions de la même manière
Reflet, lassitude des humains, jouons, rions de ceux qui ne méritent pas de respirer
L'amertume à travers les regards
Celles de la vie
Cramées, feu de joie de la volupté, dans un élan de tendresse. Un mirage sur une montagne, une dernière goutte d'eau avant la déshydratation.
La mort nous entoure et les moldus disparaissent, comme un sacrifice. Les Beltanes du nord s'amusent à envahir le monde.
Est-ce que la passion te plait ? Voudrais-tu la vivre ? Vénus née de la mer-e
Contempleras-tu, pendant un instant les alentours, pour en frémir jusqu'à l'excès...
Les doigts délicieux s'amusent avec la chair, qui frissonne. Lèvre mordue, goutte de sang qui s'extasie sur le bord de la bouche. Un rouge douloureux, provenant des enfers
There's something inside you
It's hard to explain
It's a Nightcall
And the winner takes it all

Cela fait quelques années qu'on rêve d'un nous. D'une femme aussi désirable que le crépuscule, aux couleurs délicates et pourtant si somptueuse
Sommes-nous amoureuses de nous-même ? Crois-tu qu'à travers tes traits, les dessins qui définissent tes courbes, étrangère, je peux me retrouver en toi ?

Un unique atmosphère
     .de braise.
            .et de désir.
                 .à parcourir.

Nous parcourons le monde, à la recherche de trésors perdus
Dans notre périple, nous nous perdrons en chemin, pour jouer avec la colère de l'autre
et la jalousie
Mais l'une de nous finira par partir, être remplacée par l'amertume qui courbe l'échine
Alors, voudras-tu te lancer dans ce jeu destructeur, où le malin est roi
et toi, pantin d'un arc de vie
La première qui tombe amoureuse, a perdu
Au fond, peut-être que tu vas gagner. Mais quoi ? Il n'y a rien derrière cette limite, excepté la solitude et le néant. Juste la certitude de n'avoir rien
Donc jouons, mais seulement pour jouer
Parce que tes lèvres relèvent du monde du diable, mais tes mots du paradis
I want you
Alors suis moi, là où l'enfer rend l'amour, danse les derniers rituels, profane leur sacrifice
Soit l'apologie de la tentation et croque dont cette
pomme empoisonnée
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Re: Quelque part en Océanie

Message par : Aya Lennox, Dim 21 Mai 2017 - 12:43


Vous souhaitez souffrir
c'est tout ce que vous cherchez.
Vous vous surprenez à être les victimes, vous en plaignez
mais sans même l'admettre, vous adorez, ça vous fait vibrer
de tomber à terre, prêts à être écrasés.

Mouches perdues dans leurs filets.
Plus qu'à vous cueillir, tout frais.

J'ai la mort en face, sous portrait.
La peau pâle des contrées lointaines.
Comme moi, elle n'a rien à faire ici.

Je l'observe, elle me fascine, je la suis.
Et elle me rappelle qu'il n'y a ici
Que les règles applicables à la vie.
Le minuscule point chaud présent parmi tous les êtres humains.
Ce lien insaisissable.
Ce choix, ce choix agréable de la laisser
ou pas.

Je ne réponds pas mais mes lèvres sécrètent le venin
je les lèche, secrète
La mort.

C'est la vieille sorgue qui nous gouverne,
elle chuchote au creux des oreilles,
me supplie de le faire.
Ils ne nous voient pas, ne nous pressentent même pas
et je me retrouve
à n'être que l'ombre de moi-même.

Parce que c'est cette envie qui me tord le bassin.
Il est là, je le vois là-bas et la colère d'Ira s'abattra sur lui.
Mon visage s'éprend du tissu, je retourne à mon déguisement
et
susurre
mon #Incendio sauvage
sur la silhouette de cet inconnu.

Les voix s'affolent, je savoure le plaisir
du mouvement de panique.

Ils prennent mon plaisir pour un message céleste.
Convulsez
criez

Je veux vous entendre nous supplier.
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Alhena Peverell
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Re: Quelque part en Océanie

Message par : Alhena Peverell, Lun 5 Juin 2017 - 16:35


Il y a ce regard de feu, qui consume le reste des entrailles
Les éléments s'accouplent afin de rendre l'atmosphère encore plus macabre,
Il y a les cris, les larmes, les incompréhensions
Sorcière fais attention à toi
_______Viens, on se fait du mal ?
Le corps crame, et la cruauté devient un délice, elle est la volupté de tout plaisir
Les alentours paniquent
Ils bougent, ils courent et ont peur
Toi tu souris comme si les enfers s'étaient inhibés de ton âme
Tes doigts parcourent la chair, le masque est tombé et la danse se fane dans l'impossible pulsion des sens
Tu maudis
#Exteo Stattiga
Clouons, crucifions
Reste là, à saigner alors qu'on rigole
On fera de drôle de dessins rouges après

Le sable caresse la peau, tu marches jusqu'à l'océan
Et d'une main tu l'invites, le sel cachera vos défauts,
Les vagues couvriront vos haines mutuelles,
L'eau sera témoin de votre propre destruction,
Car quand c'est vide, quand c'est plat et qu'il n'y a aucun désir qui frissonne jusqu'à la gourmandise,
Votre relation n'en vaut pas la peine
Être morne, humain qui se laisse porter par le quotidien
Non merci

Tu seras portée par ta voix,
Tu joueras, tu tueras et tu tortureras des âmes innocentes,
Faire flamber le monde à la recherche de la perfection de la destruction
Tu embrasseras le monde pour lui donner un goût amer,
Tu feras en sorte qu'il t'aime autant qu'il te hait
Et tu l'entraineras, Elle, dans ta propre chute
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Aya Lennox
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Re: Quelque part en Océanie

Message par : Aya Lennox, Jeu 29 Juin 2017 - 21:24


Est-ce bien le goût du sel sur mes lèvres ?
Ou celui de ton fiel, que tu m'as laissé en souvenir.
Souvenir d'une nuit où tout a dérapé.

J'ouvre les yeux et je ne me reconnais plus.

Ce matin, le marché était bordé d'ombres qui attendaient l'individu, le harcelaient dans une langue qu'il ne comprenait pas forcément. Ils patientaient jusqu'à ce que l'inconnu s'amène, inconnu jusqu'alors le premier coin de rue, ils attendaient peut-être quelque chose de nouveau dans leur vie.
Mais rien, toujours rien.
Ils attendaient une fin, simplement une fin. C'est par une fin que tout peut (re)commencer.

De quoi avais-je le plus besoin ? De l'amour ou de la violence ? Je ne reconnais plus les saveurs, j'entends simplement le cri déchirant des vagues et les précipices, au loin, les falaises qui sèment la chute.

Bordées au loin, les ombres, et on entend à peine le chuchotis de la mer, puis la mère qui crie pour protéger son enfant mais trop tard, il fallait que la colère s'abatte sur les innocents.

C'est si bon quand c'est gratuit.

Les corps s'abattirent sur le sable rafraîchi par le jugement sinistre d'une lune épaisse, gouvernant le ciel. Les cris alarmés de détresse s'intensifièrent de plusieurs côtés, alors que le mouvement de la foule indiquaient qu'on préférait rejoindre les habitations plutôt que d'affronter l'enfer.
Les yeux écarquillés, il était là, avachi sur le sol et m'observait comme le dernier homme estimerait son Dieu, unique juge de l'extrême onction.

Ma seule offrande fut celle de mon sourire accompagné de l'Endoloris qui habilla de plus belle mes papilles, grimace carnassière.

On me demandera
Qui je suis
Pour voler ainsi la vie des autres.

Peut-être est-ce là mon plus grand drame. Ne pas pouvoir nommer ce qui sommeille en moi. Bien caché dans son cocon d'ivoire.

Puisqu'elle m'emmène déjà plus loin, quitter le visage de la douleur et accueillir celui
De traits désirés
Dévoilés dans le clair de nuit.

Vous ne l'aurez jamais, pas depuis cette nuit.


Fin du RP.
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Re: Quelque part en Océanie

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 Quelque part en Océanie

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