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Harry Potter 2005 :: ~¤~ Pré-au-Lard ~¤~ :: Rues de Pré-au-Lard
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Entre poussière et grincements
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Re: Entre poussière et grincements
Invité, le  Mer 21 Fév 2018, 00:10


Le pas est sinueux, épousant des recoins informes, imprimant la semelle de cuir contre les pavés désorganisés. Butter, de temps à autre, imperceptiblement, comme pour se rappeler qu’on est sur un chemin malvenu. Les omoplates contractées contre les gravats, le pas, assuré, malgré tout. L’aventure près des orteils. Le frisson de ne pas être à sa place. Symbole vivant de ce qu’il ne faut pas faire, de ce qu’il ne faut pas être, aux égards des normes sociétales. Tabou ambulant pétris de principe, sur ce chemin de Lune, jouant avec les reflets et les chatouillements de sa réflexion.

Des chats jouant avec des conserves, aux griffes pleines de maladies. Les puces engorgées et les cafards qui détalent. Les bords de la cape de moire épongent l’eau de gouttière : vomit strident des journées semblables. Là, des ramassis d’une sortie à Honeydukes, un peu plus loin, des plumes de chouette.
La figure se baisse, le manteau noir ondulant le long de ses formes informelles, afin de ramasser, à terre, un paquet de chocogrenouille. Pas de carte restante. Juste le sachet.

Un coup d’œil aux alentours, et, sans poubelle, prendre le parti de cramer les détritus. Un par un. En petit feux éphémères, présents uniquement pour la préservation de l’environnement. Quelle idée de laisser sortir des gosses de Poudlard, pour qu’ils… S’amusent ? Et en mettent partout.

Les déchets qui s’accumulent : petit tas de représentation. Bientôt, le contenu d’une poubelle, vidée sur le sol, afin de parfaire l’embrasement. Une nuit aux senteurs de recyclage. La fumée qui s’échappe, en osmose avec le caractère.
Devant le feu, observer la forêt. Deviner plus qu’autre chose, les remparts du château. Se demander s’il y a encore des élèves aventureux, à cette heure, en ce jour. Serrer sa baguette, imperceptiblement, alors que le feu crépite.

Et rapidement, faire demi-tour, pour revenir sur ses pas : patrouille sinueuse, ballet des égouts.
Distinguer, un peu plus loin, un mouvement rapide. Sourire sous le masque. Un petit rat ou une petite souris de sortit ?
Tapoter la baguette, humer un chant de révolter, et poursuivre son chemin en direction de la dynamique.

« - Qui, peut entendre le chant des rossignols ? »
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Re: Entre poussière et grincements
Invité, le  Dim 18 Mar 2018, 17:22

Mélopée engourdissant les sens, vrillant les tympans, rendant sourd aux cris de désespoir de l’esprit, aux mots crachés dans l’air glacial. Odeur âcre qui prend à la gorge, brûle de l’intérieur, suffoque la conscience dans l’œuf. Pupilles étrécies par la cape brillant sous l’astre argenté et le masque d’une noirceur aspirante, avalant les complaintes et engloutissant les débattements d’une âme torturée et apeurée. Créature au bord du gouffre du néant supplie silencieusement. Au bord de la connaissance, emmaillotée dans les doigts noués d’un songe oublié.

Séduction destructrice d’un chat de gouttière face à un papillon taciturne. L’air mélodieux, il arrache les ailes. Déchirure dans le noir, déchirement dans la chaire. Animal immobilisé, tétanisé. Les mots glissent et s’insinuent, comme un serpent. Qui s’enroulent autour des convictions, les déforme ou les forment réellement. N’est pas pire sourde que celle qui ne veut pas entendre. Les mensonges s’agitent derrière le front perlé de sueur froide.

La brume de l’esprit s’épaissit face au vis-à-vis miroitant. Les iris nimbés de terreur se couvrent, le visage se tourne. La bouche aride se décide à laisser s’échapper une lamentation jusqu’alors retenue par les griffes de l’épouvante. Se mêlant au souffle du vent.

- Qu’est-ce que vous voulez ?
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Re: Entre poussière et grincements
Invité, le  Jeu 05 Avr 2018, 17:14


Saviez-vous qu’il y a, en allemand, un mot unique pour « captivé » et « capturé » ? Afin de décrire une sensation unique, un emprisonnement de l’esprit et du corps. C’est le poids des fables et des intrigues. Là encore, un mot unique. C’est de Brecht, ou peut-être de Nietzsche. Quelque chose dans ce coin-là : entre linguistique et philologie.
Quelque chose pour faire passer un sentiment, une sensation.

L’émotion est à l’épouvante, à l’angoisse. Il y a dans ces yeux de cire une défaillance. Un souffle entrecoupé. Une tension en tremblements ininterrompus. Il y a la sudation par la pulpe : démonstratif de la peur.

En être le visage, de cette peur. L’avoir expliqué, il y a longtemps maintenant, à Philaester, bien que la définition ait enflée, entre temps.

L’anonymat. La personnification de l’Inconnu, de la Noirceur, des sombres possibles.
Plus qu’autre chose, c’est cela, qui éveille la psychose.

L’Enfant tremble entre ses nerfs limés à vif tandis que son ombre, comme un rapace, comme un prédateur, fond sur elle, lui prend le visage, sent le contour de la pommette sous son pouce ganté. Sentir le pouvoir. En avoir. Sentir la peur à travers les interstices de l’argile. Sentir son corps décharné qui s’en réjouit, de cette sensation de peur. La peur qui amollit les esprits et les cœurs, les rend plus vulnérable. Il y a comme une sensibilité à gratter avec un clou rouillé chez elle…
#Legilimens, baguette au cœur, impériosité, impartialité. Une austérité amère, tandis que l’on finit par percer les membranes, comme une main qui écarte des toiles d’araignées de son chemin.

C’est brusque, c’est incisif, c’est violent.
Des images successives d’une gamine hautaine, dans le bleu de Poudlard. Une amie à la tête en feu, bien connue de ce Masque, pour l’avoir déjà croisée, il y a longtemps là aussi, près d’une lanterne, alors qu’elle cherchait 87. Belle amitié, tandis que la lanterne s’embrase. Sa perception, son image de lanterne embrasée qui vient se coller. Des réflexions en miroir : prendre, dévorer les émotions, les souvenirs. Sentir la peur, le doute, le fait qu’elle ne fasse pas partie des Justes, qu’elle ne puisse en être la graine, peut-être… Chacun peut-être. Chaque être peut se réaliser en soi. Mauvaise interprétation, probablement. Elle devrait arrêter de fréquenter des Phénix, ces gens sont trop butés.

Puis, vient quelque chose de plus palpitant, sous la surface. Quelque chose qui n’a pas été recouvert, encore à vif. Sentir la fragilité. Sentir la peur et la saisir d’une main ferme de barbelée.
Y voir une créature des eaux, y voir le feu et la chasse, la séparation et la douleur. Y voir le traumatisme du rejet. Y voir la peine, les douleurs et les regrets. Et la peur, la peur, la peur. Cette angoisse de boule, coincée dans la gorge, qu’on ne parvient ni à cracher ni à déglutir, qu’importe la salive, qu’importe le rejet des acides. C’est impossible, ça reste coincé là.

S’écarter, laissant le cœur de l’Enfant à vif. L’observer, tandis que dans l’air sentant le cramé, une mâchoire reptilienne claque. C’est son cobra cracheur d’acide, sa belle, sa tendre, qui s’impatiente. Qui sent la peur et dont les instincts de prédateur poussent à attaquer.

Un léger sifflement pousse cependant à la patience, à se rétracter.
Il y a encore tant à poser, et à explorer, maintenant que la vulnérabilité intime a été écorchée, vive, entre sa main.

Ecarter la baguette, tandis que le sinueux des anneaux du serpent, entoure le masque, comme une danse latente et dangereuse, frôlant l’espace vitale de l’Enfant du soir, un peu plus à chaque tour :

« - Tu ne les entends pas chanter. Pourtant ils sont proches, si proches. Bientôt, ce sera des cris. Bientôt, leur chant sera plus fort encore. Le sais-tu, pourquoi ? Un temps, le serpent siffle sur la tête d’argile. Car la guerre est imminente, Enfant. Et que nul ne sera épargné : ni dans ses conviction, ni dans son cœur, ni dans son corps. Un souffle. Alors, sois Vrai. »
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Re: Entre poussière et grincements
Invité, le  Lun 23 Avr 2018, 23:27

La peur. Est-elle la même pour tous, ou prend elle une saveur différente chez chacun ? Si l’azur devait répondre à cette question dans un cours de philosophie ou de psychologie auquel elle n’assisterait jamais, elle décrirait sans doute cet instant. Elle identifierait ce Masque, ce sifflement, ces ondulations comme la source ultime de son angoisse. Puis elle listerait soigneusement ses symptômes. Les sueurs froides le long d’un dos frissonnant. Les battements désordonnés d’un cœur malmené. Ce cri bloqué dans la trachée qui donne une impression d’étouffer. Et cette envie de fuir. De courir de toute la force de ces jambes qui peuvent à peine soutenir le petit corps. Mais là seule chose que semble avoir réussi à fuir est l’instinct de survie. Parce que la jeune sorcière ne bouge pas, statue de marbre.

La Menace se meut, et avec elle l’air qui l’entour. La statue devient fétu de paille et manque basculer. Une main gantée la rattrape. Le contact est incandescent et glaçant à la foi. La joue semble se désagréger sous la caresse du cuir. Le poison pénètre la peau, se répand à une vitesse folle dans les membres et les organes. Un gémissement, faible et risible, se fraye un chemin à travers la gorge serrée. Les larmes montent, comme la bile. On dirait que tout l’intérieur essaye d’échapper à l’emprise maligne. La pression sur le sternum signe la fin. Ou le début.

Déchirement.
Mered apparaît à mes yeux. Je le sens, il est là. Sa présence semble aspirer tout l’air, je suffoque. Sors de ma tête. Les larmes coulent sur mes joues quand je vois les scènes des beaux jours prendre vie sous mes yeux, comme dans un théâtre de marionnettes. Laisse la tranquille ! Pitié pas elle, ne l’approche pas, laisse la ! Un autre souvenir, une rivière et une créature des eaux. Comme ma peur de lors me paraît futile. Puis les visages que je garde au plus profond de moi, les pensées auxquelles j’ai tourné le dos, desquelles j’ai détourné les yeux. Mes paupières se ferment. Fort. Mais ce n’est pas un rêve je le sais, je ne m’en sortirais pas si facilement. La panique revient, me retrouve, elle guette depuis si longtemps. Sors de ma tête ! Laisse-les ! Tout mais pas eux ! Oh Haha pardon, quelle piètre fille je fais. Papa, je voudrais vous protéger mais je crois que je n’en ai pas la force encore. DÉGAGE de mon esprit !

L’emprise se desserre, les membres se font chiffon, les genoux s’écrasent sur le sol dans un bruissement mou. Les sanglots secouent les épaules frêles mais les larmes ne coulent pas. Il y a un vide dans le ventre, dans l’esprit. Cette impression insistante d’être souillée. Elle voudrait vomir ce sentiment, l’évacuer. Mais rien ne vient. Il reste englué à l’intérieur. Et les paroles viennent envelopper, étouffer. Pitié que ça s’arrête. Les mots se plantent comme des centaines de petits coûteux dans la peau.

Le regard se relève vers le Masque. Le visage est hideux, tout ce qui était profondément enfoui habille les traits, comme une nouvelle peau de la honte, de l’orgueil blessé. Le mot Vrai résonne, douloureusement, meurtrier. Le noir est prêt à recouvrir les pupilles, embrumer l’esprit. Mais c’est trop tard pour fuir. La force l’a quittée. Qu’est-ce qui teinte ces paroles, la fierté ? la stupidité ? la bravoure ?

- Cette guerre vous allez la perdre.
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Re: Entre poussière et grincements
Invité, le  Mer 02 Mai 2018, 00:35


Poupée chiffon aux membres désarticulés. Poupée porcelaine à l’intérieur creux, qui vient d’être ravi, dévoré, par une faim de connaissance et de Vrai. La peur qui emplit l’espace alors resté vacant et la silhouette haute et macabre qui surplombe de son ombre en clair-obscur. Le sein froid et tendre du marbre de Lune reflété dans l’atmosphère n’est en rien une douceur. Tout au mieux, une tendre amertume. Celle de cette Ombre qui lâche les fils de la poupée qui n’a plus de force pour pleurer. Ou peut-être n’a-t-elle tout simplement plus rien.
Impression d’être allé.e trop loin. N’en rien regretter. Simple désir assouvi. Lois primaires et primordiales de l’Enfant qui n’a pas su écouter les rossignols.
Mais…

Peut-être que maintenant, désormais, elle le pourra.
Les brisés, les reclus, les perdus. Les âmes-déchets trouvées dans le caniveau, ceux dont le vide ronge comme de l’acide petit à petit. Tout cela et plus encore arrive à trouver du repos dans ses bras, dans la justesse de la Cause.

Création et Destruction.

Bâtir après avoir aboli. Les forces qui s’entrechoquent dans cette théogonie des hommes.

Le regard en vitre de pluie de l’Enfant parvient néanmoins à se lever vers soi, à initier un regard, de derniers mots de bravade. Bravoure. Bravache. Peut-être est-elle tenace. Il reste quelque chose.
Tout est là, en germination.

Il faut pourtant y porter un coup, encore, afin de s’assurer que cela perdura.

Se baisser, relever les pans noirs de sa cape et de sa robe d’un geste fluide afin d’être au niveau de regard. Ce même regard qui perce les âmes et les cœurs.
Sa dame d’écailles en profite, en quelques sifflements, pour venir s’approcher de l’Enfant, entourer son cou adolescent, blanc comme une cigogne une fois, deux fois, comme un collier macabre. Rejoindras-tu l’arbre des pendus ce soir, Enfant ? Ils rient, ils rient. Un jour, peut-être, riras-tu avec eux.

L’observer, tandis que les anneaux enserrent et que le serpent sifflent, non plus sur la tête mais dans, s’approchant de l’oreille.
Non, c’est l’Ombre qui s’approche :

« - L’Evolution, se fera. Tu en seras témoin. Tu vivras pour le voir et y participer, à ta mesure. Tu as du détruit en toi qui ne sera plus jamais comblée. Il te faudra apprendre à vivre avec, dans le jardin nouveau aux fruits dont se nourrissent les Justes. Le serpent serre, la respiration se coupe, rien qu’un instant, le temps de quelques mots. Je reviendrai, quand tu te relèveras. Et sur tes deux jambes, tu me verras. Et dans les yeux, par les percées de ton cœur aboli, tu comprendras. »

La Parole délivré simultanément au souffle retrouvé de l’Enfant tandis que le serpent retourne auprès de l’Ombre qui la porte, qui se redresse et qui, sans plus de regard, quitte dans un craquement caractéristique, le tableau d’un de ses jardins a-venir.


_________________
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Départ de
40
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Re: Entre poussière et grincements
Invité, le  Lun 04 Juin 2018, 04:33

Comme une envie de retenir ses mots. Les annuler, revenir en arrière. Ce profond sentiment de regret, pas vraiment sur ce qu’elle a dit dans le passé, mais sur ce qui va lui arriver dans un avenir extrêmement proche. Note pour plus tard, si plus tard il y a : quelque soit l’émotion qui l’a poussée à ouvrir sa bouche et prononcer les paroles qui flottent maintenant dans l’air presque palpable, c’est mortel. A ne pas refaire, si on lui donne la chance de se retenir la prochaine fois.

La douceur et le calme du Masque sont assurément plus terrifiants que s’il se mettait à hurler ou lui avait lancé un Doloris sur un coup de tête. Non, au lieu de ça, il se penche, se rapproche. Quelques centimètres d’écart, c’est comme s’il aspirait toute l’air. Ne reste que le vide où suffoquer. Une masse froide vient enserrer le cou échauffé par la peur. Le contact des écailles aurait pu être agréable, en d’autres circonstances. Si, par exemple, sa survie ne dépendait pas du caprice d’un mage noir sifflant ou du bon vouloir d’un animal auquel la sortie avait sans doute ouvert l’appétit.

La respiration sifflante, l’azur entend à peine ce que dit la silhouette face à elle. L’air lui manque, mais les mots se gravent dans son inconscient comme au fer rouge. Ces mots tourneront dans son esprit durant des mois, toutes les nuits, l’empêchant de fermer l’œil. Il énonce une vérité, incontestable, qui frappe plus fort que n’importe quoi d’autre. Et la menace prend alors une saveur moins aigre. Prometteuse.

Et il disparaît, dans un craquement définitif. La sorcière reste au sol, des larmes d’impuissance roulant sur son visage. L’air transporte toujours cette odeur de brûlé qui hurle que rien de tout cela n’était qu’un mauvais rêve. Tremblante, Aoi se relève et regarde ce monde au travers de ses nouveaux yeux.

Fin du RP
Merci à MM40
Castielle Colt
Castielle Colt
Préfet(e)/Poufsouffle
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Matière optionnelle : Étude des moldus

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Re: Entre poussière et grincements
Castielle Colt, le  Dim 17 Juin 2018, 09:31

Attention au jumpscare
avec Orianne Estheim RP LIBRE



Au bout d'un moment, quand il faut, il faut ! Enfin c'est ce que se dit notre petite Cassie alors qu'elle avance en direction d'une bicoque à l'air peu accueillant. C'est qu'entre ses murs défraîchis, ses fenêtres soit fissurées, soit cassées, soit condamnées, ses volets qui claquent au vent qui donne l'impression que la baraque elle-même claque des dents ; on ne peut pas dire que le décor transpire la joie et l'allégresse. L'obscurité tenace et le froid mordant de la nuit n'arrangeant rien à la situation, évidemment. Mais fait-il réellement aussi froid que ça ? Ou bien est-ce le sang en ébullition de notre héroïne qui accentue cette impression de glace sur sa peau ? Va savoir... et le moment n'est clairement pas à la recherche d'explications !
Non, le moment était à la recherche d'adrénaline.

Tout est calme, en Angleterre, d'après Castielle. Même quand ils s’énervent les gens restent soft comparé à ce qu'elle a connu toute sa vie de l'autre côté de l'océan. Parfois elle se dit que c'est parce qu'ils vivent sur une île, qu'ils n'ont pas de voisins directs et du coup les crises de nerfs ne sont pas les mêmes que celles du commun des mortels de cette planète. Ou alors c'est l'abus de consommation de thé et de tisane qui les ramollissait. C'est aussi une possibilité hein ! Toujours est-il que trop de calme tue le calme et Castielle commençait sérieusement à en avoir par-dessus la tête de se tourner les pouces.

Elle ne peut pas se défouler à l'école sans se faire emm*rder (quoi que leurs retenues ici ne sont pas des plus dissuasives, elles sont même plutôt fun en fait) mais quand elle rentre à la maison pour les vacances ses parents sont occupés à autre chose et de toute manière dans l'espèce de petite banlieue où ils ont décidé de s'installer en arrivant du nouveau continent il n'y avait pas grand-chose pour s'occuper non plus. Les maigres terrains de sport sont continuellement occupés par des gamins insupportables et le reste des habitations contiennent principalement des vieilles personnes. Non, vraiment, c'était une erreur d'acheter cette maison là-bas. Et pour le coup Dad était d'accord avec elle mais c'était trop tard.

Alors avec tout ça il faut bien qu'elle trouve de quoi vibrer un peu, notre contrefaçon de Poufsouffle, eh oui ! Sinon elle s'ennuie trop et c'est mauvais pour sa santé (comme pour celle des autres...)
C'est pourquoi aujourd'hui elle a choisi de se rendre dans un lieu réputé "hanté" par les autochtones. Oh elle ne s'attend pas à réellement taper la causette avec des fantômes, quoique dans un lieu à majorité sorcier comme Pré-au-Lard ce n'est pas impossible, mais au moins elle espère ressentir quelque chose.
Les tremblements, l'excitation, l'empressement, l'angoisse,... mais surtout ce sentiment d'accomplissement quand on agit contre ses peurs et qu'on avance un peu plus profondément dans le noir avec audace.

La porte ou la fenêtre ?

De l'audace on a dit, de l'audace !
Va pour la fenêtre alors !

La brune enjambe le cadre en bois, jetant à terre les débris de verre qui traînent dans son chemin. Une fois à l'intérieur, les moindres de ses pas font crisser et grincer le plancher. Castielle remonte ses lunettes sur son nez tout en faisant glisser son sac de l'une de ses épaules pour avoir accès à la poche de devant et en ressort une petite lampe de poche. Petite mais efficace, le fin rayon de lumière blanche éclaire suffisamment pour qu'elle voit où elle met les pieds. En plus c'est une lampe de combat, c'est-à-dire qu'elle est équipée d'une pièce à l'avant qui est faite pour l'auto-défense. Aux yeux de n'importe qui c'est juste une décoration inhabituelle mais c'est redoutable pour assommer quelqu'un.

L'exploration commence et Castielle se dit que ça ne lui déplairait pas tant que ça finalement, de tomber sur quelqu'un. Elle pourrait l'assommer pour le fun, la soirée aurait alors vraiment valu le déplacement !
Mary Drake
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Re: Entre poussière et grincements
Mary Drake, le  Ven 27 Juil 2018, 09:22

PV Kohane ♥

Ils ont peur de moi ; de ce visage qui pourrait être le leur, du fait que même dans un monde de sorcier il n'est pas certain que l'on puisse s'échapper.
C'est facile pourtant : il suffit de partir et puis de laisser sa baguette dans le fond d'un sac en se disant qu'elle n'apportait que des problèmes et le tour est joué. Maman m'a dit que je ne m'en sortirais pas. Adèle a pleuré comme jamais, m'a crié que je l'abandonnais. Je lui ai répliqué que nous nous verrons à nouveau mais évidemment elle ne m'a pas crue. Elle fait trop confiance à maman pour penser ne serait-ce qu'une seule seconde qu'elle lui ment.
Papa est resté silencieux et n'a pas eu le courage d'affronter mon regard. J'ai voulu lui murmurer lâche au creux de l'oreille cependant je crois qu'il le savait depuis longtemps.
Es-tu fière de moi, maman ? lui avais-je demandé au bas de la porte. Un pas et j'étais dehors, un pas et s'en était fini de notre vie-mascarade. Elle m'avait fusillé du regard en secouant la tête. Tu es une erreur. Un hochement de tête, simplement : d'accord. Et puis je me suis enfouie.

La tête de sanglier, oubliée
Poudlard, oublié
mais j'ai trop peur des rues belges
alors je suis venue chez les sorciers
c'est pas un comportement de poule-mouillée
juste une sorte de facilité
j'en pouvais plus, de tous
mais seule dans les bois
je crois que je me serais faite dévorée

La première nuit j'ai fixé les étoiles sans parvenir à m'endormir mais c'était surtout leur beauté qui me laissait éveillée. J'ai décidé de dormir à l'écart et de passer la journée dans les rues. Il faut de quoi subsister mais être proche des embrumes ne me rassurait pas alors j'ai trouvé un coin dégagé pour me reposer et être certaine qu'on ne me trouvera pas. Au moindre bruit j'ai peur, parfois être sourde me plairait ; il n'y aurait plus que les yeux, puis si quelqu'un venait me tuer, au moins ce sera en silence ; mais ce moment de solitude entre elles et moi, je sais pas ça m'exaltait, me rendait folle - de joie, de liberté. J'avais envie d'entrecroiser mes doigts avec celles des dorées, je rigolais, ah ça ! comme je rigolais en les voyant briller, concourir pour décider laquelle serait la plus belle ce soir. Nous nous sommes parlées, elles et moi. J'ai pointé de l'index la lune en leur expliquant ses abandons. Elles lui ont tourné le dos, la belle s'est retrouvée démunie dans ce brin de galaxie qui rend le ciel couleur ébène. Il y avait l'infini, les étoiles, la traîtresse, les arbres, et moi. Si le monde était une nuit perpétuelle et le corps capable d'inédie je crois que je serai restée là pour une éternité à rêver.

Pourtant le soleil a fini par se lever
J'ai crié, pleuré, chanté pour qu'il disparaisse
sans pouvoir dire un au revoir à mes amies
il n'a jamais capitulé
j'ai donc dû prendre mon sac, tout en en voulant à Sun
et j'm'en suis allée

Les jours passent dans une routine déconcertante. Je viens ici, j'attends qu'on m'aide et puis si personne ne le fait je mets à profit le temps que j'ai pour noter avec une écriture serrées des poèmes sur quelqu'un assit à une terrasse. Les mots coulent comme jamais, j'offre et parfois c'est refusé, j'offre et parfois c'est accepté, j'offre et parfois je suis rémunérée, ensuite après je peux manger. Les gens sont sans doutes habitués, ils me voient, certains nient, d'autres viennent discuter. Je crois que je n'ai jamais autant parlé depuis que je suis ici. Les plus ennuyants posent des questions. Vous avez quel âge ? Et votre baguette ? Ne l'utilisez plus. C'est bien idiot tout cela ! Le seul changement c'est moi, la faim qui ronge - il n'est plus question de faire fine bouche même si c'est toujours aussi compliqué de manger - la crasse qui s'incruste entre les nœuds de mes cheveux, sous mes ongles, parfois mêmes dans les plis imperceptibles de la peau. Sun me nargue, me boude, et brille de plus en plus pour bien me faire comprendre qu'il ne pardonnera pas.

Mais le plus difficile dans tout ça reste cette peur que je lis sur certains visages. La peur de l'autre, de celle qui n'a plus rien, la peur de se rendre sale si on approche la gamine aux vêtements déchirés. Les gens sont idiots, les gens ont peur, mais je ne peux pas leur en vouloir à leur place aussi j'aurais peur. Surtout quand tout ne va plus, lorsque les pensées viennent et que Stella chuchote toutes les personnes perdues de vues - bien que cela ne fasse que peu de temps - quand elle me montre les autres chemins envisageables et que sur mes ongles poussent les griffes et de ma bouche sortent les cris de folle furieuse. Je dois avoir l'allure d'une illuminée.

La journée est rude
le soleil tape
sur mon dos
comme d'habitude
- Sun arrête
mes dents grincent
il n'écoute jamais rien

Affalée, le dos contre une maison, deux mornilles en poche et rien de plus. J'aimerais parfois avoir un de ces talents artistiques et ce charisme qu'ont les artistes de rue. Devenir aussi gracieuse que les almées que j'admire tant pour ensuite me mouvoir et ne pas avoir l'impression de perdre mon temps. Petite pensée pour Zélie qui elle avait ce petit quelque chose qui faisait que. Et une autre pour folie qui semble ne plus avoir sa place dans cette vie. Le monde est malgré tout teinté de couleur et ça fait du bien de se rendre compte qu'elles n'ont pas une nouvelle fois disparue bien que maintenant elles semblent beaucoup trop lumineuses pour être regardées par mes yeux poussiéreux.
Esteban R. Lefebvre
Esteban R. Lefebvre
Serdaigle
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Re: Entre poussière et grincements
Esteban R. Lefebvre, le  Ven 16 Nov 2018, 22:26

Pv Aza'
LA accordé

- Arf ! Purée qu'il est lourd !
- Majesté, tu es juste une brindille avec une force comparable à celle d'une asperge flasque et gluante.
- Mais t'es qui toi ?! Pourquoi tu penses à ma place !
- Voyons, j'ai toujours été là, car... JE SUIS TON PÈRE !!

...
...

Les sourcils d'Esteban se froncent atrocement sous le coup d'une concentration profonde. Doit-il rire ou... rire ? Tant qu'à faire, il va s'abstenir et poursuivre sa mission initiale. Mais... ses mouvements sont entravés par la grande toge jaune -qui est en fait un rideau mais chut !- qu'il porte et sa couronne de lauriers lui cache la vue par moment.

C'est après plus d'une demi-heure d'effort qu'il parvient à destination : une maison abandonnée, poussiéreuse, mais au vu du cadre, sûrement attrayante lorsqu'elle était occupée. Avec un geste brusque, il se décharge de son fardeau. Le souffle, court, rouge comme une tomate, il respire comme un bœuf, les mains sur les genoux. Il retrouve une respiration régulière et pose aussitôt son regard sur le "colis". Il a un léger rire de hyène. Puis lentement, il s'accroupit à côté du jeune homme, et avec une impatience certaine, lui flanque une magistrale gifle.

En attendant que l'Autre retrouve ses esprits, le Roi, se permet de faire un tour du propriétaire, en sifflotant un air joyeux. Une chaise ici, un cadre là... Il a eu beaucoup de chance de trouver cette maison. Autrement, étant donné qu'il n'a plus de domicile fixe -des cabanes et des chalets qu'ils trouvent, la foret, sont ses repaires- il aurait fallu le transporter sur des kilomètres. C'est un peu suspect de se promener avec un homme ligoté et bâillonné.

Les yeux pétillants de malice, Esteban se penche sur l'Autre. - Hé ! J'ai pas tout mon temps tu sais ! Il marque une pause, redresse l'Autre histoire qu'il ne parle pas dans le vide, l'adosse au mur, lui retire l'herbes enfoncées dans sa bouche -sans oublier le "*Beurk* ta salive !" d'une voix enfantine-. Il pointe ensuite un doit accusateur sur lui et lance : - J'ai eu beaucoup de mal à te trouver et j'ai sué graaaaave pour t'amener ici. Tu te souviens de moi j'espère ? Parce que si c'est non, je vais me fâcher monsieur le voleur de noix de coco !

Esteban se tient droit, semblable à une statue, les mains sur les hanches. Ses cheveux dorénavant blonds sont courts, ses yeux sont horriblement bleus et il a le teint caramel -miaaaaam-. Il toise de son regard hautain cet affreux être qui a osé voler des aliments sur son territoire. Un certain monsieur Karlson. Il se gratte l'arrière de la tête, pensif. Dans ses souvenirs, il paraissait plus vieux...
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Re: Entre poussière et grincements
Azaël Peverell, le  Jeu 29 Nov 2018, 11:30

Te voilà qui te prend une claque magistrale. Comme ça, gratuitement. Un truc qui claque sur la joue, et qui chauffe et qui pique un peu aussi. Tu dois être un peu rouge. C'est que c'est le genre de geste qui fait plus mal à ton amour propre qu'à ton corps. Mais du coup, tu finis par ouvrir les yeux pour sortir de cet espèce de demi-sommeil dans lequel t'es plongé depuis que tu t'es fais assommé. Ouais, dit comme ça on pourrait croire que t'as l'habitude et que c'est pas grand chose. Mais cette fois, c'est différent.

T'as rien compris. Vraiment. Habituellement, quand tu te retrouves dans ce genre de situation, ligoté, bâillonné, tu sais pourquoi. Ou du moins tu t'en doutes, t'as un début de piste. Il te suffit de réfléchir à ce que t'as fait de pas très correct à la personne concernée, et le tour est joué. Le problème ici, c'est que le type, tu le connais pas. Vraiment, sa tronche, elle te dit rien du tout. Si tu lui avait fait quelque chose, tu le saurais quand même. Alors c'est quoi son problème ?

L'autre parle. T'aimes pas sa voix, elle t'agace. Mais il te redresse pour t'asseoir contre le mur, et te libère de ton bâillon naturel. Tu lui jettes un regard des moins sympathiques avant de cracher des restes d'herbe sur le plancher de la Cabane Hurlante. Oui, t'as directement reconnu les lieux. Faut dire que t'y passes un peu trop de ton temps libre. Bref, le type a pas l'air content, il se plaint qu'il a sué et tout ça. D'un autre côté, tu ne te souviens pas de lui avoir demandé de t'amener ici donc c'est un peu son problème.

Tu l'observes en silence, la tête penchée sur le côté, en l'observant à la manière d'une bête curieuse. T'essaies même pas de tirer sur tes liens, non. Tu te contentes de regarder l'autre en te demandant ce qui cloche chez lui. Parce qu'il suffit de l'écouter parler deux secondes pour se rendre compte qu'il ne va clairement pas bien. Enfin, qu'il est à moitié cinglé quoi. Tu hausses un sourcil. T'es même pas énervé pour l'instant. Juste... t'es persuadé d'être au-dessus. Le mec vient probablement de la section psychiatrique de Ste Mangouste.

- Non j'me souviens pas de toi. Et j'ai pas volé de noix de coco. J'aime pas ça. T'es qui ?

Tu fais quand même l'effort de lui répondre correctement. Et c'est vrai que t'aimes pas les noix de coco. T'as jamais aimé même. C'est dégueu, et dès qu'il y en a quelque part on ne sent que ça. Le pire, c'est dans les gâteaux. Parce que, les gâteaux, c'est quand même sensé être bon. Et pouf, avec de la coco ça l'est pas. Sacrilège. Mais peut être que tu t'égares un peu.

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Re: Entre poussière et grincements
Esteban R. Lefebvre, le  Mer 12 Déc 2018, 23:24

L'autre parle. Mais la tête légèrement penchée d'Esteban et son air hagard laissent penser qu'il s'en fiche royalement de sa réponse ; il préfère le son de sa propre voix Au fond, ce n'est pas une nouveauté. Il a toujours été très... égocentrique. Par contre, lorsque son... son quoi d'ailleurs ? Il se gratte brusquement la tête, le regard posé sur le jeune homme assis. Encore une fois, l'idée qu'il se soit vraiment tromper de personne refait surface et le laisse un peu indécis sur la marche à suivre...

Donc, lorsque l'Autre lui pose cette question complètement idiote -il est quand même une personne célèbre !-, le Français devient subitement rouge. Mais pas sûr, si la rougeur est due à la colère, à l'embarras ou à une soudaine bouffée de chaleur. Bah, il faut dire que ça ne plait pas, mais alors pas du tout à l’Apollon-Des-Temps-Modernes d'être snobé par ce ridicule petit être !

Tais-toi ! C'est moi qui pose les questions ici ! Ses traits colériques laissent place à une mine mi-figue mi-raisin. Lentement, il s'accroupit, se penche vers l'Autre. Sourire candide. Yeux pétillants de malice. Pff. Il est entré facilement dans ce jeu. - Tu ne crois quand même pas que je t'ai enlevé juste pour une histoire de noix de coco ? Comme si on l'avait soudain piqué, il se redresse en un bond impressionnant. Gestes théâtraux : sa baguette se retrouve dans sa main puis sans attendre il la dirige vers l'Autre. - Je n'hésiterai pas à l'utiliser si tu restes aussi... froid ! Sérieusement, lui qui espérait un peu de divertissement... Moue boudeuse.
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Re: Entre poussière et grincements
Azaël Peverell, le  Dim 06 Jan 2019, 22:16

Bon, le type est vraiment bizarre. Genre très très bizarre. Mais il te fait vaguement penser à Arty dans sa manière d'être. Tout dans l'exubérance, dans le sens du spectacle, dans la volonté d'être vu par l'autre. Et aussi sa facilité à changer d'humeur plus rapidement que n'importe quel être humain normalement constitué. En colère, pis deux secondes après un grand sourire et des bonds de cabri. C'est à n'y rien comprendre, mais t'as arrêté de chercher de la normalité chez les gens. D'ailleurs, à le voir si bizarre, t'es limite rassuré. Parce que déjà, lui, il a beau t'avoir kidnappé, il n'a pas encore essayé de te torturer. Tu t'en tires pas si mal, on pourrait même y voir une amélioration.

Dans le doute, tu préfères te taire, comme il te l'a demandé. Mais voilà que maintenant il te menace d'une baguette magique en te disant qu'il n'hésiterait pas à s'en servir si tu restais aussi froid. Tu écarquilles les yeux devant une telle affirmation. Et tu te retiens plusieurs secondes. Genre bien deux ou trois. Avant d'éclater de rire, tout simplement. Parce que l'autre est vraiment trop bizarre, et vraiment trop comme Arty pour que tu puisses réellement le prendre au sérieux. Et pour le coup, c'est bien le genre de comportement qui fait que tu te dérides un peu.

- Ok, on va faire ça dans la convivialité alors. Du coup tu m'détaches ?

Sourire angélique, petit regard par en dessous, un vrai petit chien battu beaucoup trop mignon pour rester attaché. C'est que tu t'es entraîné à faire ce regard là, personne ne peut résister. En tous cas, Alice ne résistait pas. D'un autre côté, peut être que le fait qu'elle ait été amoureuse de toi aidait un peu dans le processus. Mais peut être que lui aussi est secrètement amoureux de toi et qu'il t'a kidnappé pour t'avoir pour lui tout seul. Après tout, tu pourrais le comprendre.
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Re: Entre poussière et grincements
Esteban R. Lefebvre, le  Lun 14 Jan 2019, 21:32

L'Autre rit brusquement et... Esteban en fait de même comme s'il avait dit une blague très drôle. Puis, le jeune homme ignore pour quelle(s) raison(s) il accède à sa demande. Peut-être est-ce à cause de son air de chien battu. Il est beaucoup trop sensible pour son propre bien. Alors, le Français coince sa vielle baguette magique entre ses dents, s'agenouille et retire les liens qui l'entravent. Chose faite, il s’assoit ensuite à côté de lui, la baguette de nouveau dans sa main, les jambes repliées et le dos exagérément droit.

Puis, en transe il souffle à l'Autre: - Ta noirceur intérieure m'excite.

...
...
- Hywel je vais te tuer.
- Non ! Si tu fais ça tu vas tous nous tuer !
- Silwen je veux des bonbons !
- Rory ce n'est pas le moment... Hywel imbécile ! J'te jure sur la tête de ma famille qui n'existe pas, je vais t'anéantir.
- Attends on peut trouver une soluti-
- Avouez qu'il est sexy. Il m'inspire ! J'ai envie de le peindre !
- Abruti ! J'en ai marre de vous sérieux. Partager son corps et sa tête c'est vraiment emm*rdant.
- Mais je-
- Ferme-la crétin ! Laissez-moi faire et je vous interdis d'intervenir.
- Chef oui chef !
[...]

Contrairement à sa frénésie intérieure, le visage d'Esteban, que dis-je, de Silwen reste horriblement neutre. Si neutre qu'on aurait dit que son âme s'est consumée sous les flammes. Mais contre toute attente, il possède toujours ses facultés mentales et tous ses neurones sont intactes.

Brusquement, après un petit *crac*, la chevelure auparavant claire devient noire. Ensuite, il se tourne vers le type et demande d'une voix plus grave, pourtant désintéressé : - Pis t'es qui toi ? Mais déjà, il se concentre sur la tenue qu'il porte et manque d'hurler de frustration. D'un geste vif, il retire le tissu, préférant nettement la tenue d'Adam. De même, le brun enlève la couronne de fleurs qu'il balance à l'autre bout de la pièce poussiéreuse. Lentement, il s'adosse confortablement puis ferme les yeux, sans doute pour dormir un peu.
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Re: Entre poussière et grincements
Azaël Peverell, le  Ven 25 Jan 2019, 19:35

Et voilà, rien de tel qu'un bon rire franc et partagé pour nouer de nouveaux liens ! L'autre se marre tout autant que toi et il en vient même à accéder à ta requête. Comme quoi, il suffisait de lui demander gentiment pour qu'il obtempère. Tu restes quand même convaincu dans un coin de ta tête que le type est vraiment complètement cinglé. Du genre avec une sacrée case en moins. Il a pas de Lumos à tous les étages quoi. Et le voilà qui s'assoit à côté de toi comme si vous étiez deux bons vieux potes avec tout plein de choses à vous raconter. Et hop, il te balance la déclaration la plus clichée du monde.

Il y a quelques années, t'aurais limite été fier qu'on te parle de ton excitante noirceur intérieure. Sauf que, depuis, t'es passé à autre chose, t'as décidé d'arrêter d'être trop dark. Juste pour attirer un peu moins les emmerdes. Et jusqu'à aujourd'hui, ça fonctionnait plutôt bien. Bon, après, malgré les propos gênants du mec, tu dois bien reconnaître que c'est un de tes kidnappeurs les plus sympathiques. Au moins, il ne t'a pas torturé, et c'est franchement très sympa de sa part. Mais t'as pas la moindre idée de ce que t'es sensé lui répondre.

- Ah. Ben merci, je suppose.

Petit sourire gêné. C'est que t'as toujours pas récupéré ta baguette, et t'aimerais bien mettre la main dessus avant de te barrer comme un voleur et faire genre que tu n'as absolument jamais croisé l'huluberlu qui... Change de coiffure. Ou plutôt de couleur de cheveux. ils deviennent aussi sombres que ton âme, ou un truc du genre. C'est sûrement la symbolique, pour se rapprocher de toi, tout ça tout ça. En fait, t'es tombé sur ton plus grand fan et il ne sait simplement pas comment te le dire. Voilà, c'est sûrement ça. C'est tellement plus logique de se dire ça plutôt que d'accepter le fait que ce type qui est en train de se foutre soudainement à poil devant toi est juste complètement à côté de ses pompes.

Mais bordel d'où il se fout à poil ? T'as pas envie de voir ses... Enfin sa... BREF. T'essaies tant bien que mal de dissimuler ta surprise. Après tout, qui ne s'est jamais foutu à poil devant un inconnu ? Oui, bon, à peu près n'importe quelle personne sensée. Mais à ce point du RP, tout le monde est bien d'accord sur le fait que ce mec ne l'est pas du tout. Du coup, ça va, tout est plus ou moins normal. Et il est prêt à dormir. Là, t'es clairement paumé. Mais tu dis rien, tu te contentes de te relever en haussant les épaules.

- Bonne nuit hein.

Et tu te diriges vers ses fringues, espérant y trouver ta baguette magique.
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