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Entre poussière et grincements
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Lydia Valentine
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Re: Entre poussière et grincements

Message par : Lydia Valentine, Mar 30 Aoû 2016 - 19:35




" Let it go "

Avec Azaël Liderick

« J'm'appelle Azaël. J'te dirai bien que j'suis enchanté de te connaître, mais vu que si ça se trouve j'vais pas pouvoir te saquer j'le dirai pas. »


La brune avait arqué un sourcil, affichant bien malgré elle son intérêt soudainement éveillé. Ce gosse ne semblait pas avoir sa langue dans sa poche ! Tout comme elle en fait. Ce qui l’avait interpellée –et empêcher de l’habiller pour l’hiver– c’était cette façon nonchalante de dire les choses. Si d’aventure il devait demander son chemin à la vieille du quartier, il ne l’aurait pas fait sur un autre ton. Au moins, elle avait appris le nom de son « sauveur ». Normalement, lorsque sa journée se passe sans ce genre d’anicroches, Lydia n’aurait même pas cherché à creuser du côté du sale môme… Seulement voilà, non seulement ce dernier l’avait vu en pleine perte de contrôle mais en plus elle avait une dette envers lui. Il s’en tirait pas mal sur c’coup-là… En lui annonçant ceci, elle était loin de se douter de ce qu’il lui répondrait.


«  J'veux ton appareil une fois qu'il sera réparé. »


Lui donner ? Mais qu’il aille se faire foutre ! Bon ok. Elle ne pouvait s’en vouloir qu’à elle-même. Fais chier ! Si seulement elle pouvait lui faire ravaler ce sourire à la con… Purée ! Ses méninges carburaient à toute vitesse alors qu’elle s’approchait de lui. Lentement. Silencieusement. Ses orbes bleus glissaient le long du corps de l’adolescent. Il se foutait d’elle sans même essayer de lui faire croire le contraire. Soit ! Si elle était de bonne volonté, honnête et toutes ces conneries, nul doute qu’elle aurait lancé un réparo vite fait bien fait et lui aurait donné son dû avec le sourire… Mais elle n’était pas comme ça, loin de là. Elle était plus du genre S*l*pe sans cœur en réalité, alors autant dire qu’il pouvait se le carrer dans le cul. De plus, le calcul était vite fait : Soit elle lui donnait satisfaction en se faisant passer pour la pire des niaises, soit elle l’emmerdait de bon cœur. Comme vous vous en douterez, elle  a choisi la deuxième option. Un sourire joueur apparu à la commissure de ses lèvres, prémices d’un danger certain.


« Tu sais, il est tellement vieux qu’il ne résistera surement pas à une énième réparation… »


Argument de Mer** mais argument véridique. L’appareil était plus vieux que le monde ! Faut dire qu’elle l’avait trouvé dans une brocante moldue. Le perdre d’une façon ou d’une autre ne lui faisait donc pas grand-chose si ce n’est l’Emmerd*r royalement car elle devrait s’en trouver un autre… Minute ! Maintenant qu’elle travaillait aux Halles, elle pourrait avoir un œil constant sur les nouvelles arrivées et donc savoir quand elle pourrait en obtenir un tout neuf… Bref !


« Toutefois, si tu veux le récupérer en état. Fais donc ! Il allait finir par me claquer dans les pattes de toute façon. »


La jeune femme haussa les épaules avant de s’adosser négligemment contre le mur, la main tenant l’appareil tendue vers l’adolescent.


« Evites d’en salir l’objectif avec des meurs pathétiques à la pouffy. Je l’ai habitué à mieux ! »  
     

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Azaël Peverell
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Re: Entre poussière et grincements

Message par : Azaël Peverell, Sam 3 Sep 2016 - 15:42


Azaël ne se départissait pas de son sourire moqueur. Il se fichait totalement qu'elle se rende compte ou non qu'il se foutait d'elle. Parce qu'un appareil photo, il en avait rien à faire. Il ne saurait même pas s'en servir correctement, et il ne comptait pas essayer. Et en plus de ça il détestait les photos. Parce qu'immortaliser les gens, c'était franchement pas son délire. Il préférait de loin les fuir et ne rien avoir à faire avec eux. Oublier leur visage rapidement pour ne pas inonder son esprit de choses futiles et laides. Et si il trouvait certains lieux beaux, il préférait se les rappeler dans ses souvenirs. Il s'en imprégnait bien mieux de cette manière là, et il avait l'impression d'être le seul à pouvoir en profiter. Parce que personne pouvait entrer dans son esprit pour lui voler ce qu'il avait vu. C'était plus difficile en tous cas.

« Tu sais, il est tellement vieux qu’il ne résistera surement pas à une énième réparation… »


Ce n'était pas comme ça qu'elle le ferait changer d'avis. Ca prouvait juste qu'elle y tenait à son appareil, et que le lui donner ne lui faisait vraiment pas plaisir. Sourire qui s'élargit un peu plus. Il ne savait même pas pourquoi il avait envie de l'emm*rder comme ça. Plus ça allait, et plus ça devenait son passe-temps favori d'embêter les autres. Ca le faisait sortir de son ennui pour quelques temps. C'était comme si il se rendait compte que finalement, il n'était pas le seul à avoir une vie pas très agréable. Et qu'il pouvait même générer des problèmes dans celle des autres pour que ce soit plus équitable. Pourtant il ne rejetait la faute sur personne, il savait que c'était simplement un manque de chance, qu'il était né dans une société qu'il ne pouvait pas comprendre, qu'il ne pouvait pas accepter. Il avait rien à perdre, tout à gagner. Il n'était pas méchant ou cruel, simplement totalement détaché. Comme si il se voyait de l'extérieur, que tout cela n'était pas lui. Alors que si, c'était pas la peine de se voiler la face.

« Toutefois, si tu veux le récupérer en état. Fais donc ! Il allait finir par me claquer dans les pattes de toute façon. »

Tiens donc… Est ce que c'était une nouvelle tentative pour faire comme si elle n'y accordait pas d'importance, ou bien avait-elle pris conscience qu'au fond, ce n'était qu'un simple objet qui pouvait facilement être remplacé ? Il n'en avait pas la moindre idée. Une chose était sûre, elle le lui tendait d'un air quasiment aussi blasé que celui qu'il abordait régulièrement.

« Evites d’en salir l’objectif avec des meurs pathétiques à la pouffy. Je l’ai habitué à mieux ! »  


Il finit par tendre le bras pour se saisir de l'appareil. Il n'y jeta même pas un regard, préférant dévisager la jeune femme qui lui faisait face. Réfléchissant à ce qu'il pouvait bien faire maintenant qu'il l'avait délestée d'un de ses biens. Il voulait quand même savoir s'il n'avait pas récupérer ce truc pour rien. Parce qu'à part prendre de la place, ça risquait de pas être très utile. Il le fit passer distraitement d'une main à l'autre. Son sourire ne l'avait pas quitté. Mais le fait qu'elle se soit si rapidement résignée rendait quand même la situation moins drôle que prévue. Moins intéressante. Il  lança alors, faussement innocemment :

- Si il est au bout de sa vie j'vais le détruire maintenant alors, pas la peine que je m'encombre d'un truc qui fonctionne plus.

Il garda l'appareil dans sa main gauche et sortit sa baguette de la droite pour la pointer dessus. Il ne quittait pas la jeune fille en face de lui du regard, ne perdant pas une miette de sa réaction.

- Ca te dérange pas j'espère ?
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Re: Entre poussière et grincements

Message par : Lydia Valentine, Jeu 15 Sep 2016 - 19:30




" Let it go "

Avec Azaël Liderick

« Si il est au bout de sa vie j'vais le détruire maintenant alors, pas la peine que je m'encombre d'un truc qui fonctionne plus. »


Sale petit cancrelat répugnant… Fils de troll… Pustule de veracrasse… Oh elle en pensait des choses en ce moment, certaines beaucoup moins catholiques que d’autres. Cette espèce de… De… Le langage sorcier ne disposait pas de mots assez riches et adaptés pour le qualifier, du moins pas aussi férocement qu’elle le souhaiterait. Elle aurait facilement pu piocher du côté moldu mais un seul mot, bien qu’étant imaginé avec de nombreuses variantes, revenait inlassablement : Enfoiré…  Ce morveux la regardait avec une innocence presque sincère, comme s’il venait de lui annoncer la température extérieure. Salop. Tout en lui la révulsait, qu’il s’agisse de ses foutus cheveux indisciplinés lui retombant avec souplesse devant les yeux –yeux qui avaient le mérite de paraitre plutôt inexpressif s’il n’y avait pas une lueur d’amusement discrète. Y’avait aussi cette mimique d’enfant de cœur qui cachait à peine l’Enflure… Et ce sourire de mes deux ! Si elle pouvait le lui coller quelque part… Vous savez ce qui l’énerve le plus en réalité ? Ce n’est pas spécialement le petit jeu du gosse mais bel et bien le gosse. Pourquoi ? Eh bien parce qu’il lui ressemble comme deux gouttes d’eau ! Regardez-les un peu. Les deux ont les cheveux en pagailles, ressemblent à des asociaux chroniques et prennent un malin plaisir à Emmerd*r leur prochain. Bordel de Mer**, v’là que ça l’amuse en plus ! Remarque c’est peut-être ça qui lui a permis d’endosser un nouveau masque. Malgré le bordel sans nom régnant dans son cerveau, la lionne réussit à garder un visage serein. Ses lèvres pulpeuses s’étaient étirées en un sourire entendu, révélant par la même occasion une fossette séduisante. Ses iris prirent une teinte plus sombre, arborant une étrange couleur mêlant le bleu-fumée et le gris de lin. ‘Faut dire qu’avec cette énième mèche venant balayer son front, son regard ne pouvait que s’obscurcir. Elle fit mine de réfléchir à sa proposition, mordillant par habitude le coin de sa lèvre inférieur. Il la cherchait sans préavis… C’était assez inhabituelle pour elle de se retrouver dans cette situation ou plutôt de se retrouver dans le rôle du dindon de la farce. C’était loin de lui plaire mais, en un sens, elle s’amusait franchement de cette situation. Ceci devait sans doute se déceler dans ses yeux. Elle n’avait jamais réussi à figer totalement ses expressions et malgré tous ses efforts, certaines transpiraient dans son regard. Un savant cocktail de flammes et d’amusement devait donc briller dans ses prunelles attentives. Elle n’attendait qu’une chose : Le top départ l’autorisant à rentrant dans le jeu, à se dévoiler.            


« Ca te dérange pas j'espère ? »


Un sourire enfantin apparu subitement sur son visage, lui donnant une expression angélique. DANGER. Ni une, ni deux. La jeune femme se saisit de sa baguette avec dextérité et la pointé sur la gorge de l’Enfoiré. Elle ne serait pas trop méchante avec lui, c’est promis… Enfin les promesses n’engagent que ceux qui les écoutent et comme elle se parle à elle-même, disons que ça ne compte pas. Ah ça, elle était experte au maniement de la baguette. En même temps, elle avait appris des meilleurs –des gentils comme des badguys. Une ou deux cicatrices lui chatouillèrent la peau comme pour lui rappeler les bases de cet art : rapidité, équilibre, plaisir. Wep, elle prenait un malin plaisir à ensorceler son petit monde… Histoire d’en rajouter une couche et de se mettre un minimum en sécurité, la jeune femme rajouta son poids dans la foulée afin de coller l’Abruti contre son mur fétiche. Son regard lui imposait la plus grande immobilité… Et semblait réellement dépourvu des nuages du passé. Elle s’amusait comme une gosse ! Dans la seconde qui suit, la lionne se rapprocha de son nouveau jouet. DANGER… Mais comme on n'écoute jamais la petite voix, v’la qu’elle a le temps de se glisser contre son oreille. S’il lui ressemblait comme elle le pensait, il ne devrait pas du tout apprécier ce genre de contact… Mais il ne fuirait pas non plus. Elle serait particulièrement déçue s’il le faisait. Plutôt curieux n’est-ce pas ? Elle se mit alors à mouvoir ses lèvres sans se départir une seconde de son sourire amusé. Un bruit venait d’attirer son attention. Sans doute était-ce son appareil photo qui venait de rencontrer le sol… Qu’importe. Elle devait en  changer de toute façon.


« Dis-moi belle enflure, on t’a jamais appris à ne pas chercher tes aînés ? »


Elle le plaqua davantage contre le mur, faisant par la même grincer les vielles planches poussiéreuses. Elle pencha la tête sur le côté droit, analysant sans même sans cacher le visage de son vis-à-vis. Elle désirait découvrir ses réactions, savoir ce qu’il avait dans le ventre.


« T’as l’air d’être une grande gueule. Est-ce que c’est parce qu’on rejette les cas-sociaux dans ton genre ? Pauvre petite chose. C’est pas la peine d’aboyer aussi fort…»


De sa main libre, elle lui donna deux petites tapes sur le côté de la joue. Il avait décidé de lui pourrir sa journée ? Il fallait qu’il mette le paquet pour ça. Elle était bien trop décidée à profiter de cette situation cocasse.


«… Le boursouflet finira peut-être par mordre quand il sera grand. J’en tremble rien qu’à me l’imaginer.»


Joueuse, la brune ne pouvait contenir son sourire. Elle se laissa même à imaginer ce qu’il pouvait infliger à ses camarades d’école à longueur de temps. Les pauvres… S’il leur faisait vivre la même chose qu’elle à son époque, elle les plaignait sincèrement. Remarques, elle n’avait que 21 ans. Ce n’était pas si loin que ça. Ah c’était le bon temps…

     

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Azaël Peverell
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Re: Entre poussière et grincements

Message par : Azaël Peverell, Dim 18 Sep 2016 - 22:46


Visiblement, sa petite provocation fonctionnait plutôt bien. Du moins s'il se fiait au regard de plus en plus sombre de la demoiselle qui lui faisait face. Sauf qu'elle avait aussi un espèce de sourire qui semblait… Amusé ? Difficile de savoir ce qu'elle pensait réellement. Ca la rendait imprévisible. Peut être trop. Et ça, c'était dangereux. Sauf qu'il aimait le danger. Il aimait sentir une poussée d'adrénaline pure en lui. Et ne pas savoir comment les choses allaient finir. Ce n'était pas pour rien qu'il haïssait l'ennui plus que tout. Et là, il ne s'ennuyait pas. Au contraire, il se sentait bien, vivant. Pour le moment.

Le sourire de la jeune femme s'était agrandi. Mais avant de pouvoir réagir, il se retrouva avec sa baguette pointée sur la gorge, et plaqué au mur. Il se raidit légèrement, tandis que sa mâchoire se crispait, seul signe prouvant qu'il détestait être touché. Et menacé aussi, accessoirement. Il ne la quittait pas du regard. Baguette toujours fermement ancrée dans la main. Par contre, il avait laissé tomber l'appareil. Volontairement, évidemment. Et malgré sa mâchoire qui s'était serrée, il ne se départissait pas de son sourire moqueur. Il s'était même élargi, devenant arrogant au plus haut point. Un vrai sourire de tête à claques qu'il adorait arborer pour coller les autres hors d'eux, toujours un peu plus.

La demi-mesure, il ne connaissait pas vraiment. Et s'il décidait d'Emmerd*r quelqu'un, c'était jusqu'au bout. Surtout si la personne répondait, c'était encore mieux. Plus excitant, plus vivifiant. Bien trop de gens s'écrasaient par peur du conflit. C'était… Désespérant. A croire qu'ils ne supportaient pas d'avoir la moindre perte de contrôle sur leur vie. Pourtant, c'était ça qui était drôle. C'était ça qui faisait que la vie valait le coup d'être vécue. Tout décider à l'avance, tout mettre dans des cases, les gens, les choses, les idées… Ca lui donnait envie de vomir. De les haïr. Alors il n'allait pas cracher sur une belle altercation en bonne et due forme. L'autre s'approchait justement de son oreille pour murmurer quelques mots.

« Dis-moi belle enflure, on t’a jamais appris à ne pas chercher tes aînés ? »

Elle ferait mieux de bouger vite fait, parce qu'il n'aimait vraiment pas ce genre de contacts, et si elle continuait, il risquait de perdre le sens des réalités pour lui envoyer un bon coup de pied. Technique moldue des plus efficaces, et qui avait le mérite de vraiment défouler. Bien plus qu'un sort. Eclater la tronche de quelqu'un avec ses poings… Une sensation qu'il aimait. C'était sans doute malsain, mais il avait été à la bonne école. Quand on recevait des coups à longueur de journée, on savait où frapper pour faire mal. Et quand chaque coup était couplé d'un sortilège, on finit par retenir quelques formules utiles aussi.

« T’as l’air d’être une grande gueule. Est-ce que c’est parce qu’on rejette les cas-sociaux dans ton genre ? Pauvre petite chose. C’est pas la peine d’aboyer aussi fort…»

Cas-social ? Non mais elle s'était regardée elle ? Elle était pire que lui dans le genre… Il prit sur lui pour garder son calme. Parce qu'il l'avait cherchée quand même. Et qu'à la base, c'est lui qui devait la coller en rogne, pas l'inverse. Jouer le jeu, continuer, insister, appuyer là où ça fait mal. Elle lui tapota la joue, lui arrachant tout de même un nouveau regard noir.

«… Le boursouflet finira peut-être par mordre quand il sera grand. J’en tremble rien qu’à me l’imaginer.»


Sourire toujours présent, il ne rompait pas le contact visuel avec Lydia. Parce qu'il allait gagner. Il la pousserait à bout sans même s'énerver. C'était le mieux. Rester impassible, moqueur. Ironie et sarcasmes, il connaissait aussi. Il prit alors la parole, comme s'il parlait à une enfant qui faisait un caprice.

- T'y connais un rayon en cas-sociaux en plus, non ? J'te posais juste une question, faut pas t'énerver comme ça. T'as l'air un peu sur les nerfs… C'toi qui aboie l'plus fort, ma belle. En plus t'as tout gagné, ton appareil est tout cassé maintenant.
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Re: Entre poussière et grincements

Message par : Lydia Valentine, Jeu 20 Oct 2016 - 16:49




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« T'y connais un rayon en cas-sociaux en plus, non ? J'te posais juste une question, faut pas t'énerver comme ça. T'as l'air un peu sur les nerfs… C'toi qui aboie l'plus fort, ma belle. En plus t'as tout gagné, ton appareil est tout cassé maintenant. »


La voici, déraisonnable jeune femme suspendue au-dessus du vide. Elle vacille nonchalamment sur le fils du rasoir. Folie et Rage se démènent pour l’attirer dans leur camp, oubliant bien vite les maigres efforts de Conscience. Son appareil s’est éclaté au sol, se disloquant en une myriade de petits fragments tranchants. La poussière se soulève encore une fois, éternellement ennuyeuse. Sa chevelure s’éclaircie, ses habits se tachent. Son visage  se fige et ses yeux s’embrasent. Que de détails insignifiants… Raison a depuis longtemps trouvé un refuge au fond de sa drôle de petite tête, ignorant le bordel sans nom de son esprit. Ses pensées tournoient, se modèlent et s’écrasent… Toutes convergent cependant en un point : Lui. Ce gosse éveille en elle une foule de réflexions, un florilège d’hypothèses. D’autres s’en seraient surement débarrassé, auraient laissé tomber ce gamin arrogant. Pas elle… Pas avec ce qu’il éveillait en elle. Il réveillait en elle sa Rage viscérale tout en la modelant à sa guise. Intéressant…

Mutique, elle bascula lentement son visage sur le côté… Ses prunelles s’illuminent d’un vert chatoyant alors que son sourire, timide à présent, s’étire aux coins de ses lèvres vermeilles. L’instant est étrange, figé. Une pensée lancinante, plus forte que toutes les autres, guide ses gestes : Quelles sont ses limites ? La lionne est fermement décidée à les découvrir. Elle l’observe, chasseuse experte de failles discrètes. Ses iris courent le long de ses traits, cherchant l’imperfection de ce visage moqueur. La voici ! Malgré ses efforts, le voici qu’il se crispe à son approche. Est-ce de la peur ? Certainement pas. Il y a autre chose d’autrement plus amusant derrière cela. Que le jeu commence.

Sa poigne se desserre doucement, laissant sur son passage une marque légère, insignifiante. Elle approche sa bouche de son oreille, lascive. Ses doigts courent dans le vide pour finalement se poser sur sa gorge. Dans la foulée, elle lui susurre ce simple mot :


« Touché »  


La lionne a trouvé le détonateur, activant sans une once de remord  un nouvel éclat chez lui. Il tressaille, perd son calme. Sa carapace est brisée. Elle sourit, galvanisée par ce nouveau jouet. Ce dernier réplique, la propulsant sur le sol. Le choc est puissant, douloureux. Les muscles de son dos souffrent… Bien que sonnée par sa chute, la sorcière darde son regard sur le plancher. Sa baguette à volée au loin, la désarmant. Quelle sensation atroce… Elle se sent nue, vulnérable. Devrait-elle abdiquer ? Certainement pas. A-t-elle dépassée les limites ? Oooh oui. Quel gâchis ce serait de s’arrêter en si bon chemin. Elle l’observe de ses grands yeux, recouverte de poussières des pieds à la tête. Son sourire s’agrandit. Voici qu’elle frappe à son tour : prenant appui sur le sol, la jeune femme propulse sa jambe de toutes ses forces. Son pied rencontre brutalement le genou de son vis-à-vis. Elle ne le quitte pas des yeux, impressionnée par cette curieuse rencontre. Groupie, elle se relève tout de même avec une certaine rapidité. L’adrénaline pulse dans ses veines. C’est ça qui lui manquait : Une injection de Vie pure.

     

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Azaël Peverell
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Re: Entre poussière et grincements

Message par : Azaël Peverell, Lun 24 Oct 2016 - 18:05


Elle commençait à sérieusement lui taper sur le système. Même s'il continuait de sourire pour montrer qu'il se foutait d'elle, et qu'il n'avait pas l'intention d'arrêter là. Parce qu'elle était beaucoup trop proche à son goût. Il pouvait sentir la chaleur qu'elle dégageait, et son souffle qui le chatouillait. Trop près. Beaucoup trop près. Elle ne pouvait pas reculer ? Lui laisser un peu d'espace, plutôt que d'essayer de le menacer alors qu'il n'en avait rien à carrer. Qu'il voulait juste qu'elle arrête de le toucher, et continuer à la narguer.

Sauf qu'elle ne semblait pas du même avis. Elle restait là, plantée devant lui, à le maintenir contre le mur en pointant sa baguette sur lui. Elle le dévisageait alors qu'il essayait toujours de ne rien laisser paraître, mise à part un mépris arrogant et un foutage de gueule évident. Sauf que quand elle s'amusait à le toucher, c'était compliqué de ne pas se crisper. Contact non voulu, contact haï, contact effrayant qui se manifestait par une colère qu'il ne pouvait cacher. Et la voilà qui essayait d'en jouer. Sa main se posa sur sa gorge. Un éclair noir passa dans ses yeux, tandis que ses mâchoires se crispaient plus encore, et qu'il perdait son sourire de tête à claques. Son corps s'était raidi.

« Touché »


Elle l'avait fait exprès. Elle allait beaucoup trop loin. Un frisson le parcourut tandis que la colère grondait toujours plus en lui. Le jeu était fini. Elle l'avait cherché, elle l'avait trouvé. Plus besoin de se cacher. Elle avait gagné, il était incapable de se maîtriser plus longtemps. Son corps réagissait de lui-même. Il la repoussa aussi fort qu'il le pouvait, l'envoyant dire bonjour au sol sans ménagement.

- Dégage !

Enfin libéré. Plus d'emprise, plus de contact. Elle n'aurait jamais dû le toucher. Parce qu'il s'était senti acculé, et une bête traquée risque de finir par attaquer. En tout cas, c'était comme ça que lui fonctionnait. Son souffle s'était légèrement accéléré. Il ne parvenait plus à réfléchir clairement. Il avait simplement envie de la blesser. De lui faire du mal. Parce qu'elle avait osé le toucher. Sans lui demander, sans même essayer de cacher que c'était uniquement pour l'Emmerd*r. Colère, rage, haine. Un cocktail explosif, surtout qu'il était incapable de les contrôler.

Il s'apprêtait à pointer sa baguette sur elle, pour lui lancer le premier sort qui lui passerait par la tête. Pour bien qu'elle comprenne, et qu'elle ne recommence jamais. Ou même pour qu'elle crève, là, sur le plancher. Elle le mériterait Mais il n'en n'eut pas le temps. Elle balança son pied dans son genou, lui arrachant un léger cri de surprise, mêlée à la douleur. Baguette lâchée, tombée. Ils sont à égalité. Nouveau regard noir. Pas besoin de réfléchir. Seulement lui faire du mal. Elle s'était relevée. Les poings du Serpentard s'étaient serrés. Et le voilà qui réduisait à nouveau l'espace qui les séparait à néant, pour lui envoyer un coup bien mérité en direction du visage. Femme ou pas, il s'en foutait. Tout ce qui comptait, c'était de se venger.
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Theophania Fitzgerald
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Re: Entre poussière et grincements

Message par : Theophania Fitzgerald, Sam 24 Déc 2016 - 15:00


HRP : Le dernier post date de plus d'un mois et j'ai contacté Azaël normalement c'est bon. Si toutefois le RP se réveillait ne pas hésiter à me contacter.
Ceci est un RP avec (pour l'instant) Rose Layroy. J'ai proposé à d'autres personnes qui se rajouteront si elles ont envie. Pour les autres, me mp au préalable si vous souhaitez participer.


Les week-ends de sortie, les rues de Pré-au-lard étaient bondées. Surtout en cette période de préparation des cadeaux de noël, les élèves profitaient du peu de temps qu’il leur restait pour faire tous leurs achats. D’autant plus qu’avec les vacances qui approchaient, les professeurs se faisaient plus agréables, moins stricts et donnaient moins de travail ce qui permettait à toute la population d’adolescents sorciers de gambader dans les rues blanches du petit village. La neige avait été dégagée sur les artères principales afin d’éviter la boue dans les magasins, mais on apercevait toujours un épais manteau blanc sur les toits des bâtiments.

Quelques semaines plus tôt, Theophania avait fait quelques achats à la boutique des animaux magiques. Elle se sentait un peu seule dans son dortoir puisqu’elle n’appréciait pas vraiment ses camarades de chambres qu’elle trouvait inintéressantes au possible. Elle avait besoin d’une présence, de quelque chose de silencieux. Pour cela elle avait pris Esther, sa petite salamandre qui ne la quittait plus. La petite bête était très affectueuse, exactement ce dont avait besoin Theophania à ce moment là. Une lubie lui avait également fait acheter trente-quatre boursouflets. On ne saurait dire si l’achat irrationnel venait de l’instabilité de Theophania ou si c’était seulement parce que ces bestioles étaient sacrément adorables. Nul ne saurait le dire. Le seul problème lorsque l’on se lance dans l’élevage d’une colonie de boursouflets c’est qu’il est très difficile de les distinguer. Et avec le temps qui s’était écoulé, Theophania avait pu voir que leurs seules couleurs roses ou violettes étaient assez handicapantes. Il arrivait parfois que la jeune fille donne à manger à l’un d’entre eux et que ce dernier prenne la place d’un de ses compagnons pour avoir une double ration. Non seulement le procédé coûtait deux fois plus en nourriture (parce que ces machins là étaient tout de même vraiment gourmands), mais en plus cela devenait dangereux pour les pauvres laissés pour compte qui n’arrivaient pas à s’imposer dans la colonie pour avoir à manger. Face à cette injustice criante Theophania avait décidé d’employer les grands moyens. Elle allait teindre et nommer les boursouflets.

La seule chose c’est qu’elle doutait qu’elle puisse réaliser correctement l’opération dans le château. Elle avait peur de se salir, les produits et potions ne sentaient pas très bon et la salle sur demande était réquisitionnée par un groupe de Serpentards qui s’entrainaient à on ne sait quoi ces derniers temps. En plus, elle risquait vraiment de se faire punir avec le concierge et les professeurs qui trainaient sans cesse dans les couloirs comme s’ils n’avaient que ça à faire. La brune avait donc pris la décision de réaliser l’opération de haute précision à Pré-au-lard, dans une rue pas trop envahie par la foule. Elle emmènerait son terrarium qui contenait toute la colonie, et elle entreprendrait de réaliser les teintures dans un coin où elle ne gênerait personne. D’autant plus que les petites bêtes sècheraient bien plus vite à l’air libre.

Elle partit donc avec ses ingrédients dans son sac à dos, son terrarium sous le bras. Elle avait pris soin de garder quelques uns de ses boursouflets dans son sac, dans une pochette de velours percée de trous afin qu’ils puissent respirer. Il ne fallait pas qu’elle attire trop l’attention. L’ancienne préfète doutait en effet qu’il fut autorisé de garder une telle quantité d’animaux dans son dortoir. La dernière fois qu’elle avait regardé, le règlement n’autorisait que les crapauds, rats, chats et chouettes dans le château. On se doutait bien que personne ne respectait la règle, mais il était plus sage de faire profil bas. Il restait tout de même une quinzaine de boursouflets dans le terrarium qu’elle avait recouvert d’un tissu vert foncé. Elle eut une petite réflexion d’un employé du château qui contrôlait les sorties à pré-au-lard et qui se demandait ce que la jeune fille allait faire avec un terrarium à Pré-au-lard. «  C’est ma grenouille elle a attrapé la jaunisse alors je l’emmène voir un vétérinaire du village qui pourra la soigner ». L’excuse était passée comme une lettre à la poste.

La jeune fille arpenta les rues du village pour tenter de trouver un endroit un peu calme. Après quelques minutes de marche dans le froid hivernal elle trouva la place parfaite. Il s’agissait d’une petite ruelle perpendiculaire à l’artère principale, dans laquelle il y avait un petit renfoncement avec un banc. Voilà qui était parfait. Elle posa tout son barda sur le banc et entreprit de sortir ses affaires. Elle ramassa quelques caisses de bièraubeurre qui trainaient par là et confectionna une table de fortune. Elle entreprit ensuite de sortir les deux petits chaudrons ainsi que les produits qui serviraient à la teinture. Elle avait trouvé un vieux manuel qui proposait une recette de teinture mais elle n’était pas vraiment sure du résultat dans la mesure où le grimoire avait été écrit 250 ans plus tôt…


Dernière édition par Theophania Fitzgerald le Sam 24 Déc 2016 - 17:38, édité 1 fois
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Rose Layroy
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Re: Entre poussière et grincements

Message par : Rose Layroy, Sam 24 Déc 2016 - 16:03


Ah ! L'hiver, la neige, le froid. C'était assez étrange pour une fille au sang chaud espagnol d'aimer autant cette saison. Mais bon, Rose était l'étrangeté par excellence. Son credo était : à bat le conformisme, vive les serpents ! Ouais bon... Elle était un peu spécial sur les bords, surtout ces derniers temps. Elle avait décidé de changer. Elle ne voulait plus perdre de temps à réfléchir. A trouver la meilleure technique pour aborder une personne. A changer continuellement son comportement en fonction de son interlocuteur. A rester enfermer sur elle-même et constamment énigmatique pour les autres. Cela la fatiguait trop et puis au final, elle n'aimait pas ça plus que cela. Amy lui avait ouvert les yeux. Elle devait arrêter de se préoccuper des choses sans importance. Cependant, c'était un lourd changement pour la petite. Elle ne pensait pas à quel point c'était difficile d'arrêter de réfléchir. Contrairement à ce que l'on pouvait penser ce n'était pas instinctif.

Dans sa quête pour devenir une fillette heureuse et sans souci la jeune fleur avait décidé de se rendre à Pré-au-Lard. Là-bas, elle pourrait bien s'amuser. Peut-être même irait-elle faire un tour à Waddiwasi. Cette boutique la fascinait à un point... Il y avait là dedans des pépites pour s'amuser dans Poudlard. Bien sûr, il ne fallait pas se faire prendre mais ça ajoutait du piquant et elle trouvait ça drôle. Que l'interdit pouvait être plaisant...

Une fois dans les rues de Pré-au-lard la petite laissa divaguer son esprit et maintenant la poupée rêvait. Elle ne rêvait pas à une chose en particulier mais laissait son imagination voguer au gré de ses sensations. Le froid lui faisait penser à une chose, le doux duvet de neige à une autre, les illuminations de noël à une dernière, le rire des élèves à quelque chose d'encore différent. Elle n'avait pas de pensées précises mais des sensations bien présentes. Elle marchait silencieusement dans cette poudreuse qu'elle aimait tant. Pré-au-lard était joyeux. Après tout, les fêtes approchaient à grand pas. Elle avait hâte d'y être. C'était toujours une période festive qui la faisait frémir de bonheur.

Une drôle de scène la fit alors sortir de sa douce féerie. Une jeune fille aux traits familiers faisaient de drôles de choses dans une des ruelles du village. La petite serpent s'arrêta et la contempla intriguée. Petit à petit le banc de la rue fut recouvert de babioles en tout genre. Ce qui devait être une sorte de table de fortune faîte en vieilles cannettes de bièraubeurre fut rapidement montée. Deux chaudrons furent alors à leur tour sortis. Qu'est-ce que cette élève pouvait-elle bien faire ? La petite était bien intriguée.

Son ancienne elle, aurait alors fait des centaines de suppositions plus farfelues les unes que les autres et elle aurait continué son chemin. Maintenant elle voulait changer. Elle voulait savoir ce que cette fille était en train de faire. La petite s'avança alors de quelques pas et dit très gentiment le sourire aux lèvres :

_Bonjour. Tu as besoin d'aide ?
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Re: Entre poussière et grincements

Message par : Izsa Hilswood, Jeu 2 Fév 2017 - 16:32


RP avec Alice Grant
Désolée pour ce RP un peu court, je manque d'inspi pour les démarrages x)



C'était donc le second rendez-vous, entre la jeune femme et son élève. Izsa était plutôt confiante ; le premier combat s'était bien passé, et Alice semblait avoir un bon potentiel. En plus, cela lui changeait de son quotidien de travail sur baguette magique. Elle aimait bien son boulot, d'accord, mais parfois cela s'apparentait un peu à un ermitage H24 dans son atelier.

Bien sûr, il n'y avait pas que Ollivander's dans sa vie. Il y avait l'Ordre du Phénix également, et tous ses frères et sœurs d'arme. D'ailleurs, dans l'ordre de ses priorités, cela passait avant tout autre chose. Et aujourd'hui ne dérogeait pas à la règle, comme le lui rappelait le deuxième gallion alourdissant sa poches. Ses congénères ayant un nez à Poudlard, ils avaient confirmé son instinct : la Serdaigle ferait sûrement une bonne recrue, en tant qu'alliée infiltrée à l'école. De ce fait, avant toute chose, elle comptait bien lui proposer de les aider. L'entrainement viendrait juste après.

L'ex-Serpentard était arrivée un peu en avance, pour une fois. Il s'agissait surtout de prendre ses marques, et de vérifier les accès à la cabane. Elle ne tenait pas à se faire surprendre par un élève trop curieux. Une fois que le tour du propriétaire fut fait, le RàS donné, elle revint près de l'entrée. Alice n'allait pas tarder à arriver.
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Re: Entre poussière et grincements

Message par : Alice Grant, Dim 12 Fév 2017 - 15:07


La serdaigle cherchait. Un but. Une quête. Pour se rendre utile. S'occuper. Se sentir vivante. Mais il y avait tellement de pourris. De pièges. De mensonges. Voilà ce qu'elle avait compris durant toutes ces années d'espionnage. La différence entre l'être et le paraître. Ce que les gens disaient et ce qu'ils pensaient. Les sourires dissimulant les coups de couteaux dans le dos. Tout se passait la nuit, quand les chats dormaient. Dans l'ombre, sans témoin. En silence. Les hommes tenaient à leur masque, cachant leurs véritables intentions, leurs secrets. Alors comment choisir son camp quand on ignorait tout? Quelle voie était la bonne? Enfin, la meilleure... Alors, pour l'instant, elle faisait cavalier seule, estimant ne pas avoir assez d'informations pour s'engager. Sans parler d'opportunité. Seul, on ne peut pas faire grand chose, mais elle n'avait pas trop le choix.

En attendant de trouver... elle avançait, suivant la lumière qu'émettaient certaines personnes. Comme Izsa. Qui l'attendait à la Cabane Hurlante. Encore cet endroit. Comme pour le Lac, ce lieu revenait souvent. Au moins n'avait-elle pas peur de la vieille bâtisse branlante. Alice se remémora son escapade avec Keira... elles n'avaient vu que de la poussière et de vieux objets, et entendu seulement des grincements. Bon, des petits farceurs avaient bien laissé un sort, mais Poudlard était nettement plus hanté. Un entraînement là-dedans serait tout de même dangereux au vu de la solidité de certains étages... mais bon.

La poursuiveuse avait pris soin de bien dormir cette nuit, afin de ne pas tomber de sommeil devant son entraîneuse... et elle s'était souvenue de ses précédents conseils. Cette fois, elle devrait se montrer plus offensive. On arrête de se cacher derrière les #Ragnarok et on attaque. Elle ne savait pas trop quel était le programme, mais au moins, ici, elles ne pourraient blesser personne. Vêtements pratiques, baguette... et c'était tout. A l'heure, elle arriva devant l'ancienne maison, et s'approcha de la jeune femme qui patientait près de l'entrée.
- Bonjour Miss! lança-t-elle, motivée, avec un sourire.
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Re: Entre poussière et grincements

Message par : Izsa Hilswood, Ven 3 Mar 2017 - 5:24


La jeune Serdaigle ne tarda pas à se montrer. Elle la salua d'un "Bonjour Miss! " qui eu le don de la faire se sentir très vieille, d'un seul coup. Un peu comme si elle était une prof à Poudlard et que ses élèves se sentait obliger d'ajouter ce genre d'apostrophe respectueuse. Elle, du haut de ses dix-neuf ans, trouvait cela bien trop formel.

- Salut Alice, répondit-elle, bien plus décontractée.

Elle fit une légère pause, réfléchit sur comment introduire le sujet, et commença :

- Dis-moi, ça ne te dérange pas si on discute un peu, avant de passer à la pratique ?

Il y avait certaines règles de subtilité à respecter, quand on voulait introduire un sujet. Il fallait croire que Izsa ne les connaissait pas, parce qu'elle avait toujours l'impression d'avoir le tact d'un bulldozer. Ce qui n'était d'ailleurs pas qu'une impression, quand elle repensait à ses discussions avec Morgan, ou bien Peter.

- Parce que si tu m'as demandé de t'aider en t'entrainant aux duels, ce n'est pas pour gagner des tournois. Savoir se défendre, cela s'applique avant tout lorsqu'on est face au danger...

N'empêche, pour l'instant elle n'avait mis qu'un seul pied dans le plat. Aucune mention aux Phénix, ni même aux Mangemorts même si ils étaient largement sous-entendus derrière le "danger". Et après tout, pourquoi se priver ?

- Tu en as déjà rencontrés ?... Des Mangemorts ?

Cela expliquerait grandement pourquoi l'élève souhaiterait savoir se défendre toute seule. Si elle était prête à se battre contre eux, elle n'aurait guère à la convaincre pour la faire intégrer les alliés de l'Ordre.
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Re: Entre poussière et grincements

Message par : Alice Grant, Dim 26 Mar 2017 - 13:16


Désolée pour le retard...

Tu as envie qu'on t'apprenne à toucher les étoiles. Elle te salue plus légèrement. C'est vrai que vous n'avez que trois ans d'écart, mais tu la considères avec respect, car même si elle ignore tout de toi, elle a accepté de t'aider. Et toi, tu sais quoi d'elle? A part ce que tu as lu de la Coupe d'Angleterre de Duel, rien non plus. Mais tu t'en fiches, dès le premier entrainement, il t'a semblé qu'une certaine confiance se mettait en place. Tu n'es plus folle, tu n'as pas forcément envie de cacher que t'as été deux dans ta tête, mais disons que tu ne le cries pas sur tout les toits. Tu n'as jamais franchi la limite, tu as réussi à récupérer ton âme, ce que tu es maintenant est tout ce qui compte, cependant nier ton passé n'a jamais été une bonne idée, la leçon a été difficile à apprendre. Mais tu ne peux pas t'empêcher de te poser une question...

- Dis-moi, ça ne te dérange pas si on discute un peu, avant de passer à la pratique ?

Est-ce qu'elle voudrait toujours t'entraîner si elle savait que t'as bien faillit déraper? Pour de bon? Que t'as été trop faible pour affronter tes peurs, qu'elles ont faillit te bouffer de l'intérieur, qu'il y a mille choses que tu regrettes? Ça aurait été trop facile que vous ne parliez pas. Tu sais que tu ne méritais pas de t'en sortir aussi facilement de tout façon. T'as un peu peur, parce que tu sais que tu ne mentiras pas, mais tu réponds:

- Pas de problèmes.

Pas de problème, si elle veut savoir pourquoi tu tiens tellement à savoir te battre. Parce que tu ne veux plus être faible, te sentir impuissante lorsqu'une injustice se déroule sous tes yeux, que parfois les mots ne suffisent pas pour ramener à la raison. Même si tu te montres beaucoup plus compréhensive ces derniers temps, tu sais que c'est inévitable.

- Parce que si tu m'as demandé de t'aider en t'entrainant aux duels, ce n'est pas pour gagner des tournois. Savoir se défendre, cela s'applique avant tout lorsqu'on est face au danger...

Le danger. Tu repenses à toutes ces fois où tu t'es sentie... vulnérable. Où t'as eu des frissons, où tu avais peur pour ta peau et celle des autres. Tu l'as senti jusque dans ta chaire, la peur de mourir. Et c'était soit face au miroir, soit face à des gens dont tu n'as pas vu le visage. La première fois, t'avais huit ans. La dernière fois, c'était le chaos, y'avait des bruits de sirènes, un phénix dans le ciel, t'avais couru dans la direction opposée à tout les moldus qui s'enfuyaient, en bonne petite curieuse, et ce que t'as vu te dépassait largement.

- Tu en as déjà rencontrés ?... Des Mangemorts ?

T'as lancé des sorts de protection et de guérison, tout ce que tu étais capable de faire devant des gens capables de tuer. T'y avais à peine goûté, et pourtant tu savais que c'était ça, le vrai danger. Puis, t'étais partie, t'es rentrée chez toi, t'avais rien vu, rien entendu, t'étais juste en retard pour le dîner parce que tu avais rencontré une amie en route. T'en avais jamais parlé à personne, tu sentais que t'aurais jamais dû te retrouver là. Que t'étais largement pas prête, et que si t'es vivante c'est que t'as su faire profil bas, où que t'es vernie, au choix. Tu hoches la tête.

- Oui. Et de ce que j'en ai vu...

Et elle, elle en a croisé? Hum, la question ne se pose même pas... soit elle joue très bien la comédie, soit elle ne les porte pas dans son cœur en les qualifiant de danger... Tu hésites une seconde. Tu vas tout déballer, hein? Et si elle était tout simplement bonne actrice? La ferme. J'en ai marre de me méfier des gens. T'étais plus prudente quand t'étais paranoïaque.

- Je ne partage pas la soi-disant "cause" pour laquelle ils se battent... je ne crois pas que le système soit parfait, mais massacrer des gens sous prétexte qu'ils sont moins puissants me dégoûte encore plus.

Plus jamais tu veux te sentir aussi faible. Tu veux représenter à ton tour une menace pour ces personne qui n'avaient que faire des vies humaines ce soir-là. Qui étaient prêt à tout pour se sentir puissants. Tu sais bien qu'il ne suffit pas de le vouloir, que ça va pas se passer aussi bien que tu l'espères, t'es plus inconsciente depuis quelques temps. Mais tu sais aussi que ce monde te collera toujours à la peau, parce que t'en as trop vu trop tôt et que tu es incapable d'ignorer, de détourner les yeux de la moindre ombre. Tu penses même pouvoir comprendre un peu ceux qui font ça, après tout t'es mal placée pour faire la morale. Mais t'as choisi ton camp.
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Re: Entre poussière et grincements

Message par : Izsa Hilswood, Mer 19 Avr 2017 - 17:59


J'ai tellement totalement zappé tous mes RP ces derniers temps, je mérite des coup de fouets ><



Les yeux de Izsa fixait la jeune fille alors que celle-ci lui répondait. La Phénix était toujours très attentive, question de survis, et dans ce genre de conversation elle guettait chaque micro-expression. Un tic nerveux, des yeux fuyant, une hésitation... absolument tout. C'était comme une trainée d'indices, qu'il fallait relier les uns aux autres pour entrevoir les pensées de l'interlocuteur.
Était-il défiant ? Inquiet ? Vers où allait son allégeance et à quel point était-il convaincu par tel ou tel argument ? Un vrai puzzle, d'autant plus compliqué à reconstituer qu'on ne connaissait pas celui ou celle qui nous faisait face.

Vu les échanges qu'elle avait eu avec Alice, elle ne pouvait décemment pas la considérer comme proche. Il fallait donc être particulièrement observatrice.

- Oui. Et de ce que j'en ai vu...

L'hésitation fut remarquée par la Hilswood. Il était probable que son élève ne lui fasse pas parfaitement confiance, et elle ne pouvait la blâmer pour ça. La méfiance était une nécessité dans des temps aussi troublés. En fait, c'était plutôt une preuve, sinon d'intelligence, d'instinct de survie.

- Je ne partage pas la soi-disant "cause" pour laquelle ils se battent... je ne crois pas que le système soit parfait, mais massacrer des gens sous prétexte qu'ils sont moins puissants me dégoûte encore plus.

Ces mots avaient un écho particulier à l'oreille de l'ancienne élève de Poudlard. Elle se revoyait, à son âge, pestant contre ce Ministère à la politique trop neutre, embourbé dans son système archaïque alors que tant de choses pouvaient, et surtout devaient, changée. Les actions des Mangemorts étaient injustifiables dans quelque univers parallèle que ce soit, et les prises de position du Ministre à ce sujet était d'un laxisme affligeant.

C'était pour ça qu'elle avait accepté l'offre de Lilith, quand elle lui avait parlé de l'Ordre du Phénix pour la première fois Et c'était encore pour cela qu'aujourd'hui, elle continuait de mener le combat.

- Tu serais capable... elle se corrigea, Tu te sens capable... De t'opposer à eux ? Pas de les combattre directement, mais de te joindre à l'action qui vise à les arrêter, tous autant qu'ils sont.

Au cas où ce n'était pas assez clair, elle ajouta :

J'aide l'Ordre du Phénix, en étant leurs yeux et leurs oreilles dans Londres. Une alliée, on pourrait dire. Et si tu es prête à faire de même à Poudlard, tu peux te joindre à nous.

Dans le cas contraire, un Oubliette et on en parle plus. Les dilemmes étaient plus facile à traiter quand il y avait de la magie derrière.
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Re: Entre poussière et grincements

Message par : Alice Grant, Jeu 4 Mai 2017 - 17:09


Pas de problèmes ^^

T'as compris ces dernières années que c'était un peu le bordel. Tu t'es pas mal penchée sur les bruits qui courent les rues, t'aventurant dans les coins les plus sombres et les plus éclairés par simple curiosité, et pas forcément seule... parfois y'avait une présence rassurante, d'autres fois moins. Et franchement, t'as eu du mal à tirer le vrai du faux, différencier le mensonge de la vérité, démêler ta paranoïa de ton intuition... T'as souvent rencontré des gens pour qui tout était simple, blanc, ou noir, ils ne se cassaient pas trop la tête, et t'aurai aimé avoir aussi l'une de ces couleur sans teinte. Sauf que voilà, toi, t'es argentée. Pas grise, parce que c'est trop fade, trop faible, et t'en as marre de l'être. Tu veux pétiller, te battre pour le meilleur, mais t'es bien consciente que c'est sûrement pas le parfait. C'est toujours mieux que de rester les bras croisés, comme un paresseux devant la télévision qui s'indigne quand il ne zappe pas par autocensure.

- Tu serais capable... Tu te sens capable... De t'opposer à eux ? Pas de les combattre directement, mais de te joindre à l'action qui vise à les arrêter, tous autant qu'ils sont.

Tu la regardes avec toute la détermination dont t'es capable. Plus les secondes s'additionnent, plus tu sens que tu peux lui faire confiance. T'as pas besoin de ce qui est arrivé y'a huit ans. T'as pas besoin de ce sang mêlé, cette goûte violette. T'as pas besoin de ces moments où t'as eu peur devant ceux qui sont capables de commettre des Impardonnables. Mais on va dire que c'est des motivations en plus. Non, ce qui te parle vraiment, c'est toutes ces fois où tu t'es sentie plus humaine qu'autre chose. Où ce qui différencie moldus et sorciers n'était pas là, à savoir la magie, et les différentes cultures évidement. Quand tu te fonds dans cette masse aussi rassurante qu'effrayante, quand tu croises ces regards, tu vois pas la différence.

- J'aide l'Ordre du Phénix, en étant leurs yeux et leurs oreilles dans Londres. Une alliée, on pourrait dire. Et si tu es prête à faire de même à Poudlard, tu peux te joindre à nous.

OUA... Hum. Bon, c'est encore plus dingue que ce que tu pensais. L'ordre du Phénix, carrément! Tu ne réfléchis pas, tu bug. Quelques micros secondes. Même si tu sens que ça va encore t'attirer des problèmes, tu ne t'en es jamais vraiment soucié, et, comment dire... trop tard? Tu veux tellement te rendre utile, cesser d'être cette élève qui joue aux espionnes de temps en temps, la plupart du temps poussée par l'adrénaline et la curiosité... t'arrives pas à croire que t'as cette chance. Bon, tu te contrôles un peu, quand même.

- Que ce soit dans Londres, dans Poudlard ou partout, je suis prête à vous aider.

Un temps. Tu vas faire du concret, enfin, et pas à l'aveuglette!

- Dîtes-moi juste ce qu'il faut faire.
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Re: Entre poussière et grincements

Message par : Izsa Hilswood, Mar 18 Juil 2017 - 1:22


Tu as sans doute vu mon absence de l'ordre du problème technique irréparable, du coup voilà je suis encore en retard ><
Vu que le RP dure depuis longtemps, je te propose d'en finir avec la partie recrutement et de passer à l'entrainement Smile


Alice avait une lueur dans le regard qui lui faisait dire qu'elle ne s'était pas trompée, en lui offrant sa chance. Il y avait quelque chose chez l'étudiante, un feu allumé qui ne pourrait pas s'éteindre.
Tant mieux, c'était de ça dont Izsa avait besoin.

- Que ce soit dans Londres, dans Poudlard ou partout, je suis prête à vous aider.

Elle hocha la tête, satisfaite. Oui, son aide serait mise à contribution. Plutôt deux fois qu'une.

- Dîtes-moi juste ce qu'il faut faire.

Que cela soit dit, alors. La Phénix sortit un gallion modifié, désormais presque plus familier à ses yeux que les véritables, et le lui tendit.

- Voici un gallion d'urgence, le moyen dont tu pourra contacter l'Ordre - et dont l'Ordre pourra de contacter - à réserver en cas de situations critiques. Information cruciale découverte, attaque de Mangemorts... Tu vois le tableau.
Pour ce qui est des contacts moins urgent, tu sera contactée par hibou, et je m'occuperai de faire le lien entre toi et l'Ordre du Phénix.
Si tu as des questions, c'est le moment.


Izsa fit une petite pause avant de proposer de passer à la suite.

- Sinon, que dirais-tu de passer à l'entrainement ? De quoi mettre une bonne raclée à ces mages noirs si tu les croises un jour.

En disant ces derniers mots, elle dévoilait ses dents dans un étrange sourire carnassier. Oui, face aux Mangemorts elle voulait bien être le prédateur.
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Re: Entre poussière et grincements

Message par : Lizzie Bennet, Mer 6 Sep 2017 - 13:14


1 mois, 3 semaines sans réponse : je pique ! mais si ça va pas, me MP/Pv tout ça ~
PV Elhiya Ellis — Gaffe, Te Kā en approche.

Je suis en colère ce soir. Je suis en colère sans savoir pourquoi. J’ai une rage coincée dans la gorge, une rage qui remonte.

Je ne peux plus voir. Je ne peux plus lire. Mais je peux encore entendre, alors j’écoute. J’écoute dans les bars les étudiants qui débattent, les associations qui se rassemblent. J’écoute ce qu’ils disent sur ce monde parallèle, mais peut-être pas si en retard.

Ce monde où tout va vite, où ils mettent le pouvoir au féminin, où la vie associative est quotidienne non réprimée comme à Poudlard. Où on parle fort, pour défendre ses opinions, en disant parfois n’importe quoi mais en se forgeant aussi, pas à pas, un avis.

Je les entends causer politique et santé, musique et économie, je me rends compte que hors de mes potions et sortilèges, je ne sais rien. Rien de ce monde que j’abhorre mais dont je ne peux nier l’existence. Ils sont là, à côté de moi, et ils avancent.

Et je pense à la communauté magique. Je me rappelle que hors du Royaume Uni, je ne connais pas grand chose. Ce n’est pas faute d’avoir voyagé, mais je ne voyageais pas pour voir. Je voyageais pour vivre. Alors j’ai couru trop vite. Je ne connais rien des différences d’écoles dans le monde des potions. Quelques ingrédients spécifiques d’Asie et d’Amérique du Sud, oui, mais des coutumes, des recettes, des protocoles créateurs, rien !

J’ai 23 ans. J’ai 23 ans je ne vois rien mais cela n’excuse pas que je ne sache rien.
Que je ne fasse rien, cachée dans mon antre et ma maison, ma petite vie plus tranquille depuis que j’ai quitté les Mangemorts. Qu’ai-je fait pour défendre mes opinions depuis ? Pour m’approprier mon handicap ? Rien, rien, rien !

Je crois que je me suis endormie en route. C’est pas possible autrement. Alors je quitte le bar, la mine sombre, secouée. Je n’ai pas marché longtemps, non ; Londres m’oppressait. C’était comme si je ne pouvais plus respirer. Il fallait bouger, et vite. Alors, forcément, j’ai fait ce que j’avais toujours fait enfant. J’ai cherché refuge dans l’île aux rêves.

Pré-au-Lard, sous la neige, riait. Moi non. J’ai les mains qui tremblent, mais pas de froid. Elles s’agitent gonflées par une envie de me réveiller, et de réveiller le monde avec moi. Gaffe, Te Kā en approche.
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