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Harry Potter 2005 :: ~¤~ Pré-au-Lard ~¤~ :: Rues de Pré-au-Lard
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Entre poussière et grincements
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Lizzie Bennet
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Re: Entre poussière et grincements
Lizzie Bennet, le  Mer 6 Sep 2017 - 7:14

1 mois, 3 semaines sans réponse : je pique ! mais si ça va pas, me MP/Pv tout ça ~
PV Elhiya Ellis — Gaffe, Te Kā en approche.

Je suis en colère ce soir. Je suis en colère sans savoir pourquoi. J’ai une rage coincée dans la gorge, une rage qui remonte.

Je ne peux plus voir. Je ne peux plus lire. Mais je peux encore entendre, alors j’écoute. J’écoute dans les bars les étudiants qui débattent, les associations qui se rassemblent. J’écoute ce qu’ils disent sur ce monde parallèle, mais peut-être pas si en retard.

Ce monde où tout va vite, où ils mettent le pouvoir au féminin, où la vie associative est quotidienne non réprimée comme à Poudlard. Où on parle fort, pour défendre ses opinions, en disant parfois n’importe quoi mais en se forgeant aussi, pas à pas, un avis.

Je les entends causer politique et santé, musique et économie, je me rends compte que hors de mes potions et sortilèges, je ne sais rien. Rien de ce monde que j’abhorre mais dont je ne peux nier l’existence. Ils sont là, à côté de moi, et ils avancent.

Et je pense à la communauté magique. Je me rappelle que hors du Royaume Uni, je ne connais pas grand chose. Ce n’est pas faute d’avoir voyagé, mais je ne voyageais pas pour voir. Je voyageais pour vivre. Alors j’ai couru trop vite. Je ne connais rien des différences d’écoles dans le monde des potions. Quelques ingrédients spécifiques d’Asie et d’Amérique du Sud, oui, mais des coutumes, des recettes, des protocoles créateurs, rien !

J’ai 23 ans. J’ai 23 ans je ne vois rien mais cela n’excuse pas que je ne sache rien.
Que je ne fasse rien, cachée dans mon antre et ma maison, ma petite vie plus tranquille depuis que j’ai quitté les Mangemorts. Qu’ai-je fait pour défendre mes opinions depuis ? Pour m’approprier mon handicap ? Rien, rien, rien !

Je crois que je me suis endormie en route. C’est pas possible autrement. Alors je quitte le bar, la mine sombre, secouée. Je n’ai pas marché longtemps, non ; Londres m’oppressait. C’était comme si je ne pouvais plus respirer. Il fallait bouger, et vite. Alors, forcément, j’ai fait ce que j’avais toujours fait enfant. J’ai cherché refuge dans l’île aux rêves.

Pré-au-Lard, sous la neige, riait. Moi non. J’ai les mains qui tremblent, mais pas de froid. Elles s’agitent gonflées par une envie de me réveiller, et de réveiller le monde avec moi. Gaffe, Te Kā en approche.
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Re: Entre poussière et grincements
Elhiya Ellis, le  Jeu 7 Sep 2017 - 10:39

Quelques flocons perdus, en avance sur leur temps, ils n’avaient rien à faire là, moi non plus d’ailleurs vu l’heure. Trop de monde comme toujours, trop de babillages intempestifs, trop de bruits, trop d’agitation. Les 4 murs de mon dortoir étaient devenus étouffants, suffoquant, ils m’avaient forcée à sortir, à me perdre au milieu de tout ce brouhaha assourdissant. Une chance que leurs paroles ne m’atteignaient pas, j’ignore si je l’aurai supporté bien longtemps, il aurait peut-être été plus judicieux de transplaner ailleurs, mais sur le coup, rien d’autre que les rues de pré-au-lard m’étais venu à l’esprit.

Ces derniers temps, la raison et la logique avait tendance à m’abandonner un peu, au détriment d’un tas de question stupide et incongru qui ne trouvait écho que le soir, sous le regard de la lune moqueuse et de ses comparses faussement chaleureux. Quelques paroles d’une inconnue n’avaient eu de cesse de me poursuivre depuis une semaine, m’étourdissant un peu chaque soir. Son image me poursuivait, je m’apprêtais à la voir à chaque coin de rue. Elle, si froide, si belle, si dure, couverte de sang, me scrutant de ses prunelles gelées alors que j’attendais un geste, une morsure… Pourtant, cet échange nocturne n’avait pas été si long que ca sonnait dans mon esprit, il avait été bien trop cours, et inconsciemment, je me languissais de retomber sur elle, de lui dire qu’elle avait tord, que le contrôle bridait la satisfaction.

A chacun coin d’ombre un espoir contenu, je le savais puéril et futil, aussi, je ne m’attendais pas à grand-chose et prenait soin d’éviter les clients des pubs que je longeais discrètement. Prendre un verre et m’oublier moi-même ? L’idée n’était même pas intéressante, l’abattement du au voyage en Ecosse s’était tarit avec les nuits qui avaient défilée, les déceptions dues aux echecs aussi. Rien ne me faisait envie voilà tout. Ni les rires échangés dans les rues, ni les sourires dans les couloirs de l’école, la solitude m’appelait doucement, et j’y répondais tout simplement. Paradoxe, être seule dans une foule d’inconnue était profitable à être en tête à tete avec moi-même, donc, je laissais mes pas me guidais là où ils le souhaitaient. Je n’avais rien de mieux à faire.

Quelques slaloms, quelques détours et la vie semblaient quitter lentement les ruelles du village sorcier, me laissant esseulée avec mes propres pensées, je détestais ça au final. Ces pensées divergeaient, comme des chiens fous qui ne restaient pas en laisse, m’intimant de me laisser aller à ce vide qui ne m’avait toujours pas quitté, à cette impression d’incomplétude... Il me fallait une occupation, je ne voulais pas les sentir, encore moins les écouter, pas ce soir… Hâtant le pas, le nez penché sur mes pieds, sourdes aux bruits restants, je courrai vaguement vers la civilisation, lui fonçant pleinement dedans, la gratifiant d’une douleur vivifiante au niveau de la tête, m’arrachant un marmonnement habituel[/i]

« Bordel… Pouvez… »

Mes prunelles capricieuses s’étaient posée sur la personne que j’avais malgré moi entre choquée. Présence salutaire qui chassa de suite quelques idées moroses de ma tête. Mais je ne trouvais là l’écho que je cherchais. Aucun regard en biais ou assassin, juste des opales vides de couleur. Instint primaire, politesse, éducation, j’ignore ce qui était venu me rendre visite à l’instant ou je constatais l’handicap de la jeune femme et me forca à m’excuser

(color=green] « Navré, je n’ai pas fait attention »[/color]
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Re: Entre poussière et grincements
Lizzie Bennet, le  Jeu 14 Sep 2017 - 5:47

Un tourbillon de chair m’a percutée dans la rue. Voix tendue comme un arc ; agressivité en approche. « Bordel… Pouvez… » avant de s’interrompre. Un peu déboussolée, je tourne la tête de gauche à droite. Son corps change, et son ton avec. J’en déduis qu’elle réalise ma cécité, s’excusant platement.

Meh.
J’m’en fiche de tes excuses gamines.

Si tu savais meuf, si tu savais ce que j’ai pu faire, qui j’ai tué, tu ne me parlerais sans doute pas sur ce ton. Par chance, je ne porte pas mon livre de comptes humain sur la face. Le ministère en abuserait un peu, s’il avait accès à ce type de données.

Et puis… Soit tu respectes tout le monde, soit tu respectes personne, mais va pas traiter les personnes en situation de handicap comme des poupées de porcelaine ou des enfants. J’suis pas en sucre m*rde, j’ai pas besoin de ta fausse douceur ou de ta protection mal placée.

Avec une préférence pour respecter personne. Enfin, si on peut appeler « navrée » une marque de respect. Les excuses, les pardon, désolé, j’en ai rien à foutre. C’est des mots qu’on utilise à tord et à travers, tant et si bien qu’on les a dévêtus de leur sens originel. Maintenant, on est désolés de bousculer quelqu’un, vous captez ? La désolation est censée être bien plus spectaculaire.

C’est comme aimer, finalement. C’est un mot qu’on dit si souvent qu’on oublie ce qu’il signifie vraiment. On dit qu’on s’aime, qu’on voudrait vouer notre vie au bonheur de l’autre, et tout le tralala, mais derrière, dès que c’est important, dès que l’existence bascule et que quelqu’un veut crever, y a personne.

Tous ces mots, tout ce vent… Voix froide, à tendance lapidaire.
— T'as qu'une vie tu sais. Tu devrais pas la ruiner avec des mots qui n'ont plus de sens. T'as rien de mieux à faire ?
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Re: Entre poussière et grincements
Elhiya Ellis, le  Mar 19 Sep 2017 - 4:19

Des mots qui n'avaient pas de sens? Effectivement, boujon, merci, bonne journée, désolée, navrée n'était que des ombres de pensées qui n'éffleuraient que rarement les esprit désormais. Pourtant, la société et l'éducation donnée aux têtes blondes imposait ce genre de chose. On bousculait quelq'un on s'excusait point barre. Car bien entendu laisser tout un chacun faire ce qu'il voulait de ses propres désirs et opinion mettrait la ville à feu et à sang. Alors oui, tout le monde y allait de son petit mot de politesse pour pas balancer un stupéfix ou autre au premier abruti qui croisait son chemin. Elhiya la première...

Hypocrisie.
Tout n'était de toute façon que faux semblant.
Acceptation.
Le monde entier estimait normal de plier devant ces règles désuètes.
Les gosses comme les adultes.
Et une adulte en devenir n'avait que peu d'échappatoire.
Ah part faire le dos rond.
Acquiesser à ce qu'on lui disait.
Accepter les limites qu'on lui collait
Hypocritement.
Alors que rien n'avait de sens

D'un soupire désabusé, Elhiya avait enfoncé ses mains loin dans ses poches de vetes. Ce n'était pas le moment pour lui faire la morale. Marre de s'entendre dire ce qu’elle devait faire ou penser. Tout le monde savait mieux qu'elle ce qu’elle devait etre visiblement. Les adultes... Commes s'ils avaient la réponses à tout... Et celle ci... Même pas capable de juste dire "non mais c'est rien" de se plier également à l'hypocrisie environnante... Désolant... Et puis, si si elle avait mieux à faire, enfin certainement, mais elle n'avait juste pas trouvé quoi pour le moment vu que tout le monde lui disait ce qu'elle était sensé faire.

Soupire en coin moqueur, ses prunelles s'était posées sur la jeune femme qui dégageait un petit quelque de différent derrière sa cécité. Comme si son handicap ne la gênait pas, bien au contraire. Étonnant, non, intriguant.
Curiosité et Insolence d'enfant ne demandaient qu'a s'exprimer soudainement.
Faiblesse de l'age


"Et vous? Rien de mieux a faire que coller une leçon de morale à une gamine? En plus en utilisant des mots sans aucune saveur, tout le monde peut balancer des banalité du genre. Alors pourquoi perdez vous votre temps avec vu que vous semblez pronez le fait qu'on a qu'une vie et qu'il faut en profiter?"

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Re: Entre poussière et grincements
Lizzie Bennet, le  Mar 19 Sep 2017 - 5:46

— C’est tout sauf une leçon de morale.

Mes mots non plus ne lui plaisent pas. Elle a reçu tant de leçons de morale que c’est ainsi qu’elle interprète mon verbe. Ce n’est pas ce que je cherchais à faire. Je ne donne pas de leçons aux gens ; je n’ai rien compris à la vie, que voulez-vous que je vous apprenne ?

Je suis une oubliée de la nuit, une oubliée de la vie. Avant, c’était du fait de l’alternance des trois jobs et des jumeaux et des Mangemorts. Maintenant, c’est limité à la gestion de ma cécité, de mon emploi et des jumeaux. Ça devrait être plus simple, mais je suis toujours aussi paumée. Toujours aussi fatiguée, lasse, épuisée. Par tout.

Non, je peux pas t’expliquer la vie, je ne sais pas comment elle fonctionne. J’ai pas mes ASPIC, pas de diplôme, hormis celui qu’on appelle casier judiciaire depuis mon passage à Azkaban. J’ai moins de poumons que de clopes et de drogues et d’alcool et de tout ce qui peut te ruiner la santé. Parce que, longtemps, je n’ai pas voulu de santé.

J’ai tout arrêté, maintenant, ou presque. Je replonge pour le plaisir, à l’occasion, mais pas pour le besoin. C’est autre chose. Pourtant, pourtant la santé est partie. Un oeil pour les combats, un oeil pour les potions. Ce ne sont les substances mais mes passions qui m’ont abîmée. Elle croit vraiment que je lui souhaite de finir comme moi ? Jamais. Sauf si c’est ce qu’elle veut, quoi, si c’est une fétichiste du handicap. Mais sinon, à éviter.

Je suis pas une donneuse de leçons, même avec ma vie ratée. J’suis pas là pour lui dire comment ne pas me ressembler. Ce que j’aime faire, moi, c’est parler. Poser des questions. Lancer des débats, et des doutes. Je suis une semeuse d’interrogations plus que d’explications ou que d’exclamations. Je les porte avec moi, à chaque seconde, et cette ombre de possibles me suit où que j’aille.

Lorsque je lui demande si elle n’a rien de mieux à faire, j’émets bien sûr un jugement sur ses actes. Mais c’est plus une façon de la pousser. De la secouer. De l’inviter à se poser des questions. Qu’elle ne m’écoute pas comme une parole sacrée est un début. C’est le début de la rébellion. D’un réveil.

— Oh, je profite, moi. Te parler m’apaise. Ta rage latente m’apaise.
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Re: Entre poussière et grincements
Elhiya Ellis, le  Mar 19 Sep 2017 - 8:26

La rage? sa rage? Pourquoi ce sentiment précis?
Celui ci était généralement bailloné, enfermé, enchainé.
Abandonné.... Comme elle...
Avec l'espoir qu'il cesse un jour de crier, qu'il abandonne, qu'il se meure....
Comme elle... Comme cette pale image d'elle même qui collait à la peau...

Comment cette femme pouvait lire ce genre de chose en quelques mots qui s'était voulu calmes?  Était ce réellement ce qui l'animait quand elle se baladait la nuit, seule à la recherche d'un inconnue? Une colère discrète, rongeant l'être d'une enfant en quête de renaissance dans ce qu'elle était vraiment? Peut-être.... La violence de ses dernières envies avaient su lui prouver qu'elle s'ennuyait dans cette hypocrisie ambiante... Créant de nouvelles chaines à quelques peines oubliées, dessinant des nouvelles lignes d'avenir toujours refusé..

Alors oui, peut être que cette interlocutrice, sourde au froncement de sourcil qui s'était dessiné sur son visage, pouvait entendre certains cris silencieux. Les deviner, leur offrir des mots que la blonde noyait dans l'insolence et l'arrogance. Et après? la belle affaire, elle ne serait pas la première à arriver à le faire. Lire dans un livre ouvert était simple. Elhiya savait parfaitement qu'elle en était un, alors, à quoi s'attendait elle? A se divertir  le temps d'une rencontre impromptue?

Ridicule.
Nouveau soupire désabusé
Nouvelles paroles virevoltantes
Douce innocence qui fane enfin
Frêle coquille se brisant doucement
Rictus amer..


"Profitez donc dans ce cas. Vous vous ennuierez bientôt aussi vite que moi en voyant que la stupidité de la colère s'étouffe d'elle même quand elle pourrait enfin devenir amusante. Laissant derrière elle un arrière gout étrange d'incomplétude."

Voilà où était le soucis: ce vide laissé par la fin de la colère. Cet oubli de plénitude quand le crépitement de feu destructeur avait fini de se consumé. Ce sentiment qu'il lui faisait dire qu'il manquait quelque chose. Premices de prise de conscience? Même pas dit. La gosse n'était pas assez forte pour se laisser complétement aller, elle le savait parfaitement, quelque chose la retenait toujours....

Une limite à ne pas franchir, un souvenir trop doux, l'image d'un sourire,
L’innocence de l'enfance,
La puérilité de l'age,
Tout ce qui la composait et l’empêchait de briser ces chaines de la retenue....
Triste réalité..

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Re: Entre poussière et grincements
Lizzie Bennet, le  Dim 24 Sep 2017 - 17:40

Je n’ai pas ri à sa remarque. L’envie ne manquait pas, pourtant ; mais je sentais que ce type de réaction ne ferait que l’éloigner plus encore de moi. Je voulais être honnête. Ou presque.

— Ce que tu appelles l’incomplétude, j’appelle ça le repos. Ce doit être parce que je suis trop pleine, tout le temps, de trop de trucs contradictoires.

C’est vrai, quoi. Elle n'avait pas compris. Ce n’était pas la rage en elle-même qui était une fin. C’était le vide derrière que je ciblais. J’aime le vide, tu sais. Je le cherche partout où je vais. Je le cherche dans les substances plus ou moins licites, souvent moins que plus.

Je le cherche en nageant, crachant des hurlements de bulles. C’est pour ça qu’on fait du sport, non ? Que le Quidditch est si populaire ? Pour déverser notre agressivité animale et pouvoir rentrer, le soir, le corps las et fatigué, se prélasser sous l’eau froide, s’endormir debout. Vide, vide et sans questions. Trop fatigué pour y penser.

Longtemps, je n’ai osé crier. Je me rappelle même que ça me réveillait, la nuit. Une folle envie de gueul*r ma peur, ma douleur, mon envie de crever, et l’angoisse que je réveille quelqu’un. C’était dingue quand même. J’crois que je suis des gens dont l’envie et la plus grande peur se confondent ; l’oubli. Sunil.

J’me rappelle d’un rêve, l’autre fois. Une fille avait un rapport à l’autorité qui me rendait folle, juste folle, alors j’ai couru sur une butte et j’ai lancé des pierres dans le vide. Sous le choc, elles se changeaient en poudre irrégulière. Presqu’un sable, mais trop raide, trop dur. On pouvait pas en faire grand chose.

Je me rappelle surtout que j’ai vu une silhouette masculine s’approcher. Me proposer d’aller dans un endroit où l’on ne m’entendrait pas hurler. Où je pourrais déverser ma rage sans qu’on m’entende. M*rde, Lizzie, dans la vraie vie, quand on te dit ça, tu dis non. Y a une raison pour laquelle pouvoir être entendue quand on hurle est important. Une raison de survie. Laissez d’autres personnes intervenir.

Je ne sais pas si je ne voulais pas que d’autres personnes s’en mêlent. Si je voulais y rester. Je sais qu’à la dernière minute, quand il m’a fait boire un liquide non-identifié, j’ai compris la suite que le cauchemar promettait. J’ai su que je pouvais pas voir ça, que même si c’était la nuit, même si c’était pas réel, il me fallait reprendre le contrôle.

Dans le cauchemar, reprendre le contrôle, c’était devenir un monstre à trois têtes sous l’emprise de la potion. Je crois que dans la vraie vie, on appellerait ça un rêve.

Je ne veux plus avoir à me cacher quand l’envie de hurler me dévore. Je veux pouvoir tout lâcher, et laisser le vide venir ensuite. Je veux m’enrouler dans le vide. M’y cacher. 


Let me crawl into emptiness at death

The way some crawl into their beds at night


Lorsque ma g*ule à une tête s’est ouverte, le premier son ressemblait plus à un feulement qu’autre chose. Je haïssais la détresse, la douleur qu’il trahissait. Mais le cri a grandi, lentement, surement, finissant plus fort que vos divas sopranos.

Tu sais, je ne suis pas une psychotique. Plutôt une névrosée. Je suis consciente que ce hurlement n’est pas socialement convenable. Mais il fait du bien, p*tain. Il relâche tout. Jusqu’à en avoir mal à la gorge. Jusqu’à en rire de douleur.
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Re: Entre poussière et grincements
Elhiya Ellis, le  Lun 25 Sep 2017 - 9:37

Si le repos devait s’apparenter à l’incomplétude, alors l’intérêt primaire de cet état était devenu inconséquent, autant abandonner de suite...
Fuir, tomber, lâcher prise, ne plus jamais espérer….
Fermer les yeux, supporter d’être un simple pantin…
Retenir son souffle, mentir, tolérer de se laisser guider…
Devenir sourde, malléable, écouter les murmures sans fin
D’un vide qui ne voulait que se nourrir...
Gourmand d’émotions,
Friant des troubles adolescents,
Psalmodiant
« Juste quelques instants »

Oui il ne fallait rien de plus que quelques moments volés au temps, quelques fractions de secondes pour ouvrir la porte à ce qu’amenait cet arrière-gout d’inachevé. Juste un instant pour laisser s’exprimer tout ce qui n’allait pas, juste une seconde pour se perdre dans des instincts basiques primaires tout en ignorant quand ce semblant d’existence complète prendrait fin…. La dernière fois il avait fallu un vacillement d’un corps qui n’était pas le sien, le choc de la chair sur le sol pour que tout s’arrête, pour revenir à la réalité, à la conscience de ce qui avait été, et qui ne devait plus être. Il avait fallu faire semblant, mystifier la vérité, alors qu’il n’en était rien.

Nouer enfin pour cette part de soi qui se cachait et se terrait dans un coin de son être, n’avait fait qu’éveiller en la blonde le besoin de la toucher encore un peu, juste un peu…
Effleurer du bout des doigts ce qu’elle était complètement,
Ressentir l’impression d’être entière,
Gouter à ce qu’on lui interdisait,
Briser les chaines des obligations,
Mettre à nu ce qu’elle était à l’intérieur…

Sauf que ce n’était qu’une coquille faiblement ébréchée que la blondinette transportait avec elle. Portant encore l’innocence et la bêtise de l’enfance. Adulte qui s’ignorait mais qui ne demandait à naitre. Pourtant, c’était bien avec l’insolence du jeune âge que ses lèvres s’étaient ourlées, moqueuses. Et c’était toujours la même impudence qui prenait la parole et faisait claquer sa langue contre son palais.


« Et bien il suffit de les laisser parler ces trucs contradictoires, c’est pas à une gamine de vous le dire. Vous êtes adulte, faite bien comme bon vous semble, on viendra pas vous taper sur les doigts tant qu’on ne vous voit pas »

C’était les bases de la société hypocrite régie par des lois et des règlements stupides. Balancer un moldu au fin fond d’une ruelle pour lui apprendre certaines règles élémentaires de base, n’était pas préjudiciable tant que le sang sur les vêtements, sur les pavés glacés était soigneusement nettoyé. Et s’il y’avait un témoin, il suffisait de faire en sorte qu’il ne parle plus où qu’il vous suive dans vos actes. Leçon simple apprise à ses dépens.

Le monde était noir, bien plus que ce qu’on avait voulu lui montrer, et elle, avait cessé de s’en étonner. Elle n’avait même pas eu envie de s’offusquer, encore moins de hurler, ou pleurer. Sa logique d’adolescente lui avait juste intimé d’arrêter d’être un mouton, et de commencer à s’éveiller à ce qui l’entourait, peu importait la façon. Si tout le monde faisait semblant, il ne tenait qu’à elle a être capable de faire de même. C’était pour ça qu’elle était dehors d’ailleurs. Pour arriver à respirer sans prétendre plus longtemps que tout lui convenait à merveille.

Un peu comme cette inconnue visiblement, qui se plaindrait d’avoir à conserver trop d’idées, trop de ressentiments sans réagir ? Personne de sensé… Non…


« La vie est trop courte n’est-ce pas ? On en a qu’une, alors les trucs non compatibles autant les laisser parler un coup, ça peut peut-être … être rafraichissant ? »

Ou libérateur, ou encore salvateur. En fait, la blonde ne voulait pas bavasser, encore moins s’étaler plus sur ce genre de discussion. Ce n’était pas à elle de tenir ce discours, elle n’avait pas l’envie, pas l’humeur, et se contre fichait pas mal de cette inconnue. Un léger pouffement avait accompagné son sourire en coin que la femme ne pourrait voir, sarcastique face à la situation
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Re: Entre poussière et grincements
Lizzie Bennet, le  Lun 25 Sep 2017 - 13:11

Je n'aime pas, pourtant, les émotions contradictoires. Je suis trop instable de base pour m'autoriser à les ressentir dans leur plénitude. Enfin, certaines peuvent ; la rage, je la déverse comme un verre d'eau dont s'abreuver. En revanche, d'autres sont plus censurées. Plus dangereuses. Pour toi comme pour moi. J'ai peur de te blesser si je m'abandonnais à ce sentiment. Alors je garde dressé le masque, et haut les coeurs, haut les coeurs.

Le problème des êtres de lettres, c'est que quelques fois, on ne saurait dire où s'arrête la fiction et où débute la réalité. Parce qu'il est des êtres qui parlent pour le plaisir de s'entendre dire des jolis mots. Qui cherchent des muses et projettent leurs illusions sur des êtres à peine effleurés. En quoi cela pourrait-il être réel quand ils se connaissent si peu ? On se croirait dans un film pour malentendants, roccoco dans les sous-titres, bigrement incompréhensibles pour ceux qui avancent en aveugle.

Qu'en est-il si la muse est incertaine de ce qu'elle ressent pour l'artiste ? Peut-elle laisser le plaisir de l'illusion l'envelopper à son tour ? Doit-elle se méfier des sentiments qu'elle inspire et expire ? Peut-elle s'autoriser à y aspirer ? Parfois, c'est plus simple de rester dans le flou. De ne pas demander. De ne pas savoir. De se cacher à la frontière entre prose et vie.

Pourtant le simple n'est pas tout à fait vrai. Il peut encore l'être, si l'on attend assez longtemps. Que le poète chante de muse, d'inspiration, de temps. Mais il a dans la gorge le goût d'un mensonge. Un espoir, alors. Qu'on ne pose pas de questions. Qu'on ne creuse pas pour savoir ce qu'il en est vraiment. Parce que, tout comme le valet, la muse est de ceux qui ne savent mentir. L'omission est leur seul salut. Soyez gentils, laissez du temps au temps ; ne posez pas de questions.

- Et tu vas me faire croire que toi, tu t'autorises à tout ressentir ? Tu laisses parler le vrai, sans filtre ? Son vrai doit manquer d'intensité alors. Ou bien, il n'est pas plus vrai que la douceur des mots. Tu sais, si je cherchais de la douceur, j'irais me réfugier dans un pot de miel, pas dans la vie.

Should I dare
Or should I go

C'est facile, de partir. De s'effacer de vos souvenirs. Un art que j'ai maîtrisé avec ma famille comme ceux que je m'étais risquée à considérer comme mes amis. Ne vous inquiétez pas, vous me remplacerez sans même vous en rendre compte.
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Re: Entre poussière et grincements
Elhiya Ellis, le  Lun 25 Sep 2017 - 15:49

Des questions pour seules réponses. Une façon de détourner l'attention que la blonde avait toujours trouvé risible. Pourtant rien chez elle n'avait rit. La comissure de ses lèvres s'était relevée très légèrement. Esquisse d'un rictus sarcastique. Dépeindre les faiblesses de l'être humain ne l'intéresserait pas. Poser quelques gouttes d'encres pastels sur la toile de la nuit que cette femme essayait de composer pour sortir de son ennui encore moins. Elle l'avait dit: pas d'humeur et pas âme charitable.

L'avait elle dit ou juste pensé? Avait elle commencé  à espérer que son exaspération puisse prendre le dessus sur le reste de savoir vivre qui animait la plus part de ses gestes? De toute évidence.. Quelle étourderie. A faire semblant d'être celle que les autres voulaient qu'elle soit la journée, la comedie prenait le dessus, indéniablement. Empiétant allègrement le peu de temps disponible à cette trêve où le vide avait le droit d'essayer de réclamer la liberté. Erreure de débutante.

Un soupire. Irritation.
Un roulement d'yeux. Agacement.
Un sourire en coin. Abattement.
Un échange de mot. Acceptation.

Truth's harder to ear from an other one.
Try to find out why little girl...

Un léger ricanement lui avait échappé. Les convenances étant que la blonde était en train de répondre à la femme qui lui faisait face au lieu de tourner les talons. Stupides chaînes invisibles, fournies par la société, qui scellaient son être..


"À 17ans le filtre est obligatoire. On nous cantonne dans une cage rouillée où les courants d'air se permettent de nous rappeler qu'on bride et bâillonne notre capacité à ressentir."

Des palabres, encore. Un discours futil juste pour dit non. Un aveu des plus évidents craché amèrement, nourrissant cette colère régulièrement étouffée. Pourtant, Elhiya n'était pas nécessairement une fille à problème. Elle avait certes du mal avec l'autorité, ne supportait pas les règles annoncées sans réeles raisons valables, ne tolerait pas l'étiquetage, et portait derrière elle un tout nouveau bagage familial qu'elle n'assumait pas. Rien, en théorie n'avait a s'exprimer hors du filtre. En théorie...  

And now? Try to flight little girl

Oui, comme les autres agneaux elle n'avait pas la permision de s'exprimer pleinement sans quoi cela paraissait pour un caprice d'adolescente. A partir de là, il y'avait de quoi fulminer silencieusement et offrir de l'intérêt à n'importe quel être capable d'utiliser ce bouillon de colère.. et pourquoi pas celle ci qui se complaisait a manier des mots dans dire clairement ce qu'elle attendait?


"Et en vrai? Vous cherchez quoi? A passer le temps?  A choper froid? A faire la psy pour une gamine?"

Parler sans filtre hein?

edit 26/10 : lizzie ne va pas tarder, merci de bien vouloir nous laisser le sujet :mm:
Lizzie Bennet
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Re: Entre poussière et grincements
Lizzie Bennet, le  Lun 30 Oct 2017 - 15:26

Elle m’avoue, à demi-mot, les carcans qui la brisent. Douce je réplique :
— Ça ne te fatigue pas de les laisser te bâillonner le coeur ?


Une vague de nostalgie, d’amertume et de tristesse, me parcourt les bras, la nuque, l’échine. Jane me disait, pour me rassurer, que ce n’est pas que ce que je faisais ne servait à rien, non. Je n’étais pas inutile. Je faisais juste, parfois, des choses superflues.

Avec le temps, ou depuis longtemps, je ne saurais dire, le parfois s’est fait souvent, et tout le temps. C’est fatiguant, vous savez, d’être facultative.

Envie de dormir, ou de mourir,
Incapacité à faire la différence.

Lassitude de vivre, tout doux —
pardon J’expire.

C’est quand la dernière fois que vous avez fait quelque chose qui avait du sens ? Dont vous étiez sûrs que cela changeait quelque chose, pour quelqu’un ? Même seulement pour vous en fait. Quelque chose qui compte.

C’est quand la dernière fois que vous avez dit quelque chose que vous étiez sûrs de ne jamais regretter ? J’crois qu’on utilise trop de mots, en permanence. On a cette urgence à parler, à commenter, à mettre des mots pour masquer les silences, et les trop pleins, les trop de voix.

T’étais trop, j’étais pas assez, mais cela ne suffisait à nous équilibrer, non. Cela donnait juste des mathématiques informes, des équations aux allures de mort lente.

Elle a repris, provocatrice plus que bouleversante, mais il en fallait peu pour me renverser, avec un violent « vous cherchez quoi ? »
Je ne sais plus la langue de l’oubli, alors j’ai laissé couler les mots de ma douleur.
— Je cherche une envie de vivre. Ou, plus exactement, une joie de vivre. Elle a rouillé, il y a quelques étés. J’aimerais bien en avoir une, toute neuve, pour Noël.


Repartir à zéro.
Renaître.
- T’as besoin de renaître combien de fois, sale chienne ?

- Tu mérites même pas l’air que tu reçois.

Tu dirais pas ça si j'avais un cancer du poumon.
- Mais t'as pas de cancer. T'es le Cancer.
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Re: Entre poussière et grincements
Elhiya Ellis, le  Mar 14 Nov 2017 - 9:19

Bâillonner son cœur ? Bâillonner son être ? Bâillonner ce qu’elle était ? Oui, c’était très certainement ce qu’il en était, sinon, elle ne se baladerait pas la nuit dans les rues de la ville à la recherche supposée d’une personne qu’elle n’avait croisée qu’une fois. C’était censé. Douloureusement sensé.

Lassitude soudaine, remplaçante à l’agacement, capable de faire taire l’effronterie quelques instants. Pas assez longtemps. Mélange de sentiments, manque de stabilité pénible. Surplus de sensibilité complexe à maintenir.

Une simple grimace à la réponse de l’inconnue. Ses mots étaient si lourds de sens, si piquants, si criants de vérité qu’il était impossible de ne pas les entendre. Pourtant ils étaient plus que justifiés.

Vivre, pas seulement se laisser porter par le tourbillon assourdissant du monde.
Respirer, ne pas se contenter de suffoquer péniblement entre deux bouffées d’air frais.
Sourire, pour de vrai, pas juste pour les apparences.
Etre.

Ça semblait si simple de le dire, ce serait si facile de trouver ce genre de facultés sous le sapin entourées d’un joli nœud doré. L’idée était plaisante, ridicule mais plaisante. D’ailleurs, ça avait arraché un pouffement étouffé à la gamine qui n’avait pu s’empêcher de continuer à bavasser


« Si vous trouvez une boutique qui en vend, je pourrai être éventuellement preneuse…»

Il y’avait quelque chose d’intéressant dans les perditions adolescentes : elles bouffaient le temps si précieux, elle le gaspillaient, prenaient possession des pensées, les maltraitaient, les malmenaient, pour prendre toute la place. Le raisonnement se perdait, dérivait, pourtant, il était si facile de lever le nez vers le ciel et de ce dire que les choses pouvaient être bien pire. Mais pour cela, il fallait le vouloir.
Volonté étriquée, bâillonnée, ligotée.
Vérité mystifiée,  
Gamine qui ne savait même pas ce qu’elle voulait elle-même.
Triste réalité.
Tracer son chemin et continuer à vagabonder aurait été plus intéressant, au moins, ses joues rebondies n’auraient pas à esquisser des demis-sourires ridicules à une personne qui ne pouvait les voir


« En tout cas je ne risque pas de vous aider.  Va falloir vous trouver quelqu’un d’autre pour ce genre de chose »

Elle voulait bien qu’elle parle sans filtre non ? Pas de filitre pas de convenance, Elhiya n’avait rien à faire là à bavasser, et tourna les talons, prête à partir
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Re: Entre poussière et grincements
Lizzie Bennet, le  Jeu 14 Déc 2017 - 12:30

La jeune ne savait pas où trouver ce type de produit ; toi non plus. Vous n’avez plus qu’à attendre, et vous filer les bons tuyaux si vous découvrez ça sur le marché noir. Et puis, si c’était pas là bas, vous iriez faire un tour sous le préau. Les enfants savent toujours. Ils voient des choses que l’on ignore ; on est trop occupés à se farcir l’esprit de fausses priorités qu’on loupe la moitié du monde. Eux, embourbés dans leur ennui, ont la créativité des artistes.

A 20 ans, que te reste-t-il ? Vous êtes codé-e-s, prédéterminé-e-s, et vous vous contentez de réagir à vos racines, soit par mimétisme, soit par opposition. Oh, tu peux parler du bâillon. Tu ne t’en défais pas mieux qu’elle. Oh, tu étales ton mépris de l’espèce humaine un peu partout, ça oui ! T’enfermer dans ta bulle, au point de ne plus voir l’autre, ça tu gères. Mais à part ça, tu ne fais rien. Tu ne changes rien. Tu participes au système que tu décris, dont tu te décries.

— C’est un premier pas. Dire non.
Oh, certain-e-s s'entrainaient pendant des années, elle, ça lui venait presque naturellement. un grand pas, déjà.

La gamine te tourna le dos un peu précipitamment. Refrénant sans doute les émotions négatives qui l’envahissaient. Essayant de les contrôler. De se contrôler. Un jour, un jour elle allait exploser. Avec un sourire satisfait, tu transplanas. Ta mission était accomplie ; tu avais saoulé un nouvel être humain.


Quel accomplissement, vraiment. Bientôt, on te donnera tes croquettes pour saluer ton effort. Lève ton c*l Lizzie. Bouscule tout. Renverse tout. Il n’est pas encore temps de mourir. Ton calendrier n'est pas terminé ; laisse les chocolats te guider, et transcendes les. Quelques semaines encore pour faire tomber les chaînes. Après, si ça ne te suffit pas, tu dormiras.

(fin de rp)
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Re: Entre poussière et grincements
Invité, le  Lun 15 Jan 2018 - 13:58

[PV] w/Aoi Baskerville


Surveillance des rues paisibles, avec le froid comme manteau. La nuit se dépose aussi rapidement et efficacement que les flocons dans cette partie reculée de l’Ecosse. C’est bien une caractéristique sorcière, que cet isolement volontaire… Loin de déplaire, bien entendu. La maîtrise de la rhétorique ne signifie pas la maîtrise des relations sociales. Mais cet aspect-là demeurait cristallisé dans un coin : l’espoir en la perfectibilité de l’être humain prenant le dessus, en-même temps que l’argile sur son visage. C’est que sa quête d’Absolu, par le moyen de la réalisation de la Cause, faisait de cet être masqué un misanthrope pédagogue. La tension entre les concepts était une preuve de dynamisme. Et justement, dans ce monde éclaté, en période de crise, il fallait tendre vers l’action et non vers la réaction.
Et avoir à sa disposition les moyens nécessaires pour cette réalisation.

Telle était la raison pour laquelle cette Ombre parmi les ombres du village, entre une gouttière et un caniveau, observait les briques et la surface de pierre des Trois Balais. Attente d’un signal qui attendra, lui aussi, une nuit de plus. Mais la patience faisait partie de ses rares qualités.

Détournant ses pas et son regard, le Matricule s’enfonça dans les ténèbres inattendues du petit village paisible. Paisible, paisible… Que les bonnes gens le pensent, tandis que, non loin, leur demeure accueille chaque jour de nouvelles têtes. Qu’eux se préparent à mener le combat, pendant que leurs ennemis se complaisent dans l’inaction. Mais tel est l’oriflamme des Horreurs après tout…
Ne se privant pas d’arborer un rictus narquois à cette pensée, voici cet être à la démarche fluide, qui imprime son obscurité sur la neige. Pour ce soir, le temps est venu de suivre le cours d’eau qui mènera au repos.
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Re: Entre poussière et grincements
Invité, le  Mar 30 Jan 2018 - 6:04

Gris perle
PV avec Matricule 40

Un esprit sain dans un corps sain. Le silence des rues désertes de Pré-au-Lard, le manteau de neige qui emmitouflait la nature d’une mort temporaire et immaculée, les ténèbres qui s’insinuaient dans les recoins, rampant entre les pavés. Un calme nécessaire à la réflexion. Iris d’acier contre la lumière jaunâtre émanant des fenêtres. Un pas devant l’autre, nez haut, nuage de fumée, l’azur fend la froide tranquillité d’un village cent fois visité. Paix et ataraxie. La douce chaleur de la quiétude illusoire.

Mais l’ordre nait du chaos. Et pour que le lac redevienne lisse, un bouleversement est essentiel. Une pierre jetée dans l’étendue trop plate d’une vie sans saveur et sans but. Une accélération soudaine d’une existence ralentie, d’un pouls trop faible, d’une conscience inexistante. Une Ombre longeant les murs, disséminant l’épouvante dans un esprit au passé encore rougeoyant.

L’uncanny, l’inquiétante étrangeté, le galet troublant la surface polie. Un démon trop familier, fatigué d’être resté caché dans les tréfonds d’un placard de la pensée. Reflet d’un cauchemar trop souvent ressassé. L’horreur étouffante, paralysant les membres, engourdissant la raison et l’instinct. Une statue de cire figée qu’un regard démoniaque pourrait faire fondre. Les doigts de la terreur se resserrèrent autour du fin cou, étouffant tout son, toute plainte.

Les yeux gris perle fixés sur la silhouette indistincte, fascinés comme un papillon par une flamme. Une passion destructrice.
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Re: Entre poussière et grincements
Invité, le  Mar 20 Fév 2018 - 18:10


Le pas est sinueux, épousant des recoins informes, imprimant la semelle de cuir contre les pavés désorganisés. Butter, de temps à autre, imperceptiblement, comme pour se rappeler qu’on est sur un chemin malvenu. Les omoplates contractées contre les gravats, le pas, assuré, malgré tout. L’aventure près des orteils. Le frisson de ne pas être à sa place. Symbole vivant de ce qu’il ne faut pas faire, de ce qu’il ne faut pas être, aux égards des normes sociétales. Tabou ambulant pétris de principe, sur ce chemin de Lune, jouant avec les reflets et les chatouillements de sa réflexion.

Des chats jouant avec des conserves, aux griffes pleines de maladies. Les puces engorgées et les cafards qui détalent. Les bords de la cape de moire épongent l’eau de gouttière : vomit strident des journées semblables. Là, des ramassis d’une sortie à Honeydukes, un peu plus loin, des plumes de chouette.
La figure se baisse, le manteau noir ondulant le long de ses formes informelles, afin de ramasser, à terre, un paquet de chocogrenouille. Pas de carte restante. Juste le sachet.

Un coup d’œil aux alentours, et, sans poubelle, prendre le parti de cramer les détritus. Un par un. En petit feux éphémères, présents uniquement pour la préservation de l’environnement. Quelle idée de laisser sortir des gosses de Poudlard, pour qu’ils… S’amusent ? Et en mettent partout.

Les déchets qui s’accumulent : petit tas de représentation. Bientôt, le contenu d’une poubelle, vidée sur le sol, afin de parfaire l’embrasement. Une nuit aux senteurs de recyclage. La fumée qui s’échappe, en osmose avec le caractère.
Devant le feu, observer la forêt. Deviner plus qu’autre chose, les remparts du château. Se demander s’il y a encore des élèves aventureux, à cette heure, en ce jour. Serrer sa baguette, imperceptiblement, alors que le feu crépite.

Et rapidement, faire demi-tour, pour revenir sur ses pas : patrouille sinueuse, ballet des égouts.
Distinguer, un peu plus loin, un mouvement rapide. Sourire sous le masque. Un petit rat ou une petite souris de sortit ?
Tapoter la baguette, humer un chant de révolter, et poursuivre son chemin en direction de la dynamique.

« - Qui, peut entendre le chant des rossignols ? »
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