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[Habitation] 21B Russell Street
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Axelle Higgs
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Re: [Habitation] 21B Russell Street

Message par : Axelle Higgs, Lun 20 Juil 2015 - 22:04


Le moment de réflexion que prit l'auror avant de répondre indiqua clairement à la sorcière qu'il filtrerait les informations qui lui dévoilerait. Il expliqua d'un air qu'il voulait banal qu'il s'agissait de la routine habituelle : une confrontation face à des Mangemorts. Plus il parlait, plus la Higgs faisait des liens. Quand Axelle comprit l'ironie de la situation, elle déglutit légèrement, mais ne laissa rien paraître à son copain. Elle garda un visage de marbre et se pinça légèrement les lèvres. La sang pur aurait voulu rétorquer, mais cela serait bien idiot de sa part, n'est-ce pas ? Silencieuse, Higgs se contenta donc de hocher la tête. Nulle envie de se lancer dans une discussion aussi sérieuse, pas aujourd'hui, en tout cas. C'est pourquoi elle avait préféré lancer une blague, pour détendre l'atmosphère. Cela marcha plus ou moins, car même si Austin s'était approché de la jeune sorcière, il ne manqua pas de parler de vengeance envers les Mangemorts et il était facile de sentir la colère dans sa voix :

- C'est mignon, mais je perdrais la face au près de mes collègues si mon amoureuse se battait à ma place... Je vais me venger moi même, ne t'inquiète pas... Je vais leur faire regretter à ces masqués d'avoir tué des enfants et de menacer continuellement la population magique. Crois-moi, si l'un d'eux me tombe entre les mains, le masqué passera un très mauvais moment... Passer la nuit dans le lit d'une troll serait surement moins horrible que ce que je réserve à ces chi*ens, ces lâches.

Le mieux, c'était sans doute de changer de sujet, et c'est donc ce que la sang-pur fit :

- Quoi qu'il en soit, pour le moment, fêtons plutôt ma nomination en tant qu'Oubliator ! lança-t-elle après avoir déposé un court baiser sur les lèvres de son copain. Tu as de quoi manger dans le frigo ? Ça ne m'étonnerait pas que j'y découvre qu'une courgette et un steak avarié, rigola la Serpentard tout en se dirigeant vers le réfrigérateur de l'auror.

En ouvrant la porte, elle constata qu'il y avait suffisamment de réserves pour concocter un appétissant dîner. Par chance, le Serdaigle avait dû faire quelque courses lors des derniers jours. Sortant donc quelques légumes et des tournedos de poulet encore scellés dans leur emballage, la sang pur déposa le tout sur le comptoir.


- Tu veux bien m'appeler ton elfe afin qu'il m'aide ?
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Matt Austin
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Re: [Habitation] 21B Russell Street

Message par : Matt Austin, Lun 27 Juil 2015 - 18:31


Le ton de Matt avait changé depuis son petit monologue sur les mangemorts et il ne s'en était pas rendu compte. Le brun avait très peu de contrôle sur sa colère, notamment contre les mangemorts qu'ils méprisaient plus que tout. Pour tout dire, l'Auror ne s''était toujours pas remis de sa vision des rues de Londres en feu, des corps d'enfants et d'adultes calcinés. Abattre l'un de ces lâches masqués devenait jour après jour, un de ses rêves noirs secrets. Mais le court baiser d'Axelle le calma, le brun arborant de nouveau un joli sourire aux lèvres.

- Quoi qu'il en soit, pour le moment, fêtons plutôt ma nomination en tant qu'Oubliator ! S'exclama Axelle avant d'ajouter: Tu as de quoi manger dans le frigo ? Ça ne m'étonnerait pas que j'y découvre qu'une courgette et un steak avarié.

Rigolant, l'Auror suivit des yeux sa copine se dirigeant vers son frigo. Par chance, le brun avait fait des courses pas plus tard qu'hier, les deux sorciers n'aillaient donc pas mourir de faim aujourd'hui. Mais cela n'était pas rare que les deux se retrouvent à devoir commander à manger, le brun n'ayant peu de temps à lui pour aller faire les courses. Après tout, en passant sa vie au Ministère de la Magie, il n'avait pas vraiment le temps et la motivation de passer une heure dans un supermarché.

Tandis qu'Axelle sortait quelques légumes et du poulet pour le préparer de quoi manger, le brun entreprit de mettre la table. Ouvrant un placard non loin de sa copine, l'américain en sortit deux assiettes puis deux nouveaux verres propres, dans le cas où l'un des deux souhaiteraient boire un peu d'eau. Attrapant des couverts dans un tiroir, le brun déposa le tout sur sa table à manger. La voix d'Axelle s'éleva alors dans son dos.

- Tu veux bien m'appeler ton elfe afin qu'il m'aide ?

Surpris, l'Auror se retourna vers sa petite amie, les sourcils froncés. Depuis le temps, Axelle ne s'était pas rendue compte que le cadet des Austin n'utilisait pas d'Elfe de maison ? Qu'il était plutôt du genre à s'occuper de tout lui même, la cuisine, le jardin, etc... Pour tout dire, Matt trouvait l'utilisation d'elfe très... inutile. Les sorciers étaient ils si flemmards que ça pour avoir recours à une assistance pour tout ?

- Voyons Axelle, je pensais que depuis le temps tu t'en serais rendu compte... Je n'ai pas d'Elfe ! Je suis assez grand pour pouvoir m'occuper moi même de la cuisine, de mon jardin et des taches ménagères, répondit il avant d'ajouter: Si nos amis les moldus arrivent à s'en sortir sans la magie, on devrait en être capable nous aussi.

Laissant les assiettes et les couverts en place, le brun rejoignit la belle sang pur à lui cuisine. Attrapant un torchon sur son chemin qu'il déposa sur son épaule, l'Auror attrapa un couteau dans le but de s'attaquer aux légumes. Depuis toujours, l'américain n'utilisait quasiment pas la magie chez lui, préférant faire de lui même. Ainsi, il se débrouillait très bien en cuisine, même si ses premiers plats avaient été des désastres.

- Surement pas à Serpentard qu'on apprend à se servir d'ustensiles de cuisine, nargua-t-il sa copine. Apart apprendre les sortilèges interdis et à remplir les rangs des mages noirs, on vous apprends quoi dans cette maison ? Continua-t-il en taquinant Axelle.

S'en sen rendre compte, les mots qui venaient de sortir de la bouche de l'Auror étaient quelques peu déplacés. Enfin, pour lui, il y avait une part de vérité dans ce qu'il venait de dire. Lors de la précédente guerre en les sorciers et Lord Voldemort, c'était bien les serpentards qui n'avaient que très peu participé à la bataille de Poudlard...
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Re: [Habitation] 21B Russell Street

Message par : Axelle Higgs, Lun 17 Aoû 2015 - 5:43


C'est une mine surprise qu'afficha l'Auror avant d'expliquer à la jeune femme devant lui qu'il ne possédait pas d'elfe. Ah bon ? En effet, la Higgs n'avait jamais remarqué ce détail. Austin poursuivit son argumentation soulignant que si les moldus réussissaient, eux aussi devraient être capables. Et si les moldus sautaient en as des ponts, il fallait les imiter ? Axelle n'était pas d'accord. Ce n'est pas qu'elle était incapable de s'occuper des tâches, loin de là, mais la présence d'un elfe faisait en sorte qu'elle ne passait pas tout son temp libre à entretenir sa maison.  

La sorcière allait expliquer son opinion à son petit copain qui l'avait rejoins, pour l'aider à couper les légumes, lorsque celui-ci reprit la parole, ne manquant pas de narguer la maison des verts et argent et donc, par la bande, Axelle :


- Sûrement pas à Serpentard qu'on apprend à se servir d'ustensiles de cuisine... À part apprendre les sortilèges interdis et à remplir les rangs des mages noirs, on vous apprends quoi dans cette maison ?

C'est avec une certain agressivité que la Higgs pointa une fourchette acérée en direction de son petit copain, lui lançant un regard courroucé.

- On nous apprend autre chose qu'à devenir des mégères ou alors des femmes au foyer, ouais, répliqua d'un ton sec l'ancienne verte et argent. Cela ne fait pas de moi pour autant une attardée, hein.

Déposant l'ustensile vers le comptoir, Axelle entreprit de couper d'un air légèrement furieux les légumes restants, soit l'oignon et le poivron vert. Le couteau claquait avec grâce sur la surface, tandis que les aliments se trouvaient trancher en lanière en moins de deux. Définitivement, Higgs n'aimaient pas les préjugés qu'Austin portait envers sa maison ou, dû moins, elle n'appréciait pas le ton employé.

C'est toujours dans un silence frustré qu'elle déposa l'ensemble des légumes dans une papillote d'aluminium qu'elle enfourna ensuite. Histoire de se détendre, la sorcière attrapa sa coupe de champagne qu'elle vida d'un trait. Définitivement, les différences dans le couple commençaient à devenir lourdes. S'il voulait une bonasse qui savait à peine agiter une baguette magique, il avait qu'à se trouver une petit Poufsouffle sang-de-bourbe, songea la sorcière évitant soigneusement le regard de son copain, alors qu'elle fit venir la bouteille de champagne d'un #accio plutôt sec.  
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Re: [Habitation] 21B Russell Street

Message par : Matt Austin, Mar 7 Aoû 2018 - 18:38


Loutry Sainte Chaspoule. Village semi-sorcier dans le sud de l’Angleterre, proche de l’Otter dans le Devon. Matt y vivait maintenant depuis plusieurs années. Sa maison se trouvait dans une rue calme, Russell Street, et verdoyante, où la nuit, seuls quelques chats venaient troublés la tranquillité du lieu. Entourée par deux habitations dans lesquelles vivaient des moldus, le brun était le seul sorcier du quartier, mais cela ne lui posait aucun soucis. Au contraire, il aimait vivre à leur manière, évitant l’utilisation de la magie le plus souvent possible. La cuisine, le ménage, son jardin et tout autre tache domestiques, il les faisaient de lui-même. Le franco-américain avait été élevé ainsi, de part le côté non-sorcier de son père et l’ouverture d’esprit de sa mère. Il y avait même une vielle Triumph Sptifire d’un rouge éclatant qui trônait respectueusement sur le trottoir face à son habitation. Un souvenir de son passé. Un véhicule qu’il appréciai et n’hésitait pas à utiliser, rien que pour se rendre à son emploi au sein même du cœur de la capitale anglaise.

Mais alors que la nuit englobait le village entier, que l’obscurité et le silence régnaient en maître sur les lieux, un craquement sourd sourd brisa se calme reposant. Devant l’habitation du 21b Russell Street, une ombre émergea de l’obscurité. Une silhouette habituelle dans ce quartier. Une silhouette qui ne transplanait que très rarement depuis ce lieu. Elle traversa doucement la chaussée pour se rendre au plus près du portillon marquant le début de la propriété du 21b Russel Street. Un nom et prénom était apposés sur la boite aux lettres. Matt Austin.

D’un simple coup de pied, l’Auror ouvrit le portillon de son jardin qui ne manqua pas de grincer. Le brun portait dans ses bras un corps frêle et endormis. Cette personne qui avait provoqué en lui un conflit intérieur. Cette même personne qui l’avait poussé à agir sur un coup de tête. Sans rien prévoir ou planifier. Alors même que l’ordre et l’organisation rythmaient sa vie. Un agissement de lui-même qui le mettait hors de lui. Mais le sorcier s’attarderait à ruminer ses pensées une autrefois. Il traversa une allée fleurie, coupé par un simple chemin de pavé qui le mena jusqu’à la porte de son domicile. Le franco-américain eu tout les peines du monde attraper les clés de son domicile sans faire chuter la jeune femme au sol. Mais quand enfin, il arriva à ouvrir la porte, il se laissa quelques secondes pour laisser échapper un soupir de satisfaction. Enfin chez soi. LE seul vrai endroit dans lequel il pouvait se permettre d’être lui-même. Sauf quand bien sur, il avait une invité non désirée et endormie dans les bras.

L’intérieur de sa maison était à l’image même du sorcier brun. Impeccable. Rangé. Ordonné. Aucune affaire traînait sur le sol. Aucun linge sale à vue. Aucune vaisselle non faite. Pas un seul brin de poussière traînait. Autrefois, il avait été plus négligeant. Autrefois.

Portant le corps endormis de Wildmsith, dont le brun commençait à s’habituer aux effluves d’alcool qui émanaient de chacun de ses respiration, le brun s’avança dans le couloir de son domicile. Il ne prit pas la peine d’enlever ses chaussures, sales. Et s’avança jusqu’à la porte de sa chambre qu’il poussa du bout du pied avant de pénétrer dans la pièce. Les volets étaient déjà fermés et l’obscurité régnait dans la pièce. Mais le sorcier connaissait le lieu par cœur. Sans aucune hésitation, il s’approcha de son imposant lit pour y déposer délicatement la jeune femme. Aucun mouvement brusque. Aucun mouvement qui pourrait la réveiller. Car le sorcier n’avait aucun doute. Le lendemain, quand elle réalisera ce qu’il avait fait, l’avoir amené ici même sans son autorisation, allait être en enfer pour lui. Mais demain est un autre jour.

Un dernier regard pour la fine silhouette étendue sur son lit, l’Auror referma doucement la porte. Il se retrouva maintenant seul, dans ce couloir, dos à la porte. Il entendait la douce respiration de la sorcière derrière la porte. Ça le frappa. La fissure hurla. Mais le brun reprit main sur son corps et son esprit. Il traversa le couloir pour se rendre directement dans sa salle de bains. D’un geste rapide, expert, il dénoua suffisamment la cravate autour de son cou pour relâcher le col de sa chemise qui s’ouvrit, laissant entrevoir le haut de son corps. Il s’aspergea le visage d’eau. A plusieurs reprises. Pour se rafraîchir. Mais aussi pour se remettre les idées en place.

L’Auror ressorti de la salle de bain une bonne poignée de minutes après son entrée, quelques gouttelettes d’eaux ruisselants de ses cheveux pour se loger dans sa barbe impeccablement bien entretenue. D’un coup de semelle, il enleva ses deux chaussures qu’il laissa négligemment sur le sol avant de rependre son chemin vers le buffet de son salon. Le brun en sorti une fine et transparente carafe contenant un liquide brun et opaque. Une nouvelle fouille. Et il ressorti un verre de son buffet. Une vielle habitude qu’il avait prit par le passé, avant sa longue convalescence. Une habitude sur laquelle il avait enroulement fait une croix. Mais certains jours, comme celui qu’il venait de vivre, le passé le rattrapait au galop.

Le liquide opaque se trouvant maintenant dans le verre que l’Auror tenait à la main, il se posa sur son sofa, les yeux rivés sur le mur face à lui. Une première gorgée. Il l’avait revu aujourd’hui. Une deuxième gorgée. Elle avait commit un crime, devant ses yeux. Une troisième gorgée. Il avait renoncé à ses propres principes, fermés les yeux. Modifié des souvenirs. Une quatrième gorgée. Elle l’avait poussé, l’avait de nouveau repoussé dans ses retranchements. Une cinquième et dernière gorgée. Il avait agit par réflexe. Par fureur. Pour se protéger. Mais son âme avait réussit à empêcher l’irréparable.

Les paupières lourdes, le souffle court, la tête en ébullition, le franco-américain ferma les yeux et bientôt, les bras de Morphée l’accueillir.
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Elly Wildsmith
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Re: [Habitation] 21B Russell Street

Message par : Elly Wildsmith, Mar 7 Aoû 2018 - 23:08


Il ne répond pas à sa provocation, il reste là, de marbre. Ses yeux bleus et froids figés sur elle. Dans son état normal, il était probable qu’elle serait partie sans regarder derrière elle les prunelles de l’auror qui la fusillait. Mais elle était prise dans son propre piège. Si l’alcool permettait d’oublier, il diminuait les facultés habituelles de la jeune femme – et elle sentait que si elle s’écartait trop du mur, elle irait faire un câlin aux pavés londoniens, et elle n’en avait pas spécialement envie. Alors elle affrontait le regard face à elle, levant même les yeux au ciel. Ce qu’il était moralisateur, c’était aberrant. L’espace d’un instant, alors qu’elle divaguait entre deux pensées totalement décousues et déconstruites, elle pensa entendre un bruit au plus loin de la ruelle, au loin. Mais lorsque ses yeux se figèrent sur l’obscurité, elle ne trouva rien, et mit cela sur le compte de l’alcool ingéré. Alors, la brune reporta son attention sur l’auror – qui n’était visiblement pas décidé à la laisser tranquille. Et pire encore, bien qu’elle vu son sortilège, elle n’eut pas le temps de le contrer. Que ça aurait été un des trois sortilèges impardonnables qu’elle n’aurait rien pu faire. Ses paupières clignèrent, une fois, deux fois. Ses pensées s’emmêlaient, elle vociférait intérieurement tout en papillonnant ses yeux. Là, au bout de la ruelle, elle crut apercevoir un éclat d’émeraude provenant d’un masque trop aimé pour être oublié, sans doute avant de se laissait glisser dans le sommeil forcé que lui imposait l’homme du Ministère.

Elle ne sentit rien, ni quand il l’attrapa par le bras, ni quand il l’emporta avec lui dans son transplanage. Elle avait sombré dans un sommeil lourd, à la limite du coma, du fait du puissant sortilège lancé par Austin – et sans doute aussi par l’alcool qui coulait dans ses veines, poison insidieux qui pourrissait ses chairs et anéantissait ses neurones. Elle ne ressentit aucune secousse lorsque l’homme la coucha sur son lit, elle n’entendit rien lorsqu’il quitta sa propre chambre pour errer dans un autre espace de sa maison. Elle était loin, très loin, et le sommeil – sans doute réparateur – n’en avait pas fini avec elle. Pas encore. Elle avait encore des cauchemars à affronter, des rêves envolés à combattre.

Plusieurs heures après, alors que le sommeil avait quitté la brune, elle avait enfin ouvert les yeux. Et découvert avec stupeur qu’elle n’était ni chez elle, ni sur les pavés de Londres. Un mal de tête tenait son front en étau, et elle avait du mal à assembler les pensées, les souvenirs de cette soirée. Il n’y avait qu’un perpétuel éclat vert qui revenait dans ses pensées, qu’elle chassa pourtant bien vite. Ce n’était pas le moment de penser à lui, à ça, pas maintenant. Sa robe de la veille n’avait pas bougé, elle avait même encore une chaussure sur l’un de ses pieds, et elle trouva bien vite l’autre, sans doute tomber au cours de sa courte nuit. Une appréhension, que de savoir s’il avait saisi ou non sa baguette, mais elle sentit le long de sa hanche le bois si précieux. Un soupir s’échappa de sa gorge alors qu’elle retomba sur le dos, dans le lit d’emprunt qu’elle avait eu pour sa fin de nuit.

Ce n’est qu’à ce moment-là, quelle se posa une question fondamentale : était-elle chez l’auror ? Si oui, où était-il ? Un rapide coup d’œil autour d’elle confirma sa pensée première. Oui, elle était bien chez lui. Tout était trop blanc, trop immaculé, trop rangé. C’était forcément la chambre de l’auror, ça ne faisait pas un pli pour la brune. Le soleil avait du mal à percer à travers les volets fermés de la pièce, mais la jeune femme devinait ça et là quelques rayons. D’un pas mal assuré, la jeune femme s’échappa du lit, dans lequel elle ne se sentait pas forcément bien. Prise de spasmes, sans doute dû à son ingestion d’alcool de la veille, la jeune femme fit le choix de l’abandon de sa seconde chaussure, histoire de pouvoir marcher à peu près correction pied nu. Ses pieds foulaient le sol doucement, ses yeux regardant partout autour d’elle, cherchant sans doute la silhouette de l’homme qu’elle était prête à tuer. Quoique, ça ferait un drôle de fait divers pour la Gazette, Elly voyait déjà le titre « L’ancienne chef du Bureau des Aurors massacre un Auror ». Non vraiment, ça faisait pâle figure. Et puis elle était fatiguée, pas en état de réellement combattre qui que ce soit.

En sortant de la chambre, elle se saisit immédiatement de sa baguette et elle tend l’oreille. Pas un seul bruit dans la maisonnée, si ce n’est un bruit de respiration plutôt profond. Alors elle s’approche de la source du bruit, doucement, à pas de loup. Ses tempes n’avaient de cesse de bourdonner, elle ne se sentait vraiment pas bien mais elle ne pouvait pas partir sans passer un savon à l’Auror : après tout, qui était-il pour l’endormir et la traîner de force ici ? Une pensée glaciale lui indiqua qu’il aurait pu se passer diverses choses, et elle chassa immédiatement cette pensée, sa baguette pointée sur le menton de l’homme endormi. « Austin ! » La voix se veut forte mais se meurt dans un étranglement étrange. La jeune femme est à bout de force, alors, sans lâcher du regard l’auror, elle s’assoit dans un fauteuil à proximité et attends, qu’il se décide à ouvrir les yeux.
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Re: [Habitation] 21B Russell Street

Message par : Matt Austin, Mer 8 Aoû 2018 - 11:47


Matt dormait profondément. Un sommeil léger et vide. Aucun rêve. Aucune sensation. Comme bien trop souvent ces derniers temps. Pas de cauchemar. Pas de malaise. Juste le vide. Sombre. Mais aussi reposant. Un vide qui le berçait. Et depuis longtemps, le brun se sentait bien malgré les événements de la soirée. Car quand il s’endormait, il se savait loin de tous les problèmes du quotidien. De ses problèmes à lui. Il pouvait prendre quelques instants sans être sur ses gardes. Sans être distant. Froid. Un rare moment de répit. Qu’il savourait.

Mais comme bien trop souvent ces derniers temps, tout cela ne dura pas. Troublant son sommeil, une voix forte teinté d’un brin d’étrangeté, le força à quitter ce vide. L’obscurité. L’Auror mit de longues secondes à ouvrir les paupières, étrangement lourdes de fatigue malgré ce sommeil qu’il venait de vivre. Il distingua une forme floue, assis non loin de lui. Matt referma de nouveau les yeux. Il n’avait pas besoin de voir nettement la personne qui l’attendait. Pas besoin de voir avec plus de précisons l’objet qu’elle tenait dans la main, pointé sur son visage. Elle devait vouloir des explications. Sur les éventements passés. Sur son geste. Normal.

Sauf que le sorcier franco-américain n’en avait tout bonnement pas l’envie. L’envie de repartir sur un conflit verbal. Il n’avait plus la force de supporter tout cela. Surtout chez lui. Dans le seul lieu qu’il avait réussit à conserver loin des conflits. Son havre de paix. Le brun avait toujours les yeux fermés, mais cela ne l’empêcha pas de laisser échapper un soupire, une plainte, de ses lèvres et du fond de sa gorge. Ne pouvait-elle pas seulement juste partir ? Oubliez tout cela ? S’arranger pour ne plus jamais qu’ils se voient, se croisent ? Car à chaque fois c’était la même chose. Trois entrevues. Deux conflits verbaux. Des conflits qui l’avait épuisé. Physiquement et moralement. Le sorcier en venait même à regretter d’être venu lui parler cette première fois, à Sainte Mangouste.

Mais Matt comprenait aussi le besoin de Wildsmith d’avoir des réponses. Des explications. Et de toute manière, il n’avait pas le pouvoir nécessaire pour revenir dans le passé et empêcher leur rencontre. Le pouvoir ? Ou ne serait-ce pas seulement un manque d’envie ? Une étrange sensation qui le pousse à ne pas vouloir l’oublier. Il ne se l’avouerait pas de toute manière. Ni à elle. Encore moins à lui. Mais le brun se savait dans l’instant présent maintenant, nul besoin d’ouvrir les paupières pour qu’il s’aperçoive que la jeune femme était toujours face à lui.

Alors, le franco-américain se passa une main sur le visage, soupirant. Quand sa main s’enleva de ses paupières, ses deux prunelles vertes bleutées fixaient à leur tour Wildsmith. Toujours dans ses habits de la vielle, tout comme lui. Quelques secondes s’écoulèrent, son regard épuisé fixant celui de la sorcière. Puis il se leva. Sans un mot. Aucune explication. Il se savait sous la menace de la baguette magique de la brune mais le brun s’en fichait ouvertement. Elle n’avait qu’à lui lancer un sortilège. Dos à la pointe de la baguette qui le visait, l’Auror attrapa son propre outil magique. Son arme de service. Son arme magique. Et l’a déposa sur le buffet du salon. Ce n’était sûrement pas la meilleure chose à faire quand nous étions la cible de sorcière rancunière. Mais pourtant, le sorcier brun laissa bel et bien sa baguette sur le meuble.

« Vous m’épuisez Wildsmith. »

Quatre mots, Rien de plus. Aucune explication. Et en quelques pas, il rejoignit sa salle de bain dont la porte était grande ouverte. Dénouant complètement sa cravate, il la jeta dans une corbeille de linge sale. Cravate bientôt suivie par sa chemise, laissant son torse nu visible aux yeux de son « invité ». De toute manière, ce n’était pas la première fois qu’elle le voyait ainsi. Elle ne serait donc nullement choqué par les cicatrices qui ornaient son corps. Cette brûlure qui s’étendait sur une partie importante du haut de son torse, à droite. Ni ce nombre. Ce nombre gravé dans sa peau. Ce nombre qu’ils avaient, ironiquement, tous deux en commun. Une blessure qu’ils partageaient. Car évidement, que les yeux de l’Auror avait les contour de ce « 67 » gravé sur la peau de la sorcière brune. Mémorisé sa localisation.

Devant son miroir, à son passage, l’agent d’élite du Ministère de la Magie ne pu s’empêcher de regarder aussi le sien. Gravé dans son torse. Des souffrances. Une descente en enfer. La faucheuse avait été prête à l’accueillir. Et il s’était promit de se venger. De ne plus avoir de faiblesse. Mais elle. A cause d’elle. Ses principes vacillaient sans cesse, jours après jours. Un vif regard sur la brune, assise dans l’un de ses fauteuils. Toujours de dos à la sorcière, il s’exclama d’une voix forte, assez pour qu’elle puisse l’entendre, mais au ton épuisé. A la sensation cassée.

« Qu’est ce que vous voulez savoir ? J’ai trop bonne conscience pour laissé une femme complètement alcoolisée déambuler dans des rues malfamées de notre capitale. Et ironiquement, le sorcier ajouta. La faute à mon âme chevaleresque sûrement. »

Puis le brun actionnait la poignée de sa douche tout en reculant, pour éviter l’eau qui se déversait sur les dalles de sa douche. Son regard, vidé, regardant l’eau couler. Attendant une nouvelle réponse, sûrement cinglante de la sorcière. Il n’avait pas la force de se battre. Pas aujourd’hui.
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Elly Wildsmith
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Re: [Habitation] 21B Russell Street

Message par : Elly Wildsmith, Ven 10 Aoû 2018 - 3:28


Elle soupire quand il ouvre les yeux. Elle ne sait pas s’il n’était pas mieux qu’il reste endormi, qu’elle s’enfuit d’où elle était – sans pour autant savoir exactement où elle se situait. C’était une sensation étrange pour la jeune femme. Celle de ne pas être à sa place, d’être perdue, désabusée. Elle avait voulu tuer le moldu, lui arracher le peu d’âme qu’il contenait, vidait l’essence même de sa vie. Entendre son dernier soupir et sourire d’arrogance là-dessus. Elle ne le faisait pas au nom d’une quelconque cause, non, elle le faisait pour elle, parce que ça taisait un peu ses démons les plus sombres, parce que ça taisait cette dépression qui guettait au creux de ses yeux.

Mais il avait été là, il l’avait surprise dans un moment … gênant ? Non, car elle n’en éprouvait aucun plaisir, elle attirait seulement l’homme dans les derniers moments de sa vie. Elle usait de ses charmes pour tisser une toile morbide, écrire un paysage sanguinaire. Et puis après, elle passait à autre chose. Les pulsions meurtrières permettaient de calmer l’auror, un peu. Pas suffisamment pour oublier sa peine, pas suffisamment encore pour qu’elle ne se décide à revenir vers lui. A nouveau, elle chasse cette pensée et reprend part à la réalité lorsqu’un « Vous m’épuisez Wildsmith », parvient jusqu’à elle.

Sa baguette a suivi le mouvement, mais la jeune femme n’avait qu’à peine constaté qu’il s’était levé, qu’il avait posé sa propre arme sur un buffet de sa maison. Non, dans sa tête à elle, raisonnaient seulement l’absence de courtoisie. Les amabilités sont finies entre eux, il n’y a plus de « Miss Wildsmith », ni de « Mister Austin », envolée l’éventuelle politesse qui était normalement due entre gens civilisés. Ce n’était que des noms, balancés à la figure de l’autre, dans quel but ? La brune l’ignorait, mais c’était là, sous-jacent. Une haine bien sentie à l’égard de l’autre, d’un homme dont elle tirait pourtant des ressemblances : le rôle endossé, le sérieux de la mission. Et pourtant deux choix totalement différents.

Perdue à la contemplation de sa propre baguette – qui visait désormais le vide – la jeune femme suivait la silhouette de l’homme jusque dans la salle de bain. Si la première fois où elle l’avait rencontré il dégageait une certaine quiétude, un calme apparent qui l’impressionnait, il n’en était rien ici. Il avait perdu son évidente sérénité. A l’inverse, elle était si cinglante, si sanguine, elle n’arrivait pas à garder un tel contrôle d’elle-même. Pourtant, elle essayait, mais elle n’y arrivait pas. Comme là, au moment où ses yeux le suivent jusque dans la salle de bain. Il faudrait qu’elle lève son arme, qu’elle lui balance un petit sortilège bien douloureux – et pourquoi pas un impardonnable ? Mais elle n’en fait rien. Non, elle le suit, elle le détail, un instant.

Elle le voit qui dénoue sa cravate d’un geste sans doute mille fois répété. Mais elle ne dit rien. Elle pourrait répondre à sa confrontation, à sa provocation, mais elle n’a rien à dire. Que dire à quelqu’un qui ne vous connait pas et qui pourtant dit que vous l’épuisez ? Elle serre les dents, elle est fatiguée. Elle aimerait retrouver l’écrin de ses draps, tenir entre ses doigts la couette si moelleuse qui recouvre son corps endolori, son âme meurtrie. Mais elle reste là, sur ce fauteuil, dans cette maison dont elle ignore tout, emmenée ici de force par le type qui était en train de se dessaper sans tenir compte de la présence féminine dans son salon. Tout va bien, donc.

Et puis comme si la cravate ne suffisait pas, c’est la chemise dont il enlève les boutons un à un. La main de la jeune femme tremble, sa baguette vise désormais le sol – chose bien inutile si elle espérait toujours lui lancer un des trois sortilèges impardonnables. Elle suit ses doigts à mesure que les boutons de la chemise sautent, tout comme elle suit le geste rageur quand il l’enlève. Et c’est à ce moment-là qu’elle détourne les yeux. Devant son torse dénudé, devant les cicatrices ainsi présentées à sa vue – qui lui rappelle les siennes, qui brûlent encore d’un poison qui ne disparaitra jamais et plus encore maintenant que l’homme à l’origine de certaines d’entre elles avaient disparus de sa vie. Elle retient un frisson glacial. De ceux annonciateurs d’une tragédie, d’un drame au dénouement aussi aberrant que douloureux.

Une nouvelle fois, elle chasse cette idée, cette pensée destructrice et tente de reprendre pied à la réalité. A cet endroit dont elle ne connait rien, à l’homme qui l’avait emmené ici – et qui ne se sentait visiblement pas menacer par la jeune femme. Tout ceci était trop brouillon pour la brune et elle n’arrivait pas à remettre ses idées en place – sans doute dû à l’alcool qu’elle avait ingéré la veille. Et puis, il a ce regard qui la percute. Cette vivacité dans les prunelles vert d’eau (vert bleu rho) qui disparaissent pourtant instantanément, l’homme se trouvant dos à elle. Et elle écoute à nouveau ses provocations qui se suivent, qui s’enchaine. Il cherche la confrontation tout en la fuyant, et c’était une situation inhabituelle pour la jeune femme, elle qui préférait affronter les choses en face plutôt que de les laisser s’échapper. C’était difficile, cette situation nouvelle, cet homme qui semblait avoir de bien drôles de manières.

Et pire encore, c’est qu’il ne lui laisse pas le loisir de répondre sans couvrir sa voix puisqu’elle entend le bruit de l’eau qui coule du robinet. Elle soupire, cherchant du courage ailleurs qu’en elle : que ce soit sur le bois qui meublait le séjour ou sur le fauteuil dans lequel elle était assise. Pourtant, elle ne trouvait rien susceptible de l’aider, non, elle était juste tétanisée, tant par les propos que par ce qu’elle s’apprêtait à répondre. Alors elle se lève, un peu comme un automate, sa baguette toujours en main – parce qu’elle était sa plus précieuse alliée, surtout face à un auror, il ne fallait pas se mentir. Et en moins de temps qu’il ne lui en fallu pour y penser, elle était dans l’entrebâillement de la porte, ses pieds nus sur le carrelage, et son regard noir sur l’homme. Figé sur ses prunelles – pour ne pas devoir détailler les cicatrices qui recouvraient son corps.

« C’est votre esprit chevaleresque aussi qui laisse une femme se faire violentée ou c’est juste parce que c’était moi ? ». Elle ne se laisse pas abattre par la fatigue, ni par le jugement de l’auror face à elle, qui est-il après tout, pour savoir ce qu’elle a vécu ? Alors elle soutient son regard, elle maintient ses yeux aussi noirs qu’elle le peut – ce regard prêt à faire s’abattre sur vous la foudre qu’elle connaissait dévastatrice. Et toujours, sa baguette qui le vise, prête à agir. La phrase est incisive, destinée à blesser, à comprendre pourquoi il n’avait pas réagi plutôt, pourquoi il ne l’avait pas trainé au Ministère aussi … Il y avait à l’encontre de l’homme du Ministère beaucoup plus de questions que de réponses à son gout.
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Matt Austin
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Re: [Habitation] 21B Russell Street

Message par : Matt Austin, Sam 11 Aoû 2018 - 0:23


Avec le LA de Elly

Malgré l’eau qui chutait sur les dalles de sa douche, Matt l’entendit et ne pu s’empêcher de se retourner. De regarder cette silhouette gracieuse malgré l’aura de fatigue qui l’entourait. De la voir s’avancer vers lui. Mais il n’y avait aucune sympathie dans les prunelles devenues noirs de la jeune femme. Sa baguette toujours en main. Tout cela ne présageait rien de bon pour le brun. Mais ce dernier, un pincement de plus en plus dur à supporter en lui, essaya de garder un air indiffèrent. Indiffèrent face à Wildmisth qui venait de s’arrêter dans l’encadrement de la porte. Indifférent face à se regard glacial qu’elle lui jetait. C’était dur. Douloureux. Et essaye de lui rendre un regard à son tour, froid. Mais ses prunelles n’étaient pas décidés à laissé transparaitre cette image. Son regard était donc flou. Incertain.

Les paroles de la sorcière le frappèrent. Car elle s’était véridique. Elle ne pouvait le savoir. Mais elle venait d’appuyer là où sa faisait mal. C’était elle. Sans conteste. C’était de sa faute. C’était sa présence qui l’avait poussé à fuir dans cette impasse. Tout était à cause d’elle. Tout. Ces jours durant lesquels il broyait du noir. Revivait sans cesse son échec face au mangemort. Et ses menaces. Menaces de s’en prendre à un être cher pour que le brun lui avoue des secrets du Ministère. Chose que l’Auror avait refusé. Ce cauchemar, depuis quelques temps, ne cessait de revenir vers lui. Comme pour lui rappeler qu’une fissure en lui s’était rouverte. Lui rappeler qu’il avait brisé cette promesse. Ses principes.

Alors sur le coup, le sorcier eu envi de lui dire. De lui hurler dessus. Que tout était de sa faute. A elle. Et à son stupide de frère qui ne cessait de lui la rappeler même au boulot. L’Auror était prêt à imploser de l’intérieur. A laisser la fissure s’élargir. A laisse se flot de sentiment trop longtemps refouler prendre le dessus. Et seul un effort important, sur son propre esprit, lui permit de garder le contrôler. De ne pas faire s’écrouler cette tour mentale qu’il avait mit des années à construire. Pour se protéger. Pour les protéger. Sa propre famille qui n’avait plus de nouvelle de lui. C’était pour leur bien. Il s’en était convaincu.

Le franco-américain continuait de fixer les prunelles noires de la sorcière. Cette rage. Cette amertume qu’elle avait pour lui. Ca le blessait. Au plus profond de son âme. Dans des recoins sombres, poussiéreux. Mais il ne l’avouerait pas. Son égo. Mais pas que. Un souvenir. Le souvenir de la dernière femme qui s’était tenue ici même, dans cette maison. Une douleur aigue monta depuis les tréfonds de âme. Une douleur qui le fit tressaillir. Un instant de faiblesse qui apparut sur son visage. Quelques instants. Une poignée de seconde.

Et le sorcier se retourna d’un geste vif. Pour rompre le contact visuel entre eux. Pour se libérer d’elle. Pour qu’elle ne le voit pas. Pas à cet instant. Les yeux bleutés du brun se focalisèrent sur l’eau, qui coulait encore et toujours. La facture serait lourde, sans conteste. Mais c’était bien le dernier de ses soucis. Car la maintenant. Tout de suite. La sorcière brune était un problème. Dont le brun n’avait aucune solution. Et souhaitait-il vraiment en trouver une ?

Tout se bousculait dans sa tête. Son esprit entier était en ébullition. Ses réflexions étaient confuses. Il n’arrivait pas à mettre de l’ordre dans ses idées. Elle. Elle le dérangeait. Le chamboulait. Ca devait cesser. Aujourd’hui. Couper le lien. Et ca ne devrait pas être difficile. Après tout, la sorcière brune le haïssait. Tout le laissait à penser. Cette baguette qui le visait. Cette haine dans son regard. Tout laissait à y penser.

Alors l’Auror se retourna, évitant le regard de Wildsmith. Évitant de tomber. De chuter à nouveau dans ses prunelles. Dans un premier temps, il se devait de récupérer sa baguette. Et dans un deuxième temps… convaincre la jeune femme de partir. Ensuite il effacera sa propre mémoire. Assez pour ne pas se souvenir d’elle. Ne pas céder. Le meilleur moyen pour qu’il puisse reprendre sa vie en main. Endurcisse son esprit. Il n’avait pas besoin de cela.

Matt avança, afin de se rendre dans le salon. Mais rien ne fut simple. Car évidemment, la sorcière brune ne le laissa pas faire. Croyait-elle qu’il allait encore fuir ? Aucune idée. Alors même qu’il allait la dépasser, l’ancienne Auror se positionna devant lui. Rapide. Bien trop pour le brun qui ne pu anticiper le mouvement. Et quand son corps entier se bloqua avant de la percuter. La distance entre les deux sorciers était des moindres. Un filet d’air passant à peine. Le franco-américain sentait la haine que la sorcière avait contre lui. Mais pas seulement. Le souffle chaud de la brune. Si proche de lui. Trop proche. Beaucoup trop. La fissure hurla. Son corps entier céda. A une simple pulsion. A un souvenir. Au passé. Et tout s’écroula.

Son corps réagit vite et sans qu’il puisse le contrôler, bousculant la sorcière. La forçant à se mettre dos au mur. Ses mains sur ses poignets. Peau contre peau. Lui face à elle. La distance encore plus infime. Un regard colérique dans ses prunelles mais pas que. Un sentiment brisé. Une détresse. Et un pointe inconnue. Le souffle de l’agent du Ministère était chaud, saccadé.

De longues secondes s’écoulèrent ainsi, leur deux corps si proche. Si proche. Puis l’Auror s’éloigna d’un coup. Rompant ce contact entre leur peau. Ce contact qu’il avait savouré. Un temps. Avant de retomber dans une souffrance infinie. Le brun recula, son dos percutant l’encadrement de la porte, le déstabilisant. Il continua de reculer. Plus lui encore. Toujours plus loin. Sa voix n’avait plus rien. Le son qui en sorti sonna creux. Brouillé.

« Vous devriez partir… Oubliez tout ça. »

Et fébrile, le brun posa ses mains sur le buffet, à quelques mètres de sa baguette. Un boum encensant frappait sa poitrine. Encore et encore. Son souffle était de plus en plus rapide. Il n’arrivait plus à se calmer. Il chutait. Petit à petit. Toujours plus proche de redevenir cette larve. Cette coquille sans vie qu’il avait été durant sa longue convalescence.
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Elly Wildsmith
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Re: [Habitation] 21B Russell Street

Message par : Elly Wildsmith, Sam 11 Aoû 2018 - 1:44


L’échange de regard est intense, les deux êtres se toisent, se jaugent et se jugent entre deux paires d’yeux. Elle ne lâche pas le regard, et l’homme du Ministère non plus. Elle ne sait pas à quoi il pense, elle aimerait savoir, connaitre la réponse à sa question. Mais elle pressent dans le regard de l’homme qu’elle n’obtiendra pas gain de cause. Pire, sur un instant fugace elle voit passer un voile de tristesse. Mais à peine a-t-elle cligné des yeux que l’auror a repris son visage froid, ses yeux azuréens qui la fusillent sur place. Le combat est acharné et la brune ne ménage pas sa haine. Elle coule dans ses veines, poison qui fait s’enflammer les chairs les plus délicates, les plus douces et qui révolte les plus acharnées.

Et puis, subitement, le contact visuel s’interrompt. Il se détourne d’elle, fuit sa question, ne lui apporte aucune réponse. Elle ne supporte pas cette stratégie de l’évitement, son caractère tout feu tout flamme l’oblige à aborder les sujets qui fâche, c’est ainsi qu’elle s’est construite. Tout savoir, pour tout comprendre, et éventuellement juger s’il y a besoin de jugement. Mais là, Austin lui enlève sa possibilité de comprendre, alors ça l’énerve. Elle n’aimait pas les gens qui fuit – alors qu’elle-même avait pourtant fuit le Ministère – à son sens, ce n’était pas pareil. Et là, l’homme lui tournant le dos, elle fulmine. Idéalise même un sortilège qui l’obligerait à l’affronter. Mais rien ne s’extirpe de sa baguette, et aucun sortilège ne se formule à l’orée de ses lèvres, elle reste là, en observatrice, totalement stoïque.

Enfin, il entame un mouvement, furtif, mais l’ancienne auror le perçoit et, comme un automatisme, lui verrouille l’accès à la porte lui permettant à nouveau de s’enfuir de la salle de bain. Elle fulmine, mais retient les mots. Parce qu’elle sait qu’ils seraient violents, et qu’elle n’obtiendrait pas plus de réponse – après tout, peut-être qu’elle devrait tenter de la sorte, puisque, quoiqu’elle fasse, l’homme ne lui répondait pas. Et finalement, ils se percutent, lui ayant amorcé sa sortie et elle refusant de bouger.

Elle a l’impression que ses pieds se dérobent sous le choc, et pourtant, elle ne vacille pas. Elle soutient toujours son regard malgré la distance réduite entre eux. Ses yeux font le toboggan sur l’une de ses joues, crispée, puis descendent sur ses lèvres, d’où s’extirpe le souffle chaud de l’auror qu’elle sent sur sa joue. Elle se mord l’intérieur de sa joue, sa rage est là, sa haine aussi, bien présente, son regard soutient toujours celui d’Austin mais il y a quelque chose de différent. Et elle n’a pas le temps de reposer sa question, car tout se chamboule, le monde semble soudain s’inverser.

Subitement, il se saisit de ses poignets, l’empêchant de se servir de sa baguette et la bascule, dos au mur. Se collant à elle. Elle étouffe un cri de surprise. Elle ne s’attendait clairement pas ça et elle se laisse guider contre le mur, incapable d’émettre la moindre objection – suite à la surprise – ni de résister, la jeune femme n’ayant pas le gabarit de l’auror. Les mains de l’homme enserrent ses poignets avec violence, cette fureur qui clame autre chose que l’acharnement verbal dont il avait fait preuve à son encontre plutôt. L’arme de la jeune femme, tenue entre ses mains, se retrouvait désormais coincée entre les deux corps collés des deux sorciers, les mains de la jeune femme en contact direct avec la peau nue de l’auror. Elle sentait le long de son cou le souffle saccadé de l’homme, la chaleur qui se dégageait de lui. Et elle ne comprenait toujours pas. Sa tête tambourinant une cadence infernale, elle ne comprenait pas le message qu’il espérait lui faire passer. Ou peut-être était-ce le regard noir qu’il lui lançait qu’il la laissait perplexe, un regard empli d’une tempête certaine.

Leurs visages étaient proches, beaucoup trop proches. La jeune femme se rappelait pourtant sa condition, elle savait ses choix de vie, ses relations, l’émeraude qui avait partagé sa vie. Mais face à l’homme, après cette nuit étrange, après l’alcoolisation de la soirée, y’avait une sorte de latence. Elle aurait pu repousser l’homme, mais elle restait simplement tendue, entre le mur et lui. Avant qu’il ne décide de s’écarter, reculant à tâtons, libérant de son emprise les poignets de la jeune femme. Elle aurait dû réagir, le repousser, lui hurler dessus, mais elle n’en fit rien. Elle restait là, interdite. Respirant les effluves de l'homme du Ministère, se refusant à une quelconque remarque, se refusant à un quelconque laisser-aller.

Et lorsqu’il fut dans le salon, elle l’entendit lui demander – la supplier – de partir. Alors, seulement, à ce moment-là, elle reprit contenance. Elle secoua ses cheveux bruns au-dessus de ses épaules, et puis, d’une voix qu’elle essayait de rendre cassante, elle lui demanda « Vous fuyiez toujours les questions qu’on vous pose ? ». Elle avait légèrement bougé, mais restait toujours dans la salle de bain, suffisamment loin pour ne pas créer de nouvelle situation du genre, mais suffisamment prêt pour être entendue « C’était donc ça, vous étiez ni plus ni moins jaloux que ce moldu ? ». Elle ignorait la vérité, mais elle enfonça un peu plus loin sa lame « Il y a trop de boulot au Ministère et vous n’avez plus le temps de contenter vos besoins vitaux ? Je ne suis pas ce genre de femme ». Etait-ce son égo qui était blessé ? Avait-elle réellement pensé qu’il l’avait emmené ici pour cela ? D’ailleurs, elle demanda « Oh, ou alors vous croyez que je vais vous remercier de ne pas m’avoir trainé au Ministère ? C’était ça votre plan ? ». La voix était froide, elle cherchait à blesser, elle voulait écarter l’idée selon laquelle … selon quoi d’ailleurs ? La jeune femme l’ignorait, l’homme s’étant toujours montré froid et distant avec elle. Et de son côté, posait les questions permettait de faire taire sa propre conscience.
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Re: [Habitation] 21B Russell Street

Message par : Matt Austin, Dim 12 Aoû 2018 - 0:15


Les hurlements en lui étaient de plus en plus fort. De plus en plus douloureux. La respiration rauque. Haletante. Il rechutait. Rapidement. Trop. Sa vision était trouble. L’Auror n’arrivait plus à se contenir. A contenir se flots d’émotions trop longtemps enfoui en lui. Ses tempes étaient en feu. Il sentait des gouttes de sueurs rouler, glisser sur son front. Ses doigts serraient de plus en plus fort la bordure de son buffet. Tandis que son cœur. Lui. Tambourinait à une allure insoutenable dans sa poitrine. Le brun le sentait. Sentait qu’il allait exploser dans peu de temps. Rechuter. Se transformer. Redevenir cet homme qui détestait. Celui qui avait vécu caché. Celui qui avait fuit. Celui qui avait été détruit. Minable. Pitoyable.

La voix de la sorcière brune, juste derrière lui, résonna dans la pièce. Se répercuta entre les murs. Pour rentrer dans sa tête, ajoutant de la confusion. Ses reproches qu’elle lui fit. De fuir. De toujours fuir. Elle ne savait rien de lui mais elle touchait encore juste. Car le brun fuyait continuellement les problèmes. Surtout ceux qui le concernaient. Qui le dérangeaient. Qui le repoussaient. Pour ne pas avoir à répondre de ses actes. Pour pouvoir être libre. Sans attache. Mais cette fois ci, le sorcier n’était pas en état de lui répondre ou même de tenter de s’échapper. Rien.

Et de nouveau, elle haussa le ton. Pour qu’il l’entende. Des insinuations. Qui le blessèrent. Le touchant au plus profond. Son acte. Son acte lui avait donné une mauvaise image de l’homme. Une mauvaise image de lui même. Et comment pouvait-il le lui reprocher ? Ne venait-il pas lui montrer un acte guidé par des pulsions pathétiques et humaines ? N’était-il pas entrain de lui montrer le lamentable sorcier qu’il était ? Matt aurait voulu lui répondre. Lui faire comprendre que jamais. Jamais il n’avait pensé cela. Que l’interprétation de son geste était fausse. Mais sa langue était bloquée. Il n’y arrivait pas. Plus. Et son état l’aidait en rien.

Alors de longues secondes passèrent. Longues. Pendant lesquelles le franco-américain ne répondit rien, toujours haletant, la vision trouble. Sans aucun doute, il aurait de nouveau craqué. Chuter. Si l’Occlumancie, il ne maitrisait pas. Car après des années de pratique, le sorcier avait un contrôle quasi parfait de son esprit. Et dans sa faiblesse, se fut sa seule lumière. La main tendue sur laquelle il se précipita. Doucement. Doucement. Un grand vent souffla dans son esprit. Fort. Puissant. Balayer. Faire le ménage. Remettre de l’ordre. Une maitrise parfaite, quoi que fébrile. Car à tout moment, tout pouvait repartir en fumée. Tandis que son cœur se calma, reprenant une allure faible, sa respiration commença à reprendre un souffle lent, adéquat.

Mais malgré tous ces efforts, il ne faisait aucun doute que son esprit, son âme, avait été fissuré. La tour n’existait plus. De nouveaux sentiments avaient refaits surface mais l’Auror ne les avaient pas renvoyé dans un lieu sombre, dans une forteresse mentale. Non. Ils étaient bel et bien là. Mais le franco-américain se contentaient de les ignorer. Tout comme cette douleurs. Ce hurlement. Qui grondait à l’intérieur de lui. Pour le moment, le brun espérait que cela soit suffisant. Car pour reconstruire sa tour, sa forteresse, cela allait de nouveau lui prendre du temps. Un temps qui pour le moment, lui faisait défaut. Et réussir à cacher tout cela allait lui demander un effort considérable. Chaque jour.

Quand enfin, Matt se senti prêt, il se retourna pour faire face à Wildsmith. Toujours la. Et quand les prunelles vertes bleutées de l’Auror rencontrèrent la noirceur de celle de la sorcière, il tressailli. Sans protection, le sorcier se savait à la merci de la sorcière. Son âme pouvait à tout moment rebasculer. Le pousser à redevenir l’image qu’il venait de lui offrir quelques instants plutôt. Un effort considérable oui. Et le sorcier essaya de reprendre de la consistance. Essaye, posant une main sur le buffet, une main sur ses hanches. Mais son corps entier dégageait une aura de détresse qu’il tenta de camoufler par un visage impassible. Vaine tentative. Car sa voix était toujours fébrile.

« Ne vous méprenez pas, ce n’est pas de tout mon genre. Vous n’êtes pas du tout mon genre. Nouveau mensonge, convaincant ? Et ne pensez vous pas que j’en aurais profité bien avant si cela avait été le cas ? Par exemple, quand vous dormiez d’un sommeil profond ? »

Essayer de trouver des excuses. Encore et toujours. Pour expliquer cette pulsion qu’il avait eu. Cette destruction qu’il avait subit au contact de sa peau contre celle de la sorcière brune. Cette tentation contre laquelle il avait du lutter, quelques instants plus tôt. Le brun se doutait que d’essayer de répondre à des questions d’autres questions ne seraient pas suffisantes pour la propriétaire du Heurtoir. Mais, il avait du improviser. Chose plutôt rare pour lui qui était tant organisé dans sa vie entière. Et quelques de mots en plus sortir de ses lèvres pour tenter une excuse. Nouvelle chose que le brun ne faisait que rarement.

« Je ne puis que m’excusez de mon geste si disgracieux. Si pitoyable que j’ai eu envers vous… Je… Je ne peux moi-même me l’expliquer. »

Vérité à moitié. Car il savait pertinemment pourquoi il avait agit de la sorte. Ce qui l’avait poussé à le faire. C’était justement eux. Ces sentiments qu’il ignorait, qui l’avait poussé à agir de la sorte. Mais l’avouer lui était impossible. Car la femme qui lui faisait face, l’Auror ne pouvait s’expliquer à quel point elle ne le laissait pas insensible. Un mélange de sentiment. Dont la haine faisait aussi partie. Une haine de l’avoir fait tomber. Tomber de sa tour.

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Re: [Habitation] 21B Russell Street

Message par : Elly Wildsmith, Dim 12 Aoû 2018 - 1:18


Il y a trop de moment de latence, trop de doute, trop de non-dits, de dénis. La jeune femme ignore le combat intérieur dans lequel l’auror est plongé, elle ignore qu’elle est la cause de ses tourments, comment pourrait-elle le savoir après tout ? Elle ne le connaissait pas, lui ne la connaissait pas non plus, c’était, somme toute, deux parfaits inconnus l’un pour l’autre. Alors elle attendait, sans doute un peu trop sagement, que l’homme réponde à ses questions, à sa provocation. Pas qu’il fuit une nouvelle fois, non, qu’il affronte.

Elle l’observe alors, de sa position, qui s’écarte, qui ferme les yeux, qui fait le vide dans son esprit. D’ici, elle peut voir les traits tirés de son visage, la crispation de ses muscles. Elle souffle elle aussi. Car l’épisode contre le mur quelques instants plutôt à laisser quelques traces sur le corps de la jeune femme. Hormis quelques marques disgracieuses à ses poignets, sa respiration s’était également coupée, quelques instants. Rien de bien méchant, juste qu’elle reprenait doucement un rythme régulier, et parfois, elle soufflait plus fort que d’autres. Mais son regard, jamais, ne quittait l’homme.

Pourtant, elle lui laissait le temps, le temps nécessaire pour se reprendre, elle n’insistait pas. Alors qu’elle aurait pu, poser d’autres questions, les enchainer, encore et encore. Jusqu’à ce qu’il craque. Mais elle n’avait aucun intérêt à cela, elle cherchait juste à comprendre les réactions de l’homme face à elle, et elle était bien loin de pouvoir comprendre ce qui se tramait dans l’esprit de l’auror. Bien loin de son passé tumultueux. Après tout, elle avait le sien. Alors elle attendait, pas vraiment sereine, que l’homme lui fasse face.

Et enfin, il le fit. Il se retourna, elle, son regard n’avait pas changé. Mais lui, il paraissait si … Perdu ? Pourtant, elle ne voulait pas se laissait attendrir, elle se le refusait. Pour des raisons qui lui étaient propre, il en était hors de question. Et puis, de toute façon, à la manière dont il lui répondit on sentait bien qu’elle était plutôt dérangeante pour lui. La provocation « Vous n’êtes pas du tout mon genre », toucha la jeune femme, sans qu’elle ne s’explique réellement pourquoi. Elle ravala pourtant sa fierté et le laissa terminé ses piques et provocations diverses. Après tout, elle l’avait fait également, pourquoi lui s’en serait privé ? C’était un échange de bon procédé, en quelque sorte. Même si c’était assez douloureux, elle devait bien se l’avouer.

Et il continue, sur la même longueur d’onde, qu’il aurait pu abuser d’elle lorsqu’elle était endormie. Il n’avait pas totalement tort, mais peut-être que la viande saoule le rebutait, après tout elle n’en savait rien. Sa voix était cassée, fendue, comme si subitement il avait perdu l’aplomb qu’elle lui avait pourtant connu lors de leurs précédentes rencontres. Mais elle écoutait, le regard toujours empli d’une tempête certaine. Pourtant, elle fut prise au dépourvue lorsqu’il s’excusa de son comportement disgracieux. Alors elle arqua un sourcil, essayant de comprendre ce qu’elle venait d’entendre. Pourquoi s’excusait-il ? De l’avoir plaquer contre le mur d’une salle de bain ? De l’avoir amenée, de force, dans son habitation ? Ou de l’avoir laisser se faire violenter par un moldu dans une ruelle malfamée de Londres ?

A mesure que les pensées de la brune s’activaient, ses prunelles se faisaient plus sombres encore, elle cherchait à comprendre mais il y avait plus de questions que de réponses, et ceci, la jeune femme ne le comprenait pas. Alors, d’une phrase assassine, elle pesta « Oh, vous vous excusez pour un geste disgracieux, mais vous ne vous excusez pas de m’avoir laissé me faire violenter par un moldu, qu’importe ce qu’il aurait pu faire, vous vous en foutiez, n’est-ce pas ? ». Elle est arrogante, elle ressent du mépris pour ce qu’elle ne comprend pas, et l’homme face à elle, elle ne le comprend pas du tout. Elle cherche à savoir, à comprendre.

Alors, elle se rapproche. A son tour, elle pose sa si précieuse baguette sur le buffet. Une de ses mains non loin de celles de l’auror. Ce qu’elle ne comprend pas l’intrigue, alors elle cherche, toujours. Et pour se faire elle est prête à pousser l’homme dans ses derniers retranchements, qu’il craque, qu’il explique, qu’il se justifie. Pourquoi fuir face à une femme qui se fait violentée ? Pourquoi être si désagréable avec une victime ? Certes, elle avait voulu s’amuser, mais lui n’en savait rien. En tant qu’auror, n’était-il pas supposé la défendre également ?

Alors, elle enfonce le clou, elle pose ses doigts sur sa main, cherche son regard. Elle aime jouer de ses charmes ainsi, bien qu’elle ignore si cela fonctionne avec l’auror, mais quelque chose, irrémédiablement, la pousse à insister. Les yeux toujours remplis de sa colère, elle demande d’une voix pourtant adoucie, bien que teintée d’amertume « Les aurors ne sont-ils pas supposés intervenir quand l’un de leurs compatriotes est en bien mauvaise posture ? ». Et puis, elle se détourne. Totalement, elle rompt le contact fugace de sa main sur la sienne, ce contact chaleureux qu’elle refuse pourtant. Elle lui tourne le dos, va chercher ses chaussures laissées dans la chambre de l’auror, revient, quelques secondes, tout au plus, toujours dos à lui. Elle enfile ses talons, et d’une voix cinglante, demande « Et puis, vous l’avez dit, je prenais du plaisir, n’est-ce pas ? ». Et cette fois-ci, elle le toise sévèrement du regard, ne le lâche pas une seule seconde.
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Re: [Habitation] 21B Russell Street

Message par : Matt Austin, Dim 12 Aoû 2018 - 2:34


L’Auror se tient face à la brune, ses prunelles fixant les siennes. Il vient de faire un ultime pas vers elle. Des excuses. Alors même qu’au fond de lui même, cette rage continue de battre. Un conflit intérieur qui le menace lui. Mais aussi elle. Et le brun espère. Espère que la sorcière va se contenter des mots qui sont sorti de ses lèvres. Se contenter de cela pour le laisser tranquille. Repartir. Ne plus jamais se voir. Car à cet instant précis, le sorcier se sait faible. Au bord de la rupture. Au bord de la chute. Instable. Une seule goutte suffirait à faire déborder le verre. A le faire éclater. A le briser. La sorcière ne peut s’en rendre compte, mais face à elle, se trouve un homme qui peut, à tout moment, devenir son pire cauchemar. A réveiller un démon trop longtemps endormis en lui.

Elle aurait du s’en rendre compte. Voir en lui. N’avait-elle donc pas lu les différents rapports établis par leur hiérarchie ? Sur lui. Lui qui avait travaillé pour le bureau avant elle. Lui que ce métier avait brisé. Indirectement certes. Mais il savait. Il savait que les rapports des psychologues du Ministère qui l’avait suivit étaient la bas. Ceux qui avaient suivit son évolution. Sa rééducation. Les premiers parlaient d’un homme détruit. Abattu. D’une coquille vide et sans âme. Les derniers parlaient d’un homme nouveau. D’un sorcier dont ils n’arrivaient plus à lire en lui. D’une force mentale qui l’avait poussé à se relever. Certains avaient même émis des doutes, des avis négatif quant à son retour dans les rangs du Ministère. Instable. Une part d’ombre en lui. Qui finirait par le dévorer.

Le sorcier savait pertinemment qu’en lui, au fond de son âme, les séquelles de son combat cette nuit étaient toujours présentes. Une rage profonde. Une peur immense. La peur de la mort. Et le brun le cachait. Espérant que tout cela, jamais, ne prenne le pas sur lui. Qu’il soit assez fort pour résister. Tout cela, avant de rencontrer Elly Wildsmith. Avant de lire sa détresse. Une détresse aux troublants points communs avec celle qu’il avait eu, toujours cachée en lui. Un passé proche. Et cela l’avait touché. Pour une raison qu’il n’arrivait à l’expliquer. Cela l’avait attiré. Mais le franco-américain avait tout fait pour se protéger. Pour s’écarter de cette chose qui se développait jours après jours dans son âme. Mais la, à cet instant précis, il n’avait plus aucune protection. Plus la force de mentalement de lutter.

Le sorcier lutta quand la voix de Wildsmith se porta jusqu’à ses oreilles. De simples mots qui furent efficace. Lui reprocher ses excuses. Et au prix d’un effort considérable, il réussit. Réussit à repousser cette rage. Ce mélange de sentiment prêt à exploser. Un ultime effort inefficace. Car l’ancienne cheffe du bureau des Aurors se reprocha alors de lui, posant sa baguette à son tour sur le buffet. Puis un geste simple. Mais qui fissure le brun. La main douce et chaude de la sorcière se posa sur la sienne. Un contact anodin. Mais qui provoqua une explosion en l’Auror. Son corps entier vibra. Peau contre peau. Sa respiration se coupa alors même que d’une voix adoucie elle lui lance de nouvelle parole abjecte. Des mots que le brun n’entendant pas. Ses prunelles perdues dans l’immensité sombre de celle de son interlocutrice.

Puis la brune rompt le contact. D’un simple détournement. S’éloignant de lui pour repartir en direction de la chambre du sorcier. Mais déjà, le brun est a sombré. Son regard est vide. Tout est vide en lui. Un étrange calme. Un calme avant la tempête. Qui va être redoutable. Et puis la voilà. Elle revient vers lui, chaussures aux pieds. Lui n’a toujours pas bougé. De nouveaux mots. Durs. Froids. Mais qui résonne dans la coquille vide qu’est devenu l’Auror. Les yeux de Matt semblent la fixer, mais ce n’est que le vide qu’il regarde.

Puis tout remonte en lui. Tout explose. Ravageant ce qu’il est. Ce qu’il était devenu. Le poussant. Le dévorant. Son regard devient à son tour noir, glacial, terrifiant. Une grimace ignoble se forme sur son visage tant la douleur lui est insoutenable. Il laisse échapper un rire. Malsain. Machiavélique. Ses doigts resserrèrent le buffet dont le bois émet un craquement sordide. La peur. La haine. Des souvenirs remontent en lui. La mort. L’amour. L’oubli. Il ne peut plus rien contenir. Plus assez. Plus longtemps. Sa voix résonne dans l’habitation. Un hurlement de rage. Glacial. Il n’y tient plus. Il ne tient plus devant elle. Elle l’a poussé à bout. Au delà de ses retranchements.

« Ferme la. Ferme la. Ferme la. » Le dernier est hurlé contre elle, terrifiant.

Plus de vouvoiement. Plus de parole respectable. Juste de la colère. Envers cette femme qui a osé se jouer de lui. Qui l’a bousculé. Qui l’avait fait chuter. Plus rien. Et en quelques pas, il réduit la distance qui la séparait de la sorcière. Le brun dépasse la brune de quelques centimètres, suffisamment pour qu’elle soit obligée de lever les yeux pour continuer de le fixer. Ses poings sont fermés. Il dégage une aura terrifiante. Plus de bienveillance. Peut-on être encore plus glaciale que la glace elle même ? Sa respiration est brusque, son souffle chaud jeté au visage de la propriétaire du Heurtoir.

« Tu ne sais rien. Rien ! Alors tais toi. Son regard fixe les prunelles face à lui mais son esprit est submergé par un sentiment incontrôlé. Tu n’as aucune idée de ce que tu as fais. Aucune. Tout allais très bien avant que je te voie comme une coquille vide dans le Ministère. Tu ne sais rien du tout. Rien. »

Les paroles sont dures mais surement incompréhensibles pour la sorcière. Cela ne fait aucun doute. Mais pour le brun, tout est très clair. Il lui reproche de l’avoir brisé. D’avoir provoqué en lui la renaissance d’un sentiment qu’il avait oublié. Qu’il avait renié. D’un sentiment incontrôlable qui avait finit par le dévorer. Car oui. Ces points communs qui les reliaient. Cette tristesse que lui aussi avait connu. Lui avait fait comprendre qu’il n’était plus seul. Un idée qui avait fait son chemin en lui pour devenir un sentiment inexpliqué. Qu’il avait ignoré. Avant de la revoir dans cette impasse.

Le brun recule dans un élan de lucidité avant que la rage reprenne le pas sur lui. D’une main, d’un geste vif, envoie balader dans le salon les quelques photographies présentes sur le buffet. D’un autre geste, son poing s’écrase sur le mur le plus proche, laissant une marque ensanglantée. Et d’un coup de pied rageur, il retourne la table base située entre son canapé et le meuble de télévision. Ses pas le mènent jusqu’à sa cuisine où l’Auror se prend la tête entre les mains. En pleine crise, il envoi balader sur le sol le pot à couverts sur le plan de travail.

Matt avait mit de longs mois à s’ériger une forteresse mentale, une protection pour ne plus jamais ressentir le moindre sentiment. Pour se hisser au dessus de tout. Pour ne plus souffrir. Mais une simple rencontre l’avait fait chuter. De nouveau. Et il n’avait pu contenir cette rage en lui. Car il n’acceptait pas ses sentiments qui commençaient à se développer pour cette inconnue qui lui semblait si proche de lui dans la tristesse. Sa peur était revenue. Celle de redevenir faible. A la merci des mages noirs. Inutile. La mort le guettait de nouveau. Le brun le ressentait.

Ses mains se posèrent sur l’évier en inox de sa cuisine, son regard fixant l’évacuation de l’eau de ce dernier. Il bouillonnait intérieurement mais essayait de reprendre le contrôle, loin de elle. Matt n’avait plus la force de lui dire de partir. De dégager de chez lui. De le laisser ici. Seul. Et quelques gouttes chutèrent et percutèrent le fond de levier, assombrissant l’inox. On dirait que la pluie venait de se manifester.
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Elly Wildsmith
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Re: [Habitation] 21B Russell Street

Message par : Elly Wildsmith, Lun 13 Aoû 2018 - 1:19


Elle le toise toujours du regard, elle ne lâche pas la silhouette de l’auror. Elle ne baisse pas le regard, jamais. Mais elle sent sa haine qui progresse, qui s’amplifie, elle la perçoit là, juste au bord du précipice près duquel elle avait bousculé l’auror. Et le meuble qui craque sous les mains de l’homme ne lui laisse présager rien de bon, car elle le sait, la hargne qu’elle a créé, elle va devoir l’affronter tôt ou tard. Elle espère de cette manière obtenir des réponses à ses questions, mais rien ne permettait de dire qu’elle avait fait le bon choix.

La grimace sur le visage de l’auror, elle ne la voit pas, mais le rire par contre. Ce rire, si malsain, si machiavélique. Elle l’entend, il la possède un instant. Le rire noir résonne dans ses oreilles, c’est affreux. Elle sait qu’elle a gagné, pourtant, elle n’arrive pas à s’en satisfaire, parce qu’il y a un quelque chose de bestial dans le cri de rage qui exulte du corps de l’auror. Un ordre qu’il hurle, qu’il crie au visage de la jeune femme « Ferme là ». Elle en reste stoïque, mais elle ne bouge pas, elle ne recule pas. L’ordre l’impressionne, un peu. Le fait surtout que l’homme sorte de ses gonds, qu’il atteigne le point de non-retour dans sa maitrise de lui-même. Il paraissait si … froid, si inatteignable, si détestable. Les lèvres de l’ancienne auror retiennent un rictus, elle est satisfaite de l’avoir pousser à bout. D’avoir réussi à le mener là où elle le voulait, c’était elle, après tout, qui menait la danse.

Mais la jeune femme avait sans doute oublié qu’il fallait être deux pour danser. Et que le petit jeu qu’elle avait joué avec l’auror allait probablement se retournait contre elle. L’atmosphère devient irrespirable, elle sent cette chaleur étouffante qui l’accable. Elle aurait dû partir, elle le sait, elle le pressent, pourquoi n’avait-elle pas sentir venir la fureur avant qu’elle ne soit face à elle ? Et un clignement de paupière plus tard, les pas furieux de l’auror l’ont déplacés jusqu’à elle. Elle vacille. Obligée de lever la tête pour pouvoir le regarder. Pour pouvoir le fixer avec des yeux interrogatifs. Il faudrait que la jeune femme enclenche un mouvement de recul, mais elle est tétanisée par ce que dégage l’auror. Y’a cette noirceur inconnue qui vient la secouer alors qu’elle se pensait maitresse de la situation.

Sa respiration est saccadée, elle sent son souffle chaud sur sa peau à mesure qu’il vocifère contre elle. Elle prend chacun des reproches de face, mais intérieurement, elle se brise plus qu’elle ne l’est déjà. Il lui renvoie cette image d’elle au Ministère : perdue et pleurant la perte d’un être cher. Qu’elle a pourtant sorti de sa vie. Elle se mord à nouveau l’intérieur de la joue. A son tour elle est exposée à sa faiblesse, à celle qui la ronge petit à petit, pire qu’un venin dans ses veines. Qui pourrit son sang, sa moelle. Peut-elle survivre à cela ? Il a cessé toute politesse, tout respect, tout vouvoiement, toute distance. Il la rend responsable … mais elle ignore de quoi. Elle avale difficile sa salive alors que lui recule.

Et la scène, des yeux de la brune, bascule dans une violence inouïe. Des photos voltigent à travers la pièce, l’auror imprime ses poings dans les murs, sur les meubles, balance tout ce qui tombe à sa portée pour finalement s’exiler dans ce qui semble être sa cuisine. La jeune femme tremble, sa respiration se coupe, elle est au bord d’une nouvelle crise d’angoisse qu’elle ne veut pas avoir à contrôler. Pas ici, pas en présence de l’homme. Alors qu’elle l’entend qui rage dans la cuisine, qu’elle entend les objets qui tombent, qu’elle voit les marques de sang qui impriment les murs. Qu’elle connait la douleur qui le ravage, qu’elle comprend la colère qu’elle a déclenchée. Alors qu’elle se sait responsable de tout ça, alors qu’elle pourrait lui venir en aide, pansait ses plaies. Et pourtant, il n’en est rien. Elle avance, d’un pas mal assuré. D’un pas qui indique toute sa fragilité, toutes ses faiblesses. Elle veut garder la face, sortir d’ici indemne, faire reculer la sensation de malaise née quelques instants plutôt. Elle déglutit, tente de reprendre une voix froide, blanche, polaire, afin que l’homme comprenne qu’elle avait gagné, purement, et simplement. C’était un jeu, un vaste jeu de carte, un château si fragile, qu’elle avait érigé, doucement. Pour souffler dessus, simplement, et abattre dès lors ses dernières cartes, sa protection.

Alors, elle se rapproche. Des pas lents, loin de l’allure de femme fatale qu’elle arborait la veille. Des pas fatigués, mesurés. Bien loin de la violence des propos qu’elle s’apprêtait à cracher. Elle se rapproche de la cuisine, reste à nouveau sur le pas de la porte. Et balance sa douleur, sa cruauté, au visage de l’autre. De l’individu autant empli de souffrance qu’elle-même. Pourtant, les premiers mots sont faibles, on sent qu’elle cherche plus à faire mal qu’autre chose. « C’est donc ça, vous avez du mal à contrôler vos pulsions et vous vous vengez de la sorte ? Sur des pauvres victimes dans la rue ? Ah vous pouviez dire que je vous dégoutais n'est-ce pas ! ». Ca ne voulait absolument rien dire, la brune le savait, mais c’était plus fort qu’elle. Il fallait qu’il souffre. Comme elle souffrait, c’était un tandem particulier, délicat. Elle insiste « C’est tout ce dont vous êtes capables ? ». Frôler avec le danger, avec la Mort, peut-être. Oserait-elle le pousser pour qu’il commette l’irréparable ? Ou devrait-elle se servir elle-même ? Elle le regarde, la tête entre ses mains, au-dessus de l’évier de la cuisine, elle aurait presque de la compassion pour lui, qu’elle chasse pourtant bien vite. Comme pour éviter de réveiller sa conscience, comme pour éviter de ressentir quoique ce soit pour l’auror soit froid que la neige.
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Re: [Habitation] 21B Russell Street

Message par : Matt Austin, Mer 15 Aoû 2018 - 1:35


Ses yeux fixaient toujours le fond de l’évier en inox, la vision trouble. Sa respiration était redevenue rauque et haletante. Matt n’arrivait pas à reprendre le contrôle de son corps, de son esprit. Tout s’embrouillait en lui. Plus aucune de ses pensées étaient cohérentes. Plus rien ne lui semblait rationnel ou évident. Rien. Une seule idée semblait faire son chemin. La sorcière lui était nuisible. Bien trop. Elle devait partir. Par la force si cela était nécessaire. Car l’Auror venait de perdre. De perdre tout ce qu’il avait pu construire par le passé. Et tout reconstruire allait lui prendre du temps. Un temps qu’il n’était pas sûr d’avoir.

D’un coin de l’oreille, le franco-américain entend alors les pas souples de la brune arriver dans son dos. Elle ne fait pas cette erreur. Cette erreur de s’approcher trop près de lui. De risquer un nouveau déferlement de haine. Bien plus puissant. Bien plus dangereux. Inconsciente de l’avoir poussé dans ses retranchements. D’avoir laissé surgir en lui une part d’ombre trop longtemps refoulée. Mais assez raisonnée pour se tenir loin de lui. Assez pour avoir compris, enfin Matt l’espérait, le danger qu’il représentait. La. A cet instant. Pour elle. Car il se sentait. À tout moment, le brun pouvait bousculer non pas dans une violence verbale, mais bien physique. Et c’était moche.

Et alors que le brun se forçait à calmer ses nerfs, il entendit la voix de Wildsmith dans son dos. Elle brisa le silence pesant qui régnait dans la pièce. Agressive. Violente. Elle en rajoute une couche. Encore. Toujours. Pour le pousser. C’était un jeu pour elle, cela ne faisait aucun doute. Et elle ne semblait pas comprendre la portée de ses paroles. De ses mots. Alors même que le brun pensait que la jeune femme avait comprit les risques avec lesquels elle s’amusait, elle venait de lui démontrer le contraire. La sorcière était effectivement inconsciente. Car à peine eut elle finie de prononcer ses phrases, d’envoyer de nouveau piques à l’intention de l’Auror, que ce dernier ressenti en lui cette rage bouillir. De nouveau prête à déborder. A prendre le pas sur lui.

Mais Matt serra les dents tout comme ses mains se resserrèrent sur l’inox de son évier. Ses jointures blanchirent. Les muscles fins de ses bras se contractèrent. Ne pas céder. Ne pas céder à la provocation. Non. Faire de son mieux pour résister. Résister à cette envie de lui envoyer au visage les ustensiles de cuisine, couteaux compris, qui trainaient sur son plan de travail. Non. Il devait prendre sur lui. Supporter ces nouvelles remarques. Se calmer. Reprendre le contrôle sur lui-même. Le brun fixait toujours le fon de l’évier mais son regard était vide. Car au fond de lui, le conflit venait de prendre. Et il s’efforçait de le calmer.

De longues inspirations, bruyantes et haletantes. Des secondes passées à fixer l’inox. A imaginer mille et une façon d’en terminer avec tout cela. Rien de mortel. Sa conscience, ses principes l’en empêchaient. Mais il existait bien des façons de faire disparaître une personne de son esprit. De nombreux moyens. De nombreux sortilèges. Et pour le moment, l’Auror devait surtout réussir à ramener un certain calme. Chez lui. Mais aussi en lui. Alors, il se retourna pour faire face à la sorcière, ses doigts toujours serrés autour de l’inox de l’évier. Aucun sourire. Un visage fermé. Un ton glacial. Rien de bienveillant. Juste une simple demande.

« Partez. Vraiment. C’est mieux pour vous comme pour moi. Quelques secondes de pause, durant lesquelles le sorcier continuait de la fixer. Je pense que nous nous sommes tout dis Wildsmith. »

Matt souhaitait mettre un terme à tout ça. A l’enfer qu’il était entrain de vivre à cause de la brune. A l’enfer aussi qu’il venait de faire vivre à la sorcière. Car il se savait au bord du précipice. Il avait besoin de calme. De retrouver une certaine sérénité. Ici même. Dans sa maison. Car même après le départ de la sorcière, il ne faisait aucun doute pour lui, qu’oublier son passage sera impossible. Sans cesse il la reverrait. Dans ses draps. Dans son lit. Et même si sa haine envers elle était puissante, importante, le brun savait qu’elle était bien autre chose pour lui. Mais Matt ne se l’avouerait pas. Jamais. Il voulait la rayer de sa vie. Retrouver cette forteresse qu’il avait construit. Pour ne plus souffrir. Lui et son entourage.
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Re: [Habitation] 21B Russell Street

Message par : Elly Wildsmith, Mer 15 Aoû 2018 - 3:23


LA Matt

Elle a envie de franchir les limites, de braver les interdits, de pousser encore plus loin le vice, d’aller chercher la haine et la rage chez l’homme face à elle. Mais quelque chose la retient. Est-ce l’empathie face à la douleur qu’elle perçoit chez l’auror ? Est-ce leur gravure commune, cette cicatrice qui ornait leurs deux corps ? Elle soupire, elle aimerait être plus forte, enfoncé plus loin la lame de la douleur, des phrases qui font mal, qui font souffrir. Mais était-ce la fatigue, était-ce la pitié, elle pensait n’en avoir plus la force. Elle le regarde, lui qui est toujours concentré sur l’évier de sa cuisine, on aurait presque dit qu’il voulait s’y noyer, s’y abandonner totalement.

Les secondes puis les minutes passent. La jeune femme attend une réponse, des mots. De la haine, de la hargne, de la colère. Mais rien ne vient. Est-elle déçue ? Oui, car elle a besoin de ce genre de confrontation pour exister. Du danger omniprésent. De sentir la colère des autres sur elle, d’être le poison, qui enflamme, qui engendre la haine et le mal. C’était viscéral ce besoin. Impressionnant aussi pour la jeune femme qui avait toujours été rangée, qui avait toujours tout fait pour les autres. Désormais, elle les jetait au bord d’un précipice sans états d’âme. Ou peut-être était-ce l’état d’âme en question ? Cette sensation de pincement au fond d’elle-même ? Reclus à triple tours sous une carapace suffisamment épaisse pour ne pas être percée à jour.

Le silence était seulement coupé de leurs respirations. Calme et douce pour elle, et saccadée, brutale, pour lui. Des bruits respiratoires qui trahissaient clairement l’énervement qu’elle avait créé chez lui. Elle n’obtiendrait probablement jamais de réponses à ses questions, elle le savait. Elle ne recroiserait jamais l’homme, c’était sûr. Ni lui, ni elle ne le voulait. Et finalement, il se retourne pour lui faire face. Le visage totalement fermé, froid, distant, lointain. Ça pique la jeune femme, sans qu’elle ne comprenne réellement pourquoi. Elle est bien loin des signes ou symptômes que peut bien lui envoyer son organisme, non, elle le regarde, fixement.

Et la voix qui provient jusqu’à elle est aussi froide que le pôle Nord. La brune est presque certaine que même dans le plus froid des hivers, elle ressentirait plus de chaleur qu’ici, face à l’homme qui semblait lui vouer une haine incroyable. Qu’avait-elle fait pour cela ? Elle n’y voyait pas clair. Elle aurait pourtant voulu savoir ce qui habitait l’homme, ce qui restait un mystère pour elle actuellement. Comme si à son contact, à sa présence, la jeune femme déclenchait un lui un torrent de ressentiment. Certes, elle le cherchait, elle le voulait, mais il y avait quelque chose de plus …. Quelque chose de différent qu’elle n’arrivait pas à comprendre. Alors elle cherchait les limites, elle les repoussait. Et quand l’homme lui indiqua qu’elle devait partir, qu’ils s’étaient tout dit, ce fut plus fort qu’elle, elle se rapprocha.

Elle voulait juste dire « Au revoir », tout en continuant à outrepasser les règles et les limites établies par l’auror. Faire céder l’homme, déclencher sa foudre, sa haine, voir à quel point elle était destructrice. Souhaiter, en quelque sorte, qu’il réponde à sa violence par la violence. Alors d’un pas lent, d’un mouvement suffisamment prudent pour lui permettre d’apprécier la distance qui réduisait entre eux deux, elle se rapprochait dangereusement. Pourtant, dans sa tête, ça clignotait. Un gros stop rouge qui lui indiquait de faire demi-tour, de partir. Mais elle continue, diminue la distance entre eux deux, plante ses prunelles dans les siennes alors qu’il ne reste qu’une poignée de centimètre. Elle sent son souffle colérique sur elle, encore une fois. Et puis, dans un geste totalement désuet, voué, à nouveau, à faire disjoncter le trentenaire, elle pose sa main sur son épaule. Ses doigts qui descendent, lentement, vers la cicatrice qu’elle avait en commun avec l’homme. Elle observe, lentement, les réactions, le corps de l’homme qui se tend. Joue-t-elle encore ? Oui, sans aucun doute. Elle est fatiguée, usée par cette vie dont elle ne veut plus. Elle cherche à jouer avec le danger et l’homme représente très clairement une solution à son dilemme.

Mais quelque chose dans le regard de l’homme change. Elle recule, prise d’une soudaine prise de conscience. Elle ouvre la bouche, comme pour se défendre des propos qu’il allait lui dire. Mais elle n’a pas le temps de faire quoique ce soit, elle n’a pas le temps de réagir qu’un bruit se fait entendre. Ca résonne dans la maison de l’auror. Surprise et interdite, la jeune femme recule. Et l’auror passe brutalement devant elle, la bouscule un peu. La jeune femme le suit du regard, avant d’entendre ce qu’elle pense être la porte d’entrée s’ouvrir. « Bonjour Matt ». Une pause, une hésitation dans les pas de la jeune femme. Elle se sentait définitivement de trop par ici, comme si subitement elle prenait conscience qu’elle jouait un peu trop avec le feu. « Nous avons été alerté par le voisinage suite à des bruits de querelle ». Des flics. Voilà. Exactement. C’était ça. La jeune femme soupire. Elle aurait dû partir quand il le lui avait demandé, c’était quoi cette manie de toujours chercher le danger, de le frôler, de vouloir jouer avec lui ?

Discrètement, elle se rapproche de la porte d’entrée, mais à distance raisonnable de l’auror. Histoire de ne pas prendre trop de risque non plus. Après tout, elle l’avait cherché, s’il disjonctait maintenant, ce serait entièrement sa faute. Même si elle avait besoin d’obtenir une réponse à ses questions. C’était pas vital, mais tout comme. La curiosité en quelque sorte. Mais là, face aux moldus, elle se garderait bien de lui dire. Un regard pour le salon dévasté par la colère du trentenaire, l’ancienne auror se demandait ce qu’Austin pourrait bien leur répondre, parce que clairement … le bordel parlait pour lui. Elle se risqua tout de même à un « Bonjour », timide, et quelque peu murmuré, bien loin du jeu qu’elle avait quelques instants plutôt.
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Re: [Habitation] 21B Russell Street

Message par : Matt Austin, Mer 15 Aoû 2018 - 20:20


C’était dit. Matt venait de lui formuler une demande. Simple. Facile. Qu’elle parte de chez lui. Qu’elle le laisse en paix. Seul. Car le brun voulait pouvoir se retrouver au calme. La brune venait de le pousser à bout et il ne voulait plus la voir. Plus sentir sa présence ici. Mais la sorcière ne semblait pas l’entendre de tcette manière. Elle voulait continuer à se jouer de lui. Continuer à le provoquer. C’était une erreur. L’Auror aurait voulu lui hurler dessus de partir avant que les choses ne dégénèrent entre eux. Lui imposer de partir. Pour éviter le pire. L’inévitable. Car à peine les mots échappés des lèvres du franco-américain, sa demande formulée, que la brune bougea.

Non pour partir. Pour se retourner et s’en aller de chez lui. Non. Son regard glacial suivit les pas de la silhouette de la brune, qui prenait sa direction. Plus elle se rapprochait de lui, plus le regard de l’Auror devenait sombre, désapprouvant cette proximité qu’elle était en train de créer entre eux. Par la barbe de Merlin ! Ne comprenait-elle donc pas l’anglais ? Pourtant elle lui avait démontré l’inverse, utilisant la langue de Shakespeare avec brio pour le blesser au plus profond de son âme. Ne pouvait-elle pas simplement partir ? Non. Car bientôt, la brune arriva à sa hauteur, trop proche au gout du sorcier, mais qui n’esquissa aucun mouvement pour fuir cette proximité. Son regard glacial, ses prunelles vertes bleutées étaient plongées dans la noirceur de celles de la brune. Il la dépassait à peine de quelques centimètres, notamment à cause de ses talons. Et pourtant, l’Auror se sentait infiniment petit à cet instant.

Du coin de l’œil, le regard de Matt suit, observe le mouvement débuté par la brune. Cette main qui s’approche de lui. Il ne recule pas. N’essaye pas non plus de se dérober. Le brun reste figé sur place, incapable de se mouvoir pour s’échapper, prit dans la toile que venait de lui tendre la sorcière. Au contact des doigts doux, féminin de la jeune femme, son corps entier est électrisé, ses muscles se crispent. Il est incapable de parler. Le contacte de la peau de la sorcière sur la sienne fait naître en lui des sensations bien longtemps oubliées. Paralysé, il la laisse faire tandis que les doigts de Wildsmith parcourent son épaule et que doucement, sa main descend jusqu’à effleurer le nombre gravé dans la peau de l’agent d’élite du Ministère de la Magie. Un souvenir du passé. Un souvenir de sa chute. Le contact sur cette blessure fait remonter en lui des souvenirs douleurs. D’horribles souvenirs. Un moment dont le sorcier ne s’est jamais remis. Et comment pouvait-on vraiment se remettre après avoir frôlé la mort ? Dansé avec elle ?

La haine qui a en lui depuis plusieurs minutes. Cette haine ne fait que s’agrandir, plus les souvenirs de sa débâcle, de son passé refont surface dans son esprit. Il se souvient. Bien trop. De la douleur ressentie. Autant physique que morale. Car lors de cette soirée, le brun avait choisi de suivre son métier et non son cœur. Et le fait que ça soit elle, Wildsmith, qui effleure cette cicatrice, n’arrange nullement les choses pour le sorcier. Il aurait surement réagi d’une autre manière si cela avait été une personne différente. Une autre. Mais pas elle. Non. Car le brun la rapproche indirectement de son amour passé, détruit. La rage. La haine. Ne fait que s’accroitre en lui. Mais cette fois, il ne lutte pas contre elle tandis qu’elle se repend dans son corps. Il laisse cette ombre prendre le pas. Une ombre froide. Effrayante. Et sa chute n’est pas semblable à celle d’avant. A cette crise qu’il a eu quelques instants plutôt. Pas de violence abusive non. Pas cette fois.

Et la sorcière, dans une éclaire de conscience, aperçoit cette ombre au fond du regard de l’Auror. Effrayante. Glaciale. Les yeux de franco-américain se plissent. Aucune parole. Aucune débordement verbale ou physique. Son regard est différent de tout ce qu’elle a pu voir avant. Car son aura dégage une froideur calme, malsaine. Ce genre de froideur qui ne présage rien de bon. Un regard calculateur. Mais Wildsmith recule, soudainement piquée, surement consciente qu’elle vient de réveiller en Matt un pulsion sombre, noire. Son visage est impassible. Aucun de ses traits ne laissent filtrer la moindre émotion. Rien. Pas de sourire carnassier ou ironique. Juste ses pupilles qui lui laissent entrevoir un effrayant sentiment.

La sorcière recule, mais ce n’est pas suffisant pour s’éloigner de lui. Pour briser cette proximité qu’elle avait elle-même provoquée. Car en quelques pas, Matt réduit de nouveau la distance entre eux. Il est effrayant. Aucun mot de s’échappe de ses lèvres. Il lui avait laissé une chance de partir. De s’enfuir. Maintenant c’était trop tard pour elle. La sorcière était prise dans sa propre toile, celle qu’elle avait tendue pour lui. Tous deux ont déposé leur baguette magique. Grave erreur pour la jeune femme. Car physiquement, l’Auror le sait. Il n’aura aucun mal à prendre le dessus sur elle. Alors, il s’approche de plus en plus, seule une froideur malsaine se dégage de lui, de son corps entier.

Mais le gong la sauve. Un bruit sourd resonne dans l’habitation de l’Auror. Bientôt suivit par un second bruit. Des coups portés à la porte d’entrée. Des nouvelles présences. Le franco-américain s’est arrêté net sur place. Ses pupilles ont repris leur aspect original, ses yeux sont grands ouverts. Du regard, il fixe toujours la jeune femme face à lui. De longues secondes passent sans qu’il ne bouge. L’ombre recule en lui. Doucement. La rage. La haine. Décident à leur tour de reculer, laissant la conscience du brun reprendre le contrôle sur son propre corps. Et s’en crier garde, l’agent d’élite du Ministère de la Magie dépasse la brune, lui infligeant un léger coup d’épaule au passage. Pas volé celui-là. En quelques enjambés, il traverse sa cuisine et son salon pour se rendre dans le hall d’entrée. Main sur la poignée, il attend de nouveau quelques secondes. Puis d’un geste sec et vif, Matt ouvre la porte principale des lieux.

L’Auror ne met que très peu de temps pour identifier les deux personnes présentes face à lui ; Leur uniforme parle pour eux. Et sur leur visage, un sourire fébrile au visage se voulant rassurant devant le regard inquisiteur du sorcier. Les policiers le regardent puis le salut, l’appelant par son prénom. Rien de très surprenant. Dans ce village semi-sorcier, Matt connaissait la plupart des habitants. Pour avoir prit la peine de sortir de chez lui, de rencontrer la population moldue. Et les deux officiers facent à lui étaient même déjà venus à plusieurs reprises boire un café ici même. Après tout, ils étaient comme lui. Ils ouvraient pour un meilleur monde. Dans leur univers. Un métier commun même s’ils ne connaissaient pas celui du Austin.

L’Auror remarque, ressent la gêne que les deux policiers ont. Venir chez lui dans le cadre d’une intervention alors même qu’ils entretenaient de bon rapport étaient quelques peu déstabilisants. Une raison de plus qui faisait que le sorcier ne mélangeait pas travail et vie privée. Enfin, si on pouvait parler de vie privée dans son cas. L’un des deux officiers, le plus grand, sec prends la parole et lui expose les raisons de leur intervention. Un sourire amusé apparaît sur le visage du brun. L’image est saisissante, car son aura dégage alors une sensation rassurante. Il n’a rien à voir avec le sorcier froid et rigide qu’il est dans son monde. Après tout, comme le sorcier l’avait souligné quelques instants plutôt, ici, c’était son seul havre de paix. Le seul endroit où il se permettait un peu de liberté. Enfin, c’était. Maintenant que Wildmsith avait tout ruiné, il n’avait plus rien. Et justement, il entendit la voix timide, frêle de la sorcière, contrastant avec celle qu’elle avait utilisé à son encontre un peu plutôt. Tout comme lui, le changement était des plus déstabilisant. Mais le brun n’accorda aucun regard à la sorcière. Il remarque que les deux policiers se contorsionnent pour que la silhouette de Matt se détache de leur vision et puisse se poser sur la jeune femme, quelques mètres derrières lui. Le plus petit des deux officiers, le plus gros aussi, ne peux s’empêcher d’avoir un sourire quelque peu débile en voyant la ravissante silhouette de la brune. Mais le regard interrogateur de Matt, se posant sur lui, le fait détourner des yeux et rougir.

« Bonjour Tom. Mot lancé pour le grand sec. Bonjour Eddy. Cette fois ci, c’est pour le petit gros. Le ton est doux, amical. Laissez-moi donc faire les présentations, avant que vous me trouviez impoli. »

Rapidement, le bun se retourne et comble la distance entre la Wildsmith et lui-même. Vengeance personnelle. Elle avait voulu jouer avec lui. Cela avait marché. Mais l’intervention des deux officiers de police avait ramené une sérénité fébrile dans l’habitation. Des gestes vifs, d’ancien reflexe, d’ancienne intention perdue, l’Auror déposa sa main au creux des reins de la sorcière et l’oblige à avancer pour faire face à son tour aux deux moldus. La proximité pourrait de nouveau faire rechuter le brun, son épaule effleurant celle de la sorcière. Mais il se contrôle, prend sur lui. Et grâce à la présence des deux officiers, des deux moldus, de deux connaissances, Matt réussit à se contenir. Car il apprécie ce village. Apprécie la vie moldu. Elle est cette sérénité qui lui a permise de ne pas céder et de se transformer en une coquille vide après avoir rencontré la mort. S’avança, une main dans le dos de la brune, vers les deux officiers, le brun s’exclama de sa voix la plus amicale possible.

« Je vous présente Elly, une amie qui est venue me rendre visite pour quelques jours. Le ton de l’Auror a appuyé sur le mot « Ami », pour signaler aux deux officiers quelques renseignements cachés sur la nature de la relation. Il est rare que nous nous voyions, donc je peux comprendre que mes voisins ont cru entendre des bruits de… querelles. »

Un sourire ironique, en disant bien long sur ce qui avait pu se passer ici, suffit pour accompagner la fin de la phrase faite par le sorcier. Cela marche pour Eddy. Il a toujours été naïf et ses yeux ne cesse de détailler la belle brune qui se trouve aux côtés de Matt. Mais Tom, plus sérieux, plus vif, ne peut s’empêcher de remarquer les jointures ensanglantées de l’Auror et la marque de son poing sur le mur de son salon. Matt remarque ce léger temps d’analyse que prend l’officier, mais il n’a pas le temps de parler, pris de court par le policier qui s’adresse alors directement à la Wildmsith et indirectement à Matt.

« On doit quand même s’assurer que tout va bien Matt, je suis sûr que tu comprends. Le ton est amical mais les yeux de l’officier ne peuvent s’empêcher de regarder le sang. Tout va bien pour vous Miss ? Le village vous plait ? »

Question piège afin de prendre la température. Savoir si elle se plait ici. Et si, par tout hasard, le citoyen anglais de s’en est pas prit physiquement à elle. Le sourire chaleureux, amicale aux lèvres, Matt patiente, se remémorant dans son esprit l’endroit exacte d’où sa baguette est posée. Seulement en cas de soucis.
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