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[Habitation] 21B Russell Street
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Matt Austin
Auror
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Re: [Habitation] 21B Russell Street

Message par : Matt Austin, Mer 15 Aoû 2018 - 20:20


C’était dit. Matt venait de lui formuler une demande. Simple. Facile. Qu’elle parte de chez lui. Qu’elle le laisse en paix. Seul. Car le brun voulait pouvoir se retrouver au calme. La brune venait de le pousser à bout et il ne voulait plus la voir. Plus sentir sa présence ici. Mais la sorcière ne semblait pas l’entendre de tcette manière. Elle voulait continuer à se jouer de lui. Continuer à le provoquer. C’était une erreur. L’Auror aurait voulu lui hurler dessus de partir avant que les choses ne dégénèrent entre eux. Lui imposer de partir. Pour éviter le pire. L’inévitable. Car à peine les mots échappés des lèvres du franco-américain, sa demande formulée, que la brune bougea.

Non pour partir. Pour se retourner et s’en aller de chez lui. Non. Son regard glacial suivit les pas de la silhouette de la brune, qui prenait sa direction. Plus elle se rapprochait de lui, plus le regard de l’Auror devenait sombre, désapprouvant cette proximité qu’elle était en train de créer entre eux. Par la barbe de Merlin ! Ne comprenait-elle donc pas l’anglais ? Pourtant elle lui avait démontré l’inverse, utilisant la langue de Shakespeare avec brio pour le blesser au plus profond de son âme. Ne pouvait-elle pas simplement partir ? Non. Car bientôt, la brune arriva à sa hauteur, trop proche au gout du sorcier, mais qui n’esquissa aucun mouvement pour fuir cette proximité. Son regard glacial, ses prunelles vertes bleutées étaient plongées dans la noirceur de celles de la brune. Il la dépassait à peine de quelques centimètres, notamment à cause de ses talons. Et pourtant, l’Auror se sentait infiniment petit à cet instant.

Du coin de l’œil, le regard de Matt suit, observe le mouvement débuté par la brune. Cette main qui s’approche de lui. Il ne recule pas. N’essaye pas non plus de se dérober. Le brun reste figé sur place, incapable de se mouvoir pour s’échapper, prit dans la toile que venait de lui tendre la sorcière. Au contact des doigts doux, féminin de la jeune femme, son corps entier est électrisé, ses muscles se crispent. Il est incapable de parler. Le contacte de la peau de la sorcière sur la sienne fait naître en lui des sensations bien longtemps oubliées. Paralysé, il la laisse faire tandis que les doigts de Wildsmith parcourent son épaule et que doucement, sa main descend jusqu’à effleurer le nombre gravé dans la peau de l’agent d’élite du Ministère de la Magie. Un souvenir du passé. Un souvenir de sa chute. Le contact sur cette blessure fait remonter en lui des souvenirs douleurs. D’horribles souvenirs. Un moment dont le sorcier ne s’est jamais remis. Et comment pouvait-on vraiment se remettre après avoir frôlé la mort ? Dansé avec elle ?

La haine qui a en lui depuis plusieurs minutes. Cette haine ne fait que s’agrandir, plus les souvenirs de sa débâcle, de son passé refont surface dans son esprit. Il se souvient. Bien trop. De la douleur ressentie. Autant physique que morale. Car lors de cette soirée, le brun avait choisi de suivre son métier et non son cœur. Et le fait que ça soit elle, Wildsmith, qui effleure cette cicatrice, n’arrange nullement les choses pour le sorcier. Il aurait surement réagi d’une autre manière si cela avait été une personne différente. Une autre. Mais pas elle. Non. Car le brun la rapproche indirectement de son amour passé, détruit. La rage. La haine. Ne fait que s’accroitre en lui. Mais cette fois, il ne lutte pas contre elle tandis qu’elle se repend dans son corps. Il laisse cette ombre prendre le pas. Une ombre froide. Effrayante. Et sa chute n’est pas semblable à celle d’avant. A cette crise qu’il a eu quelques instants plutôt. Pas de violence abusive non. Pas cette fois.

Et la sorcière, dans une éclaire de conscience, aperçoit cette ombre au fond du regard de l’Auror. Effrayante. Glaciale. Les yeux de franco-américain se plissent. Aucune parole. Aucune débordement verbale ou physique. Son regard est différent de tout ce qu’elle a pu voir avant. Car son aura dégage une froideur calme, malsaine. Ce genre de froideur qui ne présage rien de bon. Un regard calculateur. Mais Wildsmith recule, soudainement piquée, surement consciente qu’elle vient de réveiller en Matt un pulsion sombre, noire. Son visage est impassible. Aucun de ses traits ne laissent filtrer la moindre émotion. Rien. Pas de sourire carnassier ou ironique. Juste ses pupilles qui lui laissent entrevoir un effrayant sentiment.

La sorcière recule, mais ce n’est pas suffisant pour s’éloigner de lui. Pour briser cette proximité qu’elle avait elle-même provoquée. Car en quelques pas, Matt réduit de nouveau la distance entre eux. Il est effrayant. Aucun mot de s’échappe de ses lèvres. Il lui avait laissé une chance de partir. De s’enfuir. Maintenant c’était trop tard pour elle. La sorcière était prise dans sa propre toile, celle qu’elle avait tendue pour lui. Tous deux ont déposé leur baguette magique. Grave erreur pour la jeune femme. Car physiquement, l’Auror le sait. Il n’aura aucun mal à prendre le dessus sur elle. Alors, il s’approche de plus en plus, seule une froideur malsaine se dégage de lui, de son corps entier.

Mais le gong la sauve. Un bruit sourd resonne dans l’habitation de l’Auror. Bientôt suivit par un second bruit. Des coups portés à la porte d’entrée. Des nouvelles présences. Le franco-américain s’est arrêté net sur place. Ses pupilles ont repris leur aspect original, ses yeux sont grands ouverts. Du regard, il fixe toujours la jeune femme face à lui. De longues secondes passent sans qu’il ne bouge. L’ombre recule en lui. Doucement. La rage. La haine. Décident à leur tour de reculer, laissant la conscience du brun reprendre le contrôle sur son propre corps. Et s’en crier garde, l’agent d’élite du Ministère de la Magie dépasse la brune, lui infligeant un léger coup d’épaule au passage. Pas volé celui-là. En quelques enjambés, il traverse sa cuisine et son salon pour se rendre dans le hall d’entrée. Main sur la poignée, il attend de nouveau quelques secondes. Puis d’un geste sec et vif, Matt ouvre la porte principale des lieux.

L’Auror ne met que très peu de temps pour identifier les deux personnes présentes face à lui ; Leur uniforme parle pour eux. Et sur leur visage, un sourire fébrile au visage se voulant rassurant devant le regard inquisiteur du sorcier. Les policiers le regardent puis le salut, l’appelant par son prénom. Rien de très surprenant. Dans ce village semi-sorcier, Matt connaissait la plupart des habitants. Pour avoir prit la peine de sortir de chez lui, de rencontrer la population moldue. Et les deux officiers facent à lui étaient même déjà venus à plusieurs reprises boire un café ici même. Après tout, ils étaient comme lui. Ils ouvraient pour un meilleur monde. Dans leur univers. Un métier commun même s’ils ne connaissaient pas celui du Austin.

L’Auror remarque, ressent la gêne que les deux policiers ont. Venir chez lui dans le cadre d’une intervention alors même qu’ils entretenaient de bon rapport étaient quelques peu déstabilisants. Une raison de plus qui faisait que le sorcier ne mélangeait pas travail et vie privée. Enfin, si on pouvait parler de vie privée dans son cas. L’un des deux officiers, le plus grand, sec prends la parole et lui expose les raisons de leur intervention. Un sourire amusé apparaît sur le visage du brun. L’image est saisissante, car son aura dégage alors une sensation rassurante. Il n’a rien à voir avec le sorcier froid et rigide qu’il est dans son monde. Après tout, comme le sorcier l’avait souligné quelques instants plutôt, ici, c’était son seul havre de paix. Le seul endroit où il se permettait un peu de liberté. Enfin, c’était. Maintenant que Wildmsith avait tout ruiné, il n’avait plus rien. Et justement, il entendit la voix timide, frêle de la sorcière, contrastant avec celle qu’elle avait utilisé à son encontre un peu plutôt. Tout comme lui, le changement était des plus déstabilisant. Mais le brun n’accorda aucun regard à la sorcière. Il remarque que les deux policiers se contorsionnent pour que la silhouette de Matt se détache de leur vision et puisse se poser sur la jeune femme, quelques mètres derrières lui. Le plus petit des deux officiers, le plus gros aussi, ne peux s’empêcher d’avoir un sourire quelque peu débile en voyant la ravissante silhouette de la brune. Mais le regard interrogateur de Matt, se posant sur lui, le fait détourner des yeux et rougir.

« Bonjour Tom. Mot lancé pour le grand sec. Bonjour Eddy. Cette fois ci, c’est pour le petit gros. Le ton est doux, amical. Laissez-moi donc faire les présentations, avant que vous me trouviez impoli. »

Rapidement, le bun se retourne et comble la distance entre la Wildsmith et lui-même. Vengeance personnelle. Elle avait voulu jouer avec lui. Cela avait marché. Mais l’intervention des deux officiers de police avait ramené une sérénité fébrile dans l’habitation. Des gestes vifs, d’ancien reflexe, d’ancienne intention perdue, l’Auror déposa sa main au creux des reins de la sorcière et l’oblige à avancer pour faire face à son tour aux deux moldus. La proximité pourrait de nouveau faire rechuter le brun, son épaule effleurant celle de la sorcière. Mais il se contrôle, prend sur lui. Et grâce à la présence des deux officiers, des deux moldus, de deux connaissances, Matt réussit à se contenir. Car il apprécie ce village. Apprécie la vie moldu. Elle est cette sérénité qui lui a permise de ne pas céder et de se transformer en une coquille vide après avoir rencontré la mort. S’avança, une main dans le dos de la brune, vers les deux officiers, le brun s’exclama de sa voix la plus amicale possible.

« Je vous présente Elly, une amie qui est venue me rendre visite pour quelques jours. Le ton de l’Auror a appuyé sur le mot « Ami », pour signaler aux deux officiers quelques renseignements cachés sur la nature de la relation. Il est rare que nous nous voyions, donc je peux comprendre que mes voisins ont cru entendre des bruits de… querelles. »

Un sourire ironique, en disant bien long sur ce qui avait pu se passer ici, suffit pour accompagner la fin de la phrase faite par le sorcier. Cela marche pour Eddy. Il a toujours été naïf et ses yeux ne cesse de détailler la belle brune qui se trouve aux côtés de Matt. Mais Tom, plus sérieux, plus vif, ne peut s’empêcher de remarquer les jointures ensanglantées de l’Auror et la marque de son poing sur le mur de son salon. Matt remarque ce léger temps d’analyse que prend l’officier, mais il n’a pas le temps de parler, pris de court par le policier qui s’adresse alors directement à la Wildmsith et indirectement à Matt.

« On doit quand même s’assurer que tout va bien Matt, je suis sûr que tu comprends. Le ton est amical mais les yeux de l’officier ne peuvent s’empêcher de regarder le sang. Tout va bien pour vous Miss ? Le village vous plait ? »

Question piège afin de prendre la température. Savoir si elle se plait ici. Et si, par tout hasard, le citoyen anglais de s’en est pas prit physiquement à elle. Le sourire chaleureux, amicale aux lèvres, Matt patiente, se remémorant dans son esprit l’endroit exacte d’où sa baguette est posée. Seulement en cas de soucis.
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Re: [Habitation] 21B Russell Street

Message par : Elly Wildsmith, Jeu 16 Aoû 2018 - 2:16


Elle souffle, elle soupire, son jeu interrompu, désormais, elle n’a plus qu’une idée. Reprendre sa baguette et s’enfuir, partir loin de l’auror, de son regard perturbant, percutant, intriguant, mais surtout angoissant. Mais il est trop tard, la brune le sait. Elle a entendu la demande des deux moldus, les voisins d’Austin s’étaient plaint du bruit et avait prévenu les autorités moldues. Les deux sorciers étaient donc dans de beaux draps. Jusqu’à ce que la brune comprenne que l’auror connaissait les moldus. Il avait l’air … intégré dans la communauté, c’était assez improbable pour la jeune femme, dans le sens où l’homme paraissait si froid et si distant, et là il était si différent. Accessible. Comme s’il s’agissait de deux personnes totalement différentes.

Dans son ombre, à quelques mètres derrière lui, la jeune femme penche la tête pour apercevoir les moldus, pour constater leurs sourires et aussi le regard de l’un d’eux sur elle. Elle répond par un sourire timide, bien loin du jeu qu’elle avait lancé quelques instants plutôt avec Austin, et d’ailleurs, elle se garde bien de tous commentaires. Elle l’écoute, qui les salue, puis qui leur dit qu’il va faire les présentations. Sur le moment, bien sûr, elle ne comprend pas. Que viendrait faire des présentations ici ? Et puis, elle le voit qui se détourne des deux hommes, qui réduit de manière rapide la distance entre eux deux. Elle réfléchit, rapidement. Deux choix s’offraient à elle. Soit, elle allait dans le sens de ce que pourrait dire Austin, et les deux hommes disparaissaient, soit elle allait contre lui, et auquel cas il faudrait affronter les deux moldus et plus tard la fureur de l’auror.

Y’a une latence qui se fait dans l’esprit de la brune, et elle secoue sa tête, comme pour revenir à elle alors qu’Austin dépose sa main au creux de son dos. Un regard en biais pour lui, mais malgré tout elle se laisse entraîner, elle écoute. Ce qu’il dit. Pour redire, forcément, la même chose. Histoire d’avoir l’air cohérent. De toute façon, l’air gêné sur son visage n’est pas feint, elle regrette vraiment de ne pas être partie lorsque l’homme lui en avait fait la demande. Quelle idée il avait eu de l’amener ici lui aussi. Elly observe les deux moldus avec un sourire timide alors que les deux hommes la détaillent des pieds à la tête. Elle devait être ridicule à voir, les yeux dégoulinant de maquillage en mode panda. La robe mal ajustée, les cheveux pas coiffés. Ce qui rendait on-ne-peux-plus crédible l’histoire que s’apprêtait à servir l’auror. Elle entend les mots d’Austin, elle tique sur l’appui du mot « Ami », il essayait clairement de faire passer un message aux deux moldus, et, sans doute fatiguée par sa soirée, elle ne comprit qu’à la seconde phrase du trentenaire où il voulait en venir.

Son regard voyage entre l’auror, dont la main est toujours posée à la naissance de son dos, et les deux policiers moldus face à eux. Peu à peu, elle reprend pied à cette réalité dans laquelle elle vient de basculer, et peu à peu, elle reprend contenance. La jeune femme timide s’efface, elle reprend de la prestance, se redresse au bras d’Austin, échange un regard avec lui avant d’agrandir son sourire. Il venait d’entrer dans son jeu, alors elle n’allait pas se priver. Pire encore, c’était une invitation de sa part à continuer. Elle avait poussé ses limites et voilà qu’il voulait qu’elle en franchisse d’autres.

Alors, quand l’un des deux hommes lui demande, d’un ton amical, si tout va bien et si le village lui plait, la jeune femme agrandit son sourire carnassier, charmeur. Sa main gauche se pose sur le torse dénudé de l’homme, alors que l’ensemble de son corps pivote, de sorte à ce qu’elle soit collée à lui, de côté. En mode adolescente qui a découvert le grand amour, ou simplement en tant que femme qui vient d’être déranger dans ses ébats. C’est parfait pour la façade bien entendu, mais parce qu’elle sait aussi que chacun de ses contacts avec lui l’électrise. C’est un jeu dangereux dans lequel la jeune femme s’est lancée. Un jeu qui la laisse perplexe, mais dont elle se sait victorieuse. Sa main droite, elle, remonte le bras de l’homme, elle lui offre un sourire. Tout ce petit manège n’a duré que quelques secondes, alors, après ce diabolique sourire offert à Austin, elle se détourne vers les deux hommes et répond « Tout se passe merveilleusement , votre village est magnifique, même si, honnêtement, je n’ai pas eu l’occasion de beaucoup le visiter … Matt est un hôte vraiment … très … chaleureux ».

Elle aussi, elle appuie certains mots, elle abuse d’une gestuelle dynamique, tactile, elle n’hésite pas à déposer ses doigts sur le torse nu de l’auror – oubliant sa conscience, ses principes, sa vie, son passé – juste pour qu’il disjoncte. Qu’il tombe un peu plus dans ce piège qu’elle avait formé pour le moldu qui avait fini par avoir la vie sauve grâce à lui. Elle remarque bien les regards des deux hommes, les sourires goguenards qu’ils offrent à son hôte. Et elle se décide à en jouer, bien entendu. Elle s’écarte un instant du trentenaire, se demandant comment il réagissait face à ses provocations, comment se passait son combat intérieur qu’elle avait pu voir quelques instants auparavant. Et cette hargne dans son regard, est-ce qu’elle allait rapidement la retrouver ? Ou est-ce qu’il se contrôlerait tant que les moldus seraient ici ?

D’ailleurs, elle en profite, elle lance une invitation. « Peut-être désirez-vous rentrer Messieurs ? C’est un peu le bordel mais … », sourire gêné alors que son regard alterne entre le propriétaire des lieux et les deux hommes, qui restaient actuellement sur le pas de la porte. La jeune femme se demandait, si, d’une part, l’auror allait les laisser entrer, s’il allait poursuivre ce petit jeu de rôle qu’il avait lui-même démarré, ou si, au contraire, il allait renvoyer les deux moldus d’où ils venaient. La jeune femme avait hâte de connaitre la réponse, les réactions de l’auror, mais de son côté, elle s’était écartée d’un simple « Je vous laisse discuter de cela entre vous » et s’était réfugiée dans un fauteuil, les jambes repliées sur elles-mêmes, genoux contre sa poitrine. La fatigue la gouvernait, la tenaillait, les jeux de ce genre allait finir par la tuer, elle en était certaine.
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Re: [Habitation] 21B Russell Street

Message par : Matt Austin, Jeu 16 Aoû 2018 - 4:00


La vengeance de Matt est efficace. Puérile certes, mais efficace. La brune à voulu se jouer de lui, le faire tomber. Et elle y est parvenue. Et elle aurait surement continuer sans l’intervention des deux officiers de la police moldue. Par chance, ces derniers étaient intervenus au bon moment, empêchant le sorcier franco-américain de chuter concrètement dans des profondeurs sombres et glaciales. De laisser cette ombre prendre entièrement le contrôle de son cops. De la laisser décider à sa place. Agir pour lui. Oui. D’une certaine façon, les deux policiers ont sauvé Matt. Et par la même occasion, la Wildsmith toujours présente dans ces lieux.

Mais la vengeance est de courte durée. Car la brune ne se laisse pas faire. Ne se montre nullement docile ou impressionnée. Et de nouveau, elle se joue de lui. Se rapprochant encore de plus prêt du brun. Rompant définitivement la notion de proximité. Elle se colle à lui et laissa sa main vagabonder sur le torse toujours nu de l’Auror. Le contact de sa peau sur la sienne provoque une sensation de vertige au sorcier qui éprouve un mal fou à se le retenir de ne pas sombrer de nouveau dans une haine féroce. C’est lui-même qui est revenu à la charge, avec un geste puéril. Et le voilà de nouveau prit à son propre jeu. La sorcière s’en amuse, le brun le sait, pertinemment. Il sent la fine silhouette de la brune contre lui, contre ses côtes. Sa main droite tremble, légèrement. De colère. Mais pas que. Fébrile. Car le franco-américain n’a plus aucun filtre, plus aucune protection. Un sourire de façade, faux, au visage alors qu’intérieurement il bouille. D’un côté, il déteste ce que la sorcière est en train de faire. Mais d’un autre, il ne trouve pas la force de la repousser. Non.

Et seule la présence des deux moldus face à eux lui permet de tenir. C’est la seule raison qui fait que le brun n’a pas encore rejeté la jeune femme, poussée loin de lui. Car ça serait lui laisser le détruire complétement, devant d’autres personnes. Ça serait accepté de faire usage de la magie, car oui il en ferait usage dans cette situation, devant des moldus. De prendre le risque de briser le secret. Mais il ne pouvait s’y résoudre. Oh que non. Alors le sorcier se força à se contenir, encore quelques instants avant le départ de deux policiers. Car pour une fois, Wildmsith accorda ses paroles aux siennes. Quelques mots. Certains accentués, qui firent que les deux Officiers lancèrent des sourires énigmatiques au brun. Des sourires qui en disaient long sur leur compréhension du déroulement des événements qui avaient eu lieu dans le domicile du Austin.

Et alors que le brun s’apprêtait gentiment à congédier les deux moldus, la sorcière brune ne pu s’empêcher de rajouter quelques mots. Inutiles. Car elle en profita pour se dérober de lui et se rendre dans le salon, s’asseyant sur un fauteuil. Mais qui firent mouche chez les deux officiers. Les inviter à rentrer. Qu’elle drôle d’idée que voilà. Matt ne laissa rien transparaître mais intérieurement, il bouillonnait de rage. Lui. Lui voulait seulement que tout le monde quitte son chez lui. Partent d’ici pour le laisser seul et tranquille. Mais l’invitation était lancée. Et le brun n’eut nul le temps d’esquisser le moindre geste que le plus gros des policiers, Eddy, fit quelques pas dans le hall du domicile en s’exclamant :

« Avec plaisir ! Nos journées sont tellement ennuyantes en ce moment. Un peu de conversation nous fera le plus grand des biens. »

Nul le temps de pour le sorcier de leur signaler qu’ils étaient quand même en service. Car le grand sec, Tom, suivit son collègue pour pénétrer dans les lieux. Le regard de l’officier fixait la tache ensanglantée sur le mur, essayant toujours de comprendre les raisons de sa présence. Tandis que son collègue se précipita sur le canapé du salon, un sourire niait aux lèvres, jetant des regards sur la sorcière brune qui avait prit place dans le fauteuil. Matt enragea intérieurement mais il garda son sourire amicale de façade. Seul le claquement sec de la porte qu’il referma pouvait laisser penser l’énervement qu’il ressentait en ce moment même. Puis, d’un pas décidé, lourd, il se dirigea à son tour faire le salon. Le brun fit une halte par la cuisine pour récupérer trois bières fraiches. Eléments essentiel de son frigo.

A son retour dans le salon, Matt remarqua que Tom était maintenant assis aux côtés de son collègue, mais que ses yeux étaient rivés sur les débris de la table basse plutôt que sur la silhouette de la seule présence féminin de la pièce. Contrairement à son collègue. Un silence pesant commençant à s’installer, seulement perturbé par le décapsulage des bières. Bières que le sorcier donna ensuite aux deus moldus qui le remercièrent d’un signe de tête. Quant à lui, le franco-américain se tourna vers la Wildmsith, à moitié cachée derrière ses genoux. Un faux sourire aux lèvres, il s’exclama d’un ton certes chaleureux, mais contenant une pointe de froideur.

« Je ne te propose pas d’alcool, je pense que tu as assez bu pour toute la semaine vu ton état d’hier. Le sorcier se retourne alors vers les deux moldus, un petit rire fluet s’échappant de ses lèvres. Vous auriez dû voir ça, elle m’a vomi sur les chaussures… Et en plus elle a la fâcheuse tendance à essayer d’attraper tout ce qui bouge une fois alcoolisée. »

Quelques petits pics gratuits tandis que le gros Eddy laissa échapper un rire gras et que Tom ricana doucement, tous deux fixant la brune. Nouvelle vengeance de la part de l’Auror. Qui en profita pour se mettre bien loin de la sorcière, à l’autre bout du salon, son dos contre le mur. Et remarquant que le regard du grand sec retourna sur les débris de la table basse, le sorcier rajouta, tout en faisant un clin d’œil à l’Officier :

« Elle te l’a dit elle-même Tom, je l’ai merveilleusement bien accueilli ici. »

Nouveau rire gras de Eddy qui en profita pour laisser échapper quelques gouttes de sa bière sur le coin de ses lèvres. Et sur le sol du sorcier, qui ne pu s’empêcher de lancer un regard froid au policier. La propreté des lieux lui tenait à cœur. Vraiment. Mais le plus petit des moldues ne s’en soucia guère, son intention porté sur la sorcière brune. Un comportement qui, pour une raison inexpliquée, continuait de faire monter la rage du franco-américain qui faisait des efforts importants pour ne pas céder à l’ombre. Mais l’Auror eu alors une autre idée derrière la tête.

« Tient Eddy, je travail pas mal en ce moment et j’ai peur de ne pas pouvoir faire visiter notre magnifique village à Elly. Tu ne voudrais pas lui faire visiter à ma place par tout hasard ? Pour me rendre service bien sûr. »

L’intéressé tourna enfin son visage rondouillet vers Matt, qui arborait maintenant un sourire carnassier au visage. Heureux comme tout, le policier ne sut quoi répondre pendant plusieurs minutes tandis que son collègue, fixait étrangement la sorcière brune, surement un point de jalousie que la proposition ne lui ait pas été adressée. Mais son collègue ne lui laissa pas le temps d’émettre la moindre remarque, en s’exclamant, postillonnant au passage de nouveau sur le parquet du domicile de l’Auror.

« Avec plaisir Matt ! Si c’est pour te rendre service, je ne peux rien te refuser. Le visage du policer et ses yeux retourne se fixer sur la Wildsmith. On devrait s’échanger nos numéros pour se contacter plus facilement. »

Le sourire carnassier du franco-américain s’élargit encore des quelques centimètres, tandis que c’était lui maintenant, qui fixait d’un regard noir la sorcière, en ayant hâte d’entendre sa réponse. Comment pouvait-elle donc refuser une si belle offre ?
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Elly Wildsmith
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Re: [Habitation] 21B Russell Street

Message par : Elly Wildsmith, Jeu 16 Aoû 2018 - 14:38


Forcément, les deux hommes ne se font pas prier pour entrer. C’est un jeu dangereux qui se noue entre les deux protagonistes. Quelque chose de machiavélique, une distraction redoutable où chacun se renvoyait la balle au travers de piques acérées, de contacts non-désirés. D’invitations non-voulues aussi, car la jeune femme le savait, Austin voulait voir disparaitre les deux moldus, il voulait également qu’elle suive le mouvement, qu’elle sorte de sa vie. Et c’est exactement ce qu’elle aurait dû faire, mais elle tombe dans cette spirale destructrice, dans ce besoin de danger, de flirter avec la mort pour se sentir vivante.

La porte claqua avec force. Pas d’une rage mal contenue, non, juste d’un agacement face à la situation à laquelle il essayait de résister tant bien que mal. La brune le sentait, dans ses regards, dans ses pas qu’il le dirigeait vers sa cuisine, il fulminait contre elle, et, quelque part, elle avait hâte de connaitre son moyen de vengeance. Avait-elle seulement idée qu’en le poussant dans ses retranchements, elle allait également bondir hors des siens ? Qu’elle allait outrepasser ses propres limites, ses propres règles ? Qu’importe, elle était trop absorbée par son besoin de gagner face à lui.

Alors qu’Austin était occupé à trifouiller quelque chose dans sa cuisine, l’un des deux hommes – le plus petit, avait le regard vrillé sur elle. Il ne la lâchait pas des yeux et ça en devenait même malsain. La jeune femme pensa, un instant, à aller récupérer sa baguette et à lui lancer un quelconque sortilège qui lui ferait baisser les yeux, mais elle se contenta de se redresser et d’adresser un sourire faussement gêné au moldu. Après tout, elle était dans le rôle de « l’amie » venue rendre visite à Austin, aussi devait-elle se montrer un tant soit peu accueillante.

Austin revint alors de sa cuisine, les mains pleines de deux bières qu’il distribue aux deux moldus, non sans un sourire qui sonnait totalement faux, et un regard appuyé alors qu’il lui indiquait, sournoisement, ne pas lui donner d’alcool vu l’état dans lequel elle s’était mise la veille. Elle lève les yeux au ciel, quelque peu excédée par la démesure du type. Oui, elle lui avait gerbé dessus, mais après tout, il ne méritait que ça puisqu’il était incapable de répondre à ses questions. C’était un comportement totalement enfantin, mais qu’importe. Néanmoins, par choix, elle préféra ne rien répondre – il le paierait tôt ou tard, elle en était certaine.

Puis le regard du flic grand et sec s’attarda sur la table, et Austin se sentit obligé d’appuyé un « Elle te l’a dit elle-même Tom, je l’ai merveilleusement bien accueilli ici ». Prise au jeu, la jeune femme éclate d’un rire discret, mais dont on sent toute l’ironie. Elle oscille la tête, non sans lancer un regard plein de sous-entendu à l’auror. S’il voulait jouer à ce jeu-là, il risquait de ne pas être déçu. Ou peut-être était-ce elle qui avait lancé cette partie avec lui ? Peut-être avait-elle trop tirer sur la patience de l’auror, et là, il perdait pied. Ce qui signifiait qu’elle gagnait, bien entendu. Non sans un sourire énigmatique, elle déclara « En effet, il m’a vraiment bien accueilli ici même si … » et elle laissa sa phrase en suspens, ne prenant pas le temps de la finir, laissant tout le loisir aux  moldus de l’interprétation qu’ils pourraient en faire.

Le rire gras de l’officier lui fait froid dans le dos, néanmoins. Y’a quelque chose qui la dérange dans sa manière de le regarder, qui la gêne. Mais elle n’en reste pas moins la joueuse qu’elle est, alors elle continue, qu’importe si elle prend des risques. Elle aimerait, néanmoins, avoir sa baguette magique au creux de sa main, ou le long de sa hanche, pouvoir la sortir pour faire taire le rire de l’homme, son regard sur elle. Alors elle se concentre sur Austin, qui va plus loin, encore une fois. Qui repousse encore une fois le jeu plutôt que de le cesser.

Pire, il propose même à l’homme d’accompagner Elly dans une visite guidée du village. Et forcément, l’homme accepte, tout en détaillant un peu plus la brune. Cette dernière soupire. Elle peut, elle aussi, décidé de mettre fin au jeu entrepris avec l’auror, elle peut tout arrêter, sortir un quelconque prétexte et s’enfuir de cette maison, quitte à mettre l’auror dans une drôle de situation. Mais la brune refuse de le laisser gagner, et le sourire carnassier qu’il arbore ne l’aide pas à y voir clair. Elle veut décrocher ce satané sourire de ses lèvres, alors elle se redresse du fauteuil.

Il y a une latence dans la pièce, comme si chacun des protagonistes attendaient la réponse de la jeune femme. Et puis, dans une douceur infinie, tel un chat qui viendrait de s’étirer, elle se relève, marche quelques pas, pour venir s’assoir sur l’accoudoir du canapé, à proximité immédiate, donc, du moldu qui la dégoutait pourtant avec son rire un peu trop malsain. Elle croise les jambes face à lui, pose sa main sur son épaule, tout en dévisageant Austin, sans jamais le lâcher du regard. « Je me doute Eddy que vous seriez ravi de me faire visiter le village, néanmoins … », elle décroise, puis recroise ses jambes (BASIC INSTINCT), les deux policiers boivent ses paroles tout en dévalant la longue pente de ses jambes ainsi exposées. « … néanmoins Matt vous l’a dit, nous ne nous voyons pas souvent alors j’aimerais autant en profiter … Quitte à le garder de force ici … ».

Et sur ses derniers mots, elle se relève prestement, effleure les genoux des deux hommes en passant devant eux, et vient se planter devant Austin, le regard tumultueux, les lèvres enragées de mots qu’elle ne pouvait pourtant pas encore laisser sortir. Elle le foudroie du regard avec une colère noire, mais pourtant, ses gestes sont tout autres. Ses doigts descendent le long de son épaule, pianotent le long de son bras, agrippent le poignet avec férocité et finalement, elle se retourne vers les deux hommes, tournant le dos à Austin, tout en étant dans cette proximité immédiate et fatale. Est-ce qu’il allait craquer ? Dans un regard qui en disait long, elle s’exprima simplement, d’une voix fluette, maligne, féline. « Messieurs, ne croyez pas que je veux vous mettre à la porte mais … nous avons à discuter avec Matt, n’est-ce pas très cher ? », et à nouveau elle lui fait face, elle se rapproche, et dépose ses lèvres sur sa joue. Manière appuyée de faire comprendre aux moldus qu’ils n’étaient plus bienvenus, et à Austin que c’était elle la maitresse de leur jeu morbide.
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