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St. James's Park et ses environs
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Azphel
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Re: St. James's Park et ses environs

Message par : Azphel, Lun 13 Juil 2015 - 17:45


La danse du loup et du corbeau.
* * *


¤ ¤ LR ¤ ¤ Tina était pile à l'heure, déjà parfaite en apparence lorsqu'il la retrouva. Son chez elle était sympa, cosy, mais pas de luxe en trop, une certaine classe dirigée par une rigueur qui interdisait l'excès. La belle sorcière aux plumes noir de jais était tout aussi prête que lui et il ressentait chez elle la même envie de découvrir ce que leur réservait cette journée.

¤ ¤ ¤Ils quittèrent l'appartement de la sorcière sous son impulsion, et sans avertissement aucun, il sentit sa main se poser sur sa nuque et un claquement sonore accompagna leur transplanage. Il n'eut pas le temps de broncher que les deux sorciers réapparaissaient au cœur de St Jame's Park au milieu de moldus aveugles. Pourtant leur classe et leur charisme tranchait avec le reste de la foule.
"Nous sommes à quelques mètres de Buckingham. "
- Très bien, répondit-il en la suivant.

¤ ¤ ¤ ¤ ¤ Ne connaissant pas les lieux avec exactitude il resta dans les pas de Tina. Les contours du palais royal se dessinèrent rapidement, laissant apparaître la façade si célèbre de l'édifice de XVIII ème siècle, derrière une place ornée d'une immense statue, le Victoria memorial. Il la traversèrent rapidement pour arriver à l'entrée  où défilait un flot de voitures avec chauffeurs, déposant mécènes et personnalités de la bourgeoisie internationale aux égos démesurés. A n'en pas douter, l'opulente fête en l'honneur du Royal Baby serait élégante, riche et probablement barbante.

¤ ¤ ¤Bien qu'Azphel était issu de l'aristocratie, il méprisait toute forme de comportement qui accordait une valeur à l'argent. Ce simple mot définissait les valeurs de trop de personnes et influait sur tellement de choix important de manière superflue...
La magie offrait bien plus de richesses que tous les coffres de Gringotts réunis, mais ça, les moldus ne pouvaient que l'ignorer. Ne manquerait plus qu'on les imprègnent de magie qu'ils seraient capable de la souiller.

¤ ¤ ¤ ¤ ¤ Le sorcier s'arracha à sa pensée de noirceur quand un invité perdit sa perruque sur l'allée principale.  Il jeta un œil amusé à sa partenaire qui réprimait un fou rire. Alors qu'ils s'approchaient de l'entrée pour se mêler au flot continu de prestige qui défilait, la jolie blonde glissa sa main dans la sienne, mêlant leurs doigts dans un couple mi sexy mi glamour à attirer tous les regards. Il ne manifesta aucun signe, mais sentir la chaleur de la main de sa partenaire enserrant la sienne lui révéla à quel point il tenait à elle, à quel point elle l'obsédait.
Sentiment ridicule pour certain, il le savait, ce n'était que la deuxième fois qu'ils se voyaient, d'aucun dirait que le sorcier  exagérait une simple attirance...
¤ ¤ ¤C'était plus profond que cela en réalité. C'était au delà du physique et du charnel, c'était interne et intense. Passionnel et attirant, inexorablement, Tina était selon lui comme le reflet de son miroir. Ce qui se passait réellement était  un feu qui le dévorait dès lors qu'il était en sa présence. Il l'avait rapidement ressentit lors de leur mystérieuse rencontre et dès son arrivée chez la belle une heure plus tôt. Le simple fait d'être avec elle l'apaisait, parce qu'il voyait en elle quelqu'un qui pourrait comprendre ses choix. Sa présence l'excitait également parce qu'il y trouvait quelqu'un avec qui il pouvait partager plus de choses qu'avec n'importe qui.

Ils ignoraient pourtant beaucoup de choses l'un sur l'autre, mais le fait qu'elle l'accompagne dans ses idées, sur un chemin aussi incertain que ce jour-ci, lui accordait une confiance déraisonnable en elle.

¤ ¤ ¤ ¤ ¤ Arrivés à l'entrée de Buckingham, il adressa un regard entendu au ciel et pénétra dans le palais avec sa compagne pour la journée. Il y avait là les même gardes qu'à l'extérieur, avec leurs tuniques rouge et leur bonnets en poils d'ours, mais également des membres de la sécurité plus classique, avec des costumes sombres que leurs muscles maltraitaient, oreillettes collées à l'oreille. Des gorilles tout ce qu'il y avait de plus banal, incompétents face à la magie.
¤ ¤ ¤Un moldu attendait fièrement, toutes dents dehors, qu'ils s'approchent. Il y avait une malheureuse table devant lui où se trouvait un registre avec des noms par dizaines.
- Bonjour messieurs dames, vos noms et prénoms je vous prie.
"Nous sommes des amis de la Reine..."

Azphel sourit alors que le moldu manifestait une moue d'agacement. Tina se joua de lui avec sa baguette et il retrouva un sourire débile qui collait plutôt bien à sa tête. Les balourds juste derrière ne remarquèrent rien et l'homme les salua avec ravissement :

- Les amis de la Reine sont les bienvenus !

Il s'écarta ensuite pour les laisser passer et continua sa besogne comme si de rien était.

- Plutôt facile, dit-il à Tina. On va pouvoir passer aux choses sérieuses.

¤ ¤ ¤Ils arrivèrent dans une sorte de hall où des escaliers étaient vêtus de tapis pourpres et menaient à l'étage. Face à eux un couloir conduisait vers une grande pièce où de nombreuses personnes piaillaient. Les murs étaient de couleur beige dominante, flanqués de nombreuses dorures. Le rouge tapissait apparemment tous les sols de l'édifice. Ils se dirigèrent vers la grande salle ou nombre de pique-assiette en avaient pour leur frais. Elle était immense et déjà toute installée, prête à offrir banquet et bal apparemment. Il devait être un peu plus de dix-heures du matin que déjà certains s'attaquaient au champagne, comme s'ils avaient peur qu'il n'y en ait pas assez pour eux.

Quelques regards se tournèrent vers eux et les dévisagèrent avec insistance.
- Je sais, vous ne pouvez pas vous comparer avec nous, dit Azphel à voix haute, bien que seule Tina pouvait l'entendre.

¤ ¤ ¤ ¤ ¤ Il cherchait du regard le sujet premier de leur visite, le couple royal. Il ne faisait aucun doute qu'ils ne se contenteraient pas de les rencontrer et que s'introduire dans le reste du palais occuperait le plus clair de leur journée, mais il se comporterait en bon petit mouton pour les premières heures de la journée, même si, pour l'heure, le couple princier n'honorait pas les convives de sa présence. Il était probablement trop tôt et tous les invités de cette journée n'étaient surement pas encore arrivés.

- Je m'impatiente déjà de faire quelque chose d'excitant, dit-il en plongeant ses yeux vert de malice dans le regard de Tina.
Avec elle, il y avait plus d'une chose excitante qu'il avait envie de faire. Je reviens, dit-il en déposant un baiser tendre sur sa joue.

¤ ¤ ¤Pour la première fois, il sépara leurs mains enlacées... Il se dirigea vers les buffets pour y trouver des crustacés, des canapés et d'autres petits fours variés, sucrés ou salés, qui se disputaient avec de belles présentations les faveurs des invités. Il se servit de deux coupes de champagne français. Tina l'avait rejoint et il lui en tendit une.

- Je sais qu'il est un peu tôt, mais merd*, quitte à attendre autant ne pas mourir de soif.
Et puis l'alcool était un bon ami du sorcier. Quand il ne tombait pas dans l'excès, celui-ci l'inspirait et il était persuadé qu'il lui donnerait quelques directives pour la journée.  
Il trinqua avec Tina en la regardant langoureusement.
- À nous deux, dit-il avec fierté. Je suis content que le ciel t'ait accompagné dans la forêt interdite cette nuit-là.

¤ ¤ DO ¤ ¤ Il faisait référence au soir de leur rencontre, et pas à une puissance supérieure mais aux capacités de la belle. Juste à côté d'eux, une petite vieille arriva, vêtue d'une robe blanche qui devait dater, tout comme elle...  Elle portait un chapeau et des gants assortis et souriait à tout bout de champs. Tina inclina la tête vers lui avec insistance et il finit par comprendre que la vieille n'était personne d'autre que la Reine d'Angleterre. * Je suis sûr qu'elle a connu Jésus Christ * pensa le mage noir en la détaillant de la tête aux pieds. Un instant, il imagina dans quel état un Doloris pourrait mettre une personne comme elle.
$ ¤ ¤La Reine vint les saluer tous les deux. Elle les regarda avec un air qu'Azphel identifia comme un " Vous êtes magnifiques tous les deux ", mais ça pouvait tout autant vouloir dire " Qui c'est ces deux-là? ". Quoi qu'il en soit Azphel la salua avec le respect qu'il se devait et la regarda continuer son petit chemin parmi les invités.

Finalement, son regard se perdit dans les cheveux blonds de la seule Reine qui méritait son intérêt aujourd'hui.


Dernière édition par Azphel le Dim 2 Aoû 2015 - 10:21, édité 1 fois
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Valentina Boccini
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Re: St. James's Park et ses environs

Message par : Valentina Boccini, Mar 28 Juil 2015 - 22:25



-La danse du loup et du corbeau-
[RP Privé avec Azphel]




____________________


La classe de cet endroit me rappelait les salles de réception italienne, avec moins de bon goût cependant. Il fallait reconnaître que malgré sa faiblesse impardonnable, sa stupidité horripilante et son silence assourdissant, ma mère avait pour elle cela : le compas dans l’œil pour le décorum. Malheureusement, le luxe ne suffisait pas pour survivre. Mon père, lui, m'avait apprit deux choses en parallèle. A tenir une coupe de champagne et à lancer un sortilège de torture. La nature m'avais gâtée, je me prêtais fort bien aux deux. Passant une main parfaitement manucurée dans mes cheveux pour les replacer sur le côté, je m'assurais de dévoiler le tatouage particulier que j'arborais le long de la colonne. Main dans la main avec Azphel, j'avais l'impression tenace que de nous deux émanait une aura de force et de supériorité non-négligeable. Les regards à la fois émerveillés et effrayés des autres invités me confirmais que nous ne passions pas inaperçus. Nous étions la plus belle surprise de cette soirée, le Royal Baby n'avait qu'à bien se tenir.

- Je sais, vous ne pouvez pas vous comparer avec nous.

Ses pensées faisaient écho aux miennes, comme d'habitude. Je lui adressais un sourire malicieux en frémissant. Ses yeux m'envoûtais. Ses iris luminescentes, cet incroyable intensité, ce vert envahissant, qui plongeais au cœur de mes souvenirs, de mes sentiments, pour me prendre pour esclave. Je brisais ce contact visuel, jugeant dangereux de me laisser prendre au piège de son inadmissible beauté. Pour palier à mon inactivité, je cherchais des yeux de quoi nous occuper par la suite. De nombreux lustres en cristal pourrait éventuellement servir de diversion. Fort heureusement pour nous, des portes marquaient de temps à autre les murs, gardées par quelques idiots colosses moldus. Ils se croyaient fort, un effleurement, un sourire, un geste de notre part, et ils mourraient. Pourtant je me tenais sage pour le moment, enchaînée au sorcier serpent par l'étreinte de nos doigts.

L'esprit entouré de milles barrières, je retenais le corbeau qui grognait au fond de moi. Il voulait sortir, étendre ses ailes, car une odeur le dérangeait. Incapable de mettre un nom sur ce fumet familier, je le chassais de mes pensées et écoutais la voix sombre d'Azphel exprimer son désir de faire des choses excitantes. Je me mordillais la lèvre. Un chapelet de remarques parfaitement coopératives me brûlaient les lèvres, mais je me taisais, me contentant d'un regard à la fois de braises et de douceur. Quand il déposa un baiser sur ma joue, je sentis toutes les fibres de mon corps se contracter, se mettre à bouillir. Ne pas penser à ça. Le regarder s'éloigner fut plus difficile encore. Mais bouger aurait été stupide. Je me contentais de le dévisager discrètement. L'arrête de son nez, ses pommettes, ses lèvres idylliques, les muscles de son torse sous sa chemise...

"On se reprends, Tina."

Je hochais doucement la tête pour me dire oui à moi même. Je me décidais à faire quelque chose d'utile. Chercher la reine. Cherche une petite vieille fripée. Des personnes âgées, ce n'était pas ce qui manquait dans cette réception futile. Puis je la vit, le nez crochu comme un bec d'oiseau, les lèvres si pincées qu'elle n'en avaient plus, le regard rivé sur Azphel. Elle le dévorait des yeux, la vieille. Elle le bouffait littéralement. Grognant comme un chat en colère, je m'approchais d'une démarche sensuelle jusqu'au beau serpent, acceptant avec un clin d'oeil la coupe qu'il me proposait.


- Je sais qu'il est un peu tôt, mais merd*, quitte à attendre autant ne pas mourir de soif. Son regard était si puissant qu'il m'en bloquait la respiration. À nous deux. Je suis content que le ciel t'ait accompagné dans la forêt interdite cette nuit-là.

Je lui souriais d'un air entendus.

A nous deux, Azphel. Et a tout ce que nous allons accomplir ensemble. dis-je, mon accent italien presque inexistant.

J'avais prit soin d'appuyer sur le "nous" et le "ensemble" avec subtilité. Prends ça dans ta vieille face, pétasse. Cela eut pour effet de faire remarquer au ténébreux sorcier la présence de la Reine. Mais vu le peu d'intérêt qu'il lui portait, je finis par en conclure qu'il ignorait son identité. Je plantais le bleu de mes yeux dans le vert des siens, appuyant volontairement ce regard pour lui faire comprendre que cette tortue était la Reine d'Angleterre ! Elle nous salua, je fis de même avec respect, imitée par mon bel ami. Son regard envers moi me rassura. Je me sentais... belle, sous ses yeux.

- La cérémonie va bientôt commencer... déclara sa Majesté dans un anglais écoeurant.

Je fis un signe de la tête à Azphel : le couple royal et son bébé nouveau-né étaient apparus, en haut des escaliers. Je me hissais sur la pointe des pieds pour chuchoter : "On a le droit au discours et après... après on s'amuse. ". Je bu dans ma coupe avant d'entraîner le Serpentard jusque devant les marches, au beau milieu de la foule. La Reine prenait son temps pour rejoindre son petit-fils et l'épouse de ce dernier, qui tenait dans ses bras le marmot emmailloté. Il ne pleurait pas, heureusement pour mes oreilles sensibles. Je restais prêt d'Azphel sans le toucher, apeurée à l'idée de perdre à nouveau mes moyens.

Chers amis, commença la harpie à la voix sifflante, bienvenue. Bienvenue. Vous êtes ici - nous sommes tous ici - pour célébrer ensemble la naissance de mon adorable petite fille. Son arrivée est un souffle nouveau pour l'Angleterre et je suis sûre que... je perdis le fil, préférant contempler le profil parfait de mon accompagnateur.

Bientôt, tous applaudirent, et je me joignis à eux pour ne pas me faire remarquer, ma baguette toujours dans la paume de ma main. J'en profitais donc. Un léger #Lashlaback sur les liens du lustre de cristal. Celui-ci émit un craquement sinistre, tangua dangereusement, puis commença sa chute lente, droit sur la foule. Alertés par le sifflement hostile, tous s'enfuyaient. Je profitais de cette soudaine animation pour attirer Azphel sur les marches, passant derrière le couple royal. Je jetais un sortilège de l'imperium à la grand-mère afin qu'elle nous suive et nous offre un laisser passer dans tous les endroits de buckingham.

Nous nous engageâmes dans un couloir sublimement décoré, uniquement gardé par un colosse qui fût stupéfixé avant qu'il n'ait eu le temps d'inspirer. La reine ne broncha même pas, le regard vide.

" Si tu as une idée pour noircir un peu ces lieux, je suis preneuse... susurrais-je au sorcier, tandis que nous nous enfoncions dans les couloirs du palais royal, à la recherche d'un plan.

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Re: St. James's Park et ses environs

Message par : Azphel, Mer 29 Juil 2015 - 18:56


La danse du loup et du corbeau.
* * *


"A nous deux, Azphel. Et a tout ce que nous allons accomplir ensemble."

¤ ¤ LR ¤ ¤ La voix de Valentina résonna comme une complicité évidente entre les deux sorciers, d'autant qu'elle avait soigneusement appuyé ses mots. Leurs regards, leurs échanges, leurs rapprochements, tout entre eux suintait la complicité passionnelle. Un feu dévorant qui risquait de brûler Azphel mais dans lequel il se laisserait volontiers consumer, à  l'identique du regard bleu transparent dont elle le gratifiait. Un regard non moins intense que le sien, mais qui à chaque fois menaçait de faire chavirer le côté raisonnable auquel il s'accrochait, car avec Tina, la raison s'effritait toujours plus.

¤ ¤ ¤Quelque chose dans l'attitude de la Serpente s'était fait autoritaire devant les regards de la Reine. C'était pour lui et il aimait ça. Il aimait les effluves du  parfum de Tina. Il aimait sa taille nettement inférieure à la sienne, la vue qu'elle lui offrait sur ses cheveux platine qui caressaient la peau pâle de ses épaules, qui dévoilaient un tatouage circulaire sur sa nuque. Un corbeau entouré d'un lierre... Plus au dessous, disparaissait sous sa robe le prolongement d'une flèche à trois pointes qui s'élevait vers le corbeau. Le reste demeurait secret, hormis  le léger frisson sur sa peau qui apparaissait. Peut-être que c'était lui qui provoquait ce frisson, son regard, sa présence ? L'idée lui plaisait.

¤ ¤ ¤Tina attira son attention sur le couple princier qui faisait une arrivée remarquée du haut des marches, la Royale baby dans leur bras. Azphel devait reconnaître un certain glamour au couple, mais il ne comprenait pas les exclamations béates qui accompagnèrent leur descente des marches.
"On a le droit au discours et après... après on s'amuse. " lui dit Tina, sur la pointe des pieds.

¤ ¤ ¤ ¤ ¤ Il l'accompagna au plus près de la famille royale pour écouter leur discours, mais les voix s'étouffèrent dans l'esprit du sorcier. La profondeur de son regard émeraude descendit en cascade le long des courbes du corps de sa partenaire, désirant ardemment retrouver sa main douce et tiède, se languissant de son contact. Il descendit encore, dévalant au bas de sa robe pour s'arrêter sur ses fines chevilles à la peau blanche qui reflétaient avec fidélité l'entière perfection qu'était Tina.
¤ ¤ ¤Son regard se redressa quand il s'aperçut qu'elle le regardait lui aussi. Leurs yeux transpiraient de mots silencieux, de paroles muettes auxquelles Azphel trouvait une résonnance à l'intérieur de lui-même, des mots charnels qu'il essayait de rejeter. Il savait la bataille perdue depuis longtemps.

Les applaudissements de l'auditoire retentirent en une clameur assourdissante qui sépara leur échange. Le sorcier se joignit timidement à eux. Une lueur malsaine brilla dans son regard en voyant les doigts de Tina se resserrer sur sa baguette magique. * Show must go on * pensa-t-il.
¤ ¤ ¤Au dessus d'eux, un lustre finement ciselé émit un craquement ferrailleux. Les têtes se levèrent vers le plafond en même temps que celle du mage noir qui regarda la splendeur de verre se déplafonner avant de s'écraser dans un vacarme de cristaux brisés sur le sol de la grande salle. Une jeune femme s'immobilisa, laissant s'échapper un flot de larmes en voyant la scène, figée comme un dessin au crayon de papier. Des cris de peur et d'effarement résonnèrent, stridents.

- Ma chanson préférée, dit Azphel en fermant les yeux.

¤ ¤ ¤ ¤ ¤ Il les rouvrit en sentant la main de Tina l'attirer à elle. Il termina sa coupe de champagne qu'il laissa sur une marche et ils s'éclipsèrent comme deux ombres derrière le couple princier qui contemplait le lustre gisant du même regard médusé que leurs convives. D'un mouvement rapide, Azphel déboutonna sa veste de costume et s'empara de sa baguette qu'il cala dans le creux de sa main. La main experte de sa partenaire accomplissait des miracles et la vieille décrépie qui siégeait sur le trône de Grande-Bretagne les accompagna sans se soucier de l'absurdité de la chose. Ce qu'ils allaient en faire ? Aucune idée, mais c'est exactement ce qu'Azphel avait souhaité.

¤ ¤ ¤Une décharge d'adrénaline l'électrisa ; il se sentait vivant pour la première fois depuis longtemps. Plus que Kyara ne l'était, sa résurrection portait un nom, quatre lettres de magie qu'il pouvait à peine prononcer mais qui à l'intérieur de lui se hurlaient jusqu'à le déraisonner...

¤ ¤ ¤Il reprit contenance, focalisé sur leur but premier, qui prévalait sur leur danse du jour : ne pas se faire prendre. Pour cela, Azphel avait toujours été très doué.
Ils s'engagèrent dans un couloir, suivis anodinement par la Reine d'Angleterre. Un balourd tomba sur le sol sous un autre assaut de la sorcière.
" Si tu as une idée pour noircir un peu ces lieux, je suis preneuse..."

Des idées, il en avait par dizaines qui lui venaient en tête, plus sombres les unes que les autres, dangereuses et palpitantes à la fois.
- Allons voir là-haut, suggéra-t-il en désignant des marches plus en avant qui menaient aux étages. On trouvera peut-être des choses intéressantes dans les appartements privés.

¤ ¤ ¤ ¤ ¤ À l'angle d'un escalier il se retourna pour surveiller leurs arrières et le visage de Tina qui montait les marches frôla le sien alors qu'il tournait la tête dans sa direction. Leurs lèvres n'avaient jamais été si proches l'une de l'autre et il eut du mal à réprimer le geste qu'il avait envie de faire : l'attirer à lui pour l'embrasser. La profondeur de ses prunelles avaient dû dévoiler la même chose, mais le moment était passé plus vite que le cerveau d'Azphel ne l'avait vécu. * Putai* concentre-toi * pensa-t-il en escaladant les marches derrière sa partenaire.
Les deux sorciers poursuivirent, comme si de rien n'était. En arrivant à l'étage, deux types de la sécurité arrivaient dans leur direction, échangeant un regard soupçonneux en voyant la Reine sur leur talons.
- Stupéfix.
- Petrificus Totalus.
Les deux Serpents sifflèrent en même temps et deux bruits sourds marquèrent le sol quand les gorilles s'écroulèrent simultanément. Tina et Azphel échangèrent un nouveau regard complice.

- Après vous, dit Azphel en se tournant vers la Reine derrière eux.

¤ ¤ ¤Tina la pointait de sa baguette et la vieille les dépassa juste avant de s'arrêter à côté d'une porte quelques mètres plus loin. C'était assez étrange, il n'y avait aucune chance pour qu'un tel débris ne combatte l'imperium, de quelque manière que ce soit. La pièce devait lui rappeler des souvenirs, mais elle continua finalement  son chemin deux mètres devant eux.

- Minute, l'interrompit Azphel, sachant l'ordre inutile. Alohomora, fit-il, baguette pointée sur la poignée de porte en plaqué or.

¤ ¤ ¤ ¤ ¤ La porte soupira un cliquetis à contrecœur et Azphel l'ouvrit pour pénétrer dans ce qui était apparemment une salle des trophées. Des armoires vitrées flanquées de dorures léchées étaient alignées le long des murs, renfermant divers objets de valeur. Des dispositifs de sécurité moldu entouraient la majorité d'entre elles avec des lasers peu discrets. Au centre de la pièce, longue d'une douzaine de mètres, une immense vitrine s'étalait sur toute la longueur du parquet ciré, exposant avec fierté de nombreux diplômes et trophées glanés par la famille Windsor.

¤ ¤ ¤Azphel jeta un œil sur Tina qui inspectait une armoire. La Reine regardait autour d'elle comme une con*e, comme si elle découvrait l'endroit pour la première fois de ses yeux vitreux. Azphel se débarrassa de sa veste de costume qu'il jeta par terre. Il releva les manches de sa chemise comme il avait coutume de le faire, dévoilant sa marque des ténèbres mutilée de sa propre main. D'ordinaire, il la camouflait toujours avant de sortir, mais il l'avait oubliée cette fois-ci. Cela n'avait pas vraiment d'importance, la réaction de Tina ne lui ferait pas peur. Dès les premières minutes de leur rencontre dans la forêt interdite, une certaine confiance absurde, précoce, s'était installée entre eux.
Quelque chose s'était passé entre ces deux inconnus par cette nuit étrange.
Il n'avait pas l'intention de lui mentir sur quoi que ce soit qu'elle puisse lui demander.

¤ ¤ ¤ ¤ ¤ Il regardait les diplômes universitaires exposés avec fierté, en affichant un certain dégoût. Cela lui rappelait le manoir de son enfance, ou la performance était saluée plus que l'audace. C'était un peu la plus grande tare de la magie à l'heure actuelle. Les autorités vantent la grandeur de son conformisme, tant que tout un chacun respecte scrupuleusement le carcan dans lequel il l'ont enfermée.
Azphel souriait maintenant face à la vitrine. Il pensait avoir changé en ayant quitté l'Angleterre, mais ses idéaux restaient les mêmes que lorsqu'il avait embrassé le côté Mangemort de la magie.
L'audace est prohibée alors qu'elle devrait être encouragée.

¤ ¤ ¤La belle Tina, qui marchait d'une manière aussi sexy que sensuelle dans la pièce, devait se rapprocher de ce mode de pensée, de cette conviction envers la magie noire. Tout, en elle, dégageait cette impression et faisait d'elle une rencontre aussi irréelle que parfaite pour le sorcier.

- Tu as déjà pensé à faire autre chose ? lui demanda-t-il alors qu'elle revenait vers lui. Je veux dire, autre chose que travailler à Poudlard, tu as déjà imaginé ce que pourrait être ta vie d'une autre manière dans le monde magique ?

¤ ¤ ¤La question avait peut-être plus de sens pour Azphel que pour Tina. Jusqu'à récemment, il avait cru pouvoir se détourner de la magie noire, mais elle n'avait fait que le rattraper en courant, en se jetant devant lui sous la forme... du corbeau le plus élégant qui soit.
Il se demandait comment Tina exprimait pleinement ses envies de magie noire au quotidien.

¤ ¤ ¤Le bras gauche d'Azphel pendait nonchalamment avec le plus lourd vestige de son passé alors que son regard alternait entre Tina et la vitrine de manière pensive. Presque inconsciemment il leva sa main droite face à lui, enserrant fermement sa baguette, ce prolongement de lui-même qu'il avait laissé enfermé pendant quatre ans. Devant lui figuraient des extrais de naissance, plus particulièrement celui de la princesse Charlotte Elizabeth Diana qui était née une centaine d'années plus tôt. Juste à côté, celui de la nouvelle princesse Charlotte était encadré de dorures. Sans prononcer un mot, des lettres rougeoyantes s'inscrivirent par dessus l'encre originale, affichant désormais le texte : Princesse Charlotte Elizabeth Diana II morte en ce jour funèbre.
Le papier s'embrasa rapidement pour tomber en un amas de cendres fumantes.
Azphel contempla l'esquisse de son sourire que lui renvoyait la vitrine. A quoi bon s'écarter de la magie noire après tout ?

Son regard dévorant se reposa sur Tina alors qu'au loin, dans le palais, résonnait ce qui ressemblait à une alarme.
- Je n'aurais peut-être pas dû...
A peine avait-il prononcé ces mots qu'une voix de l'autre côté du mur lui parvint, presque inaudible :
- ... Plusieu.. ardes à terr... jarri... ur ... plac... ça semble venir de la salle des trophées, je vais vérifier.

¤ ¤ ¤ ¤ ¤ L'instant d'après, la porte s'ouvrit à la volée et un agent de sécurité corpulent déboula, Talkie-Walkie dans une main, arme à feu dans l'autre. Les deux sorciers avaient levé leur baguette sur lui, mais son pistolet était déjà fermement pointé lui aussi... sur Tina.
- T'aurais pas du faire du ça, dit Azphel. Avada Kedavra.  

¤ ¤ ¤Un jet de lumière verte, froide, parcourut en un éclair la distance entre les deux hommes pour frapper le moldu en pleine poitrine. Il s'écroula sur le sol aux pieds d'une Reine d'Angleterre parfaitement stoïque. Azphel resta paralysé une seconde, prenant conscience de ce qu'il venait de faire.
- Puta*n de mer*e, dit-il à voix haute en se tournant vers Tina.

¤ ¤ ¤Elle n'était pas fautive bien sur, non, tout ça était de sa faute à lui. Il n'avait pas du tout prévu de tuer aujourd'hui, mais il n'avait pas envisagé que quelqu'un menacerait directement Tina. * Impulsif, je suis trop impulsif * pensa-t-il en se rapprochant du moldu. Il respira profondément, réfléchissant à toute allure comment transformer son erreur de la journée. Là, c'était certain, la noirceur était entrée de plein pied à Buckingham Palace. Et elle portait un nom. Deux en réalité, puisque Tina, à la beauté glaçante, ne manifestait aucune terreur.
¤ ¤ ¤L'attraction qu'il ressentait envers elle s'en retrouvait renforcée. Elle le suivait et était prête à laisser une part de ténèbres faire route commune avec lui.

¤ ¤ ¤ ¤ ¤ Azphel respirait profondément, essayant de s'éclaircir les idées, de ne pas laisser Tina altérer son jugement. Quoi faire ? Soudainement, en regardant l'état cadavérique de la Reine, il se remémora ce que Tina lui avait dit dans la forêt sur la nécromancie. Lui aussi avait eu un lien étroit avec la mort... Alors, pour leur volonté de noirceur, au nom de la toute puissante magie noire, une solution s'imposa à son esprit. Il utilisa sa baguette pour attirer le corps de l'homme jusqu'à une armoire sans fenêtre qui traînait dans un coin de la pièce. Il l'ouvrit pour constater qu'elle était fort heureusement vide. Toujours grâce à son amie de bois, il glissa le corps inerte de l'agent de sécurité à l'intérieur et verrouilla la porte grâce à elle.

- Tu ne bouges pas d'ici, je reviendrais te chercher tout à l'heure.

¤ ¤ ¤Le mage noir était pleinement concentré après ce meurtre, les sens dopés à l'adrénaline, au point qu'il en oubliait le ressenti de Tina. Elle était revenue à sa hauteur et il essaya de sonder son regard. Elle n'avait pas peur du tout et il croyait y déceler de l'excitation ou de la fascination.

- Ca va? lui demanda-t-il en glissant sa main dans la sienne.
Mais elle n'eut pas le temps de répondre. A l'entrée de la pièce, le Talkie du garde crachait des phrases inquiétantes :
- " John t'es là ? Réponds bordel. Bouge pas de là où t'es, on arrive. "

¤ ¤ ¤Il entraîna Tina par la main jusqu'à la porte d'entrée. Il ramassa la radio, la mit sur off, et la planqua au dessus d'une armoire avec le pistolet du garde. Quand il ouvrit la porte, il entendit des voix qui se rapprochaient de l'escalier :  "...il allait dans  la salle des trophées, il doit pas être bien loin."
- On ferait mieux d'y aller.
La Reine les rejoignit rapidement sur le pas de la porte, obéissant au doigt et à la baguette.
- Difindo ! lança Azphel sur l'immense vitrine centrale où il avait brûlé l'acte de naissance de la princesse Charlotte.
La vitre se fêla en son centre pour s'agrandir rapidement en quatre fissures qui prirent la direction des angles de la gigantesque façade de verre. Une seconde plus tard, la vitre se cristallisait en milliers de petits fragments qui crépitèrent en craquant, comme de la neige fraîche sous les pas. Le trio tourna le dos sous l'impulsion d'Azphel quand la vitre se brisa en une cascade de morceaux de verre microscopiques qui s'abattirent bruyamment sur le parquet.
Ils accélérèrent le pas pour tourner à un angle du couloir. La voix d'un garde résonna derrière eux :

- "Hé, vous là, arrêtez-vous."
Azphel jeta un oeil et vit deux hommes qui se précipitaient dans le premier couloir.
- "Je vais m'occuper de John, toi rattrape ceux-là."

¤ ¤ ¤ ¤ ¤ Un moulinet rapide déverrouilla une porte et ils pénétrèrent dans une chambre assez simple, flanquée d'un lit à baldaquin, d'une commode et d'armoires moins tape à l'œil que la salle des trophées. Tina laissa la Reine proche du lit, visible depuis l'entrée. Azphel l'attira dans un placard haut et étroit qui faisait face à ce même lit et à la porte. Par chance il ne contenait que peu de vêtements et ils purent tenir tous les deux... bien que relativement serrés l'un contre l'autre. Une proximité qui raviva les voix à l'intérieur d'Azphel. Il ferma les yeux un instant pour penser à autre chose... autre chose que la poitrine de Tina qu'il sentait par à-coups contre lui, autre chose que son souffle léger aussi agréable qu'une brise d'été, autre chose que son parfum enivrant qui emplissait l'espace confiné de manière obsessionnelle.

¤ ¤ ¤Il avait chaud maintenant, très chaud. Tina ne le regardait pas et il ne lui en voulait pas sinon elle l'aurait vu embarrassé et en train de résister, assez difficilement, aux pulsions qui l'agressaient. * Tu la désire mais reste calme... * Il inspira et souffla sans doute un peu trop fort, avant de se pencher pour observer entre les deux portes ce que Tina faisait avec la Reine.
¤ ¤ ¤Là. voilà. Ca y est. Ils n'avaient jamais été si proches l'un de l'autre qu'à ce moment, leurs visages se tutoyant, leurs corps se rejoignant régulièrement, leurs souffles discret se mêlant à la chaleur et à l'intimité de l'armoire.

¤ ¤ ¤La reine avait ôté sa robe et se trouvait en sous-vêtements sur son lit. Elle ressemblait à un bonhomme de neige resté trop longtemps au soleil. Lorsque le balourd qui les avaient poursuivit pénétra à la volée dans la chambre, elle s'apprêtait à retirer son soutien-gorge. La Reine le dévisagea, même si elle n'affichait sans doute aucune réaction. L'homme s'arrêta net et détourna le regard.
- Pardon madam... ma Reine. je suis désolé, toutes mes excuses.
La Reine ne répondit pas un mot. Sur ce, l'homme tourna les talons et referma la porte derrière lui. On l'entendit marmonner quelques mots dans le cracha de son Talkie-Walkie.

Presque collés l'un à l'autre, le regard des deux sorciers se recroisa.
- Bien joué, susurra-t-il d'une voix trop douce pour paraitre assurée.
Il ne pouvait pas l'être avec son visage à un centimètre de celui de Tina, ses pupilles dilatées par le désir charnel, passionnel et intellectuel de Tina. Un désir irrépressible, presque inassouvible d'elle. Il se perdait dans ses yeux sans espérer un quelconque sursaut de sa conscience ; peut-être était-ce même sa conscience qui agissait enfin ?

¤ ¤ DO ¤ ¤ En revenant dans le monde sorcier il s'était promis de ne rien regretter. Alors peu importait ce qui suivrait cet instant, les répercussions, les déceptions. Il ne regretterait pas Tina.
Il avait souhaité être avec elle aujourd'hui.
Il voulait être avec elle aujourd'hui.
¤ ¤ ¤Il laissa tomber sa baguette dans l'armoire et écarta délicatement la mèche de cheveux blonds qui masquait le cou d'albâtre de la belle Serpentard, laissant ses doigts courir tendrement dans les cheveux de la belle. Sa main gauche, doigts écartés,  glissa lentement en remontant le long de la cuisse de la sorcière. Succombant à son désir, à l'abdication de sa raison, il déposa ses lèvres sur celles de Tina pour l'embrasser passionnément.

Edit Izsa : Bonsoir Azphel. D'après le contexte du forum, nous nous situons au vingt-deuxième siècle, la princesse Charlotte n'est donc plus un royal baby depuis environ un siècle. Merci d'éditer votre message, et veuillez faire plus attention à l'avenir. Cordialement.


Dernière édition par Azphel le Dim 2 Aoû 2015 - 10:19, édité 2 fois
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Re: St. James's Park et ses environs

Message par : Valentina Boccini, Jeu 30 Juil 2015 - 23:40



-La danse du loup et du corbeau-

____________________


Je dépassais d'un pas rapide le couple princier, qui, l'air affolé contemplait le lustre éclaté en milles morceaux de cristal là où, il y a quelques secondes à peine, la foule se trouvait. Ils cherchaient des yeux un coupable s'en pouvoir en trouver, premièrement rien ne permettais de nous accuser, et secondement, nous nous engouffrions déjà dans un couloir, la Reine d'Angleterre sur nos talons, les yeux voilés, les traits inexpressifs. Je m'arrêtais pour questionner mon cavalier.

Curieusement, debout dans ce couloir, j'avais un curieux doute. Les battements affolés de mon cœur étaient-ils causés par l'adrénaline et ma montée rapide des escaliers ou simplement au regard enflammé que me jetais de temps-à-autres Azphel ? Sa beauté me transportais. Chacun de ses traits était d'une perfection qui frôlait le divin. Je ne pouvais pas détacher mon regard du sien une fois qu'ils se rencontraient. Le trait sensuel de sa bouche, la courbe de son nez, le contour de sa mâchoire... J'avais l'envie intense de le touche, de me rapprocher, de sentir son cœur battre sous mes doigts. Il me semblait que  nous étions faits de la même pierre. L'amour de la magie et de sa puissance coulait dans nos veines. Le désir de voir ce monde contrôlé par cette essence mère, loin de toutes ses lois, ses limites censées nous garder dans le droit chemin. Mais tout ce que pouvait accomplir la magie était à mes yeux pur. Les sorciers qui l'utilisait l'étaient souvent moins. Azphel décida de répondre à ma question.

- Allons voir là-haut. On trouvera peut-être des choses intéressantes dans les appartements privés, déclara sobrement le sorcier.

Je hochais la tête imperceptiblement et lui emboîtait le pas. Notre 
course à travers les couloirs reprit, et bientôt, nous eûmes à escalader un escalier. A chaque angle, je retenais mon souffle pour ne pas me prendre les pieds dans ma robe. J' aurais dû choisir une tenue plus accommodante pour l'action, mais la classe de celle-ci m'avais attirée. Finalement, c'est la bouche d'Azphel qui la tira de ses pensées. *Panne cérébrale, là.* Il se détourna bien vite, le regard aussi luisant que le mien devait l'être. Ne pas penser à ce genre de choses, pas en ce moment en tout cas. Pas ici. Nous reprîmes notre ascension ni vu ni connu et arrivâmes dans un vaste vestibule. Nous désarçonnâmes deux gardes en moins de temps qu'il ne faut pour prononcer une formule et continuâmes notre chemin. Cette virée prenait des accents de films d'actions et je sentais tout mon corps s'électrifier. L'adrénaline, sans doute aucun. 

Il ne fallut qu'un instant à Azphel pour décider de leur nouvelle destination et déverro
uiller la porte d'une salle latérale. C'était une pièce vaste de plafond haut. Des tapisseries anciennes couvraient les mûrs et le sol était couvert d'une épaisse moquette qui étouffait le bruit de nos pas. Les couleurs criardes me donnaient la nausée. Des étagères, des vitrines et autres présentoirs renfermaient les papiers officiels de la famille royale. Il me semblait bien étrange de renfermer des documents importants ici. Ils ne connaissaient pas les bureaux et les secrétariats, chez les anglais ? Levant les yeux au ciel, je pris le temps de déambuler entre les consoles pour examiner un peu le décor.

" Quelle vanité... " chuchotais-je, écœurée.

J'entendis un bruit de tissu froissé et me retournais vivement, baguette à la main. Ce n'était qu'Azphel qui enlevait sa veste, et non pas un éventuel garde. Décidant d'ignorer les muscles que je sentais se contracter en moi à la vue du sorcier qui ôtait son vêtement avec désinvolture, et de chasser les images affolantes que mon imagination produisaient, je me penchais sur la vitrine centrale. Des actes de naissance. Rien que ça. Un rictus mauvais se forma sur mon visage pâle alors que j'apprêtais à parler au serpent. Mon regard ne se fixa pas dans le sien mais sur le tatouage qui ornait son avant-bras. Je le connaissais très bien, pour l'avoir vue maintes fois chez une personne particulière qui tentait de me la cacher. Mais l'idiot en question avait sans doute oublié que lorsque l'on vit avec quelqu'un, certains secrets n'en restent pas bien longtemps. J'avais gardé le silence, cependant. C'était bien ce que je faisais de mieux. J'appliquais donc ma technique ici aussi, ignorant la fameuse marque des ténèbres, visiblement malmenée, qu'arborait le beau serpent. A vrai dire, ça ne me touchais pas plus que cela.

- Tu as déjà pensé à faire autre chose ? Je m'approchais de lui. Je veux dire, autre chose que travailler à Poudlard, tu as déjà imaginé ce que pourrait être ta vie d'une autre manière dans le monde magique ?

Je souriais à nouveau. Je ne comptais pas lui cacher les principaux détails de ma vie, mais évoquer la mafia magique italienne était un problème majeur. Parce que je n'étais pas la seule que cet aveux concernerait. Mon frère, tous les membres de notre branche, ainsi que Rurik et ses hommes. Pouvais-je décemment prendre ce risque ? Mêler Azphel à cette sombre partie de ma vie ? Il risquait de devenir une cible de choix pour ceux qui me voulait du mal, et, par les caleçons de Merlin, ils étaient plutôt nombreux, ces derniers temps... Cependant, la mafia n'était pas ma seule activité en dehors de Poudlard. J'avais été formée par un Médicomage italien aux arts du soin. Si je n'avais pas le niveau d'un professionnel, j'étais capable de calmer presque tous les maux. Ma principale faiblesse résidait dans les empoisonnements. Certains souvenirs me tétanisais alors. La cicatrice sur mon bras me picota étrangement, se rappelant à mon bon souvenir. Et puis il y avait mes rêves de jeunesse que je n'avais jamais pu appliquer. Ma passion pour l'astrologie et mes prédispositions en la matière, par exemple...

Avant que je n'ai pu lui répondre, franchement ou non, Azphel passa à l'action. De nouvelles lettres fracassèrent les mots de l'acte de naissance du royal baby. C'était jouissif. Une étrange alarme se mit à sonner. Je fronçais les sourcils, consultant le sorcier du regard. Nous étions nous fait repérer ? Que ce passait-il ?

- Je n'aurais peut-être pas dû... marmonna mon cavalier.

Ses pupilles se rétrécirent et son visage se redressa imperceptiblement, son dos se faisant plus droit. Il semblait entendre quelque chose. Je n'avais pourtant pas une mauvaise audition, au contraire, mes talents d'animagus me permettant de mieux percevoir certains sons, mais je n'entendais rien. Le regard d'Azphel n'annonçait rien de bon, cependant, et je restais prudemment sur mes gardes, baguette en main. S'il fallait se battre, la partie était gagnée d'avance. Finalement, la porte s'ouvrit pour révéler la large silhouette d'un colosse au regard fou et à la mâchoire tombante. Il ne semblait pas content de voir deux inconnus, la reine à leurs côtés, tenant ce qui devait être pour lui deux stupides bouts de bois vers sa masse tremblotante. La suite se déroula très vite. Trop pour mes pauvres yeux de mortelle. Le moldu pointa vers moi une arme à feu mais avant qu'il n'ait pu s'en servir, il chuta, tué par un grognement guttural d'Azphel. Je posais un regard sur le sorcier. Je ne pouvais pas m'empêcher d'être attendrie par sa protection. Un homme était mort ? Peu importe, le serpent voulait me garder en un morceau ? Je le laissais cacher le corps, puis me rapprochais de lui. Me retenant de le remercier d'un baiser langoureux, j'attrapais la main qu'il me tendait pour prendre la poudre d'escampette, la Reine toujours sur nos talons. Il m'avait demandé comment j'allais. Pensait-il sérieusement que j'allais lui tenir rigueur de son acte ? Je me mordillais la lèvre.

L'attraction que je ressentais pour le sorcier était d'une puissance anormale. J'avais l'envie violente de me glisser dans ses bras, de me blottir contre son torse, de sentir ses mains sur mes hanches, ses lèvres sur les miennes. De me laisser aller à la passion. Je déglutis avec difficulté, me contentant de resserrer l'étreinte de mes doigts sur les siens. Il m'avait trouvée, m'avait ensorcelée. Il avait un pouvoir sur moi qu'il ignorait peut-être. Il était plutôt amusant que notre rencontre se fasse quand je cherchais un but à ma vie, quand mes pensées se faisaient creuses et que ma vie ne devenait qu'une succession d'habitudes. Désormais, j'avais une raison de plus de le remercier. J'étais prise dans le piège de sa voix.

Nous finîmes par entrer dans une chambre à coucher et la vue du lit me fit pousser un gémissement discret. Cela relevait maintenant de la torture. Finalement, nous abandonnions la vieille sur les draps et je me laissais entraîner dans un placard, nous dissimulant ainsi des yeux moldus. Je regardais la porte se refermer avant d'oser un bref regard vers le sorcier. Une bouffée de chaleur me monta aux joues et je fixais résolument le sol de chêne de l'armoire. Je m'efforçais de ne pas penser à ses lèvres pleines, à son regard brûlant, à son odeur enivrante. Et puis, il me frôla, déclenchant des frissons pour le moins intenses tout le long de ma colonne vertébrale. Il se  penchait pour regarder entre les deux battements de porte, et je sentis son souffle sur ma peau. Je finis par me rendre compte que je ne respirais plus quand le feu de mes poumons devint insupportable. La tension était-elle aussi intense pour lui ? Pourtant j'aurais du garder la tête froide, au vu de la situation. Nous étions deux intrus dans un palais royal sans doute bien protégé. L'éventualité que cette épopée se passe mal me traversa pour la première fois.

Quand les doigts d'Azphel effleurèrent ma joue, je cessais simplement de penser. Je relevais enfin les yeux, me heurtant à sa beauté incroyable. Mon souffle se fit court à nouveau tandis qu'il jouait avec mes cheveux. Je m'approchais insensiblement, réduisant le peu d'espace entre nous. Sa main trouva ma cuisse. Je savais ce qui allait suivre et je crois que rien au monde ne me faisait plus envie en cet instant. Être enfermée dans ce placard me semblait une situation tout à fait enviable. Le Serpent se pencha et enfin, nos lèvres se rencontrèrent. Ma main trouva instantanément l'obscurité de ses cheveux, l'autre jouant avec le col de sa chemise. Je me perdais. Ce baiser qui dura plus que de raison alternait la douceur et la passion, la tendresse et la folie. Finalement je me décrochais de lui, tâchant de retrouver mon souffle.

L'idée de quitter cette armoire me semblait déraisonnablement inconfortable et je préférais retrouver la chaleur de ses lèvres une seconde fois pour chasser ces pensées désagréables. Les battements de mon cœur s'étaient accélérés et se faisaient irréguliers. Je savais qu'il le sentait aussi, et, étonnement, cette idée me plaisait. Je lâchais un rire nerveux en m'éloignant pour de bon, entrouvrant le placard du bout de l’escarpin pour faire entrer un peu de fraîcheur. Il faisait particulièrement chaud.

" Rester indéfiniment ici avec toi ne me dérangerais pas le moins du monde mais..."

Je laissais ma phrase en suspens, attrapant sa main pour le conduire avec moi hors de l'armoire. Avant d'en refermer les battants, je récupérais sa baguette que je lui rendais. Je glissais à nouveau mes doigts entre les siens avant de pointer le bout d'ébène sur la souveraine. Tout d'abord, je l'endormais. Puis je levais le sortilège de l'imperium et effaçais de ses souvenirs cette soirée pourtant délicieuse.

" Je propose que l'on descende, maintenant. Je suis prête à parier qu'ils vont croire que l'on monte dans les étages. "

Je tâchais de garder mon regard fixé dans le sien plutôt que sur ses lèvres, légèrement gonflées par nos baisers. Tout cela était-il réel ? Je devais tenir le beau brun loin de mes pensées pour le moment, si nous voulions sortir d'ici en un seul morceau. Mon esprit mafieux se mit en marche, plus long à réagir que d'habitude. Je l'attirais avec moi jusqu'à la porte que j'entrouvrais. Le seul garde qui veillais fût rapidement stupefixié. Cependant, des voix raisonnaient non loin de là, et je jugeais bon de faire vite. Hâtant le pas, je m'enfonçais finalement dans un ascenseur au détour d'un couloir. Ce serait toujours plus sur que les escaliers qui pouvaient être encerclés. Là, nous avions simplement à nous tenir sur nos gardes à l'ouverture des poches. J'appuyais vigoureusement sur le - 4 des étages.

Si ma mémoire ne me faisait pas défaut, Azphel m'avait parlé d'une époque où il côtoyait des moldus dans des hôtels. Ainsi donc, l'ascenseur n'était pas pour lui une nouveauté. Quant-à moi, dans nombres de banques, on en trouvait. J'avais pris l'habitude. Cependant, puisque ici la compagnie était bien meilleure, je vins coller mon dos au torse d'Azphel. Face au miroir, je nous trouvais une beauté incroyable. Un couple ténébreusement séduisant. Lui, dans sa chemise ajustée, les manches relevées, son regard divinement brûlant. Moi, dans un fourreau de dentelles noires, le corps collé à celui du sorcier... Le mariage était parfait.

Quand la machine commença à ralentir, je m'écartais à regret de mon cavalier, préférant jouer la carte de la sécurité. Néanmoins, personne ne nous attendaient à la sortie de l'ascenseur. Je sortais de la cage, Azphel sur mes talons. Il faisait noir ici. Nous étions plusieurs mètres sous terre, là où personne n'allais jamais. Je jetais un #Lumos, la lumière émanant de ma baguette dévoilant des couloirs aux tapisseries passées, le sol, un dallage ,noir et blanc, était marqué de coups. Cet endroit était laissé à l'abandon. Nous traversâmes un premier couloir, et je fis exploser la porte d'un coup de baguette : pourquoi poser ma main sur cette poignée quand d'autres possibilités s'offraient à moi ? La pièce suivante était un salon vert. Les mûrs étaient couverts de tentures fades qui avaient du être belles. Le lustre qui pendait encore au plafond par l'opération du saint esprit était de verre, couvert de toiles d'araignées. De nombreux fauteuils disposés en cercles n'attendaient que de royaux fessiers, et les tapis qui cachaient le parquet étaient couverts de poussière.

" On dirait bien que c'est à l'abandon..."

Je restais tout de même sur mes gardes, un colosse en costume pouvait bien se cacher derrière n'importe quel rideau -rideau cruellement dangereux pour mes poumons d'asthmatique- et je ne voulais courir aucun risque. Maintenant que je connaissais l'impulsivité de mon ami, je préférais rester prête. Bien que je ne lui reprocha pas son comportement tout à l'heure, une seconde victime serait parfaitement superflue.  Soudain, j'eut une pensée intrigante. Qu'allaient bien pouvoir raconter les médias moldus face à notre infiltration de cette nuit ? " Deux démons ont saccagé Buckingham Palace, laissant la reine à demi nue sur son lit et le palais dans les flammes ? " Je souriais dans le vide, traversant le salon sans m'arrêter devant ses richesses. Un bref regard en arrière m'informa que le sorcier me suivait toujours.

Un nouveau couloir se présenta à nous. Les mûrs étaient tâchés de multiples portes, et j'entrepris de toutes les ouvrir. Pour passer le temps, je me mis en tête de faire la conversation au sinople.

"Pour répondre à ta question de tout à l'heure... J'ai toujours aimé l'astronomie. Je comptais en faire mon métier, ou bien tenir un bar. Je ricanais. Mais je ne suis qu'une humble professeur de Défense Contre les Forces du Mal... Alliée de la magie noire et mafieuse magique à ses heures perdues. " achevais-je avec franchise.

Ou autrement dit : Je gères la plus grande mafia magique italienne et je suis partisane de ceux qui portent la même marque que toi, là, juste sur ton bras. Sinon, j'aime bien les étoiles et l'alcool. Tina, ou l'art de la conversation...
Nous venions de sortir d'une salle de bain quand enfin je fis demi tour, frôlant le sorcier qui freina avant de me percuter de plein fouet, cependant.

"Et toi, Azphel ? " susurrais-je.

A chaque mot, nos lèvres s'effleuraient. La tension disparue un peu plus tôt revenait, sinueuse, et l'adrénaline ne faisait que ressortir mes instincts féminins.  


Edit Izsa : Bonsoir Valentina. D'après le contexte du forum, nous nous situons au vingt-deuxième siècle, la princesse Charlotte n'est donc plus un royal baby depuis environ un siècle. Merci d'éditer votre message, et veuillez faire plus attention à l'avenir. Cordialement.
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Re: St. James's Park et ses environs

Message par : Azphel, Sam 1 Aoû 2015 - 18:12


La danse du loup et du corbeau.
* * *


¤ ¤ LR ¤ ¤ Les quelques secondes qui lièrent Tina et Azphel dans un feu dévorant, à l'intérieur de l'armoire, se désagrégèrent amèrement. Trop courtes, du goût du sorcier qui écoutait le refrain frénétique de ses pulsions qui lui criaient de ne pas s'écarter de la belle italienne, de la retenir dans ses bras ; un refrain auquel répondait en chœur les battement sourds de Tina qu'il pouvait ressentir contre son torse, comme la chaleur qui se dégageait d'elle et qui n'était pas due qu'à l'étroitesse de l'armoire.... Lui dévoilant son plaisir à elle, la sorcière se rapprocha de nouveau pour un deuxième baiser passionnel agrémenté de remous tortueux. Une seconde d'éternité qui laissait disparaître tout ce qu'il y avait autour d'eux.

¤ ¤ ¤Un moment  trop court, comme tout ceux que l'on attend avec impatience. Parce qu'on en est assurément les esclaves, résolus à attendre leurs coups d'éclat, seuls, tapis dans la morosité du quotidien à espérer leur arrivée pour nous sortir de notre torpeur, et finalement nous y replonger, jusqu'au suivant...
¤ ¤ ¤C'était un peu ce que ressentait Azphel quand Tina s'écarta de lui pour la deuxième fois. L'instant tant fantasmé s'enfuyait déjà, laissant derrière lui un goût de reviens-y aux arômes sucrés, un goût d'impatience délétère.  
¤ ¤ ¤Il l'avait désirée plus que de raison, et maintenant que ce premier baiser était passé, qu'il en avait ressenti l'intensité et perçu les répercussions dans les mouvements de Tina, il savait qu'il n'y aurait pas de déception. De l'incertitude assurément, mais l'attraction irrépressible qu'il ressentait pour elle allait bien dans les deux sens, il la lisait dans le regard d'abîme de la sorcière, la devinait dans les mouvements de son corps.
Ne restait plus qu'à taire l'impatience qu'il ressentait de tout son être.

" Rester indéfiniment ici avec toi ne me dérangerais pas le moins du monde mais..."

¤ ¤ ¤ ¤ ¤ Il se laissa entraîner par la main dans la chambre, amorphe de toutes pensées censées. La vue du lit acheva de tuer toute part de raisonnable en lui. Peut-être un peu précipité, mais imaginer la belle italienne sans sa robe... la vue de son corps de porcelaine nu, entrevoir le secret gardé de son tatouage, caresser des doigts ses hanches et....
¤ ¤ ¤La silhouette de la Reine d'Angleterre en sous-vêtements sur le lit coupa court à toutes pensées sexuelles de Tina. Autant tout s'était passé très rapidement dans la chambre, autant la vieille lui était totalement sortie de l'esprit dans ce même laps de temps. Il n'y avait de toute façon plus grand chose dans les pensées du mage noir hormis le dessin d'une jolie blonde qui le dévorait de mille tentations. * Merd* * pensa-t-il en analysant la situation.

¤ ¤ ¤ ¤ ¤ Car il n'y avait pas que Tina, ou lui. Il y avait le bordel qu'il avait mis à l'étage en explosant la vitrine et en brûlant l'acte de naissance de la jeune princesse. Il y avait l'antiquité assise sur le lit qui allait être cherchée partout dans le palais. Ils devaient déguerpir, et vite. Des gardes les avaient vu au loin, mais surement pas assez pour les reconnaître parmi la foule d'invités prestigieux. Ils avaient encore une chance de pouvoir réintégrer la réception et de passer inaperçu.
Tina débarrassa la reine de ses souvenirs embarrassant. La pauvre ne se rappellerait pas qu'elle a eu la chance de voir un garde débarquer dans sa chambre alors qu'elle se trouvait à demi nue.

" Je propose que l'on descende, maintenant. Je suis prête à parier qu'ils vont croire que l'on monte dans les étages. "

¤ ¤ ¤Azphel acquiesça d'un signe de tête. Il était totalement d'accord, ils devaient bouger rapidement s'ils ne voulaient pas se faire prendre. Il ne doutait pas qu'ils pourraient fuir Buckingham sans difficultés, mais voir leurs visages dans une gazette ruinerait complètement la carrière de Tina et entraînerait probablement une chasse à l'homme... bien qu'il avait d'autres pouvoirs que ceux de sa baguette pour se défendre. Cette réalité provoqua un retour d'adrénaline en lui. Sa relation personnelle avec la sorcière devait passer après leur survie. Sous l'impulsion de l'italienne, ils quittèrent la chambre en abandonnant la Reine là. Dans le couloir, un seul garde sans vivacité patrouillait. Tina s'en débarrassa aussi aisément que les premiers. Azphel tendit l'oreille vers les escaliers qu'ils avaient emprunté plus tôt. Il n'entendait rien. Les recherches avaient du se déplacer et le service de sécurité les cherchait probablement déjà là où ils n'étaient pas.

¤ ¤ ¤ ¤ ¤ Tina l'emmena jusqu'à un ascenseur et il n'eut étrangement aucune pensée intime associée à ce cadre refermé. La blonde appuya sur le -4 et la descente dans les sous-sol du palais démarra. Elle vint se mettre dos à lui pour contempler leur reflet dans le miroir et il l'enlaça sans espérer davantage que la satisfaction que lui apportait cette simple étreinte. Elle devait penser la même chose que lui, ils étaient magnifiques ensembles. Plus que n'importe quel couple de péquenauds présent à la réception. De la prestance, de la classe, de la grandeur se dégageait du reflet séduisant que renvoyait le miroir, quelque chose que les couples normaux n'avaient pas.
La question du couple Tina / Azphel était encore suspendue à un point d'interrogation, mais physiquement, idéologiquement, il ne faisait aucun doute qu'il existait déjà.

¤ ¤ ¤Les deux sorciers se séparèrent pour se tenir parés à toute éventualité à l'ouverture des portes. Mais il n'y avait rien en bas à part l'obscurité d'un couloir obscur et froid. Sa partenaire le précéda en ouvrant le passage à la lumière de sa baguette, lui l'imitant quelques mètres en arrière. Le sous-sol était glacé, imprégné d'une odeur d'inhabité et de délaissement. Sur le sol, les carreaux noirs et blancs collaient à la perfection aux deux visiteurs magiques qui s'y aventuraient. Azphel y voyait également le reflet de sa double personnalité, de son bon côté qui luttait vainement pour sa survie face à sa part d'ombre qui dirigeait sa vie. La lutte était inégale depuis plusieurs semaines.
Bien qu'en fuite, Tina fit parler sa baguette pour exploser la porte qu'ils rencontrèrent. Même silencieuse, sa façon de s'exprimer plaisait au mage noir.

¤ ¤ ¤ ¤ ¤ La pièce qui suivit exposait la même odeur d'abandon que le couloir qu'ils venaient d'emprunter. Si cet endroit avait servi, c'était il y a longtemps. L'avantage, c'est que visiblement les gardes étaient plus préoccupés à chercher leur collègue John que les responsables de la casse dans la salle des trophées où il pourrissait. Il faudrait bien trois jours avant que l'odeur du cadavre en décomposition ne les alerte sur son emplacement,  sa mort ne ferait donc pas les gros titres dès le lendemain. En revanche, Azphel devrait surement faire l'impasse sur le petit numéro de magie noire qu'il avait prévu de jouer avec lui ; il lui serait difficile de regagner l'étage du palais sans éveiller les soupçons.
¤ ¤ ¤Le sorcier avançait au rythme du halo de lumière que sa baguette projetait, tantôt sur des tables dévernies, un parquet poussiéreux ou des fauteuils rendus sombres par la lumière timorée du morceau de bois. Bien qu'aux aguets, le mage noir ressentait maintenant un sentiment de sécurité, amplifié par la compagnie de sa belle italienne. Les deux amants ténébreux étaient pour le moment en sureté, bien que paradoxalement enfoncés dans un sous-sol du palais qu'ils devraient forcément remonter.

¤ ¤ ¤ ¤ ¤ Ils quittèrent la pièce pour arriver dans un second couloir au moins aussi long que le premier et parsemé de portes. Il se demanda depuis quand l'étage ici n'avait pas eu de visiteurs. Tina, qui ne lui  avait pas franchement répondu plus tôt, le fit en franchissant la porte d'une salle de bains :

"Pour répondre à ta question de tout à l'heure... J'ai toujours aimé l'astronomie. Je comptais en faire mon métier, ou bien tenir un bar " dit-elle avant de rire franchement. Le sorcier imagina un instant la jolie blonde en train de servir des verres à un bar entièrement rempli d'hommes juste là pour son physique.
"Mais je ne suis qu'une humble professeur de Défense Contre les Forces du Mal... Alliée de la magie noire et mafieuse magique à ses heures perdues. "

¤ ¤ ¤Alliée de la magie noire et mafieuse ? Des activités qui apportaient leur lot de questions et réponses. Même s'il n'avait pas douté un instant de son attirance pour la magie noire, ça expliquait l'absence de réactions quand elle avait vu sa marque des ténèbres dans la salle des trophées.. Le sorcier lui lança un regard interrogateur en se demandant ce qu'elle entendait par mafieuse. Les images qu'il associait à ce mot étaient généralement dangereuses et peu recommandables...

Il s'apprêtait à débarrasser ses lèvres des questions qui le brûlait quand l'italienne fit demi tour et qu'ils se percutèrent.

"Et toi, Azphel ? " demanda-t-elle dans un souffle rompu.
Leurs lèvres se retrouvaient à portée une nouvelle fois  et ne paraissaient pas en mesure de s'opposer à leur liaison. Les pulsions d'Azphel étaient revenue en une fraction de seconde et criaient leur soif de Tina. Les yeux bleus de la belle brillaient d'une lueur de désir qu'il avait envie d'assouvir. Il ne tenta pas de s'y opposer et enroula ses bras autour de la sorcière pour la deuxième fois, échangeant un baiser plus fougueux que le précédent, mêlant sans vulgarité leurs langues chaudes et humides, comme un moyen minimum de satisfaire la soif grandissante qu'ils avaient l'un pour l'autre.
¤ ¤ ¤Cette fois-ci, c'est le mage noir qui rompit l'échange en déposant un baiser tendre sur le front de Tina. Un geste d'affection destiné à lui montrer que ce qui se passait dans ce palais aujourd'hui, aussi dingue que cela pouvait paraître, n'était pas qu'un simple jeu pour lui. Il essayait de lui faire comprendre qu'elle comptait vraiment.
Il prit la direction de la pièce suivante en marchant lentement, ses doigts renoués à ceux de l'italienne.

¤ ¤ ¤ ¤ ¤ Si miteux et abandonné que pouvait être le couloir, avec un vide certain et une absence totale de romantisme, Azphel ne s'était pas senti aussi vivant depuis longtemps. La jolie blonde qui marchait à côté de lui le rendait vivant et était en train de chambouler tout ce en quoi il croyait sentimentalement. Rien de concret, de définitif... Tel avait été son crédo pendant longtemps. Mais maintenant il y avait Tina sur  son chemin de noirceur. Son regard abyssal, sa beauté de glace, ses cheveux soyeux qui ondulaient si naturellement, ses lèvres généreuses et ses atours indéniables qui en faisait une femme parfaite. Tout cela ne serait que superflu sans la grandeur et la magnificence qui émanaient d'elle, qui précédait chacun de ses pas et continuait d'enfoncer un peu plus dans l'esprit d'Azphel, à mesure qu'ils passaient du temps ensembles, la certitude que Tina était arrivée dans sa vie à un moment qui ne devait peut-être rien au hasard.

- Je ne sais pas vraiment ce que j'aimerais faire, dit-il pour répondre à sa compagne * à part être avec toi, en ce moment *. J'aime trop la magie noire pour me ranger sur un métier calme je suppose. Je ne me suis jamais arrêté sur autre chose que mon envie d'explorer cette magie, déclara-t-il, ce qui, maintenant que j'y pense, peut paraître ridicule. Si je devais faire un truc, ce serait peut-être écrire sur le monde magique et éventuellement des bouquins sur la magie noire. Pouvoir m'exprimer pleinement et montrer aux gens qu'il y a des aspects sombres de la magie vraiment intéressant.

- Tenir un bar, poursuivit-il après un silence, c'est une idée qui m'a toujours plût aussi. Mais c'est peut-être plus par amour de l'alcool que pour le métier, concéda-t-il dans un sourire. En revanche, je ne t'aurais pas cru amoureuse des étoiles à ce point. Tina astronome ? Je n'y aurais pas pensé ! Mafieuse en revanche (il se recula un peu pour la détailler en sur-jouant volontairement) ça colle un peu plus au personnage. Bien que ça ne m'inspire pas que des bonnes choses.

¤ ¤ ¤Il n'y avait pas de réelles questions parce qu'il ne voulait pas la forcer à parler de choses trop personnelles pour elle. Ce n'était pas spécialement l'endroit ni le moment pour le faire. Mais implicitement, il espérait une réponse rassurante, juste pour savoir où elle se situait dans cette mafia... Elle était  suffisamment grande et habile pour se débrouiller seule, il le savait, mais si leur histoire devait avancer sur un seul et unique chemin, il voulait savoir vers quoi il faisait route.

¤ ¤ ¤ ¤ ¤ Les deux aimants continuèrent leur périple plus calmement, côte à côte à assouvir leur désir par leur proximité. Le mage noir continuait d'épier les sons alentours et rien n'indiquait que le service d'ordre n'arrivait vers eux. Tina avait eu raison, ils devaient être éparpillés dans les étages du palais. Tant mieux, elle pouvait recevoir toute son attention. Sa concentration baissa légèrement quand il choisit de se focaliser intentionnellement sur le parfum de la sorcière... Il avait envie de se blottir contre elle et de ne plus bouger, de prolonger un des moments d'éternité avant qu'il ne s'enfuit.

¤ ¤ ¤Il ouvrit inconsciemment une porte pour tomber sur une nouvelle chambre relativement étroite. Une commode démodée, une table basse et un lit à l'apparence sommaire mais confortable garnissaient la pièce simplette. C'était à croire que l'univers les poussaient l'un vers l'autre, jouant de façon malsaine avec l'attirance irrépressible entre les deux sorciers. Ils échangèrent un regard à mille questions et se rendit compte que ses pensées avaient foutu le camp loin de là et l'avait livré en pâture à ses pulsions. Il avala difficilement sa salive en croisant le regard de Tina et fit demi tour en cachant maladroitement ses envies qui revenaient le hanter. Ils remontèrent le long du couloir, visitant des toilettes, une salle de jeu et une autre salle de bains. L'ordinaire du lieu l'ennuyait mais Azphel en profitait pour évacuer ses pensées.

¤ ¤ DO ¤ ¤ Il ouvrit la porte suivante qui déboucha sur  une salle de réunion à l'abandon. Il appuya machinalement sur l'interrupteur contre le mur et une lumière agressive déchira l'obscurité. Des sièges de velours vert entouraient une table ovale poussiéreuse qui faisait face à un rétroprojecteur mural. Le style de la pièce était plus récent que le reste du sous-sol, mais il n'y avait là rien d'intéressant. Le couple (Azphel aimait ce mot associé à Tina et lui) continua jusqu'à une porte métallique en bout de couloir. Azphel l'ouvrit pour donner sur une pièce qui semblait aussi large que vide. Quand la lumière de néons phosphorescents l'éclaira, ce fut pour révéler un garage dans lequel se trouvait deux magnifiques voitures moldue qui devaient dépasser les deux cents ans d'existence cumulés. Une Rolls Royce et une Aston martin Vanquish blanche, parfaitement conservées, comme deux bijoux de furie, parmi ce que les moldus faisait de mieux, avec l'alcool.  

- Ouahou, lâcha Azphel. Les joyaux de la couronne.
Sa main était toujours ferment enlacée à celle de Tina. L'absence de gardes à leurs trousses lui avait ôté toute prudence. Peu de choses comptaient maintenant à part la sorcière. Bien qu'un garage n'avait rien de très attirant, il trouva soudainement le moment bien choisi pour se laisser guider par ses pulsions. L'Aston était sexy, si tant est qu'on puisse qualifier une voiture ainsi. Il desserra leurs mains et fit tourner Tina sur elle même avant de l'attirer à côté du bolide en parfait état.  

Il avait des mots la concernant qu'il taisait intérieurement depuis leur rencontre, des doutes qui se muaient en certitudes. Mais maintenant qu'il sentait leur liaison devenir inévitable, il joua la carte de la sincérité.

-  Personne ne m'a fait l'effet que tu me fais avant toi. Personne ne me ressemblait à ce point dans ma façon de penser. Suivre tes mouvements aujourd'hui me paraît à la fois prématuré et inévitable, irrésistible.... (sa main glissait dans le dos de Tina et l'attirait vers le capot de la voiture) Je ne t'imagine pas comme un flirt pour la journée, mais plutôt comme le premier pas d'une longue danse.

¤ ¤ ¤Il rapprocha ses lèvres du cou de Tina et la mordilla tendrement. Ses mains, plus assurée qu'une heure plus tôt dans l'armoire, firent glisser les bretelles de sa robe le long de ses épaules, avant de cabrer le corps de l'italienne sur le capot de la voiture. Sans laisser place au doute, il déboutonna sa chemise qu'il jeta derrière lui.
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Re: St. James's Park et ses environs

Message par : Valentina Boccini, Dim 2 Aoû 2015 - 15:43



-La danse du loup et du corbeau-

____________________


Nous venions de poursuivre notre route dans les couloirs des sous-sols. Buckingham palace était immense. Les chances pour que des gardes nous cherchent ici étaient minimes et finalement, j’étais en compagnie d’Azphel. J’étais face à lui, mon regard plongé dans le sien. Je pouvais lire là le reflet du désir qu’il éprouvait, de ses tentations les moins avouables. J’avais l’impression de me regarder dans les yeux. Son bras passa dans mon dos, déclenchant aussitôt une vague de frissons. Ses lèvres trouvèrent à nouveau les miennes. Et ce fût l’explosion. Je cessais simplement de réfléchir. Tout ce à quoi je pouvais penser s’était volatilisé. Rien ne comptait si ce ce n’est sa peau sur la mienne. Ma main vint se perdre sur sa nuque, je me laissais gagner par la passion. Mais il le savait aussi bien que moi. Pas ici. Pas maintenant. Il se détacha et mon coeur se serra. La pression de ses lèvres sur mon front me réconforta plus que je le pensais possible.

Cette attraction, d’ailleurs, ce pouvoir qu’il avait sur moi, m’effrayaient. Je me sentais lamentablement faible et des souvenirs douloureux se glissèrent en moi. Les sentiments étaient ma bête noire. Je ne les comprenais pas, je ne les contrôlais pas. J’avais l’impression qu’une brèche s’était ouverte en moi et que le sorcier en avait profité. Il se dégageait de lui une aura qui me rassurait, qui me ravivait. Je redevenais moi, plus simplement. Je ne me cachais plus derrière des sourires entendus et des battements de cils superflus. Il ne semblait pas me voir comme un corps. Plutôt comme… une égale. Quand ses yeux se posaient sur moi, je me sentais belle. Brillante.   C’était une sensation euphorisante, oui. Mais surtout, surtout, effrayante. J’étais glacée de peur. Pour palier à ce manque de confiance en moi, je serrais sa main plus fort. *Tu es faible, Tina. Bien trop faible…* Je sais.

Azphel reprit la parole, répondant à une question que j’avais posé il y a quelques minutes. Paradoxalement, ça me semblait être il y a des heures alors que ce baiser n’avait été que trop court à mes yeux.

- Je ne sais pas vraiment ce que j'aimerais faire. J'aime trop la magie noire pour me ranger sur un métier calme je suppose. Je ne me suis jamais arrêté sur autre chose que mon envie d'explorer cette magie, ce qui, maintenant que j'y pense, peut paraître ridicule. Si je devais faire un truc, ce serait peut-être écrire sur le monde magique et éventuellement des bouquins sur la magie noire. Pouvoir m'exprimer pleinement et montrer aux gens qu'il y a des aspects sombres de la magie vraiment intéressant.

Intéressant était un mot faible… *On parle de la magie, pas d’Azphel…* Ahem. Je le savais. Ainsi donc le ténébreux sorcier se sentait une âme d’écrivain ? Après tout pourquoi pas. S’il écrivais comme il me parlais, j’avais du soucis à me faire. Bientôt, des centaines de femmes frapperaient à sa porte pour n’avoir ne serait-ce qu’un regard de lui. Une part de moi grognait à cette idée et je me promis de ne laisser personne l’approcher. Du moins aucune femme. *Et jalouse en plus* Ferme-la, oiseau de malheur !

- Tenir un bar, c'est une idée qui m'a toujours plût aussi. Mais c'est peut-être plus par amour de l'alcool que pour le métier. J’eus une grimace nauséeuse en repensant aux litres d’alcool que j’avais bu ces derniers temps… En revanche, je ne t'aurais pas cru amoureuse des étoiles à ce point. Tina astronome ? Je n'y aurais pas pensé ! Sourire de ma part. Mafieuse en revanche , ça colle un peu plus au personnage. Bien que ça ne m'inspire pas que des bonnes choses.

Je le regardais simplement. C’était bien plus compliqué que ça, mais je n’avais pas les mots pour le dire. C’était dans mes veines. La mafia était une affaire de famille depuis des siècles. Mon arrière arrière grand-père avait débuté la tradition, et de père en fils, le flambeau s’était transmis. Puis mon oncle avait finit par en prendre la tête… jusqu’à la fin du mois dernier. Expliquer au sorcier que j’avais assassiné mon propre père adoptif pour le pouvoir. Mon frère était également dans le coup. Le partage avait été relativement équitable. Les richesses et le manoir pour Léon, et pour moi… une mafia magique et cinquante hommes. Bravo, Tina, très responsable… Mais je ne pouvais pas rassurer Azphel parce que les faits étaient là : oui, c’était dangereux. Je me taisais donc avec un clin d’oeil, me détournant de lui. Les vérités et autres révélations, ce serait pour plus tard.

Nous marchâmes un moment dans un silence qui n’était pas teinté de gêne. C’était confortable, rassurant. Pas de gardes, pas de pression, juste nous, ici. Puis il ouvrit la porte d’une chambre. Son regard croisa le mien et je cru me liquéfier de l’intérieur. Il me brûlait, me déshabillait des yeux. Je dus me planter sérieusement les ongles dans la paume pour ne pas être tenté de le toucher, de tenter de l’apprivoiser… il avait quelque chose dans les yeux de sauvage, qui faisait écho à ma propre part animale. Heureusement pour ma santé mentale, il m’attira hors de la pièce, peinant visiblement à se contrôler.

La suite de la visite fut plus calme,  malgré quelques regards passionnés en biais. Sa beauté me stupéfiais. Son charme était indéniable, et je me demandais si une femme régnait sur son cœur. *Alors t’es mignonne, maintenant tu te reprends simplette. Woh, t’es à buckingham palace, pas dans les feux de l’amour.* Oui chef.. Une salle de réunion abandonnée, aux sièges délavés, faisait office d’avant-dernière pièce. Tandis que nous retournions dans le couloir, prisé de milles courants-d’air qui me glaçaient la peau, je pensais. Ces lieux vides commençaient à me donner la chair de poule. Je m’ennuyais ici, mais la présence d’Azphel ravivait un feu en moi dès que je posais les yeux sur ses épaules, son dos ou la ligne subjective de son menton. J’étais piégée entre l’envie de rester ici pour toujours ou bien remonter et foutre un bordel monstrueux dans la palace avant de partir comme ils étaient venus, et plus.

Le sorcier ouvrit la dernière porte. A l’odeur d’essence et de sueur, je compris qu’il s’agissait d’un garage. Nos mains toujours unies, nous parcourûmes la distance qui nous séparait des deux voitures qui semblèrent plaire au séduisant serpent. Personnellement, je ne voyais pas l’intérêt de ces créatures de ferraille… Se déplacer pour les moldus, oui, mais nous possédions des moyens bien plus efficaces. Je laissais cependant Azphel à sa contemplation, en profitant personnellement pour réfléchir au moyen par lequel nous allions sortir d’ici. Des défenses sorcières avaient-elles été mises en place par notre ministère ou bien les moldus étaient-ils les seuls à défendre leur reine ? Pourrions nous simplement transplaner ? Si c’était le cas, nous aurions la possibilité de fuir vite en cas d’attaque. Mais la possibilité de faire une sortie fracassante me plaisait d’avantage.

Sans vraiment comprendre pourquoi ni comment, je me sentis tourner sur moi-même. Azphel semblait s’être détaché de la voiture. Je ne le regardais pas droit dans les yeux, par peur que l’incendie ne me consume à nouveau sans que je ne puisse le satisfaire. Dès que sa main se posa dans mon dos, je perdais le file de ma respiration. Mon souffle était étrangement court, moi qui d’habitude me contrôlais si bien, je perdais mes moyens. La chaleur qui m’envahissait m’effrayais autant qu’elle me plaisait. Autant qu’il me plaisait. Tant de mots se pressaient contre mes lèvres… Mais je les ravalaient, incapable de les ordonner et de les comprendre moi même.

-  Personne ne m'a fait l'effet que tu me fais avant toi. Personne ne me ressemblait à ce point dans ma façon de penser. Suivre tes mouvements aujourd'hui me paraît à la fois prématuré et inévitable, irrésistible....

Je mis quelques instants à comprendre que c’était Azphel qui parlait et non pas mon esprit. Nous nous ressemblions à ce point ? Ce lien était innommable. Je me sentais plus forte, avec lui. Plus puissance.

- Je ne t'imagine pas comme un flirt pour la journée, mais plutôt comme le premier pas d'une longue danse. 

Mon cœur battait si vite, si fort, que maintenant, dans le silence du garage, je l’entendais tambouriner contre les murs. Ses lèvres trouvèrent mon cou, me mordillant, m’embrassant juste sous la jugulaire, déclenchant des frissons de plus en plus intenses le long de ma colonne. Ses mains remontèrent le long de mon dos, trouvant mes épaules pour les débarrasser des bretelles de ma robe. Enfin, je le trouvais. Mon corps réagissait seul à ses caresses, mon esprit entièrement dévoué aux mots qu’il m’avait donné. « le premier pas d’une longue danse.. » Je gémis doucement quand il me fit me cambrer contre le capot, ses mains expertes déboutonnant sa chemise. La chaleur me transperçait. Je me mordais la lèvre. Débarrassé de son vêtement, il était encore plus beau. Je me perdais dans ses yeux, glissant mon regard sur son torse parfait de temps à autres. J’achevais d’enlever les bretelles de ma robe qui tomba au sol sans bruit. J’étais là, mon corps blanc à sa merci, à demi nue. Ne restait que mes dessous sombres, qui, je le savais, finirait par rejoindre sa chemise...

Sans réfléchir d’avantage, j’enroulais mes jambes au bas de son dos, l’attirant vers moi, mes ongles trouvant son dos sans le griffer, l’embrassant simplement avec passion. Certains considèrent l’amour du sexe comme un vice. Ceux à quoi je répondais qu’un vice, c’est un mal qu’on fait sans plaisir… Or, rien que la pression du torse d’Azphel contre mon corps me comblait. Les caresses se multipliaient, s’accentuaient, sans que je ne parvienne à retrouver un souffle normal. Son regard était d’une intensité insultante. Son odeur m’enivrait, et son sourire était le plus beau cadeau qu’il puisse me faire

- Une longue danse, dis-tu ? Alors dansons…

Mes mains s’affairèrent un instant sur son pantalon, le débarrassant rapidement de tout ce tissu gênant. Le tissu, c’est toujours superflu… Et avec le sorcier, c’était encore plus le cas. Nous fûmes bientôt tous les deux soulagés de ce lourd fardeau. Je mordillais gentiment la lobe de son oreille, me laissant finalement aller à ses caresses. Il est inutile de dire que la suite des événements fut pour moi un tourbillon de tendresse, de passion et de plaisir. Les mains expertes d’Azphel, nos envies communes, tout était réunis pour nous combler au plus au point. Nos enveloppes charnelles se complétaient autant que nos esprits.

J’étais heureuse, vraiment. Il me rendait heureuse.

Les minutes, les heures, les siècles passèrent. Je me perdais dans les vagues du temps, mes seuls préoccupations étant les lignes parfaites du corps de mon amant. Finalement, en un soupir complice de plaisir intense, je me retrouvais simplement blottie dans ses bras. La lumière du jour devait se tamiser, dehors. Les étoiles devaient pointer le bout de leur nez. L’adrénaline qu’avait provoquée notre intrusion devait être calmée, tous imaginant que nous avions réussis d’une manière ou d’une autre à nous enfuir. Un nouveau baiser, infiniment tendre, cette fois, acheva de me persuader que ce qui se passait entre Azphel et moi était plus qu’une simple attraction charnelle. Les mots qui allaient avec cette impression me faisaient peur, cependant, et je me gardais de les penser trop fort.

- Je suppose que… non en fait, je ne sais pas. Je crois que tu as réussis à m’envoûter, Azphel. Je le regardais dans les yeux. Ses iris brillaient de douceur. Vraiment. Je ne me sens pas capable de te laisser partir. Je veux te garder pour moi.

Je me détachais de lui à regrets. Le corps parcourut de frissons de froid, maintenant que la chaleur était légèrement retombée, j’enfilais mes vêtements. Me mordillant la lèvre, je ne pouvais cesser de penser a sa douceur envers moi, détonnant tout à fait avec la froideur dont il était lui aussi capable. Avais-je réussis à percer sa propre carapace ?
De tout mon coeur, de tout mon corps, je l’espérais.
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Re: St. James's Park et ses environs

Message par : Azphel, Jeu 13 Aoû 2015 - 14:25


La danse du loup et du corbeau.
* * *


¤ ¤ LR ¤ ¤ Les deux mages noirs étaient désormais reliés, bien au delà du charnel. Leur fusion s'était faite inéluctable depuis leur rencontre, par cette attirance physique et idéologique, presque énigmatique, passionnelle et charnelle qu'il y avait entre eux.
¤ ¤ ¤La magie noire les entourait, et l'attraction entre les deux les avait poussé l'un vers l'autre sans cesse, par des pulsions qui se déclenchaient au moindre effleurement de leurs doigts, au moindre regard compris qu'ils s'échangeaient...
Une réponse claire et limpide se formait maintenant pour Azphel. Tina n'avait, dans ses pensées, jamais été moins que ce qu'il désirait. Elle n'était pas définie par du sexe sur une voiture luxueuse ni même par les flots du désir qui les avaient ballotés ; c'était plus profond, comme des mots interdits  que l'on ne pouvait que susurrer, sous peine de blasphémer la raison.
¤ ¤ ¤Le couple Tina et Azphel était formé d'un lien invisible qui avait existé depuis toujours, attendant cloîtré dans l'ombre que les deux sorciers ne se rencontrent pour s'affirmer au grand jour. Azphel en était intimement persuadé maintenant.

¤ ¤ ¤Durant un long moment, de ceux d'éternité qu'Azphel aimait à savourer, ils restèrent nus, blottis l'un contre l'autre, adossés à la voiture, les mains reliées tendrement, les doigts se caressant d'affection.  Leurs souffles chauds reprenaient un rythme normal et de leurs pupilles comblées s'échappaient les dernières effluves d'un désir assouvit.
¤ ¤ ¤Un baiser essoufflé acheva cette communication silencieuse entre eux, ces murmures du coeur qui échangeaient sans le savoir des certitudes communes.

- Je suppose que… non en fait, je ne sais pas. Je crois que tu as réussis à m’envoûter, Azphel...
La pensée de Tina rejoignait celle du sorcier, encore... Il avait des mots forts pour elle, basés sur des sentiments puissants et qui le déstabilisait légèrement. Il n'avait plus cru en ces mots depuis longtemps et en revenant en Angleterre, il ne s'était pas attendu à les percuter de plein fouet.
... Vraiment. Je ne me sens pas capable de te laisser partir. Je veux te garder pour moi.

¤ ¤ ¤ ¤ ¤ L'estomac du sorcier se noua étrangement sur ses paroles sincères qui complétaient ce qu'il ressentait. D'apparence froide et imperturbable, la carapace de la sorcière se désagrégeait et il n'en ressentait que plus de tendresse pour elle.
- Je n'irai nulle part sans toi, chuchota-t-il avant de déposer un baiser sur sa tempe.

¤ ¤ ¤Les deux sorciers se desserrèrent et se rhabillèrent en silence, pendant lequel les pensées d'Azphel se surprirent à associer un mot à Tina. Cinq lettres qui achevaient de faire d'elle plus qu'une rencontre parmi tant d'autres, qui la créditait d'une importance que peu d'autres avaient eue avant elle.
Une fois habillés, il repartirent côte à côte, Azphel fredonnant dans sa tête "Ami prend ma lanterne, car j'ai retrouvé ma flamme... "

¤ ¤ ¤ ¤ ¤ Main dans la main, ils quittèrent le garage sans regarder derrière eux. Peu importait l'endroit où leur désir brûlant s'était finalement exprimé, seul comptait ce qu'ils ressentaient l'un pour l'autre et la suite de leur relation, qui sonnait comme une évidence à leur yeux.
¤ ¤ ¤Le couple de ténèbres remonta le couloir en direction d'un escalier à peine visible qui filait dans Buckingham. Le lieu était encore plus sombre qu'à leur arrivée et Azphel devinait que les heures de la journée s'étaient enfuies, comme autant de témoins muettes de leurs ébats. Leurs baguettes offraient la seule source de lumière autour d'eux, baignant le visage de Tina d'un mélange d'ombre et de lumière fort plaisant.
¤ ¤ ¤Il se rendit compte qu'il la dévisageait en souriant, d'un regard où il n'y avait que de l'affection et de la tendresse pour l'italienne. Oui, elle était définitivement plus qu'une pulsion. Maintenant que le désir sexuel était derrière eux, il restait le désir permanent d'Elle, tout simplement.

¤ ¤ ¤ ¤ ¤ Le loup-garou ne ressentait plus aucune peur, l'adrénaline s'était estompée. D'abord parce qu'en prêtant l'oreille il ne percevait aucun sons, lui confirmant que la chasse aux intrus était bel et bien terminée, pour le moment du moins... Ensuite parce qu'avec Tina à ses côtés, il se sentait plus fort. Invincible. Personne ne pouvait oser leur barrer la route, ou risquer de toucher à l'un sans attirer la colère de l'autre. Ils étaient faits d'une passion permanente, mêlant la force de conviction de la magie et de leurs sentiments, une force indestructible et qui déchaînerait une terrible tempête si l'un des deux étaient pris pour cible. On ne peut barrer la route aux sentiments, sans de graves répercussions. Barrer celle des deux mages noirs relevait de la déraison la plus totale.

¤ ¤ ¤Le couple gravit les étages un par un, surveillant aux paliers la présence ou non de gardes. Azphel espérait ne pas avoir à se resservir de sa baguette tout de suite. Trop de sentiments, de pensées à exprimer à Tina. Il était sous le feu d'émotions presque nouvelles pour lui tant elles ne trouvaient de souvenirs vivants que bien loin dans son passé.
Ils arrivèrent au -1 où une mélodie entraînante courait sur les mur, répercutant la suite de la réception qui se déroulait en l'honneur de la princesse.
- Que dirais-tu d'aller poursuivre notre danse là-haut ?
Il la regardait de yeux verts passionnés et pétillants, un regard que seul le mot de cinq lettres qui lui brûlait les lèvres était capable de faire.

¤ ¤ ¤ ¤ ¤ Ils rangèrent leurs baguettes et gagnèrent la réception. Sur leur chemin, deux gardes occupés à discuter entre eux ne leur accordèrent aucune attention. Ils échangèrent un autre sourire complice.
À l'intérieur de la salle, la musique criait de manière brutale. Le calme du garage lui manqua soudainement. Ils étaient revenus là où avait commencée leur escapade magique, dans la salle où seuls des regards perturbés par la beauté qui se dégageait du couple venaient interrompre leur marche. Un homme au crâne dégarni dévisagea Tina de bas en haut comme si elle était un morceau de viande. Visiblement, le fait que sa femme aux cheveux décolorés se trouve à côté de lui ne le dérangeait absolument pas. Il ne vit même pas le regard meurtrier que lui lança Azphel.

¤ ¤ ¤Non sans accompagner le geste d'un baiser sur la joue de sa partenaire, Azphel délia leurs mains pour rejoindre le champagne qui lui murmurait sa présence. La chaleur de son corps était quelque peu redescendue mais l'intensité de leur effort sexuel lui avait donné soif.
- J'ai trinqué tout à l'heure en parlant de notre rencontre, dit-il en glissant une coupe à Tina. Il coupa sa phrase pour plonger un regard intense dans les yeux de la belle, un regard qu'il laissait perdre volontairement dans son bleu limpide. Excuse moi de ne pas t'avoir répondu tout à l'heure dans le parking. Je ne croyais plus à toi depuis longtemps, et même si à l'intérieur de moi je ressentais quelque chose de vraiment fort pour toi depuis le soir de notre rencontre, je m'interdisais de penser que c'était réciproque. je voulais simplement... ne pas prendre le risque d'être déçu. Mais je ne souhaite rien d'autre que toi, et je ne compte pas te laisser moi non plus. Il souriait tendrement à sa partenaire. Tu me rends meilleur et j'ai maintenant quelque chose à quoi m'accrocher dans la vie, quelque chose de vraiment très important à perdre.. Ça me fait peur, et à la fois... ça me rend vraiment heureux.

¤ ¤ DO ¤ ¤ Son cœur martelait fort sa poitrine et une sensation gênante à l'intérieur de lui le picotait, semblable à des tremblements, sans en avoir les effets. Il savait quel en était l'origine, la belle italienne devant lui et ses sentiments pour elle qui grandissaient à vue d'œil. La situation le troublait et il se demandait si la sorcière, derrière sa beauté et son calme apparent, était aussi décontenancée que lui.
¤ ¤ ¤Tina lui offrait un sentiment d'accomplissement, l'impression d'avoir trouvé ce qu'il manquait à sa vie. Il commençait à le lui faire comprendre, mais il lui était compliqué de mettre encore tous les mots en place. Ils burent leur coupe de champagne en dévisageant alentours. Le couple princier dansait au milieu d'autres couples qui se disputaient les petits bouts de la piste de danse proche des héritiers au trône. La Reine d'Angleterre était dans un coin de la pièce, entourée par deux gardes, lançant des regards d'incompréhension autour d'elle. La musique entraînante arriva à son terme et laissa place aux notes langoureuses d'une musique douce et mélancolique.

Azphel reposa sa coupe vide et prit la main de Tina.

- Tu m'accordes cette danse ?
Une question qui n'attendait pas de réponse puisqu'ils se suivaient déjà sur la piste avec une envie partagée. Azphel glissa une main dans le dos de l'italienne et l'autre dans la sienne à hauteur d'épaule.
- Tu es d'une beauté époustouflante pour une mafieuse, lui dit-il.
La complicité du moment arrivait comme l'apothéose de leur journée, pour confirmer leur couple qui se formait sous des notes de noirceur associées à leur journée passée sous les effluves du désir. La musique se libérait en accents de piano mélodieux, berçant les pensées d'Azphel. La tendresse de leurs mouvements rapprochés, collés l'un à l'autre, se jouait sur une partition qui transpirait l'amour de l'autre. Le mage noir ne cillait pas et ne lâchait la jolie Serpentard des yeux que pour lui déposer un baiser sur les lèvres.
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Re: St. James's Park et ses environs

Message par : Valentina Boccini, Lun 17 Aoû 2015 - 14:37



-La danse du loup et du corbeau-


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Muette, strangulée par une passion irrépressible, je me laissais guider dans les couloirs d'un palais plongé dans un silence rêveur. Rien ne semblait réel, je me sentais engluée dans un songe pour le moins agréable qui allait finir par prendre fin. Légèrement effrayée, sas pourtant vouloir le reconnaître, je me rapprochais du sorcier au regard envoûtant qui me tenait par la main. Je ne retenais aucun détail de ce décor pourtant sans doute splendide. Mes pensées étaient ailleurs, sous l'étau effrayant de mes peurs passées, des expériences calamiteuses qui avaient un jour détruit ma vie. Se taire, ou mon seul moyen de ne pas hurler. Je criais en silence, dans le creux de ma tête, tout près des rires fous du corbeau qui m'habitais. C'était à perdre l'esprit.

Tout était à nouveau calme. L'adrénaline des gardes était retombée, et celui qu'Azphel avait tué allait pourrir dans l'oublis. Nous déambulions dans une bulle intemporelle, préservée par le regard à la fois brûlant et infiniment tendre du mage noir. Et puis ses pas nous guidèrent jusqu'à une salle de réception qui n'avait pas désemplie. Visiblement, le lustre avait été évacué. J'eut un petit sourire sarcastique. Combien de ces faibles de moldus avait-il fallut pour le bouger ? Un seul sorcier aurait non seulement pu le déplacer, mais aussi le réparer et le raccrocher au plafond. Et certains osaient encore dire que nous n'étions pas supérieurs ? Le professeur d'Etude des Moldus a Poudlard faisait vraiment un métier dérisoire.

Je me laissais entraîner jusqu'à une charmante coupe de champagne que j'acceptais avec un regard charmeur. Pour Az, hein, pas pour le verre... Ses lèvres s'entrouvrirent et je sentais arriver le monologue comme il savait si bien les faire... Je souriais déjà.

- J'ai trinqué tout à l'heure en parlant de notre rencontre. Excuse moi de ne pas t'avoir répondu tout à l'heure dans le parking. Je ne croyais plus à toi depuis longtemps, et même si à l'intérieur de moi je ressentais quelque chose de vraiment fort pour toi depuis le soir de notre rencontre, je m'interdisais de penser que c'était réciproque. je voulais simplement... ne pas prendre le risque d'être déçu. Mais je ne souhaite rien d'autre que toi, et je ne compte pas te laisser moi non plus. Il souriait tendrement à sa partenaire. Tu me rends meilleur et j'ai maintenant quelque chose à quoi m'accrocher dans la vie, quelque chose de vraiment très important à perdre.. Ça me fait peur, et à la fois... ça me rend vraiment heureux.

Que répondre ? Je n'avais jamais été douée pour les déclarations, et tout ce qui touchait aux sentiments me semblais effroyablement compliqué. Pour le moment, je me mordais la lèvre, me confinant dans un silence sans doute blessant pour Azphel, mais nécessaire pour que mes pensées soient cohérentes; puis je soupirais. Alors, pour compenser mon incapacité à dire au sorcier à quel point il m'attrait, à quel point il avait une place importante dans mes pensées, je buvais. Le champagne comblait le creux de détresse qui se faisait dans ma poitrine.

Puis, Azphel m'attira sur la piste de danse après une formalité dont je ne m'offusquais pas. J'avais appris les bons gestes tellement tôt dans mon enfance que tout se fit naturellement. Je pu me replonger dans mes pensées sans me soucier de trébucher. C'était imprévus, trop pour moi. Pourtant nier cette attirance était inutile. Je me contentais pour le moment de me blottir un peu plus dans ses bras, ignorant le monde qui nous entourait. Cela ne m'intéressais pas le moins du monde. Il n'y avait que lui, moi. C'était amplement suffisant.

- Tu es d'une beauté époustouflante pour une mafieuse.

Je souriais, il m'embrassa.

- Je suis bien plus que ça, Az. Il y a tant de choses que tu ignores.

Je mordillais sa lèvre et me laissais envoûter par la douceur du moment. Après un long moment à me laisser bercer sur la mélodie, j'attrapais sa main, l'attirais avec moi hors de la salle, dehors. Nous descendîmes les marches de marbre, traversâmes le parc où de nombreuses voitures luxueuses étaient garées. Nous les contournâmes, finîmes par rejoindre St. Jame's Park. Tandis que je nous éloignais du lac et nous perdais entre les arbres, je soupirais et parlais enfin.

- Tout ce que tu ressens est réciproque. Ne t'attends pas à de grandes déclarations de ma part.  C'est réciproque, point.

Bien, si tu voulais passer pour la froideur même, c'est réussis. Pour compenser je me retournais brusquement, l'embrassais follement. Il était entrain de me retourner l'esprit, j'étais paniquée par ce sentiment d'impuissance qui me submergeais dès qu'il me touchais. Ou alors, au contraire, je devenais trop forte pour gérer tant d'émotions...
Mes pensées manquaient de cohérence.

- Rentrons. Je veux être avec toi. Juste avec toi.

Ce qui signifiait que je tenais à m'éloigner de cette foule, de ce palais, de ce cadavre qui pourrissait et pourtant, je ne pourrais jamais oublier ce que nous venions de vivre. Fermant les yeux, me glissant des ses bas et enserrant fermement son torse, je transplanais.


[Fin du rp]

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Re: St. James's Park et ses environs

Message par : Alicia Wind, Dim 6 Sep 2015 - 15:03


La parole d'une Blairelle à un jeune Lion
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Début du mois de septembre. L'été s'était écoulé à grande vitesse et il était temps pour les plus jeunes de retrouver les bancs de Poudlard. Ou pour certains, de découvrir l'Académie Magique. Alicia se rappelait des quelques nouveaux sorciers qu'elle avait servit à Ollivander's et de leurs réactions quand la baguette réagissait à leur contact. De l'émerveillement, de la surprise, de la joie... Toujours des émotions positives ! Pour cela, l'Animagus adorait son métier. Aider les plus jeunes dans la découverte du monde magique, c'était quelque chose dont la Wind était assez fière ! Bon, elle servait également des sang-purs mais tenir la baguette de ses parents et tenir SA propre baguette était une sensation totalement différente ! Enfin bon, arrêtons de parler boulot.

Nous étions donc un samedi après-midi, vers 16h à peu près. Alicia avait finit son travail à Ollivander's et ses collègues allaient prendre le relais. Saluant tout le monde une dernière fois avant de partir, la jeune femme quitta la boutique pour se diriger vers son appartement. Il ne faisait pas encore trop froid même si on commençait à sentir que l'automne s'approchait doucement. L'automne avait quelque chose d'apaisant, en tout cas pour l'hermine. Profitant donc de ce merveilleux temps, la Wind pensa qu'il n'était pas trop tard pour aller promener Ila, son chiot bouvier bernois récemment adopté. Pressant donc le pas, la Poufsouffle prit directement Ila avec sa laisse et son harnais avant de repartir aussitôt, directement St. James Park !

Une fois arrivée à destination, l'ancienne jaune & noire lâcha sa petite chienne pour qu'elle puisse se dégourdir un peu plus les pattes, tout en gardant un oeil dessus. Avec un chiot, on ne sait pas ce qu'il peut arriver..
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Re: St. James's Park et ses environs

Message par : Leo Keats Gold, Dim 6 Sep 2015 - 16:11


L'après midi touchait presque à sa fin, et la fraicheur des soirs d'automne avait lentement remplacé la douce chaleur de fin septembre... Exceptionnellement rentré chez lui pour ce week-end qui avait été finalement plutôt morose, Leo avait passé sa matinée à remballer ses affaires pour son départ pour le château le lendemain, mais avait tout de même décidé de sortir prendre un peu l'air en fin d'après-midi, à l'heure où la fraicheur poussait généralement les gens à rentrer se réchauffer chez eux, laissant les rues et les parcs de la capitale plus agréables et moins bondées.

Après un court trajet en métro, que Leo avait comme à son habitude exécré par dessus tout, car il devait bien avouer qu'il ne comprenait pas cette manie qu'avaient les moldus de se regrouper dans des endroits confinés où ils partageaient leurs odeurs corporelles, parfois loin d'être agréables...Il descendit à la station de St James, dans l'intention d'aller profiter un peu du parc avant l'arrivée de l'hiver, qui rendrait surement ses flâneries nettement moins agréables...

Une fois l'entrée du parc passée, il décida de se rendre près du lac, un peu de marche ne lui ferait certainement pas de mal, et puis, avec les feuilles mortes, le paysage serait surement agréable à regarder. Il marcha un moment, et arriva en fin au point de vue qu'il appréciait le plus, celui qui offrait un aperçu du London Eyes dont le sommet dépassait du feuillage d'un coté, et sur Buckingham palace de l'autre...

Il resta un moment à admirer la vue, et reprit sa ballade vers l'autre partie du parc, moins fréquentée par les touristes où il y avait un peu moins de monde. Un chiot courait dans l'herbe, de façon on ne peut plus mignonne, les oreilles battants au vent...

Le jeune gryffondor chercha le propriétaire de la bête du regard, et finit par apercevoir une jeune femme aux cheveux blonds qui gardait un œil attentif sur son chien, sans ce soucier de ce qui pouvait bien se passer autour.

Leo fronça légèrement les sourcils, la posture de la femme ne lui était pas inconnue, il l'avait surement déjà vu... Mais où? Était-ce dans le monde moldu, ou sorcier? Ce n'était pas le moment de faire une gaffe... Le jeune homme, poussé par sa curiosité naturelle, se rapprocha un peu plus, afin de pouvoir distinguer le visage de la femme.

Il la reconnut quasiment immédiatement , c'était une ancienne élève de Poudlard, une Poufsouffle qui travaillait désormais chez Ollivander's si la mémoire de l'adolescent ne lui faisait pas défaut... Elle ne devait pas être beaucoup plus âgée que lui, et il décida donc, n'ayant pas grand chose de mieux à faire, d'engager la conversation. Il se rapprocha doucement, cherchant une phrase plutôt banale pouvant tout de même révéler sa nature de sorciers,car il doutait en revanche que le Pouffy ne se souvienne de lui, tout en ne passant pas pour un fous auprès des rares moldus qui passaient pas là...

Arrivé au niveau de la jeune femme, il déclara avec un sourire:

- Belle journée non? Je me suis toujours demandé si les employés de chez Olli' avait le temps d'en profiter entre deux baguettes à vendre...

Franchement, comme prise de contact, on avait vu mille fois mieux... Mais Leo n'avait su trop que dire, et avait donc lâché la première phrase qui lui était passée par la tête.. Il espérait seulement que le jeune femme ne lui en tienne pas rigueur....
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Re: St. James's Park et ses environs

Message par : Alicia Wind, Mer 9 Sep 2015 - 17:37


La parole d'une Blairelle à un jeune Lion
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Ila était ravie d'être lâchée en pleine nature, surtout dans son parc préféré. Alicia n'avait pas eu le temps ces derniers jours pour la sortir en dehors du Chemin de Traverse et elle avait ressenti que la petite chienne en avait besoin. Et puis bon, s'aérer les poumons loin du monde magique ne pouvait être que bénéfique. Transplanage, boulot, dodo... Voilà à quoi se résumer la vie de l'Animagus ! Rien de bien passionnant, je vous l'accorde..

Le chiot était donc là, en train de jouer avec tout et n'importe quoi. Branches, feuilles, lézards... Rien n'échapper à Ila qui fonçait même vers les Moldus pour avoir quelques caresses. Ou tout simplement pour les faire tomber, ce qui était le cas pour deux petits jeunes ! Vision assez marrante, faut bien se l'avouer. Rappelant sa chienne à l'ordre, Alicia ne remarqua pas la présence à côté jusqu'à ce que l'inconnu finisse par déclarer:

- Belle journée non? Je me suis toujours demandé si les employés de chez Olli' avait le temps d'en profiter entre deux baguettes à vendre...

Pardon ?! Se retournant vivement, la jaune et noire scruta le jeune homme qui venait de l'interpeller. Il devait avoir 16-17ans environ et semblait totalement banal pour un Moldu de son âge. Cependant, rien que le fait qu'il parle d'Ollivander's informait la jeune femme qu'il s'agissait d'un sorcier. L'autre partie qui interpella la Wind était qu'il avait l'air de la connaître... Alors qu'elle ne se souvenait absolument pas de lui !

- Oui, belle journée effectivement. Et tu es... ?


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Re: St. James's Park et ses environs

Message par : Leo Keats Gold, Mer 9 Sep 2015 - 18:41


Sa phrase fit son effet, et la jeune femme se retourna brusquement vers lui, comme interloquée par ses propos, il devait bien avouer qu'il y était aller fort, et que comme entrée en matière, on avait déjà vu mieux... La blonde lui faisait face et le dévisager étrangement, d'abord d"un air qui reflétait son étonnement, mais qui changea rapidement, donnant l'impression qu'elle le jaugeait.

- Oui, belle journée effectivement. Et tu es... ?


Sa réponse tira un sourire amusé au jeune lion, qui ne s'était effectivement pas présenté, il était logique que l'ancienne Poufsouffle ne le reconnaisse pas, les Septièmes années font rarement attention aux plus jeunes, et Leo devait être dans ses premières années à l'école quand elle avait fini ses études.. Il était d'ailleurs bien placé pour savoir qu'on accordait rarement de l'importance à observer les plus jeunes, qui plus est quand ceux ci venaient de maisons différentes.. C'est pourquoi il ne se vexa pas le moins du monde.  De son côté, le rouge et or se souvenaittrès bien de la jeune femme qu'il avait souvent croisé dans l'enceinte du château, même si pour le moment, son nom lui échappait.

Il finit tout de même par répondre à la question qui lui avait été posée, toujours en souriant:

- Leo... De Gryffondor.

La précision concernant sa maison était sortie naturellement, plus par habitude que par volonté, même si elle permettait ainsi de signifier à son interlocutrice qu'il venait lui aussi de l'école de sorcellerie britannique. Cet automatisme était courant chez les sorciers ayant fréquenté Poudlard,  cela permettait souvent de mieux resituer son interlocuteur.

Cependant, comme le nom de la jeune femme ne lui revanait toujours pas en mémoire, il ajouta:

-Par contre, je te prie de m'excuser, mais je ne me souviens pas de ton nom... Juste que tu étais chez les Poufsouffles.

Attendant que la jeune femme se présente, Leo observa le chiot qui continuait à gambader librement dans le parc, qui commençait d'ailleurs à se vider, les londoniens se retranchaient surement chez eux, poussés par la température qui commençait à chuter.
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Re: St. James's Park et ses environs

Message par : Alicia Wind, Mer 16 Sep 2015 - 17:19


La parole d'une Blairelle à un jeune Lion
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La question d'Alicia fit sourire le jeune homme. Il devait bien se douter que si il la connaissait du château, elle ne devait pas se souvenir de lui. L'inconnu devait être en 3ème année à Poudlard ou quelque chose dans le genre quand l'Animagus avait quitté l'Académie Magique. C'était il y a 4 ans.. La jaune et noire avait dû mal à concevoir que cela faisait autant d'années qu'elle était rentrée dans le monde des adultes. Autant vous dire que ça n'avait pas été une partie de plaisir ! Aujourd'hui, la Wind avait accompli SON grand projet de devenir une Animagus et son emploi stable lui avait permis d'acheter un appartement. En bilan, elle ne s'était pas trop mal débrouillée !

- Leo... De Gryffondor.

Leo, Leo, Leo, Leo... Keats ?! Sans doute, il n'y avait pas des centaines de Leo à Poudlard et surtout pas à Gryffondor. Si c'était lui, tout concordait. Lorsqu'Alicia avait quitté l'Académie, le jeune Keats devait avoir 13 ans tout au plus. La jaune et noire avait vaguement entendu parler de lui, quelques bruits de couloirs sans importance. Sans doute des querelles de gamins, comme il y en avait toujours eu à Poudlard.

- Par contre, je te prie de m'excuser, mais je ne me souviens pas de ton nom... Juste que tu étais chez les Poufsouffles.

C'était plus original d'aborder les gens sans connaître leur nom mais bon, des choses étranges dans le monde des sorciers, il y en avait !

- Tu es Leo Keats si je ne me trompe pas ? Je suis Alicia Wind pour te rafraîchir la mémoire ! La température commence à chuter, tu veux venir boire un café ?

Tout en disant cela, Alicia pointait du doigt un des cafés situaient près du parc. En attendant la réponse de Leo, la jaune et noire partit récupérer Ila, qui était en train de chasser les pigeons ou on ne savait quoi..
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Re: St. James's Park et ses environs

Message par : Leo Keats Gold, Mer 16 Sep 2015 - 19:44


Un étonnement amusé se ficha sur le visage de la jeune femme, celle-ci semblait s'amuser intérieurement de la question du jeune homme, il est vrai que peu de gens abordait d'autre personne sans en connaitre le nom, mais cela, le jeune lion ne s'en souciait guère, il avait juste été poussé par la curiosité lorsqu'il avait abordé la jeune femme.

Cependant, cette dernière semblait l'avoir comme qui dirait reconnu en entendant son nom, peut-être se souvenait-elle de lui finalement..

- Tu es Leo Keats si je ne me trompe pas ? Je suis Alicia Wind pour te rafraîchir la mémoire !

Bon, le doute n'était décidément plus permis, la jeune femme se souvenait bel et bien de lui. Quant au nom de la jeune femme, Leo avait sourit en l'entendant, mais bien sûr, Alicia Wind, la jaune et noire au tempérament assez rebelle... Il l'avait souvent croisé quand celle ci était encore au château.

Le Rouge et Or jetait de nouveau un œil sur le chiot qui gambadait sous le regard attentif de sa maitresse lorsque cette dernière reprit la parole.

- La température commence à chuter, tu veux venir boire un café ?

Leo prit un court instant le temps de réfléchir, il avait du temps devant lui, et avait pensé à prendre de l'argent moldu en quittant la maison un peu plus tôt. Il attendit qu'Alicia ait fini de rattraper son chien et déclara:

- Oui je veux bien, si tu as le temps bien sûr. Pour répondre à ta question, je suis bien Leo Keats, mais je suis étonné que tu te souviennes de mon nom, j'étais plutôt discret à l'époque...

Effectivement, lors de ses premières années à Poudlard, Leo avait été plutôt calme, chose difficile à croire maintenant qu'il était si extraverti et farceur, mais pourtant véridique.
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Re: St. James's Park et ses environs

Message par : Alicia Wind, Dim 27 Sep 2015 - 15:48


La parole d'une Blairelle à un jeune Lion
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Désolée pour le retard ><'...

Laissant le Gryffondor réfléchir à sa proposition, Alicia partit à la recherche d'Ila qui était en train de chasser les pigeons. Après les passants, les pigeons ! De mieux en mieux.. Enfin bon, la petit chienne n'avait que 5 mois et son comportement était tout à fait normal au vu de son jeune âge. La jaune et noire était donc là, en train de lui courir après partout dans le parc. Spectacle pitoyable.. Surtout que les passants pourraient l'aider mais NON, ils la regardaient faire en rigolant comme des imbéciles.
5 minutes plus tard et quelques tentatives de capture de chiot ratées, l'Animagus finit par rejoindre Leo qui l'attendait toujours au même endroit. Il devait avoir eu le temps de réfléchir à sa proposition, tout en la regardant galérer à attraper Ila.

- Oui je veux bien, si tu as le temps bien sûr. Pour répondre à ta question, je suis bien Leo Keats, mais je suis étonné que tu te souviennes de mon nom, j'étais plutôt discret à l'époque...

Du temps, ça elle en avait ! La journée de boulot était terminée et ses collègues pouvaient très bien se débrouillaient sans elle ! De toute façon, les relations n'étaient pas au beau fixe et l'ancienne Poufsouffle allait sans doute partir. Chassant ses idées noires, Alicia afficha un grand sourire et partit en direction du café qu'elle connaissait le mieux autour du St. Jame's Park. Tout en marchant, elle finit par répondre à Leo:

- J'ai du entendre parler de toi par des bruits de couloirs et tu sais, des Leo à Poudlard, il n'y en a pas beaucoup !

Aussitôt dit, aussitôt arriver à destination ! S'installant à une table à l'intérieur, l'Hermine commanda un chocolat au lait et se tournant vers le rouge & or pour savoir ce qu'il voulait.

- Tu prends quoi ? Et sinon, mise à part que tu me reconnaisses, tu ne voulais rien d'autre ?
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Re: St. James's Park et ses environs

Message par : Leo Keats Gold, Lun 28 Sep 2015 - 14:12


La jeune femme sourit suite à sa déclaration et commença à se diriger vers le café le plus proche, Leo s'engagea à sa suite, il marchait tranquillement à ses cotés lorsque celle-ci déclara:

- J'ai du entendre parler de toi par des bruits de couloirs et tu sais, des Leo à Poudlard, il n'y en a pas beaucoup !

Le rouge et or sentit son sourire s'agrandir, effectivement, il n'avait pas pour le moment croisé beaucoup de Leo dans l'enceinte du château, il faut dire que sa mère avait toujours eu un penchant pour la culture moldue, et le nom de fils le reflétait bien par sa simplicité.

Ils arrivèrent bientôt au café, et Leo s'installa face à la jeune femme. Sentant qu'Alicia reportait son attention sur lui, il lui lançait un regard interrogatif lorsque celle-ci lui demanda:

- Tu prends quoi ? Et sinon, mise à part que tu me reconnaisses, tu ne voulais rien d'autre ?

Prenant un instant pour réfléchir, le jeune lion ne répondit pas tout de suite... Ce n'était pas tant le choix de sa boisson qui l'intriguait, comme à son habitude il prendrait un cappuccino afin de se réchauffer un peu, mais il ne s'expliquait pas vraiment pourquoi il était allé vers la jeune femme... Hormis le fait qu'ils étaient tout deux des sorciers, et qu'ils avaient tout deux fréquenté la même école, Leo ne savait rien de la jeune femme, à part qu'elle bossait chez Olli'.

Préférant la franchise, Le Gryffondor ne  se chercha pas d'excuses et répondit avec honnêteté:

-D'abord, je prendrais bien un cappuccino, en suite.... Je ne sais pas trop à vrai dire, je ne me suis pas franchement posé de questions, je t'ai vu dans le parc et j'ai eu envie de venir te parler, c'est tout.
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