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Harry Potter 2005 :: ~¤~ Pré-au-Lard ~¤~ :: Rues de Pré-au-Lard :: Les Trois Balais
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Du côté du personnel
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Ailyne Lawson
Poufsouffle
Poufsouffle
Spécialité(s) : Permis de Transplanage


Du côté du personnel

Message par : Ailyne Lawson, Mer 21 Jan 2015 - 18:39


Bonsoir mes loulous ! Vous pouvez poster sur ce sujet uniquement si vous êtes un employé des Trois Balais, ou si vous avez eu l'autorisation de la gérante pour venir RP ! Le lieu est indéfini, il peut s'agir des cuisines, de la réserve, ou tout simplement du bar avant/après l'ouverture/la fermeture. Cacahuète et friandises, des bisous sur vos joues.

___________________________________________

La lumière de la salle secondaire s'éteignit, tandis que Lyne s'affairait à nettoyer, essuyer et ranger des verres, aux Trois Balais, le bar dont elle était devenue gérante après l'accident qui lui avait coûté la mémoire. Elle avait radicalement changé, du tout au tout. Envoler la petite Ailyne frivole, elle était bien trop légère, le vent avait dû l'emporter. Désormais, elle était elle-même, elle ne cachait rien, tous les mots qu'elles prononçaient, son coeur y croyait. Incomprise par la société par son refus des conventions, Lyne avait eu pourtant la joie de découvrir qu'elle avait été accepté en tant que gérante pour les Trois Balais. Pré-Au-Lard, de par sa proximité de Poudlard, avait des règles et des exigences assez strictes concernant les nouveaux gérants. Mais son bar avait eu des effets extrêmement bénéfiques sur la jeune fille. Elle était en contact avec les autres, avec la vie, toute la journée, et toute la soirée. Elle ne se sentait jamais seule, elle ne pensait pas à elle, et ses émotions qui lui brouillaient parfois la vue, tant elles étaient intenses. Elle avait tout loisir d'observer et d'analyser l'humain, son passe-temps favori. Et sa franchise et sa sincérité a tout épreuve lui valait un fort caractère, mais un profond respect. Elle espérait être bien aimer. En fait, elle pensait même être vraiment bien aimée. Tous étaient gentils, lui souriaient, et comme Ailyne ne concevaient pas le mensonge, il était impensable, pour elle, qu'ils puissent mentir ou ne pas réellement penser les adorables paroles qu'ils disaient à longueur de journée. Aux Trois Balais, elle avait rencontré des personnalités riches en couleur, des personnes fantastiques qui l'avaient marqué. Elle avait vécu des journées mémorables, des soirées mouvementées, malgré son emploi tout récent. Bref, Ailyne évoluait dans un monde qui lui convenait de mieux en mieux, dans son univers à elle.

Tout était presque propre et Lyne regarda ses adorables petits elfes. Ils étaient gentils, tous plein de bonne volonté, avec l'envie de réussir et de ne surtout pas faire un pas de travers - surtout que comme Lyne n'avait pas la langue dans sa poche, ils devaient sûrement avoir peur de se faire réprimander. Elle était plutôt fière d'eux, ils s'en sortaient bien. Elle n'avait pas eu d'énormes erreurs de caisse, mais relativement peu en fait, et ils l'aidaient beaucoup pour l'organisation des nombreux évènements qu'elles voulaient mettre en place. Bref, on était un samedi soir, qui avait fini relativement tôt, la foule ne s'était pas pressée ce soir-là, et le service n'était censée prendre fin que dans une heure. La jeune Française décida qu'ils avaient le droit d'être récompensés. Elle alla en cuisine et prépare un Poufsoufflé pour Morgan, un Gryffondant pour Ashton et un Serdoisette pour Rosie, ainsi qu'un Spiky pour les deux stagiaires, et un Jeseitou pour les deux majeurs. Elle les appela au comptoir, se posta derrière et lança :

- Nous aussi on a le droit de s'amuser un peu ! Spiky pour vous messieurs, et nous, Rosie, un cocktail Jeseitou.

Ailyne distribua les cocktails et les gâteaux à ses employés. Ils devaient la connaître, la gêne parce qu'elle était leur patronne était pas possible !


Dernière édition par Ailyne Lawson le Mer 21 Jan 2015 - 20:49, édité 2 fois
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Morgan Delaube
Poufsouffle
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Spécialité(s) : Permis de Transplanage
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Re: Du côté du personnel

Message par : Morgan Delaube, Mer 21 Jan 2015 - 18:55


Le Poufsouffle jeta une serpillière mouillée sur le sol. Il avait un écouteur dans son oreille droite. Le fil allait jusque dans sa poche, dans laquelle se trouvait un MP3, un vieux truc moldu qui permettait d'écouter de la musique et que ses parents lui avaient offert. Actuellement, il se lava le sol sous les sons merveilleux de la basse de Queen - Another One Bites the Dust.

Le Jaune et Noir sifflotait joyeusement, et n'avait aucune honte à paraître ridicule, d'abord parce qu'il n'y avait personne, et ensuite parce qu'il s'en fichait que les autres le voient comme ça. Il était de bonne humeur, autant qu'elle soit communicative ! La crasse qui se trouvait sous les pieds des bouseux clients était vraiment tenace, et Morgan devait frotter vigoureusement.

Ainsi, lorsqu'Ailyne, la vilaine sublime patronne, l'interpella, il était en sueur. Il s'épongea le front avec sa manche et alla ranger la serpillière dans un placard. Il se lava vite fait les mains et s'installa sur une chaise du comptoir, faisant face à Lawson. Lorsqu'il vit le Poufsoufflé, sa faim se réveilla et Morgan, en bon Pouffy, dégusta chaque morceau.


-Merci Ailyne, c'est super !

Il but alors une gorgée de Spiky. C'était délicieux, mais les effets pouvaient être désastreux sur certaines personnes, surtout quand les journées sont longues.

-En fait, tu es peut être bizarre, mais tu es une super cuisinière. Non vraiment, j'ai adoré ce dessert. Tu devrais t'en occuper plus souvent. Et puis bon, quand on lave le sol, avoir un truc à manger sous la main c'est vraiment bien. D'ailleurs, il faudrait faire un panneau pour demander aux clients de s'essuyer les pieds sur le paillasson avant d'entrer, parce que le sol, c'est long à récurer. En parlant de récurage, je ne m'occuperai pas des toilettes, c'est hors de question ! Je veux bien faire la salle en entier, mais je ne mettrai pas mes mains dans les déjections d'autrui. Et non, pas de truies, la femelle du cochon ! Termina le Poufsouffle en riant de sa propre blague qui était totalement ridicule.
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Ashton Parker
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Re: Du côté du personnel

Message par : Ashton Parker, Mer 21 Jan 2015 - 19:29


RP avec Ailyne Lawson, Morgan Delaube & Rosie Peltz

Contrairement à la quasi totalité de ses collègues, Ashton était un habitué des Trois Balais. En effet, il était le seul rescapé de l'écrémage mené par Ailyne, la nouvelle patronne, lors de son arrivée. En même temps il ne s'était pas plus que ça lié d'amitié avec le personnel précédent donc leur départ ne l'avait pas affecté plus que ça. Les nouveaux serveurs lui paraissaient beaucoup plus sympa et cool qu'avant. Mais comme on ne perd pas les bonnes habitudes, le Gryffondor avait donc terminé sa journée de service et en ce samedi soir, était encore dans le bar. Il venait de passer un coup de chiffon sur le comptoir et de vérifier que les sous encaissés durant la journée étaient bien à leur place.

C'est alors que sa boss lui fit signe, à lui et aux deux autres serveurs, de venir vers elle. Ashton contourna donc le comptoir pour aller la retrouver. Elle lui avait préparé un Gryffondant, et l'estomac du sang-mêlé se réveilla aussitôt. Il prit également le Spiky qu'elle lui tendait et en but une gorgée.

- Nous aussi on a le droit de s'amuser un peu ! Spiky pour vous messieurs, et nous, Rosie, un cocktail Jeseitou.

Ca faisait du bien de se détendre après une journée de travail comme ça. C'était aussi positif de mieux apprendre à connaître les gens avec qui l'on travaille. Ashton savait également que l'un des effets du Spiky était d'encourager à parler, ce qui se confirma tout de suite avec Morgan qui était lui aussi arrivé. Il fit tout un monologue à propos de bouffe, de saletés et de truies.

- Je trouve ça cool que l'équipe ait été renouvelée. Avec celle d'avant y avait pas vraiment de communication vous voyez. Sinon aujourd'hui c'était plutôt calme pour un samedi ça fait du bien, dit-il avec un sourire.

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Rosie Peltz
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Re: Du côté du personnel

Message par : Rosie Peltz, Ven 13 Fév 2015 - 16:35


| Je m'excuse platement pour cet énorme retard et pour ce RPG quelque peu maladroit. |

Le loquet de bois se souleva. La porte s'ouvrit et Rosie, grande sur ses souliers glacés, entra. Elle était vêtue de coutil bleu, et elle tenait un grand balai dans la main gauche. Ses yeux se posèrent sur des caisses à pommes clouées. Peltz tendit le bras droit et, de la manche, sortit une main frêle comme un morceau de bois cadenassée d'une montre bombée. Elle jeta un regard rapide, et, traînant les pieds, se dirigea vers le fond de la cuisine en se frottant la joue avec son poing. Elle prit un journal posé sur une étagère et le mit sous son coude. Au-dehors, comme un groupe d'hommes passait, on entendit des éclats de voix. De l'autre côté, la patronne appela la mignonne. Rosie passa vers la salle ; Delaube et Parker s'approchaient du comptoir, oppressés par la patronne.

Rosie changea son balai de côté et le maintint entre son coude et sa hanche tout en avançant la main pour saisir la coupelle. Elle leva le bras et dit : « Aux Trois Balais ! » Ensuite, elle trempa soigneusement ses lèvres. Peltz leva les yeux vers les deux hommes ; l'un avait des lèvres impropres et des yeux très écartés, et l'autres des cheveux qui vrillaient en grappes blondes et bouclées. La patronne arborait un nez neutre, ne pointant que l'obscurité de la salle, et son visage avait cet air grave des personnes impliquées. Rosie pourfendit son gâteau de sa cuillère, caressant son cœur sombre. Et ses dents nacrées vinrent l'emporter. Elle tapotait naïvement ses ongles sur le comptoir brillant et ses yeux se levèrent à la remarque de Delaube.

Parker prit la parole, laissant passer sa douce voix entre ses lèvres. Il y avait dans ses manières une gravité et un calme si profonds que la conversation s'arrêta dès qu'il parlait. L'intérêt était si grand qu'on le croyait sur parole quel que fut le sujet, politique ou amour. Les commissures de ses lèvres roses finirent par s'élever en un sourire enjôleur et la bouche de Rosie s’entrouvrit légèrement. Elle laissa s'écouler une seconde, puis une autre, pour enfin dire : « Je crois qu'on est tous heureux de se retrouver ici. » Ses joues s'enflammèrent. Elle déposa son journal sur le comptoir et joua de ses cheveux avec ses doigts.

Le soleil n'était plus qu'une raie mince sous la fenêtre, sa pâle chaleur s'éclipsait pour l'entêtant froid nocturne. Rosie serra fortement le manche du balai et prit un autre bout de gâteau. « Dîtes ; à quoi ressemblait la personne la plus extravagante que vous avez servi jusqu'à aujourd'hui ? » fit-elle, le vert de ses yeux pétillant d'espièglerie. Elle tourna légèrement la tête vers le côté opposé de la salle, là où l'ombre s'étirait jusqu'au parquet brut. « Est-ce qu'un peu de musique dérangerait quelqu'un ? »
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Morgan Delaube
Poufsouffle
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Spécialité(s) : Permis de Transplanage
Loup-Garou


Re: Du côté du personnel

Message par : Morgan Delaube, Lun 22 Juin 2015 - 16:40


Mise en place de défenses


C'était en urgence que Morgan était parti de Poudlard. La missive d'Izsa l'avait alerté, et il ne voulait pas que les Trois Balais n'en soient plus que deux à cause d'un grand feu. Il était donc parti discrètement, peu avant la nuit, dans les couloirs de Poudlard. Son statut de membre de l'élite lui était fort utile, au cas où il tomberait sur quelqu'un, ce qui n'arriva pas. Il passa par l'un des passages secrets qui lui permettait de se rendre à Pré-Au-Lard, et une fois les limites de Poudlard dépassées, le Blaireau transplana pour aller plus vite. L'adrénaline lui fit manqué de peu l'endroit auquel il avait pensé, mais il n'était pas très loin des Trois Balais. Bon, il y avait peut-être perdu un sourcil, mais ce n'était pas très grave. Il lui fallait d'abord poser quelques sécurités, mais à son niveau, il ne pouvait pas faire grand chose non plus.

Le Poufsouffle, qui avait prit un sweet à capuche dont il avait rabattu la capuche sur la tête, tenta de se faire discret devant le bâtiment, et dégaina sa baguette. Déjà, il fallait mettre une alarme, rien de bien compliqué. L'ex-préfet formula un #Cave Inimicum, au moins devant l'entrée. Si quelqu'un s'approchait trop de l'auberge, le sort se déclencherait. Mais ça ne serait pas suffisant, le temps que les gens arrivent, elle aurait le temps d'exploser trois fois. Du coup, valait mieux préparer quelque chose de plus offensif, au moins pour dissuader les attaquants. Réfléchis, réfléchis ! Pense à quelque chose que tu as déjà fait, ou qu'on t'a déjà fait...!.

Et paf, l'illumination. Repensant à son duel contre Izsa, il était temps de passer aux choses sérieuses. Le français avait bien fait de manger avant de partir, car il allait avoir besoin d'énergie. Tout d'abord, il se concentra avant de murmurer un #Aguamenti Conditionnalis. Si quelqu'un déclenchait le cridurut, il se ferait arroser. Le plus difficile était pour la suite. C'était un sort qu'il n'avait jamais utilisé, pour le moment, car il le trouvait trop barbare pour être user dans une école. Aussi, le Lycanthrope se concentra fermement avant de respirer puis expirer longuement. Il agita sa baguette et formula clairement un #Electrocorpus Condtionnalis. Au début il ne sentit rien, puis la décharge magique partie et il sentit que son énergie diminuait. La condition était que si la personne ayant déclenchée le cridurut est mouillée, l'Electrocorpus se déclenchera.

Bon, là il y était clairement allé trop fort et tomba à genoux. C'était un niveau un peu trop osé pour lui, mais la sécurité n'avait pas de pris, hein ? Le stagiaire se releva péniblement et alla se mettre derrière un buisson pour se reposer. Il comptait sur son ouïe plus développée que la moyenne pour le réveiller si quelqu'un approchait. Avec un peu de chance, il verrait le visage du coupable.
(Si un MM veut prendre la suite, qu'il ne se gène pas, je l'y autorise !)
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Jasmine Vagneur
Serdaigle
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Animagus : Hirondelle


Re: Du côté du personnel

Message par : Jasmine Vagneur, Mar 29 Sep 2015 - 20:59


Drink Time
PV - Ailyne


- Au revoir, bonne soirée… Oui bien sûr… C’est cela, à une prochaine… Monsieur, nous fermons, je vous prie de bien vouloir sortir… Merci, merci, au revoir !

Le claquement de la porte résonna enfin, provoquant un soupir de soulagement de la part de la blondinette. Le bar était à présent vide, complètement désert. Le dos appuyé au comptoir, elle savourait le silence plus que bienvenu à cette heure avancée de la nuit –ou du matin, elle ne savait même plus. Les samedis soirs étaient toujours les plus rentables pour le bar, mais également les plus éreintants ; entre les commères éternellement insatisfaites, les alcoolos déjà soûls avant d’arriver, les extravertis prêts à tout pour mettre de l’ambiance de la plus mauvaise des manières, les enfants fatigués et pleurnichards, il y en avait pour tous les goûts. C’était à la fois satisfaisant et épuisant de contempler cette jolie mêlée. Pour les serveurs, c’était la même chose. Il y avait des jours où la Bleue et Bronze était ravie de pouvoir côtoyer tous ces sorciers qui faisaient vivre le bar. Mais, bien évidemment, il y en avait d’autres où elle ne voulait qu’une seule chose ; envoyer tout balader et entreprendre un bon pétage de plomb pour éliminer toute cette pression. Sauf qu’elle tenait à son job et qu’elle savait prendre son mal en patience. La majorité des clients n’était pas exécrable, et il y avait des cons partout.
De plus, servir aux Trois Balais lui permettait de décompresser, en quelques sortes… Durant son temps de travail, elle oubliait les cours, les rondes qu’elle avait séchées, les examens en approche, le prochain match de Quidditch qu’elle jouerait, et autres problèmes ou appréhensions. Au bar, elle ne faisait que son boulot tout en rencontrant de nouvelles personnes. Parfois, elle croisait des élèves ou d’autres connaissances et elle en profitait alors pour faire la discussion.

Après avoir nettoyé les tables à coups de baguette magique, rangé les verres et balayé la salle, la Poursuiveuse s’installa derrière le comptoir. Pour une fois, elle n’était pas trop fatiguée et avait le courage de remplir le livre des comptes. Cela commençait à faire un bon moment qu’elle ne l’avait plus mis à jour. Néanmoins, contrairement à ce qu’elle aurait voulu, elle décrocha bien vite et laissa reposer sa tête sur le comptoir, les yeux fermés. Elle pouvait bien faire une petite pause après tout, tant qu’elle ne s’endormait pas…

Morgan était parti. Il avait quitté le bar, décidant d’aller découvrir de nouveaux horizons. Il ne restait que Dylan –que la blondinette ne voyait que très rarement–, Ailyne et elle-même. Il allait sûrement falloir que la patronne embauche une autre personne pour venir compléter leur équipe. D’ailleurs, Jasmine ne l’avait pas vue quitter le bar ce soir-là, ce qui signifiait qu’elle devait encore s’y trouver. Peut-être qu’elle pourrait partir à sa recherche pour discuter un peu. Après tout, elles n’en avaient pas beaucoup l’occasion alors pourquoi ne pas profiter du samedi soir -ou dimanche matin, tout dépendait du point de vue- ? Se redressant rapidement, soudain motivée, la préfète laissa le livre ouvert et s'éclipsa de la salle principale. Quelques minutes plus tard, elle entrait dans les cuisines, bien décidée à y trouver Ailyne !
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Kohane Werner
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Spécialité(s) : Permis de Transplanage


Re: Du côté du personnel

Message par : Kohane Werner, Jeu 4 Aoû 2016 - 11:46


Rp avec Archibald O'Graham et Leo Keats

Paraît qu'y'a un nouveau...
Un p'tit nouveau pas si p'tit que ça, d'ailleurs.
Je ne l'ai pas encore rencontré. Mais je crois qu'il sera le plus âgé de l'équipe.
Il renouvelle le sang des Trois Balais ! C'est pas plus mal. Un peu de nouveauté pour ne pas s'enfermer dans le piège de la quotidienneté. Train-train habituel.
Venir prendre son service.
Sourire aux clients.
Prendre leurs commandes.
Aller préparer ce qu'ils désirent.
Déposer le tout sur leur table.
Partir vers d'autres clients.
Voilà la vie d'un serveur.
Alors quand quelque chose de différent, inhabituel ou extraordinaire arrive, on prend.

Samedi matin. Derrière le comptoir. Peu de temps avant l'ouverture.
Je dois rencontrer notre nouvelle recrue que je n'ai pas eu la chance d'apercevoir la veille.
Normalement, il a dû avoir été accueilli en premier par Leo. Je prie pour que l'ancien Gryffon ait été sobre ce jour-là. J'aurais sincèrement dû balancer toutes ses bouteilles ! Bon, il n'aurait pas été très content, je l'avoue, mais le professionnalisme avant tout. Ca ne donne jamais bonne image, lorsque le patron s'avère être un gros ivrogne désagréable. Concernant ce dernier point, en vérité, je m'en fiche un peu. Il me fout la paix et ça me va comme ça. Même s'il m'arrive de regretter amèrement le passé, l'étudiant qu'il a été, le jeune homme souriant et chaleureux, blagueur et rebelle.
Il y a des fois les sourires forcés. Les sourires tristes. Lorsque je le vois. Aujourd'hui.
Les souvenirs qui affluent et qui font mal.
Les cauchemars qui reviennent.
Tu as tué...
Les mots qui aimeraient sortir de ma bouche, lorsque je me retrouve seule avec lui.
Et qui ne peuvent traverser le seuil de mes lèvres.
Parfois, c'en est oppressant.
Parfois, travailler ici devient stressant.
Alors la venue d'un nouveau serveur n'est pas refus ! En espérant qu'il ne sera pas un ivrogne au cas désespéré lui aussi !

Etant la première arrivée, j'inspecte, comme souvent, le comptoir, les étagères, les cuisines, la salle principale. Petite manie que j'ai. J'aime m'assurer que tout est en ordre. Que rien n'a bougé depuis la veille.
C'est d'ailleurs on faisant mon habituel contrôle qu'un jour je suis tombée nez à nez avec une affiche Mangemort placardée sur la terrasse des Trois Balais. Brr... elle m'aura attiré des ennuis, cette affiche ! Avec les Aurors qui, à juste titre, m'ont reproché de ne pas les avoir prévenus. Ou avoir contacté mon supérieur. En même temps, à l'époque, j'étais un peu toute seule. Une Lyne disparue en pleine nature et pfiou, plus personne ici bas.

Mes doigts effleurent le bois des tables alors que je passe entre les chaises, les remets bien en place.
Tout est prêt pour accueillir les clients.
Et avant tout souhaiter la bienvenue à Archibald O'Graham, le nouveau sang de l'équipe.

Mes yeux parcourent les murs, le plafond, descendent sur le sol. Tout est bien. Rassurant.
Le bar est devenu mon cocon.
Ma bulle.
Dans laquelle je m'enferme dans le travail. Pour oublier le reste.
Oublier le monde.
Oublier la peur.
Les pleurs.
La haine. La rage.
Oublier ce que j'ai vu, ce que j'ai vécu et que je n'aurais jamais dû voir, vivre.
Chasser les Mangemorts de mon esprit, écarter le souvenir de cette nuit où Leo a... il l'a...
Tu as tué...
Oublier qu'on a pu aimer un assassin.
Nier que malgré tout, on puisse toujours garder cette incompréhensible tendresse pour lui.
Le bar est devenue ma potion d'amnésie. La mienne.
Mon philtre de paix en journée.
Je ne pense pas. Ne pense plus. Fais ce que j'ai à faire. Accueille avec joie les visages souriants.
Et c'est tout.
S'enfermer loin de tout pour un peu répit.
Juste une fois.
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Oscar Lewis
Serdaigle
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Re: Du côté du personnel

Message par : Oscar Lewis, Lun 15 Aoû 2016 - 23:01


" Aïe... Aïe... Ah ! "

Dans son petit appartement londonien, plus précisément dans son lit, Archibald se redresse. Il cherche du coin de l’œil d'où vient cette douleur à la main et ne met pas longtemps à la trouver : Tibo. Sa chouette lui avait piqué la main. Il devait y avoir une raison. Archibald consulta son réveil. Sept heures et demie. Sept heures et... Aaaah ! Cet objet Moldu aurait du sonner depuis longtemps ! Aaah ! Plus jamais de réveil moldu, plus jamais. Et plus jamais de réveil à base de picorage par chouette. Retard retard retard !

Il ne fallut que quelques instants à Archibald pour s'habiller. Un pantalon, un T-shirt et ça passe. Ah si, des lunettes de soleil dans le doute. Il n'avait pas le temps son déjeuner. Il achèterait des chocolatines pendant le trajet. Ou pain au chocolat, ses quelques voyages en France l'avait initié à l'éternel débat. Il avait pris parti : chocolatine. Bref !

Une fois descendu les dizaines et dizaines... et dizaines de marches de son vieil immeuble, Archibald sort enfin respirer l'air frais. Ou pas pense-t-il au moment ou une voiture laisse échapper de gros volutes de fumée noire de son pot d'échappement. Mais pas le temps de penser à tout ça ! Direction la boulangerie, en avant ! Après une vérification de son portefeuille, histoire qu'il ne se rende pas compte devant la vendeuse qu'il avait oublié ses livres sterling. Ses quelques livres sterling de son pauvre compte en banque de chômeur moldu.

Enfin une bonne nouvelle, ses chocolatines venaient de sortir du four, elles étaient encore chaudes. Ils en avaient pris deux, parce que bon, autant le serveur n'a pas un appétit monstre, autant le déjeuner, il se goinfre comme un enfant face à un bol de chocogrenouilles. Friandise dont l'anglais ne se prive pas d'ailleurs. Maintenant, il fallait trouver un coin où transplaner sans attirer la curiosité d'un enfant ayant échappé à la surveillance de ses parents. Une petite ruelle fit parfaitement l'affaire.

A peine quelques instants plus tard, voilà qu'Archibald arrive près de son nouveau lieu de travail. Il n'a d'ailleurs toujours pas rencontré sa collègue, seul Léo Keats s’est présenté à lui, enfin... Présenté est un bien grand mot. Finalement, il était arrivé avant l'ouverture. Le serveur allait peut-être avoir le temps de s'asseoir au comptoir pour boire un verre de lait et manger ses chocolatines tranquillement. Mais une fois la lourde porte ouverte, Archibald vit qu'il n'était pas seul. Kohanne Werner était là, sa fameuse collègue dont il ne connaissait que le nom. Elle était plutôt petite, vraiment petite même. Et jeune, ce n'était même pas sûr qu'elle ait atteint la vingtaine ! Une jeune femme d'allure sympathique en somme. Et qui ne manque pas de charme. Voilà, comme à chaque nouvelle rencontre, Archibald détaille son interlocuteur en une fraction de seconde à l'aide de ses deux yeux bleus scrutateurs.

Ah. La chaleur dans la poche de la boulangerie qu'il tenait dans la main lui rappela qu'il avait Toulouse ses chocolatines. Son estomac, quant à lui, lui rappella qu'il avait faim. Mais son esprit, qui prend toujours le dessus sur le reste, lui indiqua d'offrir la deuxième viennoiserie. C'est alors qu'Archibald s'avança et tendit sa main droite et posa cette poche sur le comptoir puis tendit sa main à la jeune femme derrière le comptoir :

" Bonjour. J'imagine que vous savez qui je suis ? Moi, je crois savoir qui vous êtes en tout cas. "

Il sortit une chocolatine de la poche et tourna celle-ci vers Kohanne.

" Il en reste une si vous voulez. "

Après ces paroles, Archibald se posa sur un tabouret de bois qui craqua.

" Ça va être nôtre première journée ensemble. "


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Kohane Werner
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Re: Du côté du personnel

Message par : Kohane Werner, Lun 22 Aoû 2016 - 18:46


L'air frais du dehors qui rentre subitement.
La porte s'est ouverte.
Je tourne la tête et vois entrer un homme que je n'ai encore jamais vu. Je suppose donc que c'est lui, Archibald. Le patriarche, le doyen de ce grand paquebot que sont les Trois Balais.
Il m'a l'air, ma foi, pas trop désagréable. Bonne première impression, en somme. J'espère que nous nous entendrons bien entre collègues. Ca me fait un peu bizarre de me dire qu'il pourrait très bien être mon père. Néanmoins, pas le temps d'y penser. Je lui adresse un grand sourire, histoire de l'accueillir chaleureusement (et peut-être rattraper le coup, si jamais Leo s'est montré exécrable avec lui).

Sa main s'avance vers moi, en ce signe très banal de salutation :
-Bonjour. J'imagine que vous savez qui je suis ? Moi, je crois savoir qui vous êtes en tout cas.
J'émets un rire. On croirait entendre une réplique de film !
Je le salue d'un geste énergique avant de répondre :
-Je pense aussi savoir qui vous êtes, Archibald.

Je le vois sortir une chocolatine de la poche qu'il vient de poser sur le comptoir. Très poliment, il me propose la deuxième. Avec un sourire aimable, je décline son offre :
-Non merci, je viens de manger.
En revanche, je ne dis pas non à une boisson chaude pour bien démarrer la journée ! Tandis que je fais bouillir l'eau afin de préparer du thé, j'entends l'homme annoncer que ça va être notre première journée ensemble. Pas faux. On va pouvoir s'habituer à la présence de l'un et de l'autre. Moi qui, pendant tous ces mois, ai bossé seul dans ce bar, à courir à droite à gauche. Voilà la relève et c'est pas plus mal !

Je saisis une théière sur une étagère et verse, sur le thé acheté dans une boutique de Londres, l'eau bouillante.
-Vous voulez boire quelque chose de chaud pour accompagner vos viennoiseries ? je demande en tournant la tête vers Archibald.
Je rabats le couvercle de la théière fumante.
Et infusent, infusent les feuilles !
J'aime ce temps d'attente le matin, lorsqu'on fixe l'objet qui renferme la boisson qui nous fera démarrer du pied droit.
Ce moment où on compte les secondes, on compte les minutes. Trois minutes avant service. Ou quatre, ou cinq. Tout dépend du thé, tout dépend de comment on l'aime.

Ca fait du bien, ce calme.
Avant le raz-de-marée humain qui envahit les tables, les chaises, le comptoir. Grimpe sur les tabourets, va, vient, revient, repart. Ces incessants flots de chair et de sang qui passent, commandent, consomment, s'en vont.
Pour l'heure, rien de cela. Pas encore.
Seulement Archibald et moi. A profiter d'un parfait petit déjeuner avant de se mettre au boulot.
Le silence, l'approche délicate. S'apprivoiser l'un l'autre, apprendre à travailler ensemble, communiquer ensemble.
Bref, devenir collègues.
Et peut-être bien s'entendre.

Le thé servi, le petit déjeuner exposé au complet sur le comptoir, je prends place sur un tabouret à côté d'Archibald.
J'avale une gorgée du liquide chaud. Je savoure. Se mettre en route. Mettre le système en marche. Un peu de courage. Pour affronter la masse humaine qui se précipite ici. Accueillir bras grands ouverts les visages accueillants et tenir le coup face aux comportements détestables. Les froideurs non justifiées. Les impatients même pas capables d'attendre dix minutes. Les colériques, les sarcastiques.
Le monde est fait de tout.
De beau comme de laid.
De bon comme de mauvais.
Et le personnel-même des Trois Balais répond à cette règle implacable. Nous sommes tout à la fois. Aimables comme détestables. Tout dépend le moment.

-Contente de pouvoir enfin vous rencontrer, je dis d'un ton enthousiaste que je n'ai plus entendu chez moi depuis belle lurette.
A croire que les nouvelles choses, les nouvelles rencontres peuvent me faire retrouver cette ancienne joie pas tout à fait éteinte. Alors pourquoi j'ai peur des autres ?
Non, en vérité, je n'ai pas peur.
Ou peut-être que si...
Je me perds, je m'y perds.
Je les fuis et les désire. Je veux échapper à leur présence et en même temps ne veux que leur réconfort.
Je ne me comprends plus moi-même. Alors quand je commence à songer à ça, je passe des heures à tourner les mêmes questions sans plus de résultat.
Donc j'arrête d'y penser.
Et me concentre seulement sur le fait qu'enfin, je rencontre mon collègue de travail.

-J'espère que vous vous plairez à travailler ici. C'est une ambiance très sympathique. Généralement, les gens sont plutôt chaleureux, pas trop difficiles. Même si, comme partout, il y a des crétins et quelques cas difficiles irrécupérables !
Je lâche un petit rire avant de boire une longue gorgée de thé.
-Je crois que vous avez déjà rencontré le patron, Leo Keats ?
Ah, voici venu le moment de savoir si l'ancien Gryffon a su faire bonne impression et donc donner une bonne impression du bar à son tout nouvel employé ou si, au contraire, il a débarqué mal luné, bouteille à la main et s'est comporté de façon exécrable.
-J'espère qu'il ne vous a pas trop dégoûté de votre futur travail, ajouté-je, à voix très basse, comme si je confiais un secret de la plus haute importance.
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Oscar Lewis
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Re: Du côté du personnel

Message par : Oscar Lewis, Sam 27 Aoû 2016 - 16:51


Archibald observa son énergique collègue déjà prête à ouvrir les portes de l'auberge. C'était plaisant d'avoir des personnes comme ça à ses cotés. Kohanne semblait se préparer un thé, le vieux sorcier avait toujours eu horreur de ça, le goût, l'odeur, rien ne l'attirait dans cette boisson. Et pourtant ! Dans le monde, quelle était la personne qui n'associait pas un britannique avec son petit thé de seize heures ? Tout britannique qu'il était, Archibald préférait le lait, frais, c'est simple mais il a toujours aimé ça. Enfin, son père aimait ça avant lui, et l'esprit de contradiction du fils O'Graham ke poussait à haïr cette boisson. Mais depuis la mort de ses parent,s il ne s'en passe plus. Sûrement quelque chose qui le rattache à eux. Ca paraît un peu ridicule comme ça, et il ne s’en rend certainement même pas compte.

" Je prendrais juste un verre de lait froid si c’est possible. "

Ce silence, caractéristique du matin, ou tout le monde vient de se réveiller et partage un petit déjeuner. D'ailleurs, il y a longtemps qu’Archibald n'avait plus déjeuné avec une quelconque personne. Pas besoin de parler dans ces moments là. Mais ce silence là était peut-être du à la maladresse des deux serveurs qui ne savaient pas comment débuter la conversation. Enfin, le sorcier lui, se fichait pas mal de la conversation, il prit une bouchée de sa chocolatine et se passa la main dans le cou, étrangement douloureux depuis la veille. Sûrement un torticolis. Finalement, c'est la jeune serveuse qui va tenter d’engager la conversation sur un ton jovial. Archibald quant à lui se contenta de tourner la tête vers la brune pour lui répondre sans éclat de joie (Ce qui aurait été étonnant venant de lui) :

" Oui, il fallait bien que ça arrive. "

Il retourna à son verre de lait, haussa un sourcil en tiquant sur ses mots puis fit un rapide mouvement de tête vers son interlocutrice, conscient de la douteuse tournure de phrase :

" J'entends par là que moi aussi, mon visage ne le montre pas actuellement, mais c’est un plaisir de vous rencontrer. "

O'Graham avait tenté de se rattraper tant bien que mal. Peut-être un jour arrivera-t-il à formuler quelque chose de foncièrement sympathique et d'esquisser un sourire par la suite, qui sait ? De toute façon, la serveuse enchaina sur les choses qui fâchent, ou qui se fâchent : Keats. C'était presque si Archibald devait se pencher vers elle pour entendre ses derniers mots.

" Il m'a gratifié de quelques injures. Mais bon. Comme vous l'avez dit, il y a des crétins et des cas difficiles irrécupérables, répondit finalement le sorcier de sa voix rauque. "

Entamant la deuxième chocolatine, Archibald observa un instant l’extérieur à travers les fenêtres crasseuses. Les gens commençaient à arriver, le soleil pointait par-dessus les plus haut toits du village et quelques élèves riaient, tous serrés par petits groupes d'amis. le serveur se retourna, pour se retrouver assis face à sa jeune collègue :

" Vous travaillez ici depuis longtemps ? demanda Archibald même si le visage de Kohanne trahissait son jeune âge, j'ai cru comprendre qu'Ailyne Lawson travaillait ici ? "

A
vrai dire, il connaissait cette fille, cela faisait très longtemps qui ne l'avait plus vu, son père avait été un ami. Il été curieux de voir ce qu'elle était devenue ? Elle devait avoir la vingtaine à présent.
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Kohane Werner
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Re: Du côté du personnel

Message par : Kohane Werner, Mer 14 Sep 2016 - 18:10


C'est chaud. C'est bon. Ca met de bonne humeur.
Le thé.
Fumant. Dans la tasse. Sa couleur sombre, son miroitement. Tandis qu'Archibald se contente d'un verre de lait froid.
Un visage neutre. Qui ne laisse transparaître... pas grand chose à dire vrai. Même s'il essaie de se rattraper. Ce n'est pas que... ne croyez pas que... etc.
Boh, je m'en fiche, moi. De toutes les façons, je ne cherche pas forcément à m'en faire un ami ou père de substitution. Même si, bien évidemment, les choses seraient plus simples, plus tranquilles si on s'entendait bien.

Qu'importe, le nouveau sujet est déjà lancé.
Keats.
A priori, l'ancien Gryffon a accueilli son nouvel employé comme il se doit... hum, hum... Espérons juste qu'Archibald ne partira pas en courant. Ce qu'il ne semble pas prêt de faire d'ailleurs quand il termine :
-Comme vous l'avez dit, il y a des crétins et des cas difficiles irrécupérables.
Je ne peux m'empêcher d'esquisser un sourire. J'aimerais que Leo soit un cas récupérable. Malheureusement, je commence à perdre espoir. Et même si je joue l'indifférence, la distance, le mépris, je ne peux m'empêcher de vouloir garder un oeil sur lui. Tout en sachant que, de toutes les façons, je ne peux rien y faire.

Mes yeux se perdent un instant dans le vague. Méandres des souvenirs. Des réflexions.
Sur la vie.
La mort.
Tout.
Comment mieux vivre. Comment mener ses propres ficelles. Ne pas laisser les autres s'emparer de notre contrôle. Ne pas les laisser décider pour nous. Faire à notre place. Forcer nos pas à...

-Vous travaillez ici depuis longtemps ?

Je reprends pied. Avec la terre. Avec la réalité. Je me réveille. De ces songes qui tournent en boucle. Dans ma tête. Depuis. Longtemps. Archibald continue :
-J'ai cru comprendre qu'Ailyne Lawson travaillait ici ?

J'ai un léger hochement de tête. Oui, c'est bien vrai. Ailyne travaille ici.
J'avale une gorgée de thé chaud. Ca descend. Ca dérouille, déverrouille les tuyaux, ça met en mouvement, en action, en forme. Je repose doucement la table et, de ce petit tic que j'ai, lorsque je suis nerveuse ou que je n'ai rien à faire de mes mains, je lisse le comptoir.

-Ca fait à peu près un an que je travaille ici. Et oui, Ailyne aussi. C'est elle qui m'a embauchée. Il n'y avait pas Leo, à l'époque.
Petit silence. Je me remémore. Sa disparition. Pfiou, envolée !
-Elle a eu... euh... je ne sais pas trop quoi précisément mais du jour au lendemain, elle s'est volatilisée. La communauté magique n'a plus entendu parlé d'elle.
Je fais un sourire crispé avant de reprendre :
-J'exagère un peu mais à peine. Elle ne venait plus trop aux Trois Balais, ça a causé pas mal de soucis, d'ailleurs.
Je repense à l'entretien que j'ai eu avec les Aurors au sujet de cette stupide affiche qui s'est retrouvée collée sur la terrasse du bar. Forcément, comme Lyne n'était pas là, je n'ai pas pu lui en faire part. Puis lorsqu'elle est réapparue, j'ai oublié. Oubli qui a bien failli me mettre dans une mauvaise passe avec le ministère de la magie.
-Et puis un soir, elle est réapparue. Je l'ai croisée, totalement par hasard, à Londres.
"Elle était complètement pétée la pauvre. Mais ça, t'as pas besoin de le savoir".
-J'sais pas trop ce qui s'est passé. Toujours est-il que y'a eu des complications, surtout financières. Et forcément, il a fallu qu'elle se tourne vers une personne qui avait du fric. Bah c'est tombé sur Leo... Voilà pourquoi il est devenu proprio.
Petit haussement d'épaules. L'air de dire c'est la vie. On n'y peut rien.

Je referme à nouveau mes poings sur la tasse. Chaude.
Je réfléchis quelques secondes. Leo propriétaire d'un bar, c'est pas la meilleure de choses. Pourtant, les choses ont fait que... bah voilà. C'est ainsi. On n'y peut rien. Et pour l'heure, je n'en souffre pas encore. Suffit de jouer l'indifférence. Eviter son chemin. C'est tout.
Je relève la tête, regarde au-delà de l'épaule d'Archibald. Mes yeux passent de la fenêtre, ouverture sur le village qui s'anime, à la porte, encore fermée, mais qui ne va pas tarder à ouvrir, accueillir les premiers clients. Ceux du matin.
-Vous connaissez Lyne ?
La phrase est partie toute seule, brute. Bien sûr qu'il la connaît, c'est la gérante, elle fait partie de l'équipe ! Mais ce n'est pas ainsi que je voulais la poser.
-Enfin... je veux dire... tout à l'heure, vous aviez l'air de... euh... vous avez parlé comme si vous la connaissiez déjà, avant de venir ici.
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Oscar Lewis
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Re: Du côté du personnel

Message par : Oscar Lewis, Sam 24 Sep 2016 - 23:17


" Ah, je voyais pas Keats comme quelqu'un ayant de l'argent... Comme quoi, l'argent ne rend pas forcément heureux... "

Il pensa à une chose en avalant une gorgée de son verre de lait, au premier abord, les Trois balais semblaient tout avoir d'une auberge conviviale. Les clients voyaient deux serveurs, une jeune femme souriante, un vieil escogriffe. Un propriétaire un peu étrange et une gérante débordante d’énergie et de folie d'après les dires. Mais plus le temps passait, plus Archibald se rendait compte d'une chose, tout cela ne reflétait pas vraiment la réalité. Kohane semblait cacher une profonde tristesse, Léo est un alcoolique qui ne semble pas s'aimer et Archibald est un vieillard tout seul, qui avance dans la vie, sans savoir ce qu'il attend d'elle.

Elle est belle cette équipe ! Mais peut-être qu'ils arriveront à faire face ensemble ? A force de s'écrouler sous les épreuves et de se relever, ils finiront bien par comprendre qu'ils ont tous quelque chose en commun : la rage de vivre. Enfin, revenons plutôt à cette simple discussion, ne laissons pas le narrateur partir dans des écrits louches. Bref !

Les deux serveurs avalent de longues gorgées de leur boissons en silence, partageant le dernier moment de calme avant la tempête de gens qui viendront boire les milles et un cocktails des Trois balais ! Et brutalement, après ce silence, la jeune serveuse demande à son collègue s'il connait la gérante avant de se rattraper, de peur d'avoir sûrement été mal comprise. Avant de répondre, Archibald lève encore une fois son verre pour le porter à ses lèvres, oui, c’est bon le lait.

" Ouai, j'ai surtout connu son père en fait. Nous étions collègues à une époque. C'était un bon ami et il l'est resté longtemps. J'ai pu voir Ailyne plusieurs fois. Mais la dernière fois que je l'ai vu... Elle ne devait pas avoir plus de cinq ou six ans. "


La serveur fit une pause, se remémorant le visage de la fillette, qui n'en était plus une, il se demanda tout à coup à quoi elle pouvait bien ressembler maintenant. Etait-elle devenue obèse ? Couverte de pustule ? Non, certainement pas.

" A cet âge-là... Tu penses qu'elle se souviendrait de moi ? Non, certainement pas. Même moi j'ai du mal à me remettre son visage en tête, Alzheimer me guette. Ah... Tu ou vous, j'ai l'habitude de tutoyer les jeunes, mais ça te ou vous dérange, je m'adapterai. "

Archibald frotta soudainement le comptoir, sans raison apparente. Un volute de poussière s'envola :

" On va dire que ça donne un charme, ajouta-t-il par rapport à ça. "

Histoire de passer à autre chose, le sorcier s'enquit des jeunes années de sa collègue, qui avait encore de jeunes années à vivre d'ailleurs :

" Pour changer de sujet, tes années à Poudlard, ça s'est bien passé ?
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Kohane Werner
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Re: Du côté du personnel

Message par : Kohane Werner, Dim 9 Oct 2016 - 22:05




Les yeux dans le vague.
Etre dans sa bulle tandis que la journée avance. Ce sera bientôt repartie. Les Trois Balais ouvriront leurs chaleureux bras.
Comme toujours, on sera là. Souriants. Accueillants.
Hypocrites, peut-être.
Parce qu'il y a des jours où on ne veut pas sourire. On sourit quand même. Obligés. Pas l'choix. C'est le professionnel.

Je bats légèrement des paupière pour revenir à la réalité. Et la silhouette d'Archibald redevient nette devant moi.
Un vieil homme, comparé à nous. Les trois autres. De l'équipe.
Un vieil homme qui doit en avoir vécu, des choses. Lui aussi. Ici, on a tous notre lot d'expérience. Et de larmes, sans aucun doute. Une équipe un peu fracturée. Mais qui tient bon. Malgré les rancoeurs, les rancunes.
Malgré nos différences et les histoires personnelles, on apprend à vivre. Ensemble. Voguer. Ensemble. Entre les tables des Trois Balais, entre les clients, entre les commandes.
On ne se tient pas forcément la main.
Mais on est juste là, côte à côte.
Ca suffit. Pour savoir qu'on travaille ensemble, qu'on vit ensemble dans ce bar.
Qu'importe les histoires qu'on ait pu avoir, les uns avec les autres.

C'est une vie que j'ai appris à aimer.
Même si cela implique être dans le même cercle que Leo.
J'ai appris à vivre à proximité de lui sans le voir.
Et trouver mon réconfort dans le bar.
C'est désormais le lieu où je me sens bien. A l'abri. Réconfortée. Rassurée.
Dans un monde où les plaies sont présentes. La désillusion connue. Mais où tous s'accrochent.
Ca donne envie. De faire pareil. Se débattre.
Vivre.
La rage au coeur, le feu à l'âme.

J'écoute Archibald avec attention, lorsqu'il me parle de Lyne. De son père. Qu'il a connu. Même génération. Première pensée qui me traverse l'esprit.
Je bois le fond de ma tasse de thé avant de tendre le bras vers la théière et de m'en resservir une nouvelle.
Ca réchauffe l'âme, ce genre de boisson.
Ca fait du bien.
Ca panse. Apaise. Les plaies ouvertes. Ca gonfle le coeur et donne un peu de courage. Pour faire un pas, un nouveau pas. En avant.

-A cet âge-là... Tu penses qu'elle se souviendrait de moi ? Non, certainement pas. Même moi j'ai du mal à me remettre son visage en tête, Alzheimer me guette.
Je ne peux m'empêcher d'émettre un rire. Alzheimer ? Déjà ?
A cet instant, cet homme devient presque un grand-père dont on aimerait prendre soin.
Ce sentiment familial que j'ai oublié. J'ai l'impression de ne pas avoir vu mes parents depuis si longtemps ! Comme si j'étais orpheline.
Pourtant, ma mère m'écrit. Régulièrement. Ma mère me couve. Toujours. A distance.
Malgré tout... ce sentiment d'être seule. Seule au monde. Et je sais pourquoi. C'est à cause de la faille. De la plaie sanguinolente ouverte en mon sein. La douleur que ni ma mère, ni mon père n'ont connu. Douleur laissée à cette nouvelle génération. Tandis que l'un et l'autre se contente de resté enfermé de leur pavillon londonien. Avec quelques vacances dans le manoir allemand des Werner. Espace protégé de la folie du monde.
Alors que moi, cette folie, je me la suis prise en pleine figure.
Ca m'a fait mal. A détruit une partie de moi. Peut-être pour en recréer une autre. Plus dure.
Je ne suis plus la même.
Et je suis orpheline dans ce monde dans lequel j'ai été projetée malgré moi.

Archibald, lui, appartient tout entier à ce monde.
Je le sais. Je le sais.
Il a son histoire et ses blessures.
Il est sur le même plan que moi.
C'est pourquoi ce sentiment familial parvient à émerger un peu.
Un grand-père. Qui vit dans la même dimension, le même côté du mur que moi.
Je me rends soudain compte à quel point ça m'a manqué. Avoir de la famille. Embarquée à mes côtés.
Je me sens si seule. Et j'ai tellement pris l'habitude de cette solitude que je ne m'en rends même plus compte.

-Peut-être que son père lui a parlé de vous, je dis avec un petit sourire. Et, même si elle ne peut pas se rappeler votre visage, au moins votre nom lui sera connu.


Le voilà qui se met à frotter le comptoir. Faire s'envoler la poussière. Tiens, ça s'est accumulé ou quoi ?
A mon tour, je passe le plat de ma main sur le bois. La fait glisser jusqu'à étendre le bras au maximum.
Qu'importe la poussière. Ca donne un charme, comme le dit Archibald lui-même.
Nouvelle gorgée de thé. Et le court silence. Dont il faut profiter avant que le peuple ne débarque.
Je ferme les yeux quelques secondes.
Respirer le calme.

Puis mon nouveau collègue s'enquiert de savoir comment vont mes années à Poudlard.
La question me fait bizarre. Ca fait longtemps, très longtemps qu'on ne m'a pas demandé une chose aussi banale.
Mais années à Poudlard... je n'y fais plus attention. Ce n'est plus ça qui compte, désormais.
C'est la survie. Unique chose qui prime.
Alors les cours... j'ai oublié comment c'était. Avant.
Je réfléchis. Pour me remémorer.

Ca part. Au fil de la pensée.
Souvenirs.

-Je suis arrivée l'année dernière à Poudlard. J'étais en Allemagne les cinq premières années. Et au début... oui, c'était bien. C'était chouette. C'était... accueillant. Les cours intéressant. L'ambiance chaleureuse.
Courte pause.
-Maintenant... c'est différent. Je ne vois plus les même choses et ne les aborde plus de la même façon. Mais ça va... ça roule quand même. Je suis ma route en baissant la tête. C'est tout.

Je me tais.
Pas envie d'entrer plus dans les détails.
Ca va. Seulement. Comme ça peut aller avec un monde qui déraille.
Malgré tout, l'école suit son cours. Les Aspic. Tout ça.

Je lève les yeux vers la pendule. Ce sera bientôt l'heure.
Le tic-tac qui annonce bientôt l'ouverture.
Fin de la tranquillité.
Mais encore une dernière question.

-Et vous, qu'est-ce que vous faisiez, avant de venir ici ?

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Alice Grant
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Re: Du côté du personnel

Message par : Alice Grant, Dim 22 Jan 2017 - 0:57


PV Leo


Pas que les Grant avaient de réels soucis d'argent. Mais disons qu'un salaire en plus n'était pas de refus.
Alice n'avait rien put faire ces derniers mois pour sa famille. Elle avait même représenté un danger pour eux. Mais ils ne savaient pas. Et elle priait chaque jour pour qu'ils ne découvrent jamais qui elle avait été. Sa mère avait dû sentir quelque chose. Les mères sentent toujours quelque chose, même si elles se taisent. Mais elle n'avait rien vu. Parce que sa fille n'avait rien laissé voir. Avait masqué ses cernes sous du maquillage, sa perte d'appétit sous des pulls, sa détresse sous des rires, sa folie sous des silences, tandis que dans sa tête, la voie hurlait, la bête voulait sortir, mais elle la retenait, à grands coups de médocs pas nets. Mais maintenant, elle voulait se montrer utile pour sa mère et son petit frère.

Ce boulot était tombé du ciel.
Pourtant l'homme qui lui avait permis d'espérer un salaire n'arrivait pas à s'envoler. L'une de ces personnes qui était restée de l'autre côté du miroir, alors que la serdaigle s'était enfuie du pays de la folie. Elle aurait put courir loin de ce terrier, de cet enfer. S'estimer heureuse. Ne plus jamais regarder en arrière. Mais elle s'était retournée. Pour écouter ceux qui n'avaient pas renversé leur reine de cœur. Qui avaient besoin qu'on s'arrête. Et on l'avait simplement remerciée. Avec un job aux Trois-Balais à Pré-au-Lard. C'était décalé, hein? Quelques lignes. Et un travail.

Alors oui, c'était vraiment étrange, les circonstances qui ont fait que la sang-mêlée s'était retrouvée ici, à passer le pas de la porte de cet établissement déjà franchie auparavant, avec la volonté de s'y faire embaucher comme stagiaire. De bonne heure, un lundi. Oui. Elle était au rendez-vous. Parce qu'elle avait dit à un fou qu'il pouvait compter sur elle pour ça. C'était pas difficile à tenir, comme promesse. Tenue correcte. Motivations en tête. Elle balada ses yeux noirs sur les clients bruyants, et s'avança vers le comptoir tout en cherchant un membre du personnel, un léger stress au ventre. Et si elle n'y arrivait pas? Et si elle laissait passer cette chance inespérée de ramener autre chose que sa bouche à nourrir à la maison?

Nous sommes de ceux qui savons ce que ça fait de se sentir seul, enchaîné, toxique. Nous sommes de ceux qui ont quelque chose dans le regard parfois, une envie d'hurler au monde de s'arrêter, une envie de s'envoler au lieu de compter les nuits blanches. Et moi, je suis une miraculée.
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Leo Keats Gold
Gryffondor
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Spécialité(s) : Métamorphomage


Re: Du côté du personnel

Message par : Leo Keats Gold, Ven 27 Jan 2017 - 14:54


L'aube craque.
Sous les dents,
Les crocs,
L'aube craque comme un enfant.
Un arrière gout d'herbe fraîche.
Une perle de lune
Qui fond
-Sur le bout de la langue.  


La surface d'un lac gelé,
Et les premiers pétales givrés qui tombe à terre.
La neige qui fait crac-crac sous les pieds.
La glaces qu frotte un peu,
Tu t'improvises patineurs-rêveur,
Qu trace des lignes,
Des lignes et des cœurs.
Phénix senteur mentholée
D'un fond de l'aire boisé
-Consumé.
La vie qui s'agite doucement,
Alors que les lieux de vie commencent à se remplirent.
Mais tu n'y vas pas tout de suite.
C'est pas un horaire
Qui va te contenir.
T'as pas envie
Tu veux encore un peu
-Danser.
Profiter de cette doses de poisons
Qu court encore un peu dans tes veines.
Le nez perdu dans les embruns trop matinaux.

Aube qui se prend pour Gala,
Fascination des hommes
Aux moustaches arboricoles
Porteuses de sagesse.


Les âmes fleuries au devant des pendules
Au bourdonnement qui ne cessera jamais,
Comme le berceau vide dans une pièce d'échec
-The art of being empty.
Ce sont les pieds du berceau
Que je joue à remplacer
Sur le sol glacé
Du boulot de ma semelle
Dans un grincement
Quasi-similaire.
Les deux cœurs au creux de la main
Battant presque
- à l'unisson.  

La chaleur a déjà pris possesson des lieux lorsque je pousse la porte
D'une main rougie par le froid
Et dénudée
-De tout intérêt.
Les prunelles azurée qui balaient la pièce
en recherche d'âme qui vive
D'une jeune pousse
À qui se raccrocher.
Galop d'essai
-Le long des berges mortes.  


Un éclat d'energie,
Une ombre
Apaisante
Qui attire l’œil aiguisé
Vers la silhouette convoitée.
Elle était venue.
Elle n'avait pas oublié.
Un sourire-héroine
qui trottait toujours dans les veines.
Et une approche
distante
Sans tactile.
Des oiseaux dans les yeux.

- T'as pas perdu face au lapin. T'es arrivée à l'heure.
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