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Dans les archives
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Charlotte Day
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Re: Dans les archives

Message par : Charlotte Day, Jeu 27 Déc - 23:15


rp avec Willowdean

Time to work

La bibliothèque de Poudlard est la plus grande prison que je connaisse. Des milliers de livres enfermés dedans. Des générations entières d’élèves enchainées à ses écrits. A ses tables et chaises aux âges avancés. Dans l’unique but de satisfaire nos professeur.e.s. En leur rendant des devoirs approfondis. Remplis d’extraits de ces ouvrages. Et surtout vides de toute originalité. De toute créativité. De sens. Rien que d’y penser, ça m’attriste. Je déteste ce lieu. Il m’oppresse. Il me menotte l’esprit. Pourtant je dois y aller. Pour tenir ma promesse intérieure. Pour elle. Pour toi. Ma sœur.

Je sors de cours de potion. Je l’ai plutôt réussi. Comme d’habitude. Cette matière est une des rares qui m’intéresse. C’est de la peinture revisitée. D’une toile vierge appelé chaudron, il suffit d’y parsemer différentes teintes nommées ingrédients pour obtenir une œuvre d’art liquide. Sauf quand je m’égare et improvise les proportions. Le tableau se retrouve moche. Toujours magnifique à mes yeux. Bien moins du point de vue de mon enseignante. Globalement je m’en sors correctement. J’arrive à me concentrer. Elément primordial de la précision. Récompensé par de bons résultats.

Chaque leçon peaufine mes connaissances. J’enregistre. Je progresse. J’avance. Sans encore toucher au but. Il me faut piocher dans des bouquins. Pas les communs usés par des centaines de mains ignorantes d’étudiant.e.s. Les archives regorgent de couvertures inexplorées. Le plus compliqué reste d’y accéder. Ma présence fait tiquer la bibliothécaire. Une fille nus pieds et munie d’un cactus capillaire en guise de coiffure l’intrigue. Je sors l’énoncé d’une rédaction. Que je compte pas faire. Je lui tais cette remarque. Elle me toise d’un œil méfiant. Je sors la clé de la cellule. Mon magnifique sourire. Celui réservé à la nature.

Elle m’autorise à entrer. Victoire. Je pose mes affaires sur une table. Je balaye les étagères. La poussière règne par ici. Je la perturbe d’un souffle. Elle se venge et me fait éternuer. Elle n’apprécie pas les visiteurs visiblement. J’ai pas l’intention de trainer dans cette cage. Je débute mes recherches. Un mot me guide. Cracmol.
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Re: Dans les archives

Message par : Willowdean Montgomery, Ven 28 Déc - 0:54


J’avais essayé de sourire bêtement aux aléas des conversations banales de mes camarades insipides, je crois que ça leur a fait peur. Finalement, avec les mois défilant, le décor recouvrant Poudlard avait pris les traits de mon humeur – froideur. C’est donc une traditionnelle exaspération qui se faisait tapis rouge pour mes pieds absolument pas emballés de se rendre à bibliothèque de l’école. Si la présence des livres ne m’était pas tellement horripilante, il en était autrement de celle de mes semblables. Nuisibles affalés, le nez dégoulinant dans les pages poussiéreuses, pensant rendre leur cerveau plus rempli d’un savoir que la plupart ne méritait pas. Mais m’y voici. Mon menton se lève le plus haut possible pour ne pas avoir à effleurer l’air que les autres respiraient, mon empathie avait certaines limites alors que j’ondule parmi les tables toutes occupées, ne serait-ce que par un élève n’ayant pas eu l’intelligence de s’agglutiner avec ses pairs – c’est qu’il ne faisait visiblement pas suffisamment froid. Je ponctue leurs chevelures concentrées de ronchonnements avant d’aviser le seul espace digne d’intérêt de cette large trop large pièce, les archives. Les insectes s’y font souvent moins nombreux, et les seuls grouillant dans ces rayons surveillés étaient généralement les moins bêtes, quoi qu’il puisse y avoir exception, rester méfiante.
Un coup d’œil à la drôle de dame surveillant ces lieux pour être sûre de son autorisation. Certes il ne s’agit que d’un lever d’yeux vers le vieux plafond, c’est qu’elle avait l’habitude de mon nez arrogant qui se faufile ça et là toujours quelque part n’importe quand, et mes tirades orgueilleuses l’avaient rendue faible, à toujours accepter mes requêtes.

C’est la jupe plissée satisfaite qui erre donc cet espace protégé alors que je furète à la recherche d’un quelconque sujet qui puisse m’occuper, m’intéresser, rendre les heures moins longues jusqu’au triste dîner.
Finalement c’est bien mieux que des pages salies par des yeux inspecteurs qui attire mon attention, une sérieuse Gryffondor appliquée qui farfouille les tranches des livres. A son air, je souris et m’avance doucement doucement d’un pas faussement discret, bienheureuse d’avoir trouvé distraction à haut potentiel. J’peux t’aider peut-être ? Alors que mon épaule rencontre l’étagère pour m’y appuyer de côté, lèvres pincées de ne pas trop sourire et le regard malicieux, pas encore tout à fait décidée de la sincérité de cette proposition.
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Charlotte Day
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Re: Dans les archives

Message par : Charlotte Day, Ven 28 Déc - 20:01


Mes doigts glissent sur les couvertures crasseuses. Ils entrainent sur leur passage de la poussière. Saleté qui finit sur ma jupe. A accompagner quelques brins d’herbe collés dessus. L’action réveille ma bête intérieure. Celle qui devait dormir le temps de mes recherches. Celle qui guette la moindre opportunité pour surgir. L’artiste. Ces ouvrages trop bien rangés forment une toile. Plus grande que mes habituelles. Je n’ai pas besoin de peinture. Juste de pinceaux. Essuyer par endroit et laisser poisseux les autres. Innover. Créer. Mes ustensiles digitaux sont de sortie. Ils parcourent le tableau. Mon instinct les guide plus qu’une quelconque logique. Un nouveau monde nait sous mes yeux. Un monde où tout serait libre. Eux les premiers. Ils ronronnent sous mes passages. Ils craquèlent en se dégourdissant les pages. Leur sommeil a été long. Le réveil est difficile.

Mon voyage se poursuit jusqu’à rencontrer un obstacle. Bruits parasites d’une approche. Arrêter. Découvrir la cause. Une élève. Une verte et argent pour être plus précise. Une fille armée de bonnes intentions visiblement. Une altruiste. Ou simplement une vicieuse. Son sourire est timide. Ses zygomatiques forcent. Non coutumiers de l’exercice. « Certainement oui… » Je reviens à la réalité brutalement. Extraite de mon rêve inachevé. Mon visage est fermé. Encore endormi. Tout ça par sa faute. Maudit serpent fouineur. « En me laissant tranquille… » Je retrouve la joie. Son intervention m’a aidé. Je peux apercevoir au-dessus de son épaule un morceau de titre. ...mol et magie. Mes neurones devinent aisément la syllabe manquante. Mes lèvres se frayent un chemin jusqu’à mes oreilles. « Tu peux t’écarter s’te plait ? » Maintenant attendre. Que l’intruse s’en aille. Ou s’affaire à ses occupations. J’ai pas le temps de jouer la nourrice.
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Re: Dans les archives

Message par : Willowdean Montgomery, Sam 5 Jan - 23:40


La cravate pendouille, chatouille des ouvrages dont la tranche dépasse légèrement celle des autres, calmement, elle remue au rythme de ma respiration. Je crois que c’est une légère montée d’adrénaline, comme quand je prenais plaisir tout à fait sain à crocheter du pied des plus jeunes, là bas autrefois, aux Etats-Unis. Lorsqu’on sait que la confrontation n’est pas loin, qu’elle commence tout doucement à se tisser entre soi et son interlocuteur, que le conflit gronde bourdonne dans les oreilles affutées. Le sourire ne se fait que plus grand, de savoir qu’il y a là juste en face du regard malicieux une adversaire de taille. Pas de ceux qui ruminent ronchonnent et s’en vont la tête basse, reconnaissant – certes intelligemment – ma supériorité. Non, la Rouge & Or avait choisi un stratégie bien plus frontale brutale pour tenter de m’éloigner. Moi qui lui avais offert généreusement et avec gentillesse ma précieuse aide, pour qu’elle m’acerbe d’un ton condescendant sa volonté de me voir bouger. Ça m’apprendra, à vouloir rendre service, élan d’une magnanimité sans précédent.
Pourtant je ne grogne pas, rien ne bouge, rien ne fait frissonner mes narines pourtant vexées – faussement. Parce que j’avais rapidement accroché le regard la Lionne, faufilé où j’étais, je devais m’écarter pour qu’elle ait accès à ce qu’elle voulait. J’attends, j’attends, marquant une pause au cours de laquelle je soutiens son regard, pas un mot ne se glisse entre nous. De quoi faire monter légèrement la pression, délicat sentiment qui s’empare de mes doigts flegmatiques, longtemps que je n’avais pas ressenti ce plaisir – agacer les autres.

Avant de m’écarter vivement, un grand pas vers l’arrière, désignant l’étagère désirée d’un ample mouvement de bras. Mais vas-y, je t’en prie. D'une politesse éblouissante, car je ne doute pas que n'importe quel Serpentard d'une fourberie de bas-étage aurait refusé, aurait gonflé le torse de façon provocante. Je ne suis pas de ceux-là. Pourtant, mes souliers vernis comme subitement ancrés dans le sol vieillot des archives, un mètre tout au plus plus loin. Je ne bougerai pas. Mon dos droit, ainsi que mes bras sévèrement croisés, le lui fait savoir, à cette impertinente qui avait osé refuser mon aide. Je reste là, curieuse, sans interroger la demoiselle sur la nature de ses recherches. C’est qu’en réalité, je m’en fichais. Intéressée seulement par l’éventuel frisson d’énervement qui allait parcourir sa nuque, voyant que je ne l’honorerai pas d’un départ flamboyant. J’ai hâte, je crois, de la prochaine joute, si la Gryffondor se hasarderait à une quelconque réflexion, vulgaire sûrement, sur mon ennuyante présence.
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Message par : Charlotte Day, Mer 9 Jan - 18:51


LA de Willowdean accordé

Duel de regards. C’est à celle qui craquera la première. J’ai Optimal dans cette matière. A force de défier les adultes. J’peux pas perdre contre une gamine. Encore moins contre une verte et argent. Sa satisfaction en serait si grande. Les livres ont compris l’importance cruciale de cet instant. Aucun n’émet de son. Zéro courant d’air. Nul froissement de pages. Rien. Le vide. Le temps s’est arrêté. Laissant la guerre des égos se produire sous son nez. Le silence règne dans les archives. Il observe. Peut-être qu’il mise. Sur laquelle des deux le brisera. Il s’amuse comme il peut.

Ce combat d’immobilisme est inégal. J’ai un handicap. Mon impatience. Ma pire ennemie. Elle s’empare de mes doigts. Elle leur envoie du sang. Des litres de sang. J'entends ma pompe intérieure. Elle cogne dans ma poitrine. Elle veut les faire bouger. Qu’ils s’emparent du trésor repéré. Quitte à y pousser la gêneuse au passage. Ma mémoire s’en mêle. Elle me renvoie le titre aperçu. Espoir tant recherché depuis longtemps. Juste camouflé par cette silhouette. J’peux pas la laisser le détruire. J’ai trop galéré à le trouver. A elle cette bataille et à moi la victoire finale. Mon bras s’actionne. Direction son buste.

Point de contact physique. Elle se recule d’elle-même dans mon mouvement. Sans doute dû à mon aura. Quoiqu’elle en fait beaucoup. Ça sent la moquerie. Je vois cet air satisfaite dans son œil. Celui que j’affiche face aux adultes. Je relève pas. J’ai enfermé les enfantillages en entrant dans cette pièce. Mon membre poursuit sa route. Il s’arrête sur l’ouvrage désiré. Il le sort du rang. Ma patte le dépoussière grossièrement. Mon souffle fait le reste. Les particules volent vers le serpent toujours debout. Je le croyais parti.

Mon œil s’interroge. La fillette est devenue statue. J’ignorais mes talents de Méduse. Autant que le l’ignore. Je pose l’ouvrage sur une table. Je commence à le feuilleter. Mes yeux passent des feuilles jaunâtres aux globes du reptile. Il dégage pas de signe de vie. Je m’inquiète. Je m’approche lentement. Ma tête se penche. Je la scrute. Mon index s’enfonce dans sa joue molle. Elle est pas en pierre. Je soupire. Soulagée. Je lui souris. « J’ai cru que t’étais morte à un moment ! » L’enthousiasme est réel. Cette fille a su réveiller mon deuxième ennemi. Ma concentration. « Tu cherches quoi ici, toi ? J’peux t’aider ? » Je reste un brin lucide. Lui offrir mes services dans un but précis. M’en débarrasser à jamais. Unique moyen de dompter ma concentration. Alliée primordiale dans ma quête.
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Re: Dans les archives

Message par : Willowdean Montgomery, Dim 27 Jan - 22:16


J’ai souri, largement, à en tordre soudainement les coins des lèvres réveillés – ils n’avaient pas tant l’habitude. A m’étonner moi-même de ce manque d’hypocrisie au creux des zygomatiques. Il y avait au sein de l’adversaire quelque chose qui rayonnait et même le marron glacé hivernal froid de mes yeux intéressés ne pouvait l’ignorer. C’est que l’autre avait osé s’approcher, sans aucune nulle agressivité, elle s’était déplacée jusqu’à moi, faisant légèrement relever mon nez curieux. Le geste décomposé avait failli faire frisoter les cheveux impeccablement lissés, mais rien, j’aurais pu vivement m’emparer de son poignet, le lui tordre si le contact avec tel énergumène ne m’écœurait pas tant. Au lieu de ça, j’attends, j’attends, fixe le regard de l’autre pas d’intérêt pour le doigt approchant de ma joue moelleuse. De son impertinence, avait-elle remarqué à quel point elle était douce, cette joue si mesquinement attaquée ? J’ai levé les yeux pour parfaire le rôle Serpentin qui était le mien alors que la poitrine se retenait de rire. J’avais envie d’applaudir son audace, la remercier des secondes beaucoup moins longues à passer avant le dîner. Vraiment, j’avais gagné une distraction qui surplombait toutes les autres. J’en pince mes lèvres tellement les répliques acerbes bouillonnent derrière, je ne sais laquelle choisir, j’hésite alors que les questions fusent. Certes je l’ennuie, mais si je reste, ce n’était pas tant pour l’embêter que pour le plaisir de découvrir la suite de cette escarmouche - curiosité scientifique. Mmmmmmmm très très très longue tergiversation au cœur de cette onomatopée sans fin. Finalement. Non, merci. J’appuie sur la reconnaissance le remerciement tandis que mes pieds se décident à gigoter.

Je la contourne exagérément, puis je fais mine, prétend, les mains enlacées derrière le dos, d’épier les tranches des livres poussiéreux. La bouille comédienne n’effleure même pas des yeux les titres qui s’offrent, exultent peut-être d’être enfin regardés, les pauvres, ils espèrent être choisis. C’est évidemment de façon hasardeuse que mes pas sérieux m’amènent près de la table sur laquelle la demoiselle avait choisi précédemment de travailler. Avec une délicatesse lente et posée que La Mère aurait glorifié d’un discret bravo je prends place sur le bois fatigué de la chaise en face de la place qui était sienne – trône de ce début de soirée. La Mère, assurément, aurait ensuite grimacé de voir mes pieds s’envoler pour aller se percher sur la table. Je donne le rythme à la chaise que je balance, attendant ma camarade avec une joyeuseté qui m’était peu commune. Mais je t’en prie, je désigne le livre qui patiente, ainsi délaissé, je ne voudrais surtout pas te ralentir dans tes recherches. Si j’entendais ta voix, Papa, là, au fond de moi, me murmurer quelle perte de temps était-ce là, de titiller Gryffondor travailleuse ? Bien sûr, et pourtant, les règles paternelles paraissent bien faibles face à la distraction adolescente. Un petit geste de la main, discret, pour remettre le tissu de la jupe qui remontait à cause du balancement, et de nouveau je mets sur mes épaules cette folle couverture de passivité, me languissant de la suite des événements.
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Re: Dans les archives

Message par : Charlotte Day, Mar 12 Fév - 12:30


L’altruisme. Notion abstraite presque inconnue. Les autres et moi en même temps. Une grande histoire de désamour. Une incompréhension permanente. La faute à l’Artiste. Le joueur. Ce rêveur invétéré. Qui tente bien d’amener des gens dans son monde. Qui dort jamais totalement. Même quand je veux travailler. Chose rare. Pourtant réelle. Surtout quand on l’évoque elle. L’être aimé fraternellement. Ma sœur adorée.

Alors j’ai dû faire semblant. De vouloir aider cette intruse. Qui en soi me dérange pas. Qui perturbe juste ma concentration. Par sa simple présence. La savoir dans la pièce m’embête. J’arrive pas à me mettre dans ma bulle. Hors de question de l’inviter dedans. L’intimité est pas au goût du jour. Félin et reptile ne font pas bon ménage. Je soupire de soulagement. Le serpent a dit non. Il m’a libéré d’un poids. Mes lèvres s‘élargissent. J’y vois son départ imminent. Le début de ma tranquillité.

Le reptile rampe. Pas en direction de la sortie. Elle fait mine de chercher un livre. Son attitude est fausse. Je la reconnais. J’adopte la même. La Serpentard semble joueuse. J’observe silencieusement son numéro. Les bras croisés sur mon buste. J’admire le spectacle offert. La verte et argent est douée. Digne d’être décorée de l’Ordre de Merlin. Mon cœur applaudit sa performance. Je me retiens de rire. Tout ça pour ça. Pour s’attabler devant mon précieux. Et prendre ses aises.

Mon sourire s’agrandit. Elle se croit rusée. La naïve. Je reviens à ma place. Je tire ma chaise avant d’y poser mon postérieur. « Elles peuvent attendre… » Le rictus est de sortie. Mes doigts referment l’ouvrage. Ils le glissent dans mon sac. Le labeur attendra. Je l’étudierai dans mon dortoir. Au calme. Sans enquiquineuse brune. J’ai mieux à faire en l’instant. J’ai une leçon à donner. A celle qui se croit maligne. A jouer à l’enfant avec moi. Je suis la maîtresse de cet art. Moi qui refuse de grandir.

Je recule mon assise. Le grincement brise la quiétude des bouquins. Désolée. Mes pieds rejoignent la table. A côtés des chaussures de l’adversaire. Nudité contre cuir. J’ai déjà un coup d’avance. Deux en comptant mes épis. Rivalisant avec ses cheveux lisses. « Réveille-moi pour le dîner… » Ma tête bascule vers l’arrière. Mes noisettes se closent. A moitié seulement. Je tiens à découvrir sa réaction. A m’imprégner de toutes ses mimiques. J’espère de son agacement.

Ça me fait drôle de défier une camarade. D’habitude, je me contente des adultes. Mais celle-ci semble à la hauteur. De mon insolence. Le sourire est interne. Néanmoins géant. Je pensais pas trouver. Une aussi belle distraction. En cet endroit.
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Re: Dans les archives

Message par : Willowdean Montgomery, Mar 5 Mar - 18:37


J'avais attendu durant quelques secondes tambourinantes la fameuse marque de l'exaspération. Elle pouvait bien tout revêtir, un lever d'yeux, un soupir agacé, un geste de la main qui m'ordonnerait de filer, mais non. Rien de la part de la Rouge & Or qui s'était assise tranquillement en face de moi, faisant hausser mon sourcil de surprise. C'était sans fin, un renvoi de balle qui ne cesserait jamais tant nous devions être toutes les deux têtues. Mes lèvres ruminent en la voyant s'affaler, prête à prétendre de dormir. Comme si c'était possible. Comme si je ne pouvais deviner sous son épiderme comédien de dormeuse une surveillance, ou une hâte de riposte. C'était à moi de jouter, et je me retrouvais à la fois gênée et ridicule. Il eût été facile de faufiler la baguette entre mes doigts mesquins pour lui jouer un mauvais coup. Lui donner horrible tête et la laisser là, les yeux fermés, se faufiler vers la sortie pour ne pas à avoir à savourer sa colère lorsqu'elle découvrirait fameux furoncles sur son visage d'Agaçante. Je ne le fais pas. Etait-ce du respect envers mon adversaire du jour, ou de l'ennui à préparer pareille fourberie magique, allez savoir.

Je me contente d'attendre, un peu, d'observer la tête légèrement penchée les paupière closes de la jeune fille. Si je remue, ouvrirait-elle un oeil circonspect face à mon mouvement ? Sûrement. Alors, agacée, je soupire. Il n'y avait pas brillante idée qui voulait percer ma chevelure bien coiffée. En fermant les yeux, la Gryffondor avait mis fin à l'escrime verbale. Tu fuis. Chose étonnante de la part d'une Lionne, se cacher derrière des cils endormis, et moi je m'ennuie. Je préférais les proies vivantes et agitées, bornées aussi, nullement les immobiles. Il y avait dans les natures mortes une sérénité qui ne m'atteignait pas, quand bien même elles étaient faciles proies. Et t'es bête. Décidément, ma langue se déliait davantage face à quelqu'un qui n'allait sûrement pas prendre la peine de m'écouter. Le bois magique comme aimanté dans ma main provocatrice est sorti de ma poche, je joue avec, m'attarde. De croire que je ne suis pas si lâche, que je ne te lancerai pas mauvais sort parce que tu es endormie. Stupide prétention. Je te le dis, je le suis. Les yeux toujours rivés sur la baguette qui, en fait, ne cessait de me démanger. J'aurais dû. Vraiment, j'aurais dû. Après tout, il n'y avait pas de honte à attaquer adversaire au dos tourné, tant qu'il est question de protection ou de distraction. J'ai laissé filer parfaite occasion de rire à gorge déployée.
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