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Harry Potter 2005 :: ~¤~ Académie de Poudlard ~¤~ :: Les couloirs :: Bibliothèque
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Dans les archives
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Chloris Hareka
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Re: Dans les archives

Message par : Chloris Hareka, Mar 09 Aoû 2016, 22:22


LA de Lïnwe.



Lïnwe très bon ami, irrésistible physiquement et incomparable mentalement. Une mentalité qui surpassait de loin la mentalité des gens de son âge. Une belle personne à tous les points de vue. Que de compliments ! Peut-être trop pour un simple ami non ?

Regarde-toi Chloris, regarde-le. Tu ne vois rien ? Moi pourtant si.
Ne sois pas stupide. Valentin ? Ce nom te parle ?
Il y a bien trop longtemps que nous ne l’avons pas vu…
Et pourtant, je te croyais fidèle.
Valentin est peut-être trop vieux non ? Et puis c’est un bel homme qui restera un merveilleux ami.
Il n’y a pas d’âge pour aimer. Souviens-toi en ! Felagünd ne t’as jamais attirée !
Parce que je n’ai jamais fait attention à lui. Mais c’est soudainement différent.

Encore ces deux-là… Toujours là pour pourrir l’ambiance et une amitié. Toujours là pour donner leur avis sur tout et n’importe quoi. Stupide voix. Démon de l’enfance, restée terrée jusqu’à la nouvelle aube. Jusqu’au nouveau jour, jusqu’à la nouvelle aire. Mais aujourd’hui nous n’étions pas là pour débattre d’un amour naissant. Nous parlions là d’un patipunk. Enfin, d’après le beau blond un « pitiponk ». Comment je le sais et pas Hareka ? Parce que moi je le sais déjà, mais la blonde va l’apprendre rapidement. Même maintenant. « Oui bien sûr. Alors, pour le premier animal, ça s'appelle un Pitiponk. C'est une créature dotée d'une seul patte ! Oui, comme un cyclope mais avec les jambes tu vois. Elle a un aspect de fumée et possède une lanterne pour attirer les voyageurs dans les marécages. Y'a pas mal de légende qui traitent du Pitiponk. J'suis plutôt calé dessus. Mais il n'y a pas mieux que la pratique n'est-ce pas ? Alors voilà. Je vais imiter le Pitiponk, ça t'aidera peut-être à comprendre un peu mieux son organisme. »

Et sur ce, le jeune homme se mit debout, sur une jambe, pris un vieux bouquin en guise de lanterne (qui n’était pas très stable d’ailleurs, il faillit tomber à plusieurs prises), il était plein de cran et d’humour ce p’tit gars. Il n’avait pas peur du ridicule tant mieux ! La lionne rit plusieurs fois sans trop faire attention aux dragons toujours cachés pour surprendre par surprise. Enfin bref, perché sur son pied comme ça on aurait dit un flamand rose. Mais pas rose. Puis la Gryffonne s’amusa à faire comme un papillon attiré par la lumière et suivre Lïnwe dans quelques rayons, qui devait représenter, d’après lui, les marécages. C’était tellement plus simple de comprendre en s’amusant. Elle se sentit légère pendant ces courts moments de bonheur. Court ? Ah bas oui… En étant tellement dans le jeu, les deux amis finirent par jouer la scène du mort et le garçon tenait la belle sur un bras comme certaines danse moldus sauf qu’en parlant de danse, quand ils voulurent se remettre droit, la princesse bascula en arrière avec son prince et ils essayèrent tous deux de se rattraper à des livres (et aussi à l’autre, ce qui donna quelques choses de très drôle).  Ils se relevèrent difficilement.


Hey, je te laisse la suite, soit ils se font virer de suite, soit on fait encore le scroutt et après, comme tu veux, je te laisse choisir ^^
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Lïnwe Felagünd
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Re: Dans les archives

Message par : Lïnwe Felagünd, Sam 13 Aoû 2016, 00:43


Ce flamand pas très rose
prince des nuées déferlantes
de livres et de dragons barbants
ces contes pour enfants
jouer dans ce marécage de pages
joueur de scène
joueur d'amour
d'amour et de sang
plein la Seine.

Lïnwe se tenait là. Entre deux grimoires et un bouquin d'étranges symboles. A imiter le Pitiponk ou encore le bouffon. Il s'en foutait de se faire passer pour un c*n. Il était là pour passer du temps. Oublier. Oublier toute cette m*rde. Lassé de la vie. Marre des soucis. Ce n'était pas un lieu comme la Bibliothèque qui allait l'empêcher de s'amuser. Passer du temps. Oublier. A fortiori avec l'Hareka. Ce n'était pas quelqu'un de banal. Ce n'était pas quelqu'un d'ordinaire. Ni un déchet. Ni un chapeau, tout rapiécé. Elle était loin d'être mauvaise. Loin d'être une peste. Rien de fiévreux, de malsain ou de contagieux.

Rideau baissé. Qui s'ouvre soudainement. Laissant le public soupirer d'un air perplexe. Rouage mécanique. Qui s'actionne à la main par le maître des lieux. Les coulisses tremblent. Les pas se font entendre. Et les artistes entrent en scène. L'irlandais venait d'enfiler le masque du comédien. D'un comédien grotesque. Un arlequin amplifiant les sons gutturaux et les gestes typiquement grotesques. D'idées grotesques. D'hommes grotesques. Et qui valent la peine d'être représentés grotesquement.

A partir de deux, c'est une troupe
alors son amie vint le rejoindre
d'entre les écrits
d'entre les récits
imitant l'heureux papillon
marque de son espoir
l'espérance de vivre
vivre heureux
à travers cette lumière
qui scintille la nuit noire.

C'était aussi le moyen pour ne pas montrer sa souffrance. Changer de masque pour changer d'existence. C'était peut-être la première fois depuis la rupture avec Leo que le garçon se sentait... bien. Chloris était en fait, son papillon. La personne nécessaire à son bien-être. A sa propre survie. La personne qui apparaît quand il faut. Et qui ne part jamais. Qui reste là, sur cette épaule.

Psaume à la môme
baume du ciel
baume du cœur
à la douceur de miel.

Mais à force de rêver. On fait des cauchemars. Lïnwe, réveille-toi, un peu.
T'es assis par terre comme une m*rde, un peu.


Juliette était tombée dans les bras de Romeo. Comme s'ils attendaient cette scène depuis toujours. Et comme s'ils la connaissaient. Ces réflexes naturels. Cette danse presque irréelle. Un pas en avant. Un sur le côté. Les bras tendus. Pour la rattraper. Elle. Son papillon. Et ce fut le Dragon de ces lieux. Terrible défenseur de ses terres. Faisant chuter les plus grands cavaliers. Chahutant contre les géants de pierre. Brûlant des rives et des rives d'humains. Le Dragon de paillettes, ça non. Ce n'était pas celui-là. Ni l'autre, avec le visage à l'envers. Celui-là était bien plus dangereux. Bien plus pointilleux. Et plus sec. Pour tout avouer, c'était une femelle. Et Pascal sait qu'elles sont les pires. Furieuses protectrices de ses œufs. De tous ses ouvrages.

Dragon ô Dragon
aux oreilles pointues
au visage joufflu
et aux narines putrides
respirant la poussière
et le temps
des ouvrages et des pages.

Laisse-leur encore une chance
plus qu'une chance
rien qu'une chance.

Ceux ne sont que des enfants
des enfants perdus
dans ce marécage
aux idées foutues.

Alors laisse-leur encore une chance
plus qu'une chance
rien qu'une chance.

Mais le Dragon ne discute pas. Ne négocie pas.
Il menace. Crache.
Crache du feu. Un flux de mots cuisants.

« Bon bah euh... On va sortir du coup. » répliqua le garçon sans conviction aucune. La sorcière retourna à son parchemin en jetant des coups d’œil furtifs tandis que les deux pantins quittaient la Bibliothèque en silence, pour une fois. Lïnwe s'excusa à moitié, puisqu'il ne put s'empêcher de sourire. « Si tu veux, on peut continuer ici. Il n'y a personne. » dit-il en montrant un renfoncement dans le couloir.

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Re: Dans les archives

Message par : Chloris Hareka, Mer 17 Aoû 2016, 21:58


Une dragonne qui accourt, un preux chevalier tombé. La scène parfaite du combat épique. Pourtant, non. La princesse était déjà sauvée et le prince, presque heureux ? Princesse sauvée par son prince, sauvée de ses démons, un temps. Rien qu’une danse. Le temps d’un battement d’ailes de papillon. Chloris sortie de sa tourmente, le temps d’une entrevue avec Lïnwe. Un moment calme. D’apaisement. Un moment de détente. Ne plus se soucier de rien. Il la repose, la réconforte sans un mot. Juste par sa présence. Douce présence. Divine. Oui, Felagünd est un dieu. Un dieu vivant.
Mais nous parlions à la base, d’un combat. D’une bataille. Certes qui n’a plus eu lieux, mais elle est bien réelle. Finalement, le dragon ne les tue pas, il court simplement pour les faire fuir… Grognements, lance-flamme et crachotements. Il défend son territoire tel un Lion affamé pourfendant l’infâme qui aurait attaqué son troupeau de gazelle.

« Bon bah euh... On va sortir du coup. » Partir de territoire du dragon est la meilleure solution à faire. Hareka n’a même pas de regret, ni de remord à s’être fait expédier illico de la bibliothèque. Prendre son sac, ranger et partir. Aller dans un couloir, plutôt sombre, trouver un petit renfoncement et entendre un « Si tu veux, on peut continuer ici. Il n'y a personne. » Approuver, sourire et continuer comme si de rien n’était. Toujours de bonne idée le jeune homme. Elle sourit et a une envie soudaine de le renommer désormais « Pitiponk » oui, se serait son pitiponk à elle. La blonde bat des cils et s’exclame « Et du coup, pour les scroutts… C’est euh comment ? » Pour ne rien cacher, elle attend encore une belle démonstration de son prince charmant. Enfin non, prince tout court. Tout simplement parce que le prince charmant n’existe pas. Le prince charmant n’est qu’une pure invention de la société. Une invention pour faire croire à un monde meilleure. Pour leurrer les naïves. Pour induire en erreur les belles jeunes filles. Qui peut y croire ? Tout le monde sait que ce ne sont que des sornettes. Un cheval blanc et une armure. Non, cela n’existe plus, plus maintenant. Plus maintenant qu’on se déplace en balais volant ou en transplanant. De toute façon, le prince charmant ne serait qu’une enflure. Certes beau, mignon, tout ce que vous voudrez, mais le caractère serait tout autre. Oui, une belle ordure… Ce ne sont que des promesses dans le vent. La lionne le voit comme infidèle, instable, alcoolo et frappant sa femme. Oui dans leur société, le prince charmant ressemblerait à ça. Les beaux et gentils hommes n’existent plus depuis longtemps. Désormais que le physique compte plus que l’intelligence, à quoi bon s’acharner sur les deux ? Les hommes sont désormais soit pas à son goût mais adorable, soit horriblement beau mais aussi détestable qu’une acromentule… À force de cogiter et de réfléchir à cela elle se rend compte de quelque chose, quelque chose de frappant et marquant. Son prince charmant se tient devant elle et se nomme Lïnwe Felagünd. L’homme parfait. Oui, c'est bien lui finalement.Le voilà enfin. Le seul et unique. Une sourire et c’est repartit vers les devoirs de SACM
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Re: Dans les archives

Message par : Lïnwe Felagünd, Ven 19 Aoû 2016, 23:02



L'Impresario venait de claquer des mains. En véritable maître de cérémonie. Un directeur de théâtre loin d'être artistique. Loin d'être très souriant. Fronçant les sourcils comme un aigle. Ou plutôt un vautour. Cherchant et chassant sa proie du midi. Les rideaux masquaient peu à peu cette scène qui jadis, avait été piétinée par une foule de comédiens. Le parquet craquait sous leurs pieds. Et désormais, les marécages boueux laissaient place à un couloir sombre et discret. C'était une toute autre scène et pourtant, la chose la plus étonnante, surprenante et palpitante du dernier acte. Acte qui était à la fois un achèvement. L'achèvement de toute une affection. Et le commencement d'une autre. Intense dévotion d'une éclosion passionnée.

« Et du coup, pour les scroutts… C’est euh comment ? » demanda Chloris. Tout comme lui, elle souriait de malice. Son regard était incroyablement rempli de délice. D'un délice inéluctable. A la douceur noisette profonde. Et aux éclats argentés. Et son nez. Fin et délicat. A l'image d'une petite truffe peu commune. Un relief des plus luxueux et vertueux qui soit sur un visage. Son visage. Et sa bouche. Aussi royale qu'une gelée. Concoctée par la Reine elle-même. Et ses lèvres. Ses lèvres rosées, d'une matinée d'amants où le soleil se lève comme une caresse dans le ciel. Elles hument la confiture. Riche en sucre. Et aussi addictive qu'une friandise. Elles hument cette confiture. De fruits des bois cueillis le soir entre des murmures. Des cerises noires et de la pistache. Cette alliance de parfum invulnérable. Qui prône tout simplement l'harmonie parfaite. Celle qui nous fait trembler. Celle qui nous fait chavirer. Comme une transe. Une gourmandise unique.

Trois coups
de pinceau à plumes
pour caresser cette toile
ce tableau d'aventures
le portrait d'une muse
à la régularité parfaite
d'une belle écluse.

« Je... ouais. » Voilà. C'étaient ses mots. Ses mots à lui. Disons qu'il était un poil perdu. Il réfléchit un instant, laissant ce chef-d'oeuvre de côté. Ses pensées reflétant de part et d'autre de son cerveau. Son cerveau gonflé et saturé d'astuces. « Oui voilà. Alors le scrout. Il a de grosses pinces comme ça. » dit-il en mêlant parole au geste. « En fait, c'est une sorte de grosse crevette là. Avec des pinces énormes. Il a un dard et une carapace. Après je sais pas. Il marche en crabe ? Regarde un peu mon talent ! »

Ce garçon était un croquis du monde et de sa bêtise humaine. Une esquisse absurde et à l'allure totalement dingue ! Volontairement ou pas, il avait développé cet aspect-là de la Personnalité. Avec un grand P comme Personne. Après avoir fait son deuxième show, il laissa la parole à la deuxième année. S'asseyant juste à côté, contre la fenêtre et la pierre froide d'un pilier. Et comme un lion, il la dévorait des yeux. Chassant tantôt Elle*, tantôt son cœur. Il n'avait juste qu'un mot en tête. Le marin tanguait sur son bateau. Et le radeau tombait peu à peu dans les profondeurs de l'amour. Waaw.


* Son double/sa pensée.
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Chloris Hareka
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Re: Dans les archives

Message par : Chloris Hareka, Mer 24 Aoû 2016, 22:51


S’cuse pour le retard, j’avais pas vu que tu m’avais répondu ^^. D'ailleurs, on ne parlera pas du RP ultra moche que je viens de pondre hein ♥ !

Chloris le regarde. Regarde Lïnwe. Ce jeune homme, magnifiquement beau. Un visage aux traits fins, ordinaire. Sauf, pour les yeux. Des yeux, qu’elle n’avait encore, jamais réellement examinés… Bleu ou vert, elle en avait plusieurs souvenirs. Parfois avec des touches de gris et des points jaunes autour des pupilles. Pas une journée pareille. Différent, beaux. Toujours merveilleux. Un sourire qui se décroche aux lèvres de Hareka. Les cheveux blonds très clairs de cet étudiant impressionnaient beaucoup la jeune fille. Ils étaient si plaisants. Si séduisants. Si exquis. Elle aurait volontiers plongé sa main dedans pour les lui ébouriffer encore un peu plus. Se retenir. Parce que ça ne se fait pas. Que ce n’est pas poli et qu’il n’accepterait probablement pas. Mais son être entier l’attirait irrésistiblement. Il était beau, jeune et bien élevé. Que demander de plus ? Attentionné, drôle, rêveur et doué. L’homme parfait. L’Homme parfait. Oui, le dieu suprême. Célébrant son arriver sur terre.

« Je... ouais. » C’est ce qui la tira de ses propres rêveries. Deux mots qui voulaient tout dire et ne rien dire. Il reprenait le cours de quelque chose, le fil du temps, du présent, comme elle. Ils s’étaient perdus. Mais lui, retrouve ses pensées plus rapidement puisqu’il enchaîne « Oui voilà. Alors le scrout. Il a de grosses pinces comme ça. » Mimant le scroutt et ses grosses pinces. Un sourire qui s’étend sur les lèvres de la lionne. « En fait, c'est une sorte de grosse crevette là. Avec des pinces énormes. Il a un dard et une carapace. Après je sais pas. Il marche en crabe ? Regarde un peu mon talent ! » Et sur ce, il mima ce qui se nommait ainsi. Il avait de l’humour ce gamin, plaisant. Un rire sonore de la part de la rouge et or. Elle ne se moquait pas, elle appréciait le moment présent et le vivait bien. Elle ne se moquait pas, elle l’admirait trop pour cela. « Il est magnifique ton scroutt ! Jamais vu un aussi vivant que ça, au moins j’aurais compris le principe et son mode de déplacement ! » Cette fois, une touche d’ironie dans la voix. La deuxième année était redevable auprès de Felagünd. D’abord parce qu’il l’avait fait rentrer dans l’équipe de Quidditch, parce qu’il l’avait sauvé d’une mort certaine lors d’un entraînement et aussi parce qu’il lui venait en souvent en aide pour des devoirs. En retour, il n’avait rien. Rien qui puisse compenser tout ça. Rien qui puisse être équitable.

L’autre lion s’assit à côté, contre la fenêtre appuyé sur un pilier. La dévisageant de haut en bas. Rougissant de plus en plus, la Gryffonne s’assit en dessous de la fenêtre. Pas loin de lui. Attendant maintenant ce qui allait se passer. Jetant des coups d’œil à son ami.
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Re: Dans les archives

Message par : Lïnwe Felagünd, Mar 30 Aoû 2016, 13:55


La tête sur le côté, il regardait sa nouvelle muse. En prenant plein les yeux quand elle bougeait un muscle. Plein les oreilles quand elle forçait la voix. Il se tenait la tête contre la pierre froide du mur en ne lâchant pas un seul instant le regard sur Chloris. Elle était pour lui une nouvelle vision. Une lucarne colorée et lumineuse. Elle était sa nouvelle plume. Elle était son nouveau pinceau. Sa nouvelle trompette. Son inspiration. Son oeuvre. Il se sentait de plus en plus lié à elle comme elle était de plus en plus liée à lui. Un seul mot lui venait en tête mais il ne savait l'expliquer. Il ne savait le comprendre. L'utiliser. Le charmer. A sa manière.

  Vapeur oubliée               tête tourmentée            
ce cher petit oiseau        rougissait de plus bel
            ce corbeau l'amour d'un ciel
                qu'on n'aurait flanché
                     pour un sous
                           fièvre

Elle aussi, lançait des coups d’œil discrets. A la fois timides et fascinés. Comme un acheteur, grand mécène de rares tableaux. Avaient-ils seulement les mêmes attentes ? Devaient-ils penser la même chose ? Lïnwe aurait tout donné pour devenir legilimens et pouvoir lire rien qu'une seule fois dans les pensées de son amie. Pouvait-il encore lire dans son cœur ? Il se mordait les lèvres à en faire goutter le sang. La lionne s'était assise juste à côté de lui, près de la fenêtre. Seule et unique marque d'espoir qui filtrait à travers le verre.

Alors, c'est quand tu veux. S'pèce de branleur.
Ta gueule. T'es pas à ma place.
Mouais... c'était comme si...


Attendant que le soleil l'aveugle enfin. Ou plutôt, attendant aussi bien une excuse bidon que stratégiquement parfaite, il s'approcha un peu plus encore de l'étudiante. Histoire d'être bientôt à portée de ses lèvres. Les siennes brûlaient d'envie. Elles sentaient la braise et le calice. « Chloris, je... » dit-il en la regardant droit dans les yeux. Il avait cette horrible sensation d'avoir manqué quelque chose. Ne serait-ce qu'un détail. Qui éclairerait toute cette histoire. Qui repousserait tous ses doutes. Il lui prit sa main en posant ses lèvres contre celles de la lionne. C'était un long baiser. Comme électrisant leur corps d'enfant. Le Felagünd ne pouvait plus bouger. Il ne voulait pas les quitter. Il ressentait un goût enivrant de cerises des bois. Et il attendit que toutes les parcelles de leurs lèvres soient coupées par l'air pour pardonner son geste. « Eee... désolé. C'est pas moi. » annonça-t-il calmement en se massant la nuque.

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Re: Dans les archives

Message par : Chloris Hareka, Mar 30 Aoû 2016, 19:36


Ils sont seuls, dans un couloir, éclairé seulement par une fenêtre. Le silence est parlant. Aucun des deux lions ne parlent. Chloris encore moins. Elle est pensive. Elle ne voit pas le temps, ou du moins, plus. Elle se sent légère, rassurée et en sécurité. Le monde autour d’elle s’efface, ne laissant que Lïnwe et elle côté à côte. Ne laissant que le silence et le soleil. Après tout, le temps vient de s’arrêter, depuis un petit moment déjà, depuis qu’elle est avec Lui, le temps n’avance plus, ne les rattrape plus. La belle blonde ne voit plus que Lïnwe, pour elle c’est évident, il n’y a que lui, dans son cœur, dans sa tête et dans ce couloir. Il n’y a plus que lui qui compte, ce sera sa lanterne la nuit, son soleil la journée, son feu de bois en hiver et son glaçon en été. Lui seul pourrait désormais la guider et la protéger. Il serait son tout. Sa raison de vivre, de se réveiller et de rester en vie. Il sera son pansement, son étoile du berger, son ange qui veille sur elle. Celui qui combattra ses démons et la sortira de cette ombre malsaine. Hareka est naïve mais elle sait qu’un jour, il deviendra sa blessure, sa plaie, son monstre… Elle préfère ne pas penser à jour-là. Elle préfère profiter du moment présent.

Elle lui jette des petits coups d’œil furtif. Elle est assez timide, assez pour se sentir gêné et rougir chaque fois qu’il croise ses yeux. Mais elle veut passer au-dessus, au-dessus de cette gêne. Felagünd se mit en face d’elle, et commença « Chloris, je... » Le soleil ardent éclairait le magnifique visage sur lion. C’est le moment qu’elle choisit pour plonger ses yeux dans ceux de son dieu. Ce qu’elle espérait tant se produisit. Il prit sa main et posa ses lèvres contre celle de la rouge et or et l’embrassa, longuement. C’était une sensation parfaite, exquise. Les lèvres de son chevalier ne se retiraient pas et c’était mieux ainsi. Tout s’effaça complètement autour de la Gryffonne, tout sauf Lui. Sauf ce beau baiser de deux petits amoureux. Une harmonie parfaite.

Quand son prince retira ses lèvre de celle la belle, elle eut l’étrange besoin de reposer ses lèvres pour savourer encore ce goût de miel et de Callune. Il avait des lèvres aux parfums de fleurs, les préférés de la princesse. Douce et dansante. Elle profite de ce moment si merveilleux, c’est leur moment.

Pourtant le blond commence à s’excuser « Eee... désolé. C'est pas moi. » Comment osait-il ? Il venait de gâcher le plus beau moment de sa journée et probablement de sa vie, enfin après la lettre d’admission à Poudard, elle était furieuse et triste. Alors elle le fit taire, elle goûta de nouveau les lèvres de son amant et ne lui laissa pas le temps de répondre ou de faire quoi que ce soit. Elle garda fermement sa main avec la sienne et continua de l’embrasser tendrement . Tel un oiseau dans le ciel, battant doucement des ailes pour ne pas s’effondrer à terre. Et quand enfin, l’oiseau décida de se poser sur une branche, la Gryffondor parla « Ne t’excuse pas, c’était probablement ton instinct. Je ne me suis pas enlever ou offusqué, parce que quelques secondes plus tard, ça aurait été moi qui aurait fait le premier pas. » Elle lui laissa le temps d’intégrer ça et poursuivit, timidement mais en restant mignonne, « Je t’aime Lïnwe ».
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Re: Dans les archives

Message par : Lïnwe Felagünd, Ven 09 Sep 2016, 00:12


Seul au monde. Comment expliquer cette horrible fatalité de se retrouver seul. Face à l'adversité. A ce mur de noirceur et de saleté. Ce miroir ensanglanté. Cette île solitaire. Seul au monde. Accablé de tout côté. De ton chagrin. De son chagrin. De celui-ci ou celui-là. Le sien. Le mien. Le leur. Bien avant, Lïnwe ne s'en serait pas soucié. Mais désormais il était comme lié à un contrat. Un contrat magique. Inviolable. Pacsé par un sentiment diabolique appelé : Amour.

Il était dans cet état second. Lequel on ne veut quitter. Lequel on ne veut que sentir. Ressentir. A foison. Par milliers. Celui qui fait tant de bien et tant de mal. Douloureuse ironie de ce que peut faire croire l'être humain. Il n'était plus seul. Sur cette île. Loin de toute cruauté. De toute humanité. Il était avec elle. Chloris. Main dans la main. Sous un palmier de bonheur. Une bouteille d'amour fort, une folie pure à la bouche. Regardant la mer béante. Où toute affliction se perdait dans les flots noirs de l'océan.

Instinctivement, il avait fait le con. Comme à son habitude. Leurrer la personne en face. Se faire passer pour ce qu'il n'est pas. Un pitre par exemple. Mais au fond, c'était tout simplement l'effet inverse. Complexité du corps et de l'esprit exquise. Un tableau qu'on ne saurait interpréter. Voilà ce que c'était. L'Hareka était plus vive dans son comportement. Contre-attaque massive d'un cœur emporté par le vent, à la dérive. Sans demander son reste, le garçon fut une nouvelle fois happé par cette savoureuse attaque à la douceur de miel.

« Ne t’excuse pas, c’était probablement ton instinct. » dit-elle les joues roses, en reprenant tout deux leur souffle. Parce que c'est bien beau de mourir d'amour mais faut-il encore savoir nager. « Je ne me suis pas enlever ou offusqué, parce que quelques secondes plus tard, ça aurait été moi qui aurait fait le premier pas. » il ne put afficher qu'un sourire. Il se sentait plus léger maintenant. Comme s'il survolait des nuages de soie.

« Je t’aime Lïnwe »
Et ce fut à ce moment, qu'il oublia toute ses journées...
Il ne put s'empêcher de retenir ses lèvres frémissantes plus longtemps.
Goûtant pour la première fois à la béatitude de l'Homme.

Et ce furent ses derniers mots :

« Je t'aime, moi non plus...»

|Fin du RP pour moi ♥|
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Anna Keats
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Re: Dans les archives

Message par : Anna Keats, Dim 23 Oct 2016, 22:32


Rp privé avec Nya O'Neal



Cela faisait un ou deux jours que je prévoyais de continuer certaines recherches à la bibliothèque. Je souhaitais en apprendre plus sur les incidents ayant failli balancer le monde magique dans la visibilité. Cette nouvelle lubie sur notre monde caché me trottait dans la tête depuis que des événements à Londres avait pointé le bout de leur nez. Les Mangemorts semblaient se contre-faire du secret magique et, malgré leurs tentatives, le Ministère avait réussi à protéger la partie obscure de l'humanité. Étions-nous vu comme des monstres pour devoir nous cacher ? L'époque des « sorcières » du Moyen-Age étant passée depuis des lustres, je suis sûre que la raison l'emporterait sur la crainte. Les moldus ne sont pas bêtes ou inférieurs intellectuellement parlant, la seule possibilité pour nous autres sorciers de craindre d'être reconnus et de finir en cobaye dans une salle de dissection. Quoiqu'il en soit, j'avais épuisé les livres des rayons habituels et devais me rabattre sur cet endroit lugubre et non rangé que sont les archives !
N'ayant pas cours aujourd'hui, je n'avais pas mon uniforme bleu et bronze sur moi mais j'avais conservé ma cape scolaire. D'une part à cause de la température, plutôt fraîche pour la saison et d'autre part parce qu'elle me conférait une invisibilité me permettant, comme à mon habitude, de me fondre dans la foule.
Je passais les rayons les uns après les autres pour enfin atteindre cette partie qui m’intéressait tant. Je regardais les livres anciens dont la couverture donnait l'impression de contenir un énorme secret et hésitais à répéter une vieille manie qui consistait à effleurer du bout des doigts l'objet de ma convoitise, de peur que ces ouvrages ne tombent en miettes. Impossible de savoir jusqu'où remontaient les documents présents.
Je choisissais plus ou moins au hasard les livres portant sur mon sujet et m'installais sur une table. Mon sac posé sur la chaise voisine, la pile installée devant moi, une plume à la main, je plongeai mes yeux dans le premier ouvrage.
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Nya O'Neal
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Re: Dans les archives

Message par : Nya O'Neal, Dim 23 Oct 2016, 23:11


La bibliothèque réserve parfois des surprises… (avec Anna Schomann)
 
Décidée à ne pas répéter les mêmes erreurs que l’année passée, j’étais cette fois-ci résolue à passer mes ASPICs haut la main, d’une façon ou d’une autre. Je savais toutefois être incapable de me motiver assez seule, et avais donc décidé d’employer la façon moldue pour tenter de me trouver un tuteur ou une tutrice. J’avais placardé des annonces un peu partout dans l’académie, précisant comment trouver ma volière, mais personne n’avait jamais répondu à ma proposition. J’avais pourtant même sous-entendu une possibilité de rémunération, mais visiblement, personne ne voulait se prendre la tête à essayer de m’apprendre quoi que ce soit. Et je les comprenais, je dois dire… Cela faisait maintenant plusieurs longs jours que j’attendais et je commençais à désespérer. Mes connaissances étant vraiment limitées, je ne pouvais pas me permettre d’attendre plus longtemps.
 
Plutôt que d’écrire des lettres individuelles à tous les sorciers qui semblaient relativement studieux, je décidai donc de prendre le taureau par les cornes et de me rendre directement dans la plus grande salle d’études de Poudlard : la bibliothèque. Je m’en serais volontiers passée, cette dernière n’étant vraiment pas mon lieu favori, mais il fallait bien que je fasse les premiers pas. J’avais à peine mis les pieds dans l’immense salle qu’une alarme sonnait déjà en moi, me suppliant de faire demi-tour. Je secouai vaguement la tête, comme si la bouger physiquement allait magiquement faire s’évaporer les pensées qui s’y trouvaient, et me dirigeai vers une étudiante qui semblait expliquer quelques choses à une fillette plus jeune qu’elle.
 
C’était peut-être ma chance. J’attendis donc patiemment qu’elle ait terminé ses explications et lui présentai mon offre. Sans grande surprise, mon interlocutrice se contenta de laisser échapper un petit rire narquois, et m’envoya paître. La bibliothécaire, alarmée par le bruit, ne manqua pas de me dire de me taire. Je les dévisageai, toutes les deux. Merci infiniment. Apparemment, j’allais devoir me débrouiller toute seule.
 
Je me dirigeai donc vers l’allée consacrée aux anti-sorts, puisque mon devoir de Défense Contre les Forces du Mal portait sur le sujet, et feuilletai rapidement deux/trois bouquins. Je n’avais jamais rien fait d’aussi plate. Sans savoir exactement ce que je cherchais, il était absolument impossible de s’y retrouver. Loin d’avoir la patience nécessaire pour ce genre de recherches, je reposai le livre que j’avais dans les mains assez violemment, sans même prendre la peine de vérifier si je l’avais replacé au bon endroit, et me dirigeai vers les archives. Pour une raison obscure, j’avais un vague espoir que les ouvrages soient mieux organisés et plus faciles à trouver là-bas.
 
Il n’y avait personne, hormis une autre jeune femme qui devait avoir quelques années de moins que moi. Elle avait les yeux rivés dans son livre, et je tentai tant bien que mal de ne pas faire trop de bruit, cherchant dans les rayons des ouvrages qui pourraient se rapporter à ma dissertation… Après plusieurs longues minutes de recherches infructueuses, je finis par m’approcher de la demoiselle, espérant qu’elle serait plus encline à m’aider que la précédente.
 
« Hey excuse-moi, est-ce que tu sais où je peux trouver un livre sur les anti-sorts? »
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Re: Dans les archives

Message par : Anna Keats, Lun 24 Oct 2016, 21:42


Plus je me plongeais dans les récits et les faits historiques de notre monde, plus je remarquais une profonde injustice dans un désir de protection. Je me passionnais sur les écrits et les témoignages de notre passé, celui des moldus et celui des sorciers.
Les yeux rivés sur le Code International du Secret Magique, je découvrais combien ce besoin de protection avait poussé dans le retranchement des centaines de familles sorcières dans de petits villages leur étant exclusivement dédiés. Que ce Code, signé en 1689, avait obligé d'innombrable créatures à dissimuler leur existence et ce "grâce" à une décision arbitraire d'humains dotés de pouvoirs. Vu que les hybrides peinent à faire reconnaître leurs droits de nos jours, je doute qu'un consentement eût été établi en cette époque lointaine.
Toutes ses informations puisaient en moi une légère colère contre le monde sorcier et un traité vieux de plus de 500 ans, comment une loi aussi vieille peut-elle encore avoir une quelconque valeur devant les yeux d'un monde qui évolue toujours plus... Je serrais ma plume dans ma main droite laissant échapper une goutte d'encre sur mon parchemin par mégarde. L'histoire magique était décidément très impressionnante et insupportable.

« Hey excuse-moi, est-ce que tu sais où je peux trouver un livre sur les anti-sorts ? »

Les premières syllabes avaient difficilement trouvés le chemin de mon oreille...Mais en entendant le reste de la phrase, j'avais presque compris le sens global de ce que la silhouette égarée essayait de me dire. Mon aîné, qui ne devait pas passer trop souvent dans ce lieu reculé, avait aspiré à une aide de ma part. Cela faisait trop longtemps que je dévorais les pages froides et tristes du passé et cet événement surprise tombait à pic, une pause serait la bienvenue.

« Salut, euh oui je crois que ça se trouve par là bas »

D'un geste plutôt explicite, je lui fis signe de me suivre tout en essayant de décrypter les petites feuilles à moitié effacée des rayons. D'un coup de baguette magique, je sortais trois ou quatre livres sur les anti-sorts d'un niveau Aspic. J'avais supposé que la demoiselle était en 7e année, car l'écart d'âge se sentait légèrement.

« Si tu as besoin d'autre chose, n'hésita pas à me demander... Moi c'est Anna »

Il est vrai que je n'étais pas d'un naturel très bavard ou sociable, mais être attentionné envers quelqu'un qui ne demande rien d'autre que le savoir est naturel chez les bleus. J'esquissais alors un léger sourire vers la rouge et or. J'avais attrapé le premier des livres, seulement, une erreur de manipulation avait réussi à envoyer la moitié d'une étagère en l'air et le tout se destinait à m'arriver sur la tête. Finalement, c'est peut-être moi qui devrais réviser mes sortilèges...

HRPG:
 
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Re: Dans les archives

Message par : Nya O'Neal, Mar 25 Oct 2016, 03:51


HRP:
 

L’inconnue sembla légèrement soulagée que je la sorte de ses lectures. Une goutte d’encre venait de s’enfuir de sa plume qu’elle serrait bien trop fort et était venue s’écraser lamentablement sur son parchemin, camouflant ainsi une partie de ses notes. L’espace d’une demi-seconde, j’eus presque peur qu’elle passe ses nerfs sur moi et me balance ce qu’elle avait dans les mains en pleine figure, mais non, au contraire. La jeune femme se leva et m’indiqua le chemin d’un geste de la main. Liant les gestes à la parole, elle se leva et m’invita même à la suivre, me guidant dans mon exploration de la salle. D’un coup de baguette magique, elle sortit quelques exemplaires de l’étagère puis se présenta sous le nom d’Anna.

Je m’en allais me présenter à mon tour quand une mauvaise manipulation plaça ma cadette dans une sale situation. À l’aide d’un #Wingardium Leviosa, je repris rapidement le contrôle des livres qui étaient vraiment sur le bord de lui tomber dessus, et les replaçai les uns après les autres à leur place. Certains d’entre eux avaient toutefois échappé à mon sortilège et vinrent bruyamment s’écraser sur le sol. Je ne m’en préoccupai pas pour le moment, et me tournai vers la bleue et bronze. Elle devait un peu regretter de m’avoir aidée. Voilà comment la bibliothèque remerciait la gentillesse. Et après les gens se demandaient pourquoi je refusais catégoriquement d’y mettre les pieds tant que je n'y étais pas obligée.

« Est-ce que ça va? »

Une fois rassurée, je me dirigeai vers les deux/trois livres qui avaient malgré tout atterris sur le sol, et les ramassai pour les remettre à leur place. Un étrange bout de parchemin glissa de l’un d’eux. Une fois les ouvrages à leur place, je m’emparai du manuscrit et l’apportai proche de la table où se trouvait ma camarade un peu plus tôt, histoire d’avoir un peu plus de lumière. À première vue, c’était un malheureux morceau de papier parfaitement vierge, mais quelque chose me disait qu’il y avait bien plus que ça.

« Mais qu’est-ce que c’est que ce truc, encore? » pensai-je à voix haute.

Je plaçai ma baguette sur le bout de parchemin et marmonnai un #Aparecium. Un texte probablement écrit en latin se dessina peu à peu. Je n’y comprenais absolument rien, évidemment, même si j’étais plus ou moins capable de déchiffrer quelques mots par-ci par-là. Cependant, ce que j’étais très clairement capable d’identifier, c’était la carte qui, si je ne me trompais pas, représentait une partie du chemin de traverse, et plus précisément l’allée des embrumes. Curieuse, mais n’ayant pas particulièrement envie de subir un interrogatoire de la part de ma camarade, je rangeai le parchemin le plus rapidement possible dans la poche de ma robe de sorcier, en espérant qu’elle n’ait rien vu. En reportant mon regard sur mon interlocutrice, je réalisai que j’en avais totalement oublié de lui répondre.

« Oh, avec tout ça, j’ai oublié de me présenter. Nya, enchantée. »
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Re: Dans les archives

Message par : Anna Keats, Ven 28 Oct 2016, 17:24


Un livre, deux, trois, dix... C'est étrange ce sentiment de temps se ralentissant lorsque le danger approche. Une vague sensation où notre esprit s'échappe de notre corps pour mieux observer la scène et à l'avance prévenir notre conscience de combien notre erreur était idiote.  Je pouvais compter les livres un par un, mais incapable de bouger le moindre de mes membres. Pétrifiée par la surprise, je n'avais pas eu le temps de réagir, heureusement l'inconnue avait de meilleurs réflexes.
Après l'incident, j'avais hoché légèrement la tête en signe de remerciement et par la même occasion de réponse à sa question. Nya avait décidé de ranger les livres au sol et j'en faisait de même, ma bêtise ne pouvait permettre de laisser quelqu'un d'autre ranger.
D'un coin de l’œil j'avais surprise la rouge et or se rapprochant de mes affaires tout pensant à voix haute. Un air interrogateur s'était dessiné sur son visage et le petit bout de papier qu'elle tenait dans la main représentait une sorte de carte. Je m'approchais furtivement derrière son dos laissant mes yeux décrypter le lieu qui me semblait familier au fur et à mesure que je rapprochais de mon aîné.
Elle avait rangé à toute vitesse le bout de parchemin dans les poches de sa veste et se retournait vers moi.

« Oh, avec tout ça, j’ai oublié de me présenter. Nya, enchantée. »

Son geste si vif et rapide m'avais fait légèrement sursauter. Nez à nez avec la rouge, ma curiosité décidait de parler à ma place.

« Un parchemin que tu tentes de cacher... C'est bien d'avoir tenté Nya, mais on ne peut cacher une carte au trésor à une Serdaigle. »

Ma voix était très amusée et jouais sur les syllabes comme dans une chanson. Le temps de reprendre mon souffle, j'avais réussi à identifier le lieu, la réponse à la première énigme.

« D'autant plus quand la carte indique l'allée des embrumes... »

J'étais assez excitée, mais je tentais de refréner cette envie de partir dans l'instant, mais je craignais une réponse négative de la Gryffondor. Un "dégage", "tu me saoules", "mêles toi de tes affaires", "en quoi cela concerne-t-il un petit bébé de 5e année"... Toutes ses réponses je les avais prévues en anticipées. Je ne laisserai pas une tel mystère s'échapper sous mes yeux, l'attraction était trop grande.
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Re: Dans les archives

Message par : Nya O'Neal, Sam 29 Oct 2016, 05:38


La jeune femme me remercia d’un signe de tête et m’aida à ramasser les livres qui avaient malgré tout réussi à toucher le sol. Après avoir mis la main sur l’étrange bout de parchemin, je me dirigeai vers la lanterne déposée sur la table, laissant ma camarade terminer seule de nettoyer les dégâts – du moins, c’était ce que je pensais. Loin d’être dupe, la bleue et bronze m’avait suivie discrètement et avait bien évidemment compris de quoi il s’agissait. Bon, et bien je n’allais visiblement pas partir à l’aventure toute seule, cette fois-ci. Je me demandais bien quel pouvait être le rapport entre les cachoteries et les Serdaigles, mais je ne m’y attardai pas plus que ça : là n’était pas la question.

La brunette semblait toute aussi excitée que moi à l’idée de chasser un trésor enfoui, surtout si la carte nous menait droit dans l’allée des embrumes. C’est qu’elle commençait à me plaire, la jeune aigle… Elle m’avait dit ça d’un ton enjoué et naturel qui me réconforta quelque peu : au moins, elle ne semblait pas avoir de préjugés sur la magie noire. Au contraire, elle avait l’air bien plus intéressée qu’autre chose. J’en arrivais presque à vouloir qu’elle m’accompagne, histoire de voir jusqu’où tout cela allait bien pouvoir nous mener.

Je sortis donc la carte de ma poche et l’étendis sur la table, lançant à nouveau l’incantation pour que nous poussions toutes les deux examiner le plan. Effectivement, il n’y avait aucun doute sur l’endroit désigné. Cependant, le parchemin était vraiment vieux et la rue avait pas mal changé depuis. Si l’envie folle de courir après ce qui était fort probablement un objet maléfique nous prenait, il allait falloir chercher pas mal, parce que le point désigné par la croix restait très vague au vu de l’évolution de l’allée. Je relevai donc les yeux et les plongeai dans ceux de ma camarade.

« Je suppose que tu ne sais pas lire le latin, hein? »


J’en doutais fortement, mais ça valait le coup d’essayer. Déchiffrer le texte entourant la carte nous aurait probablement beaucoup aidées : non seulement à savoir un peu plus précisément où on devait aller, mais aussi à avoir plus d’informations sur ce qu’on allait y trouver. J’attendis donc patiemment sa réponse, passant machinalement ma main dans mes cheveux et trahissant ainsi mon horrible envie d’y aller sur le champ, même sans avoir aucune idée de ce qui nous attendait sur place.
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Re: Dans les archives

Message par : Anna Keats, Dim 30 Oct 2016, 23:21


Un grand soulagement c'était emparé de moi lorsque Nya avait ressortit la carte, premièrement cela signifiait qu'elle ne rejetait pas ma curiosité primaire, deuxièmement qu'elle acceptait mon avis et troisièmement elle souhaitait mon aide.

« Je suppose que tu ne sais pas lire le latin, hein? »

Ses yeux se jetaient dans les miens sans me rappeler mon préfet et hôte à ses heures perdues. J'avais réussi à m'habituer à son regard, car il éveillait en moi un désir de comprendre. Seulement dans le cas présent, la jeune fille m'intimidait plus qu'autre chose par son geste. Ses yeux étaient réellement magnifiques, j'avais toujours apprécié la beauté féminine, mais ses iris particuliers réussissaient à faire rosir mes joues. Je restais dans un silence quelques secondes avant de détourner le regard. Je tournais ma tête vers un rayon de la bibliothèque en essayant de dissimuler ma couleur éphémère.

« Euh...non, enfin très peu. Je crois que je peux trouver un dictionnaire par là bas, je reviens dans yeux... euh dans peu »

De plus en plus rouge à cause de ma bêtise je fonçais tête baissée vers l'étagère. Je parcourais d'u œil vif les différentes couvertures et trouvais l'objet de ma recherche.

* Anna, contrôle toi, respire un grand coup et rapporte ce fichu dico. *

Une respiration profonde plus tard, je regagnais la petite table des archives, posais le dictionnaire sous la lumière  et faisais très attention à ne pas tourner ma tête vers la belle une nouvelle fois. Il ne fallait pas que je perde mes moyens, surtout avec une énigme comme celle-cî. L'occasion était trop belle. Je posais mon doigt à l'endroit des écritures et d'un ton bien plus contrôlé et neutre, je m'adressais une nouvelle fois à la Gryffondor.

« Alors qu'est-ce qu'on a là ? Tu lis quoi ici ? »
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Re: Dans les archives

Message par : Nya O'Neal, Mer 02 Nov 2016, 02:18


Même si elle tentait tant bien que mal de le cacher, je ne manquai pas de remarquer la légère gêne de ma camarade. Je ne savais pas trop si je l’intimidais ou si c’était complètement autre chose, mais peu importe. Visiblement, son malaise avait un lien avec mes yeux… Comme l’exprimèrent assez clairement son lapsus et l’hésitation qui s’en suivit. Je lui souris gentiment et en rajoutai même une couche en lui faisant un petit clin d’œil. Je ne voulais pas l’embarrasser plus que ça et m’arrêtai donc là. Après tout, j’avais besoin de ses potentiels talents de traductrice en langues mortes… Je n’étais même pas certaine que le parchemin soit bel et bien écrit en latin. En tout cas, j’allais vite être fixée.

La bleue et bronze se dirigea vers une étagère de laquelle elle sortit un énorme dictionnaire latin. Je me demandais bien combien de fois elle avait mis les pieds dans la réserve pour en connaître les moindres recoins comme ça. Si elle n’avait pas été là, j’aurais passé des heures à trouver ce que je cherchais… Je la remerciai donc d’un hochement de tête, avant de reporter mon attention sur le bout de texte qu’elle me désignait. À l’aide de l’ouvrage, je déchiffrai quelques mots tels que « arbre de vie », « Kabbale », « artéfact », « sephirot », etc. Les phrases s’enchainaient toutefois particulièrement mal et j’étais parfaitement incapable de comprendre le sens global du passage. Bref, ça n’avait aucun sens. On aurait dit une traduction approximative d’une vieille légende…

« Euh… Honnêtement, pas grand-chose d’intéressant. Je crois qu’on en apprendra plus en se rendant directement sur les lieux. »

J’avais maintenant pris pour acquis que ma camarade m’accompagnerait. Avant de ranger la carte et de partir vers l’allée des embrumes, je cherchai la traduction d’une phrase écrite directement sur la map, dans un carré en bas à droite.

« Apparemment, on cherche un diadème en fer forgé noir qui aurait des propriétés magiques… »

Il me semblait bien avoir compris de quelles propriétés magiques il était question, mais je préférai ne rien dire, histoire de les tester avant de les partager. Pour cela, il fallait déjà trouver le diadème en question. Je portai donc à nouveau mon attention sur la Serdaigle, un magnifique sourire aux lèvres.

« On y va? Je peux nous faire transplaner sur le chemin de traverse si tu n’as pas peur de te désartibuler, mais il faut qu’on sorte du château avant. »

Sans même attendre sa réponse, je replaçai l’ouvrage sur son étagère d’un coup de baguette magique, et pris la direction du hall d’entrée, quatre étages plus bas.

[Fin du RP pour ma part]

HRP:
 
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