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Petit passage à la Bibliothèque
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Moira Sullivan
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Re: Petit passage à la Bibliothèque

Message par : Moira Sullivan, Ven 29 Sep - 1:38


(RP avec Elie P. Rosenberg)



Je me dirigeais d’un pas nerveux vers la bibliothèque, ressassant les évènements de ce début de journée. Tout avait pourtant bien commencé, il faisait beau pour la saison, j’avais avancé efficacement dans mes devoirs et la journée ne s’annonçait pas trop fatigante. L’élément perturbateur, ce fut durant le cours de potions, quand je fis accidentellement tomber mon flacon de bile de tatou dans mon chaudron. Ma préparation avait commencé à bouillonner de manière inquiétante avant de répandre une odeur nauséabonde dans toute la pièce. La situation fut rapidement maitrisée et ce n’était pas grand-chose quand on y réfléchit mais j’étais tout de même contrariée d’avoir raté un exercice. Sans compter que si j’avais pris sur le moment le parti de rire de cet incident, ce n’avait pas été le cas de tous mes camarades à en juger par les regards que certains m’avaient lancé. J’avais donc décidé d’aller travailler à la bibliothèque, histoire de pouvoir me plonger dans autre chose que mes pensées, sans avoir à parler à qui que ce soit. Une balade en extérieur m’aurait probablement fait plus de bien mais le parc du château était bondé et une fois n’est pas coutume, je n’avais pas spécialement envie de me retrouver au milieu de trop de gens.

Le temps de me remémorer ces évènements, j’étais arrivée devant les portes de la bibliothèque. Je poussai le battant en bois et le refermai derrière moi, le plus silencieusement possible. La pièce était baignée d’une douce lumière d’après-midi et une odeur de bois mêlée à celle du parchemin flottait dans l’air. Je m’installai à une place près d’une fenêtre et sortit de mon sac plume, encre et parchemin avant de passer en revue les devoirs que j’avais déjà finis et ceux qui me restaient à faire. Je n’en avais plus qu’un : celui d’histoire de la magie. Un peu rébarbatif mais au moins ça restait de la théorie.

Je me levai donc et parcourus les rayonnages à la recherche de livres susceptibles de m’aider pour mon sujet. Ayant les yeux rivés sur les ouvrages, la tête inclinée pour mieux en lire les titres, je n’avais pas remarqué un livre qui trainait par terre et sur lequel je faillis trébucher. Un peu agacée à l’idée que j’avais été à deux doigts de me ridiculiser pour la deuxième fois aujourd’hui, je me penchai pour le ramasser. Il s’agissait d’un manuel de potions. Décidément... Sans doute appartenait-il à un élève qui l’aurait laissé tomber de son sac ? Ou alors qui aimait travailler par terre dans les rayons, allez savoir. J’examinai donc le livre dans l’espoir que son propriétaire y ait inscrit son nom, que je trouvai sur la première page : Elie P. Rosenberg. Je ne connaissais pas cet élève, mais peut-être n’était-il pas bien loin. Sans trop réfléchir, je sortis des rayons et lançai d’une voix forte, sans pour autant crier :

-  Hum, excusez-moi, est-ce-que Elie Rosenberg est ici ?  
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Elie P. Rosenberg
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Re: Petit passage à la Bibliothèque

Message par : Elie P. Rosenberg, Ven 29 Sep - 11:07


@Elie P. Rosenberg a écrit:
Ma chère Patricia,
Les temps sont dur, de mon côté. J'ai entamé il y a quelques semaines déjà ma cinquième année à Poudlard. Eh oui, une de plus. Je me lasse temps de ton absence...Tu est décidément la seule amie que je n'ai jamais eu. C'est une véritable torture que d'être assimilé à tous ces asociaux plutôt qu'aux magnifiques verts et argent. Le bleu ne me sied pas du tout. Et en plus de quatre ans, je n'ai parlé à quasiment personne.
Je prie pour que tu lise un jour cette lettre,
Signé ton ami.


Après avoir soigneusement plié la lettre, je rangeais ma plume dans mon sac. Ce petit mot, j'ai mis du temps à l'écrire. En effet, la bibliothèque n'est même plus un endroit assez calme pour se concentrer et travailler efficacement. J'ai dû changer de place à deux reprises. La première fois, un groupe de Poufsouffles déjantés devaient faire un exposé sur les Hypogriffes. C'était des...incapables. Je parie que sur les quatre, trois d'entre eux étaient des sang-de-bourbe. La seconde fois, il s'agissait d'un Gryffondor de première année un peu perdu qui me demandais sans cesse de l'aide pour un devoir de Potions. "Tu peux m'expliquer ci?" Tu peux m'expliquer ça?" "Tu devrais t'y connaître, tu est un Serdaigle !" Non d'un balai! Je n'ai jamais été un dictionnaire! Maudits soient ces fichus stéréotypes!

Lassé rien qu'en repensant à ma journée, je quittai la table à laquelle je m'étais installé avant de traverser les rayons de livres pour voir si il n'y en avait pas un correct à emprunter. Que faire? Je n'avais aucune envie de me rendre à ma salle commune, je risquerai d'être embarqué contre mon gré dans un débat sur la taille de l'univers. Je crois que Serdaigle est la seule maison où les sorciers se battent entre eux pour avoir meilleure note que son voisin. Manque de chance, je me suis toujours moqué des notes et des résultats si bien qu'on me mettrai la baguette sous la gorge, je ne réviserai pas. Fichue timidité! Je m'en voudrai toujours de ne pas avoir atterri à Serpentard.

-Hum, excusez-moi, est-ce-que Elie Rosenberg est ici ?

Une voix forte qui avait éclaté soudainement dans le rayonnage opposé me fit sursauter. Je lâchai le livre que j'avais dans les mains; il atterrit droit sur mon pied. Dans un soupir énervé, je ramassai immédiatement le bouquin qui était sur mes orteils et me dirigea vers la voix. Une Gryffondor, apparement. Génial, je n'avais pas ENCORE eu ma dose avec le gamin de tout à l'heure. Je ne fis strictement aucun effort pour paraître souriant ou poli, et pris le livre de potions de ses mains dans un regard noir. Il me semblai bien que mon sac était légèrement plus léger. C'était bien le mien qu'elle avait -je suppose- ramassé. Je ne pris pas la peine de la remercier, trop énervé par le ridicule dont elle venait de me couvrir en prononçant mon nom. Devant les Poufsouffles, les Gryffondors, les Serdaigles et les Serpentards de la bibliothèque. Ils s'étaient tous retournés lorsque cette fille avait levé la voix. Maintenant, et pour mon plus grand malheur, la bibliothèque entière savait qui j'étais.  
 
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Re: Petit passage à la Bibliothèque

Message par : Moira Sullivan, Sam 30 Sep - 2:24


A peine avais-je ouvert la bouche que les élèves installés aux tables de travail se retournèrent pour me fusiller du regard. Parler aussi fort dans une bibliothèque n’était effectivement pas la meilleure idée qui soit, ni la plus correcte, mais finalement je n’étais plus à ça près. Et puis pour le coup, c’était pour la bonne cause. Du moins c’est ce que je croyais avant de voir apparaître devant moi le fameux Elie qui m’arracha pratiquement le livre des mains sans un mot et m’adressa un regard aussi venimeux que celui des autres élèves.

Je ne m’attendais pas à une explosion de joie, bien que de la part d’un Serdaigle on puisse imaginer que le fait de retrouver un manuel égaré soit un soulagement, mais son visage fermé et son impolitesse étaient loin de la réaction que j’avais imaginée. A vrai dire je me sentais un peu déstabilisée ; je ne voyais pas ce qui pouvait motiver un tel comportement. Après tout, j’aurais tout aussi bien pu le laisser par terre son fichu bouquin.

Mon bras qui tenait il y a quelques secondes encore le livre était toujours tendu dans sa direction. Je le laissai retomber le long de mon corps en lâchant un « De rien… » d’une voix que je voulais neutre mais où perça malgré tout une certaine froideur. Je rivai mon regard au sien, dans l’espoir d’y lire autre chose que la dureté qui y régnait. Décidément ce garçon ne m’était pas sympathique et apparemment c’était bien réciproque. Je n’avais donc aucune raison de poursuivre cette discussion, qui jusqu’ici avait plutôt été un monologue, mais je n’avais pas non plus envie d’en rester là, sans tenter d’échanger un peu. Peut-être que si j’engageais la conversation il se révèlerait plus sympathique ? De toute façon, la situation pouvait difficilement être pire, je n’avais rien à perdre à tenter quelque chose.  Je m’efforçai de me composer un visage plus avenant et d’adopter un ton léger :

- Essaie de faire attention à l’avenir. J’ai failli me casser la figure tout à l’heure à cause de lui, fis-je en désignant d’un geste de la main le livre qui était au cœur de cette rencontre improbable.
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Re: Petit passage à la Bibliothèque

Message par : Elie P. Rosenberg, Mer 4 Oct - 13:56


Je lui tournai le dos presque immédiatement après avoir récupéré mon bouquin. Les apprentis sorciers présents chuchotaient toujours. Ils avaient désespérément envie de connaître le dénouement de cette affaire. Quelle bande de commère! Je m'éloignai rapidement de la Gryffondor, j'étai déjà au bout du rayonnage.

-De rien…

J'ignore si ce "merci" que j'aurai voulu lui lancer était réellement sorti de ma bouche, mais qu'importe. L'école est si grande, je ne la reverrai probablement jamais. Je fourrai vite le livre qui avait martyrisé mon pied dans mon sac avant de le remettre sur mes épaules. A présent, plus détendu mais tout aussi stressé par cette rencontre, je me replongeai dans le choix d'un second livre. J'ai le malheur d'être un grand indécis.

-Essaie de faire attention à l’avenir. J’ai failli me casser la figure tout à l’heure à cause de lui, fit-elle en montrant celui que j'avais gardé dans ma main gauche.

Mes sentiments étaient mitigés, à présent. Elle voulait engager la conversation, pourtant je voulais être seul. J'hésitai entre devenir son pire ennemi, ou avoir une chance d'être un souvenir positif. Finalement, je me tourne vers elle avec un sourire rusé et un regard malicieux, et esquisse une révérence.

-Veuillez pardonner ma grande maladresse, ô Majesté !

Les bavardages autour de nous redoublaient de plus belle. Dans quelle aventure venais-je de m'embarquer? Je n'aime pas que l'on me regarde, mais la, à cause de ma bêtise, j'allais être au cœur des potins de Poudlard pendant au moins trois jours. "Vous avez vu, à la bibliothèque? Oui, la honte! Ah j'aurai trop aimé voir ça! "
Quelle bourde!
Presque aussitôt, je m'adressai de nouveau à elle; quitte à être enfoncé dans une embrouille, autant l'être jusqu'au bout.

-Je suis Elie Petrus Von Rosenberg, votre Majesté. Pour vous servir!

Je me retenais de rire, attendant sa réaction. Tout pouvait arriver...
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Re: Petit passage à la Bibliothèque

Message par : Moira Sullivan, Sam 7 Oct - 2:07


Mon intervention sembla le faire hésiter. Quand il se tourna vers moi, je constatai que son expression avait changée, il arborait désormais un sourire et ses yeux pétillaient. J’y voyais une pointe de malice mais venant de lui, je n’étais pas sûre que ce soit pour le mieux. J’attendais donc sa réponse avec un peu d’appréhension. A ma grande surprise, je le vis s’incliner dans une ébauche de révérence et entendis enfin le son de sa voix :

- Veuillez pardonner ma grande maladresse, ô Majesté ! Je suis Elie Petrus Von Rosenberg, votre Majesté. Pour vous servir !

Ça, je le savais déjà, mais je ne relevai pas. Je peinais à comprendre sa réaction, on aurait dit qu’il cherchait à se venger, mais de quoi ? En plus de ça, notre petit manège était suivi avec une attention soutenue par nos camarades présents dans la pièce. C’était quoi, cette comédie ? A peine avait-il fini sa tirade que son expression changea encore. Est-ce qu’il se retenait de… rire ? Ah, je vois. Il a envie de jouer ? Ça tombe bien, j’adore ça !

J’entre donc dans son jeu et effectue moi-même une profonde révérence, rendue un peu chancelante par les éclats de rire que je tente de maitriser.

- Enchantée ! lançai-je avec un large sourire teinté d’insolence. Je suis Moira Sans-deuxième-prénom Sullivan. Mais voyons Elie, pas tant de cérémonie entre nous, je vous en prie ! Moira suffira largement, en ce qui me concerne.

J’avais ponctué mes derniers mots avec de petites tapes sur son épaule. Cette conversation pourtant mal engagée avait pris un tour pour le moins inattendu, mais elle avait le mérite d’être divertissante. Cependant, je considérais que je spectacle avait assez duré, aussi je profitai d’être proche de lui pour lui glisser d’une voix trop faible pour être entendue par les autres :

- Je sais pas à quoi tu joues et j’admets que c’était très marrant ton petit numéro, mais maintenant niveau ridicule on est à égalité, donc  on devrait peut-être s’expliquer un peu plus loin, tu crois pas ?

Je désignai d’un  léger signe de tête les élèves qui chuchotaient et ricanaient entre eux. Je voulais vraiment savoir ce qui motivait le comportement du Serdaigle mais pas devant tout le monde. A vrai dire, je redoutais que la suite se passe sur un mode beaucoup moins drôle que ce qui venait d’arriver. Elie avait l’air un peu plus détendu que tout à l’heure mais ses réactions semblaient assez imprévisibles.
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Marjorie Lunas
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Re: Petit passage à la Bibliothèque

Message par : Marjorie Lunas, Ven 17 Nov - 0:22


Sujet sans réponse depuis un peu plus d'un mois et pas de trace de Elie, je me permet de reprendre le sujet ! S'il y a un problème n'hésitez pas à me MP !

Mon précieux
RP avec Zéphir Riley

Je traverse les rayons, à la recherche d'un coin tranquille. Les tables sont prises par des étudiants, certains sont concentrés, d'autres bavardes doucement. C'est drôle l'ambiance que peut créer une bibliothèque, certains trouvent ça surement trop austère, trop sérieux. Mais moi j'aime ce que cette salle dégage. Tant de savoirs dans une si belle salle, j'aime l'odeur des vieux livres. Je vagabonde encore un peu. Et je trouve ce petit coin là, désert. Je m'y assois, attrape un livre, et me perd dans la lecture. Et puis il y a ce truc, juste là sous ma cuisse, qui me gène. Ma baguette. MA baguette. Quelle drôle d'idée, cet objet qui n'appartient qu'à toi et que tu ne prête pas. C'est égoïste, c'est vrai, mais dans le fond, c'est pas un stylo ou un bête jouet. Je la pose à coté de moi, elle roule un peu, je l'entend. Et sans même poser les yeux dessus, car je sais qu'elle est là, à porté de main. Et je retourne à ma lecture. C'est passionnant cette histoire de troll. Ca me fait rire, j'aime bien moi, ces histoire d'enfant. Et dans ce monde, les contes de fée paraissent si réel !


Dernière édition par Marjorie Lunas le Sam 18 Nov - 20:54, édité 1 fois
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Zephir Riley
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Re: Petit passage à la Bibliothèque

Message par : Zephir Riley, Sam 18 Nov - 19:19


Moi même je m'étonne à déambuler parmi les allées de livres entassés à trois fois ma hauteur. C'est typiquement le genre d'instant où on dit "il faut marquer ce jour d'une croix rouge sur le calendrier", Zephir est dans une bibliothèque, preuve que tout peut arriver. La vraie raison de ma présente ici est moins glorifiante que l'on pourrait le croire, je cherche un possible exemplaire de mon livre de défense contre les forces du mal pour l'échanger contre le mien que j'ai ... "légèrement" abîmé.

Mon regard parcourt les montagnes de couvertures de haut en bas tout en me déplaçant lentement dans l'allée. Non pas celui-ci, pas ça non plus ... Mes yeux commencent à fatiguer et je ne suis plus très attentif à ce que je regarde réellement, trop de bouquins tue le bouquin. M'efforçant de rester attentif pour repérer toute couverture suspecte d'être l'objet de ma quête, je suis interrompu dans mes pas par mon pied cognant contre quelque chose. Par réflexe mon second pied vient secourir le premier me permettant de reprendre appuie alors que j'entends au même moment un "CRAC". Je viens de trébucher contre une fille assise par terre, mes pieds d'une part et d'autre d'elle, elle encore assise en tailleur sous mon entrejambe, le livre qu'elle devait être entrain de lire avant le choc par terre, et sous mon pied, une baguette cassé en deux.


- "Oups"
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Marjorie Lunas
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Re: Petit passage à la Bibliothèque

Message par : Marjorie Lunas, Dim 19 Nov - 23:37


Concentrée dans ma lecture, j'entend vaguement quelques pas non loin de moi. Et puis les pas se rapprochent jusqu'à me percuter, faisant tomber par la même occasion mon livre.

- Oups

- Pas grave t'inquiète, c'est qu'un livre

Je le ramasse et lève la tête vers un jeune homme, sensiblement le même âge que moi, un poil plus vieux peut-être. Et puis machinalement je baisse les yeux vers ma baguette. Ma baguette ! Bon sang mais où est-elle ? Je suis certaine de l'avoir posé juste là il y a à peine quelques minutes ! Elle n'aurait quand même pas roulé dans le rayon quand même ! Et puis je comprend. Oh oui je comprend. Le jeune homme ne s'excusez pas du livre. Je voyais le bout du manche de ma baguette sous son pied. Et je comprend alors que lorsqu'il va retirer son pied, je risque de ne pas la retrouver ma baguette ! Oh non non non je ne peux pas me résoudre à cette idée ! Sans la moindre hésitation j'attrape la jambe du jeune arborant les couleurs des lions et la soulève. J'attrape le manche de ma baguette et.... Oh non. Ce n'est pas une baguette mais une demi-baguette. J'attrape alors la 2ème moitié et entreprend de réassembler les 2 morceaux, comme si, dans une étincelle, elle allait se reconstruire. Mais rien, pas d'éclair, pas d'étincelle, juste 2 bouts de bois morts entre mes doigts.

- T'as cassé ma baguette ! Je vais faire comment moi maintenant hein ?!

Dans le fond, j'ai beau me dire qu'elle ne m'a coûté que 10 mornilles, je la voyais comme un objet précieux. Une sorcière née-moldue sans sa baguette, c'était un peu comme redevenir une simple née-moldue. Pas que l'idée me gène, je n'ai pas de complexe de supériorité avec mes pouvoirs, mais je me sens comme une étrangère dans ce monde. Un simple crac et je me sens vidée. Et dans un excès de rage qui ne me ressemble pas, je me lève d'un bon, faisant face au jeune homme.

- Alors ça, tu vas me le payer !
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Zephir Riley
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Re: Petit passage à la Bibliothèque

Message par : Zephir Riley, Mar 21 Nov - 21:46


Pendant une fraction de seconde j'ai pensé à m'enfuir en courant avant qu'elle ne remarque ce que j'ai cassé mais je n'en ai pas eu le temps. Je sais pas comment je vais pouvoir me sortir de cette situation délicate, à part lui rembourser le prix de la nouvelle qu'elle achètera, aucune solution ne me vient à l'esprit. Pas le temps d'essayer de me justifier qu'elle se lève à une vitesse qui annonce déjà son degré d'énervement, ça pue pour moi mais après tout j'ai même pas fais exprès alors elle va éviter de gueuler ! Je recule de quelques pas pendant que la sauvage hurle en me faisant face.

- "Désolé, désolé, j'ai pas fais exprès, je regardais pas devant moi, je t'en payerais une neuve si tu veux."

Que veut-elle de plus ? C'est fait, c'est fait ! On reviens pas en arrière, d'accord j'ai pas été vigilant mais ça arrive à tout le monde, en plus elle aura une baguette toute neuve, peut-être même qu'elle sera mieux que la précédente ?


Dernière édition par Zephir Riley le Sam 25 Nov - 2:30, édité 1 fois
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Marjorie Lunas
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Re: Petit passage à la Bibliothèque

Message par : Marjorie Lunas, Ven 24 Nov - 1:32


Je boue intérieurement. Il a pas fait exprès ? Mais encore heureux bon sang qu'il n'ait pas fait exprès ! Il manquerai plus que ça... Mais le ton qu'il prend me fait démarrer au quart de tour. Petite voix nonchalante, comme si ce n'était pas grave. Il ne se rend pas compte ! Il a cassé ma baguette bon sang ! Il veut m'en payer une autre, bah oui bien sûr, il veut me la payer quand hein ? Les cours ne vont pas attendre que monsieur trouve un moment pour m'envoyer ses gallions... Non, je vais aller m'en acheter une tout de suite, Illico Presto ! Mais s'il pensait s'en sortir comme ça... Certainement pas !

- Ca t'amuses hein de casser les affaires des autres hein, tu t'en fiches je le vois bien... Et bien on va régler ça comme des sorciers. Dans un duel. Les vacances approches, on se retrouve au vieil entrepôt des docks.

Et lui tournant le dos, je récupère mes affaires d'un coup de main et marche rapidement vers la sortie. Je marche vite, cela m'aide à relâcher mes nerfs. Une fois un peu calmer je réfléchis à ce qu'il vient de se passer... Bien joué le coup du duel... Surtout que tu n'en as jamais fait... Une petite escale à la volière s'impose, je crois qu'il y a urgence, chère petit hibou, transmet vite mon message à Elhi...

Fin du RP pour moi, à très vite Zéphir !
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Re: Petit passage à la Bibliothèque

Message par : Elhiya Ellis, Mer 3 Jan - 10:38



Destiny

♫♫
Pv Vincent amour (affreux cette couleur, le Vert t'allait si bien)
- LA accordé à ce dernier


Il y’avait parfois des détails insignifiant qui permettaient de prendre un tournant dans une vie. Ils offraient toujours le choix de les voir, de les accueillir, de les adopter ou de les ignorer. Suivant la nature de la victime, elle se dirigeait plus vers l’abattement, l’indignation, ou regret, le remord, la colère peut être même, ou encore la simple acceptation.

Elhiya ignorait ce qui l’avait frappée au réveil ce matin-là. Les relents de whisky encore dans trop présents dans sa bouche, l’assourdissant sifflement dans ses oreilles, ou le bordel dans une chambre qui n’était pas la sienne. En fait, il était fort possible que  strictement rien ne l’avait marquée. Elle avait, certes, levé un sourcil interrogateur, puis un doux sourire s’était dessiné sur ses lèvres, comme si de rien n’étais. Marionnette inconsciente d’un scénario tournant en boucle depuis des siècles, elle avait joué son rôle inconsciemment. En fait, elle s’était déjà faite à l’idée depuis longtemps.

Les actes et les décisions de tout un chacun influençaient le cours de la vie d’autrui, soit disant… Une belle foutaise en fait. Le destin, le fait que tout soit déjà écrit, au final, elle ne pouvait plus les railler. La prochaine fois, ce serait avec une oreille plus attentive qu’elle irait au cours de divination. En attendant, les mots du grimoire traitant de la lecture dans les feuilles de thé dansaient sous ses yeux pendant quelle tripatouillait la petite lune argenté à son poignet.

Pour toujours et à jamais. Même cette promesse avait dû être consignée quelque part, attendant juste  qu’elle glisse hors de la bouche de son cousin. Love Ca aussi c’était écrit à encore les branches entremêlées de l’arbre généalogique qu’elle se trimballait. Mais en fait, elle le savait, elle l’avait toujours su, quelque part au fond d’elle, depuis l’enterrement du grand père inconnu. Ça avait commencé par une présence rassurante,  une épaule, un soutient. Puis c’était devenu un reflet. Un écho douloureux d’elle-même, une certitude, une vérité. C’était risible et pourtant tellement clair désormais. C’était eux et rien qu’eux car c’était ce qui avait été décidé, car c’était … Le destin ?

Un pouffement lui échappait à cette simple idée. Il dirait quoi son abruti d’ex si elle venait lui balancer cette vérité en pleine tête « Hey Chéri bibi, t’sais quoi, le destin au final p’têtre que ça existe », à coup sur cette drama-queen irait se balancer du haut de sa tour d’ivoire. Au moins, elle n’aurait pas à le faire, il faudrait qu’elle y songe plus longuement. Mais avant, parcourir ce bouquin sur la divination.

Myrtille le boursoufflet et Whisper la salamandre sur sa table d’étude, son regard glissait de temps à autre sur les deux petits pour faire une pause. Du bout de son stylo elle les taquinait doucement, faisant rouler l’une et agaçant l’autre. Incapable de se concentrer correctement, le chapitre 2 lui faisait face alors que ses pensées divaguaient allègrement au prés de son cousin, du blond, et de l’inconnu. Elle et ses agissements égoïstes n’avaient toujours pas réussi à faire taire la flammèche de douceur et de tendresse qui subsistait en elle.  Ça l’agaçait. Elle ne pouvait se l’expliquer, mais la peste qu’elle était redevenue n’arrivait toujours pas de se défaire de  ses bons sentiments. Surement que c’était écrit quelque pars avec quelques poussières d’étoiles.

Oui certainement,
Et il n’y avait rien à faire.
A part accepter,
Et cesser d’y penser


Dernière édition par Elhiya Ellis le Dim 7 Jan - 15:08, édité 1 fois
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Vincent Kilarno
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Re: Petit passage à la Bibliothèque

Message par : Vincent Kilarno, Jeu 4 Jan - 19:05


♫ "Someone In The Crowd" - La La Land ♫
PV avec Elhiya  :Mad: - LA accordée

La bibliothèque de Poudlard était l’endroit le plus chéri par Vincent. À chaque fois qu'il en ouvrait les portes, l’odeur suave du papier et de l'encre le frappait comme une brise en plein visage. Il y avait quelque chose de magique en ce lieu pour lui, bien plus qu'en tout autre de Poudlard. Malgré les six années passées à l'arpenter, il avait l'intime sentiment de ne jamais fouler le même couloir ni de reconnaître, aux recoins des étagères garnies d'ouvrages, le même nom d'auteur. La librairie semblait vivante comme un paysage changeant au fil d'une infinité de saisons. Chacun de ses passages était une aventure littéraire, un saut vers l'inconnu, une exploration jamais achevée d'une terre nouvelle. Aussi, malgré l'objectif qui le poussait âme et corps à pénétrer en ce lieu, il lui arrivait tôt ou tard de s'abandonner à la tentation d'un simple roman issu du monde des sorciers. Son imagination l’emportait vers des espaces et des temps plus lointains que le plus avancé des transplanage lui permettrait.

Ce matin là, le ciel était encore sombre, et les quelques rayons de lumières qui perçaient les imposantes fenêtres du lieu reflétaient sur une atmosphère de poussières. À droite, tout droit, à gauche puis encore à droite. Le chemin vers la section « Divination », il le connaissait par cœur. Entre « Enchantement » et « Défense contre les forces du mal », il y trouvait les clés de l'avenir, et peut-être aussi celle de son passé.

Lucie de Wal. Un nom qu’il avait lu pour la première fois lors de la réception de sa lettre pour Poudlard. Elle était la dernière personne ayant une origine magique dans sa famille. A son propos, il n'avait pu grappiller que des maigres informations d'une importance toutes plus banales. Son ancêtre était hollandaise, et avait vécu au XVIe siècle. Tout cela, il avait pu le lire dans le registre d’état civil des sorciers, ou plutôt dans l'extrait que lui avait envoyé il y a deux ans le ministère de la magie, à sa demande. Il se rappelle très bien de la petite écriture manuscrite en fin de lettre mentionnant de façon succincte et on ne peut plus claire : « Rien de plus. ».

Le livre qu'il cherchait, il en avait entendu parler en cours de divination. Le marc de café, c'en était trop pour lui. Après avoir vidé des tasses et des tasses les semaines passées, son seul résultat probant fut des nuits blanches et des migraines répétées. Cette fois, il allait passer au thé, et il espérait en tirer quelque chose de plus qu'un effet relaxant.

Lorsqu’il tourna la tête pour le dernier détour de couloir à emprunter, son regard s’arrêta tout d'abord sur une étrange boule de poils duvetés. Dans un premier temps, il se demandait si quelqu’un n'avait pas laissé trainer une mitaine, mais les mouvements de cette dernière lui rappelèrent ses cours sur le bestiaire de ce monde. Un  boursouflet ! La trogne de la bête était reconnaissable de toutes. Son propriétaire, sûrement une douce demoiselle, devait certainement être à proximité. Toujours en marche, ses yeux se fixèrent ensuite dans le regard de braise d'un vilain reptile trainant à côté. Qu’est-ce qu’une salamandre faisait là ?! Était elle en chasse du boursouflet, se demanda Vincent. Quelques mètres de plus, et ce fut sur un autre « monstre » qui apparut à sa vue. Bien plus gros, bien plus étrange…

La fille face à lui, qui devait être le propriétaire des deux bestioles rampant sur la table, avait probablement le même âge que lui. Une toison d'or dégringolait autour d'un joli minois où deux saphirs et une bouche rosée demeuraient. Vincent sourit d'abord un instant, imperceptible, de béatitude, avant de croiser le vert dur de l’uniforme des Serpentards.

Ainsi le choixpeau pouvait il se tromper ?!?!, pensa-t-il. Comment une âme vile pouvait vivre au sein d'un corps pur ?

Si la Divine Comédie était personnalisée, sans aucun doute était-elle là présente. Le Paradis de l’extérieur, un probable Enfer intérieur, et une véritable traversée du Purgatoire pour faire les derniers mètres jusqu’à elle. Car ce qu'elle avait ouvert, devant les yeux, pendant qu'elle ne cessait de gigoter ses doigts autour des deux « affreux », Vincent avait déjà donné ce surnom au boursouflet et à la salamandre, c’était ce pourquoi il était là.

« Étrange coïncidence… C’est justement ce livre que je venais chercher. Vous vous intéressez à la… »

Une soudaine odeur de Whisky vint le giffler. Nom de dieu, lui qui avait l’odorat si fin, il se demandait si la bibliothèque n’allait pas prendre feu en présence d'une salamandre et d'un taux d'alcool si élevé dans l'air. Après une seconde d'interruption, une autre de réflexion, il comprit que la source de cette émanation ne pouvait être que celle à qui il portait attention.
Pas besoin d’être devin pour imaginer la soirée qu'elle avait passé. Par contre, un peu de marc de café lui aurait fait du plus bel effet.

« Pourquoi lisez-vous CE livre ? »

Le doigt pointé sur l'ouvrage, en accentuant l’avant dernier mot de sa phrase, il n'avait pas vraiment réfléchi à sa question. A vrai dire, il avait un peu de mal à réfléchir sur l’instant. Les effluves de Whisky enrobant cette belle Serpentard avait agi sur lui comme le plus délicat des enchantements.


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Re: Petit passage à la Bibliothèque

Message par : Elhiya Ellis, Ven 5 Jan - 16:56



Destiny

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Quelques pas de son côté. Une ombre, fugace. Une présence impromptue et quelques mots soudainement enrobant son environnement. Ses pensées s’évadées, affolées par une requête d’attention de la part d’un inconnu. Les paupières papillonnaient un petit instant avant qu’elle ne comprenne que le sujet de discussion était l’ouvrage sous son nez. Un sourcil arqué pour simple réponse, puis un doigt pointant son ouvrage, quel échange étrange. Généralement, personne ne s’intéressait à savoir les origines d’une lecture, le questionnement était fort étrange et arrachait une moue circonspecte à l’interrogateur.

- Et pourquoi pas ? Et toi ? Pourquoi le veux-tu ?

Les ouvrages de la bibliothèque n’avaient pas de possesseur légitimes, alors pourquoi s’étonner de la sorte qu’une fille comme elle puisse feuilleter ce genre de grimoire. Certes la blondeur pouvait faire penser à un manque d’intérêt pour la scolarité, pourtant, il n’en était rien. Les lunettes sur le bout de son nez ne devaient pas lui donner un air suffisamment sérieux pour que ce Gryffondor la scrute ainsi. Etait-ce à cause de sa cravate, de ses compagnons jouant sur le bord de la table ou de cette odeur bizarre de whisky venant de nul part ? Effluve lui imposant quelques images d’un baiser qui n’aurait jamais existé, empourprant ses joues instantanément. L’explication ne devait pas être loin, forcément. Une bouteille avait dû être cachée et s’était brisée dans un coin, forcement.

Il avait fallu quelques instants pour que la blonde glisse les yeux subitement sur son sac et comprenne que les émanations venaient de ses affaires. La petite flasque conservée pour les balades de ses deux salamandres fuitait à grande goutte sur le carrelage du château. Ce devait être la cause de l’agitation de l’écailleux qui tournait en rond en direction de la besace souillée.

Un soupire lui échappait, pendant que baguette en main, un #récurvite touchait la zone détrempée et qu’elle commençait à déverser toutes ses affaires sur le bureau. L’alcool imbibait progressivement, un à un tout ce que comportait son sac. Ces précieux rubans ruban, le grimoire de la famille, le paquet de mouchoir, le dernier courrier anonyme auquel elle devait répondre, la photo de Lucy… Teintés d’ambre, tous… l’exaspération pointait le bout de son nez à chaque fois que la baguette nettoyait une nouvelle parcelle de sa vie, et les mots glissèrent hors de sa bouche, zébrant sans ménagement la quiétude des lieux.

-Au lieu de regarder, si tu veux aider, ça serait pas mal. Sinon, t’attendras pour le bouquin, j’ai pas fini avec

Et vu le peu de page qu’elle avait encore parcouru, elle n’était pas prête d’avoir terminé. Hors de question de négocier avec le Rouge, elle ne le connaissait pas, et quand bien même elle nourrissait une certaine affection non assumée pour leur préfet, rien ne stipulait qu’elle devait choyer ses membres de maison. Elle en serait de toute façon bien incapable. Faire semblant était devenue chose impossible. Prétendre et sourire quand le cœur ne renvoyait pas l’écho également. Ce garçon aurait qu’à faire comme tout le monde : ne pas chercher plus loin. Se contenter de la couche superficielle qu’elle arborait. Ses écailles de vipères ne l’avaient jamais desservie, pas un seul moment. Ça avait éloigné les abrutis, les idiots, les inconsistant et les inintéressants à toute occasion. Le peu de personnes ayant fait l’effort de voir plus loin étaient si rares qu’Elhiya conservait pour elle cette certitude : le brun partirait ailleurs chercher un autre bouquin.

La magie faisait son office, récurant tout ce que possédait son sac. Le journal intime quelle partageait avec son douce Eury, le sachet de cookie maison, son bloc de dessin, ses pastels et même… la chemise de Lysse restée tout ce temps là-dedans. Son monde, résumé si rapidement. Sa vie aux contours sinueux enveloppés de douceurs cachées, exposées à la vue d’un inconnu… Un nouveau soupir lui échappait une fois le travail fini, les taches avaient plié sous le sortilège mais la fragrance restait… c’était écrit dans une tasse de thé ça aussi ? Si son professeur d’enchantement le lui avait dit, un rire cristallin aurait prit forme entre ses lèvres, et pourtant….

« T’y crois au destin toi ? »

La question fusait doucement, trêves d’hostilité de maison offerte à ce garçon. Il avait les prunelles bleues, envoutantes, deux bijoux cachés derrière une masse de chevelure ébène, elle n’avait pas fait attention avant de lever le nez sur lui. Première rencontre avec ce regard captivants. Le souvenir l’aurait frappée si elle avait déjà pu le voir avant.


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Re: Petit passage à la Bibliothèque

Message par : Vincent Kilarno, Sam 6 Jan - 14:04


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La réponse de la Serpentard l'avait laissé pantois un instant, tout autant que le bazar qu'elle tirait de sa besace, d’où remontait à chaque mouvement d'air ce terrible parfum d'alcool. Il comprit après l’élocution du sortilège que ce n’était pas elle, mais sûrement un récipient dans son sac qui était l’auteur de cet attentat olfactif. En était elle moins responsable ? Peut-être avait elle un autre usage pour ce breuvage, pensa-t-il dans un second temps. Au moins avait-elle eu l'attention de s'en soucier, elle ne pouvait pas être si désagréable qu'elle laissait paraître.

Chaque objet arrivant sur la table était comme un petit éclat de souvenirs pour Vincent. Un premier assortiment de rubans de couleurs riches et diverses attira son regard. Ceux-ci lui rappelèrent les masques et déguisements du Carnaval de Florence, dont se revêtaient les habitants afin d'y célébrer les jours de février, dont Mardi gras. La finition des tissus révélait d'un long travail de tisserand, aussi la demoiselle portait elle probablement autant d'attention à ses étoffes que lui-même.

Accompagné d'un vieux grimoire et d'un paquet de mouchoir, une photo et une lettre maintinrent son attention. Il était toujours surpris de voir tant de courriers manuscrits dans ce monde, alors que la technologie a tellement pris place en dehors de cette école. Ces échanges épistolaires lui rappelait l’ancêtre de son époque, et cette photo lui renvoyait si vivement l’absence d’image qu’il avait d’elle… La photographie n’existait pas encore au dix-huitième siècle, mais la magie devait être assez poussée pour capturer le visage des sorciers, telles ces fameuses cartes à collectionner présentant les plus célèbres joueurs de Quidditch. Il préservait précieusement l’espoir de voir les traits de Lucie, quelque part, un jour…

Il y avait aussi un autre livre, un sachet de gâteaux dont il aurait volontiers pris un morceau, il était friand de ces petits cookies depuis son enfance, du matériel à dessin ainsi qu’une chemise. Il n’y porta pas plus attention, et rétorqua à la jeune femme :

« Je viens dans un lieu précis pour y chercher quelque chose de précis, et il se trouve précisément que c’est cet ouvrage que je venais récupérer. Vos affaires sont les vôtres, je n’y toucherais donc pas. Tant pis pour le livre, j’en chercherai un autre. »

Tournant le dos à Elhiya, Vincent se mis en recherche dans l’étagère face à lui d’un autre recueil. Il trouvait cela invraisemblable la multiplicité des méthodes de prédiction : « Le futur dévoilé dans le marc de café », « Quand les étoiles éclairent notre lendemain », « Savoir user des cartes de Tarot pour lire l’avenir », « Les entrailles de cochon, ou comment l’âme animale communique avec le temps »…  L’épaisseur des livres et la diversité des noms d’auteur le laissaient perplexe sur la véracité des informations contenues. Son scepticisme d’origine moldue faisait certainement surface.

La dernière question de la Serpentard l’avait intrigué, il devait l’avouer, aussi se laissa-t-il y répondre tout en continuant ses recherches :

« J’ai ma propre théorie sur le destin. Si celui-ci existe, il doit être d’une façon indéniable écrit dans un langage inconnu de tous, comme une langue ancienne dont la Pierre de Rosette serait absente. Toutefois, pour répondre à votre question, oui. Je crois en le destin. Il faut être aveugle pour ne pas voir ses manifestations indirectes. La première et la plus belle est sans nul doute l’Amour. Je ne parle pas des amourettes, des liaisons charnelles ou même d’une vie de couple. Non, non, je parle de cet Amour : libre, gratuit et sans attente, qui mène l’être humain vers une destination inconnue mais malgré tout aussi familière que son propre soi. »

Après quelque secondes, son doigt s’arrêta sur « Lecture du thé : fondamentaux de la divination », qu’il pris à une main avant de se retourner. Il fixa la Serpentard de toute sa hauteur, elle assise, lui debout.

« Car sachez Mademoiselle qu’il est facile de prononcer des mots, comme les suivants… »

Il se pencha face à elle, de telle sorte qu’elle puisse sentir son parfum français aux chaudes senteurs boisées, yeux dans les yeux, ses lèvres à quelques centimètres des siennes, et prononça comme un murmure :

« Je t’aime. »

Puis repoussa la chaise derrière lui de sa main libre, se laissa tomber sur cette dernière, claqua le livre de divination sur la table, l’ouvrit à la première page et commença à le lire en disant avec un grand sourire :

« Sans n’avoir aucun sentiment réel associé. »

Il aimait tout particulièrement en faire TROP, et un instant de faiblesse laissa échapper un court rire de sa bouche, avant qu’il ne finisse finalement par se présenter.

« Je m’appelle Vincent Kilarno. Septième année, Gryffondor. A qui ais-je l’honneur ? »


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Re: Petit passage à la Bibliothèque

Message par : Elhiya Ellis, Sam 6 Jan - 15:23



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La course effrénée des deux animaux sur le bureau n'avait pu empêcher le semblant de condescendance des mots du brun de chatouiller ses oreilles. Un sourcil dubitatif s'était haussé sur son visage enfantin pendant que la baguette faisait son office. Les petits lions n'étaient que rarement connus pour leur capacité de raisonnement et leur retorique agréable. Celui-ci semblait pourtant en être pourvu, prouvant encore une fois les défaillances de la répartition.

Les palabres hautaines -bien que logiques- se mouvaient soudainement en picottement douloureux à  supporter. Le palpitant ayant manqué un battement à la prononciation du mot "Amour", Elhiya gardait le silence et serrait les dents. S'énerverne servait à rien.

Quelle foutaise naise et doucereuse que l'appologie du sentiment destructeur qu'était l'Amour. Le destin n'offrait en aucun cas rivière de tendresse et de bienveillance. Ca, c'était juste un lot de tombola offert par la malchance. Ses opales claires soudainement devenues froides et dures s'étaient reposees sur cet interlocuteur devenu perturbateur.

N'importe qui de sensé n'attribuait à  ce genre de sentiment égoïste la notion de destin. Cetait la réponse de ceux qui refusait de penser, de ceux qui n'avaient que faire de la logique et n'assumaient nullement leurs choix. La décision de couvrir d'un regard protecteur autrui, de se nourir de ses sourires, de son odeur, de sa sa simple présence, n'avait rien à voir avec un écrit ancestral. Non. Ce n'etait que le résultat de la faiblesse humaine.. rien de plus.

Cette même faiblesse était la seule et unique responsable de cette vrille d'estomac alors que le souffle chaud du jeune homme caressait ses lèvres, laissant glisser sur sa langue un "je t'aime" bien trop mielleux. L'appel était délicieux. Un seul mouvement diffusait à capturer d'un baiser cette gourmandise offerte. Mais non. Pas maintenant. Son coeur s'etait serré, sa respiration coupée, et ses prunelles incapables de se détourner des siennes l'aurait fusiller sur place si c'etait possible. Le destin n'entrait nullement en jeu. Mais sa fragilité elle, abattait les cartes qu'elle avait à disposition.

Ces 3 petits mots, elle les détestait. Ce qu'ils renvoyaient à son esprit encore plus. Les images de draps froissés , d'éclats de rire, de regards trop doux, de lèvres esquissant un sourire, de la chaleur d'une étreinte réconfortante l'agacaient.. Il n'y avait que les gamines attendant le prince charmant qui pouvait venir implaurer le Destin. C'etait ridicule.

D'un claquement sonore de langue, quelques mèches de cheveux dorees se baladaient de gauche à droite doucement. Ce type, de toute évidence, la prenait pour une de ces gourdasses en pamoison au moindre clin d'oeil du premier charmant petit mignon qui passait dans le coin.

-Sérieusement, tu me prends pour quoi? Une demoiselle en attente de son sauveur? J'ai 17ans pas 7... Arrêtes ta comédie avec moi, à ce jeu la tu perdras, crois moi

Un dernier regard méprisant avant de détourner les yeux pour regarder l'état de la petite flasque qui s'etait entièrement vidée. Un soupir lui échappait pendant que la salamandre venait s'enquerir de l'état de son carburant.. plus de whisky, pas de feu naturel pour la bestiole...  cette même créature capable d'Amour inconditionnel pour sa maitresse alors que c'etait écrit dans son code génétique et non dans quelques feuilles de thés.

La gratouillant doucement sur le haut de la tête, la blonde relevait le nez sur le prénommé Vincent pour concéder à lui répondre sans un sourire.

-Elhiya Ellis, 7 ème année, chez ceux qui te diront bien que l'Amour n'est jamais synonyme de liberté. C'est comme ce château une prison dorée..

Récupérant ses affaires sèches pour les ranger, elle s'arrêta une seconde pour faire tourner entre ses doigts le parchemin de son inconnu nocturne. Elle s'y etait étonnement attaché à ce perdu utilisant de l'encre parfumée, mais rien avoir avec un sentiment d'Amour. Et ce n'etait pas le destin qui lui avait mené par erreur ce courrier, mais un oiseau sûrement trop fatigué  et attiré par les biscuits. A ce souvenir, un doux sourire rehaussa ses joues rebondies

- Si tu veux une notion de liberté, ce petit jeu de proximité que tu as vaguement initié correspond beaucoup plus.. et encore... pour ca, il ne faudrait pas s'arrêter. Mais c'est un autre niveau de liberté n'est ce pas?

Un clin d'oeil moqueur pour ponctuer ses propos avant de fourrer la precieuse missive dans son sac.


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Re: Petit passage à la Bibliothèque

Message par : Vincent Kilarno, Sam 6 Jan - 18:08


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Vincent soupira en son fort intérieur. Sur qui était-il tombé pour entendre de telles paroles ? Une jeune naïve effrontée ne connaissant rien au véritable Amour ? Une demoiselle brisée et trompée par des rencontres malencontreuses l’ayant détournée du chemin de la vérité ? Il est vrai que sa définition de ce sentiment lui était propre, et qu'il ne pouvait pas en vouloir aux autres d'avoir des avis divergents. Soit ! Il allait devoir enseigner les bases à cette Elhiya. Sa bienveillance naturelle ne pouvait lui dicter autre action. Sa méfiance, légitime eu égard à sa maison, lui conseillait aussi d'aborder le sujet avec délicatesse. Enfin, il devait avouer que la beauté de la dame le conviait de même à prendre toute ses précautions, tant pour ne pas la blesser que pour ne pas sombrer dans une mauvaise romance. Il s’éclaircit la gorge avant de développer son argumentaire.

« Avant toute chose, laisse-moi rectifier mes propos s'ils n'ont pas été assez clairs. Je ne joue à aucun jeu, et l'Amour n'en est pas un. L'affection, avec laquelle tu sembles le confondre, est certes, comme tu le dis si bien, inconnue de liberté. »

Le jeune Gryffondor pointa de l'index droit la petite trogne de l' « affreux n°2 », dont le crâne était gratouillé gentiment par les ongles de sa maîtresse. Le reptile semblait apprécier ça. Vincent se demanda inconsciemment s'il ressentirait le même sentiment de joie dans la même situation. Ce moment de fuite de sa pensée ne dura qu'un instant, et il reprit son monologue.

« Tu portes une affection notable à ta salamandre. Tu l'aimes très certainement, et il te retourne son affection. Mais si elle venait à mourir, demain, que ressentirais-tu ? Du chagrin ? Le manque d'une présence ? L’impossibilité de revivre des jours à ses côtés ? »

À chaque question, Vincent connaissait déjà ses propres réponses. Certains souvenirs, comme pour tant de personnes ayant vécu sur cette terre, le hanteraient à jamais. Mais il avait appris à vivre avec aux fils des années, et même si les larmes devaient monter, elles ne devaient jamais s’écouler que pour ceux qu'il aimait.

« L'Amour est gratuit. » répéta-t-il. « L'Amour se suffit à lui-même, et n'a pas besoin d'affection. Il est un sentiment personnel, que pour ma part, je ne partage que de façon unilatérale. Il est ma flamme intérieure qui illumine mon chemin, qui réchauffe ceux que je chérie, et qui me guide sur mon destin. C’est à cela qu’il est synonyme de liberté. Sans lui, ma propre vie ne serait en effet qu'une prison, obscure et aussi noire que la mort. »

Il soupira. Pourquoi devait-il toujours s'envoler dans de pareils lyrismes ? Sans nul doute, le mélange de la France et de l'Italie avait produit un cocktail détonnant en lui, qu'il ne pouvait s’empêcher de faire goûter à autrui.

Il déposa ensuite son index sur les lèvres rosées d'Elhyia. Elles étaient douces, rebondies, un tantinet humides et devaient certainement avoir un délicat goût de miel. Il sourit, ramena son index sur ses propres lèvres, le tourna comme pour murmurer un « chut » de silence et dis à voix basse :

« Mon jeu de proximité que tu as si bien souligné dépend avant tout de ma propre liberté. On ne s’arrête que lorsque l'on a un obstacle sur son chemin. Or, le mien n'en avait pas et j'avais atteint mon but. N'ose même pas croire que ce fut une restriction personnelle de ne pas aller plus loin. De toute manière, tu n’es pas à mon goût. »

Il aimait mentir. Oh, il aimait tant mentir qu’il ne put s'empêcher d’esquisser un sourire après avoir dit cet ignoble mensonge. Finalement, peut-être que le marc de café de ce matin avait raison. Il avait cru y voire le signe d'une épreuve insurmontable. Était-ce juste son propre réveil, ou cette Serpentard dénommée Elhiya ?


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