AccueilPortailFAQRechercherMembresGroupesS'enregistrerConnexion

Harry Potter 2005 :: ~¤~ Académie de Poudlard ~¤~ :: Les couloirs :: Bibliothèque
Page 2 sur 5
Infiltration dans la réserve
Aller à la page : Précédent  1, 2, 3, 4, 5  Suivant
Clémence Tedesco
Poufsouffle
Poufsouffle

Re: Infiltration dans la réserve

Message par : Clémence Tedesco, Dim 22 Mar 2015 - 20:42


- Disons que c'est le premier ami que j'ai jamais eu, lui répondit-il sans même se retourner, et puis il n'est pas aussi détestable qu'il ne le laisse paraître, crois-moi.

Elle voulait bien le croire mais Théodore n'avait jamais été gentil avec elle pour quoi que ce soit, elle avait donc du mal à penser autrement. Le jeune ensuite se retourna vers elle mais avant de parler il réfléchissait. Qu'allait-il lui sortir ? Qu'enfaite c'était un démon venue d'ailleurs et il cherchait une manière de lui dire sans la faire fuir ? Bon ok, cette possibilité n'était que très peu probable mais il fallait quand même ce méfier non ? D'ailleurs la voix qu'il prit ensuite surprit la jeune fille, elle avait totalement changé ainsi que son regard. Avant elle était assez douce voir amicale maintenant elle était rocailleuse... Son regard lui était devenu sombre. La transformation s'operait-elle en ce moment ?

- Si tu trouves un livre ayant un titre en rapport avec la nécromancie, préviens-moi, j'ai pas de temps à perdre.

Elle le regarda, cherchant un signe qu'il plaisantait. Parce que voilà, elle, elle était plutôt très à cheval sur la justice et les lois, or si elle avait devant elle un futur mangemort, elle serait prête d'aller tout de suite prévenir le directeur ou un auror même si il faisait nuit et qu'elle devait se trouver dans son dortoir. Cependant, elle vit que le jeune était en trant de blaguer donc aucun soucis à ce faire ! Mais elle aussi allait jouer le jeu.

- Ouais s'tu veux tant que tu fais pas une armée de cadavre ici.

Elle chercha donc rapidement des yeux un livre ayant un titre de ce genre et ne mit pas bien le temps à en trouver un. Elle le prit et lui tendit. Un petit sourire malicieux apparu sur son visage.

- Tien.
Revenir en haut Aller en bas
Altaïr Debrooks
avatar
Serdaigle
Serdaigle
Spécialité(s) : Permis de transplanage


Re: Infiltration dans la réserve

Message par : Altaïr Debrooks, Mer 25 Mar 2015 - 18:29


Pendant quelques minutes, Altaïr crut que sa stupide farce avait fonctionné. La Poufsouffle l'observait fixement avec un froncement de sourcils, comme si elle hésitait sur son jugement à propos du Serdaigle. Altaïr savait plus ou moins que la jeune fille craignait tout ce qui franchissait le cap de la légalité, mais de là à croire qu'un étudiant de dix-sept ans était nécromancien ! Lorsqu'elle reprit la parole, il comprit qu'elle aussi plaisantait, et il constata qu'elle était plutôt une bonne actrice, contrairement à lui :

-Ouais s'tu veux tant que tu fais pas une armée de cadavres ici.

Au travers des rayons lumineux qui dansaient entre les deux adolescents, Altaïr lui lança un regard amusé et se remit en quête de son précieux Graal. Les manuels sur les potions se multipliaient, et il ne savait pas par où commencer. Le regard vagabond, une moue incertaine sur les lèvres, il continuait ses recherches jusqu'à ce qu'il entende à nouveau Clémence :

-Tiens.

Il se retourna vivement et la vit, main tendue, supportant le poids d'un gros ouvrage qui portait visiblement sur la magie noire. Le même sourire malicieux qu'Altaïr portait auparavant se dessina sur les lèvres de la jeune fille.

-Trop peu pour moi, répondit-il d'une voix à la fois faussement supérieure et tout aussi mystérieuse.

Il se détourna, refoulant un rire nerveux qui secouaient ses épaules, jusqu'à ce qu'il tombe sur un livre intitulé "Anthologie des plus mystérieuses potions du XVIème siècle à nos jours". Il se trouvait quelques rangées au-dessus, pas très accessible par sa taille. Les yeux exorbités face à cette trouvaille inattendue, il se leva sur la pointe des pieds et caressa d'un doigt fébrile le dos du manuel. Il était trop petit.

Il se retourna à nouveau vers Clémence pour observer sa taille, mais elle était à peu près aussi grande qu'Altaïr. Il grimaça quelques secondes, puis après avoir effacé quelques idées inenvisageables, il lança à la Poufsouffle :

-Bon, j'ai trouvé mon précieux sésame. Ca te dérangerait si je te faisais la courte-échelle juste pour que tu puisses t'en emparer ? Et je te promets que je ne lâcherai pas mon armée de zombies sur toi.

C'était un peu gênant de faire une telle proposition à une jeune fille qu'il ne connaissait pas énormément, mais il comptait sur son esprit aventureux qui l'avait poussée à sortir de nuit pour accepter.
Revenir en haut Aller en bas
Malena Kane
avatar
DirectionSerdaigle
Direction
Serdaigle
Spécialité(s) : Permis de transplanage


Re: Infiltration dans la réserve

Message par : Malena Kane, Dim 10 Mai 2015 - 16:05


Suite de ce RP
Dylan Scott - Malena Kane


C’est la vérité. Nous avons tous une peur secrète. Une terreur intime qui nous appartient et nous distingue des autres. Une peur personnelle, précise.

A regarder la jeune fille boire le contenu de la fiole, je demeurai là, comme suspendu au-dessus d’un gouffre, d’un abîme ténébreux. Je n’éprouvai nul étonnement devant la disparition de Dylan, seulement un immense sentiment de perte, de solitude. Tandis que je voyais les démons obscurs prendre place à l’endroit où s’était tenue Dylan quelques instants auparavant, au fond de moi, un petit enfant effrayé retenait son souffle en pensant à la mort, à l’inexistence. Ce face à face avec la mort me fit tressaillir : des vertiges, une sensation de pouvoir tomber vers cet autre côté, tomber à tout moment vers le vide. Le vide m’effrayait, le rien aussi.

J’étais conditionné aux bruits, aux silences assourdissants de pensées, d’images intérieures, aux mouvements incessants du monde, aux vibrations humaines. Penser qu’un jour, il n’y aurait peut-être plus rien autour de moi, en moi, était au-dessus de mes forces. Je préférai, et je le ferai, donner la mort plutôt que de la recevoir. La tête maintenant baissée, les bras croisés comme pour me protéger, je sentis en moi une angoisse irrésistible. Du calme, du calme, je me répétais et j’essayais de ralentir mes élans oppressants. Si j’arrêtais d’y penser, l’écho de mes inquiétudes disparaitraient, si je continuais à m’enfoncer dans cette spirale toujours plus sombre, je l’entendrai de nouveau, de manière rythmique, constant.

Je relevais la tête. Dylan. Sa présence me rassura. Je me redressai lentement, avançais vers elle, mais sans la prendre dans mes bras encore, restant à quelques pas de son corps. Un espace secret existait entre nous, la distance minimale, comme deux pages d’un livre fermé. J’eus soudain envie de fumer une cigarette pour consumer les dernières braises de mes peurs, éviter que l’infection me reprenne. Ne pouvant pas le faire, je pris le temps de respirer normalement, de retrouver cette envie : cette envie de liberté totale. Je pensais à Dylan. Elle avait été si silencieuse jusqu’alors. Je savais qu’en elle, des multiples questions tonnaient comme l’orage. Elle n’était pas sereine, elle était tourmentée. Elle avait peur, tout le temps. Pourtant, elle ne disait rien, elle était là, elle me suivait, moi et mes désirs, elle me faisait confiance. Elle savait que cette nuit serait inoubliable. Son courage anima le mien. Je n’avais plus aucune hésitation.

La sensation d’être invisible me jouait des tours. Car plus qu’une sensation, c’était une réalité. Nous étions là, marchant dans les couloirs, dans l’instant, cachés derrière un voile étrange. Comme dans un rêve, je marchais différemment, mes gestes semblaient plus lents, comme si j’avais peur de froisser quelque chose. Dylan me suivait de près, nous ne faisions aucun effort, je n’en faisais aucun, pour diminuer le bruit de mes chaussures sur le sol. Qu’importe. Nous étions invisible et nous allions… qu’allions nous faire ? Je sentais d’ailleurs cette attente chez mon amie. Quelle était la suite du programme ? Je n’en avais aucune idée… je n’y avais pas réfléchis. J’avais seulement sauté sur l’occasion d’essayer une chose nouvelle.

Je me rendais compte que nous nous étions arrêtés devant la bibliothèque. L’arène de nos appétences de liberté fut alors toute trouvée. Derrière les portes closes de la réserve, s’imaginait le grondement du silence absolu, de l’ordre violent. Un ordre qui ne demandait qu’à être renversé, défié par le chaos. Hum. Je fis un signe de la main à Dylan, souriant taquin et excité. Nous entrâmes dans la bibliothèque, jusqu’à la porte de la réserve.  Il n'y avait personne à cet instant de la nuit. Une chance...


Je fis des yeux gros à Dylan.
"- #Alohomora.…"

La porte s’ouvrit dans un petit grincement métallique. Un monde à détruire. Que le spectacle commence.
Revenir en haut Aller en bas
Invité
avatar
Invité

Re: Infiltration dans la réserve

Message par : Invité, Mar 12 Mai 2015 - 10:28


La liberté. Une notion intéressante. Ce serait pas mal de se demander ce qui pousse les Hommes à souhaiter s'affranchir, à n'importe quel prix, de toute autorité, de toute loi. Ce qui pousse quelqu'un à braver des dangers et à ignorer des interdits. Ce qui pousse une adolescente guidée par la recherche de la perfection à se balader bien au-delà du couvre-feu, dans les couloirs sombres d'un château endormi. La liberté, une notion intéressante. Ça faisait tellement longtemps.

Mais, à cet instant précis, lorsque Dylan Scott posa un énième pas devant le précédent, elle ne se demandait pas pourquoi elle ne rentrait pas dans le cadre, pourquoi ce n'était pas si facile d'être une gamine parfaite. Elle goûtait à cette liberté qui lui avait tant manqué, cette liberté qu'elle ne retrouvait qu'en s'abandonnant dans le sport, ou en se retrouvant dans telle ou telle situation qui l'amenait à oublier ses origines si importantes. Ils pouvaient faire ce qu'ils voulaient. Et elle n'avait aucune idée de ce qu'elle souhaitait, de ce qui allait suivre. C'était cette fameuse liberté qui l'amenait à suivre son ami en reniant par la même occasion seize longues années d'éducation dans un idéal de perfection.

Les deux héritiers - le nom qui leur allait sans aucun doute le mieux - étaient séparés du monde. La potion les faisait se voir l'un l'autre, mais ils avaient disparus de la surface du globe. Plus de Scott, plus de Kane. A leur place, un mur vide, sale et nu. Là où ils auraient dû être, plus rien. Comme s'ils n'avaient jamais existé. Comme s'ils étaient morts. C'en était déconcertant de beauté dangereuse. Où donc pourraient-ils, souhaiteraient-ils s'arrêter, lorsqu'ils constateraient que leurs limites physiques avaient disparu ? Les relents de leurs éducation dans une soif constante de puissance remonteraient-ils à la surface brusquement et douloureusement, comme une gifle, en leur rappelant qui ils étaient et d'où ils venaient ? Le ventre de Dylan se tordit de plus belle, une fois de plus. Personne n'avait dit que la liberté n'était pas effrayante. Et c'était exactement ce qu'elle constatait. Son ventre, ses tripes, son cerveau, sa gorge, tout son système nerveux se tordait de peur de l'inconnu. Elle était une boule de nerfs, tendue à se rompre, prête à tout instant, et elle le savait parfaitement, à faire demi-tour pour échapper à cette nuit qu'elle pouvait regretter. Mais, sur sa peau blanche de Suédoise, couraient de délicieux frissons de curiosité et de plaisir, tels des chevaux lâchés au galop. Son sourire s'étirait malgré elle, digne témoin de son impatience cachée d'aller au bout de cette soirée, si anodine pour ceux qui avaient déjà bravé le règlement. Mais pour elle, pour la parfaite petite Scotty, c'était une épreuve, une gigantesque montagne à gravir, qui lui paraissait insurmontable, mais tellement attirante, tellement belle. Elle était au seuil de la limite entre la volonté de sa famille et la sienne. Elle n'aurait jamais parié qu'elles étaient si différentes.

En traversant la bibliothèque déserte, sur les talons de Malena, Dylan se battait toujours contre elle-même, pour laisser un sentiment, enfin, dominer l'autre. Elle savait que c'était ridicule, qu'elle ne risquait rien, puisque Mal était là. Mais elle voulait pouvoir mettre un mot, un nom, sur ce sentiment qui l'envahissait et contre lequel elle ne pouvait rien. Son esprit se débattait avec son instinct, et elle n'avait aucune idée de qui des deux allait l'emporter, et si elle souhaitait réellement que l'un des deux l'emporte. Devant elle, Malena lui lança un regard explicite, et ouvrit la porte de la Réserve, sombre et déserte, d'une formule à peine murmurée. Ils laissèrent la porte s'ouvrir devant eux, et contemplèrent l'espace qui s'offrait à leur chaos. Les deux amis s'aventurèrent silencieusement dans la Réserve. Le cœur de Dylan battait si fort dans sa poitrine qu'elle avait l'impression que ces battements froissaient l'air figé de leur nuit. Elle prit machinalement sa baguette en main, sans même y penser, sans même songer une seconde qu'elle pouvait ne pas en avoir besoin. Ils arrivèrent au cœur de la Réserve, et elle se tourna vers Malena pour la première fois de la soirée. Elle laissa un sourire étirer ses lèvres, et respira librement.


- A toi l'honneur.fit-elle d'une voix plus forte que tout à l'heure, mais qui n'était tout de même que l'ombre de l'habituelle. Cette phrase aurait pu passer pour une invitation à la guider, pour une supplication d'une gamine incapable de s'amuser, mais en vérité, elle était réellement prête. Sa carapace s'était fendue au fur et à mesure que les minutes passaient, et la vraie Dylan pointait timidement sous la coque de son éducation. A Malena l'honneur. Elle suivrait, balayant furieusement les doutes qui l'assaillaient malgré elle à chaque seconde.
Revenir en haut Aller en bas
Malena Kane
avatar
DirectionSerdaigle
Direction
Serdaigle
Spécialité(s) : Permis de transplanage


Re: Infiltration dans la réserve

Message par : Malena Kane, Mar 12 Mai 2015 - 14:35


Il y a des heures qui fuient, des jours qui s’en vont vers la nuit, et des nuits qui nous amènent à des carrefours : devant nous plusieurs chemins qui s’enfuient vers des points de non-retours. Faire un choix, lequel ?, faire un choix. Ignorer ces choses qui nous enchainent dans une seule et même identité, et qui font naître en nous la peur de l’inconnu, la peur d’être plus grand que ce qu’on est réellement, la peur de déchirer notre peau, notre apparence pour laisser exprimer l’être que nous sommes vraiment, que nous voulons être à un instant précis de notre vie. Il y a des nuits comme ça. On se retrouve face à… face à quelque chose d’indescriptible, d’indicible. Peut-être un immense mur vague, mouvant, avec des couleurs rêves. Il suffit de plonger.

Un silence assourdissant résonnait dans la réserve. Un silence imaginaire. Les pierres des fondations, et le bois du mobilier vivaient de craquements soudains. Et l’on pouvait parfaitement entendre dans l’air, ces murmures. Des murmures soufflés de magie, on pouvait parfaitement les entendre oui. Le chuchotement des livres sur les étagères, le bruit des âmes des morts et des vivants enfermés dans des pages blanches marquées à l’encre noire. Comme un vent déchainé, une déferlante de mots, de couleurs, d’odeurs illustrées, d’histoires haletait à nos oreilles, susurrait à notre esprit. Et malgré tout. Malgré tout, cette cacophonie poétique se taisait sous la puissance de son cœur à elle.

Son cœur battait fort dans sa poitrine, si fort que son écho, telle une rumeur tempête, que j’avais l’impression qu’il s’agissait de mon propre cœur. Le cœur gros d’énergie contradictoire, Dylan ne pouvait l’empêcher de prendre place dans cet espace silencieux, plein de poussière délicieuse. Je la regardais furtivement, à l’abri de tout regard. Même dans l’invisible du monde, elle souffrait. Et pourtant, je sentais à elle, une envie de se battre. Un désir de liberté débordait de son corps, il flambait dans ses yeux. Une bombe humaine. Le monde serait si merveilleux si nos bombes explosaient enfin. Le monde serait plus coloré, moins terne, moins… il serait moins. Juste un peu plus.


« - A toi l’honneur ».

Il y a des choses que l’on ne peut faire que dans la nuit. Je m’approchais, sans respect, d’une des bibliothèques. Je la toisais de toute sa hauteur, grande, prétentieuse. Les livres reposaient fièrement sur ses étagères. Trop fièrement. Doucement j’avançais ma main, doucement, encore un peu timide peut-être, ou voulant savourer ce dernier instant de paix avant l’arrivée du chaos… Une trentaine de secondes durant, je laissai ma main frôler une partie de la rangée de reliures exposées, en essayant d’en choisir une. J’hésitai parmi les titres à demi effacés par le temps, les mots dans des langues que je ne reconnaissais pas. Enfin, je sus que j’avais choisi ce livre. Impossible de le décrire dans l’obscurité, mais c’était celui-ci. Il se tenait, comme moi, timidement à l’extrémité du premier rayon.

Alors, je l’attrapais furieusement, et le jetai le plus loin possible. Alors qu’il s’envolait, l’idée s’empara de moi qu’un univers infini à explorer s’ouvrait derrière chaque couverture de cuir. Derrière chaque livre, une galaxie de mondes, de mots, de personnages et personnes. Plein de bombes. Il nous suffisait de déclencher les bombes, et tout deviendrait si… le premier livre s’ouvrir douloureusement contre le sol. PAM.

Quelque chose d’irréel flottait dans l’air. De L’électricité. Une excitation. Je sentais que je tremblais. Je tremblais… Il eut un silence terrible, puis, avec un cri libéré, je me précipitais vers les autres livres. Et je recommençais encore et encore. PAM, PAM, PAM !

Une pluie de livre, une pluie d’univers.

Revenir en haut Aller en bas
Invité
avatar
Invité

Re: Infiltration dans la réserve

Message par : Invité, Jeu 14 Mai 2015 - 15:59


Elle resta un moment, une minute peut-être, immobile, à regarder son ami faire voler les livres à travers la pièce. Lorsque le premier s'était écrasé contre le sol, sa bataille intérieure avait disparu avec le calme de la pièce. Plus d'instinct et de cerveau en guerre, plus de système nerveux déchaîné, plus de terreur sourde dans le creux du ventre, plus rien. Juste de l'adrénaline, si pure, si délicieuse, qui montait de l'extrémité de ses pieds jusqu'à ses yeux, dévorant et brûlant tout sur son passage, effaçant à coups de flammes les doutes et les peurs. Une boule d'énergie, un feu humain.

Elle pivota pour tourner le dos à Malena, et recopia ses gestes sur l'étagère en face d'elle. Elle fit courir ses longs doigts sur les dos des livres si précieusement gardés, songeant à tout ce qu'ils renfermaient. Des histoires, des disputes, des éclats, des révolutions, des univers. Elle en prit un de taille moyenne, à la couverture rugueuse. Il faisait trop sombre pour qu'elle puisse voir de quoi il s'agissait, mais elle ferma les yeux pour effleurer le titre gravé de sa main. C'était si fragile. Elle rouvrit les yeux, vit Malena fait pleuvoir les livres et le chaos, et, de toutes ses forces, jeta le livre contre le mur le plus proche. Il eut un bruit qu'elle trouva horrible, mais elle ne put s'empêcher de sourire. Elle prit le suivant, et recommença sans y jeter un œil. Le feu consumait la princesse.

Quelqu'un qui les aurait vu, aurait haussé les sourcils, railleur. Les deux héritiers, le petit Kane si particulier avec sa féminité, et la rejetonne Scott, si hautaine, qui se livraient à ce jeu ridicule de petits enfants. Le garçon qui avait l'air si détendu, si sûr de lui, et la fille qui semblait torturée au possible, qui ne pouvait s'empêcher de jeter à Malena des regards, comme s'il était bien plus pour elle que ce qu'on pourrait imaginer au premier abord. Comme si quelque chose les liait, quelque chose d'un peu plus que de l'amitié pure et simple, quelque chose qui l'avait poussée, elle, à renier ses principes et ses valeurs pour s'entraîner elle-même dans cette nuit. Deux énergies si particulières, deux feux si différents, deux adolescents qui se ressemblaient, une seule nuit, une seule pièce, une seule scène, la leur. Quelqu'un qui les aurait vu aurait finalement souri de tout ça, de tous ces simagrées si ridicules, pensant, à juste titre, que la gamine en faisait des caisses pour pas grand-chose, et que le garçon ferait mieux de la tirer de là avec qu'elle ne retourne tout ça contre lui. Il aurait haussé les épaules et tourné les talons, lassé de voir ces deux adolescents faire une minuscule révolution, à leur échelle.

Mais personne n'était là. Personne ne voyait que Dylan admirait et avait toujours admiré Malena, qu'à chaque seconde qui passait, elle était libérée un peu plus, qu'elle se sentait un peu plus invincible lorsqu'il était là. Personne n'était là pour voir leur destruction, pour voir ces deux enfants fait exploser un ordre depuis si longtemps établi. Alors, elle continua à lancer les livres autour d'elle, sur le mur, sur le sol, sur les étagères, respirant la liberté et le plaisir, ravie d'y avoir enfin droit. L'un des livres était plus abîmé que les autres, et lorsqu'il toucha le mur, ses pages se détachèrent brusquement. Elles s'envolèrent tout autour de Dylan, comme des feuilles mortes d'arbres, et elle s'arrêta soudainement, la tête levée vers ces feuilles qui tournoyaient autour d'elle. Elle observa avec un calme qu'elle n'avait plus ressenti depuis longtemps, le ballet majestueux, de l'endroit précis où elle avait lancé le livre, jusqu'au sol jonché de cuir et d'encre. Lorsque les dernières pages eurent touché le parquet, elle sourit, sans même s'en rendre compte. Les étagères étaient presque vides, et l'adrénaline était presque retombée. Elle se tourna vers Malena, comme une princesse se tournerait vers son roi, lorsqu'ils venaient de gagner une guerre qu'ils n'avaient même pas eut l'intention de commencer.
Revenir en haut Aller en bas
Théodore Winderfelt
avatar
Serpentard
Serpentard
Spécialité(s) : Permis de Transplanage
Occlumens
Animagus : Mamba noir


Re: Infiltration dans la réserve

Message par : Théodore Winderfelt, Jeu 14 Mai 2015 - 16:39


Rp Professoral 


La nuit était tombée depuis quelques heures à présent et l'école de sorcellerie était incroyablement calme. Peut-être un peu trop d'ailleurs. Quoi qu'il en soit, Théodore exécutait sa ronde habituelle. Il était seul une fois de plus, c'était beaucoup plus chiant mais, d'un autre côté, c'était assez reposant. Sa cape d'invisibilité sur le dos, le professeur arpentait les couloirs silencieusement. C'était pratique d'avoir gagné cette cape, ainsi il pouvait surprendre les élèves plus facilement. Néanmoins ce soir le professeur d'étude des moldus ne trouva personne à engueuler, il prit donc la liberté d'étendre son cercle de surveillance. Il quitta les cachots, qu'il vérifiait souvent, pour se diriger vers la bibliothèque. Il en profiterai pour jeter un coup d'oeil aux nouveaux livres arrivés. Théodore était un véritable rat de bibliothèque, il adorait la lecture et avait en sa possession énormément d'ouvrage. Parfois il passait même des heures à recopier certains passages de livre qu'il ne pouvait pas garder pour lui.

Une fois devant la porte de la grande bibliothèque de Poudlard, le brun sentit ses sourcils se froncer : la porte était entre-ouverte. Ce n'était pas quelque chose de normal, le couvre-feu était passé depuis un bon moment maintenant, aucun élève ne devait travailler dedans. Un oubli du personnel ? Sûrement pas, les livres de l'école était bien trop précieux pour être ainsi négligé. Toujours sa cape sur le dos, l'enseignant pénétra à l'intérieur du lieu qu'il considérait presque comme sacré. Il ferma doucement la porte derrière lui et observa les alentours. Il retira sa cape, la garda dans sa main gauche, et tendit sa baguette de sa main droite pour lancer unHominum Revelio. Un frisson. Deux frissons. Deux individus étaient là. Soit c'était deux membres du personnels, soit c'était deux élèves. Poussant un soupire à peine audible, le brun s'aventura dans l'obscurité de la bibliothèque et stoppa net tout mouvement en entendant des bruits :  PAM, PAM, PAM . C'était quoi ce bordel ? Accélérant le pas, Théodore arriva bien vite à la source du bruit. La réserve. Des livres qui volaient dans tout les sens, mais personne en vue. Claquant la porte de la réserve derrière lui pour empêcher aux individus présent sûrement invisible de s'en aller, le jeune homme appuya son dos contre la porte et croisa ses bras contre son torse. « Si vous avez des capes vous les retirez immédiatement. Si c'est une potion on va attendre bien sagement qu'elle arrête de faire effet. »

Sa voix était glaciale. Les potions d'invisibilités durait quoi ? 10 Min maximum ? Ils devaient l'avoir ingurgité il y a 5 bonnes minutes déjà, ça allait être rapide. Théodore n'aurait sûrement pas été si désagréable si les élèves avaient été là pour simplement lire des livres, mais là en l’occurrence ils avaient foutu un gros bordel. De quel droit ? D'accord le règlement était strict et ne plaisait pas à tout le monde, lui le premier, mais de là à s'attaquer à des pauvres livres sans défense ? Des livres ! Mer** ! On n'abîmait pas des ouvrages qui avaient traversé le temps ! C'était précieux. Voyant que les deux gamins ne retirait aucune cape, il en conclu que c'était belle et bien une potion. Comment l'avaient-ils eu ? C'était trop compliqué à préparer pour des élèves. « Le temps que votre potion se dissipe, vous allez me faire le plaisir de ramasser ce que vous avez mis par terre. » Il réfléchissait déjà à quelle punition il allait leur administrer. Pratique d'une activité douteuse, non respect du couvre feu, il pourrait même rajouter ''utilisation de la magie en dehors des cours'' puisqu'ils utilisaient une potion. En bref, ils allaient morfler.
Revenir en haut Aller en bas
Malena Kane
avatar
DirectionSerdaigle
Direction
Serdaigle
Spécialité(s) : Permis de transplanage


Re: Infiltration dans la réserve

Message par : Malena Kane, Lun 18 Mai 2015 - 16:30


Ils ne sont pas deux, mais trois. Malena, Dylan, et la liberté. La liberté danse légère sur un fil amoureux, comme un-e funambule, la liberté a un sourire de sucre, un sourire de chocolat. Il suffit de goûter son sourire pour ressentir un manque impossible à combler à moins d’y croquer une dent encore une fois… rien qu’une fois. La liberté aime la liberté. La liberté danse entre les livres qui volent, les cris de joie du cœur. La liberté danse légère sur un fil amoureux, comme un-e funambule.

On hurle tout en continuant à défoncer les livres, les étagères, mais plus on défonce, plus les hurlements augmentent, et, devenant de plus en plus terribles, nous avons réellement fini par comprendre que c’est nous qui provoquions ces hurlements. Notre hurlement est si terrifiant. Pas un hurlement de la bouche, un hurlement de l’âme, du corps, de l’être en son entier.

Les muscles commencent à faire mal sous la peau, le corps à chaud, la liberté brûle. Le corps à chaud, il élimine la mauvaise fatigue, les mauvaises tensions, le corps se débarrasse de tout.
Yel soupire, vite, fort. Je me retourne, et regarde Dylan, un électron libre. Je la suis des yeux, son dos, ses mouvements élastiques et sauvages sous son uniforme. Je souris, et je lui cris sans lui crier que c’est notre porte de sortie, cette explosion, ce chaos de l’ordre. Oui voilà notre porte de sortie, tu entends ?, notre beauté, et moi je veux de la beauté, longtemps, longtemps, longtemps, longtemps, longtemps, LONGTEMPS !

« -Si vous avez des capes vous les retirez immédiatement. Si c’est une potion on va attendre bien sagement qu’elle arrête de faire effet. Le temps que votre potion se dissipe, vous allez me faire le plaisir de ramasser ce que vous avez mis par terre. ».

Yel a un livre dans la main quand cette voix éclair à tonner dans le silence. Malena se retourne, et, devant la porte de la réserve, un professeur se tient droit, inébranlable, sûr de lui. Sans le vouloir, yel pense à Dylan. Elle risque gros, yel le sait, elle le sait. Mais est-elle assez forte pour y faire face maintenant ?

Il ne faut pas fuir, il ne faut pas courir dans les couloirs pour lui échapper à ce représentant de l'ordre. Tss. Je jette le livre, et de mes mains, envoie valser une étagère sur le sol. BOUM. Un bruit de dieu. J’espère avoir toute l’attention du professeur, le professeur sur les Moldus. Le spectacle n’est pas terminé.

Yel prépare un livre dans sa main, et vise le jeune professeur. Pendant ce temps, l’effet de la potion commence à disparaître.

« - Ramasser ? Sagement ? Je ne sais pas, non je ne sais pas. Tu es dans ton droit, c’est sûr, je veux dire que c’est toi le professeur, toi qui représente l’ordre dans ce château. Mais pourquoi tu viens ici ? Tu ne veux pas nous laisser ? Enfin, je ne sais pas, pas toi ? Moi je ne sais pas. Pourquoi arrêter ? Je vais te cracher la vérité à la face. T'as l'air tout coincé dans ton petit corps. »

Yel colère réapparait complètement dans l’obscurité, un regard de braise, un regard noir. Non, yel ne veut pas. Alors, yel lui jette le livre en pleine figure.

Qui, entre la liberté et l'ordre sera plus fort ce soir ?
Folie.
Revenir en haut Aller en bas
Théodore Winderfelt
avatar
Serpentard
Serpentard
Spécialité(s) : Permis de Transplanage
Occlumens
Animagus : Mamba noir


Re: Infiltration dans la réserve

Message par : Théodore Winderfelt, Lun 18 Mai 2015 - 17:05


Théodore laissait son regard planer sur la pièce ''vide''. Un silence presque religieux régnait à présent lorsque, soudain, un livre s'écrasa de nouveau sur le sol. Puta** mais ils le faisaient exprès ? N'avaient-ils pas compris qu'ils risquaient gros là ? Décidément toutes les connexions ne se touchaient pas dans leur petit cerveau. Boum. Une étagère venait de s'éclater contre le sol à son tour. Là, c'était de la provocation à l'état pur. Le gamin n'était pas très fin, il n'arrangeait pas son cas là. D'ailleurs sa potion commençait à s'estomper. C'était quoi ? Un mec ? Une meuf ? Il ne voyait que des brides de son visage trop androgyne pour être reconnu. « Ramassez ? Sagement ? Je ne sais pas, non je ne sais pas. Tu es dans ton droit, c’est sûr, je veux dire que c’est toi le professeur, toi qui représente l’ordre dans ce château. Mais pourquoi tu viens ici ? » Levant les sourcils, Théodore se demanda rapidement si le jeunot se foutait de sa gueule ou s'il était réellement débile. « Tu ne veux pas nous laisser ? Enfin, je ne sais pas, pas toi ? Moi je ne sais pas. Pourquoi arrêter ? Je vais te cracher la vérité à la face. T'as l'air tout coincé dans ton petit corps. » Un livre se mit à voler directement vers le visage du brun qui l'évita de justesse. Ok. Là il dépassait les bornes. Le professeur voyait clairement l'élève à présent, la potion ne faisait plus effet. Il quitta donc le bois de la porte pour traverser la pièce et attraper l'élève par le bras. Ses doigts de pianiste entouraient avec force le biceps maigre du garçon. Oui parce que ce n'était clairement pas le corps d'une fille. Son visage lui revint enfin. « Kane, arrêtes ton cinéma. Qu'est ce que tu fou là ? Tu sais s'que tu risques ? » Il le secouait légèrement tout en disant ses mots. Théodore n'aimait pas être désagréable avec ses élèves, il était plus pédagogue que tortionnaire.

Un bruit attira son attention, quelqu'un venait d'ouvrir la porte. Mer**. Le deuxième élève devait s'être barré. Levant les yeux au ciel, Théodore se mit à tirer Malena en dehors de la réserve non sans sentir la fameuse veine pulser sous la peau de son cou. Il était en colère, très en colère. L'enseignant força le jeune bleu et bronze à s'asseoir sur une des chaises de la bibliothèque avant de prendre place face à lui. Poussant un soupir après avoir croisé ses bras sur le bois de la table, le professeur d'étude des moldus énonça d'une voix claire. « Je pourrai t'exclure de Poudlard pour tout ce que tu viens de faire. - Il s'arrêta un instant, ancrant ses yeux d'émeraude dans ceux de l'adolescent. Je veux te voir ici dimanche à 9h, tu vas ranger tout le bordel que tu as mis dans la réserve. - Il se tenait bien droit sur sa chaise, il savait d'avance que sa prochaine question ne servirait à rien puis l'élève ne dénoncerait certainement pas son ou sa camarade, mais il se devait de la poser quand même. C'était qui avec toi ? Réponds moi ou je retire 30 points à Serdaigle. »
Revenir en haut Aller en bas
Invité
avatar
Invité

Re: Infiltration dans la réserve

Message par : Invité, Lun 18 Mai 2015 - 17:29


Ils étaient comme dans un rêve. Un chaos général, une énergie humaine aussi puissante qu'une bombe, qui explosait en emportant tout sur son passage. Elle ne s'était jamais sentie aussi libre, aussi vivante. Elle avait l'impression qu'elle pouvait tout faire, qu'elle était irrésistible et invincible, que rien ne pouvait l'atteindre, et, par-dessus tout, qu'elle s'était enfin affranchie de l'éducation de ses parents. Elle ne savait pas vraiment si c'était bien ou mal, mais elle était plus légère, plus vive. Elle eut une pincée de honte en pensant aux livres, aux années de recherches qu'ils avaient demandés, aux histoires confinées dedans et qu'ils faisaient voler en éclats en une poignée de secondes. Mais son égoïsme naturel reprenait le dessus, et elle ne pouvait s'empêcher de laisser cette fameuse liberté recouvrir en un clin d’œil cette culpabilité qui, de toutes manières, ne la quittait jamais réellement.

- Si vous avez des capes vous les retirez immédiatement. Si c’est une potion on va attendre bien sagement qu’elle arrête de faire effet. Le temps que votre potion se dissipe, vous allez me faire le plaisir de ramasser ce que vous avez mis par terre.

La voix nouvelle lui fit l'effet d'une claque. Elle tressaillit, arrêta son geste en plein vol. La peur l'envahit, lui tordit le ventre, lui noua les tripes. Ce n'était pas la même peur que tout à l'heure - une peur enfantine, d'inquiétude face à l'inconnu, de crainte face au dédain du règlement. Non, là, c'était une peur panique. Un professeur. Comment avait-elle pu ne pas y penser ? Comment avait-elle pu songer une seule seconde qu'ils seraient seuls jusqu'au bout de leur nuit ? Elle ne pouvait pas rester ici. Elle ne pouvait pas tirer un trait sur seize ans d'efforts ininterrompus pour ça, pour une nuit, quelques minutes, aussi parfaits furent-elles. Elle ne pouvait pas ; elle ne pouvait plus. Ses jambes flageolèrent, et elle posa sans bruit le livre qu'elle tenait à la main à terre. Ils allaient être sévèrement sanctionnés, et rien que cette idée fit grimper les larmes au bord de ses yeux. Elle se força à respirer, à se concentrer, à trouver une solution. C'est ce moment que choisi Mal pour jeter un ultime livre contre une étagère, qui s'écroula. Un bruit énorme, et, soudainement, Dylan comprit. Il lui donnait une dernière chance ; elle pouvait partir. Et le laisser là ? Hors de question. Mais c'était si tentant... Elle pouvait se glisser derrière le professeur, et regagner son dortoir au plus vite. Elle en était capable, elle savait courir, elle était discrète. Mais Malena ? Était-elle assez égoïste pour le laisser ici ? Elle connaissait la réponse, et ça la terrifiait. Peut-être encore plus que de constater que la potion n'avait plus d'effet sur son ami. Son visage retrouvait la lumière, la vie, et l'abandonnait dans cette immensité d'inconnu.

- Ramasser ? Sagement ? Je ne sais pas, non je ne sais pas. Tu es dans ton droit, c’est sûr, je veux dire que c’est toi le professeur, toi qui représente l’ordre dans ce château. Mais pourquoi tu viens ici ? Tu ne veux pas nous laisser ? Enfin, je ne sais pas, pas toi ? Moi je ne sais pas. Pourquoi arrêter ? Je vais te cracher la vérité à la face. T'as l'air tout coincé dans ton petit corps.

Oh, Malena. Elle serra les lèvres. Ne pouvait-il pas se taire et être un lâche, comme elle ? Fallait-il vraiment qu'il joue les héros et soit aussi dédaigneux de toutes lois, de toutes règles ? Elle tremblait comme les feuilles qu'elle venait de faire voler dans l'air soudainement glacé de la pièce. Elle avait froid, et elle hésitait, consciente qu'il fallait qu'elle prenne une décision et qu'elle aussi, serait rendue au monde très bientôt. Elle ne devait son salut qu'au fait qu'elle avait bu après son ami, mais son temps était le seul compté, désormais.

- Kane, arrêtes ton cinéma. Qu'est ce que tu fou là ? Tu sais s'que tu risques ?

Et elle savait aussi bien que lui. Elle essaya de croiser le regard de Malena, mais la barrière entre l'invisible et le réel les séparait. Elle ferma les yeux, un millième de seconde, en s'en voulant terriblement. Elle le lui revaudrait, un jour. C'était sa promesse, et elle n'avait pas l'habitude de les rompre. Elle souffla un "Désolée" dans son esprit, mais qui ne parvint pas jusqu'à Malena. Elle se glissa, rapidement et silencieusement, derrière le professeur qui avait empoigné Mal. Elle poussa la porte, ce qui fit un bruit qu'elle perçut comme mille fois amplifié. Elle jeta un coup d’œil derrière son épaule, croisa le regard de Malena. Enfin, croiser, c'était beaucoup dire - elle, elle croisa son regard à lui, mais son regard à lui la transperça comme si elle n'était pas là. Et elle n'était pas là, elle était invisible, comme effacée de la surface du monde - sa promesse à lui, au tout début. Elle força son fameux égoïsme à la pousser hors de la Réserve, à traverser la bibliothèque désert et qui lui semblait effrayante, maintenant qu'elle était seule, et à déboucher sur le couloir en laissant des larmes de honte couler sur ses joues.

Fin du RP.
Revenir en haut Aller en bas
Julian Neil
avatar
Gryffondor
Gryffondor
Spécialité(s) : Aucune spécialité enregistrée actuellement.


Re: Infiltration dans la réserve

Message par : Julian Neil, Mar 21 Juil 2015 - 14:47



PV avec Holly Tabatha Cayne.

A deux heures du matin, dans le dortoir des Gryffondors, régnait un calme apaisant. A cette heure tardive, tout le monde dormait paisiblement. Seul le bruit du vent contre les fenêtres échappait au silence de cathédrale installé dans la pièce. Toutefois, des bruits sourds et irréguliers rompirent la tranquillité habituelle de ce dortoir peuplé de lits à baldaquins. En effet, Julian se débattait. Seul. Enfin, contre ces draps. Ses poings et jambes frappaient dans le vide, brassant ainsi de l’air, dans un effort inutile et certainement épuisant. Ses yeux clos témoignaient de son état de somnolence à l’évidence perturbé par un cauchemar. Et après quelques minutes d’agitations…

BOUM.

- Aïïïïïïe.

Le jeune argentin se réveilla brusquement au pied de son lit, émergeant d’un état quasi-comateux. De la sueur froide coulait sur son visage et le long de son dos. Respirant bruyamment comme s’il venait d’accomplir un effort physique, il regarda autour de lui et, progressivement, réalisa ce qui lui était sans nul doute arrivé. Reprenant son souffle, il resta un instant sur le sol froid et dur du dortoir des Lions, puis se releva délicatement pour ne pas réveiller ses camarades. Etouffant de chaleur, il retira sa chemise de nuit avec indolence et la jeta sur son lit.

Physiquement, le jeune sorcier ne ressemblait à ce moment à rien. Ses cheveux bruns étaient complètement ébouriffés par une lutte acharnée contre ses draps, tandis que ses yeux fatigués étaient cachés par des cernes assez gros pour balayer le sol. Son état de fatigue se lisait aisément sur son visage crispé par tant d’efforts physiques. Bref, en somme, il ferait même fuir un aveugle. Lui qui habituellement était plutôt mignon et avait également du charme…

Une fois son souffle reprit, Julian décida d’aller prendre l'air dans les couloirs du château : il étouffait dans cette pièce. De surcroît, il savait pertinemment qu’il n’arriverait pas à retrouver le sommeil. Prenant un t-shirt au hasard dans ses affaires, il l’enfila, puis se rendit dans la salle commune des Gryffondors. Personne ne s’y trouvait à cette heure tardive : au moins, personne n’allait l’empêcher de sortir en douce. Néanmoins, perplexe, il n’avait aucune idée d’où se rendre. Les portes du château étant fermées, il ne pouvait pas donc se rendre dans le parc. Voulant braver l’interdit jusqu’au bout, le jeune argentin décida de se rendre dans la réserve de la bibliothèque pour y lire des livres qui lui étaient jusque-là inconnus. Décision prise, il sortit sans un bruit de la salle commune et se retrouva dans les couloirs de Poudlard.

- Lumos.

Un brin de lumière s’échappa de sa baguette magique, lui permettant de voir où il allait dans les sombres corridors du château, non sans quelques peines. La peur au ventre, le jeune sorcier ne croisa personne, ce qui le laissait d’ailleurs très dubitatif. Personne ne surveillait les couloirs la nuit ? Cela l’arrangeait bien à l’heure actuelle. D’habitude très calme et sérieux, il était assez étrange pour Julian de se balader de la sorte dans les couloirs du château en pleine nuit afin de se rendre dans un lieu interdit, à savoir la réserve de la bibliothèque. Il n’avait pas pour habitude de se faire remarquer, mais il trouvait tout de même cela excitant. Pour une fois qu’il faisait quelque chose d’interdit…

Arrivé devant la bibliothèque, il poussa bêtement la porte en chêne pour l’ouvrir, en vain.

- Zut. Alohomora !

La porte se déverrouilla dans un cliquetis strident, puis grinça bruyamment en s’ouvrant. Bon, la discrétion, c’était pas encore ça… La grandeur de la bibliothèque apparut alors devant le jeune argentin, admiratif devant ce silence de cathédrale et la paix qui régnaient dans cette vaste pièce. Il franchit le seuil de la porte puis referma délicatement cette dernière derrière lui. La pièce était alors toute à lui. Des dizaines si ce n’est des centaines de rayons en bois gardaient des milliers de livres. Une odeur de vieux parchemin caressait les narines du jeune sorcier qui alors se sentait bien. Ce dernier commença à se balader dans les rayons, caressant la couverture des livres, les yeux brillants face à ces derniers. Il pourrait rester des années dans cette pièce, se nourrissant de multiples et diverses lectures. Le décor donnait une réelle authenticité au lieu qui dégageait un sentiment de calme. Enfin, après avoir parcouru de nombreux rayons, Julian aperçut au fond de ceux-ci la grille qui le séparait de la réserve dont l’accès lui était interdit.

Il hésita un instant. Au-delà de la peur de se faire remarquer, il avait peur de ce qu’il pouvait trouver dans cette réserve. Des rumeurs circulaient à propos de certains livres qui s’y trouvaient. Le jeune brun respira un grand coup, puis après avoir déverrouillé la grille, il la poussa et se rendit alors dans ce lieu qui lui était inconnu…

Revenir en haut Aller en bas
Holly Tabatha Cayne
avatar
Gryffondor
Gryffondor
Spécialité(s) : Aucune spécialité enregistrée actuellement.


Re: Infiltration dans la réserve

Message par : Holly Tabatha Cayne, Mar 21 Juil 2015 - 20:24


Plusieurs mois séparaient maintenant l'ensemble des membres de la communauté magique des derniers événements qui l'avaient ébranlé. Durant ce temps, Holly n'avait cessé de s'interroger. Que se tramait-il ? Le Poudlard Express avait déraillé, des attentats avaient secoué Londres, sa vile natale, et surtout, leur Directrice était tombée, raide morte, devant les yeux de centaines d’élèves et membres du corps enseignants effarés, confus, déboussolés. Et ce silence... La jeune gryffone avait beau eu dépouillé chaque journal de presse ; aucun journaliste ne semblait faire son travail comme il le devait. Les informations restaient superficielles, n'évoquant que les faits dans les grandes lignes. Aucun article de recherche, aucune réflexion... Le néant.  

A cela, s'ajoutait la mise en place du nouveau directeur de Poudlard, avec son armada de règles et sutout, surtout son club ultra élitiste auquel la jeune fille n'avait jamais été conviée. Rage ! Ceci rajoutait au désarroi et le manque de compréhension de la jeune fille du monde qui l'entourait. Que se passait-il vraiment ? Que pouvait-elle faire pour tenter d'y voir plus clair ?

L'idée avait germé petit à petit. La rouge et or s'était remémoré certaines discussions avec ses grands-parents sorciers, qui connaissaient l'Histoire. Elle se rappelait dans les grandes lignes les récits de son grand-père au sujet de la bataille de Poudlard, de l'opposition entre l'équipe de Harry Potter et les Aurors contre le Seigneur des Ténèbres et des Mangemorts. Quelles conclusions fallait-il tirer du retour de ces derniers ? Pourquoi se reformer si le Seigneur des Ténèbres a été vaincu il y a plus d'un siècle de cela ?

Pour comprendre le présent, Holly ne voyait que peu de solutions. La première étant : recourir à l'histoire pour tenter de comprendre le présent. C'est pourquoi l'adolescente s'était mis en tête de parcourir avec acharnement les livres d'histoire et autres bouquins sagement confinés dans le temple de la connaissance, autrement dit la bibliothèque. Y aller de nuit lui était apparu comme une évidence : on ne savait jamais trop à quoi faire confiance. Et, selon ses recherches, elle aurait vite fait d'être remarquée et dénoncée par d'autres étudiants. Après tout, comment savoir à qui faire confiance dans ce château? Mais surtout, selon les nécessités, elle n'aurait pas le loisir d'accéder aux livres qu'elle désirait : ceux confinés dans la réserve. Et effet, cette dernière était uniquement réservée aux élèves de 7ème année. Il ne fallait pas déconner, Holly n'allait pas attendre deux ans avant de pouvoir y accéder.

Pour toutes ces raisons, la jeune fille avait mis en place un stratagème. Elle attendit d'abord, au risque de s'endormir elle aussi, que toutes ses camardes de Gryffondor aient fermé l'oeil. On ne vous mentira pas, Miss Cayne dut lutter en plusieurs reprises contre de sérieux assoupissements. Pour se maintenir éveillée, elle se mordait l'intérieur des joues. Une fois certaine que les autres adolescentes étaient bel et bien assoupie, elle sortit de son lit dans la plus grande discrétion. Avant de quitter le dortoir, elle prit le temps de retirer sa chemise de nuit, qui cachait des vêtements neutres. A comprendre comme ne faisant aucunement référence à sa maison. Ne sait-on jamais, si elle devait croiser quelqu'un dans les couloirs, autant que l'on puisse l'identifier le moins possible... Elle agrippa son sac à dos, sa baguette et sortit du dortoir à pas de loup.

A sa grande surprise, tant la Salle Commune que les couloirs qui la menèrent à la bibliothèque étaient déserts. Elle s'était imaginé qu'en période de réglementation stricte, les contrôles auraient également davantage de place. Il n'en était rien. Arrivée devant la porte de la bibliothèque, elle prit le soin de jeter un œil autour d'elle par précaution avant d'agiter sa baguette. Une fois la porte ouverte, elle s'engouffra rapidement et sans bruit avant de refermer la porte tout autant discrètement.

Comme il n'était pas encore très tard et qu'elle s'attendait à être débusquée, elle préféra commencer ses investigations au rayon des livres d'Histoire de la Magie. Elle choisit quelques monographies telles que L'Histoire de Poudlard, un essai sur les nombreuses batailles ayant opposé le bien et le mal au cours de l'Histoire et encore bien d'autres. Au cours de ses découvertes, elle faisait crisser sa plume sur des morceaux de parchemin tirés de son sac. Cette manœuvre l'occupa jusque vers 1h du matin. Lorsqu'elle fut bien sûre que plus personne ne viendrait la déranger, elle se déplaça en direction de la Réserve.

Y pénétrer ne fut pas si difficile. Elle lança un #Alohomora confiant et le grillage s'ouvrit en cliquetant. L'adolescente ressentit alors un frisson lui parcourir l'échine, l'adrénaline montait. La pièce était lugubre et humide. Une drôle d'idée pour la conservation des bouquins. Elle ne savait pas si ce sentiment venait d'elle, mais l'atmosphère qui régnait dans la pièce lui donnait envie de partir en courant. Néanmoins, la fillette respira un bon coup et referma la porte derrière elle. Elle parcourut les livres et sélectionna ceux qui lui paraissait intéressant, selon l'appel de son intuition. Progressivement, la peur ne lui tenait plus le ventre et Holly commença à se perdre dans ses lectures.

Cela devait bien faire une heure que la jeune fille était assise bien droite dans un coin de la réserve lorsqu'elle entendit la porte de la bibliothèque s'ouvrir en grinçant.

*Par Merlin !*

Dans des mouvements rapides et précis et successifs, la Gryffone éteignit sa baguette, remis les livres en place et rangea ses documents dans son sac à dos. Elle se déplaça silencieusement dans la pièce pour se tapir dans le coin le plus sombre. Elle espérait vraiment que la personne n'avait pas eu la même idée qu'elle. N'osant plus respirer, cramponnée à sa baguette qu'elle brandissait droit devant elle, l'étudiante répétait inlassablement dans sa tête les différents sorts qu'elle pourrait être amenée à jeter dans un avenir proche. Ce dernier semblait d'ailleurs le devenir de plus en plus au rythme des pas qui s'approchait.

*Nom d'un goule, faites qu'il parte ! *


Ses espoirs ne purent pas davantage être satisfaits lorsque la grille se déverrouilla, qu'elle bougea sous le coup de l'intervention d'une humain.  Puis, Holly vit apparaitre une silhouette débraillée dans la semi-pénombre.  A ce moment-là, elle se rendit compte qu'elle avait laissé, dans la précipitation, son sac au milieu de la pièce... Elle était faite, c'est sûr !
Revenir en haut Aller en bas
Julian Neil
avatar
Gryffondor
Gryffondor
Spécialité(s) : Aucune spécialité enregistrée actuellement.


Re: Infiltration dans la réserve

Message par : Julian Neil, Mer 22 Juil 2015 - 18:22


L'atmosphère dans laquelle pénétrait Julian était bien plus qu'étrange. Il régnait un véritable contraste entre la pièce principale de la bibliothèque et, au fond de celle-ci, la réserve. Cette dernière paraissait lugubre et l'odeur nauséabonde d'humidité avait remplacé celle des vieux parchemins, au grand désarroi du jeune argentin. Les rayons en vieux et sombre bois n'avaient pas un air rassurant, tout comme les livres poussiéreux qui s'y trouvaient. L'obscurité était omniprésente, à tel point que le jeune sorcier ne pouvait pas voir à plus de trois mètres devant lui. Néanmoins, il aurait juré avoir vu un rat sur un des rayons, témoignant de la salubrité de la pièce. Le silence de cathédrale qui s'était poursuivi de la bibliothèque à la réserve n'avait plus les mêmes vertus reposantes et apaisantes : au contraire, ce silence là était inquiétant. Le jeune sorcier, submergé par le stress, fut pris de bouffées de chaleur et sa respiration devint haletante. Comme si le cauchemar qu'il avait fait ne lui avait pas suffit, celui-ci se poursuivait, n'arrangeant rien à son anxiété déjà débordante. Finalement, aller dans la réserve de la bibliothèque en pleine nuit n'avait pas été la meilleure idée du jeune brun qui s'y trouvait.

Retrouvant peu à peu son calme, Julian ne perdit pas de vue son objectif en venant ici : découvrir ce qui lui était caché dans ce château. Partisan d'une liberté inconditionnée, il n'acceptait pas que certaines parties de Poudlard lui soit interdites, à plus forte raison lorsque ces lieux n'étaient pas dangereux. Le jeune sorcier fit un pas dans la réserve, lâchant la grille qu'il tenait depuis plusieurs minutes. Cette dernière se ferma bruyamment, faisant sursauter notre jeune délinquant qui ne s'y attendait pas. Ce dernier posa un doigt sur le rayon le plus proche, et regarda celui-ci alors plein de poussière. La fréquentation de cette réserve ne devait pas être très élevée, étant donné l'incroyable manque d'hygiène qui s'y trouvait. Tant pis pour le jeune argentin !

Avançant lentement dans les rayons, Julian observait les différents ouvrages dont les titres étaient plus ou moins visibles en fonction de la quantité de poussière s'y trouvant. S'emparant de l'un d'eux nommé "Des grandes noirceurs de la magie", il l'ouvrit et, éclairé de sa baguette magique, commença à le lire pour faire passer le temps, en l'occurrence en attendant l'aube. Rapidement lassé, il le reposa et continua à marcher entre les rayons, observant autour de lui, perplexe. Puis...

BOUM.

Deuxième chute en moins d'une heure. Si Julian ne sortait pas de cette bibliothèque avec des bleus sur le corps, ce serait un miracle ! Se frottant doucement le crâne, le jeune argentin se redressa et regarda autour de lui, dans le but de trouver l'obstacle sur lequel il avait trébuché. Butant sur un objet, il le souleva et tomba nez à nez avec un sac à dos. Qu'est-ce qu'un sac faisait par terre dans la réserve ? Pas plus stressé que cela, le jeune sorcier pensa tout d'abord qu'un élève l'avait oublié ici avant de quitter la réserve. Une autre solution plus inquiétante s'offrait à lui, solution à laquelle il ne voulait pas penser. Peut-être que quelqu'un se trouvait aussi dans la réserve ? La probabilité était faible, mais cette hypothèse restait une éventualité inquiétante aux yeux du jeune brun. Depuis le temps qu'il se trouvait dans la bibliothèque, il s'en serait bien rendu compte...

Tenant sa baguette le bras tendu devant lui, Julian décida de faire le tour de la réserve pour vérifier que personne n'était là. La peur le gagnait peu à peu : il essayait de ne pas respirer bruyamment, en vain, tandis que des gouttes de sueur perlaient son front. Anxieux, il fit demi-tour et s'engagea dans un nouveau rayon de la réserve, s'attendant à tout moment à tomber nez à nez avec quelqu'un, en priant pour que ce ne soit pas un membre du personnel du château, comme le concierge. Arrivé au bout du rayon dans lequel il était engagé, il tourna à droite. Son coeur rata alors un battement : le mystérieux intrus était là. Il fut rassuré en observant que c'était une élève, a fortiori une Gryffondor qu'il avait déjà vue dans la salle commune, malgré qu'il ne la connaisse pas. Dans l'obscurité, la peau pâle de la jeune adolescente ressortait, sans compter sur ses yeux étrangement rouges qui l'observaient. Julian réalisa alors que son apparence physique était plus que déplorable, mais il n'y prêta aucune attention. Julian reprit son souffle, rassuré de ne voir qu'une simple élève de sa maison. Un silence pesant s'était néanmoins imposé entre les deux Gryffondors qui s'observaient, en attendant que l'un deux brise le silence. Le jeune homme prit alors le pas, d'un ton assuré :

- Euh... C'est assez étrange de tomber sur quelqu'un ici, et surtout à cette heure. T'es qui ?

Le jeune argentin remarqua qu'il avait demandé ceci avec un petit peu trop d'agressivité. Il espérait ne pas avoir brusqué la jeune fille qui se trouvait en face de lui.

Revenir en haut Aller en bas
Ebenezer Lestrange
avatar
Serdaigle
Serdaigle
Spécialité(s) : Permis de Transplanage


Re: Infiltration dans la réserve

Message par : Ebenezer Lestrange, Dim 23 Aoû 2015 - 16:34




Avec Hugh Dey

Demain, c'était le dernier jour avant les vacances, la fin de la sixième année et l'annonce d'un nouvel été de squat chez les benêts. Sauf que ça ne le réjouissait pas tant que ça. Parce que tous ses meilleurs amis avaient fini leur septième année alors que lui en avait encore pour un an dans cette école qui faisait de moins en moins rêver. Pour marquer le coup, ils avaient quand même prévu un plan génial avec Morgan. Le FLBM allait enfin agir et montrer à tout le monde à quel point les boursouflets étaient des mini-armes sur pattes tellement ses bestioles étaient grouillantes, nombreuses et pas très ragoutantes. Parce qu'il fallait le préciser, Ebenezer trouvait les créatures moches et s'il avait demandé que des violets à sa sœur, c'était surtout pour la faire galérer.

Ils avaient tout soigneusement préparé. Il avait écrit la lettre en s'appliquant comme jamais pour être sûr que personne ne le grillerait et Morgan avait été à la pêche au hibou. Sans compter les brouillons sur lesquels ils avaient travaillé, la logistique, le transport et le stockage de 340 boursouflets. Jusqu'à là, il n'y avait eu aucun accro et ils espéraient juste que ça continue car c'était ce soir que tout allait se jouer. En effet, pendant que Morgan irait faire un tour dans la salle des profs, lui s'occuperait du temple des livres où les rongeurs étaient tout sauf invités.

Ça n'étonna pas grand monde de le voir encore en train de tourner dans la salle commune vers les quatre heures du matin. Déjà parce que sa réputation de noctambule le précédait et puis surtout parce que tout être humain normalement constitué dormait à cette heure-là. Il avait fourré 150 boursouflets dans son sac qu'il avait fait taire d'un coup de baguette. Il rabattit la capuche de son sweat moldu sur sa tête. Habillé comme ça, on ne risquait pas de le reconnaître. Il ajusta son sac en bandoulière, pria vite fait merlin pour que son excursion se passe bien et disparut dans les couloirs.

En bon Serdaigle, il connaissait le chemin de la bibliothèque par cœur. Il prit cependant des détours pour être sûr qu'il n'était pas suivi et ne croisa âme qui vive, juste des fantômes. Au bout d'une vingtaine de minutes, il se décida à y aller. Descendant et remontant quelques escaliers, il se faufila jusqu'à la porte dans le plus grand silence. Il mit la main sur la poignet et l'enclencha le plus doucement possible. La porte grinça tout de même, arrachant une grimace au brun. Ne voulant pas faire plus de bruit, il  l'ouvrit juste assez grand pour qu'il puisse y entrer et ne la referma pas.

La pièce n'avait même pas besoin d'être éclairée, les fenêtres qui tapissaient les murs faisant pénétrer la lumière de la lune. L'endroit était parfaitement vide. Nickel. Il n'avait plus qu'à ce choisir un rayon pour relâcher tous ses locataires de sac. Parcourant les rangées d'ouvrages, il ne put s'empêcher d'ouvrir un ou deux bouquins pour les feuilleter et de déchiffrer les titres d'une dizaine d'autres. Finalement, ses pieds le menèrent jusqu'à la réserve, section presque exclusivement à l'élite qui n'avait rien de reluisante. Il avait lu presque tous les livres intéressants du lieu, que ceux-ci se fassent ronger ne le dérangeait donc pas.
Revenir en haut Aller en bas
En ligne
Hugh Dey
avatar
Personnel de Poudlard
Personnel de Poudlard
Spécialité(s) : Métamorphomage
Permis de transplanage
Manumagie (niveau 2)


Re: Infiltration dans la réserve

Message par : Hugh Dey, Lun 19 Oct 2015 - 23:04


[Avec un tout petit peu de retard...]

Je me frottais les yeux et je marchais comme un zombie dans les couloirs de l’école. Je voyais pas à quoi ça servait de faire autant de rondes la nuit. Déjà parce qu’on me taxait d’être inefficace le jour, mais c’était normal, puisque j’avais pas le droit de pioncer. Et en plus, je choppais jamais personne. Ca m’était certes arrivé quelques fois, seulement j’avais toujours eu le don de les laisser partir. En même temps, pourquoi les punir ? Après c’était à moi qu’allait revenir le privilège de faire la retenue… Et franchement, me coltiner encore plus d’élèves dans la journée, non merci.

Finalement, c’était pas trop mal les rondes la nuit du coup. Ca voulait dire que je pouvais faire ce que je voulais et sans que personne ne me voie. Le seul souci, c’était encore de le faire dans le noir. Parce que j’étais pas nyctalope moi (je le savais bien que t’étais une sal*pe), et sinon je me prenais un peu trop facilement les murs. Comme j’aimais bien dandiner un peu du fion dans les couloirs, juste pour montrer à quel point je pouvais me foutre du règlement, il était important que je sache où j’avais le droit d’avancer. Mais avec la lumière, on risquait de me repérer ! Surtout les tableaux là… Tsss, s’ils étaient pas uniquement peints, je les soupçonnerai de prendre des photos et de les diffuser dans l’intégralité du monde moldu vu comme tout le monde me regardait bizarrement. Même dans la rue, quand j’étais un parfait inconnu.

Bref, du coup j’avais trouvé un bon compromis. J’allais dans un endroit où j’étais sûr de trouver personne : la bibliothèque. Moi déjà, j’y allais jamais quand j’étais gosse et j’avais pas compris l’intérêt d’en avoir une dans l’école. Ca servait à rien les bouquins après tout. Par contre, ça présentait un avantage énorme : dans la réserve, y avait pas de table mais une grande allée centrale où je pouvais faire tout ce que je voulais. Notamment courir, sauter, et, en espérant d’aller tout droit, éviter toutes les étagères. Du coup c’est ce que je faisais.

Mais d’un seul coup je m’interrompais, parce que j’avais entendu un truc. Comme un grincement. Et ça me foutait un peu les chocottes. Alors j’avançais comme un aveugle, mais sans le bâton, donc en tâtonnant un peu partout, et je trouvai un renfoncement. Et là j’attendais. En fait ça allait, y avait plus de bruit après ça, mais j’étais quand même pas rassuré. En plus des tableaux, y avait aussi les fantômes qui pouvaient me voir, mais eux, ils étaient pas contrôlables. Il étaient morts mais c’était un peu comme des vivants aussi. Alors je pris le parti d’allumer ma baguette et de faire un petit tour de la réserve. Et là… Horreur, malheur ! Un élève ! Dis donc, je m’y attendais pas ! (En fait non, pas moi, mais la narratrice oui, et elle n’a aucun don pour me faire jouer convenablement alors je fais avec…)

« Tiens tiens… mais qu’est-ce qu’on fiche là à c’t’heure ? T’avais faim ? Tu voulais prendre ton petit dej ? Les bouquins ça se mange pas t’sais ! »
Revenir en haut Aller en bas
Ebenezer Lestrange
avatar
Serdaigle
Serdaigle
Spécialité(s) : Permis de Transplanage


Re: Infiltration dans la réserve

Message par : Ebenezer Lestrange, Mar 27 Oct 2015 - 15:35


Minute déontologique. Était-il moral de laisser une centaine de violettes boules de poils se faire des crampes d'estomac à cause de livres aux phrases indigérables ? Oui, non, pourquoi, vous avez deux minutes. Par simple curiosité, il fit le plan du sujet, dégagea un axe pas trop dur à argumenter et en conclut qu'il s'était fait repérer. Et m*rde !

- Tiens tiens… mais qu’est-ce qu’on fiche là à c’t’heure ? T’avais faim ? Tu voulais prendre ton petit dej ? Les bouquins ça se mange pas t’sais !

Il s'était fait avoir comme un gros débile, par un gros débile. Ça valait la peine de rester éveillé pendant des heures pour se faire chopper par Dey le Retardé. C'était limite la honte absolue vu la réputation que le concierge traînait avec lui.

- Si, si, ça se mange. répondit-il, distrait, à la recherche d'une excuse pour pouvoir se tirer sans rien.

Parce que ça avait été un peu son but de faire bouffer la bibliothèque entière par des créatures diaboliques et voraces qui pouvaient se gaver des fibres de cellulose du papier grâce à leurs diaboliques et voraces symbiotes. Ou pas, il partait un poil de boursouflet trop loin des fois. Bon, il allait faire quoi maintenant ? Avec 150 bestioles couinant de nouveau, son sort de silence n'ayant pas été renouvelé , dans son sac, il était tout sauf insoupçonnable. Une excuse donc...

- Je suis somnambule monsieur.

Air endormi pris sur le champ. Il bailla un bon coup, fit celui qui venait juste de se réveiller et qui s'étonnait à moitié de se retrouver là. Il aurait été en pyjama et sans son sac, ça serait peut-être mieux passé. Puis vu les cernes qu'il se trimbalait, dormir semblait pour lui un concept étranger. Trop tard pour trouver une nouvelle excuse plus potable. Plus qu'à espérer que le concierge soit aussi crétin pour tout gober. Au pire, il jouerait la carte du parfait Serdaigle qui ne pouvait supporter de passer une heure à faire autre chose qu'étudier.

Mais RJJ, alias Raptor Jesus Junior, descendant de RJ le Volant, en avait décidé autrement. Pour venger son parent ou tout simplement parce qu'un boursouflet, c'est un peu con, il décida que rester enfermé dans un sac, c'était pas cool. Puis il avait faim, son propriétaire n'ayant pas voulu investir dans des croquettes, genre très faim. Il aurait bien tourné cannibale mais ses camarades boursouflets avaient trop de poils et c'était pas bon pour le transit. Il se rabattit donc sur un bout de sac.

Le cuir de dragon, c'était dur à machouiller, voir quasi impossible à trouer. Sauf qu'Ebenezer n'avait pas eu envie de mettre des bestioles pas désinfectées dans son sac préféré. S'être rabattu sur un sac en toile fut sa première erreur de la soirée. La deuxième avait bien-sûr été de buller dans la réserve au lieu d'accomplir sa mission. Heureusement qu'il était le chef du FLBM et pas un subordonné, sinon il se serait fait taper sur les doigts. Mais revenons à nos veracrasses, le problème n'était pas là. RJJ n'avait pas de peau de dragon à rogner donc RJJ réussit son coup. Il avait fait joli petit trou. Avec ses talents de contorsionniste, il pouvait même passer à travers pour partir en quête de croquettes.

Une boule violette roula sur le sol avant de  se remettre sur ses pattes et de regarder à droite à gauche. Le brun mit un peu de temps à la remarquer, il faisait sombre donc le violet ne se voyait pas trop trop. Il shoota donc dedans sans faire exprès. RJJ émit le cri du boursouflet blessé et fit le mort sur le plancher pour qu'on ne l'embête plus. Regard consterné d'Ebenezer. Il allait finir par vraiment détester le violet.
Revenir en haut Aller en bas
En ligne
Contenu sponsorisé

Re: Infiltration dans la réserve

Message par : Contenu sponsorisé


Revenir en haut Aller en bas
Page 2 sur 5

 Infiltration dans la réserve

Aller à la page : Précédent  1, 2, 3, 4, 5  Suivant

Permission de ce forum:Vous pouvez 
Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
Harry Potter 2005 :: ~¤~ Académie de Poudlard ~¤~ :: Les couloirs :: Bibliothèque-

L'univers d'Harry Potter est la propriété de la Warner Bros ainsi que de J.K Rowling.
Tous droits réservés sur ce site ©Copyright HarryPotter2005. Affichage optimisé sous Firefox.