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Harry Potter 2005 :: ~¤~ Académie de Poudlard ~¤~ :: Le Parc
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Derrière un bosquet
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Mary Drake
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Re: Derrière un bosquet
Mary Drake, le  Dim 4 Juin - 8:37

Musicaaaaa ♪

Le cri qui s'échappe. La colère qui monte. Les mains qui se crispent, visage tordu de douleur. S'en est trop. Elle ne peut pas. Encore une fois. Un point, simplement, en réponse à des milliers de questions. Un simple point au milieu d'un parchemin. Avec une petite phrase, une phrase qui tue. Pourquoi maman. Pourquoi tu m'en veux ? Pourquoi as-tu envoyé ma sœur à Beauxbâtons. Pourquoi m'as-tu laissée ici alors que tu vois qu'à chaque fois que je rentre plus rien ne va. Pourquoi me dire que je ne suis qu'une moins que rien à tes yeux. Je n'ai rien fait. Juste exister. Pas par choix, c'est toi et papa qui m'ont construite. Je n'insinue pas que là résidait une bonne idée. Mais si tu savais Maman, le nombre de fois où j'ai pensé sauter. Les temps suspendus dans le vide, où il n'y avait plus que moi, la rage folle d'en finir. Si seulement tu le savais. Crois-tu que tu continuerais à ignorer mes questions ?

Y'a des moments où les gens en on marre
Mais toi c'est tout le temps
Mary
Y'a des moments où les gens marchent
Mais toi c'est tout le temps
Que tu tombe
Mary
Y'a des instants qui s'échappent
Et cette p*tain d'horloge qui te rattrape
Tous les jours
Avant de se fracasser
Sur ce crâne
-Le tient
Mary-

Je sais que je ne dois pas m'énerver. J'en ai tellement marre de m'emporter. C'est trop difficile pourtant. Je quitte la volière en courant. Le papier est froissé, en un coup de baguette, il finit par être déchiré. Un millier de petits morceaux qui s'envolent alors que je sors. C'est énervant d'être une page blanche, une histoire impossible à raconter. Puis tout ce que je souhaite, c'est juste un arrêt définitif des aiguilles. Une bonne fois pour toutes. Qu'elles terminent le ballet incessant. J'veux qu'elles se cassent, ces aiguilles. Pourtant à chaque fois que j'en casse, il y en a d'autres. Combien de temps me faudra-t-il pour tuer le temps, alors que c'est ce dernier que je veux détruire. Compliqué, incompréhensible. Il y a pas quelque chose qui veut bien être limpide. Ou insensée mais logique à mes yeux. J'en ai marre des questions.

Parce que tu sais Mary
Tu t'en es toujours trop posée
Peut-être que tout irait mieux
Si tu finissais pas arrêter
Peut-être que les mots arrêteraient de voler
Que les choses perdraient leurs couleurs
Mais faut faire un choix tu sais
Tu n'auras jamais rien sans rien
Hormis ce qui te tue
-Affronter chaque matin

Alors je continue ce que j'ai toujours fais, essayer de me remettre à courir, quand rien n'allait, c'est ça qui me permettait de fuir, et même si je tombais, je recommençais, parce qu'on apprend rien sans essayer, je suis simplement un bambin qui essaie de marcher. A la différence que pour eux, après le premier pas, ils savent. Courir, ce n'est pas comme le vélo. C'est quelque chose qui s'oublie. Avec un peu d'adrénaline pourtant, tout semble revenir. Et parfois – souvent même. Je sors. Je dis au-revoir, et je pars m’aérer le soir. Quand les lumières sont éteintes, que le couvre-feu est passé, je m'en vais en espérant avoir la nuit pour moi. C'est un souhait qui malheureusement ne se réalise jamais. A chaque fois, une bribe d'espoir. Puis je trouve une silhouette. Et je la rejoins. Je me dis qu'elle n'est pas là pour rien, même si secrètement j'espère qu'elle partira vite pour enfin être seule, avec idées noires et pensées sulfureuses. Malheureusement, aujourd'hui ne sera pas l'exception. Je continue à ne pas être plongée dans la solitude. Si je la repère, c'est à cause de la fumée. Pas très discret pour s'évader. Alors je m'approche En marchant, je tombe, en courant, j'oublie. Mais pourtant j'arrive jusqu'à elle.

Tu vois Mary
Elle, elle se pose pas de questions
Avec ses yeux verts
Et ses bracelets
Ce qu'elle fume
Au risque de se faire prendre
Comme si elle s'en fichait des conséquences
Tu vois Mary
C'est ça que tu dois faire
Ne plus réfléchir

Je sais pourtant que les apparences sont souvent trompeuses. Derrière un visage en larmes peut se cacher tellement de choses, comme une figure effrayante. J'en connais, de belles têtes, qui se sont révélées dévastatrices. Mais que dis-je. Destructrices. Comme la mort, attirante, qui a pourtant pris en otage celle pour qui je pouvais tout donner. Maman, aussi, avec sa blondeur et ses jolis yeux. Elle avait beaucoup d'atouts pour que je l'aime, elle. Trop utopiste l'idée. Chapelière et vipère. Aussi. Toujours. Elles ont crées à elles deux ce que je suis. Après je ne peux m'en prendre qu'à moi-même. Je n'avais pas à être là. A ne pas fuir, à trouver les choses intéressantes et intrigantes. A boire alors que tout semblait foutu. Il y avait un temps où la timidité prenait toujours le dessus après la curiosité. Puis celui où tout était effrayant. Je n'ose plus. Assise en face d'elle, je me demande ce que  je pourrais bien faire.

Pourtant y'a toujours le goût
Des nouvelles choses Mary
Alors tu pointes ton doigts vers ce truc
Que tu crois que tu ne sauras pas aimer
Et tu chuchotes quand je l'ordonne
-Est-ce que tu, je peux essayer ?
Avec tes grands yeux bruns innocents
Et ta belle naïveté
Malgré ce que tu veux prétendre Mary
T'es toujours aussi petite
Cette gamine de 11 ans apeurée
Qui voyait le train arriver
Et cette mère qui s'en fichait
De te voir t'en aller
Rien ne change
C'est toujours la même chose
Ne l'oublie pas
-Mary
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Re: Derrière un bosquet
Nyx Spero, le  Jeu 8 Juin - 3:41

Désolée pour la lourdeur du texte ><



Petite Musique Tristounette ~


Des pensées divergentes,
Un cœur chavirant,
L’obscurité étant réelle,
La lumière disparaissant…


Comment distinguer le bien du mal ? Est-ce humainement possible de distinguer le Blanc du Noir ? De faire le bon choix ? Une simple bonne décision dans cette misérable vie. Pourquoi tout devait toujours être aussi compliqué ? La vérité était-elle si compliquée à accepter pour la cacher ? La seule réponse pouvait seulement être affirmative. Les personnes veulent toujours la vérité, mais une fois qu’ils l’ont, ils ne la veulent plus et prennent la fuite. L’acceptation est une chose compliquée. La vie sans toi, aussi. Douce mélodie résonnant dans mes oreilles faisant battre mon cœur. A quoi penses-tu en ce moment même ? Sûrement pas à moi… alors que mon esprit t’appartient. Mon âme t’appartient.

Les choses devaient se passer autrement. Elles ne se sont pas passés comme je le souhaitais. Est-ce de ma faute ? Oui. Tout ce que j’ai fais, je le faisais mal pensant bien agir.
Mon esprit se referme.
Mon cœur aussi.
La douleur est présente.
Mon âme crie famine.

Que faire ? Aucune réponse pour m’aider. Alors je m’abandonne, essayant d’échapper à cette situation dont je ne contrôle rien. Rien du tout. Depuis le début.
Tes bras me manquent.
Tes yeux me manquent.
Ta voix me manque.
Tout me manque…

Un vide infini en moi qui ne sera jamais comblé. Que penses-tu de cela ? Sais-tu dans quel état tu m’as mise ? Non, tu ne le sais pas. Parce que moi-même je ne sais pas.


Le Déni.

La Douleur est présente,
La Lumière étant absente,
L’Obscurité se faisant de plus en plus intense,
Le Vide Eternel…


Des cicatrices laissées par hasard ayant tous leurs sens. Que faire ? Je m’abandonne dans les addictions d’un monde qui me parait si superficiel à première vue. Mensonges, souffrances, hypocrisies. Trois petits mots définissant ce monde vu de mon œil. Si imprévisible… Tout nous tombe dessus par hasard. Nous laissant le temps de rien. A quoi fallait-il s’attendre ? A tout. Tout signifiait rien. Paradoxe ? Oui. Comment « tout » pouvait définir « rien » ? Une question sans réponse. Une de plus. Ce n’était pas aussi simple. Il fallait s’attendre à tout. Mais lorsqu’on ne sait pas ce que le tout peut englober, comment s’attendre à quelque chose ? Alors, il vaut mieux, ne s’attendre à rien…

Des paroles qui n’avaient aucun sens. Une cigarette qui ne faisait pas encore son effet. Réfléchir lui faisait beaucoup trop mal. Ses pensées se croisaient et se recroisaient. Ne pouvait-elle pas arrêter de réfléchir l’espace d’un instant ? Etait-ce trop compliqué à faire ? Oui. C’était beaucoup trop compliqué. S’attendre à rien. S’attendre à tout. Oui. Comme cette petite voix qui avait surgit de nulle part, l’interrompant dans sa réflexion. Une nouvelle personne était venue jusqu’à elle. Savait-elle dans quel pétrin elle venait de se fourrer ? Non, elle ne le savait pas.

Tu la regardais sans un mot.
Une voix hésitante arrivant jusqu’à tes oreilles.
Des yeux marrons reflétant l’innocence.
La naïveté se lisant sur son visage.
Tu lui tendis le petit bâton déjà bien entamé.
Visage inexpressif.
Sourire manquant.
Tu t’en fichais.
Mais voilà que ton regard se posa sur une drôle de chose.
Un insigne de Préfet Brillant.


Son regard émeraudes se posa dans celui de la jeune demoiselle. Jamais vu auparavant. Mais elle était préfète d’après son insigne. Une préfète voulant fumer avec une élève inconnue ? Ouais, original. Pourquoi pas après tout… Fallait s’attendre à tout non ? La vie nous mettait face à de drôle de situation. Comme celle-ci. Un sourire en sa direction ? Non, pas la force pour ça. Pas le morale. Puis, elle n’était pas une Pouffy pour devoir être gentille avec tout le monde bout de champ. Elle n’avait aucune obligation pour paraître aimable. Alors, aucune importance. De plus, que c’était une préfète. Dernièrement, les préfets ça y allait. Il y avait d’abord eu Galway, ensuite Riri qui a débarqué à sa suite. Peter aussi, sans oublié Liskuvo. Drôles de bonhomme ceux-là. Alors, elle s’attendait à tout et à rien de la part de la jeune demoiselle devant elle. Qui était-elle ? Elle ne le savait pas.

- Une préfète voulant essayer la fumette… Plutôt drôle en soi, mais, je t’en prie, fais-toi plaisir. On a tous besoin d’évacuer un moment où l’autre.

Un sourire en coin accompagné d’un petit signe de tête. La voilà donc, en compagnie d’une préfète, sortit du néant. À se demander si elle avait un aimant à préfet caché sur elle… Mais bon, celle-ci paraissait déjà plus sympathique et moins chiantes que ceux déjà rencontré. Elle voulait fumer avec elle. C’était déjà un bon début. Puis, ça lui permettait d’arrêter de réfléchir à des choses qui n’en valaient pas la peine. Elle laissa tomber sa tête en arrière. Des choses insignifiantes oui. Parce qu’il y avait toujours pire dans ce monde. Elle ne connaissait encore rien. Alors, elle ferait mieux de se défoncer plutôt que de passer son temps à penser à des absurdités incohérentes. Elle décida alors, de reporter son attention sur la préfète, en la dévisageant de son regard émeraudes…
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Re: Derrière un bosquet
Mary Drake, le  Lun 26 Juin - 23:26

Là là làààà
Je vois pas où est la lourdeur t'sais

La première fois que j'avais pris le train, j'étais toujours pétillante. Je m'en souviens vraiment très bien. Malgré ce que certains êtres m'avaient fait, la curiosité prenait le dessus, j'avais peur, mais l'idée de découvrir ce monde nouveau me rendait folle. Je m'amusais à un point inimaginable, avec toutes ces pépites de magie que je décelais ici et là. Maman était sèche, raide, ne bougeait pas. Elle m'en voulait encore, je n'arrive pas à comprendre pourquoi. Ma sœur, elle, faisait de grands signes. Avec sa petite main. Je l'avais prise dans mes bras une bonne fois, en la serrant contre mon cœur. Elle m'avait saluée, papa ébouriffé les cheveux. Puis j'étais partie à la découverte de ce nouvel univers. Il y avait de la solitude, comme toujours, vu que les sorciers et les moldus n'étaient pas si différents dans le fond. La cruauté est toujours présente, peu importe où je vais, où j'allais, où j'irai. Puis les années ont filées, puis tout à changer. Ils n'étaient pas tous pareils. Non. Mais certains sont bien pires. Ils usent de la magie d'une façon perverse, pour détruire et ronger. Et je sais que ça provoque une certaine ivresse, un sentiment de puissance plutôt agréable... Jusqu'à ce qu'on s'en prenne à diverse reprise à vous, créature brisée.

Mais ça Mary
C'est parce que tu es faible
Une simple petite pomme
Un déchet,
Une moldue,
Un truc qui concrètement
Ne fera jamais rien
Dans sa vie
Mais ça Mary
C'est ce qu'Elle t'a dit
Personne ne m'avait regardé comme cela
Avec un simple dégoût
Alors que je n'avais strictement rien fait


Elle me regarde. Première fois, sans doutes pas la dernières. Ils sont beaux ses yeux. Je sais, c'est simple, idiot, ridicule. Ce que tu veux. Mais les yeux, ça a toujours été le reflet de quelque chose. Là j'y vois comme un paysage verdoyant... Non même pas. Une eau qui, avec les différents reflets paraît verte. Sauf qu'elle n'est pas limpide, plutôt trouble. Je vais pas plus loin, j'aime pas ça, fixer, avoir l'impression de dévisager. Je détourne vite le regard, pour le poser sur ce qu'elle me tend. Mais euh, comment on fait ? Maman ne savait pas expliquer, j'ai des millions de pourquoi sans réponses, des comment qui n'ont donc pas eu le temps d'apparaître. Alors savoir ça. Au pire je tousse comme une paumée et c'est bon, pas besoin d'aller plus loin. Je n'ai qu'à voir si je suis douée en mimétisme, puis si ça ne va pas, j'improviserai. J'inspire, ça rentre dans les poumons, j'aime pas trop ça. J'expire, de la fumée sort, je tousse. Un peu, un peu beaucoup. Je peux réessayer. Une fois, non. Après quelques bouffées je commence à comprendre le fonctionnement. Mais après réflexions, je n'aime pas tant que je l'aurais espérer. C'est pas grave. J'écrase sur le sol, et ça s'éteint. Une autre lueur qui meurt sans douceur.

Alors comme ça
On aime pas Mary ?
C'est dommage hein
Tes tentatives pour faire quoi que ce soit
Échouent toujours
En être pour quelque chose ?
Sans doutes que non
Je ne fais plus rien
Je commente
Toi seule contrôle
Et oui !
La question n'est que :
Depuis quand ?
Le début ?
La fin ?
Il y a-t-il eu un réel commencement ?
Que c'est amusant !
De te voir morfler
Dans la poussière
Petite arrogante

Beaux yeux me parle. Oui, original. N'importe quoi. Ce n'est pas un statut de préfet qui changera ce que je suis où ce que j'essaierai de faire. Je tousse une nouvelle fois, ouais c'était vraiment pas ça. L'évacuation, je préfère me lâcher autrement. Comme sauter, crier, parler avec les arbres. Ce sont ces choses-là qui me permettent de m'évanouir là où tout est mieux. La fumette comme elle dit, ne m'aidera pas. Fin, je sais pas trop. C'est que je n'ai pas besoin de ça pour partir dans un autre univers, où juste... Il est où le but déjà ? Ce n'est pas vraiment important, fin je ne crois pas. << Je ne vois pas ce qui est drôle, pour changer qui nous sommes rien qu'à cause d'un statut, il faut être un vulgaire agneau >> Aucune envie de débattre là dessus. Je suis mal à l'aise. Elle regarde, et je baisse les yeux. Si j'observe rarement plus que les contours, c'est parce que je n'aimerai pas que la personne fasse pareil. Parce que ça me rend timbrée la seule pensée qui susurre : j'ai lu, ce qu'il y avait dans ton regard. Et j'ai voulu m'enfoncer dans les profondeurs des enfers, pour être certaine de ne plus les croiser. Mais peut-être que jamais ça n'arrivera. Je sais pas.

T'es idiote
Pas plus menaçante qu'une souris
Les chats sont tous autour de toi
Le fromage lui même t'abat
Étrangement le seul qui te fiche la paix
C'est l'éléphantôme
Lui, il fuit
On se demande bien pourquoi

Je sais pas quoi faire alors je pointe ma baguette vers le mégot éteint puis lance un #Evanesco dessus. On n'exagère pas, rien ni personne ne viendra polluer les belles plantes, surtout que le Notre est tout près. Pincement au cœur, refouler les larmes. Non on ne craque pas. Je m'étends sur l'herbe, tend les bras vers le ciel, comme si j'étais un bébé essayant d'attraper les petits objets tournant autour de mon berceau. Comme eux, je n'y arrive pas. J'abandonne, une nouvelle fois. Fini de me faire ch*er, si des choses sont impossibles, c'est qu'elles ont une raison de l'être. Je baisse les bras, fini de me casser la tête. << Qu'est-ce que tu fais là toi ? >>

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Re: Derrière un bosquet
Nyx Spero, le  Lun 17 Juil - 20:39

Bouh.



J'étais seule. Seule en compagnie d'une personne qui ferait mieux de s'enfuir loin. Très loin. Savait-elle dans quel pétrin elle venait de s'engouffrer ? Je ne pense pas. Elle fumait. Elle n'avait pas l'air d'aimer ça. Pourquoi le faisait-elle donc ? Faire une chose que nous n'aimions pas, une vraie torture psychologique. Simple jeu, peut-être. Jeu dangereux, pour ne pas changer... Je la laissais faire, parce que ça ne me regardais pas plus que cela. C'était son problème, pas le bien. La vie était déjà bien assez compliqué ainsi. Je la regardais du coin de l'oeil. Elle s'étouffait une nouvelle fois. Petit rire de ma part. C'était toujours marrant d'observer les gens faire de nouvelles expériences.

La Découverte.
Le Danger...
Tout cela attirait,
Mais une fois dedans...
Le Regret.


La jeune femme prit la parole. Brève. Je compris à moitié ce qu'elle me racontait. Statut... Agneau... Oui. Oui. Levant les yeux vers elle, je la regarda écraser le petit bâton de feu, avant de le faire disparaître d'un simple coup de baguette. Je vois. C'était du genre à protéger la nature. Petit sourire narquois aux lèvres. Je ne disais rien. A quoi bon parler pour ne rien dire ? Le silence était bien trop paisible pour oser le rompre. Je me contentais de rester là, à regarder l'horizon. Rêver. Non. Les rêves ne se réalisaient jamais. Toujours un imprévu. Toujours une chose pour tout casser. Je ne voulais pas rêver. Je ne voulais pas m'abandonner dans un univers qui n'était pas le mien. Pas comme elle. Elle paraissait si loin et pourtant... elle était bien à mes côtés. Je la regardais sans comprendre. Je la regardais avec une pointe de jalousie. Jalousie pour pouvoir s'évader aussi facilement. Etait-ce mal de jalouser quelqu'un ? Oui, ça l'était. Je ne devais pas. J'avais déjà beaucoup, pas besoin de jalouser les autres... Et pourtant... mon regard ne pouvait se décrocher de cette personne. Elle semblait libre. Libre comme l'air. Pouvait-elle m'apprendre ? Accepterais-je son aide ? J'avais un doute.

Aider une personne ne voulant pas de être aider...
C'était moi.
Je ne savais pas ce que je désirais.
Je voulais pas d'aide.
Me débrouiller seule, c'était ce que je souhaitais.
Parvenir à ses fins étaient une chose compliquée.
Besoin de Force,
Besoin de Confiance,
Besoin de Volonté.
Les trouver, devenaient une vraie épreuve.
Lâcher prise était une défaite.
Une défaite se noyant dans les ténèbres...

L'air frais caressant ma peau me faisait du bien. Tête en l'air, je restais là, envisageant peut-être d'allumer un nouveau petit bâton. Fumer en compagnie d'une préfète, ne la gênait pas. Surtout que celle-ci, paraissait encore plus à l'ouest qu'elle. Levant ses mains vers le ciel, comme pour attraper les étoiles. Je te comprenais. Les étoiles étaient attirantes. Moi aussi j'aurais bien aimé être là-haut. La peur du vide, mais au-dessus de tout, tout me paraissait possible. Ce n'était qu'une échelle. Nous étions de simples poussières dans ce monde. Triste Réalité. Une réalité qui ne me dérangeait pas plus que cela. Tout était poussière autour de nous. Et pourtant, la vie continuait. Les injustices aussi. Les morts aussi.

Mon regard se tourna la personne mes côtés. Je la dévisageais. Elle m'avait l'air familière mais pas tant que ça... Quelle drôle d'impression. Elle avait arrêter de lever les bras. Elle s'était rendue compte qu'il était impossible de monter là-haut. Déception. Je te comprenais. Tu me parlais. Encore une fois. Mais, cette fois-ci, une question. Soupire. Elle voulait savoir comment je m'étais perdue. Perdue dans un monde dans lequel j'avais encore du mal à comprendre. Mes yeux se tournèrent vers l'horizon. La forêt était sombre. Le ciel aussi. La Lune et les Etoiles commençaient à faire contraste. Je sorti une cigarette, avant de la mettre à la bouche et de l'allumer grâce à un simple coup de baguette. Miss Préfète attendait une réponse. J'allais lui en donner une.

- Je prend l'air, ça ne se voit pas ?

Ton neutre, je n'avais pas envie. Cependant, mon instinct me disait de reprendre la parole. Faire la discussion. Ce que je n'avais pas l'habitude de faire. Je tournais de nouveau mes émeraudes vers elle. Elle n'aimait pas que je la fixe. Je m'en fichais. Je continuais. Allait-elle me dire quelque chose ? Oserait-elle ? Je pris une bouffée de ma cigarette, la laisser pénétrer dans mes poumons. C'était mal. Je me pourrissais la santé. Ça ne m'empêchait pas de continuer. La Mort me faisait peur, mais je continuais de la provoquer. Idiote. Soupire.

- Portes-tu un nom, jolie Préfète perdue ?
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Re: Derrière un bosquet
Mary Drake, le  Lun 31 Juil - 9:21

Ok. On se reprend un peu. J'ai complètement perdu le fil, heureusement qu'il me reste l'aiguille et le tissu. J'y arrive plus. J'oublie où nous sommes, pourquoi vous êtes, comment ils sont. J'comprends plus rien, je m'égare. Faut que j'arrête de faire ça, pourtant c'est plus fort que moi. Yeux fermés, je m'évade. Encore. Je pars dans ces champs couverts de blancs. Au moins là-bas personne ne m’embêtera. Je serai seule, je pourrais faire ce que je veux. Un monde qui ne fait que m'appartenir, des sourires, des souvenirs. Je peux changer, modifier, tout reconstruire. J'y vais. Ouvre la porte. Laisse le parc de Poudlard pour un instant qui se veut être des heures. En fait y'a toute une vie qui se trouve là où je vais, suffit d'y mettre avec un certain enthousiasme les pieds. J'tourne dans les champs, j'vois le monde tel que je l'ai rêvé. Puis je m'envole. Ici j'suis amie avec la lune, ici les étoiles me tendent la main, ici maman n'a pas le dos tourné. Ici je ne fais pas partie du monde sorcier. Ici c'est bien. Vraiment chouette. J'peux m'envoler et regarder avec délice les myriades d'étoiles, tourner sur moi-même et oublier les problèmes.

T'es dans une sorte de transe
Dès que tu fermes les yeux
Innocence
T'oublies toujours à chaque fois
Que je suis là pour te bloquer
Que je suis là pour t'enlever
Les univers dans lesquels tu te renfermes
Dès que la réalité ne te plais pas
J'suis présente pour te les pourrir
Pour remettre les choses à leurs places
Je crois pas que c'est si bien
De se déconnecter
Regarde les problèmes
Et arrête de te voiler la face
Je commence à en avoir marre de tourner en rond Mary
Alors ça suffit
On va réparer ce qui est cassé
Remettre la pièce là où elle est tombée

Même rengaine que d'habitude, mes yeux sont impossibles à rouvrir. Elle détruit vite, c'est un véritable ouragan. J'vois tous mes rêves s'écrouler dans un quart de seconde pour êtres remplacés par des cauchemars terrible ou bien la triste vérité. Des serpents, du chaos, des dos tournés, de la poussière d'étoile. Voilà ce qu'il y a autour. Mon unique objectif est de revenir dans la réalité, d'ouvrir les yeux. Peu importe où mes pensées me guident, je finis toujours par avoir le même résultats. On est fichus, quoi qu'il arrive. Enfin, on, elle, Elle, ELLE, Folie, le ver, la bête, moi. Surtout moi. Eux ils jouent. Enfin c'est ce que je crois. Là y'a des flocons de cendres qui tombent sur le bout de mon nez. J'essaie d'ouvrir, de revenir, j'y donne le peu de force que j'ai. Impossible. Faut qu'un élément change, que quelqu'un parle. J'espère que la fille est pas partie, qu'elle va répondre à ma question. J'en peux plus là. Poireauter jusqu'à la délivrance, c'est pas mon truc, vraiment pas. Y'a pas grand-chose qui l'est en fait.

Je prend l'air, ça ne se voit pas ?

Enfin. Je me redresse d'un coup. Délivrée. Je tombe nez à nez avec de grands yeux verts. Encore. Je me dérobe. Toujours. J'aime pas ça, c'est plus fort que moi. Je peux pas. J'essaie de retrouver une certaine contenance, même si je sais que la crédibilité et moi ça fait deux. Oui, elle a raison. Elle prend l'air. Et oui, ça se voit. La réponse à beau pas être super, je m'attendais à mieux, c'est logique. Logique et clair, plutôt bien au final. C'est un drôle de concept quand on y pense. Attraper l'air, c'est un peu compliqué. Sauf si on prend le fait de respirer c'est l'emprisonner... J'crois que j'ai mal au crâne. Si je continue dans cette voie-là, j'vais finir par rechuter, retourner dans le chaos. Déjà que cligner les yeux c'est difficile. Je sais pas combien de fois par minutes je retombe dedans, mais ça fait mal. Après avoir repris une cigarette, elle me pose une question. Simple. Je me recouche sur le sol, fixe le ciel.

- Mary Drake, et toi ?

J'ai pas forcément envie de savoir, c'est une de ces nombreuses formules de politesse. Un peu comme le ça va. On sait tous que c'est factice, pourtant certains continuent. J'ai jamais compris pourquoi. Mais j'ai pas fait mieux pour le coup. Je m'en fiche mais je demande quand même. C'est pas comme ça que je fonctionne d'habitude. Nouveau soupire. Y'a pas moyen que je me mette à faire ce que je veux, quand je le veux, puis ne plus être contrôlé, ne pas faire semblant. On connait la rengaine. Je la répète tous les jours. Et ça fonctionne pas. Un jour j'arrêterai tout, je ne chercherai plus je laisserai tout tomber, je sombrerai et ce sera mieux. En attendant je peux toujours souffrir, avoir mal, puis quand j'en aurais marre, je ne serai plus là pour le voir.
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Re: Derrière un bosquet
Arty Wildsmith, le  Ven 13 Oct - 21:03

Plus d'un mois sans réponse, on reprend ici Ange



Et Paf !
Avec Zackary. LA accordés.


Non mais franchement, un papillon sur le nez, si ce n’était le cliché le plus bambiesque du monde. Pourtant c’était bel et bien réel, il lève le menton un peu, ça s’envole. Alors tout de suite, parce qu’il est lui, ses yeux volètent avec l’insecte volatil. Véritable Panpan dans ce fantastique dessin animé. Il lui en fallait peu, au gamin pour le sortir de ses bouquins pour de soi-disant révisions en cette tranquille après-midi de printemps. Parce qu’il fallait qu’il prétende aimer travailler, aimer relire ses feuilles de parchemins, seul dans le parc au lieu de faire des bêtises avec Aza. Enfin, des bêtises, c’était mieux que ça, des opérations de véritables bandits, c’était plus adéquat. Toujours est-il qu’il était en jour de congé aujourd’hui, Arty, il se reposait de ses plans adorables pour retourner Poudlard, quand même, de temps en temps, ça lui arrivait. Où en-était-il déjà ?

Ce papillon aux reflets violets. Là, près d’un arbre, continuait de voltiger. Le Poufsouffle avait toujours été comme ça en réalité, il fallait qu’il suive l’insecte, à tout prix, c’était beaucoup trop récurrent. Juste voir, où est-ce qu’il allait se déposer. Puis Arty et le fait de rester en place, ça ne fonctionnait jamais très bien, on le sait maintenant. Finalement, ce n’était peut-être pas une mauvaise chose qu’il parte à la chasse aux papillons, juste pour voir, pour lui occuper l’esprit bancal qu’il avait et qui ne cessait s’enflammer, constamment. Il savait bien, qu’il ne pouvait pas l’attraper, en avait-il envie réellement ? Pas tellement. Juste histoire de s’éloigner de ses bouquins posés dans l’herbe un peu plus loin, parce qu’ils avaient la fâcheuse habitude de le rendre maussade. Et il n’aimait pas ça, être maussade. En vérité, le fait même de travailler obscurcissait ses méninges jusqu’à les rendre apathiques. Or un Blaireautin apathique, ce n’était pas joli joli à voir. Alors autant conserver le pas dansant s’enfonçant dans l’herbe, sans faire vraiment attention à ce qu’il s’y trouve. Parce que ça n’a que bien trop peu d’importance.

Les yeux rivés sur sa cible, il continuait en sautillant, ça commençait à revenir tout doucement, la joie infuse de d’habitude. Puis il remarque qu’il n’a pas vu, d’un coup, il se prend les pieds dans quelque chose. En un quart de seconde de non réflexion il se dit que ça y’est. C’était terrible mais comme ça, un monstre était sorti de la terre pour le manger, d’en dessous, comme ça, sans même crier gare. Mais il n’a pas le temps, d’imaginer les longs doigts velus autour de sa cheville.
Parce qu’il se rend compte, alors que son corps et son visage se rapproche dangereusement de la silhouette – puisque c’en était une – installée là. Des parchemins volent, Arty laisse échapper un cri de surprise qui vient se répercuter sur les feuillages d’un arbuste, pas très loin. Le temps de river son regard sur le jeune homme, au-dessus duquel il se trouve dorénavant, un petit « Oups » tellement commun et familier entre ses lèvres. Un instant figé, le visage trop proche de celui de l’inconnu, il revêt son ordinaire sourire charmant et espiègle puis finalement, le Jaune & Noir roule sur lui-même pour s’allonger juste à côté.

- Quelle idée aussi là, d’être au milieu du chemin.

Ah la mauvaise foi, jamais très loin non plus. Puis ces élèves qui prétendent travailler dans le parc, franchement. Mais en réalité, c'était peut-être davantage de la gêne, comme le montraient, un peu, ses joues rougies.
Enzo M. Aiken
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Re: Derrière un bosquet
Enzo M. Aiken, le  Sam 14 Oct - 12:56



« ☠ Rp pv avec l'accord d'Arty, L.A. accordé aussi. ☠ »
Douce mélancolie et mauvais rêves d’une nuit, mon souffle s’écoute alors que mes parchemins se remplissent de mille et une poésies, répondant ainsi à mes sujets sur mes feuilles de cours, je laissais mon esprit vagabondé loin d’ici, comme si j’étais perdu dans des songes qui n’ont ni queue, ni tête. Soudainement, une bousculade plutôt violente attirait mon attention, lorsqu’un visage si proche du mien, si bien que mon souffle s’était coupé et que mes joues viraient légèrement au rose, un peu rouge. Cette situation, particulièrement gênante, me fit prendre conscience d’une douce réalité tandis que je venais de rencontrer le regard d’un Pouffy bouleversé par le mien, qui n’était que vert émeraude, d’un froid glacé, mais un peu faussé. Entendant l’inconnu se mettre à crier comme si je venais de commettre un meurtre, me fit cligner un peu des paupières... C’est qu’il était plutôt mignon, aussi, mon agresseur, quoique mes feuilles de cours s’étendaient sur l’herbe autour de nous. Je priais même secrètement qu’il ne dût pas pleuvoir ou avoir du vent, je n’avais pas envie de courir après pour l’instant.  Puis, mon regard s’attardait sur ses lèvres, son sourire enjôleur et sournois y prit place, donc, mon regard n’en fût plus qu’amusé. Si tentateur était ce garçon, et pourtant, au final, ce dernier finissait par s’allonger sur l’un de mes côtés, comme s’il n’assumait pas la gravité de son acte. Puisqu’il avait l’air de vouloir jouer les gêner, surtout par notre rencontre qui n’avait pas l’air d’être prémédité. Je pris le risque de me venir de moi – même, me placer au-dessus de lui, continuant de garder mon regard ancré dans le sien alors que par surprise, je lui volais un chaste baiser, sur ses douces lèvres qui m’avaient surprise depuis le début de notre bousculade. Ainsi, bousculé, je le laissais se torturer les méninges, me redressant avec un sourire aux lèvres, sans un mot pour expliquer mon geste. Et pour finir, aussi rusé et agile qu’un chat, j’allais ramasser mes parchemins, parsemés sur la pelouse, comme s’il ne s’était rien passé…  
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ps:
 
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Re: Derrière un bosquet
Arty Wildsmith, le  Sam 14 Oct - 17:43

Il s’était attendu à beaucoup de choses, une remarque, un cri, un geste violent, une insulte peut-être, mais certainement pas à ça. Arty n’a pas le temps de réfléchir que le garçon se retrouve au-dessus de lui, brusquement, il se fige, écarquille un peu les yeux. Essaie d’analyser rapidement le visage qui lui fait face, ses yeux verts, très verts, trop verts et sa peau pâle. Figure froide qui amorce un geste chaleureux. Il l’embrasse, comme ça, mine de rien, d’un naturel le plus commun possible. Si le Blaireautin ne peut cacher sa surprise, il a du mal à retenir aussi l’emballement précipité de son cœur. C’était trop bizarre, bref aussi, surtout. C’est contre tout ce qu’il aurait voulu être mais il aurait aimé le retenir davantage, cet inconnu, visiblement Serpentard. Il ne peut s’empêcher de penser qu’il les attirait tous, les Verts & Argent, il était une sorte d’aimant, et les Serpents venaient à tournoyer autour de lui, à l’infini. Comme celui-ci, par exemple, qui finit par se reculer, et donc forcément, par arracher une mine boudeuse à Arty.
On ne change pas un gamin capricieux, c’est impossible. L’autre l’avait embrassé et retiré le plaisir d’un coup, lui avait donné pour reprendre, sans prolongations. Alors le Jaune & Noir reste là, un petit instant, les yeux rivés sur les nuages. Il ne sait pas quoi faire. Il sent le Serpentard à côté remuer, prendre les feuilles dans ses mains.

Rapidement il chasse le visage de Mary qui est apparu bien trop brusquement devant ses rétines pétillantes. Il ne s’était absolument rien passé, et ce n’était pas de son ressort, il n’était pas responsable. Puis Arty vivait dans le présent, le maintenant et le tangible, dans l’amusement aussi, avant tout. Et c’était parfaitement le cas ici, jamais il ne se jugerait infidèle. Juste enthousiaste, à la limite. D’un geste, il passe sa main dans ses cheveux avant de se relever. Il se place sur les coudes et regarde l’autre maintenant affairé à rattraper ses cours, envolés après la bousculade. Cette inquiétude pour les parchemins le fait sourire, c’était étrange. Surtout après ce qu’il venait de se passer, surtout que maintenant, il avait encore plus de mal à interpréter la réaction de l’inconnu. Il n’avait pas dit un mot, à peine un regard planté l’un dans l’autre. Ça fourmille dans la tête du Poufsouffle, il en vient même à penser qu’il venait de rêver, tant l’attitude du jeune homme est détachée. Arty était à la limite de se vexer, l’autre s’était effacé, trop brutalement, comme ça, sans crier gare, comme si le Blaireautin n’était pas important. Alors que quand même, f*ck, il venait de l’embrasser.

- Qu’est-ce que tu fais ? On s’en fout, c’est pas important.

Il hausse les épaules un peu. C’était peut-être là un appel à l’autre, lui-même ne savait pas ce qu’il voulait. Enfin si, mais il n’avait pas envie d’y penser, il refoulait autant qu’il le pouvait les feux intérieurs, parce que ça n’était pas possible. Il lui était tombé dessus, et puis c’est tout, pas besoin d’en faire tout un plat, on pouvait peut-être passer à autre chose.
C’est ce qu’il aurait bien voulu se dire et penser. Mais c'est trop brûlant. Impossible d’enlever l’empreinte des lèvres du Vert & Argent sur les siennes.
Alors il soupire, agacé. On venait de lui retirer un jouet à vrai dire, où du moins l’idée selon laquelle il aurait pu s’amuser, beaucoup. Il aurait très bien pu taper du pied et faire une crise, parce qu’il savait bien le faire, avec sa bouille d’ange. Peut-être, après, dans quelques instants, selon l’attitude de l’autre. Parce qu’on n’ignore pas les caprices d’Arty, jamais.
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Re: Derrière un bosquet
Enzo M. Aiken, le  Sam 14 Oct - 18:51



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Lorsque j’attrapais enfin la dernière feuille égarée, mon sourire s’agrandissait, j’étais plutôt content d’avoir réussi cet exploit seul, du coup, dans un empressement assez rapide, je finissais par les ranger rapidement dans mon sac avant de me tourner vers l’adolescent aux couleurs de la maison de « Poudsouffle ». Ce qui me faisait plutôt rire, c’était la réaction du jeune garçon, me suppliant presque secrètement de revenir près de lui pour reprendre là où je m’étais stoppé. Ce que je fis, pour une fois, sans me faire plus longtemps désirer. Posant mes affaires non loin de lui, m’installant à nouveau sur son corps si docilement offert à m'a porté, je lui fis un autre clin d’œil avant de venir poser mon index sur ses fines lèvres, comme pour lui mimer le fait de se taire. Puis, c’est tout naturellement que je reprenais là où je m’étais arrêté de manière intentionnelle, sans regret, ni remords, parce que j’étais consentant, bien que je n’étais pas l’instigateur de ce geste si intime… Surtout avec ce bel inconnu au regard si brillant et lumineux. Laissant ma langue s’aventurer sur les lèvres de ma victime que je tenais contre moi, comme s’il était devenu ma soudaine proie… Je me risquais pour la première fois de l’année à essayer de parler… Mais vu mon accent si prononcé, je doutais un peu qu’il puisse me comprendre aussi.

- « Si tu voulais …m’embrasser…Tu pouvais…le dire… Je mords pas, ….pas comme un Vampiiirrre »

Ça me gênait un peu de parler, si bien que je me massais la gorge sous l’effort, car mes cordes vocales souffraient dès que j’ouvrais la bouche pour me mettre à parler. J’avais les moyens de me soigner, pourtant, mais je trouvais la langue des signes plus captivante plutôt que d’avoir à dire le moindre mot. D’autant plus que ça me permettait de ne pas avoir à me confier sur certaines choses, certains sujets aussi… Toujours est-il que cet homme me fit perdre le peu de raison qu’il me restait pour aujourd’hui, sa douce compagnie était, disons-le honnêtement, distrayante, aussi. 
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Re: Derrière un bosquet
Arty Wildsmith, le  Sam 14 Oct - 21:14

La réaction qui ne se fait pas attendre, l’inconnu s’approche sans tarder, le surplombe de nouveau de son corps. Arty ne bouge pas, totalement vulnérable, il se laisse faire, se contente d’attendre, pour le moment. L’autre lui insinue de se taire, son doigt lui intimant un chut qui crée une liesse et une euphorie dans son cœur, ou ailleurs. Sans hésitation, les lèvres se rencontrent de nouveau, et il est là, offre tout. Il sait à cet instant qu’il ne repoussera pas le Serpentard, peut-être parce que c’est beaucoup trop drôle, que ça l’amusait plus que ça ne devrait. Il ne réfléchit pas aux conséquences, même pas ça lui effleure l’esprit. C’était l’avantage d’être là, derrière cet arbuste en réalité. Puis après tout, l’autre venait de céder à son caprice, il ne pouvait plus le laisser s’échapper maintenant, tant pis pour lui.
Puis il entend soudainement sa voix, comme écorchée, d’un coup, ça le surprend. Un dur accent de l’est, ça sonne rauque, un peu. Les sourcils du Poufsouffle se haussent tandis qu’il observe la main de son nouveau partenaire masser sa propre gorge.

Il aurait bien voulu lui dire qu’il pouvait le mordre, après tout, pourquoi pas, mais quand même, il n’allait pas aller jusque-là. Mais il remarque malgré tout, malgré les effluves de chaleur et les frétillements, avec ses yeux reflets de son cerveau un peu bancal, que le Serpentard sort difficilement les mots, comme s’ils étaient coincés quelque part, sous la pomme d’Adam, aucun problème pour lui. Arty avait les facultés de paroles d’une dizaine de personnes réunies, et c’est un doux euphémisme. Alors autant faciliter la tâche au Vert & Argent, la tête contre l’herbe, le Blaireautin prend le visage de l’inconnu entre ses mains et amène de nouveau ses lèvres contre les siennes.
Maintenant ça y’est, plus besoin de se mentir, il ne faisait pas seulement qu’accepter, il orchestrait peut-être, un peu, lui aussi. C’était juste que voilà, le rôle du vulnérable lui convenait souvent, il préférait ainsi, surtout, c’était un rôle qu’il jouait avec perfection.

Il met fin au baiser, doucement, lâche sa prise. Certainement le moment de bouger, il se relève et pousse le Serpentard, le plus délicatement possible. Puis d’un mouvement qu’il espère dansant, il embarque le jeune homme dans une roulade, se retrouve au-dessus lui, beaucoup trop soudainement. Il se surprend lui même, animé par des étincelantes, Arty affiche son plus beau sourire, dents éclatantes.

- Ça se voit qu’t’es pas un vampire. Ça brûle quand même un peu, là et là.

Parce qu'un vampire était un être irrémédiablement froid, ce n'était pas le cas ici. Doigté mimétique, alors qu’il parle, il caresse la bouche du Serpentard, il glisse sur les traits de son visage pâle. Son toucher se suspend. Il fait des suppositions, comme ça. Son regard est aussi attiré par l’encre, mais il passe vite outre et une main sur le torse de l’autre, il se penche de nouveau pour mêler ses lèvres aux siennes. Essayer de transmettre son petit côté sucré, voir même chocolaté. Laisser le temps s’échapper, légèrement. Parce qu’il est totalement en pause là, de tout le reste, de tout le monde, ça n’a plus aucune importance, il y penserait plus tard, quand il serait grand peut-être. Décidément, il faudrait qu’il pense à passer une après-midi à réviser un peu plus souvent, vu la tournure des événements, ça faisait plutôt plaisir. Si ce n’était pas le truc le plus étrange qui lui soit arrivé depuis un certain temps, totalement spontané et hasardeux.
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Re: Derrière un bosquet
Enzo M. Aiken, le  Sam 14 Oct - 23:26



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Qu’il est machiavélique, ce petit diablotin, à l’allure si angélique. Pourtant, lui, qui était si mignon, lui qui me tentait avec ses douces lèvres, doucement accroché aux miennes comme si elles en redemandaient encore et encore. Cette envie, cette frustration, il jouait avec le feu, comme je savais si bien le faire. C’était amusant, c’était distrayant. J’adorais son goût si sucré, ce petit goût chocolaté qui, lentement, me faisait perdre pied. Si proche de lui et pourtant, je pouvais sentir son envie de vouloir avec moi, jusqu’à l’intérieur de mon corps. Étrange comme sensation, sachant que mon cœur de glace n’arrivait toujours pas à fondre. Plutôt que de s’attarder sur ses lèvres qui me goûtaient encore et encore, je laissais mes mains vagabonder par-dessus ses vêtements, avant qu’il ne me rappelle qu’il avait un peu chaud et qu’il préférait se mettre à l’ombre, car nous n’étions pas des vampires, malgré le costume que je prévoyais de porter pour ma soirée d’Halloween. De toute évidence, je n’allais pas le laisser rester ainsi, sur sa faim comme ça. Même s’il s’amuse à souvent échanger de place avec moi, je m’amusais, donc, en somme, je me disais aussi que je n’avais pas vraiment envie de lui faire mal aussi. Je pouvais bien, me le permettre au moins une fois, d’être gentil avec quelqu’un que je ne connaissais pas…Enfin, gentil était pourtant, un bien grand mot, me concernant, aussi. Ainsi, à force de se faire aguicher de la sorte, je me mettais simplement à regarder son visage avec une toute autre notion, une nouvelle humeur apparente sur celui-ci, à force de se montrer gourmand comme il le faisait, ce fût à mon tour de montrer que j’appréciais, tout autant, ses gestes et ses demandes muettes. Le problème avec moi, c’est que j’avais du mal à mettre des gens dans des cases, mes relations, qu’elles soient proches ou lointaines, j’avais des difficultés à y mettre des noms. Autant dire qu’en ce moment, je ne savais pas si j’éprouvais l’envie de l’avoir pour ami, pour amant ou comme jouet en cet instant présent. Comment pourrais-je le savoir, si je ne testais pas avant, de toute façon ? S’il y avait une chose dont j’avais l’habitude, c’était que j’avais été souvent abandonné tout au long de mon enfance et au début de mon adolescence. Je devais faire face, seul, à des situations, qui parfois, me dépassait complètement. Grandir parmi des enfants ou élever des enfants pseudo-adulte. Le résultat était le même, j’avais l’impression d’assister à un spectacle où j’étais une marionnette dépossédée de toutes émotions. Il pouvait faire ce qu’il voulait de moi, mais m’atteindre sous cette carapace de glace, la tâche était loin d’être aisé, elle. Ce masque que j’avais sur le visage, combien de temps, était-il resté, depuis tout ce temps… Je l’ignorais aussi. Puis, lentement, j’enfuyais mon visage contre le cou du jeune prétendant, fermant lentement les paupières avant que je ne laisse mes lèvres se perdre sur sa peau, respirant son doux parfum, tandis que l’une de mes mains, se frayait un chemin sur ses cheveux et l’autre, sur son dos, calmement…et silencieusement. Bon sang, à continuer ainsi, je ne crois pas que je resterais sage longtemps.
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Re: Derrière un bosquet
Arty Wildsmith, le  Dim 15 Oct - 0:28

Ils s’étaient décalés, à l’abri des regards, davantage cachés par l’ombre de bosquet. Ce n’était peut-être pas la meilleure idée qui soit, parce que forcément, ainsi planqués, ça laissait libre l’imagination qui pouvait vagabonder à son aise, tranquillement, sans aucune limite. Ça participait grandement au fait qu’Arty se sente, lui aussi, totalement libre, aucune contrainte, aucun regard extérieur. Personne ne saurait, sûrement, jamais. Méfait absolument discret grâce aux feuillages, parfaits rideaux opaques. Il sent aussi que l’autre accepte passionnément l’étreinte, aucune résistante. Il n’y en avait pas un pour rattraper l’autre, vraiment. Le Poufsouffle ne se contrôlait plus tellement, dorénavant, absolument allumé. A peine se reconnaissait-il. Il se demandait, là, alors qu’il était au-dessus de lui, pourquoi l’autre lui faisait un tel effet. Il ne le connaissait pas, l’avait peut-être croisé, allez savoir, mais jamais vu. Et pourtant, ça s'était déclenché comme ça, un véritable épisode de série B. Des pulsions qui remontent bien trop vite et qu’il est difficile de canaliser, d’organiser et de réguler. Mais il ne le voulait pas.

Le Vert & Argent le surprend, avec ses caresses, mais surtout lorsqu’il se love dans le creux de son cou. Ce n’était pas trop ce qu’il avait prévu, l’instant câlin. Mais pourquoi pas. De nouveau des baisers qui frisent l’épiderme. Arty expire, fortement. Et relève le buste, se détache un petit peu, se tient droit et plante son regard dans celui de l’inconnu.
Juste histoire de prendre une pause, prendre un peu de recul devant la situation, petite douche d’air frais. Avant qu’il fasse quelque chose qu’il pourrait regretter, parce que pour l’instant, ce n’était rien, absolument, rien du tout, des bisous, on pouvait passer outre, faire semblant de rien, après, comme si ça ne s’était pas réellement passé. Il souffle et d’un geste distrait, ébouriffe ses propres cheveux, passe sa main là où quelques instants auparavant, la main du Serpent se trouvait, délicate. Il frissonne.

- Bon. Moi c’est Arty. Parce que c’est vrai, vu le niveau d’intimité il pensait que c’était une bonne chose de se présenter, quand même, ne pas oublier les bonnes manières. Mais aussi que ça percute aux oreilles du Serpentard, qu’il se souvienne. Ça lui semblait tout à fait important même si peut-être que le moment était particulièrement mal choisi. Il tente de calmer le tambourinement qui secoue sa cage thoracique et l’échauffement qui lui brûle les yeux. Qu’est-ce qu’on fait au juste là ? Mettre des mots, il en avait besoin, sûrement. Il voulait être certain, en réalité, qu’ils étaient sur la même longueur d’ondes, qu’il n’y avait pas aucune confusion possible. En même temps, il faisait l’idiot, comme s’il n’avait pas vécu tout ce qu’il venait de se passer. Mais surtout, c’était comme s’il n’était pas capable de prendre la décision tout seul, qu’il fallait qu’il soit guidé, qu’il se laisse faire. Être au-dessus, ce n’était pas dans son habitude, il était celui qu’on protège, celui qu’on enserre de sa prise pour éviter qu’il ne fasse trop de bêtises. Et d’un autre côté, son regard de fripon se voulait encourageant, pousser l’autre, réveiller avec espièglerie la tentation.

Alors, chose merveilleuse, il arrive à résister encore quelques instants. A rester loin de ce visage qui, de façon sûrement très innocente, ne cesse d’appeler ses baisers et caresses. Tenter de contrôler, de retenir la boule d’énergie qui grandissait, sous les poumons. Parce qu’une fois que c’était lancé, ce serait trop tard. Tout à fait happé par le caprice et le jeu du moment.
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Re: Derrière un bosquet
Enzo M. Aiken, le  Dim 15 Oct - 9:53



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Ainsi, nos langues se déliaient enfin, tandis que nos regards animés d’une certaine lueur, finissaient par se rencontrer de nouveau. Le souffle court, visiblement, nous étions essoufflés par l’effort que nous avions fourni sur le coup de l’imprévue, rien n’était prémédité d’avance et c’est ce qui était encore plus excitant d’y penser. Mon corps fut parcouru d’un agréable frisson, surtout lorsque j’entendis sa seconde question, une douce révélation cachée parmi cette parole si « froide » à l’écoute, lorsqu’elle me parvient surtout aux oreilles. Je le voyais s’ébouriffer les cheveux où j’avais passé ma main précédemment, se donnant ainsi un air de dominant, de garçon à l’attitude d’un mannequin tout droit sorti d’un défilé de haute couture, qu’il n’était pas vraiment à en juger par les questions suivantes qui percutaient, mes tympans, de plein fouet. Alors que je l’entendais se présenter comme s’il attendait que je fasse de même. J’en avais profité pour me redresser et me mettre assis face à lui, juste pour mieux le regarder. C’est vrai qu’au fond, je me tâtais encore sur son sort. « Tester sa fragilité » ou « Le laisser par pure bonté ». Les deux choix me semblaient aussi alléchants, l’un comme l’autre et c’était plutôt dur d’avoir à prendre une telle décision. Donc, à en juger par les apparences, parce qu’il ne disait pas clairement, son regard comme son souffle, il n’y avait plus qu’un seul choix à prendre, une décision à annoncer alors que j’avalais douloureusement ma salive, à l’idée de me remettre à parler. C’est, donc, sans surprise que je commençais à utiliser le langage de signe, bougeant mes mains comme un spectacle d’Opéra, même si les sons accompagnant mes gestes finissaient par me torturer la gorge. C’est mal de me faire parler, j’espère qu’il s’en rendait compte.

- « Zackary, mais… tu peux m’appeler Zack’. »

Repassant ma main libre sur ma gorge tandis que l’autre, me servait d’appui, tenant en équilibre sur celle-ci. Je fus contraint de prendre une pause d'assez longues minutes, attrapant dans mon sac, une bouteille d’eau pour faire passer cette douleur, qui doucement, m’épuisait la voix à force d’insister sur mes cordes vocales brisées. Soupirant après une bonne gorgée d’eau fraiche, je rangeais cette dernière pour ensuite regarder l’étudiant, m’approchant ensuite de lui tout en pianotant mes doigts sur son torse, venant ensuite, poser une main sur sa nuque alors que j’approchais mes lèvres près de ses oreilles… Me forçant, cette fois-ci, à murmurer d’un ton plus bas, afin que je ne me brise plus la voix.

- « À toi de me le dire… Je suis sûr que tu le sais. Arty. »

Ce doux murmure avait été prononcé de telle manière, que je laissais, sous – entendre, ce que je lui prévoyais comme sort par la suite. Je n’étais pas non plus du genre à croire au destin, mais celui qui vivait chaque chose au jour, le jour. Pour tout avouer aussi, autant dire que ce n’était pas tous les jours qu’un garçon me tombe dessus, mignon et surtout, aussi joueur que moi. Finalement, pourquoi n’aurais-je pas le droit de m’amuser, au moins, une fois… Mmh ?
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Re: Derrière un bosquet
Arty Wildsmith, le  Dim 15 Oct - 11:02

L’autre s’était aussi redressé, se calant directement en face d’Arty. Il l’observe lui parler avec des signes, des mains légères qui le présentent. Il serait donc Zack. Le Poufsouffle hoche la tête, il voit que c’est difficile pour lui, peut-être qu’il n’aurait pas dû poser de questions. Parce que ça tarde, forcément, c’est douloureux pour le Serpentard qui se voit obligé de s’hydrater. Et Arty s’impatiente, parce qu’il est comme ça, il a besoin d’enchaîner, très vite, cette pause est trop longue, mais il tente de ne rien laisser voir. En réalité, sa propre attitude était la réponse qu’il attendait. De se voir ainsi, brûlant de désir, tandis que l’autre prend son temps, le Poufsouffle savait clairement ce qu’il était en train de faire et surtout, ce dont il avait envie. Peut-être n’avait-il pas voulu se l’avouer, allez savoir, parce que ça avait été trop imprévu, spontané, ça lui était tombé dessus comme un violent mais agréable coussin dans la gueule.
Puis son cœur rate un battement tandis que le Vert & Argent s’approche dangereusement de son oreille, il lui parle, mots délicats. Entendre son prénom, là, des lèvres de l’autre c’est le point de non-retour. Ça y’est, maintenant le Blaireautin en était persuadé, Zack n’avait pas tort alors que ses doigts répandent des vagues de chaleur, des picotements sur son torse.

Arty jette sa tête en arrière, ferme les yeux, se pince la lèvre inférieure. Tout ce qu’il avait à faire c’était de sauter, se lancer, juste un petit pas, et il n’aurait plus à réfléchir, juste profiter. Puis franchement, depuis quand le Poufsouffle ne cédait pas à ses pulsions ? Il ouvre un œil, toise le Serpent en face de lui. Juste un instant.
Allez. La résistance, c’est surfait de toute façon. Puis il ne voyait pas pourquoi exactement il se refuserait à l’autre, aucune raison ne vint triturer son esprit enflammé. En même temps, lors de cette seconde déterminante, il n’y avait plus grand chose qui fonctionnait, là, en haut. Juste un désir électrisant pour l’être si proche de lui.

Finalement, il se remet droit, les yeux rivés dans le regard vert de l’autre. Une lueur de friponnerie passe dans les rétines du Jaune & Noir. Reprendre là où ils s’étaient arrêtés quelques minutes auparavant. Pas besoin de lui dire quoi que ce soit avec des mots, il se contenterait de lui répondre par le toucher. Alors comme avec fureur, il reprend le visage de Zack entre ses mains et l’embrasse, laisser les flammes le dévorer complètement. A son tour, il glisse ses doigts dans la nuque, puis dans le dos de l’autre, plus aucune résistance dorénavant, c’était tout entier qu’il se donnait. Ses lèvres partent alors en expédition et se faufilent sur la peau pâle, la joue, les rebords de la mâchoire, le cou. Entre deux baisers posés, il s’aventure tout de même à murmurer « Je voulais juste savoir si toi aussi, tu savais. » Marquer l’autre du contact des lèvres, une empreinte étincelante qui resterait là, à briller sur la peau. Et tandis qu’il revient sur la bouche du Vert & Argent, il laisse sa main glisser sous sa chemise, sentir juste un peu, davantage sa peau.  

Peut-être qu’il jouait là un jeu dangereux, il allait forcément se brûler les ailes, le petit, mais il s’en fichait, complètement. Entièrement dirigé par le caprice d’être avec l’autre, là, contre lui, de le posséder, sûrement, aussi.
Enzo M. Aiken
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Re: Derrière un bosquet
Enzo M. Aiken, le  Dim 15 Oct - 16:07



« ☠ Rp pv avec l'accord d'Arty, L.A. accordé aussi. ☠ »
Depuis quand agissais-je aussi imprévisiblement, alors qu’entre-temps, je m’abandonnais dans ses bras, dans cette envie de luxure, par paresse, à vouloir partager, le temps d’un instant, de si belles gourmandises avec ce bel inconnu. Il avait beau m’avoir donné son surnom, je ne pouvais le qualifier autrement, car à part un nom sur sa belle bouille d’ange, je ne connaissais rien de lui. Il pourrait être gentil ou se faire passer pour le pire des démons, que de toute façon, en cette si belle occasion, je n’aurais rien changé pour tous au monde, pour vivre cet instant et profiter de lui, chaque seconde. Était-ce dû à l’envie de lui plaire, de me pavaner sans contrainte, ni regret dans ses bras. Peut – être, était-ce dû aussi à ses papillons que je ressentais dans mon ventre, qui doucement, se changeait en une douce chaleur qui animait mon corps au fur et à mesure, que ses lèvres découvraient chaque parcelle de ma peau, mise à nu par ses lèvres ou par ses doigts.  Il n’y avait, donc, plus de doute, il était certain que nous étions, tous les deux, d’accord sur ce point. Ainsi, on s’abandonnait à nos plaisirs incertains, au désir d’un plaisir enfuit et qui nous amène doucement, vers une douce folie, comme cette étreinte si fiévreuse qui nous liait, si présentement. Puis, incapable de faire marche-arrière, je ne me sentais plus non plus maître de mes actions, et c’est, donc, ainsi, après plusieurs longues minutes à s’amuser de manière si désinvolte et coquine, derrière les bosquets, dans les buissons, à l'abri des regards indiscrets que s’était commis l’irréparable, l’impensable. C’était vraiment de plus en plus étrange, la sensation qui m’habitait alors que j’enfilais mes vêtements, qui s’étaient retrouvés un peu partout autour de nous. Commençant par le tissu indispensable, mon sous-vêtement, avant d’enfiler mon jeans noir et ensuite le reste de mon uniforme. Tâchant d’essayer de le dépoussiérer un peu, je n’avais pas remarqué, tout de suite, que j’avais des feuilles mortes coincées dans les cheveux, sur le dessus de ma tête, ce qui, en soi me donnait un petit air d’aventurier… Ainsi, je reculais ma tête, observant son visage dans un silence religieux. Il était beau, ça, je ne pouvais le nier, mais pas ce genre de beauté à m’en réchauffer le cœur, mais son visage n’était pas pour me déplaire et cette attirance physique n’était pas moins, la preuve à mes songes les plus sordides lorsque je me mettais à penser à lui…à réfléchir à propos de lui aussi. À vrai dire, en y repensant, je ressentais plutôt une sensation indescriptible… Pas vraiment de l’amour, mais de l’amusement, lié à ce moment si intime que je venais de partager avec lui… C’était plutôt bizarre, mais dans le fond, ça ne me dérangeait pas non plus. Finalement, je me risquais à me pencher sur lui, lui volant une dernière étreinte, un dernier sourire, ne sachant pas s’il valait mieux que je reste auprès de lui, partir pour soi-disant le fuir… ou faire en sorte qu’on puisse en apprendre un peu plus sur l’autre aussi… Du coup, je restais planté là, devant lui, incapable de parler, quoique j’avais un sourire neutre aux lèvres et un doux regard incrusté sur mon visage assez impassible par moments.
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Arty Wildsmith
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Re: Derrière un bosquet
Arty Wildsmith, le  Dim 15 Oct - 17:57

Arty se pose, à bout de souffle dans l’herbe. Il réalise à peine, ce qu’il venait de se passer, ça tourbillonne en lui, beaucoup trop de choses dans sa tête. Parce que c’est avec un sourire qu’il repense à l’étreinte, il ne peut pas s’en empêcher. Et pourtant, une petite essence ténébreuse fait son apparition, toute proche du cœur. Il n’est pas tout à fait insouciant, il sait qu’il a fait une bêtise, et après les baisers, il s’en rend compte. Mais que pouvait-il faire ? Dire non ? Certainement pas. Ça avait été plus fort que lui, et puis, ça ne changeait absolument rien. Alors évidemment, le visage de Mary réapparaissait subitement, dans sa tête, mais tout comme celui de Zack, qui le regardait à ce moment. Il l’observe à son tour, le voir se rhabiller mettre fin à cette épisode langoureux. Le Poufsouffle se relève, l’imite, rapidement, éviter les regards indiscrets. Parce qu’ils sont maintenant dans le moment de l’après, dans l’indélicat. Ils ne pouvaient pas effacer ce qu’il venait de se passer, et Arty n’en n’avait pas la moindre envie. Mais le tout s’était déroulé bien trop vite, peut-être qu’il faudrait arrêter le temps, juste brièvement, faire le point.

Comment devait-il considérer cet autre qu’il ne connaissait pas ? Parce qu’il avait beau chercher au fond de lui, non, il ne trouvait pas le sentiment amoureux, pas comme avec elle, juste de l’impulsivité. D’un autre côté, il ne voulait pas juste partir, s’enfuir, prendre ses affaires et merci pour ce moment. Il n’était pas comme ça. Puis en fait, le Blaireautin ne veut pas y penser. Ils sont encore là, derrière l’arbuste, en sécurité, pas encore vraiment dans la réalité. Alors ils avaient le temps, de prendre le temps. Rester cachés encore un petit peu. Et puis ça ne pouvait pas s’arrêter brusquement, il fallait encore profiter, faire durer le plaisir. Parce qu’Arty savait aussi qu’il ne laisserait pas Zack partir, pas encore.
Un dernier contact, comme un au revoir. Il dodeline de la tête. Non, il ne pouvait pas tergiverser plus longtemps. Ne pas laisser l'autre s'échapper. Le Serpentard se tenait là, en face de lui, dans l’attente aussi, dans le doute. Le Poufsouffle n’avait jamais fait ça, aussi bien qu’il n’avait pas le savoir-vivre approprié.

Finalement, dans le doute, les mots ne fonctionneraient pas, du moins pas tout de suite. Alors Arty aussi, dans un sourire et un geste dansant, il s’avance de nouveau vers le Vert & Argent et l’embrasse. Déposer encore son goût sucré. Lui formuler le désir de le voir rester près de lui.
Puis il emmêle ses doigts dans les siens, l’amène à s’asseoir à côté de lui. Il suffisait qu’il se comporte comme il en avait l’habitude, monologue Artysien, parce qu’il était comme ça. Il se rallonge, son bras en angle supportant sa tête, les yeux de nouveau tournés vers le ciel.

- J’avais jamais fait ça t’sais. C’est bizarre, comment est-ce que j’dois me sentir vis-à-vis de toi.
Il ferme les yeux, mauvaise idée, ça lui rappelle sa condition intrinsèque qu’il avait choisi d’ignorer plus tôt. Et pourtant, il ne regrette pas. Puis j’ai quelqu’un, j’sais pas. Il soupire, évidemment qu’il l’imagine complètement brisée, la Serdaigle, c’était impossible autrement. Tout ce qu’il essayait de dire à l’autre c’était qu’il ne voulait pas s’embarquer encore, en plus, dans une relation amoureuse. Mais ça change rien, là, entre nous, j’pense. Je regrette pas. Pas trop du moins, peut-être pas encore, sûrement. Il ouvre les yeux, tourne la tête légèrement vers son partenaire. Il sait qu’il ne peut pas le forcer à parler, il ne veut pas, mais lui, c’était ainsi, il était obligé, de s’exprimer. Il esquisse un sourire vers le Serpentard. Peut-être qu’il saurait ce qu’ils étaient réellement, lui, comment ça devait se passer. En réalité, tout simplement, il a du mal à mettre des mots sur tout ce qui est en train d’être chamboulé en lui.
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