AccueilPortailPublications internesRechercherS'enregistrerConnexion
-23%
Le deal à ne pas rater :
Climatiseur mobile et réversible Argo Milo Plus – 13000 BTU/H
424 € 549 €
Voir le deal

Harry Potter 2005 :: ~¤~ Académie de Poudlard ~¤~ :: Le Parc
Page 12 sur 15
Sur la grande pelouse
Aller à la page : Précédent  1 ... 7 ... 11, 12, 13, 14, 15  Suivant
Meredith Goldsmith
Gryffondor
Gryffondor

Sur la grande pelouse - Page 12 Empty
Re: Sur la grande pelouse
Meredith Goldsmith, le  Mar 17 Oct 2017 - 0:56

Alors que je suivais des yeux la lettre qui s’envolait, j’aperçus une silhouette féminine qui marchait sur la pelouse. Elle était trop loin pour que je distingue ses traits distinctement mais il ne me semblait pas la connaitre. De fait, je détournais mon attention d’elle et me replongeai dans mes pensées. Pas pour longtemps cela dit, car quelques instants plus tard la silhouette réapparaissant dans mon champ de vision. Relevant la tête, j’examinais la jeune fille qui se dirigeait vers l’arbre sous lequel j’étais assise, un peu intriguée. J’étais désormais certaine de ne pas la connaitre, elle ne devait donc pas être dans ma maison mais comme elle ne portait pas d’uniforme, je ne pouvais en être sûre. Elle avait l’air d’avoir à peu près mon âge, blonde, apprêtée et portant des vêtements sages qui lui donnaient un air de petite fille modèle.

Elle vint s’installer près de moi, ce qui m’étonna et m’ennuya en même temps. Ça m’embêtait un peu que quelqu’un me voit dans cet état, comme ça avait toujours été le cas. Je n’aimais pas montrer mes émotions devant les autres, peut-être parce qu’avec les autres j’étais justement celle qui reste de marbre, qui relativise, qui prend de la distance et que je ne voulais pas perdre la face, leur faire voir que certaines choses pouvaient quand même m’atteindre, que je pouvais moi aussi aller mal et ne plus être la fille pétillante et espiègle que j’étais en temps normal. Peut-être aussi parce que j’avais du mal à faire confiance aux autres, à leur confier mes problèmes. Ce constat n’était pas très glorieux, mais c’était la vérité et la raison pour laquelle je cherchais à m’isoler dans ces moments.

Je m’efforçai donc de l’ignorer et de me recomposer une mine pas trop abattue. En d’autres circonstances j’aurais sauté sur l’occasion d’engager la conversation mais là je restai silencieuse, tentant pour la seconde fois de me recentrer sur mes pensées. Ce fut elle qui brisa soudain le silence :

- Quel vent ! J'ai bien cru que ma coiffure ne tiendrait jamais le coup.

Je lui jetai un regard en coin. C’était à moi qu’elle s’adressait ? Ou bien parlait-elle toute seule ? Elle ne m’avait pas regardée en parlant mais d’un autre côté je ne voyais pas l’intérêt de dire quelque chose tout haut si ces paroles n’étaient pas adressées à quelqu’un. En même temps, je ne me sentais pas spécialement concernée par l’état de sa coiffure. Surtout que ses cheveux étaient sans doute bien coiffés en comparaison des miens. Une main passée dans mes cheveux suffit à me confirmer qu’ils étaient ébouriffés et emmêlés à force d’être malmenés par les bourrasques de vent. J’hésitais à répondre quand je la vis sortir un mouchoir et s’en servir pour enlever une feuille morte qui s’était accrochée à son gilet. Ce geste déclencha chez moi un petit froncement de sourcils furtif. Décidément, cette fille m’avait l’air… originale, à sa façon. Mais au moins ses manières étaient en un sens cohérentes avec son apparence : soignées. Bien qu’aimant apprendre à connaitre les personnes, c’était quelque chose qu’il m’arrivait d’apprécier chez un inconnu. Arriver à cerner quelqu’un assez rapidement pouvait se révéler reposant. Même si les apparences sont parfois trompeuses.
Je ne savais toujours pas si elle s’était adressée à moi ou si elle se parlait toute seule, mais finalement, la distraction était trop belle pour que je la laisse passer. Je me tournai donc vers elle :

- Oh, je te rassure, à côté de moi ta coiffure à l’air parfaite, lui dis-je en pointant ma tête du doigt avec un petit sourire penaud.

La pensée qu’il n’y avait pas que sa coiffure qui était parfaite à côté de moi me traversa l’esprit et je me sentis tout à coup passablement négligée en comparaison avec la blondinette.  C’était quand même improbable cette discussion de cheveux avec une fille à qui je n’avais jamais parlé. Ne voyant pas quoi dire de plus sur le sujet, je décidai de reprendre les choses dans l’ordre.

- Je m’appelle Moira au fait. Je suis en sixième année à Gryffondor. Je ne m’attendais pas à ce que quelqu’un d’autre aille affronter la tempête, ajoutai-je en reportant mon regard vers le parc.

Après tout, puisque le hasard semblait nous avoir réunies momentanément, autant en profiter, non ? Elle n’avait peut-être pas remarqué que je n’étais pas dans mon assiette et au pire une conversation avec elle devrait m’empêcher de ruminer mon ressentiment envers ma famille.
Invité
Anonymous
Invité

Sur la grande pelouse - Page 12 Empty
Re: Sur la grande pelouse
Invité, le  Jeu 19 Oct 2017 - 8:06

RP avec Moira Sullivan

Oh, je te rassure, à côté de moi ta coiffure à l’air parfaite

Dellabea ne put s'empêcher d'esquisser un sourire satisfait. Elle aimait bien savoir que sa coiffure était propre, se savoir parfaite en toute circonstance. Son interlocutrice avait l'air vraiment dépitée, ou bien en colère. Plutôt un mélange des deux selon Dellabea. La jeune Poufsouffle fut surprise que sa camarade rompe le silence. Elle avait sentie au départ une certaine gêne, une réticence palpable. Mais elle semblait ouverte au dialogue et c'était une bonne chose.

Je m’appelle Moira au fait. Je suis en sixième année à Gryffondor. Je ne m’attendais pas à ce que quelqu’un d’autre aille affronter la tempête.

Dellabea souria. Elle aimait bien les promenades au grand air, qu'il pleuve, qu'il neige ou qu'il vente. Elle tendit une main bienveillante à sa camarade en se présentant à son tour.

Dellabea Antoine. Je suis en sixième année également, à Poufsouffle.
Ravie de te connaitre.


Elle entreprit de s’asseoir à côté de sa camarade, en prenant soin de nettoyer un peu la place en écartant les feuilles avec son fidèle mouchoir de poche. Elle prit place et regarda le vent souffler sur la grande pelouse, où l'on pouvait voir comme des vagues se former au gré du vent. C'était plutôt reposant à vrai dire. Un orage et Dellabea aurait été comblée.

A vrai dire, je ne pensais croiser personne non plus.
En tout cas personne qui veuille s’asseoir et rester au milieu de cette tempête.


Elle voyait bien que quelque chose n'allait pas. Mais il valait mieux ne pas trop brusquer sa camarade, au risque qu'elle coupe court à la conversation. Elle continua paisiblement de regarder les éléments se déchaîner sur l'herbe et les arbres du parc. L'orage, c'était son "temps" préféré. Elle aimait bien entendre au loin le grondement du tonnerre et observer la foudre s'abattre sur le sol. Elle trouvait cela fascinant.
Elle entreprit une nouvelle fois de parfaire sa coiffure, elle sentait que certaines mèches n'étaient pas à leur place et cela la gênait. Elle recommença à tortiller ses mèches de cheveux entre ses doigts et à les attacher frénétiquement à sa longue tresse. Elle fronça les sourcils devant son incapacité à faire ce dont elle avait envie de sa tignasse, elle avait horreur de ce genre de situation. Elle continua donc naturellement la conversation, elle souffla un grand coup pour se calmer et posa ses mains sur sa jupe.

Qu'est-ce qui t'amènes ici ?


Une question fatale mais posée si naïvement que la Gryffondor n'y verrai peut-être que du feu. Dellabea arriverai, éventuellement, à récolter quelques vagues informations. Elle était très curieuse, sans paraître trop intrusive en général. C'était son point fort. Comme sa mère le disait, il faut toujours apprendre à connaitre son interlocuteur, cela permet d'acquérir des informations sur sa personnalité et son caractère. C'était important d'en savoir un maximum pour adapter son comportement à la personne en face de soi. La Poufsouffle prenait ces conseils très à cœur. Ils lui avaient toujours permis de "briller en société" comme disait sa mère.
Meredith Goldsmith
Meredith Goldsmith
Gryffondor
Gryffondor
Année à Poudlard : Sixième année

Matière optionnelle : Pas de matière optionnelle

Spécialité(s) : Aucune spécialité enregistrée actuellement.


Sur la grande pelouse - Page 12 Empty
Re: Sur la grande pelouse
Meredith Goldsmith, le  Lun 23 Oct 2017 - 1:24

La jeune fille me tendit la main en se présentant à son tour :

- Dellabea Antoine. Je suis en sixième année également, à Poufsouffle. Ravie de te connaitre.

Je lui serrai la main avec un petit sourire et l’observai balayer les feuilles présentes à l’endroit où elle voulait s’asseoir, à l’aide de son mouchoir. Je ne savais pas pourquoi mais les étranges manies de cette fille me la rendaient plutôt sympathique. Il se dégageait d’elle une assurance calme, une douceur, une pondération qui contribuait à m’apaiser.

- A vrai dire, je ne pensais croiser personne non plus. En tout cas personne qui veuille s’asseoir et rester au milieu de cette tempête.

- J’aime bien quand il y a du vent. Je sais pas pourquoi mais je trouve ça agréable comme sensation, de le sentir dans mes vêtements, mes cheveux, sur mon visage... je trouve ça vivifiant. Mais ce qui est encore mieux c’est de s’abriter, un peu comme maintenant et d’entendre le vent souffler dans les arbres, dans l’herbe et le voir agiter les feuilles et les plantes. On se sent comme dans un cocon ici et pourtant on est à l’extérieur, fis-je en désignant d’un geste circulaire la voûte de branches qui surplombaient nos têtes et descendaient presque jusqu’au sol pour certaines.

Je ne m’étais jamais installée sous cet arbre auparavant mais maintenant que je connaissais ce coin, j’allais assurément y retourner. Il était parfait pour se poser à l’extérieur sans avoir à subir les aléas de la météo, devait protéger du soleil et de la pluie et offrait une vue dégagée sur le parc et une partie du château. Aujourd’hui, la vue des feuilles mortes virevoltant sur la pelouse me renvoyait à ma contrariété mais un autre jour, où je serai de meilleure humeur, j’étais certaine d’apprécier pleinement le spectacle.

Je tournai la tête vers la Poufsouffle qui s’était remise à tripoter sa tresse et essayait de remettre de l’ordre dans les quelques mèches qui s’en étaient échappées. L’application dont elle faisait preuve dans cette tâche me dépassait un peu, je n’avais jamais vu quelqu’un être obsédé à ce point par sa coiffure. Elle avait même l’air de prendre le sujet très à cœur si j’en croyais l’agacement qui passa sur ses traits avant qu’elle ne se maîtrise admirablement pour reprendre la conversation.

- Qu'est-ce qui t'amènes ici ?

Je réfléchis un peu avant de répondre. Certes elle m’était a priori sympathique mais il n’empêche que je ne la connaissais pas. Outre le fait que j’avais des difficultés à me confier, je doutais sincèrement que mes problèmes intéressent une fille qui ne me connaissait que depuis deux minutes. Je décidai donc de rester évasive :

- Hum… je suis venue ici pour réfléchir, essayer de prendre du recul…

Je n’ajoutai pas « pour être seule », de peur de la blesser.  Elle avait l’air de vouloir faire plus ample connaissance et tout compte fait ça me convenait. Depuis qu’elle avait commencé à me parler je pensais enfin à autre chose qu’à cette stupide lettre. Et l’idée de faire une nouvelle rencontre était toujours plaisante, en tout cas plus que celle de me prendre la tête avec les exigences délirantes de mon père. Chassez le naturel et il revient au galop. Je me félicitais de m’être débarrassée de la lettre, la conversation avait plus de chances de passer à un sujet plus anodin. Sans cela, elle m’aurait probablement interrogée dessus.

- Mais je me dis maintenant je me suis peut-être pris la tête pour pas grand-chose enfin c’est pas si grave après tout, continuai-je en balayant l’air d’un revers de la main, comme pour chasser la cause de ma contrariété.

Mon discours devait être complètement incompréhensible pour elle, mais je me refusais malgré tout à cracher le morceau. Peut-être allait-elle essayer de me tirer les vers du nez mais pour l’heure je me concentrais sur l’objectif d’apprendre à la connaitre, espérant qu’ainsi le message de mes parents ne serait bientôt plus qu’un mauvais souvenir que je pourrai gérer plus facilement, sans me laisser dominer par mes émotions. Et à la fin de cet échange, j’aurai peut-être gagné une bonne relation.

Je senti soudain quelque chose de léger se poser sur mes cheveux. Poussant un petit couinement, je secouais vigoureusement la tête, d’où tomba une feuille morte qui venait apparemment de tomber de l’arbre pour atterrir sur moi. Avec un petit soupir de soulagement, je l’attrapai et fis rouler machinalement sa tige entre mon pouce et mon index.

- Désolée, fis-je à Dellabea. On sait jamais ce qui peut nous tomber dessus ici !

Je partis d’un petit rire destiné à dissimuler mon embarras avant de reprendre :

- Et toi, qu’est-ce qui t’amène ici par ce temps? Tu avais un rendez-vous ? lui demandai-je, pensant que cela pourrait expliquer sa tenue apprêtée et son obstination à maintenir sa coiffure en parfait état.
Invité
Anonymous
Invité

Sur la grande pelouse - Page 12 Empty
Re: Sur la grande pelouse
Invité, le  Sam 28 Oct 2017 - 22:13

MP avec Moira Sullivan

J’aime bien quand il y a du vent. Je sais pas pourquoi mais je trouve ça agréable comme sensation, de le sentir dans mes vêtements, mes cheveux, sur mon visage... je trouve ça vivifiant. Mais ce qui est encore mieux c’est de s’abriter, un peu comme maintenant et d’entendre le vent souffler dans les arbres, dans l’herbe et le voir agiter les feuilles et les plantes. On se sent comme dans un cocon ici et pourtant on est à l’extérieur.

Cette fille avait la même façon de voir les choses que Dellabea. Cela la fit doucement sourire, ce n'était pas souvent. Dellabea adorait le bruit du vent, les grondements du tonnerre, cela lui rappelait très souvent que la nature avait une force colossale et qu'elle pouvait à tout moment balayer ce qui se trouvait sur sa route. Dellabea adorait cette idée de force tranquille. Elle s'attarda un instant sur les feuilles qui virevoltaient sur la pelouse, des branchages qui claquaient, de la pluie qui tombait maintenant à flot. Sa camarade continua la conversation sans se faire prier.

Hum… je suis venue ici pour réfléchir, essayer de prendre du recul…
Mais je me dis maintenant je me suis peut-être pris la tête pour pas grand-chose enfin c’est pas si grave après tout


Dellabea fronça les sourcils, attentive aux dires de sa camarade. Elle s'était en fait isolée ici, sous cette tempête, pour réfléchir. Elle devait être en fort conflit intérieur pour se mettre à ce point à l'écart. Et bien que les convenances suggérait de prendre congé, Dellabea ne pouvait s'empêcher de prêcher la bonne parole, c'était encore une fois plus fort qu'elle. Elle lança un sourire amical à son interlocutrice.

Il faut parfois attendre que la tension descende pour réfléchir de manière constructive.
Les réactions à chaud n'ont jamais réellement donné de résultats intelligents.
Alors... laisses passer un peu de temps et tu y verras sans doute plus clair.
L'éclaircie vient après la pluie.



C'est alors qu'une feuille se posa sur les cheveux de Moira. Sa réaction ne se fit pas attendre, elle secoua la tête vigoureusement en laissant échapper un couinement plus qu'étrange. Dellabea ne pu s'empêcher de pouffer de rire. Sa camarade attrapa la feuille et commença à jouer avec en la roulant entre ses doigts. Dellabea se focalisa un instant sur les gestes répétitifs et sans doute nerveux de sa collègue.


Et toi, qu’est-ce qui t’amène ici par ce temps? Tu avais un rendez-vous ?


Dellabea esquissa un sourire. Un rendez-vous ? Au grand jamais, la Poufsouffle était plutôt solitaire et malgré sa gentillesse, n'avait jamais vraiment eu d'amis. Elle secoua doucement la tête en tripotant ses doigts.

Non, je me baladais simplement.
J'aime la nature, cela m'apaise, alors je suis très souvent dehors.
Rien de bien excitant.
Meredith Goldsmith
Meredith Goldsmith
Gryffondor
Gryffondor
Année à Poudlard : Sixième année

Matière optionnelle : Pas de matière optionnelle

Spécialité(s) : Aucune spécialité enregistrée actuellement.


Sur la grande pelouse - Page 12 Empty
Re: Sur la grande pelouse
Meredith Goldsmith, le  Jeu 2 Nov 2017 - 22:27

- Non, je me baladais simplement. J'aime la nature, cela m'apaise, alors je suis très souvent dehors. Rien de bien excitant.

Était-ce une pointe d’amertume que je percevais dans la voix de la Poufsouffle ? Je n’en aurais pas juré, après tout j’étais peut-être juste en train de transférer mes propres émotions sur elle.

- Je vois… lui répondis-je simplement en lui rendant son sourire.

Que faire à présent ? Je n’étais plus énervée ni franchement dans mon état normal. Une sorte d’entre-deux étrange, qui me donnait l’impression de faire un rêve éveillé. J’en avais assez d’être assise, mes jambes commençaient à s’engourdir. Cette petite conversation m’avait fait prendre plus de recul que toutes les heures que j’aurais pu passer seule à ressasser mes problèmes. En parler, même indirectement, à Dellabea m’avait fait prendre soudainement conscience de leur futilité. Quel ado n’avait pas ses différents, ses disputes avec ses parents ? Je m’en voulais presque de m’être laissée aller comme ça. Finalement, peut être que je devrais essayer de me confier, à l’occasion. Je n’avais presque jamais eu l’occasion de le faire, j’avais trop de mal à faire confiance aux gens, toujours la même impression qu’ils ne s’intéressent aux problèmes des autres que pour avoir des ragots à raconter plus tard. Ou pour se complaire dans l’idée que leur vie est quand même carrément mieux que la sienne. Dans le pire des cas ça pouvait même se retourner contre soi.
 
Néanmoins, je n’entrevoyais rien d’autre chez cette fille qu’une grande gentillesse. C’était peut-être dû à son apparence et à ses paroles réconfortantes mais pour le moment je n’avais pas grand-chose d’autre à quoi me fier. Mais j’étais décidée à apprendre à la connaitre un peu. J’appréciais sa délicatesse, en particulier dans ce genre de situation. Dans le fond, je n’étais pas naïve au point de croire qu’elle n’avait pas remarqué que je n’étais pas au meilleur de ma forme. Pourtant, elle s’était abstenue de toute remarque ou question trop directe. Et en cela, elle marquait des points.

Prise d’un regain d’énergie, je me levai et marchai vers le trou formé par les branches et qui donnait sur l’extérieur. Il s’était mis à pleuvoir mais je m’en fichais. Je fis quelques pas sous la pluie, ce qui suffit à me faire tremper. Peu importait, je me sentais bien, comme si la pluie avait achevé de laver tous mes tracas. Je retrouvai mon optimisme, ma gaité habituels. Une chanson me vint à l’esprit, une très vieille chanson tirée d’une comédie musicale moldue que je regardais enfant.

« …What a glorious feeling, I’m happy again… »

Tout à fait approprié à ma nouvelle humeur. Me tournant vers Dellabea, je lui adressai un grand sourire en repoussant les mèches de cheveux trempées qui me collaient au visage :

- Ca te dirait de marcher un peu ? Il pleut mais je me sens d’humeur à affronter les éléments. On peut rentrer au château aussi, si tu préfères. Il va pas tarder à faire nuit.
Elhiya Ellis
Elhiya Ellis
Serpentard
Serpentard
Année à Poudlard : Diplômé(e)

Matière optionnelle : Médicomagie

Spécialité(s) : Permis de Transplanage
Animagus (Furet)


Sur la grande pelouse - Page 12 Empty
Re: Sur la grande pelouse
Elhiya Ellis, le  Ven 8 Déc 2017 - 17:04


Whispering too loud


Plus d'un mois sans réponse, en cas de souci, me MP
Pv Ethan
Après ça, enfin pas longtemps après
LA de Jace /LA d’Ethan/LA accordé.

♫♫♫

Quelques ombres rougeoyantes virevoltant sur une feuille de dessin. Un ballet capricieux guidé par quelques frasques aériennes ponctuant le grattement du grain de papier par la pulpe de ses doigts colorée de pigment carmin. La représentation d’un rayon de soleil mourant sur une étendue de nature oubliée de tous, caressant doucement de sa chaleur déclinante l’herbe folle courbée par une brise d’hiver. Un monde imaginaire dans lequel les pensées de la demoiselle coloraient d’un nouveau pastel le jardin secret de son âme encore préservé.

Loin du brouhaha du match d’entrainement, loin des cris de joie ou de colère des adolescents, loin de la peine et du chagrin toujours persistants, loin de ce désir de rendre justice un jour, loin de cette vision du monde ternie, les prunelles se noyaient dans le chatoiement illusoire de cette illustration onirique à mesure que sa main estompait les traits trop orangés d'un fragment solaire.

De temps à autre, son bout de nez se redressait, cherchant le reflet correct de l’astre de jour derrière un nuage, faisant rouler entre ses doigts le bâtonnet rosâtre, pensivement.  Essence complexe à reproduire, mélange d’un effleurement voluptueux et de violence brulante découpant la forme des frêles trainées de chantilly météorologique. Un mouvement de poignet souple, quelques traces de rose mêlées subtilement à la naissance d’une ombre bleutée. Un sourire naissait sur ses lèvres glosées à l’observation d’un résultat assez satisfaisant.

Un sortilège pour animer les taches d’encre effleurait son esprit. Comme cette nuit, un peu plus loin dans le parc, ou un louveteau aux trais noircis d’un fusain offert, hurlait à la lune, dévoilant la douceur d’une étoile interdite aux creux de ses bras. Souvenir encore délectable malgré son désir de perdre toutes attaches capables d’affaiblir son être. Pourtant, les yeux rivés sur les fleurs penchées de son gribouillage, ses pensées ne pouvaient s’empêcher de rappeler que cette tendresse, enfouie en elle ne mourrait jamais réellement. Son dessin en était la preuve. Protégée quelque part, dans un coin de son âme, enfermée et bâillonnée derrière une lourde porte de son esprit, vivait, faiblement, une lueur d’espoir. L’innocence d’une enfant blessée, retenant son souffle désespérément, attendant de revoir le jour sans frémir fébrilement.

C’était cette même gamine qui croisait le regard de son cousin essoufflé. Cette même môme bien trop douce qui laissait se dessiner sur son visage un sourire attendrit alors qu’il lui disait que cet entrainement avait été intense et qu’il avait besoin d’une bonne douche. Acquiesçant   d’un signe de tête, les mots s’échappant de sa bouche fruitée avait quémandé quelques instants de plus, pour voir le ciel se ternir d’ombres envahissantes et accueillir les étoiles chères à son cœur.

Le brun n’avait pas insisté, connaissant son besoin de quiétude récurant. D’un baiser déposé sur son front, il lui avait assuré qu’il serait dans les dortoirs ce soir si l’envie de sortir ou d’autre chose lui prenait. Prévenance adorable et salvatrice.

Au milieu de cette société en perdition, où le temps filait bien trop vite vite, où l’hypocrisie et la peur gagnait facilement les foules, avoir un seul et unique être sur qui se reposer en toutes circonstances, s’avérait salutaire. Jamais le doute ou la crainte de se faire refouler ou juger n’existait quand il s’agissait de Jace. La blondinette savait que chacun de ses travers, de ses débordements seraient toujours percus avec cette même bienveillance qui les avaient touchés dès qu’ils s’étaient retrouvés. Lui et elle, face au reste du monde. Lui et elle, rien de plus,  là où rien ne comptait vraiment à côté. Alors, lui confiant les biscuits qu’elle lui avait apporté, ses opales emplies de reconnaissance s’étaient plantée dans les siennes, l’encourageant à fuir vers le château pour se délasser. Plus tard elle le rejoindrait, sans nul doute, dans la nuit très certainement. Plus tard…

Mais là, les manches tachées d’encres multicolores, quelques mèches de cheveux virevoltant au vent, la patience pour principale compagne, les couleurs d’un jour mourant reflétant dans ses pupilles, Elhiya patientait immobile, jusqu‘à percevoir enfin les milles lueurs de la déchéance du jour s’imbibant de ténèbres très lentement. Tant de nuances, tant de possibilités, tant d’ombres se nourrissant de lumière récalcitrante. La caresse de ses doigts sur sa palette de craies cherchait le reflet parfait, qui ne détruirait pas le délicat équilibre où ombre et lumière subsistait, ensemble.

Il ne suffisait que d’une seule petite maladresse, un peu trop de noirceur pour que tout bascule, sur un bloc de croquis comme dans la vie. Il suffisait d’une trace sur le côté pour gâcher tout un monde idyllique. Il suffisait d’un bruissement de papier malmenée, une page tournée, pour rompre la tranquillité de l'instant et la concentration nécessaire à la capture de ce scintillement discret dans la mort d’une journée.  Un simple bruit, discret, trahissant la présence d’un autrui désagréable pour sa simple existence. Un murmure de lecture insignifiant qui forçait un regard noir et dévoilait les traits connus d’un aiglon domestiqué par une Couleur hasardeuse sans intérêt.

Il avait juste fallu qu’il dévoile sa présence à ce moment précis où elle se devait de choisir les bonnes teintes, comme un rappel piquant à la réalité. Son univers sur son carnet, n’existait que caché au fin fond de son être. Il y’avait toujours, quelque part, quelqu’un pour venir le déranger, le polluer… Un soupir d’agacement se manifestait instantanément, il était désormais trop tard pour saisir cette subtilité offerte par la nature une seule fraction de seconde. Tant pis…. Il faudrait remettre ça à plus tard.

Support d'ouvrage rangé dans son sac, matériel délicatement posé au-dessus, jupette d’écolière époussetée, la blondinette s’était redressée doucement, accordant une dernière attention au changement de chronologie avant d’aller se planter devant le jeune brun. Un très faible sourire en coin, désabusé. Prunelles lapis-lazulis plantées sur lui, un nouveau soupir lui échappa. Bras croisés, manifestement mécontente, quelques mots, pourtant prononcés avec calme, glissèrent sur sa langue


« Je ne te dirai pas merci, même s’il est agréable de voir que tu sais vivre sans ta nounou. Dans ce coin du parc, je ne peux que te concéder que pour le coup, ton cas semble moins désespéré »

Clin d’œil amusé. Après tout, avec son feuilletage de grimoire il avait fini par la déranger, elle pouvait bien faire de même quelques instants.

« C’quoi ton nom au fait ? Protecteur des Poufsouffles en détresse ?»

La ligne fine de ses lèvres s’étaient étirée en un discret sourire relativement cordial
Ethan Turner
Ethan Turner
Maitre de JeuSerdaigle
Maitre de Jeu
Serdaigle
Année à Poudlard : Diplômé(e)

Matière optionnelle : Pas encore disponible

Spécialité(s) : Permis de Transplanage


Sur la grande pelouse - Page 12 Empty
Re: Sur la grande pelouse
Ethan Turner, le  Jeu 14 Déc 2017 - 7:36

Le jour touchait à sa fin, alors que l'astre solaire descendait derrière l'horizon et qu'un vent nordique refroidissait les étudiants profitant toujours de la vue offerte par le parc de Poudlard; l'hiver était bien arrivé, il ne lui restait qu'à défaire ses valises et s'installer. Ethan était en quête constante de tranquillité, et depuis que le froid attirait les élèves à l'intérieur du château, lui en sortait de plus en plus souvent, surtout maintenant que la saison des pluies était prête à laisser place à l'arrivée de la neige. C'est donc revêtit d'un sweat à capuche sous sa robe de sorcier qu'il était sorti en cet après-midi frisquet, cherchant un perchoir où se poser quelques heures histoire d'étudier. Il y avait un endroit où il aimait bien se rendre, un endroit assez particulier, où personne n'allait jamais flâner, et c'était au stade de Quidditch. Peu de personnes connaissaient suffisamment le bleu et bronze pour savoir qu'il était l'un des plus grands mordus de Quidditch de l'école, passion que ses parents lui avaient transmise depuis son plus jeune âge.

Le bleu et bronze se dirigea donc en direction de la fameuse arène ceinturée de tours aux couleurs des quatre maisons de l'école. La vue sur le lac était extraordinaire, celui-ci était particulièrement calme à l'approche des grands froids. Ethan continua son chemin jusqu'à ce qu'il soit assez près du stade pour y distinguer très clairement les joueurs qui y pratiquaient, soit l'équipe de Serpentard, et se trouva un endroit confortable où s'assoir par terre. Les directives qu'ils se criaient, le bruit des battes frappant les balles ensorcelées, le sifflement des joueurs et leurs montures filant dans l'air; pour bien des gens, ce bourdonnement aurait été dérangeant, mais pas pour le bleu. S'il était chez lui au travers des rangées de livres de la bibliothèque, le stade était sans aucun doute sa résidence secondaire, là où il allait pour se ressourcer et trouver le courage pour affronter les obstacles que la vie plaçait sur son chemin. Ces temps-ci, il en avait bien besoin, de courage. Bien sûr, la merveilleuse Alicia lui en procurait comme jamais auparavant, mais elle ne pouvait pas l'aider pour cette épreuve-ci, comme elle était directement concernée... Il avait quelque chose à lui demander, quelque chose qu'il n'avait jamais demandé à personne encore, quelque chose de très gênant...

Assis dans l'herbe à proximité du stade, Ethan avait désormais son fameux grimoire ouvert sur ses genoux, revenant sur les leçons des cours de la dernière semaine, trainant plus que nécessaire lorsqu'il revisitait des notions de métamorphose. Parfois, il sortait sa baguette, s'exerçant à refaire les mouvements nécessaires à la réalisation de certains sortilèges plus difficile, d'autres fois il dessinait des diagrammes favorisant sa compréhension d'une future relecture, et dans certains cas il ne faisait qu'écrire des notes et commentaires en marge des pages, ajoutant toujours une touche encore plus personnelle à chacune de celles-ci. Son grimoire, c'était sa vie scolaire entière. Il avait, au fil du temps, collé magiquement bon nombre de bouts de parchemin à travers celui-ci, et avait même déplacé des sections complètes dans certains cas, afin d'avoir un classement toujours optimal de ses informations. Il y avait 5 ans d'études couchés sur ce livre, dont la reliure commençait à se faire assez vieille, et les pages particulièrement chargés.

Nouveau bruissement de feuilles, un peu plus audible cette fois, le bleu cherchant une quelconque information cachée dans les profondeurs de son grimoire, et quelqu'un se mit soudainement à bouger sur sa gauche, ramenant l'étudiant sur terre. La nuit était pratiquement arrivé, la pratique des joueurs de Serpentard était déjà terminé, et, plus important que tout le reste, il n'était plus seul? Le regard d'Ethan se tourna vers la jeune femme qui semblait se lever et venir vers lui, ne la reconnaissant que lorsqu'elle fut à sa hauteur. Non! Pas elle! De toutes les têtes blondes de Poudlard, il avait fallu que ce soit la mal élevée de la bibliothèque! Mais qu'est-ce qu'elle lui voulait cette fois? Qu'il s'excuse d'exister? C'était elle qui venait le troublé son calme, et pourtant c'était elle qui avait l'air mécontente...

« Je ne te dirai pas merci, même s’il est agréable de voir que tu sais vivre sans ta nounou. Dans ce coin du parc, je ne peux que te concéder que pour le coup, ton cas semble moins désespéré »

Moins désespéré? De quoi elle parlait? C'était quoi ce clin d'œil d'ailleurs? Et pourquoi elle me dirait merci? Pour ne pas l'avoir fuie peut-être? Ethan ne voyait visiblement pas pourquoi elle lui adressait encore la parole, ni pourquoi chaque fois qu'elle le faisait, elle lui adressait des clins d'œil. On n'insulte pas les gens qu'on apprécie comme ça? Non?

« C’quoi ton nom au fait ? Protecteur des Poufsouffles en détresse ?»

Ahh! Peut-être qu'elle voulait entamer une conversation normale histoire de se racheter d'avoir été aussi bête l'autre jour? Elle faisait partie de ces gens qui n'arrivaient pas à avouer leurs torts et s'excuser, mais qui éprouvaient tout de même des remords? Le bleu était coincé, ne voulant pas créer de nouvelles hostilités, et ne connaissant pas les intentions de son interlocutrice, il lui donna le bénéfice du doute en lui répondant, d'un ton qu'il voulait cordial, un air incertain se dessinant peu à peu sur son visage.

-Eh... C'est Ethan mon nom... Et...toi?

Il la fixait comme un animal prêt à déguerpir au moindre faux pas.

-Et puis, qu'est-ce que tu fais si loin du château? Tu fais partie de l'équipe de Serpentard ou quoi?

Cette hypothèse paraissait invraisemblable, comme il connaissait assez bien les visages des membres de chaque équipe de l'école, n'ayant pas manqué un seul match depuis son arrivée à Poudlard. Il souhaitait néanmoins très fortement ne pas être la raison de la présence de la blonde en ce lieu, et il s'agissait de la seule explication qui lui venait à l'esprit pour l'instant, à moins qu'elle ne soit la petite copine d'un joueur de l'équipe de Serpentard?
Elhiya Ellis
Elhiya Ellis
Serpentard
Serpentard
Année à Poudlard : Diplômé(e)

Matière optionnelle : Médicomagie

Spécialité(s) : Permis de Transplanage
Animagus (Furet)


Sur la grande pelouse - Page 12 Empty
Re: Sur la grande pelouse
Elhiya Ellis, le  Ven 15 Déc 2017 - 1:42


Whispering too loud



Pv Ethan
Après ça, enfin pas longtemps après
LA d’Ethan/LA accordé.



Hésitation dans la voix. Oisillon esseulé hors de son nid dévoilant avec incertitude l'appellation commune qui lui était donné. Écho de questionnement en retour. Comme si cela pouvait avoir un importance à ses yeux. L'étiquette qu'il avait du coller sur ses mèches blondes et son sourire mesquin ne nécessitait pas une dénomination quelconque supplémentaire. Mais s'il fallait, pour polluer son esprit à la hauteur qu'il avait pourri son élan artistique, se fondre sous quelques convenances illusoires, sa langue concédait à dévoiler son identité civil. Un nom, rien de concret. Une dénomination que n'importe qui pouvait utiliser sans prérogative. Un insignifiant symbole d'être aux yeux d'autrui, le sentiment de pouvoir connaitre une personne de pars le vhoix d'une nomination parentale.

"Elhiya, mais tu peux m'appeller Elhi"

Surnom usuel offert sur un plateau. Offrande chimérique d'une accalmie  dans les prémices de joutes verbales que l'oiseau avait prit soin de pépier. Ridicule interrogation. Comme si cela avait un quelconque intérêt. Appartenir à un groupe de joueurs de balais, traîner loin du château, attendre que la nuit tombe, que le soleil se meure, que son cœur batte une nouvelle mesure, tant de réponses sans saveur possibles qui prenaient forme au coin de ses lèvres silencieusement. Amusante réaction malgré tout. Animal méfiant qui quémandait à renifler la main potentiellement dirigée en sa direction. Mignon.. En quelque sorte.

Les prunelles azures avaient glissé sur cet interlocuteur au sérieux trop prononcé. Parfait cliché du poussin studieux qui nécessitait de s'aérer les neurones pour paraître appétissant -intéressant diront certains-, parfaite distraction compensatoire pour ce croquis abandonné. Ou tout du moins en apparence... L'ennui ayant de longs doigts crochus, il ne tarderait pas à se manifester rapidement, au moindre silence porté par le vent.. Alors s'agenouillant à son niveau, les opales plantées dans les siennes, une seule chose guidait ses gestes: le désir de la mort de ce compagnon de fortune trop gourmand (Ennui hein, pas Ethan). Ce garçon était coupable et salutaire -même s'il l'ignorait-, il de sa présence, reparrerait l'affront subit. Petite proie salvatrice glissée entre les pattes d'un chaton en manque de divertissement.

Rapide constat effectué. Ce bouquin précieux, niché entre des phalanges serrées, cette baguette à proximité, bien trop de rigidité dans cette vie éphémère. Perte de temps, d’existence. Des chaînes scolaires étouffant les plus faibles ou les trop biens pensants, un modèle de vertu en rappel à sa mémoire, un tout faisant naître des fossettes sur des joues rebondies. Le regard s’était fait soudainement malicieux sous la germination d'une idée. La nuit devait se parer des silences de son cousin, sur le toit d'un immeuble, confortablement lovée au creux de sa chaleur, mais l'attrait d'un défi enfantin ne pouvait être ignoré. Appétence soudaine agréable.

Du bout des doigts, l'initiation de la danse légère d'une plume se glissant jusqu'aux siens, guidé par la douceur, le contact sur sa main avait été retirer la prise sur l'ouvrage avec délicatesse. Le ton s’était fais plus suave et les mots glissaient lentement entre ses lèvres. 


"Ce que je faisais n'a plus guère d'importance. Comme tout le monde, je sais quand il faut prendre une pause. Tu devrais faire de même.."

La légère caresse avait continué son chemin sur le poignet du jeune homme, alors que le grimoire finissait sur le côté, au bon soin de la verdure. Abandonné. Un divertissement rien de plus, dont l'effet de surprise s’avérait déjà délectable. Il suffisait de pousser un peu plus l'effronterie pour apprendre les limites de ce petit aigle à  la réparti légère.

Penchée au dessus de lui, une mèche de cheveux dorée indiquant le point de sa destination, l’écailleuse joueuse en avait profité, furtivement, pour déposer sur les lèvres du jeune homme un baiser fugace. Vol au gout d'inconnu dont elle ne prenait pas le temps de savourer. Un clin d’œil enjoué et le livre agrippé, la demoiselle, debout sur ses pieds, fixait le preux chevalier sans son faire-valoir, attendant, pointe de fierté dans les yeux, de voir qu'elle carte serait jouée.

Précautions cependant non oubliées :


"Je garde ton bouquin, juste pour m'assurer que tu comprennes le sens du mot pause. Oh .. et ca aussi.. #accio baguette..  je ne te les rendrais qu'à une condition très simple, mais à  toi de la deviner."

Les dés étaient jetés. Dans une partie enfantine à  l'enjeu risible
Ethan Turner
Ethan Turner
Maitre de JeuSerdaigle
Maitre de Jeu
Serdaigle
Année à Poudlard : Diplômé(e)

Matière optionnelle : Pas encore disponible

Spécialité(s) : Permis de Transplanage


Sur la grande pelouse - Page 12 Empty
Re: Sur la grande pelouse
Ethan Turner, le  Sam 16 Déc 2017 - 8:15

Bon, jusqu'ici, ça allait, la blonde lui avait donné son nom, Elhiya, et avait même autorisé Ethan à l'appeler par son surnom. Ça augurait bien quand même, aucun signe d'hostilité, et même un échange verbal quand même normal. Le bleu et bronze baissa légèrement sa garde, l'étudiante de Serpentard ne semblait définitivement pas dans le même état d'esprit que lorsqu'il l'avait croisé avec Alicia. Il espérait encore qu'il était simplement question d'une mauvaise passe de la part de la verte, une journée où l'étudiante s'était levé du mauvais pied, et que tout ça était derrière eux maintenant, c'est beau de rêver...

Et puis, Elhiya se mis à drôlement se rapprocher du bleu et bronze, sans aucun air menaçant, bien au contraire en fait. Mais, qu'est-ce que? Elle s'approcha encore, allant jusqu'à faire glisser ses douces mains féminines sur les siennes. MAIS QU'EST-CE QUI SE PASSAIT!? Ethan était complètement figé, à l'exception d'une légère vibration qui résonnait tout le long de son corps, réaction typique lorsqu'il subissait un traumatisme à la limite entre la peur et l'incompréhension. Ses yeux bleus, grands ouverts, fixaient l'avancé de la blonde sur sa personne, l'envahissement de son espace personnel qui ne semblait en aucun cas vouloir s'arrêter. Il était incapable de bouger, ou même de réfléchir, il ne se demandait même plus qu'est-ce la blonde était en train de faire; la lumière de son esprit était allumée, mais plus personne n'était à la maison.

La voix d'Elhiya se fit de nouveau entendre, alors qu'elle était penché sur lui. Une voix beaucoup plus sensuelle, qui fit frissonner le bleu et bronze.

"Ce que je faisais n'a plus guère d'importance. Comme tout le monde, je sais quand il faut prendre une pause. Tu devrais faire de même.."

Une...une...elle voulait qu'il prenne une...WOOAH MAIS QU'EST-CE QUE!!! Elhi avait recommencé son manège, et avait poussé l'audace encore plus loin, jusqu'à aller lui voler un baiser, avant de se relever de son long, le grimoire d'Ethan dans ses griffes. Ethan respirait à un rythme alarmant, et tentait maintenant par tous les moyens psychologiques de se calmer. Est-ce qu'elle allait lui expliquer à quoi elle jouait à la fin!? Le regard du bleu, incertain, se posa sur la tignasse blonde qui se tenait devant lui, l'air triomphante.

"Je garde ton bouquin, juste pour m'assurer que tu comprennes le sens du mot pause. Oh .. et ça aussi.. #accio baguette..  je ne te les rendrais qu'à une condition très simple, mais à  toi de la deviner."

MAIS! Il se leva d'un bond lorsqu'il sentit sa baguette glisser de sa poche pour aller rejoindre les mains de l'étudiante. Il voulut, dans un premier temps, récupérer ses biens par la force, mais cette pensée mourut au même instant où elle prit vie dans son esprit. C'était une fille! Qu'est-ce qu'on dirait de lui!? Et si elle avait un petit copain, il aurait encore plus d'ennuis par la suite! Et puis, elle avait une baguette, non, elle en avait deux maintenant! Mais qu'est-ce qui se passait!!!?? Il voulait simplement étudier loin des gens! C'était trop demandé?? Et puis, se baiser... À quelle sorte de jeux elle jouait? Décidément pas le genre qu'Ethan était habitué de jouer... Et puis, bon, elle va rendre le grimoire à une condition qu'elle dit, suffit de la deviner. Donc, s'il donne la bonne réponse, il retrouve ses affaires, c'est ça? Pitié faîtes que ce soit ça...

-J-j
un peu de contenance Ethan pitié! J'sais ppas à quoi tu joues, mais... ... ... Faire une pause, voilà, c'est la réponse à ta devinnette, maintenant... Rends-moi mma baguette... ... steplait.

Ah oui, on sentait bien le lion rugir en lui, entre deux bégaiements. Il tendit la main vers Elhi, celle-ci toujours légèrement tremblante, la paume vers le ciel, désirant apporter un geste pour appuyer ses paroles si braves et pleines de convictions.
Elhiya Ellis
Elhiya Ellis
Serpentard
Serpentard
Année à Poudlard : Diplômé(e)

Matière optionnelle : Médicomagie

Spécialité(s) : Permis de Transplanage
Animagus (Furet)


Sur la grande pelouse - Page 12 Empty
Re: Sur la grande pelouse
Elhiya Ellis, le  Sam 16 Déc 2017 - 21:31


Whispering too loud



Pv Ethan
Après ça, enfin pas longtemps après
LA d’Ethan/LA accordé.



Touchante réaction innocente. Attendrissant même, pour peu que la blonde, le sourire mesquin sur les lèvres, se laisse à nouveau atteIndre par ce genre de bêtise. Mais ce soir, ne serait pas différent d'un autre, seul un lourdement de rire transparaussait. L'etat fébrile du jeune homme trahissait sa surprise et son incompréhension. Petit poussin à peine sorti de l'oeuf, il n'y avait aucun doute, les lacunes de ton savoir serait délectable pour ton interlocutrice.

Une réponse, hésitante, portée par la brise fraîche, caressait les idées de la jeune fille. Posée en maître du jeu, la baguette inconnue roulant entre des doigts, elle avait hoché négativement de la tête, levant les teux au ciel, comme une mère déçue par son rejeton.

"Quand on fait une pause, on n'a pas besoin de livre tu sais Ethan. Tes bouquins ne te l'ont pas appris?"

La lecture était bénéfique, depuis toujours, pour s'instruire, s'enfuir, s'évader. Mais de plusieurs années à dévorer des ouvrages, aucun ne montrait suffisamment combien l'esprit avait besoin de découvrir de nouveaux horizon. Jamais les mots couchés à l'encre rappelaient combien il fallait s'aérer de façon moins conventionnel. Cet aiglon, troublé par une simple caresse sur des lèvres devait l'ignorer. Charmante découverte.

Une supplique avait trouvé forme sous la langue du brun. La demande éperdue un enfant perdu. Dépossédé d'un bout de bois, son monde stéréotypé s'etait partiellement effondré. Pourtant, ce n'était qu'une brindille rappelant leur statut d'htpocrites évoluant dans une bulle de protection illusoire. Nouveau soupir, nouvelle esquisse de sourire, et l'attention se portait sur le symbole de la magie qu'ils portaient en eux.  Un morceau d'arbres rien de plus et tant de chaînes raccroché au tour. Ce garçon n'avait très certainement pas conscience de ce qui le poussait à la réclamer... pathétique...

"Je te la rendrais que si tu viens avec moi. Pas de bol t'étais au mauvais endroit au mauvais moment. J'ai besoin d'une pause, les étoiles seront bientôt là"

Les habitudes de la nuit, leurs travers, leurs plaisirs, leurs prières perdues et leurs rêves brisés. Tant de chose à faire sous le regard de la lune blafarde, tant de tableau au fusain a dessiner et qui ne prendrait jamais naissance dans un ouvrage rébarbatif. Et cette main tendue face à elle, dans l'ecpectative de retour d'un bien, lui octroyant tout autant de possibilité, il suffisait de bien les amener, d'enclencher le bonne enchaînement, de ne pas être trop virulente ou gourmande.. Alors le sourire c'etait fait engageant, le grimoire rendu en preuve de bonne foi et le regard plus malicieux.

"Promis je mords pas. Sauf Si on demande. Et puis, t'as bien le droit de respirer sans ta nounou non?"

La provocation était chose facile, provoquer la désorientation peut etre tout autant. Ses doigts avaient glissée doucement sur la paume offerte à sa vue.  Caresse légère qui l'amusait sans qu' elle ne laisse paraître.

Amusement frivole rafraîchissant
Sous couvert d'une proposition des plus insouciants
Les instants détudiant étaient bien trop court
Pour se permettre de les cachés par des détours..
La balle était dans son camp.
De proie à compagnon il n'avait qu' a choisir
Lorelaï Peony
Lorelaï Peony
DirectionSerdaigle
Direction
Serdaigle
Année à Poudlard : Diplômé(e)

Matière optionnelle : Étude des moldus

Spécialité(s) : Aucune spécialité enregistrée actuellement.


Sur la grande pelouse - Page 12 Empty
Re: Sur la grande pelouse
Lorelaï Peony, le  Mar 19 Déc 2017 - 23:06

[RP Unique]
[Autorisation D'Ethan et Elhiya pour poster]


La gorge déchirée



Elle avait crié tellement fort, plus fort qu'elle ne l'aurait pensé possible elle-même. Sa voix avait déchiré la nuit fraîchement tombée. Sa voix était monté du sol et avait atteint les sempiternelles étoiles. Elle était impuissante. Aveugle et impuissante.

Sa gorge était blessée. Blessée de l'amour qu'elle lui portait. Blessée de ne pouvoir l'aider. Blessée par cette récurrente impuissance.

Elle était tombée au sol, dans l'herbe mouillée. La tête entre les jambes pliées sous elle. Les mains sur la tête. Les yeux plein de larmes. Des tâches de couleurs dans l'obscurité. Comment avait-elle pu être si aveugle ?

Elle avait sangloté, longtemps peut-être, elle était rentrée dans la tour bleue en courant, montant les marches quatre à quatre, traversant la salle commune sans un regard, pénétrant dans le dortoir, et s'enfermant derrière des rideaux trop fins.

Elle avait pleuré. Longuement peut-être. Peut-être même pas assez. Elle avait pleuré son impuissance et sa peur. Elle avait peur. Elle mourrait de peur. Et elle ne contrôlait rien. Elle l'aimait, elle avait peur pour elle et ne pouvait rien. Rien. Absolument rien. Et elle avait peur. Tellement peur.

Tellement.

Tellement peur.

Elle ne pouvait être plus qu'une présence qui accompagne. Un pilier sur lequel chacun se repose, d'acier, de titane. Inébranlable. La gorge blessée. Elle serait là. Elle fera ce qu'elle peut. Ce qu'on accepte qu'elle fasse.

Peut-être même qu'elle enlèvera son armure de temps en temps et laissera entendre ses cris déchirants. Ses cris d'amour. Ses cris de haine envers la vie. Sa colère envers cette impuissance.

Mais elle sera là. Pilier inébranlable. Pilier renforcé. Au cœur de douceur et d'amour. Au poids trop lourd. Elle portera. Elle portera ce qui doit être porté. Elle portera pour que les autres n'aient pas à porter. Car les autres portent déjà assez.

Et la peur ne la fera pas trembler.
Ethan Turner
Ethan Turner
Maitre de JeuSerdaigle
Maitre de Jeu
Serdaigle
Année à Poudlard : Diplômé(e)

Matière optionnelle : Pas encore disponible

Spécialité(s) : Permis de Transplanage


Sur la grande pelouse - Page 12 Empty
Re: Sur la grande pelouse
Ethan Turner, le  Mer 20 Déc 2017 - 8:58

Occulter le baiser de la blonde, ça ne s'est jamais produit, non, pur moment de folie, c'était déjà plus cohérent que la réalité... Ethan tenta de se calmer pendant un cours instant, un respir, deux, trois ...ça allait mieux, ses fonctions cérébrales se remettants tranquillement en route, comme après une panne généralisée et un diagnostic de ses fonctions vitales. Il fut tout de suite plus réceptif aux explications qu'avait à fournir la blonde, mais en fait, elles ne virent jamais le jour... Elle insista par contre une fois de plus sur le fait de prendre une pause, tous les deux!? Pourquoi elle voulait tant qu'il se détende? Si elle désirait le faire, elle, grand bien lui fasse! mais qu'elle ne vienne pas l'embêter lui! Et puis, si, pour lui, prendre une pause, c'était ça? De venir aux abords du terrain de Quidditch, lire un peu, faire du ménage dans son grimoire et réviser ses cours? Il aimait lire, et adorait apprendre, c'était son dada à lui. Bien sûr, peu de choses valaient le divertissement procuré par un vrai match de Quidditch, mais à défaut d'en avoir un sous la main, la proximité du stade lui remémorait suffisamment de bons souvenirs pour être amplement satisfaisante.

Ce livre-là, celui qu'elle venait de lui voler, c'était toute sa vie d'étudiant. Il réalisait maintenant qu'il n'aurait probablement jamais dû réunir la totalité de ces notes en un seul endroit, mais voilà, c'était trop tard maintenant...et cela avait ses avantages en temps normal. C'était d'ailleurs la première fois qu'on osait le lui voler, tout comme sa baguette, que la blondinette promettait de lui rendre s'il la suivait, pour prendre une pause? Et tout ça parce qu'il était au mauvais endroit au mauvais moment!? Quelle excuse sans queue ni tête...elle n'avait jamais appris à se faire des amis, la verte? Bon, il n'était peut-être pas une référence sur le sujet, mais il apparaissait assez clair que sa méthode à elle était complètement tordue. Elle commençait peut-être toutes ses soirées de cette façon? En faisant du chantage auprès des autres pour qu'ils la suive? Ça ressemblait à un début de... Naaaaan, on oublie, c'est mieux. Mais la voilà qui lui rendait son grimoire, comme preuve de bonne volonté. Manquait plus que sa baguette...

La verte continua sur sa lancée en lui disant qu'il avait bien le droit de s'amuser sans Alicia, tout en incluant une nouvelle allusion... Mais!? D'abord les clins d'œil, puis le baiser, et maintenant ça! Est-ce qu'elle était sérieuse là!? Elle approchait tous les mecs comme ça ou bien il était particulièrement malchanceux? Ce n'est pas qu'elle n'était pas attirante, mais le coeur d'Ethan restait éternellement dévoué à la parfaite Alicia, qui n'avait d'ailleurs rien à envier à la blondinette de Serpentard, particulièrement au niveau de l'attitude... Et puis, cette nouvelle caresse sur sa main...! Il rétracta son bras presque instantanément sous le toucher de la blonde, trahissant le frisson qu'il avait ressenti; il fallait que ça cesse, ce petit manège!

-Je veux bien te suivre pour prendre une...pause, si tu te mets à agir comme quelqu'un de normal! Et puis, t'sais que t'aurais probablement plus de succès avec les gens si tu ne prenais pas leurs objets précieux en otages?

L'image de son baiser lui revint subitement en tête, image qu'il chassa tout de suite, mais c'était trop tard, il sentait le feu monter à ses joues. Le bleu venait de réaliser qu'il s'agissait de son premier baiser avec une fille! Non, non, non! Il n'avait rien fait! C'était pratiquement du harcèlement sexuel, oui, ça ne pouvait pas être considéré comme un baiser! Il tenta de s'occuper l'esprit en rangeant son grimoire dans son sac, s'attardant beaucoup trop sur ce dernier, gagnant du temps histoire de reprendre son sang-froid. Lorsque ce fut chose faite, son regard se reporta sur Elhiya.

-Bon, pour être honnête, je ne sais pas trop qu'est-ce que tu entends par "prendre une pause", mais si tu commences à faire des trucs bizarres, je me casse, avec ou sans baguette.

Ouah! Il avait vraiment réussi à prendre un ton semi-sévère! C'était un gros coup de bluff en vérité. En fait, il comptait vraiment se pousser si les choses dégénéraient, mais le ton et l'air qu'il avait pris étaient totalement faux, il souhaitait ainsi minimiser la position de force dans laquelle la verte se trouvait. Il attendit qu'elle ouvre la marche, prêt à la suivre, enfin, jusqu'à ce que les choses se gâtent...
Elhiya Ellis
Elhiya Ellis
Serpentard
Serpentard
Année à Poudlard : Diplômé(e)

Matière optionnelle : Médicomagie

Spécialité(s) : Permis de Transplanage
Animagus (Furet)


Sur la grande pelouse - Page 12 Empty
Re: Sur la grande pelouse
Elhiya Ellis, le  Jeu 21 Déc 2017 - 7:14


Whispering too loud



Pv Ethan
Après ça, enfin pas longtemps après
LA d’Ethan/LA accordé.

No music


Au loin un cri, insignifiant, insuffisant pour détourner son regard malicieux de l’aiglon dérouté.

Le simple effleurement de deux doigts avait suffi pour le rendre intéressant. Ce n’était pas sa bouille ou la couleur de ses prunelles azures qui en étaient responsable, mais son comportement de jeune fille effarouchée surprenant. Un sourire espiègle s’était dessiné à la disparition subite de sa main et un dodelinement de tête blonde avait accompagné le conseil futile qu’il lui prodiguait.  Charmante attention bien que totalement veine.

Agir normalement était bien ce qu’elle faisait, bien sur les conventions sociale et la bienséance en pâtissaient grandement, mais au moins, ses choix n’étaient guidé par aucune niaiseries sociétales obligatoires. Du moins à ses yeux. Alors, un pouffement lui avait échappé quand le jeune homme suggérait que le succès social s’élevait grave à un comportement calqué sur la masse populaire. C’était un fait en soit, l’hypocrisie adoucissait la méfiance d’autrui, mais la période des masques doucereux n’avait jamais existé pour de simple inconnu. Palabres dévouées à une cause perdue.

Et enfin, en guise d’acceptation, l’oisillon avait senti nécessité de poser une condition des plus étranges. Haussement de sourcil pour la demoiselle et sourire en coin des plus amusés. Impossible de contenir un pouffement alors qu’elle acquiesçait d’un très léger signe de tête


« Ma foi ça me va. Tu me diras ce que tu estimes être un truc bizarre. Par contre soyons clair, je ne cherche pas à avoir plus de succès comme tu dis. Je n’ai pas vraiment de souci sur ce plan. » Clin d’œil moqueur alors que d’un coup de menton vers l’extérieur de l’école elle l’intimait à la suivre. « Puis arrêtes de tout prendre au sérieux, il t’arrivera rien va, ni à ta baguette, promis »

Impression étrange de parler à un môme qui avait besoin d’être rassuré. C’était plus que d’un simple aérage d’esprit dont il avait besoin ce brun, il était encore plus tendu qu’une corde sur un arc. Il avait déjà mis les pieds hors du château en pleine soirée au moins ? Ou monsieur bien trop sérieux se cantonnait au règlement scolaire ? Même pas besoin de poser la question, quand on en venait à réclamer la définition du mot pause, il y’avait clairement une lacune quelque part. Modèle de vertu, comme déjà supposé dans la bibliothèque, bien qu’il fut surprenant qu’il se laisse embarquer sans plus de protestations. Autant ne pas trop poser de question supplémentaire, il serait bien capable de se raviser, et la blonde se voyait mal le kidnapper. Après tout, elle avait bien promis que le sortilège d'incarcerem ne serait que pour une seule et unique personne de l'école non?  

Silencieusement, levant le nez vers le ciel qui se couvrait d'étoiles, ils s'étaient retrouvés assez rapidement devant les grilles de l'école. En temps normal, dans ces cas, elle prenait la main ou le bras de la personne qui l'accompagnait pour initier un transplanage d'escorte. Mais étonnamment, elle se doutait dit que si Ethan était troublé par un simple effleurement de main risquait directement la syncope si elle venait à enrouler son bras au tour du sien. Qu'il vienne lui dire encore qu'elle devait revoir sa façon de faire...


"Train ou transplanage, pas de pause dans le Château désolée"

Voila ce qui s'apparentait le plus à une formule de politesse quand on était pas quelqu'un à qui elle tenait. Il faisait mieux d'être content au lieu de bougonner car il ne passait pas sa soirée le nez fourré dans un bouquin. En plus, elle lui avait adressé un sourire cordial pour agrémenter le tout. Summum de la bienveillance
Ethan Turner
Ethan Turner
Maitre de JeuSerdaigle
Maitre de Jeu
Serdaigle
Année à Poudlard : Diplômé(e)

Matière optionnelle : Pas encore disponible

Spécialité(s) : Permis de Transplanage


Sur la grande pelouse - Page 12 Empty
Re: Sur la grande pelouse
Ethan Turner, le  Mer 27 Déc 2017 - 9:08

L.A. d'Elhiya

Alors qu'il s'attendait à ce que la blondinette tourne au ridicule sa demande, il fut extrêmement surpris de voir que, malgré qu'Elhiya sembla la trouver comique, l'étudiante consentie tout de même à sa requête! Elle alla même jusqu'à demander au brun de lui faire savoir  ce qu'il trouverait de "bizarre". Ethan était persuadé d'avoir cerné la demoiselle lors de leur première rencontre dans la bibliothèque, mais depuis plusieurs minutes déjà, l'image qu'il avait d'elle était sans cesse bouleversée, au point où il ne comprenait plus du tout la manière de pensée de la verte et argent. Il ne fallut d'ailleurs que quelques instants avant qu'un nouveau bouleversement de son image n'eût lieu, lorsqu'elle tenta de rassurer le bleu et bronze, lui disant de ne pas prendre tout au sérieux, et que rien n'arriverait à sa baguette. Le jeune homme poussa un soupir de soulagement bien sentis face à cette déclaration. Tout cela n'était donc qu'un jeu : sa baguette, son grimoire, les caresses, le baiser... Bon, il devait admettre que c'était un drôle de jeu, le genre dont il aurait bien aimé connaître les règles avant d'en être la victime, mais maintenant qu'il savait que ça n'avait rien de sérieux, il pouvait se relaxer un peu...

Ils se mirent en route, s'éloignant toujours plus du château. Ça ne prit d'ailleurs que quelques minutes que déjà ils se heurtaient à un obstacle, les grilles en fer du mur ceinturant le domaine de Poudlard. Pourquoi la jeune femme l'avait amené par là? Elle ne pensait tout de même pas à quitter la propriété? D'autant plus que la nuit se faisait de plus en plus présente autour d'eux? La blonde répondit à son air interrogateur bien assez vite, lui mentionnant que les pauses, c'était loin du château qu'elles se prenaient. Non mais elle était sérieuse là? Avec tout ce qui était inclus dans le domaine? Ils devaient quand même en sortir? Remarquez, peu importe où ils étaient, ils n'avaient pas le droit de sortir de leurs dortoirs lorsque la nuit était tombée, alors théoriquement, ils violaient déjà le réglement....

À cette pensée Ethan éprouva un drôle de sentiment, son coeur se mit à battre plus rapidement, il se sentait coupable, mais l'idée de partir à l'aventure excitait l'adolescent qu'il était. Ce ne fut pas bien long qu'Elhiya lui exposa les deux choix qui s'offraient à eux : le train, ou le transplannage. Alors elle savait transplaner!? c'était assez impressionnant pour une fille encore à l'école...

N'étant pas particulièrement chaud à l'idée de donné carte blanche à la verte sur leur destination, il l'interrogea à savoir où souhaitait-elle l'amener comme ça. Pré-au-lard fut parmi ses choix, ce qui semblait bien plus raisonnable que de passer la nuit dans les rues de Londres. L'étudiant fit remarquer à sa comparse que le village en question se trouvait à distance raisonnable de marche du domaine, et qu'ils n'auraient de ce fait pas de difficultés à y aller, mais surtout à en revenir. Il n'en fallut pas davantage pour convaincre la blonde aux yeux couleur lapis lazuli, qui s'approcha de la grille d'enceinte d'un air décidé. Mais qu'est-ce qu'elle comptait bien fai-...et elle commença à l'escalader sans plus attendre, comme si elle avait fait ça plusieurs fois déjà! Le bleu l'observa grimper les barreaux un à un, les vêtements qu'elle portait visiblement mal adaptées pour ce genre d'escalade...puis il remarqua que la jeune femme portait une jupe, et que l'angle dans lequel elle se trouvait devenait de plus en plus révélateur... Ethan eut un sourire coupable, puisque sa réaction instinctive avait été de regarder, jusqu'à ce que la blonde, se sentant visée, et bien au fait de ce qu'elle portait, arrêta son ascension pour jeter un coup d'œil au jeune homme, qu'elle vit tout de suite détourner rapidement le regard, fixant maintenant le sol de façon très intense, l'intérieur de ses pommettes en proie aux flammes. Elhiya eut un rictus amusé, avant de lancer, à l'endroit du jeune homme :

-On apprécie la vue?

Question rhétorique, elle continua son escalade, sans que jamais Ethan ne sache s'il avait mérité un nouveau clin d'oeil ou non. La blonde fut bientôt complètement traversée de l'autre côté du portail, visiblement bien contente d'en avoir terminé avec cette épreuve. Elle se retourna vers l'aigle, qui avait toujours un pied sur le premier barreau, hésitant visiblement à faire le premier pas vers la liberté qui s'ouvrait à lui. Elle cru bon de le motiver un fois de plus, à sa manière :

-Autant de courage qu'une fillette de première année.. tu es sur de savoir vivre sans ta laisse?

Bon, il avait beau se dire que ce n'était qu'un jeu pour elle, la remarque venait tout de même le chercher dans son égo. Qu'est-ce qu'il attendait? ce n'est pas comme s'il avait peur de tomber, et puis il avait déjà accepté l'idée de se rendre à pré-au-lard. Il grimpa le premier barreau, puis le deuxième, et chaque barreau semblait plus facile que le précédent, plus libérateur également. Bientôt il avait rejoint Elhiya, qui le gracia d'une nouvelle remarque pour souligner sa réussite.

-Ho l'oisillon quitte enfin le nid.

Elle lui fit un nouveau clin d'oeil avant de se détourner et de reprendre la route en direction du village à proximité. Ethan se sentait vraiment excité, tout en étant rempli de nombreuses craintes, dont une en particulier qu'il ne put contenir à l'intérieur de lui.

-Et si on croise un membre du personnel, ou même de la direction? Si on est reconnu, on est fichu non?

Ça remarque était davantage une quête de réconfort qu'une peur dévoilée au grand jour. Si elle savait ce qu'elle faisait, ils ne risquaient rien non? Et puis ils pouvaient toujours transplaner...enfin... elle le pouvait; restait à prier pour que "laisser Ethan en plan" ne fasse pas partie du jeu auquel elle jouait depuis que leur chemin serait croisé plus tôt dans le parc.[/color]
Elhiya Ellis
Elhiya Ellis
Serpentard
Serpentard
Année à Poudlard : Diplômé(e)

Matière optionnelle : Médicomagie

Spécialité(s) : Permis de Transplanage
Animagus (Furet)


Sur la grande pelouse - Page 12 Empty
Re: Sur la grande pelouse
Elhiya Ellis, le  Jeu 28 Déc 2017 - 17:04


Whispering too loud



Pv Ethan
Après ça, enfin pas longtemps après
LA d’Ethan/LA accordé.

♫♫ Je sais pas pourquoi..
L’oisillon n’était pas encore prêt à voler de lui-même de toute évidence. Préférant la sécurité d’un trajet à pied que d’un voyage magique, comme un né-moldu apeuré, il avait encore besoin de temps. D’un haussement d’épaule en acquiescement à la destination, la demoiselle avait jaugé la grille de fer devant eux. Pré-au-lard était à quelques acrobaties de là.. Juste à passer cet obstacle, et avec la mauvaise tenue.

D’un sourire amusé, et d’un simple « tu viens », la blondinette avait commencer à se hisser en hauteur, ne perdant plus de temps à chercher les bons points d’appuis. Maintes tentatives lui ayant déjà fourni la meilleure façon de faire pour ne pas chuter. Elle grimpait, grimpait, sans faire cas de sa jupette d’écolière. Un pantalon, une jupe, ça ne faisait désormais plus de différence à ses yeux. Par contre l’autre en dessous qui était perturbé par une caresse sur la main, il en disait quoi de la vue qu’il pouvait observer s’il levait le nez ?

Curieuse, un rictus étirant ses lèvres, ses opales fixaient le jeune homme, qui de toute évidence ne savait plus où se mettre. Impossible de voir si, prit la main dans le sac –ou les yeux plutôt- ses joues s’étaient parées de rouge dans l’obscurité. Dommage, mais ça ne dispensait pas la demoiselle de lui faire une remarque avant de pouffer doucement « on apprécie la vue ? »

Nul besoin d’attendre une réponse de toute façon, le mettre dans l’embarras était bien plus agréable de s’entendre dire que sa culotte pouvait potentiellement être mignonne avec ses petits pandas dessiné dessus. Changeant de sens avec agilité, Elhiya se laisser glisser doucement pour atterrir au sol avec légèreté. Facile, ne restait plus qu’à remettre sa jupe comme il faut, et de voir si le bleu s’en sortait. Sans grand étonnement, le brun n’avait pas bougé de sa place. Soupir désabusé lâché et coup d’œil à son attention tout en sortant sa chemise de sa jupette. « Autant de courage qu’une fillette de première année… tu es sûr de savoir vivre sans laisse ? » Pour le coup, il y’avait franchement de quoi douter.

Lui adressant une moue réprobatrice, elle le suivait enfin prendre son envol pour gravir le portail de l’école. Il réagissait bien aux légères provocations, c’était amusant. Pendant l’attente qu’il lui infligeait, la blondinette avait retiré sa cravate, détaché ses cheveux le laissant tomber en cascade doré sur ses épaules. Sa cape de sorcier scolaire lui plaisait guère avec sa doublure de satin verte foncée, d’un sortilège elle troqua la couleur contre du noir bien plus discret. Rangeant baguette, bout de tissus vert et argent dans son sac, elle accueillait d’un clin d’œil Ethan, enfin à son niveau « Ho, l’oisillon quitte enfin le nid ». Pour peu, elle aurait pu lui donner la médaille de la traversée la plus longue. Mais pas le temps pour ça : il fallait filer avant qu’on ne les voit de ce côté de la route.

Sans demander son reste, les mains fourrées dans les poches, le sourire aux lèvres, ses pas étaient partis rapidement fouler le chemin menant au village sorcier, le garçon à sa suite. Prè-au-lard offrait tant de possibilité qu’elle ne savait vers quoi l’amener en premier. Ce n’était ni un ami, ni un copain, elle ne s’était pas vraiment attendu à ce qu’il la suive jusqu’à l’extérieur de l’école pour tout dire. Il s’avérait bien plus intéressant que prévu au final et ce, malgré sa question stupide. Un ricanement lui avait échappé.

« Première fois que tu sors ? »

Question purement rhétorique à nouveau, elle lui adressait un large sourire goguenard avant de lui montrer d’un signe de tête les lumières du village  qui pointait le bout de son nez.

« On avisera dans ce cas. Des points en moins, une colle, une remontrance... qu’importe, c’est pas bien grave non plus, y’a mieux qui nous attend. T’as pas fait le mur pour te raviser maintenant. Ce serait stupide maintenant »

D’autant plus qu’ils venaient d’arriver à l’entrée de la ville.

Fin ici – Suite
Max Valdrak
Max Valdrak
Serdaigle
Serdaigle
Année à Poudlard : Aucune année renseignée

Matière optionnelle : Pas encore disponible

Spécialité(s) : Animagus : Écureuil roux


Sur la grande pelouse - Page 12 Empty
Re: Sur la grande pelouse
Max Valdrak, le  Lun 8 Jan 2018 - 23:33

Question de point de vue
avec Harmony Lin et son LA

Tourner. Virer. Jouer. Je ne savais plus quoi faire. Je n'avais plus sommeil. Courir. Oui. Courir c'était une bonne idée. Il fallait simplement encore attendre. Tout seul. Enfin non pas tout seul. Il y avait Rox aussi. Je me rapprochais de notre panier commun et je commençais à tapoter le petit flereur. Le regardant avec ma petite mine de chien battu.

Aller viens jouer avec moi, aboyais je, s'il te plait.

Pour seule réponse, le félin détourna la tête. La mienne se baissa. Spidy dormait sur le rebord de la fénêtre et Gremly lui me faisait peur. Pas si peur que cela mais il était toujours ronchon. Tiens j'en oubliais un. L'écureuil! Mais Zip était avec la maîtresse. J'espérais qu'elle rentre vite. J'étais pressé de sortir en balade. Peut-être que cela comme hier. Hier j'étais sage. Même pas de laisse sur la fin de la promenade. Max était fière de moi. Et puis j'ai eu un gros câlin. J'ai envie d'un gros câlin. Un regard vers Rox...Non d'accord j'avais compris le message.

Tout à coup, du bruit. Une petite tête rousse qui passe par la fenêtre. Zip! L'Humaine ne devait pas être loin. Je m'agitais. Je tournais en rond. Prêt à bondir. Prêt à courir. Porte ouverte. Je m'approchais de la grande qui me gratouilla la tête. J'adorais cela. Elle est si douce. Elle alla voir les autres avant de revenir vers moi.

On fait la course? Dis on fait la course?

J'entendis un "oui". Je ne pris pas le temps d'écouter la suite. Je filais. Je serais le premier arrivé. Regardant de temps en temps derrière moi, je ne remarquais pas devant une jeune fille. Je la bousculais légèrement puis reparti de plus belle. Max était sur mes talons.


***

Matiné, un peu chargé. Un peu d'administratif. Un repas à la table des professeurs. Et me voici sur le chemin de la maison. Enfin la maison de fonction. J'allais rejoindre mes amis les bêtes en croisant les doigts pour que Rouky, le berger allemand n'ait pas fait de bétises. Ce petit chiot était très gentil mais aussi très vif. J'évitais de le laisser trop longtemps seul avec les autres. Mais ils avaient de plutôt bien cohabiter tous ensemble.

Zip était en avant. Il passa par la fenêtre tandis que j'ouvris la porte et alla saluer tout le petit monde. Le chiot semblait impatient. Prêt pour une promenade. Il aboya. Je lui répondis.

-Oui Rouky on va se promener att...

Il était déjà parti. Comme une fusée. Je fermis la porte rapidement et courus à sa suite. Mince. Je ne pouvais pas laisser ce petit atteindre Poudlard. Au niveau du parc, il bouscula une élève qu'il fit tomber. Je me rapprochai d'elle un peu paniquée en essayant de garder un oeil sur le chiot qui m'observait de loin. Il voulait jouer mais ce n'était pas le bon moment. Un regard plus attentif sur la jeune fille. Un prenom, des discussions. Des souvenirs. Concentres toi Max.

-Je suis désolée Harmony, vraiment. Il ne t'a pas fait mal? Tu vas bien? Est ce que cela te dérangerait de m'aider à l'attraper? Il est incontrôlable ces temps ci.
Contenu sponsorisé

Sur la grande pelouse - Page 12 Empty
Re: Sur la grande pelouse
Contenu sponsorisé, le  

Page 12 sur 15

 Sur la grande pelouse

Aller à la page : Précédent  1 ... 7 ... 11, 12, 13, 14, 15  Suivant

Permission de ce forum:Vous pouvez 
Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
Harry Potter 2005 :: ~¤~ Académie de Poudlard ~¤~ :: Le Parc-

L'univers d'Harry Potter est la propriété de la Warner Bros ainsi que de J.K Rowling.
Tous droits réservés sur ce site ©Copyright Bureau RPG.