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Harry Potter 2005 :: ~¤~ Londres ~¤~ :: Rues de Londres
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Devant un monument moldu
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Luia Luminos
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Re: Devant un monument moldu

Message par : Luia Luminos, Lun 26 Sep - 17:55


Les deux jeunes Aurors marchaient dans la rue après que Luia ait pris la main d'Arcturus et l'ait embrassé. Il pleuvait à verse mais ça n'avait pas d'importance pour les deux jeunes tourtereaux. Luia était heureuse enfin, pleinement. Elle avait un boulot qu'elle adorait même s'il n'était pas toujours facile, un appartement à elle et un petit-ami. Que demander de plus? Ils marchaient et Arcturus s’amusait à amuser Luia. Tout à coup, Arcturus s'arrêta et ne bougea pas. Ils n'étaient plus qu'illuminés par la lune sous cette pluie. Luia s'arrêta aussi et vit Arcturus lui sourire. Puis ce dernier fit quelques pas vers elle et s'inclina devant elle en disant:

- Lady Luminos, m'accorderez-vous une danse ?

Luia retint un rire. Décidemment, il était spécial ce mec. Mais dans le bon sens. Et puis il avait le mérite de l'aimer et de vouloir être avec elle, Luia Luminos, issue d'une famille de Sang Pur. Certes, elle ne reniait pas les Sang-Mêlé ou les Né-Moldus mais elle était quand même fière d'être une vraie Sang-Pur. Luia acquiesça et le laissa faire.

Il s'approcha un peu plus d'elle et lui prit une main tandis qu'il posait l'autre autour de sa taille. Il se mit ensuite à faire quelques mouvements, comme dans les bals. Il n'y avait pas de musique mais il faisait nuit et personne ne sortirait à cette heure-là, qu'il soit Moldu ou sorcier. Et ils dansèrent comme dans les bals d'autrefois durant de longues minutes. Ils étaient si bien ici et Luia espérait que le temps s'arrêterait là. Mais elle savait aussi que ce ne serait pas le cas, bien que son collègue veuille sûrement aussi passer du temps avec elle le plus possible. Finalement, comme il se faisait tard et tandis qu'ils dansaient encore, Luia dit:


-Je sais bien que tu voudrais ne pas me quitter, je le veux aussi. Mais il faudrait peut-être que je rentre chez moi et que tu retournes chez toi car on doit aller travailler demain...

Le retour à la réalité était brusque, elle en convenait. Mais il fallait bien le faire et ils auraient encore des tonnes d'occasion de se voir, que ce soit dans le QG des Aurors, en mission ou même en dehors.

HRPG: Pas de soucis, ça arrive. Perso', je fais des posts courts à mi-longs, ça dépend de mon inspiration quoi^^!
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Luia Luminos
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Re: Devant un monument moldu

Message par : Luia Luminos, Ven 30 Sep - 14:11


Les deux jeunes gens avaient dansés ensemble durant de longues minutes. Ils étaient si bien mais ça devait hélas s'arrêter et ils le savaient tous les deix. Luia avait dit qu'elle savait qu'il ne voulait pas la quitter vu qu'elle aussi ne voulait pas le quitter. Puis elle avait ajouté qu'elle fallait bien qu'elle rentre chez elle et qu'il retourne chez lui, à cause du travail du lendemain.

Ils dansèrent une dernière fois. Ils s’arrêtèrent et la pluie aussi. Le moment magique était fini mais elle comptait bien en avoir des tonnes d'autre avec son nouveau petit-ami. Que ce soit au travail ou en dehors. Arcturus regarda Luia et caressa les joues froides avant de les réchauffer. C'était si bon pour elle de retrouver de l'amour. Il l'embrassa tendrement avant de les faire transplaner jusqu'à l'Allée des Embrumes.

Ils marchèrent jusqu'à l'immeuble de la jeune Auror, main dans la main. C'était la fin de la soirée magique... Elle le laissa devant chez elle , souriant,et elle entra. Avant qu'elle n'entre dans le bâtiment, elle entendit:


- Je t'aime...

Elle sourit et dit un rapide:

-Moi aussi...

avant de rentrer et de filer vers son appartement. Une fois en haut, elle regarda dans la rue s'il était encore là ou non devant l'immeuble. Il était là. Elle offrit la fenêtre et lui envoya un baiser avant de refermer. Elle se lava et fila regarder la TV, magnifique invention moldue, avant de se coucher.

Fin du RP pour moi

(HJ: Si tu veux faire un autre RP, tu m'envoies un MP^^)
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Alice Grant
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Re: Devant un monument moldu

Message par : Alice Grant, Mer 9 Nov - 20:42


RP avec Leo Keats (Gold)
Après la période folie



C'était un jour sans cours. Et avant tout, une matinée sans cours. La sang-mêlée avait d'abord fait la grasse matinée -tant de nuits à rattraper- avant d'engloutir un petit déjeuner copieux -tant de kilos à reprendre. Oui, elle en avait, des choses à apprécier, ce genre de choses qu'on ne remarque que lorsqu'on les perd, et qui pourtant sont si importantes, si précieuses. Elle n'avait jamais autant apprécié le sentiment agréable de se réveiller bien reposé après une calme nuit de sommeil, jamais autant apprécié d'être maître d'elle-même, sans double-face psychopathe, sans voie dans la tête pour donner mal au crâne, jamais autant aimé ne pas devoir cacher ses cernes et sa folie, jamais autant admiré le reflet de son véritable sourire dans les yeux de ses proches, jamais autant aimé être une seule et même personne, celle qu'elle était, et ne pas avoir à porter de masque en permanence.

Nous en avons tous un, mais certains sont moins superficiels, moins faux que d'autres. Entre cacher des envies d'insultes à son patron et dissimuler une double personnalité, il y avait une différence, et pas une mince. Alors Alice appréciait chaque seconde comme un cadeau. Elle devait rattraper ses amis qu'elle avait jetés à la porte pour les protéger. En attendant, elle s'efforçait d'être optimiste et de rire. Rire pour prendre du recul. Mais attention à ne pas flotter sur un petit nuage. Le monde reste ce qu'il est. Elle le savait, les hommes étaient capables du meilleur comme du pire, et maintenant elle savait comment reconnaître ceux qui sont comme elle était: fous. Elle pouvait mieux les comprendre, mieux les aider.

La serdaigle avait repris sa marche infinie vers ce but inatteignable qu'on effleurait chaque jour lorsqu'on l'avait: rendre service à tout ceux qu'elle croisait pour la goutte d'eau dans la mer parce qu'après tout elle ne pouvait pas faire mieux. Prétentieuse qui pense pouvoir comprendre, aider, aimer tout le monde. Tant pis. Elle doit rattraper ses erreurs commises. Elle doit détourner les yeux de son passé, détourner les yeux de ceux effrayés de ses victimes passées. Se pardonner petit à petit. Elle avait faillit commettre l'impardonnable. Mais elle avait tenu bon et maintenant que ça allait mieux, elle allait pouvoir se concentrer sur le présent, voir le futur.

Vêtements moldus, livre -un thriller- moldu à la main, elle s'assit sur le bloc du monument et regarda quelques instants les londoniens aller et venir. Observer sans crainte de blesser une foule grouillante de vie. Elle pencha la tête sur son bouquin conseillé par sa mère tout en regardant du coin de l’œil la vie des moldus, sa moitié, son père, ses ancêtres.
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Leo Keats Gold
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Re: Devant un monument moldu

Message par : Leo Keats Gold, Jeu 10 Nov - 1:04


Brille, Brille petite tortue
-Fanée
Équilibriste.
On t'attend encore quelque part.
Et comme d'habitude, tu t'y rendras involontairement,
Trop à l'ouest pour savoir pourquoi tu y vas,
Tu mettras encore le tout sur tes jambes qui s'effilochent
Que tu traînes derrière toi
Appesanties par tout ce que tu prends.

Je ne sais pas où je vais. Je suis perdu, entre tous ces passants à qui j'ai un jour appartenu. C'était il y a longtemps. Avant le pire jour. Avant la lettre. L'oubliette. Et tout ce qui est venu avec. J'ai été à leur rythme, invisible dans la foule. Celui quo'n ne remarquait jamais, mais qui remarquait tout. Lorsqu'il ne s'agissait pas de lui-même. J'ai été un enfant comme vous et moi. Un enfant qui courrait. Riait. Pleurait aussi parfois. Quand les petites peines semblaient insurmontables. C'était avant que la vie m'apprenne à relativiser mes caprices. Avant que dans ma tête s'installent les prémices
-De la folie.
Qui ne m'ont plus quitté.

Maintenant je suis cet homme étrange un peu dans les vapes. Que tout le monde regarde. Celui qui fait que les parents prennent la main de leurs enfants sur mon passage. Les attire à eux lorsque j'attarde mon regard. Maintenant je suis ce gars toujours seul et étrange que l'on aborde dans les bar. Pour s'offrir les bras de quelqu’un de regardable pour une nuit, en oubliant que moi aussi je suis censé avoir une vie. Être un peu plus. Être quelqu'un. Plus que le souvenir d'un visage flou que l'aube estompe. Sauf que vous avez raison. Je ne suis personne, je ne suis à personne. J'erre, seul, je regarde tout. Je connais les rues de cette ville comme ma poche, côté sorcier du moins. Mes semelles en ont tant foulé les pavés qu'elles ont dû laisser leur traces dans leur usure. J'en suis sûr. Ou j'aimerais l'être, je n'en sais rien. Je ne sais plus grand chose pour dire vrai. Je ne sais même plus ce que je suis. Si ce n'est votre ombre, l'ombre de vos pas, tout ce que vous ne voulez pas devenir, et comme je vous comprends. Ce n'est pas facile de voir votre peur et votre dégoûts lorsque vous contez les rumeurs à mon sujet, lorsque vous me voyez drogué, alcoolisé, sur le point de faire une bêtise. Lorsque vous me trouvez baignant dans mon propre sang au fond d'un tunnel étroit, des grammes d’élixir de paix dans les veines. Alors imaginez ce même dégoût à votre égard, mais dans les yeux de vos proches. Imaginez. Ce que ça peut faire à une âme. La déception. Je la vois aussi. Parce que vous ne savez pas vous, ce qui fait qu'on en arrive là. À craquer, à attaquer de pauvres innocents, un sourire au lèvres. À errer dans Londres en pleine nuit entouré de poissons-chats, de pastels et de d'autres chimères.
Vous ne savez pas qui je suis.
Et je vous interdis d'essayer de me
-Juger.  

Tourner à l'angle.
Avancer.
Un pied
-Devant l'autre.
Sans jamais s'arrêter.
Paysage de béton,
Monument brumeux.


Alors je continue d'avancer, jusqu'à ce que quelque chose de suffisamment digne d’intérêt  ne me décide à m'arrêter. Le brouhaha, les paroles, les "t'as fait quoi hier", "t'as vu comme elle est bonnes", " les hommes sont tous les mêmes" et d'autres choses qui ne font que m'horripiler. J'avance  toujours, ferme mes oreilles. Regarde l'agitation sans trop la voir, à croire qu'ils sont tous comme moi, que personne ne prend jamais le temps de s'arrêter. Sauf une, qui attire mes yeux par son immobilité. Sur un bloc, un livre à la main, elle semble regarder le temps passer, sans essayer de le rattraper. Alors après m'avoir mené près d'elle, mes pieds s’arrêtent. Net.

- Le Tic-Tac ne t'angoisse pas ? Dis-moi ton secret.
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Alice Grant
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Re: Devant un monument moldu

Message par : Alice Grant, Jeu 10 Nov - 8:29


Les gens étaient tous différents, avec chacun leur vie, leur expérience, leur fardeau, leur innocence -ou pas-, leur histoire, leur vision des choses, mais quelque chose les reliaient. Ils étaient tous humains. Leurs sentiments étaient similaires, c'était comme ça que l'on pouvait de temps à autre prévoir leurs actions, leurs réactions. Alice l'avouait, c'était presque un jeux pour elle. Se taire et observer. Se taire et prévoir. Se taire et admirer. Des scènes attendrissantes. Des scènes romantiques. Des scènes comiques. Des scènes obscènes. Des scènes tristes. Des scènes d'accident. Des scènes de crime. Le meilleur et le pire. L'humain et l'inhumain. Concentré dans une simple foule.

Magnifique. Horrible.

Et dans cette foule, il y avait des gens qui souffraient plus que d'autres. Qui avaient besoin d'aide. Qui avaient besoin d'une main à attraper. Parfois ils ne voulaient pas se faire sauver. Ils avaient peur parce qu'ils se méfiaient des actes désintéressés. Les hommes étaient comme ça, quand ils avaient grandi, un peu, trop tôt, trop tard. Ils se méfiaient du "trop beau pour être vrai", "trop gentil pour être sincère". La serdaigle le savait car elle avait vécu ça. Au final, plus on souffrait plus on comprenait les autres.

Et là elle le remarqua. Lui. Ce gars. Depuis le temps, la sang-mêlée savait reconnaître un fou. Et visiblement, lui aussi l'avait vue. Et il s'approcha d'elle. Il s'arrêta devant elle. Et les passants s'en moquaient. Ils regardaient de travers. Et ils continuaient à avancer.
- Le Tic-Tac ne t'angoisse pas ? Dis-moi ton secret.
Vite, comprendre. Le tic-tac... le temps. Le secret pour ne pas être angoissé? Alors il était angoissé par le temps? Elle-même avait bien couru après. Maudit lapin. Bien sûr, quand on a un esprit tourmenté, on a peur de tout et de rien.
- Ne te préoccupe pas du tic-tac. Ne cherche pas à lui courir après. Prends-le. Prends le temps.
Elle lui sourit. Qu'avait-il traversé? Qu'avait-il vécu? Ne pas imaginer. Ne pas faire monter les larmes aux yeux. Les larmes. Elle ne savait pas qu'elle en avait encore.
- Assis-toi.
S'il te plaît.
- Si tu veux.
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Leo Keats Gold
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Re: Devant un monument moldu

Message par : Leo Keats Gold, Ven 11 Nov - 22:25


La pendule
Faut pas l'oublier,
Elle continue de valser
Gauche -
- Droite
Gauche -
- Droite
Et Tic -
- Et Tac
Sans jamais s'arrêter
Parce qu'on oublie jamais de la remonter.
Poids.
Contrebalancer.


C'est un peu comme des larmes d'enfance,
Des coups de poignard d'amour,
De cette tristesse serran-poignante.
Un état un peu second, qui tire les larmes d'enfance alors qu'on voit les gouttes de bonheur lointain nous caresser le visage avec des perles de rosées,
Qui se posent tendrement remettre le voiles devant nos yeux
Avant de doucement couler
Le long des joues rosées.
C'est acide et doux en même temps
Un genre de bien qui fait mal
Qui picote et picore
Les derniers trucs d'enfance qui nous restent ancré dans la peau.
Sans qu'on sache si c'est vraiment douloureux,
Si on peut se passer de se sentir encore en vie
Dans la douleur
Les malheurs.
On se demande si au final, ce n'est pas juste une forme de complaisance
-Le Mal-être.
Parce que finalement
On finit par avoir l'impression de ne connaître que ça.
On ne tombe pas sur les bonnes personnes
Comme une poupée mal branlée
On trébuche par-à leurs pieds
On s'écrase.
Se relève.
Les genoux tout crottés.
Mais on se doit de rentrer dans cette maison où tout semble être merveilleux
On s'arrache
Se défoule
On court comme des enfants
En sachant pertinemment qu'on retombera
Qu'on aura de nouveau aussi mal
Alors est-ce que ça vaut le coup de se relever ?
Ce soir je me le demande
On dit que oui,
Le bonheur vaut toujours le coup,
Mais je commence sérieusement à en douter.
Je crois que je suis un peu paumé-e
Déformé-e
Mal branlé-e moi aussi.
Des gouttes qui se répondent
Font sonner les vases
Et aussi un peu le glas je crois.
Le clairon qui claironne à la mémoire de cette douce période
Qu'il serait temps d'enterrer


-il parait.
Tu vois jeune fille,
Je ne sais même plus ce que je pense
Alors comment savoir ce que je te dis ?
Je suis perché
Perdu
Dans cette forêt sans fin.
A courir après ce temps
Que tu sembles mépriser.
Quel est ton secret ?

- Ne te préoccupe pas du tic-tac. Ne cherche pas à lui courir après. Prends-le. Prends le temps.

On en peut pas le prendre le temps hein ?
L'attraper ?
Il va trop vite
Course contre le temps
Je n'arrive même pas à lui arracher un morceau d'étoffe,
Pour gagner
Ne serait-ce qu'un minute après minuit
Pour contempler la vie.
J'arriverai pas à le prendre.
Je sais pas si ça vaut le coup d'essayer
.

- Assis-toi.

Tu t'assieds, obéissant.
Trop sonné par tant de
-simplicité
Pour seulement songer à ne pas écouter.
Je m'étends,
M'appuie
Et attend
Que la jolie
Me confie  son secret
Pour rester
-envie.

- Si tu veux.

Soupire.

- Je veux.
Je veux savoir
Comment tu fais
Pour que ta tête
arrête de te faire mal.
Pour rester là, sans hurler.
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Re: Devant un monument moldu

Message par : Alice Grant, Sam 12 Nov - 17:37


Assis à côté de toi, un fou. Les gens en ont peur. Ils les rejettent, les enferment, parce qu'ils sont imprévisibles, parce qu'ils ne pensent pas comme tout le monde, parce qu'ils ne sont pas "normaux". Ils les fuient, les font sortir de leur vie, et les fous deviennent seuls, rejetés, emprisonnés. Mais tu n'as pas peur de lui. Parce que tu es persuadée qu'il est quelqu'un de bien qui n'a pas eu de chance, qui est seul, qui a mal, qui a besoin d'aide. Tu le sais parce que tu as vécu ça. T'étais comme lui. T'as presque confiance. Alors tu ne les fuis pas et tu leur donnes ce que tu espérais avoir chaque jour. Enfin, tu essayes. T'espère. Et ça ne dépend pas de toi.
Esprit tourmenté, dis-moi ce qui ne va pas.
Esprit tourmenté, aide-moi à t'aider.


- Je veux.
Je veux savoir
Comment tu fais
Pour que ta tête
arrête de te faire mal.
Pour rester là, sans hurler.

Le jour ou elle avait fait taire la Voie dans sa tête, le jour ou elle s'était débarrassée de sa folie, elle avait été confrontée à son passé de plein fouet, à ses peurs, et elle avait put regarder de l'avant.
- J'ai réglé mes problèmes avec le passé. J'apprécie le présent. Et je me fixe un but pour le futur. Comme ça, je suis en paix avec le tic-tac.
Plus facile à dire qu'à faire. Il y avait peut-être d'autres solutions, mais Alice ne connaissait que celle-là. Est-ce que ça marchait pour chaque histoire? Allez savoir.
- Alors, ton passé, ça donne quoi?
Rien de très bon j'imagine. La serdaigle était bien consciente du chemin sensible qu'elle empruntait. Il était douloureux. Mais au bout...
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Re: Devant un monument moldu

Message par : Leo Keats Gold, Ven 23 Déc - 3:00


J'suis perdu,
En
- Un
Deux -
- Trois.
Surtout deux en fait,
Qui dans la morale,
Ne devrait former qu'un.
Ol
Il parait.
Mais non.
Chez moi c'est deux.
Parce que y a une partie que je ne veux plus.
Pas.
J'accepte pas de la voir en moi.
Parce que perdition.
Sa présence me rappelle à elle seule,
Les doigts dans mes yeux.
Le ciel de faïence,
Et l'accordéon.
Cette comptine d'un autre été,
Passé
-Lointain.

- J'ai réglé mes problèmes avec le passé. J'apprécie le présent. Et je me fixe un but pour le futur. Comme ça, je suis en paix avec le tic-tac.

C'est beau tout ça, ce que tu dis, ce que tu fais l'inconnue. Cette façon que t'as de me regarder avec cette envie d'aider dans les yeux. De ne pas juger. De ne pas me laisser tomber. De ne pas hurler en partant en courant, effrayée par mon être. Mon regard. Mes sens. Merci d'être là. Liseuse lointaine. Compréhensive. Moi, c'est ce Tic-Tac qui aspire mon cerveau. Mes envies, ma vie même, si on peut le dire. Le présent est trop laid, l'avenir inexistant et mon passé est en rideau noir incandescent.

- Alors, ton passé, ça donne quoi?

Mon passé, c"est une tache,
Floue.
Au mieux ça t'empêchera de dormir.
Au mieux tu me rejetteras, du dégoût dans les yeux.
Je ne sais même pas comme te raconter ça
Sans que tu hurles.
Sans que tu me dénonces,
Que tu gueules à la foule alentours de me tabasser,
me lapider.
Alors doucement
je laisse les mots couler.  


- Je suis fatigué.
Du passé.
Je ne sais pas pourquoi je suis comme ça.
enfin, ce qui m'a rendu comme ça.
Je ne peux pas te raconter,
Ça servirait à rien,
Et y a plein de choses que tu ne comprendrais pas.
je suis peut-être juste fou de nature.

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Re: Devant un monument moldu

Message par : Alice Grant, Ven 30 Déc - 12:44


Le pays semblait beau, au début, merveilleux. On avait commencé par suivre le lapin dans son terrier, par curiosité, ou parce qu'il semblait être la seule lumière au loin. Avec sa montre qu'il consultait constamment. On voulait savoir pourquoi il courait, ou il allait. A chaque fois qu'on pensait l'avoir enfin rattrapé, quelque chose nous empêchait de l'atteindre, et il disparaissait au loin, chantonnant sa ridicule rengaine: "En r'tard, en r'tard, j'ai rendez-vous quequ'part, je n'ai pas l'temps de dire au r'voir je suis en r'tard en r'tard !" Et on lui hurlait vainement qu'il nous attende, juste une seconde, une toute petite seconde pour qu'il réponde à nos questions, parce qu'on est déjà allé trop loin dans le pays, qu'on est déjà perdu.

Quand on se rend compte que ce monde est fou, il est déjà trop tard, ses grilles se sont fermées sur notre esprit, et il commence à nous dévorer, à nous rendre comme tout ceux qui se sont perdus ici à la recherche du lapin qui s'arrête enfin... nous sommes chez la reine de cœur, la maîtresse de ce lieu sordide. Et elle veut notre âme. Alors, on se débat, on prépare une révolution avec le Chapelier, le Lièvre de Mars, le Cheshire... tout ceux qui luttent encore. On déniche la reine blanche. Et puis, après une rude bataille qui nous laissera d'innombrables cicatrices, on se réveille enfin.

Alice s'est réveillée. Elle se jure que plus jamais elle ne suivra le Lapin. Mais elle n'oublie pas ce qu'il s'est passé. Elle n'oublie pas tout ceux qu'elle a croisé et qui sont toujours là-bas, prisonniers du lapin et de la maudite grosse tête. Alors, quitte à se mouiller un peu dans le pays de ses cauchemars, elle veut commencer l'évacuation. Elle est restée de longs mois dans le pays. Elle peut le faire. Elle peut aider cet homme. Elle le veut. Mais lui, il semble y être depuis déjà plusieurs années .Comment avait-il fait pour tenir? Et si il était allé trop loin? Non, il y a toujours un espoir.  

- Je suis fatigué.
Du passé.
Je ne sais pas pourquoi je suis comme ça.
enfin, ce qui m'a rendu comme ça.
Je ne peux pas te raconter,
Ça servirait à rien,
Et y a plein de choses que tu ne comprendrais pas.
je suis peut-être juste fou de nature.


C'est plus simple quand ils ne se braquent pas, quand ils ne ferment pas la porte à double tour. Quand ils acceptent l'aide. Elle est rassurée. Il ne veut peut-être pas raconter tout de suite ce qui lui est arrivé, mais la sorcière trouvait ça normal. Après tout, ce n'était qu'une inconnue. Alors pourquoi se sentait-elle si proche de lui? Parce qu'il était dans le même lieu dont elle s'était échappé. Parce qu'elle avait été comme lui, d'une certaine façon. Si il était né comme ça, on l'aurait repéré immédiatement, placé à Sainte Mangouste ou dans un autre lieu spécifique aux "habitants" du pays de la folie. Elle hoche la tête.

- Je ne crois pas que tu sois né comme ça. Ça veut dire que tu peux t'échapper. Du passé. De tout. C'est possible. Il faut que tu affrontes tes démons.

En tout cas, ça avait marché pour elle. Elle espérait, elle priait que ça soit la bonne porte de sortie pour lui aussi.
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Re: Devant un monument moldu

Message par : Leo Keats Gold, Mar 3 Jan - 21:53


Plic.
Le robinet des mots a fermé sa pendule.
Les derniers mots ricochent sur ta bulle.
De bien être savonneuse.
Tu n'as eu qu'à souffler.

Ceci n'est pas une vie, ni une pomme ni une pipe par ailleurs. Ceci est un enchaînement de choses qui échappent au contrôle. Ceci est un tout et un rien à le fois. Ceci est tout ce que l'on souhaite, et bien plus encore. Seulement, il faut être bon en couture pour réussir à tout lier. Tout serrer, sans sauter de maille. Rien. Une existence plate. Sans aucun relief. Qui nous aspire. Mais ne nous trouve pas. Nous notre vie, elle est plutôt en éponge. Un peu de sol avec tout plein de trous à éviter. Parce que, à l'image de la mémoire, on ne veut pas les connaître. alors on se promène,; d'un trou à l'autre, en sachant pertinemment qu'il nous faudra bien tomber dans tous avant la fin. Mais le plus tard possible, ça nous convient aussi. On est plus trop demandeurs à ce stade là. C'est limite si on en a plus rien à foutre. Partisan du "On est plus à ça près". Même si on aimerait l'être. Faut se rendre à l'évidence.

Ploc,
Ça goutte toujours un peu,
Inconsciemment,
Ol espère
Trouver une voie
Et courir à toute vitesse.
Sans plus jamais se retourner.


C'est long à démarrer. Les grands répètent sans arrêt que la vie va démarrer, que ol verra. Mais ol n'y croit plus. Sa vie n'est pas un diesel. Sa vie est juste en panne. Y a plus de carburant. Et personne pour faire le plein. Juste attendre, le pouce en l'air au bord de la route, et prier pour que quelqu'un s'arrête. Arrêter de tourner en rond sur le carrousel.  Comment elle a fait elle ? Pour pouvoir lire ici, sans ombres accrochées à ses semelles. Dieu, que Keats aimerait faire de même. Être pareil.le. Arrêter de traîner des pieds. Dis lui inconnue, comment tu as fait. ol veut savoir.

- Je ne crois pas que tu sois né comme ça. Ça veut dire que tu peux t'échapper. Du passé. De tout. C'est possible. Il faut que tu affrontes tes démons.

Arrêtez de rentrer les pieds sous la couette,
De fermer le placard à clef,
Laisser les monstres l'attraper,
Et lutter, les exterminer.


Je ne sais pas si je pourrais. Mon passé a toujours été là, je ne sais pas si j'ai un jour été normal, regarde moi, je ne suis qu'un enfant, en manque de maman, de repères, d'amis. Je ne sais pas.

- Ça a l'air bien quand tu en parles,
Simple. Mais j'ai beau chercher dans ma tête, je ne sais pas si j'ai un jour été normal.
J'ai fait des choses horribles.
Ça m'arrive encore.
Je ne sais même plus ce que ça fait d'être sobre.
Les ombres me suivent,
Partout.
Ça fait comme un poids derrière les talons.
Et j'arrive pas à les décrocher.
Je sais pas comment a fait Peter Pan pour s'envoler.
Mais je voudrais qu'il revienne,
Pour m'apprendre.
À ne pas grandir sans péter les plobs.
Pour la faire taire, elle, la voix.
Qui m'envahit.
On ne fait presque plus qu'un et ça me fait peur.
Je suis il, un point c'est tout.
Tu dois pas trop comprendre ce que je te raconte.
Mais c'est comme ça.
Je sais pas trop parler.
J'en ai juste marre que l'on me tienne les pieds.  
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Alice Grant
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Re: Devant un monument moldu

Message par : Alice Grant, Jeu 5 Jan - 9:39


Alice avait peur. De ne pas trouver les mots, de ne pas savoir l'aider, de lui donner un mauvais traitement, de faire un pas de travers. Ça semblait si fragile. L'homme était à terre, blessé dans toute cette pagaille. L'infirmière avait peu d'expérience. Oui, elle avait abrité un monstre, un parasite, c'était son diplôme, son vaccin. A présent, elle savait parler la langue des fous. Mais peut-être n'était-ce pas assez. Peut-être ne les comprenait-elle pas si bien que ça. Peut-être n'était-ce pas assez pour se protéger, mais elle ne s'en souciait pas. Elle le voulait, mais ça ne suffirait peut-être pas. Merlin, donnez-moi la force Ils étaient tous tellement différents. La folie avait de multiples formes. Alors... si ils n'avaient pas du tout la même... Mais elle voulait y croire. Elle voulait penser que c'était possible de le ramener. C'était une opération délicate. Ses mains ne devront pas trembler.

- Ça a l'air bien quand tu en parles,
Simple.
Mais j'ai beau chercher dans ma tête, je ne sais pas si j'ai un jour été normal.
J'ai fait des choses horribles.
Ça m'arrive encore.
Je ne sais même plus ce que ça fait d'être sobre.
Les ombres me suivent,
Partout.
Ça fait comme un poids derrière les talons.
Et j'arrive pas à les décrocher.
Je sais pas comment a fait Peter Pan pour s'envoler.
Mais je voudrais qu'il revienne,
Pour m'apprendre.
À ne pas grandir sans péter les plobs.
Pour la faire taire, elle, la voix.
Qui m'envahit.
On ne fait presque plus qu'un et ça me fait peur.
Je suis il, un point c'est tout.
Tu dois pas trop comprendre ce que je te raconte.
Mais c'est comme ça.
Je sais pas trop parler.
J'en ai juste marre que l'on me tienne les pieds.


Il fallait le vouloir, se souvenir, pour se tenir face à ses monstres, à la source de la folie. Et puis, ça faisait mal. Non, ça n'avait pas été simple pour elle, déjà qu'elle n'était pas restée aussi longtemps que lui... Il ne se souvenait même plus de la normalité, de quand il avait toujours le contrôle. Il parlait aussi de "choses horribles", lors de crises comme elle en faisait peut-être? Ensuite, l'alcool. Les stupéfiants. La sang-mêlée y avait touché aussi, pour tenter d'endormir la folie, d'oublier pour quelques instants. Il voulait s'envoler mais quelque chose derrière lui semblait l'en empêcher. Après, il parlait d'un "il". Sûrement sa double personnalité. Il parlait d'une voie aussi. La voie, l'avait-elle appelée. Elle cherchait à comprendre ses paroles, à trouver des points communs, même si ça faisait remonter quelques moments désagréables.
- C'est pas grave. Parle quand même.

La serdaigle essaya de se souvenir pourquoi elle avait pensé à mettre fin à ses jours. Parce qu'elle avait eu peur d'elle-même, de ce que la chose à l'intérieur pouvait faire, comme elle était incontrôlable. Elle avait eu peur de blesser, de tuer, alors elle avait faillit sauter et se laisser mourir pour détruire le monstre, même si ça signifiait se tuer elle aussi.
Alors, qu'est-ce qui lui tenait les pieds? Depuis combien de temps était-il coincé dans ce pays de folie, sans pouvoir le rendre merveilleux? Depuis combien de temps la fourrure blanche du lapin était tâchée de sang, depuis combien de temps le thé était-il devenu alcoolisé? Depuis combien de temps les fleurs chantantes s'étaient-elles fanées?
- Qu'est-ce qui t'empêche de t'envoler?

Ensuite, elle pensa à ce qui l'avait empêchée de faire ça. L'espoir. De pouvoir vivre sans l'autre, de s'en débarrasser. Qu'il y ait une solution. Ses amis aussi. Sa famille n'était pas au courant, mais eux avaient fini par comprendre, dans ses instants de faiblesse. Ils l'avaient gardée en vie.
Mais lui, qu'est-ce qui le maintenait en vie? Il y avait sûrement quelqu'un, ou quelque chose. Puisqu'il était devant elle, puisqu'il cherchait une solution. Il avait sûrement pensé à la mort. Combien de fois? Peut-être fallait-il aller par là. Vers la lumière. Lui demander, lui rappeler que si il était toujours en vie, même si ce n'était qu'une ombre, c'était parce qu'il gardait espoir, si précieux, qu'elle avait fini par détester. Qu'il devait détester. Parce que par sa faute cette vie continuait.
- Est-ce qu'il y a quelqu'un... quelle est ta raison de continuer malgré tout?
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Leo Keats Gold
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Re: Devant un monument moldu

Message par : Leo Keats Gold, Ven 6 Jan - 2:58


Les mots coulent, sans forcément faire sens pour l'inconnu, mais tu n'en a que faire.
Il s'agit de ta folie.
Ton monde.
Ta réalité.
Mot qui a perdu toute constance depuis des mois,
Car de tes rêves et du réel tu ne parviens à distinguer ce qui s'est réellement produit
De ce qui n'est que chimère.
Il te faudra l'accepter un jour,
Voir que ta propre réalité puisse être différente de celle des autres.
Parce que même si tu t'en plains,
Il faut que tu ne fasse qu'un avec elle.
Il n'y a que comme ça que tu pourras être toi même.
Elle qui n'est pas vraiment une voix.
Ni une bête.
Elle qui est part intégrante de toi.
La rejeter revient à t'arracher une partie même de ton être.
Parce que, que tu le veuilles ou non,
Tu es Ol.
Et rien d'autre.
Arrêter de te bouffer,
Te rejeter.
Tu n'es pas une poire,
Qu'on coupe en deux,
Pour n'en garder que ce qui plait.
Tu n'es pas un corps sans âme.
Tu es.
Toi même.
Avec tes démons et tes faiblesses.

- C'est pas grave. Parle quand même.

Sourire en cascade,
Un peu timide,
Mais appréciable.
Invitation plaisante de laisser le courant emporter les mots,
Pour exposer les maux,
Mais je n'étais pas sûr de pouvoir le faire,
D'y parvenir.
J'ai toujours eu peur des réactions des autres.
Parce qu'elle n'ont jamais été positives.
J'ai un besoin de tout faire foirer, tu comprends ?
De tout exploser.
Et des exemples je pourrais t'en donner à la pelle.
Mon premier meurtre qui a ravi Kohane à mes bras,
Mes premières infidélités qui m'ont ravies encore plus que ça,
Mais on y reviendra.
À chaque fois que j'essaie d'être heureux,
D'apporter un semblant de nouveauté,
Le couteau tombe,
Et me rappelle que le bonheur est fait pour les autres,
Les gens qui n'ont jamais souffert,
Que les autres ont épargnés.  

- Qu'est-ce qui t'empêche de t'envoler?

Rien, à ma connaissance,
Je détruis tout ce qui m'entoure, pour ensuite me retrouver seul,
Légitimer mon mal être,
Mes doigts calcinent tout ce qu'ils effleurent.
Je suis toxique,
Comme tant d'autres avant moi.
Et je ne veux plus l'être, tu comprends ?
C'est pas moi
Tout ça.
Enfin,
Je ne trouve pas ça normal.
J'ai lancé un doloris sur ma petite sœur.
J'ai tué le grand père d'une gamine,
Et mon bras porte la marque de mon seul soutien.
Support.
Les seuls qui ont su accepter qui j'étais.

- Est-ce qu'il y a quelqu'un... quelle est ta raison de continuer malgré tout ?

Une raison, un fil,
Quelque chose qui puisse encore tirer les ficelles,
Du pantin à l'agonie,
De son bois flotté qui s'est trop agrandi,
Craqué de part et d'autre
Du crâne,
Des os.
J'ai beau cherché,
Je n'en vois que peu,
Tu m'as dit de parler,
De lâcher,
Et c'est ce que je vais faire,
Petit
A
Petit.
On verra si ça marche.
Je ne peux pas te laisser tout voir dès maintenant.
Parce que tu fuirais,
Même avec toute la volonté du monde,
Tu aurais peur.
Et je ne le souhaite pas le moins du monde.

- Je vais parler alors, un petit peu. Mais promets moi de ne pas juger. De ne pas partir comme si tu criais au loup. Parce que c'est un peu ça, je suis un des grands méchants loups. Ce qui croque l'enfance au détour des forêt. Mais sans le vouloir. Sans faire exprès.  J'arrive pas à m'envoler parce que ma mémoire est trouée. Y a des partie effacées volontairement par Miss Peverell qui s'est fait une joie de gommer quelques mois d'existence. D'autre que j'ai préféré oublier. Effacer. J'ai l'impression permanent de jouer au Mémory, de tester les connexion, voir lesquelles veulent bien fonctionner. Alors je ne sais pas pourquoi je ne peux pas voler, c'est peut-être juste pas pour moi au final. Je suis peut-être condamné à attendre que le temps passe. Que le tic-tac se taise dans un biiiiip infernal. Qu'elle m'envahisse. Parce que j'ai peur d'avoir compris qui elle est. Elle est moi tu comprends ? Elle, il c'est rien. C'est moi. Et non je n'ai personne. Juste une sœur que je me plais à démolir à petit feu, sans faire exprès. Je suis toxique je crois.
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Alice Grant
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Re: Devant un monument moldu

Message par : Alice Grant, Sam 7 Jan - 11:18


La sang-mêlée se demanda si elle pouvait vraiment faire quelque chose pour lui, pour cet homme qui semblait mener une bien étrange vie. Qui cherchait à s'en sortir, à se dégager, qui semblait avoir mal, qui tendait désespérément la main. Et si elle ne pouvait rien faire pour lui? Peut-être qu'à force de couler, même si elle lui apprenait à nager, il avait oublié comment respirer. C'était possible. Mais tant pis, elle essayera quand même, jusqu'à réussir, ou jusqu'à échouer. De tout son cœur, de toute son âme, elle se jura d'essayer. Maudissant sa faiblesse, maudissant la folie, elle l'écouta, retenant ses larmes. C'est pas le moment d'être faible. Même si t'as jamais eu autant de pitié pour quelqu'un, c'est pas le moment.

- Je vais parler alors, un petit peu. Mais promets moi de ne pas juger.
Avant d'avoir elle-même abrité un monstre, c'était ce qu'elle faisait. Juger. Mais à présent, elle tentait de comprendre.
De ne pas partir comme si tu criais au loup. Parce que c'est un peu ça, je suis un des grands méchants loups. Ce qui croque l'enfance au détour des forêt.
Pour la première fois depuis le début de la conversation, elle eut un frisson de peur. Devant elle se tenait un fou, qui semblait avoir une double personnalité nommée "Il" et une voie nommée "Elle". Ainsi que le poids d'actes terribles. Jusqu'où était-il allé? Jusqu'où s'était-il enfoncé dans le terrier? Est-ce que ses crises étaient si incontrôlables que ça? Alice se souvenait très bien des menaces de sa folie. "Quand j'aurai réussi à tuer quelqu'un, alors tu seras définitivement à moi". Est-ce qu'il l'avait fait? Dans ce cas, était-ce encore possible de faire quelque chose pour lui?
Mais sans le vouloir. Sans faire exprès.
Elle s'accrocha à ces derniers mots. Il ne voulait pas faire "ça". Il regrettait.
J'arrive pas à m'envoler parce que ma mémoire est trouée. Y a des partie effacées volontairement par Miss Peverell qui s'est fait une joie de gommer quelques mois d'existence.
Peverell... c'était pas le nom d'une professeur à Poudlard, ça? Pourquoi on aurait voulut lui effacer la mémoire? Que cachait ces quelques mois? Enfin un mystère concret, un nom, une personne, une piste à creuser. En tout cas, elle ne pouvait pas compter sur un quelconque événement déclencheur pour l'aider. Comment faire pour qu'il affronte son passé alors?
D'autre que j'ai préféré oublier. Effacer. J'ai l'impression permanent de jouer au Mémory, de tester les connexion, voir lesquelles veulent bien fonctionner. Alors je ne sais pas pourquoi je ne peux pas voler, c'est peut-être juste pas pour moi au final. Je suis peut-être condamné à attendre que le temps passe.
Non. Il ne devait pas abandonner. Il ne devait pas se résigner à se détacher du sol. Elle serait là. Elle serait son espoir, si il n'en avait plus.
Que le tic-tac se taise dans un biiiiip infernal. Qu'elle m'envahisse. Parce que j'ai peur d'avoir compris qui elle est. Elle est moi tu comprends ? Elle, il c'est rien. C'est moi.
Il ne savait pas qui ils étaient? Elle devait être Peverell. Il lui, enfin l'autre lui. Donc... qui étaient-ils?
Et non je n'ai personne. Juste une sœur que je me plais à démolir à petit feu, sans faire exprès. Je suis toxique je crois.
Toxique. C'était exactement le mot qu'elle employait pour parler d'elle avant. Contagieuse. Dangereuse. A chaque fois que quelqu'un voulait savoir ce qu'elle avait, elle hurlait, se dégageait de ces bras dont elle avait tant besoin. "Ne me touche pas, je vais te blesser! Je suis dangereuse! Quelque chose à l'intérieur de moi est un véritable monstre!"

Il semblait avoir fini. Il avait parlé. Un peu. C'est pas le moment d'avoir peur. C'est pas le moment d'être faible. La serdaigle se demanda quelle route prendre, à présent. Elle se tourna vers son instinct, mais celui-ci lui cria: "Ça sent les emmerdes, cours!" Elle la fit taire avant de parler, d'une voie calme.
- Je crois que je comprends un peu.
Elle tourna la tête vers la foule. Tous des pantins. Mais ils ignoraient à quel point ils étaient libres de s'envoler.
- J'ai été un peu comme toi.
Silence. Établir une confiance, légère, mais qui ne se briserait pas. Ça faisait déjà deux "un peu". Beaucoup. A la folie. Pas du tout.
- Est-ce que tu regrettes ce que fait "Il"? Est-ce que tu veux le détruire? Parce que tu le peux. Il n'y a que toi qui en est capable.
Elle calma les questions qui envahissaient son esprit. Ne pas juger. Aller à l'essentiel. L'aider.
- Ton passé a l'air important. Si tu n'arrives pas à t'en détacher, si tu cherches à ressembler les pièces, alors vas-y. Continue. Trouves la solution.
La solution au problème.
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Leo Keats Gold
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Re: Devant un monument moldu

Message par : Leo Keats Gold, Dim 8 Jan - 4:13


Sur la ville, les mots coulent,
Comme une longue tradition perpétuée,
De gouttes en flaque,
De flaque en vapeur,
De vapeur en nuages
-Rosés et sucrés
Comme un couvercle sur la ville.
Tu couvres le tout avec des mots difficiles,
Tout en essayant de convaincre les nuages
-De contourner l'inconnue.
Tu ne veux pas qu'ils reviennent sur elle.
Ça a l'air déjà suffisamment dur
De les écarter.Tu ne veux pas non plus,
L'entraîner,
Sans ton propre terrier.  

- Je crois que je comprends un peu.

En colline,
un sourcil qui se dresse.
Quelqu'un qui comprendrait
Ne serait-ce que un peu.
Qui ne jugeait pas ?
T'avais du mal à croire
Que ça pouvait exister.
Pour l'instant,
Tu n'avais vu qu'Aza.
Et il t'avait fallu des années
Pour tomber dessus.
Pourquoi
Aurais-tu autant de chance
En si peu de temps ?
Le vent tournait peut-être,
Mais au fond,
Ça t'effrayait,
Trop de chance
De joies,
T'avais pas été habitué.
T'avais trop peur d'en profiter
Et que d'un seul coup
Elle te soit retirée.
Tu savais que ça
Tu ne le supporterais pas.
T'en avais trop bavé
Pour encore
T'autoriser
À espérer.
Alors comment je dois croire,
Que ce n'est pas une ruse
Que tu sais réellement
De quoi tu parles ?

- J'ai été un peu comme toi.

Et mes yeux,
Qui jusqu'ici étaient un peu dans le flou
Se posent sur toi
Mués par l'étonnement.
On peut donc s'en sortir
Après avoir habité la folie
On peut donc vivre
Les larmes m'en monteraient presqu'aux yeux.
Tant je trouve ça
Beau ?
Incroyable ?
Insaisissable ?
Espérable.
Ça doit être ça.
Je ne sais pas à quel degrés ça a pu te toucher
Mais
Rien que te voir là assise,
Je trouve ça d'une beauté
Insupportable.
Je ne peux pas tout te raconter,
Tu partirais effrayée
Et si j'avais pu lire dans tes pensées,
Je t'aurais sûrement dit que
Ma folie m'a eu
Et plus d'une fois.
En témoigne l'encre noir
Sur mon bras.

- Est-ce que tu regrettes ce que fait "Il"? Est-ce que tu veux le détruire? Parce que tu le peux. Il n'y a que toi qui en est capable.

Je crois que tu n'as pas compris
Que elle est une version de moi
Plus féminine
Que je tends sans arrêt à rejeter.
Et que il
Et la version que je vous offre
En aperçu
Celui que vous voyez tout les jours
Mais je suis ol.
Rien de plus.
Rien de moins.


- Ton passé a l'air important. Si tu n'arrives pas à t'en détacher, si tu cherches à ressembler les pièces, alors vas-y. Continue. Trouves la solution.

Les mots tournent,
Se manifestent par un froncement de sourcil
-Enfantin.
Et une reflexion profonde
Avant de hausser la tête.

- Je vais essayer. Je vais essayer de combler les trous. Même si ça ne me fait pas plaisir.

Il le fallait
Je le devais
Sinon
A quoi bon
Encore
Rester en vie.


- Qu'est-ce que je peux bien faire pour te remercier de ton aide ? Tes conseils ?

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Alice Grant
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Re: Devant un monument moldu

Message par : Alice Grant, Dim 8 Jan - 10:39


Elle pensait avoir compris la manière dont la folie de ce sorcier fonctionnait. Quand on comprenait le mécanisme, quand on pouvait le comparer à sa propre expérience, alors on pouvait réellement espérer pouvoir l'enrailler pour qu'elle ne retourne plus jamais, cette horrible machine. Apparemment, elle l'avait surpris. Il la regardait, comme si il se rendait compte qu'elle était bien réelle. Qu'est-ce qui l'étonnait réellement là-dedans, qu'elle ait été folle? Qu'elle soit si jeune? Qu'elle s'en soit sortie? Étrange. D'habitude, la serdaigle défendait ce secret bec et ongle, et là, elle le révélait gratuitement à un parfait inconnu. Qu'elle commençait à connaître. Pourquoi, alors qu'il disait être dangereux, qu'il l'était au moins autant qu'elle l'avait été, se sentait-elle capable de lui confier ce passé? Peut-être parce qu'ils étaient tout les deux tombés dans le terrier et qu'entre habitants du pays il fallait s'entraider pour renverser la reine de cœur.

Son épouvantard avait changé. Ce n'était plus des flammes dévastatrices, les cris de son père, les pleurs de sa mère, le visage de son petit frère, sa brûlure à l'épaule qui apparaissaient. Puisqu'elle avait vaincu cette peur à la racine de sa folie. A présent, sa peur, c'était elle, avec du sang sur les mains, un sourire irréel, un visage psychopathe et plus une trace d'humanité dans les yeux. Sa plus grande crainte, à présent, était de replonger. Alors, pourquoi s'entêtait-elle à aider des âmes torturées, même si ça représentait un risque? Sûrement parce que c'était dans ces moments là que la sang-mêlée se sentait le plus humaine.

- Je vais essayer. Je vais essayer de combler les trous. Même si ça ne me fait pas plaisir.
Oh que non, ça ne faisait pas plaisir. C'était même l'un des moments les plus désagréables qu'elle n'avait jamais passé dans sa vie. Mais c'était la seule solution qu'elle connaissait. Et elle se sentit fière d'avoir réussi à le convaincre d'essayer. C'était un pas important. Elle hocha la tête, esquissa un sourire.
- Qu'est-ce que je peux bien faire pour te remercier de ton aide ? Tes conseils ?
Alice se demanda si comme le serpentard qu'elle avait tenté d'ouvrir à Poudlard il se questionnait sur cette aide gratuite. Pourquoi les hommes se méfiaient-ils toujours face à un acte désintéressé? Non, il voulait juste... la remercier. Alors elle l'avait vraiment aidé. Elle en avait été capable.

- Me promettre que tu n'abandonneras jamais. Que tu te battras pour rester celui que tu es, pour trouver la vérité, pour l'affronter. Pour t'envoler.
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